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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:0020h07 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des Pro 2 avec Véronique Jacquier.
00:04Cher Véronique, bonsoir.
00:06Pierre Lelouch, Monsieur le Ministre, bonsoir.
00:09Joachim Leflocimade et Jules Thorez, bonsoir à tous les deux.
00:12Je ne veux pas manquer une promesse que j'ai faite avant-hier à une téléspectatrice avertie
00:18qui nous regarde régulièrement, qui vous adore, qui vous regarde vraiment tous les soirs.
00:22Donc on salue parce que je crois que c'était son anniversaire cette semaine.
00:25Christine, bonsoir.
00:26On vous embrasse, Christine.
00:28Christine, bon anniversaire.
00:30Et bon anniversaire.
00:30Je crois que je dis une bêtise, je ne sais pas si c'est son anniversaire, mais en tous les
00:33cas, elle nous regarde.
00:33C'est forcément l'anniversaire d'une Christine.
00:35Bah écoutez, si c'est l'anniversaire d'une Christine et qu'en plus nous regarde, elle est contente.
00:39Comment il y a une chance ?
00:39Tu vois, vous imaginez, elle dit, tu vois, chérie, tu vois, ils m'ont souhaité mon anniversaire.
00:43Ils le savaient et toi, tu l'as oublié.
00:45Vous êtes très fort, le don d'une piscuité d'Eliott.
00:47L'image du jour, qu'est-ce que c'est l'image du jour ?
00:49Il y en a deux, parce qu'il y en a une qui nous vient d'Angleterre, mais celle qui
00:52nous vient de France, elle est importante.
00:54En marge d'une rencontre qui s'est avérée infructureuse entre les policiers et le ministère de l'Intérieur, regardez
01:01cette image.
01:02Ce sont les forces de l'ordre qui se sont réunies devant un commissariat parisien.
01:05Et ils ont déposé leur menotte à terre.
01:08On pourrait se dire, c'est rien, c'est anecdotique, c'est pas la première fois qu'on voit une
01:12image comme celle-ci.
01:13C'est une mobilisation des syndicats.
01:15Mais je veux absolument qu'on s'arrête sur cette image-là, parce qu'une grande mobilisation est prévue le
01:2015 septembre prochain.
01:22Et à l'heure où les Français sont en attente de sécurité, demandent plus de moyens pour nos policiers, d
01:28'aider nos policiers,
01:29on est en train de compter le petit sou et on ne comprend pas la colère aujourd'hui des forces
01:35de l'ordre.
01:36Revoyons cette image des menottes à terre.
01:37C'est pas la première fois en Macronie qu'on avait eu ces images-là.
01:41Je repense à M. Castaner.
01:43Et c'était M. Castaner également.
01:45On avait vu ces images. Frisons cette image en jargon pour garder les menottes à terre.
01:50Jules Torres.
01:51Non, évidemment, c'est des images qu'on n'aime pas voir.
01:53Et vous avez raison, et j'allais le dire en introduction, c'est pas la première fois qu'on les
01:57voit ces dernières années.
01:58C'est pas les premières fois qu'on les voit en Macronie.
02:01Quand il y avait eu la réforme de la police judiciaire, c'était déjà arrivé.
02:03On était tous contents, et le gouvernement en premier, quand 55 000 policiers et gendarmes étaient dans Paris et dans
02:11la Grande Couronne pendant les Jeux Olympiques,
02:13et qu'ils travaillaient du matin au soir, et on leur a donné une petite prime.
02:17Bon, c'était très bien, on était très contents.
02:19Le problème, c'est que ça ne suit pas. D'abord, la situation sur le terrain pour les policiers, elle
02:23est aujourd'hui catastrophique,
02:24puisque vous avez un parti politique et 70 députés qui autorisent leurs électeurs à insulter les policiers et les gendarmes,
02:31à dire que ce sont des salauds et des bâtards dans les manifestations, et pourquoi pas, à souhaiter leur mort.
02:36Donc ça, c'est la première des choses. Et puis ensuite, il y a l'aspect clair des choses,
02:41c'est-à-dire que chaque jour, les policiers ont de plus en plus de mal à nourrir leur famille,
02:45comme de nombreux Français,
02:46mais c'est particulier pour eux, parce qu'ils ont des conditions pas possibles,
02:50parce qu'ils sont obligés parfois de se payer leur propre nourriture dans des manifestations,
02:54parfois ils n'ont même pas une bouteille d'eau qui est fournie,
02:57parfois ils sont obligés d'acheter leur propre gilet pare-balles.
02:59Donc on voit bien que la situation et la colère des policiers, elle est réelle et elle est légitime.
03:03On entre dans une période, c'est la période du budget, où on va compter chaque million puisqu'il ne
03:07nous reste plus un euro.
03:08En revanche, il faut regarder les priorités des Français.
03:11Parmi les priorités, il y a évidemment le pouvoir d'achat, mais la question de la sécurité,
03:15au moment par exemple des élections municipales, la sécurité des biens et des personnes, c'était la priorité absolue.
03:20Et les Français sont en attente d'avoir une police forte qui soit défendue pour pouvoir protéger les concitoyens.
03:28Le budget alloué à la sécurité, au moins à la police nationale, je ne prends que la police nationale, je
03:34ne prends pas la gendarmerie,
03:36c'est 2,33% du budget global. Est-ce que c'est suffisant ? C'est une question que
03:41je pose.
03:42Pierre Lelouch.
03:42C'est tout le problème de ce pays. On a un budget régalien qui est squelettique.
03:48et un budget social qui est plus important que le budget de la nation.
03:55On parle de 900 milliards, dans lequel on ne peut rien toucher, rien n'est intouchable, dès qu'on dit
04:01quelque chose.
04:02Donc le pays est paralysé et s'ajoute à la question des moyens qui est une vraie question.
04:09Quand on connaît les petites gendarmeries ou les postes de police, c'est franchement pas la gloire.
04:16Ils travaillent dans les conditions. Il n'y a pas beaucoup d'entreprises privées où les gens accepteraient de travailler
04:21dans les conditions pareilles.
04:23Non, il n'y a plus grave. Il y a un président de la République qui a parlé de violences
04:27policières, lui.
04:29Il y a un parti politique qui dit, à CAB, les flics sont des salauds, et qui dénoncent sans arrêt
04:36la violence policière.
04:38Avec des élus qui disent, moi j'ai des armes, ma police, on va essayer de désarmer ce bagaille au
04:43coût, la nouvelle mode, etc.
04:45Tout ça, c'est très très mauvais.
04:47Vous avez un ministre, alors là franchement, je n'ai pas très bien compris le parcours d'Armanin, que je
04:53connais bien sûr,
04:55qui était un collègue à moi. Il était à la police, il défendait les policiers.
05:01Et là, à la justice, il a trouvé tout un tas de stocks de plaintes non traitées.
05:08Et il dit, c'est parce que les policiers n'ont pas transmis au juge.
05:12Donc il entretient cette situation qui est très mêlecène dans le pays,
05:17où les policiers sont convaincus que les juges ne les aident pas, et l'issé de Versailles.
05:22Donc, tout ça n'est pas bon, on a l'impression que la partie sécuritaire...
05:25C'était un ministre, Gérald Darmanin, lorsqu'il était à Beauvau, apprécié des policiers.
05:29Voilà.
05:29Non mais très apprécié.
05:30Pour vous dire, c'est que par rapport à Christophe Katsaner, c'est le jour et la nuit.
05:35Et là, vous revenez sur l'affaire Liana, Gérald Darmanin, certains vous diraient,
05:39qu'il a eu le courage de faire ce que les autres n'ont pas fait,
05:42un, présenter ses excuses au nom de l'institution judiciaire,
05:45et ensuite d'établir les failles qu'il pouvait y avoir pour que les drames ne se reproduisent plus.
05:51Il y a des failles dans la justice, et force est de constater visiblement
05:54qu'il y avait également des failles dans la police.
05:57Mais là, vous avez entièrement raison, et c'est peut-être le plus important,
06:00c'est qu'il y a un besoin de réarmement, c'est-à-dire des moyens financiers,
06:04des moyens humains pour les policiers,
06:06mais il y a aussi un réarmement moral, psychologique à avoir,
06:11parce qu'ils se sentent délaissés.
06:12L'affaire Naël, c'est une cicatrice qui n'est toujours pas fermée.
06:18– Donnez-moi une seconde encore.
06:20– Oui, rapidement, pour qu'on donne la parole à tout le monde.
06:21– Juste pour vous dire que, s'il n'y a pas eu la police pendant les Gilets jaunes,
06:25le régime sautait.
06:26– Qu'ils viennent me chercher.
06:28– Le régime sautait, je peux vous assurer que c'est la police et la gendarmerie
06:33qui ont sauvé le régime, qui étaient complètement isolés,
06:35et complètement sur la défensive, face à une révolte populaire,
06:39non guidée, non politique, mais qui les menacent.
06:42C'est la police qui a sauvé le régime.
06:44– On écoute quelques réactions de policiers
06:45qui sortent déçus de l'entretien avec Laurent Nunez
06:49et qui appellent à une grande mobilisation.
06:52Je crois que c'est le 15 ou le 16 septembre prochain.
06:54Écoutez.
06:55– On a surtout le sentiment de sortir de là incompris.
06:59Donc évidemment, l'incompréhension, souvent, ça amène l'insatisfaction.
07:04Et c'est le cas globalement.
07:05L'origine, c'est quoi ?
07:06C'est une réforme qui est prévue pour le corps des commissaires,
07:09qui est extrêmement favorable au corps supérieur,
07:12pendant que les policiers sur le terrain
07:14et les personnels administratifs, techniques et spécialisés
07:18et les personnels techniques et scientifiques
07:19font le job sans rien voir venir.
07:22Donc cette réforme, nous on l'a dit et je l'assume,
07:24elle éloigne les planètes.
07:25– Ça s'est passé comme on pouvait le deviner,
07:28c'est-à-dire qu'on y a été,
07:29on nous a expliqué comment se passait de tout.
07:30Donc on nous a fait une farandole de chiffres
07:33en nous disant que tout avait été augmenté.
07:36Au final, je résume, l'engagement de l'État est respecté,
07:38il y avait un protocole qui était en application,
07:41il y avait une année 2027 à régler.
07:43Ils ont réglé l'addition pour l'année 2027,
07:45mais en termes de considération, de respect du policier,
07:47d'augmentation salariale, il faut se passer de tout
07:50et puis il faut continuer que le policier trime dans la rue
07:52sans aucune reconnaissance et sans aucune considération.
07:56– Derrière l'image, ce n'est pas un sentiment d'abandon,
08:00mais c'est un abandon bel et bien réel
08:01qui tient à un manque de moyens,
08:03mais qui tient aussi à l'absence de sursauts pénals
08:06pour mieux protéger nos policiers qui sont de plus en plus vulnérables
08:09sur le terrain.
08:1015 000 policiers blessés par an, je le rappelle.
08:12Et ce que nos policiers demandent est très clair,
08:14c'est la mise en place de la présomption de légitime défense
08:17qui a été votée à la Sérieure nationale
08:18mais qui n'a pas encore été votée par le Sénat,
08:20qui est devenu un marroni en effet depuis longtemps.
08:23Et c'est aussi des peines automatiques pour eux,
08:26comme pour tous les dépositaires de l'autorité publique,
08:28sauf que ces peines automatiques,
08:29elles ne peuvent pas exister à constitution constante,
08:31d'où la nécessité de réviser celles-ci.
08:33Ça tombe bien, c'est dans l'air du temps.
08:35– Véronique.
08:35– Oui, les policiers maintenant sont pris pour cibles.
08:38Ce sont des cibles, ce sont des cibles politiques,
08:41ce sont des cibles pour les délinquants,
08:43ce sont maintenant des cibles pour les narcotrafiquants.
08:45Donc évidemment, leur quotidien devient de plus en plus difficile,
08:48voire extrêmement dangereux.
08:50Il y a plus qu'un abandon,
08:52il y a une forme de cynisme dans l'abandon
08:55de la part quand même de ce gouvernement.
08:57En plus, moi ce qui me marque, c'est que ce sont,
09:00vous l'avez dit Pierre,
09:02heureusement qu'ils étaient là au moment des Gilets jaunes.
09:05Heureusement qu'ils sont tout le temps là.
09:07On l'a vu, victoire du PSG, heureusement qu'ils sont là.
09:09Enfin bon, comme on peut dire heureusement qu'ils sont là
09:12pour les pompiers cet été,
09:14pour les méga-feux que nous avons eus en Gironde.
09:16Donc on a affaire à des sentinelles
09:18qui tous en ont ras-le-bol,
09:20sont épuisés physiquement et psychologiquement
09:23avec un gouvernement qui n'a plus de répondants
09:25parce qu'il n'a plus de sous.
09:26Parce qu'il n'a pas pour eux de véritables considérations.
09:29Moi, je me mets à leur place.
09:30Ils sont les premiers à dire,
09:32en informatique, on est à l'âge de pierre.
09:34Ça fait des années qu'on demande des moyens,
09:36on est à l'âge de pierre.
09:38Pareil, ils demandent la simplification des procédures pénales.
09:41Il n'y a toujours rien qui avance.
09:43Mais moi, je trouve que ce sont des héros
09:45parce qu'ils tiennent encore debout.
09:47Et ils tiennent encore debout la boutique France.
09:49En plus, on va avoir une année extrêmement difficile.
09:51Là, le pape arrive.
09:53Allez, encore 15 000 policiers,
09:56gendarmes et militaires sur le terrain.
09:57La présidentielle, dont on peut s'imaginer,
10:00on espère évidemment qu'elle va bien se passer.
10:02Mais bon, sait-on jamais ?
10:03Donc, ils sont en plus toujours à cran.
10:06Sans oublier la menace terroriste.
10:07Et j'apprends à l'instant qu'un attentat terroriste islamiste
10:10a été déjoué en France.
10:11Trois hommes âgés de 18 à 26 ans
10:13sont soupçonnés d'avoir préparé une action violente
10:15visant la communauté juive.
10:18C'est RTL qui sort cette information.
10:21Les trois suspects, membres d'un groupe WhatsApp
10:23intitulé « Les soldats d'Allah »
10:24ont été interpellés par la DGSI en Essonne
10:27et en Indre-et-Loire.
10:28Ils envisageaient également un départ
10:29vers l'État islamique en Afrique.
10:31Donc, il y a tout ce contexte sécuritaire, évidemment.
10:34Et on a des policiers qui tiennent le pays
10:36à bout de bras.
10:38Autre image, autre sujet.
10:39Et c'est l'autre image du jour.
10:41On va traverser la Manche
10:42parce que c'était la rencontre...
10:43Certains disent que c'est potentiellement
10:45la rencontre des deux futurs chefs de gouvernement.
10:49Premier ministre, c'est Nigel Farage
10:52et Jordan Bardella,
10:54invités au congrès du Réforme UK,
10:55le parti dit anti-immigration britannique à Birmingham.
10:59Jordan Bardella a rappelé la position du RN
11:00sur l'Union européenne.
11:03Si nous gagnons les élections,
11:05nous ne souhaitons pas sortir de l'Union européenne
11:07à marteler le président du parti.
11:08Et vous le voyez signé,
11:09une sorte d'accord.
11:11Est-ce que vous pouvez nous préciser cette image
11:13qui est très forte, Jules Torres ?
11:15Oui, c'était une...
11:17C'est quoi cette affiche qu'il signe ?
11:19Alors, c'était un rendez-vous très intéressant
11:20puisqu'on voit bien que Nigel Farage,
11:22en effet, est dans un processus
11:24et une dynamique en Angleterre
11:26qui pourrait l'amener, en effet,
11:27au poste de Premier ministre.
11:28Il organisait une sorte de congrès.
11:29Et vous savez qu'il y a un problème permanent
11:33entre la France et la Grande-Bretagne.
11:35C'est les fameux accords du Touquet.
11:36C'est-à-dire qu'on nous donne un petit peu d'argent,
11:39on ne nous donne pas beaucoup d'argent à la France
11:41pour qu'on gère la frontière du Royaume-Uni.
11:45On le fait assez mal.
11:47Ils nous donnent assez peu d'argent.
11:48Donc, ces accords du Touquet
11:49sont dénoncés par quasiment toute la classe politique.
11:52Et donc, ils ont essayé de signer
11:53des sortes d'accords du Touquet 2
11:54qui n'ont évidemment pas de valeur.
11:55Mais en cas d'arrivée à la fois
11:57de Jordan Bardella en France
11:58et de Nigel Farage en Grande-Bretagne,
12:00ils pourraient signer cela.
12:01Et bien, ça dit quoi ?
12:02Ça dit qu'il faut contrôler davantage les frontières.
12:05Et c'est un accord qui prévoit
12:06le renvoi vers la France
12:07des migrants traversant illégalement la Manche.
12:11Et leur expulsion ensuite par la France.
12:12Et leur expulsion.
12:13Ensuite, je vous propose d'écouter
12:15d'abord Jordan Bardella
12:17qui dit que la Manche ne doit être
12:19ni une passoire, ni un cimetière.
12:21Écoutons donc le président
12:23du Rassemblement National.
12:26Et la réalité sur ce qui se passe
12:27dans la Manche
12:28qui ne doit être
12:30ni une passoire, ni un cimetière,
12:33c'est que si la France
12:35règle la question de l'immigration,
12:37mécaniquement,
12:38le nombre d'arrivées
12:39sur les côtes britanniques
12:40va chuter massivement.
12:43Si le peuple français
12:46nous élise en 2027,
12:49dans quelques mois,
12:51le Rassemblement National
12:53et Marine Le Pen,
12:55notre gouvernement fera tout
12:57ce qu'il peut pour faire en sorte
12:59que la France ne soit plus
13:02une voie de passage
13:04pour la migration clandestine
13:06vers le Royaume-Uni.
13:07Alors ce qui est intéressant,
13:08c'est que vous l'avez entendu
13:09en conférence de presse
13:10parler en français
13:11et vous l'avez également entendu
13:13dans un anglais parfait
13:14lors de ce meeting.
13:17Johan Huazaï a suivi
13:19Jordan Bardella
13:19pour ces news.
13:21Écoutons ce que Jordan Bardella
13:24a pu dire en longueur.
13:28L'entente était cordiale
13:29ici à Birmingham ce vendredi
13:31entre Jordan Bardella
13:32et Nigel Farage
13:33dont le bon sens a longuement
13:35été vanté par le président
13:36du Rassemblement National.
13:38Les deux leaders ont même
13:39d'ores et déjà signé
13:40un protocole d'accord.
13:42S'ils arrivent au pouvoir
13:43dans leurs pays respectifs,
13:44ils s'engagent notamment
13:46à mettre fin à toute incitation
13:48à l'immigration illégale
13:49en restreignant par exemple
13:51l'accès aux aides sociales
13:52non contributives.
13:53Autre point majeur
13:55de cet accord,
13:56les immigrés illégaux
13:58arrivant au Royaume-Uni
13:59seront immédiatement placés
14:00en rétention
14:01et expulsés
14:02vers leur pays d'origine.
14:04Alors Nigel Farage
14:05et Jordan Bardella
14:06ont-ils raison
14:07d'anticiper
14:08une future éventuelle collaboration ?
14:10Il faut savoir
14:11que les élections
14:12au Royaume-Uni
14:13doivent avoir lieu
14:13en 2029.
14:15Oui mais voilà,
14:15rien ne dit
14:16que le gouvernement
14:17travailliste
14:18tiendra aussi longtemps.
14:19Des élections anticipées
14:21sont donc possibles
14:22et dans ce cas-là,
14:23Réforme UK
14:24est bien placé
14:25dans les sondages.
14:26Le Rassemblement National
14:27est lui favori
14:28de la prochaine élection
14:30présidentielle en France.
14:31Jordan Bardella
14:32et Nigel Farage
14:33s'imaginent donc
14:34très bien travailler ensemble
14:35l'un à Downing Street,
14:37l'autre à Matignon.
14:38Bon, et c'est en train
14:40de faire réagir
14:41la classe politique
14:42cette signature
14:42de cet accord
14:44entre, symbolique,
14:46entre Nigel Farage
14:47et Jordan Bardella.
14:49Je vois par exemple
14:50que Jean-Luc Mélenchon
14:51a réagi.
14:52On va découvrir
14:52sa réaction Twitter
14:54tout de suite.
14:55On la verra peut-être
14:56dans cette émission.
14:58Voilà ce qu'il dit.
14:59Jordan Bardella
15:00signe un accord
15:01avec l'extrême droite anglaise.
15:02S'il devient Premier ministre,
15:04il acceptera
15:05l'expulsion vers la France
15:06des immigrés
15:06dont les Anglais ne veulent pas.
15:08Notre pays deviendrait-il
15:09la grande barrière
15:11des Anglais ?
15:11Ne pas voter Le Pen
15:12en 2027
15:13devient une question
15:15de dignité nationale.
15:16Son ami Jean-Luc Mélenchon
15:16au Royaume-Uni,
15:17c'est M. Corbyn l'antisémite.
15:19Donc chacun ses amis.
15:20Mais ce qui est intéressant,
15:22c'est que Benjamin Haddad,
15:23le ministre délégué
15:24chargé de l'Europe,
15:25est plutôt sur la même ligne
15:26que Jean-Luc Mélenchon.
15:27Quelle humiliation !
15:29Jordan Bardella
15:29se couche devant
15:30les demandes de Farage
15:31en s'engageant
15:31à reprendre sans condition
15:32tous les migrants
15:33interceptés dans la Manche
15:34et ce serait ensuite
15:35à nous de les renvoyer
15:36par pays une soumission
15:37contraire à nos intérêts
15:38et notre souveraineté.
15:40Est-ce que vous avez l'impression
15:41que c'est la souveraineté
15:42de la France qui est menacée ?
15:43J'ai l'impression
15:44que c'est la norme.
15:45C'est-à-dire que
15:45si vous avez des migrants
15:47qui traversent
15:48depuis la France
15:49illégalement la Manche
15:50pour rejoindre l'Angleterre
15:52et que vous avez
15:53une coopération
15:54main dans la main
15:56britannique et français
15:56pour retrouver
15:58ces migrants illégaux
15:59et qu'ensuite
16:00une fois de retour en France
16:02ils puissent être expulsés
16:04j'ai envie de dire
16:05peut-être tant mieux
16:05ça évite peut-être
16:07d'avoir
16:07quand vous avez
16:07une telle collaboration
16:08ce qu'on appelle
16:09un appel d'air
16:10ce qui se passe
16:11en Espagne
16:12Véronique Jacquier.
16:13Oui non mais
16:14moi je réfléchis
16:15parce que je comprends bien
16:16la logique
16:17et la démarche
16:18de Jordan Bardella
16:19mais je pense
16:20pour l'instant
16:22c'est du papier
16:23rien n'est fait
16:24loin de là
16:25et je pense que
16:26quand on voit là
16:27à quel point
16:28la coopération
16:29française et britannique
16:31est bancale
16:31avec les accords
16:32du Touquet
16:32je me dis
16:33bon courage quand même
16:35pour arriver
16:35à une sacrée efficacité
16:37je dis que
16:37c'est pas gagné
16:38loin de là.
16:39Mais sauf que
16:39si vous avez
16:40deux chefs de gouvernement
16:42mais évidemment
16:43bien sûr Véronique
16:44la question que je me pose
16:46c'est si vous avez
16:47deux chefs de gouvernement
16:48qui partagent
16:50la même opinion
16:51sur la question
16:52de l'immigration illégale
16:53c'est-à-dire
16:54si vous êtes incapable
16:55de contrôler les flux
16:56c'est une question
16:57de dignité
16:58d'humanité
16:58vous évitez que
17:00la manche devienne
17:01un cimetière
17:02et une passoire
17:03donc vous êtes
17:04les plus fermes possibles
17:05est-ce que ça évite
17:06les appels d'air
17:07c'est juste la question
17:08c'est ce qui s'est passé
17:09avec les autres filières
17:10migratoires
17:10la route des Balkans
17:12a été fermée
17:12par Viktor Orban
17:13quand il était
17:14premier ministre
17:14de la Hongrie
17:15ça continue avec
17:16monsieur Maguiar
17:17la route
17:19autour de l'Italie
17:20est terminée
17:21depuis que
17:21Giorgia Meloni
17:22est là
17:22elle a baissé
17:22drastiquement
17:23l'immigration
17:23il n'en reste qu'une
17:25celle qui passe
17:25par l'Espagne
17:26celle qui est dirigée
17:27par un socialiste
17:28après on donnera
17:28la parole quand même
17:29au ministre de l'Europe
17:30Pierre Lelouch
17:32ce qui est cocasse
17:34c'est quand même
17:34de voir
17:35tout le personnel politique
17:36qui a accompagné
17:37l'explosion quantitative
17:38de l'immigration
17:39en France
17:39et plus largement
17:40en Europe
17:40donner aujourd'hui
17:41des leçons
17:42de bonne conduite
17:42et distribuer
17:43des brevets
17:43de respectabilité
17:44aux uns et aux autres
17:46sur le fond
17:47en matière d'immigration
17:48j'imagine que la Macronie
17:49ferait mieux
17:50de rester très discrète
17:51plutôt que d'aller
17:52sur le terrain
17:53des attaques
17:54ad nominem
17:54en disant
17:55c'est une humiliation
17:56que d'essayer
17:57de trouver un accord
17:57entre l'Angleterre
17:58et la France
17:59mais le regard
18:00du ministre de l'Europe
18:01vous avez eu à gérer
18:02ces situations là
18:03vous en pensez quoi
18:05de trouver un accord
18:06avec l'Angleterre ?
18:09nous nous sommes mis
18:10avec ces accords
18:11dans une situation
18:12de garde-frontière
18:14on s'est mis
18:15dans la situation
18:15nous la France
18:16de garantir
18:17la frontière britannique
18:18moyennant finance
18:20donc ils nous payent
18:21pour qu'on s'occupe
18:22de stopper les gens
18:23avant qu'ils aillent
18:24en Angleterre
18:26là on ajoute
18:27un point supplémentaire
18:29en disant
18:29bon
18:29et puis après
18:30il y a eu cet accord récent
18:32one for one
18:33sous Macron
18:34qui était très très drôle
18:36vous en prenez un
18:37qui bien entendu
18:38ne marche pas
18:39je vous en donne un
18:40vous m'en prenez un
18:41enfin
18:42la vérité c'est que
18:43il y en a moins
18:43à récupérer
18:44la vérité c'est que
18:45tout ça ne peut fonctionner
18:46cet accord
18:47pourquoi pas
18:48ne peut fonctionner
18:50que si
18:51100% des gens
18:52qui reviennent
18:54d'Angleterre
18:54sont immédiatement
18:56sortis de France
18:57donc ça paraît une guerre
18:58donc la responsabilité
19:00de l'expulsion
19:01retombe sur la France
19:02et il faut savoir
19:03que c'est pas facile
19:04d'autant que ce sont
19:05des populations
19:06celles qui vont
19:06en Angleterre
19:08Elliot
19:08ce ne sont pas
19:08les mêmes migrants
19:09qu'en France
19:10ils viennent en général
19:11du Pakistan
19:13de la péninsule indienne
19:14ils viennent
19:15ils viennent
19:16de l'Afrique
19:18de l'Est
19:19où on est anglophone
19:21avec une diaspora
19:24pakistanaise
19:24notamment en Angleterre
19:25qui est extrêmement puissant
19:27donc je doute
19:28que les flux
19:29soient arrêtés
19:30simplement
19:31ou facilement
19:32mais personne n'a dit ça
19:33personne n'imagine
19:34que les flux
19:35s'arrêtent
19:35en un claquement de doigts
19:36je dis simplement
19:37qu'en 2025
19:37vous avez 41 000
19:39migrants illégaux
19:41qui ont été enregistrés
19:42comme étant arrivés
19:43au Royaume-Uni
19:43en traversant la Manche
19:44à bord de petites embarcations
19:46c'est 13% de plus
19:48qu'en 2023
19:49donc la politique migratoire
19:51menée par Emmanuel Macron
19:52est un échec
19:52un échec
19:53et d'ailleurs
19:54la traversée peut être dramatique
19:56attendez
19:56il y a un échec général
19:58regardez ce qui se passe
19:59en Espagne
20:01Sanchez
20:01régularis
20:02plus d'un million
20:03de personnes
20:04pourquoi ?
20:05parce qu'il sait que lui
20:05l'Espagne
20:06c'est un pays de transit
20:08essentiel
20:08toute l'Afrique sud-saharienne
20:10sait qu'il va en France
20:11donc il y a un problème
20:12avec l'Espagne
20:12on a un problème
20:13avec l'Italie
20:14mais avec l'Angleterre
20:15ça ne peut fonctionner
20:17ça
20:17que si
20:18on a un système
20:19extrêmement efficace
20:20bilatéral
20:20avec un système
20:22d'expulsion national
20:23national
20:24c'est-à-dire qu'une fois arrivé
20:25c'est direction l'avion
20:26direction où ?
20:28c'est là qu'il y a un problème
20:29j'ai bien compris
20:30mais vous savez que par exemple
20:31et ça on en parlera
20:32en longueur demain
20:33vous avez déjà
20:345 pays européens
20:35qui appellent à mettre en place
20:36des hub-retours
20:37tiens tiens
20:38on a expliqué que
20:38Madame Mélanie
20:39c'était une odieuse fasciste
20:40que ça ne marcherait jamais
20:41il y a 5 pays
20:43de l'Union Européenne
20:44qui sont en train
20:44de mettre en place ça
20:45sauf la France
20:46on en est loin
20:48aujourd'hui
20:49ça ne fonctionnera
20:50que comme ça
20:50la pub on revient dans un instant
20:52vous avez voulu parler de Ceuta
20:53on en parle juste après
20:54parce que la question migratoire
20:55est au coeur de l'actualité
20:56ce week-end
21:0120h30 sur CNews
21:01on poursuivit le débat
21:02sur la question migratoire
21:03et c'est absolument passionnant
21:04de pouvoir échanger
21:05sur ces sujets
21:06pour essayer de comprendre
21:07qu'est-ce qu'on peut mieux faire
21:08parce que c'est une question
21:09d'humanité
21:10que d'éviter
21:11ces flux
21:13au point
21:13où vous n'êtes pas capable
21:14d'accueillir dignement
21:16des personnes
21:16et que vous laissez
21:17des gens
21:18au péril de leur vie
21:19tenter une traversée
21:21qui est bien évidemment
21:22dangereuse
21:22et c'est la question
21:24qu'on se posait
21:24pour la Manche
21:25mais c'est aussi
21:26la question
21:26qu'on peut se poser
21:27pour la Méditerranée
21:28alors Ceuta
21:29c'est pas la même chose
21:30c'est une enclave
21:32à vraiment
21:33la pointe nord
21:34de l'Afrique
21:35mais ensuite
21:36il y a évidemment
21:37sur ces migrants
21:39illégaux
21:39cette filière
21:41qui essaye
21:41de traverser
21:42la Méditerranée
21:43pour rejoindre l'Espagne
21:44ça a commencé
21:45le 30 juillet
21:4530 juillet
21:46pardon
21:47c'est toujours pas réglé
21:48sur les réseaux sociaux
21:50vous avez une vidéo
21:50montrant un groupe
21:51de migrants
21:51tenant un bébé dauphin
21:52sur la plage de Ceuta
21:53c'est une vidéo
21:55qui déchire la toile
21:56le cétacé sorti de l'eau
21:57est porté comme un trophée
21:59selon la presse espagnole
22:00ce groupe de migrants
22:01aurait battu à mort
22:02le bébé dauphin
22:03des images
22:04qui interpellent
22:05et suscitent
22:06l'émotion
22:06des habitants sur place
22:07Julia Ferrand
22:07nous explique tout
22:10une image controversée
22:11celle d'un homme
22:13portant comme un trophée
22:14le cadavre
22:15d'un jeune dauphin
22:16à Ceuta
22:16selon la presse espagnole
22:18la scène s'est produite
22:19ce mercredi après-midi
22:21sur la plage
22:22du Trampoline
22:22une zone
22:23de l'enclave espagnole
22:25occupée par
22:26l'écoupement de migrants
22:27plusieurs hommes
22:28auraient sorti
22:29de l'eau
22:29le jeune cétacé
22:30et l'un d'eux
22:31lui aurait porté
22:32un coup de bâton
22:32à la tête
22:33selon le journal
22:34local espagnol
22:35blessant grièvement
22:36l'animal
22:37sur cette vidéo
22:38cet habitant de Ceuta
22:40témoin de la scène
22:41tente d'empêcher
22:42le groupe de faire du mal
22:43aux jeunes dauphins
22:44et leur demande
22:45d'appeler les secours
22:46toujours selon
22:48la presse espagnole
22:49l'association
22:50environnementale
22:51d'Obma
22:51a porté plaintillère
22:53auprès de la
22:53guardia civile
22:54pour la mort violente
22:55d'une espèce protégée
22:57ce type de comportement
22:58a déjà été signalé
23:00dans l'enclave espagnole
23:01cette fois-ci
23:02contre les oiseaux
23:03du marais
23:04comme le montre
23:05cette vidéo
23:06où un canard blanc
23:07a été capturé
23:08les gens bligotés
23:09puis abandonné au sol
23:10après l'intervention
23:12d'un habitant
23:13c'est une situation
23:14qui est désespérante
23:1515 000 personnes
23:16ils sont encore 15 000
23:18sur les 70 000
23:20qui étaient arrivés
23:20sur les 100 000
23:22ou 120 000
23:22en fait
23:24personne ne sait quoi
23:24en faire
23:25Sanchez est
23:26aux abonnés absents
23:27après il y a deux solutions
23:28soit
23:29ils retournent au Maroc
23:30soit
23:32inévitablement
23:32ils vont en Espagne
23:33et d'Espagne
23:34ils viendront ici
23:35le lendemain
23:35tout simplement
23:36parce qu'ils sont francophones
23:37et puis qu'au milieu de ça
23:39vous avez beaucoup
23:40de subsahariens
23:41qui viennent d'Afrique francophone
23:42donc c'est une situation
23:44alors vous entendez
23:45personne dire du mal
23:47de Sanchez
23:47de Macron
23:49il était très bien
23:50il le soutient
23:51personne ne dit un mot
23:52du Maroc
23:52il l'a soutenu
23:52non mais on est chez les fous
23:54donc qu'est-ce qu'on va faire
23:55ces 15 000 personnes
23:56ils sont en train de camper
23:59camping sauvage
24:00au milieu de cette petite ville
24:01de 70 000 habitants
24:03et c'est une situation
24:05qui dit au plus
24:05et c'est des images
24:06que vous ne voyez pas
24:07également dans les médias
24:08parce que vous avez un malaise
24:10sur la question
24:11si vous voulez
24:11il y a un bug dans la matrice
24:13le camp du bien
24:14ne comprend pas
24:16ce qui se passe
24:16à Ceuta
24:17et essaye de trouver
24:18des circonstances atténuantes
24:20à la politique
24:21de Pedro Sanchez
24:22qui était un dieu vivant
24:23donc le camp du bien
24:24il ne comprend pas
24:25ce qui est en train
24:25de se passer
24:26et là par exemple
24:27les images
24:27de ces animaux
24:29qui sont
24:31pris au piège
24:32de ce dauphin
24:33vous dites
24:33c'est insoutenable
24:34mais normalement
24:35les ONG
24:36elles font quoi
24:38les prétendces
24:39de défense
24:40des animaux
24:40en France
24:41mais les écolos
24:43qui hurlent
24:44pour défendre
24:45WWF
24:46elles font quoi
24:46Madame Barbu
24:47elle est où ?
24:48Madame Barbu
24:49doit être encore
24:50sur son transat
24:50c'est pas possible
24:51personne ne réagit
24:5315 000 personnes
24:55qui sont en train
24:56de faire du camping
24:57à ciel ouvert
24:58je pense qu'on ne se rend
24:58pas compte de la situation
25:00et même en Espagne
25:00vous avez raison de le dire
25:02c'était le 30 juillet
25:03Pedro Sanchez
25:04a fait une visite express
25:05le 31 juillet
25:05il est revenu
25:06au congrès espagnol
25:07seulement la semaine dernière
25:08mardi dernier
25:09donc il y a une vraie colère
25:11et je pense
25:12que de la même manière
25:13que nous avions vu
25:14la colère du peuple anglais
25:16l'année dernière
25:16vous vous souvenez
25:17quand on nous avait fait croire
25:18qu'il y avait 10 000 personnes
25:18dans la rue
25:19alors qu'en réalité
25:19il y avait une marée humaine
25:21dans les rues de Londres
25:22avec notamment
25:23Monsieur Farage
25:24là ce qui se passe en Espagne
25:25ça va avoir des conséquences
25:26évidemment
25:27parce que
25:27quand vous avez
25:28plus de 150 000 personnes
25:29disons-le comme ça
25:30puisque c'est les chiffres
25:31des autorités
25:32qui sont dans les rues de Madrid
25:33avec tous les partis
25:34représentés
25:35quand il y a plus de 200 villes
25:36en Espagne
25:37où il y a des manifestations
25:38croyez-moi
25:39c'est des images
25:40qui vont heurter
25:41c'est des images
25:42qui vont choquer
25:42alors c'est sûr que celles-ci
25:43on ne les voit pas partout
25:44le fait qu'il y ait
25:47plusieurs viols par jour
25:48à Ceuta
25:48depuis le 30 juillet
25:50et que personne n'en parle
25:51ça aussi
25:51ça peut devenir un sujet
25:52donc vous allez voir
25:54Ceuta
25:54on en parlera encore
25:55dans un mois
25:55et ça fera même peut-être
25:57l'élection présidentielle française
25:59Je vous propose
25:59qu'on avance
26:00et qu'on revienne
26:01avant de parler
26:01de l'actualité internationale
26:03à l'actualité nationale
26:04même ce qui se passe
26:05à Ceuta
26:06a des conséquences
26:07évidemment
26:07sur l'actualité nationale
26:09vous avez tellement raison
26:10de dire que si demain
26:11les 15 000 migrants illégaux
26:13arrivent sur le sol espagnol
26:16et non restant à Ceuta
26:18donc quitte sur le continent
26:21et donc quitte le Ceuta
26:23donc reviennent
26:24sur l'espace Schengel
26:24le lendemain potentiellement
26:25ils peuvent être en France
26:26C'est la question
26:27du gouvernement des juges
26:28qui se pose en Espagne
26:29comme elle se pose en France
26:30Actualité judiciaire et politique
26:32Mais là aussi
26:32c'est pareil
26:33il y a un bug
26:34dans la matrice
26:35du camp du bien
26:36et du système
26:37parce que
26:38le périscolaire
26:39c'est un scandale absolu
26:41et on parle d'une ville
26:42qui est dirigée
26:43par des dits progressistes
26:44donc on n'en parle pas beaucoup
26:47et j'ai vu
26:48des enquêtes judiciaires
26:49avancer
26:49beaucoup plus vite
26:50mettre en examen
26:51beaucoup plus rapidement
26:52que ce qu'on est en train
26:53de voir
26:54sur la question
26:54du périscolaire
26:55Plus de 15 familles
26:56dénonçant des violences
26:57et des atteintes sexuelles
26:58sur leurs enfants
26:59ont porté plainte
26:59contre la ville de Paris
27:01Emmanuel Grégoire
27:02et Anne Hidalgo
27:03en tête
27:03elles accusent
27:04ces familles
27:05la municipalité
27:06d'avoir tardé
27:08à agir
27:08face à des alertes
27:09répétées
27:10dans le périscolaire
27:12nous serons demain matin
27:12avec le maire
27:13du 6ème arrondissement
27:15dans l'heure des pros
27:15qui avait été
27:16un lanceur d'alerte
27:16exactement
27:17qui dès 2015
27:18lançait l'alerte
27:19voyez le sujet
27:20il est signé
27:20Julia Ferrande
27:23réunis autour
27:24du collectif
27:25Me Too Ecole
27:2617 familles
27:27poursuivent
27:28la ville de Paris
27:29dans l'affaire
27:30des violences sexuelles
27:31dans le périscolaire
27:32une plainte
27:33qui vise également
27:34Emmanuel Grégoire
27:35et Anne Hidalgo
27:36dont l'actuelle
27:37maire socialiste
27:38fut l'adjoint
27:39tous les scandales
27:40malgré les alertes
27:41parce qu'on les a
27:42laissés faire
27:42laissés faire
27:43depuis longtemps
27:44parce que les systèmes
27:46et les institutions
27:46ont échoué
27:47à protéger
27:49et garantir
27:49la sécurité physique
27:51et morale
27:51de ces enfants
27:52c'est quelque chose
27:53qui ne peut plus exister
27:55qui est constitutif
27:57pour les institutions
27:58de délit
27:59Pour les avocats
28:00du collectif
28:01les institutions
28:02de la ville de Paris
28:03avaient connaissance
28:05des dysfonctionnements
28:06dans le périscolaire parisien
28:07La ville de Paris
28:08savait
28:09mais la ville de Paris
28:11n'a pas agi
28:12depuis 2015
28:13pour assurer
28:13la sécurité
28:14de nos enfants
28:15Ce n'est pas une plainte
28:16contre un homme
28:17ou une femme
28:17vous l'avez compris
28:18c'est une plainte
28:19qui vise à briser
28:20le système
28:21du silence
28:22qui a été institué
28:23Selon son entourage
28:25Emmanuel Grégoire
28:26prend acte
28:27et se tient à disposition
28:28pour apporter
28:29toute sa coopération
28:30à la justice
28:31Il sera entendu
28:32mi-septembre
28:33par la commission
28:34d'enquête du Sénat
28:35sur les violences
28:36dans le périscolaire
28:37à l'échelle nationale
28:38au même titre
28:39qu'Anne Hidalgo
28:40et Patrick Bloch
28:41Sur le plan pénal
28:41elle fait état
28:42de plusieurs infractions
28:43présumées
28:43la mise en danger
28:45délibérée d'autrui
28:46la non-assistance
28:47à personne en danger
28:48la non-dénonciation
28:49d'infractions commises
28:50sur des enfants
28:51dont certains
28:51sont âgés
28:52de seulement 2 à 4 ans
28:54Mais pourquoi les médias
28:56arrêtent d'en parler
28:57de ce scandale absolu ?
28:58Alors évidemment
28:59ce ne sont que des plaintes
29:01pour l'instant
29:01Il y a la présomption
29:03d'innocence
29:03qu'il faut garder
29:04comme boussole absolue
29:06Mais le silence
29:07par exemple
29:08depuis mars dernier
29:10d'Anne Hidalgo
29:11sur ce sujet
29:12est incompréhensible
29:13Emmanuel Grégoire
29:15on verra
29:16ce qui lui sera reproché
29:17ou non pénalement
29:18mais depuis qu'il est
29:19maire de Paris
29:20il a mis en place
29:21un dispositif
29:22il communique régulièrement
29:24il apporte quelques réponses
29:25que vous partagez ou non
29:26ce n'est pas le problème
29:27mais en tous les cas
29:27il communique sur le sujet
29:30Anne Hidalgo
29:30elle est aux abonnés absentes
29:32C'est même pas que le silence
29:33d'ailleurs
29:34c'est la morgue
29:35l'indifférence
29:36cette irresponsabilité
29:37qui fait qu'on ne veut jamais
29:39rendre de compte
29:39il y a un scandale médiatique
29:41il y a un scandale judiciaire
29:42mais il y a aussi
29:43un scandale politique
29:44puisque pourquoi on a
29:45cette crise du périscolaire ?
29:47On l'a uniquement
29:47parce qu'il y a eu
29:48une réforme
29:49qui a été menée
29:50dans la précipitation
29:51menée dans la pure idéologie
29:52sous Vincent Payon
29:53des rythmes scolaires
29:54qui a ouvert la voie
29:55et des recrutements
29:56extrêmement hâtifs
29:56Vous me rappelez
29:57qui était le président
29:58à cette époque ?
29:58François Hollande
29:59Merci
30:02C'est très bien
30:03que la mairie de Paris
30:04soit quand même
30:05rattrapée par le scandale
30:06et des comptes à rendre
30:07parce qu'il faut quand même
30:08donner les chiffres
30:09du parquet de Paris
30:10qui a communiqué cet été
30:12203 enquêtes pénales
30:13concernent le périscolaire
30:16143 écoles maternelles
30:17donc c'est considérable
30:19C'est absolument gigantesque
30:21et mettez-vous
30:22à la place des parents
30:23qui là mettent leurs enfants
30:25en cette rentrée
30:25donc que ce soit
30:26des tout petits
30:27ou des un petit peu plus grands
30:28enfin il y en a en plus
30:29qui sont quand même
30:29à la crèche
30:31et à qui
30:32Emmanuel Grégoire
30:33dit tout va bien
30:34on a un plan
30:35de 20 millions d'euros
30:36on a placardé
30:38devant certaines écoles
30:39ce qu'on a commencé
30:40à faire
30:40et ce qu'il nous reste
30:41à faire
30:42en plus
30:43Le gars était en charge
30:44Grégoire était en charge
30:45Il était en charge
30:46des relations
30:47des ressources humaines
30:48Mais bien sûr
30:50Mais là
30:50en cette rentrée
30:51il y a de quoi
30:52pour les parents
30:53être sacrément inquiétés
30:54puisqu'on leur dit
30:55ben voilà
30:57la formation
30:59des nouveaux animateurs
31:00va être en cours
31:01mais en fait
31:02c'est pas la question
31:03de la formation
31:03c'est-à-dire que là
31:04on tombe dans une analyse
31:05idéologique
31:06c'est-à-dire qu'effectivement
31:08pas le nerf de la guerre
31:09mais le péché originel
31:10de cette histoire
31:11c'est le recrutement
31:13de personnes extérieures
31:15aux écoles
31:15pour s'occuper
31:16de tout petit
31:17et ça a été fait
31:18n'importe comment
31:18mais non
31:19mais il faut même
31:20revenir sur cette idée
31:21du périscolaire
31:22Oui c'est ça
31:22il faut restaurer
31:23le scolaire
31:23au décret du périscolaire
31:25Il faut restaurer
31:26le scolaire
31:26Nous sommes bien d'accord
31:27mais la question
31:28qui est posée
31:29et ça va être très important
31:30c'est
31:31est-ce qu'il y a
31:32une responsabilité pénale
31:33pour les responsabilités
31:35pour les responsables
31:36dans la mesure où il y a eu
31:37des lanceurs d'alerte
31:38qui ont pris ces décisions
31:38et qui ensuite
31:40ont caché les résultats
31:42Il n'y aura jamais rien
31:44vous allez voir
31:45il y a une commission d'enquête
31:46qui aura lieu au Sénat
31:47qui est dirigée par Agnès Sévren
31:48c'est très bien
31:48Madame Hidalgo sera auditionnée
31:50le 15 septembre
31:51M. Grégoire le 16
31:52il n'y aura pas de poursuite
31:53même s'il y a des poursuites
31:54mais il n'y aura pas de condamnation
32:00mais attention
32:02si il n'y a pas de condamnation
32:04c'est qu'à ce moment-là
32:05ils sont innocentés
32:06par la justice
32:06il ne leur arrivera jamais rien
32:08mais Jean-Pierre Lecoq
32:10Jean-Pierre Lecoq
32:12le maire du 6ème
32:12alerté dès 2015
32:15sur ces drames absolus
32:16ils n'ont rien fait
32:17donc là je suis désolé
32:18il y a une responsabilité
32:19il n'y avait en réponse
32:21la maire
32:22qui disait
32:24circuler il n'y a rien à voir
32:26et Grégoire
32:27qui disait
32:27que tout avait été bien fait
32:28donc la responsabilité pénale
32:31des élus
32:32sur une chose comme celle-là
32:33elle est ouverte
32:34ils ne seront jamais
32:35qu'on en ait pour ça
32:35vous verrez
32:36je rappelle quand même
32:37que depuis le début
32:37de l'ADN 2026
32:39132 animateurs
32:39ont été suspendus
32:40par la ville de Paris
32:41dont 52 pour suspicion
32:43de violences sexuelles
32:44et sexistes
32:44moi ce qui m'intéresse
32:45ce n'est pas 2026
32:46où il y a eu
32:47cette prise de conscience
32:48c'est qu'est-ce qui
32:49qui s'est passé en 2016
32:49en 2017
32:50en 2018
32:51en 2019
32:52en 2020
32:53en 2021
32:54d'accord
32:54plus de 200 enquêtes pénales
32:56sont par ailleurs en cours
32:57dans les écoles primaires
32:58et les crèches de la capitale
32:59en milieu scolaire
33:00et périscolaire
33:01et ce qui se passe à Paris
33:02n'est pas une exception en France
33:03non
33:0370 départements
33:05vous dites 70 départements
33:06Jules Torres
33:07qui est rapporteur
33:08de la commission d'enquête
33:09et juste un mot
33:10parce que oui
33:10il y a le politique
33:11il y a aussi la justice
33:12il y a 4 procès
33:13qui ont eu lieu
33:15ou ont lieu
33:16sur le projet
33:17du périscolaire
33:18les deux premiers
33:19relax
33:20le troisième
33:2118 mois de prison
33:22avec sursis
33:23le quatrième
33:24il y aura le jugement
33:25le 15 septembre
33:25il a avoué
33:26avoir violé
33:279 fillettes
33:28violé et agressé
33:299 fillettes
33:291 an de prison ferme requis
33:31donc aménageable
33:32sous bracelet électronique
33:33donc c'est à dire
33:34qu'il y a 4 procès
33:34il n'y en a pas un
33:35qui fait de la prison
33:36il a avoué
33:37qu'il les avait violés
33:37il a avoué
33:38des agressions sexuelles
33:39et des attouchements
33:40parce que j'arrive pas
33:42il faudrait qu'on suive ce dossier
33:43il y a la nécessité
33:44de rompre
33:4410 ans
33:465 ans de prison
33:474 ans avec sursis
33:481 an de prison ferme
33:49alors je sais pas pourquoi
33:49je pense à ça
33:50mais ça me fait
33:51une parfaite transition
33:52avec le sujet
33:53quand on parle de mensonge
33:54ou d'omerta
33:56le génie de Marine Tondelier
33:58est sans égal
33:59Marine Tondelier
34:00veut créer une loi
34:01et là on passe
34:02à un tout autre sujet
34:03quoique peut-être
34:04intimement lié
34:05si mensonge
34:05il n'y a plus à voir
34:06sur le périscolaire
34:07la candidate écologiste
34:09à l'élection présidentielle
34:10souhaite que les responsables
34:11politiques malhonnêtes
34:12puissent être frappés
34:13d'inéligibilité
34:14comment elle va faire du coup ?
34:15et pour être révoqués
34:17de leurs fonctions
34:18il faut une loi
34:19pour interdire
34:20le mensonge
34:21en politique
34:22vite
34:23pour un débat
34:24public
34:25de qualité
34:26parce que la liberté
34:27d'expression
34:27dans une note
34:28qu'elle a publiée
34:28n'a jamais été la liberté
34:29de dire n'importe quoi
34:30et de tromper sciemment
34:32une loi
34:33qui très clairement
34:34vous sanctionne
34:34si vous mentez
34:35avec des peines graduées
34:37allant de la rectification
34:38publique
34:39à l'inéligibilité
34:40et la possibilité
34:41de révoquer
34:42les élus coupables
34:43si nécessaire
34:44comme le prévoit
34:46la législation galloise
34:48parce qu'au Pays de Galles
34:49visiblement
34:49c'est mis en place
34:50est-ce que vous avez
34:51déjà menti
34:53ouvertement
34:54publiquement
34:54en public
34:55non
34:57en public
34:58sur la politique
34:58jamais
34:59jamais
35:00et j'ai même
35:02un souvenir
35:03assez cuisant
35:04de cela
35:04j'étais ministre
35:06du commerce extérieur
35:07au moment
35:08où les résultats
35:09ont été les pires
35:10depuis le début
35:10de la 5ème république
35:12et j'étais là
35:13à Bercy
35:13avec mes collègues
35:14avec 5 ministres
35:16et j'ai dit
35:17la vérité
35:18j'ai pas été
35:20me cacher
35:20derrière les hausses
35:21du prix du pétrole
35:22ou je sais pas quoi
35:23pour expliquer
35:23la chute
35:24de la balance
35:25commerciale française
35:26j'ai dit
35:26on n'a plus rien à vendre
35:27l'industrie
35:28on est en train
35:29de ruiner
35:30nos exportations
35:32et j'ai pas eu
35:33que des compliments
35:34venus de l'Elysée
35:34à ce moment-là
35:35je peux vous assurer
35:38c'est quand même
35:39assez frappant
35:40de voir à quel point
35:41la gauche est passée
35:41du il est interdit
35:42d'interdire
35:42à la passion de la censure
35:44et je pense que ça
35:44a tout à voir
35:45avec le fait
35:45que cette gauche-là
35:46a perdu la bataille
35:47du récit
35:48la bataille des esprits
35:48maintenant là
35:49on parle de Marine
35:50Tondelier
35:50mais la propension
35:51restreinte
35:52toujours plus
35:52ce périmètre
35:53de la liberté d'expression
35:54on la retrouve aussi
35:55à l'extérieur
35:56c'est le fait
35:58de mentir
35:58lorsqu'on vous êtes
35:59responsable
35:59et de l'assumer
36:00c'est une volonté
36:01de judiciariser
36:01le droit politique
36:05Dominique Voinet
36:05vous vous souvenez
36:06de la ministre
36:07de l'environnement
36:08qui expliquait
36:09avoir
36:10par un truchement
36:11des choses
36:12sur la question
36:12du nucléaire
36:13dans les années 2000
36:14elle a même été interviewée
36:15c'est une séquence
36:15que je vais ressortir
36:16elle a fumé
36:17à avoir pipé
36:19complètement les choses
36:19pour justement
36:20mettre en difficulté
36:21elle a gagné
36:22elle a gagné
36:23elle a gagné
36:23elle disait
36:24qu'elle était prête
36:24à mentir
36:25pour le président de la république
36:26elle est prête à mentir
36:26et bien alors
36:27qu'est-ce qu'on fait
36:27et elle a plombé
36:28tout le programme nucléaire français
36:29à gauche comme à droite
36:31il peut y avoir des menteurs
36:32il y a un sénateur en raison
36:33qui disait
36:33il y aurait beaucoup d'inéligibles
36:35il n'y aurait plus beaucoup de monde
36:36à l'Assemblée
36:36on ne peut pas décorréler
36:37de la politique
36:38le mensonge
36:39et parfois le mensonge
36:41peut être salutaire
36:41surtout que les vérités
36:43ne sont pas bonnes à dire
36:44en revanche
36:45je trouve que le sujet
36:46le plus intéressant
36:46ce n'est pas que certains politiques
36:48soient des menteurs
36:49c'est que beaucoup de français
36:50ne veulent pas entendre la vérité
36:51pardonnez-moi
36:52mais si un homme politique
36:55fait campagne
36:55en ne disant que la vérité
36:56il a peu de chances
36:57d'être élu
36:58on avance
36:59à gauche comme à droite
37:03qui a dit
37:04vous n'êtes pas le bienvenu
37:06dans nos universités
37:07vous avez vu cette séquence
37:09une étudiante
37:09on a parlé du périscolaire
37:11de l'école
37:12on est en pleine rentrée scolaire
37:14on connait toutes les difficultés
37:15France Inter
37:15non
37:16ce n'est pas France Inter
37:17mais c'est très intéressant
37:18parce que
37:19cette séquence
37:20que vous allez entendre
37:21vraiment passionnante
37:22elle est présentée
37:24par la presse
37:25comme
37:25vous n'êtes pas le bienvenu
37:27dans nos universités
37:28Jean-Noël Barreau
37:30interpellé par une étudiante
37:32lors d'un événement
37:33qui s'appelle
37:34la fabrique de la diplomatie
37:35et donc
37:36c'est le ministre
37:37de l'Europe
37:38et des affaires étrangères
37:39interpellé par
37:39encore une fois
37:40une étudiante
37:41de l'université Paris 8
37:42ce vendredi 4 septembre
37:43ce n'est pas qu'une étudiante
37:45il fallait juste regarder
37:47c'est une militante
37:48elle a tout
37:49c'est son droit d'ailleurs
37:50d'être militante
37:51et de militer
37:52elle est à révolution permanente
37:54ah oui
37:54c'est pas grand
37:55c'est pas
37:55de la gauche
37:56et elle est au point levé
37:57qui est un collectif
37:59présenté comme étudiants
38:00et lyciens
38:01anticapitalistes
38:02révolutionnaires
38:02mouvement de jeunesse
38:04de révolution permanente
38:05mais je pensais
38:06que ça avait été dissous
38:07que révolution permanente
38:08il n'y a pas eu
38:09de volonté de dissoudre
38:10ils ne sont pas pour palestinés
38:11ah bah si
38:13évidemment
38:13attendez
38:14vous présentez ou pas
38:15il y a peut-être eu
38:15une volonté
38:16de la part d'un des ministres
38:17de l'intérieur
38:17je le pensais
38:18peut-être pas d'ailleurs
38:19mais en tout cas oui
38:20c'est un mouvement
38:20qui est bien à gauche
38:21ça c'est sûr
38:22je vous propose
38:23de voir cette séquence
38:23puisque Jean-Noël Barraud
38:25va prendre la parole
38:25c'est très intéressant aussi
38:26ce qui se passe autour de lui
38:27parce que vous avez
38:28son service de sécurité
38:30qui vient se mettre
38:31mais bon
38:31on sait pas ce qui aurait pu se passer
38:33c'est révolution permanente
38:34c'est dangereux
38:36dans la réalité
38:37la diplomatie de votre gouvernement
38:38c'est d'appliquer
38:39le décret bienvenu en France
38:40pour faire payer
38:414000 euros
38:42le master aux étudiants étrangers
38:43et les exclure
38:44de nos universités
38:45c'est de nous faire croire
38:46que les responsables
38:47du déficit budgétaire
38:48ce seraient nos camarades
38:49de classe algériens
38:51marocains
38:51sénégalais
38:52et burkinabés
38:53qui viennent chercher en France
38:54les perspectives d'avenir
38:56que l'impérialisme français
38:57leur a volé dans leur pays
38:58alors nous
38:59on est là aujourd'hui
39:00pour vous dire
39:00que vous êtes pas le bienvenu
39:02dans nos universités
39:03que notre gouvernement
39:04détruit
39:04en baissant les budgets
39:05et en faisant porter
39:07le chapeau
39:08aux étudiants étrangers
39:09vous êtes pas le bienvenu
39:10dans nos universités
39:11où votre gouvernement
39:12veut appliquer
39:12le principe
39:13de préférence nationale
39:14alors que c'est le programme
39:16de Marine Le Pen
39:16et de Jordan Bardella
39:17et que dans deux mois
39:18vous allez nous dire
39:19de voter pour vous
39:20pour faire barrage
39:21à l'extrême droite
39:22votre événement
39:23il s'appelle
39:23le ministre face à la jeunesse
39:25donc là voilà la jeunesse
39:27celle qui sera jamais
39:28dans vos ministres
39:29et dans vos ambassades
39:30à appliquer la politique
39:31de l'impérialisme français
39:32celle qui se bat
39:33contre la complicité
39:34de la France
39:35avec Israël
39:36et contre le génocide
39:37en Palestine
39:37et celle qui sera
39:38dans la rue
39:39le 29 septembre
39:40pour défendre
39:41une université
39:41ouverte aux étudiants étrangers
39:43et pas à deux rentrées
39:45sans étudiants étrangers
39:46et pas à deux rentrées
39:48sans étudiants étrangers
39:50alors la parole
39:51est absolument libre
39:53et j'entends
39:53et j'accueille
39:54tout ce que vous avez dit
39:55en revanche
39:55je veux d'abord
39:57exprimer
39:58quelques désaccords profonds
39:59tout le monde
40:00est toujours
40:01le bienvenu
40:02à l'université
40:03l'université
40:04est ouverte à tous
40:05et quand on dialogue
40:07et bien on écoute
40:08son interlocuteur
40:09même si on est radicalement
40:10en désaccord
40:11avec lui
40:12même si on est
40:13en désaccord
40:14avec lui
40:14vous affirmez
40:16que la France
40:16est complice
40:18d'Israël
40:19alors que
40:19de tous les pays du monde
40:21de tous les pays du monde
40:22je n'en connais pas d'autres
40:23on pourra en discuter
40:24qui est fait autant
40:26pour la cause palestinienne
40:27que la France
40:29depuis le 7 octobre dernier
40:31et oui
40:31et je vous invite
40:33à citer un seul pays
40:34je vous invite
40:36à citer un seul pays du monde
40:37qui est fait autant
40:38c'est en France
40:39qui a été accueillie
40:41la première conférence humanitaire
40:43pour Gaza
40:44c'est la France
40:45qui a été à l'origine
40:46des sanctions
40:47contre les colons
40:49c'est la France
40:50qui a rassemblé
40:53la communauté internationale
40:57on parlait
40:58on parlait
40:59des droits
41:00de scolarité
41:01d'étudiants étrangers
41:02africains
41:03et nord-africains
41:04et il répond quoi ?
41:06non mais parce que
41:06c'est un tout
41:07c'est mal coupé
41:08pardonnez-moi de le dire ainsi
41:09c'est à dire que
41:09elle le met en difficulté
41:11entre guillemets
41:12elle lui dit
41:13vous avez coupé
41:14les budgets
41:16pour
41:16les étudiants étrangers
41:19et en même temps
41:19elle l'a interpellé
41:20sur la question
41:21de la Palestine
41:22mais ça n'a pas été entendu
41:24dans le son
41:24ça qui vous met en difficulté
41:26enfin en tout cas
41:26il fallait simplement dire
41:29que
41:30la France est le pays
41:31qui accueille le plus
41:32d'étudiants étrangers
41:34que c'est quasiment gratuit
41:35et que dans tous les autres
41:37pays du monde
41:37les frais de scolarité
41:38sont absolument démentiels
41:40donc cette jeune fille
41:41ne connaît pas le sujet
41:42que cette militante
41:43dise au ministre
41:44vous n'êtes pas le bienvenu
41:45dans nos universités
41:47mais c'est
41:48mais c'est extraordinaire
41:48mais c'est pas que ça
41:49c'est pas
41:50c'est symptomatique
41:52de ce qui se passe
41:52à l'université
41:53disons
41:53on sera revenu
41:56arrêtez
41:56vous avez des étudiants
41:57par exemple
41:58de confession juive
41:59qui ne vont plus
42:00à l'université
42:01parce que vous avez
42:01ces minorités là
42:02qui pourrissent la vie
42:04des universités
42:04disons qu'elle est virée
42:05donc non mais
42:06en le disant ainsi
42:07vous laissez
42:08transparer
42:09comme si c'est
42:09bon c'est pas grave
42:10c'est une militante
42:11de gauche comme une autre
42:13dans 10 ans
42:14elle paiera des impôts
42:15elle sera de droite
42:16c'est bon
42:17c'est pas grave
42:17je vais pas
42:18plaindre Jean-Noël Barraud
42:19mais c'est pas
42:20Jean-Noël Barraud
42:20moi je suis du côté
42:21de ceux qui veulent étudier
42:22mais en l'occurrence
42:24on sait que dans ce pays
42:25de toute manière
42:25ils font ce qu'ils veulent
42:26parce que le politique
42:27les directeurs
42:28des établissements
42:29ils ne font rien
42:30pour virer
42:32les fauteurs de troubles
42:32Philippe Baptiste a réagi
42:34vous n'êtes pas le bienvenu
42:34dans nos universités
42:35c'est le ministre
42:37de l'enseignement supérieur
42:39je précise pour les téléspectateurs
42:40qui ne connaissent pas
42:41monsieur Baptiste
42:42dans une démocratie
42:43chacun peut exprimer
42:44ses désaccords
42:45et interpeller les ministres
42:46en responsable politique
42:47mais nos universités
42:48doivent demeurer
42:48des lieux de débat
42:49de dialogue et de respect
42:50jamais des espaces
42:51où l'on prêtait tant
42:53décider qui est le bienvenu
42:54ou non
42:54en tant que ministre
42:55de l'enseignement supérieur
42:56je serai toujours attaché
42:57à la liberté d'expression
42:58et au contraire
42:58c'est celui qui expliquait
43:00que ça n'existait pas
43:00l'islamo-gauchisme
43:01pour être bienvenu
43:02il faut être pour Gaza
43:03c'est ça
43:04il est rappelé
43:04que depuis le début
43:05on est pour Gaza
43:06je pense que le mal
43:07dépasse très largement
43:08la question de Gaza
43:09la question de l'immigration étudiante
43:10et qu'il renvoie
43:12à la dérive
43:12que Nathalie Aynik
43:13appelle la dérive
43:14academo-militante
43:15en fait c'est le fait
43:16que sur fond de manque
43:17de courage politique
43:18sur fond de manque
43:19de vision pour l'enseignement supérieur
43:20et sur fond de massification universitaire
43:22parce qu'il faut bien voir
43:22qu'on a 8 fois plus d'étudiants
43:24aujourd'hui
43:24que dans les années 60
43:25on aboutit
43:26à une surproduction
43:27d'élites frustrées
43:29déclassées
43:29pour qui finalement
43:30la radicalité politique
43:31est la seule voie de sortie
43:33d'où la nécessité
43:34de passer un grand coup de balai
43:35dans le système
43:36ce à quoi le ministre
43:37de l'enseignement supérieur
43:38semble se refuser
43:39pour l'instant
43:40alors même qu'à Sciences Po
43:41par exemple
43:41il y a eu des mesures
43:42courageuses
43:43qui ont été annoncées
43:44il a dit
43:44le directeur de Sciences Po
43:46pas de meeting politique
43:46en année présidentielle
43:47je pense que ça va
43:49dans le sens de ce que doit être
43:50une grande école
43:50c'est-à-dire un lieu de production
43:51du savoir
43:52le président de Sciences Po
43:53le directeur de Sciences Po
43:54aujourd'hui
43:54est effectivement
43:56à la main un peu plus ferme
43:57tout en restant discret
43:59que le ministre
44:00de l'enseignement supérieur
44:01ou que
44:03le ministre
44:04des affaires étrangères
44:05qui est malmené
44:06par une militante
44:06qui lui dit
44:07vous n'êtes pas le bienvenu
44:07parce que je cherchais
44:08il est exceptionnel
44:09il est discret
44:10mais il montre la voix
44:10alors quand c'est pour parler
44:11avec Xavier Fédéral
44:12il est plus fort
44:13je trouve consternant
44:15que pour essayer
44:16de se justifier
44:18d'être là
44:19le seul argument
44:20qu'il a
44:21c'est
44:21on a été contre Israël
44:23et mémoire
44:24c'est quand même
44:26catastrophique
44:26de voir des choses
44:27comme ça
44:27mais c'est
44:28en plus la formule
44:29est perturbante
44:31parce qu'il va utiliser
44:33il va dire
44:34depuis le 7 octobre
44:35on ne trouverait pas
44:36un autre pays
44:36qui aura fait autant
44:37pour la cause palestinienne
44:39le 7 octobre
44:40je rappelle ce qui s'est passé
44:41c'est un massacre
44:42absolu
44:43des populations
44:45un pogrom
44:47des juifs
44:48en Israël
44:49avec également
44:51une cinquantaine
44:52de français
44:52qui sont morts
44:53et je tiens à préciser
44:54au ministre des affaires étrangères
44:55que c'est l'attentat
44:57terroriste islamiste
44:58le plus meurtrier
44:59pour la France
45:00depuis l'attentat de Nice
45:02juste important
45:03de le rappeler
45:03mais vous faites bien
45:04de le faire
45:05Eliott
45:05je trouve ça consternant
45:07que pour mériter
45:09sa place
45:10de visiteur
45:11dans une diversité
45:12quand on est au gouvernement
45:13il faut sortir
45:14toute la logorie
45:20dans quelques instants
45:22on va parler de culture
45:22on va parler de Belmondo
45:24parce que sur ces news
45:25on rendra hommage
45:26à 21h à Belmondo
45:285 ans
45:28après sa disparition
45:30nous serons en direct
45:31dans quelques instants
45:32avec Vincent Perrault
45:33animateur
45:34apprécié des français
45:35et également plume
45:36puisque vous avez
45:37Vincent Perrault
45:38il a écrit
45:38sur Belmondo
45:42venez Vincent
45:43parce qu'il est
45:43derrière la caméra
45:46bonsoir cher Vincent
45:47on va en parler
45:48dans quelques instants
45:49je ne veux pas vous mettre
45:49en difficulté
45:51dans un instant
45:51parce que vous êtes
45:52un animateur radio
45:52on va parler juste
45:54quelques secondes
45:55de France Inter
45:56la présidente de Radio France
45:57Sibylle Veil
45:58a assumé jeudi
45:58donner la parole
45:59à des gens
46:00qui ne pensent pas
46:01la même chose
46:01comme un responsable
46:02du magazine
46:02de Valeurs Actuelles
46:04dans la chronique
46:05sur France Inter
46:05est à l'origine
46:06d'un préavis de grève
46:07voilà où on en est
46:08les 13 et 14 septembre prochains
46:10la ministre de la Culture
46:12Madame Pégard
46:13a réagi ce matin
46:14je vous propose de l'écouter
46:15Madame la Ministre
46:17je comprends
46:18que les journalistes
46:20de France Inter
46:21puissent ouvrir un débat
46:23je pense qu'ils le font
46:25depuis plusieurs mois
46:26qu'ils ont été eux-mêmes
46:27très malmenés
46:28dans les derniers mois
46:30et très soupçonnés
46:31de part et d'autre
46:32d'ailleurs
46:33de tous les côtés
46:33de l'éficier politique
46:36peut-être
46:36comme ancienne journaliste
46:37mon avis
46:38est que
46:39la maison
46:40de France Inter
46:41doit être ouverte
46:42c'est ce qu'a dit d'ailleurs
46:43le directeur de la rédaction
46:44il a raison
46:45les éditorialistes
46:47sont là pour exprimer
46:48une opinion
46:49la leur
46:50pas celle forcément
46:52des journaux
46:53dans lesquels
46:54ils travaillent
46:55j'observe
46:56que ce pluralisme
46:57est respecté
46:58dans la rentrée
46:58de France Inter
47:01pluralisme
47:02respecté
47:05je ne sais pas si on a
47:06les mêmes lunettes
47:06que Mme Pégard
47:07M. Tabarro
47:08le ministre des Transports
47:09a lui aussi réagi
47:10je vous propose
47:10de l'écouter
47:12je pense que
47:13pour des gens
47:14et c'est très bien
47:15qui prennent la liberté
47:16d'expression en permanence
47:17quelque part
47:18l'empêcher
47:19c'est aller au contraire
47:20des grands principes
47:21qu'ils érigent en règle
47:22donc voilà
47:23je trouve que
47:24ce n'est pas acceptable
47:25en plus c'est un journaliste
47:26de qualité
47:27qui a montré
47:28là où il est passé
47:30qu'il avait toutes les compétences
47:31pour pouvoir
47:32une fois par semaine
47:33en l'occurrence
47:33j'ai cru savoir
47:34le dimanche matin
47:36pouvoir parler
47:37d'un certain nombre
47:38de sujets
47:38où il a une vraie expertise
47:40une vraie compétence
47:41et que
47:42les sujets
47:43ne soient pas monolithiques
47:44sur
47:46sur le service public
47:47quelque part
47:48qui est le service
47:48de tous les français
47:49je le rappelle
47:50puisque tout le monde
47:51finance
47:51le service public
47:53il est normal
47:54que tout le monde
47:55puisse se retrouver
47:56également
47:56dans ce qui est dit
47:57et raconter
47:59au niveau
48:00des différentes chaînes
48:01de notre service public
48:02ça m'a l'air
48:03un peu plus clair
48:03pour ne pas dire
48:04un peu plus courageux
48:05que la ministre de la culture
48:06et pourtant
48:06il est au transport
48:07il est peut-être
48:08sort de braille
48:08contrairement à Mme Péga
48:10il pourrait qu'il ait
48:11les deux portefeuilles
48:13ce qui est terrible
48:14c'est que ce qui paraît
48:15courageux
48:16devrait juste relever
48:17de l'ordre naturel
48:17des choses
48:17avoir un minimum
48:18de pluralisme
48:19pour un service public
48:20auquel tous les français
48:21comptent
48:22écoutez
48:22voilà ce qu'on pouvait dire
48:23sur l'actualité du jour
48:25et on va respirer un peu
48:27puisqu'on va parler
48:27d'un des plus grands
48:28si ce n'est le plus grand
48:29peut-être
48:29est-ce qu'il est plus grand
48:30qu'Alain Delon ?
48:31ah c'est difficile
48:32de les comparer
48:33parce que les deux
48:33ont des qualités
48:34incroyables évidemment
48:36ce qu'on peut peut-être dire
48:37c'est que c'est
48:37sans aucun doute
48:38le plus solaire
48:39le plus généreux
48:40le plus joyeux
48:42sympa
48:42celui qu'on a envie
48:44d'avoir pour copain
48:46pour pote
48:46d'ailleurs voyez
48:47ce livre
48:48que j'ai eu le bonheur
48:49d'écrire
48:49qui s'appelle
48:50Mon Belmondo
48:51et qui sort dans un mois
48:52veut bien dire
48:53à quel point
48:53on avait tous
48:54un peu envie
48:55de se l'approprier
48:56on a tous
48:57quelque chose en nous
48:58de Belmondo
48:58je crois
48:59pour reprendre
48:59la formule de Tony
49:00que ce soit
49:01la période des années 60
49:02avec les films de Godard
49:04Pierre Olfou
49:04à bout de souffle
49:05ou après
49:06la grande période
49:07virevoltante
49:08des années 70
49:09avec toutes les cascades
49:10les films de Lautner
49:11le professionnel
49:12on se retrouve toujours
49:14quelque part
49:14dans un film
49:15dans une séquence
49:16dans une réplique d'Audiard
49:17à se dire
49:18Belmondo
49:19quand même
49:20quel mec
49:21quel homme
49:22et quel acteur
49:23et quel acteur
49:24et on va justement
49:25égrener quelques séquences
49:27qu'on va voir
49:27dans quelques instants
49:29et c'est vraiment un plaisir
49:29de vous recevoir
49:30Vincent Perrault
49:31animateur radio
49:32et également Plume
49:34puisque vous avez pu écrire
49:36sur Jean-Paul Belmondo
49:37entre autres
49:38ce sont les cascades aussi
49:40Jean-Paul Belmondo
49:40ah évidemment
49:41les cascades
49:42on le regarde
49:42vous allez nous en parler
49:43dans un instant
49:48dans une autre scène
49:50l'acteur poursuit un homme
49:51sur les toits de Paris
49:52il court
49:53saute dans le vide
49:58se rattrape de justesse
49:59là encore
50:00sans doublure
50:06ces cascades spectaculaires
50:08vont devenir
50:09la marque de fabrique
50:10de Jean-Paul Belmondo
50:24vous savez quand on fait
50:25une cascade
50:26il faut toujours être bien
50:28tendu
50:28parce qu'il ne faut pas
50:29y aller en décontraction
50:30parce qu'il faut s'attendre
50:31toujours qu'il puisse arriver
50:32quelque chose d'imprévu
50:33puis là quand on fout
50:34tout en l'air
50:35il y a 2-3 secondes
50:36où on ne voit rien du tout
50:37donc il faut
50:38le temps de se rétablir
50:40de voir où on est
50:40parce qu'avec les projecteurs
50:42et la vide qui casse
50:43on ne voit rien
50:44et il a créé un personnage
50:45pour le public
50:46le cascadeur
50:47le cascadeur
50:49il n'avait pas de doublure ?
50:51non non non
50:52il refusait les doublures
50:53et comme disait Rémi Julienne
50:55le grand spécialiste
50:56des cascades
50:56les seules cascades
50:57qu'il pouvait éventuellement
50:58ne pas faire
50:59étaient celles
50:59qui ne comportaient aucun danger
51:01toutes les autres
51:02il tenait absolument
51:03à les faire
51:04et c'était un fou
51:06d'adrénaline
51:07vous savez
51:07il aimait le pilotage automobile
51:08il avait un sens absolument
51:10incroyable de l'équilibre
51:12mais surtout
51:12il faisait des cascades
51:13avant le cinéma
51:14puisque moi
51:15il m'a confié
51:16que déjà très jeune
51:17il rendait sa maman
51:18folle de
51:19de
51:20de
51:20de jalousie
51:21et de peur
51:22quand
51:22pour aller d'une chambre
51:24à l'autre d'un hôtel
51:24il passait par la façade
51:25à l'extérieur
51:27et certainement pas
51:28par l'escalier
51:28donc voilà
51:29ça faisait partie de lui
51:31mais c'est vrai
51:32que le côté
51:32toc toc badaboum
51:33c'est bien
51:34c'était son grand kiff
51:36mais il ne fallait pas
51:37non plus
51:38et peut-être qu'à un moment donné
51:39on en a oublié
51:40que c'était un fantastique acteur
51:43le risque
51:43c'est bien
51:44mais
51:45voir la caméra en face
51:46et savoir déclamer
51:47un texte comme personne
51:49c'était pas mal non plus
51:50donc il ne faut pas oublier
51:51ces deux aspects du personnage
51:53ce serait injuste
51:54pourquoi vous êtes
51:55intéressé
51:56à Jean-Paul Belmondo ?
51:57parce que
51:58le fait de le rencontrer
52:00c'est l'aimer encore plus
52:01vous savez
52:02parfois on rencontre des gens
52:03qu'on aime beaucoup
52:03on ferait mieux
52:04de ne pas les rencontrer
52:05on peut être très très déçu
52:07parfois
52:07là en l'occurrence
52:09quand il m'a reçu
52:10pour la première fois
52:11dans son bureau
52:12il s'est passé quelque chose
52:13ça a matché
52:14comme on dit
52:15et quand après
52:16un ami commun
52:17Jean-François de Menech
52:18m'a proposé d'écrire
52:19et de réaliser un documentaire
52:20sur sa vie
52:21pour une fois
52:22il acceptait
52:22là on a passé
52:24beaucoup de temps ensemble
52:25c'est ce que j'essaie
52:26de raconter
52:26dans ce Mont Belmondo
52:27et vous êtes sous le charme
52:30en permanence
52:30c'est à dire que
52:32regardez cette magnifique photo
52:33une très gentillesse
52:35et puis une générosité
52:36et une philosophie de la vie
52:39qui fait qu'il aimait passionnément
52:41l'existence
52:42un éternel galopin
52:44moi c'est vraiment
52:45l'image que je garde de lui
52:47farceur jusqu'à son dernier souffle
52:49je vais vous raconter une anecdote
52:51un jour je déjeune
52:52chez Libre
52:53dans le sixième arrondissement
52:54il y allait beaucoup
52:55et je suis de dos
52:58et je ne sais pas
52:59ce qu'il se passe
53:00le restaurant s'arrête
53:02plus personne ne parle
53:03et là je me dis
53:04il y a soit quelqu'un
53:05qui fait un malaise
53:05soit il se passe quelque chose
53:06de grave
53:07et je mets du temps
53:08soit Pierre Lelouch arrive
53:09et je mets du temps
53:10à me retourner
53:11parce que j'ai même
53:11un peu peur
53:13et je me retourne
53:14et en fait c'est
53:14Jean-Paul Belmondo
53:15qui est arrivé
53:16avec son meilleur ami
53:20Charles Gérard
53:21bien sûr
53:21et Marion Cotillard
53:23et les trois passent
53:24et en fait c'était Belmondo
53:25qui a sidéré tout le monde
53:26le restaurant plat a craqué
53:27qui d'un instant à l'autre
53:29ça
53:29il a coupé la vie d'attente
53:30deux personnalités
53:31qui avaient cette aura
53:33et ce magnétisme
53:33c'était Johnny Hallyday
53:34et Belmondo
53:35vous avez connu Johnny ?
53:36oui oui très bien
53:37et c'était un peu
53:38la même chose
53:39il entrait dans un restaurant
53:40tout le monde s'arrêtait
53:40souvent même d'ailleurs
53:41la bouche en bas
53:42la fourchette
53:43entre l'assiette
53:44c'est un magnétisme
53:46incroyable
53:47ces deux personnes
53:47vous êtes un homme
53:48chanceux
53:49Vincent Perrault
53:50je ne peux pas le lire
53:51donc c'est à 21h05
53:52dans quelques instants
53:54vous allez pouvoir découvrir
53:55ce documentaire extraordinaire
53:57produit par
53:58Argenton Production
53:58hommage à Belmondo
53:595 ans après sa disparition
54:01une autre séquence
54:02qui a beaucoup ému
54:02les français
54:03et on va parler
54:04d'une autre légende
54:05que vous avez connue
54:05c'est Philippe Bouvard
54:08Philippe Bouvard
54:08et je vous propose
54:09qu'on revoie ensemble
54:10cette séquence
54:11où vous parlez de Philippe
54:12et vous êtes très ému
54:13et c'est vrai que
54:14je voulais vous la soumettre
54:15parce que c'était
54:16quelque chose
54:16qui m'avait marqué
54:17dans le documentaire
54:18qu'on a pu voir
54:18la semaine dernière
54:19alors je voudrais vous dire
54:21je voudrais vous dire
54:23c'est le moment
54:24que je redoutais un peu
54:26mais je vais quitter
54:27les grosses têtes
54:28et les grosses têtes
54:30elles faisaient partie
54:32de ma vie
54:34comme elles faisaient partie
54:35de la vôtre
54:36je le sais
54:36alors c'est vous dire
54:37si vous allez me manquer
54:40alors je voudrais vous dire
54:42très simplement
54:43que je penserais souvent à vous
54:45que vous avez été
54:47plus de la moitié
54:48de ma vie professionnelle
54:50sans doute la moitié
54:51la plus heureuse
54:54et que je vous embrasse tous
54:55merci
54:58j'étais très émue
54:59parce qu'il a pleuré
55:00il a vraiment pleuré
55:01il a été quand même
55:02très marqué
55:02par cet épisode
55:04de la fin des grosses têtes
55:07parce qu'il disait tout le temps
55:08qu'il voulait arrêter
55:09qu'il voulait arrêter
55:10à chaque fois
55:11qu'il sortait d'une émission
55:12mais il était trop content
55:14quand même
55:15de revenir
55:15après chaque été
55:16d'avoir des nouveaux jeux
55:18donc il ne voulait pas
55:20vraiment partir en fait
55:21je rappelle que Philippe Bouvard
55:22s'était éteint
55:22le 24 août dernier
55:24à l'âge de 96 ans
55:25vous en avez connu des légendes
55:26oui c'est vrai
55:27j'ai eu le bonheur
55:28pendant 21 ans
55:29d'être toutes les semaines
55:30aux grosses têtes
55:31avec lui
55:31et de le connaître
55:33après dans la vie privée
55:34il a été absolument
55:35formidable pour moi
55:36et je ne m'attendais pas
55:38à voir ces images
55:38qui m'émeuvent encore
55:40autant que le jour même
55:41un grand merci
55:42Vincent Perrault
55:43d'être venu nous voir
55:44merci à vous
55:44et merci de parler
55:45de Jean-Paul Belmondo
55:46c'est normal
55:47on ne le fera jamais assez
55:48je rappelle votre livre
55:49il paraît quand ?
55:50dans un mois
55:51dans un mois
55:51vous promettez de revenir
55:53avec grand plaisir
55:54merci Elliot
55:54mon Belmondo
55:56de Vincent Perrault
55:56et Belmondo
55:58découvrez ce documentaire exclusif
56:00donc CNews
56:00c'est maintenant
56:01c'est maintenant