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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:0120h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros, on est avec Alain Destex ce vendredi
00:07soir, cher Alain, bonsoir, Sébastien Ligné, chef du service politique de Valeurs Actuelles, Mériadek Raffray, spécialiste des questions de défense
00:14et journaliste, bien sûr, et questions internationales, Jules Torres, bien sûr, journaliste au JDD, et le baron noir, le baron
00:23noir, Julien Drey.
00:23Oui, Bleu Marine. Qu'entends-je ? Oui, je reviendrai, et je ne suis pas sûr, ou peut-être que
00:28vous avez déjà l'information, Boris Vallot a décidé de claquer la porte du Parti Socialiste, du moins de la
00:36direction du Parti Socialiste.
00:37Ah, pas pareil déjà. Oui, la direction du Parti Socialiste. Il n'en peut plus visiblement de cette direction avec
00:44son premier secrétaire, M. Olivier Faure. J'ai vu cette information il y a quelques instants, vous allez me dire,
00:50je suis le seul à être intéressé par cette info.
00:51Ben non, il y a vous aussi, on est deux. Parce que bon, ce qui est vrai, c'est qu
00:55'à la présidentielle, l'EPS, la précédente, c'était 1,75%. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
01:02Je m'étais trompé d'ailleurs, j'avais dit à l'époque à Olivier Faure, le fait de présenter Mme
01:07Hidalgo dans les conditions, parce que ce n'est pas ses qualités qui sont en cause, va faire qu'elle
01:10va faire 2%, c'est une imbécilité.
01:12Je m'avais dit, mais non, tu verras, et je m'étais trompé à la fin 78.
01:17Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Très rapidement, c'est la toute dernière information politique du soir.
01:22Est-ce que c'est une crise historique au PS ?
01:24Est-ce que le PS est en train de mourir de cette direction qui n'a pas réussi à avoir
01:29une sorte d'ossature,
01:31et notamment d'assumer une indépendance face à Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise,
01:38et le patron de cette gauche irréconciliable qui réussit toujours à réconcilier au moment d'un entre-deux-tours ?
01:44Je pense que, je ne sais pas si historique ou pas, mais c'est un cycle historique qui s'est
01:49achevé.
01:50Et il s'est achevé, sur le fond, à partir de 2017, puisque de la défaite de 2017, le Parti
01:56historiste aurait dû faire ce qu'il avait fait dans d'autres occasions historiques,
01:59en 1993, se remettre en cause, faire un examen, voir les choses telles qu'elles en fassent, et à partir
02:07de là, créer les conditions d'un rebond.
02:09Ils n'ont pas fait ça, c'est une nouvelle direction qui s'est installée dans des conditions un peu
02:13ubuesques à l'époque,
02:15et qui, effectivement, gère un parti qui est de plus en plus petit, de moins en moins influent, donc de
02:21plus en plus dépendant de ses partenaires.
02:23Il n'a pas affirmé une orientation stratégique nouvelle, il a basculé d'alliances contradictoires, d'après moi, et là,
02:33de toute manière, je vais vous dire ce que je pense.
02:36Il y aura un candidat de la gauche sociale, démocrate, mais il ne sera pas le candidat du Parti socialiste.
02:44Il sera le candidat d'une primaire, c'est ça que vous avez dit.
02:46Une fédération plus large, une fédération plus large.
02:48Mais est-ce que ça veut dire qu'on est en train d'assister, mais on y assiste depuis quelques
02:52années, à la mort lente du Parti socialiste, qui est un parti quand même historique ?
02:57Alors, moi, je garde des formules définitives, parce qu'il peut se passer des choses, y compris à l'intérieur
03:02du Parti socialiste.
03:02C'est-à-dire, Olivier Faure peut enfin être mis en minorité, il peut y avoir, à partir de là,
03:08des regroupements nouveaux qui s'opèrent, et un parti qui s'ouvre et décide de muter.
03:13Mais de ce parti-là, tel qu'il est depuis 2017, oui, c'est la fin d'un cycle.
03:16À l'un des textes, en un mot, parce que ce n'est pas non plus l'information de l
03:19'année.
03:19En un mot, ça s'inscrit quand même dans une crise générale des partis socialistes en Europe et de la
03:22social-démocratie.
03:23C'est le cas en Allemagne, on vient de le voir encore en Angleterre, avec la défaite de Starmer aux
03:27élections municipales.
03:28Ça s'inscrit dans un contexte plus large.
03:30C'est très intéressant ce qui se passe en Grande-Bretagne, on aurait pu d'ailleurs en parler ce soir.
03:34C'est-à-dire que vous avez qu'Air Starmer, c'est une défaite historique.
03:37Et il préfère rester pour ne pas rajouter du chaos.
03:40Sauf que le chaos, visiblement, c'est lui qui l'a alimenté, puisque les Britanniques lui ont dit
03:46« On ne veut plus de votre parti au sein de nos municipalités, de nos villes ».
03:51Et exactement comme en France, il est contourné par sa gauche, son extrême gauche,
03:56qui s'appelle les écologistes en Angleterre, et à droite par réforme,
03:59qui est un peu l'équivalent du Rassemblement National.
04:02C'est un sujet absolument passionnant, et vous me donnez une idée.
04:04Demain matin, on essaiera d'avoir un spécialiste, justement, britannique,
04:08pour parler de ce qui est en train de se passer sur Jérémy Stelves.
04:12On n'est pas trop vite dans les jugements définitifs.
04:15Le même Premier ministre anglais, il n'y a pas deux ans,
04:18avait gagné des élections législatives de manière historique.
04:21Par défaut, avec l'échec du Parti du Conseil.
04:23C'est facile de le trouver, de se relever.
04:25Voilà, c'est ça, c'est le défaut.
04:26C'était le rejet des conservateurs.
04:29Nous, on ne gagne jamais.
04:30Quand on gagne, c'est toujours un jarre.
04:31Le Premier ministre va devenir, en fait.
04:33Quand on a le droit de gagner.
04:34C'est un cycle historique.
04:35Mais qu'il n'y a jamais.
04:36Mais qu'il n'y a jamais.
04:37C'est un hasard.
04:38Alors, Julien, s'il vous plaît, monsieur le baron noir,
04:41vous avez l'habitude quand même des plateaux.
04:43Si vous tournez et que vous oubliez de parler dans le micro,
04:46ça risque d'être compliqué.
04:47Je disais, des micros, oui, ça c'est vrai.
04:5020h10, avançons.
04:51C'est une information, et je le dis aux téléspectateurs de CNews,
04:55cette information que je vais vous donner,
04:56elle dit tout de notre société qui est en train de se déliter.
04:59On parle d'en sauvagement, on a perdu tous les repères.
05:01Et c'est aussi le fait que la violence en France,
05:06ça devient tellement routinier,
05:07que cette information qui devrait être traitée massivement
05:11sera traitée comme une brève.
05:13Ou alors, absolument pas traitée.
05:15Vous avez aujourd'hui, pendant les commémorations du 8 mai,
05:17un maire qui a été agressé,
05:20violemment agressé,
05:21à tel point qu'il est actuellement hospitalisé.
05:24On parle d'une luxation de l'épaule,
05:27de coups portés au visage,
05:29des blessures qui nécessitent son hospitalisation.
05:32C'est le maire de Vazier,
05:33agressé, sérieusement blessé,
05:34en marge de la cérémonie du 8 mai.
05:36Et son adjoint explique
05:37que l'individu, l'agresseur,
05:40est un homme de 36 ans,
05:41déjà connu de la justice.
05:43Et selon,
05:44qu'est-ce qui s'est passé ?
05:46Cet homme, visiblement,
05:47il a un souci au niveau de son logement,
05:50une demande de logement qui n'a pas abouti.
05:52Donc on a un délinquant,
05:53visiblement il met la pression pour avoir un logement,
05:56cette demande n'a pas abouti,
05:59il menace les adjoints,
06:02il les suit jusqu'à tabasser le maire de la ville.
06:06Voilà, aujourd'hui on en est.
06:08Alors la question que je me suis posée,
06:09c'est est-ce que ça mérite par exemple
06:11l'ouverture d'une émission ?
06:13Est-ce que ça mérite d'être à la une d'une émission ?
06:16Ou est-ce que ça mérite d'être finalement balayé
06:19par le reste de l'actualité ?
06:20Ça mérite d'être à la une,
06:21parce qu'on ne s'attaque pas ici seulement à une personne,
06:24on s'attaque à une fonction,
06:26on s'attaque à une fonction d'un maire de proximité,
06:28donc c'est un symbole,
06:30et c'est un double symbole,
06:31parce qu'on s'attaque à un maire,
06:32mais parce qu'aussi on s'attaque à un maire
06:34le 8 mai,
06:36qui est quand même un jour extrêmement symbolique.
06:39C'est une ville qui est dans le nord,
06:417 700 habitants,
06:42voisine de Douai,
06:45le maire a 38 ans,
06:47c'est un jeune maire
06:48qui est agressé par un individu
06:50qui était déjà connu des services de police
06:53et de la justice pour vol avec violence.
06:57Donc on est face à un individu notoirement connu.
07:01Visiblement ça prend du temps pour avoir son logement,
07:03boum, il va tabasser son maire.
07:05Mais tout le monde s'en fiche, bien évidemment.
07:07Parce que c'est quotidien, il y a autre chose.
07:08C'est routinier.
07:08Mais évidemment, si on voulait ouvrir tous les jours
07:11par une agression d'un maire ou d'un élu,
07:12on pourrait le faire malheureusement dans ce pays.
07:14Et ceux qui ont regardé les Etats-Unis
07:16au moment de la tentative d'assassinat de Donald Trump
07:19en expliquant que la situation aux Etats-Unis
07:21et la violence poétique aux Etats-Unis
07:22n'avaient absolument rien à voir avec ce qu'on connaissait en France,
07:24qu'on était à l'abri de tout cela,
07:25je pense qu'ils se trompent.
07:26Je pense que si on avait en France
07:28le même nombre d'armes en circulation
07:30qu'aux Etats-Unis,
07:31je pense qu'on aurait déjà eu
07:32des tentatives d'assassinat beaucoup plus sérieuses.
07:34C'est quotidien.
07:36Aux dernières municipales,
07:37on a eu un nombre record de maires
07:38qui ne se sont pas représentées des maires sortants,
07:40notamment à cause d'une dégradation
07:43dans leur sécurité, leur famille.
07:45On a quand même eu M. Jean Brun
07:46qui a vu une tentative d'incendie à son domicile,
07:49là où il y avait sa femme et ses enfants.
07:50On a eu Mme Toraval
07:51qui a subi des tentatives d'agression.
07:55Et là, c'est quotidien, surtout pour les maires.
07:57Parce que les maires, il y a un contact direct.
07:59Ils ne sont pas à Paris,
08:00cachés derrière cinq cordons policiers
08:02et des ministères.
08:03Et c'était l'Association des maires de France
08:05qui avait proposé une étude
08:06quelques semaines avant les élections municipales
08:10expliquant qu'il y avait eu une augmentation
08:12forte des incivilités, voire des violences.
08:1565% des maires déclarent avoir subi des incivilités
08:17contre 53 en 2020.
08:1936% des injures ou des insultes
08:21contre 29 il y a six ans.
08:23Voilà l'évolution.
08:25Alors peut-être que ça ne devrait pas être à la une
08:27ou la première information qu'on donne.
08:30mais la priorité des priorités, c'est le pouvoir d'achat,
08:33c'est la sécurité aussi des biens et des personnes.
08:35Aujourd'hui, on touche aux maires.
08:37Mais imaginez que cette information,
08:40j'en mets ma main à couper,
08:41ce soir, elle ne sera pas quasiment pas traitée.
08:44C'est devenu routinier.
08:46Je regardais brièvement sur Internet
08:48et même sur les réseaux sociaux.
08:49C'est vrai qu'on a des condamnations,
08:51on a des...
08:52Non, mais la République ne tremblera pas
08:53face à ceux qui agressent ses élus.
08:55Bon, en réalité, ça fait des années,
08:57et l'Association des maires de France le dit chaque année,
08:59qu'il y a une augmentation des atteintes contre les élus.
09:01Sébastien Ligny a donné une très bonne information
09:03sur le fait que c'est la première élection municipale,
09:05celle qui s'est déroulée il y a un mois et demi,
09:07où il y a autant de maires qui ne veulent pas se représenter,
09:09à tel point qu'il y avait beaucoup,
09:11beaucoup de communes qui n'avaient tout simplement
09:12pas de liste et qui ont dû,
09:14qui sont toujours gérées aujourd'hui par la préfecture.
09:17Et ça, c'est un des vrais sujets.
09:18Et on a beau faire une réforme de l'élu local,
09:21faire une réforme de la violence,
09:23ce n'est pas vraiment le sujet.
09:25Aujourd'hui, on a des maires qui sont complètement démunis,
09:27qui se font agresser avec une omerta,
09:29qui est une omerta médiatique.
09:30Parce qu'encore une fois,
09:31vous vous dites, et je pense que vous avez raison,
09:34vous traitez ce sujet en lancement de votre émission.
09:37Il y a beaucoup de chaînes nationales
09:38qui ne traiteront même pas ce sujet,
09:40ou alors qui le traitent comme une vulgaire brève.
09:42On est dans la même configuration
09:44que les violences urbaines
09:46lors de la soirée Ligue des champions à Paris.
09:49C'est-à-dire que ce sont des faits
09:51qui ne sont absolument pas anecdotiques,
09:53mais qui deviennent systémiques.
09:55Et vous avez un système, pour le coup,
09:57médiatique et politique
09:58qui préfère regarder ailleurs.
09:59Il y en a des milliers par an,
10:00et particulièrement sur des commémorations
10:02comme le 8 mai.
10:03Mais nous parlerons des violences
10:06entre le Bayern et le Paris Saint-Denis.
10:08Vous permettez deux secondes ?
10:08Oui.
10:10Il faut d'abord saluer tous ses maires.
10:13Et moi, ça me touche
10:14quand tu es un jeune maire de 38 ans.
10:17Ça veut dire qu'il a accepté avec courage
10:19et il ne s'est pas détourné de cela.
10:21Donc, c'est pour ça que,
10:23du point de vue de l'esprit collectif,
10:25le respect des élus,
10:27de tous les élus,
10:28quelle que soit leur couleur politique,
10:29est une question essentielle.
10:31Et tout ce qui amène
10:33à toujours jeter de l'opprobre sur les élus,
10:35en faisant croire que ce sont des privilégiés,
10:38qu'ils font ça par intérêt,
10:40on en voit la réalité après.
10:41Surtout parce que les maires, aujourd'hui,
10:43comme tous les élus,
10:44sont très exposés,
10:45parce que la montée de la violence,
10:46les tensions de la société,
10:47évidemment, on s'en prend
10:48à ceux qui sont en première ligne.
10:4920h16.
10:50L'image du jour.
10:52L'image du jour.
10:53Et là, on va changer de sujet
10:54et on va parler de la situation
10:56au Proche et au Moyen-Orient.
10:57Après 70 jours de conflit,
10:59l'image du jour,
11:00elle nous vient du CENCOM,
11:01qui est finalement
11:02le centre de communication
11:04de l'armée américaine,
11:06du commandement.
11:07Pour la zone.
11:08Pour la zone.
11:09vous avez raison de le préciser,
11:11avec ces navires iraniens
11:14qui ont été frappés
11:16par l'armée américaine.
11:19L'armée américaine a annoncé
11:20vendredi avoir neutralisé
11:21en leur tirant dessus
11:22deux navires battant pavillons iraniens
11:24qui tentaient de rejoindre
11:25un port iranien dans le golfe de Man
11:27en violation du blocus américain
11:28en cours.
11:29Je vous propose de voir
11:30les toutes dernières informations
11:31avec Nicolas Lerogé
11:33et on va avoir les précisions
11:34avec vous, bien sûr,
11:37le cessez-le-feu
11:38fragilisé par un échange
11:40de frappes
11:41entre les Etats-Unis
11:42et l'Iran.
11:43Les gardiens de la révolution
11:44islamique ont lancé
11:45des attaques
11:46contre trois destroyers
11:48américains
11:48qui traversaient
11:49le détroit d'Hormuz
11:50vers le golfe d'Omane.
11:52Si Téhéran évoque
11:53des dommages importants,
11:54Washington affirme
11:56qu'aucun navire
11:57n'a été touché.
11:58Dans un communiqué,
11:59le commandement central
12:01de l'armée américaine
12:02a annoncé avoir riposté
12:03en bombardant
12:05notamment ses sites militaires
12:06le long du golfe Persique.
12:08Le CENCOM a neutralisé
12:09les menaces
12:09et ciblé
12:10les installations
12:11militaires iraniennes
12:12dont des sites
12:12de lancement de missiles
12:13et de drones,
12:14des centres de commandement
12:15et de contrôle
12:16et des bases de renseignement,
12:18de surveillance
12:18et de reconnaissance.
12:20Les Etats-Unis
12:21ont également attaqué
12:22trois pétroliers
12:23qui se dirigeaient
12:24vers l'Iran.
12:25Le premier
12:25a été bombardé
12:27ce mercredi.
12:28L'Iran accuse
12:29les Etats-Unis
12:29d'avoir violé
12:30à ce moment-là
12:31le cessez-le-feu.
12:32Malgré la fragilisation
12:34de la trêve mise en place
12:35il y a un mois,
12:36Donald Trump affirme
12:37qu'elle est toujours
12:38en vigueur.
12:39Oui, le cessez-le-feu
12:40tient.
12:41Ils ont joué avec nous.
12:43Nous les avons balayés.
12:44Ils ont joué.
12:45J'appelle ça
12:45une broutille.
12:47Vous n'aurez pas besoin
12:48d'être informés.
12:49S'il n'y a plus
12:49de cessez-le-feu,
12:50vous n'aurez pas besoin
12:51de le savoir.
12:52Il vous suffira
12:53de voir une énorme lueur
12:54sortir d'Iran.
12:56Donald Trump
12:57assure que les discussions
12:58avec l'Iran
12:59qui n'ont jamais
13:00été interrompues
13:00se déroulent bien.
13:02Il continue néanmoins
13:04de menacer l'Iran
13:05et appelle Téhéran
13:06à signer rapidement
13:07la proposition d'accord
13:08transmise par Washington.
13:11Alors, on a titré
13:11le détroit d'Hormuz
13:12au bord de l'explosion.
13:13Est-ce qu'on aurait dû mettre
13:14un point d'interrogation
13:16de Meryadek Rafray ?
13:17Je n'ai pas entendu
13:17votre question.
13:18On a titré
13:19le détroit d'Hormuz
13:20au bord de l'explosion.
13:22Pour reprendre
13:22les mots du président américain
13:24qui parle de Brouty,
13:25moi j'appelle ça
13:26cette séquence
13:27qui s'inscrit
13:28en fait
13:28dans ces derniers jours,
13:30j'appelle ça
13:30l'escalade à reculons.
13:32C'est-à-dire que
13:33ce que je veux dire par là,
13:34c'est que les deux
13:35belligérants
13:36n'ont à l'évidence
13:37aucun intérêt
13:38et aucune envie
13:38d'aller à l'escalade
13:40mais la posture,
13:41le positionnement
13:42actuel
13:43de ces derniers jours
13:44fait qu'en fait
13:45on a une multiplication
13:47d'incidents
13:47qui peuvent
13:48à un moment
13:49ou à un autre
13:49dégénérer
13:50dans quelque chose
13:51qui devient incontrôlable.
13:52On est dans cet épisode,
13:57dans ce scénario
13:59et on voit bien
14:00que chaque
14:02belligérant
14:03veut se tester.
14:04Les Américains
14:06en fait disent
14:06qu'ils ont arrêté
14:07ce fameux projet
14:08Liberté
14:09qui avait été lancé
14:10en fanfare
14:11lundi matin.
14:12En réalité,
14:13ils ont réitéré
14:14une nouvelle phase
14:15de ce projet
14:16Liberté
14:16qui consiste
14:17à aller chercher
14:17des bâtiments
14:19civils
14:19avec des bâtiments
14:21militaires
14:22à l'intérieur
14:23de l'autre côté
14:24du détroit d'Hormuz
14:25et pour les Iraniens
14:27à répliquer
14:28avec des tirs
14:30de missiles,
14:30de drones
14:31pour marquer
14:32leur territoire
14:33et ne pas lâcher
14:34en fait
14:34l'ultime atout
14:36qu'ils ont
14:37pour pouvoir
14:37négocier
14:38car la négociation
14:39selon Trump
14:41est dans une phase
14:42finale.
14:42Une copie
14:43d'une page
14:44serait entre
14:44les mains
14:45des Iraniens
14:45et des Américains
14:47attendraient la réponse
14:48on en est là
14:49et donc chacun
14:50se teste sur le terrain
14:51pendant que la négociation
14:53dit Trump
14:54pourrait avancer.
14:55Ce qui est très important
14:56c'est qu'à la fin
14:57du conflit
14:58la liberté
14:59de circulation
14:59soit rétablie
15:00dans le détroit
15:01d'Hormuz.
15:02On ne peut pas
15:02terminer ce conflit
15:04en acceptant
15:05que l'Iran
15:06ait un droit
15:06de péage
15:07pour les navires
15:09qui passent
15:09dans le détroit
15:10d'Hormuz
15:10parce que ça créerait
15:11un précédent
15:12absolument désastreux.
15:14Vous savez
15:14qu'on a souvent dit
15:15ici que le détroit
15:16d'Hormuz
15:17c'était 25%
15:18du trafic pétrolier
15:19mais le détroit
15:20de Malacca
15:21par exemple
15:21entre l'Indonésie
15:22et la Malasie
15:24c'est 29%
15:25du trafic pétrolier
15:27à travers le monde.
15:28Donc il faut
15:28absolument
15:30rétablir
15:30conformément
15:31aux conventions
15:32internationales
15:33et notamment
15:34la convention
15:34de Montego Bay
15:36en Jamaïque
15:36de 1982
15:37qui dit
15:38que la liberté
15:39de circulation
15:40dans les détroits
15:41et dans les eaux
15:42internationales
15:42est absolue.
15:43On ne peut pas
15:44terminer ce conflit
15:45sans résoudre
15:46ce problème
15:46de la libre circulation.
15:47Et d'ailleurs
15:48les Iraniens
15:49du moins le régime
15:50islamique iranien
15:51l'a bien compris
15:51le Hormuz
15:52est une opportunité
15:53aussi précieuse
15:55qu'une bombe atomique
15:56explique un conseiller
15:57du guide suprême iranien
15:59qui a estimé
15:59que la stratégie
16:00du détroit d'Hormuz
16:01est l'un des enjeux
16:01de négociation
16:02avec les Etats-Unis
16:04représentait
16:04une opportunité
16:06aussi précieuse
16:06qu'une bombe atomique
16:08dans une vidéo
16:08diffusée par
16:09l'agence
16:10iranienne
16:11maire.
16:12Julien Drey.
16:14Alors moi
16:14j'aime bien
16:15la formule
16:15l'escalade
16:16à reculons
16:16parce que
16:17l'escalade
16:17elle est en train
16:18de s'installer
16:18c'est évident
16:19pourquoi
16:19parce qu'on a
16:20un régime
16:20démolat
16:21qui est
16:22aujourd'hui
16:23représenté
16:23par les gardiens
16:24de la révolution
16:24qui a
16:25confisqué
16:26l'ensemble
16:26des pouvoirs
16:27et qui est
16:27sur une logique
16:28jusqu'au boutiste
16:30avec une idée
16:31en tête
16:31qui n'est pas
16:32stupide
16:32de leur point de vue
16:33c'est
16:33le temps
16:34joue pour nous
16:35alors que
16:35le temps
16:36joue contre
16:36M. Trump
16:37et que M. Trump
16:38lui est tenu
16:39par autre chose
16:40c'est peut-être
16:41quelque chose
16:41qu'il n'avait pas
16:41prévu
16:42c'est que l'Arabie
16:43saoudite a passé
16:43un accord
16:44avec le Pakistan
16:44dans son dos
16:46et il est obligé
16:47de gérer ça
16:47et c'est ça
16:48qui fait qu'on croit
16:49qu'il y a une négociation
16:50il est obligé
16:50de faire croire
16:51qu'il y a une négociation
16:52mais vous avez regardé
16:52la réalité
16:53des feuilles
16:54qui s'échangent
16:54il n'y a pas
16:55une virgule
16:55qui change
16:56par rapport au départ
16:57toujours la même chose
16:58donc il s'échange
16:59une copie
16:59qui dit toujours
17:00la même chose
17:01donc le président Trump
17:03il est tenu
17:03par son congrès
17:04et par ses fameux
17:0560 jours
17:06donc il ne peut pas dire
17:07qu'il fait la guerre
17:08mais la guerre
17:08elle continue
17:09et elle débouchera
17:09inévitablement
17:10sur une confrontation
17:11c'est inscrit
17:17Alors moi je n'ai pas vu
17:18les feuilles qui s'échangent
17:19en revanche
17:19ce que je comprends
17:20c'est que la négociation
17:20évolue
17:21c'est-à-dire qu'au départ
17:22on parlait de nucléaire
17:23on parlait de balistique
17:24et on parlait de proxy
17:25et aujourd'hui
17:26en fait ce que j'ai compris
17:27c'est qu'on parle surtout
17:28du détroit d'Hormuz
17:30c'est d'ailleurs
17:31la formule
17:32sur laquelle on semble négocier
17:34c'est une ouverture d'Hormuz
17:3530 jours
17:36de négociation
17:38pour ensuite déboucher
17:40sur une vraie négociation globale
17:41donc on voit bien
17:42que les sabliers du temps
17:44en fait pèsent à la fois
17:45sur les Iraniens
17:46et sur les Américains
17:47et donc l'urgence de l'urgence
17:49c'est la réouverture des détroits
17:50pour des raisons
17:51évidemment économiques
17:52pour les deux parties
17:53et il faut donc trouver
17:55un accord rapide
17:56avant de gérer
17:57cet accord global
17:58qui lui évidemment
17:59va prendre du temps
17:59et comme le disait d'ailleurs
18:01un officiel français
18:02il y a quelques jours
18:04l'accord
18:05le dernier accord de 2015
18:06on a mis plusieurs années
18:07à le bâtir
18:08et il est évident
18:09que sur l'accord
18:10futur accord nucléaire
18:11les choses seront plus rapides
18:13sont plus longues
18:14que la négociation actuelle
18:16je vais vous donner
18:16la phrase complète
18:17du conseiller
18:17du guide suprême
18:18il a dit
18:19nous avons négligé
18:20pendant des années
18:20le privilège
18:21du détroit d'Hormuz
18:22le détroit d'Hormuz
18:23représente une opportunité
18:24aussi précieuse
18:25qu'une bombe atomique
18:25avoir entre ses mains
18:27une position
18:27permettant d'influencer
18:28l'économie mondiale
18:29par une seule décision
18:31est une opportunité
18:33majeure
18:33il s'appelle
18:33Mohamed Mokber
18:35il est conseiller
18:36du guide suprême
18:36donc de Khamenei
18:37non mais d'accord
18:38mais je veux dire
18:39on peut écouter
18:39les conseillers
18:40les uns les autres
18:41la vérité pratique
18:43c'est qu'ils ont subi
18:44des pertes considérables
18:45hier
18:46les trois destroyers américains
18:47qui ont franchi
18:48le détroit d'Hormuz
18:49je peux vous dire
18:50qu'ils n'ont pas été
18:50de main morte
18:52et donc
18:53vous êtes dans une situation
18:53c'est ça que c'est
18:54une escalade à reculons
18:55ils sont dans une situation
18:56difficile
18:58après il y a l'Arabie Saoudite
18:59qui joue un jeu particulier
19:00mais le Qatar et les autres
19:02aussi ont frappé
19:04un certain nombre
19:05de cibles iraniennes
19:07donc moi
19:08je sais bien
19:08qu'en France
19:09on a une tendance
19:10à presque
19:11à souhaiter
19:12la défaite
19:13des Etats-Unis
19:14et dès qu'il y a
19:14un missile américain
19:16qui n'atteint pas sa cible
19:17on dit ça y est
19:17c'est la fin
19:18pas ici
19:18j'ai bien compris
19:20la réalité
19:21d'abord
19:21sur le nucléaire
19:22il y a une chose
19:22ça je peux me porter garant
19:24c'est que
19:25Israël n'acceptera
19:26jamais
19:27jamais
19:28quitte m'y compris
19:29à s'affronter
19:30avec les américains
19:31que l'Iran continue
19:32à avoir un pouvoir nucléaire
19:34pour une raison simple
19:35c'est que la leçon
19:36a été tirée
19:36de ce qui s'est passé
19:37le 7 octobre 2023
19:38et qu'à partir de là
19:39quand les Iréliens ont dit
19:40c'est une guerre résistentielle
19:41c'est parce qu'ils ont bien compris
19:42ce qu'allait se passer
19:43si l'Iran avait une guerre économique
19:44et il est important
19:45de rappeler à quel point
19:46Téhéran était aux manettes
19:47de ce qui s'était passé
19:48le 7 octobre 2023
19:50mais je vous rejoins
19:51et sur le climat
19:52l'anti-américanisme primaire
19:54mais également
19:54aussi sur une passion
19:56qui est devenue
19:57quasi malsaine
19:57c'est-à-dire
19:58à la moindre information
19:59ou image
20:00qui est diffusée
20:01peut-être d'extrapoler
20:03ce qui est en train
20:03de se passer sur le terrain
20:04moi je ne cesse de dire
20:05aux téléspectateurs
20:07avec beaucoup de prudence
20:08qu'il faut donner
20:10les informations
20:10au coup de goutte
20:11tant dans cette guerre
20:12il y a ce qu'on appelle
20:13le brouillard de la guerre
20:15et qu'on ne va pas tomber
20:16forcément dans le piège
20:17des communications
20:18des uns et des autres
20:19je voudrais qu'on avance
20:20un tout petit peu
20:20mais parler aussi
20:21du Hezbollah libanais
20:22qui a fermé vendredi
20:23avoir lancé des missiles
20:24sur une base militaire
20:25du nord d'Israël
20:26en riposte aux frappes
20:28israéliennes
20:28dont celle qui a tué
20:29un des responsables
20:30dans la banlieue de Beyrouth
20:31ces dernières heures
20:32CNews
20:33et notre journaliste
20:35Fabrice Elsner
20:36a pu aller
20:37je crois qu'il y en a
20:38huit seulement dans le monde
20:39il fait partie
20:40de ces huit journalistes
20:41dans le monde
20:41à être allé
20:42vraiment à la frontière
20:45au plus près
20:46des positions
20:47du Hezbollah
20:48et notamment
20:49voir les tunnels
20:50regardez ce reportage
20:51qui est là aussi
20:52très important
20:55embarqué par Tsaal
20:56notre journaliste
20:57arrive dans ce village
20:59du sud Liban
21:00dévasté par la violence
21:02des combats
21:03les derniers murs
21:04encore debout
21:05sont criblés
21:06d'impact
21:07parmi les débris
21:08on distingue
21:10des fils blancs
21:11voilà ce que je tiens
21:12dans mes mains
21:12c'est une fibre optique
21:13d'un drone tombé
21:14il y a quelques temps
21:14c'est ce que craint
21:15le plus Tsaal
21:16car c'est très très difficile
21:17à intercepter
21:17selon l'armée israélienne
21:19ce système
21:20qui n'utilise
21:20ni radio
21:21ni GPS
21:22a coûté la vie
21:23à deux soldats
21:24et à un civil
21:25en une semaine
21:26un peu plus loin
21:27notre envoyé spécial
21:29découvre les restes
21:30d'une échoppe
21:31nous sommes devant
21:32un magasin de vêtements
21:33qui a été utilisé
21:34par le Hezbollah
21:35pour pouvoir creuser
21:36un tunnel à l'intérieur
21:41à 5 mètres sous terre
21:43l'organisation
21:44reste visible
21:46électricité
21:47objets personnels
21:49et des lits
21:50sont encore en place
21:51nous sommes dans ce tunnel
21:52tout est en métal
21:53autour de nous
21:54extrêmement bien construit
21:55et en fait
21:56ce tunnel nous amène
21:57à d'autres tunnels
21:58pour pouvoir circuler
21:59sous les maisons
22:00à la sortie
22:01notre journaliste
22:03découvre cet appartement
22:04lui aussi
22:05dévasté par les combats
22:06ces tunnels
22:08l'armée israélienne
22:09en découvre régulièrement
22:11encore ces derniers jours
22:12plus de 200 infrastructures
22:14du Hezbollah
22:15ont été démantelées
22:17au sud Liban
22:18c'est un reportage
22:19absolument passionnant
22:21écrit formidablement bien
22:22par Valentin Rouillon
22:23mais on comprend aussi
22:25la difficulté
22:26et l'omniprésence
22:27du Hezbollah
22:28quand on voit ces images
22:29on se dit
22:29mais comment on a pu laisser
22:31quand je dis
22:31on
22:31c'est notamment
22:32la finule qui était présente
22:33c'est comment
22:35et les forces armées libanaises
22:37et les forces armées libanaises
22:38bien sûr
22:38ces tunnels
22:40se construire
22:41au sud Liban
22:42mais vraiment
22:42à la frontière
22:43israélienne
22:44mais regardez qu'en un mot
22:45parce qu'après
22:46on va partir en pause
22:46pour compléter ce que vous dites
22:49moi je suis allé
22:49à la fois côté israélien
22:51et côté libanais
22:52donc je connais bien la zone
22:52et côté libanais
22:54par exemple
22:55le Hezbollah
22:56avait des ONG
22:57faux-nés
22:58qui étaient censés
22:59faire de la
23:00du replant
23:01de la replantation
23:02en fait
23:02donc ils plantaient
23:03des arbres
23:03et ça cachait la vue
23:04évidemment
23:05aux observateurs israéliens
23:07et pendant ce temps-là
23:07effectivement
23:08ils creusaient les tunnels
23:09ils creusaient sous la terre
23:10discrètement
23:12mais comme vous l'avez dit
23:13sous l'œil
23:14des casques bleus
23:15et des forces armées libanaises
23:16qui ont jeté
23:17un voile pudique
23:18sur ces années
23:19qui se situent
23:20entre 2006
23:20et 2023
23:21pendant lesquelles
23:22effectivement
23:23le Hezbollah
23:23s'est enterré
23:25et a construit
23:26et a construit
23:28ces arsenaux souterrains
23:29qu'on a découvert
23:30en 2023
23:30c'est le même tunnel
23:31qu'on a pu retrouver
23:32par exemple
23:32dans la bande de Gaza
23:33avec le Hamas
23:34Julien Drey
23:35non
23:36ce qui est intéressant
23:37dans les semaines
23:37qui viennent de s'écouler
23:38c'est que toute une série
23:40d'ONG
23:41qui étaient présentées
23:42comme étant
23:43des ONG sérieuses
23:45qui s'occupaient
23:45des populations
23:46maintenant
23:47l'ONU
23:48comme d'ailleurs l'Europe
23:49sont mis devant une réalité
23:50c'est que la plupart
23:51de ces ONG
23:52étaient phagocytées
23:54manipulées
23:55par le Hamas
23:56ou le Hezbollah
23:57et qu'elles se servaient
23:58parce que la démonstration
23:58est faite
23:59de toutes les infrastructures
24:00civiles
24:01pour se protéger
24:02qu'elles prennent en otage
24:03la publicité
24:04on revient dans un instant
24:05on reviendra
24:05sur l'actualité politique
24:07en France
24:08sur la réponse
24:08de Ginny Bastier
24:09à la société des journalistes
24:11on a encore beaucoup
24:11de choses à traiter
24:12ensemble
24:12on a un tout petit peu
24:13de retard
24:14à tout de suite
24:14pour la deuxième partie
24:15de l'heure des pros 2
24:19De retour pour la suite
24:20de l'heure des pros
24:22on va parler
24:23des débordements
24:24qui ont été éclatés
24:25dans la nuit de mercredi
24:26à jeudi
24:26et ce qui est saisissant
24:28c'est de voir
24:28à quel point
24:29il y a une indifférence médiatique
24:31une volonté
24:32de minimiser
24:33du côté des plus hauts
24:34responsables politiques
24:36et notamment
24:36de la préfecture
24:37de police de Paris
24:38qui parle de débordements
24:39quand vous avez
24:39des policiers
24:40qui sont blessés
24:41quand vous avez
24:43du mobilier
24:44qui est détruit
24:44que vous avez des gens
24:45qui voulaient juste
24:47rentrer chez eux
24:48qui ont vu
24:48leur voiture saccagée
24:50vous avez entendu
24:50des gens parler
24:51de tuer les
24:52brûler les
24:54donc on est vraiment
24:55dans cette situation
24:56où on essaye
24:57de tout minimiser
24:58127 interpellations
25:00ont eu lieu
25:00dans l'agglomération parisienne
25:02plus de 11 personnes
25:04ont été blessées
25:05ce qui m'intéresse
25:07c'est de voir
25:08ce qui s'était passé
25:09l'année dernière
25:09puisque c'est l'histoire
25:10sans fin
25:10et de la réponse judiciaire
25:12quelle avait été
25:13la réponse judiciaire
25:14l'année dernière
25:15Mathieu Devez
25:19Un magasin de chaussures
25:20saccagées
25:21puis pillées
25:22sur les Champs-Elysées
25:23quelques heures
25:24après la victoire
25:25de Paris
25:25l'an passé
25:26le symbole
25:27d'une soirée de fête
25:28qui tourne à la violence
25:29dans la capitale
25:31le bilan est lourd
25:32570 interpellations
25:34dont une cinquantaine
25:35de mineurs
25:35âgés de 15 ou 16 ans
25:36quant aux adultes
25:38ils avaient en moyenne
25:39une vingtaine d'années
25:40plus de la moitié
25:41des personnes interpellées
25:42avaient ensuite été relâchées
25:43après un simple contrôle
25:44d'identité
25:45car dans le chaos
25:46des scènes d'émeute
25:47les enquêteurs
25:47se heurtent souvent
25:48à la même difficulté
25:50identifier précisément
25:51les auteurs de violences
25:53visages dissimulés
25:54mouvements de foule
25:55images de vidéosurveillance
25:56parfois inexploitables
25:58compliqué d'établir
25:59avec certitude
26:00qui a lancé
26:01des projectiles
26:02contre les forces
26:03de l'ordre
26:03participer au pillage
26:05ou dégrader
26:06des commerces
26:07253 gardes à vue
26:08avaient été traités
26:09par le parquet de Paris
26:10dont 15 concernant
26:11des mineurs
26:1237% des procédures
26:14avaient été classées
26:15sans suite
26:15soit pour des faits
26:17insuffisamment caractérisés
26:18soit pour des vices
26:19de procédure
26:20finalement
26:215% des personnes
26:23interpellées
26:23avaient été condamnées
26:24avec des peines
26:26relativement faibles
26:27allant du travail
26:28d'intérêt général
26:29à 15 mois
26:29de prison ferme
26:30avec mandat de dépôt
26:31il s'agissait
26:32d'un homme de 20 ans
26:33condamné
26:34après avoir refusé
26:35d'obtempérer
26:35et percuter
26:37un véhicule de CRS
26:38sous l'emprise
26:38de stupéfiants
26:39au total
26:4018 membres
26:41des forces de l'ordre
26:42avaient été blessés
26:43à Paris
26:47Jules Torres
26:48parce que vous avez dit
26:49quelque chose
26:49de très important
26:50la stratégie à l'époque
26:51n'était pas la même
26:52que cette année
26:53en tout cas
26:53la stratégie cette année
26:54n'était pas la même
26:55qu'à l'époque
26:55c'est à dire que cette année
26:57le gouvernement
26:58et le ministère de l'intérieur
26:59et la préfecture de police
27:00ont voulu empêcher
27:01les gros dégâts
27:02c'est à dire que
27:03l'année dernière
27:03vous aviez en effet
27:04beaucoup de voitures brûlées
27:06beaucoup de mobiliers urbains
27:07qui avaient été saccagés
27:08et évidemment
27:09ça coûte de l'argent
27:10et ça coûte de l'argent
27:11aux contribuables
27:11là la stratégie
27:12c'était d'empêcher
27:13au maximum les dégâts
27:14et donc de faire plus
27:16de la répression
27:16et du maintien de l'ordre
27:17sauf que quand il y a
27:18répression et maintien de l'ordre
27:19on ne retrouve bien souvent pas
27:21l'individualisation
27:22de la peine
27:23c'est la raison pour laquelle
27:24je suis au gré
27:25de vous décevoir
27:26cher Elliot
27:26vous n'aurez pas
27:27beaucoup de condamnations
27:28dans les prochaines années
27:28la dernière
27:29il n'y avait pas eu
27:30beaucoup de condamnations
27:31il y avait eu une personne
27:32derrière les barreaux
27:33c'est-à-dire que là
27:33il y en aura encore moins
27:34c'est-à-dire qu'il y aura
27:35très peu de comparutions
27:36immédiates
27:37elles seront sur les doigts
27:38de la main
27:38je crois que l'année dernière
27:39il y avait eu un seul
27:40mandat de dépôt
27:40là je pense qu'il n'y en aura
27:42aucun
27:43parce que le gouvernement
27:44et le ministère de l'Intérieur
27:45a choisi une doctrine
27:47du maintien de l'ordre
27:47qui n'a pas fonctionné
27:48parce qu'on a vu des images
27:49évidemment
27:50mais il y a eu moins
27:50de décals les dernières
27:51c'est pas moi qui le dis
27:52c'est la défense
27:53du ministère de l'Intérieur
27:54je vous propose
27:54d'écouter quelques
27:56parisiens
27:56qui ont pris la parole
27:57au micro de CNews
28:00c'était calme
28:01parce qu'il y avait
28:02il y avait du monde
28:03il y avait la police
28:04mais c'était bon enfant
28:05parce que c'était
28:06une ambiance festive
28:07en fait
28:07et puis après le match
28:09comme on aurait pu l'imaginer
28:10ça s'est dégradé
28:11j'étais terriblement choquée
28:13je me suis précipitée
28:14pour fermer mes volets
28:16parce que j'avais peur
28:19qu'ils fassent exploser
28:21les vitres
28:2230 minutes
28:23c'est que ça va être la guerre
28:24c'est déjà passé
28:25l'année dernière
28:27pendant une heure et demie
28:28après la victoire
28:29les supporters
28:30ils étaient en folie
28:32après je comprends
28:33ça fait longtemps
28:33ils attendaient ça
28:34il y a une déliquescence
28:36de la société française
28:38mais sûrement
28:39dû aux parents aussi
28:39aucun parent n'arrive
28:41à faire une éducation
28:43parfaite des enfants
28:44on fait tous des erreurs
28:45je ne vois pas l'intérêt
28:46de casser des voitures
28:47ou de mettre des trucs
28:48sur les policiers
28:48ils sont là
28:50bonjour monsieur
28:51ne faites pas ça
28:51ok je ne fais pas ça
28:52vous pouvez faire ça
28:52ok je fais ça
28:54j'ai l'impression
28:54qu'on s'est habitué
28:55mais évidemment
28:56là aussi c'est comme
28:57le maire qui s'est fait agresser
28:58on s'est habitué
28:59bon il faut que jeunesse
29:00passe
29:00on fait tous des erreurs
29:02maintenant on sait
29:02que lors de la prochaine
29:04finale ligue des champions
29:04il faudra faire attention
29:05sur vos enfants
29:06il ne faudra pas rentrer
29:07trop tard
29:07on sait que lors de la coupe
29:09d'Afrique des nations
29:09il faut faire attention
29:10on sait que pour la prochaine
29:11coupe du monde
29:11il faut faire attention
29:12là où pour moi
29:13la faute est première
29:14et dramatique
29:16c'est une faute médiatique
29:17parce que ce sont eux
29:18en tout cas une partie
29:19des médias
29:19qui ont participé
29:21à créer cet état d'esprit
29:22en minimisant les faits
29:23en expliquant que
29:24120 interpellations
29:25c'était finalement
29:26une bonne soirée
29:27que c'était une soirée calme
29:27que quand il n'y avait
29:29que 15 voitures brûlées
29:30qu'il n'y avait que
29:315 policiers blessés
29:32bon ben finalement
29:33c'était plutôt
29:34ça allait
29:34c'était festif
29:36ces médias ont installé
29:37dans l'opinion
29:38cette idée
29:38qu'on avait le droit
29:40de faire la fête
29:40et de casser un petit peu
29:41des voitures
29:42ça faisait partie du folklore
29:42et du coup les français
29:43ont fini par être habitués
29:44et du coup
29:45ce qui il y a 20 ans
29:46aurait paru comme un truc
29:48complètement dramatique
29:49parce qu'on aurait montré
29:49ces images il y a 20 ans
29:50on aurait dit
29:51qu'on était à deux doigts
29:52de la guerre civile
29:52et aujourd'hui finalement
29:53on est à deux doigts
29:54de nous dire que c'est festif
29:55comme la fête de la musique
29:56l'année dernière
29:56vous aviez des médias
29:57qui vous expliquaient
29:58que c'était sympathique
29:59les gens jouaient
29:59avec la guitare
30:00le piano
30:01alors qu'il y avait
30:01des voitures brûlées
30:02et des immeubles
30:03c'est le même traitement médiatique
30:04que le week-end dernier
30:06ceux qui nous parlaient
30:07de rêve party
30:08de free party
30:09et qui nous faisaient
30:10la différence
30:10entre la rêve party
30:11qui est payante
30:12mais la free party
30:13qui est gratuite
30:13et qui ne parlaient pas
30:15d'un rassemblement illégal
30:17autour soi-disant
30:18d'un mouvement musical
30:20mais avec des revendications
30:21politiques très précises
30:22à savoir
30:23aller à Bourges
30:24sur un champ militaire
30:25contre évidemment
30:26la défense et l'armée
30:27aller à Bourges
30:28parce que du côté de Bourges
30:29puisque le ministre
30:30de l'intérieur
30:31il a grandi
30:33si je ne m'abuse
30:35et avec toutes les affiches
30:37méga party
30:39antifasciste
30:40etc
30:40le traitement médiatique
30:41c'est pas moi
30:42qui en parle le mieux
30:43c'est Laurent Tessier
30:43c'était sur Europe 1
30:44ce matin
30:45je vous parlais hier matin
30:47sur Europe 1
30:47des jets de projectiles
30:48des tirs de mortiers
30:49contre les forces de l'ordre
30:50les images de véhicules
30:51de police attaqués
30:52des individus
30:53qui ont tenté
30:53de pénétrer
30:54sur le périphérique parisien
30:55cette voiture
30:56encerclée
30:56place de la Concorde
30:57avec à son bord
30:58le conducteur
30:59détruit ensuite
30:59et s'écrit
31:00allumez-le
31:01tuez-le
31:04plusieurs vidéos
31:05étaient visibles
31:06l'autre nuit
31:06sur les réseaux sociaux
31:07mais sur France Inter
31:08dans leur matinale
31:09entre 7h et 9h
31:10pas une seule seconde
31:11consacrée à ces violences
31:13rien
31:13dans le journal de 7h
31:14la radio du service public
31:16a su faire par contre
31:17une brève
31:17sur les banquets géants
31:18du canon français
31:19des élus de gauche
31:19qui rapportent
31:20des saluts nazis
31:21effectués par certains participants
31:23on rapporte
31:23ce que rapportent
31:24des élus de gauche
31:25bon France Inter
31:26n'avait peut-être
31:26pas vu toutes les vidéos
31:28des violences
31:28sur les réseaux sociaux
31:29mais c'est étrange
31:30l'AFP avait publié
31:31une dépêche
31:32dans la nuit
31:32à 2h13
31:33je cite
31:33de la joie
31:34et quelques débordements
31:35à Paris
31:36après la victoire du PSG
31:37au moins 6 interpellations
31:38mais dans le journal
31:39de 7h30
31:40pas un mot non plus
31:41sur les violences
31:41le journal de 8h
31:42est resté sur le côté sportif
31:44ce qui s'est passé
31:44n'existe pas
31:45ou est fortement minimisé
31:47alors que les journaux
31:48de France 2
31:48à 13h et 20h
31:49ont montré
31:50les images d'attaques
31:51contre les policiers
31:52mais sur France Inter
31:53quand vous comptez
31:53la matinale
31:54les journaux
31:54de 18h et 19h
31:56seulement 24 secondes
31:57ont été consacrés
31:58aux violences à Paris
31:5924 secondes
32:00pourquoi ?
32:01Je pose la question
32:02Alain Destex
32:03Moi j'ai vu sur TF1
32:04ça a été traité
32:05par une brève
32:06de 10 à 12 secondes
32:08exactement
32:08donc effectivement
32:09à partir du moment
32:10où vous n'avez
32:10qu'une personne
32:12une seule
32:12qui fait de la prison ferme
32:14l'année dernière
32:14pourquoi voulez-vous
32:16ne pas recommencer ?
32:17Donc la seule réponse possible
32:19c'est la réponse pénale
32:20avec de la détention ferme
32:22et pas des peines
32:23d'intérêt général
32:24et puis
32:24outre la négation
32:26du réel
32:27par les médias
32:27vous avez cette scène
32:29hallucinante
32:29de l'exposition
32:31d'Arthus Bertrand
32:33qui dit vivre ensemble
32:34qui est détruite
32:36moi je suis passé
32:37aujourd'hui
32:37j'ai été voir
32:38tout est en place
32:39de nouveau
32:39le monde il est beau
32:41pardon ?
32:41Tant mieux que l'exposition
32:43le monde il est beau
32:44il est gentil
32:44mais quand on voit
32:45le monde de cette exposition
32:46on est à côté
32:48du réel
32:49si vous voulez
32:49on n'est pas du tout
32:50dans ce qui s'est passé
32:50et on est en fait
32:51dans la négation du réel
32:53en fait il faudrait
32:54créer non pas
32:54un délit
32:55mais un nouveau
32:57négationnisme
32:58si vous voulez
32:58parce que les gens
32:59comme à Arthur Bertrand
33:00ce sont des négationnismes
33:01du réel
33:02en tous les cas
33:03lui considère
33:03il y a une artiste
33:04Bertrand
33:04que ces phénomènes là
33:05sont marginaux
33:06que les individus
33:07qui ont saccagé
33:08son exposition
33:09n'avaient même pas
33:10connaissance
33:11de la thématique
33:13qui était employée
33:14mais
33:14attendez
33:15j'essaye juste
33:16de vous dire
33:16qu'il y a une artiste
33:17Bertrand
33:18que vous accusez
33:19de faire la négation
33:19du réel
33:20n'est pas présent
33:20et je redonne
33:23finalement
33:23ces éléments
33:24de langage
33:26Julien Drey
33:26c'est tellement symbolique
33:29vous avez des raisons
33:30d'abord si vous permettez
33:31moi
33:31je n'ai pas suivi
33:32le détail
33:33mais
33:33parce qu'il faut
33:34dire la vérité
33:35j'ai compris
33:36ce qui s'était passé
33:37dans son ampleur
33:38et sa violence
33:38en regardant
33:39France Info
33:41pardon
33:42vous avez regardé
33:43France Info
33:43oui moi j'ai regardé
33:44France Info
33:45France Info
33:46la radio
33:47il y a une télé aussi
33:49le site internet
33:50vous allez voir
33:50il y a un reportage
33:51en ce moment
33:51je l'ai encore revu
33:52parce que je vais bien
33:54mesurer les choses
33:54bon mais ça
33:55je ferme la parenthèse
33:56donc il y a
33:57des choses qui ont été dites
33:58alors après France Inter
33:59moi je ne suis pas
33:59comme Gilles William
34:00je n'occupe pas
34:01France Inter
34:0124h sur 24
34:03voilà
34:03bon ça je le reconnais
34:05après deuxièmement
34:06moi je suis d'accord
34:07sur l'idée que
34:08on s'est fait
34:09à ce genre d'événement
34:10en considérant
34:11que ça fait partie
34:11du rite
34:13et que ça n'a rien à voir
34:14ni avec le sport
34:15ni même avec
34:15une quelconque
34:16démarche politique
34:17ce sont des gens
34:18qui profitent de l'occasion
34:19pour venir piller
34:21dégrader
34:22voir plus
34:22s'ils peuvent
34:23la question qui est posée
34:25c'est
34:25maintenant qu'on sait
34:26tout ça
34:27comment se fait-il
34:28qu'on n'a pas
34:29des dispositifs policiers
34:30qui sont capables
34:31d'arrêter cela
34:32mais qu'est-ce que vous pensez
34:33de la répression judiciaire
34:35on peut en faire
34:36mais l'intérêt
34:39c'est quand même
34:40d'éviter que ces gens-là
34:40ils arrivent
34:41ils se regroupent
34:42parce qu'ils ne veulent pas
34:43aller au contact
34:43je peux vous donner une réponse
34:44si vous voulez
34:46vous avez déjà
34:47tous des réponses
34:47mais déjà
34:48c'est notre métier
34:49c'est bien
34:51donc 30 secondes
34:51première question qui est posée
34:53c'est qu'il y en a marre
34:54de ces histoires de canons
34:56mortiers d'articles
34:56mortiers
34:57ça devrait être interdit
34:58et celui qui possède ça
34:59devrait être sanctionné
35:00sévèrement
35:02non c'est en vente libre
35:03sur internet
35:04vous pouvez les acheter
35:04comme vous voulez
35:05donc déjà premièrement
35:06deuxièmement
35:07on filtre
35:07et c'est là
35:08qu'il y a un problème
35:09c'est que moi
35:09j'étais pas loin
35:10des Champs-Elysées
35:12ce soir-là
35:13on avait barré
35:14l'avenue de la Grande Armée
35:15mais en même temps
35:16on barrait la rue
35:17et en même temps
35:17tout le monde passait
35:18parce qu'il n'y avait pas
35:19de contrôle d'identité
35:20mais ça demande des hommes
35:21qu'on n'a pas
35:21l'année dernière
35:23pour la finale
35:23de la Ligue des Champions
35:24il y avait un peu plus
35:25de 5000 policiers à Paris
35:26donc je pense que
35:27on nous parle souvent
35:28des Jeux Olympiques
35:29comme cette parenthèse extraordinaire
35:31au pic des Jeux Olympiques
35:32il y avait 35 000 forces de l'ordre
35:34sans compter
35:35les polices privées
35:36et sans compter
35:36les aides étrangères
35:37vous pensez bien
35:38qu'il y a une différence
35:38entre 5 et 35 000
35:39les deux matchs
35:40que ce soit le 31 mai dernier
35:41ou celui de cette semaine
35:42les deux étaient à Munich
35:43ils n'étaient pas à Paris
35:44je pense qu'il y a eu
35:46une mauvaise information
35:48en amont
35:49c'est-à-dire que
35:49les services de renseignement
35:51ont sous-estimé l'événement
35:52ils ne savent très bien
35:53ils ne veulent juste pas
35:53aller au contact Julien
35:54ils n'ont pas les consignes
35:58ils n'ont pas les préfets de police
35:59je ne veux pas être ministre de l'Intérieur
36:00mais on sait faire quand on veut
36:02il y a d'autres manifestations
36:03ça a des conséquences politiques
36:05c'est-à-dire que
36:05si aujourd'hui
36:06vous envoyez par exemple
36:07la Bravem
36:08qui a été déployée
36:09qui a été déployée
36:10oui bien sûr
36:11on les a vus sur les images
36:12mais que vous leur donnez
36:14la consigne
36:14d'arrêter
36:15de matraquer
36:16quand il y a
36:17des gestes qui sont faits
36:19qui sont des gestes illégaux
36:20vous allez en effet
36:21avoir plus d'informations
36:22sur France Inter
36:23et France Info
36:23parce qu'on va vous dire
36:24regardez cette vilaine
36:25violence blessière
36:26et c'est ça que l'Etat
36:27veut empêcher
36:27c'est terrible
36:29la vraie école
36:30de maintien de l'ordre
36:31elle vous explique
36:32qu'en général
36:33c'est en amont
36:34que ça se passe
36:34ça veut dire
36:34que c'est à la sortie
36:35des métros
36:36c'est dans les métros
36:37c'est dans les grandes gares
36:37parce que ces gens-là
36:38ou alors
36:38dans les voitures
36:39on arrête qui du coup
36:40on arrête qui
36:41on arrête qui
36:42on fait comment
36:44vous les profilez comment
36:45comment vous faites
36:46vous arrêtez tout le monde
36:47on fait des
36:47en amont
36:48très simple
36:49on sait le faire
36:50on l'a déjà fait
36:51visiblement
36:51on ne le fait pas
36:52donc il y a une vraie problématique
36:54et vous parlez
36:54de sanctionner fermement
36:57pardonnez-moi
36:57Julien Drey
36:58l'année dernière
36:59lorsqu'il y a eu
37:00les émeutes urbaines
37:01ou les violences urbaines
37:03au soir du 31 mai
37:04donc à la finale
37:05de Ligue des Champions
37:06la victoire du Paris Saint-Germain
37:08il y a eu
37:08des dizaines de personnes
37:09qui ont été
37:10en comparution immédiate
37:12vous en avez un seul
37:12qui a fini derrière les barres
37:13le reportage
37:14vous a expliqué lui-même
37:15la difficulté
37:16c'est que dans ces mots
37:17c'est pour ça
37:18que ça se passe
37:1930 secondes
37:20la question c'est plutôt
37:21en amont
37:21parce que dans le déroulé
37:23des événements
37:24vous avez énormément de mal
37:25à aller en comparution immédiate
37:26c'est-à-dire
37:26d'avoir la preuve formelle
37:27de la participation
37:28de cet individu
37:29seul
37:30mais parce que c'est
37:31la difficulté aussi
37:32d'avoir des caméras
37:33par exemple
37:34combien de fois
37:35les forces de l'ordre
37:35ont dit
37:36ce qui serait bien
37:36c'est que sur les grandes manifestations
37:38on est à disposition
37:39des drones
37:40pour surveiller toute la zone
37:42ça a mis des mois
37:43la loi sécurité
37:44mais ça a mis des années
37:46pour être mis en place
37:47et la loi sécurité globale
37:49qui a été actuelle
37:50moi j'essaye de
37:51si vous voulez
37:52je ne suis pas au gouvernement
37:52et je ne suis pas là
37:53pour le défendre
37:54loin de là
37:55je dis simplement
37:56non pas un peu
37:57allez-y Julien
37:58simplement
37:59qu'on sait le faire
38:00quand on veut le faire
38:01et bien écoutez
38:01visiblement on ne veut pas le faire
38:02et donc pourquoi on ne veut pas le faire
38:04c'est à vous trouver la réponse
38:04et à la prochaine finale
38:05Ligue des Champions
38:06si on ne change pas de bêtas d'esprit
38:07ça va être une catastrophe
38:08il nous reste quelques minutes
38:10qualifiées de polémistes
38:11et je voudrais qu'on parle
38:12de Génie Bastier
38:13Génie Bastier
38:14qui répond à la société
38:15des journalistes
38:16de France Télévisions
38:17cette semaine
38:18pardonnez-moi
38:18parce que vous dites
38:19que c'est France Info
38:19et que vous avez tout compris
38:20grâce à le service public
38:21vous avez eu les informations
38:23via le service public
38:24j'ai quand même l'impression
38:25avec tout le respect que j'ai
38:26pour le service public
38:27qu'ils étaient plus concentrés
38:28cette semaine
38:28sur le canon français
38:29que de savoir
38:30qui a participé
38:32aux violences urbaines
38:33dans la nuit
38:34de mercredi
38:35à jeudi
38:36et les journalistes
38:36de France Info
38:38ou du moins
38:39du service public
38:40se sont plus rassemblés
38:41pour comprendre
38:41qu'est-ce que va faire
38:42Génie Bastier
38:43la saison prochaine
38:44pour l'émission
38:45Leur des vérités
38:46au lieu de comprendre
38:48ce qui s'est passé
38:48dans la nuit
38:49de mercredi
38:49à jeudi
38:50vous êtes un bon procureur
38:52contre France Info
38:54c'est votre droit
38:55moi je dis que l'information
38:56je l'ai lue
38:58mais vous avez raison
38:59Julien
38:59je ne suis pas un procureur
39:00pardonnez-moi
39:00j'essaie juste de voir les faits
39:02j'essayais de vous piquer un peu
39:03mais vous avez fait
39:07dans le métier
39:07on appelle ça une apathie
39:08vous avez visé à côté
39:11alors
39:11Eugénie Bastier
39:12qui a répondu
39:13à la société des journalistes
39:14elle était l'invitée
39:15évidemment de Pascal Praud
39:16ce matin
39:16et elle a répondu
39:18à ce communiqué
39:20je vous propose
39:21d'écouter Eugénie Bastier
39:24j'étais assez blessée
39:25je dois dire
39:25par le fait que
39:27la rédaction
39:27enfin la société des journalistes
39:29de France Télévisions
39:30me qualifie de polémiste
39:32ça fait 10 ans
39:32que je travaille au Figaro
39:33j'ai écrit des centaines d'articles
39:34j'ai animé une centaine
39:36d'émissions
39:36avec des thématiques
39:38extrêmement diverses
39:39et des points de vue
39:40très variés
39:41des gens de tous bords
39:41et donc je ne vois pas
39:43au nom de quoi
39:43on me qualifierait
39:44de polémiste
39:44et pas de journaliste
39:45et le maire de Cannes
39:47David Lissnard
39:48alerte sectarisme
39:49et dénigrement
39:50dit-il
39:51il démontre
39:51qu'ils se décrivent
39:52eux-mêmes polémistes
39:53au service d'une idéologie
39:54en pensant attaquer
39:56leur consoeur
39:56Eugénie Bastier
39:58possède une dimension
39:58intellectuelle
39:59et une liberté
39:59qu'en effet
40:00ils ne peuvent appréhender
40:02avec leurs œillères
40:05sectarisme
40:06et dénigrement
40:07écoutez
40:08le mot polémiste
40:09il est toujours
40:10réservé à des gens de droite
40:11quand ce sont des gens de gauche
40:12ce sont des chercheurs
40:13des intellectuels
40:14des écrivains
40:16des journalistes
40:16et puis Eugénie Bastier
40:18elle a aussi réagi
40:19je ne sais pas si vous l'avez vu
40:20Elliot de façon extraordinaire
40:21par un tweet
40:22où elle a mis une image
40:23de ma sorcière bien aimée
40:25cette série culte
40:26des années 60
40:27l'air de dire
40:28moi je suis une magicienne
40:30et je n'en ai rien
40:30à faire de tout cela
40:31mais le communiqué
40:33de la société de France Télévisions
40:34des journalistes
40:35de journalistes
40:36s'intitule
40:37l'information
40:38n'est pas une opinion
40:39alors ça c'est magnifique
40:40parce que l'information
40:41est une opinion évidemment
40:42le choix des sujets
40:44la hiérarchie de l'information
40:46c'est très important
40:47si vous choisissez
40:48de parler du canon français
40:49plutôt que des émeutes urbaines
40:51après le match du PSG
40:52c'est une opinion
40:53c'est un choix éditorial
40:55donc je suis très étonné
40:56que des journalistes
40:58d'abord dénigrent
40:59une consoeur
41:00mais en plus
41:02à ce point
41:04et qu'ils pensent
41:05que l'information
41:06n'est pas une opinion
41:08ce qui est fascinant
41:09dans cette séquence
41:10c'est que
41:11France Télévisions
41:12du moins
41:13la société des journalistes
41:14et on ne va pas englober
41:15tous les journalistes
41:16de France Info
41:16puisque ils ont
41:17et France Télévisions
41:18puisque certains ont soutenu
41:19Eugénie Bastier
41:20mais ils viennent de donner
41:22finalement
41:23un formidable
41:24exemple
41:25et cas pratique
41:25à l'ennemi
41:27du service public
41:28numéro 1
41:29qui est Charles Lalon
41:30Julien Drey
41:31évidemment
41:31si vous avez
41:32un très bon éditorial
41:33de mon ami Serge Raffi
41:34qui dit
41:35il y avait une bêtise à faire
41:36et vous l'avez faite
41:37en s'adressant
41:39ils avaient la possibilité
41:40de faire la démonstration inverse
41:41c'est-à-dire
41:42vous voyez
41:42nous
41:42malgré tout ce que vous avez dit
41:43nous accueillons
41:44une journaliste du Figaro
41:45elle va pouvoir débattre
41:47non ils ont fait l'inverse
41:48ils ont donné les bâtons
41:49pour se faire battre
41:49et ils se sont caricaturés eux-mêmes
41:51alors je fais juste une remarque
41:52le métier de polémiste
41:53n'est pas un mauvais métier
41:55je ne sais pas en Belgique
41:56si vous en pensez
41:56oui mais ça dépend
41:57à qui il est réservé
41:58Julien
41:58il y a assez peu
42:00de polémistes de gauche
42:01c'est qui le polémiste de gauche
42:02sauf si vous en avez 5
42:03comme cité là maintenant
42:04je pense que vous n'y arriverez pas
42:05mais vous arrivez à trouver
42:06des polémistes de droite
42:07moi souvent c'est l'emploi
42:09c'est la formule qu'on utilise
42:10pour Éric Zemmour
42:12on le présente comme un polémiste
42:13tout le monde
42:13mais Mathieu Bocoté
42:15est un polémiste de droite
42:15ça sur France Inter
42:16on l'a lu dans le monde aussi
42:17Éric Zemmour a été
42:19la liste des polémistes
42:20Geoffroy Lejeune
42:20je peux vous dire
42:20que c'est un grand polémiste
42:21Charlotte Dordel
42:22rajouté d'extrême droite
42:24oui on peut faire d'extrême droite
42:25en revanche des polémistes de gauche
42:26mais je n'en ai jamais vu
42:27en tout cas
42:28Éric Nolo
42:30Juste une remarque
42:31en tous les cas
42:32ce qui est important
42:33d'après moi
42:33c'est que l'émission se déroule
42:34et que Génie Bati
42:36puisse aller sur le service public
42:37qu'elle ne soit pas empêchée
42:39par une campagne de presse
42:40etc
42:41moi
42:41elle a déjà eu lieu la campagne
42:42dès qu'elle a été nommée
42:44j'ai fait un tweet
42:44en disant
42:45on a débattu ensemble
42:46quand elle a commencé
42:47je l'ai appréciée
42:48pour ses qualités personnelles
42:49parce qu'elle était érudie
42:52c'était agréable
42:52et que c'est bien
42:53que le service public
42:54puisse accueillir
42:54une personnalité de ce style
42:55enfin pardon
42:56moi je trouve que ça montre
42:57que ceux qui pensaient
42:58qu'après la commission d'enquête
43:00de Charles Lalonde
43:00qu'il y aurait un électrochoc
43:02que la direction de France Télévisions
43:04que les journalistes
43:05de l'audiovisuel public
43:06allaient enfin comprendre
43:06qu'il fallait changer d'attitude
43:07se trompaient lourdement
43:09au contraire
43:09je pense que la commission d'enquête
43:10va raffermir encore plus l'opposition
43:12ils se sentent attaqués
43:14donc ils vont être encore plus violents
43:15encore plus sectaires
43:16ils considèrent que le pluralisme
43:18n'a même pas leur place
43:19n'a pas sa place
43:20dans France Télévisions
43:21et l'audiovisuel public
43:22pour eux ça leur appartient
43:23c'est leur chaîne
43:24c'est leur radio
43:25et je pense
43:26qu'ils n'ont aucune intention
43:27d'ouvrir un petit peu la porte
43:29on va accueillir dans quelques instants
43:30un ancien gendarme
43:32s'il vous plaît
43:33on va accueillir dans un instant
43:35un ancien gendarme
43:36désormais figure de CNews
43:39à savoir Olivier de Caronfleck
43:41pour l'émission 100% politique
43:42mais avant de le recevoir
43:44je vous propose un zoom
43:45sur l'association Kepi Pescalune
43:47c'est une association
43:49qui oeuvre au profit
43:51des orphelins de la gendarmerie
43:53depuis 2005
43:54les bénévoles récoltent des fonds
43:56pour offrir à ces enfants
43:57un peu de réconfort
43:58et organisent
43:59pour la sixième année consécutive
44:00des séjours
44:01cette année
44:01les enfants de l'association
44:02ont été accueillis
44:03par la garde républicaine
44:05c'est le reportage
44:06il est reçu
44:06c'est signé Axel Rebeau
44:07et Julia Ferrand
44:3710 étoiles
44:38d'un proche
44:39ce proche étant
44:40exerçant la profession
44:41de gendarme
44:42et donc aujourd'hui
44:43on les retrouve ici
44:44parce qu'on a décidé
44:45de les accompagner
44:47différemment
44:48c'est à dire
44:48de créer des séjours
44:49où elles puissent se retrouver
44:50première étape de ce séjour
44:52les retrouvailles
44:54au sein de la caserne
44:55des Célestins à Paris
44:56avec le retour du cortège
44:58du 8 mai
44:59de la garde républicaine
45:01au fur et à mesure des années
45:02l'association a vu grandir
45:04des enfants
45:05qui à leur tour
45:06ont eu envie
45:07de venir en aide
45:08aux orphelins
45:09de la gendarmerie
45:10la famille qui s'est créée
45:11elle fait que ça rallume
45:12en fait la flamme
45:13qu'on a en nous
45:13et en fait
45:15cette flamme
45:15quand on grandit
45:17et qu'on devient majeur
45:17on n'a qu'une envie
45:18c'est de la retransmettre
45:19et vu qu'on l'a déjà vécu
45:21on a envie en fait
45:22de rallumer cette flamme
45:23aussi chez les jeunes
45:24qui arrivent
45:24et de leur montrer
45:25en fait que c'est possible
45:26d'avancer
45:27malgré les mauvais événements
45:29qui peuvent arriver
45:29dans la vie
45:30les képis pescalunes
45:31c'est aussi des actions
45:33en faveur de la recherche médicale
45:35et des récoltes de fonds
45:36pour soutenir
45:37les services pédiatriques
45:39et le majeur Côme
45:41sera notre invité
45:41demain matin
45:42ça vous touche
45:43évidemment directement
45:44Olivier
45:44parce que c'est l'ancien
45:46gendarme
45:47ma première vie
45:48et alors
45:48cette association
45:50pour les orphelins
45:51ça me fait penser
45:52ça me fait repenser
45:52à mon premier commandant
45:53d'unité
45:54capitaine Durand
45:55aujourd'hui général
45:55un homme exceptionnel
45:57homme exceptionnel
45:57qui s'occupait justement
45:58des blessés
45:59qui s'occupait des orphelins
46:00qui était très très attentif
46:01au personnel
46:02et à leurs enfants
46:03et donc voilà
46:04ça me rappelle
46:05tous ces souvenirs
46:05ayant une pensée
46:07j'ai une pensée
46:08pour Harmonie
46:09j'ai une pensée
46:10s'il vous plaît
46:11j'ai une pensée
46:12s'il vous plaît
46:12j'ai une pensée
46:13pour Harmonie Comine
46:14qui nous a sollicité
46:17en début de semaine
46:17dernière
46:18et je la salue
46:20Harmonie Comine
46:20puisque c'est elle
46:21qui nous a mis en relation
46:22avec cette association
46:24et nous les inviterons
46:25demain matin
46:26je voulais qu'on reparle
46:27un peu de
46:28l'armée avec vous
46:30on est manque de temps
46:31malheureusement
46:32je vous présente mes excuses
46:33et l'info se poursuit
46:34dans quelques instants
46:35avec Olivier de Caranfec
46:37cher Olivier
46:38on est très pressé
46:39très rapidement
46:39Arnaud Clarsfeld
46:40va réagir dans un instant
46:41à ce qu'a dit
46:42Jean-Luc Mélenchon
46:42il y a quelques minutes
46:43il a donné une interview
46:44quel est le pays
46:45le plus dangereux
46:46aujourd'hui dans le monde
46:47pour Jean-Luc Mélenchon
46:47je vous le donne en mille
46:48au Moyen-Orient
46:49au Moyen-Orient
46:50pardonnez-moi
46:50Israël
46:52la publicité
46:53on revient dans un instant
46:54à tout de suite
46:54on revient dans un instant
46:54à tout de suite
46:54à tout de suite
46:55on revient dans un instant
46:58à tout de suite
46:58C'est parti !
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