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  • il y a 9 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Vous voulez une piste, on ne va pas parler des retraités, mais des retraites, des futures retraites.
00:04C'est là qu'il y a le sujet.
00:06Donc proposition faite ce soir par Bruno Rotailleau, candidat à l'élection présidentielle, candidat à l'Épublicain.
00:11Il dit bon, il va falloir changer nos âges de départ à la retraite.
00:14Lui dit âge minimal, 63 ans, âge pour un départ à taux plein, 65 ans.
00:20Il faut aller vers les 65 ans, c'est ce que dit Bruno Rotailleau ce soir.
00:24Ben là, vous en avez des économies ?
00:25Je suis totalement contre ça, parce que là encore, c'est une vision qui veut toujours faire travailler et toujours
00:31payer les mêmes.
00:33Il y en a marre dans ce pays que tout retombe toujours sur les classes moines et les classes populaires.
00:38Pardon, mais en France, je le rappelle, je le répète et je le répéterai toujours sur ce débat sur la
00:42retraite.
00:43Pardon Yves Tréard.
00:44C'est qu'à un moment, il y a une espérance de vie qui est différenciée entre un cadre et
00:48un ouvrier qui est de 7 ans d'espérance de vie.
00:52Mais tout ça n'existe pas, c'est des choix politiques qu'on peut faire ailleurs.
00:58Et moi, je ne veux pas qu'on le fasse sur les retraites.
00:59Monsieur Jouet, dans le programme tel qu'il l'a présenté ce soir, la question de l'espérance de vie
01:06a été mentionnée.
01:07C'est-à-dire qu'il dit, il voit bien en fonction des secteurs d'activité, de la pénibilité.
01:12Comment c'est 63 ans minimum ?
01:13Donc il dit 63 ans minimum.
01:15Sauf pour les critères de pénibilité et les carrières longues.
01:19Il faut revoir.
01:21Finalement, ce n'est pas 63 ans.
01:23C'est une des erreurs d'ailleurs d'Emmanuel Macron.
01:25Parce qu'Emmanuel Macron, il a supprimé certains critères de pénibilité qu'il n'aurait jamais dû supprimer.
01:32Et ça a contribué justement à animer la première contre la réforme.
01:35Juste sur la philosophie, Richard Ramos, face au projet de Bruno Rotaillot, qu'est-ce que vous dites ?
01:40Moi, j'étais le dernier quasiment à ne pas vouloir voter la réforme des retraites du gouvernement.
01:45Parce que moi, je suis pour la réforme à point.
01:47Je trouve que la Chupivo, c'est une connerie.
01:49Je veux dire, c'est le nombre de cotisations qui compte.
01:52Et donc, refaire un débat...
01:54Vous étiez pour la première réforme.
01:55Pour la première réforme, moi.
01:57Sauf qu'elle était infaisable.
01:59Il faut le dire.
02:00Vous ne pouvez pas cumuler 40 régimes en un seul régime.
02:04Mais il fallait commencer à le faire.
02:06Et évidemment, on aurait discuté sur combien vaut le point.
02:09Mais pour moi, c'était là-dessus qu'il fallait aller, qu'il fallait continuer à aller.
02:14Et je pense également qu'il ne faut pas mettre d'âge pivot.
02:19Je pense que c'est le nombre de cotisations qui compte.
02:22Et ensuite, on n'a pas beaucoup débaté.
02:25Comment vous faites sans âge ?
02:26Sans âge, comment vous faites ?
02:27Parce que moi, j'entends ce débat, M. Ramos.
02:28Pardon, M.
02:29Je termine.
02:30Et derrière, on ne se pose pas la question de savoir quand est-ce qu'on se met à travailler.
02:35On doit gagner en France entre une année et deux années où on commence à travailler plus tôt.
02:40Et donc, là aussi, on a très peu débattu sur ce sujet-là.
02:43Et donc, moi, je pense que ce que l'on doit faire, notamment, on a failli, on est en train
02:48de revenir.
02:48On avait une belle réussite qui était l'apprentissage.
02:51On était à 300 000 quand on arrive.
02:53On était à 600 000 et on a essayé de tuer quasiment ce qui avait marché.
02:58Mais pourquoi ?
02:59Et donc, comment ?
02:59Parce que ça coûte cher.
03:00Parce que ça coûte cher.
03:01Mais il y a un moment donné, ça coûte cher, mais ça rapporte à la fin.
03:03Mais M. Ramos, du coup, soutenez notre réforme des retraites.
03:06C'est-à-dire, l'incitation à commencer à travailler tôt.
03:08C'est-à-dire, quand on commence à travailler entre 17 et 20 ans, on part à 60 ans.
03:15Et ensuite, c'est progressif.
03:16Et quand on commence à travailler plus tard, eh bien, il faut les 42 annuités.
03:20Quand on commence, par exemple, à 24 ans.
03:21Pourquoi ?
03:22Quand on fait des études longues, on est punis.
03:24Quand on fait des études longues, on est punis.
03:25Mais parce qu'évidemment que le besoin qu'on a aujourd'hui dans notre pays, ce sont des emplois industriels.
03:30Ce sont des emplois liés au usage, par exemple.
03:34Il faut essayer de faire des perspectives.
03:36C'est une évidence, madame, que vous avez beaucoup plus besoin, aujourd'hui, de métallurgistes
03:41que de gens en fac de social.
03:42Et les médecins, évidemment qu'on en a besoin.
03:44Ils ont 10 ans d'études.
03:45Mais pour ça, il n'aurait pas fallu que M. avec le Parti Socialiste et LR
03:48bloquent pendant des années avec un numéristique de médecins.
03:51Mais pardon, M. Nicolas, qui a voté au Parlement ?
03:54Et Richard Ramos a voté pour.
03:55Qui a voté au Parlement contre la régulation des médecins proposée par Guillaume Garraud
03:59dans la loi transpartisane ?
04:01– Non, non, non, non, parce qu'on parle du numéro, je crois que je vais bloquer le nombre de
04:05médecins.
04:05– Non, non, moi, je veux qu'on dise la vérité en français qui nous écoute.
04:09– Qui a fait ça ?
04:10Qui a voté contre la régulation à l'installation des médecins ?
04:13C'est le rassemblement.
04:14– Allez, reviens, c'est nous, Pénéla.
04:15– Oui, non, mais d'accord, mais on ne va pas ouvrir tous les débats.
04:18– Moi, je voudrais répondre à M. Ramos sur l'âge pivot, parce que c'est très important.
04:22L'âge pivot, c'est un véritable sujet, et je trouve que c'est un bon sujet de débat.
04:26– Alors, le seul problème de supprimer l'âge pivot, M. Ramos, c'est que vous ne financez pas
04:34et vous n'équilibrez pas vos comptes de la retraite si vous n'avez pas un âge pivot,
04:39parce que c'est impossible à gérer sinon.
04:42Et en plus, si vous avez un âge pivot, l'argent rentre beaucoup plus rapidement.
04:47Ça, c'est… toutes les études le démontrent.
04:49– Mais vous avez une difficulté centrale, pour compléter sur la question,
04:51où vous avez enlevé la borne d'âge, c'est que sur les carrières hachées,
04:55notamment pour les femmes qui ont des interruptions de carrière,
04:58qui font des grossesses, etc., on parle de natalité,
05:01de besoin de relance de natalité dans notre pays.
05:03Si vous faites ça, vous pénalisez d'abord et avant tout les femmes,
05:07ceux qui ont des carrières hachées, ceux qui ont des points humains.
05:10– Ça, c'est réglé, je crois que maintenant, c'est les meilleures années qui sont prises en compte.
05:14– C'est ce que j'allais dire.
05:14– Oui, mais ça a été réglé.
05:16– Exactement.
05:16– Si vous supprimez l'âge, en fait, la borne d'âge, ça sert à quoi ?
05:21Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a deux bornes d'âge, en vérité.
05:23On a 63 ans et la borne à taux plein qui est à 67 aujourd'hui.
05:27C'est ça, le débat sur les retraites.
05:28Si vous supprimez l'âge, j'entends, c'est une des propositions de Gabriel Attal.
05:32Moi, je suis prêt à débattre de ça sur le fond.
05:34Pourquoi je m'y oppose à l'instant où on se parle ?
05:37Parce que jusqu'à preuve du contraire, je ne sais pas comment on règle,
05:40un, l'équilibre du système financier, premièrement.
05:43Deuxièmement, je ne vois pas comment sur les carrières hachées,
05:45et notamment pour les femmes, on fait pour régler la question d'une retraite à taux plein.
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