- il y a 6 semaines
- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de week-end.
00:05Jules Thorez qui aura une belle annonce à nous faire en fin d'émission.
00:08Monsieur le ministre que j'ai vu partout sur les réseaux sociaux depuis hier.
00:12Vous avez un nouvel ami, il s'appelle Jean-Noël Barreau.
00:15Quelle chance ! J'avais déjà vu le pain, maintenant j'ai Barreau.
00:18Et donc, vous êtes...
00:19Que des stars !
00:20Ah non mais vous avez dit...
00:21Qu'est-ce que vous avez dit hier ? C'est catastrophique pour la diplomatie française.
00:25Absolument, je maintiens et je pourrai développer.
00:28Mais vous ne m'en laisserez pas le temps.
00:29Je rêverais d'une chose, cher Pierre Lelouch, monsieur le ministre,
00:33que monsieur Barreau accepte de débattre avec vous.
00:35Ah ben j'en serais heureux !
00:36Mais vous savez, mon intuition me dit que jamais il n'accepterait ce débat-là.
00:41Eh oui !
00:42Malheureusement, monsieur Ligné, merci d'être avec nous.
00:47Et puis enfin, il est de retour, monsieur Nolot !
00:51Je voulais être sûr que vous me désiriez.
00:52Non mais c'est incroyable, j'ai fait pied et des mains pour que vous reveniez.
00:55J'ai senti une faiblesse dans votre désir et ensuite votre désir s'est affermi et me voilà.
00:58Est-ce que pendant les vacances, le foutuiste que vous êtes s'est dit « je suis un peu moins
01:03foutuiste » ?
01:04Non, je suis encore plus foutuiste.
01:05Ah oui ? Même pendant les incendies en Gironde, vous avez vu la population aider les agriculteurs, se soulever la
01:12population ?
01:12J'ai touché comme beaucoup, mais les incendies ont achevé de me convaincre que c'était foutu.
01:18Vous êtes venu en avion, visiblement, à Paris, là ?
01:21Là, non, je suis venu en...
01:22Ah non, non, vous êtes venu en avion.
01:23D'accord.
01:23Ah, regardez, regardez, regardez, regardez cette photo, vous êtes venu.
01:28Alors, on en rit, mais c'est très sérieux et c'est l'image pour moi du week-end, je
01:32la trouve folle.
01:33C'est un passager qui était incontrôlable en plein vol, finit scotché à son siège.
01:39L'avion a dû se dérouter pour l'expulser.
01:42Grosse tension à bord d'un vol américain Airlines, reliant Dallas à Fort Worth, à New York, aux Etats-Unis.
01:50Un passager particulièrement agité et agressif a semé le trouble dans l'appareil au point de devoir être maîtrisé,
01:55puis scotché à son siège.
01:57Des policiers à la retraite qui l'ont neutralisé et l'équipage a décidé de ne prendre aucun risque.
02:03L'avion a été dérouté vers Baltimore tard jeudi afin de faire débarquer le passager perturbateur.
02:09Je cite Éric Nolot et de le remettre aux autorités.
02:12Vous imaginez la société dans laquelle on vit maintenant ?
02:15On peut élargir le procéder au métro.
02:17Au métro, vous voudriez faire ça dans le métro ?
02:19Il y a souvent des gens qui me paraissent un peu trop agités quand je prends le métro, ce serait
02:21une bonne mesure.
02:22Mais moi cette image me sidère.
02:25Franchement, elle n'est pas étonnante quand vous pensez qu'il y a tous les jours 100 millions d'humains
02:30qui sont dans les avions.
02:31Ah, bonnes statistiques.
02:34C'est énorme, on est en train de vivre une explosion du transport aérien.
02:39Avec surtout de ses compagnies à bas prix et autres.
02:42Beaucoup sont alcoolisés ou drogués quand ils montent dans les avions.
02:45Et moi je suis surpris qu'il n'y ait pas plus d'incidents que ça.
02:47Mais vous avez entièrement raison.
02:48C'est une bonne remarque et on dit souvent il y a les fous du bus.
02:52Et bien là on a trouvé le fou de l'avion.
02:53Il est obligé de scotcher.
02:55Éric Nolot, regardez.
02:56J'ai pensé tout de suite à lui.
02:57Autre petite image qui n'a rien de symbolique.
03:00Et qui dit beaucoup de la société aussi dans laquelle nous sommes.
03:04Et là on revient en France.
03:05Le tartuffe de l'année.
03:07Le tartuffe de l'année.
03:08Ah non celui-là, s'il y a une palme, il faut lui donner.
03:10La gauche kebab.
03:11Il s'appelle Benoît Hamon.
03:12Pourquoi Benoît Hamon ?
03:14Parce que Benoît Hamon, regardez ces deux photos.
03:17Alors c'est dommage qu'on n'ait pas zoomé sur...
03:19Ah, merci.
03:20C'est bien produit cette émission.
03:21Tweet en 2024.
03:22Où il annonce qu'il avait rejoint Twitter en 2008.
03:26Et qu'il quitte sans regret ce qui est devenu un espace de désinformation et de déshumanisation.
03:31Hors de contrôle.
03:33Y rester c'est enrichir les ennemis de la démocratie.
03:362024.
03:37En partir c'est se libérer de la férule de Musk et de sa mâchoire à brailler la décence.
03:43D'accord Benoît Hamon, je rappelle qu'il avait fait 6,35% en 2017.
03:462024.
03:472024.
03:47Et puis en fait le réel le rattrape puisque le 5 septembre, c'était hier,
03:53son essai chez First et les DCI officiels,
03:56accueillir toute la richesse du monde,
03:59exclusivement de faits sur l'immigration en France
04:01et un démentier imparable aux élucubrations de l'extrême droite et de la meute
04:05qui ne manquera pas de commenter ci après.
04:08Il vient de publier accueillir toute la richesse du monde.
04:11Il a pensé qu'il va en vendre tout le moins.
04:12Sur Twitter, il revient.
04:14En fait il veut accueillir meute.
04:15Ah, regardez.
04:16Il y a tout dans cette information.
04:17C'est génial.
04:18C'est 2024, c'est extraordinaire.
04:20La panier de Naudie, ce n'est pas 1924.
04:22Non !
04:22Et ensuite accueillir toute la richesse du monde.
04:24Don Musk.
04:25Don Musk, c'est ce qu'il veut.
04:26Non mais c'est confondre la politique encore avec des slogans publicitaires.
04:30Il en est encore là, monsieur Hamon.
04:32C'est formidable.
04:33Non mais il ne bougera jamais.
04:35Il n'évolue pas.
04:35Il va vendre plus ou moins de livres que c'est Goyen Royal, vous pensez ?
04:37Ah ben ça je ne sais pas, peut-être qu'il en vendra plus que Jean-Michel Apathy.
04:40Mais en revanche, ce qui m'intéresse, c'est que, pourquoi c'est à rien d'anecdotique ?
04:44Il y a une partie de la gauche qui, au moment où Musk rachète Twitter, décide de quitter Twitter, de
04:51créer d'ailleurs un espace, un réseau social.
04:53Blue Sky.
04:54Qui est une réussite ou pas ?
04:56Pas du tout.
04:56Tout le monde est en train de revenir sur Twitter.
04:58C'est nul.
04:58Et donc, à quelques mois de la présidentielle, tiens, tiens, les dix progressistes qui se présentaient comme les défenseurs de
05:05la liberté d'expression, etc.
05:07Aujourd'hui, ils reviennent.
05:08Il y a aussi les journalistes du média d'extrême-gauche Politis qui ont fait une vidéo en grande pompe
05:12pour dire
05:12« Nous sommes obligés, avec regret, de revenir sur X parce qu'on ne peut pas s'en passer. »
05:17Avec regret ?
05:18Oui, ils avaient la mort dans l'âme, on est obligés de revenir.
05:20Je me souviens très bien, on avait fait un article, je crois, il y a six mois sur le site
05:23du journal du dimanche
05:25sur le retour discret de toutes ces personnalités de gauche qui reviennent sur X.
05:30C'était le cas de Raphaël Luxman qui avait annoncé son départ pour Blue Sky
05:33et qui était revenu ensuite lors de la campagne des européennes
05:36parce qu'évidemment, aujourd'hui, avec les méthodes de communication, c'est très difficile de faire une campagne sans ce
05:42réseau social-là
05:42parce qu'il est évidemment scruté, notamment par les journalistes et les observateurs politiques.
05:46C'était le cas de Sandrine Rousseau aussi.
05:48Et ce qui est intéressant aussi, politiquement, c'est que le choix de son livre « Accueillir toute la richesse
05:53du monde »
05:53est évidemment une dédicace, si je puis dire, en tout cas un clin d'œil à ce que disait Michel
05:57Rocard en 1989.
05:59Et la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
06:01Et ça montre bien que la gauche, aujourd'hui, elle est complètement perdue.
06:04Parce que même lui, quand on voit ce qui se passe à Ceuta, comment on peut écrire ça ?
06:09Il y a un gars qui a suivi son Twitter, il s'appelle Donald Trump.
06:15Il a créé son propre truc, « Truth Social ».
06:18Il a supprimé son compte.
06:19Il a supprimé son compte.
06:20Moi, je conseille à notre ami Hamon d'en faire de même.
06:23De faire la réponse sur ça.
06:24Pour voir comment son site se porterait.
06:25Je crois que le succès ne soit pas autant rendu.
06:27Vous savez, quand on dit que c'est une caste idéologique qui voit son magistère s'effondrer,
06:34je suis certain qu'en 2024, par conviction, mais aussi, ils avaient la certitude
06:39que ce grand mouvement allait être un tsunami et qu'ils allaient faire tomber Musk et X.
06:46Et force est de constater que deux ans et demi après, quand il faut faire la promo d'un livre,
06:49boum boum boum, on revient.
06:51Allez, allez, allez.
06:51Vous croyez encore à leur sincérité ?
06:53C'est plus que de la sincérité, je pense à…
06:55Je pense que c'était une posture, je pense.
06:57Moi, je pense que ça va au-delà de l'immodestie, de la prétention.
07:01C'est quelque chose de plus…
07:02Ils font les choses.
07:03Ils font les choses et ils les font en bien.
07:06Et vous, vous êtes un mauvais homme, Eric Nolot.
07:09Vous l'êtes devenu…
07:10Je suis lucide.
07:11Vous avez changé de camp.
07:12La lucidité et la noirceur.
07:14Vous avez changé de camp et votre extrémisme dérange le boulevard Saint-Germain.
07:19Et d'ailleurs…
07:20Et même un peu au-delà.
07:21Dérange certains vols American Airlines à tel point qu'on vous scotche dans l'avion.
07:26Faites attention à vous.
07:28L'élection présidentielle à présent et ce week-end est un week-end absolument passionnant.
07:33Pourquoi ?
07:33Parce qu'on a vécu deux stratégies.
07:36La première, c'est tous contre le RN.
07:39Le RN…
07:41Oui, mais à ce point-là, c'est-à-dire…
07:43J'ai écouté Bruno Retailleau aujourd'hui sur BFM.
07:46Il est encore plus dur sur le RN que peuvent l'être certains membres du Parti Socialiste
07:52ou Gabriel Attal ou Édouard Philippe.
07:56Et d'ailleurs, ça serait intéressant de voir si c'est une stratégie payante
07:59ou si ça sera un échec encore plus important que Mme Pécresse.
08:03Ça, c'est la première stratégie.
08:05Tous contre le RN.
08:07Et puis la deuxième stratégie, c'est le gouverner par la peur.
08:10C'est-à-dire qu'à l'approche de cette présidentielle,
08:13on vous explique dans le bloc central, c'est nous ou le chaos.
08:17C'est nous ou vous allez être responsables d'un drame absolu
08:21qui est en train de se produire en France.
08:23Si au second tour, vous mettez, chers téléspectateurs,
08:27Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle,
08:31vous serez, et pas nous qui avons passé 10 ans, 20 ans, 30 ans au pouvoir,
08:35vous serez responsables de la mort de la France.
08:38C'est quasiment ce qu'a dit François Bayrou ce matin.
08:40Écoutez.
08:40Oui, c'était très drôle d'ailleurs.
08:43Moi, je m'oppose au RN et à la France Insoumise.
08:47À Jordan Bardella, à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon.
08:50Pourquoi je m'oppose aux deux ?
08:51Parce qu'ils s'auto-alimentent les deux.
08:54Ils se font monter les uns les autres.
08:56Le RN a besoin des outrances de la France Insoumise
08:58parce que vous avez des personnes qui se disent que pour lutter contre la France Insoumise,
09:02il faut voter RN.
09:04Et LFI a besoin du Rassemblement National pour hurler au péril fasciste,
09:07aussi pour essayer de monter dans les élections.
09:10Donc il faut lutter contre les deux.
09:11Lorsque vous êtes un citoyen, responsable politique,
09:15que vous voyez les risques,
09:18vous ne pouvez pas ne pas nommer les risques.
09:20Les choix des deux extrêmes,
09:22c'est pour ça que je dis la tenaille du pire,
09:24c'est une tenaille entre pire et pire.
09:27Les deux plongeraient la France
09:31dans une situation dont elle ne sortirait pas.
09:36Je dis que le danger est un danger,
09:39comme on dit en médecine, létal,
09:41c'est-à-dire question de vie ou de mort.
09:45Question de vie ou de mort.
09:46Ça commence bien.
09:47J'ai pensé à Philippe Devilliers,
09:48vous savez, il avait une formule qui dit
09:49« La France n'est pas en état de mort cérébrale ».
09:53Le pronostic vital de la France est engagé.
09:55Mais qui est responsable de cette situation ?
09:59La France Insoumise, le Rassemblement National ?
10:01Ou M. Bayrou, qui était Premier ministre ?
10:03M. Attal, qui était Premier ministre ?
10:05M. Rotaillot, qui a été ministre de l'Intérieur ?
10:08Tous ceux qui ont gouverné ces 5, 10, 15, 20 dernières années.
10:12La peur.
10:13Et j'ai repensé au Covid.
10:15Je me suis dit que c'était gouverné par la peur.
10:16La trouille au ventre.
10:18Parce qu'ils pensent que les Français sont assez stupides
10:21pour ne réagir que par la peur.
10:22C'est leur seule carte possible.
10:24Bien sûr.
10:24Puisqu'ils sont comptables du désastre dans tous les domaines.
10:29Donc, il faut jouer la peur en disant
10:30« Au moins, votez pour nous, centristes, ça ne vend pas du rêve.
10:34Mais si vous votez pour le RN ou pour LFI,
10:37ce sera la catastrophe totale. »
10:38Question de vie ou de mort.
10:39François Bayrou.
10:40C'est la seule carte à jouer, malheureusement.
10:41Pardon, mais c'est la définition du macronisme.
10:43Le macronisme, dans son essence, c'est cette idée.
10:46Et c'est pour ça que certains parlent, notamment Philippe de Villiers,
10:48de dérive antidémocratique avec le macronisme.
10:50Parce que le macronisme, c'est refuser l'alternance.
10:53C'est expliquer que l'alternance politique ne doit plus exister.
10:55Et qu'au fond, il n'y a que le centre, le cercle de la raison,
10:59du centre gauche au centre droit, qui doit pouvoir gouverner.
11:03Il me rendrait Emmanuel Macron sympathique, tous ces gens-là.
11:05Parce que pour le coup, Emmanuel Macron a plutôt arrêté cette rhétorique-là.
11:08Il l'a fait en effet pendant le Covid.
11:09C'est d'ailleurs lui l'instigateur de tout cela.
11:10Mais vu la faiblesse de son bilan, je pense qu'Emmanuel Macron,
11:14quand il voit les personnes qui l'ont accompagnée,
11:17parce que François Bayrou, ce n'est pas n'importe qui,
11:18ça a été son Premier ministre certes,
11:19mais c'est celui sans doute qu'il l'a fait gagner en 2017.
11:23Quand il voit la faiblesse de l'argumentaire de ses soi-disant successeurs,
11:28que ce soit M. Attal, que ce soit M. Philippe,
11:30pas le cas de Bruno Roteuil ou de François Bayrou,
11:32mais il doit se dire, mais qu'est-ce qu'ils sont nuls ?
11:33Qu'est-ce qu'ils sont nuls ?
11:34Ils n'ont que ça comme argument.
11:36Ils n'ont aucun projet.
11:37Et la campagne présidentielle, normalement, c'est projet contre projet contre projet.
11:41Là, c'est projet contre rejet.
11:42Et ça, ça ne fonctionne plus.
11:44Les Français en ont ras-le-bol.
11:46Les Français, ils veulent que ça change et ils veulent voter pour un projet.
11:49Après, ça ne doit pas être simple, que ce soit pour Gabriel Attal,
11:52que ce soit pour Édouard Philippe ou François Bayrou,
11:54vous arrivez sur une ligne de départ, non pas avec un boulet, mais dix boulets.
11:58Parce qu'ils parlent de questions de vie ou de mort.
12:01Le système français en ce moment, le système de santé,
12:05faute de moyens, ce n'est pas les soignants le problème.
12:07C'est qu'aujourd'hui, notre système s'effondre.
12:09La justice s'effondre.
12:10L'école s'effondre.
12:11La police a jeté les menottes vendredi.
12:14Nos frontières se sont effondrées.
12:17La question de la vie ou de mort, qui en est responsable ?
12:20Comment vous voulez arriver dans une campagne présidentielle,
12:22lorsque pendant toutes ces années,
12:23vous avez été l'un des acteurs de la faillite dans laquelle nous sommes ?
12:27Est-ce que vous savez, Eliott ?
12:29J'ai donné deux chiffres.
12:31L'argent consacré aux missions régaliennes de l'État,
12:36c'est-à-dire la défense, la justice, les affaires étrangères, la police,
12:42au total, moins de 90 milliards d'euros.
12:45Après, vous avez le budget de la redistribution sociale,
12:49900 milliards d'euros.
12:511 pour 10.
12:52Donc voilà l'histoire.
12:54Et c'est ces années où l'État s'est retiré de ses missions
12:59et a distribué les chèques, les chèques vélo,
13:02les chèques dans tous les sens, etc.,
13:03les chèques rentrées scolaires.
13:05À la fin, il y a la ruine.
13:06Et puis, il y a des gens qui ont l'impression d'être vraiment les cocus du système.
13:11Ceux qui vont travailler sont vraiment les cocus du système
13:13parce qu'ils vivent dans l'insécurité, dans l'agressivité
13:16et ils n'ont plus un rond devant eux.
13:18Mais là où c'est inquiétant ?
13:19Juste un mot.
13:20Moi, j'ai connu une époque, à côté de Philippe Séguin,
13:24où, la plume à la main, on rédigeait les programmes du parti avant une élection.
13:29Aujourd'hui, il n'y a plus l'ombre d'un début de proposition.
13:32Et les partis politiques tels qu'ils sont trahissent ce qu'il y a dans la France.
13:36Si vous me permettez, sauf la France Insoumise qui a déjà un programme
13:39et le Rassemblement National qui a déjà un programme.
13:42Là où c'est, pour moi, inquiétant,
13:43c'est qu'on a l'impression que le centre, le bloc central,
13:46appelez ça comme vous voulez, n'a pas envie de lâcher le pouvoir.
13:48Et c'est là où il y a une vraie dérive antidémocratique.
13:50Regardez ce qui s'est passé aux dernières législatives après la dissolution.
13:53Le RN fait un score historique, la gauche unie arrive en tête
13:56et pourtant, le bloc central s'en sort avec des pirouettes, avec des accords partisans.
14:01Attention à ce que ça ne se reproduise pas
14:02et que le système, à l'approche du premier tour,
14:05trouve une nouvelle pirouette pour empêcher toute alternance.
14:11La question qui est dure à trancher aujourd'hui, est-ce que ce discours peut marcher ?
14:15Est-ce que nous, le chaos peut marcher ?
14:19La réponse, c'est quoi ?
14:21C'est dans un des sondages qui avait été proposé la semaine dernière sur la présidentielle Paris Lab.
14:26Ce n'est pas tant de savoir qui est premier, deuxième, etc.
14:29Visiblement, la première, elle est ultra-favorite, c'est la une du JDD.
14:33C'est passionnant d'ailleurs comme entretien.
14:35C'est Marine Le Pen.
14:36Au second tour, si vous avez un face-à-face, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, c'est le report
14:41des voix.
14:41Ceux qui nous expliquent que c'est une question de vie ou de mort,
14:44que le Rassemblement National, c'est le chaos.
14:48Les sympathisants Renaissance, ceux qui vont aller voter,
14:51parce qu'il risque d'avoir beaucoup de personnes qui vont voter blanc
14:54ou qui ne vont pas se rendre au second tour.
14:56Mais chez les sympathisants Renaissance, 85% des sympathisants votent Marine Le Pen.
15:02Et vous savez quoi ?
15:03Chez les socialistes, 30% votent Marine Le Pen.
15:07Donc peut-être que dans cette radicalité,
15:12ou dans ces deux projets de rupture,
15:14il y en a un qui, visiblement, épouse un peu plus les aspirations que l'autre.
15:18Et quand vous regardez déjà les sondages,
15:21vous voyez que Marine Le Pen, elle conserve 95% de ses électeurs de 2022,
15:26qu'elle récupère dans les sondages 60% des électeurs d'Éric Zemmour,
15:2915% des électeurs d'Emmanuel Macron et 16% de Valérie Pécresse.
15:33Donc vous voyez que même maintenant, sans même parler des abstentionnistes,
15:36d'ailleurs elle récupère 23% des abstentionnistes par rapport à 2022,
15:40elle ratisse extrêmement large.
15:41Mais je vais vous dire, les Français ne sont pas dupes.
15:44Le discours de François Bayrou ce matin est inaudible, pour ne pas dire insupportable.
15:48Ils ont participé à fracasser le pays, malheureusement.
15:53Parce qu'en fait on rêverait de dire, mais le pays va bien, l'école va bien, la santé va
15:57bien,
15:57nous ne sommes pas en faillite, nous n'avons pas 3500 milliards de dettes,
16:02nous n'avons pas cette dette d'ailleurs qui est détenue à 52% par des étrangers.
16:09Donc nous n'avons pas ça, nous avons un grand pays qui fonctionne parfaitement bien.
16:14Nous ne sommes pas dans un danger de mort.
16:16Le pronostic vital de la France n'est pas engagé.
16:19Et je ne parle même pas de la question sociale.
16:21Ce qui est intéressant, c'est que ces crises sociales, elles existent aussi autour de nous en Europe.
16:25Et partout, c'est la même chose.
16:26En Allemagne.
16:27Il y a une poussée extrêmement forte, que ce soit l'Angleterre, l'Italie, maintenant l'Allemagne.
16:31On en parlera de l'AFD.
16:32Un énorme dégagisme par rapport à tous ceux qui ont raté.
16:35Avançons.
16:36Marine Le Pen, Jordan Bardella, je vous disais, première étape, c'est arros sur le rassemblement national.
16:41Deuxième étape, c'est également le récit médiatique qui est proposé sur Jordan Bardella et Marine Le Pen.
16:51Est-ce que des tensions il y a entre les clans, du moins les entourages de Marine Le Pen et
16:57Jordan Bardella ?
16:58C'est vieux comme la politique, c'est vieux comme le monde.
16:59Sauf qu'un monde, c'est pas ce que dévoile ou veut dévoiler Libération de, visiblement, la réalité, puisqu'ils
17:09ont tous démenti.
17:11Libération a titré ce vendredi, c'est elle ou moi, le retour de Marion Maréchal, fait dérailler le duo Le
17:16Pen-Bardella.
17:18Et depuis 48 heures, tous les responsables du rassemblement national disent, tout va bien.
17:24Jean-Philippe Tanguy, c'était cet après-midi.
17:29Nos adversaires déplorent, c'est vrai que là, nous avons des primaires à ciel ouvert.
17:32C'est les anciens macronistes qui se dévorent entre eux, la gauche qui se dévore entre elles.
17:37Quoi que j'ai entendu, un certain nombre de gens de gauche, soi-disant modérés, comme M. Moscovici,
17:41qui sort complètement de sa neutralité en tant que président de la Cour des comptes européennes,
17:45commencent à expliquer que malgré le fait que M. Mélenchon ait des saillés antisémites,
17:49il le soutiendrait quand même au deuxième tour.
17:50Ça dérange nos adversaires, que tout aille bien.
17:52Tout aille bien.
17:53Je vous propose de réécouter Jordan Bardella hier, puisqu'il a rappelé son attachement à Marine Le Pen.
18:00Tout ce qui peut être dit ou écrit par le journal Libération,
18:03qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus.
18:07Vous auriez dit, c'est elle ou moi ?
18:08Oui, je n'ai jamais dit cela.
18:11Mais quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous.
18:17Donc, je ne commenterai pas ces bruits de couloirs.
18:22Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a avec Marine Le Pen une affinité politique
18:27et personnelle indéfectible.
18:29Bon, une affinité avec Marine Le Pen indéfectible, tout va bien.
18:32Mais Libération publie en disant un faux Libé.
18:35C'est elle ou moi, entre guillemets ?
18:37En une.
18:37En une, c'était l'été de Jordan Bardella.
18:42Le dossier est intégré dedans.
18:43Il y a une tentative de décrédibilisation du Rassemblement National, de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
18:47Mais là où c'est très compliqué pour les adversaires du Rassemblement National,
18:51et on ne parle pas seulement des observateurs politiques,
18:53mais Libération se revendique comme un adversaire de Marine Le Pen.
18:56Ils ont même quatre journalistes qui sont chargés de les suivre au quotidien.
18:59Quatre journalistes, c'est quand même beaucoup.
19:02Mais il n'y a plus d'attaque aujourd'hui contre le Rassemblement National.
19:04C'est extrêmement compliqué d'abord, parce que sur l'économie,
19:06même si on peut parler du programme du Rassemblement National,
19:09la faillite du macronisme est telle et telle qu'aujourd'hui dire
19:12le Rassemblement National pourrait nous mener vers le chaos,
19:14on rigole, en tout cas les électeurs rigolent et se disent
19:16bon bah oui, le chaos, il est déjà là,
19:18et c'est certainement pas de la faute du Rassemblement National.
19:20Sur la question migratoire, c'est extrêmement compliqué.
19:23Sur la question sécuritaire aussi, parce qu'il y a 70 à 80% des Français
19:25qui sont d'accord avec tout ce que le Rassemblement National propose.
19:28Et donc il vous reste quoi, quand vous n'avez plus d'argument sur le projet ?
19:32Eh bien c'est ce que je vous disais, c'est le rejet,
19:33c'est d'essayer de montrer qu'il y a des tensions,
19:35c'est les faire imploser de l'intérieur, ça ne veut pas dire,
19:37et on ne va pas se mentir, je vous le disais hier matin,
19:39qu'il n'y a pas de tensions au Rassemblement National,
19:41elles existent, mais dire qu'il y a un divorce
19:43entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
19:45c'est absolument faux.
19:46C'est ce que je disais, il y a un monde entre peut-être un entourage
19:49qui s'imagine déjà avoir des ministères,
19:53être non loin de l'Elysée,
19:55pourquoi pas avoir tel ou tel portefeuille,
19:59parler peut-être un peu trop
20:00à certains journalistes,
20:02et un divorce, vous avez raison,
20:04et parfois les divorces en politique,
20:06ils se font publiquement.
20:07Pierre Lelouch en sait quelque chose.
20:09Je racontais hier, oui.
20:10La guerre en politique, vous pourriez en écrire un livre.
20:12La guerre, moi j'ai vécu ça en première ligne,
20:14je peux vous dire que c'était violent.
20:17L'histoire du Premier ministre Président,
20:19c'est aussi vieux que la Ve République,
20:20donc vous avez cette tension permanente.
20:23Ce qui m'a frappé beaucoup,
20:24c'est que c'est l'impuissance de ce camp idéologique,
20:26qui ne sait plus comment attaquer en réalité.
20:28Parce qu'ils savent dire que deux choses,
20:30fachos, ou alors aller dans des dossiers comme ça,
20:32en fait, il y aurait un divoque,
20:33Marine Le Pen et Jordan Bardel.
20:36C'est très très faible d'un point de vue idéologique.
20:38Moi j'ai connu quand même Libé attaquer idéologiquement,
20:41essayer de faire un contre-projet,
20:43un contre-récit.
20:44Là, c'est vraiment du petit journalisme politique.
20:46Éric, en 2007, moi j'ai le souvenir,
20:49avant le deuxième tour,
20:50les journaux progressistes titraient,
20:52il est fou, en parlant de Sarko,
20:54il est fou.
20:55C'est des attaques adominèmes,
20:58extrêmement fortes,
20:59contre la personne.
21:00Et on n'est qu'en septembre.
21:01Mais c'est bien de le rappeler, Sébastien Ligné,
21:03parce que plus on va avancer,
21:06plus, si le Rassemblement National augmente dans les sondages,
21:10plus ce système politique et médiatique
21:11va se resserrer,
21:13et va être violent.
21:14Mais regardez, entre deux tours,
21:15des législatives de dissolution.
21:17Ça a été deux semaines horribles pour le RN,
21:19parce qu'ils étaient aux portes du pouvoir.
21:21D'ailleurs, ça paraît presque étrange de le dire,
21:24mais moi je pense que le RN va connaître sa campagne
21:26la plus compliquée,
21:28parce que ce statut de favori
21:30va rendre les attaques beaucoup plus dures.
21:32La question est de savoir,
21:33est-ce que aussi pendant l'entre-deux-tours,
21:34ils ont fait une bonne campagne législative
21:35dans l'entre-deux-tours ?
21:36Non, vous avez raison.
21:37Autre sujet, Pierre Moscovici,
21:39et ça c'est passionnant,
21:40Cour des comptes,
21:41président de la Cour des comptes,
21:43il est désormais à la Cour des comptes européenne,
21:45donc normalement il a un droit de réserve.
21:47Il va, sur le plateau de BFM,
21:50il va expliquer qu'entre Jean-Luc Mélenchon
21:53et Marine Le Pen,
21:54il ne mettrait pas une voix
21:56pour le Rassemblement national
21:57et qu'il a toujours voté à gauche.
21:58Quand bien même,
21:59il a été victime de Jean-Luc Mélenchon,
22:02peut-être l'un des premiers,
22:03sur la question de l'antisémitisme.
22:05Mais même là,
22:06jamais il ne mettrait une voix pour le RN.
22:09On écoute M. Moscovici en longueur,
22:10parce qu'on l'avait en version courte tout à l'heure.
22:12Je n'oublie pas
22:13que j'ai été le premier
22:15contre qui il a tenu des propos
22:16de nature antisémite
22:18quand il l'avait dit,
22:19alors que j'étais commissaire européen,
22:20que je ne parlais plus français,
22:21mais que je parlais le langage
22:22de la finance internationale.
22:23C'était très connoté.
22:24Pour vous, Jean-Luc Mélenchon,
22:25il est encore dans l'arc républicain ?
22:29Vous savez,
22:30je regarde les sondages quand même,
22:31comme un citoyen,
22:32parce que franchement,
22:34il y a des choses qui me surprennent
22:36quand je vois par exemple
22:37que sur les deuxièmes tours,
22:39quand on teste
22:40Mélenchon contre Le Pen,
22:42on voit que 85% des électeurs
22:44de Macron en 2022
22:46votent pour Marine Le Pen.
22:49Disons qu'on a un peu oublié
22:51quand même
22:51que l'extrême droite
22:52était un danger
22:54et le mystique de la dénabolisation
22:56est passé à Jean-Luc Mélenchon.
22:58Je pense qu'il faudra examiner les choses
22:59de manière un petit peu plus objective.
23:01La meilleure façon d'ailleurs,
23:02c'est que ce deuxième tour n'existe pas.
23:03Donc vous, Marine Le Pen,
23:04Jean-Luc Mélenchon,
23:05vous voterez malgré tout
23:06Jean-Luc Mélenchon ?
23:07Écoutez,
23:07vraiment,
23:08je n'en suis pas là.
23:10Vraiment,
23:10je ne souhaite pas
23:10que ce soit ce deuxième tour-là.
23:12Vraiment,
23:12je ne crois pas
23:12que ce sera ce deuxième tour-là.
23:14Mais,
23:15bon,
23:15on verra le sort du premier tour.
23:18J'ai toujours voté de la même façon.
23:19Je n'ai jamais pensé
23:20qu'il fallait donner
23:21une voix à l'extrême droite.
23:23Voilà.
23:23Mais ça,
23:24c'est pour ça que Mélenchon
23:25a une chance d'être au deuxième tour.
23:26Parce que,
23:27mécaniquement,
23:29de façon pavlovienne,
23:32les partis
23:33de gauche
23:33et une partie
23:34des militants
23:34votera
23:35pour Mélenchon.
23:36Même s'il n'aime pas Mélenchon.
23:38Et même
23:38les juifs français
23:39de gauche
23:40iront voter Mélenchon.
23:41À partir du moment,
23:41Jérôme Guedges...
23:42Enfin là,
23:42c'est le syndrome de Stockholm,
23:43pardonnez-moi.
23:44Il explique,
23:45c'est lui
23:46qui met en avant
23:47sa judéité,
23:48qui explique
23:49qu'il a été victime
23:49d'attaques antisémites
23:51de Jean-Luc Mélenchon.
23:52Et pour expliquer
23:53qu'à la fin,
23:54il ne voterait pas
23:55parce que c'est le danger.
23:56Jérôme Guedges,
23:57le socialiste
23:58qui a quand même qualifié
23:59Jean-Luc Mélenchon
23:59de salopard antisémite,
24:01ce sont ses propos,
24:02a quand même dit
24:02que face à Marine Le Pen,
24:03il voterait évidemment
24:04pour Jean-Luc Mélenchon.
24:06Rappelez-nous le métier
24:06de M. Moscovici.
24:07Il est désormais
24:08à la Cour des comptes européenne.
24:10Et donc,
24:10le programme économique
24:11de M. Mélenchon,
24:12ça lui convient également.
24:13Mais par exemple,
24:14indépendamment des...
24:15Très intéressant.
24:17Brûlez les dettes
24:17de la France.
24:18Oui,
24:19M. Moscovici,
24:19d'accord.
24:19C'est une courte pause,
24:21chers amis.
24:22Une courte pause.
24:23On revient dans un instant
24:25avec une exclusivité C-News
24:27qui rejoint tous les thèmes
24:29que nous étions en train de traiter.
24:31C'est bien vendu.
24:31C'est une surprise.
24:32C'est une lettre.
24:34La première lettre de campagne.
24:35Ah,
24:35j'ai l'info.
24:37Je n'en dis pas plus.
24:38Vous avez l'info,
24:38mais est-ce que vous l'avez publiée ?
24:40Non.
24:40Je vous ai laissé la primauté.
24:42Voilà.
24:42Très jour.
24:42Excusez-nous.
24:43Très jour.
24:43Beau.
24:44Grand cir.
24:44Voilà.
24:45Une grande histoire d'amour.
24:46Vous savez quoi ?
24:47Vive la fin.
24:47C'est un futur grand rédacteur en chef.
24:50Ça l'est déjà au JDD.
24:51Ça le sera peut-être aussi ailleurs.
24:52Nous en parlons en fin d'émission.
24:54A tout de suite.
24:54France Inter.
24:55A France Inter.
24:56A France Inter.
24:58Quasiment 20h30 sur CNews.
25:01Toujours avec Pierre Lelouch,
25:02Sébastien Ligné,
25:03Jules Torres,
25:03Éric Nolo
25:04pour la suite de l'heure des pros.
25:06Je vous disais que
25:07ce week-end présidentiel
25:10était absolument passionnant
25:11parce qu'on avait deux stratégies.
25:13Arrow sur le Rassemblement National
25:14et Peur sur la campagne présidentielle.
25:18Et c'est une exclusivité CNews.
25:20Certains parleraient peut-être
25:21d'un pied de nez grandeur nature
25:23aux médias et aux opposants
25:25de Marine Le Pen
25:25qui pourraient imaginer
25:27que Marine Le Pen
25:28réagisse aux attaques
25:30contre le Rassemblement National.
25:32Peut-être précise ou non
25:34les relations
25:35qu'elle entretient
25:37avec Jordan Bardella.
25:38Pas du tout.
25:39C'est la première lettre
25:40de campagne de Marine Le Pen
25:42qu'on va découvrir ensemble.
25:43Et cette première lettre,
25:44elle est adressée à qui ?
25:45Aux buralistes.
25:46Vous allez me dire
25:47mais pourquoi les buralistes ?
25:48Parce que les buralistes
25:49se mobilisent à partir de demain.
25:51Ils n'en peuvent plus
25:52de la situation
25:52dans laquelle ils sont.
25:54Ils sont étouffés fiscalement.
25:57Ils sont frappés
25:58par les trafics.
26:00Ils n'ont pas suffisamment
26:02de moyens
26:03sur le terrain.
26:05Et ils veulent construire
26:06leur avenir professionnel.
26:08Et elle vient de publier
26:10cette lettre.
26:12Voilà ce qu'elle dit.
26:13« Cher buraliste,
26:14votre profession que je considère
26:15comme essentielle,
26:16à la vie de nos villes
26:17et nos villages,
26:17traverse une période
26:19particulièrement difficile.
26:20Et elle parle notamment
26:21de cette hausse continue
26:22du prix du tabac,
26:24plus de 90% en 10 ans.
26:25Je vous donne un exemple
26:26dans le sud-est de la France.
26:28Si vous êtes à proximité
26:29de la frontière italienne,
26:30vous croyez que vous achetez
26:31votre cartouche à Menton ?
26:33Ben non.
26:33C'est la 20 000.
26:34Évidemment.
26:34Vous n'allez même pas
26:35l'acheter à Nice.
26:36Vous traversez la frontière
26:37pour acheter votre cartouche
26:38de cigarette.
26:39Et le bureau de tabac,
26:42le buraliste,
26:43c'est aussi dans une ville,
26:45dans un village,
26:46c'est un lieu de vie.
26:47Évidemment.
26:48Exactement.
26:48Parfois, c'est le dernier
26:49lieu de vie qui reste.
26:50Donc, qu'est-ce qu'elle dit ?
26:51Elle, elle dit,
26:52quatre étapes.
26:53Stopper l'escalade fiscale,
26:55frapper plus durement
26:57les trafiquants,
26:59donner davantage
27:00de moyens
27:01aux forces de terrain
27:03et construire l'avenir
27:04de la profession
27:05avec les buralistes.
27:06Je rappelle qu'ils vont
27:07se mobiliser dès demain.
27:09Ça, c'est très habile.
27:10Parce qu'il y a les buralistes,
27:11donc c'est associé à un café,
27:13donc ça va être
27:13un sujet de conversation.
27:14Bien sûr.
27:14Il va y avoir une caisse
27:15de résonance formidable
27:16dans la France profonde.
27:17Ça, c'est assez bien joué.
27:18Ils se mobilisent.
27:20Il y a une première mobilisation
27:21du côté de Toulouse,
27:23à proximité de Toulouse,
27:24avec 500 buralistes.
27:25Et ensuite,
27:26ils vont sillonner la France
27:27parce qu'ils n'en peuvent plus.
27:28Mais moi, vous dites,
27:30c'est habile sur la forme
27:32et sur le fond.
27:32Mais c'est un formidable...
27:34C'est le calme des vieilles troupes.
27:35Mais c'est exactement
27:36ce qu'elle avait fait en 2022.
27:38C'est-à-dire,
27:39ça hurle sur les plateaux.
27:41Ça hurle et ça écrit
27:42des dizaines d'articles.
27:43On aurait pu imaginer
27:44que ce soir,
27:45Marine Le Pen soit contrainte
27:47de prendre la parole
27:47pour dire,
27:48chers électeurs
27:49du Rassemblement national,
27:51nous allons bien
27:52avec Jordan Bardella.
27:54La question migratoire
27:55est sous contrôle.
27:56Ne vous inquiétez pas.
27:57Pas du tout.
27:58Mais elle se lance
27:59dans la campagne.
28:00Marine Le Pen n'est pas du genre
28:00à réagir sous pression
28:01et à céder à la panique.
28:02C'est drôle.
28:03On a l'impression
28:03de revivre un petit peu
28:04la première partie de campagne
28:05en 2022.
28:07Souvenez-vous,
28:07où en effet,
28:08à l'époque,
28:09c'était surtout
28:09la percée électorale
28:10d'Éric Zemmour
28:11et tout le monde
28:12était en train de s'agiter.
28:13Même au sein de son camp,
28:13certains se disaient,
28:14Marine,
28:14il faut peut-être
28:15que tu réagisses,
28:16il faut aller peut-être
28:16plus fort.
28:17Et elle,
28:17elle avait cette fameuse phrase,
28:20le calme des vieilles troupes.
28:22Et déjà,
28:22à l'époque,
28:23elle l'expliquait
28:23aux journalistes
28:24qui parfois
28:25ne comprenait pas.
28:25Elle disait,
28:26vous savez,
28:26la première priorité
28:27absolue des Français,
28:28c'est le pouvoir d'achat,
28:29c'est la question économique.
28:30Et donc,
28:30moi,
28:30je vais faire ma campagne
28:31avant tout là-dessus,
28:32je vais parler aux gens.
28:33Et elle disait,
28:33je ne vais pas déroger
28:34de ma ligne,
28:35je ne vais pas déroger
28:36de mon programme
28:36et je vais tracer ma route.
28:38On a vu le résultat
28:39en 2022,
28:39ça avait fonctionné.
28:41Jules Torres,
28:41moi,
28:41je trouve ça en effet
28:42très intéressant
28:43parce qu'elle a le mérite
28:44en tout cas
28:45de ne pas perdre des plumes
28:46dans cette petite
28:47mêlasse politicienne
28:48qui, je pense,
28:49n'intéresse pas
28:50les Français
28:51dans ces polémiques
28:52picro-collines
28:52qui, là non plus,
28:53n'intéressent pas
28:54les Français.
28:54Elle se s'agit d'un sujet
28:55qui est à la fois
28:56extrêmement porteur,
28:57extrêmement concernant
28:58et surtout extrêmement concret,
29:00d'autant plus
29:00qu'il y a tout un tas
29:01de tiroirs.
29:02Il y a en effet
29:03la question de la fiscalité
29:04où aujourd'hui,
29:05le tabac n'a jamais
29:06été aussi haut
29:08avec une augmentation
29:09de 90%
29:10ces dernières années.
29:12Il y a le sujet
29:12évidemment de la contrebande.
29:13Il y a un chiffre
29:14qui est extrêmement parlant,
29:15c'est qu'aujourd'hui,
29:1650% des paquets de cigarettes
29:17viennent du marché noir,
29:18viennent du marché
29:19de la contrebande.
29:20Donc c'est un vrai sujet,
29:21c'est un sujet de souveraineté.
29:23Ce n'est pas la peine
29:23de traverser la frontière.
29:24Ah non, bien sûr.
29:25C'est autour des stations de métro.
29:26Vous les avez ici
29:27et bien souvent,
29:28ça se fait aussi
29:29avec une immigration massive.
29:30Et puis,
29:30il y a un autre sujet
29:31qui est un sujet populaire,
29:32c'est-à-dire que personne
29:33aujourd'hui,
29:33et en ce début de campagne présidentielle,
29:35pas même le Rassemblement National
29:36parce que là,
29:36le sujet,
29:37ça a été le financement
29:38de l'Ukraine,
29:39ça a été le port du voile,
29:41ça a été un petit peu la dette.
29:42Là, c'est très concernant.
29:43Là, ça concerne
29:43tous les Français,
29:44ça concerne une corporation
29:45qui a des dizaines
29:47de milliers de personnes
29:47qui souffrent de cet État,
29:49qui les épuisent en permanence.
29:52Donc c'est très concernant,
29:53c'est une très bonne
29:53première lettre de campagne.
29:54Et vous pouvez imaginer...
29:56Pardon,
29:57il faut savoir
29:57qu'à la campagne,
29:58le buraliste,
29:59il sert aussi
29:59à recevoir les colis,
30:01il sert souvent
30:02d'annexe de la poste,
30:03etc.
30:03C'est un lieu de vie.
30:05Bien sûr.
30:06Les habitants se retrouvent,
30:07etc.
30:08Alors,
30:08peut-être que la stratégie,
30:09et ça,
30:10c'est les experts en politique
30:12qui vont,
30:12nous le préciser,
30:14mais c'est de se dire,
30:15Marine Le Pen,
30:16c'est sa campagne,
30:17son cas,
30:18et puis autour de Marine Le Pen
30:20se construit
30:20une sorte de ligne de front
30:21qui va prendre les coups,
30:23être à portée de baffe,
30:25répondre aux attaques,
30:26et en première ligne,
30:27le chef de tout ça,
30:28Jordan Bardella.
30:29Et c'est ce fameux
30:29ticket gagnant.
30:30Vous avez tout à fait raison,
30:32vous êtes un fin analyste.
30:33Je ne sais pas si je suis fin,
30:36je ne sais pas si je suis bon
30:37analyste,
30:38mais c'est comme ça
30:38que je l'ai perçu.
30:39Mais oui,
30:39vous avez tout à fait raison,
30:40je pense là aussi
30:41que c'est ça,
30:42c'est-à-dire qu'il y a
30:43un certain nombre de porte-parole,
30:44des directeurs de campagne
30:45qui ont été nommés
30:46pour aller au front,
30:47pour aller sur les plateaux
30:48de télévision,
30:49aller sur des sujets
30:49qui sont des sujets clivants,
30:51et encore que la question
30:52du port du voile
30:53n'est pas si clivante que ça
30:53quand on regarde les sondages,
30:55en tout cas chez les Français.
30:56Et puis Marine Le Pen,
30:57prendre de la hauteur,
30:58Sébastien a parlé du calme
30:59des vieilles troupes
30:59qu'on avait pu voir en 2022,
31:01je pense qu'elle va faire
31:02cette campagne-là,
31:02ne répondre à aucune
31:03des polémiques,
31:04ou en tout cas des polémiques
31:05où elle estime
31:06ne pas pouvoir tirer
31:07son épingle du jeu.
31:08C'est vrai que je pense
31:09qu'elle n'aurait aucun intérêt
31:10là aujourd'hui
31:11à parler de sa relation
31:12avec Jordan Bardella
31:12ou les polémiques
31:13qui ont entaché
31:14le Rassemblement National
31:14ces derniers jours.
31:15Elle fait du très concret.
31:17Mais c'est surtout
31:17que le premier concerné
31:19a répondu
31:20à cet article
31:22de libération,
31:24c'est Jordan Bardella.
31:25Oui, et puis ce n'est pas
31:25le rôle de Marine Le Pen.
31:27C'est comme ça
31:27que se construit...
31:28Dans son esprit,
31:30on parle d'une femme
31:30qui se prépare
31:31à être présidente
31:32de la République,
31:33dans son esprit,
31:33elle ne doit pas répondre
31:34à ce genre d'attaque.
31:36D'une certaine manière,
31:37elle tente déjà
31:38d'expliquer aux Français
31:39ce qu'elle serait
31:40en tant que présidente
31:41de la République
31:41et d'une certaine manière
31:42d'un retour
31:43d'un rôle présidentiel
31:45à l'ancienne.
31:46Parce qu'on s'est beaucoup
31:46habitué avec Emmanuel Macron
31:48à un président
31:49hyper communicateur
31:50qui voulait réagir
31:51sur tout, tout le temps,
31:52qui faisait des vidéos Facebook,
31:53des TikTok,
31:53qui voulait être partout.
31:54Peut-être que Marine Le Pen
31:55tente d'afficher
31:57une autre forme
31:58de présidentialité.
31:59Et puis pardon,
32:00on parle d'une femme
32:00qui a plus de 30 ans
32:01de carrière politique,
32:02qui en est à sa quatrième
32:04élection présidentielle.
32:05Je pense qu'elle a l'expérience
32:06et qu'elle sait à peu près
32:07comment mener une campagne.
32:08Et puis cette lettre
32:09qui est donc adressée
32:10aux buralistes Éric Nolot,
32:11on pourrait peut-être
32:13voir les difficultés
32:14des buralistes
32:15et après le dispatcher
32:16sur toutes les difficultés
32:17je pense aux agriculteurs
32:18et aux entrepreneurs.
32:19Pourquoi ?
32:19Stopper l'escalade fiscale.
32:22Imaginez,
32:23cette lettre-là,
32:23elle pourrait être adressée
32:24comme je le disais
32:25aux petits entrepreneurs
32:26qui est plombé
32:27par la fiscalité.
32:29Frapper plus durement
32:30les trafiquants,
32:30donc c'est vérité
32:31en matière judiciaire,
32:33donner davantage de moyens
32:34aux forces de terrain,
32:35donc c'est la décentralisation
32:37si je comprends bien,
32:38et construire l'avenir
32:40de la profession
32:40avec les buralistes.
32:41C'est présenter un cap
32:42sur le long terme.
32:44C'est une porte d'entrée.
32:45Quel pied de nez ?
32:46Ça va parler à tous les Français
32:47bien au-delà des buralistes.
32:49Moi je trouve que c'est
32:50très très bien joué
32:51et en plus ça tombe en effet
32:53au milieu de cette querelle.
32:55C'est trop bas comme attaque
32:55ce que fait Libération.
32:56Elle ne va pas s'abaisser
32:57à répondre à des petites choses
32:59comme ça.
33:00Il faut qu'elle reste au-dessus.
33:01Au-delà de Libération,
33:03c'était partout.
33:03Et encore une fois,
33:04Libération...
33:05Imaginez,
33:05si on répond à chaque attaque,
33:06Marine Le Pen ne fait pas campagne.
33:10Parmi les sujets majeurs
33:11du week-end,
33:13c'était la question
33:14de l'immigration
33:15avec vendredi le déplacement
33:16de Jordan Bardella
33:18avec Nigel Farage.
33:20On a tout entendu
33:21sur cet accord symbolique
33:23entre Nigel Farage
33:23et Jordan Bardella.
33:24Mais que contient-il vraiment ?
33:26C'est la question
33:26qu'on pourrait se poser.
33:28J'ai entendu
33:30Nathalie Loiseau,
33:31vous savez,
33:31c'était l'ancienne
33:32tête de liste européenne,
33:35pas la précédente,
33:36mais celle d'avant.
33:372019.
33:38Je rappelle que Nathalie Loiseau
33:39avait perdu
33:40contre un certain
33:41Jordan Bardella.
33:42Si mes souvenirs sont bons,
33:43elle avait perdu
33:44contre une tête de liste
33:45qui avait 23 ou 24 ans.
33:4623 ans.
33:4723 ans.
33:48Et Nathalie Loiseau
33:49dit quoi dans cette déclaration ?
33:51Elle dit
33:52je pense que Jordan Bardella
33:54a du mal avec l'anglais.
33:55Il s'avère que l'accord
33:56que vous voyez,
33:57qui a été transmis,
33:58il est d'un côté en anglais
34:00et d'un autre côté en français.
34:02Pourquoi je vous dis ça ?
34:03Ça veut dire qu'en fait,
34:03c'est une posture.
34:04Nathalie Loiseau,
34:05elle ne l'a même peut-être pas lue.
34:07Donc on va essayer
34:07de comprendre
34:08ce que contient cet accord
34:09et de voir pourquoi
34:10il a défrayé
34:11la chronique comme ça.
34:15Une soumission,
34:16une capitulation.
34:18Voilà comment
34:19les opposants
34:19à Jordan Bardella
34:20décrivent la signature commune
34:22par le président du RN
34:24et Nigel Farage
34:25d'un texte
34:26contre l'immigration illégale.
34:28Comment peut-on être
34:30aussi misérable ?
34:32Non !
34:33Ce n'est pas la France
34:35qui parlait !
34:35C'est seulement un fasciste
34:37sans réputation.
34:38Je crois que c'est illustratif
34:40de leur politique étrangère
34:42encore une fois
34:42qui est celle
34:43d'une grande soumission
34:44à l'égard d'autres puissances
34:45parfois d'ailleurs
34:46de puissances dictatoriales.
34:47Ce qu'il signe
34:48avec Nigel Farage
34:49c'est à nouveau
34:50une capitulation des Français.
34:51C'est la marque de fabrique
34:53du RN.
34:55La faiblesse
34:56quand il s'agit
34:57de défendre
34:57les intérêts de la France.
34:58Des réactions
34:59qui ciblent
34:59un point précis
35:00de ce protocole d'accord
35:01dans lequel la France
35:02s'engagerait
35:03à reprendre les migrants
35:04récupérés
35:05dans les eaux britanniques.
35:06Le Royaume-Uni
35:07interceptera
35:08les embarcations
35:09parties des côtes françaises
35:10et pénétrant
35:11dans les eaux territoriales britanniques
35:12et ramènera en France
35:14les personnes
35:14se trouvant à bord.
35:15La France
35:16reconduira
35:17ces personnes
35:18vers leur pays d'origine
35:19conformément
35:19aux droits en vigueur
35:20en France
35:20en matière d'expulsion.
35:22Le texte
35:23qui s'articule
35:23autour de 5 points
35:24prévoit que la France
35:26fasse tout son possible
35:27pour stopper
35:27les départs de migrants
35:28vers le Royaume-Uni.
35:29Les deux pays
35:30s'engageraient également
35:31à refuser
35:32toute régularisation
35:33de clandestins
35:34et à restreindre
35:35l'accès aux aides sociales
35:36non contributives
35:37aux migrants irréguliers.
35:39Pour le député RN
35:40Jean-Philippe Tanguy
35:41c'est indispensable.
35:43C'est un accord
35:44courageux
35:44c'est un accord
35:45cohérent
35:46pourquoi ces gens ont traversé ?
35:47C'est parce qu'ils savent
35:48que le droit
35:49ne sera pas appliqué
35:50et qu'ils ont un intérêt
35:51à mettre leur vie
35:52en danger
35:52parce que les politiciens
35:54britanniques et français
35:55ne sont pas courageux.
35:57Selon des chiffres
35:57publiés fin août
35:58par les autorités britanniques
36:00depuis le début de l'année
36:01plus de 16 500 migrants
36:03ont traversé illégalement
36:05la Manche en bateau.
36:06Éric Nolot
36:07c'est intéressant
36:08le postulat de départ
36:09est peut-être biaisé
36:10pourquoi ?
36:10C'est de se dire
36:11mais déjà
36:11on est incapable
36:11de renvoyer
36:13nos OQTF
36:14et on va peut-être
36:15se rajouter
36:17des migrants illégaux
36:19avec cette promesse
36:19qui est faite
36:20mais la pierre angulaire
36:22du programme
36:23si je comprends bien
36:23du Rassemblement National
36:24c'est la question migratoire
36:25d'ailleurs une fois au pouvoir
36:26c'est de changer
36:28la constitution
36:28et c'est de dire
36:29nous en fait
36:30ils ne restent pas chez nous
36:31ils quittent le territoire
36:33mais est-ce qu'on peut
36:34y arriver ?
36:35C'est ça la grande question.
36:36C'est la question
36:37à laquelle il n'y a pas
36:38de réponse encore
36:39parce que ça marche
36:39en effet si on expulse
36:40ces gens-là
36:41mais moi ce qui a un certain âge
36:43ça me rappelle beaucoup
36:44ces négociations
36:45vous savez les Shadok
36:45les Jibi et les Shadok
36:47les Shadok c'était les français
36:47les Jibi c'était les anglais
36:49une série d'animations
36:50moi je ne comprends pas
36:51pourquoi on ne laisse pas
36:52les anglais se débrouiller
36:53avec leurs immigrés
36:54entièrement.
36:55Parce que c'est un transit
36:57qui est fait depuis le territoire
36:58français vers l'Angleterre.
36:59Pierre Lelouch.
37:00Je peux dire pourquoi ?
37:01Parce que ce n'est pas
37:0240 000 qu'il y aurait
37:03c'est 400 000
37:04et le nord de la France
37:06se transforme en Pakistan.
37:07Si on dit à l'avance
37:09aux migrants
37:09à l'ésis
37:10la porte est ouverte
37:11montée dans les bateaux
37:13c'est un bout du Pakistan
37:14que vous aurez
37:15dans le nord Pas-de-Calais.
37:16C'est pour ça
37:16qu'on fait garde frontière
37:18et qu'il y a les accords
37:19du Touquet etc.
37:20à l'époque
37:21je m'en souviens fort bien
37:22sauf que
37:23nous sommes
37:23garde frontière
37:24nous payons
37:25et en plus
37:26on se fait engueuler
37:26parce qu'il y en a qui passent.
37:28Il y a juste une faille
37:29dans notre raisonnement
37:30c'est que les anglais
37:31font tout
37:32pour que les gens
37:32restent en fait
37:33sur leur territoire.
37:34Mais là vous avez raison
37:42mais c'est la politique
37:43qui est menée aujourd'hui
37:44comme la politique française
37:45est une politique
37:46qui est faillible
37:47en matière migratoire
37:48puisqu'elle est incapable
37:49d'expulser ses OVDF.
37:50Donc on a un président
37:51de la République
37:52qui soutient
37:54Pedro Sanchez
37:55quand les trois quarts
37:57de l'Europe
37:57s'inquiètent
37:58de l'immigrationnisme
37:59de M. Sanchez.
38:00Donc si c'est plus
38:01M. Macron
38:02mais que c'est
38:03un candidat
38:04ou un président
38:05ça fait beaucoup de si
38:06plus dur sur l'immigration.
38:07Donc ça fonctionne
38:08je l'ai dit hier
38:10et je le redis
38:11puisque Éric Mouleau
38:12vient de le dire également
38:13ça fonctionne
38:14que si
38:15nous avons réglé
38:16le problème
38:17du pays de retour.
38:19S'il y a un pays de retour
38:20avec lequel on se met d'accord
38:21comme les Italiens
38:21sont mis d'accord
38:22avec l'Albanie
38:23pour reprendre
38:24les clandestins chez eux
38:26alors ça fonctionne.
38:27Mais sinon
38:29ça peut être exploité
38:30contre...
38:31Ce que je veux dire
38:31il y a quand même ça
38:32c'est quand même un grand si
38:33est-ce qu'on arriverait
38:34à des explications ?
38:34Alors c'est pour ça
38:35que
38:36J'ai encore deux séquences
38:40à vous montrer
38:40parce qu'on va parler
38:41du sujet
38:43qui a été au cœur
38:43de l'actualité
38:44cette semaine
38:44c'est le port du voile
38:45et
38:47France Inter
38:47a proposé quelque chose
38:48d'assez intéressant
38:49c'est de mettre
38:49Shem Sedinafiz
38:50qui est le porte
38:52le grand recteur
38:53j'allais dire
38:53le porte-parole
38:54le porte-grand recteur
38:55de
38:56la mosquée de Paris
38:57et Jean-Philippe Tanguy
38:59qui a été celui
39:00qui la semaine dernière
39:01a annoncé
39:01que le RN
39:02souhaitait interdire
39:03le port du voile
39:04dans l'espace public
39:06regardez cette séquence
39:09piégée
39:09par l'idéologie islamiste
39:11qui n'a rien
39:11d'une religion
39:12et vous le savez
39:13très bien
39:14qui n'a rien
39:15d'un projet de paix
39:16mais qui est une idéologie
39:17politique
39:18et malheureusement
39:18elle s'est emparée
39:19d'une forme du voile
39:20d'ailleurs
39:21mais on ne va pas ici
39:21définir religieusement
39:23ce que c'est
39:23qui est le symbole
39:25de cette idéologie
39:26vous le savez très bien
39:27que dans tous les pays
39:28de confession musulmane
39:30y compris
39:30laïcs
39:31la Turquie
39:32l'Egypte
39:33la Tunisie
39:33qui n'ont pas pu
39:36lutter contre
39:37le voile islamiste
39:37ils ont été débordés
39:38par l'islamisme
39:39et l'Algérie
39:40sur un autre domaine
39:41avec les années 90
39:43la payait chèrement
39:44et ne veut pas
39:44que la France paye chèrement
39:45je parle de la France
39:46c'est un pays libre
39:47la femme est libre
39:49aujourd'hui
39:50je vous écoute
39:51quand vous parlez
39:52de la lutte
39:53contre l'idéologie islamiste
39:54la grande mosquée de Paris
39:55l'a toujours
39:56l'a toujours fait
39:57pourquoi on ne s'attaque pas
39:58à l'origine
39:59pourquoi on s'attaque
40:00à une des conséquences
40:01il y a eu des mesures
40:03qui ont été prises
40:04pour lutter
40:04contre l'idéologie islamiste
40:06moi personnellement
40:07j'ai fait un livre
40:08sur le terrorisme islamiste
40:10donc ça serait bien
40:11que nous puissions ensemble
40:12travailler sur cette question
40:14mais il y a des femmes
40:15qui le portent
40:16dans l'espace public
40:18entendons-nous bien
40:18moi je parle
40:19de cet espace
40:20qui est un espace
40:21de liberté
40:21chacun
40:22dans cette France
40:23on peut faire
40:24ce que l'on veut
40:24bien évidemment
40:25avec les limites
40:27de l'atteinte
40:28à l'ordre public
40:29moi personnellement
40:30je considère
40:31que la femme
40:32qui porte le voile
40:33dans l'espace public
40:34ne trouble pas
40:35cet ordre public
40:36et la femme
40:37qui le porte
40:39sous la contrainte
40:40familiale
40:40et communautaire
40:42on en parle
40:42ou on n'en parle pas
40:43et c'est un sujet
40:44qui moi je voudrais
40:45que ce soit un sujet
40:45qui soit dépassionné
40:47je trouve que c'est
40:47un débat de très bonne tenue
40:49entre Chems et Dinafiz
40:50qui ne porte pas
40:52le Rassemblement National
40:53dans son cœur
40:53aller voir les vidéos
40:55YouTube
40:55de M. Chems et Dinafiz
40:56je crois que même
40:57la mosquée de Paris
40:58avait communiqué
40:59pendant les législatives
41:00contre l'extrême droite
41:01mais au moins
41:02ça a le mérite
41:03il a fallu une semaine
41:04pour avoir un bon débat
41:05voilà
41:05vous avez raison
41:06une semaine
41:07non vous n'aviez qu'à regarder
41:08l'émission hier
41:08mais entre avec un politique
41:10j'ai compris
41:12le fond du fond
41:14c'est que
41:15Kamel Aden Nasser
41:17en Égypte
41:19Walid Bourguiba
41:20en Tunisie
41:22ont interdit
41:23le voile
41:24considérant
41:24que ça n'a rien à voir
41:25avec le Coran
41:25et que c'est une forme
41:27d'abaissement de la femme
41:28donc il y a
41:29des leaders
41:30dans le monde musulman
41:31qui se sont battus
41:31contre ça
41:32Kamal Atatürk
41:34le père
41:35de la Turquie moderne
41:36s'est battu
41:36contre le voile
41:37oui mais c'est un retour
41:38bien un retour
41:39du religieux
41:39dans ces pays
41:40mais en France
41:40c'est une autre situation
41:41le recteur de la grande mosquée
41:43de Paris
41:43c'est habile de sa part
41:44mais enfin ça se voit
41:45quand même
41:45il n'aborde absolument pas
41:47la question du voile
41:47sous contrainte
41:48du fait qu'il y a quand même
41:50beaucoup de femmes
41:50qui enlèvent le voile
41:51à leur travail
41:52et qui au moment de sortir
41:53remettent le voile
41:54pour être tranquilles
41:55que pendant les périodes
41:56de ramadan
41:57il y a une pression
41:59sur ceux
42:00qui ne respectent pas
42:01tel ou tel
42:01donc il faut aborder
42:03le problème
42:03dans sa globalité
42:04sinon évidemment
42:05peut-être qu'ils l'ont abordé
42:07un peu plus dans la longueur
42:08après je ne peux pas
42:09faute de droit
42:10utiliser toutes les séquences
42:11en revanche
42:12ce matin
42:12la question a été posée
42:13à François Bayrou
42:15je veux dire
42:16certains
42:17en coulisses
42:18nous parlent de naufrage
42:19c'est-à-dire que
42:20François Bayrou
42:20a mis plusieurs minutes
42:22avant d'expliquer
42:23qu'il pouvait y avoir
42:24un problème
42:24c'est-à-dire qu'il a été
42:26travaillé par
42:27Mathieu Bock-Côté
42:28qui ne comprenait pas
42:29ce qu'il disait
42:30au point de lui dire
42:31à un moment
42:31est-ce que vous êtes sérieux
42:32parce que vous allez
42:33entendre François Bayrou
42:34qui dit qu'il voit
42:35beaucoup de voile
42:35chez les bonnes sœurs
42:38les catholiques
42:38dans l'espace public
42:41écoutons
42:41écoutons
42:41M. Bayrou
42:42écoutez
42:43pas à une loi
42:45qui interdise
42:45le voile
42:46dans l'espace public
42:47et je crois
42:48que cette loi
42:49elle apparaît
42:50très
42:50y compris
42:51pour ses auteurs
42:52très rapidement
42:56insupportable
42:56par exemple
42:58le voile
42:59d'une religieuse
43:00c'est pas exactement
43:01le sujet
43:01non c'est pas
43:02le sujet
43:03excusez-moi
43:03je vois
43:06désormais
43:07très souvent
43:08des voiles
43:09religieux
43:10revenir
43:11dans la religion
43:11catholique
43:12parce que
43:12comme vous savez
43:13il y a des inflexions
43:14qui sont
43:15plus
43:16en tout respect
43:18vous êtes sérieux
43:19vous parlez de
43:20croyants
43:21des religieuses
43:22c'est assez marginal
43:23c'est marginal
43:25excusez-moi
43:26l'extension
43:27du voile catholique
43:28en France
43:28est l'élément
43:29dont on parle ici
43:29c'est exactement
43:31ça que vous dites
43:32c'est-à-dire
43:35une loi
43:35ne peut être écrite
43:36que d'une seule manière
43:37ce que j'avais
43:39je vous rappelle
43:39c'est moi
43:40qui ai interdit
43:40le voile
43:42à l'école
43:44c'est quand même
43:45moi je ne vois
43:46que des bonnes sœurs
43:47dans Paris
43:48le pauvre Mathieu Bocoté
43:49son visage
43:50se décompose
43:51la bataille culturelle
43:52menée par les bonnes sœurs
43:53en Ile-de-France
43:53il faut en parler
43:54c'est un sujet
43:54dont on ne parle pas
43:55avec tout le respect
43:57que je vous dois
43:57vous êtes sérieux
43:59je connais bien
44:00Mathieu Bocoté
44:00je pense qu'il est
44:01désespéré
44:02parce qu'il est en train
44:03ça ne commençait pas trop mal
44:04ce que disait
44:04François Béot
44:05parce qu'en effet
44:06l'application poserait
44:07de très sérieux problèmes
44:09donc il faut prendre ça
44:10en considération
44:10mais alors après
44:11cet argument
44:12que j'ai déjà entendu
44:1310 000 fois
44:13oui mais alors
44:14les sœurs catholiques
44:15écoutez non
44:15c'est pas la hauteur du débat
44:16mais c'est cette idéologie
44:18qui gouverne depuis 40 ans
44:19donc il ne faut pas s'étonner
44:20qu'on a un problème
44:20avec le voile aujourd'hui
44:21parce que personne n'a tranché
44:22vous n'avez pas compris
44:23le voile de Creil
44:24en 89
44:25on a ce débat
44:25sur le voile
44:26qui existe dans la société
44:27et personne n'est capable
44:29de trancher
44:29vous n'avez pas compris
44:30si c'est le RN
44:31ou LFI
44:32c'est un drame
44:34pour le pays
44:34c'est une question
44:35de vie ou de mort
44:36dernier sujet
44:37avant de vous annoncer
44:39une bonne nouvelle
44:39on aurait pu parler
44:41de l'AFD
44:41de la victoire historique
44:42de l'AFD
44:44mais je ne veux pas
44:45parler ça
44:45d'un revers de main
44:46il reste trop peu de temps
44:47en revanche
44:48je voulais vous montrer
44:49cette image symbolique
44:50c'est celle d'Eric Ciotti
44:53qui interpelle une nouvelle fois
44:54le ministre de l'éducation nationale
44:56il souhaite qu'il y ait
44:57des drapeaux
44:57et la levée des drapeaux
44:58dans les écoles
44:59une fois par semaine
45:00et le ministre freine
45:01des cas de fer
45:02c'est quand même surprenant
45:03l'amour et le partage
45:04du drapeau tricule
45:05structure mon engagement
45:06politique depuis toujours
45:07en 2023
45:08j'ai été avec monsieur Ginési
45:10un mât avec un drapeau
45:11au collège d'Oder
45:12en 2019
45:13je faisais voter
45:13à l'Assemblée nationale
45:14un amendement
45:14pour imposer
45:15les paroles de la Marseillaise
45:17et le drapeau
45:17dans toutes les classes
45:18je me bats à présent
45:19pour la levée des couleurs
45:20dans les cours d'école
45:22à Nice
45:22et vous avez un ministre
45:24qui refuse
45:24qui dit
45:25c'est pas au maire
45:25de décider
45:26enfin
45:27quel est le problème
45:27avec le drapeau français ?
45:29oui il y a un problème
45:30le drapeau français
45:31est devenu pour beaucoup
45:32non seulement
45:33un symbole négatif
45:34mais même un symbole fasciste
45:35c'est à dire qu'on entend
45:36la France
45:38associée à un pays fasciste
45:39donc toute référence
45:41à notre histoire
45:43ah mais colonial
45:44oui
45:45de toute façon
45:45c'est toujours colonial
45:46crime contre l'humanité
45:47oui
45:48puis de toute façon
45:49le patriarcat
45:50quand ça suffit pas
45:50il y a le patriarcat
45:51quand vous avez au sommet
45:52de l'état
45:52quelqu'un qui vous dit
45:53que la France commet
45:54des crimes contre l'humanité
45:55vous rangez le drapeau français
45:56c'est logique
45:57le drapeau français
45:58doit être partout
45:59où se transmet
46:00l'amour
46:01de la France
46:01je veux
46:02qu'il soit
46:03de même
46:04dans chaque école de Nice
46:05il se n'en déplaît
46:06c'est un obscur ministre
46:07de l'éducation nationale
46:08gauchiste
46:08je ne sais pas s'il est gauchiste
46:10il y a la rentrée des classes
46:11le ministre de l'éducation nationale
46:12il n'a pas autre chose à faire
46:12que légiférer là-dessus
46:13et freiner des cas de fer
46:15la France est en train de chuter
46:16dans tous les classements PISA
46:18il n'y a pas assez de professeurs
46:19ils sont le mal payés
46:20et on a un ministre de l'éducation nationale
46:21qui a fait une guerre politique
46:23à propos d'un drapeau
46:23il devrait applaudir dès demain
46:25je me tourne vers Jules Thorez
46:27parce que j'ai dit
46:28il y a une bonne nouvelle
46:29oui
46:29monsieur le double rédacteur en chef
46:32je crois que vous pouvez le dire
46:34oui parce qu'on lance
46:35à partir du 29 septembre prochain
46:38un journal
46:39un journal d'investigation
46:40avec Eric Tegner
46:41de Frontières que vous connaissez bien
46:43j'aurai l'honneur d'être
46:44rédacteur en chef de L'Infiltré
46:46c'est le nom de ce média
46:48alors qu'est-ce que c'est
46:48c'est un média qui sortira
46:50chaque mardi à 20h
46:51avec des informations exclusives
46:53des informations originales
46:55puisqu'on a le sentiment
46:56et ce n'est pas qu'un sentiment
46:57que ces dernières années
46:58il y a beaucoup de médias en France
47:00mais toutes les informations
47:01ne sortent pas
47:02toutes les informations
47:02ne sont pas dévoilées
47:03donc il y aura des choses
47:04sur la politique
47:05sur les coulisses du pouvoir
47:06sur les entreprises
47:08sur les médias
47:09sur l'audiovisuel public
47:10pourquoi pas
47:10pas toutes les entreprises
47:11j'espère
47:11pas toutes les entreprises
47:13on passera tout au crible
47:14vous allez laisser
47:15les rédactions
47:16vous allez laisser tranquille
47:17à la rédaction
47:18de l'audiovisuel public
47:19je ne pense pas
47:20donc il y aura des informations
47:22exclusives
47:23tout sera évidemment vérifié
47:24je pense que ça fera
47:25beaucoup parler
47:26vous pouvez d'ores et déjà
47:27vous abonner sur
47:30infiltrémédias.fr
47:31évidemment
47:32vous verrez
47:33ça va faire beaucoup parler
47:34il y aura beaucoup d'attaques
47:35mais on est prêt
47:36avec Eric Tegner
47:37toute la rédaction
47:39de Frontières
47:40et d'autres collaborateurs
47:42à sortir ce journal
47:43donc le 29 septembre
47:44félicitations
47:45et vive la liberté d'expression
47:47et vive les médias
47:49d'investigation
47:50j'imagine que c'est un sujet
47:52qui va faire causer
47:54dans certaines petites castes
47:56je vous remercie
47:56longue vie donc
47:57aux infiltrés
47:58et à l'infiltré média
48:00vous avez dit
48:01c'est infiltrémédias.fr
48:02infiltrémédias.fr
48:04je vais faire comme pour
48:05Canal Télécode
48:07il n'y aura pas de passe droit
48:08merci à tous les quatre
48:11merci à Martin Mazur
48:12qui a préparé cette émission
48:14merci aux téléspectateurs
48:15qui ont été très nombreux
48:16vendredi soir
48:17samedi matin
48:18samedi soir
48:19et donc merci de votre fidélité
48:21le week-end sur CNews
48:22je vous souhaite
48:23un excellent début de semaine
48:25demain matin
48:26c'est le Big Boss
48:27qui est de retour
48:27Pascal Praud
48:28et dans un instant
48:30c'est Enquête d'Esprit
48:31merci à tous
48:32merci à tous