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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros, il y a du
00:04monde ce soir.
00:05Je vous les présente dans un instant, mais avant cela c'est le point sur l'information avec Isabelle Piboulot.
00:09Rebonsoir Isabelle.
00:12Bonsoir Elliot, bonsoir à tous, à la une, pour Donald Trump, Téhéran n'aura pas l'arme nucléaire,
00:17je pourrais anéantir l'Iran en une journée, en une heure même, a-t-il déclaré sur Fox News.
00:23Le président américain réitère sa menace de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes
00:28en l'absence d'accord pour mettre fin à la guerre et pour parler de ce week-end à Islamabad,
00:33n'ont pas été concluants.
00:35Benyamin Netanyahou s'est rendu auprès des troupes déployées dans le sud du Liban.
00:39Le premier ministre israélien assure que Tsaal a éliminé la menace d'une invasion du Hezbollah.
00:45La guerre continue, dit-il, notamment dans la zone tampon de sécurité créée dans le territoire libanais.
00:51Le Liban, de son côté, œuvre pour obtenir un retrait israélien.
00:54Législative en Hongrie, les bureaux de vote ont fermé à 19h avec une participation déjà exceptionnelle à 77,80%
01:04et pas encore définitive.
01:05Le précédent record remonte au scrutin de 2002 à 70,5%.
01:10L'élection pourrait conduire le premier ministre nationaliste Viktor Orban à un cinquième mandat consécutif.
01:17À moins que les électeurs n'optent pour le conservateur pro-européen, Peter Maguire se dit prudemment optimiste quant à
01:24sa victoire.
01:25Dans le reste de l'actualité, à Vénissieux, près de Lyon, hier après-midi, un commando cagoulé a ouvert le
01:32feu dans le quartier de la Borel, près du boulevard Julio Curie.
01:35La scène a été partagée sur les réseaux sociaux.
01:38Un homme a été touché par deux balles.
01:40Il a été pris en charge sans pronostic vital engagé.
01:43Il serait défavorablement connu des services de police pour des faits liés aux stupéfiants.
01:48Une enquête a été ouverte.
01:50Et puis, double féminicide dans la Vienne.
01:53Les corps sans vie de deux femmes ont été découverts cet après-midi à Montmorillon.
01:58Les deux victimes sont une ex-compagne du suspect et la sœur de celle-ci.
02:03Une centaine de gendarmes ont été déployés.
02:05Un sexagénaire a été interpellé, blessé par balle au thorax.
02:09Il a été héliporté au CHU de Poitiers avec un pronostic vital engagé.
02:15Coulot pour le point sur l'information, on est avec Véronique Jacquier ce soir.
02:19Cher Véronique, bonsoir.
02:20Marc Varnot, Gérald Olivier, spécialiste des Etats-Unis, auteur entre autres de nombreux livres,
02:25notamment sur l'administration aux Etats-Unis, sur Joe Biden.
02:31On parlera de Donald Trump dans un instant.
02:33Régis Le Sommier, grand reporter, est avec nous.
02:35Cher Régis, ravi de vous retrouver dans l'heure des pros.
02:37Patrick Vignal, ancien député Renaissance, est avec nous.
02:40Cher Patrick, bonsoir.
02:41On va parler, bien sûr, de la crainte des Français des prix à la pompe
02:45qui pourraient être à la hausse dans les prochains jours.
02:48Et Bruno Combi, rebonjour.
02:50Vous étiez avec nous ce matin, cher Bruno.
02:53C'était absolument passionnant d'échanger à vos côtés ce matin.
02:57Je rappelle que vous êtes ingénieur en génie nucléaire,
03:01que vous avez participé, du moins vous étiez sur Zone,
03:04en 1981, si mes souvenirs sont bons, c'était ce matin.
03:07C'est exactement ça.
03:09Ne pas avoir la mémoire courte.
03:10Et vous étiez, en 1981, dans le détroit d'Hormuz,
03:14au moment d'un déminage du détroit d'Hormuz.
03:16Alors, c'est presque ça.
03:17Donc, j'étais officier et chef de car sur un aviso-escorteur de la Marine nationale,
03:22dont la mission était d'assurer le libre transit des pétroliers au détroit d'Hormuz.
03:27Donc, j'étais à la passerelle du navire pour commander la navigation,
03:30ce qu'on appelle la conduite du navire, au détroit d'Hormuz,
03:35donc en face d'Aumans et des côtes iraniennes.
03:37Donc, on restait dans les eaux internationales.
03:39Et le but était de vérifier la libre circulation des navires, des pétroliers,
03:44de faire éventuellement un peu de ce qu'on appelle le contrôle maritime
03:47ou le contrôle naval, qui consiste à vérifier qu'est-ce qui se passe dans cet endroit.
03:51Et cet endroit, le monde a désormais les yeux rêvés sur le détroit d'Hormuz,
03:56parce qu'entre ce matin et ce soir, les choses ont évolué.
04:00Donald Trump a annoncé un blocus naval du détroit d'Hormuz,
04:04assurant être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.
04:07Les gardiens de la révolution ont, quant à eux, promis un tourbillon mortel dans le détroit d'Hormuz.
04:13Et enfin, Donald Trump a menacé la Chine de droit de douane à 50% si elle aide militairement l
04:19'Iran.
04:19Et la toute dernière information, c'est la Grande-Bretagne qui nous la transmet.
04:25C'était à Sky News.
04:27C'est un porte-parole du gouvernement britannique à Sky News qui a dit
04:30« Nous travaillons de toute urgence avec la France et d'autres partenaires
04:35pour constituer une large coalition afin de protéger la liberté de navigation ».
04:42Donc, on a besoin d'y voir plus clair ce soir.
04:45Restons évidemment très prudents.
04:47Mais comment vous décodez ces toutes dernières informations, Bruno Combi ?
04:53C'est très clair.
04:53Trump s'est exprimé, il a utilisé les termes précis de blocus maritime ou blocus naval.
05:00Donc, un blocus, c'est quand on bloque une zone maritime, une zone de littoral.
05:04Donc, ça peut être un port, le littoral de tout un pays, ce qui sera le cas en l'occurrence,
05:08je pense.
05:09Donc, tout le littoral iranien et le golfe persique.
05:11Donc, ils vont bloquer la sortie du golfe persique et les côtes iraniennes.
05:17En empêchant le passage.
05:18Et c'est ce fameux détroit qu'on voit à l'image.
05:21Exactement.
05:21C'est le détroit d'Hormuz dont on voit que dans la zone du détroit lui-même, il n'y
05:25a pas de navire.
05:26Ça ne passe pas, ça ne circule pas.
05:27Puisque l'Iran bloque de fait ce passage depuis maintenant un mois.
05:31Il y a très peu de navires qui passent.
05:32C'est un blocage quasi total.
05:34Et donc, il n'y a que les bateaux amis de l'Iran qui passent.
05:37Et en réponse, Donald Trump nous annonce qu'il va bloquer tous les bateaux qui passent encore, qui sont les
05:42bateaux d'Iran.
05:43Gérard Olivier, vous qui connaissez la politique américaine comme votre poche et notamment la psychologie de Donald Trump.
05:50Est-ce qu'on est en train de vivre une contre-attaque de Donald Trump après cet échec des négociations
05:55?
05:56Et comment vous décryptez la position de Donald Trump aujourd'hui ?
05:59L'enjeu est très simple.
06:01L'enjeu, c'est la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz.
06:04Ce qui s'est passé, c'est que les Iraniens maintiennent une forme de chantage sur ce détroit depuis le
06:10début des bombardements américains et israéliens.
06:13Et que récemment, ils ont autorisé un certain nombre de navires à passer à condition qu'ils passent par les
06:21eaux qui sont plus proches des côtes iraniennes et qu'ils payent un droit de pH.
06:25Et comme Donald Trump estime que c'est une violation du droit international, il préfère qu'aucun navire ne passe
06:31pour que personne ne puisse faire ces petits arrangements avec l'Iran.
06:34Je rappelle qu'en même temps qu'il fait ça, depuis hier, vous avez deux destroyers sur place qui sont
06:39des destroyers des mineurs pour justement nettoyer une autre partie du détroit.
06:43Parce que dans le détroit, vous avez des eaux internationales et vous avez des eaux qui sont plus proches des
06:48côtes iraniennes.
06:48Et actuellement, l'Iran laisse passer les navires à condition qu'ils payent ce droit de pH.
06:53J'ai essayé d'appeler s'il a plusieurs sources.
06:56Certains me disaient par exemple, il faut faire attention parce qu'un blocus naval, ça peut être aussi l'engrenage.
07:01Qu'est-ce que vous faites si demain, il y a un navire chinois, un navire russe qui veut rentrer
07:06dans le détroit d'Hormuz, Régis Le Sommier ?
07:09Qu'est-ce que fera surtout la marine américaine ?
07:11Oui, c'est pour ça que je vous pose la question.
07:12C'est ça la vraie question. Et comment va réagir la Chine ?
07:14Parce que c'est bien de dire, Donald Trump a fait plusieurs fois cette menace d'élever les tarifs douaniers
07:22de 50%.
07:23Alors, il l'a dit parce qu'on lui a donné l'information que la Chine allait livrer à l
07:28'Iran des moyens anti-aériens.
07:31Il a dit, si on s'aperçoit de ça, je relève les droits de douane à plus de 50%.
07:38Il l'a déjà fait avec la Chine.
07:40Ça n'a pas marché parce que les deux économies chinoises et américaines sont interconnectées.
07:45De façon, ça serait détrimental pour les deux.
07:48Et je pense que le problème de Donald Trump, il est là, c'est qu'aujourd'hui, il voit bien
07:53qu'il n'y a pas de solution.
07:54Et surtout, je pense aussi que cette surenchère s'inscrit dans le processus de la négociation.
08:01Vous avez Jay Levens, qui a passé 21 heures à négocier à Islamabad, qui est parti ce matin en expliquant
08:07qu'il était un échec.
08:08Très en colère, évidemment.
08:08Oui, très en colère, mais en même temps, il a dit, oui, il y a un point positif.
08:12Nous avons passé 21 heures et nous avons négocié.
08:15Et ce qui se passe toujours quand il y a ce type de négociation, rappelons que depuis 47 ans,
08:21les États-Unis et l'Iran n'avaient pas négocié à ce niveau, avec 300 personnes quasiment dans chaque délégation.
08:29Un peu moins pour les Américains, mais beaucoup pour les Iraniens.
08:32Que vous avez les Pakistanais qui sont impliqués, que vous avez le Premier ministre pakistanais qui est parti en Arabie
08:38saoudite au milieu des négociations,
08:40parce qu'il y a un projet justement commun peut-être entre les Saoudiens et les Pakistanais.
08:45Vous savez qu'il y a un accord militaire entre ces deux pays.
08:47Le Pakistan en plus, la bombe atomique et l'Arabie saoudite, ils ont conclu un accord militaire.
08:53L'idée, c'est peut-être de faire justement, d'assurer une protection saoudienne et pakistanaise.
08:58C'est dans les tuyaux.
08:59Et Jay Evans est parfaitement conscient de ça, il est parfaitement conscient, et Donald Trump aussi,
09:04que quand on va à ce type de négociation, il va normalement y avoir un deuxième round.
09:10Personne n'a fermé la porte, personne n'a dit c'est définitif.
09:13Donald Trump n'a pas menacé d'éradiquer la civilisation iranienne comme il l'avait fait la dernière fois.
09:20Il a simplement dit je fais un blocust et à chacun de se positionner.
09:25Il a quand même dit tout iranien qui nous tire dessus ou qui tire sur des navires pacifiques,
09:29qui sera pulvérisé, mais on est dans la Trump communication.
09:34Oui, mais la Trump communication, c'est surtout de dire que les Japonais sont dépendants de ce détroit à plus
09:40de 80%,
09:41les Coréens aussi, ils ne sont pas venus nous aider.
09:43Donc c'est aussi un message à l'endroit des alliés.
09:46Bruno Combi, revenons sur le détroit d'Hormuz, et là vraiment on est sur une poudrière.
09:52On est sur un fil, ce qui va se passer dans les prochaines heures.
09:55Soyons encore une fois extrêmement prudents.
09:58Je disais, je n'ai pas envie de faire le géopolitologue trop de m'y en avoir sur le plateau.
10:02Pour l'instant, il s'agit de Donald Trump, il parle.
10:04Mais un blocus naval ou un blocus maritime, c'est un acte de guerre.
10:09Alors actuellement, les États-Unis sont déjà en guerre contre l'Iran.
10:12Donc ça ne change pas le statut de la guerre, si vous voulez,
10:15si ce n'est que c'est quand même une nouvelle dimension dans la guerre,
10:18puisque pour l'instant, la guerre était principalement aérienne.
10:22Ils ont bloqué, il y avait un blocus du ciel iranien par Israël et par les Américains.
10:29Et la force navale, le groupe naval, avec le porte-avions, les frégates,
10:34le sous-marin nucléaire d'attaque qui est en dessous, etc.,
10:37servait d'appui, d'une part pour se défendre et d'autre part pour projeter la force aérienne.
10:41Mais n'intervenait pas directement en tant que navire de guerre tirant aux canons, aux missiles, aux torpilles, etc.
10:48Donc là, on arrive avec un blocus naval dans une nouvelle étape de la guerre,
10:52où la marine s'engage, et ça veut dire engage son personnel, ses canons, etc., de manière beaucoup plus active.
10:58Alors ça pose un certain nombre de questions sur les modalités pratiques.
11:02D'abord, le blocus peut être exercé dans le territoire, dans les eaux territoriales d'un ennemi.
11:08Donc, est-ce qu'ils vont rentrer dans le golfe Persique ?
11:10Personnellement, je ne le pense pas, et je ne leur conseillerai pas,
11:14parce que militairement, ce serait dangereux.
11:16C'est un trou à ras, le golfe Persique.
11:17Si vous rentrez, vous n'avez pas si vous ressortez, et vous vous mettez en solution de fragilité.
11:23Donc, je pense qu'ils resteront en dehors, probablement même pas dans les eaux territoriales,
11:27pour ne pas trop s'approcher des côtes qui les mettraient aussi en danger.
11:30Donc, ils vont rester au large du détroit d'Ormouz,
11:33et ils vont faire ce qu'on appelle d'abord du contrôle naval,
11:37c'est-à-dire s'approcher et interroger tous les navires qui passent par là.
11:40Donc, c'est ce qu'on faisait sur place en 1981.
11:42On voit un navire, on se rapproche de lui, on l'appelle sur la radio,
11:47VHF 16 par exemple, Canal 16, et on leur demande,
11:50vous êtes qui, vous allez où, vous faites quoi, pourquoi, qui, comment,
11:53votre pavillon, votre identité.
11:55Voilà, et après, le bateau participe de bonne foi ou pas,
12:00et après, il y a plusieurs solutions pratiques
12:03qui peuvent aller jusqu'à l'arraisonnement du bateau.
12:05Donc, on envoie des gens à bord pour vérifier la nationalité,
12:08les cartes d'identité, le commandant, la cargaison,
12:11qu'est-ce que vous transportez, etc.
12:12Bon, c'est tout un processus extrêmement sensible.
12:15Dans les cas les plus graves, ça peut aller jusqu'à la destruction.
12:18Ce n'est pas le cas pour l'instant, et je pense qu'ils ne le feront pas.
12:20Donald Trump, qui a pris la parole chez nos confrères de Fox News,
12:24je vous propose de l'écouter.
12:27Nous avions d'excellents représentants, comme vous le savez,
12:30G.D. Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner.
12:32Nous étions donc bien représentés.
12:34Mais nous n'avons pas réussi à aborder la question essentielle.
12:37Ils veulent l'arme nucléaire.
12:38Ils n'auront pas l'arme nucléaire.
12:40Je le dis depuis 30 ans, je n'aurais jamais permis cela
12:43avant d'entrer en politique.
12:44Et ce pays n'aura pas l'arme nucléaire.
12:46La plupart des pays ne devraient pas y avoir droit.
12:49Mais ce pays-là n'aura pas l'arme nucléaire.
12:51Si vous remarquez une coalition pour libéral Détroit,
12:54c'est parce que, depuis Sky News,
12:56un porte-parole du gouvernement britannique a dit
12:59« Nous travaillons de toute urgence avec la France ».
13:02Et pour l'instant, ni le Kenner Cé, ni le président de la République
13:05ont pris la parole ces dernières heures,
13:08avec la France et d'autres partenaires,
13:10pour constituer une large coalition
13:11afin de protéger la liberté de navigation.
13:14Je vous donne la parole dans un instant.
13:15Je voudrais juste avoir l'avis de Gérald Olivier
13:17sur la nouvelle prise de parole de Donald Trump
13:20et cette opération qu'il met en place.
13:21Oui, mais ce qu'il faut quand même préciser,
13:23si un blocus est un acte de guerre,
13:25c'est que le Détroit est effectivement fermé
13:28depuis un mois et demi par un chantage iranien.
13:31Donc là, l'acte des Américains
13:33ne consiste pas à fermer le Détroit,
13:35il consiste à trouver un moyen de le réouvrir.
13:38C'est toute la déclaration de Donald Trump.
13:39Les Américains ont deux objectifs.
13:42À court terme, réouvrir le Détroit d'Hormuz.
13:45À long terme, garantir que l'Iran n'aura jamais la bombe nucléaire.
13:48Ils ont rentré en guerre et le Détroit d'Hormuz était libre à vendre...
13:51Oui, il était faussement libre.
13:54Mais s'il était faussement libre ?
13:55La preuve, c'est que les Iraniens peuvent le fermer comme ils le veulent.
13:58Mais ils ne l'ont jamais fait avant.
14:00Mais s'ils l'avaient fait avant, dans les années 88.
14:01Ils l'ont fait pendant la guerre d'Iran-Irak.
14:03Si, si, il a été fermé.
14:05Il y a même eu la fameuse guerre des tankers
14:07entre l'Iran et l'Irak,
14:08et c'est les Etats-Unis qui, à l'époque, l'ont libéré.
14:12Ce que cette guerre a révélé,
14:13et c'est extrêmement important,
14:15c'est qu'en fait, les Iraniens avaient un droit de contrôle sur le Détroit.
14:18La preuve, ils n'ont rien fait,
14:20mais personne n'a le courage d'y aller
14:22parce qu'ils savent que s'ils y vont,
14:23ils peuvent perdre leur navire.
14:25Je pense que les Iraniens...
14:27Les Iraniens ont surpris beaucoup de monde
14:30en attaquant tous leurs voisins
14:31et en amenant la guerre sur le terrain économique
14:34et sur le Détroit d'Hormuz.
14:35Je pense que, très objectivement,
14:37il n'y a pas grand monde qui s'attendait à ce que ça se passe
14:39et Trump, aujourd'hui, surprend tout le monde
14:41en disant, c'est très bien,
14:42si vous voulez nous envoyer en crise économique majeure,
14:45les Européens,
14:47ce ne sont pas les Chinois qui vont s'en sortir
14:48parce que vous laissez leur bateau passer.
14:50Et donc, si vous bloquez quelques-uns,
14:52on va les bloquer tous.
14:54Et donc, pour moi,
14:55c'est avant tout une manœuvre
14:56pour libérer le Détroit d'Hormuz.
14:58Il est évident que les Américains
14:59n'ont pas bloqué le Détroit d'Hormuz
15:00pendant très longtemps.
15:02Et en même temps, évidemment,
15:03ça force tous ces pays,
15:05dont la France.
15:06Je vous rappelle que M. Macron déclarait
15:07que ce n'était pas notre guerre.
15:09Ça pousse tous ces pays, dont la France,
15:10à s'impliquer.
15:11Parce qu'on va être obligé de s'impliquer,
15:13même si on essaye de nier la réalité.
15:15On est quand même un drôle de pays, la France.
15:16On nous a tué un soldat en Irak.
15:18On n'est pas en guerre.
15:19On nous bloque nos approvisionnements
15:21de matières premières.
15:22L'essence explose.
15:23On n'est pas en guerre.
15:24Les matières premières explosent.
15:25On n'est pas en guerre.
15:26Arrive un moment,
15:27il va falloir se positionner.
15:27Régis Lassemé.
15:29Déjà, on est très peu dépendant
15:30au niveau des hydrocarbures
15:32du Détroit d'Hormuz.
15:33On achète notre pétrole aux Etats-Unis,
15:35à l'Afrique et au Kazakhstan principalement.
15:37Mais la question...
15:38C'est le cours qui est important, Régis.
15:39Le cours explose.
15:40On paye l'essence plus chère ?
15:41Bien sûr.
15:41Et là, il va encore exploser.
15:42Il est passé à 127 dollars
15:45après la déclaration de Donald Trump.
15:47Ce soir ?
15:47Non.
15:48Si, cet après-midi.
15:49Ok.
15:50Allez-y, Régis Lassemé.
15:52Si, si, si.
15:54Je l'ai vérifié tout à l'heure.
15:57Ce que je voulais vous dire,
15:58c'est que, en fait,
16:00ce qui se passe pour la question de la Chine,
16:02je reste toujours dans l'idée
16:04que moi, c'est la négociation
16:05qui va faire aboutir.
16:07C'est-à-dire que là,
16:08on a eu un premier round de négociations,
16:10on ne reste pas 21 heures comme ça
16:12si on n'a pas déjà posé des bases
16:14et il y a déjà des choses
16:15qui sont en train de se mettre en place.
16:17Vous avez deux points principaux
16:18qui sont des lignes rouges pour les Américains,
16:21Hormuz et le nucléaire.
16:23Et pour les Iraniens,
16:24pour le moment, ça ne fonctionne pas.
16:26Simplement, vous avez aujourd'hui
16:27une discussion entre Poutine
16:30et le président iranien
16:36qui dit qu'on y est quasiment.
16:39Les Chinois sont importants dans la manœuvre.
16:42Pourquoi ?
16:42C'est parce que, d'abord,
16:44c'est eux qui ont persuadé les Iraniens
16:46de faire le cessez-le-feu,
16:47d'accepter le cessez-le-feu.
16:49Je précise qu'on a deux semaines de cessez-le-feu.
16:51On a jusqu'au 21 avril.
16:53Donald Trump n'a pas dit
16:54se cessez-le-feu et caduque.
16:57Ce que veut Trump, là,
16:59c'est impliquer les Chinois,
17:01perturber effectivement leur approvisionnement.
17:0315% du pétrole chinois provient d'Iran.
17:06Je crois que les Chinois prennent
17:0880% du pétrole iranien.
17:10Donc, c'est une part très importante.
17:12Les privés de cette part
17:13vont évidemment les obliger à se positionner.
17:15Donc, ça veut dire...
17:16Donc, il est en train de secouer
17:18une porte de Covid qui a été bloquée
17:19depuis 43 jours.
17:21Potentiellement pour, justement,
17:23sur la question nucléaire.
17:24On va faire quelque chose d'extraordinaire,
17:25M. Combi.
17:26C'est-à-dire qu'on va lancer un sujet
17:27dans lequel vous êtes présents.
17:29Mais parce que, je le répète aux téléspectateurs
17:31qui n'étaient pas là ce matin,
17:33vous étiez avec nous pour parler de déminage.
17:36Déminage du détroit d'Hormuz,
17:38qui est une opération chirurgicale
17:39mais sur des dizaines de kilomètres.
17:41Ça peut prendre un temps très long.
17:42Et il s'avère que la France,
17:44si elle était sollicitée,
17:45elle possède en la matière
17:47un savoir-faire parmi les plus avancés au monde.
17:50Pour l'instant, ça n'est pas le cas.
17:53Les Français ne sont pas sollicités.
17:54Mais voyons le sujet de Viviane Hervé
17:56qui nous présente,
17:57qui nous illustre
18:01ces opérations de déminage.
18:02Je me permets juste de préciser,
18:04Régis, sur le baril de pétrole.
18:05Je ne suis pas sûr qu'on soit...
18:07On est déjà à 110 de là.
18:08Bon.
18:10Voyez, Viviane Hervé, le sujet.
18:13Dans le domaine du déminage,
18:15la France dispose de l'une des technologies
18:17les plus avancées en la matière.
18:18Il s'agit de chasseurs de mines tripartites.
18:22Composés d'un navire équipé d'un sonar,
18:24ils détectent dans un premier temps
18:26tout objet suspect.
18:27Puis, un véhicule autonome est largué
18:29afin d'inspecter l'objet.
18:31Il va quadriller finement
18:33pour détecter tout ce qui flotte,
18:35tout ce qui est entre deux eaux
18:36qui sont les mines à haut rein,
18:38avec une chaîne qui les relie au fond,
18:40avec une encre,
18:41ou tous les cailloux un peu anormaux
18:43dont on détecte la forme
18:45sur le fond de la mer.
18:46Une fois la mine reconnue,
18:48un deuxième véhicule autonome est largué,
18:50capable, lui, de faire exploser la mine.
18:53Le détroit d'Ormouge
18:54semble à première vue relativement étroit,
18:56mais lorsqu'il s'agit de déminer
18:58une telle zone avec précision,
19:00le travail peut s'avérer très long.
19:02Donc, on va quadriller la zone
19:03en faisant un passage
19:04qui détecte 100 mètres de chaque côté,
19:06donc 200 mètres de large.
19:07Le détroit fait 50 kilomètres de large.
19:09Donc, il faut faire un grand nombre de passes.
19:11Donc, on peut prévoir facilement
19:13combien de temps il faut
19:14et ce temps se compte
19:15non pas en semaine ou en jour,
19:17mais en mois.
19:18L'armée américaine a affirmé
19:20que deux de ses destroyers
19:21avaient franchi le détroit d'Ormouge
19:23ce samedi
19:24afin d'entreprendre
19:25des opérations de déminage.
19:27Théran a fait savoir
19:28que toute tentative
19:29pour des navires militaires
19:30de franchir le détroit d'Ormouge
19:32fera l'objet d'une réaction sévère.
19:35Gérald Olivier,
19:36il y a plusieurs choses
19:37parce qu'il y a souvent
19:38une sorte de climat
19:40entre Trump
19:41anti-américain
19:42dans les médias français
19:43et parfois,
19:43j'ai besoin de démêler
19:44le vrai du faux.
19:45Est-ce qu'il y a des tensions,
19:46oui ou non,
19:47entre J.D. Vance
19:48et Donald Trump
19:50sur l'intervention en Iran ?
19:52Pas que je sache.
19:54Pas que je sache.
19:55J.D. Vance, au départ,
19:57n'était pas le plus favorable,
19:59mais aujourd'hui,
19:59il est en charge des négociations.
20:01Vous avez,
20:01dans l'équipe,
20:02on va dire qu'il y a deux tendances quand même.
20:04Vous avez la tendance Marco Rubio
20:05qui est un petit peu plus offensive
20:07et qui était beaucoup plus près
20:08et qui a été financée et soutenue
20:09parce qu'on appelle
20:10les courants néo-conservateurs
20:11qui sont beaucoup plus interventionnistes.
20:13Et vous avez J.D. Vance
20:14qui est plutôt,
20:17je dirais,
20:17le représentant du mouvement Maga
20:19avec une tendance plus nationaliste
20:21et moins interventionniste.
20:22Avec l'idée d'América first.
20:24Et ce n'est pas notre guerre,
20:25forcément,
20:26d'où la prudence peut-être,
20:28voire le scepticisme
20:29de J.D. Vance.
20:30Mais J.D. Vance
20:31n'a jamais nié le fait
20:32qu'il était dans l'intérêt américain
20:34et je dirais même
20:34dans l'intérêt du reste du monde
20:36que la menace iranienne
20:37soit prise au sérieux
20:38et qu'on empêche ce régime
20:40d'avoir jamais la bombe nucléaire.
20:41Deuxième question,
20:42Gérald Olivier,
20:43j'en ai mille,
20:43donc il va falloir qu'on aille vite.
20:45Gérald Olivier,
20:45deuxième question,
20:46est-ce que la population américaine
20:48est en train de se détourner
20:49de Donald Trump ?
20:50Est-ce qu'ils ont été choqués
20:51par les déclarations,
20:52notamment cette semaine ?
20:53On a quand même un président américain
20:54qui a dit
20:55je vais réduire à l'âge de pierre
20:57la civilisation iranienne ?
21:01Parce que les médias majoritairement
21:04sont contre.
21:05Maintenant Donald Trump
21:06a pris ses distances
21:08par rapport à ça.
21:09En ce qui concerne
21:09la déclaration
21:10à laquelle vous faites allusion,
21:12il s'est permis de dire ça
21:13pour une raison très simple,
21:14c'est que depuis 47 ans,
21:15les Iraniens disent
21:16mort à l'Amérique.
21:18Pas mort à l'Amérique,
21:18c'est mort à la civilisation américaine.
21:20C'est mort au pays
21:20et tout ce que ça représente.
21:21Les Iraniens disent ça
21:22toutes les semaines,
21:23tous les samedis
21:23en brûlant les drapeaux,
21:24personne ne s'en plaint.
21:26Lui il dit
21:26je vais effacer une civilisation,
21:28gros scandale,
21:29le président américain
21:29a dit quelque chose d'intolérable.
21:31de poids, de mesures.
21:32Donc lui il ne l'accepte pas.
21:33Donc il dit les choses brutalement
21:34et il fait les choses
21:36à sa façon
21:36mais avec une certaine détermination.
21:39Régis Le Sommier.
21:39Ce qui est très intéressant
21:40c'est que le New York Times
21:41a décortiqué,
21:43a fait un article
21:44absolument passionnant
21:44que j'encourage
21:47nos téléspectateurs
21:48à lire
21:50où ils expliquent
21:51le rôle de chacun
21:53dans la montée à la guerre
21:54et notamment les négociations
21:56à partir de la réunion
21:58du 11 février
21:58où Benjamin Netanyahou
22:00vient à la Maison-Blanche
22:01faire une présentation
22:02pour expliquer à Donald Trump
22:03c'est maintenant ou jamais
22:05il faut attaquer l'Iran
22:07etc.
22:08Le débriefing ensuite
22:09a lieu entre Donald Trump
22:10et la plupart des gens
22:12de son cabinet
22:13et ce qu'on remarque
22:14c'est que dès cette époque
22:15le seul à évoquer
22:17le côté catastrophique
22:19du fait que l'Iran
22:21pourrait mettre la main
22:21sur le détroit d'Hormuz
22:22c'est J.D. Vance.
22:23J.D. Vance
22:24explique aussi
22:25le coup de la guerre
22:26explique aussi
22:27la rupture possible
22:29avec la base Maga
22:30bref il alerte
22:31le président
22:32tout en disant
22:33vous faites votre choix
22:35il sent que Donald Trump
22:36est convaincu
22:37qu'il faut y aller
22:38il ne va pas le trahir
22:39il ne va pas
22:41disons
22:42aller contre lui
22:42mais il exprime déjà
22:44devant tous les autres
22:45son opposition
22:46ou en tout cas
22:47ce qui s'est en fait
22:50avéré exact.
22:51Revenons sur la situation
22:54sur le détroit d'Hormuz
22:55avec vous Bruno Combi
22:57six coalitions internationales
22:59il y a pour essayer
23:00de sécuriser
23:02le détroit d'Hormuz
23:03permettre la libre circulation
23:05des navires
23:06l'opération déminage
23:08vous avez dit ce matin
23:08c'est une opération
23:09qui prend beaucoup de temps
23:10et d'ailleurs
23:11on constate que dans le sujet
23:12et ce soir
23:13vous n'avez pas changé de cravate
23:14ça veut dire que vous restez le même
23:15vous restez le même
23:17vestimentairement
23:17est-ce que vous restez le même
23:19dans l'état d'esprit
23:20dans l'analyse
23:20que vous faites
23:21cher Bruno Combi
23:22oui tout à fait
23:22sauf que ça va se compliquer
23:24avec le blocus
23:25donc une des questions
23:26qui se posent
23:27c'est que
23:28les forces navales américaines
23:29qui sont sur place
23:31avec quoi il va faire ce blocus
23:32il faut des bateaux
23:33il faut contrôler
23:34les autres bateaux
23:35or son groupe aéronaval
23:37avec le porte-avions
23:38la frégate de Chakoté
23:39le sous-marin nucléaire d'attaque
23:40il est parfait
23:41pour ce qu'il faisait
23:43jusqu'à maintenant
23:44c'est-à-dire
23:44de la projection de forces aériennes
23:45la surveillance un peu autour
23:47mais c'est pas suffisant
23:49pour faire le blocus total
23:51là il faut d'autres navires
23:53des frégates
23:54des destroyers
23:54etc.
23:55en plus grand nombre
23:56donc il y a les deux destroyers
23:57qui sont déjà sur zone
23:58le Michael Murphy
23:59et le Frank Peterson
24:00qui vont sans doute participer
24:01d'une manière ou d'une autre
24:02mais je pense qu'il manque
24:04de navires
24:04et que c'est pour ça
24:05qu'il a téléphoné
24:06au Royaume-Uni
24:07et à notre président
24:09Emmanuel Macron
24:09en demandant un appui
24:11attention parce que justement
24:12le Royaume-Uni
24:14je me suis peut-être
24:15fait mal comprendre
24:16moi j'ai compris
24:17que le Royaume-Uni
24:18justement ne participerait
24:19pas au blocus naval
24:20et que de leur côté
24:22il y a une large coalition
24:24amenée par le Royaume-Uni
24:25et la France
24:26pour essayer
24:27à ce qu'il y ait
24:28une libre circulation
24:29des navires
24:29c'est deux choses différentes
24:30Effectivement
24:31les Royaume-Uni
24:32et la France
24:33sont les spécialistes
24:34du déminage
24:34et une coalition
24:35est prévue pour ça
24:36mais depuis l'annonce
24:38de Donald Trump
24:39ce soir
24:39se pose quand même
24:40la question
24:40avec quel navire
24:42il va faire
24:43respecter son blocus
24:45parce que je pense
24:46qu'il lui faut
24:46d'autres navires
24:47Londres ne sera pas
24:48impliquée dans le blocus naval
24:49décrété par Donald Trump
24:50cet après-midi
24:51sur le détroit d'Hormeux
24:51rapporte Sky News
24:53en revanche
24:54Sky News a pu échanger
24:56avec le porte-parole
24:57du gouvernement britannique
24:58ou l'un des porte-paroles
24:59et il y a cette citation
25:00nous travaillons
25:00de toute urgence
25:01avec la France
25:02et d'autres partenaires
25:03pour constituer
25:03une large coalition
25:04afin de protéger
25:05la liberté de navigation
25:06voilà ce qu'on pouvait dire
25:08sur le terrain
25:09militaire
25:10géopolitique
25:11le détroit d'Hormeux
25:12là aux préoccupations
25:13des français
25:13et je pense à eux
25:14ce soir
25:15et on aurait peut-être
25:16dû commencer par ça
25:17mais c'était important
25:17de poser les bases
25:18comme on dit
25:18c'est demain
25:19qu'est-ce qui va se passer
25:21dans les stations essence
25:22parce qu'on nous a promis
25:23une baisse
25:23et on va dire
25:24ah bah non
25:24mais c'est pas de notre faute
25:25regardez il y a le blocus naval
25:26c'est vraiment pas de notre faute
25:27et si vous n'êtes pas content
25:28achetez une voiture électrique
25:30je suis peut-être
25:31un peu
25:31effectivement caricatural
25:33merci monsieur le député
25:34mais vendredi
25:35on a quasiment eu
25:37ce sentiment là
25:37mais peut-être que nous
25:39les gueux
25:39on n'a pas bien compris
25:40le premier ministre
25:41merci beaucoup
25:42à monsieur Combi
25:43je le sais presser
25:43merci Gérald Olivier
25:45on se retrouve dans un instant
25:50il est 20h30 sur CNews
25:52pour la deuxième partie
25:53de l'heure des pros
25:54on pourrait continuer
25:55à parler géopolitique
25:57le terrain
25:57le détroit d'Hormuz
25:58l'information de la journée
26:00c'est cette annonce
26:01de Donald Trump
26:02qui entend décréter
26:03un blocus naval
26:04mais pensons aux français
26:06pensons à ce qui va se passer
26:07dans les prochains jours
26:09c'est l'angoisse
26:10numéro un
26:11de tous les français
26:12quasiment
26:13puisqu'il y a ce sondage
26:14les préoccupations
26:16êtes-vous inquiet
26:17ou non
26:17pour chacun des éléments suivants
26:19liés au conflit
26:19actuellement en cours
26:20en Iran
26:2187% des français
26:23sont inquiets
26:24de la hausse
26:26des carburants
26:27et 89%
26:29des français
26:29se disent inquiets
26:30quant à la hausse
26:31de l'inflation
26:32et c'est toujours intéressant
26:33d'aller aussi dans le détail
26:3568% des sondés
26:36c'est un sondage Ipsos
26:38sont favorables
26:39à la mise en place
26:40de dispositifs
26:41permettant de limiter
26:42la hausse
26:43des prix du carburant
26:44je vous propose
26:45d'écouter quelques
26:46responsables politiques
26:47qui ont considéré
26:48que les mesures
26:48qui ont été prises
26:49par Sébastien Lecornu
26:51vendredi
26:52n'étaient pas raccords
26:53avec l'urgence absolue
26:55l'urgence immédiate
26:56des français
26:56qui demain
26:57à qui on a dit
26:58vous inquiétez pas
26:58les prix vont baisser
26:59bah à mon oeil
27:00ça va peut-être pas baisser
27:03ce qui est étonnant
27:03ce qui est étonnant
27:04c'est que monsieur Lecornu
27:04d'autres pays le font
27:05l'Espagne
27:06l'Italie
27:06ils baissent la fiscalité
27:07même la commission
27:08de façon temporaire
27:09mais même de façon temporaire
27:11ils l'excluent
27:11ils considèrent
27:12qu'on est le pire pays
27:13en termes de prélèvement
27:14obligatoire
27:14et que c'est profitable
27:15à l'économie
27:16à un moment
27:17on a un vrai souci
27:18c'est qu'on est le pays
27:19qui taxons le plus
27:21en fait on tue notre économie
27:22à un moment
27:22il faut donner un peu d'air
27:24il faut donner de l'air
27:25aux ménages
27:25il faut donner de l'air
27:26aux entreprises
27:26en ne prenant aucune mesure
27:28sauf des aides ciblées
27:31le Premier ministre
27:32ne va pas régler
27:33le problème majeur
27:33qui est devant nous
27:34et qui va continuer
27:35à s'étendre
27:35même si
27:35alors on voit en plus
27:36que c'est peut-être
27:37remis en question
27:38mais même si le cessez-le-feu
27:39était effectif
27:40on sait que les prix
27:42du baril
27:42ne vont pas redescendre
27:44à ce qu'ils étaient
27:44avant guerre
27:45avant plusieurs semaines
27:46dans cette affaire
27:47il faut bien que quelqu'un paye
27:48le Premier ministre
27:49propose en gros
27:50que c'est les consommateurs
27:51d'autres disent
27:52par exemple
27:52le Rassemblement National
27:53disent
27:54c'est l'État
27:55qui doit payer
27:55la collectivité
27:57nous on pense
27:57que c'est Total
27:58qui doit payer
27:59pour être clair
27:59parce que Total
28:00vient de faire
28:00un milliard de bénéfices
28:03le mois dernier
28:04avec des opérations
28:06de trading
28:06c'est-à-dire
28:06de spéculation
28:07sur la guerre
28:08Véronique Jacquier
28:09l'urgence absolue
28:11et on a eu
28:12des témoignages
28:12mais des dizaines
28:13et des dizaines
28:14depuis 6 semaines
28:15c'est le pouvoir d'achat
28:17c'est les prix à la pompe
28:18les Français
28:19des millions de Français
28:21périphériques
28:21cette France périphérique
28:22qui se déplace
28:23évidemment en voiture
28:24et qui change
28:24son quotidien aujourd'hui
28:25donc là c'est la grande angoisse
28:26c'est de se dire
28:27avec le Bocuse Naval
28:28ça va être encore pire
28:29ça peut l'être
28:29tout à fait
28:30évidemment
28:30à mon avis
28:31on va avoir une envolée
28:32des prix des hydrocarbures
28:33mais vendredi
28:35Sébastien Lecornu a dit
28:36il va y avoir une accalmie
28:38donc lui avait l'air
28:39effectivement positif
28:40comme si le prix
28:41allait baisser
28:42et on a vu
28:43qu'on avait un Premier Ministre
28:44qui ne répondait pas
28:45à l'urgence des Français
28:46qui n'écoutait pas leur colère
28:48qui était déconnecté
28:49ça me fait penser
28:50à l'épisode
28:50des Gilets jaunes
28:51et c'est peut-être ça
28:52qui est en train de couver
28:56parce qu'il y a
28:57les marins pêcheurs
28:58qui commencent à dire
28:58on va se donner rendez-vous
28:59le 2 mai à Paris
29:00il y a les agriculteurs
29:02enfin voilà
29:02il y a un mécontentement
29:04qui monte
29:05en France
29:06chez les transporteurs
29:07aussi bien entendu
29:08chez tous ceux
29:09qui ne peuvent pas vivre
29:10sans faire le plein
29:14ça me fait penser
29:15vous savez
29:15la fin du mois
29:16et la fin du monde
29:17c'était ça
29:17avec les Gilets jaunes
29:18et là on en est là
29:19parce qu'on a un Premier Ministre
29:21qui nous parle d'électrification
29:22pour les 10 ans qui viennent
29:23ça ne répond évidemment pas
29:25à l'urgence
29:26alors est-ce que répondre
29:27à l'urgence
29:27c'est baisser la TVA
29:29à 5-5
29:31c'est peut-être
29:31en soi un épiphénomène
29:33mais c'est vrai que psychiquement
29:34ça ferait baisser
29:35la pression
29:36il faut envoyer un signal
29:37à tous les Français
29:38je vais donner la parole
29:39à un député
29:40bien évidemment
29:40parce qu'en plus
29:41vous étiez d'une région
29:42dans les rots
29:43les Gilets jaunes
29:44ça a démarré avec vous
29:45on avait fait pas mal
29:46de questions
29:46sur cette colère
29:47mais la colère
29:49des Gilets jaunes
29:49en 2018
29:50on est une partie
29:51de responsabilité
29:52rappelez-vous
29:53les 80 km
29:54l'augmentation
29:55là moi
29:56enfin je peux me tromper
29:57mais les Français
29:58ont compris
29:58que ce n'était pas
29:59la faute du gouvernement
30:00c'est qu'aujourd'hui
30:01c'est ce qui se passe
30:02est-ce qu'on n'est pas
30:03à l'ode
30:04d'une crise pétrolière
30:05qui va toucher
30:06l'économie mondiale
30:08ça c'est le premier débat
30:09après moi je vais vous dire
30:10j'ai trouvé Sébastien Lecornu
30:11à la fois habile
30:13et courageux
30:14je vais vous dire pourquoi
30:14moi je suis venu
30:16sur le plateau
30:16défendre les clubs de sport
30:17les pépiniéris
30:19les hôtels
30:19les restaurants
30:20et rappelez-vous
30:21les oppositions disaient
30:22on n'en donne pas assez
30:23une fois que la crise est finie
30:25l'opposition vous dit
30:26vous avez cramé la caisse
30:27c'est pour ça
30:27que les Français
30:28ont de plus en plus de mal
30:29à faire confiance
30:30à la parole politique
30:32Madame vous n'avez pas tort
30:33aujourd'hui moi
30:34je travaille avec
30:34les infirmiers libéraux
30:36les aides-soignantes
30:37je vais vous dire
30:37ce que je pense
30:38on va faire un plan massif
30:40mais si l'Etat
30:41reste vertical
30:42comme d'habitude
30:43avec 500 000 serfas
30:45pour avoir
30:46une aide financière
30:47ou pour acheter
30:48un véhicule électrique
30:49ou pour mettre
30:50un panneau photovoltaire
30:51sur sa maison
30:51ça ne marchera pas
30:53Elliot
30:53il faut décentraliser
30:54les décisions
30:55il faut travailler
30:56avec des syndicats
30:57parce que vous avez
30:58raison
30:58la décentralisation
30:59est essentielle
31:00vous avez entièrement raison
31:01Patrick Vinel
31:02en revanche
31:02vous avez dit quelque chose
31:03qui peut peut-être
31:05surprendre
31:06des français
31:07qui ont été
31:07heurtés
31:08par le discours
31:09de vendredi
31:09en se disant
31:10on a un premier ministre
31:11complètement déconnecté
31:12vous avez dit
31:12il a été habile
31:13et il a été courageux
31:13où est l'habileté
31:15lorsque vous parlez
31:16voiture électrique
31:17quand des français
31:17vous disent
31:18mais attendez
31:18monsieur le premier ministre
31:19j'ai changé mon quotidien
31:20parce qu'il y a
31:21l'explosion des prix
31:22et la courbe
31:22je me rappelle
31:23une ancienne ministre
31:23qui avait dit
31:24il faut acheter
31:25une voiture électrique
31:25mais vous croyez
31:26qu'on vit dans
31:27un autre monde
31:27où est l'habileté
31:28les gens
31:28ils n'ont pas les moyens
31:29j'ai pas de soucis
31:31attendez
31:31moi j'ai pas de soucis
31:32avec ça
31:32aujourd'hui
31:3360%
31:34de notre énergie
31:35c'est de l'énergie fossile
31:37il faut qu'on arrive
31:38à passer à l'électrique
31:39mais quelqu'un
31:40qui gagne le SMIC
31:41de gamins
31:42il a pas les moyens
31:43comment je peux
31:44l'accompagner
31:44et ce qu'a dit
31:45et Sébastien Lecornu
31:47ça se fera jour par jour
31:48le baril du pétrole
31:49aujourd'hui
31:50cher monsieur
31:50ça dépend des jours
31:52il monte il descend
31:52vous voulez qu'on mette
31:5410 milliards
31:54encore sur la plage
31:55on ne veut pas
31:56vous l'avez déjà trop fait
31:57oui mais moi
31:59je me rappelle
31:59que quand vous étiez député
32:00par moi Patrick Vignal
32:01il y avait juste
32:02la fermeture de Fessenheim
32:03et à l'époque
32:04le nucléaire
32:05on n'avait pas
32:06les mêmes perspectives
32:07je vous donne le point
32:07vous avez raison
32:08merci aux écologistes
32:09en 2012
32:10et aux macronistes
32:11je pense qu'il ne faut pas
32:13oublier
32:13tout ce que vous dites
32:14on a l'habitude
32:15de l'entendre
32:15mais il ne faut pas
32:16oublier une chose
32:17c'est que si la France
32:18a été le seul pays
32:19au monde
32:20à créer
32:21le
32:23quoi qu'il en coûte
32:24non non non
32:25le PGE
32:27le PGE
32:27le prêt garanti
32:28par l'Etat
32:28le prêt garanti
32:29par l'Etat
32:29j'en ai profité
32:30pour mon entreprise
32:31le prêt garanti par l'Etat
32:32c'est pour une seule raison
32:33pas parce que l'Etat
32:34Providence est généreux
32:35c'est parce que
32:35l'économie française
32:36était dans un tel état
32:37et la fiscalité
32:38était tellement importante
32:39que les entreprises
32:40n'avaient pas tenir 3 mois
32:41et ça allait créer
32:4211 millions de chômeurs
32:42donc il faut quand même
32:44arriver à un moment
32:44faire la différence
32:45entre l'Etat de la France
32:46et celui du Qatar par exemple
32:47c'est-à-dire que la France
32:48est un pays aujourd'hui
32:49qui est ruiné
32:50et donc si vous ne faites rien
32:52face à une crise pétrolière
32:53comme celle qui arrive
32:54je rappelle quand même
32:55que la majorité des français
32:56il leur reste 50 à 100 euros
32:58de reste à vivre
32:5850 à 100 euros
33:00de reste à vivre
33:00ils n'ont plus rien
33:01qui le plan leur coûte
33:02beaucoup plus cher
33:03autre chose
33:03on va donner la parole
33:04à tout le monde
33:05autre chose
33:06vous dites courageux
33:07et habile
33:09et les français
33:10ce n'est pas comme
33:11les gilets jaunes
33:11ils ont bien compris
33:12qu'on n'était pas responsable
33:13la responsabilité de l'Etat
33:14sur un plein d'essence
33:1660% de taxes
33:19il y a une petite responsabilité
33:21cher monsieur
33:21je ne vous ai pas dit
33:22le contraire
33:23les marais pêcheurs
33:24sont en train de crever
33:25les aides soignantes
33:26tout ça
33:27mais vous ne vous rappelez pas
33:28on a mis 17 milliards
33:30moi je n'avais pas envie
33:31de toucher un chèque
33:32j'ai les moyens
33:33de payer plus cher l'essence
33:34ça s'appelle
33:35la possibilité
33:36de faire un contrat social
33:38il y a des gens
33:39qui ont touché des chèques
33:40qui n'avaient pas besoin
33:41et deuxième point
33:42je suis d'accord
33:43avec la personne
33:43tout à l'heure
33:43peut-être que
33:44les très très riches
33:45les 2%
33:47de très très riches
33:48je ne parle pas
33:48on pourrait aussi
33:50discuter avec
33:50Pouyanné Total
33:51on pourrait discuter
33:52avec les très grosses entreprises
33:53vous êtes devenu
33:54élément
33:54la dette
33:55la dette
33:56elle est intéressante
33:57quand on investit
33:58pas quand on fait des chèques
34:00sinon on est ruiné
34:01d'écouter Alexandre Jardin
34:02qui était très en colère
34:04ce matin
34:04je disais
34:05en plaisantant
34:06nous les gueux
34:06c'est lui
34:07le porte-parole des gueux
34:08mais c'est cette France
34:09périphérique
34:09qui est souvent oubliée
34:11notamment
34:11Ruth Varen
34:15si le gouvernement
34:16ne prend pas
34:17tout de suite
34:18immédiatement
34:18des décisions
34:19pour une année
34:20pour au moins 9 mois
34:22ce n'est plus possible
34:23de naviguer à vue
34:24nous savons tous
34:25que le problème
34:26ne va pas se régler
34:27en 2 mois
34:27nous savons tous
34:28que les prix
34:29vont rester extrêmement volatiles
34:31et à des niveaux
34:32intolérables
34:33par notre économie
34:35pour les classes populaires
34:37françaises
34:37alors nous on propose
34:38les gueux
34:39on propose au gouvernement
34:41une décision
34:42avant
34:42avant le 2 mai
34:44avant qu'on entre
34:45dans des processus
34:46incontrôlables
34:47avant que la société
34:48craque
34:49on propose un truc
34:50extraordinairement simple
34:52et je prends les chiffres
34:54de Lecornu
34:54il y a 7 milliards
34:56qui vont
34:57en subvention
34:58directe
34:59à l'éolien
35:00il y a 5 milliards
35:02en subvention
35:02en direct
35:03ça fait 12 milliards
35:04pas 80 millions
35:0512 milliards
35:07si on le ventile
35:08sur les 90 milliards
35:09de litres d'essence
35:11on peut pendant
35:129 mois
35:13baisser de 40 centimes
35:15nous devons
35:17faire ça
35:18avant que ça pète
35:23absolument qu'on le traite
35:25et ce qu'il faudrait
35:27c'est revenir
35:27sur les 10 dernières années
35:28des déclarations
35:29des premiers ministres
35:30sur le nucléaire
35:31sur le gaz
35:33les promesses
35:34qui ont été faites
35:35les voitures électriques
35:36qui devaient arriver
35:36en 2025
35:37finalement elles vont arriver
35:38en 2030
35:38bref
35:39cette stratégie
35:40sur les questions énergétiques
35:42pardonnez-moi
35:42qui a été un échec
35:43sur une décennie
35:44voyez le sujet
35:45sur un gouvernement
35:46et un état
35:47sur courant alternatif
35:48c'est la rédaction qui le propose
35:52en Normandie
35:53le mois dernier
35:54sur le chantier
35:55des nouveaux réacteurs
35:56de la centrale de Panly
35:57Emmanuel Macron
35:59faisait l'éloge
36:00de l'aventure nucléaire française
36:01c'est une très grande aventure
36:03industrielle
36:04énergétique
36:04pour le pays
36:05et c'est une immense
36:07fierté française
36:08parce qu'enfin
36:09la France reprend
36:10ses grands travaux
36:10en matière de nucléaire
36:12pourtant
36:12dès son élection
36:14en 2017
36:14le président
36:15de la République
36:16confirme
36:16la décision symbolique
36:18de son prédécesseur
36:19François Hollande
36:19de fermer la centrale
36:21de Fessenheim
36:22mais aussi
36:23de réduire la part
36:24du nucléaire
36:25dans le mix énergétique
36:26du pays
36:26je n'ai pas été élu
36:28pour ma part
36:28sur un programme
36:29de sortie du nucléaire
36:30mais sur une réduction
36:32à 50%
36:32de la part du nucléaire
36:33dans notre mix électrique
36:35et je tiendrai
36:37cet engagement
36:37concrètement
36:3914 réacteurs
36:40de 900 mégawatts
36:41seront arrêtés
36:42d'ici à 2035
36:43à quelques semaines
36:44de l'élection
36:45présidentielle
36:45de 2022
36:46le président
36:47candidat
36:48à sa succession
36:49annonce un revirement
36:50avec la construction
36:52de 6 nouveaux
36:53réacteurs nucléaires
36:54d'ici à 2035
36:55ces chantiers
36:56cultivent une ambition
36:57forte
36:58faire en 30 ans
37:00de la France
37:00le premier grand
37:01pays du monde
37:02à sortir de la dépendance
37:03aux énergies fossiles
37:04et renforcer
37:06notre indépendance
37:08énergétique
37:10industrielle
37:11dans l'exemplarité
37:13climatique
37:13en 2025
37:14la France
37:15affichait toujours
37:16une dépendance
37:17énergétique
37:17importante
37:18elle a importé
37:19l'an dernier
37:1960 milliards
37:21d'euros
37:21d'énergie fossile
37:23et en parlant
37:24d'indépendance
37:25énergétique
37:25on a parlé
37:26des fameuses
37:26pompes à chaleur
37:27tous les grands
37:28fleurons
37:28des pompes à chaleur
37:29aujourd'hui
37:30ils sont quasiment
37:30tous
37:31les français
37:32sous pavillons
37:33étrangers
37:33et il expliquait
37:34qu'il fallait
37:34renforcer
37:35l'indépendance
37:35et la souveraineté
37:37industrielle
37:37Marc Barnaud
37:38et ensuite
37:39on avance
37:40moi ce que je trouve
37:40je fais des mots
37:42proprement scandaleux
37:43dans le discours
37:43de monsieur Lecornu
37:44sur l'électrification
37:45de la France
37:45c'est d'avoir oublié
37:47très très vite
37:47le prix du kilowatt
37:48en 2021
37:49qui était aux alentours
37:50des 15 centimes
37:51en 2023
37:52qui est monté
37:53à 25 centimes
37:53et aujourd'hui
37:54qui est à 19 centimes
37:54c'est à dire qu'en réalité
37:56pardonnez-moi
37:56mais c'est le piégeat
37:57qu'on classique
37:58des politiques
37:58qui prennent les français
37:59pour des idiots
38:00c'est à dire qu'en réalité
38:01à l'électrique
38:02c'est pas cher
38:02et puis quand ce sera électrique
38:03on augmentera les taxes
38:04l'Axis
38:05ce qu'on a déjà fait
38:06pour rendre l'électrique
38:07plus cher
38:08et à ce moment-là
38:08tous les français
38:09qui auront naïvement
38:10investi dans l'électrique
38:11croyant que c'était
38:12l'affaire du siècle
38:12ils se retrouveront
38:13encore une fois
38:14la tête d'ambiance
38:14Régis Le Sommier
38:15qui n'a pas dit la parole
38:16pour l'instant
38:16c'est Régis
38:17c'est pas entièrement faux
38:18c'est même très vrai
38:20quand vous regardez
38:21pour
38:21moi j'ai une voiture hybride
38:23tout simplement
38:24je prends mon cas
38:24je me suis amusé
38:25à calculer
38:26combien coûtait
38:26le kilomètre
38:28en électrique
38:29et le kilomètre
38:29en diesel
38:30ou en essence
38:31on est à quelques centimes
38:32de différence
38:33donc quand vous
38:34quand vous approvisionnez
38:36dans des bornes
38:37dans une station service
38:38et là vous dites
38:40en plus il y a le coût
38:40de la voiture
38:42comme on dit
38:42c'est quelque chose
38:44pensez à tous les gens
38:46tous les travailleurs
38:47de notre pays
38:48ils roulent au diesel
38:49c'est eux qui
38:50en plus un diesel
38:51qui est au minimum
38:52à 2,25 en ce moment
38:54c'est quand même énorme
38:55et ces gens-là
38:57ne peuvent pas
38:57acheter une voiture
38:58pour payer en plus
39:00quand ils vont
39:00s'approvisionner
39:01quasiment la même chose
39:02que si vous avez
39:02une question
39:03vous avez raison
39:04cher monsieur
39:05tous les gouvernements
39:06successifs
39:07moi je suis passé
39:07à l'électrique
39:08on commence à dire
39:09comme il fait
39:10quand même une réduction
39:11le kilomètre
39:12c'est 1,90€
39:13électrique
39:14et 3€
39:14avec le diesel
39:15si vous chargez
39:16chez vous
39:16oui absolument
39:18mais si vous chargez
39:18sur l'autorail
39:19c'est quasiment la même chose
39:20ils vont nous taxer
39:21bientôt la voiture électrique
39:22c'est tous les gouvernements
39:23cher monsieur
39:24c'est pas celui d'Emmanuel
39:26alors autre sujet
39:27s'il vous plaît
39:27parce qu'il nous reste
39:28moi je rêve
39:28qu'on ait un gouvernement
39:29qui gère la France
39:30il nous reste 7 minutes
39:31je voudrais qu'on parle
39:32de l'imbroglio
39:34autour du travail
39:35le 1er mai
39:36parce que c'est fascinant
39:37c'est à dire que là
39:38en fait
39:38ce gouvernement
39:39ne comprend que
39:40le rapport de force
39:41les français
39:42qui sont en train
39:43de souffrir
39:44depuis 4 semaines
39:45vous n'avez pas de blocage
39:46vous n'avez pas de manifestation
39:47vous n'avez pas de mouvement
39:48de colère
39:48donc en soi
39:49on s'en fout un peu
39:50en revanche
39:51si vous comprenez
39:52que votre siège de ministre
39:53il est en train de vibrer
39:55il est un peu
39:55sur un siège éjectable
39:57parce que vous avez
39:57les syndicats
39:58et vous avez une partie
39:59de la gauche
40:00qui menace d'une motion
40:00de censure
40:01tout simplement
40:02parce que vous dites
40:02on a un projet de loi
40:04et le projet de loi
40:05c'est de faire travailler
40:05ceux qui veulent bosser
40:06le 1er mai
40:07et pour éviter
40:10la bordélisation
40:11à l'Assemblée nationale
40:12et bien vendredi
40:13on a accéléré
40:14le processus
40:15pour éviter
40:16l'obstruction
40:19et bien vous avez
40:20finalement
40:20un revirement de situation
40:22c'est-à-dire qu'aujourd'hui
40:23le Matignon promet
40:24qu'il n'y aura pas
40:25de passage en force
40:26attention
40:27sur le travail
40:27le 1er mai
40:28non non non
40:28il n'y aura pas
40:29de passage en force
40:30selon les syndicats
40:31il y a même un rendez-vous
40:32qui est prévu
40:33lundi
40:33entre les dirigeants
40:36syndicaux
40:36et le ministre du Travail
40:38Jean-Pierre Farandou
40:39bah oui
40:40parce que
40:40écoutez ce qu'a dit
40:41Olivier Faure
40:42aujourd'hui
40:43Olivier Faure
40:43il a dit
40:44attendez
40:44vous voulez passer en force
40:45il y aura une motion de censure
40:47alors le siège
40:47il est important
40:48je peux vous dire
40:49que là
40:49pour ce sujet-là
40:50il va falloir le garder
40:51donc on va dire
40:52on va faire amende honorable
40:53on va débattre
40:54pour savoir si les boulangers
40:55les fleuristes
40:56ils ont le droit de travailler
40:58la réalité de ce texte
40:59qui n'est pas d'origine gouvernementale
41:01mais d'origine parlementaire
41:03c'est Gabriel Attal
41:03qui l'a mis
41:05sur l'ordre du jour
41:07qui lui était réservé
41:08qui a souhaité
41:10revenir sur un acquis fondamental
41:12un symbole important
41:14pour non seulement la gauche
41:15mais pour tous les travailleurs
41:16puisqu'il s'agit ce jour-là
41:18d'avoir le seul jour de l'année
41:20qui est effectivement
41:21chômé
41:22payé
41:23pour l'ensemble des salariés
41:25de France
41:25et donc c'est très important
41:26de maintenir un cap
41:28et de ne pas
41:30détricoter progressivement
41:31cet acquis
41:32vous étiez en train de dire
41:33c'est totalement faux
41:34ce que dit Olivier Faure
41:34vous allez l'expliquer dans un instant
41:35je voudrais juste qu'on écoute
41:36la parole de bon sens
41:37de monsieur Bellamy
41:38certains diraient
41:39c'est une parole de bon sens
41:41populaire
41:41ceux qui veulent travailler
41:42c'est pas un populaire
41:43de travailler
41:44les mêmes syndicats
41:46qui refusent
41:46l'ouverture des boulangers
41:48le 1er mai
41:49ne s'émeuvent pas beaucoup
41:50que les McDonald's
41:51soient ouverts le 1er mai
41:52parce que la restauration
41:53peut travailler le 1er mai
41:55mais pas les boulangers
41:56parce qu'on a aujourd'hui
41:57des fleuristes
41:57alors que le 1er mai
41:58est pour eux évidemment
41:59un jour absolument décisif
42:01qui ne peuvent pas travailler
42:02ce jour-là
42:03donc c'est absurde
42:04qu'on laisse bosser
42:05les gens qui veulent travailler
42:07c'est le drame de ce pays
42:08que la gauche est devenue
42:09le camp qui s'oppose au travail
42:12mais le drame
42:13dans le drame
42:14c'est que ce gouvernement
42:16tremble
42:16quand les syndicats
42:17et les partis de gauche
42:19mettent la pression
42:20en disant
42:21vous avez intérêt
42:21à ce qu'il y ait un débat
42:22s'il n'y a pas de débat
42:23ça dégage
42:24c'est ça l'idée
42:25mais c'est tout ce qui fait
42:26la différence entre un politicien
42:27et un homme d'état
42:29c'est-à-dire qu'un homme d'état
42:30a une vision
42:31et n'a pas la main qui tremble
42:32et le politicien
42:33c'est la loi de la godille
42:36voilà tout simplement
42:36moi quand j'entends ces débats
42:38j'ai l'impression
42:38qu'on est retourné
42:39à l'âge de pierre
42:40sincèrement
42:40à l'heure de l'intelligence artificielle
42:42à l'heure où vous avez des polémiques
42:44parce que des artisans
42:45veulent bosser
42:45à l'heure où on parle
42:47de libérer les énergies
42:48dans notre pays
42:49parce qu'on est complètement asphyxiés
42:51et où on parle
42:52de production de richesses
42:53parce qu'on n'a pas assez
42:54de chefs d'entreprise
42:55et je parle en conscience de cause
42:56avec Marc à côté
42:58on en est encore là
42:59c'est lunaire
43:00je pense qu'il y a deux sujets
43:01le premier d'abord
43:02c'est toujours
43:03cette fabrique à mensonges
43:04absolus d'une certaine gauche
43:05qui raconte n'importe quoi
43:07comme Olivier Faure
43:07il n'est pas question
43:08de forcer les gens
43:09à travailler le 1er mai
43:09c'est totalement
43:10c'est sur le volontariat
43:11c'est ceux qui voudront
43:12et qui seront payés
43:12la deuxième chose
43:13payés double en plus
43:14oui oui double
43:15la deuxième chose
43:16c'est qu'il faut quand même
43:17il faut quand même rappeler
43:18des fondamentaux
43:19les français travaillent
43:2016% de moins
43:21que la moyenne européenne
43:22quand un portugais
43:22travaille 800 heures
43:23un français travaille 660 heures
43:25aujourd'hui en France
43:26on a autant d'inactifs
43:29qu'en Allemagne
43:30mais on a une fois et demie
43:31plus d'actifs
43:31donc tout ça
43:32et on veut la retraite
43:33à 62 ans
43:34tout ça ce sont des réalités
43:35maintenant
43:36on peut effectivement
43:37toujours travailler moins
43:39et gagner autant
43:39mais ça c'est à peu près
43:40l'inverse
43:41du travailler plus
43:42et gagner plus
43:42en 30 secondes
43:43parce qu'on parle
43:43de la Hongrie
43:44en fin d'émission
43:45pour le 1er mai
43:47vous avez tout dit
43:48moi pour le 1er mai
43:49j'ai des jeunes
43:49qui m'ont créé
43:50me disant
43:50ou je récupère
43:51deux jours
43:52ou je peux être
43:52payé double
43:53et la relation
43:54employé et patron
43:56a changé
43:57donc oui
43:58il ne faut pas forcer
43:58les gens
43:58premier point
43:59deuxième point
44:00je suis étonné
44:00cher monsieur
44:01moi j'ai écouté
44:02Gabriel Attal
44:03du groupe Renaissance
44:03il vient d'être
44:05désavoué
44:05par le premier ministre
44:06attendez
44:07attendez
44:07c'est le Sénat
44:08qui va faire voter
44:08cette loi
44:09on verra si le ministre
44:10du travail
44:11sera capable
44:12d'aller contre le Sénat
44:13je reviendrai
44:14vous voir
44:14la semaine prochaine
44:15ils ont repoussé
44:17la commission mixte paritaire
44:19c'est un peu technique
44:21une tambouille politicienne
44:22vendredi courageusement
44:24Renaissance
44:24ils se sont dit
44:25on va avoir une journée
44:27de hurlement
44:28etc
44:29où ça va être du blocage
44:31ralentir les débats
44:33etc
44:33on va accélérer les choses
44:34et comme ça
44:35ça sera en commission
44:36mixte paritaire
44:36il s'avère que Matignon
44:38ne veut pas de cette solution
44:39parce que Matignon
44:40a bien compris
44:40qu'il y avait la pression
44:42à gauche
44:42et comme c'est le gouvernement
44:43le plus faible
44:44de l'histoire
44:44de la 5ème République
44:45c'est pas ma formule
44:46cher Patrick Vinal
44:47c'est la formule
44:48de M. Lecornu
44:49et bien il se plie
44:50aux exigences
44:51des syndicats
44:51et d'Olivier Fort
44:532 minutes
44:54moi je vous dis
44:55on verra
44:552 minutes
44:57il nous reste
44:582 minutes d'émission
44:59allez-y
44:59Marc Warnot
45:002 minutes pour aller
45:01en Hongrie
45:01on peut simplement
45:02regretter
45:03c'est comme le syndicat
45:03non
45:05on m'a dit
45:06qu'il y avait la Hongrie
45:07la Hongrie
45:07la Hongrie
45:08ah oui quand même
45:09s'il vous plaît
45:09la Hongrie c'est important
45:10puisqu'il y a des élections
45:11en Hongrie
45:14attendez parce que
45:15je ne sais pas
45:15s'il est avec nous
45:16Thibaut Giblin
45:17Thibaut Giblin est-il avec nous
45:19cher Thibaut
45:19bonjour
45:20ah vous m'entendez
45:21cher Thibaut
45:21la situation
45:23en Hongrie
45:24parce que là
45:24il y a un vote
45:25vote historique
45:26en Hongrie
45:27avec des enjeux majeurs
45:29est-ce que
45:29oui ou non
45:30ce soir
45:30Victor Orban
45:32va tomber
45:33ou se maintenir
45:34à la tête
45:35du pays
45:37alors les résultats
45:38tomberont de manière
45:39plus définitive
45:40vers 23h
45:41ce qu'on peut dire
45:42maintenant
45:42c'est que les résultats
45:43sont très mauvais
45:44pour le Fides
45:45pour le parti
45:45de Victor Orban
45:47c'est
45:47en général
45:49il était très devant
45:50vraiment parce qu'il a
45:51toujours été
45:52réélu avec la majorité
45:53des deux tiers
45:54et là il est derrière
45:55son concurrent
45:56Peter Maguire
45:57non seulement dans
45:58le scrutin de liste
45:59mais dans plusieurs
46:00circonscriptions
46:00en cours de dépouillement
46:02si on cumule
46:04le parti
46:05de Victor Orban
46:06le Fides
46:06avec le parti
46:07de droite radical
46:08il serait devant
46:09mais le Fides
46:11est distancé
46:12dans beaucoup
46:13de circonscriptions
46:14également
46:14par Peter Maguire
46:16et son parti Tissa
46:17donc là
46:18ce que je comprends
46:19mais il faut rester
46:20extrêmement prudent
46:21à 20h50
46:22c'est que
46:24Victor Orban
46:25est en train
46:25de perdre
46:27c'est bien
46:27c'est bien
46:28ce qui se dessine
46:30vu les tendances
46:31actuelles
46:32c'est bien
46:33ce qui se dessine
46:34On a les images
46:36qui nous parviennent
46:36aussi également
46:37en direct
46:37de Budapest
46:38et je rappelle
46:39Thibaut Giblin
46:40que vous êtes
46:40actuellement
46:41en Hongrie
46:42à Budapest
46:43on aura
46:44le résultat
46:45définitif
46:46aux alentours
46:47de quelle heure
46:47pour la Hongrie ?
46:49Aux alentours
46:50de 23h
46:51Aux alentours
46:51de 23h
46:52donc ça sera
46:53en plein 100%
46:53politique
46:54avec Olivier de Quai-Renflec
46:55et je vais
46:56transmettre
46:56vos coordonnées
46:57cher Thibaut Giblin
46:58à Olivier de Quai-Renflec
47:01pour vous avoir
47:02en direct
47:02ce soir
47:03ses élections
47:04en Hongrie
47:05ce serait un séisme
47:06si Victor Orban
47:08ne l'emportait pas
47:10ce soir
47:11lors de ses élections
47:13parce qu'il souhaitait
47:14il comptait
47:14briguer
47:15un cinquième mandat
47:17donc en Hongrie
47:19merci à tous les quatre
47:20c'est un plaisir
47:20d'être avec vous
47:21merci à Julien Durot
47:21qui a préparé
47:22cette émission
47:23dans un instant
47:24c'est enquête d'esprit
47:26et puis ensuite
47:27ce sera Olivier de Quai-Renflec
47:28très important
47:29parce que c'est un lever
47:30de rideau
47:30sur la visite
47:31du pape Lyon XIV
47:32en Algérie
47:33visite historique
47:34commence demain
47:34et ce sera à suivre
47:35évidemment
47:37mardi
47:38à partir
47:39mardi après-midi
47:40une messe
47:40sur le sol algérien
47:4216h30
47:42sur CNews
47:43en direct
47:44d'Anaba
47:44merci beaucoup
47:45merci à tous
47:47merci
47:47excellente fin de soirée
47:49sur CNews
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