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00:01La matinale de Radio Classique avec David Abiquaire.
00:05Bonjour Camille Gallap.
00:06Bonjour.
00:06Vous êtes président de l'université Paris-Saclay depuis deux ans et cet été, il y a quelques jours, on
00:10a appris, comme en 2025 d'ailleurs,
00:12que votre université était la mieux classée des universités françaises dans le classement international de Shanghai.
00:18On va en parler dans un instant, mais avant cela, peut-être nous dire que représente Paris-Saclay, cette université,
00:25dans le paysage universitaire français.
00:26C'est vrai que cette université contient 50 000 étudiants à peu près, entre 16 000 personnels, entre les anciens
00:37chercheurs, les chercheurs,
00:39et puis les personnels administratifs, techniques et ingénieurs qui sont dans nos laboratoires.
00:44Et c'est vrai que l'université Paris-Saclay, c'est l'association entre universités, grandes écoles et des organismes
00:51de recherche,
00:51le CNRS, le CEA, l'INRIA, l'INSERM, l'ONERA, et l'INRAE, voilà.
01:00Et puis on a un institut des hautes études scientifiques, d'ailleurs où il y a eu, derrière Medall Fitz
01:05en mathématiques,
01:07la professeure Hong Wang, qui a été reconnue cette année en mathématiques.
01:14Et c'est vrai qu'on a cette université technologique et scientifique de très haut niveau,
01:19avec une force de frappe importante par rapport à l'ensemble des universités françaises.
01:25On fait partie des universités de recherche intensive, avec un potentiel de recherche très important,
01:30et avec un écosystème et un investissement de l'État sur le plateau de Saclay,
01:34qui a été déployé depuis de très nombreuses années et qui doit effectivement continuer.
01:41Alors justement, quand vous en parlez, on entend des noms d'établissements, d'instituts, de fac.
01:48Quand on parle de la Sorbonne, on la voit bien au quartier latin,
01:51mais Paris-Saclay, en fait, c'est une nébuleuse d'implantation.
01:54Il n'y a pas que sur le plateau de Paris-Saclay.
01:56Absolument.
01:56Il y en a partout, et donc c'est ça le fameux écosystème.
01:58Absolument.
02:00Alors, première université dans le classement de Shanghai,
02:03treizième au niveau mondial, les premières universités françaises, pardon,
02:07les douze premières sont américaines ou britanniques.
02:09Alors, qu'est-ce qu'il signifie ce classement ?
02:11Qu'est-ce qu'il y a dedans et comment on y rentre ?
02:13Alors, ce classement est un classement intéressant parce qu'il permet d'avoir quelques indicateurs
02:18qui ont des critères qui sont utilisés, notamment sur les prix Nobel.
02:20Évidemment, c'est sur du temps passé.
02:23Et puis, sur la production scientifique, parce que les chercheurs qui sont des chercheurs
02:28qui publient énormément au niveau des revues scientifiques,
02:30de certaines revues scientifiques comme Nature ou Science,
02:34sont pris en considération dans cette affaire-là.
02:35Donc, ce classement. Et donc, du coup, avec l'ensemble de l'écosystème
02:40et puis toute la dynamique qui a été engagée depuis la création des établissements publics expérimentaux,
02:46des grands établissements depuis 2018,
02:50ont permis d'avoir cette association
02:54et de pouvoir croiser à la fois des universités, des grandes écoles,
02:57des laboratoires de recherche, des organismes de recherche,
03:00sur les thématiques qui sont importantes.
03:01Alors, moi, ce qui m'a frappé, c'est que j'ai regardé l'évolution de votre classement de Paris
03:05-Saclay.
03:06En 2005, vous êtes 61e, toujours dans le classement de Shanghai.
03:10Et aujourd'hui, 13e. Alors, comment vous expliquez le grand bond en avant ?
03:14Alors, c'est vrai que là, le fait...
03:17La première référence que vous avez donnée, c'était à l'université Paris-Sud.
03:21Ce n'était pas encore l'université Paris-Saclay.
03:23Et donc, il y a eu cette association, cette idée géniale de pouvoir associer
03:27à la fois des universités, des grandes écoles et des organismes de recherche
03:32qui sont très implantés sur le plateau de Saclay.
03:36Et c'est l'ensemble de ce système, sur lequel nous travaillons d'ailleurs en sortie d'expérimentation,
03:40pour pouvoir créer l'université Paris-Saclay en 2027 de façon stable,
03:46en grand établissement.
03:47Et c'est cette association avec les publications scientifiques
03:50qui sont dans différents domaines de pointe, en mathématiques, en physique, en quantique, en IA, etc.
03:56Dans le domaine de la santé, on a énormément de chercheurs.
03:59Puisque Gustave Roussy, par exemple, fait partie de l'université Paris-Saclay.
04:02Oui, alors un autre type d'établissement.
04:04Oui, c'est un autre type d'établissement.
04:05Mais les chercheurs qui sont dans ces structures
04:08travaillent en étroite collaboration avec, dans le cadre de nos laboratoires,
04:14en partenariat étroit avec des grands organismes de recherche,
04:16comme le CNRS.
04:17Et comment vous arrivez à dessiloter ?
04:19Parce qu'on connaît les administrations de la recherche, de l'hôpital, des instituts,
04:23chacun nage dans son couloir.
04:25Pour que ce soit vraiment une émulation,
04:27et j'ajouterais une émulsion, comme on dit en cuisine,
04:30il faut décloisonner.
04:31Alors, en recherche, les collègues,
04:36dans le domaine de la recherche et de l'innovation,
04:39il n'y a pas de frontière, en fait.
04:41À l'échelle nationale, internationale,
04:44les chercheurs, ce qu'ils reconnaissent,
04:46c'est la compétence scientifique.
04:48Donc, la question de l'appartenance à un organisme, à une école,
04:51à partir du moment où ils se retrouvent sur les thématiques de recherche,
04:55on ne parle plus de structure.
04:57On parle du fond scientifique,
04:59des thématiques sur lesquelles il faut absolument avancer.
05:02Et ils s'alimentent les uns et les autres
05:04par rapport à certaines thématiques de recherche
05:05qui sont très utiles aujourd'hui,
05:08et qui permettent de faire évoluer la société
05:10et les entreprises, dans le cadre de leur développement,
05:13par exemple, pour affronter tous les grands défis aujourd'hui
05:16de l'intelligence artificielle,
05:18du quantique, des semi-conducteurs,
05:20de la santé, enfin bref.
05:21Camille Gallap, invité de Radio Classique,
05:23est le président de l'université Paris-Saclay,
05:25classé 13e université mondiale
05:27dans le classement de Shanghai.
05:30Comment une université française,
05:32comme la vôtre,
05:33peut-elle attirer des étudiants et des enseignants étrangers
05:36alors que la compétition entre universités
05:37est désormais mondiale ?
05:39Qu'est-ce qui fait qu'on va préférer
05:41le plateau de Saclay, la France,
05:42un de ses nombreux établissements,
05:44et qu'on va se dire, tiens,
05:46moi je vais aller dans cet écosystème-là,
05:48quand on est, je ne sais pas moi,
05:49chinois, américain, suédois ?
05:50C'est en lien avec la réponse que je vous faisais à l'instant
05:53sur la qualité scientifique,
05:55l'excellence scientifique reconnue.
05:56C'est-à-dire, c'est les articles,
05:57c'est les prix Nobel ?
05:58Les plateaux techniques de très haut niveau,
06:01des équipements scientifiques
06:02qui sont parfois uniques au monde.
06:05Et le logement ?
06:06Alors, le logement étudiant,
06:07c'est un élément sur lequel il faut continuer à travailler
06:09parce qu'effectivement, il n'y a pas suffisamment...
06:10C'est un énorme point faible en région parisienne.
06:12En région parisienne, mais partout en France.
06:14Encore plus en région parisienne, effectivement.
06:17Et donc, pour être aux standards internationaux,
06:19il faut à la fois avoir de la recherche de qualité,
06:22ce qui est le cas à Saclay.
06:24Il faut avoir des équipements scientifiques de très haut niveau,
06:26ce qui est le cas à Saclay.
06:27Mais en même temps, il faut que tout ce qui est lié
06:29à l'accompagnement à la fois des étudiants
06:31et des chercheurs,
06:32qui viennent souvent avec leur famille aussi,
06:35leur donne la possibilité d'être hébergés
06:37sur les territoires
06:38pour pouvoir faire des temps de collaboration
06:42sur des temps plus ou moins longs.
06:43Camille Galapona, là-dessus, un énorme problème.
06:45Vous venez de le souligner,
06:46il n'y a pas qu'en région parisienne
06:48qu'il y a un problème de logement étudiant.
06:50Les conversations des étudiants aujourd'hui,
06:53qui sont soit des provinciaux qui viennent à Paris,
06:55soit des Parisiens qui vont en province,
06:58soit des Parisiens qui quittent leurs parents
07:00et qui veulent s'installer,
07:01ils ne parlent que de logement.
07:03Autant de logement que du fond de leurs études.
07:05Là, vous avez peut-être un coup de gueule
07:06ou un appel à lancer,
07:08parce que c'est consubstantiel
07:09à la réussite des études
07:11et de la recherche d'avoir son toit.
07:12Créer des conditions de réussite,
07:14le logement fait partie des conditions
07:19de la réussite de nos étudiants.
07:20Pour pouvoir faire des études dans de bonnes conditions,
07:22effectivement, il faut être logé
07:23et pas être dans des situations précaires.
07:26Donc ça, c'est un sujet majeur
07:28sur lequel les universités militent fortement,
07:31mais c'est vrai que ce n'est pas une compétence des universités.
07:33Vous avez l'impression d'être entendu ou pas ?
07:35Alors, pas suffisamment,
07:36mais il faut travailler de façon très concertée
07:39avec les élus locaux,
07:41parce qu'effectivement,
07:42la question du foncier,
07:44des espaces disponibles
07:46pour pouvoir implanter du logement étudiant,
07:49trouver un moyen d'avoir une vraie mixité sociale
07:52entre des habitants, des étudiants,
07:56ça, c'est la préoccupation de nos élus locaux,
07:59des collectivités territoriales.
08:01Et je crois qu'il faut mettre tout le monde
08:03autour de la table
08:04pour pouvoir déployer des dispositifs.
08:06Un étudiant,
08:08c'est un investissement sur un territoire.
08:11Camille Gallap,
08:11on n'a pas assez de jeunes
08:12qui s'engagent dans les études scientifiques et technologiques
08:15et c'est un peu la spécialité de Paris-Saclay.
08:17C'est ce qu'a déclaré la semaine dernière
08:19Philippe Baptiste,
08:20le ministre de l'enseignement supérieur,
08:21où on rencontre des entrepreneurs de France.
08:23Qu'est-ce qu'on peut faire ?
08:24Vous, vous n'êtes pas inquiet ?
08:26Votre spécialité, c'est les sciences,
08:27il y a les maths, vous l'avez dit,
08:28il y a le quantique,
08:29l'intelligence artificielle,
08:30l'informatique,
08:31bref, la technologie.
08:32Et on s'aperçoit que le désir de science
08:36chez nos jeunes est un peu déclinant.
08:39Alors, ça fait partie de l'ADN de l'Université Paris-Saclay
08:42puisque depuis très nombreuses années,
08:43nous agissons très tôt
08:45dans le cadre des actions à mener,
08:49soit dans les écoles,
08:50soit dans les collèges,
08:51soit dans les lycées,
08:52justement pour sensibiliser les jeunes aux sciences.
08:56Et donc, on a plusieurs milliers de jeunes
09:00qui viennent soit à l'université
09:02ou alors nos chercheurs
09:04qui vont dans nos établissements.
09:06Évidemment, ce n'est peut-être pas suffisant.
09:08En tout cas, on essaie de valoriser au maximum
09:10ces métiers.
09:11Et je crois qu'il y a peut-être
09:13une méconnaissance aussi
09:14de tout le potentiel possible
09:17en termes d'insertion professionnelle
09:19sur certains domaines de pointe.
09:20Donc, on fait un travail aussi énorme
09:22grâce à notre fondation partenariale,
09:24notamment sur une action majeure.
09:27C'est une grande cause
09:28dans notre fondation partenariale
09:29autour de femmes et sciences,
09:31notamment pour l'accès des femmes
09:34aux études scientifiques
09:36et la sensibilisation
09:37qui intervient très tôt.
09:39Donc, on a des dispositifs
09:41qui permettent de financer
09:43certaines étudiantes, par exemple.
09:44Camille Galabou, vous êtes bien classée,
09:46vous en tirez bien
09:47dans ce classement de Shanghai.
09:47Vous êtes 13e,
09:49mais on va connaître le classement PISA
09:51de la France lundi, me semble-t-il.
09:54Ou mardi, ça vous inquiète
09:56de savoir que
09:58sur les niveaux d'enseignement
10:00qui précèdent l'université
10:01et l'enseignement supérieur,
10:03on a des élèves
10:05qui arrivent à l'université
10:06qui ne maîtrisent pas bien le français,
10:07qui font des fautes d'orthographe,
10:09qui ne savent pas faire de règles 2-3.
10:10C'est quand même préoccupant, non ?
10:12C'est préoccupant.
10:14Nous travaillons aussi sur ces sujets-là
10:16parce qu'effectivement,
10:16on fait souvent de la remédiation.
10:19Mais encore une fois,
10:20c'est un travail collectif.
10:22Il faut qu'il y ait une prise en considération
10:26de l'ensemble des problématiques
10:27qui se posent très tôt
10:28pour que ce continuum soit une évidence,
10:31quelque part,
10:32et être accompagné au travers des actions.
10:35Alors, je rappelle souvent,
10:36les gens ont tendance à l'oublier.
10:38Aujourd'hui, à l'université,
10:40c'est nous qui formons les médecins.
10:42Aujourd'hui, à l'université,
10:44c'est nous qui formons tous les enseignants, quasiment.
10:46D'accord ?
10:47Donc, ça veut dire qu'il faut qu'on alimente
10:50nos enseignants pour qu'ils soient performants
10:52auprès des élèves qui entrent dans les classes.
10:55Dans le secteur juridique,
10:57il n'y a pas d'autres endroits
10:58que l'université où on forme des juristes.
11:00Le très haut niveau.
11:01Vous ne citez que cela.
11:02Et les ingénieurs,
11:03beaucoup d'ingénieurs sont formés à l'université.
11:05Et le grade de master,
11:06il est délivré à des étudiants qui sont ingénieurs.
11:09Et on a des masters qui sont très performants
11:10en termes d'insertion professionnelle.
11:12Donc, on alimente les entreprises.
11:14On alimente les...
11:16Et on travaille, évidemment,
11:17en disant de la réalité aussi
11:18de ce qu'on a comme profil d'étudiant.
11:22En fonction des domaines,
11:24on met en place des dispositifs.
11:25On est une école universitaire de premier cycle
11:27qui a une politique de réussite
11:29d'accompagnement des étudiants,
11:30justement, pour essayer de les mettre à niveau
11:32dans certains domaines.
11:34On a un projet avec Voltaire, par exemple,
11:35qui permet de familiariser les étudiants
11:38avec l'orthographe, la grammaire,
11:41l'expression écrite et tout ça.
11:42Mais c'est incroyable !
11:43C'est incroyable !
11:44Il faut imaginer des gens
11:46qui parlaient latin, grec,
11:48quasiment couramment dans les années 30
11:50et d'expliquer aujourd'hui
11:51qu'on enseigne le français
11:52à des étudiants qui ont passé le bac.
11:54Alors que le bac
11:55est-elle une référence au 19e siècle ?
11:57C'est d'ailleurs le premier diplôme universitaire.
11:59Mais ça doit vous défriser quand même !
12:00Ça doit vous rendre dingue !
12:02C'est vrai qu'on peut le regretter.
12:03Alors, évidemment,
12:04les étudiants qui arrivent à Saclay,
12:06ils ont des profils très particuliers.
12:08On a énormément de demandes
12:10et donc nos capacités d'accueil
12:12ne sont pas extensibles.
12:13Donc les profils d'étudiants
12:14qui arrivent dans nos formations,
12:15de formations de très haut niveau,
12:17c'est vrai que les étudiants
12:19qui arrivent chez nous
12:20sont performants.
12:24Il y en a quelques-uns
12:25qui sont en difficulté,
12:26mais ce n'est pas non plus
12:27une majorité d'étudiants.
12:28En tout cas,
12:29on fait tout ce qu'il faut
12:30pour pouvoir accompagner
12:31nos étudiants
12:31dans le cadre de la réussite
12:33et on tient compte aussi
12:34de la réalité des profils.
12:36Camille Gallap,
12:37dernière question.
12:38Il y a un courant venu des Etats-Unis
12:40qui est relayé en France
12:41notamment par Laurent Alexandre
12:42et Olivier Babot
12:43qui ont publié l'an dernier
12:44un bouquin qui s'appelle
12:45Ne faites plus d'études.
12:46Ce courant estime
12:47que les études
12:48ne serviraient bientôt plus à rien
12:50en raison de l'intelligence artificielle
12:51sur laquelle vous travaillez
12:53à Paris-Saclay.
12:54Que vous inspire cette prédiction ?
12:56Plus besoin de faire des études,
12:57l'IA les fait à votre place ?
12:59Alors là,
13:00je suis complètement contre cela
13:02parce que, en fait,
13:03l'IA récupère des données
13:06qui existent
13:07et qui sont générées
13:08par les humains
13:10depuis de très nombreuses années.
13:11Donc, considérer
13:12que l'IA va tout remplacer,
13:14ce n'est juste pas possible.
13:15Donc, l'esprit critique,
13:19le sens de l'analyse des choses,
13:22ça passe par de l'enseignement,
13:24d'informations à la recherche.
13:26Justement, c'est pour ça
13:27qu'il faut absolument
13:28que l'État continue à investir
13:30sur la recherche
13:31et l'enseignement supérieur
13:32parce que demain,
13:33pour pouvoir répondre
13:35aux grands enjeux contemporains,
13:38sociétaux,
13:39environnementaux,
13:40économiques,
13:42pour moi,
13:42la recherche et l'innovation
13:44devraient être
13:45les priorités numéro une
13:47dans tous les programmes présidentiels
13:49qui se présentent là,
13:49notamment.
13:50Vous dites qu'il faut
13:52que l'État investisse,
13:53vous avez peur
13:53pour votre budget ?
13:54C'est une inquiétude
13:56de tous les instants
13:56parce qu'en fait,
13:58nous sommes opérateurs
13:59de l'État,
14:01si on veut tenir
14:02notre rang,
14:03il faut que l'État
14:04continue à investir
14:05sur les universités
14:06et que,
14:08entre guillemets,
14:08la question des charges
14:10qui viennent se rajouter
14:12sur les universités,
14:14qui pèsent énormément
14:15sur les budgets,
14:16c'est quelque chose
14:17de très difficile à gérer.
14:18Camille Gallab,
14:19président de l'université
14:20Paris-Saclay,
14:20invité de Radio Classique,
14:21bravo encore pour ce classement
14:22de Paris-Saclay
14:24dans le classement de Shanghai,
14:2513e.
14:26A bientôt,
14:27bonne rentrée,
14:28à suivre la revue de presse
14:28mais avant cela,
14:30le rappel des titres.
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