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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros ce soir.
00:04Régis Le Sommier est avec nous, Bruno Combi, ça va devenir notre sociétaire,
00:10polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire, Marc Toiti,
00:13qui a fait le buzz, comme on dit en bon français, ce week-end à propos de l'économie,
00:19du bilan d'Emmanuel Macron.
00:20C'est clair que ce n'est pas brillant.
00:21Nous y reviendrons, vous avez eu une formule, Emmanuel Macron a explosé la dette.
00:25Il ne fait pas rien, c'est pas moi qui le dis, ce sont les chiffres de l'INSEE.
00:28Oui, c'est vous qui l'avez traduit.
00:30Et donc, on va en parler dans un instant.
00:32Véronique Jacquier et Éric Nolot, cher Éric, ravis de vous retrouver, tout comme Véronique, bien sûr.
00:36Le point sur l'information, c'est avec Augustin Donadieu.
00:39Cher Augustin, bonsoir.
00:43Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:45Bruno Retailleau, officiellement désigné candidat des Républicains pour la présidentielle 2027.
00:50Ils étaient 76 000 adhérents appelés à voter électroniquement à trois propositions.
00:55La première, une primaire fermée réservée exclusivement aux candidats républicains
00:59qui n'a recueilli que 12,2% des votes.
01:02Celle qui prévoyait de l'ouvrir aux sympathisants a fait à peine mieux, 14%.
01:06C'est finalement la troisième proposition, celle qui désignait Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle,
01:12qui a obtenu le plus de voix à 73,8%.
01:15Et vous y reviendrez dans un instant, Elliot, avec vos invités.
01:18Déminage réussi à Colombe dans les Hauts-de-Seine.
01:21La bombe découverte durant la Seconde Guerre mondiale a été neutralisée,
01:26datant de la Seconde Guerre mondiale, ce dimanche à 15h18.
01:29Plus tôt, les spécialistes avaient tenté de désamorcer l'engin manuellement en vain.
01:34Ils mesuraient plus d'un mètre de long et 33 centimètres de diamètre.
01:38Dès l'auble, plus de 15 000 riverains avaient dû évacuer le secteur par précaution.
01:43Ils ont été pris en charge par cinq centres d'accueil.
01:46À l'étranger, les États-Unis n'ont pas dit leur dernier mot.
01:50Le vice-président, J.D. Evans, se rendra finalement au Pakistan dès demain
01:53avec une délégation pour tenter de trouver un accord avec l'Iran.
01:56Mais Donald Trump prévient, si les négociations échouent,
01:59les Américains détruiront les infrastructures iraniennes.
02:02Sur son réseau social, il accuse également Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu qui expire.
02:07Dans trois jours.
02:10Après la mort hier d'un casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah,
02:15Emmanuel Macron recevra mardi le premier ministre libanais, Nawaf Salam.
02:20Selon l'Elysée, cette visite sera l'occasion pour le chef de l'État
02:22de rappeler premièrement son attachement au respect du cessez-le-feu au Liban
02:26et deuxièmement le soutien de la France à l'intégrité territoriale du pays.
02:31Et l'antisémitisme également outre-Manche.
02:35Le premier ministre britannique a dénoncé ce dimanche des incendies criminels
02:39à caractère antisémite survenus ces dernières semaines à Londres.
02:42La police antiterroriste enquête sur un éventuel lien avec le régime iranien.
02:47La nuit dernière, une nouvelle attaque a visé une synagogue.
02:50Heureusement, cela n'a pas fait de blessés et que des dégâts mineux.
02:55Et je précise aux téléspectateurs qui ont peut-être été surpris de voir Emmanuel Macron
02:59avec les lutettes de soleil.
03:00Le 26 janvier dernier, Emmanuel Macron avait reçu le premier ministre libanais
03:05au palais de l'Elysée.
03:08C'est pourquoi nous avions cette image.
03:09Un grand merci Augustin Donadieu.
03:11Parlons de l'actualité politique.
03:12C'est l'actualité brûlante.
03:14Les adhérents LR ont donc choisi Bruno Retailleau comme candidat unique pour le parti
03:20avec 73,8% des voix lors d'une consultation sur les réseaux sociaux.
03:27On est tout de suite avec Elodie Huchard.
03:29Parce qu'on a besoin de comprendre, chère Elodie Huchard,
03:32ce que ça veut dire cette victoire de Bruno Retailleau.
03:37Déjà, est-ce qu'il avait des adversaires ?
03:39Est-ce que des candidats LR s'étaient déclarés ?
03:43Et puis l'autre question, c'est est-ce que ça veut dire que c'est le seul candidat à
03:47droite
03:47où ça peut lancer une grande...
03:50C'est non pas une primaire chez LR, mais il y aura une primaire avec, par exemple,
03:55David Lissnard, Édouard Philippe et consorts.
03:58Alors non, pour cette consultation qui a été effectuée ce dimanche,
04:03Bruno Retailleau était le seul candidat.
04:06Il y avait trois choix, sauf si on ne votait pas pour Bruno Retailleau,
04:10c'était une primaire fermée aux adhérents ou ouverte aux sympathisants.
04:14À comprendre, le seul candidat officiel était Bruno Retailleau.
04:17Si on s'en tient à ce qu'on sait ce dimanche soir,
04:20Bruno Retailleau est donc le candidat officiel pour Les Républicains en 2027.
04:25Ça, c'est bien, Eliott, la version officielle.
04:28En revanche, on sait très bien que Laurent Wauquiez l'avait dit,
04:30il votera blanc, à savoir qu'il ne prendra pas part à ce vote.
04:34On sait que David Lissnard et Xavier Bertrand ont déjà fait part de leur volonté d'être candidats en 2027.
04:40Agnès Évrenne, à la mi-journée sur CNews, expliquait qu'il y avait deux étages à la fusée.
04:45Premier étage, officiellement, Bruno Retailleau est donc le candidat de LR.
04:50Étage suivant et sans doute le plus compliqué, c'est de savoir comment départager tous ces candidats.
04:55Ces candidats qui appartiennent ou appartenaient à LR,
04:58Laurent Wauquiez, David Lissnard, Xavier Bertrand,
04:59et puis surtout, également, les candidats du bloc central, parmi lesquels Édouard Philippe, notamment.
05:05Alors, le parti promet qu'il pourrait y avoir une sorte de sélection naturelle,
05:09en fonction, par exemple, des sondages,
05:11et que les candidats qui seraient les moins en avance dans les sondages pourraient se retirer,
05:16parce que les LR, comme Édouard Philippe, comme d'autres,
05:18savent très bien que s'il y a plusieurs candidats issus du bloc central,
05:22ils ne pourraient pas se qualifier au second tour.
05:25C'est une première victoire pour Bruno Retailleau,
05:27sans doute, pour lui, en réalité, la plus facile.
05:29L'étape d'après ce deuxième étage de la fusée, en revanche,
05:33va être beaucoup plus compliquée à passer pour les Républicains.
05:36Pour l'instant, Elodie Huchard, aucune réaction du côté de Laurent Wauquiez,
05:40parce que c'est Laurent Wauquiez qu'on regarde au sein des LR.
05:43Pour David Lissnard, par exemple, lui, il a une partie,
05:45c'est le parti de Nouvelle-Énergie,
05:46et on a bien compris qu'il s'était détaché des Républicains.
05:49Je citerai son tweet dans quelques instants.
05:51Mais est-ce que Laurent Wauquiez a eu une réaction ?
05:54Non, aucune réaction, et d'ailleurs, ça n'est pas très étonnant,
05:57en réalité, Elliot, puisque Laurent Wauquiez avait dit
05:59que ce vote, en tout cas le sien, serait un vote blanc,
06:02un vote qui ne compte pas,
06:03une façon de dire pour Laurent Wauquiez
06:05qu'il ne voulait pas participer, finalement, à cette élection.
06:09Alors, ça n'avait pas franchement étonné le camp Retailleau,
06:12vous l'imaginez bien.
06:13Laurent Wauquiez, évidemment, qu'on attend une réaction officielle
06:16de la part du président des LR à l'Assemblée nationale,
06:20mais on voit bien à quel point les choses vont être compliquées en interne.
06:24Les Républicains ne sont pas forcément, en tout cas les chefs à plumes,
06:27comme on les appelle, ne sont pas forcément tous derrière Bruno Retailleau.
06:30Certains s'activent déjà pour Edouard Philippe,
06:33d'autres expliquent qu'au contraire, il faudrait aller plutôt du côté
06:35d'une Sarah Knafo, Éric Zemmour, d'un Jordan Bardella.
06:38Donc, on voit bien qu'en interne, c'est compliqué.
06:40Et quand il faudra ouvrir derrière à tout le bloc central,
06:43eh bien, bon courage, finalement, aux Républicains
06:46pour faire en sorte de maintenir, finalement, leur candidature,
06:49c'est ça l'enjeu.
06:49Aujourd'hui, Bruno Retailleau est candidat à l'élection présidentielle,
06:53élu par ses adhérents.
06:54Est-ce qu'il sera vraiment, lors de la course à 2027,
06:59sûr le départ ?
07:00Pour l'instant, rien n'est moins sûr.
07:02Eh bien, je vous remercie, Elodie Huchard,
07:04c'est Alameddiride d'être claire.
07:05Et vous avez prolongé votre longue journée,
07:06puisque vous étiez à l'antenne de CNews.
07:09Et je vous laisse profiter.
07:10Visiblement, il y avait une cuisine derrière.
07:12Je ne suis pas sûr que vous ayez des cuisiniers.
07:14Je pense que vous étiez dans un restaurant.
07:17Je vous profite.
07:19Profitez bien de votre soirée, chère Elodie.
07:24Je rappelle que Valérie Pécresse avait fait 4,78% des voix
07:28en 2022 à la présidentielle.
07:31Et je disais, David Lysnard a réagi, par exemple.
07:34Rien n'est changé, dit-il.
07:36Voilà, comme prévu, la droite est ce soir
07:38dans la même situation d'impasse électorale.
07:40Il est temps de sortir des logiques des partis
07:42devenus tout petits, de permettre une proposition nouvelle
07:46d'émerger, de proposer un choix populaire.
07:48Il est temps d'organiser la grande confrontation
07:50ouverte à tous pour désigner le candidat
07:51qui pourra gagner la présidentielle.
07:54C'était intéressant d'avoir cette formule.
07:55La première fusée, le premier étage de la fusée,
07:58le deuxième, ça va être un long parcours.
08:01On est loin d'avoir désigné le candidat
08:03de la droite dite républicaine ce soir, Véronique Jacquier.
08:08Oui, en fait, Bruno Rotaillot a sauté une haie
08:11et maintenant, effectivement, la course est loin
08:13d'être terminée.
08:15Le point positif, c'est qu'il est transgressif
08:18par rapport à un Xavier Bertrand,
08:20par rapport à un Édouard Philippe,
08:22par rapport à une Valérie Pécresse
08:23qui, finalement, travaille tous à une candidature
08:26d'un socle commun.
08:27Maintenant, effectivement,
08:28est-ce qu'il est dans une impasse électorale ?
08:32Pour l'instant, il est loin derrière Édouard Philippe
08:34dans les sondages.
08:35Et ce sont finalement les sondages
08:36qui vont participer, vous savez,
08:38à un phénomène de décantation
08:39pour qu'au final, le meilleur gagne.
08:41Et ça va se décanter
08:44entre septembre et décembre prochain.
08:46Alors, soit il y aura une primaire du socle commun,
08:48soit il n'y aura pas de primaire
08:49et il y aura les sondages
08:50qui vont faire qu'effectivement,
08:51certains vont être à la traîne
08:53et d'autres vont prendre la lumière
08:54et donc, naturellement,
08:55une forme de leadership.
08:56Mais franchement, à l'heure où on se parle,
08:58bien malin,
08:59c'est pour ça qu'on n'est pas face au candidat
09:04ou l'un des candidats de la droite aujourd'hui
09:07ou de la droite et du centre.
09:09Certains appellent à cette mobilisation
09:11de la droite et du centre.
09:12Mais idéologiquement, par exemple,
09:14on voit bien que Bruno Retailleau
09:15est à des années-lumière
09:17d'un Xavier Bertrand,
09:19d'un Édouard Philippe
09:20sur beaucoup de sujets,
09:21pas sur les questions économiques
09:22ou même d'un Jean-François Copé.
09:24Sur la question de la présidentielle,
09:25Marc Toiti,
09:26la question du pouvoir d'achat,
09:27c'est la priorité des priorités des Français.
09:29Et la question de l'économie,
09:31comment faire des économies,
09:32là aussi, ça sera un sujet essentiel.
09:34C'est sûr que là,
09:34on a une crise historique qui est devant nous,
09:36donc même derrière nous,
09:37puis elle continue.
09:38Donc, le problème, c'est de voir,
09:39j'espère,
09:40pour la première fois depuis les trois élections présidentielles,
09:42on va enfin parler
09:43des vraies questions économiques.
09:45Parce que jusqu'à présent,
09:45on n'a pas vraiment eu de débat sur l'économie.
09:47Donc, c'est pourquoi,
09:48on a pu, comme ça,
09:50laisser filer la dette.
09:51C'est pourquoi, finalement,
09:52vous l'évoquez,
09:53on a aujourd'hui un pouvoir d'achat
09:55qui est en panne
09:57pour beaucoup de ménages français.
09:58Et globalement,
09:59on se rend bien compte
09:59qu'il n'y a pas de mesures
10:00qui sont proposées.
10:01Donc, il faut, effectivement,
10:03un vrai débat
10:04pour savoir comment on va sortir
10:05de la crise de la dette,
10:06comment on va sortir
10:07de ce problème de pouvoir d'achat
10:08qui est très faible.
10:09Et puis également,
10:10parce que là, jusqu'à présent,
10:11ça allait encore,
10:12le chômage n'augmentait pas trop.
10:13Là, ça y est,
10:14le chômage commence à augmenter.
10:15Et c'est ça qui est très dangereux.
10:16Parce que là,
10:17l'ensemble des Français
10:18vont être affectés.
10:20Donc, j'espère qu'on aura enfin
10:21un vrai débat économique.
10:23Voilà pour l'information politique du soir.
10:24Allons sur l'actualité littéraire.
10:26Et je vais me tourner vers vous,
10:28cher Éric Nolot.
10:30C'est ce qu'on appelle
10:30signer la fin de la récré,
10:32mettre un terme au théâtre
10:33du boulevard Saint-Germain,
10:34le départ d'Olivier Nora
10:35de la maison Grasset,
10:37présenté comme un séisme
10:38depuis une semaine dans les médias
10:41et finalement une tempête
10:42dans un verre d'eau.
10:43Vincent Bolloré a pris la plume
10:45dans les colonnes du JDD.
10:47On voit aussi l'article
10:48qui a été publié
10:49pour séquencer cette chronique,
10:52cette très chronique
10:52d'une manipulation.
10:54Mais Vincent Bolloré a pris la plume
10:56et le titre,
10:56c'est « Séisme, point d'interrogation ».
10:58Si je résume,
10:591, le 6 juin prochain,
11:01déjà c'est l'information
11:02la plus importante,
11:03le 6 juin prochain,
11:04le livre de Boilem Sansal
11:06qui est attendu
11:07non pas qu'en France,
11:08mais dans le monde entier,
11:10du moins en Europe,
11:12en Amérique latine,
11:14le 6 juin prochain,
11:15le livre le plus important
11:16sortira.
11:172, Olivier Nora,
11:19l'ancien directeur de Grasset,
11:21était contre l'idée
11:23de sortir ce livre aussitôt.
11:253, Grasset,
11:27était en perte de vitesse financièrement.
11:304, Olivier Nora,
11:31malgré le ralentissement économique
11:33de Grasset,
11:36visiblement,
11:37il était plutôt bien rémunéré
11:38et il y avait eu une augmentation
11:39de quasiment 20%,
11:41c'est plutôt pas mal.
11:42Et 5,
11:43les dirigeants d'achète
11:44continueront à publier
11:45tous les auteurs
11:46qui le souhaitent.
11:46Quand je dis
11:47« signer la fin de la récré »
11:48ou « mettre un terme »
11:49à ce théâtre
11:50du boulevard Saint-Germain,
11:51qui a eu une machine médiatique
11:54qui s'est mise en branle
11:55durant toute la semaine
11:57et le temps d'un article,
11:59on a pu y voir
12:00un peu plus clair.
12:01Mais vous,
12:01la plume que vous êtes,
12:03l'homme du boulevard Saint-Germain,
12:05vous aussi,
12:05vous l'avez été,
12:06l'homme du boulevard Saint-Germain,
12:07vous l'êtes encore d'ailleurs.
12:08Peut-être qu'on se pince...
12:09J'ai été éditeur,
12:10mais pas à Saint-Germain.
12:10Peut-être qu'on se pince le nez,
12:12boulevard Saint-Germain,
12:13quand vous passez.
12:14Mais quel regard vous portez,
12:15cher Éric Nolot,
12:16sur ce qu'il s'est passé ?
12:17Non, mais c'est en deux temps.
12:19D'abord, il faut dire
12:20que nul ne remet en cause
12:21les qualités de M. Nora.
12:23M. Nora est un remarquable éditeur,
12:26que ce soit sur le plan intellectuel
12:27ou par les relations personnelles
12:29qu'il a réussi à instaurer
12:30avec ses auteurs.
12:31À partir de là,
12:33la réponse de Vincent Bolloré
12:34appuie là où ça fait très très mal.
12:36Ça fait mal parce qu'en effet,
12:38les résultats économiques
12:39ne sont pas à la hauteur.
12:40Quand on fait commerce des livres,
12:42on fait commerce de l'esprit,
12:43mais enfin,
12:43c'est quand même une société
12:44comme une autre.
12:44Il faut qu'il y ait plus d'argent
12:45qui rentre
12:46que d'argent qui sorte.
12:47C'est valable pour une maison d'édition
12:48comme n'importe quelle entreprise.
12:50Deuxièmement,
12:51je vous parle en tant qu'éditeur,
12:52c'est incompréhensible
12:53que M. Nora s'oppose
12:55à la sortie rapide
12:56du livre de Boilem-Sensal.
12:5999,99% des éditeurs
13:01vous diront
13:01il faut le sortir
13:02le plus vite possible
13:03et non pas en novembre
13:04comme le propose M. Nora.
13:07Ensuite,
13:07pour répondre à votre question,
13:08parce que je pense
13:10que des téléspectateurs
13:11ne sont peut-être pas familiers
13:13de la géographie éditoriale,
13:15mais Grasset,
13:15c'est l'éditeur du milieu.
13:18C'est au régal des journalistes.
13:20Les journalistes publient des livres
13:21qui sont chroniqués
13:22par d'autres journalistes
13:23dans tous les journaux
13:24et tout le monde est content.
13:25Donc,
13:25il publie tout le petit milieu
13:26et là,
13:27comme vous avez touché
13:28au petit milieu,
13:28ça a été la révolution.
13:31C'était à qui se roulerait par terre.
13:32On aurait dit Mbappé
13:33dans la surface de réparation.
13:36Au hasard,
13:37j'aurais pu choisir.
13:37N'attaquez pas Kylian Mbappé
13:38qui nous fera gagner
13:39la Coupe du Monde,
13:40s'il vous plaît.
13:40Peut-être,
13:41peut-être,
13:41on verra.
13:41Mais ce que je veux vous dire,
13:43c'est que vous avez touché
13:44au cœur nucléaire du système.
13:46C'est des gens
13:46qui sont entre eux
13:47et Grasset
13:48est l'éditeur de l'entre-soi.
13:50Ça ne veut pas dire
13:51qu'il n'y a pas de bons livres.
13:52Il y a évidemment
13:52des bons livres
13:53qui paraissent chez Grasset,
13:53mais le cœur du métier
13:55de Grasset,
13:56c'est de flatter le petit milieu
13:57et ce petit milieu
13:58n'aime pas être caressé
14:00à rebrousse-poil.
14:01Ce sont les mots
14:02de Vincent Bolloré.
14:03Une petite caste
14:04se croit au-dessus
14:05de tout et de tous,
14:06se coopte
14:07et se soutient
14:08et qui,
14:08grâce à sa capacité
14:09de fracas médiatique,
14:10fait peur à beaucoup.
14:12Il rappelle également
14:13pendant ce même temps
14:14la rémunération.
14:14Il parlait de la rémunération
14:15d'Olivier Nora
14:16est passée de 830 000 euros
14:18à 1,7 million d'euros
14:19et cette rémunération
14:20a été payée par Hachette,
14:22n'a été facturée
14:23que par moitié à Grasset
14:24et améliorant ainsi
14:26les charges apparentes
14:27de Grasset
14:28et donc son résultat
14:29aussi présenté.
14:30Résultat qui était
14:32en perte de vitesse
14:34de cette année.
14:35C'est le ratio
14:35entre le salaire
14:36de M. Nora
14:37et le chiffre d'affaires
14:38de la société
14:38qui est tout à fait anormal.
14:40C'est-à-dire que
14:41si c'était 10 fois ça,
14:43on dirait...
14:44Mais on en rit.
14:45Alors, vous parlez
14:46du chiffre d'affaires,
14:46il était de 16 millions d'euros,
14:47il est désormais
14:48de 12 millions d'euros
14:49et vous avez une rémunération...
14:501 million pour 12 millions,
14:51je n'ai jamais entendu
14:52comprendre...
14:53Avec 33 salariés
14:55sur 33 000
14:56que compte le groupe Lagardère.
14:58Ce n'est pas très défendable.
14:59Il y a une...
15:00Sur le branle-bas
15:02de combat médiatique,
15:03il y a cette partie
15:05qui là aussi est marquante.
15:06Comment est-ce possible,
15:07point d'interrogation ?
15:08Alors que la situation
15:09financière et sociale
15:09de millions de Français
15:10est, elle, actuellement
15:11réellement préoccupante,
15:12comment cette affaire
15:13peut-elle faire
15:14autant de vacarnes ?
15:16Simplement parce que
15:17cela touche
15:17une petite caste
15:18qui se croit
15:19au-dessus de tout
15:19et de tous
15:20et qui se coopte
15:21et se soutient
15:21et qui, grâce à sa capacité
15:23de fracas médiatique,
15:23fait peur à beaucoup.
15:25Cette partie-là
15:26est l'essentiel.
15:26Les Français qui nous regardent
15:27ils disent
15:28mais attendez,
15:28pardonnez-moi,
15:29mais pourquoi vous me parlez
15:30d'Olivier Nora là ?
15:31Mais attendez,
15:32pardonnez-moi de le dire ainsi,
15:33mais à part le boulevard Saint-Germain,
15:36Olivier Nora,
15:36je m'en fous complètement.
15:38Mais pourquoi
15:39c'est intéressant
15:40ce qui s'est passé ?
15:41C'est que depuis une semaine,
15:42cette actualité
15:44inonde
15:44le service public,
15:46inonde
15:47la presse
15:48nationale
15:48et on a l'impression
15:50d'avoir vécu
15:50une sorte de tsunami,
15:52de séisme.
15:53C'est une tempête
15:54dans un verre d'eau
15:55des Français.
15:56C'est ça la question.
15:57Est-ce que vous rajoutez
15:57un argument ?
15:58Ben oui, Eric.
15:59Parmi les auteurs
16:00qui partent,
16:01il y a Virginie Despente.
16:03Virginie Despente
16:04qui se trouvait très bien
16:06de toucher l'argent
16:07de M. Bolloré
16:08quand ses livres
16:09sont adaptés
16:09sur Canal+,
16:10en série,
16:11première chose.
16:12Mais Mme Despente
16:13a signé un long article
16:14au lendemain
16:15des attentats
16:16contre Charlie
16:17en disant qu'elle avait été
16:18prise dans un rayon
16:19d'amour
16:20à la fois pour les victimes
16:22et pour les frères Kouachi.
16:23Elle a été prise
16:23dans un rayon d'amour
16:24pour des types
16:25qui ont tué
16:26de sang-froid
16:26à la Kalashnikov
16:27des hommes désarmés.
16:29Est-ce que vous avez vu
16:30chez les auteurs de Grasset
16:31un mouvement
16:31« On ne veut plus être
16:33dans la même maison
16:33que cette femme ? »
16:34Non.
16:35Mais il y a une liberté
16:35d'écriture en fait.
16:37Je vais vous dire
16:37c'est ainsi va la vie
16:38dans une entreprise.
16:40Les gens viennent,
16:41les gens partent,
16:41les auteurs quittent
16:42une maison,
16:43il y en aura d'autres
16:44qui arriveront
16:44et puis basta.
16:45C'est là où il y a
16:46quand même deux drames.
16:47Il y a d'abord un mépris.
16:48Moi je trouve que c'est
16:49vraiment du mépris aujourd'hui
16:50effectivement des Français
16:50qui souffrent au sens large.
16:51On l'a vu dernièrement
16:53quand le Premier ministre
16:54a dit « Si vous avez
16:55des difficultés,
16:56on va vous permettre
16:56d'utiliser vos tickets
16:57restaurants le dimanche. »
16:59On a une crise incroyable.
17:00L'inflation qui explose
17:01et on dit aux Français
17:01« Vous allez vous débrouiller. »
17:02Là pareil,
17:03on nous parle de quelqu'un
17:04qui gagne très très bien sa vie.
17:06Là aussi encore une fois,
17:07c'est la vie de l'entreprise.
17:08C'est le deuxième point.
17:08Quand une entreprise va bien,
17:14prie pour le dirigeant
17:15d'entreprise.
17:16Et enfin,
17:16ne l'oublions pas,
17:17c'est l'actionnaire
17:18qui décide.
17:19Ça participe du manque
17:20de culture économique.
17:21Quand on a un actionnaire
17:22qui décide,
17:23dans toutes les entreprises,
17:24c'est lui qui prend
17:24les décisions.
17:25Sauf que là,
17:26c'est Vincent Bolloré
17:27qui est ciblé.
17:28Il commence en rappelant
17:29une évidence,
17:30bien que n'ayant aucune fonction
17:31chez Hachette,
17:32mais étant pour certains
17:33et par certains
17:34responsable d'un séisme.
17:36Mais étant séisme
17:36entre guillemets.
17:38Le groupe Hachette
17:38détient la maison Grasset.
17:40La maison Grasset
17:41avec un homme qui dit
17:42qu'on va retarder la vente
17:45et la parution
17:46du livre le plus important
17:47de l'année
17:47qui est celui
17:50de Boilem Sansal.
17:52Alors qu'on en a eu
17:53un cas très pratique
17:54en 2026,
17:56le livre le plus lu
17:58politique et le plus vendu,
18:00c'est celui
18:01ces derniers mois
18:02de Nicolas Sarkozy
18:04au sortir de sa détention.
18:06Bon,
18:06il sort de prison
18:07quelques semaines à peine
18:09après,
18:09il est publié.
18:10C'est vraiment
18:11le béabat de l'édition.
18:12C'est quoi l'argument
18:13d'ailleurs ?
18:14Pourquoi il voulait
18:14décaler le...
18:14Je vais vous dire
18:15une chose,
18:16je vais vous présenter
18:19mes excuses
18:19et je présente
18:20mes excuses
18:20aux téléspectateurs
18:21parce qu'on est en train
18:23de trop en parler
18:24par rapport
18:25aux priorités
18:26des Français
18:26qui sont...
18:27Je ne suis pas d'accord
18:27avec vous,
18:28c'est important,
18:29la France est le pays
18:29le plus littéraire
18:30au monde,
18:31c'est normal qu'on en parle.
18:32Mais je trouve
18:32qu'on en parle
18:33de la bonne façon,
18:34c'est qu'on éclaire
18:35les coulisses
18:35de quelque chose
18:36qui nous est présenté
18:37autrement
18:37par ce milieu.
18:38Je trouve qu'on fait
18:39oeuvre utile.
18:40Après,
18:40l'édition,
18:41c'est important,
18:42évidemment,
18:42ce n'est pas des sommes
18:43colossales,
18:43mais c'est une part
18:45intéressante
18:46de l'identité française.
18:47Dernière chose
18:48quant aux attaques
18:49conclues
18:50Vincent Bolloré
18:50concernant mon idéologie,
18:52je rappelle une fois de plus,
18:54je suis chrétien démocrate
18:55et les dirigeants
18:56de Hachette
18:56continueront à publier
18:58tous les auteurs
18:59qui le souhaitent.
19:00Voilà,
19:00c'est la liberté.
19:01Mais je vois
19:02dans cette séquence
19:03ces hurlements,
19:04ces cris d'orfraie
19:04du 6e arrondissement
19:05et du boulevard
19:06Saint-Germain
19:07avec en un article
19:09qu'on voit
19:09un tout petit peu
19:10plus clair
19:10et ça vient
19:11en quelque sorte
19:13calmer cette tempête
19:14dans un verre d'eau.
19:15Le même effet
19:16qu'il y avait eu
19:16au moment,
19:17vous savez,
19:17de la commission d'enquête
19:18avec non pas
19:19un rapporteur
19:20mais un procureur
19:21face à Vincent Bolloré
19:23qui était venu
19:23devant les députés
19:24et qui de manière
19:25très sereine,
19:26très calme
19:27avait répondu
19:29à toutes les questions
19:30et là aussi,
19:31vous savez,
19:31c'était dans un moment
19:32de bascule
19:33à savoir,
19:34vous savez,
19:35il y avait le renouvellement
19:35de l'Arcom
19:37il y avait la commission
19:38d'enquête
19:39quelques semaines auparavant
19:40le contexte
19:41il était quand même lourd
19:42l'histoire était
19:43en quelque sorte
19:44réglée.
19:44Bruno Combier
19:45en un mot
19:45parce que je préfère
19:46vous entendre parler
19:47de nucléaire
19:48mais là,
19:49c'est la bombe nucléaire
19:50la moins grave
19:52de l'histoire
19:53si vous voyez
19:53ce que je veux dire.
19:54On n'est pas face
19:55à Hiroshima
19:55Nagasaki.
19:57Pour ma part,
19:58je suis quand même
19:58beaucoup plus inquiet
19:59quand je vois
19:59la situation à Hormuz,
20:01la situation
20:01de l'économie mondiale
20:02et même en France
20:03que cette tempête
20:05dans un verbe
20:06comme vous dites
20:06c'est exactement ça
20:07qu'on change
20:08la direction
20:10d'une maison d'édition
20:11dont le chiffre d'affaires
20:12ne progresse pas beaucoup
20:13dont il y a des salaires
20:16très importants
20:17qui augmentent
20:17alors même
20:18que le chiffre d'affaires
20:18se ralentit
20:19que la direction
20:23décide
20:24de sa ligne éditoriale
20:25c'est la moindre des choses
20:27c'est vraiment élémentaire.
20:28Quand je lis la presse
20:30la presse grand public
20:31bien pensante
20:32il y a des adjectifs
20:34extraordinaires
20:36cataclysme
20:39Moi je trouve toujours
20:40que Vincent Bolloré
20:41se défend très bien
20:42tout seul
20:42que ce soit à la télé
20:44que ce soit là
20:45il se défend très bien
20:46tout seul.
20:46Mais la seule question
20:48c'est pourquoi on en parle
20:49c'est parce que vous avez
20:50un système médiatique
20:51qui s'est mis en branle
20:52et qui correspond exactement
20:54c'est-à-dire que vous pouvez
20:55faire une sorte de pont
20:56entre le boulevard Saint-Germain
20:59dans le 6ème arrondissement
21:00et la maison de la radio
21:01dans le 16ème
21:02et c'est intimement lié
21:04et j'invite
21:05parce que vous savez
21:06parfois
21:06vous avez les journalistes
21:08qui vont voir
21:09vous savez les mots-clés
21:10qui sont présentés
21:11dans la presse
21:13et bien
21:14le mot-clé Bolloré
21:16par exemple
21:16dans le service public
21:17a été ces derniers jours
21:19mais utilisé
21:20mais des dizaines de fois
21:21comme si c'était
21:22l'info la plus importante
21:23c'est pour ça que
21:24le contre-récit
21:26est important
21:26le fond du sujet
21:27c'est un problème
21:28de gouvernance
21:29chez Grasset
21:30et on a vu effectivement
21:31qu'on transformait ça
21:32en combat idéologique
21:33je crois que le fond du sujet
21:35c'est que vous avez
21:35des individus
21:36qui peut-être ont
21:37beaucoup de talent
21:38mais imaginent savoir
21:40tout sur tout
21:41on imagine
21:43être les sachants
21:44sont dans un petit cercle
21:46de sachants
21:47et tout ce qu'il y a
21:48autour de ce petit cercle
21:49n'a pas le droit
21:50de citation
21:50et quand vous
21:52entrez en contradiction
21:53avec eux
21:54ils imaginent
21:55que c'est un drame
21:56absolu
21:56et que finalement
21:58c'est leur liberté
21:59qui est menacée
21:59et ce petit cercle
22:01ensuite fait beaucoup
22:02de bruit
22:02parce qu'ils sont minoritaires
22:04mais dans un monde
22:05médiatique
22:05comme le nôtre
22:07ils sont majoritaires
22:08et ils peuvent
22:10effectivement faire
22:11énormément de bruit
22:12revenons aux choses
22:13sérieuses
22:13dans quelques instants
22:14on va faire une courte pause
22:16une courte pause
22:17après cette séquence
22:18séisme
22:19une courte pause
22:19on revient dans
22:20quelques instants
22:21pour parler de la situation
22:22évidemment en Iran
22:23et on parlera
22:24de la situation économique
22:25avec vous
22:26cher Marc Toiti
22:27avec plaisir
22:30il est 20h26
22:32et en fait
22:32on a poursuivi le dit
22:33pas pendant la publicité
22:34mais pardonnez-moi
22:35moi je suis en transparence
22:36avec les téléspectateurs
22:37et j'ai eu une idée
22:38parce que j'ai quand même
22:38la chance
22:39on a tous la chance
22:40d'avoir un économiste
22:41sur le plateau
22:43Marc Toiti est avec nous
22:44on va parler
22:44d'Emmanuel Macron
22:45vous considérez
22:46qu'il a explosé la dette
22:47c'est votre formule
22:48mais attendez
22:49avant d'aller sur Emmanuel Macron
22:51imaginez que je sois
22:53le président
22:53d'une directeur
22:54d'une PDG
22:55d'une entreprise
22:56que vous avez
22:57dans laquelle
22:58vous avez investi
22:59il y a un groupe
23:00qui détient l'entreprise
23:01dans laquelle
23:02je suis le dirigeant
23:02dans cette entreprise
23:04il s'avère que
23:05je me verse
23:06un salaire
23:07d'un million annuel
23:08c'est décidé
23:09en conseil d'administration
23:10c'est pas moi
23:11tout seul
23:12qui ai décidé ça
23:12il y a un conseil
23:13d'administration
23:14mais mon entreprise
23:16qui emploie
23:1633 salariés
23:18pour un million d'euros
23:19pour ma pomme
23:20et le résultat opérationnel
23:22il est de 600 000 euros
23:23il y a un petit problème
23:25et il passe de 1 million
23:262 en 2000
23:27encore une fois
23:29vous me virez ou pas ?
23:30clairement
23:32sans être méchant
23:32c'est à dire qu'encore une fois
23:33c'est pas pour
23:34la folie des profits
23:36etc
23:36c'est juste de la logique
23:38c'est du bon sens
23:39et même c'est du respect
23:40j'ai envie de dire
23:41vous avez des salariés
23:42des autres salariés
23:43on a vu
23:44il y a d'autres cas
23:45je suis en transparence
23:46mais j'ai pas dit à mes salariés
23:47peut-être ma rémunération
23:48en tout cas
23:49c'est connu aujourd'hui
23:50donc c'est extrêmement dangereux
23:52et surtout
23:52ce n'est pas
23:53ce n'est pas sérieux
23:54vis-à-vis des salariés
23:56puis du grand public
23:57également
23:57on voit qu'on souffre
23:59au quotidien malheureusement
24:01allons sur le terrain
24:02de l'Iran
24:02et là c'est très important
24:03allons sur le terrain
24:05de l'Iran
24:05allons sur le terrain
24:06du détroit d'Hormuz
24:07mais également
24:09regardons
24:10Islamabad
24:10et je me tourne vers vous
24:11Régis Le Semi
24:12ainsi que Bruno Combi
24:14Donald Trump
24:15a annoncé dimanche
24:16qu'une délégation américaine
24:17conduite par son vice-président
24:18J.D. Vance
24:18serait au Pakistan
24:19lundi
24:20pour relancer
24:21les négociations
24:22avec l'Iran
24:23tout en menacant
24:24de détruire les infrastructures
24:25de ce pays
24:26en cas d'échec
24:26pour parler
24:27pour parler
24:28qui ne pourrait
24:29même pas commencer
24:31puisque selon
24:31l'agence Reuters
24:32l'Iran
24:34refuserait
24:35le second round
24:37de négociations
24:38là j'ai besoin
24:39d'avoir une traduction
24:39d'abord de Régis
24:40et ensuite de Bruno
24:41je pense qu'il y a eu
24:43d'abord Trump
24:44s'en mêle
24:45les pieds
24:46dans ses tweets
24:47c'est pas nouveau
24:48d'abord il pénalise
24:50avec ses poussées
24:52de fièvre
24:52la négociation
24:53telle qu'elle se fait
24:54par les Pakistanais
24:56par aussi
24:57certains de ses collaborateurs
24:58il y a un article
24:59du Wall Street Journal
25:00aujourd'hui absolument
25:01dévastateur
25:01sur le fait que même
25:03dans certaines réunions
25:05on est obligé
25:06de laisser Trump
25:07à l'extérieur
25:07quand il y a eu
25:08la chasse
25:09pour retrouver
25:10les deux pilotes
25:11on a laissé Trump
25:12à l'extérieur
25:13parce que c'était pas possible
25:14il tweetait en permanence
25:16c'est ce que dit
25:16le Wall Street Journal
25:17donc il y a un côté
25:18qui est un journal
25:20précisé pour les
25:22plutôt conservateurs
25:23plutôt trumpiste
25:24ou dur contre Trump
25:25pas trumpiste
25:26mais vraiment très sérieux
25:28disons que c'est vraiment
25:29du
25:30c'est dans ce genre
25:32de propos
25:34qu'on comprend
25:34à la fois
25:36alors ce qui n'enlève pas
25:37certains côtés positifs
25:39aussi
25:40cette manière
25:41de mettre la pression
25:42sur ses adversaires
25:43que Trump
25:44utilise parfois
25:46et parfois ça marche
25:47là en l'occurrence
25:49le problème
25:50auquel sont confrontés
25:52les Iraniens
25:53c'est qu'ils ont
25:55la crainte
25:56que
25:56d'être attaqués
25:58pendant la négociation
25:59c'est déjà arrivé
26:00par deux fois
26:01souvenez-vous
26:02juin 2025
26:04il y a un processus
26:06de négociation
26:06sur le nucléaire
26:07à l'époque
26:07au sultanat d'Oman
26:09et Israël attaque
26:10le 3 juin
26:12voilà
26:13en plein milieu
26:14le lendemain
26:15il y a une négociation
26:16donc ça
26:17c'était
26:17Wittkopf
26:18et Kushner
26:19le 28 février
26:20idem
26:21la négociation
26:22n'est pas terminée
26:23selon les propos
26:25du médiateur
26:26du sultanat d'Oman
26:27Albu Saidi
26:28on est en passe
26:30de signer un accord
26:31qui va même être meilleur
26:32que l'accord
26:33de 2015
26:34l'accord de Vienne
26:35ça c'est ce que disent
26:36les Omanais
26:36qui sont à la manœuvre
26:37puisque c'est eux
26:38qui accueillent
26:39et qui font
26:39la médiation
26:40à quel point
26:41les déclarations d'Oman
26:42peuvent être prises
26:45parfaitement au sérieux
26:46puisque c'est le médiateur
26:47entre les américains
26:48et les iraniens
26:49je me pose les questions
26:50bien sûr
26:51c'est très important
26:52pourquoi
26:52d'ailleurs c'est une tradition
26:53à l'époque ça se faisait
26:55entre tribus
26:55c'était
26:56les Omanais
26:57étaient ceux
26:57qui négociaient
26:58la paix
26:59ils l'ont fait
26:59depuis tout le temps
27:00donc demain
27:01si l'Iran
27:02ne veut pas se rendre
27:04à Islamabad
27:05c'est qu'il craigne
27:06voilà
27:06et puis
27:07ils ne sont pas non plus
27:08complètement idiots
27:09ils voient qu'il y a
27:10une montée en puissance
27:11du dispositif américain
27:13avec des flux
27:15d'avions
27:16qui viennent
27:16à la fois d'Europe
27:17et des Etats-Unis
27:18avec un matériel considérable
27:19pour d'abord
27:20réarmer
27:21pendant cette période
27:22de trêve
27:23mais peut-être plus
27:24que réarmer
27:25et que
27:26voilà
27:27les Iraniens ont peur
27:28d'être pris
27:29dans une attaque
27:31pendant la négociation
27:32d'où
27:33ces attermoiements
27:35d'où le fait
27:35que Donald Trump dit
27:36on va y aller
27:37
27:37les Iraniens disent
27:39en tout état de cause
27:40aujourd'hui
27:41on n'y va pas
27:42de même
27:43quand Donald Trump
27:44a dit hier
27:44quand il y a eu
27:46l'ouverture
27:46pour le détroit
27:47d'Hormuz
27:48les Iraniens ont dit
27:50on ouvre le détroit
27:52Donald Trump a dit
27:53nous on maintient
27:54notre blocus
27:57les Iraniens disent
27:58on referme le détroit
27:59à tel point
27:59qu'ils ont
28:00visiblement
28:00toujours selon
28:01Donald Trump
28:02qui a été interrogé
28:03par notre
28:04excellente consoeur
28:05Delcy
28:06Margot Haddad
28:07qui a pu
28:07d'ailleurs
28:08ça serait intéressant
28:09de pouvoir
28:10échanger avec elle
28:11vous imaginez
28:11vous êtes au téléphone
28:13très rapide
28:14un échange
28:14très bref
28:15un échange
28:15avec Donald Trump
28:16en ce moment
28:17c'est plutôt pas mal
28:17de pouvoir échanger
28:19avec Donald Trump
28:20parce qu'il dit
28:21que des navires français
28:22ont été visés
28:25ciblés
28:25alors il a confirmé
28:27qu'il y avait eu
28:27un navire
28:28toujours selon
28:28Donald Trump
28:29un navire
28:30qui avait été ciblé
28:31navire français
28:32sur le détroit
28:33d'Hormuz
28:33et ça s'est passé
28:36ce week-end
28:36Bruno Combi
28:37oui Elliot
28:38la situation
28:39au détroit d'Hormuz
28:40est sérieuse
28:41grave
28:42beaucoup plus
28:42que ce dont on parlait
28:43tout à l'heure
28:44et on a une illustration
28:47encore aujourd'hui
28:48du mécanisme
28:48du stop and go
28:49de cette guerre
28:50en fait ils ne sont pas
28:51du tout d'accord
28:52sur le fond
28:52donc ils essayent
28:55de négocier
28:55ou ils prétendent négocier
28:56et puis en fait
28:57comme ils ne sont pas
28:57du tout d'accord
28:58ils reviennent
28:58à l'étape de la guerre
29:00et donc rappelons-nous
29:02quand même
29:02qu'au début de cette histoire
29:03la circulation dans le détroit
29:05était totalement libre
29:06c'est la jugulaire
29:07de l'humanité
29:08qui permet
29:09d'amener l'énergie
29:10le gaz et le pétrole
29:11qui sont les deux énergies
29:12dominantes quand même
29:13dans notre monde moderne
29:14c'est le sang
29:15de notre civilisation
29:16et là
29:18ce détroit s'est fermé
29:19avec d'abord
29:19un blocus
29:20puis ce deuxième blocus
29:21et donc
29:22on était content
29:23il y a 48 heures
29:24il y avait
29:25ouverture
29:26et en plus
29:27des deux côtés
29:28apparemment
29:29et puis ça s'est refermé
29:31d'un côté
29:31puis de l'autre
29:33et de nouveau
29:33patatras
29:34donc ça se referme
29:36et de nouveau
29:37on entend un petit peu
29:38le son du canon
29:39qui pointe à l'horizon
29:40avec des bateaux
29:42qui sont menacés
29:43les américains
29:44qui s'apprêteraient
29:45à faire
29:45ce qu'on appelle
29:46la procédure
29:47de saisie
29:48ou d'arraisonnement
29:48de navires
29:50de la flotte fantôme
29:52iranienne
29:52et donc
29:54ça chauffe
29:55ça chauffe de nouveau
29:56l'étroit d'Hormuz
29:56hier ça allait mieux
29:57aujourd'hui ça rechauffe
29:58et il n'y a pas d'accord
30:00sur le fond
30:00donc malheureusement
30:01ça risque de durer
30:02l'Iran qui craint
30:03une attaque surprise
30:05américaine
30:06selon l'agence Axios
30:08oui c'est exactement
30:08c'est tout à fait ça
30:09c'est exactement ce que
30:10vous me disiez
30:11voilà et du côté américain
30:12il y a les menaces
30:13qu'a fait Trump
30:14il a dit
30:15s'il n'y a pas d'accord
30:16je mardi
30:17je cible
30:20les centrales électriques
30:22et les ponts
30:22cela dit
30:23il sait très bien aussi
30:24que les Iraniens
30:25peuvent riposter
30:26sur les raffineries saoudiennes
30:28sur les pipelines
30:30donc il y a quand même
30:31une escalade
30:33qui est
30:33extrêmement dangereuse
30:35et aux conséquences économiques
30:36dramatiques
30:36on y reviendra
30:37dans un instant
30:38avec vous
30:38évidemment Marc Toiti
30:40samedi matin
30:41on a eu la chance
30:42de recevoir
30:43Jacques Sapir
30:44sur les conséquences économiques
30:46il dit
30:46tous les regards sont tournés
30:47sur le détroit d'Hormuz
30:48c'est une énorme erreur
30:49parce qu'il faut regarder
30:50les raffineries
30:50il faut regarder les industries
30:51qui ont été frappées
30:53dans tout le golfe
30:54et le prix rédé
30:55mais le pétrole
30:56j'avais l'impression
30:58en écoutant Jacques Sapir
30:59que finalement
31:00le pétrole
31:01n'était pas que la problématique
31:02l'unique problématique
31:03et que la crise économique
31:04pourrait durer
31:05plusieurs mois
31:05pour avoir plusieurs années
31:06je vous propose
31:07d'écouter juste
31:07Maude Bréjon
31:08qui est la porte-parole
31:09du gouvernement
31:09hors de question
31:10que la France
31:10paie un péage
31:12au détroit d'Hormuz
31:13évidemment
31:14il est hors de question
31:16que la France
31:16paie un quelconque péage
31:19ou un quelconque droit de passage
31:20tout simplement
31:21parce que nous sommes
31:22aux côtés du droit international
31:24et que le paiement
31:26d'un droit de passage
31:27ou de péage
31:28vous appelez ça
31:28comme vous voulez
31:29est évidemment
31:30totalement contraire
31:31au droit international
31:32Marc Toiti
31:33les conséquences économiques
31:35à court terme
31:37et ensuite à long terme
31:38alors malheureusement
31:39on les vit déjà
31:40c'est-à-dire que la première conséquence
31:41c'est l'augmentation
31:42de l'inflation
31:42alors ce qu'il faut bien
31:43comprendre conscience
31:43c'est que
31:44on part souvent en 2022
31:46avec le début de la guerre
31:47en Ukraine
31:47c'est que l'inflation a augmenté
31:48mais à l'époque
31:49on partait d'une inflation
31:50qui était très faible
31:51là le problème
31:51c'est qu'on a déjà
31:52eu une première secousse
31:53d'inflation
31:53de 2021
31:54à 2024 à peu près
31:56ça c'est un petit peu
31:57quel moment de 2025
31:58et là ça redémarre
31:59regardez en France
31:59si on prend les chiffres
32:00de l'INSEE
32:01depuis 2021
32:02les prix à la consommation
32:03ont augmenté
32:04de quasiment 20%
32:05donc au mois de mars
32:06c'est-à-dire
32:07sans compter
32:07ce qui va se passer demain
32:08si on prend
32:09sur l'énergie
32:1150% de hausse
32:12si on prend
32:13l'alimentation
32:1425% de hausse
32:15des hausses énormes
32:16évidemment
32:16et donc
32:16quand on dit aux français
32:17vous allez vous débrouiller
32:19on va s'arranger
32:20on va vous permettre
32:21d'utiliser votre ticket
32:21restaurant le dimanche
32:22évidemment ça ne colle pas
32:24pour beaucoup de français
32:25parce que quand on mesure
32:25l'inflation
32:26évidemment c'est une moyenne
32:27mais si on regarde
32:28l'inflation du quotidien
32:29notamment l'énergie
32:30notamment l'alimentation
32:31alors là
32:32c'est des augmentations
32:34qui sont énormes
32:34donc qui cassent
32:35le pouvoir d'achat
32:36des ménages
32:36et ce qu'il faut bien
32:37prendre conscience
32:38c'est qu'également
32:39même si on espère tous
32:40que la guerre s'arrête
32:41et que le baril
32:41baisse assez rapidement
32:43ça prendra du temps
32:44néanmoins
32:44mais les impacts induits
32:46vont durer au moins
32:47jusqu'à l'été prochain
32:48donc je fais mes petits calculs
32:50très simples
32:50je suis désolé de le dire
32:51mais d'ici la fin de l'année
32:52en 2026
32:53en France
32:54l'inflation officielle
32:55va atteindre les 4%
32:57donc pour beaucoup de ménages
32:58ça sera évidemment dramatique
33:00parce que les salaires
33:00ne vont pas augmenter
33:01à l'ombre de cette inflation
33:02je salue les téléspectateurs
33:03de CNews
33:04qui sont parfois
33:05des auditeurs d'Europe 1
33:06qu'on peut retrouver
33:07que j'ai la chance
33:08de retrouver le week-end
33:09entre 11h et 13h
33:10on a eu des témoignages
33:12bouleversants
33:13de français
33:14qui ont travaillé
33:14pendant 40 ans
33:15qui sont au centime près
33:18parfois retraités
33:19qui n'arrivent plus
33:22à joindre les deux bouts
33:23j'ai un garçon
33:24qui m'expliquait
33:25un homme qui me disait
33:25retraité
33:26je saute un repas
33:28une femme
33:29Nadia
33:30retraitée
33:30qu'on salue
33:31qui nous regarde
33:31peut-être ce soir
33:32qui nous disait
33:32sur Europe 1
33:33vous savez parfois
33:34en ce moment
33:35j'ai des envies de glace
33:36je ne peux pas m'en acheter
33:37voilà la situation
33:39actuellement
33:39pour les français
33:40d'ailleurs je crois
33:41qu'on a une guirlande
33:42d'auditeurs
33:42en grande difficulté
33:43alors que les prix
33:44des rayons
33:45vont augmenter
33:45de 4 à 5%
33:46à cause de la guerre
33:47au Moyen-Orient
33:48c'est ce qu'estime
33:49UFC que choisir
33:50je vous propose
33:51d'écouter ces témoignages
33:52je ne pensais pas
33:52qu'on les avait
33:54déjà j'utilise
33:55de moins en moins
33:56ma voiture
33:56j'ai beaucoup plus
33:58de déplacements à pied
34:00et puis
34:01j'achète
34:02beaucoup
34:02des produits
34:03démarqués
34:04je vais de moins en moins
34:05dans les magasins
34:06des fois
34:07je ne mange pas le midi
34:09pour conserver un peu
34:10voilà
34:11chaud d'arbat
34:12ça arrive souvent
34:13moi aujourd'hui
34:15j'ai 1150 euros
34:17de retraite
34:18par mois
34:18la moitié
34:21de ma retraite
34:23va dans le loyer
34:25déjà
34:26l'électricité
34:28je ne mets pas
34:29de chauffage
34:29je n'ai pas mis
34:30de chauffage
34:30cet hiver
34:32je ne peux plus
34:33me permettre
34:34de manger
34:34de la viande
34:34tous les jours
34:36le pain
34:37je me dépêche
34:38d'aller
34:39aux petits
34:41maintenant c'est
34:42des petits
34:42supermars
34:43en ville
34:45j'y vais
34:45très tôt le matin
34:46parce qu'on a du pain
34:47de la veille
34:48qui est à la moitié
34:48prix
34:49imaginez Eric
34:50je ne mets plus
34:51de chauffage
34:51je saute à repas
34:54je vais chercher
34:55des produits
34:56vraiment à la date limite
34:58j'arrête de manger
34:59de la viande
35:00tous les jours
35:00c'est pas un reportage
35:01dans un pays du tiers monde
35:02c'est un reportage
35:03en France
35:04ça fait mal à entendre
35:05et surtout que
35:06toutes les personnes
35:06que vous avez entendues
35:07mais là vous avez entendu
35:08deux témoignages
35:08mais je vous invite
35:09à réécouter en replay
35:11toutes les personnes
35:12ont travaillé
35:1330 ans
35:1440 ans
35:15de leur vie
35:16il y a une auditrice
35:17qui a commencé
35:18à travailler
35:18à 14 ans
35:19d'accord
35:20et qui se retrouve
35:20aujourd'hui
35:21dans cette situation
35:21c'est pour ça que
35:22d'ailleurs à la fin
35:23de l'émission
35:24je disais
35:24mais je ferais une parenthèse
35:25le terme boomer
35:26il est insupportable
35:27parce qu'il englobe
35:28tout le monde
35:28toute une génération
35:30c'est insultant
35:30pour les généreurs
35:31il y en a qui s'en sortent bien
35:31c'est un insulte
35:33patron de maison d'édition
35:34vous savez quoi
35:37plus on avance
35:38dans cette émission
35:39et plus je m'en veux
35:40d'en avoir parlé autant
35:41parce que j'aurais dû
35:41donner plus de temps
35:42pour parler des témoignages
35:44comme cela
35:45c'est personne
35:46depuis 2022
35:47c'est dramatique
35:48je voudrais qu'on revienne
35:49sur l'actualité internationale
35:50on va jongler
35:51et puis ensuite
35:52on va parler de l'économie
35:53avec vous
35:53Marc Toiti
35:53et Emmanuel Macron
35:55juste une chose
35:57je vais vous faire écouter
35:58Jean-Noël Barraud
35:58parce qu'il faut parler
35:59du Hezbollah
36:00il faut parler du terrorisme
36:02il a été interrogé
36:03par Frédéric Aziza
36:04Jean-Noël Barraud
36:06il est souvent direct
36:07pour ne pas dire
36:08il a un ton assez péremptoire
36:09c'est la première fois
36:10que j'entends
36:11Jean-Noël Barraud
36:13en difficulté
36:14dans un entretien
36:15parce qu'aujourd'hui
36:17il est difficile
36:19de tenir la position française
36:21qui est de différencier
36:22la branche politique
36:24de la branche armée
36:25du Hezbollah
36:26alors que
36:27je le rappelle
36:28nous avons un soldat français
36:30Florian Montorio
36:31d'ailleurs son corps
36:31sera rapatrié
36:33aujourd'hui en France
36:34qui a été tué
36:35et Emmanuel Macron
36:36accuse le Hezbollah libanais
36:38et tout laisse à penser
36:39et c'est aussi
36:40le ministre des Affaires étrangères
36:41que c'est le Hezbollah
36:43qui est à la manœuvre
36:44je vais vous proposer cet échange
36:45qui dure deux minutes
36:46mais c'est vrai que même
36:47en écoutant
36:48Jean-Noël Barraud
36:49qui vous savez
36:50est une sorte de logiciel
36:51du Quai d'Orsay
36:52depuis des années
36:53sur la position du Hezbollah
36:55mais même lui
36:56en le disant
36:56je pense qu'il est
36:57il se dit
36:58je ne crois pas
36:59que là
36:59je ne suis très
37:00très crédible
37:03Est-ce que le Hezbollah
37:04est pour la France
37:05une organisation terroriste ?
37:07Vous savez
37:08la position de la France
37:08est connue
37:09sur le volet militaire
37:12les activités du Hezbollah
37:14sont considérées
37:15comme des activités terroristes
37:16mais nous reconnaissons
37:18comme partie prenante
37:20du processus politique libanais
37:22les responsables
37:25issus du Hezbollah
37:27qui y contribuent
37:28ce qui est essentiel
37:29ce qui est essentiel
37:30à nos yeux
37:31c'est que le Hezbollah
37:33rende ses armes
37:33et toutes ses armes
37:34Beaucoup vous disent
37:35que c'est un peu
37:36de la foutaise
37:37le Hezbollah
37:38c'est un tout
37:39la branche politique
37:40qui a été créée
37:41quelque part
37:42pour endormir
37:42les occidentaux
37:43est-ce qu'en 40 par exemple
37:45vous aurez parlé
37:46de la branche politique
37:46de l'Allemagne nazie
37:47c'est-à-dire le parti nazi
37:48et de sa branche armée
37:50militaire
37:51constituée des SA et des SS
37:52La branche armée
37:53elle doit être démilitarisée
37:54et c'est l'objectif
37:57prioritaire
37:58Mais là c'est pas pareil
37:59est-ce que la branche politique
38:00c'est vraiment quelque chose
38:01de différent
38:02que la branche armée
38:03du Hezbollah
38:04est-ce que vraiment
38:05c'est pas de la foutaise
38:06de dire ça ?
38:07L'objectif
38:08c'est le désarmement
38:08du Hezbollah
38:09qui doit se faire
38:10de manière ordonnée
38:11ce qui ne peut pas
38:12se faire exclusivement
38:13par la force
38:15l'histoire du Liban
38:16et des relations
38:17entre Israël
38:18et le Liban
38:18l'a démontré
38:19Alors le Hezbollah
38:20ses dirigeants
38:21ont dit vendredi
38:21avoir le doigt
38:22sur la gâchette
38:23qu'est-ce que ça vous inspire ?
38:26Ça m'inspire que
38:28le Hezbollah
38:29devrait reconnaître
38:30sa responsabilité écrasante
38:31dans la situation actuelle
38:33puisque c'est le Hezbollah
38:34qui a entraîné
38:35le 2 mars dernier
38:36le Liban à nouveau
38:38dans une guerre
38:38qu'il n'avait pas choisie
38:39en décidant
38:40en soutien à l'Iran
38:42et peut-être
38:42sur instruction de l'Iran
38:44de se joindre
38:45aux frappes
38:46de l'Iran
38:46contre Israël
38:47et c'est pourquoi
38:48il est indispensable
38:49que cette situation
38:51cesse
38:52que le Hezbollah
38:53rende ses armes
38:54et que l'État libanais
38:55que l'armée libanaise
38:56exerce le monopole
38:57des armes au Liban
38:58En écoutant Jean-Noël Barraud
39:00j'ai une pensée
39:01mais vraiment tendre
39:03pour le peuple libanais
39:04il se dit
39:05j'ai confiance
39:06parce que la France
39:07avec qui
39:07on a une histoire
39:09un lien
39:10va nous soutenir
39:11parce qu'il faut
39:13désarmer rapidement
39:14le Hezbollah
39:15cette séquence
39:16elle est très intéressante
39:17Réjus Le Sommier
39:18je vous ai même posé la question
39:19la personne qui dit
39:20on a le doigt sur la gâchette
39:21et c'est la branche armée
39:22ou c'est la branche politique ?
39:24Écoutez
39:25c'est un peu comme
39:25l'Ira et le Sinn Féin
39:27à l'époque
39:28en Irlande du Nord
39:30c'est-à-dire que
39:30vous avez une organisation
39:32qui est un tout
39:32mais qui est
39:33une organisation clandestine
39:35quand vous êtes au Liban
39:36vous n'avez jamais
39:37quelqu'un
39:38qui vient vous dire
39:39je suis du Hezbollah
39:40sauf s'il est
39:42représentant
39:42de la branche politique
39:43mais tout le reste
39:44c'est tout le terrain
39:45Donc il y a une branche politique
39:46est-ce que vous vous différenciez ?
39:47Non mais est-ce que
39:48le Hezbollah
39:50j'ai bien compris
39:50mais est-ce que le Hezbollah
39:52est un tout ?
39:52Est-ce qu'on doit dissocier ?
39:54c'est la question que pose
39:55Frédéric Yazuzia
39:56est-ce qu'il faut dissocier
39:58le Hezbollah politique
39:59du Hezbollah militaire ?
40:00Mais le Hezbollah
40:01est une organisation
40:02tentaculaire
40:03dans la société libanaise
40:04vous avez
40:05Al-Kargal Hassan
40:07qui est son centre financier
40:08qui a été visé
40:09par les Israéliens
40:11c'est une banque
40:12du Hezbollah
40:13donc vous avez
40:14comment ?
40:14des universités
40:15vous avez
40:16des...
40:17en fait
40:17le Hezbollah
40:18est partout
40:19dans la société
40:19les chiites
40:20au Liban
40:21c'est 31%
40:22de la population
40:22donc c'est énorme
40:24le Hezbollah
40:25en est l'émanation
40:26tous les chiites
40:27ne sont pas du Hezbollah
40:28vous avez aussi
40:29la milice Amal
40:30mais ce qu'il faut voir aussi
40:31c'est que
40:33comment est né
40:34le Hezbollah ?
40:35voilà
40:36il est né
40:36en 1982
40:39soutenu
40:39financier
40:40dès le début
40:40par l'Iran
40:41
40:42dans l'année
40:43qui s'est écoulée
40:44l'Iran
40:44a donné
40:45à peu près
40:46un milliard de dollars
40:47au Hezbollah
40:48pour qu'il se reconstitue
40:49donc c'est
40:50il y a des passerelles
40:51permanentes
40:52dès le début
40:52il est né de ça
40:53mais il est né
40:54de quoi aussi ?
40:55il est né
40:55de l'occupation
40:56d'Israël
40:57au Liban Sud
40:58c'est comme ça
40:59que Nasrallah
41:00est devenu
41:01cette espèce
41:02de représentant
41:03un peu héroïque
41:04dans le monde arabe
41:05parce que
41:06au-delà de la communauté
41:07chiite
41:07le fait qu'Israël
41:08se retire du Liban Sud
41:10en l'an 2000
41:11a fait du Hezbollah
41:12le Hezbollah a dit
41:13on a gagné
41:14et c'est comme ça
41:15qu'ils se sont présentés
41:16comme les défenseurs
41:17de l'état libanais
41:18et le problème
41:19aujourd'hui
41:19quand on dit
41:20éradiquer le Hezbollah
41:21comment vous voulez
41:22éradiquer
41:23une organisation
41:24qui se trouve partout
41:26dans la société
41:26si vous voulez
41:27c'est la formule
41:28de Pierre Lelouch hier
41:29qui disait
41:30c'est comme un cancer
41:31qui s'est métastasé
41:32et qu'on n'a pas su
41:34juguler
41:35dès le début
41:36simplement
41:36aujourd'hui
41:37quand vous avez
41:38un soldat français
41:39qui est tué
41:39très certainement
41:41très probablement
41:41par une milice
41:42ou par des membres
41:44du Hezbollah
41:44et qu'ensuite
41:45vous savez
41:45qu'au sein même
41:47du gouvernement
41:47vous l'avez rappelé
41:48il y a des ministres
41:49qui sont
41:49du côté de la branche
41:50politique du Hezbollah
41:51cette confusion
41:52des genres
41:54était extrêmement
41:55complexe
41:55vous aimez même
41:56du Hezbollah
41:56dans l'armée libanaise
41:57mais c'est pour ça
41:58quand on dit
41:58l'armée libanaise
41:59va désarmer le Hezbollah
42:014 minutes
42:02il nous reste
42:034 petites minutes
42:04Bruno Combi
42:04s'il vous plaît
42:05en une seconde
42:06parce que je veux
42:06vraiment parler
42:07avant-hier
42:08le Hezbollah
42:08nous dit
42:09on a le doigt
42:09sur la gâchette
42:10hier ils ont appuyé
42:11sur la gâchette
42:12le résultat
42:13c'est qu'on a un soldat
42:13qui est mort
42:14à force de vouloir
42:16ménager la chèvre
42:16et le chou
42:17et bien on voit
42:18et on comprend mieux
42:19aujourd'hui
42:19l'embarras du ministre
42:21qui a voulu
42:23faire une chose
42:23et son contraire
42:24c'est le en même temps
42:25quelque part
42:25et à force de vouloir
42:26faire tout
42:26je ne sais pas si c'est le
42:27en même temps
42:28c'est la position
42:29historique du quai d'Orsay
42:32sur le Liban
42:33et sur le Hezbollah
42:35c'est plus ça
42:36qui est retranscrit
42:37à travers les propos
42:39de Jean-Noël Barré
42:41bien sûr
42:43Marc Toiti
42:44oui
42:44Emmanuel Macron
42:45mais vous
42:45ne devez pas être
42:47le bienvenu
42:48au dîner
42:49à l'Elysée
42:49je peux vous dire
42:50non je n'ai pas été invité
42:51j'imagine
42:54Emmanuel Macron
42:55alors
42:55j'ai cru lire
42:57qu'Emmanuel Macron
42:58ne regardait jamais
42:59ces news
42:59mais en revanche
43:00peut-être qu'il regarde
43:01le Figaro TV
43:02il y a eu une séquence
43:03qui a fait des centaines
43:05de milliers de vues
43:05en l'espèce de quelques heures
43:06vous avez expliqué
43:07qu'il avait explosé la dette
43:08en réagissant
43:09à cette séquence
43:10d'Emmanuel Macron
43:11c'était cette semaine
43:12devant les maires
43:12en disant
43:13va falloir faire
43:14la méthode Notre-Dame
43:17comment nous pouvons vivre
43:18dans une nation
43:19qui a su faire
43:20des Jeux Olympiques
43:21et Paralympiques
43:22extraordinaires
43:23en 7 ans
43:23comment on peut être
43:25dans une nation
43:25qui rebâtit Notre-Dame
43:27en 5 ans
43:29et à qui on dit
43:30un agriculteur
43:31qui veut étendre son poulailler
43:32ça sera 5 ans
43:33méthode Notre-Dame
43:35méthode Jeux Olympiques
43:36mais partout en France
43:37Je vais vous faire commenter
43:38ce que vous avez commenté
43:39sur le Figaro TV
43:40Elle dit simplement
43:41que c'était de la démagogie
43:42c'est-à-dire que
43:42qui était au pouvoir
43:43depuis 2017
43:45et même un petit peu avant
43:45parce qu'il était ministre de l'économie
43:46donc là il a un discours
43:48de candidat
43:48il nous dit
43:48voilà ce qu'il faudrait faire
43:49mais pourquoi l'a-t-il pas fait avant ?
43:50Bien entendu
43:51on a une économie française
43:52qui est complètement bloquée
43:53qu'a-t-il fait ?
43:54C'est pas compliqué
43:54il a fait cette fuite
43:55en avant permanente
43:56il a augmenté
43:57la dette publique française
43:58tenez-vous bien
43:58de 1300 milliards d'euros
44:00depuis qu'il est là
44:01mais à la rigueur
44:01si mon PIB
44:03c'est-à-dire la richesse
44:04qu'on crée en France
44:04a augmenté davantage
44:06on dit bon c'est pas grave
44:07c'est pas grave
44:07au diable l'avarice
44:08ça valait le coup
44:08sauf que le PIB français
44:10sur la même période
44:11je répète le chiffre
44:121300 milliards
44:13le PIB français
44:13augmenté de l'inflation
44:14800 milliards de hausse
44:16il manque 500 milliards d'euros
44:19qui ont disparu
44:20du circuit économique
44:21c'est un véritable scandale
44:22et on vient nous donner des leçons
44:24et on vient justement
44:25avoir ce mépris
44:25à l'égard des français
44:26qui souffrent au quotidien
44:27moi j'ai tous les jours
44:28des chefs d'entreprise
44:28qui m'appellent
44:30de PME
44:31de grosses PME
44:32d'ETI
44:32il y a des faillites
44:33d'entreprises historiques
44:34et ça c'est pas
44:35avec la guerre au Moyen-Orient
44:36c'était déjà le cas
44:37en 2025
44:39en février donc 2026
44:40on a atteint
44:41un nouveau record historique
44:42de faillites d'entreprises
44:43même si on enlève
44:44ce qu'on appelle
44:45les micro-entreprises
44:46parce qu'il y a eu
44:46beaucoup de créations
44:47etc
44:47et bien hors micro-entreprises
44:49le niveau de faillites
44:50d'entreprises
44:50en France
44:51donc en février 2026
44:52donc avant la guerre
44:53au Moyen-Orient
44:54le choc pétrolier
44:55et bien c'était 15%
44:57au-dessus
44:58du sommet
44:59de la récession de 2009
45:00et on veut nous faire croire
45:01que tout va bien
45:02c'est pour ça que je dis
45:02non on ne peut pas
45:03continuer comme ça
45:04ce n'est pas sérieux
45:05et surtout
45:05ce qui me gêne
45:06si vous voulez
45:07c'est le mépris
45:07vous avez des français
45:08vous savez moi je le dis souvent
45:09je viens de citer HLM d'Orly
45:10je me mets
45:11si j'étais encore aujourd'hui
45:12dans citer HLM
45:13quand j'entends le président
45:14nous traiter comme ça
45:15traiter les français
45:16de la sorte
45:17c'est inadmissible
45:19comprenez
45:19donc c'est ça aujourd'hui
45:20qui est très dangereux
45:20je pense
45:21pour la stabilité sociale
45:22et sociétale du pays
45:24comment allons-nous
45:25pouvoir sortir
45:26de ce piège
45:28dans lequel
45:28monsieur Macron
45:29et d'autres événements
45:30nous ont mis
45:30alors Marc Toiti
45:31vous donnez des gages
45:32à votre voisin
45:34non pas votre voisine
45:35mais votre voisin Eric Nolo
45:36qui lui dit
45:36tout est foutu
45:37quand vous parlez
45:38de 100 milliards
45:40moi je veux garder de l'espoir
45:42il y a des moyens de relation
45:44Eric c'est bon
45:45il lève
45:45vous savez quoi
45:46il sable le champagne
45:47il dit je l'avais dit
45:47avant tout le monde
45:48tout est foutu
45:49il suffit d'avoir un homme politique
45:50qui songe véritablement
45:51à redresser le pays
45:52et donc à avoir un programme
45:54de redressement
45:55ça tombe bien
45:55si possible
45:57on a un nouveau condamne
45:58parce qu'il ne se fera pas
46:00réélire bien entendu
46:01parce que ce ne sera pas démagogique
46:03voilà c'est ça qu'il faut
46:04et surtout quelqu'un
46:05qui soit capable
46:05de faire des réformes structurelles
46:07c'est qu'un
46:08quelqu'un qui se présente
46:09sur ce programme
46:09ne sera jamais élu
46:11malheureusement
46:11vous savez
46:12l'INSEE vient de sortir
46:13une enquête incroyable
46:14quand on va
46:14en ce cas
46:14aujourd'hui en France
46:16tenez-vous bien
46:17il y a quasiment
46:1860% des français
46:20qui reçoivent plus
46:21de dépenses publiques
46:22qu'ils ne payent d'impôts
46:2460% des français
46:25qui vivent de cela
46:26donc quand on leur dit
46:26il va falloir réduire
46:27mais non parce que
46:28maintenant c'est un fusil
46:29à long terme
46:29c'est-à-dire c'est une vision
46:30à long terme
46:31c'est effectivement
46:32qu'il faut réduire
46:34les impôts
46:34réduire les dépenses publiques
46:36pour relancer
46:36l'économie française
46:37à long terme
46:38là on est sur du court terme
46:39c'est un vrai drame
46:40malheureusement
46:41pour les français
46:41on le voit
46:42et surtout
46:42le chômage est en train
46:44d'augmenter
46:44ça c'est une vraie bombe
46:46qui fera extrêmement mal
46:47malheureusement
46:48Marc Toiti
46:48Véronique Jacqui
46:49Eric Nolo
46:50Bruno Combi
46:51Régis Le Sommier
46:51merci à tous les cinq
46:52c'était vraiment un plaisir
46:53d'être avec vous
46:54on a pu parler économie
46:55littérature
46:56on a parlé économie internationale
46:58donc c'était un vrai plaisir
47:00d'échanger et de vous écouter
47:02attentivement
47:02sur ce large panel
47:05d'informations
47:06merci à Julien Duroux
47:08qui a préparé cette émission
47:09à toutes les équipes en régie
47:09et nous on se retrouve
47:11le week-end prochain
47:11dans un instant
47:12je ne veux pas être en retard
47:13en quête d'esprit
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