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00:00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:06Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, la France dans tous ses états, en ce jeudi 3 septembre 2026.
00:00:13Anissa, déjà jeudi ?
00:00:14Déjà jeudi.
00:00:15Ça fait 4 jours que nous sommes ensemble.
00:00:16Je ne les ai pas vus passer.
00:00:17On a surmonté toutes les épreuves, tous les défis qui nous ont été là, à peu près, à peu près.
00:00:22Mais voilà, nous sommes heureux d'être ici.
00:00:24Donc voilà, Anissa Arfawi qui est à mes côtés, sans laquelle je me rends compte que je ne serais pas
00:00:28grand-chose.
00:00:29Si elle n'était pas là, bien sûr, Daisy qui remplace quelque temps notre grand Julien.
00:00:35Daisy, Daisy, Daisy, qui est là, qui va réaliser, qui réalise cette émission.
00:00:38Et qui, elle aussi, donne tout ce qu'elle peut pour que cette émission soit irréprochable.
00:00:42Où est-ce qu'il est, Zacharias ? Il est caché devant lui en son écran.
00:00:45Zacharias qui remplace aussi Emmanuel Galasso.
00:00:48Donc Zacharias Abrousse, qui va recevoir vos appels aux urans 826-300-300.
00:00:54N'appelez pas tous à la fois, il ne peut prendre qu'un appel à la fois.
00:00:57Elvin est là, toujours un petit peu, on dirait le surveillant général.
00:01:00Il s'assure que tout va bien.
00:01:02Mais c'est vrai que quand il est là, je dis moins de bêtises, parce qu'il inspire de l
00:01:06'intelligence.
00:01:06C'est notre range gardien.
00:01:07Ce garçon.
00:01:08Voilà pour l'équipe qui réalise, qui compose, j'allais dire, ce bouquet radiophonique.
00:01:15Il s'appelle la France dans tous ses états.
00:01:17Nous allons parler, on va commencer de parler des impôts locaux.
00:01:20La fiscalité territoriale, les taxes d'habitation, les taxes foncières, les résidences secondaires.
00:01:26On se demande si, une fois de plus, le contribuable n'est pas la vache allée d'une politique fiscale,
00:01:33contributive, pas toujours à sa place.
00:01:34Et nous allons pour cela avoir l'avis de Benoît Perrin, qui est un expert.
00:01:39Il est le président, directeur général de Contribuables et Associés, c'est-à-dire des gens pas contents de mal
00:01:44payer des impôts.
00:01:45On l'aura, lui, à 12h10, on discutera avec lui.
00:01:48Et puis on aura peut-être le témoignage de quelqu'un qui paye aussi, qui n'est pas toujours content
00:01:52de payer ses impôts.
00:01:53On n'est pas contre le fait de payer des impôts.
00:01:54On voudrait savoir, vous savez, si c'est bien utilisé.
00:01:56À 12h45, André Bercoff sera là, le sage de la maison, avec sa voix de stentor.
00:02:04Il nous parlera de la position de Jean-Luc Mélenchon sur le voile islamique, et ça tombe bien.
00:02:10Et on ne s'est pas concerté avec André Bercoff, parce que de 13h à 14h, nous allons recevoir une
00:02:16personnalité historique de la gauche,
00:02:18pas moins que Julien Dré, qui viendra nous parler.
00:02:21Il a écrit un livre en 2024, qui est Mélenchon.
00:02:24Il viendra nous parler de Jean-Luc Mélenchon.
00:02:27Ils ont combattu ensemble, ils ont milité ensemble, ils ont été très proches.
00:02:31Aujourd'hui, Julien Dré est un petit peu sévère.
00:02:32On discutera avec lui.
00:02:33On aura certainement l'avis d'un supporteur de la France insoumise qui dira qu'il n'est pas tout
00:02:38à fait d'accord.
00:02:39Voilà, Anissa nous fera un petit point aussi sur le phénomène des sondages avec les gens de l'IFOP.
00:02:46Et puis on discutera, voilà, Jean-Luc Mélenchon, faut-il avoir peur du grand Mélenchon ?
00:02:51Et puis Anissa, on va parler.
00:02:53Et c'est pas tout, bien sûr. Alors déjà, on est un très très beau programme.
00:02:56On va parler de quoi ensuite, un petit peu, entre autres ?
00:02:58En fait, on va parler évidemment des taxations, vous l'avez dit.
00:03:01On va parler de Rotaillot, qui nous a fait une sortie assez exceptionnelle.
00:03:06En tout cas, restez avec nous dans quelques instants.
00:03:08Nous allons parler de tout ça, de tous ces taxes.
00:03:09Des folions éternelles, du Mercosur, de la sécheresse, enfin voilà, ça sera pendant les perles.
00:03:15Donc vous restez surtout, je savais que vous restiez avec nous, mais là vous avez encore plus de raisons de
00:03:20rester avec nous sur Sud Radio.
00:03:21A tout de suite.
00:03:21Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:03:27Alors, je suis moyennement tombé du nu ce matin en apprenant que l'arrivée du journaliste Charles Sapin sur Radio
00:03:34France, sur France Inter, comme éditorialiste, a suscité un émoi général dans la rédaction de Radio France.
00:03:43Et je dis quand le service public tombe son masque de gauche, mais c'est étonnant parce que, alors qu
00:03:49'on le reproche à Radio France, ses inclinations gauchistes, quelquefois, il y a eu un débat entre médias à propos
00:03:54de l'affaire CNews, enfin il y a eu même des polémiques.
00:03:57Cette rédaction ne trouve rien de moins que de proclamer son inclination politique de façon, j'allais dire, en fanfare.
00:04:06Assemblée générale, menace de grève, pression sur la direction, indignation de toutes les rédactions, France Inter, France Culture, parce que
00:04:13le journaliste Charles Sapin, qui était au point, alors il est arrivé ensuite, il est à Valeurs Actuelles comme directeur
00:04:18adjoint de la rédaction,
00:04:19et là, on a les journalistes du service public, on aurait pu penser que c'était la direction qui était
00:04:24un petit peu orientée politiquement, peut-être proche du pouvoir, plutôt sensible à gauche.
00:04:27Ce qu'on ne le reproche pas, ce que je voudrais, c'est que l'on dise d'où l
00:04:30'on parle et qui l'on est, ce que l'on pense dans les éditos.
00:04:32Et là, on a Charles Sapin qui arrive, et tollé général.
00:04:36Et alors, insurrection, dont je disais Assemblée générale, menace de grève, sanction, enfin ça prend une dimension politique, on n
00:04:42'est pas au scandale d'État, mais presque.
00:04:44Et on comprend que finalement, Radio France, les journalistes revendiquent leur orientation politique.
00:04:49C'est eux qui donnent le la du bien et du mal, dans quel camp il faut se trouver.
00:04:53La preuve, il y a une rubrique qui s'appelle, sur France Inter, en toute subjectivité, qui est une excellente
00:04:59rubrique où il y a des voix dix en autres.
00:05:00Donc, si on intitule cette rubrique en toute subjectivité, ça veut dire que la voix de Radio France, c'est
00:05:05la voix d'objectivité absolue.
00:05:07C'est eux qui disent la vérité, qui disent ce qu'il faut penser et comment il faut penser.
00:05:11Et si on ne pense pas de la même façon, et bien c'est donc un jugement subjectif.
00:05:14Et là, Mme Pigalle, directrice de France Inter, décide de donner une tribune à Charles Sapin, qui n'est que
00:05:20le représentant d'une sensibilité.
00:05:22Alors d'accord, à l'âge actuel, il peut y avoir des polémiques, c'est une publication qui fait partie
00:05:25du paysage de la presse française, c'est une publication républicaine, on peut ne pas être d'accord avec eux.
00:05:30Elle a peut-être eu quelquefois des démêlés avec des gens dont elle parlait, comme dans tous les médias, comme
00:05:36dans toutes les radios.
00:05:37Et là, jeter cet anathème, comme si Charles Sapin représentait cette France, parce que pour Radio France, il y a
00:05:42une partie du pays, une partie de la population française,
00:05:45qui est malpensante, xénophobe, raciste, facho, c'est des gens à qui il ne faut pas donner la parole, c
00:05:51'est des gens qu'il faut combattre.
00:05:53Mais Radio France est le service public, ces gens-là sont payés par nos impôts, donc je trouve normal.
00:05:57Et je respecte profondément parce que ce sont d'excellents journalistes, je le dis.
00:06:01Les éditos de Patrick Cohen, qui quelquefois suscite la polémique, c'est un grand journaliste, les éditos sont de qualité.
00:06:07Alors ils sont orientés, et nous ici sur Sud Radio, quand nous parlons les uns et les autres, nous admettons
00:06:12nos sensibilités, sur les autres médias aussi.
00:06:14Radio France, c'était la voix de la France, comme disait Poupidou, c'est le service public, c'est normal
00:06:19qu'il y ait quelquefois des avis un peu divergents,
00:06:22des nuances, dans la diversité idéologique, des opinions politiques, des sensibilités de ce pays.
00:06:27Et voir cette rédaction unanime, mobiliser tous les moyens possibles, grève, assemblée générale, pression, indignation, scandale,
00:06:36parce que Charles Sapin, qui est un excellent journaliste, c'est un journaliste authentique, il est irréprochable, il pense ce
00:06:42qu'il veut,
00:06:43mais c'est pas un militant politique, c'est pas un idéologue, c'est pas un doctrinaire, c'est pas
00:06:46vrai.
00:06:47Et de faire ce scandale pour l'arrivée de Charles, et bien j'ai mal à mon service public, je
00:06:50tiens au service public,
00:06:51j'adore ces radios, j'adore ces antennes, France Inter, France Culture, et de voir que cette rédaction, ces rédactions
00:06:55se mettent dans cet état-là,
00:06:57je dis que c'est pas bon pour l'image des médias, c'est pas bon pour l'image de
00:06:59la presse.
00:07:00Merci pour votre rumeur, Perico, restez avec nous dans quelques instants, nous allons parler de taxes,
00:07:04les collectivités locales ont trouvé une source qui remplit bien les caisses, la taxation des résidences secondaires,
00:07:10est-ce que vous êtes concerné ? Alors appelez-nous au 0826 300 300, et puis si vous ne l
00:07:14'êtes pas,
00:07:15appelez-nous aussi pour nous dire ce que vous en pensez.
00:07:18Sud Radio
00:07:21Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07:27Mais oui, vous êtes bien sur Sud Radio, parce que nous allons parler fiscalité territoriale,
00:07:31les impôts locaux, qui vont un peu dans tous les sens, on s'y perd,
00:07:34et j'ai demandé à Benoît Perrin, président ou directeur général, c'est ça, de contribuables et associés,
00:07:42autrement dit contribuables et associés, voilà.
00:07:44Exactement.
00:07:44Quelle est cette association, cher Benoît Perrin, et merci d'être là, bien entendu.
00:07:48Merci pour votre invitation, Perico.
00:07:50Alors, c'est une association qui a été lancée en 1990,
00:07:53et qui a pour vocation de faire pression sur les élus pour une gestion économe de l'argent public,
00:07:58donc autrement dit, qui milite pour une baisse de la dépense publique et une baisse des impôts.
00:08:02Et c'est une association qui ne reçoit pas d'argent public,
00:08:04et qui est financée uniquement par des dons privés, par des petits donateurs,
00:08:07que je remercie grâce à votre micro.
00:08:09Bon courage, c'est ça ou l'escalade de l'Everest, ou les grandes jurasses par la face nord ?
00:08:13Alors, c'est souvent ce qu'on est habitué de dire.
00:08:16Effectivement, on peut dire que les résultats ne sont pas tout à fait au rendez-vous,
00:08:19mais on peut se dire aussi que sans contribuables associés, la situation serait encore peut-être pire.
00:08:23Alors, on va parler impôts locaux.
00:08:25Est-ce que, la phrase, vous allez me dire, oui, mais il n'y a pas que ça.
00:08:29Est-ce que le contribuable est une fois de plus la vache allée, de façon malade...
00:08:33Être la vache allée, pour enrichir l'État et la République, on se dit après tout, pourquoi pas.
00:08:37Mais être la vache allée pour des fiscalités qui sont hasardeuses et qui n'aboutissent pas,
00:08:41là, on va parler impôts locaux, la taxe d'habitation a été supprimée,
00:08:45on voit bien qu'on reporte un petit peu cette perte sur les taxes foncières,
00:08:48mais par contre, ceux qui sont gardés en taxe d'habitation pour les résidences secondaires,
00:08:52paf, il y a des endroits, des territoires, surtout sous-littoral, on matraque.
00:08:56Et, alors, il y a des maires qui vous disent, mais ce n'est pas forcément une solution pour moi.
00:09:00Et puis, ensuite, l'astuce, on va en parler, il y a des propriétaires de résidences secondaires en taxe d
00:09:04'habitation,
00:09:05souvent des retraités, et bien, qu'est-ce qu'ils font ?
00:09:07Ils se la mettent en résidence principale, et là, tout le monde est perdant.
00:09:10Comment on a pu en arriver là, dans la politique fiscale territoriale, Benoît Présent ?
00:09:13Alors, il faut expliquer un petit peu le mouvement depuis 15 ans.
00:09:16Depuis 15 ans, en gros, vous avez l'État qui supprime un certain nombre d'impôts
00:09:20sur lesquels, justement, les collectivités locales avaient la main.
00:09:23Je pense notamment à la CVAE, je pense notamment à la taxe d'habitation.
00:09:28Ça, c'était vraiment des impôts qui relevaient complètement de la fiscalité locale.
00:09:32Elle sert à quoi ? C'est une forme de loyer, la taxe d'habitation ?
00:09:34Exactement, c'est une forme de loyer.
00:09:36La CVAE, c'est une taxe, pour le coup, payée par les entreprises,
00:09:39qui fait partie de ces fameux impôts de production
00:09:41qui sont largement plus élevés en France qu'ils sont en Europe.
00:09:45Et donc, vous avez un mouvement où on parle de plus en plus de décentralisation.
00:09:49Vous savez, c'est des pouvoirs qui appartenaient à l'État,
00:09:52qui sont confiés, ou des tâches qui sont confiées aux collectivités locales.
00:09:54La dernière, c'est les routes.
00:09:56Vous savez, il y a des routes nationales qui ont été confiées à des départements de 2025.
00:09:59C'est un vrai sujet, ça, Benoît Perrin.
00:10:00Parce que là aussi, c'est fait un petit peu n'importe comment.
00:10:02On décentralise, on ne donne pas les moyens.
00:10:03Exactement. Et de l'autre côté, vous avez...
00:10:06Donc, on parle de décentralisation en termes d'activité.
00:10:08Et de l'autre côté, vous avez, malheureusement,
00:10:11une espèce d'autonomie fiscale des collectivités locales
00:10:14qui se restreint année après année.
00:10:16Donc, très concrètement, on supprime des impôts
00:10:18et on les compense par ce qu'on appelle des fractions de TVA.
00:10:22C'est-à-dire qu'en fait, l'État supprime ces fameux impôts
00:10:25et les compense par de l'argent national.
00:10:27Donc, autrement dit, vous avez des responsables locaux
00:10:29qui ont de moins en moins de leviers fiscaux
00:10:31pour justement ajuster leur fiscalité.
00:10:34Autrement dit, c'est bien de supprimer des impôts, me semble-t-il.
00:10:37Néanmoins, quand il s'agit d'impôts qui sont à la main des élus,
00:10:41ça ne me semble pas être une bonne idée.
00:10:43Les communes peuvent voter l'augmentation de la taxe d'habitation.
00:10:46Elle peut fixer un seuil, c'est ça ?
00:10:48Alors, vous avez tout à fait raison.
00:10:50Vous savez, il y a trois strates, en gros, dans les collectivités locales.
00:10:52Les régions et les départements, aujourd'hui,
00:10:54ils ont des impôts, mais sur lesquels ils n'ont pas de pouvoir.
00:10:58La commune a encore, effectivement, la possibilité de fixer des taux
00:11:02de la taxe foncière et aussi de la taxe d'habitation
00:11:05qui n'a pas disparu.
00:11:06En fait, il n'y a pas de suppression de la taxe d'habitation.
00:11:09Il y a une suppression de la taxe d'habitation pour les résidences principales.
00:11:13Mais la taxe d'habitation continue d'exister.
00:11:16Pour vous donner juste deux chiffres, la taxe foncière,
00:11:18c'est à peu près 43 milliards de collectes.
00:11:21La taxe d'habitation sur la résidence secondaire,
00:11:23c'est aujourd'hui 3 milliards.
00:11:24C'était 23 milliards avant cette fameuse suppression
00:11:30sur la résidence principale.
00:11:31Alors, est-ce qu'on déshabille en Jacques ?
00:11:33Est-ce qu'on a pu réhabiller Paul ?
00:11:35L'État essaie un petit peu de compenser.
00:11:36C'est un manque à gagner gigantesque.
00:11:38En même temps, c'est une promesse électorale.
00:11:39Le foncier, on rappelle que c'est l'impôt du fait d'être propriétaire.
00:11:44C'est un impôt moral et politique.
00:11:45T'es propriétaire, tu payes.
00:11:46On va dire qu'acceptons le principe.
00:11:49Quelquefois, ça peut être lourd.
00:11:51La taxe d'habitation, c'est puisque tu habites là,
00:11:53tu payes les prestations des services communaux, de l'État.
00:11:56Alors, c'est ça la clé.
00:11:57C'est qu'en fait, aujourd'hui, comme on a supprimé la taxe d'habitation,
00:12:00qui, faut-il le rappeler, était payée avant par tous,
00:12:04et qu'on a gardé la taxe foncière qui a pris, comme vous le savez, 30% en 10 ans,
00:12:08la taxe foncière, elle est payée uniquement par les propriétaires.
00:12:11Donc, dès lors qu'on garde la taxe foncière,
00:12:13mais on supprime la taxe d'habitation,
00:12:15qu'est-ce qu'on donne comme message ?
00:12:16On donne comme message que seuls les propriétaires,
00:12:18y compris ceux qui n'habitent pas les communes,
00:12:20participent directement au financement de la commune,
00:12:22puisque la taxe foncière, c'est un élément qui est extrêmement important
00:12:25dans le financement des communes.
00:12:27Et de l'autre côté, les locataires,
00:12:29qui, par définition, ne sont pas propriétaires,
00:12:31voient la taxe d'habitation qu'ils payaient jusqu'à présent,
00:12:34disparaître.
00:12:34Et donc, ils ne paient plus, en quelque sorte, d'impôts locaux.
00:12:36Donc, en fait, vous avez les propriétaires
00:12:38qui continuent à financer les services publics locaux,
00:12:40et de l'autre côté, les locataires,
00:12:41dont on a coupé le lien direct
00:12:43entre le fait d'habiter d'une commune
00:12:46et de financer les services publics de sa commune.
00:12:48Donc, vous voyez, c'est un message qui me semble vraiment délétère.
00:12:50C'est cohérent, tout ça ?
00:12:52Enfin, ça veut être cohérent, il y a des incohérences, quand même.
00:12:54Et surtout, la façon de contourner qui devient...
00:12:57Alors, voilà.
00:12:57Donc, du coup, les communes, qu'est-ce qu'elles ont fait ?
00:12:59Dès lors qu'on leur a dit,
00:13:00bon, les recettes de la taxe d'habitation
00:13:02sur la résidence principale,
00:13:04elles vont fondre comme neige au soleil.
00:13:05Je viens de vous le dire,
00:13:06on était à 23 milliards,
00:13:07aujourd'hui on est à 3 milliards.
00:13:08Donc, qu'est-ce qu'elles ont fait ?
00:13:09Eh bien, elles ont d'une part
00:13:11augmenté les taux des taxes foncières,
00:13:14d'où l'augmentation très importante ces dernières années.
00:13:16Et puis deux,
00:13:17elles ont utilisé une astuce
00:13:18que le gouvernement leur a permis d'utiliser,
00:13:20qui est cette fameuse majoration
00:13:22sur les taxes d'habitation des résidences principales.
00:13:26Majoration qui va de 5 à 60%.
00:13:28Donc, vous voyez,
00:13:29elles ont la possibilité de se remplir les caisses.
00:13:31Des zones littorales,
00:13:32on parlait de Robillard-Hins,
00:13:33puisque moi, j'ai des attaches aux Pays-Bas,
00:13:35mais j'ai des amis en Bretagne
00:13:36qui la sentent passer aussi,
00:13:36et sur la Côte d'Azur,
00:13:37je ne vous raconte pas.
00:13:38Donc, en fonction du climat,
00:13:40on paye un peu,
00:13:40et de la beauté du paysage,
00:13:41on paye un peu plus cher, c'est ça ?
00:13:42Le gouvernement, effectivement,
00:13:44a permis cette majoration,
00:13:46mais cette majoration,
00:13:46toutes les communes ne peuvent pas l'appliquer.
00:13:48Il y a une liste,
00:13:49globalement, vous venez de le dire,
00:13:50c'est en gros des villes
00:13:53qui sont des villes touristiques.
00:13:54Donc, il y a à peu près 3 700 villes en France
00:13:57qui peuvent augmenter considérablement
00:13:59le taux de leur taxe d'habitation
00:14:01sur les résidences secondaires.
00:14:02C'est quasiment un guide-vire Michelin,
00:14:03la fiscalité.
00:14:04Exactement.
00:14:05Ah, c'est beau chez toi,
00:14:06tu vas racquer un peu plus.
00:14:07Alissa, donnez-nous quelques indications
00:14:09sur, justement, cette fiscalité locale.
00:14:10C'est ça.
00:14:11Et puis, surtout,
00:14:12comprendre à quoi sert à la base
00:14:13cette taxation des résidences secondaires,
00:14:16parce que vous imaginez bien
00:14:17qu'à la base,
00:14:17elle est bien vendue.
00:14:18L'idée, au départ,
00:14:19pari simple,
00:14:20dans les villes où les habitants
00:14:21ne trouvent plus où se loger,
00:14:22mais où des milliers de logements
00:14:24restent une partie de l'année occupée
00:14:25comme résidence secondaire,
00:14:26on va taxer davantage les propriétaires.
00:14:29Benoît, vous l'avez bien expliqué,
00:14:30la surtaxe existe depuis 2015
00:14:32et depuis 2017,
00:14:34les communes concernées,
00:14:35donc, peuvent majorer
00:14:36la taxe d'habitation
00:14:37sur les résidences secondaires
00:14:39jusqu'à 60%.
00:14:40Ok.
00:14:41Mais en 2023,
00:14:42le succès de cette taxe
00:14:43a pris des couleurs
00:14:44puisque le nombre de communes
00:14:45autorisées à l'utiliser
00:14:46a tout simplement été multiplié par 3.
00:14:49Côté piles,
00:14:50on dit que c'est pour remettre
00:14:51des logements sur le marché.
00:14:52Côté face,
00:14:53on peut se poser une question.
00:14:54Combien de propriétaires
00:14:56ont vraiment été convaincus
00:14:57de vendre
00:14:57ou de louer
00:14:58leur résidence secondaire ?
00:14:59Eh bien, j'ai cherché,
00:15:00Benoît Perrin,
00:15:01vous me dites
00:15:01si vous avez plus de chiffres
00:15:02que moi,
00:15:03mais on n'a pas encore
00:15:04de bilan national
00:15:05permettant de démontrer
00:15:06une remise massive
00:15:07de logements sur le marché.
00:15:09En revanche,
00:15:09ce que l'on sait parfaitement mesurer,
00:15:11c'est combien cette petite taxe
00:15:12rapportée ?
00:15:12Pareil, Benoît Perrin,
00:15:13vous l'avez dit plusieurs fois,
00:15:14plus de 3 milliards d'euros
00:15:17pour 2024.
00:15:19Alors, une hausse de 7%
00:15:21par rapport à l'année précédente,
00:15:22donc ça a été quand même
00:15:24plutôt un pari gagnant
00:15:26sur une année.
00:15:27Pas mal.
00:15:27Alors, cette taxe
00:15:28sur les résidences secondaires
00:15:29n'a peut-être pas résolu
00:15:30la crise du logement,
00:15:31mais en tout cas,
00:15:32elle a apparemment le mérite
00:15:33de renflouer quelques caisses.
00:15:35Benoît Perrin.
00:15:37Et là-dessus,
00:15:37on a des chiffres.
00:15:38Oui, oui, oui.
00:15:39Allez-y, allez-y.
00:15:39On ne sait effectivement,
00:15:41on ne sait pas
00:15:42si ça a remis des logements
00:15:43sur le marché,
00:15:44vous avez raison.
00:15:44En revanche, ce qui est intéressant,
00:15:45c'est de voir en fait
00:15:46combien de communes
00:15:47sur les fameuses 3 700 communes
00:15:49qui sont autorisées
00:15:49à appliquer cette majoration
00:15:51l'ont effectivement réalisé.
00:15:53Les chiffres sont assez éloquents,
00:15:54vous avez à peu près,
00:15:55vous avez exactement même
00:15:5645% de ces fameuses
00:15:573 700 villes autorisées
00:15:59qui ont mis en place
00:16:00une majoration.
00:16:01Et sur ces 3 700 villes
00:16:03qui sont autorisées
00:16:04à faire une majoration,
00:16:0620% l'a fait au maximum,
00:16:07c'est-à-dire 20%
00:16:08sont allées jusqu'à
00:16:09ce fameux taux de majoration
00:16:11de 60%.
00:16:12Elles perçoivent tout
00:16:13ou pas tout ?
00:16:14C'est une majoration
00:16:15où l'État s'en garde
00:16:16un petit peu dans la poignée.
00:16:17Non, c'est vraiment
00:16:17une taxe qui est comme
00:16:18la taxe foncière.
00:16:19Elle est redistribuée.
00:16:21Grande partie redistribuée
00:16:22aux communes
00:16:22et aux EPCI,
00:16:24c'est-à-dire aux structures
00:16:25qui sont un petit peu
00:16:26au-dessus des communes.
00:16:27Astuce Benoît Perrin
00:16:28de certains contribuables,
00:16:30notamment les retraités,
00:16:31puisque la taxe d'habitation
00:16:33est très chère
00:16:33dans mon village,
00:16:34dans ma commune,
00:16:35du littoral,
00:16:36je me la mets
00:16:37en résidence principale
00:16:38et puis ma résidence principale,
00:16:40je me la mets
00:16:41en résidence secondaire
00:16:41mais je paierai
00:16:42beaucoup moins cher
00:16:43voire je ne paierai plus rien.
00:16:45On avait prévu
00:16:46qu'il y aurait
00:16:46ce contournement
00:16:47de la contribuable excédée ?
00:16:49Alors effectivement,
00:16:50il y a un retour de bâton
00:16:50qui est assez intéressant.
00:16:52Vous savez,
00:16:52on dit toujours
00:16:52que le fait d'augmenter
00:16:53les impôts
00:16:54ne génère pas automatiquement
00:16:55une augmentation des recettes.
00:16:57Là, vous en avez
00:16:57un exemple très concret
00:16:59dans la ville de Biarritz.
00:17:00Ville de Biarritz,
00:17:01en 2021,
00:17:03ils votent justement
00:17:03cette majoration à 60%.
00:17:05Donc on peut se dire
00:17:06que leurs recettes
00:17:07de la taxe d'habitation
00:17:08vont complètement exploser.
00:17:11Eh bien,
00:17:12évidemment,
00:17:13comme toujours,
00:17:13les contribuables
00:17:14ne sont pas des oies.
00:17:16C'est-à-dire que très concrètement...
00:17:17La maître s'appelait
00:17:18madame Arostegui.
00:17:18Exactement.
00:17:19Et donc du coup,
00:17:20qu'est-ce qu'ils font ?
00:17:21Les contribuables,
00:17:21ils ne sont pas idiots,
00:17:22ils s'adaptent.
00:17:23Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:17:24Une grande partie en tout cas
00:17:26des habitants de Biarritz
00:17:28qui avaient une résidence secondaire là-bas ?
00:17:29Eh bien,
00:17:30vous avez mille d'entre eux
00:17:31qui ont changé
00:17:32effectivement
00:17:32de résidence principale.
00:17:34Et donc du coup,
00:17:35ils ont déclaré
00:17:36leur logement à Biarritz
00:17:37comme étant
00:17:38une nouvelle résidence principale.
00:17:39Et donc,
00:17:40ils sont exonérés
00:17:40de cette taxe d'habitation
00:17:43sur la résidence secondaire.
00:17:44Et très concrètement,
00:17:45la ville de Biarritz
00:17:46a perdu 750 000 euros
00:17:48de taxe d'habitation.
00:17:49Mais ce n'est pas fini.
00:17:50Ce qui est assez extraordinaire,
00:17:52c'est qu'en plus,
00:17:52ils ont été pénalisés
00:17:54sur la fameuse loi SRU.
00:17:55Vous savez,
00:17:55la loi SRU,
00:17:56c'est une loi qui oblige
00:17:57un certain nombre de communes
00:17:59en fonction du nombre
00:18:00de résidences principales
00:18:01à construire des logements sociaux.
00:18:02Et là,
00:18:02comme ils ont eu
00:18:03une vague de gens
00:18:05qui ont décidé
00:18:06de déclarer
00:18:07un logement principal
00:18:08à Biarritz,
00:18:09du coup,
00:18:10leurs contraintes SRU
00:18:11ont été encore augmentées.
00:18:12Et donc,
00:18:12l'amende a été augmentée
00:18:14de 250 000 euros.
00:18:15Vous voyez,
00:18:15ils ont perdu deux fois.
00:18:16Et ça,
00:18:17l'État,
00:18:17ce n'est pas comme
00:18:17les gens qui résident
00:18:18à l'étranger
00:18:18qui doivent au moins
00:18:19habiter six mois.
00:18:20Là,
00:18:20l'État,
00:18:20il ne peut pas décider.
00:18:22Non,
00:18:22mais ce n'est pas vrai.
00:18:23Il n'y a pas
00:18:24de présence nécessaire.
00:18:26Donc,
00:18:26tels les prix
00:18:27qu'ils pouvaient prendre,
00:18:28si je comprends bien.
00:18:29Est-ce qu'on a un auditeur
00:18:30qui devait intervenir ?
00:18:33Alors,
00:18:33pas tout de suite.
00:18:34Ils interviendront après,
00:18:35parce que je sais
00:18:36qu'on va avoir des appels.
00:18:37Il y a des gens
00:18:37qui sont confrontés
00:18:39au problème.
00:18:39En tout cas,
00:18:40restez avec nous
00:18:41à suivre sur Sud Radio
00:18:42le principe pollueur-payeur,
00:18:43Perico,
00:18:44un aspect qui est déjà critiqué.
00:18:45Et puis,
00:18:45on va parler aussi
00:18:46d'enseignement
00:18:47avec une sortie
00:18:47de Bruno Retailleau
00:18:49sur l'école.
00:18:49Le candidat veut mettre
00:18:50les jeunes au pas.
00:18:52Benoît Perrin,
00:18:52on aura certainement
00:18:53l'occasion de se revoir.
00:18:54C'est un sujet
00:18:54qui n'est pas terminé.
00:18:58Non,
00:18:58on est bien d'accord.
00:18:59Je ne sais pas
00:19:00si l'État a besoin d'argent,
00:19:01mais en tout cas,
00:19:01l'État pioche
00:19:03beaucoup d'argent
00:19:03dans la poche
00:19:04des contribuables
00:19:04et de ceux qui travaillent,
00:19:05c'est sûr.
00:19:05A très bientôt sur Sud Radio.
00:19:07Merci d'être venu en direct.
00:19:07Merci pour votre invitation.
00:19:10Ma question s'adresse
00:19:11à la ministre
00:19:12de la Transition écologique
00:19:13et concerne tout autant
00:19:14la ministre de la Santé.
00:19:15Car ce qui me conduit
00:19:16à prendre la parole aujourd'hui,
00:19:18c'est une incompréhension profonde.
00:19:19Dans un nombre croissant
00:19:20de communes,
00:19:21des familles se demandent
00:19:22désormais
00:19:22si l'eau du robinet
00:19:23est encore sûre.
00:19:24Si les oeufs du jardin
00:19:25ou les légumes cultivés
00:19:26dans le potager familial
00:19:27ne présentent aucun risque
00:19:28ou encore
00:19:29si on peut préparer
00:19:29un biberon en toute confiance.
00:19:31Si je comprends bien,
00:19:32boire ou mourir,
00:19:33il faut choisir.
00:19:34Vous avez reconnu,
00:19:34vous n'avez pas reconnu,
00:19:35vous n'êtes pas censé le connaître.
00:19:36C'est la voix
00:19:36du député écologiste
00:19:38Nicolas Thierry
00:19:39qui a interpellé
00:19:40à l'Assemblée nationale
00:19:40pendant les questions
00:19:41au gouvernement
00:19:42la ministre de la Transition écologique
00:19:44et la ministre de l'Agriculture
00:19:45à propos des PFAS.
00:19:46Qu'est-ce que c'est
00:19:47que les PFAS ?
00:19:48On appelle ça couramment
00:19:49les polluants éternels.
00:19:50Leur nom exact
00:19:51c'est plurfluoroaquilé
00:19:53et polyfluoroaquilé.
00:19:55Ce sont ces toutes petites substances
00:19:57qui sont dans les produits industriels
00:19:59qui nous semblent essentiels.
00:20:00Ce sont les antiadhésifs,
00:20:02ce sont ce qu'il y a dans le déflon,
00:20:03les produits d'emballage,
00:20:05certains conditionnements
00:20:06qui facilitent la vie des industriels.
00:20:08Ça conserve,
00:20:09ça permet de glisser,
00:20:10ça empêche de coller
00:20:11et ce sont des microparticules
00:20:12qui se déversent fatalement
00:20:14par l'industrie dans l'eau.
00:20:16Mais aujourd'hui,
00:20:16vu la consommation
00:20:17et vu la démographie,
00:20:18ça prend des proportions
00:20:20totalement inquiétantes.
00:20:21On a fini par admettre
00:20:22parce que les lobbies
00:20:23résistent évidemment
00:20:24et les gouvernants
00:20:25sont obligés
00:20:26de se soumettre
00:20:27quand même
00:20:28à l'inquiétude populaire
00:20:29et heureusement
00:20:30que nous avons des députés,
00:20:31on n'est pas toujours d'accord
00:20:31avec eux,
00:20:32que ce soit à gauche
00:20:33et chez Gélicogis
00:20:34pour tirer la sonnette d'alarme.
00:20:36Et là,
00:20:36il y a eu effectivement
00:20:37une mesure,
00:20:38il y a eu une pénalité
00:20:39de 100 euros,
00:20:40on va dire une redevance
00:20:40de 100 euros
00:20:41par tranche de 100 grammes
00:20:43de PFAS
00:20:43émis dans la nature.
00:20:46Eh bien,
00:20:46on se rend compte aujourd'hui
00:20:47que c'est largement insuffisant.
00:20:49Et une étude
00:20:49vient d'être programmée
00:20:51et vient d'être publiée.
00:20:52On a programmé cette étude
00:20:53et on est allé vérifier
00:20:53dans certains.
00:20:54C'est largement insuffisant.
00:20:55Les PFAS,
00:20:56ce sont des microsubstances
00:20:57qui rentrent dans le sang.
00:20:58Alors,
00:20:59il y a des gens
00:20:59chez qui il n'y va y avoir
00:21:00aucun incident.
00:21:01Il y a des gens
00:21:01chez qui il va y avoir
00:21:02des problèmes de diabète,
00:21:03des problèmes cardiovasculaires,
00:21:04certains cancers.
00:21:05En tout cas,
00:21:07malingurgité
00:21:07selon leur proportion
00:21:08et selon leur tonosivité,
00:21:09ça peut être mortel.
00:21:10Donc,
00:21:10c'est un vrai problème.
00:21:11Il n'y a pas que ça
00:21:12comme problème naturel
00:21:13d'environnement
00:21:14et de santé
00:21:19qu'on prend une mesure
00:21:19et finalement,
00:21:20c'est rien.
00:21:20C'est une petite retouche.
00:21:22C'est peanuts.
00:21:23Et c'est pour ça
00:21:23que le député Nicolas Thierry
00:21:25il mène ce combat
00:21:25très courageusement.
00:21:26Il a porté seul ce dossier.
00:21:29J'allais dire,
00:21:29c'est un garçon
00:21:30intelligent et cohérent.
00:21:32On ne peut pas toujours dire ça
00:21:33des députés écologistes
00:21:33qui quelquefois
00:21:34c'est un petit peu excessif.
00:21:36Voilà,
00:21:36c'est un vrai combat vigilant.
00:21:37Attention,
00:21:38l'eau du robinet,
00:21:38donc c'est terrible.
00:21:40L'eau des bouteilles,
00:21:41le plastique,
00:21:42alors c'est un autre,
00:21:42il contient aussi
00:21:44des bisphénols.
00:21:45Donc,
00:21:45boire ou conduire,
00:21:47boire ou mourir,
00:21:47c'était boire ou conduire,
00:21:48il faut choisir.
00:21:49Là, c'est boire ou mourir.
00:21:49Il faut choisir.
00:21:50J'exagère un petit peu.
00:21:51Soyons vigilants
00:21:52sur l'eau du robinet.
00:21:53Renseignons-nous d'où elle vient.
00:21:54Mettez du carbone
00:21:55si vous voulez.
00:21:55Il paraît que ça peut...
00:21:56Vous savez,
00:21:56les filtres de carbone,
00:21:57il paraît que ça peut remplacer,
00:21:58ça peut atténuer l'effet
00:21:59des perfluoro-aquilés
00:22:02et des polyfluoro-aquilés.
00:22:03Les mots compliqués.
00:22:05Anissa.
00:22:06Président,
00:22:06en septembre prochain,
00:22:07quelle est votre première mesure
00:22:08pour l'école ?
00:22:09Par exemple,
00:22:10l'autorité.
00:22:11Et quand on a
00:22:12des élèves récidivistes
00:22:13qui sont violents,
00:22:14qui sont des harceleurs,
00:22:16je crée des internats disciplinaires
00:22:18où ils auront à faire
00:22:19un cadre strict.
00:22:20On leur apprendra
00:22:21le respect de la règle
00:22:22et le respect des autres.
00:22:23C'est le retour
00:22:24des maisons de correction ?
00:22:25Ça n'est pas une maison de correction,
00:22:26mais simplement,
00:22:27aujourd'hui,
00:22:27vous avez le mercato.
00:22:29Alors,
00:22:29ce n'est pas une maison de correction,
00:22:31mais vous allez voir que ça,
00:22:32on a tout l'air.
00:22:34Retailleau veut faire
00:22:35sa révolution culturelle,
00:22:36pas dans la rue,
00:22:37à l'école.
00:22:37Le candidat LR
00:22:38à l'élection présidentielle
00:22:40promet une révolution culturelle
00:22:42pour l'école
00:22:43et sa priorité en un mot
00:22:44et un seul,
00:22:45c'est l'autorité.
00:22:46D'abord,
00:22:47il veut en finir
00:22:48avec le collège unique.
00:22:49Il souhaite un examen
00:22:50avant l'entrée en sixième.
00:22:52Il veut des groupes de niveau.
00:22:53Il veut le retour
00:22:54du redoublement.
00:22:55Et puis,
00:22:56il veut la possibilité
00:22:57de partir en apprentissage
00:22:58des 14 ans.
00:22:59Mais c'est surtout
00:22:59côté discipline
00:23:00qu'il sort le fouet
00:23:02pour les élèves violents,
00:23:03harceleurs
00:23:04ou multirécidivistes.
00:23:05Il propose de créer
00:23:06des internats disciplinaires
00:23:08ce projet pour lui
00:23:08serait de mettre fin
00:23:09au mercato des élèves.
00:23:11C'est son terme.
00:23:12Il parle là
00:23:13des gamins exclus
00:23:14pour faute
00:23:14mais qui in fine
00:23:15ne font que changer d'école.
00:23:17Lui,
00:23:17il veut les sortir
00:23:18du circuit classique
00:23:19et les placer
00:23:20dans des établissements
00:23:20avec des règles strictes
00:23:22encadrées par du personnel
00:23:23expérimenté et volontaire
00:23:24et je le cite
00:23:25des enseignants
00:23:26qui ont la poigne.
00:23:27On ne sait pas très bien
00:23:28ce que ça veut dire
00:23:28pour le moment
00:23:29mais on verra.
00:23:30Il va plus loin encore.
00:23:31Pourquoi pas les éloigner
00:23:32d'une famille
00:23:33qu'il juge défaillante ?
00:23:34Alors, ça a la couleur
00:23:35d'une maison de correction,
00:23:36ça a l'odeur
00:23:37d'une maison de correction
00:23:38mais Retailleau souligne
00:23:38que non,
00:23:39ce n'est pas une maison
00:23:40de correction.
00:23:41Après 50 ans
00:23:41de collège unique,
00:23:42Retailleau nous fait
00:23:43sa révolution culturelle.
00:23:44C'est ce qu'on retient.
00:23:45Sur le fond,
00:23:47il a peut-être raison.
00:23:48Sur le fond,
00:23:48il a peut-être raison.
00:23:50Sur la forme,
00:23:50c'est un peu violent.
00:23:51Sur la forme,
00:23:51comment on la met en place ?
00:23:52On sent l'ancien ministre
00:23:53de l'Intérieur
00:23:54qui se met dans les habits
00:23:55du ministre
00:23:56de l'Éducation nationale.
00:24:11Vous nous faites danser.
00:24:14Anissa,
00:24:15c'est une chanson brésilienne.
00:24:16Pourquoi ?
00:24:17Parce que contrairement
00:24:18à ce qu'on nous avait dit,
00:24:19le Mercosur pose des problèmes.
00:24:22Et alors que les gouvernants
00:24:23qui ont signé ce traité,
00:24:25ces dirigeants européens
00:24:26qui nous avaient dit
00:24:27tout le bien
00:24:27qu'ils pensaient du Mercosur,
00:24:29ça y est,
00:24:30enfin,
00:24:30on va interdire
00:24:32l'importation
00:24:33de la viande brésilienne
00:24:34parce qu'elle pose
00:24:34des problèmes de santé.
00:24:36Le Brésil ne respecte pas
00:24:38les codes,
00:24:38les engagements
00:24:39qu'il avait pris
00:24:39pour signer le Mercosur,
00:24:41notamment en termes
00:24:42d'antibiotiques
00:24:42et la viande brésilienne
00:24:44dans ces conditions,
00:24:45elle est nocive.
00:24:46Donc,
00:24:46les paysans ont gagné.
00:24:47La FNSOA
00:24:48qui s'était battue aussi,
00:24:49elle n'est pas toujours
00:24:50dans le bon camp,
00:24:51mais elle s'était battue
00:24:52et a obtenu gain de cause.
00:24:53Donc,
00:24:53régulation sur l'importation
00:24:54des viandes du Mercosur
00:24:55et notamment
00:24:56de ce bœuf brésilien
00:24:57qui ne répond pas
00:24:58aux normes
00:24:59que nous imposons
00:25:00aux éleveurs,
00:25:00aux agriculteurs européens.
00:25:01Eh bien là,
00:25:02les signataires
00:25:03de ce traité
00:25:06qui est pour moi
00:25:07une aberration
00:25:08et on s'est battus
00:25:08totalement.
00:25:09Alors,
00:25:10c'est avantageux
00:25:11pour les industriels
00:25:11mais pour notre agriculture
00:25:13qui est déjà exposée,
00:25:13qui est déjà fragile,
00:25:14c'est une véritable catastrophe
00:25:15dont nous avions raison
00:25:17de dire qu'il y a un problème
00:25:18avec le Mercosur.
00:25:19Nous avions raison
00:25:20de dire que la viande brésilienne
00:25:21pose des problèmes
00:25:22et pour le coup,
00:25:23les pouvoirs publics,
00:25:24le gouvernement a dû reconnir.
00:25:25La viande,
00:25:26à partir du 3 septembre,
00:25:27à partir d'aujourd'hui,
00:25:28la viande,
00:25:28l'importation de viande brésilienne
00:25:30est suspendue
00:25:31en Union Européenne.
00:25:32C'est une bonne nouvelle.
00:25:34Anissa,
00:25:35alors,
00:25:36on va parler
00:25:36des accidents médicaux.
00:25:39Parcours du combattant.
00:25:40Alors,
00:25:40pour parler des accidents médicaux,
00:25:41on est obligé
00:25:42de parler de l'ONIAM,
00:25:43autrement dit
00:25:44l'Office National
00:25:45d'Indemnisation
00:25:46des Accidents Médicaux.
00:25:48Alors,
00:25:48cet organisme
00:25:49censé vous aider
00:25:50et vous apporter
00:25:51une compensation financière
00:25:52si vous avez été victime
00:25:53d'un accident médical.
00:25:55Pour vous la faire courte,
00:25:56depuis la loi
00:25:57Kouchner de 2002,
00:25:58a été créé
00:25:59un système
00:26:00pour éviter
00:26:00que vous passiez
00:26:01des années
00:26:02devant les tribunaux
00:26:03pour obtenir compensation.
00:26:05La promesse,
00:26:05sur le papier,
00:26:06on adore,
00:26:07c'est une indemnisation
00:26:08amiable,
00:26:08rapide,
00:26:09gratuite,
00:26:09au nom de la Solidarité Nationale.
00:26:11Sur le papier,
00:26:12une commission dispose
00:26:13de 6 mois,
00:26:14une fois le dossier complet,
00:26:16pour rendre son avis.
00:26:17Et puis,
00:26:17si votre droit
00:26:18à l'indemnisation
00:26:19est reconnu,
00:26:20alors l'ONIAM
00:26:20ou l'assureur
00:26:21passe à la caisse
00:26:22et vous font
00:26:22une proposition
00:26:24dans un délai
00:26:24de 4 mois.
00:26:25Alors ça,
00:26:26c'est sur le papier,
00:26:27parce que dans les faits,
00:26:28l'affaire est moins reluisante.
00:26:30L'an passé,
00:26:31le délai moyen
00:26:32d'instruction
00:26:32des demandes
00:26:33dépassait les 10 mois,
00:26:34notamment parce que
00:26:35le délai de l'expertise médicale
00:26:36prenait à elle seule
00:26:38déjà 6 mois.
00:26:39Alors à ce stade,
00:26:40vous avez un peu plus
00:26:41de la moitié
00:26:41des dossiers
00:26:42qui passent
00:26:42et qui obtiennent compensation.
00:26:44La Cour des Comptes
00:26:45avait d'ailleurs
00:26:46été extrêmement sévère
00:26:47sur le fonctionnement
00:26:48de ce système,
00:26:49parlant d'une indemnisation
00:26:50des victimes dévoyées,
00:26:51c'est son terme exact,
00:26:53et puis d'une remise
00:26:54en ordre impérative.
00:26:55En tout cas,
00:26:56ça, c'était leur ordre.
00:26:57Voilà.
00:26:57Alors on ne va pas
00:26:58complètement jeter
00:26:59l'opprobre sur l'Ognum.
00:27:00Après tout,
00:27:00en 2025,
00:27:01ils ont quand même
00:27:02indemnisé plus de 1000 victimes
00:27:03et ils ont déboursé
00:27:04près de 195 millions d'euros.
00:27:07Mais le parcours est long,
00:27:08il est douloureux
00:27:09pour des gens
00:27:09qui ont déjà vécu
00:27:10un drame personnel
00:27:11qui est,
00:27:12je le rappelle,
00:27:13une faute médicale.
00:27:14sujet très ancien,
00:27:16inquiétant,
00:27:17qui suscite beaucoup d'émotions,
00:27:18évidemment,
00:27:18et surtout quand on est
00:27:19confronté à des tragédies.
00:27:20Les chiffres que vous avez donnés
00:27:22sont édifiants
00:27:23et on rappelle
00:27:24le nombre de gens
00:27:25qui ne savent pas
00:27:25qu'ils peuvent être indemnés.
00:27:26Et puis surtout,
00:27:27c'est à quel moment
00:27:28on peut considérer
00:27:29que c'est un accident médical.
00:27:30Il y a les maladies
00:27:31nosocomiales,
00:27:31bien entendu,
00:27:32on sait qu'on pourrait
00:27:33trouver des solutions,
00:27:33les poignées en cuivre,
00:27:34notamment sur les portes
00:27:36puisqu'elles sont antibactériennes,
00:27:37et ensuite des gens
00:27:38qui repartent
00:27:39avec une tragédie médicale
00:27:40et qui ne savent pas.
00:27:41C'est pour ça que le NIAM
00:27:42avait été créé,
00:27:43justement,
00:27:43pour éviter le parcours
00:27:45déjà judiciaire.
00:27:46Vous avez l'air de dire
00:27:47que ça va plutôt
00:27:47dans le bon sens,
00:27:48même s'il reste encore
00:27:49beaucoup de travail à faire
00:27:51et leur faciliter la tâche
00:27:52déjà pour avoir accès
00:27:53à la NIAM
00:27:54et toutes les procédures.
00:27:55Il y a beaucoup de pas à faire
00:27:55et ce n'est pas moi
00:27:55qui le dis,
00:27:56c'est la Cour des Comptes.
00:27:56Donc en tout cas,
00:27:57quand on est à l'hôpital,
00:27:58vigilance,
00:27:58et s'il y a un problème,
00:27:59on sait qu'il y a des recours
00:28:01et se renseigner.
00:28:02Alors il paraît
00:28:03qu'il n'y a pas en ligne,
00:28:04il faut écrire.
00:28:05C'est très long,
00:28:07c'est aussi ce qu'il aurait reproché
00:28:09aussi par la Cour des Comptes,
00:28:11c'est faciliter un petit peu
00:28:12la façon d'accéder
00:28:13à leurs ressources.
00:28:14C'est pas un peu
00:28:15sans arrière-pensée,
00:28:16c'est pas un petit peu
00:28:17fait exprès
00:28:17pour freiner un petit peu.
00:28:18Évidemment,
00:28:19je ne peux pas me permettre
00:28:20de le dire,
00:28:21je retire ce que j'ai dit,
00:28:23mais on peut se poser la question.
00:28:24Aujourd'hui,
00:28:25on nous impose le numérique
00:28:26partout,
00:28:26si vous n'êtes pas
00:28:27un dossier en ligne,
00:28:28vous n'avez rien,
00:28:29et là, pour le coup,
00:28:29il faut le bon cachet postal
00:28:32avec l'enveloppe.
00:28:33Enfin, voilà.
00:28:34Chez la mère d'Emilie,
00:28:36j'ai mangé des légumes.
00:28:37Moi !
00:28:38Même que je n'ai même
00:28:39pas mis une heure.
00:28:40Même que chez la mère d'Emilie,
00:28:42ils sont bons,
00:28:42les légumes.
00:28:43C'est plein de couleurs
00:28:44avec du chou romanesco.
00:28:46Même qu'Emilie,
00:28:47c'est pas pour rien
00:28:48que c'est ma copine.
00:28:50Ouais !
00:28:51Poilé de légumes bonduel.
00:28:52Quand c'est bon,
00:28:53c'est bonduel.
00:28:55Anissa,
00:28:55vous avez recours
00:28:56quelques fois aux légumes
00:28:57en conserve ou surgelés ?
00:28:58Eh bien, je vous avoue,
00:29:00oui,
00:29:00pour des questions pratiques,
00:29:01c'est quand même facile
00:29:02d'en avoir toujours
00:29:03dans le congélateur.
00:29:04Moi, je les défends
00:29:05parce qu'un légume,
00:29:07même pour un poisson,
00:29:09surgelé ou congelé
00:29:10qui a été pris
00:29:11dans sa fraîcheur
00:29:12et qui est restitué,
00:29:13plutôt qu'un produit
00:29:14qui a vu un petit peu
00:29:15du hangar
00:29:16et qui n'est pas forcément
00:29:17qu'il y a à l'arrosé.
00:29:18Et puis, vous avez des légumes
00:29:20qui...
00:29:20Je ne vais pas dire
00:29:21qu'ils supportent bien,
00:29:22qu'ils s'améliorent.
00:29:22Les petits pois,
00:29:23je ne vais pas citer de marque.
00:29:24Enfin, voilà.
00:29:25Dans l'industrie agroalimentaire,
00:29:26il y a des produits surgelés
00:29:27et il y a des conserves
00:29:28aussi excellentes.
00:29:30Je ne vais pas les citer non plus,
00:29:31mais ce sont des maisons
00:29:31françaises connues
00:29:32dont les noms sont connus.
00:29:34Et bien, figurez-vous,
00:29:36légumes surgelés
00:29:37où on conserve,
00:29:37ils sont victimes
00:29:38de la canicule.
00:29:39En fait, je me dis,
00:29:39mais attendez,
00:29:40la canicule,
00:29:40puisque c'est frais,
00:29:41il n'y a pas de problème
00:29:42puisque si,
00:29:43ils viennent quand même
00:29:43du champ,
00:29:44ils viennent quand même
00:29:45d'agriculteurs
00:29:46qui les ont cueillis
00:29:47et s'il n'y a pas d'eau
00:29:48ou s'il n'y a pas de pluie,
00:29:49il y a des légumes en moins
00:29:50et donc, à un moment donné,
00:29:51nous allons avoir
00:29:52à retardement
00:29:54des pénuries
00:29:55dans les rayons
00:29:55de grandes surfaces
00:29:56et chez les marchands
00:29:58dans les épiceries,
00:29:59chez les marchands de comestibles,
00:30:01et bien,
00:30:01si vous avez l'habitude
00:30:02d'avoir,
00:30:03de travailler,
00:30:05de cuisiner
00:30:05des produits en conserve,
00:30:06des légumes frais en conserve,
00:30:08et que je dis bien
00:30:08des légumes frais en conserve
00:30:09parce qu'au départ,
00:30:10ils ont été frais
00:30:10et les légumes surgelés aussi,
00:30:12ils ont été frais,
00:30:13et bien là,
00:30:13s'il n'y en a plus
00:30:13parce que la canicule,
00:30:15la sécheresse
00:30:15a réduit la production agricole
00:30:17et il y a de vraies tragédies
00:30:18dans certains territoires,
00:30:19on y reviendra,
00:30:19on fera une émission là-dessus,
00:30:21et bien,
00:30:22ben,
00:30:22vous vous rendez compte,
00:30:24alors,
00:30:26et là,
00:30:26on va manquer de légumes
00:30:27dans le conserve ou surgelés
00:30:28parce que la sécheresse fait
00:30:29qu'on n'a pas pu les récolter,
00:30:31on est confronté
00:30:32aux problèmes climatiques,
00:30:33à la folie des hommes,
00:30:34à cette détérioration
00:30:35de la planète
00:30:36jusque dans nos rayons
00:30:38de légumes,
00:30:38c'est quand même
00:30:39une tragédie.
00:30:40Et c'est bien triste,
00:30:41on continue Péricault,
00:30:42ça va être bientôt
00:30:43l'heure du grand rendez-vous,
00:30:44celui d'André Bercoff,
00:30:45et il va revenir
00:30:46sur un volte-face,
00:30:47celui de Jean-Luc Mélenchon
00:30:48sur le port du voile.
00:30:51Midi 14h,
00:30:52Sud Radio,
00:30:53la France dans tous ses états.
00:30:55Vous êtes bien sûr Sud Radio,
00:30:57il est 12h46,
00:30:57et nous allons entendre
00:30:59le grand rendez-vous
00:30:59dans tous ses états,
00:31:01qui va nous parler,
00:31:02avant que je reçoive
00:31:03Julien Dray,
00:31:04de Jean-Luc Mélenchon
00:31:05et le voile islamique.
00:31:06Écoutez,
00:31:07ça vaut le déplacement.
00:31:10Ici Sud Radio,
00:31:12les Français parlent au français,
00:31:15les carottes sont cuites.
00:31:18Sud Radio Bercoff
00:31:19dans tous ses états.
00:31:20Je ne suis pas le seul,
00:31:21comme vous le savez,
00:31:22à être dans tous mes états.
00:31:24Alors,
00:31:25on va reparler,
00:31:25effectivement,
00:31:27non seulement de Mélenchon,
00:31:29mais de l'état,
00:31:30de la politique en France,
00:31:31aujourd'hui,
00:31:32à l'heure de la course
00:31:33à la présidentielle.
00:31:35Alors,
00:31:35c'est très intéressant.
00:31:36Jean-Luc Mélenchon
00:31:37ne va pas s'étendre
00:31:39sur lui,
00:31:40sur LFI,
00:31:40etc.
00:31:41C'est une des personnes
00:31:42qui va être très bien placée,
00:31:44en tout cas,
00:31:44à la course au présidentiel,
00:31:46qui votera,
00:31:47verra.
00:31:47Mais en attendant,
00:31:49effectivement,
00:31:50le voile.
00:31:51Alors,
00:31:51le voile,
00:31:52Marine Le Pen dit
00:31:53pourquoi ne pas faire
00:31:54un référendum
00:31:55sur le voile.
00:31:58Telle ou telle personne
00:31:59a dit oui,
00:32:00mais c'est de la politique
00:32:01politicienne.
00:32:02Et puis,
00:32:03alors,
00:32:03le voile,
00:32:04c'est intéressant,
00:32:05c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:32:07a dit hier,
00:32:08écoutez,
00:32:09j'ai fait une erreur
00:32:09terrible sur le voile.
00:32:11Oui,
00:32:11j'ai dit des choses
00:32:12qui n'allaient pas.
00:32:13Et,
00:32:14qu'est-ce qu'il a dit
00:32:15qui n'allait pas ?
00:32:16Il y a une dizaine
00:32:17d'années.
00:32:18Écoutez ce que disait
00:32:20Jean-Luc Mélenchon.
00:32:21Ah bah,
00:32:21depuis la femme
00:32:22qui se rase la tête
00:32:23et se met une perruque
00:32:23par-dessus
00:32:24pour suivre les prescriptions
00:32:25de la Bible,
00:32:26à celle qui se met
00:32:27un foulard sur la tête
00:32:28parce que c'est un rapport
00:32:30avec Dieu,
00:32:30paraît-il,
00:32:31je ne vois pas
00:32:31où Dieu s'intéresserait
00:32:32à un chiffon sur la tête.
00:32:34Alors,
00:32:34je ne vois pas
00:32:35où Dieu s'intéresserait
00:32:36à un chiffon sur la tête.
00:32:37Et,
00:32:38il dit aujourd'hui,
00:32:39ce que j'ai dit,
00:32:40c'est une erreur terrible.
00:32:41Allez,
00:32:42disons le mot,
00:32:42c'est du connerie,
00:32:43je ne savais pas,
00:32:44etc.
00:32:45Attendez,
00:32:46je ne savais pas,
00:32:47mais ce n'est pas une erreur
00:32:48de jeunesse.
00:32:49Je ne comprends pas.
00:32:50Aujourd'hui,
00:32:50Mélenchon,
00:32:51il a 75 ans.
00:32:52Ok ?
00:32:53Il a dit ça,
00:32:53il avait 60 ou 65 ans.
00:32:56Pas exactement.
00:32:57Enfin,
00:32:57ce n'était pas
00:32:58un petit jeune,
00:33:00ce n'était pas
00:33:00quelqu'un
00:33:01qui était
00:33:02effectivement
00:33:04dans le charme discret
00:33:08du laïcard.
00:33:09Non,
00:33:10non,
00:33:10non,
00:33:10pas du tout.
00:33:11Alors,
00:33:12pourquoi ?
00:33:12Pourquoi on le sait très bien.
00:33:13Et c'est un vrai problème
00:33:15aujourd'hui
00:33:15qui dépasse de loin Mélenchon.
00:33:17C'est-à-dire que,
00:33:18hier,
00:33:19j'écoutais Brice Tinturier
00:33:21dans une émission,
00:33:24une chaîne,
00:33:25je crois que c'était quotidien,
00:33:26oui,
00:33:27c'était quotidien,
00:33:28et il disait quelque chose
00:33:29de très important
00:33:30et qui montre tout ça,
00:33:31que les Français,
00:33:32en ont un ras-le-bol,
00:33:33mais pas ras-le-bol,
00:33:34c'est un ras-le-bol,
00:33:35lui disait-il,
00:33:36disait Tinturier,
00:33:3840 ans ou 30 ans
00:33:40de politologie
00:33:41et de sondologie,
00:33:42puisqu'il est directeur
00:33:44de sondage,
00:33:46j'ai jamais vu ça,
00:33:47les Français n'en peuvent plus,
00:33:48ils veulent renverser la table,
00:33:50c'est vraiment aussi radical
00:33:52qu'avant que ce soit.
00:33:53Alors,
00:33:53ce qu'il appelle le populisme,
00:33:54que ça veut dire le populisme,
00:33:56c'est le peuple qui s'exprime,
00:33:57ah oui,
00:33:58ça fait populiste,
00:33:59populiste,
00:33:59ça fait un peu
00:34:00pas propre sur soi.
00:34:02Eh bien,
00:34:02les Français,
00:34:03ils n'en peuvent plus,
00:34:04ils veulent non seulement
00:34:05renverser la table,
00:34:06mais ils n'écoutent plus
00:34:07ce que disent les politiciens
00:34:08parce qu'ils n'y croient plus.
00:34:10Et ça,
00:34:10ce n'est pas seulement Mélenchon,
00:34:13c'est effectivement
00:34:15tout le centre,
00:34:16tout le marais,
00:34:17tout ceci,
00:34:18cela,
00:34:19qui est épargné aujourd'hui ?
00:34:21Eh bien,
00:34:21pratiquement personne.
00:34:23Et c'est ça le plus grave.
00:34:24C'est que Mélenchon,
00:34:26évidemment,
00:34:26il était à 400 000 voix,
00:34:28il dit,
00:34:28mais à 400 000 voix,
00:34:29j'étais au second tour,
00:34:30donc maintenant,
00:34:31il faut tout prendre,
00:34:32il faut que je rave,
00:34:33il faut que je fasse
00:34:34le plein des voix,
00:34:35donc le voile,
00:34:37j'irai partout,
00:34:37le vote communautariste,
00:34:39tout ce que je peux prendre,
00:34:40je prends.
00:34:40Bon,
00:34:41les agriculteurs,
00:34:42j'en ai rien à faire,
00:34:43les petits blancs,
00:34:44machin,
00:34:44j'en ai rien à faire,
00:34:46prenons les woke,
00:34:47prenons les gauchos,
00:34:49prenons les islamistos,
00:34:51etc.,
00:34:52et on va faire
00:34:53que je serai au second tour,
00:34:54et,
00:34:55ah,
00:34:55si Marx et Dieu sont d'accord,
00:34:57eh bien,
00:34:58je serai président.
00:34:59mais que ce soit un certain nombre
00:35:01de gens de l'élite,
00:35:03de la soi-disant élite,
00:35:05eh bien,
00:35:05tout le monde,
00:35:06c'est pas tout va très bien,
00:35:08madame Lamarcky,
00:35:08certes,
00:35:09mais c'est soit la faute aux autres,
00:35:10soit,
00:35:11ouh là là,
00:35:12j'ai dit une chose terrible,
00:35:13et je corrige,
00:35:14parce que les 400 ou les 500
00:35:16ou les 1 million de voix,
00:35:17eh bien,
00:35:17ça va être en fonction
00:35:18de ce que je vais dire aujourd'hui.
00:35:20Évidemment que le politique
00:35:22doit prendre le pouvoir,
00:35:23mais à n'importe quel prix,
00:35:25ça ne va pas.
00:35:25Pourquoi ?
00:35:26Et je ne parle même pas du tout
00:35:27en tant que moral,
00:35:28en tant que réaliste
00:35:30et que cynique même,
00:35:31si vous voulez,
00:35:32et ça ne me gêne pas,
00:35:33c'est qu'ils vont perdre
00:35:35qui va croire quoi ?
00:35:37Qui va avoir confiance à qui ?
00:35:40Eh bien,
00:35:40voilà ce qui se passe.
00:35:41Quand Mélenchon,
00:35:42à 60 ans,
00:35:44dit quelque chose
00:35:44et 15 ans après,
00:35:45dit exactement le contraire,
00:35:47quand tous les autres disent,
00:35:50effectivement,
00:35:50ils ont été au pouvoir
00:35:51pendant 16-17 ans,
00:35:53les Attal,
00:35:54les Le Maire
00:35:57et tous les autres
00:35:58et Édouard Philippe.
00:35:59Oui, oui,
00:35:59mais non,
00:36:00là on va tout changer.
00:36:01Ça ne marche plus.
00:36:03C'est fini
00:36:03et je crois qu'on va le voir
00:36:05et de manière assez violente.
00:36:07Hélas,
00:36:08hélas,
00:36:09et je ne m'en réjouis pas du tout
00:36:10d'ici avril-mai.
00:36:11En attendant,
00:36:13eh bien,
00:36:13écoutez,
00:36:14vivez bien
00:36:14et à demain.
00:36:18Vous venez d'entendre
00:36:19André Bercoff
00:36:20qui a soulevé
00:36:21un problème extrêmement tépineux
00:36:23qui est le problème
00:36:23de l'intégration
00:36:24et qui nous explique
00:36:26que Jean-Luc Mélenchon,
00:36:28pour des raisons
00:36:29de clientélisme électoral,
00:36:30c'est la pensée d'André,
00:36:32j'espère être fidèle
00:36:32à ce qu'il veut dire,
00:36:34n'hésite pas
00:36:34à faire appel
00:36:35à des gens
00:36:35qui refusent peut-être
00:36:36l'intégration,
00:36:37qui refusent
00:36:38la citoyenneté française,
00:36:39mais qui ont le droit
00:36:40de vote.
00:36:40Est-ce que c'est
00:36:41un comportement républicain ?
00:36:42Ça tombe bien,
00:36:43on a Julien Drey dans le studio,
00:36:44on va en parler avec lui
00:36:45parce qu'il est très,
00:36:46très, très, très avisé
00:36:47pour pouvoir disserter
00:36:48sur cette évolution
00:36:51idéologique,
00:36:51tactique,
00:36:52peut-être stratégique
00:36:53de Jean-Luc Mélenchon.
00:36:54Nous avons Dominique.
00:36:56Bonjour Dominique.
00:36:57Vous nous appelez
00:36:59de péage en Roussillon
00:37:00ou dans le Vaucluse,
00:37:02c'est ça ?
00:37:03Non, je vous appelle
00:37:04de Roussillon.
00:37:04De Roussillon tout court,
00:37:05d'accord.
00:37:07Qu'est-ce que vous inspire
00:37:09l'éditorial
00:37:10d'André Bercoff ?
00:37:11Alors, l'éditorial
00:37:13d'André Bercoff,
00:37:14je ne retirerai pas
00:37:15une virgule
00:37:15de ce qu'il vient de dire.
00:37:18Je voudrais simplement
00:37:19rappeler le cynisme
00:37:20de Jean-Luc Mélenchon
00:37:21qui, parce qu'il a dit
00:37:24qu'il avait changé d'avis
00:37:25simplement en discutant
00:37:26quelques fois
00:37:27avec des femmes voilées,
00:37:28il reconnaissait
00:37:29qu'il avait fait une erreur.
00:37:30Mais c'est un peu
00:37:31trop facile.
00:37:32C'est un peu trop facile,
00:37:33c'est prendre les musulmans
00:37:34pour des abrutis.
00:37:35J'espère que les musulmans
00:37:36sont beaucoup plus intelligents
00:37:37que cela.
00:37:38Ce qui m'inquiète,
00:37:39ça ne sont pas
00:37:39les musulmans finalement.
00:37:40C'est la jeunesse.
00:37:41C'est la jeunesse
00:37:42qui aujourd'hui
00:37:43n'a pas cette formation politique,
00:37:44n'a pas cette culture politique,
00:37:46n'a pas cette densité politique,
00:37:48n'a pas su, par exemple,
00:37:49qu'il y a quelques années,
00:37:52en 1996,
00:37:53Jean-Luc Mélenchon
00:37:53était capable
00:37:55de dire
00:37:55que le seul parti
00:37:57qui avait vraiment
00:37:59une constitution politique réelle,
00:38:01c'était le RN
00:38:02de Jean-Marie Le Pen.
00:38:03Il le disait
00:38:04dans un quotidien
00:38:05du Républicain
00:38:06lorsqu'il était sénateur.
00:38:07Lorsqu'il était sénateur,
00:38:09j'ai les écrits,
00:38:09les paroles s'envolent,
00:38:10les écrits restent.
00:38:11Jean-Luc Mélenchon finalement,
00:38:13c'est une girouette
00:38:14qui s'enlevant
00:38:15et qui s'oriente
00:38:17en fonction des événements.
00:38:18Et aujourd'hui,
00:38:19il a besoin du vote musulman,
00:38:21il a besoin du vote woke,
00:38:22il a besoin du vote écolo,
00:38:24il est capable de tout,
00:38:26il est capable de lécher
00:38:27n'importe quelle babouche
00:38:29pour essayer d'obtenir
00:38:30un électorat
00:38:31ou un fonds d'électorat.
00:38:33Aujourd'hui,
00:38:34Jean-Luc Mélenchon finalement,
00:38:35c'est la lie de la politique,
00:38:37c'est la lie de tout
00:38:39ce que représente la politique
00:38:40au sens noble du terme.
00:38:42Il fait n'importe quoi,
00:38:44il sait de toute façon
00:38:45qu'il est aimé par le public,
00:38:47il est aimé par les médias,
00:38:48parce qu'on entend
00:38:49en permanence dire
00:38:51c'est un formidable tribun,
00:38:53c'est un orateur hors pair.
00:38:55Mais qu'est-ce qu'il dit au fond ?
00:38:57Rien !
00:38:57Du vent !
00:38:58Il promeut la violence,
00:39:00il promeut la discrimination,
00:39:02il promeut la séparation,
00:39:05le séparatisme d'une société
00:39:06qui devrait faire nation,
00:39:08qui devrait être fière de ses racines,
00:39:10en fait,
00:39:10il promeut la désagrégation
00:39:12de tout ce que nous représentons.
00:39:14Je déteste ce bonhomme,
00:39:16ce bonhomme est une imposture
00:39:18et je suis triste pour les musulmans
00:39:20qui iront mettre un ticket dans l'urne
00:39:23pour cette espèce d'imposteur
00:39:24qui ne les représentera jamais.
00:39:26Ce qu'il veut aujourd'hui,
00:39:27c'est le pouvoir,
00:39:29peu importe ce qu'il lui donnera,
00:39:30de toute façon,
00:39:31il s'en fout,
00:39:32ce qu'il veut,
00:39:33c'est avere il povere.
00:39:35Comme un grand dictateur
00:39:36qu'il se proclame,
00:39:38finalement,
00:39:39déjà dans son propre parti,
00:39:40où il est unitaire dans sa pensée,
00:39:43et on a bien vu les purges,
00:39:45ce type,
00:39:46finalement,
00:39:46représente la lie de la politique.
00:39:48Dominique !
00:39:49Ah, parce que je...
00:39:50Dominique !
00:39:51Dominique !
00:39:52On a compris votre ferveur,
00:39:54on a compris votre hostilité,
00:39:56les propos que vous avez tenus
00:39:57sur Jean-Luc Mélenchon
00:39:58ne regardent que vous,
00:40:00on les a diffusés
00:40:01parce qu'il y a une libre parole.
00:40:03Voilà.
00:40:04Eh bien, écoutez,
00:40:04vous introduisez merveilleusement.
00:40:06Merci, Dominique,
00:40:06pour votre témoignage
00:40:07qui était passionné,
00:40:08qui était entier.
00:40:10Vous ne mâchez pas Momo,
00:40:11la langue n'était pas
00:40:12dans votre poche.
00:40:13Ensuite, bon,
00:40:13il y a sujet à débat.
00:40:14Et merci pour cette introduction
00:40:16puisque, Anissa,
00:40:17nous recevons...
00:40:17Nous recevons, évidemment,
00:40:19Julien Dré.
00:40:20Restez avec nous,
00:40:21nous sommes ensemble
00:40:21jusqu'à 14h.
00:40:23Julien Dré,
00:40:24figure emblématique
00:40:25du Parti Socialiste,
00:40:26proche de François Hollande,
00:40:27et il sera avec nous.
00:40:28Une question au cœur des échanges.
00:40:29Faut-il avoir peur
00:40:30du grand Jean-Luc Mélenchon ?
00:40:32Vous souhaitez réagir
00:40:330826 300 300.
00:40:35Midi 14h,
00:40:37Sud Radio,
00:40:37la France dans tous ses états,
00:40:41le face-à-face.
00:40:42Ne me touchez pas, monsieur,
00:40:43vous n'avez pas le droit
00:40:44de me toucher.
00:40:45Personne ne me touche.
00:40:46Ma personne est sacrée,
00:40:47je suis parlementaire.
00:40:49Vous ne me touchez pas !
00:40:50Je vous dis que vous n'avez pas
00:40:51à m'empêcher d'entrer
00:40:52dans mon local.
00:40:53La République,
00:40:53c'est moi !
00:40:54C'est moi qui suis parlementaire !
00:40:56Poussez-vous de là
00:40:57ou amassez de porte !
00:40:58Mais qui a peur
00:41:00du grand Mélenchon ?
00:41:02Pas Julien Dré,
00:41:03en tout cas,
00:41:03qui en 2024
00:41:05a écrit peut-être
00:41:06la biographie
00:41:06la plus cruelle,
00:41:08la plus crue,
00:41:10la plus sincère
00:41:11sur Jean-Luc Mélenchon.
00:41:13Merci Julien Dré
00:41:13d'être avec nous.
00:41:14Merci de me recevoir.
00:41:15En studio,
00:41:15je n'étais pas sûr
00:41:16de vous avoir.
00:41:17Je ne sais pas
00:41:17pourquoi vous avez eu peur.
00:41:18Parce que vous êtes
00:41:19un personnage rare
00:41:20et qui réservait sa parole.
00:41:22Vous êtes une figure
00:41:24pas seulement du Parti Socialiste.
00:41:25Et quand je la donne,
00:41:25je la tiens.
00:41:26Et quand vous me donnez,
00:41:27vous la tenez.
00:41:27Vous êtes une figure
00:41:28pas seulement du Parti Socialiste,
00:41:30vous êtes une figure
00:41:31de la gauche française
00:41:33et vous incarnez
00:41:34cette forme de gauche
00:41:36libre-penseuse,
00:41:37même si vous avez été
00:41:38un homme d'appareil,
00:41:38vous avez été au Parti Socialiste,
00:41:40vous avez connu
00:41:40François Mitterrand.
00:41:41Je me souviens,
00:41:42on parlera après
00:41:43de ce qui est devenu le PS.
00:41:44Je vais vous citer
00:41:44des noms que les gens
00:41:45ne connaissent pas.
00:41:46Je vais vous citer
00:41:46le nom de Didier Motchan,
00:41:48de Jean Popren,
00:41:49des gens qui ont été
00:41:50des partisans de combat
00:41:51avec vous,
00:41:52de cette gauche
00:41:53qui était une vraie gauche,
00:41:54j'allais dire républicaine,
00:41:56une gauche sociale.
00:41:58Et puis l'évolution
00:41:59sociale-démocrate
00:41:59du Parti Socialiste
00:42:00qui finit par les 1,75%
00:42:02de Anne Hidalgo
00:42:03à la présidentielle.
00:42:04Ça a dû vous faire mal
00:42:05quand même,
00:42:05même si vous n'étiez pas
00:42:06de cette équipe.
00:42:07Et là, on parle
00:42:07de Jean-Luc Mélenchon
00:42:08qui a incarné,
00:42:09je vous le dis moi,
00:42:11il a été pour moi,
00:42:12après Chevenement,
00:42:12après Séguin,
00:42:13la personnalité politique
00:42:15qui a incarné
00:42:16un certain espoir,
00:42:17quel que soit le parti
00:42:17d'une résurgence
00:42:18de la République,
00:42:19de cette patrie française,
00:42:21de cette gauche
00:42:22à laquelle on pouvait adhérer
00:42:23même qu'on n'était
00:42:24pas forcément de gauche.
00:42:26Et puis,
00:42:26patatras,
00:42:27on a le revirement,
00:42:28la France Insoumise
00:42:29et un nouveau Mélenchon,
00:42:30cette espèce de
00:42:30Dr Jekyll et Mr Hyde
00:42:33qui aujourd'hui
00:42:34soulèvent le débat.
00:42:35Et vous qui avez été
00:42:36son ami,
00:42:37son compagnon,
00:42:37son partenaire de combat,
00:42:39vous avez des mots
00:42:40très vrais,
00:42:41très durs
00:42:41sur Jean-Luc Mélenchon.
00:42:43Expliquez-nous juste
00:42:43déjà l'anecdote
00:42:45qu'on vient d'entendre.
00:42:46Ma personne est sacrée,
00:42:47la République c'est moi.
00:42:48Quelles sont les circonstances
00:42:49pour lesquelles
00:42:50Jean-Luc Mélenchon
00:42:50se permet de tenir
00:42:52des propos aussi violents
00:42:53vis-à-vis des représentants
00:42:54de l'État
00:42:54qui sont autour de lui ?
00:42:55Alors,
00:42:55l'explication
00:42:56qui m'a été donnée
00:42:56par son ami,
00:42:58son entourage
00:42:59qui continue encore
00:43:00à me parler à l'époque,
00:43:01parce que moi-même
00:43:02j'ai dit
00:43:02mais,
00:43:03excusez-moi,
00:43:04comment ça se fait ?
00:43:05Vous n'avez pas été capable
00:43:05de l'empêcher
00:43:06de péter un boulon,
00:43:07comme on dit.
00:43:09Parce que ce n'est quand même
00:43:10pas à son honneur
00:43:10ce qui s'est passé
00:43:11à ce moment-là.
00:43:12Et l'explication,
00:43:13c'est qu'en fait,
00:43:14Jean-Luc Mélenchon
00:43:15savait,
00:43:16il avait les informations,
00:43:18que ses comptes de campagne
00:43:20étaient examinés
00:43:20et qu'une procédure judiciaire
00:43:22allait être diligentée
00:43:23et qu'il y avait
00:43:24un risque de perquisition.
00:43:25Donc quand la perquisition
00:43:26commence,
00:43:27il n'est pas surpris
00:43:27et d'ailleurs,
00:43:28il réagit assez intelligemment
00:43:29parce que,
00:43:30j'en souviens peut-être pas,
00:43:32mais c'est lui
00:43:32qui annonce la perquisition.
00:43:34Il prend son portable,
00:43:35il montre,
00:43:35il y voyait,
00:43:35etc.
00:43:36Ce qu'il n'avait pas vu,
00:43:37c'est que le champ d'investigation
00:43:39allait s'étendre
00:43:40à sa propre campagne.
00:43:41Compagne,
00:43:42pas campagne.
00:43:42Sa propre campagne
00:43:43qui était là
00:43:44et qui n'a pas supporté
00:43:46ce qui était en train
00:43:46de se passer.
00:43:47Donc ça l'a mis
00:43:47dans tous ses états
00:43:48et donc il est parti
00:43:49en furie.
00:43:51Ses copains l'attendaient
00:43:52au café en bas
00:43:53pour un peu préparer les choses.
00:43:55Il n'aura même pas
00:43:56donné le temps.
00:43:56Il est monté.
00:43:57D'ailleurs,
00:43:57il court après
00:43:57parce que,
00:43:58voilà.
00:43:59Donc l'homme d'état
00:44:00qu'il est,
00:44:01ce qui est indéniable,
00:44:02peut à un moment donné
00:44:03avoir ce pétage de boulons
00:44:04qui fait qu'il n'est.
00:44:05Jean-Luc Mélenchon
00:44:06est capable d'avoir
00:44:06des états comme ça.
00:44:07Qui perd ses moyens.
00:44:08Je ne sais pas
00:44:09s'il perd ses moyens
00:44:10ou s'il surjoue.
00:44:11Voilà,
00:44:12parce qu'il a aussi
00:44:12une tendance,
00:44:14il y a un côté comédien
00:44:16fort,
00:44:17un homme de théâtre,
00:44:18Jean-Luc Mélenchon.
00:44:20Et donc,
00:44:20des fois,
00:44:20il surjoue.
00:44:21Peut-être que dans sa tête
00:44:22aussi,
00:44:23il a surjoué
00:44:23parce qu'il pensait
00:44:24que c'était une manière
00:44:24de détourner l'attention
00:44:26sur la réalité
00:44:27des problèmes
00:44:27qui étaient posés.
00:44:28Bon.
00:44:29Donc,
00:44:29ce n'était pas
00:44:29totalement stupide d'ailleurs
00:44:30parce qu'après,
00:44:31on n'a parlé
00:44:31que de l'altercation
00:44:33mais on n'a pas parlé
00:44:34de la cause
00:44:34qui a conduit à ça.
00:44:36C'est-à-dire quand même
00:44:36des comptes de campagne
00:44:37qui visiblement
00:44:37avaient été
00:44:38plus ou moins
00:44:40mis en place
00:44:40pour permettre
00:44:41qu'une cassette
00:44:43soit constituée
00:44:44pour les mauvais jours.
00:44:45Ça a fait le buzz.
00:44:46Ça avait le tour du France
00:44:47pour ne pas dire du monde.
00:44:48Il a été sanctionné d'ailleurs
00:44:49pour ce comportement
00:44:50par la justice.
00:44:51Vous dites d'ailleurs
00:44:52dans Qui est Mélenchon
00:44:53publié en 2024.
00:44:55Il y a un petit côté
00:44:56bipolaire quelquefois
00:44:57dans le personnage.
00:44:59Il y a des personnages
00:44:59à facettes
00:45:00qui peuvent avoir
00:45:00des attitudes
00:45:01et puis surtout
00:45:02des redressements
00:45:02tout d'un coup
00:45:03des volte-face.
00:45:04C'est le cas.
00:45:05On en a parlé justement.
00:45:06Mélenchon fait partie
00:45:07de ses responsables politiques
00:45:10qui ont pour une part
00:45:11comme moteur
00:45:12le ressentiment.
00:45:13Il y a plusieurs personnages
00:45:15dans la vie politique française
00:45:16qui sont retrouvés
00:45:17un peu dans la même situation
00:45:18que lui.
00:45:18Vous voulez dire
00:45:18que c'est un rancunier ?
00:45:19C'est un rancunier.
00:45:20Il a un ressentiment terrible
00:45:21et le ressentiment
00:45:22il a à l'égard
00:45:23de personnes
00:45:24dont il pense
00:45:24qu'ils n'ont pas le niveau
00:45:26qu'ils n'ont pas la hauteur
00:45:27qu'ils n'ont pas sa force
00:45:28et qu'eux sont là
00:45:30alors que lui
00:45:30n'est pas là.
00:45:32Et le principal
00:45:33dans cette affaire-là
00:45:34celui sur lequel
00:45:35il s'est le plus focalisé
00:45:35et qui va le pousser
00:45:36à quitter le parti saliste
00:45:37c'est François Hollande.
00:45:38D'accord.
00:45:39C'est pour ça qu'il le traite
00:45:40de capitaine de Pédalo.
00:45:41Je ne sais pas si vous le savez.
00:45:42C'est lui l'expression
00:45:42capitaine de Pédalo.
00:45:44Hollande en a beaucoup.
00:45:45Il considère
00:45:46il ne comprend pas
00:45:47que ce ne soit pas lui
00:45:48qui soit en première ligne
00:45:49qui dirige le parti saliste.
00:45:50Et je l'ai souvent entendu
00:45:51me dire
00:45:52au sortir du pouvoir national
00:45:53pas forcément à tort
00:45:54d'ailleurs je suis honnête
00:45:56vu la qualité
00:45:56de ses propres interventions
00:45:57regarde moi cette bande dominable
00:45:58ceux qui dirigent
00:45:59t'as vu
00:46:00ils font des bêtises
00:46:01etc.
00:46:02Bon.
00:46:02Donc il a ce ressentiment
00:46:04mais il y a deux personnages
00:46:05dans l'histoire
00:46:05qui ont vécu
00:46:06à peu près la même chose.
00:46:07Doriot c'est la même chose.
00:46:08Ce n'est pas une insulte
00:46:09de dire ça.
00:46:10Doriot il pense
00:46:11qu'il doit diriger
00:46:12le parti communiste français.
00:46:13Il va à Moscou
00:46:14et à Moscou on lui dit
00:46:14non c'est pas toi
00:46:17il a un ressentiment terrible
00:46:19à l'égard de la Russie.
00:46:21Jacques Doriot
00:46:21et qui devient
00:46:22le plus grand des collabos.
00:46:23Il va devenir
00:46:23un énorme collaborateur
00:46:24un plus grand je ne sais pas
00:46:25mais en tous les cas
00:46:26un collaborateur réel
00:46:28bon qui
00:46:29voilà.
00:46:30Mais Laval c'est pareil.
00:46:32Ancien socialiste.
00:46:32Ancien socialiste.
00:46:33Il ne comprenait pas
00:46:34parce qu'il était intelligent
00:46:35Laval.
00:46:36Il faut être honnête.
00:46:36Et dans les années 30
00:46:37il réfléchit
00:46:38c'est lui qui invente
00:46:39ce qu'on appelle
00:46:40la planification etc.
00:46:41Il ne comprend pas
00:46:42que Léon Blum le méprise.
00:46:43Et il ne comprend pas
00:46:44qu'on passe à côté
00:46:46de ses qualités.
00:46:47Bon il y en a d'autres
00:46:48comme ça.
00:46:48Donc là
00:46:49ce moteur là
00:46:50il est très important
00:46:50dans ce caractère bipolaire.
00:46:52Vous voyez ce que je veux dire.
00:46:53Bien sûr.
00:46:54Bipolaire politiquement.
00:46:55On ne me reconnait pas
00:46:56à la hauteur
00:46:57de ce que je suis.
00:46:58Donc je vais
00:46:58leur montrer
00:46:59ce qui je suis.
00:47:01Et cette fois
00:47:02j'ai toute la liberté
00:47:04pour le faire.
00:47:04Vous avez connu
00:47:05l'époque
00:47:06du sénateur socialiste
00:47:07de l'excellent ministre
00:47:08de la formation professionnelle
00:47:09me semble-t-il
00:47:10ou de l'enseignement supérieur
00:47:11un militant
00:47:12parti socialiste
00:47:14militant PS discipliné
00:47:15loyal
00:47:16proche de François Mitterrand
00:47:17à un moment donné
00:47:19Mitterrandiste
00:47:19Mitterrandiste
00:47:20donc social-démocrate
00:47:22malgré tout
00:47:23même si c'est l'aile gauche
00:47:24de la social-démocratie
00:47:26homme d'appareil
00:47:27homme de parti
00:47:27intellectuellement toujours
00:47:28très cultivé
00:47:29avec une très belle diction
00:47:30c'est un vrai tribun.
00:47:31On dit d'ailleurs
00:47:32avec Jean-Marie Le Pen
00:47:33c'était le dernier
00:47:33des tribuns politiques
00:47:34qui a une élocution
00:47:35tout à fait exemplaire.
00:47:36Et ça renvoie
00:47:37à votre auditeur
00:47:39arrêtons cela
00:47:39parce qu'au nom du fait
00:47:41que c'est un formidable tribun
00:47:42qu'il a une grande culture
00:47:44bon il a une grande culture
00:47:45mais il n'est pas non plus
00:47:46c'est pas le Larousse
00:47:48bon il lit beaucoup
00:47:49il est curieux
00:47:51etc
00:47:51mais c'est pas non plus
00:47:53l'alpha et l'oméga
00:47:54de tout
00:47:55d'autant qu'il a dit des choses
00:47:57parce que vous ne vous avez pas suivi
00:47:58mais si vous relisez
00:47:59l'ouvrage qu'il a écrit
00:48:00sur l'aile du papillon
00:48:03la goutte d'eau
00:48:03sur l'aile du papillon
00:48:04la théorie du chaos
00:48:05c'est ça qu'il a écrit
00:48:06etc
00:48:07je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui
00:48:08ce qu'il est en train de faire
00:48:09correspond à la théorie du chaos
00:48:11bon voilà
00:48:12mais peu importe
00:48:13mais arrêtons
00:48:14parce que
00:48:15il y a un qui lien quand même
00:48:17sur la théorie du chaos
00:48:18il est en train
00:48:18c'est le chaos
00:48:21politique
00:48:22bon
00:48:22mais arrêtons
00:48:23de jouer cela
00:48:25parce qu'à force
00:48:26ça fait que
00:48:27pour toute une partie de l'opinion
00:48:29ben Mélenchon quand même
00:48:30Mélenchon quand même
00:48:32voilà
00:48:32et ben aujourd'hui
00:48:33pour moi il n'y a pas
00:48:33Mélenchon quand même
00:48:34et il n'y a pas Mélenchon quand même
00:48:36depuis le 7 octobre
00:48:38pour autant
00:48:38pour autant
00:48:39on est bien d'accord
00:48:40alors là il y a une vraie fracture
00:48:42une vraie fracture
00:48:42bien entendu
00:48:43avec Israël
00:48:45vous êtes juif
00:48:46Julien Dré
00:48:47donc vous êtes sensible
00:48:47parce qu'Israël
00:48:48parce qu'Israël on peut
00:48:49non mais c'est comme ça
00:48:49qu'il l'habille
00:48:50il dit Netanyahou
00:48:51le gouvernement israélien
00:48:52Tzahal
00:48:52les massacres de Gaza
00:48:53le 7 octobre est une abomination
00:48:55on a un petit peu de mal
00:48:56à dire que le Hamas
00:48:57est un mouvement terroriste
00:48:58il faut leur arracher
00:48:58on ne le dit pas
00:48:59voilà
00:48:59si on finit par le dire
00:49:01mais avec des mots
00:49:01évidemment contournés
00:49:03et on dit surtout
00:49:04voilà
00:49:04est-ce que le 7 octobre
00:49:05justifie que l'état israélien
00:49:07ait pu faire ce
00:49:08ce génocide
00:49:09entre guillemets
00:49:09et voilà
00:49:10et on a aussi
00:49:10de Mme Rima Hassan
00:49:11et il s'engouffre là-dedans
00:49:17je reviendrai
00:49:18cette antenne est marquée
00:49:19sur le signe du parlons vrai
00:49:20et vous et moi
00:49:21on ne sait pas qu'on se connaisse
00:49:22depuis longtemps
00:49:23mais nous savons
00:49:23ce que signifient les mots
00:49:26est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:49:28est anti-israélien
00:49:30ou antisémite ?
00:49:31Non ça
00:49:31le 7 octobre
00:49:34pour quelqu'un comme moi
00:49:35qui était juif
00:49:37mais ni pratiquant
00:49:38ni religieux
00:49:39ça faisait partie
00:49:39de mon patrimoine culturel
00:49:41et familial
00:49:41comme beaucoup
00:49:42beaucoup de français
00:49:44dit de confession juive
00:49:47ça faisait partie
00:49:48de mon patrimoine
00:49:49mais ce n'était pas
00:49:49ma référence
00:49:50voilà
00:49:52je ne me précipitais pas
00:49:54à tous les étés
00:49:55à Tel Aviv
00:49:56nous sommes d'accord
00:49:57mais le 7 octobre
00:49:59il s'est passé quelque chose
00:50:00pour moi
00:50:01qui change tout
00:50:02pourquoi ?
00:50:03parce que j'ai longtemps cru
00:50:05que le débat
00:50:06que nous avions
00:50:08sur le Proche-Orient
00:50:09c'est un débat
00:50:10strictement politique
00:50:12politique au sens
00:50:13où il fallait partager
00:50:14un territoire
00:50:14et il fallait aider
00:50:15à ce que se constitue
00:50:16un état palestinien
00:50:17voilà
00:50:18j'ai eu en face de moi
00:50:19Yasser Arafat
00:50:20je le raconte dans le livre
00:50:21et puis Clinton
00:50:22d'ailleurs
00:50:22l'a confirmé par la suite
00:50:23voilà
00:50:24et j'ai découvert
00:50:26que Yasser Arafat
00:50:27il n'en avait rien à faire
00:50:28de la création
00:50:29d'un état palestinien
00:50:30je lui dis d'ailleurs
00:50:31je lui dis cette phrase là
00:50:32je lui dis mais
00:50:33président
00:50:33parce qu'on l'appelait
00:50:34président Yasser Arafat
00:50:35président
00:50:35vous avez un accord
00:50:36avec Ehud Barak
00:50:37il me dit
00:50:38oh
00:50:38je dis non
00:50:39vous avez un accord
00:50:39qui était le premier ministre
00:50:41et qui sortait
00:50:42de ce qu'on appelait
00:50:43les accords de Candévit 2
00:50:44il me dit
00:50:46non
00:50:46c'est pas si simple
00:50:47je suis d'accord
00:50:48peut-être
00:50:48vous pouvez me dire
00:50:49que les frontières
00:50:49ne sont pas excellentes
00:50:51mais vous avez un état
00:50:52c'est parce que c'est ça
00:50:53qui a été acté
00:50:54avec en plus
00:50:54Jérusalem-Est
00:50:55comme capitale
00:50:56bon chez nous
00:50:57les français ont dit
00:50:58tiens vaut mieux
00:50:58que deux tu ne l'auras
00:50:59bon
00:50:59donc
00:51:00il me dit
00:51:00non non non
00:51:01il me dit
00:51:01cette expression extraordinaire
00:51:02mais j'aurais plus
00:51:03avec monsieur Netanyahou
00:51:04qu'avec monsieur Barak
00:51:05je dis comment
00:51:05vous pouvez nous dire ça
00:51:06nous
00:51:06parce que là
00:51:07c'était l'international socialiste
00:51:08qui était là
00:51:08qui à l'époque
00:51:09avait un poids
00:51:10c'était même Ariel Sharon
00:51:10à l'époque
00:51:11qui était représentant du Likoud
00:51:12et bon
00:51:14et quand je sors
00:51:15de ce voyage
00:51:16on a une discussion
00:51:17très tendue
00:51:17avec le ministre
00:51:19norvégien des affaires étrangères
00:51:20qui avait fait
00:51:21des accords d'Oslo
00:51:22avec le maire de Rome
00:51:23qui s'appelait monsieur Veltroni
00:51:24qui a représenté
00:51:26et avec le patron
00:51:27de l'international
00:51:28qui s'appelait
00:51:28Ulissa Yala
00:51:29qui est un Chilien
00:51:30et moi je dis
00:51:31écoutez désolé
00:51:32pour moi c'est une révélation
00:51:34ce qui vient de se passer
00:51:34c'est terrible
00:51:35et le 7 octobre
00:51:37si vous voulez
00:51:38c'est comme ça
00:51:38que moi je l'ai vécu
00:51:39c'est qu'on n'a pas
00:51:40des gens
00:51:41qui sont en train
00:51:41de se battre
00:51:43pour la création
00:51:44d'un état palestinien
00:51:45on a des gens
00:51:45qui veulent détruire
00:51:46du juif
00:51:47et ça change tout
00:51:48on continue cette conversation
00:51:50reste avec nous
00:51:50on continue d'analyser
00:51:52effectivement le phénomène
00:51:53Mélenchon
00:51:53parce qu'au delà
00:51:54du personnage
00:51:54et des polémiques
00:51:55c'est aussi une trajectoire
00:51:56électorale singulière
00:51:57on va en parler
00:51:58avec le directeur
00:51:59du pôle politique
00:52:00de l'institut de sondage
00:52:01l'IFOP
00:52:03midi 14h
00:52:04Sud Radio
00:52:05la France dans tous ses états
00:52:07Péricault Légas
00:52:08Lénine relève-toi
00:52:11ils sont devenus fous
00:52:17Toi Vladimir Illich
00:52:20t'as raison
00:52:21tu rigoles
00:52:24Toi qui as voyagé
00:52:26dans un wagon plombé
00:52:30Quand tu vois le Saint-Père
00:52:33ton cousin de Pologne
00:52:35bénir tous ses fidèles
00:52:39dans son auto-blindé
00:52:42Vous êtes sur Sud Radio
00:52:43il est 13h20
00:52:45Julien Drey
00:52:45je voulais que vous écoutiez
00:52:46ce morceau de musique
00:52:47que vous connaissez par coeur
00:52:49je vous vois
00:52:50donner l'ail de la tête
00:52:50je sens que ça vous touche
00:52:51quand même
00:52:52parce que
00:52:52le rêve marxiste-léniniste
00:52:54les vrais communistes
00:52:56l'ont eu
00:52:56les socialistes aussi
00:52:58ont vécu cette époque
00:52:59et ce que chante
00:53:00Michel Sardou
00:53:01sous les paroles
00:53:01de la Noé
00:53:02qui n'est pas un homme de gauche
00:53:03c'est facile de nous dire
00:53:05ouais
00:53:05bon
00:53:06on sait que Lénine
00:53:07n'a pas été
00:53:09l'humaniste que l'on croit
00:53:10et on dit toujours
00:53:11Staline a tué plus de gens
00:53:13pour autant
00:53:14c'était l'idéal de la gauche
00:53:15voilà
00:53:15c'est l'idéal léniniste
00:53:16on va parler un peu
00:53:18du
00:53:18on va parler un peu
00:53:19du trotskisme
00:53:20et du Blanchon
00:53:21vous êtes vous-même
00:53:22qu'est-ce qu'on dit
00:53:23d'obédience
00:53:23d'origine
00:53:24vous avez été trotskiste
00:53:25vous avez été trotskiste
00:53:26moi j'ai été élevé
00:53:27par les jésuites
00:53:28on me dit qu'on le reste
00:53:29toute sa vie
00:53:29trotskiste et jésuite
00:53:31on garde un schéma mental
00:53:33quand on a fréquenté
00:53:34comme moi je l'ai fait
00:53:35pas simplement
00:53:36l'organisation trotskiste
00:53:37mais la pensée
00:53:38de Léon Trotski
00:53:39quand on est rentré
00:53:39dans les textes
00:53:40qu'on les a portés
00:53:41qu'on les a
00:53:42ça laisse des traces
00:53:43voilà
00:53:43alors ça laisse des traces
00:53:44et puis
00:53:45avoir fréquenté
00:53:46ces organisations
00:53:47à l'époque
00:53:47qui étaient des écoles
00:53:48de formation
00:53:49ça aussi laisse des traces
00:53:50dans votre vie
00:53:51parce que ça vous apprend
00:53:51des choses
00:53:52la quatrième internationale
00:53:53David David Brostein
00:53:55assassiné par Staline
00:53:56à Mexico en 1940
00:53:57vous savez
00:53:58comme on dit
00:53:59j'ai d'excellents amis
00:54:00trotskistes
00:54:01Julien Dré
00:54:01je m'entends très bien
00:54:02avec eux
00:54:03et ils sont très intelligents
00:54:05et souvent très solidaire
00:54:07et très généreux
00:54:07mais quelquefois
00:54:08il y a la petite pointe
00:54:09qui ressort
00:54:09Julien Dré
00:54:10on va avoir
00:54:11François Croce en ligne
00:54:12l'IFOP
00:54:12avec lequel
00:54:13Financial Media
00:54:14fait quelques fois
00:54:15des enquêtes
00:54:15il va nous
00:54:17redécrypturer
00:54:18derrière lui
00:54:19le phénomène Mélenchon
00:54:20dans les sondages
00:54:21bonjour François Croce
00:54:24bonjour François Croce
00:54:25est-ce que vous me recevez
00:54:29alors
00:54:30ah bon
00:54:31alors attendez
00:54:31on va inverser
00:54:33on aura François Croce
00:54:34tout à l'heure
00:54:34qui va nous décrypter
00:54:35le phénomène Mélenchon
00:54:36dans les sondages
00:54:37on sait qu'il est donné
00:54:38souvent un petit peu faible
00:54:39et puis le résultat
00:54:40est plus fort
00:54:40est-ce que ça se maintient
00:54:41là nous avons au contraire
00:54:43Baptiste
00:54:43bonjour Baptiste
00:54:45bonjour à tous les jours
00:54:46bonjour Baptiste
00:54:47vous nous appelez de Paris
00:54:48Baptiste
00:54:49vous vous êtes pas
00:54:50tout à fait d'accord
00:54:51avec Julien Dré
00:54:51sur l'interprétation
00:54:52qu'il faut faire
00:54:53de la personne
00:54:53de Jean-Luc Mélenchon
00:54:54et je vous écoute
00:54:57c'est le moins
00:54:57qu'on puisse dire
00:54:59non mais je vais vous faire
00:55:00mon décryptage
00:55:01de la situation
00:55:02de Mélenchon
00:55:03donc un décryptage
00:55:04citoyen
00:55:04pas un décryptage
00:55:06sondagier
00:55:07et on serait surpris
00:55:09que peut-être
00:55:09c'est pas celui
00:55:11qu'on s'attend
00:55:11à être pertinent
00:55:13donc en gros
00:55:13moi je vous dis
00:55:15quand même un peu
00:55:15qui je suis
00:55:16et quel est mon background
00:55:17c'est que je ne suis pas
00:55:18du tout électeur
00:55:19de la France Insoumise
00:55:19je ne suis pas du tout
00:55:21un grand fan
00:55:22de Jean-Luc Mélenchon
00:55:23pour tout un tas de raisons
00:55:25en revanche
00:55:25je ne suis pas fan
00:55:26du tout
00:55:28de tous ces gens
00:55:29qui nous expliquent
00:55:30que la seule gauche
00:55:31la gauche républicaine
00:55:32et la seule gauche
00:55:32qui vaille
00:55:33ce soit aujourd'hui
00:55:33le parti socialiste
00:55:35et puisque Julien Dré
00:55:36a bien connu
00:55:36et a un peu aussi
00:55:38été formé
00:55:38à l'école Mitterrand
00:55:39j'aimerais bien
00:55:40qu'il essaye de me dire
00:55:41sincèrement
00:55:42ce que Mitterrand
00:55:43pourrait reprocher
00:55:44au programme
00:55:44de Jean-Luc Mélenchon
00:55:45que le Mitterrand
00:55:45de 80 et du Congrès d'Épinay
00:55:47pourrait reprocher
00:55:48au programme
00:55:48de Jean-Luc Mélenchon
00:55:49parce que finalement
00:55:50c'est la seule chose
00:55:51qui importe
00:55:51c'est le programme
00:55:52moi je vois aujourd'hui
00:55:53les socialistes
00:55:54et Julien Dré
00:55:55qui n'est plus vraiment socialiste
00:55:56mais je les vois
00:55:57cartonner Mélenchon
00:55:58en permanence
00:55:58et à chaque fois
00:55:59je ne peux pas m'empêcher
00:56:00de me dire
00:56:00mais où est le programme
00:56:01où est l'idée
00:56:02où est le projet
00:56:04pour la France
00:56:04où est la vision
00:56:05pour la France
00:56:05la dernière expérience
00:56:06qu'on a eu du socialisme
00:56:07c'est la déchéance
00:56:09de nationalité
00:56:09c'est le renoncement
00:56:10sur le dérèglement climatique
00:56:11c'est le renoncement
00:56:15je dirais à Julien Dré
00:56:16mais Julien
00:56:17expliquez-moi
00:56:17franchement
00:56:18très sincèrement
00:56:19je suis prêt
00:56:19à vous écouter honnêtement
00:56:21expliquez-moi
00:56:22le projet en fait
00:56:23expliquez-moi
00:56:24à moi
00:56:24qui ne suis pas
00:56:25un électeur insoumis
00:56:26expliquez-moi
00:56:27pourquoi
00:56:27je ne devrais pas voter
00:56:29pour ce qui est
00:56:30selon moi
00:56:30le seul programme de gauche
00:56:31pour cette élection présidentielle
00:56:33Baptiste
00:56:34Julien Dré
00:56:34n'est pas ici
00:56:35le représentant d'Olivier Faure
00:56:36on comprend très bien
00:56:37votre marque
00:56:37pourtant
00:56:37Julien Dré
00:56:41Baptiste vous demande
00:56:42camarade Julien Dré
00:56:43qui est devenu
00:56:44le vrai socialisme
00:56:45que l'on portait en 81
00:56:47et dont Baptiste considère
00:56:48que c'est peut-être
00:56:48aujourd'hui
00:56:49Jean-Luc Mélenchon
00:56:49qui le porte
00:56:50qui le tient sur ses épaules
00:56:51plus que
00:56:52déjà si vous permettez
00:56:53une lecture
00:56:53de ce qui s'est passé
00:56:54en 1980
00:56:55le parti socialiste
00:56:56porte un programme
00:56:57de rupture
00:56:58voilà
00:56:58c'est nationalisation
00:57:00en commun
00:57:01attention
00:57:01avec le parti communiste
00:57:03et les radicaux de gauche
00:57:03mais c'est un programme
00:57:05c'est peut-être un programme
00:57:06de rupture
00:57:07il n'a pas les radicaux de gauche
00:57:08Mélenchon
00:57:09non mais c'est quand même
00:57:11un programme de rupture
00:57:11d'accord
00:57:12d'accord
00:57:12Julien Dré
00:57:13mais qu'est-ce qui se passe
00:57:15il se passe
00:57:15qu'en 1983
00:57:19la politique
00:57:20mise en place
00:57:20depuis 80
00:57:21ne marche pas
00:57:22le tournant
00:57:23le tournant
00:57:23le tournant
00:57:23la trahison
00:57:24non c'est pas une trahison
00:57:26c'est une question
00:57:26le virage à droite
00:57:27non c'est pas
00:57:28je me souviens des mots
00:57:28de Georges Marché
00:57:29c'est pour ça que je me dis
00:57:30d'accord mais bon
00:57:31Georges Marché
00:57:32qui est la référence
00:57:32dans la matière
00:57:32la question qui est posée
00:57:34pour François Mitterrand
00:57:34c'est est-ce qu'il sort
00:57:35du serpent monétaire européen
00:57:36donc il décroche
00:57:37la construction européenne
00:57:39ou est-ce qu'il est obligé
00:57:40de remettre de l'ordre
00:57:41dans des finances publiques
00:57:42qui ont explosé
00:57:44et il est obligé
00:57:45et l'erreur
00:57:46qui a commis
00:57:46explosé par une gestion
00:57:48de gauche
00:57:48qui n'était peut-être
00:57:48pas adaptée
00:57:49à la réalité
00:57:50de l'économie française
00:57:51voilà
00:57:52il a sous-estimé
00:57:54il a cru encore
00:57:55qu'on pouvait faire
00:57:55le socialisme
00:57:56dans un seul pays
00:57:57voilà
00:57:57il avait Jacques Delors
00:57:58aux finances quand même
00:57:59c'était un marxiste
00:58:00il pense à cette époque là
00:58:03qu'on peut grosso modo
00:58:04se couper du reste du monde
00:58:05et avancer
00:58:06et il n'arrive pas
00:58:07parce qu'en plus
00:58:08il n'a pas de chance
00:58:09parce qu'il arrive
00:58:10dans une phase
00:58:10de crise économique mondiale
00:58:11qui fait qu'il n'a pas
00:58:12beaucoup de marge de manœuvre
00:58:13bon
00:58:14et là où il y a
00:58:15une chose
00:58:16qui a été
00:58:16une erreur commise
00:58:17par le parti socialiste
00:58:19et par la direction
00:58:20du parti socialiste
00:58:21à l'époque
00:58:21c'est qu'au lieu
00:58:22de dire la vérité
00:58:23on a inventé
00:58:24une théorie
00:58:25qui était
00:58:25la théorie de la pause
00:58:26comment s'appelle
00:58:27le premier secrétaire
00:58:28Lionel Jospin
00:58:28voilà
00:58:30j'explique dans mon livre
00:58:31pourquoi il a dit ça
00:58:33il s'arrangeait
00:58:33avec lui-même
00:58:34à ce moment là
00:58:34avec tout le respect
00:58:35que je lui dois
00:58:36etc
00:58:37j'en comprends bien
00:58:37moi j'ai vu après
00:58:39pendant des années
00:58:40des gens qui me disaient
00:58:41la vraie gauche
00:58:41c'était celle de 81
00:58:43vous savez
00:58:44il faut revenir
00:58:44à la gauche
00:58:45désolé
00:58:45j'étais là
00:58:46j'ai vu
00:58:47la gauche de 81
00:58:48elle a échoué
00:58:49on pouvait pas
00:58:49voilà
00:58:50si on allait jusqu'au bout
00:58:52on savait pas
00:58:53où on allait
00:58:53voilà
00:58:53et c'était une situation
00:58:55catastrophique
00:58:55on aurait pu avoir
00:58:56je dirais
00:58:57un décrochage total
00:58:58de la France
00:58:58par rapport
00:58:59bon
00:58:59donc on a
00:59:00et au lieu de dire
00:59:01on a cru
00:59:02à un moment donné
00:59:03qu'on pouvait
00:59:04s'en sortir tout seul
00:59:05voilà
00:59:05on n'est pas arrivé
00:59:06donc on est obligé
00:59:07de repenser autrement
00:59:08et alors là
00:59:09François Mitterrand
00:59:09me disait un jour
00:59:11oui j'ai fait l'Europe
00:59:12parce que
00:59:13on le paye très cher
00:59:15je reviendrai
00:59:16il me disait
00:59:17moi j'ai fait l'Europe
00:59:18des marchés
00:59:18parce qu'on ne pouvait pas
00:59:21y arriver
00:59:21sans faire d'abord
00:59:22l'Europe des marchés
00:59:23mais il vous appartiendra
00:59:24à vous
00:59:25comme ça il nous repassait
00:59:26le bébé
00:59:26il vous appartiendra
00:59:27à vous
00:59:28de faire l'Europe sociale
00:59:29de reprendre
00:59:31cette démarche
00:59:31etc
00:59:32c'est ça là
00:59:32c'est pour ça que
00:59:33donc on passe sous les fourches
00:59:35du libéralisme
00:59:36à un moment donné
00:59:36pour une sociale démocratie
00:59:39qui fait du réalisme
00:59:40la réale politique
00:59:41comme le disait
00:59:42comme le disait
00:59:43le chancelier allemand
00:59:44Willy Brandt
00:59:45la réale politique
00:59:46finalement le résultat
00:59:47c'est un 75% des voix
00:59:49à la présidence
00:59:49je l'y en dirai
00:59:50non mais c'est de trahison
00:59:51en trahison
00:59:52on va parler vrai
00:59:53c'est de renonciation
00:59:54c'est de résignation
00:59:55c'est de démission
00:59:56c'est de l'abandon de valeur
00:59:58on parle de 80
00:59:59et là vous arrivez
01:00:00à 2021
01:00:01il s'est écoulé
01:00:01en passage 30 ans
01:00:03donc il n'y a pas
01:00:04une continuité
01:00:05il n'y a pas une continuité
01:00:06je veux dire
01:00:07avec toutes les discussions
01:00:09qu'on peut avoir
01:00:10l'expérience de Lionel Jospin
01:00:11en 1997
01:00:13c'est une expérience
01:00:14même si elle finit mal
01:00:15sur le plan électoral
01:00:16parce qu'il a sous-estimé
01:00:17des choses
01:00:18notamment sur la montée
01:00:19de l'insécurité
01:00:20et de la violence
01:00:20c'est pas une mauvaise expérience
01:00:22et c'est une expérience
01:00:23qui quand même
01:00:24marque les choses
01:00:25sur le plan
01:00:25des conquêtes sociales
01:00:26et de ce qui est fait
01:00:27voilà
01:00:28donc je pense que
01:00:30le mythe
01:00:31de l'idée
01:00:31qu'on peut construire
01:00:33quelque chose
01:00:34en rupture
01:00:34avec tout le reste du monde
01:00:35ce mythe là
01:00:36on l'a pas démonté
01:00:37à l'époque
01:00:38voilà
01:00:38mais vous savez
01:00:39puisqu'on a parlé
01:00:40de Michel Sardot
01:00:42oui
01:00:44alors on va reprendre
01:00:45l'histoire
01:00:45la rupture
01:00:46les bolcheviques
01:00:47quand ils prennent le pouvoir
01:00:47en 1917
01:00:48ils font comme Mélenchon
01:00:49ils disent
01:00:50l'emprunt russe
01:00:51on rembourse pas
01:00:52des dettes
01:00:53on les paye pas
01:00:54on se coule du reste du monde
01:00:55vous allez voir ce qu'on va faire
01:00:571921
01:00:57ils sont dos
01:00:58ce qu'on appelle
01:00:58le communisme de guerre
01:00:59ils sont dos au mur
01:00:59ils sont à deux doigts
01:01:00de perdre le pouvoir
01:01:01donc ils inventent à l'époque
01:01:02ce qu'on appelle
01:01:02la nouvelle politique économique
01:01:04qui est l'enrichissement
01:01:05des paysans
01:01:06une famille épouvantable
01:01:07une catastrophe
01:01:09et qui va permettre
01:01:10justement à Staline
01:01:11Julien Dré-Baptiste
01:01:12Julien Dré-Baptiste
01:01:13c'est là bien entendu
01:01:14Baptiste
01:01:14nous restons
01:01:15on fait une petite pause
01:01:17commerciale
01:01:18Baptiste vous restez avec nous
01:01:19et ensuite nous aurons
01:01:20François Grosse
01:01:21pour continuer ce débat
01:01:22passionnant
01:01:23je vais pas dire historique
01:01:24mais je suis content
01:01:25que ce soit sur Sud Radio
01:01:26est-ce qu'il faut avoir peur
01:01:27du Grand Mélenchon
01:01:28on n'est pas d'accord
01:01:29mais on avance
01:01:30dans cette formidable équation
01:01:32à tout de suite sur Sud Radio
01:01:34Sud Radio
01:01:36la France dans tous ses états
01:01:38Péricault-Légas
01:01:45Les voix des femmes
01:01:47et les voix des formes
01:01:50ont dû se taire
01:01:51pour longtemps
01:01:53ne voyons plus
01:01:55aux lendemains qui chantent
01:01:58changeons la vie
01:01:59ici et maintenant
01:02:01c'est aujourd'hui
01:02:03que l'avenir s'invente
01:02:05changeons la vie
01:02:07ici et maintenant
01:02:35il est 13h34
01:02:36vous êtes sur Sud Radio
01:02:38Julien Dreyna
01:02:39n'a pas les larmes aux yeux
01:02:39mais presque
01:02:40parce que c'est des souvenirs
01:02:42formidables
01:02:43c'était des souvenirs
01:02:43c'est un combat
01:02:44changeons la vie
01:02:44chanson de Mekis Theodorakis
01:02:46que j'assume
01:02:47hymne du Parti Socialiste
01:02:49mais si vous me permettez
01:02:49je voudrais revenir
01:02:50sur l'interpellation
01:02:51oui
01:02:52Baptiste vous êtes toujours là
01:02:53qui m'a été faite
01:02:54par votre
01:02:55Baptiste
01:02:56par Baptiste
01:02:57s'il me permet
01:02:57de l'appeler comme ça
01:03:00parce que c'est une vraie question
01:03:01et je ne voudrais pas
01:03:01qu'il ait le sentiment
01:03:02que j'essaye de me défiler
01:03:04on ne vous soupçonne pas
01:03:05on ne vous soupçonne pas
01:03:06moi je suis resté
01:03:07ce que je suis devenu
01:03:09c'est à dire
01:03:09j'ai cru
01:03:10à la rupture révolutionnaire
01:03:12pendant 10 ans
01:03:13et au bout de 10 ans
01:03:14je me suis rendu compte
01:03:15que c'était de l'impasse
01:03:16et j'ai repris cette petite phrase
01:03:18de Karl Marx
01:03:18qui me plaisait bien
01:03:19un pas en avant
01:03:20vaut mieux que 1000 programmes
01:03:21donc je suis devenu
01:03:22ce qu'on appelle
01:03:23un réformiste
01:03:24c'est à dire
01:03:24quelqu'un qui réforme la société
01:03:26et qui essaye de la changer
01:03:28pour la rendre plus juste
01:03:29plus égalitaire
01:03:29je ne crois pas
01:03:30qu'on puisse refaire
01:03:31le monde parfait
01:03:32je crois qu'on peut
01:03:33continuer à combattre
01:03:34pour plus de justice sociale
01:03:35plus d'égalité
01:03:36contre discrimination
01:03:37je suis cela
01:03:38et je me suis toujours battu
01:03:40sur cela
01:03:40et je me suis battu d'ailleurs
01:03:41pendant longtemps
01:03:42avec Jean-Luc Mélenchon
01:03:43sur cette ligne là
01:03:44contre y compris
01:03:45la direction du parti socialiste
01:03:46puisque nous étions de l'opposition
01:03:47nous appelions la gauche socialiste
01:03:49à l'époque etc
01:03:50et je n'ai pas changé
01:03:51alors on peut faire l'inventaire
01:03:53d'ailleurs
01:03:54c'est une des erreurs
01:03:55qui a été commise
01:03:56après 2017
01:03:57par Olivier Faure
01:03:58c'est qu'on aurait dû
01:03:59faire ce que nous avions fait
01:04:00par exemple en 1993
01:04:01vous savez quand on a perdu
01:04:02en 1993
01:04:04c'est une déroute
01:04:05une déroute
01:04:06une déroute
01:04:07qui est en plus
01:04:08une déroute morale
01:04:0959 députés
01:04:1056 députés
01:04:11et une déroute morale
01:04:12parce que les gens
01:04:13nous reprochaient les affaires
01:04:15parce que c'était
01:04:16à un moment
01:04:16voilà c'était pas simplement
01:04:18suivi du suicide
01:04:19de Pierre Bérégovoy
01:04:20quelques semaines après
01:04:20qui pense qu'il y compris
01:04:22son prêt a été
01:04:23a été un instrument
01:04:24voilà
01:04:25mais qu'est-ce qu'on a fait
01:04:25à ce moment-là
01:04:26on a dit
01:04:26on met tout à plat
01:04:28on redonne la parole
01:04:29on a fait des cartes
01:04:30à 10 francs à l'époque
01:04:31c'était pas des euros
01:04:31et on a donné la parole
01:04:32et on a fait un inventaire
01:04:34terrible d'ailleurs
01:04:35et on fait les états généraux
01:04:36à Lyon
01:04:37trois mois après
01:04:39avec des cahiers
01:04:40de doléances
01:04:41qu'on a ouverts
01:04:41et on a fait
01:04:41le bilan
01:04:43ce qui va nous permettre
01:04:44de nous reconstruire
01:04:45très vite
01:04:46beaucoup plus vite
01:04:46là on n'a rien fait
01:04:47jamais on s'est expliqué
01:04:48et moi je suis d'accord
01:04:50pour que l'inventaire
01:04:52du quinquennat
01:04:52de François Hollande
01:04:53il aurait dû être fait
01:04:54avec ce qui était
01:04:56peut-être acceptable
01:04:58ce qui ne l'a pas été
01:04:58et on aurait pu faire ça
01:04:59on ne l'a pas fait
01:05:00donc maintenant
01:05:01on ne sait plus
01:05:01où on en est
01:05:02parce que par exemple
01:05:02on reproche à François Hollande
01:05:03de la déchéance de nationalité
01:05:04moi je veux bien
01:05:05mais il ne l'a pas fait
01:05:06c'est pas ce qui est de pire
01:05:07on peut en discuter
01:05:08alors justement
01:05:09premièrement il ne l'a pas fait
01:05:10deuxièmement
01:05:12c'est un reproche
01:05:12que je me fais à moi-même
01:05:13parce qu'à ce moment-là
01:05:15moi aussi j'étais sur la ligne
01:05:16mais franchement
01:05:17des gens qui tuent
01:05:19c'était parfaitement républicain
01:05:22et légitime
01:05:23le soir du Bataclan
01:05:24j'étais avec François Hollande
01:05:25et j'ai le procureur
01:05:26de la République
01:05:27j'étais juste à ses côtés
01:05:27on veut rentrer
01:05:29et le procureur lui dit
01:05:30vous ne rentrez pas
01:05:31déjà parce que c'est
01:05:32une salle de crime
01:05:33mais deuxièmement
01:05:33parce que les policiers
01:05:34qui sont autour de nous
01:05:35disent c'est horrible
01:05:36et j'ai vu les images après
01:05:37et on a eu des témoignages
01:05:38j'ai vu les images
01:05:39moi vous savez
01:05:40que ceux-là
01:05:41on leur retire la nationalité française
01:05:42ça ne me pose pas de problème
01:05:43Baptiste
01:05:44est-ce que l'autocritique
01:05:45du camarade Julien Dré
01:05:46vous convient ?
01:05:48Autocritique objective
01:05:49et sincère
01:05:49et d'ailleurs
01:05:50ce n'est pas une autocritique
01:05:51c'est une explication
01:05:53ben voilà
01:05:54c'est ça
01:05:54c'est une explication
01:05:55ce n'est pas une autocritique
01:05:57j'ai posé une question
01:05:58tout à l'heure
01:05:58sur où est le programme
01:05:59où est la vision
01:06:00pour la société
01:06:01on a bien compris
01:06:02que vous aviez
01:06:03un problème
01:06:04avec Jean-Luc Mélenchon
01:06:05il n'est pas le seul
01:06:06il n'est pas le seul
01:06:07Baptiste
01:06:07il n'est pas le seul
01:06:08c'est une bande
01:06:09d'antisémites
01:06:10intégristes
01:06:10et sectaires
01:06:11on a bien compris
01:06:12mais moi
01:06:13en tant qu'électeur de gauche
01:06:14j'attends autre chose
01:06:15et pour l'instant
01:06:16j'attends en vain
01:06:17est-ce que
01:06:18il y a plusieurs
01:06:19si vous permettez
01:06:19il y a plusieurs choses
01:06:20moi
01:06:20vous savez
01:06:21même quand
01:06:22Jean-Luc Mélenchon
01:06:23est parti du Parti Céline
01:06:24j'ai continué
01:06:24à parler avec lui
01:06:25et je vais même
01:06:26vous raconter une anecdote
01:06:28vous avez été son ami
01:06:29ou non ?
01:06:29oui j'ai été son ami
01:06:30et intime
01:06:32on parlait
01:06:33on respectait
01:06:34nos vies privées
01:06:35mais on a été
01:06:36effectivement
01:06:36il savait tout de moi
01:06:37je savais tout de lui
01:06:38vous êtes aimé
01:06:39en tant que copain
01:06:39moi j'ai aimé
01:06:40ce personnage
01:06:41pendant des années
01:06:41voilà
01:06:42et je me sentais
01:06:43en confiance avec lui
01:06:44il y avait une émulation
01:06:45entre nous
01:06:45qui était sympathique
01:06:47bon
01:06:48mais voilà
01:06:49moi
01:06:50je vais vous raconter
01:06:51une anecdote très simple
01:06:52au moment du mouvement
01:06:53des gilets jaunes
01:06:53il m'envoie un sms
01:06:55il me dit
01:06:56il paraît que t'es dans
01:06:56les manifs des gilets jaunes
01:06:57je dis oui
01:06:58parce que moi
01:06:59j'ai appris une chose
01:06:59quand il y a un mouvement social
01:07:00j'attends pas
01:07:02qu'on me le raconte
01:07:02j'essaie de le comprendre
01:07:03vous étiez à votre place
01:07:04donc j'ai été
01:07:05sur les toutoirs etc
01:07:06il me dit bon
01:07:06alors déjeunons ensemble
01:07:08on va déjeuner
01:07:09au restaurant Le Flore
01:07:10je me rappelle
01:07:11voilà
01:07:12pas Le Flore non
01:07:14on restera dans le 9ème arrondissement
01:07:15ah bon d'accord
01:07:15non non
01:07:16parce que c'était le jour
01:07:17ça aurait une autre signification
01:07:18ça m'étonnerait beaucoup
01:07:19je viendrai
01:07:19que vous ayez été déjeuner au Flore
01:07:21non mais
01:07:21c'est un truc un peu pareil
01:07:22dans le 9ème arrondissement
01:07:23c'était un dimanche
01:07:25et il me dit
01:07:26qu'est-ce que t'as compris de tout ça
01:07:27je dis
01:07:27c'est un mouvement social
01:07:28c'est des gens qui n'en peuvent plus
01:07:29c'est des vrais prolétaires
01:07:30sur le fond
01:07:31parce qu'ils travaillent
01:07:32et ils ont l'impression
01:07:33qu'il n'y a jamais rien pour eux
01:07:35voilà etc
01:07:35donc je lui dis
01:07:36c'est ta chance
01:07:37pour toi
01:07:38parce que t'as un parti
01:07:39t'as des militants
01:07:40tu dois te mettre au service
01:07:41de ces gens là
01:07:42tu dois les aider
01:07:42voilà
01:07:43tu dois leur apprendre
01:07:44à s'organiser
01:07:45à se structurer
01:07:46ne serait-ce déjà
01:07:47ne pas se faire tirer
01:07:48comme des lapins
01:07:49par les bacs
01:07:49et pas voilà
01:07:50leur apprendre ce que c'est
01:07:51qu'un service d'ordre
01:07:52se protéger
01:07:52leur apprendre à faire une plateforme
01:07:53leur apprendre à discuter
01:07:54ils me regardent
01:07:55et me disent
01:07:55mais t'as rien compris
01:07:56c'est fini tout ça
01:07:57je dis comment ça
01:07:57j'ai rien compris
01:07:59j'ai rien compris
01:08:00qu'est-ce que tu vas faire là
01:08:00mais non tu comprends
01:08:02la coupure maintenant
01:08:03c'est la coupure entre
01:08:05l'élite
01:08:05et la base
01:08:06et donc cette base
01:08:07elle va spontanément
01:08:08venir à moi
01:08:09je dis mais ça n'existe pas
01:08:10ça Jean-Luc
01:08:11tu racontes n'importe quoi
01:08:12il me dit mais si
01:08:13il faut que tu relis
01:08:14Chantal Mouffe
01:08:15et machin etc
01:08:16tout le monde a oublié
01:08:17qu'après le mouvement
01:08:17des gilets jaunes
01:08:18il y a une élection européenne
01:08:19et dans les élections européennes
01:08:20il fait 6% comme les socialistes
01:08:21c'est-à-dire que les gilets jaunes
01:08:22ne sont pas venus à lui
01:08:23et il le vit mal
01:08:24et pourquoi il le vit mal
01:08:25et c'est là qu'il commence
01:08:26par ailleurs au débat
01:08:28c'est là qu'il commence
01:08:28à théoriser l'idée
01:08:29que le prolétaire blanc
01:08:32ne sera plus révolutionnaire
01:08:33et qu'il faut se tourner
01:08:35vers d'autres
01:08:36nouveaux
01:08:36damnés de la terre
01:08:37et c'est là
01:08:38qu'il commence à théoriser l'idée
01:08:39que les nouveaux
01:08:40damnés de la terre
01:08:41c'est ce qu'on appelle
01:08:42les masses islamistes
01:08:42Julien Dré
01:08:43je vous rappelle que
01:08:43Terranova avait déjà expliqué
01:08:45que le peuple de France
01:08:46votait mal
01:08:46que le prolétariat français
01:08:48voilà c'était Terranova
01:08:49mais Mélenchon
01:08:50nous fait une forme de Terranoza
01:08:51à sa façon
01:08:51c'est plus les masses en colère
01:08:53il n'y a plus de fracture sociale
01:08:54or Julien Dré
01:08:55je suis ravi de vous entendre
01:08:55dire vous
01:08:56dirigeant socialiste historique
01:08:58que les gilets jaunes
01:08:59étaient bien une expression
01:09:01et des souffrances du pays
01:09:03et d'ailleurs
01:09:04ce qui est étonnant
01:09:05c'est qu'aujourd'hui
01:09:06vous avez Olivier Faure
01:09:07qui vient nous jouer
01:09:08mais en puronationale
01:09:10on s'est insulté
01:09:11là-dessus
01:09:11lui et moi
01:09:12il m'expliquait
01:09:13que c'était un mouvement
01:09:14antisémite
01:09:16à l'époque
01:09:16le ministre
01:09:17le ministre de l'Intérieur
01:09:17Castaner
01:09:18parle de mouvements
01:09:19rouge-brun
01:09:19vous vous souvenez
01:09:20et je vous donne
01:09:21une anecdote personnelle
01:09:22au salon du livre
01:09:24de Brive Lagayard
01:09:25François Hollande
01:09:25explique à Jean-François Kahn
01:09:26que c'est un mouvement
01:09:28séditieux d'extrême droite
01:09:29et Jean-François Kahn
01:09:30le croit
01:09:31et se plante
01:09:32et me dit
01:09:32je suis passé à côté
01:09:33comme beaucoup d'intellectuels
01:09:34de gauche
01:09:35il y en a qui sont passés
01:09:36à côté du mur de Berlin
01:09:37il s'appelait François Mitterrand
01:09:38de la chute du mur de Berlin
01:09:39et là on passe à côté
01:09:40d'un mouvement de fracture sociale
01:09:41que la gauche aurait dû
01:09:42légitimement récupérer
01:09:43moi je me suis battu
01:09:44merci pour ce témoignage
01:09:46je peux vous raconter
01:09:47qu'en bureau national
01:09:48j'ai même entendu
01:09:49ceux qui sont aujourd'hui
01:09:50les extrémistes
01:09:51m'expliquer
01:09:51qu'il y en avait marre
01:09:52qu'il fallait faire donner l'armée
01:09:53pour arrêter cela
01:09:54vous êtes fou
01:09:56Julien Dré le débat
01:09:57est tellement passionnant
01:09:58que le temps passe
01:09:59on n'a pas encore tout dit
01:10:00j'ai François Krauss
01:10:02en ligne
01:10:03donc de l'IFOP
01:10:03qui va nous faire
01:10:04un décryptage
01:10:05à un ISSA
01:10:05c'est un décryptage
01:10:06tout à fait
01:10:07il va revenir en tout cas
01:10:08sur les différents chiffres
01:10:09et les sondages
01:10:10concernant Jean-Luc Mélenchon
01:10:11sur les trois dernières campagnes
01:10:12on vous écoute François
01:10:14bonjour
01:10:15bonjour
01:10:15bonjour à tous
01:10:17écoutez alors
01:10:18la question
01:10:19c'est Mélenchon
01:10:19est-il
01:10:21pourquoi est-il si haut
01:10:22déjà
01:10:23au niveau de la campagne
01:10:24je ne sais pas
01:10:25tellement qu'il est haut
01:10:27c'est plutôt une position relative
01:10:29c'est que par rapport
01:10:29à d'autres campagnes
01:10:31il est déjà
01:10:32crédité d'une qualification
01:10:33au second tour
01:10:34que ce soit
01:10:35dans l'IFOP
01:10:36sur le radio
01:10:37le plus récent
01:10:38là autour de 16
01:10:3917%
01:10:4018%
01:10:41selon les hypothèses
01:10:42mais nos confrères
01:10:43de Harry
01:10:45se mettent aussi
01:10:45autour de 16
01:10:4617%
01:10:47un peu moins
01:10:48et là autour de 14%
01:10:49donc il y a
01:10:50un certain consensus
01:10:51pour dire que là
01:10:52il a pris
01:10:53le leadership
01:10:54ou repris le leadership
01:10:56à gauche
01:10:57par rapport
01:10:57à une candidature
01:10:58de Glucksmann
01:10:59qui patine
01:11:00et voilà
01:11:01ça ne s'explique pas
01:11:03plusieurs raisons
01:11:04mais il est évident
01:11:05que comme Marine Le Pen
01:11:06il a le mérite
01:11:07d'être le candidat
01:11:08naturel de son camp
01:11:10incontesté
01:11:11dans son couloir
01:11:12qu'entame
01:11:13sa quatrième campagne
01:11:14les gens connaissent
01:11:15la marque
01:11:16Mélenchon
01:11:17alors que
01:11:17tous ces autres concurrents
01:11:19à gauche
01:11:19ils ont
01:11:20des concurrents
01:11:21à surmonter
01:11:21une légitimité
01:11:23à démontrer
01:11:24à surmonter
01:11:25et tout ça
01:11:27ça fait la force
01:11:28en fait
01:11:29dans un électorat
01:11:30de gauche
01:11:31qui ne veut pas
01:11:31être éliminé
01:11:32il faut comprendre
01:11:32qu'on n'est plus
01:11:33dans une situation
01:11:34avec seulement
01:11:35une gauche
01:11:35une droite
01:11:36et une logique
01:11:37de vote utile
01:11:38qui jouait seulement
01:11:39dans chacun des camps
01:11:42aujourd'hui
01:11:42on a
01:11:42une gauche radicale
01:11:44une gauche sociale
01:11:45démocrate
01:11:45écologique
01:11:46un centre
01:11:47une droite libérale
01:11:48conservatrice
01:11:49une droite nationale
01:11:49populiste
01:11:50chacun
01:11:51dans son univers
01:11:52dans son camp
01:11:55souhaite avoir
01:11:57un candidat
01:11:58qui dégage
01:11:58et qui soit
01:11:59qualifiable
01:12:00et donc
01:12:01aujourd'hui
01:12:02on a un réflexe
01:12:02de vote utile
01:12:03chez une partie
01:12:04des lecteurs
01:12:05plutôt de gauche
01:12:06sociale démocrate
01:12:08qui veulent être présents
01:12:09à tout prix
01:12:09dans ce second tour
01:12:11pour ne pas avoir
01:12:12à reconduire
01:12:13ce qui s'est passé
01:12:14au deuxième tour
01:12:15de 2022
01:12:15et 2017
01:12:16à savoir
01:12:17de devoir voter
01:12:18pour un candidat
01:12:19du centre
01:12:20face à l'extrême droite
01:12:21entendu
01:12:22merci
01:12:23franco
01:12:23à cause
01:12:23pour cette précision
01:12:24donc parce que
01:12:25voilà
01:12:26on sait que
01:12:27ce qui est donné
01:12:28dans les sondages
01:12:28souvent
01:12:29le résultat final
01:12:30n'est pas celui-là
01:12:31Julien Dré
01:12:31il va nous dire
01:12:32il avait l'air
01:12:33de penser tout à l'heure
01:12:34que peut-être
01:12:35que là
01:12:35les chiffres
01:12:35qui sont annoncés
01:12:36sont peut-être
01:12:37au contraire
01:12:37surévalués
01:12:38Julien Dré
01:12:38non mais
01:12:39quel est mon cauchemar
01:12:41pour être honnête
01:12:42depuis des semaines
01:12:44et des semaines
01:12:44mon cauchemar
01:12:45c'est ce que
01:12:46d'ailleurs
01:12:47certains de vos confrères
01:12:48s'amusent régulièrement
01:12:49sur les plateaux
01:12:50deuxième tour
01:12:51Mélenchon Le Pen
01:12:52voter pour qui
01:12:53c'est la catastrophe
01:12:54pour moi ça
01:12:54pour la société française
01:12:56pas pour moi personnellement
01:12:57pour la société française
01:12:58c'est la catastrophe
01:12:59parce que les deux
01:13:00c'est une impasse
01:13:01et dans une France
01:13:02qui ne va pas bien
01:13:03elle va
01:13:04vous savez
01:13:05c'est cette phrase
01:13:05d'un ministre algérien
01:13:06qui disait
01:13:06l'Algérie est au bord du gouffre
01:13:07elle va faire un grand pas
01:13:08en avant
01:13:09voilà
01:13:10c'est un peu la même chose
01:13:11donc j'essaye
01:13:12de travailler
01:13:13à ce que
01:13:14on ne se retrouve pas comme ça
01:13:15et je pense
01:13:15c'est ça mon sentiment
01:13:16c'est qu'une grande majorité
01:13:18de françaises et de français
01:13:19pas simplement
01:13:19l'élite
01:13:21sont effectivement
01:13:22très en colère
01:13:23mais ils ne veulent pas
01:13:24arriver à cette situation là
01:13:26voilà
01:13:26et donc il faut offrir
01:13:27une alternative
01:13:28qui soit intelligente
01:13:30et l'alternative
01:13:30c'est là où il faut
01:13:31se raccrocher
01:13:32à notre histoire
01:13:33l'alternative
01:13:34c'est le conseil national
01:13:35de la résistance
01:13:36on en parle juste après
01:13:36c'est le général de Gaulle
01:13:37le succès du film
01:13:39est intéressant
01:13:39de ce point de voir
01:13:40vaste programme
01:13:40j'allais dire
01:13:41faut-il avoir peur
01:13:42du grand Mélenchon
01:13:43Julien Drey est avec nous
01:13:44pour en parler
01:13:45et nous livrer son analyse
01:13:46et vous
01:13:46qu'en pensez-vous
01:13:47avez-vous peur
01:13:47du candidat insoumis
01:13:48peut-être est-ce le contraire
01:13:49et c'est le candidat
01:13:50qui vous rassure
01:13:51dites-le nous
01:13:520823 300 300
01:14:02bien sur Sud Radio
01:14:03et vous y êtes d'autant mieux
01:14:05qu'on a une personnalité
01:14:07valideur de l'histoire
01:14:08politique française
01:14:09des 30 dernières années
01:14:1040 dernières années
01:14:11je ne vais pas veillir
01:14:12je reviendrai
01:14:13voilà
01:14:14un éléphant
01:14:15peut-être qu'il n'était pas
01:14:17quand il était jeune
01:14:18peut-être qu'il est aujourd'hui
01:14:19peut-être même le dernier
01:14:21des éléphants du Parti Socialiste
01:14:23qui parle avec sa franchise
01:14:24son cœur
01:14:25on a eu un échange
01:14:25avec Baptiste
01:14:26qui nous appelait
01:14:26en disant
01:14:27si Mélenchon
01:14:28est là
01:14:29c'est parce que
01:14:29vous avez fait en sorte
01:14:30que celui qui porte
01:14:31les valeurs de la gauche
01:14:32Julien André
01:14:32s'est expliqué
01:14:33en disant
01:14:34on a fait du réel
01:14:35on a fait
01:14:35il fallait que les choses
01:14:36se fassent
01:14:37et puis aujourd'hui
01:14:38de même qu'on peut dire
01:14:39à la droite
01:14:40vos trahisons
01:14:41de la République
01:14:42font que
01:14:42le Front National
01:14:43et le ERN
01:14:44sont aujourd'hui
01:14:44en position
01:14:45de pouvoir emporter
01:14:46l'élection présidentielle
01:14:48il y a toujours des comptes à régler
01:14:48Julien André
01:14:49vous dites
01:14:49il faut toujours dire la vérité
01:14:51il faut faire un inventaire
01:14:52comme l'avait suggéré
01:14:53Lionel Jospin
01:14:54et le fait
01:14:55d'avoir pas fait
01:14:55Olivier Faure en l'occurrence
01:14:56le fait que le Parti Socialiste
01:14:58ait pas posé sur la table
01:14:59la vérité de son bilan
01:15:00fait que c'est pour ça
01:15:01qu'il est dans cette situation
01:15:02Oui parce qu'à partir de là
01:15:03on n'arrive pas à reconstruire
01:15:04une perspective
01:15:05puisqu'on est que dans le reproche
01:15:06et dans la suspicion
01:15:07de
01:15:08vous allez nous refaire le coup
01:15:09de
01:15:10vous raser gratis
01:15:11de la semaine des 4 jeudis
01:15:12etc. et tout
01:15:12voilà
01:15:13là moi
01:15:14mon sentiment
01:15:15c'est que
01:15:16cette présidentielle va être
01:15:17très difficile
01:15:18va être passionnante
01:15:19mais qu'en même temps
01:15:20c'est la raison qui va l'emporter
01:15:22et la raison
01:15:22Alors Mélenchon peut-il
01:15:24allez on va faire une hypothèse scientifique
01:15:26peut-il gagner ?
01:15:27Et bien c'est parce que
01:15:27je vous ai dit que c'est la raison
01:15:28c'est pas la passion
01:15:29c'est la raison résonante
01:15:32comme on disait
01:15:32dans mes classes de philosophie
01:15:34quand j'étais jeune
01:15:34parce que
01:15:35les françaises et les français
01:15:36vont être
01:15:36à un long débat politique
01:15:38et il va falloir
01:15:39Donc peu probable
01:15:40Non je pense que
01:15:42alors peu probable
01:15:44je suis pas devin
01:15:45Bien sûr
01:15:45mais je pense que
01:15:47beaucoup de françaises
01:15:48et de français
01:15:49de nos concitoyens
01:15:50jeunes et moins jeunes
01:15:51attendent quelque chose
01:15:52vous savez je vous ai parlé
01:15:53de De Gaulle
01:15:53moi j'ai été très surpris
01:15:55du succès
01:15:56immense
01:15:56du film
01:15:57et ce succès là
01:15:58il est intéressant
01:15:59pourquoi ?
01:15:59parce qu'il est intergénérationnel
01:16:01c'est pas simplement
01:16:02les vieux
01:16:03il est intergénérationnel
01:16:04ça parle à tout le monde
01:16:04il y a plein de jeunes
01:16:05qui ont découvert
01:16:06l'histoire de France
01:16:08et qui ont découvert
01:16:08le rôle qu'a joué
01:16:09le général De Gaulle
01:16:10avec le deuxième tome
01:16:11pas au premier
01:16:12c'est la deuxième diffusion
01:16:13et là ils sont
01:16:14oui parce que c'est comme ça
01:16:15parce que le premier
01:16:15au départ c'est un échec
01:16:16ça risque même
01:16:17d'un accident industriel
01:16:18voilà
01:16:18c'est le deuxième
01:16:19parce qu'ils ont découvert
01:16:20que De Gaulle
01:16:20s'affrontait aux américains
01:16:21pour faire exister la France
01:16:22et qu'il a fait
01:16:23avec le conseil national
01:16:25de la résistance
01:16:25le compromis historique
01:16:27alors
01:16:27et c'est ça la question
01:16:28qui va être posée
01:16:28dans cette élection
01:16:29c'est est-ce qu'on est capable
01:16:30de faire un compromis historique
01:16:31pour éviter que ça soit
01:16:33les mafias
01:16:34qui dirigent les banlieues
01:16:34pour faire que l'école républicaine
01:16:36retrouve un sens
01:16:37et que la méritocratie républicaine
01:16:39ait son sens
01:16:39est-ce qu'on est capable
01:16:40de faire un compromis historique
01:16:42pour réindustrialiser la France
01:16:43et être capable
01:16:43de produire un certain nombre
01:16:45de choses
01:16:46et d'arrêter de courir
01:16:47la première fois
01:16:47ma question est simple
01:16:49est-ce qu'au deuxième tour
01:16:50de mai 2027
01:16:53en face
01:16:55du candidat du RN
01:16:56qui est probable
01:16:57est-ce qu'on pourra avoir
01:16:58au lieu d'un représentant
01:16:59du socle
01:17:00du socle droit
01:17:01est-ce qu'on pourra avoir
01:17:03peut-être un représentant
01:17:04de ce que vous appelez
01:17:05le CNR
01:17:06de la gauche au sens large
01:17:07et non pas de la droite
01:17:08est-ce que vous y croyez ?
01:17:09oui j'y crois
01:17:09ça se construit maintenant
01:17:11et ça se construit
01:17:11par la main tendue
01:17:12vous avez un nom à mettre dessus ?
01:17:14j'ai une hypothèse
01:17:15oui j'ai une hypothèse
01:17:16je pense que François Hollande
01:17:17est sur une bonne trajectoire
01:17:18pour l'instant
01:17:18parce qu'il a dépassé
01:17:20le cadre du parti socialiste
01:17:21c'est pour ça qu'il ne va pas
01:17:22à la primaire
01:17:22il a expliqué
01:17:23encore hier soir
01:17:24que son travail
01:17:25c'était d'unir
01:17:26et de réunir
01:17:27il faut que maintenant
01:17:28il soit capable aussi
01:17:29de discuter
01:17:30je vais vous prendre un exemple
01:17:31quand Jean-Louis Borloo
01:17:32parle de la réforme de l'état
01:17:34il a 200% raison
01:17:36voilà
01:17:36et ça c'est une énorme réforme
01:17:38je vous réinviterai
01:17:39pour que vous fassiez
01:17:40une deuxième autocritique
01:17:41parce que vous les faites
01:17:42de façon absolument prodigieuse
01:17:44et cette antenne sera à vous
01:17:45pour expliquer ce qui s'est passé
01:17:47nous avons quand même
01:17:47une auditrice
01:17:48qui s'appelle Isabelle
01:17:49qui nous appelle
01:17:50de Villemur-sur-Tonne
01:17:50qui nous parle de tout autre chose
01:17:52bonjour Isabelle
01:17:52vous avez un problème
01:17:54de taxe d'habitation
01:17:56oui
01:17:56bonjour à Sud Radio
01:17:58merci de me recevoir
01:17:59parce que j'ai essayé
01:18:00de vous joindre
01:18:01je ne sais pas combien de fois
01:18:03il y a beaucoup de gens
01:18:04qui appellent
01:18:04on est désolé Isabelle
01:18:05mais je suis tellement content
01:18:06de vous avoir
01:18:07je sais
01:18:07alors voilà
01:18:08c'est par rapport au sujet
01:18:10qu'on a discuté
01:18:11oui avec Benoît Perrin
01:18:13tout à l'heure
01:18:13tout à fait
01:18:13à 24
01:18:15donc voilà
01:18:16je voulais vous dire
01:18:18que
01:18:18essayez d'être rapide
01:18:19parce qu'il nous reste
01:18:20un peu plus d'une minute
01:18:21voilà
01:18:21je voudrais aller à l'objectif
01:18:22tout de suite avec vous
01:18:23excusez-moi de vous bousculer
01:18:25dans mon village
01:18:26voilà
01:18:26nous avons un gros gros problème
01:18:28c'est que les locataires
01:18:29ont le droit
01:18:30de faire un peu
01:18:31tout ce qu'ils veulent
01:18:32et toutes les conneries
01:18:34qu'ils font
01:18:34ce sont les propriétaires
01:18:37qui doivent les payer
01:18:38c'est-à-dire
01:18:38les encombrants
01:18:39les poubelles
01:18:40en surplus
01:18:42voilà
01:18:43nous avons un problème
01:18:44avec une fuite
01:18:45de château d'eau
01:18:46et c'est pas les locataires
01:18:48qui payent
01:18:49comme nous tous
01:18:50c'est les propriétaires
01:18:52ce sont les propriétaires
01:18:54qui payent
01:18:54la fuite de château d'eau
01:18:55c'est-à-dire que moi
01:18:56ma taxe d'habitation
01:18:57quand j'ai aménagé
01:18:58il y a 6 ans
01:18:59elle était de 900 euros
01:19:01aujourd'hui
01:19:01elle est de 600
01:19:02c'est pas juste ça
01:19:04et on a un spécialiste
01:19:06sur le plateau
01:19:06qui s'appelle
01:19:06Julien Dray
01:19:07des impôts locaux
01:19:08Julien Dray
01:19:08votre avis
01:19:09est-ce que la fiscalité locale
01:19:11elle est mal conçue
01:19:12elle est mal conçue
01:19:12parce que l'état
01:19:13s'est déchargé
01:19:13sur les collectivités locales
01:19:15voilà
01:19:15il a passé son temps
01:19:16à leur repasser des bébés
01:19:17et ils n'arrivent pas
01:19:19à s'en sortir
01:19:19alors après
01:19:20la dame en question
01:19:21pose un vrai problème
01:19:22on a fait des lois
01:19:23qui étaient très généreuses
01:19:24pour les locataires
01:19:25et on a oublié
01:19:26les propriétaires
01:19:27et ils se retrouvent
01:19:28dans des situations
01:19:28où un certain nombre
01:19:29pas tous
01:19:30mais il y a des minorités
01:19:31qui occupent les locaux
01:19:33qui refusent de partir
01:19:34et c'est les gens
01:19:35qui ont sué
01:19:36pour acheter leur appartement
01:19:37ou leur petite maison
01:19:38ils se retrouvent
01:19:39totalement démunis
01:19:40et ça ça va pas
01:19:41cet homme a réponse à tout
01:19:43Julien Dray
01:19:43vous êtes invité permanent
01:19:44de Sud Radio
01:19:45La France
01:19:45tous les états
01:19:46Isabelle merci
01:19:47d'avoir été là
01:19:47Anissa quand est-ce qu'on se revoit
01:19:49nous on va se revoir lundi
01:19:51oh là là
01:19:51donc c'est
01:19:52voilà
01:19:52c'était la première ligne droite
01:19:54exactement
01:19:55merci à tous
01:19:57d'être restés avec nous
01:19:58tout au long de ces deux heures
01:19:59Julien Dray
01:20:00était notre invité
01:20:01à suivre
01:20:02merci Julien Dray
01:20:03à suivre sur Sud Radio
01:20:05Brigitte Lahaye
01:20:06le thème du jour
01:20:07les cougars
01:20:08oula
01:20:09oula
01:20:09Sud Radio
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