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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:01Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour l'heure des Pro 2.
00:03On est avec Véronique Jacquier ce soir, Jules Torres, Sébastien Ligné, Michel Fayad,
00:09puisqu'on parlera évidemment de l'Iran, et le général Emmanuel de Richouf.
00:13Vous êtes auteur entre autres de France sécessionniste, que faire ?
00:18Dialogue avec le général des banlieues, puisque c'est aussi comme ça qu'on vous surnomme,
00:22puisque de votre carrière, vous êtes allé au plus près des quartiers dissensibles
00:27pour essayer d'aller au contact de cette génération.
00:30Au contact, essayer de ramener cette jeunesse qui nous échappe,
00:33la ramener dans la Giron de la France tout simplement.
00:35J'aimerais bien que vous alliez dans les prochaines heures à Grenoble,
00:38parce que la réalité dépasse la fiction.
00:40J'ai vu, je vois ce qui se passe à Grenoble,
00:43qui est une cité très sensible, plus que sensible d'ailleurs,
00:47parce qu'il y passe tout le temps quelque chose, encore aujourd'hui.
00:49Mais là c'est gravissime, c'est-à-dire que maintenant vous avez des individus qui lancent des grenades,
00:54et ce n'est pas la première fois que ça arrive.
00:55Six personnes ont été blessées dans un institut de beauté à cause d'une grenade lancée à l'intérieur.
01:01Les auteurs sont en fuite.
01:03La vidéo a été relayée, vous la découvrez, sur les réseaux sociaux.
01:07Un enfant de cinq ans figure parmi les victimes.
01:10Il y a un an, quasiment jour pour jour, le 12 février,
01:13une attaque à la grenade avait fait quinze blessés, dont six graves,
01:15dans un bar associatif sur fond de trafic de drogue.
01:19Je vous propose de découvrir toutes les explications avec Régine Delfour.
01:22Les faits se sont passés peu avant 15h à l'angle des boulevards Foch et Gambetta,
01:29au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation.
01:30En fait c'est dans un commerce, un institut de beauté.
01:34Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux,
01:36on voit un homme vêtu de noir, avec une cagoule sur la tête,
01:41le visage dissimulé, qui dégoupille une sorte de grenade.
01:44Et on voit clairement une femme qui tente de fermer la porte,
01:48mais il lui parvient à l'ouvrir et puis à envoyer cet engin explosif.
01:54Alors, six personnes ont été blessées, dont un enfant de cinq ans.
01:59C'est une blessure légère, puisqu'elles ont été soignées sur place par le secours.
02:04Il n'y a pas eu d'hospitalisation.
02:06Le procureur de la République de Grenoble s'est rendu sur place,
02:11Étienne Manteau, et il a dit que cet engin n'était pas destiné à tuer,
02:17puisqu'il n'y avait pas une charge explosive très importante,
02:20ni d'éléments métalliques projetants.
02:23Il parle plutôt d'un acte d'intimidation.
02:27Et le fait que cela ait été fait en plein jour et filmé,
02:30est pour lui très inquiétant,
02:31puisqu'on parle plutôt d'une appropriation de l'espace public.
02:36Alors cet institut de beauté, il est situé à côté du quartier Hoche,
02:38où il y a un point d'île important.
02:41Et ces dernières années, il y a eu plusieurs actes de violence
02:45et aussi des règlements de comptes.
02:47Et avant de vous donner la parole, je voudrais qu'on écoute Étienne Manteau,
02:49le procureur de la République de Grenoble,
02:52qui fait un point sur l'engin explosif utilisé et sur l'état des victimes.
02:56On ne peut pas parler de grenade en tant que tel.
02:57Ce n'est pas du tout une grenade, en tout cas, offensive, quadrillée,
03:00une grenade militaire.
03:01C'est plutôt un engin explosif qui fait du souffle,
03:04mais qui a entraîné quand même des dommages significatifs,
03:07puisque cela a brisé la vitre.
03:10Si personne ne se trouvait dans ce commerce,
03:13personne n'a été blasé gravement,
03:15puisque personne n'a été hospitalisé.
03:18Tout le monde a été médicalisé sur place,
03:20mais les secours ont considéré
03:22qu'aucune personne ne justifiait
03:24d'une prise en charge hospitalière.
03:27Donc voilà, ce qui confirme qu'on n'est pas sur un engin,
03:29une grenade offensive classique.
03:33On est plus sur une action d'intimidation
03:35qui reste,
03:36et certaines gravités, évidemment.
03:40Alors, pour tout vous dire,
03:41je découvre la déclaration du procureur avec vous.
03:44Et j'imagine qu'on est tous partagés
03:48par une sorte de sentiment de malaise.
03:50Je veux bien qu'on nous explique
03:52qu'il y a des grenades plus graves que d'autres,
03:54et c'est important de le savoir,
03:55mais il y a l'action qui compte.
03:57Je me tourne vers le général
03:58parce que vous m'avez dit,
03:59effectivement, il y a deux types de grenades.
04:01Moi, je veux bien qu'il y ait même
04:02quatre ou cinq types de grenades.
04:03Le fait est hyper grave.
04:06Il n'y a pas à se dire
04:07c'est offensif, défensif,
04:09enfin, peu importe.
04:10Si vous découpez une grenade,
04:11vous le lancez dans un commerce
04:12sur une population qui est là,
04:15c'est un geste meurtrier.
04:18Donc voilà.
04:20Alors, c'est le procureur qui parlait là ?
04:21Exactement.
04:22Il parle de grenades défensives.
04:24Donc, une grenade défensive,
04:25effectivement, c'est des grenades quadrillées
04:26qui sont quadrillées,
04:27et ça envoie des éclats.
04:28Donc là, vous pouvez avoir des blessés très graves.
04:30Donc en fait, pardonnez-moi,
04:31c'est donc un miracle
04:32qu'il n'y ait pas de blessés plus graves.
04:34Parmi les blessés,
04:35il y a un enfant de cinq ans.
04:36Oui, c'est hyper grave.
04:38Donc, si c'est un règlement de compte,
04:40un règlement de compte,
04:41une pression sur une population,
04:43sans doute,
04:43mais il n'y a pas s'apesantir
04:46en disant c'est pas grave.
04:47C'est grave.
04:48Ce n'est pas ce qu'il dit.
04:50Il ne dit pas c'est pas grave.
04:51Mais dans son explication,
04:54on voit qu'il essaye
04:55de placer quelques degrés.
04:57Oui, il minimise.
04:58On minimise.
04:59C'est vous qui le dites.
05:00Comment ?
05:01Il vous fait passer une grenade.
05:02On a vu la vidéo,
05:04elle est extrêmement choquante.
05:05Il y a du feu un petit peu partout.
05:05Il vous fait passer ça
05:06pour un pétard bison 4
05:08comme vous utilisez au 14 juillet.
05:10Non, c'est une grenade
05:11et ça aurait pu causer
05:12beaucoup plus de drame.
05:14Sébastien Ligny.
05:15Et au final,
05:16le plus important,
05:16c'est quand même le geste
05:17et le message que ça envoie.
05:18C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui
05:19dans une ville comme Grenoble
05:20où on est quasiment au bord
05:22de la narcosité aujourd'hui.
05:24Vous avez des gestes.
05:25Ce genre de scènes,
05:26c'est ce qu'on voyait
05:26il y a 10 ou 15 ans
05:27au Mexique
05:28ou dans certains pays
05:29d'Amérique latine
05:30ou dans certaines banlieues
05:32de Chicago aux Etats-Unis.
05:33C'est-à-dire que là,
05:34on entre encore
05:35dans quelque chose
05:35d'encore supérieur.
05:36C'est-à-dire qu'on vise
05:37des civils,
05:38on vise des commerces,
05:39on s'arme de grenades.
05:41Il y a quelques jours,
05:42à peine 300 000 euros en cash
05:44ont été récupérés
05:44par les policiers à Grenoble
05:46qui ont servi
05:46à du narcotrafic.
05:47Ce qu'il faut bien savoir,
05:48c'est qu'on parle souvent
05:49de Marseille.
05:49Et en effet, Marseille
05:50est un petit peu la capitale
05:51du crime et du narcotrafic
05:52en France.
05:53Mais Grenoble
05:53est sans doute
05:54la deuxième ville,
05:55voire peut-être
05:56une 1,5
05:56tellement elle est
05:57surtout en termes de violence.
05:58C'est une ville
05:59extrêmement violente
06:00avec des gangs
06:00qui sont extrêmement centralisées,
06:02très bien organisées
06:03et qui font que cette ville
06:04est à deux doigts de tomber
06:05hélas aujourd'hui.
06:06Et je vous rappelle
06:07qu'il y a quasiment un an
06:08jour pour jour,
06:10pour le coup,
06:10c'était peut-être
06:11un autre type de grenade
06:12avait été lancé
06:13dans un bar associatif
06:14avec plus de 15 blessés
06:17et dont si grave,
06:19vous avez entièrement raison,
06:20Véronique.
06:21Et je me souviens
06:21qu'à l'époque,
06:21c'était le ministre
06:23de l'Intérieur
06:23qui s'appelait
06:24Bruno Retailleau.
06:25Et il parlait de guerre
06:26contre le narcotrafic.
06:28On était avec l'emploi
06:29de ce terme,
06:29de guerre.
06:30Oui, on parlait de guerre
06:32et il y avait un jeune homme
06:32de 17 ans
06:33qui avait été mis en examen.
06:35Donc, c'est-à-dire
06:35que là encore,
06:36on est face
06:37à la criminalité
06:38des mineurs.
06:39Ce n'est plus de la délinquance,
06:40c'est de la criminalité
06:41des mineurs.
06:42Notons au passage
06:42d'ailleurs qu'ils se filment,
06:44qu'ils n'ont plus peur
06:45de rien,
06:46ça part sur les réseaux sociaux.
06:47Moi, j'attends quand même
06:48avec impatience
06:49la réaction du maire de Grenoble
06:50parce qu'on voit
06:51que le procureur
06:52a un petit peu tendance
06:52à minimiser les choses
06:53mais la réaction du maire
06:55de Grenoble
06:55serait quand même intéressante
06:56parce que là encore,
06:58on a toujours tendance
07:00à minimiser les choses.
07:02Et puis, quand même,
07:03moi, il y a quelque chose
07:03qui m'alerte
07:04dans cette criminalité
07:05qui touche maintenant
07:06ces commerces.
07:07C'est que certains
07:07de ces commerces
07:08ne sont pas de véritables commerces
07:09mais des machines
07:10à blanchir l'argent de la drogue.
07:12Et ceci explique sans doute
07:13cela.
07:14Ceci explique le fait
07:15que c'est soi-disant
07:16le salon de beauté
07:17et été pris pour cible.
07:18On en saura plus
07:19dans les heures qui viennent.
07:19Mais c'est un fléau.
07:21Ça devient un fléau
07:22dans de plus en plus de villes.
07:23Et c'est seulement
07:24à l'aune de ces municipales
07:25que certains élus
07:26en prennent conscience
07:27et luttent contre ce fléau.
07:30Vous demandez
07:30la déclaration d'Éric Piolle.
07:31Peut-être qu'il l'a communiqué
07:33à l'agence France Presse.
07:34Je chercherai.
07:34Je vais demander aux équipes.
07:35Sur son compte Twitter,
07:38la dernière réaction
07:39d'Éric Piolle
07:40remonte à trois jours
07:40et il s'était satisfait
07:42d'avoir un espace
07:43100% minéral.
07:45Avant, un espace
07:46100% minéral.
07:47Après, un lieu de vie.
07:48Pardonnez-moi.
07:49Pardonnez-moi.
07:49Après, un lieu de vie
07:51végétalisé.
07:52Un cheminement piéton
07:53et une piste cyclable
07:54sécurisée.
07:56Et un nom pour se souvenir.
07:57Simone Michel-Lévy,
07:58compagnon de la Libération.
08:00À travers ce message,
08:02effectivement,
08:02sur son compte Twitter du moins,
08:04il n'y a pas une réaction.
08:05Je ne sais pas
08:05s'il s'est rendu
08:06directement sur place
08:07pour savoir
08:08comment allaient
08:09les victimes
08:10de cette attaque
08:11à la grenade.
08:13Visiblement,
08:13il faut parler
08:14de grenade défensive
08:15si on écoute
08:15et si l'on en croit
08:16le procureur de Grenoble.
08:18Grenoble est devenue
08:19en effet une narco-ville
08:20et je me souviens
08:22d'un événement
08:23qui s'était passé
08:24à Grenoble
08:25il y a quelques mois
08:25où des dealers
08:26avaient mis
08:27son dessus-dessous
08:28la ville.
08:29Qu'avait dit
08:29Éric Piolle
08:30après cet événement ?
08:31Il avait dit
08:31qu'il voulait
08:32un modus vivendi
08:33avec les dealers.
08:34Donc,
08:34vous imaginez bien
08:35en termes de minimisation
08:36puisque c'est
08:37ce dont parlait
08:38Véronique
08:39qu'Éric Piolle
08:39ne va pas être
08:40extrêmement ferme
08:41sur cette question-là.
08:42D'ailleurs,
08:42quand on fait son bilan,
08:44je crois qu'il n'est pas
08:44candidat à sa succession
08:46pour la mairie
08:47de Grenoble.
08:48Il a été élu en 2014
08:49mais son bilan
08:49il est quand même
08:50catastrophique.
08:51Le trapique de stupéfiants
08:52sous Éric Piolle
08:52depuis 2016
08:53a augmenté de 314%.
08:55L'usage de stupéfiants
08:56de 362%.
08:58Les violences intrafamiliales
08:59de 140%.
09:00Les violences sexuelles
09:01de 139%.
09:03Les vols dans les véhicules
09:04de plus de 136%.
09:05Et les combriolages
09:06de 38%.
09:07Vous voyez bien
09:08que la ville de Grenoble
09:09charrie tout un tas
09:12de mots français
09:13mais de manière décuplée.
09:15C'est-à-dire que sans doute
09:15que Grenoble
09:16depuis l'arrivée
09:17d'Éric Piolle
09:17est l'une des villes
09:18les plus insécuritaires
09:19de France
09:20et l'une des villes
09:21où le narcotrafic
09:23est en train
09:23de se multiplier
09:24c'est aujourd'hui
09:25une narcoville.
09:26Et vous avez raison
09:27de rappeler tous ces chiffres.
09:28Je vais être extrêmement prudent
09:29parce que sur les réseaux sociaux
09:30et certains comptes
09:32des comptes qui d'ailleurs
09:33sont très intéressants
09:34parce que parfois
09:35ils permettent
09:35de lancer les alertes.
09:37Je m'envoie
09:37par exemple
09:38une vidéo
09:39où c'est un individu
09:40qui se présente
09:41comme l'un des auteurs
09:42et qui dit
09:43nous allons tout faire exploser
09:44nous avons des soldats
09:45qui aiment la mort
09:46comme vous
09:46vous aimez la vie
09:48mais je reste extrêmement prudent
09:49parce que ça mérite
09:50d'être vérifié
09:52d'être confirmé
09:53et qu'on est peut-être
09:55au cœur
09:56d'un conflit
09:57entre gangs
09:58peut-être lié
09:59au narcotrafic
10:00pour l'instant
10:00l'enquête
10:02est en cours
10:02mais ce qui est factuel
10:04c'est que nous avons
10:05donc un institut
10:06de beauté
10:07qui a été visé
10:08par une attaque
10:09à la grenade
10:10et que
10:11du moins
10:11un engin explosif
10:12et que tout cela
10:14a été relayé
10:14sur les réseaux sociaux
10:15et on a déjà vu
10:16malheureusement
10:17ce genre de scène
10:19on va passer de Grenoble
10:21et partir à Marseille
10:22parce que là aussi
10:23à Marseille
10:24la situation est extrêmement grave
10:25le militant anti-narcotrafique
10:27Amine Kessassi
10:28a été exfiltré
10:30jeudi soir
10:30avant un meeting
10:31à Aix-en-Provence
10:32où il était venu soutenir
10:34le candidat
10:35d'une union de la gauche
10:36après une alerte sécurité
10:38il a été exfiltré
10:40vous savez que sa vie
10:40est en grand danger
10:42bien sûr
10:42que son frère
10:43a été abattu
10:45exécuté
10:46oui
10:46c'est deux frères
10:47mais le premier
10:48permettez-moi juste
10:49de rappeler
10:49que
10:49Mehdi Kessassi
10:52il y a quelques semaines
10:53a été abattu
10:54en guise de représailles
10:56c'est-à-dire que
10:57alors que lui
10:58n'avait rien à voir
10:59dans le trafic
11:01de stupéfiants
11:02qu'il a été tué
11:03parce que frère
11:04d'Amine Kessassi
11:06le Parquet National
11:07Anticriminalité
11:07organisé
11:08a indiqué
11:09vendredi
11:10se saisir de l'enquête
11:11voyez le sujet
11:12de Julia Ferrand
11:13Amine Kessassi
11:16répondait aux questions
11:17des journalistes
11:18depuis dix minutes seulement
11:20quand son équipe
11:21de sécurité
11:22a organisé
11:23son exfiltration
11:24le militant
11:26anti-narcotrafic
11:27était à Aix-en-Provence
11:28pour participer
11:29au meeting
11:29de Marc Penat
11:30candidat d'une union
11:31de la gauche
11:32pour les municipales
11:33quand les policiers
11:34qui l'accompagnaient
11:35ont reçu une alerte
11:37des individus
11:38s'intéressaient
11:39aux déplacements
11:40et aux dispositifs
11:41de protection
11:41qui entourent
11:42le jeune militant
11:43Amine Kessassi
11:45a alors été placée
11:46dans un lieu sécurisé
11:47pendant plusieurs heures
11:48la vie d'un jeune homme
11:50d'un activiste
11:51d'un militant
11:52de 22 ans
11:53et d'ailleurs
11:54peu importe l'âge
11:55elle ne doit pas se faire
11:56sous protection policière
11:57on ne doit jamais
11:58vivre sous protection policière
11:59parce qu'on porte des idées
12:00ce matin je me suis levé
12:01comme le 14 novembre
12:03en me disant
12:05que je ne me tairai pas
12:06en me disant
12:07que c'est là
12:09justement
12:09que l'action
12:10elle devient concrète
12:11une éventuelle menace
12:13prise très au sérieux
12:14et qui a conduit
12:15à l'ouverture
12:16d'une enquête
12:16désormais entre les mains
12:18du parquet national
12:19anticriminalité organisée
12:21Et c'est un homme
12:22d'un courage absolu
12:23ce matin je me suis levé
12:24comme le 14 novembre
12:25en me disant
12:26que je ne me tairai pas
12:27en référence à l'assassinat
12:29lâche et barbare
12:30de son jeune frère
12:31Mehdi le 13 novembre dernier
12:32je veux dire
12:33toute ma détermination
12:34toute notre détermination
12:36à tenir tête
12:38je me retourne
12:38une nouvelle fois vers vous
12:39général
12:40Emmanuel de Richouf
12:41auteur de
12:42France sécessionniste
12:43Que faire ?
12:44Et là c'est la question
12:45que je me suis posée
12:46Oui la question
12:47je me la suis posée
12:48il y a déjà
12:49depuis 20 ans
12:50je me la suis reposée
12:52lors de la fameuse
12:54lettre des généraux
12:55publiée par
12:57publiée il y a maintenant
12:584 ans
12:59où nous disions
13:00nous évoquions
13:01enfin nous disions
13:02à tous nos élus
13:03hommes politiques
13:03faites quelque chose
13:04avant qu'il ne soit trop tard
13:05puisque nous sommes
13:06nous sommes dans une situation
13:08que nous ne maîtrisons plus
13:09collectivement
13:10et vous voyez que
13:12maintenant
13:12nous sommes vraiment
13:13en guerre
13:14il n'y a pas d'autre terme
13:16avec des bandes
13:16qui sont surarmées
13:17avec des armes de guerre
13:18qui viennent
13:19des différents
13:20des différents
13:21théâtres d'opération
13:22en particulier
13:23d'Ukraine
13:24et qui maintenant
13:25sont distribués
13:26dans les quartiers
13:27où que ce soit
13:28et vous avez
13:29des gens
13:30qui sont décidés
13:31pour
13:31j'allais dire
13:33marchander
13:33leur
13:35leur
13:35leur drogue
13:36et autres
13:37et nous sommes
13:38véritablement
13:39à l'aube
13:40d'une guerre
13:41alors que moi
13:41j'ai écrit
13:42donc
13:42France sécessionniste
13:44Que faire
13:44c'est véritablement
13:45un retournement de table
13:46il faut avoir
13:47un projet politique
13:48déterminé
13:50qui prendra des années
13:51pour faire en sorte
13:52que les jeunes
13:54comme les moins jeunes
13:55puissent être sanctionnés
13:58comme il faut
13:58et surtout
13:59que la population
14:00qui est prise en otage
14:01parce que ce qu'on oublie
14:01de dire
14:02c'est qu'au-delà
14:03des bandes
14:04qui rançonnent
14:05qui pillent
14:05qui violent
14:06qui cassent
14:06etc
14:07et qui tuent
14:08derrière vous avez
14:09une population
14:0910% de la population française
14:11qui est sous pression
14:12et qui ne peut pas
14:15sortir comme elle veut
14:16qui ne peut pas vivre
14:17comme elle veut
14:17etc
14:17et c'est cette population là
14:19qui est véritablement
14:20sur la ligne de crête
14:21soit
14:22soit la république
14:24réussit
14:24à vaincre
14:25à mener cette guerre
14:27elle a gagné
14:27soit elle ne réussit pas
14:28parce qu'elle fait
14:29des blablattes
14:29depuis maintenant 20 ans
14:30et à ce moment là
14:31cette population
14:32qui est cette population
14:33pour la majorité
14:34malheureusement
14:35immigrée
14:36puisque c'est elle
14:36qui subit
14:37qui en subit les conséquences
14:38risque de basculer
14:40et faire sécession
14:41et donc c'est bien ça
14:42donc la France sécessionniste
14:43peut faire
14:43donc c'est un projet
14:45complet
14:45quand il y a un homme politique
14:46qui me dit
14:46nous sommes en guerre
14:47je ne le crois pas
14:47quand un général
14:49comme vous parle de guerre
14:51là ça m'inquiète
14:52bah oui
14:52parce qu'à un moment donné
14:54il va bien falloir
14:54prendre le problème
14:56le politique je ne le crois pas
14:56parce que je sais
14:57que ce sont que des mots
14:58et que les actes ne viennent pas
14:59j'en ai rencontré X
15:01en 20 ans
15:02X
15:02ils m'ont tous écouté
15:03ils m'ont tous écouté
15:04avec attention
15:05avec sans doute intérêt
15:07mais rien ne s'est passé
15:08Michel Fayat
15:09quel regard vous portez
15:10sur cette situation
15:11gravissime
15:12que ce soit pour Amine Kessassi
15:13on ne peut que penser
15:14évidemment à lui
15:15saluer son courage absolu
15:16à penser également
15:18à toutes les populations
15:19vous avez tellement raison
15:20les plus précaires
15:21qui souffrent
15:22qui sont en quelque sorte
15:23victimes
15:23et sont aujourd'hui
15:25dans cette prison
15:26à ciel ouvert
15:27avec eux au milieu
15:29des gangs
15:30des trafiquants de drogue
15:31souvent qui nous viennent
15:32de l'étranger
15:33et qui aujourd'hui
15:35pourrissent le quotidien
15:36de français
15:37et de la France
15:37cette population
15:38attend
15:39Michel
15:39c'est pour cela
15:40que c'est déjà une guerre
15:41elle est à basse intensité
15:42mais elle existe
15:43il y a des policiers
15:44qui se sont tués
15:44des gens qui se sont tués
15:45au quotidien
15:46il y a des grenades
15:47comme on l'a vu tout à l'heure
15:49je veux dire
15:49en fait
15:50on y est
15:51c'est pas qu'on va peut-être
15:52y être
15:54on y est vraiment déjà
15:54les pompiers sont appelés
15:56parfois dans les banlieues
15:57et sont attaqués
15:58une fois arrivés sur place
15:59je veux dire
15:59la guerre
15:59elle a déjà lieu
16:01il y a déjà des victimes
16:02il y a déjà des armes à feu
16:03on y est
16:04et donc à un moment donné
16:05comme vous disiez Elliot
16:06sur la classe politique
16:07il faut qu'elle ouvre les yeux
16:08et qu'elle affronte
16:09elle doit se battre
16:10dans cette guerre
16:10On va écouter Bruno Retailleau
16:12parce qu'en tant que ministre
16:13de l'Intérieur
16:14tout comme son prédécesseur
16:17Gérald Darmanin
16:17ils se sont mobilisés
16:19quand par exemple
16:21Gérald Darmanin
16:21a pensé
16:22narco-terrorisme
16:24j'ai le souvenir
16:25que certains responsables politiques
16:27avaient des pudeurs de gazelle
16:28avant de prononcer ce terme
16:30narco-terrorisme
16:31d'accord
16:32donc c'est toujours
16:33la même difficulté
16:34il faut d'abord se battre
16:35pour savoir
16:36si on peut parler
16:36d'ensauvagement de la société
16:37avant de regarder
16:38ce qui se passe sur le terrain
16:39Bruno Retailleau
16:40On est dans un combat
16:42on est dans un combat
16:44qui est existentiel
16:45la loi de juin 2025
16:47la loi narcotrafic
16:48ça a été pour donner
16:50des armes
16:51à nos policiers
16:52à nos gendarmes
16:53à l'état
16:54et c'est avec ce constat
16:55qu'on est rentré
16:57dans une guerre
16:57vraiment
16:58la drogue
16:59les drogues les plus dures
17:00elles sont disponibles
17:01partout
17:02tout le temps
17:03cette guerre là
17:04on la gagnera
17:05on a la loi narcotrafic
17:07elle ne peut pas tout faire
17:08j'ai regretté
17:09des articles
17:09qui n'avaient pas été votés
17:10là depuis
17:11ces deux dernières années
17:13nous avons arrêté
17:15plus de 1000 individus
17:17liés à la désert
17:18de la mafia
17:18500
17:19500 sont sous les barreaux
17:21et je suis certain
17:23qu'avant deux ans
17:24nous lui couperons la tête
17:26Sébastien
17:29loin de moi l'idée
17:29de jeter à la poubelle
17:30tout ce qui a été fait
17:31par Bruno Retailleau
17:32ou Gérald Darmanin
17:34avant lui
17:34évidemment il y a des choses
17:35qui vont dans le bon sens
17:36maintenant on parle de guerre
17:37depuis quelques minutes
17:38il faut bien comprendre
17:39qu'il y a un camp
17:39qui mène la guerre
17:40le camp du narcotrafic
17:41et il y a un camp
17:42qui l'a subi
17:42c'est l'état français
17:43donc moi je veux bien
17:44qu'on mène une guerre
17:45mais si on veut vraiment
17:46la mener
17:46il faut tout changer
17:47parce que si on va à la guerre
17:48avec le narcotrafic
17:49avec l'état du droit actuel
17:50on va se prendre
17:51une rouste monumentale
17:52et la France va plier
17:53face au narcotrafic
17:54c'est ça le sujet
17:55parce que pardon
17:56mais vous allez dans
17:56certains quartiers à Marseille
17:57il y a des armes de guerre
17:59d'un côté
17:59et de l'autre
18:00des policiers municipaux
18:01qui ont des simples pistolets
18:03vous avez un droit
18:04qui ne permet pas
18:06d'attaquer à la racine
18:07le narcotrafic
18:08on parle de gens
18:09qui sont surarmés
18:11suréquipés
18:12qui ont des liens
18:13qui remontent très haut
18:15parce qu'on pourrait aussi
18:15parler de la corruption
18:16parce que dans le narcotrafic
18:18pour s'en sortir
18:18il faut de la corruption
18:19à toutes les échelles
18:20c'est un trafic
18:21qui est parfois mondial
18:22ils ont le commerce
18:23ils ont les quais
18:24ils ont les transports maritimes
18:25ils ont tout ça avec eux
18:26donc soit on change tout
18:27et on fait comme
18:28dans certains pays
18:29d'Amérique latine
18:29comme en Italie
18:30dans les années 80
18:31et on décide réellement
18:32de faire l'état d'urgence
18:33soit on va perdre
18:34je rappelle que par exemple
18:35les français
18:36plus de 7 français sur 10
18:37sont favorables
18:38à ce qu'on amène
18:39l'armée
18:40ou du monde des forces militaires
18:41dans les quartiers
18:42les plus sensibles
18:43vous dites bien sûr
18:44général
18:44à chaque fois que j'ai
18:45quelqu'un sur ce plateau
18:46on me dit
18:47malheureux
18:47ne dites pas ça
18:48ce sera la guerre la vraie
18:49il va y avoir des morts
18:50je vous dis absolument pas
18:51il faut que les armées
18:53je pense que
18:54si vous voulez aujourd'hui
18:54je vais le faire bref
18:56aujourd'hui la police
18:57la police
18:58comme la gendarmerie
18:58ne tienne pas le terrain
18:59ils ne tiennent pas le terrain
19:01la preuve en est
19:02ils font tout ce qu'ils peuvent
19:03pardonnez
19:03ils font tout ce qu'ils peuvent
19:04et ils ne tiennent pas le terrain
19:05avec le manque de moyens
19:07qu'ils ont
19:07avec le manque de moyens
19:09même l'ego qu'ils ont
19:11ils font ce qu'ils peuvent
19:13mais comme il vient d'être dit
19:14c'est un état d'urgence
19:15qu'il faut créer
19:15donc je répète
19:16et je l'ai évoqué
19:18dans ce livre
19:19il faut mettre les armées
19:21il faut mettre les armées
19:21dans les quartiers
19:23et les armées dans les quartiers
19:24pour asseoir la sécurité
19:26et une fois qu'on a assis
19:28la sécurité
19:28ça prendra un certain temps
19:30à ce moment-là
19:31vous faites tout ce qui va bien
19:33c'est-à-dire
19:33vous rétablissez
19:34vous rétablissez l'ordre
19:35vous remettez en place
19:36les commerces
19:36vous remettez en place
19:37tout ce qui est l'état
19:40c'est-à-dire
19:41la poste
19:41les déplacements
19:42les médecins
19:43etc.
19:43et puis surtout
19:45vous faites un audit
19:46un audit complet
19:47sur un audit complet
19:49j'allais dire sécuritaire
19:50et un audit social
19:51et dans l'audit social
19:53c'est véritablement
19:54on reprend le boulot
19:55voilà
19:55là mon général
19:56vous parlez comme si
19:57on était dans un quartier
19:58où il n'y avait personne
19:59qui nous menait une guerre
20:00où vous aviez finalement
20:01des délinquants
20:02des petits délinquants
20:03qui ne respectaient pas la loi
20:04qu'on était dans une zone
20:05de reconquête républicaine
20:07là on n'est pas du tout
20:07dans des zones de reconquête républicaine
20:09on est dans des zones
20:10qui sont contrôlées
20:11par des contre-sociétés
20:12donc moi
20:12moi je veux bien
20:13qu'on mette l'armée par exemple
20:14mais par contre
20:14il faut assumer certaines conséquences
20:16c'est que l'armée
20:17et ce n'est pas moi
20:20de tirer
20:20le militaire il ne tire pas
20:21dans les genoux
20:22le militaire il ne tire pas
20:23dans les chevilles
20:23le militaire il tire pour tuer
20:25donc il faut être d'accord
20:26sur les conséquences
20:27que ça peut avoir
20:28est-ce qu'on est prêt
20:28oui ou non
20:29et ça rejoint ce que disait
20:30Sébastien Ligné
20:30à sortir à un moment
20:32de notre état de droit
20:33pour récupérer ce genre de quartier
20:34on est entièrement d'accord
20:35Véronique
20:36je pense deux choses
20:37la première c'est que
20:38Bruno Retailleau a raison
20:39évidemment quand il parle
20:40de combat existentiel
20:41mais qui dit combat existentiel
20:43dit que ça se joue
20:44sur le temps très long
20:45donc ce n'est pas en changeant
20:46de ministre de l'intérieur
20:47tous les deux ans
20:47ou de garde des Sceaux
20:48tous les deux ans
20:49qu'on va y arriver
20:49il faut évidemment
20:50un pouvoir stable
20:51une majorité à l'Assemblée
20:52et un temps très long
20:54et pourquoi pas
20:55un quinquennat
20:56qui n'est plus un quinquennat
20:56mais enfin bon
20:57il faut une révision constitutionnelle
20:58il faut revoir les choses
21:00pour mener le combat
21:00à l'échelle de la politique
21:02deuxièmement
21:03il faut tout de suite
21:04des mesures symboliques
21:05pour montrer sa bonne foi
21:06pour mener la guerre
21:07c'est-à-dire
21:08un état d'urgence sécuritaire
21:09on dit qu'il y a
21:12effectivement des centres
21:13d'une police spécialisée
21:14dans le narcoterrorisme
21:15dans certaines cités
21:17on les reprend
21:18aux narcotrafiquants
21:19on reste deux ans sur place
21:22on montre
21:22qu'on arrive
21:23à reconquérir le territoire
21:25et troisième chose
21:25on change tout
21:26en matière de prison
21:27et je vais peut-être
21:28être un petit peu dur
21:29mais moi il n'y a pas longtemps
21:30j'ai vu un reportage
21:30sur le Salvador
21:31et les prisons salvadoriennes
21:33les narcotrafiquants
21:35sont condamnés
21:36à 780 ans de prison
21:37ils ne sortent pas
21:38ils sont surveillés
21:40croyez-moi
21:41ils sont vite calmés
21:42mais oui mais
21:42mais les gens revivent
21:44mais le Salvador revit
21:45et ça redevient
21:46un pays où on va faire du tourisme
21:48donc il y a un moment
21:49effectivement
21:49on n'est pas obligé
21:49de mettre le curseur
21:50au même niveau que le Salvador
21:51mais je pense qu'il y a
21:52une vraie réflexion politique
21:53à avoir sur le sujet
21:54Michel Fayadé
21:55ensuite mon général
21:56je vous donne la parole
21:56oui il y a quelque chose
21:57que je voudrais dire
21:58c'est vous savez
21:59que 55% de la drogue
22:00qui est importée en France
22:01transite par le Venezuela
22:02et cette semaine
22:03Donald Trump
22:04et le Venezuela
22:04et le Vénézuélien
22:05ont arrêté Alex Saab
22:07de son vrai nom
22:07Ali Hassan Saab
22:09qui est un membre
22:10du Hezbollah
22:10affilié à la République
22:11Isémique d'Iran
22:12et qui donc gérait
22:13c'est le plus grand parrain
22:15de la drogue
22:15c'est celui qui gérait
22:16toutes les exportations
22:19de drogue du Venezuela
22:20vers l'Europe
22:21et donc vers la France
22:22et à travers les dom-toms
22:2455% de la drogue
22:25qui débarque en France
22:26transité par le Venezuela
22:28jusqu'à maintenant
22:28et cette personne
22:30a été arrêtée
22:31cette semaine
22:31il y a deux jours
22:32mais ce qui est terrible
22:33c'est que
22:33c'est tellement tentaculaire
22:34que vous enlevez le baron
22:36vous en avez un autre
22:37qui arrive rapidement
22:38pareil
22:39mais il y a le lien
22:39avec l'islamisme
22:40et avec l'Iran
22:41donc c'est vraiment la guerre
22:41vous savez il y a la fameuse
22:42CRS 8
22:43c'était cette CRS spécialisée
22:45qui lorsqu'il y a
22:47et j'imagine
22:48qu'elle va être déployée
22:49à Grenoble
22:49dans les prochaines heures
22:51elle va rester
22:51quelques jours sur place
22:52le trafic va se calmer
22:54et puis deux trois jours
22:55plus tard
22:55elle repart
22:56et deux trois jours
22:57plus tard
22:57rebelote
22:58donc c'est
22:59la grande difficulté
23:00la grande impuissance
23:01de l'État
23:02c'est pour ça qu'il faut
23:03un état d'urgence
23:03c'est pour ça
23:04avant de prendre
23:06une courte pause
23:07rapidement
23:07oui je disais simplement
23:08dans le livre
23:09que nous avons écrit
23:10parce que j'ai écrit
23:11avec un formateur de banlieue
23:12on nous a créé à double main
23:13j'évoque si vous voulez
23:16tout le problème
23:16que vous venez de dire ici
23:17je le mets en annexe
23:19avec le timing
23:20le temps
23:21le temps long
23:22on est sur un temps long
23:23avec qui fait quoi
23:24comment on le fait
23:25avec qui etc
23:26je pense que pour récupérer
23:29un quartier
23:29je dis
23:30essayons de faire
23:31sur une dizaine de quartiers
23:32vous prenez une dizaine de quartiers
23:33vous mettez des militaires
23:34et il y a tout un cursus
23:36à suivre
23:37et je crois que
23:39si on arrive à faire ça
23:39alors vous me dites
23:40vous me dites
23:41effectivement
23:41on n'est pas des bisounours
23:43si on met les armées
23:44ben oui
23:44si on met les armées
23:44il faut prendre des responsabilités
23:45vous mettez des militaires
23:47la publicité
23:48on va revenir dans un instant
23:49parce que dans la grande délinquance
23:51il y a aussi
23:51les phénomènes de crypto-monnaie
23:52puisqu'il y a des personnes
23:53des victimes
23:54qui ont été séquestrées
23:55pendant près de 30 heures
23:57on écoutera aussi
23:58le témoignage de Florence
23:59qui est la maman de Théo
24:00j'ai eu la chance
24:03de lui poser quelques questions
24:05cet après-midi
24:05on était bouleversé
24:07bouleversé
24:08vous n'imaginez pas
24:08le nombre d'appels
24:09qu'il y a eu
24:10sur l'antenne d'Europe 1
24:11entre 11h30 et 13h
24:14pour saluer
24:15le courage de Florence
24:17pour dire
24:17mais quand est-ce
24:18qu'on va renverser la table
24:19pour que justice
24:20soit rendue aux victimes
24:21quand est-ce que
24:21les victimes
24:23seront au coeur des procès
24:24on revient dans un instant
24:25pour en parler
24:26quasiment 20h30
24:31sur CNews
24:31et on va revenir
24:32sur cette actualité
24:33là aussi
24:33extrêmement grave
24:34une magistrate
24:35et sa mère
24:36ont été retrouvées
24:36ligotées ce vendredi
24:38matin
24:38après 30 heures
24:39de séquestration
24:40le conjoint de la magistrate
24:42qui travaille
24:43dans les crypto-monnaies
24:44avait reçu une demande
24:45de rançon
24:45qui n'a pas été versée
24:47on bascule
24:49dans une société
24:50ultra-violente
24:51où la grande
24:53dénalacance
24:54n'a plus aucune limite
24:55vous avez
24:56une femme
24:57de 35 ans
24:58magistrate
24:59sa mère
25:00de plus de 60 ans
25:01vous allez les séquestrer
25:03pendant des heures
25:03et vous allez demander
25:04des rançons
25:05sur fonds de crypto-monnaies
25:06je vous propose
25:07de voir le sujet
25:08de Sarah Varny
25:08dans la nuit
25:10de mercredi
25:11à jeudi
25:12une magistrate
25:13de 35 ans
25:14et sa mère
25:14de 67 ans
25:15qu'elle hébergeait
25:16ont été enlevées
25:17vers 3 heures
25:18du matin
25:18la magistrate
25:20est la compagne
25:21d'un dirigeant
25:21d'une société
25:22spécialisée
25:23dans le secteur
25:24des crypto-monnaies
25:24absent
25:25au moment
25:26de l'enlèvement
25:26jeudi
25:28vers 9h30
25:29l'homme alerte
25:30les forces de l'ordre
25:31après avoir reçu
25:32un message
25:32ainsi qu'une photo
25:33de sa compagne
25:34les ravisseurs
25:35réclament une rançon
25:36en bitcoin
25:37et menace
25:38de mutiler
25:39les deux victimes
25:39si cette rançon
25:40n'est pas versée
25:41rapidement
25:41ce vendredi matin
25:43vers 8h
25:44les deux femmes
25:45ont été découvertes
25:46légèrement blessées
25:47par un voisin
25:48dans un garage
25:49au pied d'un immeuble
25:50de Bourg-les-Valences
25:51à une centaine
25:52de kilomètres
25:53du lieu de l'enlèvement
25:54elles ont profité
25:55de l'absence
25:56des ravisseurs
25:56pour se détacher
25:57et appeler à l'aide
25:58tout en frappant
25:59sur la porte du garage
26:01les victimes
26:02ont été prises
26:03en charge
26:04par les secours
26:05la séquestration
26:06aura duré
26:06près de 30 heures
26:07le procureur de Lyon
26:09précise qu'aucune rançon
26:11n'a été versée
26:12et pour l'heure
26:13aucune interpellation
26:14n'a eu lieu
26:15et je vous propose
26:17d'écouter ce témoignage
26:18pour ces news
26:19Fabrice Heltner
26:20qui a recueilli
26:20le témoignage
26:21d'une femme
26:22d'une jeune femme
26:23qui a aidé les victimes
26:24à se réfugier
26:25dans son laboratoire
26:26Elles se sont présentées
26:28en disant que ça faisait
26:29deux jours
26:29qu'elles étaient séquestrées
26:30dans les alentours
26:32Elles avaient des échymoses
26:33Elles étaient soulagées
26:34mais en même temps
26:35je pense aussi
26:36en état de choc
26:37C'est dingue
26:38que ça arrive
26:38à côté de chez nous
26:39on ne s'y attend pas du tout
26:40mais qu'on a fait aussi
26:42ce qu'il fallait
26:43pour leur sécurité
26:45et leur venir en aide
26:46C'est quand même hallucinant
26:48de voir à quel point
26:49notre société
26:50a basculé
26:51dans cette ultra-vulence
26:52et souvent vous avez
26:53vous pouvez faire un parallèle
26:55entre beaucoup
26:55d'actualités
26:56comme celle-ci
26:57Les faits peuvent différer
27:00mais les témoignages
27:01se ressemblent
27:02On pensait vivre
27:04dans une ville calme
27:05On pensait que ça arrivait
27:06dans les grandes villes
27:07mais ça ne pouvait pas
27:08arriver chez nous
27:09Et finalement
27:10on se rend compte
27:11qu'aujourd'hui
27:11où qu'on soit
27:12on peut être
27:13en grand danger
27:14Et vous savez
27:16c'est la formule
27:17du candidat
27:19Franck Alizio
27:19à Marseille par exemple
27:20il dit plutôt que
27:21de Marseille en grand
27:21il faudrait peut-être
27:22Marseille en ordre
27:23Et prenons ça
27:25à l'échelle nationale
27:25une France en ordre
27:27pour retrouver de la sécurité
27:28Il dit qu'il n'y avait
27:29plus d'endroit safe
27:30en France
27:30Donc c'est quand même
27:31un ancien ministre
27:32de l'Intérieur
27:32qui commente
27:33la spirale
27:35de la délinquance
27:35et de la criminalité
27:36Non mais là
27:37c'est vraiment le symbole
27:38d'un monde
27:39sans foi ni loi
27:40C'est-à-dire
27:40des femmes
27:41qui dorment
27:42à 3h du matin
27:43dans leur maison
27:44Donc vous imaginez
27:44premier traumatisme
27:45vous êtes kidnappé
27:47chez vous
27:47Deuxième traumatisme
27:50vous avez 30 heures
27:51de séquestration
27:52C'est même un miracle
27:53Moi je pense
27:54qu'elles aient réussi
27:54à enlever leur lien
27:55Elles ont réussi
27:56à taper comme ça
27:57contre la porte du garage
27:58et quelqu'un
27:59passait par là
27:59et les a entendus
28:00C'est presque un miracle
28:01qu'elles soient sorties
28:03de la sorte
28:04Donc voilà
28:05Après on va voir
28:07le profil
28:07de ceux qui les ont
28:09kidnappés
28:10mais on imagine
28:10déjà ce que c'est
28:11parce que finalement
28:12que ce soit
28:13des profils
28:14d'hommes
28:15qui ont voulu
28:15les mutiler
28:17puisqu'ils ont appelé
28:18le mari
28:19pour dire
28:19on va mutiler
28:21votre épouse
28:22ou que ce soit
28:24d'autres profils
28:24on se rend compte
28:25que de toute façon
28:26pour de l'argent
28:27désormais
28:27on est prêt
28:28à faire n'importe quoi
28:29et la vie
28:30n'a plus de prix
28:30Et dans la continuité
28:32je voudrais qu'on écoute
28:32je vous le disais
28:33le témoignage bouleversant
28:34de Florence
28:36et depuis
28:36plus de 24 heures
28:38CNews
28:39Europe 1
28:39ou encore le JDD
28:40tend le micro
28:41à Florence
28:42mère de famille
28:42qui a vu son fils
28:43lynché samedi dernier
28:45près de Lyon
28:46alors qu'il rentrait
28:47de son job étudiant
28:49et une semaine plus tard
28:51elle se rend compte
28:51de quoi
28:52un, qu'elle n'est pas
28:53accompagnée par les médecins
28:54deux, que c'est
28:56la croix et la bannière
28:57pour trouver un avocat
28:58et trois, surtout
28:59que c'est bourreau
29:00parce que mineurs
29:02ne sont pas derrière
29:03les barreaux
29:03c'est-à-dire en détention
29:04provisoire
29:05alors qu'ils ont failli
29:06tuer cet enfant
29:08de 19 ans
29:09ce jeune de 19 ans
29:10mais qu'ils sont placés
29:12sous contrôle judiciaire
29:13et le plus dramatique
29:16dans tout ça
29:16c'est que c'est pas compliqué
29:18de prendre son téléphone
29:19d'appeler
29:20vous êtes le collaborateur
29:22à Matignon
29:23ou à l'Elysée
29:23ou à Beauvau
29:24de prendre un téléphone
29:26et de dire
29:26madame
29:27on suit votre dossier
29:28bien sûr attentivement
29:29on va vous accompagner
29:30pour trouver
29:31peut-être un soutien médical
29:33comment on peut faire
29:34pour que votre fils
29:36qui a fait un prêt étudiant
29:38et qui aujourd'hui
29:39a vu sa vie basculer
29:40comment on fait
29:41pour l'accompagner
29:42peut-être
29:42dans les démarches
29:43administratives
29:44puisque la vie
29:45pour cette famille
29:46est en train de basculer
29:47écoutez
29:48elle était en larmes
29:49ce midi
29:50femme absolument courageuse
29:52qui souhaite
29:52se mobiliser
29:53mardi prochain
29:53du côté de Lyon
29:54pour une grande manifestation
29:55avec les familles des victimes
29:57un jour
29:58on m'a posé
29:59mon enfant sur le ventre
30:00et je me suis promis
30:01de le protéger
30:01jusqu'à sa mort
30:02et je ne pensais pas
30:03vous voyez
30:04on a eu un enterrement familial
30:05hier
30:05et on a eu
30:06cette cérémonie difficile
30:08en fait
30:08mon fils
30:09pendant tout l'enterrement
30:10de son cousin
30:10m'a dit
30:11maman ça devrait être moi là
30:13et je suis là
30:14voilà la réponse
30:15de mon fils de 19 ans
30:16et après il allait sur la radio
30:18et il a eu le courage
30:19de dire
30:19il ne faut pas de haine
30:20il ne faut pas de haine
30:22donc
30:22ce n'est pas un fait divers
30:23je suis brisé
30:24on est brisé
30:25monsieur Macron c'est une honte
30:27c'est une honte
30:28votre réponse
30:29j'attends un appel
30:30et des excuses
30:31nous on côte les politiques
30:33tous les jours
30:34et c'est vrai que quand vous leur demandez
30:35pourquoi par exemple
30:36ils n'agissent pas
30:36pour aider les victimes
30:38pourquoi
30:38je me souviens très bien
30:39et vous la connaissez
30:40Harmonie Commine
30:41quand la veuve du gendarme Commine
30:43elle s'était
30:44comment dire
30:45épanchée
30:46sur le fait
30:47qu'Emmanuel Macron
30:47n'avait même pas osé
30:48lui adresser une lettre
30:50qui était signée de son nom
30:51il y avait un paraphe
30:52de la présidence de la république
30:53quand elle l'avait vue
30:54lors du 14 juillet
30:56il avait fait semblant
30:57ou en tout cas
30:58il disait qu'il ne savait pas
30:59de quelle affaire
31:00il en ressortait
31:01ça montre aussi
31:01qu'il y a une déconnexion du politique
31:02quand vous demandez
31:03aux personnalités politiques
31:05à leur conseiller
31:05pourquoi ils n'agissent pas davantage
31:07sur cette question là
31:08juste sur le côté humain
31:09mais parce qu'ils vous disent
31:09il y en a trop
31:10il y en a trop
31:11c'est à dire qu'on ne peut pas
31:12tout traiter
31:12parce que cette affaire
31:14ces trois agressions
31:16contre Théo
31:16en quelques mois
31:17c'est la partie émergée
31:19de l'iceberg
31:20mais la réalité
31:21que nous commentons
31:22sur les plateaux
31:22et ça il faut bien
31:23que les téléspectateurs
31:24de CNews en aient conscience
31:25c'est un dixième
31:26de la réalité du pays
31:28il y a 470 000
31:30violences physiques
31:31chaque année
31:31ça fait 1300 par jour
31:33donc vous imaginez bien
31:35que des affaires Théo
31:36malheureusement
31:37il y en a un certain nombre
31:38et le problème
31:39c'est que si les politiques
31:40recevaient à chaque fois
31:41les familles des victimes
31:42s'ils décrochaient leur téléphone
31:43pour parler des victimes
31:44ça les obligerait
31:45ça les obligerait à changer
31:46parce que quand vous regardez
31:47dans le blanc des yeux
31:48Harmonie Comine
31:49la maman d'Elias
31:51ou la maman de Théo
31:53vous êtes obligé d'agir
31:54sinon vous ne pouvez même plus
31:56vous regarder dans une glace
31:57et c'est pourquoi
31:57par exemple
31:58vous avez des responsables politiques
32:01qui ont décidé
32:02après le drame
32:03concernant Philippine
32:05de s'engager politiquement
32:07pour changer la loi
32:08et faire en sorte
32:09que Philippine
32:11qui a été tuée
32:12et violée
32:12par un individu
32:13qui n'avait plus rien à faire
32:14sur notre sol
32:15et bien que la loi change
32:17et il continue de se battre
32:18depuis un an et demi
32:19parce qu'au-dessus de
32:20et c'est quoi
32:21c'est le conseil constitutionnel
32:23qui retoque
32:24donc pardonnez-moi
32:25ce que vous dites
32:25Jules Thorez
32:26c'est juste le propre des politiques
32:27moi j'attends qu'une chose
32:28c'est que le politique
32:29il récupère un drame
32:30et qu'il le récupère
32:31au sens noble du terme
32:33c'est-à-dire
32:33qu'est-ce que je peux faire
32:34madame
32:35qu'est-ce que je peux faire
32:36monsieur
32:36pour que demain
32:38ça n'arrive plus
32:38expliquez-moi
32:39ce qui vous est arrivé
32:40et ensuite
32:41vous allez comprendre
32:42attendez
32:42qu'est-ce que fait
32:43un individu
32:44sous contrôle judiciaire
32:45qui a déjà 25 mentions
32:47dans son casier judiciaire
32:50non mais attendez
32:50mais je me fous
32:51qu'il ait moins de 16 ans
32:52pardonnez-moi de le dire ainsi
32:53mais j'étais tellement en colère
32:55ce matin
32:55tellement triste
32:56parce qu'en côté de ça
32:57vous avez une femme
32:58qui est d'un courage absolu
33:00et qui agit sans haine
33:02encore une fois
33:02mais voyez justement
33:03ce qu'il y a de nouveau
33:04Elliot
33:04c'est que les mamans
33:05se lèvent
33:06les mères courage
33:07se lèvent
33:08et remuent ciel et terre
33:09pour que ça ne se reproduise plus
33:11c'est vrai
33:12pour que leurs enfants
33:13aient une vie normale
33:14pour qu'ils ne soient pas
33:15la proie de prédateurs
33:17et pour soulever effectivement
33:19tout ce qu'il faut changer
33:19dans notre pays
33:20notons quand même
33:21et je vous le dis
33:22parce que je suis une femme
33:23que ce sont toujours
33:23les mamans
33:24qu'on voit en première ligne
33:25et on ne voit pas les pères
33:26donc je pense qu'il y a aussi
33:27l'un des problèmes
33:28de notre société
33:29c'est qu'on est dans un monde
33:30sans père
33:31et donc sans repère
33:32moi j'attends
33:33les pères
33:34alors bon
33:35après chacun son histoire
33:36mais c'est aussi
33:38l'une des facettes du sujet
33:39il est 20h39
33:40sur CNew
33:40ça fait donc
33:41une trentaine de minutes
33:42qui selon les collaborateurs
33:44de l'Elysée
33:45ou même le président
33:45de la République
33:46sur CNews
33:47on brainwash
33:48sur des faits divers
33:48mais vous souriez
33:50mais c'est ça qui est dramatique
33:51ce qui est dramatique
33:52c'est la déconnexion
33:53d'un président de la République
33:54qui n'est pas capable
33:55de comprendre
33:56que la priorité
33:56des priorités
33:57pour les Français
33:58c'est la sécurité
33:59des personnes
33:59il vous dit que tout va bien
34:00donc écoutez
34:02hier
34:02moi je mets en parallèle
34:04les 39 minutes
34:04qu'on vient de passer
34:05et la déclaration
34:06hier du président
34:07de la République
34:08qui dit
34:08on a quand même bien fait
34:10en 9 ans
34:11ah bon
34:11il va peut-être falloir
34:12nous expliquer
34:13ce qui a été bien fait
34:13monsieur le président
34:15il ne reste plus d'un an
34:16mais ce que je veux dire
34:18c'est que c'est
34:19c'est chouette
34:20c'est la vie
34:21et donc
34:22ce que veut dire
34:24cette expression
34:24c'est qu'on en a
34:26on a quand même traversé
34:27de drôles de périodes
34:28les jaunes
34:30le Covid
34:31la pandémie
34:31la guerre en Ukraine
34:32les troubles géopolitiques
34:34l'albre et l'an
34:35l'inflation
34:36et j'en passe
34:37donc oui
34:38on en a traversé
34:39mais enfin à la fin
34:40on a quand même bien tenu
34:42vous êtes déjà un petit peu
34:43dans le bilan
34:44la rétrospective
34:44de tout ce qui s'est passé
34:45sur ces 9 ans
34:46non
34:46alors on est toujours
34:47dans le bilan
34:47et c'est aussi pour ça
34:49qu'il faut toujours
34:50reprendre les choses
34:51et que je considère
34:51que jusqu'au dernier quart d'heure
34:53il faut travailler
34:53parce qu'il y a des choses
34:55parfois qu'on n'a pas réussi
34:56parce qu'on les avait
34:57ou pas bien comprises
34:58ou pas bien expliquées
35:01aux autres
35:01ou imparfaitement faites
35:03et c'est peut-être maintenant
35:05écoutez
35:06il reste quelques mois encore
35:07pour véritablement tenir
35:08parce que les français
35:09n'en peuvent plus
35:10mon général
35:10moi je disais
35:11pour résoudre
35:13les problèmes
35:13dont on parle à l'instant
35:14il faut aimer les français
35:16il faut les aimer
35:17il faut aimer la population
35:18or on a une caste politique
35:20qui n'aime pas
35:21les français
35:21qui refuse
35:23de les comprendre
35:24qui refuse d'aller à eux
35:25et ça c'est hyper grave
35:27vous savez dans ma vie
35:28dans ma vie d'officier
35:28je pense que
35:30tous les généraux
35:32enfin tous les officiers
35:33vous le diront
35:33tous les sous-officiers aussi
35:34il faut aimer ce soldat
35:36et un soldat
35:37si vous ne l'aimez pas
35:38sans être outrancier
35:41si vous ne l'aimez pas
35:42il ne vous suivra pas
35:43or pour vous suivre
35:45il faut le convaincre
35:47il faut l'aimer
35:47tout simplement
35:48et on a une caste
35:50on a je le répète
35:51des politiques
35:52depuis maintenant
35:53un certain nombre d'années
35:54qui se fichent
35:55comme de l'an 40
35:55me semble-t-il
35:56de la population
35:57de leur population
35:58de leur peuple
35:59et ça c'est extrêmement grave
36:00alors après
36:01il ne faudra pas s'étonner
36:03que ce peuple se rebelle
36:04mais on vous explique
36:05en coulisses
36:06que certains
36:06à l'Elysée
36:08font des petits montages
36:10c'est devenu
36:11non pas des collaborateurs
36:12mais des assistants d'édition
36:13pour relayer
36:14au président de la République
36:15ce qui a été dit
36:16alors attendez
36:16je m'adresse
36:17à l'assistant d'édition
36:18au stagiaire de l'Elysée
36:19donner le contact
36:21de Florence
36:22s'il vous plaît
36:22pour qu'il y ait
36:24au moins une personne
36:25qui daigne
36:26la voir au téléphone
36:27et essayer de lui expliquer
36:28comment son fils
36:29qui a été lynché
36:30samedi dernier
36:31puisse retrouver
36:32une vie
36:33un peu plus sereine
36:34et lui assurer
36:35que justice
36:35sera rendue
36:36le plus rapidement possible
36:38voilà
36:38si la séquence
36:39elle peut être prise
36:40en in and out
36:40et l'envoyer
36:41que les choses
36:42puissent s'accélérer
36:43Sébastien Ligny
36:43moi la phrase
36:44la plus intéressante
36:45dans ce que vient
36:46de dire Emmanuel Macron
36:47c'est quand il dit
36:47on a bien tenu
36:48avec son petit sourire
36:49il est ravi
36:50en fait ça explique
36:50toute la logique
36:51des politiques
36:52depuis maintenant
36:52plusieurs décennies
36:53c'est-à-dire que
36:53l'idée n'est plus
36:54de faire le bien
36:55pour son pays
36:56de faire avancer
36:57son pays
36:57de le faire progresser
36:58mais simplement
36:59de rester au pouvoir
37:00le plus longtemps possible
37:01donc derrière ce
37:02on a bien tenu
37:03en réalité
37:04il y a le fait
37:04qu'il dit
37:05j'ai bien tenu
37:05j'ai été élu
37:06j'ai été réélu
37:08et c'est cette même logique
37:09qu'on voit en ce moment
37:10à l'Assemblée Nationale
37:10avec des partis politiques
37:12qui vont de la gauche
37:13jusqu'à la droite
37:14qui se mettent d'accord
37:15sur une seule chose
37:16c'est éviter
37:16qu'il y ait de nouvelles élections
37:17pour perdre leur poste
37:18cette logique
37:19de le but
37:19c'est de tenir le pouvoir
37:20elle est partout
37:22Michel
37:23pardon Véronique
37:24c'est une vision
37:25un cap
37:25et c'est le fait
37:26de savoir véritablement
37:27gouverner
37:27gouverner les hommes
37:28et gouverner
37:29voilà un pays
37:30tout simplement
37:31enfin la vision
37:32le cap
37:32pardonnez-moi
37:33déjà un
37:33il a été réélu
37:34et deux
37:34peut-être que
37:35dans l'échelle des priorités
37:37on peut vous expliquer
37:39que la priorité
37:40des priorités
37:40la menace existentielle
37:41pour la France
37:42elle est extérieure
37:43et notamment à l'Est
37:44qu'aujourd'hui
37:46il faut se mobiliser
37:47parce qu'on est
37:48potentiellement
37:49en guerre de main
37:49que c'est par l'Europe
37:51et par l'européisme
37:53qu'on va se
37:54tenir les coudes
37:55et qu'on va se relever
37:56c'est vrai que
37:57peut-être que
37:58depuis 40 minutes
37:59pour la plus grande élite
38:01qui aujourd'hui
38:03nous gouverne
38:03on est hors sujet
38:05de traiter
38:06de la réalité
38:07des Français
38:07et de leur quotidien
38:08et aussi je pense sincèrement
38:09Emmanuel Macron
38:10croit ce qu'il dit
38:11il croit à ce qu'il dit
38:12quand il dit
38:13que la situation économique
38:14de la France
38:14est meilleure
38:15en 2026
38:16qu'en 2017
38:17il le croit
38:17quand il dit
38:18que le chômage a baissé
38:19quand il dit
38:19que le pouvoir d'achat
38:20des Français
38:20a augmenté
38:21quand il vous dit
38:22que la voix de la France
38:23à l'international
38:24est plus respectée
38:24que la voix de la France
38:26est bien apesée
38:27dans le processus de paix
38:28qui arrive
38:29notamment
38:29avec la guerre en Ukraine
38:31que
38:31l'Union Européenne
38:34et la Commission Européenne
38:35s'est réveillée
38:35parce qu'Emmanuel Macron
38:36a fait un discours en 2018
38:37sur l'autonomie stratégique
38:39je pense qu'il en est
38:39persuadé de tout cela
38:40mais le problème
38:41c'est qu'il fait fi
38:42de toutes les autres statistiques
38:43et de tous les autres chiffres
38:44de son bilan calamiteux
38:45et moi
38:46la seule question
38:47que j'aimerais lui poser
38:48c'est
38:48monsieur le Président
38:50vous avez rappelé
38:50473 000
38:51violences physiques
38:53recensées
38:54en 2025
38:55bon
38:56ça veut tout et rien dire
38:57ce chiffre
38:57si on n'arrive pas
38:58à prendre un peu de hauteur
38:59et mettre en perspective
39:00en 2016
39:01il y en avait 70% de moins
39:02comment expliquer
39:04qu'il y ait autant
39:05de violences physiques
39:06une augmentation telle
39:08en l'espace de 10 ans
39:09les tentatives d'homicides
39:12qui sont juste
39:13des homicides ratés
39:14pourquoi elles ont explosé
39:15en 10 ans
39:16parlons de l'Iran
39:18à présent
39:18parce que là aussi
39:19c'est à la une de l'actualité
39:20bien sûr
39:20les discussions
39:21entre les Etats-Unis
39:22et l'Iran
39:22se sont déroulées
39:23ce vendredi à Oman
39:24le chef de la diplomatie iranienne
39:25a affirmé
39:26que seule la question nucléaire
39:28avait été évoquée
39:29Donald Trump a annoncé
39:30dans la foulée
39:30de nouvelles sanctions commerciales
39:32explications avec Adrien Fontenot
39:33et si vous êtes avec nous
39:35Michel Fayad
39:35c'est parce que vous êtes
39:36un expert de la région
39:38et qu'on a besoin aussi
39:40de comprendre
39:41ce qu'il se passe
39:41du côté d'Oman
39:42Adrien Fontenot
39:44Une longue journée
39:46débutée à 9h ce matin
39:47et les protagonistes
39:48de cette entrevue
39:50n'ont pas vraiment
39:51dialogué ensemble
39:52mais plutôt séparément
39:53l'intermédiaire
39:54Saïd Bader
39:55Albu Saïdi
39:56le ministre des affaires
39:57étrangères d'Oman
39:59il a rencontré
40:00Steve Whitcoff
40:01l'émissaire de Donald Trump
40:02pour le Moyen-Orient
40:03puis son homologue
40:05iranien
40:05Abbas Araqchi
40:06pas vraiment
40:07d'avancée majeure
40:09au terme
40:09de ses premières discussions
40:11mais ce constat
40:11du médiateur
40:13d'Oman
40:13des discussions
40:14très sérieuses
40:15ont eu lieu
40:15aujourd'hui
40:16elles ont permis
40:17de clarifier
40:17les positions
40:18iraniennes
40:19et américaines
40:20et d'identifier
40:20les domaines
40:21dans lesquels
40:21des progrès sont possibles
40:23nous avons l'intention
40:24de nous réunir
40:25à nouveau
40:25en temps voulu
40:26les résultats
40:27devront être examinés
40:28attentivement
40:29à Téhéran
40:30et à Washington
40:31aucun calendrier précis
40:33n'a été communiqué
40:34sur ces futures négociations
40:36ce qui est sûr
40:36c'est qu'un seul sujet
40:38a été abordé
40:39aujourd'hui
40:40le nucléaire iranien
40:42Téhéran souhaite obtenir
40:43la levée
40:44des sanctions internationales
40:45Washington
40:46de son côté
40:47rappelait encore
40:48ce jeudi
40:48par la voix
40:49de la porte-parole
40:50de la Maison Blanche
40:51sa volonté
40:52d'une capacité nucléaire
40:53nulle en Iran
40:54Michel Fayyad
40:56votre décryptage
40:56de cette première journée
40:58de négociations
40:59je pense que
41:01ce sont deux négociations
41:02qui se font complètement
41:03de manière parallèle
41:04c'est-à-dire
41:05les américains
41:05souhaitent
41:06le démantèlement
41:07du programme nucléaire iranien
41:08souhaitent le démantèlement
41:09du programme balistique iranien
41:11et souhaitent également
41:12l'arrêt des soutiens
41:13par l'Iran
41:14à ses proxys
41:15au Liban
41:16le Hezbollah
41:16en Irak
41:17les Hach-E-Sharbi
41:17etc
41:18et dans le même temps
41:19les iraniens
41:20eux ne veulent parler
41:21que de la limitation
41:22de l'enrichissement
41:23de l'uranium
41:24donc en fait
41:25une version bis
41:26de l'accord
41:26qui avait été signé
41:27en 2015
41:28par les Etats-Unis
41:29la France
41:29et d'autres pays
41:30avec l'Iran
41:31et que
41:32en fait
41:33Donald Trump
41:33avait considéré
41:34à l'époque
41:34quand il est arrivé
41:36au pouvoir
41:36et que comme quoi
41:37cet accord
41:38n'était pas valable
41:39était le pire
41:40des accords
41:40jamais signés
41:41de l'histoire
41:41avait-il dit
41:42et il avait attaqué
41:43Obama pour ça
41:44donc il y a vraiment
41:45deux positions
41:46qui sont complètement
41:47divergentes
41:48Donald Trump
41:48ne peut pas accepter
41:49en fait
41:49de signer
41:50un nouvel accord
41:51qu'il avait dénoncé
41:52en 2018
41:53il est obligé
41:53d'obtenir davantage
41:55les Russes
41:56ont mis quelque chose
41:56sur la table
41:57qui est le transfert
41:59du programme nucléaire
42:00iranien
42:00en Russie
42:01pour le moment
42:03c'est rejeté
42:03et des deux côtés
42:05mais vous voyez
42:05les positions
42:06sont vraiment
42:07je vois
42:08on voit que c'est
42:10finalement
42:10deux négociations
42:11autre question
42:13très importante
42:13la population iranienne
42:15est-ce que la répression
42:16se poursuit aujourd'hui
42:17en Iran
42:17oui la répression
42:19se poursuit
42:19et maintenant
42:20avec d'autres
42:21justificatifs
42:23jusqu'à maintenant
42:23vous savez
42:24on a tué
42:24les pauvres manifestants
42:26parce qu'ils manifestaient
42:27contre le gouvernement
42:28contre ceci
42:30contre cela
42:30maintenant
42:31ils sont tués
42:32pour autre chose
42:33on les arrête
42:34dans les prisons
42:35et dans les hôpitaux
42:36on est en train de mettre
42:36qu'ils ont manifesté
42:37contre Allah
42:38alors vis-à-vis de
42:39c'est très différent
42:41en fait
42:41de manifester
42:42contre le régime
42:43ou contre le gouvernement
42:44et manifester contre Allah
42:45parce que vis-à-vis de Trump
42:46vous savez
42:46Trump leur a dit
42:47vous n'avez plus le droit
42:48de tuer
42:48parce qu'ils manifestent
42:50contre vous
42:51donc eux
42:51ils vont dire
42:51non très bien
42:52nous on ne tue pas
42:52parce qu'ils ont manifesté
42:53contre nous
42:54on les tue
42:55parce qu'ils ont manifesté
42:57contre Allah
42:58et là
42:58contre Allah
42:59c'est la loi islamique
43:00qui s'applique
43:01c'est la mort
43:01et donc en fait
43:02aujourd'hui
43:03il y a des Iraniens
43:04qui continuent
43:04de se faire tuer
43:05quotidiennement
43:06les prisonniers
43:07et les gens à l'hôpital
43:07pour cette raison
43:08ce sont vos informations
43:10Michel Fayad
43:11et je me permets
43:12de toute façon
43:13c'est confirmé par Amnesty
43:14c'est pas moi
43:14c'est Amnesty International
43:15on ne tue ni au nom d'Allah
43:17ni au nom du régime islamique
43:18non mais c'est toujours
43:20c'est relayé par Amnesty
43:21c'est pas moi
43:22j'ai compris
43:22mais je me permets
43:24j'avais pas cette information là
43:25c'est pour ça que je me permets
43:26de le rappeler
43:28vous avez bien fait
43:28de donner votre source
43:30moi depuis le début
43:31j'essaye d'être extrêmement
43:32prudent
43:32et plus de donner la parole
43:34d'ailleurs au peuple iranien
43:35que d'aller sur la géostratégie fiction
43:37puisque je me souviens
43:38juste de la semaine dernière
43:39on nous expliquait
43:41que les explosions
43:42qu'il y avait eu
43:43sur le sol iranien
43:44samedi dernier
43:45étaient le début
43:46d'une grande offensive militaire
43:48force est de constater
43:49qu'une semaine plus tard
43:50le peuple iranien
43:52est toujours réprimé
43:53et qu'on est dans une phase
43:54de négociation
43:55en revanche
43:55ce qui peut m'intéresser
43:56parce que vous êtes là mon général
43:57c'est de savoir
43:58le regard du militaire
44:00que vous êtes
44:00sur cette situation
44:02et sur cette zone
44:03alors je me permets
44:05de corroborer
44:06ce qui vient d'être dit
44:06sur ma droite
44:07puisque ce matin
44:08j'ai eu la chance
44:08de rencontrer
44:09une ressortissante iranienne
44:11qui est en France
44:13depuis maintenant
44:131979
44:14et qui connaît
44:15parfaitement
44:16son pays
44:17son pays d'origine
44:18et elle me disait
44:19la même chose que vous
44:20à savoir que
44:22et en plus
44:23que les manifestations
44:24continueront
44:26elles continueront
44:26parce que le peuple
44:27le peuple
44:28en a assez
44:29véritablement assez
44:30viscéralement assez
44:32du régime
44:33des mollas
44:34et que
44:36quel que soit
44:36le prix à payer
44:39ils continueront
44:40j'ai un peu estomaqué
44:41et je lui ai dit
44:42mais que font
44:43les américains
44:44elle me dit
44:44les américains
44:45elle répond comme vous
44:46les américains
44:47ce qui s'intéresse
44:48c'est le pétrole
44:48c'est l'énergie nucléaire
44:51etc
44:51et ils n'iront pas
44:53ils n'iront pas
44:53aider
44:54ils ne pourront pas aider
44:55les iraniens
44:56dans leur révolte
44:58parce que
44:59ça mettrait
44:59ça mettrait
45:00en déséquilibre
45:02l'ensemble
45:02de la région
45:03Autre sujet
45:05à présent
45:06il ne nous reste
45:06que peu de minutes
45:07j'ai failli commencer
45:08par ce sujet
45:09tant je trouve
45:10l'information sidérante
45:11on a un conseil d'état
45:12qui fait de la politique
45:14oui
45:14pardonnez-moi
45:17les français
45:17sont en attente
45:18d'une fermeté
45:20sur les questions migratoires
45:21et on a un conseil d'état
45:23qui fait l'inverse
45:24le conseil d'état
45:25décide d'élargir
45:26encore l'accès
45:27aux soins gratuits
45:28des réfugiés
45:28c'est une exception française
45:31Bruno Retailleau
45:31a très rapidement réagi
45:32rien ne sera jamais
45:33mais possible
45:34tant que nous n'aurons
45:34pas profondément
45:35refondé
45:36le droit des étrangers
45:37et tant que les français
45:39n'auront pas exprimé
45:40leur avis sur l'immigration
45:41par référendum
45:42l'état de droit
45:43ne peut pas continuer
45:44je me suis permis
45:45de demander
45:45à un expert
45:46sur les questions migratoires
45:48ce que ça voulait dire
45:48concrètement
45:49je le cherche
45:50en même temps
45:51parce qu'il m'a donné
45:52un cas pratique
45:53et vous allez tous
45:54comprendre
45:55cherté les spectateurs
45:57pour résumer
45:57le conseil d'état
45:58a décidé
45:59qu'un réfugié
46:01congolais
46:02vivant en Grèce
46:03était fondé
46:04à obtenir
46:05un titre de séjour
46:06pour soins
46:06en France
46:07alors même
46:08qu'il est déjà
46:09accueilli
46:09dans un autre pays
46:10de l'Union Européenne
46:12c'est assez vertigineux
46:14des millions
46:15d'étrangers
46:16extra-européens
46:17à travers
46:18l'Union Européenne
46:19pourront demain
46:20déposer des demandes
46:21de séjour
46:22pour soins
46:22en France
46:23seul pays
46:24à le proposer
46:24avec la Belgique
46:25afin d'obtenir
46:26une prise en charge
46:27médicale gratuite
46:28et sans limite
46:29de durée
46:30dans sa décision
46:31le conseil d'état
46:31demande aux autorités
46:32françaises
46:33de tenir compte
46:33des particularités
46:34des systèmes
46:35de santé grec
46:36mais il ne leur demande
46:37pas de s'intéresser
46:38au système
46:38de santé français
46:39en l'occurrence
46:40psychiatrique par exemple
46:41qui est largement
46:43saturé
46:44Sébastien
46:44l'année
46:44où le nombre
46:47de titres de séjour
46:48pour l'asile politique
46:49et pour les réfugiés
46:49a explosé en France
46:51de plus de 60%
46:52donc on nous parle
46:53on nous bassine
46:54en permanence
46:55depuis 6 mois
46:55qu'il faut faire
46:56des économies
46:57qu'il y a un déficit
46:58monstrueux
46:58qu'il va falloir
46:59faire des économies
46:59sur le budget
47:00et là on va autoriser
47:02des millions d'euros
47:03qui vont être renvoyés
47:05vers des réfugiés
47:06alors qu'on n'a jamais eu
47:07autant de réfugiés
47:07dans ce pays
47:08vous voyez bien
47:09qu'il y a quand même
47:09un signal politique
47:10en effet qui est envoyé
47:11simplement on pourrait rappeler
47:12je pense que Jules Torres
47:13pourrait faire la longue liste
47:14de tous les articles de loi
47:16toutes les lois
47:16tous les projets de loi
47:17qui ont été censurés
47:19à cause du conseil d'état
47:20ou du conseil constitutionnel
47:21ces institutions
47:22je ne parle même pas
47:23des institutions européennes
47:23jouent contre nous
47:24en permanence
47:25je crois qu'Éric Ciotti
47:26a également réagi
47:28allez-y rapidement
47:29Jules Torres
47:29il nous reste 30 secondes
47:31vous parliez du conseil constitutionnel
47:32le conseil d'état
47:33c'est la même chose
47:33et je pense que ce sera
47:34un des sujets fondamentaux
47:36de l'élection présidentielle
47:39c'est-à-dire que
47:39vous avez des cours suprêmes
47:40qui aujourd'hui
47:41bafouent la liberté du peuple
47:43court-circuitent le législateur
47:44et n'en a rien à faire
47:45de ce que veut l'exécutif
47:46donc le conseil constitutionnel
47:47la cour des comptes
47:48et le conseil d'état
47:49il faudra mettre ce sujet
47:50sur la table
47:50parce qu'ils ont aujourd'hui
47:51beaucoup trop de pouvoir
47:52Éric Ciotti
47:53le conseil d'état étant encore
47:54les soins gratuits
47:55pour les réfugiés
47:56une nouvelle exception française
47:57qui pèse sur nos hôpitaux
47:58déjà saturés
47:58jusqu'où ira cette logique
48:00sans limite
48:02et nous en parlerons
48:02en longueur demain matin
48:03dans l'heure des pros
48:04Olivier de Caranfleck
48:05on est pressé
48:06bonsoir Elliot
48:06vous êtes en lunetté
48:07voilà c'est exactement
48:09c'est la jeunesse
48:10privilège de la jeunesse
48:11comme mon voisin
48:12Sébastien
48:13comme Julie
48:13il y a un côté Clark Kent
48:14ah bon
48:15il m'a dit
48:16Clark Cookent
48:18mais non
48:18peut-être que vous allez
48:20enlever votre cravate
48:22et la chemise
48:22et bien j'invite les téléspectateurs
48:23à rester
48:24pour le savoir
48:25vous êtes le super journaliste
48:26de 100% politique
48:27quel est le programme ?
48:28rapidement on est très pressé
48:29un pédopsychiatre
48:30une spécialiste de l'éducation
48:31la délinquance juvénile
48:32on va s'y intéresser
48:33c'était à la une de l'actualité
48:34bien évidemment ces derniers jours
48:35dossier dans 100% politique week-end
48:37à la réalisation
48:38c'était Laurent
48:38Philippe
48:39à la vision
48:40Guillaume Ausson
48:40on participait à l'émission
48:42Benjaminot bien sûr
48:42Alexandre Martel
48:44Cyprien Gauillon
48:45un grand merci
48:46à Tess
48:47Lafétaire
48:47qui a également
48:49été à l'oeuvre
48:50pour cette émission
48:51dans un instant
48:52c'est Olivier de Caranfleck
48:53à demain matin
48:54C'est parti
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