- il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir Sonia, bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver pour une nouvelle grande soirée d
00:04'infos en direct sur BFM TV
00:06avec une image au cœur de l'actuel. Et juste derrière moi, c'est la polémique du soir.
00:11Tous les candidats à la présidentielle réagissent les uns après les autres.
00:13Écoutez bien, la tour Eiffel fermée, les salariés protestent parce qu'on a demandé aux femmes qui y travaillent de
00:19disparaître tout bonnement
00:21lors d'une visite d'une délégation indienne. Les salariés EES rendus invisibles.
00:26On va en parler avec toute l'équipe de BFM. Grand soir avec nos invités également.
00:30Je salue donc sur ce plateau Yves Treharan, Sora Dubois, Lisa DFL Zavidal, Laurent Valdiguier.
00:35Bonsoir à tous les cinq. Nos invités dans une seconde. Laurent Valdiguier, bonsoir.
00:39C'est vous qui avez révélé cette affaire. C'est quoi cette histoire ?
00:44C'est un peu une histoire folle. Ce matin, la tour Eiffel était fermée au public avec un petit panneau.
00:51L'ouverture est retardée pour raisons opérationnelles. Et puis pas d'explication vraiment.
00:57Et alors en réalité, le personnel était en Assemblée Générale depuis 8h30, non-stop.
01:03Et la grogne bien réelle parce que l'Assemblée Générale a duré toute la journée.
01:07Et alors pourquoi ? Parce que samedi matin, il y a eu une visite de 85, une délégation hindoue,
01:14avec des moines hindous venus visiter la tour Eiffel. Ils ont parfaitement le droit de ça.
01:19Sauf qu'en marge de cette visite qui a quand même duré 2h, 2h30 à 11h30,
01:25les femmes, les employés de la tour Eiffel, la SETT, elle s'appelle, la Société d'Exploitation de la tour
01:31Eiffel,
01:31ont été priées de se rendre invisibles.
01:35Alors les caissières ont été enfermées dans la salle du coffre.
01:40D'autres agents d'accueil ont été priés de se cacher dans le pilier nord.
01:45Les hôtesses d'accueil ont disparu.
01:47Et donc en fait, tout a été organisé, mais à grande échelle, Maxime,
01:51pas pendant 5 minutes, pendant 2h, pour satisfaire la demande de la délégation hindoue
01:57et que les moines ne croisent pas de femmes.
02:02Alors le feu a couvé pendant toute la journée du dimanche, suite à tout ça.
02:06Là, le directeur, alors il déteste la publicité de la tour Eiffel,
02:10ça c'est sûr que pour les avoir, la tour Eiffel, c'est toujours un peu la croix et la
02:13bannière.
02:14D'ailleurs, toute la journée, ils ont été aux abonnés absents, la communication de la tour.
02:17– Oui, ils ont fini par reconnaître ce soir.
02:18– Alors ils ont fini ce soir devant la bronquage générale
02:20et puis surtout devant l'avalanche politique que tout ça a suscité.
02:23– On va voir ça dans un instant avec l'Isadève.
02:25Tous les responsables politiques, enfin tous, une bonne partie des candidats à la présidentielle,
02:30les uns après les autres, ces dernières minutes, réagissent à cette polémique.
02:32– Alors ils ont fini, hier soir déjà, Patrick Brancoriveau, le directeur de la CET,
02:37il avait essayé de déminer la grogne en envoyant un mail au personnel en disant
02:41écoutez, ce n'est pas vraiment la direction, on ne sait pas, on va faire une enquête,
02:46comment des consignes pareilles ont-elles pu être passées, etc.
02:50Je vais faire toute la lumière.
02:52Et puis finalement, ça n'a pas gagné la grogne.
02:54Tellement pas calmé la grogne que demain matin,
02:56il y a une assemblée générale à nouveau à 8h30.
02:59Et alors le personnel qui jusque-là faisait tout ça un peu en catimini,
03:03maintenant a le vent dans le dos de l'émotion.
03:06– On sera tout à l'heure avec les salariés,
03:07on sera dans un instant avec l'adjointe à la mairie de Paris,
03:09en charge de l'égalité femmes.
03:11Mais vous voulez réagir, Elsa ?
03:13– Non mais on va continuer sur cette vague.
03:16Lisa, Elsa, ça fait deux ans, on est bien comme ça.
03:19Donc, ne soyez pas gênés.
03:22– Ce qui est important quand même,
03:24c'est que c'est une organisation religieuse, le BAPS,
03:28et qu'il y a un chercheur français éminent,
03:30un grand spécialiste de l'Inde, Christophe Jaffrelo,
03:32qui a mis en garde contre la présence…
03:35– Il y avait une alerte.
03:35– Oui, il y a une alerte qui a dit
03:37le BAPS en lui-même n'est pas compatible
03:39avec les valeurs de la République
03:41parce qu'il est notamment conservateur,
03:45exclusif vis-à-vis des femmes
03:46et que les prêtres n'ont pas le droit de les côtoyer.
03:49Et c'est précisément cette organisation
03:51qui est venue fêter à la tour Eiffel
03:54l'ouverture de son premier temple hindou en France digne de ce nom.
03:58Le précédent avait été ouvert à Abu Dhabi
04:00et c'est Narendra Modi lui-même qui l'avait inauguré.
04:04Donc, il y a quand même une alerte qui a déjà été donnée.
04:08– Non mais ce qui paraît quand même absolument aberrant,
04:10c'est que pour que ça ait lieu,
04:13il a fallu obtenir des autorisations.
04:15Donc, des autorisations ont dû être données
04:17à un endroit ou à un autre en connaissance de cause.
04:21C'est-à-dire, peut-être qu'ils n'étaient pas aussi savants
04:23qu'elles aient sur ce mouvement,
04:25mais en connaissance de cause.
04:27Quand vous demandez à ce que toutes les femmes
04:28soient exclues du personnel,
04:30alors justement, je vais aller plus loin.
04:32Là, c'est un établissement public.
04:34Je serais bien curieux de savoir combien d'hôtels,
04:40combien d'établissements qui reçoivent des touristes
04:43vis-à-vis de toutes les clientèles,
04:45pas uniquement des Indiens,
04:47acceptent ce genre d'arrangement.
04:51C'est incroyable.
04:53Il ne faut pas qu'on accepte et qu'on rentre là-dedans.
04:56Et c'est ça qui fait réfléchir.
04:59Vous vous dites qu'il y a des très grands établissements en France
05:01qui sont le phare dans leur spécialité,
05:05des phares internationaux,
05:06que tout le monde veut voir.
05:08Mais si on se met à genoux
05:09pour recevoir des clientèles pareilles,
05:12moi, je trouve qu'il ne faut pas.
05:14Et alors là, en l'occurrence,
05:15la chaîne de responsabilité,
05:17elle doit être enquêtée,
05:19et investiguer, si vous me permettez ce mot horrible,
05:23investiguer pour savoir où ça cloche.
05:26On sera dans une seconde du côté de la Tour Eiffel.
05:28Je voulais juste citer les salariés ce soir,
05:30ce que racontent les salariés.
05:31Certaines ont été invitées à quitter leur poste,
05:33certaines femmes, donc, employées par la Tour Eiffel,
05:35à quitter leur poste,
05:36à se mettre à l'écart dans les locaux.
05:38À certains postes,
05:38elles ont été remplacées par des hommes.
05:40Toutes les femmes ont reçu la consigne
05:42de ne pas passer ou de ne pas traverser certaines zones
05:44pendant la présence de la délégation.
05:46Bonsoir Barbara Gomez
05:47et merci d'être en direct avec nous.
05:48Vous êtes adjointe au maire de Paris,
05:50donc chargée de l'égalité femmes-hommes.
05:52Comment vous réagissez ce soir ?
05:53D'abord, est-ce que vous saviez
05:55qu'il y avait cette délégation ?
05:56Est-ce que vous saviez
05:57qu'il y avait cette demande
05:58faite par cette délégation hindoue ?
06:01Je trouve ça absolument fou
06:03qu'aujourd'hui encore, en 2026,
06:06la liberté des femmes de faire ce qu'elles veulent,
06:09que ce soit ce qu'elles veulent porter
06:10ou elles veulent travailler,
06:12comment elles peuvent travailler,
06:13soit encore une option que l'on respecte
06:14ou pas,
06:16selon ce qui nous arrange,
06:17et notamment d'un point de vue économique.
06:19Donc, évidemment,
06:21nous n'étions pas au courant de cette demande.
06:23Nous avons été alertés à juste titre
06:26aujourd'hui par les syndicats,
06:29en leur réponse par la CGT.
06:31Et bien évidemment,
06:32nous sommes absolument furieux.
06:34C'est scandaleux, c'est honteux.
06:36Nous avons mené une enquête
06:38et je peux vous dire que
06:39toutes les personnes en charge
06:41de ce processus décisionnel
06:44devront en assumer les responsabilités.
06:46Ça veut dire qu'il pourrait y avoir
06:48des sanctions derrière cette autorisation
06:50qui a été faite,
06:50ou cette interdiction plutôt
06:51qui a été faite aux femmes d'apparaître
06:52à ce moment-là ?
06:54Comment ne pas y penser,
06:56comment ne pas prendre acte
06:59face à une telle décision ?
07:01On est quand même,
07:03par ailleurs,
07:04à Paris,
07:05à la tour Eiffel,
07:06dans un symbole non seulement
07:08de l'hôpital,
07:09mais de toute la France.
07:10Et c'est ici
07:11qu'on a choisi
07:12que les principes démocratiques
07:15d'égalité aux droits
07:17finalement pouvaient être bafoués.
07:19Ce n'est pas acceptable,
07:20c'est honteux.
07:21Oui, il faudra sanctionner
07:22les responsables.
07:23D'ailleurs,
07:24il y a des responsables
07:25de la décision,
07:26évidemment,
07:27à la SET,
07:28à la tour Eiffel,
07:29mais je serais curieuse
07:30de savoir
07:30qui a organisé cette visite,
07:33qui a formulé ces demandes
07:34et qui a trouvé
07:35que le fer était
07:36complètement normal.
07:38Ça, on a une idée,
07:39Laura Valiguier ?
07:40Alors, ce soir,
07:40la direction de la SET
07:41dit que c'est les visiteurs,
07:43les hindous,
07:44qui ont demandé ça.
07:45Mais c'est vrai que
07:46la mise en musique,
07:47elle est quand même complexe,
07:48Maxime,
07:49parce que des femmes
07:50ont été interdites
07:50d'accès au mont de charge
07:51pour leur pause.
07:53Des caissières ont été confinées
07:54dans la salle des coffres
07:55au nord.
07:56Les agentes ont été écartées.
07:58Les agentes d'accueil
07:59ont été exclues
08:00du pilotage des ascenseurs
08:01et ont dû se cacher
08:02au pilier nord.
08:03Parce que vous savez,
08:03dans la Tour Eiffel
08:04pour une délégation
08:05de 85 personnes,
08:06il y a plusieurs ascenseurs
08:07en montant en descente.
08:09Donc, en réalité,
08:09il a été décodé,
08:12mis en musique,
08:13très précisément
08:15et très concrètement.
08:15Il y a une organisation derrière.
08:16Une organisation derrière.
08:17Et quelqu'un s'est dit,
08:18dans des bureaux
08:19de la Tour Eiffel,
08:20alors quelles sont
08:21les femmes sur le parcours ?
08:22Celles des ascenseurs,
08:23les agents d'accueil,
08:24les caissières,
08:25les hôtesses ?
08:26Et tout ça a été écarté
08:28méticuleusement.
08:28Donc, c'est vrai que ce soir,
08:29la direction de la SED
08:30dit, on va tirer
08:32les enseignements,
08:33on va tirer
08:33toutes les conséquences,
08:34on va faire une enquête.
08:35La mairie de Paris,
08:36le maire de Paris
08:36demande une enquête aussi.
08:37Mais en réalité,
08:39on voit bien
08:39que tout ça repose
08:41sur une organisation
08:42opérationnelle.
08:43On va aller à la Tour Eiffel
08:44retrouver Chloé Giraud.
08:45Chloé, bonsoir.
08:45Eh bien, en ce qui concerne
08:46les visiteurs,
08:47pour la plupart d'entre eux,
08:48ils découvrent en arrivant ici
08:50qu'ils ne pourront pas
08:51visiter la Tour Eiffel.
08:53Vous allez voir
08:53ces panneaux d'affichage
08:55qui indiquent
08:56que la Tour Eiffel
08:57est fermée momentanément.
09:00Et il faut dire
09:01qu'il y a quelques heures encore,
09:02ce n'était pas le même message
09:04qui était affiché.
09:05Il était indiqué
09:06que l'ouverture du monument
09:08était redardée
09:08pour des raisons opérationnelles.
09:11C'est donc un message
09:12qui a été mis à jour
09:13il y a quelques heures seulement.
09:15Ces visiteurs,
09:16ils ignorent bien sûr
09:17pour la plupart d'entre eux
09:18les raisons de cette fermeture aujourd'hui.
09:20Et lorsqu'on discute avec eux
09:21et qu'on leur explique
09:22qu'ils sont assez incrédules
09:24par rapport à ce qu'il s'est passé ici samedi
09:27et expriment aussi
09:28pour une partie d'entre eux
09:29leur soutien envers les salariés
09:32et leur mobilisation.
09:33Les salariés, justement,
09:34on a pu échanger avec eux.
09:36Ils nous expliquent
09:37qu'être véritablement sous le choc
09:39suite à ce qu'il s'est passé ici
09:41ce week-end
09:42et être entrés dans un mouvement
09:44qu'ils qualifient
09:45de mouvement de colère.
09:47Ce n'est pas lié
09:48à un préavis de grève
09:49ni à un quelconque droit de retrait.
09:51Ce soir, toute la soirée,
09:53le monument restera fermé.
09:55Et en ce qui concerne
09:56la journée de demain,
09:57on devrait se diriger
09:58vers un retour à la normale.
10:00D'après les représentants
10:01du personnel,
10:02les salariés devraient
10:04reprendre le travail demain.
10:05Chloé Giraud avec Marina Estrella
10:07du côté de la Tour Eiffel.
10:08Réaction politique à l'instant,
10:09Lisa Adéph.
10:10Oui, réaction de Gabriel Attal,
10:11candidat Renaissance
10:12à la présidentielle.
10:13En France, aucune culture,
10:15aucune croyance,
10:16aucun culte, rien ni personne
10:17ne peut venir dicter aux femmes
10:19leur place.
10:20Plein soutien aux équipes
10:21qui se mobilisent
10:22pour défendre notre Tour Eiffel,
10:23phare de la liberté
10:24et de l'émancipation.
10:26Il y a également une réaction
10:27de Marine Le Pen,
10:27candidate Rassemblement National.
10:29En France,
10:29nous n'accepterons jamais
10:30que la présence des femmes
10:31soit limitée.
10:32Toute la lumière doit être faite
10:34sur ce qui s'est passé
10:35lors de cette visite
10:36de la Tour Eiffel.
10:37Et on a également
10:38une réaction de la ministre
10:39à l'égalité entre les femmes
10:40et les hommes.
10:41En France,
10:41on ne demande pas aux femmes
10:42de s'effacer.
10:43Aucun dogme,
10:44aucune religion
10:45n'est supérieure aux lois
10:46de la République.
10:46En France,
10:47l'égalité entre les femmes
10:48et les hommes
10:48n'est ni négociable
10:49ni à géométrie variable.
10:50C'est un principe
10:51et il ne souffre aucune exception.
10:53Anne Sora Dubois.
10:53Vous ne trouvez pas
10:54qu'il en manque là ?
10:55Vous connaissez la chanson
10:56« Où sont les femmes »
10:56qui correspond très bien.
10:57Ils sont où
10:58les politiques de gauche ?
11:00Il n'y a pas une réaction
11:01d'Olivier Faure,
11:02de Jean-Luc Mélenchon,
11:03de Raphaël Glucksmann.
11:03Pas un Twitterien.
11:04Alors,
11:05il y avait une manifestation
11:05contre les violences sexistes
11:06et sexuelles devant le ministère de la Justice.
11:07C'est vrai.
11:07Et certains candidats
11:08étaient...
11:08En tout cas,
11:08Raphaël Glucksmann y étaient...
11:08Peut-être qu'ils ont réagi.
11:09Mais si vous regardez Twitter,
11:11il n'y a pas une réaction
11:11de politique de gauche.
11:12Ça va venir !
11:13Ah mais ça va venir !
11:14Ah peut-être !
11:14Mais qu'est-ce qui explique
11:15cette latence ?
11:16Est-ce que c'est une prudence
11:17parce que c'est pour raisons religieuses ?
11:19Je ne sais pas.
11:20Mais sincèrement,
11:20ce silence est très étonnant.
11:23Surtout s'agissant quand même
11:25du courant français à gauche
11:27qui se fait,
11:29dans son programme,
11:30le fer de lance
11:31de la lutte
11:32contre les inégalités sexuelles.
11:33En même temps,
11:34je ne sais pas si Barbara Gomez
11:34à la mairie de Paris
11:35veut réagir.
11:36Barbara Gomez
11:37de la mairie de Paris
11:38de gauche...
11:38Les principaux concernés
11:40ont réagi ce soir
11:42sur BFM TV.
11:42Barbara Gomez.
11:45En fait,
11:46la gauche réagit.
11:46Emmanuel Grégoire réagit.
11:48Il me semble que je suis
11:48toujours de gauche
11:49au dernier appel.
11:49Mais les principaux concernés,
11:50oui.
11:52Madame,
11:52vous êtes concernés
11:53au premier chef.
11:54La mairie de Paris,
11:54la société qui gère
11:55la tour Eiffel
11:56sont concernés au premier chef.
11:57Je ne vous parle pas de vous,
11:58je vous parle des autres.
12:00Je pense que,
12:01pour le coup,
12:02il n'y a absolument
12:02aucune pudeur particulière
12:04et je n'ai absolument
12:05aucun doute
12:05sur le fait
12:06qu'il y aura des réactions.
12:08Vraiment,
12:08absolument aucun doute.
12:10Ça fait un moment
12:10quand même que je m'étonne.
12:12Je souris quand j'entends
12:13que Marine Le Pen
12:14est pour l'émancipation
12:16de toutes les femmes
12:16et qu'aucune femme
12:17ne doit disparaître
12:18de l'espace public.
12:19Même après l'interdiction du voile,
12:21c'est assez cocasse.
12:22Mais c'est une autre histoire.
12:24Yves Tréa.
12:25Pourquoi vous souriez ?
12:26Je ne comprends pas
12:26par rapport à Marine Le Pen.
12:29Madame Gomez.
12:31Je viens de le dire,
12:32en fait.
12:33C'est marrant
12:33d'être le fer de lance
12:35et la défenseuse
12:35des droits
12:36de toutes les femmes
12:37après avoir tenu
12:38des propos
12:38qui visent
12:40à interdire
12:40l'accès à l'espace public
12:42à des femmes
12:42pour des raisons religieuses.
12:44Donc, en fait,
12:44soit on est effectivement
12:45pour la liberté
12:46et l'émancipation
12:46des femmes
12:47et de toutes les femmes
12:48et on agit en tant que tel,
12:50soit on l'est dans les discours
12:51et pas dans les actes
12:52et dans ces moments-là,
12:53je pense qu'il vaut mieux
12:53être plutôt discret.
12:55Voilà.
12:56Pour remonter là-dessus...
12:57Je n'ai pas compris
12:57pourquoi Marine Le Pen...
12:58– Ah, précisément.
13:00Barbara Gomez vous dit
13:00Marine Le Pen,
13:01le Rassemblement National,
13:02veut interdire
13:02le port du voile
13:03dans l'espace public,
13:05dans la rue...
13:05– Oui, mais il y a
13:06des raisons religieuses
13:06là aussi.
13:07– Oui.
13:07– Bon, alors c'est
13:09complètement impraticable
13:10et impossible
13:12à mettre en œuvre.
13:13– Ça, c'est un autre sujet.
13:14– C'est-à-dire,
13:15la gauche...
13:16Pardon, Barbara Gomez,
13:17mais la gauche vous dit,
13:18Yves Tréhard,
13:18qu'il y a une petite
13:19contradiction entre dire
13:20– Il y a une contradiction
13:20chez eux.
13:20– Je défends les salariés,
13:22etc.
13:22– Non, il y a une contradiction
13:22chez eux,
13:23parce qu'il y a sincèrement,
13:25je ne crois pas que le voile
13:26soit un signe
13:26d'émancipation des femmes.
13:28Je ne crois pas.
13:28C'est tout le contraire,
13:29précisément.
13:30Donc là, il y a une contradiction
13:32autant à gauche
13:33qu'il y en a une
13:34s'il y en a une
13:35au Rassemblement National.
13:36Je suis tout à fait désolée.
13:37– Barbara Gomez
13:37pour répondre, Yves Tréhard.
13:39– Oui, la position,
13:40excusez-moi,
13:41c'est la liberté
13:41et les femmes font
13:42ce qu'elles veulent,
13:43elles s'habillent comme elles veulent,
13:44elles travaillent où elles veulent,
13:45elles le font quand elles veulent.
13:46Il n'y a aucun homme,
13:48aucune femme d'ailleurs non plus,
13:49qui devrait leur dire
13:53se cacher dans des coffres ou pas
13:54lorsqu'elles travaillent.
13:55C'est ça l'émancipation
13:57et je pense que
13:58ni vous ni personne
13:59ne peut être le juge
13:59des raisons pour lesquelles
14:00une femme porte ou non une tenue.
14:02On peut approuver ou pas,
14:04on peut trouver ça bien ou pas,
14:05on peut aimer le voile ou non.
14:07– Je suis contre la disposition,
14:09je suis contre l'interdiction
14:10de Mme Le Pen,
14:12en revanche,
14:13je n'ai aucune illusion
14:14sur le port du voile, c'est tout.
14:16– Mais juste une chose,
14:17on comprend là,
14:18au vu du débat que vous avez là
14:19tous les deux,
14:20pourquoi est-ce que
14:21sur ce sujet-là ce soir,
14:23on a quand même un certain nombre
14:25de candidats,
14:25Marine Le Pen,
14:26Gabriel Attal,
14:26on le disait avec Lisa Def
14:28à l'instant,
14:28qui eux,
14:29je veux dire,
14:30s'engouffrent aussi
14:31et réagissent dans la polémique.
14:32– Tout le monde l'a entendu.
14:33– Non mais là,
14:33ce n'est pas une polémique en l'occurrence.
14:35– Non, il n'y a pas débat là,
14:37on est d'accord.
14:37– Il n'y a pas de polémique du tout.
14:39C'est tout à fait intolérable
14:41que les femmes soient écartées
14:43de leur poste de travail
14:45parce qu'il y a une délégation
14:46de, je ne sais pas,
14:47d'une centaine de,
14:48il n'y en aurait même qu'un
14:53deux cas.
14:53Donc c'est normal
14:55que ça émeuve la classe politique,
14:57en tout cas une partie
14:57de la classe politique
14:58à cette heure
14:59et c'est normal
15:00que ça les émeuve,
15:00oui,
15:00parce qu'on est en plein sujet
15:01sur le voile.
15:02Donc la laïcité
15:03est dans tous les esprits,
15:04évidemment.
15:04– Mais là, quand même,
15:05Laurent Valiguier,
15:06il y a une chose
15:07depuis tout à l'heure,
15:07c'est-à-dire qu'à aucun moment
15:10une alerte ne sonne
15:11parmi la direction
15:12de la tour Eiffel
15:13pour se dire,
15:13tiens,
15:14est-ce que réellement
15:15on fait le bon choix
15:18en interdisant
15:19en fin d'apparaître
15:19lors de la visite
15:20de cette délégation ?
15:21– Mais c'est ça qui choque,
15:21Maxime,
15:22c'est ça qui est extrêmement
15:23choquant.
15:24C'est cette espèce
15:25de délitement
15:26du bon sens.
15:28Il n'y a personne
15:29au sein de l'organisation
15:30de la tour Eiffel
15:31et alors je ne sais pas
15:32combien il y a de chefs
15:33ou de petits chefs
15:35sans que l'expression
15:36soit péjorative
15:36au sein de la tour Eiffel
15:38parce que c'est quand même
15:39une grosse équipe.
15:40Il faut faire tourner
15:41la billetterie,
15:42il faut faire diriger les gens,
15:43il faut faire monter
15:44les ascenseurs,
15:45il faut faire les hôtesses
15:45d'accueil,
15:46il y a beaucoup de monde.
15:47Mais comment dans toute
15:48cette équipe,
15:49personne ne s'est dit
15:51alors que des femmes
15:52étaient rangées
15:53dans des coffres,
15:54d'autres dans le pilier,
15:56que des femmes
15:57étaient en pleurs
15:58m'ont dit quelqu'un
15:58tout à l'heure,
15:59que des femmes
16:00étaient choquées,
16:01que ça se voyait
16:02tout de suite
16:03que c'était une aberration
16:04de faire ça,
16:05personne,
16:06aucun chef,
16:07petit chef,
16:07grand chef à plume
16:08de la tour Eiffel
16:09n'a dit tout de suite
16:10mais qu'est-ce qu'on est
16:12en train de faire,
16:12c'est absurde.
16:14Et c'est ça qui est choquant
16:15et ça a suivi son cours
16:16jusqu'à ce que des salariés
16:18deux jours après
16:19disent d'eux-mêmes
16:20et d'abord en silence
16:21parce qu'ils n'ont pas voulu
16:22médiatiser tout ça.
16:24Pendant toute la journée
16:24d'aujourd'hui,
16:25il était question au contraire
16:26de oh là là,
16:27on va s'expliquer entre nous,
16:29on n'appelle surtout pas
16:30la presse,
16:30on ne fait pas de drame.
16:32En réalité,
16:33il fallait faire un drame,
16:34Maxime,
16:35pour dire c'est absurde.
16:36Et quand on nous demande
16:37quelque chose d'absurde,
16:38il faut dire non.
16:38Et on l'a ce soir.
16:39On accueille sur ce plateau
16:40Arthur Delaport,
16:41député PS du Calvado,
16:42c'est porte-parole du groupe
16:43à l'Assemblée,
16:43Alexandre Nicolique.
16:44Bonsoir à vous également
16:46député européen
16:46et porte-parole
16:47du Rassemblement national.
16:48Comment vous réagissez
16:49tous les deux,
16:49Arthur Delaporte ?
16:50Moi, je partage
16:52l'indignation collective,
16:53tout simplement.
16:54Je ne suis pas sûr
16:55qu'il y ait quelqu'un,
16:56sinon sur ce plateau,
16:57mais même peut-être
16:58en France,
16:59qui soit en capacité
17:00de dire que c'était
17:01une bonne chose
17:01que de faire ça.
17:02Visiblement,
17:02certains ont pris
17:03la décision de le faire.
17:04Ce qu'ils devaient se dire...
17:05Si j'ai bien compris
17:06ce qu'a dit Emmanuel Gregboire,
17:07le maire de Paris
17:08qui est propriétaire
17:09de la tour Eiffel,
17:09il y aura une enquête
17:11qui déterminera
17:12finalement qui a pris
17:13cette décision
17:14qui a choqué
17:15tout le monde.
17:16Donc voilà,
17:17il n'y a pas de...
17:18Je ne crois pas
17:18qu'il y ait un sujet
17:20de...
17:20Enfin, en tout cas,
17:21dans l'indignation collective,
17:22il y a eu un sujet
17:23dans une prise
17:23de décision individuelle
17:24qui manifestement
17:26n'a pas compris
17:26qu'ici,
17:27on était dans un pays
17:28qui respectait
17:28l'égalité savome.
17:29Je dis ça...
17:30Vous comprenez
17:31le manque de réaction
17:31à gauche, là ?
17:32Je suis désolée
17:32d'y revenir,
17:33mais ça me m'étonne.
17:34Je ne vois pas...
17:34Écoutez, moi,
17:35j'ai découvert
17:36l'affaire ce soir.
17:37Aucun candidat
17:38à la primaire
17:38de la gauche
17:39n'a réagi à cette heure.
17:40Il n'y a que des réactions
17:40de...
17:41L'affaire est en train
17:44de monter.
17:44Moi, je l'ai découverte
17:45il y a une heure,
17:45vous voyez.
17:45Donc, je n'ai pas...
17:47J'ai passé la journée
17:48sur le terrain.
17:48Je pense qu'on est
17:49plus les uns
17:50les autres engagés
17:51dans une campagne
17:51pour dire des choses
17:52positives.
17:53Voilà, mais je crois
17:54que si vous interrogez
17:55n'importe quel candidat
17:56à la primaire de la gauche,
17:57tout le monde sera d'accord
17:59pour vous dire
17:59que non seulement
18:00ce n'est pas possible...
18:01Mais je vais vous dire
18:01où ils étaient
18:02les candidats
18:02à la primaire
18:02de la gauche ce soir.
18:03Pas ceux de droite.
18:05Ils étaient à une manifestation
18:06contre les violences sexistes
18:07et sexuelles.
18:08Et je crois que
18:08quand on défend
18:08des valeurs féministes
18:10universalistes,
18:11je n'ai pas vu
18:11l'extrême droite
18:12dans cette manif par ailleurs,
18:13eh bien, on défend
18:14les droits des femmes
18:15tout le temps,
18:16quel que soit le lieu,
18:18quel que soit l'endroit
18:18et à la tour Eiffel
18:19en particulier.
18:20Alexandre, Nicolique ?
18:21Non, mais évidemment
18:22comme tout le monde,
18:23on est outré
18:25et il faut rappeler,
18:26il faut que vous disiez
18:27monsieur, au début
18:28il y avait une volonté
18:29de taire l'affaire.
18:30Il faut évidemment
18:31dans ce qui représente
18:32la France
18:33aux yeux du monde entier,
18:34c'est-à-dire la tour Eiffel,
18:35le plus grand symbole
18:36de Paris et de la France,
18:37que ça arrive
18:38et qu'on dissimule,
18:39qu'on cache les femmes.
18:40C'est un symbole négatif
18:42très grave.
18:43Qu'on s'adapte
18:43à des revendications
18:46culturelles
18:46en se disant
18:47qu'on est prêt
18:47à mettre de côté
18:48des évolutions,
18:49des dizaines d'années
18:50d'évolution justement
18:51d'émancipation des femmes,
18:53c'est intolérable.
18:54Jamais en France
18:55on ne doit accepter
18:56qu'on cache les femmes,
18:57on les écarte,
18:58on les méprise
18:59comme c'était l'arrivée
19:00avec madame Van der Leyen
19:01avec le Sofa Gate,
19:03avec Erdogan
19:04quand elle avait dû
19:04rester sur un canapé,
19:05qu'il n'y a pas,
19:06jamais, rien ne doit faire
19:08qu'on s'adapte
19:09et pour ne pas heurter
19:10la sensibilité
19:11d'autres,
19:12c'est nos valeurs
19:13d'émancipation des femmes
19:14qui doivent primer.
19:15Vous avez entendu
19:15ce que disait tout à l'heure
19:16Barbara Gomez,
19:16adjointe à la mairie de Paris
19:17qui disait,
19:18en écoutant la réaction
19:20de Marine Le Pen
19:21qui disait
19:21c'est quand même
19:22un peu fort de café
19:23que ce soit Marine Le Pen
19:24qui réagisse
19:24pour défendre les femmes
19:25alors que dans le même temps
19:26elle veut interdire
19:27le port du voile
19:28dans la rue en France.
19:29Et Barbara Gomez
19:30nous disait tout à l'heure
19:31à un moment donné
19:32je vais résumer,
19:34foutez la paix aux femmes,
19:35arrêtez de leur dire
19:36ce qu'elles doivent faire,
19:37être là, pas là,
19:38s'habiller comme ci,
19:38comme ça.
19:39Justement,
19:40cacher la féminité des femmes
19:42vouloir la dissimuler
19:43pour ne pas qu'elle soit vue
19:44par les hommes,
19:45c'est des principes
19:46qui ont été vus en France.
19:47Vous savez,
19:48en France,
19:49au début du siècle dernier,
19:50les femmes et les hommes
19:52étaient séparés
19:53justement,
19:54même dans les églises
19:55et il y a eu une évolution
19:57justement.
19:59Il y avait le voile
20:00aussi même en France
20:01il y a quelques dizaines,
20:03centaines d'années
20:03et parce qu'on dissimulait
20:05la féminité des femmes.
20:06Il y a eu des évolutions.
20:08Si certains,
20:09parce qu'on importe...
20:10Ça fait deux fois
20:10que vous dites ça.
20:10Ça veut dire quoi
20:11dissimuler la féminité des femmes ?
20:13Ce n'est pas sexiste
20:13ce que vous venez de dire ?
20:14Non, non.
20:15Pourquoi ?
20:15Non, mais je ne sais pas,
20:16j'aimerais bien savoir.
20:18Parce que les cheveux longs
20:20c'est la féminité des femmes.
20:21Le voile ou la baïa
20:22que vos alliés de LFI
20:24veulent défendre,
20:25c'est justement
20:26pour cacher la féminité
20:28pour ne pas montrer
20:30que la féminité...
20:31En fait,
20:31vous venez de montrer
20:31en juste deux secondes
20:32que vous étiez
20:33encore profondément
20:34imprégné
20:35d'un imaginaire sexiste.
20:36Sexiste ?
20:36Bien sûr.
20:37C'est sexiste de dire
20:39cacher la féminité des femmes.
20:40Dans n'importe quel pays,
20:41dans les islamistes
20:41qui veulent cacher les femmes,
20:42arriver au pouvoir,
20:43être obligés à voler les femmes,
20:44si vous ne voyez pas
20:45que c'est un rapport justement
20:46et que d'ailleurs
20:48ça a été ça le but initial,
20:50c'est-à-dire cacher les cheveux
20:51pour ne pas que les hommes
20:52soient attirés par les femmes,
20:53ça a été voulu pour ça le voile.
20:54Ce qui est vu comme étant
20:56l'allaire général.
20:56Dans le monde islamique,
20:57mais ailleurs aussi,
20:58vous savez,
20:58d'un point de vue historique,
20:59c'est évident
21:00ce que je suis en train de dire.
21:01Et donc,
21:06Oui, oui, bien sûr.
21:07Oui, oui, bien sûr.
21:07Parce que c'est conforme
21:08à une certaine pudeur.
21:09Exactement.
21:09Et c'est exactement
21:10le même principe.
21:11Et c'est exactement
21:12le même principe.
21:13Alors, je n'ai pas compris moi.
21:14La différence.
21:14Qu'est-ce que les bonnes femmes
21:15sont volées ?
21:16Ce que je veux vous dire,
21:17c'est qu'il n'y a que les femmes
21:18qui sont volées, pas les femmes.
21:18Ah mais ça, je suis d'accord.
21:19Les hommes n'ont pas à se cacher.
21:21Les sociétés ont projeté
21:22sur les femmes
21:23l'idée qu'elles étaient inférieures
21:24et les sociétés machistes.
21:26C'est ce que je suis en train
21:27de vous expliquer.
21:27C'est ce que vous faites
21:29une polémique à deux vagues.
21:30La France, c'est l'europe du second monde.
21:32C'est nul.
21:32Mais alors, je n'ai jamais vu ça.
21:34Je n'ai jamais vu ça.
21:36Jamais je n'ai vu ça.
21:37La mauvaise poise.
21:38Écoutez la manière
21:38dont il parlait tout à l'heure.
21:40Mais écoutez, il a raison
21:40qu'il y a une centaine d'années,
21:43y compris en France,
21:44on cachait effectivement
21:46la féminité de cette tête.
21:47Qu'est-ce qu'il existe là-dedans ?
21:48Ce qu'on renvoie comme étant
21:49les attributs féminins.
21:50Mais bien sûr.
21:51Oui, et donc,
21:52il y a certains qui considèrent
21:53que ce qui est positif,
21:57c'est de cacher cette partie féminine.
21:59Mais on ne va pas refaire
22:00un débat parallèle sur ça
22:01parce que là,
22:02ce n'est pas le sujet initial.
22:03Là, le sujet,
22:04c'est des gens
22:04Oui, on pense que vous
22:05vous mettez d'accord là-dessus.
22:06Moi, je pense qu'on est d'accord.
22:07Vous étiez d'accord au départ.
22:08En fait, ce que je dis,
22:09c'est qu'on est d'accord
22:10sur un point
22:11qui est que ce qui s'est passé
22:12à la Tour Eiffel
22:12n'est pas normal.
22:13Là où je ne suis pas d'accord,
22:15c'est qu'on a un parti
22:16qui aime dire
22:17ce que sont des injonctions,
22:18ce que doit faire une femme,
22:19ce qu'elle ne doit pas faire.
22:20C'était le vôtre sien, d'ailleurs.
22:22Sauf que, Arthur Nolaport,
22:23vous allez vous dire
22:24qu'il y a un accord
22:26sur le sujet dont on parle là
22:27et cette polémique
22:27sur Nolaport à la Tour Eiffel.
22:27Moi, je ne donne pas
22:28d'injonction aux femmes.
22:29C'est ça la différence.
22:29Juste une chose,
22:30est-ce que ça ne montre pas
22:31d'une certaine manière
22:32que malgré ou à cause
22:34de tous les débats
22:34qu'on a pu avoir
22:35ces derniers jours,
22:36ces dernières semaines,
22:37ces dernières années,
22:39précisément autour de ces sujets-là,
22:40certains sont paumés
22:42et on en arrive
22:43à des décisions absolument
22:44absurdes comme celles-là
22:45qui contreviennent
22:48aux principes fondamentaux
22:49de notre pays
22:50mais on arrive
22:51à ces décisions-là.
22:52Je ne suis pas sûr
22:53que cette décision
22:54de la Tour Eiffel
22:55soit motivée
22:55par le débat
22:56qu'il y a en France.
22:57Sincèrement.
22:58Parce que là,
22:58c'est carrément écarté
23:00des femmes de la vie.
23:01Le fait de ne pas avoir
23:02de le dire tout de suite,
23:03peut-être.
23:04Alors ça, sans doute.
23:05Le fait de l'avoir fait, surtout.
23:07C'est là où les esprits
23:08sont désarmés
23:09par les grands principes.
23:10Maxime, vous avez raison.
23:11C'est-à-dire qu'on a beau rappeler
23:12ces grands principes
23:13sur ce plateau,
23:14à un moment donné,
23:14dans la vraie vie,
23:15quand il y a cette délégation
23:16qui arrive,
23:17certains disent
23:17OK, on y va,
23:18on cache les fous.
23:19Aujourd'hui, en France,
23:20en 2026,
23:20on peut être paumé
23:21par rapport à ça.
23:22Vraiment,
23:22ce n'est pas suffisamment clair
23:23dans le débat.
23:24Je vais juste rappeler
23:27parce que tout à l'heure,
23:28on a eu un débat parallèle
23:28qui me semble moins évident.
23:30Mais même des grandes
23:31personnalités de gauche,
23:32est-ce que François Hollande,
23:33quand il disait en 2016
23:34que le voile
23:35était une atteinte grave
23:36entre l'égalité femmes-hommes
23:37était un machiste sexiste
23:38très grave ?
23:39Je vous pose la question
23:40parce que vous êtes
23:41du Parti Socialiste.
23:42Oui, bien sûr.
23:42François Hollande
23:43était un sexiste immonde
23:45et aujourd'hui,
23:46il ne l'est plus
23:46parce qu'il ne...
23:47En fait, moi,
23:47ce que je vous dis...
23:47Donc, toute la gauche
23:48qui a dit ça pendant des années,
23:49Marine Tourdelis a dit...
23:50Si vous ne m'écoutez pas,
23:51tout va bien.
23:51Allez-y.
23:52Donc, la gauche était sexiste,
23:53elle ne l'est plus.
23:53Mais en fait, je vais vous dire,
23:54moi, je ne donne pas
23:54d'injonction aux femmes.
23:55Ce que je dis,
23:56c'est qu'à titre personnel,
23:57moi, je ne suis pas
23:58pour le port du voile
23:58mais en fait,
23:59mon sujet, ce n'est pas ça.
24:00Mon sujet, c'est la question
24:01de la liberté de conscience,
24:02la liberté de s'habiller
24:02comme on veut
24:03et le fait qu'on arrête
24:04d'emmerder les femmes,
24:05c'est tout.
24:05Et je le dis de façon
24:06très simple, très cache
24:08parce qu'à un moment,
24:09je ne sais pas ce qui est
24:10pour vous bon ou pas bon
24:11mais vous, vous passez votre temps
24:12à donner des injonctions
24:12en disant ce qu'il faut faire,
24:14ce qu'il ne faut pas faire.
24:15Je vous disais
24:16quand la gauche
24:16ne se soumettait pas justement
24:18et par peur de...
24:19Ce qui est féminin,
24:20ce qui n'est pas féminin,
24:21ce qu'il faut cacher,
24:22ce qu'il faut montrer
24:22et en fait, là,
24:23vous détournez le débat
24:24parce qu'à la Tour Eiffel,
24:25c'était une évidence
24:26à gauche avant.
24:27Ce n'était pas ça,
24:27c'était de dire
24:28on cache les femmes,
24:29ce n'est pas pareil.
24:30Je voudrais juste donner
24:30la réponse ce soir
24:32de la Tour Eiffel.
24:32La direction de la Tour Eiffel,
24:34ces conditions
24:34n'auraient pas dû être acceptées,
24:36aucune considération
24:37protocolaire, culturelle,
24:38religieuse ne saurait justifier
24:39qu'il soit dérogé
24:40au principe d'égalité
24:42entre les hommes
24:43et les femmes.
24:43La SET,
24:44donc la société
24:45qui gère la Tour Eiffel
24:45comprend pleinement
24:46l'émotion
24:47et les interrogations légitimes
24:48suscitées par cette situation
24:49parmi ses personnels.
24:50Aucune considération
24:51protocolaire, etc.
24:52ne saurait justifier
24:52qu'il soit dérogé
24:53au principe d'égalité
24:54entre les hommes
24:55et les femmes.
24:55Voilà pour cette réaction.
24:57Non, ce n'est pas
24:58la fin du débat
24:58parce qu'il y a des décisions
24:59qui ont été prises.
25:00Mais non, non, non.
25:01Il va y avoir des sanctions aussi.
25:03Il va y avoir des décisions.
25:04On verra.
25:04Mais le vrai sujet,
25:05c'est parce qu'il...
25:06On peut poléiquer comme on veut.
25:06En fait, il y a une peur aussi
25:08de choquer,
25:08de ne pas s'adapter
25:10parce que peut-être
25:11qu'ils auraient eu peur
25:11de se dire
25:13eh bien, on n'a pas voulu
25:14s'adapter,
25:14on est indouphobes,
25:15on ne respecte pas
25:16les gens qui sont arrivés.
25:17Il y a aussi cette pression-là
25:18aujourd'hui
25:19qui fait qu'on est prêt
25:21parfois à accepter
25:22des règles
25:23qui sont aux antipodes
25:24des valeurs actuelles
25:26du monde occidental
25:26et notamment en France
25:27sur les progrès
25:28sur l'émancipation des femmes.
25:30C'est évidemment
25:30un véritable problème
25:31et c'est pour ça
25:32qu'il faut médiatiser cette affaire
25:33pour dire non,
25:34il ne sera jamais normal
25:35de cacher les femmes.
25:36Les femmes n'ont pas
25:37à se dissimuler
25:38quand des gens arrivent comme ça
25:39et c'est très très bien
25:40de le faire.