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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-08-31##

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News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:07Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, mais quel bonheur, quel plaisir de vous retrouver après ces deux longs mois d
00:00:12'absence.
00:00:13Je ne sais pas comment on a pu faire sans la France dans tous ses états, mais la France dans
00:00:16tous ses états est bien là aujourd'hui.
00:00:19Autour de moi, la fille équipe avec une nouvelle venue, Anissa Arfawi.
00:00:24Ceux qui ne peuvent pas la voir, elle a le sourire de l'ange de la cathédrale de Reims.
00:00:28Comme vous êtes gentil.
00:00:30Anissa va m'accompagner, elle va me supporter, elle va me soutenir dans ces huit mois, dix mois d'informations
00:00:37dans la France sous les états.
00:00:38Nous allons partager avec vous, qui allez nous appeler plus que jamais, justement ces émotions et ces humeurs, ces humeurs
00:00:44de la France.
00:00:45Et puis Julien Delmas est là bien entendu pour réaliser cette excellente émission.
00:00:48Et à la place d'Emmanuel Galassou qui va nous rejoindre, l'excellent, l'excellent Jérémy qui va recevoir vos
00:00:54appels.
00:00:54Je rappelle 0826 300 300.
00:00:58La France dans tous ses états sert partie.
00:01:00Elvin est là avec l'équipe du web et nous allons passer ensemble de grands moments à Anissa.
00:01:05Je vous sens un petit peu émue.
00:01:07J'y conviens, mais je suis très heureuse d'être là.
00:01:09Mais le TRAC c'est ce qui fait comme disait Sarah Bermart à quelqu'un qui déjeunait par le TRAC.
00:01:13Ça vous verrez, ça viendra avec le talent.
00:01:15Alors, la France dans tous ses états aujourd'hui, eh bien nous allons évidemment parler rentrée scolaire.
00:01:20Nous allons recevoir une éminence de l'éducation nationale qui est Christophe Quérero,
00:01:25qui a été recteur de l'Académie de Paris, directeur du cabinet de Jean-Michel Blanquer,
00:01:29ministre de l'Éducation nationale, qui a été inspecteur général de l'Éducation nationale.
00:01:33Il l'avait écrit, on l'avait reçu l'an dernier.
00:01:34L'école n'a pas dit son dernier mot.
00:01:36Eh bien on va voir justement où en est cette école, cette rentrée qui s'annonce quand même extrêmement douloureuse.
00:01:41Il sera là à partir des 13h.
00:01:43Mais avant, avant, on aura Étienne Blanc, sénateur Les Républicains du Rhône.
00:01:49Et Étienne Blanc va nous dire un peu sa consternation de voir cette droite qu'on qualifie la plus nulle
00:01:54du monde,
00:01:55qui est en train de tout faire pour nous imposer un deuxième tour.
00:01:58Mélenchon, Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
00:02:01On verra ça avec lui parce que c'est un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche.
00:02:04C'est pour ça que nous aimons bien la voir sur ce jeu de radio.
00:02:06Et puis, à 12h45, nouveauté de cette année,
00:02:09le grand André Bercoff que l'on retrouve toujours le vendredi,
00:02:12Génération Bercoff, depuis tant d'années sur ce jeu de radio,
00:02:15eh bien il a accepté de venir pour nous,
00:02:17eh bien nous livrer son humeur, son état d'âme.
00:02:20Un coup de gueule, un coup de cœur.
00:02:21Tous les jours à 12h45, le grand André Bercoff nous donnera son avis.
00:02:25Et, à partir de 12h50,
00:02:27vous pourrez donner vous-même votre impression,
00:02:30réagir à ce qu'il a dit,
00:02:31est-ce que vous êtes d'accord ou pas d'accord avec André Bercoff,
00:02:33et sur le reste de l'actualité d'ailleurs.
00:02:34Voilà le programme de ce nouveau La France.
00:02:38Très riche.
00:02:39Tous les états, édition 2026-2027,
00:02:42avec Anissa Arfawi.
00:02:44Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:02:47l'humeur de Perico.
00:02:49Eh bien, j'ai vu la France dans tous ses états.
00:02:52Les deux mois de, on me dit de vacances,
00:02:54un journaliste n'est jamais en vacances.
00:02:55Ces deux mois, j'en ai profité pour arpenter ce pays,
00:02:58ce que je fais tous les ans.
00:03:00Mais là, je l'ai fait avec l'œil du journaliste de Sud Radio,
00:03:03justement animateur de la France dans tous ses états.
00:03:05et je suis allé à la rencontre de ces hommes, de ces femmes,
00:03:08de ces Françaises, de ces Français, de ces territoires,
00:03:10qui souvent nous appellent pour dire leur désarroi.
00:03:13J'ai rencontré des gens dans la souffrance, dans la détresse,
00:03:17certains dans le désespoir, dans le méde-contentement bien sûr,
00:03:19mais tous habités par une envie de s'en sortir,
00:03:22par un espoir que la situation s'améliore.
00:03:25Ce qu'ils me disaient essentiellement,
00:03:26c'était que cette campagne électorale les attristait,
00:03:29parce qu'ils ne voyaient pas dans les candidatures actuelles,
00:03:31des gens qui proposaient des nouveautés,
00:03:33si ce n'est de dire, on va refaire la même chose,
00:03:35mais comme c'est moi qui le ferai, ça serait mieux.
00:03:37Ou alors, l'hypothèse, évidemment, du deuxième tour Mélenchon-Le Pen,
00:03:41dont on va discuter avec le sénateur Étienne-Blanc tout à l'heure.
00:03:43J'ai vu des gens qui étaient, malgré tout,
00:03:46habités par la volonté de s'en sortir,
00:03:48par ce courage, cette abnégation sur les territoires,
00:03:50des artisans, des agriculteurs, des enseignants,
00:03:53des Françaises, des Français, j'allais dire,
00:03:55des gens qui ont confronté une vie quotidienne tous les jours,
00:03:58avec le pouvoir d'achat, bien entendu,
00:04:00des gens qui n'étaient pas partis en vacances,
00:04:01des gens qui se battaient, qui ont subi les canicules,
00:04:04qui ont subi les chaleurs,
00:04:05et pourtant, je sentais une forte, une forte ferveur
00:04:07et une pulsion dans ce propre incroyable.
00:04:10La France ne pourra jamais, telle que je les ai vues,
00:04:12malgré leur désespoir,
00:04:13et j'ai envie de leur dire à ces gens-là,
00:04:15vous n'êtes pas seuls.
00:04:16Si vous ne croyez plus dans le bulletin de vote
00:04:17que vous estimez que le fait de voter ne sert plus à grand-chose,
00:04:19vous avez encore la possibilité de vous exprimer,
00:04:21et un des médias qui vous attend pour raconter
00:04:24ce que vous avez à dire,
00:04:25pour vous exprimer,
00:04:26pour partager avec nous vos émissions, vos colères,
00:04:28vos joies, vos craintes,
00:04:29elle s'appelle Sud Radio.
00:04:30Et en particulier dans Sud Radio,
00:04:32cet espace qui est la France dans tous ses états.
00:04:34Alors, appelez-nous,
00:04:35vous que j'ai rencontrés,
00:04:36françaises, français,
00:04:38artisans, paysans,
00:04:39j'allais dire ceux qui avaient la France au cœur,
00:04:42et qui êtes inquiets de son avenir,
00:04:44exprimez-vous,
00:04:45faites savoir ce que vous avez envie de dire,
00:04:47partagez avec nous ces émotions,
00:04:49ces émois,
00:04:49au 0826-300-300,
00:04:51c'est un numéro fétiche,
00:04:52on ne se lassera jamais de vous le pardonner,
00:04:54de vous le partager.
00:04:56Alissa Arfawi va la prendre par cœur,
00:04:57elle vous donnera aussi.
00:04:58Ça y est, je le connais,
00:05:010826-300-300.
00:05:02On va passer dix mois avec vous,
00:05:04une boucle,
00:05:05une expérience,
00:05:06année, année présidentielle,
00:05:07année électorale,
00:05:08il va se passer des choses,
00:05:09on va se dire des choses,
00:05:10et je pense qu'une partie de l'actualité,
00:05:12pour ne pas dire de la vie politique de ce pays,
00:05:14se passera ici,
00:05:15sur Sud Radio.
00:05:16A tout de suite.
00:05:23Et merci de rester avec nous,
00:05:26tout de suite,
00:05:26le fait du jour,
00:05:27avec un invité exceptionnel,
00:05:28le sénateur LR Etienne Blanc,
00:05:31avec une thématique assez particulière,
00:05:33puisqu'aujourd'hui,
00:05:34il va nous expliquer comment,
00:05:35est-ce que la droite nulle,
00:05:37nous impose un deuxième tour,
00:05:40Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
00:05:43j'ai failli inverser les prénoms Péricault.
00:05:45Voilà,
00:05:46M. Etienne Blanc ?
00:05:48Oui,
00:05:48bonjour Péricault Gasse.
00:05:50Comment allez-vous ?
00:05:51Écoutez,
00:05:52très bien,
00:05:52l'été s'est bien passé,
00:05:53sous cette camicule,
00:05:55mais on s'en est protégé.
00:05:57M. le sénateur,
00:05:58on fait à peine à vous,
00:05:59parce que nous connaissons votre franc-parler,
00:06:01vous êtes un homme libre,
00:06:02vous dites ce que vous avez envie de dire,
00:06:04en assumant vos propos.
00:06:07Lorsqu'on a préparé cette émission,
00:06:09et que je vous ai contacté,
00:06:10on était effectivement,
00:06:11vous et moi,
00:06:12assez étonnés,
00:06:13du spectacle que nous découvrions,
00:06:15à la fois à l'AREF,
00:06:17quand le MEDEF a reçu les candidats à la présidentielle,
00:06:19et puis là,
00:06:20récemment également,
00:06:22à Sens.
00:06:23M. le sénateur,
00:06:24est-ce que la droite est en train de faire en sorte,
00:06:26bon gré, mal gré,
00:06:28que finalement,
00:06:28nous nous retrouvons vus avec un deuxième tour,
00:06:30Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?
00:06:33Bien sûr,
00:06:34parce que je crois que la droite n'est plus à droite,
00:06:36elle a peur,
00:06:38elle n'avance plus,
00:06:39un véritable projet de rupture,
00:06:40il n'y en a qu'un qui avance ce projet,
00:06:42et c'est David Lissnard,
00:06:44il a d'ailleurs eu ce week-end un très très beau succès,
00:06:46à Cannes.
00:06:48Mais, enfin,
00:06:48ce spectacle du MEDEF,
00:06:51c'était effrayant.
00:06:53Nous avions,
00:06:54d'un côté,
00:06:55ceux qui ont aplati la France,
00:06:56et qui l'ont écrasé,
00:06:58et qui l'ont mis en difficulté,
00:06:59et de l'autre,
00:07:00ceux qui,
00:07:01avec toute certitude,
00:07:02la mettront aussi en difficulté,
00:07:03parce qu'ils n'ont pas
00:07:04les remèdes qu'il faut dans le monde contemporain.
00:07:06Ce débat a laissé une véritable impression de malaise.
00:07:12Et puis,
00:07:13on a eu ce week-end,
00:07:15ce spectacle,
00:07:16je veux dire,
00:07:17comme vous prétendez à la présidence de la République,
00:07:20ce n'est pas très judicieux
00:07:21de se présenter
00:07:22en train de préparer des frites.
00:07:26La France est au bord du gouffre,
00:07:28et on a vraiment le sentiment
00:07:29qu'un monde ancien se cramponne
00:07:31à des mandats qui le détiennent depuis des années,
00:07:34et que, malheureusement,
00:07:35ils ne veulent pas lâcher,
00:07:36alors qu'ils ne sont plus
00:07:38à la hauteur des enjeux.
00:07:40Plus le retour sur scène de François Hollande
00:07:43face à Édouard Philippe,
00:07:44à Sens,
00:07:45au congrès de Jean-Michel Blanquer,
00:07:46tout ça donne une image,
00:07:47vous sentez,
00:07:48j'ai senti cet été,
00:07:49l'exaspération des Françaises et des Français
00:07:52qui nous disaient
00:07:52mais c'est ça qu'on nous propose pour 2027,
00:07:55c'est-à-dire des gens qui vont nous confirmer
00:07:57que ce qui a été fait était bien,
00:07:59mais parce que c'est eux qui vont le faire,
00:08:00ça sera mieux,
00:08:01ou alors, évidemment,
00:08:02car il est si là,
00:08:03Le Pen et Mélenchon.
00:08:04Comment fait-il,
00:08:06Étienne Blanc,
00:08:06vous qui connaissez les appareils politiques
00:08:08depuis si longtemps,
00:08:09que la droite,
00:08:10le centre-droit,
00:08:10même la Macronie
00:08:11avec les Républicains,
00:08:12face au danger
00:08:13de l'hypothèse
00:08:14du duel
00:08:15Le Pen-Mélenchon
00:08:16qui n'ait pas eu,
00:08:17à un moment donné,
00:08:18avant,
00:08:19en coulisses,
00:08:20le moyen de se mettre d'accord
00:08:21pour trouver un candidat unique ?
00:08:23Parce que
00:08:24chaque écurie de course
00:08:25a ces petites structures
00:08:27qu'elles veulent maintenir.
00:08:28Et moi,
00:08:29je vais partir parler
00:08:29des Républicains,
00:08:30je connais bien,
00:08:31et ils ont un siège à Paris.
00:08:34Dans ce siège,
00:08:35il y a des collaborateurs,
00:08:36ils ont une organisation
00:08:37qui permet
00:08:39de faire de la promotion,
00:08:41de contacter des adhérents,
00:08:43de faire de la communication.
00:08:44Ils ont un groupe,
00:08:46un groupe au Sénat,
00:08:47un groupe à l'Assemblée nationale.
00:08:49Moi,
00:08:49j'ai été membre du groupe du Sénat
00:08:50qui fait un bon travail.
00:08:53Sous l'autorité de Retailleau,
00:08:54on a fait des choses
00:08:55qui avaient du sens.
00:08:57Mais quand on approche
00:08:58de l'élection,
00:08:59l'objectif,
00:09:00c'est de maintenir
00:09:01ces structures.
00:09:02On ne veut pas se fondre,
00:09:04on ne veut pas disparaître,
00:09:04on ne veut pas changer.
00:09:07Et le problème
00:09:08de la droite aujourd'hui,
00:09:09c'est qu'il est quasiment
00:09:11impossible
00:09:12de fusionner ces structures.
00:09:13Vous avez un très bel exemple,
00:09:15le Parti Radical.
00:09:17Le Parti Radical,
00:09:18il a fait la Troisième République
00:09:20jusqu'en 1940,
00:09:21c'est le parti dominant.
00:09:23Il s'écrase en 1940.
00:09:25Ensuite,
00:09:26sous la Quatrième
00:09:26et sous la Cinquième République,
00:09:27il ne disparaît
00:09:28mais il existe toujours.
00:09:29Il existe toujours,
00:09:30il a ses moyens de financement,
00:09:31il a ses élus locaux.
00:09:34Donc,
00:09:36ces avantages acquis,
00:09:37comme on dit
00:09:37en matière de droit social,
00:09:39ils semblent primés
00:09:41dans l'esprit
00:09:41des responsables politiques
00:09:42sur l'intérêt de la nation.
00:09:44Et ça,
00:09:45ça devient très très désagréable
00:09:46et les Français
00:09:47le ressentent profondément.
00:09:48Etienne Blanc,
00:09:49vous qui avez de l'expérience,
00:09:50qui connaissez
00:09:50le système politique français,
00:09:52vous pensez sincèrement
00:09:54ou sérieusement
00:09:55qu'à un moment donné,
00:09:56pour éviter le chaos
00:09:58que suppose
00:09:59un deuxième tour
00:09:59évidemment catastrophique,
00:10:01il y aura une synthèse
00:10:02entre le centre droit,
00:10:04la Macronie,
00:10:04les Républicains,
00:10:06pour éviter que ce pays
00:10:07ne soit confronté
00:10:07à la tragédie
00:10:08ou vous pensez
00:10:08que chacun continuera
00:10:09bille en tête
00:10:10à foncer pour se pas,
00:10:11à rouler pour sa gueule ?
00:10:13Passez-moi l'expression.
00:10:14Je pense qu'ils iront
00:10:15le plus loin possible
00:10:16pour essayer de l'emporter.
00:10:18Vous savez,
00:10:18ce qui compte,
00:10:19ce n'est pas tellement
00:10:20ces ententes d'appareils.
00:10:21Moi, je n'y crois pas.
00:10:22vous les mettrez
00:10:23dans une pièce
00:10:24et puis il sortira
00:10:25une fumée blanche
00:10:26avec un candidat unique.
00:10:29Si c'est pour maintenir
00:10:30le système
00:10:30qui a précipité
00:10:32la France
00:10:33dans la situation dramatique
00:10:34dans laquelle elle se trouve,
00:10:36ça ne marchera pas.
00:10:38Il faut changer
00:10:39de système.
00:10:40La France
00:10:41est un,
00:10:42on le dit souvent
00:10:43avec humour,
00:10:44ce dernier pays
00:10:45communiste
00:10:45après Cuba,
00:10:46etc.
00:10:47C'est un système
00:10:48social-étatiste
00:10:49qui ne peut plus fonctionner.
00:10:51la France
00:10:52ne produit plus assez,
00:10:53la France
00:10:53ne travaille plus assez,
00:10:55la France
00:10:55est placée
00:10:56sous des contraintes
00:10:57qui n'arrêtent pas
00:10:58d'empêcher
00:10:59ceux qui ont des initiatives
00:11:00et qui veulent la développer.
00:11:01C'est au tour
00:11:02d'un projet
00:11:02de cette nature
00:11:03qu'on pourrait arriver
00:11:04à se rassembler.
00:11:05Mais se rassembler
00:11:06sur un espèce
00:11:08de catalogue
00:11:09de mesurettes,
00:11:09chacun y allant
00:11:10de la sienne,
00:11:11on dit
00:11:11j'écoutais,
00:11:13je vais augmenter
00:11:14les enseignants
00:11:14de 100 euros,
00:11:15puis l'autre qui dit
00:11:16non, finalement,
00:11:17moi ça sera de 200 euros,
00:11:18etc.
00:11:18Tout cela,
00:11:19ça a été essayé,
00:11:21ça a été développé,
00:11:22ça n'a pas marché.
00:11:24Donc je pense
00:11:24que la première des choses,
00:11:25c'est au sein
00:11:26des partis politiques
00:11:28d'éveiller
00:11:29un courant nouveau
00:11:30qui est sur
00:11:31une véritable rupture
00:11:33de la politique
00:11:33classique
00:11:34qui a précipité
00:11:36la France
00:11:36dans le gouffre.
00:11:37Et je crois que c'est ça,
00:11:38à partir de ce moment-là,
00:11:39on peut espérer
00:11:40que finalement
00:11:41les responsables politiques
00:11:42débrèrent.
00:11:43c'est ça
00:11:43ou le chaos.
00:11:45Mais il y en a
00:11:46un certain nombre
00:11:46qui jouent le chaos.
00:11:47Est-ce que vous pensez
00:11:48que les rivalités historiques
00:11:49qui ont porté
00:11:49un préjudice terrible
00:11:50à la droite,
00:11:51c'était la haine
00:11:51Giscard
00:11:52contre Chirac,
00:11:53ici, là aujourd'hui,
00:11:54nous sommes confrontés
00:11:55à une rivalité
00:11:55entre M. Retailleau
00:11:57et M. Wauquiez,
00:11:58David Lissner
00:11:59a essayé de tirer
00:11:59ses mêlés marrons du feu,
00:12:01M. Darmanin
00:12:02qui était ancien LR
00:12:03est allé du côté
00:12:04d'Edouard Philippe,
00:12:05on a,
00:12:06ne devine pas,
00:12:07M. Deville,
00:12:08l'ancien prémis
00:12:08de Jacques Chirac
00:12:09qui fait surface.
00:12:10Vous pensez
00:12:11qu'à un moment donné,
00:12:12ces hommes sont capables
00:12:13de se réunir
00:12:14autour d'une table
00:12:15et de dire,
00:12:16voilà,
00:12:16c'est où on trouve
00:12:17une solution
00:12:17pour avoir une voie cohérente
00:12:19puisqu'on a à peu près
00:12:20une même vision de la France
00:12:21ou sans ça,
00:12:21on va au chaos.
00:12:22Vous ne pensez pas
00:12:23que les électeurs
00:12:24leur entiendront
00:12:25extrêmement rigueur
00:12:25si cette union
00:12:26ne peut pas se faire ?
00:12:28Bien sûr,
00:12:28mais moi,
00:12:28ce que je redoute,
00:12:30c'est qu'on cherche
00:12:30un consensus mou,
00:12:32un consensus d'appareils
00:12:34sur le maintien
00:12:35de politiques
00:12:36qui n'ont pas fonctionné.
00:12:38Il faut une rupture
00:12:39avec le social-étatisme.
00:12:42S'il n'y a pas
00:12:43ces ruptures,
00:12:44la France continuera.
00:12:46C'est-à-dire,
00:12:46écoutez,
00:12:47il ne faut pas sortir
00:12:48de Saint-Cyr.
00:12:49Cette année,
00:12:49on va avoir un budget
00:12:50qui sera déficitaire
00:12:51de l'ordre de 250 milliards,
00:12:53peut-être beaucoup plus
00:12:54si on regarde
00:12:54l'évolution
00:12:54des taux d'intérêt.
00:12:56Cette année,
00:12:57nous allons avoir
00:12:58une dette
00:12:58qui va continuer
00:12:59à augmenter.
00:13:00Il n'y a pas
00:13:00d'autre solution.
00:13:01Il faut emprunter
00:13:02pour faire
00:13:02nos dépenses courantes.
00:13:04Donc,
00:13:05si nous n'avons pas
00:13:06une vision claire
00:13:08de politiques nouvelles
00:13:09qui sont,
00:13:09je le redis,
00:13:10des politiques de rupture,
00:13:11moi,
00:13:12je trouve que David Lissnard
00:13:13les porte très très bien,
00:13:14c'est mon avis,
00:13:15mais évidemment,
00:13:15on peut échanger
00:13:17entre toutes les formations politiques.
00:13:20Ce que je crains,
00:13:21c'est qu'il se passe
00:13:22ce qui s'est passé
00:13:23avec l'UMP,
00:13:24je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:13:25c'est Jacques Chirac.
00:13:27C'est Jacques Chirac
00:13:28qui avait décidé ça.
00:13:30Il avait failli
00:13:31être éliminé
00:13:32aux prétroïdes,
00:13:32il faut absolument
00:13:33se rassembler
00:13:33pour être sûr
00:13:34d'être présent
00:13:35au second tour.
00:13:35Mais on s'est rassemblé
00:13:36sur quoi ?
00:13:37On s'est rassemblé
00:13:38sur des politiques molles,
00:13:39sur des politiques insipides,
00:13:41sur des politiques
00:13:42qui n'avaient pas de sens.
00:13:43On a perdu
00:13:44le sens de la politique.
00:13:46Donc,
00:13:46on a cherché
00:13:47ces consensus
00:13:48de personnes,
00:13:48ces protections de postes,
00:13:49ces protections
00:13:50de situations acquises.
00:13:52Moi,
00:13:52je ne le souhaite pas.
00:13:53j'entends bien ce que vous me dites.
00:13:54Il y a un risque.
00:13:55Mais si,
00:13:57pour lutter contre ce risque,
00:13:58il faut continuer
00:13:59sur des politiques
00:14:00qui depuis un siècle
00:14:02n'ont pas fait de la France
00:14:03une véritable puissance
00:14:05à la dimension
00:14:05de ce qui est en train
00:14:06de se passer dans le monde,
00:14:07ça n'a aucun sens.
00:14:09Etienne Blanc,
00:14:10un moment venu,
00:14:11le moment venu,
00:14:12on aura l'occasion
00:14:13d'en discuter d'ici là.
00:14:14Si on a un deuxième tour,
00:14:15Jean-Marie,
00:14:18Jean-Luc Mélenchon
00:14:19contre Marine Le Pen,
00:14:20il faudra bien
00:14:21que cette droite
00:14:22se positionne
00:14:23et elle sera obligée
00:14:24de le faire
00:14:24dans des conditions douloureuses.
00:14:25Je suppose.
00:14:26On ne va pas donner
00:14:26de pronostic tout de suite
00:14:27et vous imaginez la situation.
00:14:29Ce sera évidemment déchirant.
00:14:31Bien sûr.
00:14:32Alors,
00:14:32ce qui peut se produire,
00:14:33c'est que soit élue
00:14:34un président de la République,
00:14:35une présidente de la République,
00:14:37du Rassemblement National
00:14:38et qu'ensuite,
00:14:39elle n'ait pas de majorité
00:14:40à l'Assemblée Nationale
00:14:41et qu'à ce moment-là,
00:14:42les partis de droite
00:14:43puissent avoir le choix
00:14:45de participer
00:14:46à une politique nouvelle
00:14:48qui serait bien sûr
00:14:49placée sous l'auteuil
00:14:50du président de la République,
00:14:51mais ça sera extrêmement compliqué.
00:14:54Donc moi,
00:14:54je ne le souhaite pas.
00:14:55Je souhaite que la famille
00:14:56est un candidat au second tour.
00:14:58C'est le scénario
00:14:58que nous redoutons tous.
00:14:59Étienne Blanc,
00:15:00nous voulions aussi avec vous
00:15:01évoquer également
00:15:02ce sujet
00:15:03qui a interpellé
00:15:04les Français
00:15:05et les consciences,
00:15:06évidemment,
00:15:06de la classe politique
00:15:07lorsque le Conseil constitutionnel
00:15:09a censuré
00:15:10la loi
00:15:11qui prévoyait
00:15:12que les adolescents
00:15:13ne pouvaient pas accéder
00:15:14aux réseaux sociaux.
00:15:15Quelle a été votre réaction ?
00:15:16Je crois que vous étiez
00:15:16très en colère.
00:15:18Non,
00:15:19je n'étais pas très en colère
00:15:20parce que finalement,
00:15:21à la réflexion,
00:15:22je me suis dit
00:15:23que ce texte,
00:15:24inspiré par le président
00:15:25de la République,
00:15:26constituait lui aussi
00:15:27une véritable rupture
00:15:28sur une liberté
00:15:30qui est une liberté
00:15:31absolument essentielle
00:15:32qui est la liberté
00:15:32de communication.
00:15:34Ce texte a été
00:15:35mal préparé.
00:15:36Il n'était
00:15:37ni fait,
00:15:38ni à faire.
00:15:39bien sûr qu'il faut lutter
00:15:41contre l'addiction
00:15:43des jeunes,
00:15:44des mineurs
00:15:45aux réseaux sociaux.
00:15:46C'est quelque chose
00:15:47qui est épousantable,
00:15:48qui détruit le cerveau.
00:15:49On le sait,
00:15:50mais l'interdiction,
00:15:51les pays qui ont essayé,
00:15:53ça n'a pas fonctionné.
00:15:54Le président de la République,
00:15:55sur cette affaire-là,
00:15:56a voulu faire de la com.
00:15:57Le Conseil constitutionnel
00:15:59a protégé
00:16:00l'alimentation de communication.
00:16:01Il a dit
00:16:01c'est excessif,
00:16:02ce n'est pas suffisamment encadré.
00:16:03Moi, je pense qu'il faut
00:16:04remettre un texte
00:16:05sur le métier,
00:16:06mais le travailler
00:16:07beaucoup plus sérieusement
00:16:08que celui-ci met.
00:16:09On va rappeler les faits.
00:16:12Effectivement,
00:16:12c'était l'une des mesures...
00:16:13Annie Sarfaoui
00:16:13vous a préparé
00:16:15un petit focus
00:16:16pour faire le point
00:16:17sur cette disposition.
00:16:18L'idée, évidemment,
00:16:19étant de se rappeler
00:16:20de quoi on parle précisément,
00:16:22puisque c'était l'une
00:16:22des mesures phares
00:16:23de cette rentrée,
00:16:24protéger les enfants
00:16:26des réseaux sociaux
00:16:27en les interdisant
00:16:28au moins de 15 ans.
00:16:29Rappelez-vous,
00:16:30l'été battait son plein,
00:16:31les juilletistes soufflaient,
00:16:33certains se prélassaient
00:16:34en bord de plage,
00:16:35d'autres faisaient
00:16:35de leur mieux
00:16:36pour occuper les enfants,
00:16:36mais le gouvernement,
00:16:37lui,
00:16:37n'a pas lâché
00:16:38sa copie.
00:16:39Et le 21 juillet dernier,
00:16:40le Parlement adoptait
00:16:41définitivement une loi
00:16:42visant à protéger
00:16:43les mineurs
00:16:44des dangers
00:16:44des réseaux sociaux.
00:16:46Son article 1er
00:16:47est radical.
00:16:48À partir du 1er septembre,
00:16:50l'accès aux réseaux sociaux
00:16:51doit être interdit
00:16:52à tous les moins de 15 ans.
00:16:53Sauf que pour faire respecter
00:16:55cette interdiction,
00:16:56il fallait évidemment
00:16:56être capable de savoir
00:16:58qui avait moins de 15 ans
00:16:59et c'est là
00:16:59que les choses se compliquent.
00:17:00Le 14 août dernier,
00:17:02le Conseil constitutionnel
00:17:03censure entièrement
00:17:04cet article 1er.
00:17:06Le premier problème
00:17:07évoqué Perico,
00:17:07la liberté d'expression
00:17:09et de communication
00:17:10des mineurs.
00:17:11Les sages reconnaissent
00:17:12qu'il est parfaitement légitime
00:17:13de vouloir protéger
00:17:14les enfants,
00:17:14mais interdire
00:17:16indistinctement
00:17:17tous les réseaux sociaux
00:17:18à tous les moins
00:17:19de 15 ans
00:17:19constitue une atteinte
00:17:21qui n'est ni adaptée
00:17:22ni nécessaire
00:17:23et d'ailleurs
00:17:23ni proportionnée.
00:17:24le deuxième problème
00:17:25et je finirai là-dessus
00:17:27qui est celui de tous,
00:17:28de vous tous
00:17:29qui nous écoutez,
00:17:29de moi,
00:17:30de vous Perico,
00:17:31de vous Etienne Blanc
00:17:32et que pour savoir
00:17:33si on a moins de 15 ans
00:17:34ou pas,
00:17:35il va falloir vérifier
00:17:37en partageant
00:17:38des données personnelles
00:17:39et cela pose
00:17:40un énorme problème.
00:17:41Etienne Blanc,
00:17:42vous parliez
00:17:42des pays
00:17:43où cela n'a pas marché.
00:17:45Effectivement,
00:17:46jusqu'ici,
00:17:46c'était l'Australie
00:17:47et a priori,
00:17:48en Australie,
00:17:49on fait face
00:17:50à un échec.
00:17:51Etienne Blanc,
00:17:52il faut pourtant
00:17:52prendre une mesure.
00:17:53Vous êtes d'accord ?
00:17:54Bien sûr qu'il faut
00:17:55prendre des mesures.
00:17:57Il faut s'inspirer
00:17:58de ce qui s'est passé
00:17:58à l'étranger.
00:17:59L'échec australien,
00:18:00il est très révélateur.
00:18:01La reconnaissance faciale,
00:18:03vous prenez votre téléphone,
00:18:05vous mettez votre visage,
00:18:07ça peut être une solution
00:18:09mais on sait
00:18:10qu'à partir de ce moment-là,
00:18:12eh bien,
00:18:12vos données,
00:18:13tout ce que l'on sait
00:18:14sur vous,
00:18:15va circuler.
00:18:15C'est extrêmement dangereux.
00:18:17Donc le Conseil constitutionnel
00:18:18qui proclège
00:18:19des libertés fondamentales
00:18:20n'a pas eu tort.
00:18:21Je pense que
00:18:22c'est le législateur,
00:18:23en tout cas,
00:18:23c'est le président de la République
00:18:24qui a eu tort
00:18:25de présenter un texte
00:18:26qui était une véritable censure.
00:18:29Vous savez,
00:18:30dans le monde actuel,
00:18:31la liberté d'expression,
00:18:33la liberté de communication,
00:18:34ce sont de véritables trésors.
00:18:36Quand vous regardez la planète,
00:18:37partout ils sont mis en cause.
00:18:39L'Europe,
00:18:40la France,
00:18:41on a la chance
00:18:42d'en bénéficier.
00:18:43Quand on travaille
00:18:44sur ces sujets-là,
00:18:45il faut travailler
00:18:46avec une main tremblante.
00:18:48Pas d'excès
00:18:49et attention
00:18:51de ne pas tomber
00:18:51dans une censure accessible.
00:18:54Le président de la République
00:18:55a demandé à Sébastien Lecornu
00:18:56de revoir ce copie.
00:18:57Vous pensez qu'on peut
00:18:58revoir une copie
00:19:00conforme à la Constitution
00:19:01qui permette quand même
00:19:02d'avoir quelque chose d'efficace ?
00:19:03Je pense que c'est possible.
00:19:05C'est très complexe.
00:19:06Mais techniquement,
00:19:07on a des moyens
00:19:09qui peuvent protéger
00:19:10les mineurs.
00:19:11En revanche,
00:19:12je pense que nous allons,
00:19:14à partir de la semaine prochaine,
00:19:15rentrer dans une séquence
00:19:16extrêmement complexe
00:19:17qui est celle du budget.
00:19:20Et le Premier ministre
00:19:21va se concentrer là-dessus
00:19:23plus que sur ce texte-là.
00:19:25Je ne crois pas que rapidement
00:19:26on a une nouvelle législation
00:19:28sur cette question épineuse.
00:19:30Les portables sont déjà interdits
00:19:32à partir d'aujourd'hui
00:19:33dans les lycées
00:19:34pour les écoliers.
00:19:35Est-ce que vous pensez
00:19:36que c'est une mesure
00:19:36qui était nécessaire également ?
00:19:38Ah oui, bien sûr.
00:19:39Que pendant le temps scolaire,
00:19:42les jeunes se concentrent,
00:19:43les écoliers comme les lycéens
00:19:45se concentrent sur la transmission
00:19:48du savoir, à mon avis,
00:19:49c'est absolument essentiel.
00:19:50Oui, c'est une très très bonne mesure.
00:19:52Là aussi,
00:19:53ça sera extrêmement difficile
00:19:54de la faire appliquer.
00:19:56Comment les choses vont-elles se passer
00:19:58lorsque, dans le coin
00:20:00d'une cour de récarration,
00:20:01dans une salle qui n'est pas surveillée,
00:20:03le téléphone va être utilisé ?
00:20:04La question va se poser
00:20:05du filtrage à l'entrée
00:20:07de ces établissements ?
00:20:08Non, ce sont des sujets lourds
00:20:09et je le redis,
00:20:10des sujets qu'il faut manier
00:20:11avec beaucoup de prudence
00:20:13parce qu'il y a un risque
00:20:14d'atteinte excessive
00:20:16à nos libertés.
00:20:17Merci Étienne Blanc
00:20:18d'avoir été avec nous
00:20:19sur Sud Radio.
00:20:20Je n'hésiterai pas à vous rappeler
00:20:21parce que nous sommes toujours
00:20:22très très sensibles
00:20:24à votre franc-parler,
00:20:25à votre franchise.
00:20:26A très bientôt sur Sud Radio.
00:20:28Vous restez avec nous ?
00:20:29Restez avec nous,
00:20:30effectivement,
00:20:30appelez, réagissez,
00:20:31composez le 026 300 300
00:20:33avec dans quelques instants
00:20:34un sujet annoncé en fanfare
00:20:36par le Président de la République,
00:20:38un parc à plusieurs milliards d'euros
00:20:40mais qui jette les froids
00:20:41dans le cœur des riverains.
00:20:43Midi 14h, Sud Radio,
00:20:45la France dans tous ses états,
00:20:47Péricault-Légas.
00:20:50Sud Radio.
00:21:01Alors, Anissa,
00:21:02ce week-end s'est déroulé
00:21:03le festival de musique rock
00:21:04en scène à Saint-Cloud,
00:21:05un rendez-vous musical peut-être
00:21:07mais qui s'est invité
00:21:07dans l'actualité politique également.
00:21:09Ah, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:21:11Cette polémique au festival rock en scène
00:21:13samedi dernier,
00:21:13un festival particulièrement apprécié
00:21:15des amateurs de musique
00:21:16et qui affichait une programmation remarquable
00:21:18en cette année,
00:21:19il faut quand même le préciser.
00:21:20Mais au milieu de toutes les têtes d'affiches,
00:21:22un groupe a créé la polémique.
00:21:24Il s'agit des Lambrini Girls,
00:21:26un groupe de punk britannique
00:21:27qui a eu l'idée d'afficher
00:21:29« Fuck Marine Le Pen »
00:21:30en grand sur l'écran de la scène.
00:21:33Ce groupe est en l'occurrence
00:21:34connu pour ses positions politiques
00:21:35classées d'extrême-gauche.
00:21:37Alors, on a entendu,
00:21:38ici et là,
00:21:39des voix s'élever
00:21:40pour dénoncer l'acte de ce groupe
00:21:42dont l'idée est d'insulter
00:21:45une femme candidate à l'élection.
00:21:49Certains ont dit
00:21:50que c'était assez sexiste
00:21:51et qui est un argument assez marrant
00:21:53lorsqu'on sait qu'il s'agit
00:21:54d'un groupe féministe.
00:21:56Ceci étant dit,
00:21:57elles n'ont pas non plus
00:21:59particulièrement innové,
00:22:00si vous me le permettez,
00:22:01des insultes de ce type,
00:22:03des insultes envers des politiques.
00:22:04Et puis, c'est vrai que Marine Le Pen
00:22:05en a été quand même
00:22:06grassement la cible.
00:22:07Je vais vous rappeler,
00:22:08dans les années 80,
00:22:10certains d'entre vous,
00:22:11peut-être les connaissent,
00:22:12les Béruriers Noirs
00:22:13qui avaient fait naître
00:22:14un slogan sur scène
00:22:15« La jeunesse emmerde le Front National ».
00:22:18Le slogan était devenu
00:22:20un hymne des manifestations anti-FN.
00:22:23D'autres connaissent peut-être
00:22:24le groupe NTM
00:22:25qui avait également
00:22:26une longue histoire
00:22:26d'opposition frontale
00:22:28au Front National
00:22:29avec des morceaux
00:22:29comme Plus Jamais Ça,
00:22:31blanc et noir,
00:22:32parmi les morceaux
00:22:33dirigés contre le parti.
00:22:34Puis Diams,
00:22:35pour ceux aussi qui connaissent,
00:22:36qui avaient sorti Marine.
00:22:37Ce qu'on peut dire,
00:22:38effectivement,
00:22:38c'est que Marine Le Pen
00:22:39inspire fortement les artistes.
00:22:41Ce week-end,
00:22:42bon ben voilà,
00:22:43ce groupe
00:22:44Lombrini Girls
00:22:45de funk,
00:22:46punk, rock,
00:22:47britannique et féministe,
00:22:49s'en est encore donné
00:22:49à cœur joie.
00:22:50Est-ce qu'il est décent
00:22:52de se permettre
00:22:53ce genre d'insultes ?
00:22:55Je laisse les personnes
00:22:57qui nous écoutent
00:22:57en décider.
00:22:58Anissas,
00:22:59que ces crétins,
00:22:59je les appelle comme ça,
00:23:01sous-estime,
00:23:02c'est le contre-effet
00:23:03que cela suppose
00:23:04et que cela,
00:23:05et l'impact
00:23:06que cela constitue.
00:23:07Quand Indochine
00:23:07avait refusé
00:23:08d'aller se mettre
00:23:09en spectacle
00:23:10à Perpignan
00:23:11parce que la ville
00:23:12était dirigée
00:23:12par un élu
00:23:13du Rassemblement National,
00:23:14c'est Louis Alliot,
00:23:15et là,
00:23:16de make fuck Marine,
00:23:17eh bien,
00:23:17on a envie de leur dire
00:23:18mais chérie,
00:23:19vous ne faites que rajouter
00:23:19un peu plus de voix.
00:23:20L'indignation des gens
00:23:22est telle.
00:23:22Parce que ce n'est pas
00:23:23du combat politique,
00:23:24ce n'est pas quelque chose
00:23:25de raisonnable,
00:23:25c'est de l'insulte,
00:23:26c'est de l'invective.
00:23:27Dans un contexte
00:23:28qui est un contexte culturel,
00:23:29ça n'a rien à faire là.
00:23:30Eh bien,
00:23:31et Marine Le Pen
00:23:31vous dit merci,
00:23:32vous avez certainement
00:23:33apporté 15 ou 30 000
00:23:34ou 100 000 voix de plus.
00:23:35En fait,
00:23:36ce que je veux dire,
00:23:36c'est que ce n'est pas nouveau.
00:23:37Si vous voulez,
00:23:38évidemment,
00:23:38c'est sûr que
00:23:39c'est ras les pâquerettes,
00:23:40on ne va pas leur inventer,
00:23:42c'est nul,
00:23:43mais ce n'est pas nouveau.
00:23:44Elles n'ont même pas inventé
00:23:45un concept.
00:23:46C'est surtout contre-productif.
00:23:48Absolument.
00:23:48Et puis,
00:23:48on va enchaîner quand même
00:23:50Pericot,
00:23:50puisqu'on va parler
00:23:51de François Fillon
00:23:52qui reparle enfin
00:23:54à la presse
00:23:54pour se plaindre
00:23:55de ce qui lui est arrivé.
00:23:57Il dit,
00:23:57il dit,
00:23:58interview au Parisien,
00:24:00bon,
00:24:00qui a été repris
00:24:00parce qu'il s'est exprimé
00:24:01sur Youtube,
00:24:02il dit,
00:24:02cette affaire m'a coûté
00:24:03l'élection présidentielle.
00:24:04Il parle surtout
00:24:05des costumes.
00:24:06Alors,
00:24:06l'ex-candidat à LR
00:24:07à la présidence en 2017,
00:24:08malheureux,
00:24:09bien sûr,
00:24:10revient depuis longtemps.
00:24:11Je me souviens,
00:24:12je l'avais invité
00:24:12au début de Sud Radio,
00:24:14de mon arrivée à Sud Radio.
00:24:15Pour l'instant,
00:24:18et on va surtout écouter
00:24:19ce qu'il disait
00:24:20le soir du premier tour
00:24:22de l'élection présidentielle
00:24:24de 2017.
00:24:25L'extrémisme
00:24:26ne peut qu'apporter
00:24:27malheur
00:24:28et division
00:24:29à la France.
00:24:31Dès lors,
00:24:32il n'y a pas
00:24:33d'autre choix
00:24:33que de voter
00:24:34contre l'extrême droite.
00:24:36Je voterai donc
00:24:37en faveur
00:24:38d'Emmanuel Macron.
00:24:39Alors aujourd'hui,
00:24:40il semble regretter
00:24:41cette phrase.
00:24:42Alors,
00:24:42on comprend dans le contexte
00:24:43de l'époque,
00:24:44en plus surtout vu
00:24:45l'humiliation
00:24:45qu'il venait de subir.
00:24:46Il avait fait 20,20,
00:24:48mais
00:24:50M. Macron
00:24:51était devant lui.
00:24:53Il avait donc
00:24:54eu la sensation
00:24:55qu'il était obligé
00:24:56de se rallier,
00:24:57j'allais dire,
00:24:58par sens de la raison
00:24:59face au danger
00:25:00le péniste.
00:25:01Et aujourd'hui,
00:25:01il nous explique
00:25:02« Eh bien,
00:25:02effectivement,
00:25:03j'ai été victime
00:25:04d'une attaque,
00:25:04j'ai commis des erreurs,
00:25:05effectivement.
00:25:07J'ai été pourtant blanchi
00:25:08sur une partie
00:25:09des accusations
00:25:09qui ont été blanchies
00:25:10parce qu'il y a eu
00:25:11faute de preuve. »
00:25:12Et là,
00:25:12ils disent,
00:25:13évidemment,
00:25:13« Je ne recommencerai pas
00:25:15ce genre d'erreurs.
00:25:16Pour autant,
00:25:17pour autant,
00:25:17pour ce qui est du vote
00:25:18d'Emmanuel Macron,
00:25:19vu l'état
00:25:20dans lequel il a laissé
00:25:20la France,
00:25:21vu le déficit
00:25:23qu'il a creusé,
00:25:23il a l'air de dire
00:25:24que c'est le pire président,
00:25:26eh bien,
00:25:26je n'appellerai pas
00:25:27à voter pour lui.
00:25:28Bon,
00:25:28l'affaire ne se présentera pas,
00:25:30Fillon ne sera
00:25:31peut-être plus jamais
00:25:32candidat à président
00:25:33de la République,
00:25:34et en tout cas,
00:25:34Emmanuel Macron
00:25:35ne le sera pas
00:25:35en 2027.
00:25:37Il y a une forme
00:25:38de malaise
00:25:39parce qu'on sent
00:25:39que l'homme
00:25:40règle ses comptes
00:25:41tout en connaissant
00:25:41qu'il a commis
00:25:42des erreurs énormes
00:25:42et qu'il regrette,
00:25:44effectivement.
00:25:44Il dit,
00:25:45« J'aurais pu être
00:25:45président de la République,
00:25:46c'est peut-être vrai.
00:25:46Il aurait peut-être pu être élu
00:25:47s'il n'y avait pas eu
00:25:48ses affaires. »
00:25:48Et aujourd'hui,
00:25:49on a le dépit
00:25:50d'un homme qui est dans
00:25:51la bara.
00:25:51Je signale malgré tout
00:25:53et on le sait
00:25:54que François Fillon
00:25:55est souvent l'objet
00:25:56d'appels
00:25:56de hautes personnalités
00:25:58de la République,
00:25:58je ne vais pas citer
00:25:59les noms,
00:25:59qui l'appellent
00:26:00parce que ça reste
00:26:00quand même un stratège,
00:26:01quelqu'un qui s'y connaît,
00:26:02qui connaît beaucoup de gens,
00:26:03qui a une vision
00:26:03et on le consulte souvent
00:26:05pour savoir ce qu'il faut faire,
00:26:06quelles décisions
00:26:07il faut prendre
00:26:07et vers où il faut conduire
00:26:09le destin de la France.
00:26:12Moi, tout de suite,
00:26:12je voulais enchaîner
00:26:13sur un parc,
00:26:16en tout cas,
00:26:16une grande annonce,
00:26:17un grand chantier.
00:26:18Notre président,
00:26:20souvenez-vous,
00:26:20était fier et enthousiaste
00:26:22il y a très peu encore
00:26:23de présenter
00:26:23l'immense projet
00:26:25franco-saoudien,
00:26:26un projet
00:26:27à 6 milliards
00:26:28d'investissements
00:26:29et ses 22 000 emplois
00:26:31annoncés
00:26:31pour la création
00:26:32de trois parcs d'attractions
00:26:34dans le Val d'Oise
00:26:34dont un consacré
00:26:35à Dragon Ball.
00:26:37Vous aurez reconnu
00:26:37le petit son
00:26:38que vous venez d'entendre.
00:26:39Sur le papier,
00:26:40le projet a de quoi
00:26:41faire rêver
00:26:41mais sur le terrain,
00:26:43les riverains
00:26:43ont déjà
00:26:44la boule au ventre.
00:26:46À court dimanche,
00:26:48certains habitants
00:26:48s'interrogent
00:26:49sur ce qu'ils vont
00:26:50y perdre
00:26:50et oui,
00:26:51on aime bien,
00:26:52enfin en tout cas,
00:26:52tous ceux qui se souviennent
00:26:53apprécient cette musique.
00:26:55Donc à court dimanche,
00:26:56je vous disais,
00:26:57certains habitants
00:26:57s'interrogent
00:26:58sur ce qu'ils vont
00:26:58y perdre
00:26:59et l'addition
00:27:00s'annonce salée.
00:27:01D'abord,
00:27:01il y a ceux
00:27:02qui vivent sur le site.
00:27:03Entre 300 et 400 personnes
00:27:04sont installées
00:27:06sur les anciens
00:27:08parkings
00:27:08de Marapolis,
00:27:09certains depuis
00:27:10des années
00:27:11et aujourd'hui,
00:27:12ces familles ne savent
00:27:13tout simplement pas
00:27:14où elles iront
00:27:15si le projet se réalise.
00:27:16La mairie elle-même,
00:27:17je le précise,
00:27:19reconnaît que leur situation
00:27:20n'a pas été évoquée
00:27:21dans l'annonce
00:27:21et réclame
00:27:22des solutions
00:27:22d'accueil durable.
00:27:23Ensuite,
00:27:24il y en a d'autres
00:27:25et qu'on aime
00:27:25tout particulièrement
00:27:26les agriculteurs.
00:27:27Le méga projet
00:27:28pourrait s'étendre
00:27:29sur plus de 200 hectares
00:27:31et donc déborder largement
00:27:32de l'ancien parc
00:27:34sur les terres agricoles voisines.
00:27:36On compte parmi
00:27:37ces agriculteurs
00:27:38et ces terres
00:27:39des exploitations familiales
00:27:40transmises
00:27:41de génération en génération
00:27:42et qui pourraient voir
00:27:43jusqu'à la moitié
00:27:44de leur champ
00:27:46transformé
00:27:47en hôtel,
00:27:48en parking.
00:27:49Et ceci étant dit,
00:27:50nous allons apporter
00:27:50une petite précision,
00:27:51c'est qu'à ce stade,
00:27:52finalement,
00:27:53on ne sait pas grand-chose.
00:27:54Il y a une annonce
00:27:55qui a été faite
00:27:55en fanfare,
00:27:56je vous l'ai déjà dit,
00:27:57mais aucune date officielle
00:27:58de début des travaux
00:27:59n'a été annoncée,
00:28:00aucune durée de chantier non plus.
00:28:01Le projet n'est à ce jour
00:28:02qu'un simple accord
00:28:04signé le 24 août dernier.
00:28:05Néanmoins,
00:28:06les riverains ont quand même raison
00:28:07de manifester leurs craintes
00:28:09de les partager.
00:28:10Comme ça,
00:28:11quand ça avancera,
00:28:11peut-être qu'on en prendra compte.
00:28:13Anissa,
00:28:14je peux vous dire
00:28:14que ça sent la ZAD.
00:28:16Alors vous savez,
00:28:17il y a d'autres sites en France
00:28:18qui sont menacés
00:28:18avec des mouvements
00:28:20de riverains
00:28:20qui ont testé.
00:28:21Le plus étonnant,
00:28:22c'est que le wahhabisme,
00:28:23l'Arabie Saoudite,
00:28:24le wahhabisme,
00:28:25c'est un islam un peu intégriste,
00:28:27on n'aime pas les représentations,
00:28:28on n'aime pas les fêtes.
00:28:29Chez eux,
00:28:29ils en ont quelques-unes,
00:28:30donc faites ce que je fais
00:28:32et ne faites pas ce que je dis.
00:28:33Voilà la leçon
00:28:34qu'il faut tirer.
00:28:35Je pense qu'il y aura
00:28:35une suite à cet événement.
00:28:38Et on va continuer
00:28:39avec vous maintenant.
00:28:39Vous avez une petite histoire
00:28:40à nous raconter,
00:28:41une histoire incroyable d'ailleurs.
00:28:42Trois enfants.
00:28:43Une histoire hallucinante.
00:28:44Trois enfants.
00:28:45En 1984,
00:28:47Ramon,
00:28:48Ricard et Elvira
00:28:49abandonnés
00:28:49sur la gare
00:28:51Saint-Franc
00:28:51de Barcelone.
00:28:53Un monsieur,
00:28:54un ami de la famille
00:28:54s'appelle Denis.
00:28:55Les dépôts sur le quai de la gare
00:28:56disent j'arrive,
00:28:56je vais chercher des bonbons
00:28:57et ensuite plus rien.
00:28:59Donc ces enfants,
00:29:00évidemment,
00:29:00ont été recueillis
00:29:01par un couple
00:29:01qui les a adoptés.
00:29:02C'est une histoire très belle en plus.
00:29:03Ils ont grandi ensemble
00:29:05et depuis 40 ans
00:29:06ils sont à la recherche
00:29:06de l'identité
00:29:07de leurs parents
00:29:08et par des études biologiques
00:29:10ils ont pu avoir
00:29:11des liens de parenté
00:29:12avec des gens
00:29:12qui sont en Catalogne.
00:29:13De là ils sont montés.
00:29:14On a su que leurs parents
00:29:15étaient en France à Toulouse
00:29:16et c'est pour ça
00:29:17qu'on est concerné.
00:29:18L'enquête s'est passée en France
00:29:19et ces enfants recherchent
00:29:20tout simplement
00:29:21l'identité
00:29:22de leurs parents.
00:29:23Ils sont orphelins.
00:29:24Ça a donné une série
00:29:25sur Disney Channel
00:29:26qui aujourd'hui est diffusée
00:29:28et on voit comment
00:29:29en 1984
00:29:29en pleine Europe
00:29:31gare de Barcelone
00:29:32on abandonne trois enfants
00:29:33de 2, 4 et 6 ans
00:29:34ils sont adoptés
00:29:35et 40 ans après
00:29:36ces enfants continuent toujours
00:29:37à chercher leurs parents.
00:29:38Alors on sait que les parents
00:29:39étaient des malfrats.
00:29:40Le papa Ramon
00:29:41était un spécialiste
00:29:42de la cambriole.
00:29:43La maman a disparu aussi
00:29:44elle était complice
00:29:44de son mari.
00:29:45Aucune trace.
00:29:46On est presque
00:29:46dans l'affaire ligonaise
00:29:47et là aujourd'hui
00:29:48ils sont là
00:29:49on les voit
00:29:49on a la photo d'eux
00:29:50dans le parisien
00:29:51ils ont 42, 44, 46 ans
00:29:55ils sont toujours
00:29:55à la recherche
00:29:56de papa et maman.
00:29:56C'est une affaire
00:29:57très émouvante
00:29:58on verra s'ils arrivent
00:29:59et très touchants
00:30:00à retrouver leurs parents.
00:30:02Je vais continuer
00:30:04reconnaissez
00:30:05vous entendez
00:30:05ces trompettes ?
00:30:06Alors vous allez nous parler
00:30:07à mon avis
00:30:08vous allez nous parler
00:30:08chasse voire renard
00:30:09éventuellement.
00:30:10Exactement
00:30:11vous avez tout compris
00:30:12vous vous avez vu
00:30:12juste le 25 août
00:30:14dernier
00:30:15la mairie de Verfeuille
00:30:16en Haute-Garonne
00:30:17publie un message
00:30:18un message simple
00:30:19pour prévenir
00:30:20les habitants
00:30:21qu'une battue
00:30:22administrative
00:30:23au renard
00:30:24serait organisée
00:30:25quelques jours
00:30:26après
00:30:27sur des parcelles privées
00:30:28l'objectif
00:30:29simple
00:30:29et naïf
00:30:30finalement
00:30:31de cette mairie
00:30:32était d'éviter
00:30:33que les promeneurs
00:30:34et riverains
00:30:34se retrouvent
00:30:35sur la zone
00:30:35pendant l'opération
00:30:36sauf que le résultat
00:30:37pericot
00:30:38est explosif
00:30:39les réseaux sociaux
00:30:40s'enflamment
00:30:41le maire
00:30:42reçoit
00:30:42des milliers
00:30:43de commentaires
00:30:44parmi eux
00:30:44on a pu lire
00:30:45des termes
00:30:46comme assassin
00:30:47meurtrier
00:30:48et ceci a lancé
00:30:50un autre débat
00:30:52avec un maire
00:30:52finalement
00:30:53qui tentait
00:30:53de se défendre
00:30:54la mairie
00:30:55n'avait
00:30:56dit-elle
00:30:57ni décidé
00:30:57ni autorisé
00:30:58la battue
00:31:00et essaye
00:31:01de se défendre
00:31:01contre toutes
00:31:02ces insultes
00:31:03en expliquant
00:31:03qu'il s'agit
00:31:04a priori
00:31:05d'un acte
00:31:05administratif
00:31:06et que l'idée
00:31:07est également
00:31:08la protection
00:31:08de ces mêmes riverains
00:31:10alors il faut réguler
00:31:10les populations
00:31:11synergétiques
00:31:12les sangliers
00:31:12font des ravages
00:31:13les renards
00:31:14ceux qui ont des poules
00:31:14savent à quel point
00:31:15mais il faut quand même
00:31:16conjuguer respect
00:31:17respect de la nature
00:31:18et de l'environnement
00:31:18et nécessiter de préserver
00:31:20également
00:31:20les élevages
00:31:21et les campagnes
00:31:23quand ces animaux
00:31:24sont trop nombreux
00:31:25ils finissent par commettre
00:31:26des dégâts
00:31:27vous restez avec nous
00:31:28parce que nous allons avoir
00:31:29c'est une nouveauté
00:31:31dans la France
00:31:31tous les états
00:31:32nous allons avoir
00:31:33vous allez reconnaître
00:31:34les mots
00:31:34la parole
00:31:35d'André Bercoff
00:31:36Bercoff dans tous ses états
00:31:38tous les jours
00:31:39à 12h45
00:31:39et là
00:31:40c'est le référendum
00:31:42des Islandais
00:31:43qui ont refusé
00:31:43d'entrer dans l'Union Européenne
00:31:44qui a inspiré
00:31:45notre entrée préférée
00:31:46vous pouvez réagir
00:31:48vous pouvez dire
00:31:49tout ce que vous pensez
00:31:50en appelant le 0826
00:31:52300 300
00:31:53restez avec nous
00:31:55midi 14h
00:31:56Sud Radio
00:31:57la France dans tous ses états
00:31:59Péricault Légace
00:32:01il est 12h44
00:32:02vous êtes sur Sud Radio
00:32:04vous allez nous appeler
00:32:05au 0826
00:32:06300 300
00:32:07parce que nous avons besoin
00:32:08d'avoir votre avis
00:32:08votre réaction
00:32:09et là maintenant
00:32:10vous allez reconnaître
00:32:11une voix
00:32:12qui est chère
00:32:13à Sud Radio
00:32:14c'est André Bercoff
00:32:15qui est dans tous ses états
00:32:16et qui va nous parler
00:32:17du référendum
00:32:18Islandais
00:32:19sur l'entrée
00:32:19dans l'Union Européenne
00:32:23Sud Radio
00:32:24Bercoff
00:32:25dans tous ses états
00:32:28Bonjour
00:32:28merci de vous retrouver
00:32:31en cette rentrée
00:32:32en cette rentrée
00:32:33pour
00:32:35pour
00:32:35effectivement
00:32:36regardez
00:32:36je suis
00:32:37non seulement
00:32:37dans tous mes états
00:32:38mais regardez derrière
00:32:39c'est moi
00:32:40vous voyez là
00:32:40derrière
00:32:42vous voyez c'est ça
00:32:43voilà
00:32:43voilà ce qu'on est
00:32:44quand on est dans l'ordinateur
00:32:45quand on est dans le
00:32:46c'est
00:32:47eh oui
00:32:48eh oui
00:32:48c'est devenu terrifiant
00:32:49alors on ne va pas parler
00:32:50on ne va pas parler
00:32:52des chiffres du chômage
00:32:53on ne va pas parler
00:32:54des gaspillages
00:32:55on ne va pas parler
00:32:56de l'état
00:32:57tout ça
00:32:57nous en parlerons
00:32:58tous les jours
00:32:59ensemble
00:33:00à midi 45
00:33:01tous les jours
00:33:03avec
00:33:04une radio
00:33:05que je suis
00:33:05heureux
00:33:06de retrouver
00:33:07avec Sud Radio
00:33:08et on va parler
00:33:09de quoi alors aujourd'hui
00:33:10on va parler
00:33:11de quelque chose
00:33:11qui est quand même
00:33:12très très très parlant
00:33:13vraiment
00:33:14et qui est arrivé
00:33:16eh bien pas plus tard
00:33:17qu'avant hier
00:33:17il s'agit de quoi ?
00:33:19il s'agit de l'Europe
00:33:21écoutez d'abord
00:33:22et oui
00:33:37le merveilleux hymne
00:33:38à la joie
00:33:39de Beethoven
00:33:39magnifique
00:33:40adapté
00:33:42sonorisé
00:33:43polarisé
00:33:44et déformé
00:33:45par la non moins
00:33:46merveilleuse
00:33:47Ursula von der Leyen
00:33:48notre présidence
00:33:49à tout
00:33:50notre présidente
00:33:51celle qui dirige
00:33:52absolument tout le monde
00:33:53et nous sommes nombreux
00:33:55à lui souhaiter
00:33:56bonne santé
00:33:58bien sûr
00:33:59bonne santé
00:33:59tout va bien
00:34:00tout va bien
00:34:01dans le meilleur des mondes
00:34:02entre Schengen
00:34:03entre l'immigration
00:34:05dont parlait ce matin
00:34:06Jacques Cardoz
00:34:08sur cette antenne
00:34:09entre tous les débats
00:34:11qu'on a actuellement
00:34:12eh bien
00:34:13là-dedans
00:34:14qu'est-ce qu'il y a
00:34:15après avec Stéphanie de Murru
00:34:17avec Perigo
00:34:17les gaz
00:34:18et là qu'est-ce qui se passe
00:34:19eh bien un petit pays
00:34:21pensez pas que ça
00:34:22pour l'est un problème
00:34:23qui avait postulé
00:34:25pour rentrer
00:34:26dans notre merveilleuse
00:34:27Union Européenne
00:34:28l'Islande
00:34:29eh bien
00:34:30patatras
00:34:31de chez patatras
00:34:33les Islandais ont dit non
00:34:34comment non
00:34:35vous ne pouvez
00:34:36vous ne pouvez pas
00:34:37rentrer
00:34:38dans ce paradis
00:34:40dans ce paradis
00:34:41européen
00:34:41où tout va pour le mieux
00:34:42dans le meilleur des mondes
00:34:44où vraiment
00:34:45on aimerait savoir aussi
00:34:47où sont les milliers
00:34:48de milliards
00:34:49où va-t-on
00:34:50parce qu'on parle beaucoup
00:34:51d'où va l'argent
00:34:52des français
00:34:52mais enfin on pourrait
00:34:53parler de façon
00:34:54beaucoup plus forte
00:34:55où va l'argent
00:34:56des européens
00:34:57magnifique
00:34:58les milliers
00:34:59de milliers
00:35:00de milliards
00:35:00entre le Mercosur
00:35:02qu'on négocie
00:35:04avec les Brésiliens
00:35:06et les Argentins
00:35:07entre effectivement
00:35:09l'Ukraine
00:35:10la guerre d'Ukraine
00:35:11entre
00:35:11ce qui se passe
00:35:12au Moyen-Orient
00:35:13entre Russes
00:35:14américains
00:35:15avec l'OTAN
00:35:16tout ça
00:35:17et bien nous assistons
00:35:19merveilleusement
00:35:19muets
00:35:22aux tractations
00:35:23associées à cela
00:35:24et nous ne sommes pas là
00:35:25vous voyez ce qui se passe
00:35:26en Iran
00:35:27aujourd'hui
00:35:28avec le détroit d'Hormuz
00:35:29regardez ce qui se passe
00:35:30au Moyen-Orient
00:35:31entre
00:35:31Israël
00:35:32le Liban
00:35:33la Syrie
00:35:34etc
00:35:35ce qui se passe
00:35:36en Russie
00:35:37ce qui passe
00:35:38en Russie
00:35:38et en Ukraine
00:35:39ce qui se passe
00:35:40dans les grandes manoeuvres
00:35:41entre la Chine
00:35:43Taïwan
00:35:43et Donald Trump
00:35:45et ne parlons pas
00:35:45du Canada
00:35:46tout est en train
00:35:47de se reformer
00:35:48tout est en train
00:35:49de se recomposer
00:35:50et où est l'Europe
00:35:51et bien l'Europe
00:35:52elle se lave les mains
00:35:54comme fait Ursula
00:35:55en chantant
00:35:56nan nan nan nan
00:35:58l'hymne à la joie
00:35:59oui mais on aimerait
00:36:00que l'hymne à la joie
00:36:01ne devienne pas
00:36:02l'hymne à la faillite
00:36:04s'il vous plaît
00:36:05au secours
00:36:06au secours
00:36:07on entre en année présidentielle
00:36:10au secours
00:36:11à demain
00:36:13c'était Bercov
00:36:15dans tous ses états
00:36:16il n'a pas la langue
00:36:16dans sa poche non plus
00:36:17à Nyssa
00:36:18les Islandais
00:36:18ont fait un choix
00:36:20pourtant Dieu sait
00:36:21si on nous dit
00:36:21que l'Europe
00:36:21c'est le paradis
00:36:22c'est génial
00:36:22c'est la solution
00:36:23ça nous a apporté le bonheur
00:36:24les Islandais
00:36:25c'est un peuple responsable
00:36:26les pays nordiques
00:36:28sont des grandes démocraties
00:36:29alors parce que vous savez
00:36:30au moment du Brexit
00:36:31et puis du traité constitutionnel
00:36:34on avait dit
00:36:34oui mais
00:36:34ce sont des populations
00:36:35peut-être les moins éduquées
00:36:37les moins initiées
00:36:38les moins formées
00:36:38ce sont des gens
00:36:39qui sont dans le mécontentement
00:36:40et bien là
00:36:41c'est aussi un pays
00:36:42qui s'en sort quand même
00:36:43économiquement bien mieux que nous
00:36:45on ne faut pas non plus
00:36:46à l'oublier
00:36:47pourquoi les Islandais
00:36:48ont refusé
00:36:50de participer
00:36:51de recommencer
00:36:52les négociations d'adhésion
00:36:54mais parce qu'en fait
00:36:55ils veulent garder
00:36:56la souveraineté
00:36:57sur les éléments
00:36:58forts et importants
00:36:59de leur économie
00:37:00en l'occurrence la pêche
00:37:01parce qu'en fait
00:37:02après on sait très bien
00:37:03que ça va être dérégulé
00:37:03qu'ils n'auront plus la main
00:37:05et que là pour le moment
00:37:06tout va très bien économiquement
00:37:07et ils ont si vous voulez
00:37:09le meilleur de l'Europe
00:37:10puisqu'ils font déjà partie
00:37:12des accords économiques
00:37:13de certains accords économiques
00:37:14en fait ils ont
00:37:15le meilleur de l'Europe
00:37:16pourquoi voulez-vous
00:37:17qu'ils en aient plus ?
00:37:18Alors justement
00:37:18nous avons Ludenvik
00:37:19qui nous appelle
00:37:20Dobenas
00:37:21bonjour Ludovic
00:37:24que vous inspire ce résultat
00:37:26du référendum des Islandais
00:37:27qui n'ont pas voulu rentrer
00:37:28dans l'Union Européenne ?
00:37:29Eh bien écoutez
00:37:30pour moi
00:37:30c'est un échec cuisant
00:37:32de l'Union Européenne
00:37:33une grosse déconvenue
00:37:35parce qu'il y a eu
00:37:35pas mal d'ingérences européennes
00:37:39pour favoriser
00:37:41ce référendum
00:37:42et en fait
00:37:43le peuple islandais
00:37:44comme peuple souverain
00:37:45s'est opposé à ça
00:37:47d'une courte majorité
00:37:49mais on peut constater
00:37:50de plus de 80%
00:37:51de participation
00:37:52ce qui est énorme
00:37:53et je pense en effet
00:37:55je rejoins
00:37:56madame juste avant
00:37:57ce que je veux dire
00:37:58Alissa
00:37:58Alissa
00:37:59pardon excusez-moi
00:38:00qu'il y a en fait
00:38:03la volonté
00:38:04de garder une souveraineté
00:38:05on peut comprendre
00:38:05aujourd'hui
00:38:06la pêche est un facteur
00:38:07mais ils ont aussi
00:38:08une grosse économie
00:38:10d'agriculture
00:38:11et le Mercosur
00:38:11elle leur a fait très très peur
00:38:13donc je crois aujourd'hui
00:38:15qu'ils sont dans une situation
00:38:16où comme beaucoup de pays
00:38:18en fait
00:38:18s'ils veulent garder
00:38:19les rênes de leur pouvoir
00:38:20c'est garder leur souveraineté
00:38:22vous vous souvenez
00:38:23ce qu'on n'a pas dit
00:38:24des français
00:38:24lorsque le traité constitutionnel
00:38:26de 2005 a été rejeté
00:38:27les unes des journaux
00:38:29qui traitaient de xénophobes
00:38:30de racistes
00:38:31les français qui avaient voté non
00:38:32au TCE
00:38:33le Brexit
00:38:34les anglais sont fait traiter
00:38:35tous les noms
00:38:36à tel point qu'il a fallu
00:38:38reconfirmer ce vote
00:38:40avec l'élection
00:38:40de Premier ministre Johnson
00:38:42et les anglais ont confirmé
00:38:43en tout point
00:38:44qu'ils voulaient sortir
00:38:45de l'Union Européenne
00:38:45même si ça n'a pas apporté
00:38:47que de solutions
00:38:47qu'ils ont toujours des problèmes
00:38:48qui ne sont pas forcément
00:38:49liés à ça
00:38:50d'ailleurs
00:38:51aujourd'hui vous estimez
00:38:52que les Islandais
00:38:53sont des gens lucides et conscients
00:38:55je pense qu'ils ont pris conscience
00:38:57il y a aussi un retour d'expérience
00:38:59de l'Union Européenne
00:39:00et qu'ils ont pris conscience
00:39:01des difficultés
00:39:02et quand on voit
00:39:03des madames van der Leyen
00:39:05qui s'insurgent
00:39:06dans énormément de domaines
00:39:07qui même ne la concernent pas
00:39:08je n'ai pas trop compris
00:39:09pour donner un exemple
00:39:11sa présence au MEDEF
00:39:12pour le débat
00:39:14des sept candidats
00:39:16présidentiels
00:39:17ces choses-là
00:39:18en fait
00:39:18je crois qu'on arrive
00:39:19dans une situation
00:39:20où les gens comprennent
00:39:22que l'Europe
00:39:22n'est pas si intéressante
00:39:23que ça
00:39:24on voit même
00:39:24la Pologne
00:39:25qui dernièrement
00:39:26au mois de juillet
00:39:27défendait
00:39:28l'Europe
00:39:29a décidé
00:39:29de repousser
00:39:30l'entrée
00:39:31de l'euro
00:39:32de leur monnaie
00:39:33en fait je rebondis
00:39:35sur ce que vous venez
00:39:35d'expliquer
00:39:36c'est qu'effectivement
00:39:37l'Europe
00:39:37et oui la présence
00:39:38d'Ursula van der Leyen
00:39:39c'est que par moments
00:39:41on a l'impression
00:39:41que finalement
00:39:42l'Europe prend littéralement
00:39:44la main
00:39:44sur la politique
00:39:46des états-nations
00:39:47il n'y a plus de limites
00:39:49et c'est effectivement
00:39:50peut-être un peu
00:39:50cette forme de rejet
00:39:51ce que l'Islande
00:39:53vient de rejeter
00:39:54c'est gardons
00:39:55un peu de souveraineté
00:39:57évitons évidemment
00:39:58d'avoir peut-être
00:39:58Ursula van der Leyen
00:39:59qui viendrait décider
00:40:00des prochains quotas
00:40:01de pêche à vendre
00:40:02ou à ne pas vendre
00:40:04et c'est effectivement
00:40:05un problème capital
00:40:07que vous venez de soulever
00:40:08et que de très nombreuses
00:40:09personnes remarquent
00:40:10aujourd'hui
00:40:10une perte d'indépendance totale
00:40:12c'est exactement le cas
00:40:14je suis complètement
00:40:15d'accord avec vous
00:40:16aujourd'hui
00:40:16la problématique
00:40:17de tout cela
00:40:18c'est que malheureusement
00:40:19les états n'ont plus
00:40:21le pouvoir de décision
00:40:21comme vous dites
00:40:22il y a un problème d'agence
00:40:23mais on a tout
00:40:23la plupart de nous
00:40:25aujourd'hui
00:40:26on a quelques pouvoirs
00:40:27régaliens
00:40:27qui nous sont encore propres
00:40:29nous qui sommes très bien
00:40:30intégrés dans l'Union Européenne
00:40:31mais aujourd'hui
00:40:32la plupart des décisions
00:40:35sont à chaque fois
00:40:36dirigées par le principe
00:40:38des grandes orientations
00:40:39des politiques économiques
00:40:40des GOP de l'Union Européenne
00:40:42donc aujourd'hui
00:40:43ce sont des obligations
00:40:44qu'on est obligé
00:40:44de redescendre
00:40:45systématiquement aux états
00:40:46qui entravent
00:40:47de l'agriculture
00:40:48à l'éducation
00:40:49et toutes les décisions
00:40:50si on ne garde pas
00:40:51nos pouvoirs des décisions
00:40:51souvent je prends
00:40:52cet exemple là
00:40:53parce que moi personnellement
00:40:54je pense que vous l'aurez compris
00:40:55je ne suis pas un grand fan
00:40:56de l'Union Européenne
00:40:57mais en fait
00:40:58je prends l'exemple
00:40:59d'une maison individuelle
00:41:00et de le cadre
00:41:03d'un bâtiment
00:41:04d'un immeuble
00:41:04quand vous êtes un usur
00:41:06c'est sûr
00:41:06que ça coûte moins cher
00:41:07et vous êtes plus fort
00:41:08pour investir
00:41:08mais il y a des moyens
00:41:09des fois que vous n'avez pas
00:41:10trop tellement besoin
00:41:10la personne qui est au HEC
00:41:12n'a pas besoin d'un ascenseur
00:41:14à la différence
00:41:15de quand vous avez
00:41:16de propriétaires
00:41:16vous prenez vos décisions
00:41:18et moi je suis
00:41:18on est dans l'intérêt
00:41:19où on aime bien
00:41:21être propriétaires
00:41:21et je crois qu'on a besoin
00:41:23aussi de prendre nos décisions
00:41:24et même la France
00:41:25devrait retrouver
00:41:25une forme de souveraineté nationale
00:41:27c'est le problème
00:41:28de la propriété
00:41:29effectivement avec l'Union Européenne
00:41:30il y a des peuples
00:41:30qui ne se sentent plus chez eux
00:41:31et qui se font imposer
00:41:32par des gens
00:41:33qui ne sont pas élus
00:41:34des décisions
00:41:35dont ils ne veulent pas
00:41:36merci Ludovic
00:41:36pour votre témoignage
00:41:37on se retrouve très bientôt
00:41:39et à Aubenas
00:41:39je pense qu'à Aubenas
00:41:41on est conscient
00:41:42qu'il faut préserver
00:41:45les prérogatives
00:41:46qu'il y a dans ce département
00:41:47de l'Ardèche
00:41:48ce beau département
00:41:48nous sommes avec Xavier
00:41:49qui nous appelle de Bordeaux
00:41:50bonjour Xavier
00:41:52bonjour Péricault
00:41:52bonjour Sud Radio
00:41:53alors les Islandais
00:41:54ils ont dit non
00:41:55ils ont tapé du poing
00:41:55sur la table
00:41:56même si ce n'est pas
00:41:56une grosse majorité
00:41:57vous pensez
00:41:58qu'ils ont fait
00:41:58un acte de courage
00:41:59ou qu'ils ont pris un risque
00:42:02je pense qu'ils ont
00:42:03exprimé de manière
00:42:04assez pondérée
00:42:05le rejet
00:42:06par rapport à l'Union Européenne
00:42:07parce que c'est un résultat
00:42:08quand même qui est mitigé
00:42:09il y a 52% des Islandais
00:42:11qui ont refusé
00:42:11de poursuivre
00:42:12ces négociations
00:42:1248%
00:42:14qui étaient pour
00:42:15réentamer les négociations
00:42:16donc on voit quand même
00:42:17un clivage assez important
00:42:19au sein de la population
00:42:19islandaise
00:42:20et on voit que
00:42:22ce référendum
00:42:23enfin cette décision
00:42:25elle traduit aussi
00:42:27peut-être
00:42:27une volonté
00:42:28effectivement
00:42:29de souveraineté
00:42:31des différents états
00:42:32partout sur la planète
00:42:33en Islande
00:42:34et aussi peut-être
00:42:35un manque d'attractivité
00:42:36de l'Union Européenne
00:42:37on a vu que
00:42:38à plusieurs reprises
00:42:39l'Union Européenne
00:42:41a échoué
00:42:41tant sur le plan économique
00:42:43que militaire
00:42:44récemment
00:42:44donc ça ne donne pas
00:42:46forcément envie
00:42:47à tout le monde
00:42:48après il faut aussi
00:42:50comment dire
00:42:51faire preuve de nuance
00:42:52c'est-à-dire que
00:42:52l'Union Européenne
00:42:53elle a ses défauts
00:42:54c'est un compromis
00:42:56entre 27 états
00:42:58avec des intérêts
00:42:59divergents
00:42:59donc oui c'est difficile
00:43:00de faire du compromis
00:43:01et forcément
00:43:02il y a des avantages
00:43:03et des inconvénients
00:43:04donc je pense que
00:43:06cette décision
00:43:07nous rappelle que
00:43:08oui l'Union Européenne
00:43:09c'est pas la panacée
00:43:11les Islandais
00:43:12l'ont dit
00:43:12mais attention
00:43:14l'Union Européenne
00:43:15c'est aussi
00:43:16une possibilité politique
00:43:17pour des états
00:43:19de se rassembler
00:43:20de trouver
00:43:22une manière
00:43:23de travailler ensemble
00:43:24main dans la main
00:43:24et ça a été fondé
00:43:26dans le but
00:43:26de
00:43:27à la base
00:43:28à l'origine
00:43:29ça a été fondé
00:43:29dans le but
00:43:30de faciliter la paix
00:43:32au sein de
00:43:33l'Union Européenne
00:43:34je terminerai sur un point
00:43:35je pense que
00:43:36si l'Islande
00:43:37a refusé
00:43:38c'est parce qu'elle aussi
00:43:39elle fait déjà partie
00:43:41de l'espace économique
00:43:42européen
00:43:43elle fait partie
00:43:43de l'espace Schengen
00:43:45et elle fait partie
00:43:46de l'OTAN
00:43:46donc elle a déjà
00:43:47tous les avantages
00:43:49entre guillemets
00:43:49elle a une bonne partie
00:43:50des avantages
00:43:51de l'intégration européenne
00:43:52elle voulait simplement
00:43:53pas que des gens
00:43:54puissent décider
00:43:55à leur place
00:43:56et on sait à quel point
00:43:57le rêve européen
00:43:58était basé
00:43:59sur la préférence communautaire
00:44:00en se protéger
00:44:01des concurrences internationales
00:44:02et aujourd'hui
00:44:03les Islandais ont bien vu
00:44:04que l'Europe ne protège
00:44:05pas l'économie
00:44:06des pays européens
00:44:07et que les concurrences déloyales
00:44:08peuvent venir évidemment
00:44:09s'installer
00:44:10détruire les industries
00:44:11détruire les emplois
00:44:12et affaiblir l'économie
00:44:13donc c'est vraiment un problème
00:44:14de souveraineté
00:44:14les peuples veulent rester
00:44:15souverains
00:44:16et maîtres de leur destin
00:44:17merci Xavier
00:44:18pour votre témoignage
00:44:20vous restez avec nous
00:44:21parce que je vais recevoir
00:44:23une personnalité
00:44:24d'éducation nationale
00:44:25qui est Christophe Quérero
00:44:26qui a été recteur
00:44:27de l'Académie de Paris
00:44:28directeur de cabinet
00:44:29du ministre
00:44:30Jean-Michel Blanquer
00:44:31inspecteur général
00:44:31d'éducation nationale
00:44:32je le recevais
00:44:33l'an dernier
00:44:34pour un livre
00:44:35qui est
00:44:35l'école n'a pas dit
00:44:36son dernier mot
00:44:37et bien là
00:44:38l'école est en train
00:44:39de continuer
00:44:40à s'effondrer
00:44:41je vais voir à Christophe Quérero
00:44:42si elle peut encore dire
00:44:44est-ce qu'il est encore temps
00:44:44qu'elle puisse dire
00:44:45un dernier mot
00:44:46vous restez avec nous
00:44:47vous nous appellerez également
00:44:48au 0826-300-300
00:44:50aujourd'hui c'est la rentrée
00:44:51demain la rentrée
00:44:52aujourd'hui pour les profs
00:44:54et vous nous direz
00:44:54si vous êtes vous aussi
00:44:55très inquiet
00:44:56par la situation
00:44:57de l'éducation nationale
00:44:58à tout de suite
00:44:59sur Sud Radio
00:45:08vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:09il est 13h03
00:45:10et je reçois
00:45:11parce qu'aujourd'hui
00:45:12c'est la veille de la rentrée
00:45:13c'est la rentrée des profs
00:45:14et évidemment
00:45:15tous les parents
00:45:16mais même tous les français
00:45:17sont quand même soucieux
00:45:18de ce que devient l'école
00:45:19est-ce que l'école
00:45:20continue à s'effondrer
00:45:22alors je reçois en studio
00:45:23une sommité
00:45:24de l'éducation nationale
00:45:25quelqu'un
00:45:26une autorité
00:45:26si je puis dire
00:45:27morale
00:45:27et professionnelle
00:45:29qui est Christophe Guerrero
00:45:30Christophe Guerrero
00:45:31a été bien
00:45:32dans bien des fonctions
00:45:33recteur de l'académie de Paris
00:45:34directeur de cabinet
00:45:35de Jean-Michel Blanquer
00:45:36mené de l'éducation nationale
00:45:37il a même été
00:45:38inspecteur général
00:45:39de l'éducation nationale
00:45:40c'est un homme
00:45:40qui connaît
00:45:41l'éducation nationale française
00:45:42j'allais dire par coeur
00:45:43dans ses traits fonds
00:45:44dans ses subtilités
00:45:45dans ses secrets
00:45:46dans ses mystères
00:45:47Christophe Guerrero
00:45:48bonjour
00:45:48merci d'être sur Sud Radio
00:45:50je vous recevais
00:45:51il y a 11 mois à peu près
00:45:52j'ai regardé la date
00:45:53c'était au mois
00:45:54au mois d'octobre
00:45:55vous veniez de publier un livre
00:45:56qui était
00:45:57l'école n'a pas dit son dernier mot
00:45:58je vous pose la question
00:46:00solennellement
00:46:00l'école a-t-elle dit
00:46:02son dernier mot
00:46:03ou continue-t-elle
00:46:04à s'effondrer ?
00:46:05alors pour commencer
00:46:06une petite note positive
00:46:08parce que
00:46:08la rentrée des classes
00:46:10c'est toujours une émotion
00:46:11une émotion populaire
00:46:13ce sont les rires
00:46:14les cris des enfants
00:46:15dans les cours de récréation
00:46:17souvent encore sous le soleil
00:46:18et donc
00:46:19d'abord je salue
00:46:21l'ensemble
00:46:21des cadres
00:46:22des professeurs
00:46:22qui rentrent aujourd'hui
00:46:23et puis demain
00:46:24les parents
00:46:25et les élèves
00:46:26alors une fois
00:46:27qu'on a fait ce constat
00:46:29c'est vrai
00:46:30qu'il faut rester lucide
00:46:31sur la situation
00:46:33pas alarmiste
00:46:34mais lucide
00:46:36je pense que l'école
00:46:37il ne faut pas la prendre
00:46:38comme la seule institution
00:46:41qui a des difficultés
00:46:42certes
00:46:43c'est l'ensemble
00:46:43de la société
00:46:44elle est essentielle
00:46:46parce qu'elle est
00:46:47la mère de toutes
00:46:48les autres politiques publiques
00:46:49voilà
00:46:50et que nous attendons
00:46:51de l'école
00:46:53plus de souveraineté
00:46:56et le fondement
00:46:57de la république
00:46:58aussi
00:46:58c'est aussi
00:46:59le fondement
00:47:00de la république
00:47:01tout à fait
00:47:01donc elle est essentielle
00:47:02ce n'est pas moi qui essaie
00:47:03de dire le contraire
00:47:04mais elle n'est jamais
00:47:05que le reflet de la société
00:47:06donc c'est une
00:47:08c'est une question
00:47:09qui nous touche
00:47:09tous
00:47:10et moi je vois plutôt
00:47:12d'un bon oeil
00:47:13en cette rentrée
00:47:13en cette pré-rentrée
00:47:15que l'ensemble
00:47:16des forces
00:47:17politiques
00:47:18publiques
00:47:19associatives
00:47:20commencent à dire
00:47:21que c'est un sujet
00:47:22essentiel
00:47:22parce que c'est à
00:47:23cette condition
00:47:24seule
00:47:25que nous pourrons
00:47:26retrousser les manches
00:47:27et avoir
00:47:28le courage
00:47:29nécessaire
00:47:29pour affronter
00:47:30tout le délit
00:47:31il est temps quand même
00:47:32je vous signale
00:47:32que Michel Rocard
00:47:33en 1991
00:47:34disait déjà
00:47:35nous ne nous en sortirons
00:47:37que lorsque le premier ministre
00:47:38sera le ministre
00:47:40de l'éducation nationale
00:47:40c'est un enjeu
00:47:41national
00:47:42le recul
00:47:44quand même
00:47:44le retard
00:47:44qui a été pris
00:47:45est immense
00:47:46aujourd'hui
00:47:46par rapport
00:47:47à cette période
00:47:48vous le savez
00:47:49dans quelques jours
00:47:50nous aurons les résultats
00:47:52les fameux résultats
00:47:53bizarres
00:47:53qui ne s'annoncent pas
00:47:54très bons
00:47:55paraît-il
00:47:55moi je n'en sais rien
00:47:56je ne suis pas
00:47:57le secret
00:47:58de la direction
00:47:59de la perspective
00:48:00et de la perspective
00:48:01de l'éducation nationale
00:48:03il n'y a pas de raison
00:48:04en effet
00:48:04qu'il y ait
00:48:05de très gros changements
00:48:06par rapport
00:48:07à ce que nous connaissons
00:48:09mais tout simplement
00:48:10parce que
00:48:12il faut revoir
00:48:13l'ensemble
00:48:13du modèle
00:48:16on a
00:48:17multiplié
00:48:17les réformes
00:48:18au cours
00:48:18des années
00:48:19écoulées
00:48:19des mesures
00:48:20mais tout cela
00:48:21ne forme pas
00:48:22une vision
00:48:23collective
00:48:23de l'école
00:48:24en fait
00:48:24la vraie question
00:48:25c'est qu'attendons-nous
00:48:27collectivement
00:48:27de notre école
00:48:28je pense qu'il faudrait
00:48:29déjà clarifier
00:48:30les choses là-dessus
00:48:31qu'attendent les parents
00:48:33qu'attendent la société
00:48:34et comment ensuite
00:48:35on met en musique
00:48:36les choses
00:48:37avec les professionnels
00:48:39de l'éducation nationale
00:48:40les professeurs
00:48:41les cadres
00:48:41mais aussi
00:48:42le monde associatif
00:48:43les collectivités
00:48:44vous considérez
00:48:45que c'est aux parents
00:48:45qu'il faut s'adresser
00:48:46pour savoir
00:48:47ce n'est pas à l'état
00:48:48de savoir
00:48:49quels sont les programmes
00:48:50c'est l'ensemble
00:48:51de la société
00:48:52qui doit définir
00:48:53ce qu'elle attend
00:48:54il y a beaucoup
00:48:55de confusion
00:48:55dans les esprits
00:48:58souvent
00:48:58on reproche à l'école
00:48:59de ne pas faire ci
00:49:00mais on dit parfois
00:49:01elle fait trop ça
00:49:03clarifions les choses
00:49:04qu'est-ce qu'on attend
00:49:05les uns des autres
00:49:06et dans une société
00:49:07extraordinairement complexe
00:49:08comme la nôtre
00:49:09je pense qu'il faut
00:49:10poser les choses
00:49:12raisonnablement
00:49:12posément
00:49:13ça ne veut pas dire
00:49:14qu'on arrête tout
00:49:15mais ça veut dire
00:49:16simplement
00:49:16qu'on se met d'accord
00:49:17sur ce qu'on attend
00:49:18les uns des autres
00:49:19et qu'on ne le fait pas
00:49:20aujourd'hui
00:49:20je ne vais pas vous faire
00:49:21l'inventaire
00:49:22des tragédies
00:49:23auxquelles nous sommes
00:49:23confrontés
00:49:24on parle quasiment
00:49:27du préalphabetisme
00:49:27pour certaines classes
00:49:28des enfants qui ne savent
00:49:30pas écrire le français
00:49:31l'autre jour
00:49:32je rencontrais
00:49:32un professeur de droit
00:49:34qui faisait passer son examen
00:49:36à quelqu'un
00:49:36qui allait devenir avocat
00:49:37et cette jeune fille
00:49:39de 24 ans
00:49:39ne savait pas
00:49:40qui était François Mitterrand
00:49:41donc on est quand même
00:49:41dans une situation
00:49:42absolument aberrant
00:49:43c'est une exception
00:49:43bien entendu
00:49:44voilà
00:49:45et on sait que le niveau
00:49:46scolaire s'effondre
00:49:47comment expliquez-vous
00:49:48qu'en tant d'années
00:49:49alors que vous êtes de ceux
00:49:50qui avaient tiré
00:49:50les signaux d'alarme
00:49:51et Jean-Michel Blanquer
00:49:52n'est pas
00:49:52j'allais dire
00:49:53le plus incompétent
00:49:54des ministres de l'éducation nationale
00:49:55il y en a eu d'autres avant
00:49:57depuis tant que la classe politique
00:49:58que la société
00:49:58que les parents
00:49:59que les enseignants
00:50:00hurlent
00:50:00on va dans le mur
00:50:01on est en train de s'effondrer
00:50:02comment se fait-il
00:50:03qu'aucun gouvernement
00:50:04n'ait eu le courage
00:50:05de prendre les mesures
00:50:05nécessaires
00:50:06efficaces
00:50:07et courageuses
00:50:07pour redresser la barre
00:50:09alors vous le soulignez
00:50:10on a un drame français
00:50:12notamment autour
00:50:13des 25 à 30%
00:50:15d'élèves
00:50:15qui ne maîtrisent pas
00:50:16la langue française
00:50:17et donc
00:50:18qui auront un problème
00:50:19dans le raisonnement
00:50:20c'est
00:50:22se concentrer
00:50:24sur la langue
00:50:24la maîtrise de la langue
00:50:26est la priorité absolue
00:50:27mais encore une fois
00:50:28on a aussi demandé
00:50:30à l'école
00:50:30de l'extérieur
00:50:31de s'occuper
00:50:32de beaucoup d'autres choses
00:50:33et donc
00:50:33c'est pourquoi
00:50:34je pense qu'il faut
00:50:35redéfinir collectivement
00:50:36les priorités
00:50:37c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:50:38tout faire
00:50:39encore une fois
00:50:40historiquement
00:50:41la France
00:50:43elle s'est d'abord occupée
00:50:44du lycée
00:50:44vous le savez
00:50:46enfin historiquement
00:50:47surtout
00:50:48la 5ème république
00:50:49a beaucoup privilégié
00:50:50le lycée
00:50:51la 3ème république
00:50:52l'école primaire
00:50:53aujourd'hui
00:50:56il faut
00:50:57remettre
00:50:57des moyens
00:50:58considérables
00:50:59sur l'école primaire
00:51:01bien entendu
00:51:02mais
00:51:02on ne peut pas dire
00:51:03qu'on ne l'a pas
00:51:04commencé
00:51:05depuis
00:51:06et quels que soient
00:51:06les gouvernements
00:51:07d'ailleurs
00:51:07on a baissé
00:51:09le nombre d'élèves
00:51:10par classe
00:51:10dans le premier degré
00:51:11c'est un mieux
00:51:12ensuite
00:51:13il ne faut pas nier
00:51:14qu'il y a eu
00:51:15un certain nombre
00:51:16de dérives
00:51:17parfois un peu
00:51:18trop teintées
00:51:19d'idéologies
00:51:19qui nous ont fait
00:51:21perdre la boussole
00:51:22en termes
00:51:23d'apprentissage
00:51:24notamment
00:51:24des savoirs fondamentaux
00:51:25mais je pense
00:51:26que cette errance
00:51:27est derrière nous
00:51:27et que maintenant
00:51:28l'enjeu
00:51:29c'est de former
00:51:30les professeurs
00:51:31notamment les professeurs
00:51:31des écoles
00:51:32aux méthodes
00:51:33qui fonctionnent
00:51:33pour que
00:51:34tous nos enfants
00:51:36sachent lire
00:51:36écrire et compter
00:51:37alors je voudrais
00:51:38qu'Anissa nous fasse
00:51:38un petit point
00:51:39justement sur l'état
00:51:40dans lequel
00:51:40l'éducation nationale
00:51:41aujourd'hui
00:51:41Anissa Arfawi
00:51:42En fait je vais simplement
00:51:43rebondir sur le terme
00:51:45que vous venez d'utiliser
00:51:46en parlant d'errance
00:51:47et vous imaginez
00:51:48que cette errance
00:51:49est derrière nous
00:51:49je vais juste me permettre
00:51:51de rappeler
00:51:51à toutes les personnes
00:51:52qui nous écoutent
00:51:53le nombre de ministres
00:51:55de l'éducation nationale
00:51:56que nous avons eu
00:51:56depuis le premier
00:51:58quinquennat
00:51:59d'Emmanuel Macron
00:51:59je vais citer les noms
00:52:01également parce que
00:52:01peut-être que certains
00:52:02ne se souviennent pas
00:52:03de tous
00:52:04Jean-Michel Blanquer
00:52:05Papenday
00:52:06Gabriel Attal
00:52:07Amélie
00:52:07Oueda Castera
00:52:09Nicole
00:52:09Belloubet
00:52:10Anne
00:52:11Jeunet
00:52:11Elisabeth Borne
00:52:12Edouard
00:52:13Jeffrey
00:52:13ça fait beaucoup
00:52:14quand même
00:52:15de ministres
00:52:16et si on fait le calcul
00:52:17ils font à peu près
00:52:17moins de deux ans
00:52:18et encore
00:52:19on sait que c'est pas ça
00:52:20mais ça fait une moyenne
00:52:21de moins de deux ans
00:52:22de gouvernance
00:52:24par ministre
00:52:25en sachant que
00:52:26si on fait des petites
00:52:26observations
00:52:27un peu plus
00:52:29précises
00:52:30on voit qu'il y avait
00:52:31même pour
00:52:31Nicole Belloubet
00:52:33qui a été ministre
00:52:34de l'éducation nationale
00:52:35du 8 février 2024
00:52:36au 21 septembre 2024
00:52:40225 jours
00:52:41dont 66 jours
00:52:42en tant que ministre
00:52:42démissionnaire
00:52:43c'est pas
00:52:43comment on fait
00:52:44pour avancer
00:52:44c'est une vraie question
00:52:45que l'on se pose
00:52:46on sait que ce sont
00:52:47ces ministres
00:52:47qui ont le dernier mot
00:52:49sur l'organisation
00:52:50des programmes scolaires
00:52:52c'est eux
00:52:53qui décident
00:52:54de l'évolution
00:52:55du contenu
00:52:56de nos
00:52:58chers élèves
00:52:59étudiants
00:52:59collégiens
00:53:00est-ce que c'est pas ça
00:53:01finalement
00:53:02qui justifie
00:53:03la déchéance
00:53:04aujourd'hui ?
00:53:05je pense qu'on ne peut
00:53:06pas résumer
00:53:08les difficultés
00:53:09à ce que vous
00:53:10annoncez
00:53:10je disais tout à l'heure
00:53:11vous voulez dire
00:53:12que la multiplication
00:53:12je disais tout à l'heure
00:53:14l'école c'est le reflet
00:53:15de la société
00:53:16il ne vous a pas échappé
00:53:17que nous avons une situation
00:53:18politique complexe
00:53:19depuis quelques années
00:53:21et donc
00:53:22l'école
00:53:23en a été
00:53:23d'une certaine façon
00:53:24victime
00:53:25avec les multiplications
00:53:27de gouvernement
00:53:28que vous énonciez
00:53:29mais il faut surtout
00:53:30se projeter
00:53:31dans l'avenir
00:53:33dans les mois qui viennent
00:53:34cette situation
00:53:35elle va
00:53:36nous souhaitons tous
00:53:37être clarifiée
00:53:39et il faut œuvrer
00:53:40à ce que
00:53:41à l'issue
00:53:43des échéances majeures
00:53:44qui sont devant nous
00:53:45et bien précisément
00:53:47nous puissions
00:53:47nous donner un cap
00:53:48non pas sur
00:53:506 mois
00:53:50non pas sur 1 an
00:53:51non pas sur 5 ans
00:53:53mais sur 10
00:53:54voire 20 ans
00:53:54et se mettre d'accord
00:53:57c'est pourquoi
00:53:57un peu
00:53:58j'appelle toujours
00:53:59la Scandinavie
00:54:01au secours
00:54:01c'est-à-dire
00:54:01pourquoi dans certains pays
00:54:03on n'est pas capable
00:54:04de dépasser
00:54:06un certain nombre
00:54:06de clivages partisans
00:54:07pour se mettre d'accord
00:54:08sur des choses
00:54:09somme toute
00:54:09assez élémentaires
00:54:11c'est-à-dire
00:54:11apprendre à lire
00:54:13apprendre à penser
00:54:15c'est quelque chose
00:54:16qui est partagé
00:54:17je crois
00:54:17par l'ensemble
00:54:18des femmes
00:54:18et des hommes politiques
00:54:19de ce pays
00:54:20et les français
00:54:21ils n'attendent
00:54:22que cela
00:54:23c'était d'ailleurs
00:54:24le mantra
00:54:24de Jean-Michel Blanquer
00:54:25il y a eu
00:54:26beaucoup de succès
00:54:27quand il avait fait
00:54:28son fameux
00:54:28lire, écrire, compter,
00:54:29respecter autrui
00:54:30parce que c'est
00:54:31ce qui est attendu
00:54:31et donc il faut que
00:54:33enfin nous sommes
00:54:34une démocratie
00:54:36il faut donc
00:54:37que le peuple
00:54:38tape du poing
00:54:39sur la table
00:54:40et dise
00:54:40voilà
00:54:40nous nous ne voulons plus
00:54:42de querelles de chapelle
00:54:43sur la question éducative
00:54:45nous voulons nous projeter
00:54:46à 10, 15 ou 20 ans
00:54:48parce que
00:54:48on parle de l'avenir
00:54:50de la nation
00:54:51Jean-Michel Blanquer
00:54:53aujourd'hui
00:54:54sur l'ensemble politique
00:54:55est-ce que vous pensez
00:54:56qu'on aura quand même
00:54:57dans le personnel politique
00:54:59des gens qui sauront
00:55:00avec compétence et courage
00:55:02attaquer à ce dossier
00:55:02on en parle
00:55:03on continue à en parler
00:55:04dans quelques instants
00:55:05voilà
00:55:05je reçois
00:55:06Christophe Guerrero
00:55:07qui a été
00:55:08recteur de l'Académie de Paris
00:55:09directeur du cabinet
00:55:10de Jean-Michel Blanquer
00:55:11auteur
00:55:11de l'école
00:55:12n'a pas dit son animaux
00:55:13aux éditions
00:55:14Robert Laffont
00:55:14je pense que l'ouvrage
00:55:15est toujours d'actualité
00:55:16on peut continuer
00:55:17voilà
00:55:17et puis on continue avec vous
00:55:19dans quelques instants
00:55:20à disserter
00:55:20sur l'avenir
00:55:21de cette école
00:55:22qui continue à s'effondrer
00:55:23et on aura le témoignage
00:55:24d'une professeure
00:55:25qui nous appellera
00:55:25de Normandie
00:55:26à tout de suite
00:55:27sur Sud Radio
00:55:28midi 14h
00:55:29Sud Radio
00:55:30la France dans tous ses états
00:55:33Péricolegas
00:55:34merci d'être avec nous
00:55:36merci de nous écouter
00:55:37vous êtes sur Sud Radio
00:55:38appelez-nous
00:55:39réagissez
00:55:40dites tout ce que vous avez
00:55:42envie de dire
00:55:43et puis tout de suite
00:55:43en fait avec nous
00:55:44il y a Sarah
00:55:45Sarah Osset
00:55:46qui est là pour dire
00:55:47ce qu'elle pense
00:55:48Sarah vous êtes professeure
00:55:50de français
00:55:50dans un collège
00:55:52dans la région du Gard
00:55:55oui tout à fait
00:55:56je suis agrégée
00:55:57de l'être moderne
00:55:58et par choix
00:55:58j'enseigne en collège
00:55:59parce que pour moi
00:56:00le collège
00:56:01c'est vraiment
00:56:02là où tout se joue
00:56:04alors
00:56:04M. Quérirot a raison
00:56:06sur le fait
00:56:07qu'il faut reprendre
00:56:08le primaire
00:56:08il a tout à fait raison
00:56:10mais
00:56:11beaucoup de choses
00:56:11ont été faites
00:56:12sous M. Blanquer
00:56:13notamment
00:56:14sur le primaire
00:56:15et sur le lycée
00:56:16mais pas du tout
00:56:17sur le collège
00:56:18et j'ai eu l'occasion
00:56:19d'en parler
00:56:20avec M. Blanquer
00:56:21qui en est convenu
00:56:22c'est un homme
00:56:23de grande honnêteté intellectuelle
00:56:24mais si vous voulez
00:56:26l'éducation
00:56:27moi je vais vous dire
00:56:28sans embâche
00:56:29elle est en dessous
00:56:30du niveau de la mère
00:56:31M. Quérirot a dit
00:56:32que le niveau
00:56:33d'analphabétisation
00:56:35était jusqu'à 30%
00:56:36non
00:56:37il est à 70%
00:56:38moi je vous le dis
00:56:39les enfants
00:56:41il y en a peut-être
00:56:42qui ne savent pas déchiffrer
00:56:43mais dans ceux
00:56:44qui déchiffrent
00:56:45ils ne comprennent plus
00:56:46sur quoi vous vous basez
00:56:47Sarah
00:56:47pour annoncer
00:56:4970%
00:56:51de problèmes
00:56:52d'alphabétisation
00:56:53je vais vous donner
00:56:54un exemple très précis
00:56:55il y a un petit texte
00:56:56que je fais depuis 17 ans
00:56:57qui est un texte
00:56:58de 19ème
00:56:58très facile
00:56:59c'est deux répliques
00:57:00de théâtre
00:57:01avec un petit résumé
00:57:02qui explique une situation
00:57:03de quiproquo
00:57:03un domestique doit venir
00:57:05il ne vient pas
00:57:06donc il y a un invité
00:57:07qui vient à sa place
00:57:08c'est trois lignes
00:57:09et après il y a
00:57:10quatre répliques
00:57:10et bien depuis quatre ans
00:57:12les trois quarts
00:57:13de mes élèves
00:57:13ne comprennent pas
00:57:14ce texte
00:57:15alors qu'il n'y avait
00:57:16jamais eu de problème
00:57:17jusque là
00:57:17sur ce texte là
00:57:18donc je veux bien
00:57:19que ce ne soit pas
00:57:19des évaluations
00:57:20comme l'éducation
00:57:21aime les faire
00:57:22avec des petits points
00:57:22et des croix
00:57:23mais moi je le vois
00:57:24mais vraiment
00:57:25c'est gros comme une maison
00:57:26ils ne comprennent pas
00:57:27ce qu'on le dise
00:57:28on laisse réagir
00:57:30Christophe Carrero
00:57:30à cette affirmation
00:57:31qui est très vraie
00:57:33Sarah
00:57:35je ne me fie
00:57:36bonjour madame
00:57:36je ne me fie évidemment
00:57:38qu'aux publications
00:57:39de l'ADEP
00:57:40et j'ai la faiblesse de croix
00:57:42qu'elles ne sont pas
00:57:42complètement fausses
00:57:43puisqu'elles rejoignent
00:57:44malgré tout
00:57:44les évaluations internationales
00:57:46mais cela dit
00:57:4625 à 30%
00:57:48d'élèves
00:57:49qui déclisent pas
00:57:50en 6ème
00:57:50c'est considérable
00:57:51c'est considérable
00:57:52et c'est encore une fois
00:57:52une moyenne
00:57:53il peut y avoir des endroits
00:57:55notamment dans les endroits
00:57:57très difficiles
00:57:58en grande difficulté sociale
00:58:00où ça va plus loin
00:58:03alors
00:58:03bon
00:58:04il faut malgré tout
00:58:05poursuivre le travail
00:58:06à l'école
00:58:08il y a eu beaucoup d'efforts
00:58:09vous le concédiez madame
00:58:12il faut aller plus loin
00:58:13sur la formation
00:58:14je crois que notre grande faiblesse
00:58:17c'est la formation
00:58:18des professeurs
00:58:19la formation initiale
00:58:20et la formation continue
00:58:23moi j'ai l'habitude de dire
00:58:26en tout cas ma génération
00:58:27c'était comme cela
00:58:28et je crains que ça n'a pas
00:58:28beaucoup évolué
00:58:29qu'on nous met dans le grand bain
00:58:31sans savoir nager
00:58:31vous voulez dire qu'on paye encore
00:58:33l'effet IUFM ?
00:58:34ou il est...
00:58:34l'effet manque de formation
00:58:36en fait
00:58:36la troisième république
00:58:38c'était donner
00:58:39les moyens
00:58:40de former
00:58:41ses institutrices
00:58:42et ses instituteurs
00:58:43dans ce qu'on appelait
00:58:44les écoles normales
00:58:45la cinquième république
00:58:47ne s'est pas donné
00:58:48les moyens
00:58:48de former
00:58:49les professeurs
00:58:50alors qu'on lançait
00:58:51une massification
00:58:52considérable
00:58:53et une démocratisation
00:58:54jusqu'à 1968
00:58:56si
00:58:56mais c'est après
00:58:57c'est...
00:58:58malgré tout
00:58:59je crois quand même
00:59:00que même sous le gaullisme
00:59:02on n'a pas fait
00:59:03ce qu'il fallait
00:59:03sur la massification
00:59:05et d'ailleurs
00:59:05mai 68
00:59:06d'une certaine façon
00:59:07c'est la révélation
00:59:08de cela
00:59:09donc
00:59:10il est temps
00:59:11de réagir là-dessus
00:59:12les pays
00:59:13qui réussissent bien
00:59:15il y a parfois
00:59:16jusqu'à 100 heures
00:59:18de formation
00:59:18continue
00:59:19obligatoire
00:59:20pour les professeurs
00:59:21quand on cite
00:59:22Singapour
00:59:23alors évidemment
00:59:24une autre société
00:59:24il y a 100 heures
00:59:26de formation
00:59:26c'est pas seulement
00:59:27la société
00:59:28qui est très dure
00:59:29avec ses enfants
00:59:29c'est aussi
00:59:30une professionnalisation
00:59:32extrême
00:59:33des professeurs
00:59:34alors ça ne veut pas dire
00:59:35que les professeurs
00:59:35ne connaissent pas bien
00:59:36leur discipline
00:59:37naturellement
00:59:38mais c'est une base
00:59:40cela
00:59:40ce n'est pas le métier
00:59:42et ce métier
00:59:43il s'apprend
00:59:44Sarah
00:59:44la formation
00:59:45que vous avez eue
00:59:46vous ne correspond pas
00:59:47du tout
00:59:47à cette question
00:59:48aujourd'hui
00:59:49je ne suis pas
00:59:50pardon monsieur
00:59:51Kerrero
00:59:51je ne suis pas du tout
00:59:52d'accord avec vous
00:59:53on a tendance
00:59:53à rejeter sur la formation
00:59:55bon moi je suis peut-être
00:59:56un contre-exemple
00:59:56parce que j'ai Bac plus 12
00:59:58j'ai un DEA
00:59:59j'ai fait ma thèse aussi
01:00:00j'estime que je suis ultra formée
01:00:02et qu'on me déforme
01:00:03régulièrement
01:00:04par exemple
01:00:05on parle des problèmes
01:00:06de français
01:00:06mais je suis désolée
01:00:07on est passé de 6h de français
01:00:09à 4h30 de français
01:00:10ce n'est pas de la faute
01:00:11des enseignants
01:00:12et ça
01:00:13il n'y a pas très longtemps
01:00:14c'est 2016
01:00:14quant à la formation
01:00:16des enseignants
01:00:16en primaire
01:00:17effectivement on leur a fait
01:00:18faire n'importe quoi
01:00:19depuis une dizaine d'années
01:00:20tri formation des déchets
01:00:22ils me le disent
01:00:23les instits
01:00:23ils me disent
01:00:24on n'a pas été formé
01:00:25ça je suis d'accord
01:00:25mais les enseignants
01:00:27de collège
01:00:27et de lycée
01:00:28qui sont certifiés
01:00:29ou agrégés comme moi
01:00:30il y en a beaucoup
01:00:30on est ultra formé
01:00:32et on est totalement désespéré
01:00:33monsieur Carrero
01:00:34moi je suis au bout
01:00:35de me tirer une balle
01:00:36dans la tête
01:00:36et j'ai 60 ans
01:00:38c'est pas mon problème
01:00:39c'est pas ma formation
01:00:40c'est
01:00:40vous avez raison
01:00:42sur la société
01:00:42mais le manque de moyens
01:00:44qu'on a pour aider les enfants
01:00:45on a
01:00:46madame Belkacem
01:00:47m'a enlevé toutes les heures
01:00:48supplémentaires
01:00:48et monsieur Blanquer
01:00:49ne les a jamais remis
01:00:50la suppression du latin
01:00:51et du grec
01:00:52n'a pas été remise
01:00:53et tout ça
01:00:53monsieur Blanquer
01:00:54aurait pu le faire
01:00:55et toutes ces choses là
01:00:57ça finit par faire
01:00:58vous parlez des quartiers difficiles
01:00:59moi je ne suis pas
01:01:00dans un quartier difficile
01:01:01je suis dans un petit collège
01:01:03de campagne
01:01:03où j'ai un peu de tout
01:01:04toutes les nationalités
01:01:05beaucoup de petits français
01:01:06fils de cultivateurs
01:01:07ils ne savent plus lire
01:01:09ils ne savent plus écrire
01:01:10et c'est pas un problème
01:01:11de culture
01:01:13Christophe Carrero
01:01:13vous avez été directeur de cabinet
01:01:15de Jean-Michel Blanquer
01:01:15pourquoi n'avez-vous
01:01:16pas rétabli les heures
01:01:17supplémentaires
01:01:18pourquoi nous n'avons pas
01:01:19retouché au collège
01:01:20tout simplement
01:01:21parce qu'il venait
01:01:22d'y avoir une réforme
01:01:23du collège
01:01:24et c'était tout de même
01:01:25très difficile
01:01:26de revenir complètement
01:01:28sur ce qui venait
01:01:29d'être bâti
01:01:29parce que malgré tout
01:01:31une réforme
01:01:32c'est très perturbant
01:01:34pour les personnels
01:01:35même s'il y avait
01:01:36des erreurs dans cette réforme
01:01:37on ne touche pas
01:01:37à la réforme
01:01:38on a essayé
01:01:39on a essayé de corriger
01:01:40les choses
01:01:40on a parié
01:01:41sur le premier degré
01:01:44je ne dis pas
01:01:44que nous avons tout fait bien
01:01:45ça c'est pas du tout
01:01:46ce que je dis
01:01:47peut-être aurait-il fallu
01:01:48mais à l'époque
01:01:49souvenez-vous
01:01:49c'était déjà très difficile
01:01:51d'agir sur le premier degré
01:01:53il n'y avait pas de consensus
01:01:54je pense qu'au cours
01:01:55des dix dernières années
01:01:56ce qu'on a acquis
01:01:56c'est une sorte de consensus
01:01:58sur l'idée
01:01:59qu'il faut mettre
01:01:59le paquet
01:02:00sur les premières années
01:02:01et je pense que ça
01:02:02c'est essentiel
01:02:02le primaire
01:02:03le premier degré
01:02:04et ensuite
01:02:05bien entendu
01:02:05si vous avez
01:02:06une hausse du niveau
01:02:07de l'ensemble
01:02:08d'une classe d'âge
01:02:09à la fin du primaire
01:02:11ça aura des conséquences
01:02:12très bénéfiques
01:02:13sur le collège
01:02:14ça ne veut pas dire
01:02:14qu'il ne faut rien faire au collège
01:02:15c'est bien là
01:02:16que l'analphabétisme
01:02:17commence au primaire
01:02:17si on aura
01:02:18l'apprentissage de la langue
01:02:19c'est perdu
01:02:19je vais aller plus loin encore
01:02:21mon regret
01:02:21c'est de ne pas être plus loin
01:02:23dans les mille premiers jours
01:02:25la différence essentielle
01:02:27l'inégalité première
01:02:29sur le langage
01:02:30c'est le nombre
01:02:31de mots acquis
01:02:33pour l'enfant
01:02:34pour l'enfant
01:02:35et il peut y avoir
01:02:36une différence
01:02:36de un à six
01:02:38selon les classes sociales
01:02:40donc il faut que
01:02:41là aussi
01:02:42il y a eu des expérimentations
01:02:43intéressantes
01:02:44il faut que
01:02:45tous les enfants
01:02:46aient le niveau
01:02:47de vocabulaire
01:02:49le nombre de mots
01:02:50requis
01:02:51pour entrer dans la lecture
01:02:52sinon ils ne le peuvent pas
01:02:53donc vous voyez
01:02:54il faut qu'on travaille
01:02:55vraiment le plus
01:02:56en amont possible
01:02:57c'est des choses
01:02:58très simples
01:02:58que je dis là
01:02:59interdiction du portable
01:03:00dans les lycées
01:03:01c'est une mesure
01:03:02que vous approuvez
01:03:02je suppose
01:03:03alors oui
01:03:04bien entendu
01:03:05ça ne résout pas tout
01:03:06on est tous
01:03:07là aussi
01:03:08collectivement
01:03:09il faut qu'on s'interroge
01:03:09avec nos portables
01:03:10je veux dire
01:03:10les adultes
01:03:11ne sont pas toujours
01:03:12exemplaires sur ce sujet
01:03:13donc c'est normal
01:03:14qu'à l'école
01:03:15on apprenne
01:03:15non pas à supprimer
01:03:17l'usage du téléphone portable
01:03:18ou des réseaux sociaux
01:03:19ou des écrans
01:03:20mais leur bon usage
01:03:21ça ça fait partie
01:03:22de l'éducation
01:03:23et ça doit être partagé
01:03:24entre les familles
01:03:25et l'école
01:03:26et on sort un peu du sujet
01:03:27les réseaux sociaux
01:03:29au moins de 15 ans
01:03:29retouchés par le conseil constitutionnel
01:03:31c'était quand même
01:03:32une mesure
01:03:32qu'il faut envisager
01:03:33à un moment donné
01:03:34là dessus
01:03:35moi
01:03:35vous savez
01:03:36je suis très modeste
01:03:37j'ai comme madame
01:03:39bientôt 60 ans
01:03:40je suis humble
01:03:41et je me fie
01:03:43à ce que nous dit
01:03:45l'état de la science
01:03:46aujourd'hui
01:03:47et vous avez sans doute lu
01:03:49le rapport
01:03:50sur les écrans
01:03:51à la recherche du temps perdu
01:03:54avec Marie-Caroline Missyre
01:03:55Grégoire Borst
01:03:56bon ils nous disent
01:03:57qu'il ne faut pas tout supprimer
01:03:58il faut un usage intelligent
01:04:01on ne va pas se déconnecter
01:04:02complètement
01:04:03ni de l'intelligence artificielle
01:04:04ni des réseaux sociaux
01:04:05on va l'utiliser
01:04:07raisonnablement
01:04:08mais il y a des addictions
01:04:09qui peuvent être nocibles
01:04:09bien sûr
01:04:10mais considérable
01:04:11mais la première chose
01:04:12à mon avis
01:04:12c'est pas de
01:04:13pas d'écran
01:04:15de toute façon
01:04:16au primaire
01:04:16pas de téléphone
01:04:18avant 15 ans
01:04:19des choses comme ça
01:04:20mais il faut se mettre d'accord
01:04:21là aussi collectivement
01:04:22et si l'école le fait
01:04:24mais que les parents
01:04:24ne le font pas
01:04:25ça ne va pas
01:04:25non plus fonctionner
01:04:26on le sait
01:04:27on a tous des amis
01:04:29qui nous disent
01:04:29c'est difficile
01:04:30de sevrer
01:04:31les enfants
01:04:32en matière d'écran
01:04:34et derrière
01:04:35il y a la question
01:04:35du sommeil
01:04:36qui est tout à fait essentielle
01:04:37c'est toutes ces questions là
01:04:38qu'il faut poser ensemble
01:04:39Sarah vous êtes
01:04:40évidemment vous approuver
01:04:41l'interdiction du portable
01:04:43dans les lycées
01:04:44je suppose
01:04:44je vais vous surprendre
01:04:45mais non
01:04:46d'ailleurs l'intervention
01:04:47de M. Kerrero
01:04:48comme toujours
01:04:48que j'estime beaucoup
01:04:49est très modérée
01:04:50il a raison
01:04:50le problème
01:04:51c'est l'éducation
01:04:53on travaille sur deux fronts
01:04:55nous on instruit
01:04:56et les enfants doivent
01:04:57et les parents doivent éduquer
01:04:58quand les parents n'éduquent plus
01:04:59c'est là qu'on a un problème
01:05:00vous rentrez à la maison
01:05:02le portable
01:05:02il est enfermé
01:05:03déjà les problèmes
01:05:04de harcèlement
01:05:05ça vient de ceux
01:05:06qui font le soir
01:05:06dans leur lit
01:05:07les parents ne sont pas au courant
01:05:09moi j'autorise mes élèves
01:05:10à utiliser le téléphone
01:05:11par exemple
01:05:11pour prendre des photos
01:05:12d'un livre
01:05:12pour être sûr
01:05:13qu'ils achètent le bon livre
01:05:14etc
01:05:14pour prendre des photos
01:05:15de la leçon
01:05:16quand ils sont en difficulté
01:05:17je trouve qu'il ne faut pas
01:05:18prendre le marteau
01:05:19pour tuer une mouche
01:05:20il faut un usage
01:05:21raisonné et intelligent
01:05:22au lieu d'interdire
01:05:22ça ne servira à rien
01:05:23et les parents
01:05:24comme disait M. Kerrero
01:05:25les parents sont demandeurs aussi
01:05:27parce qu'ils veulent suivre
01:05:28leur enfant
01:05:28donc ça ne marchera pas
01:05:30moi je crois qu'il faut
01:05:31ne pas tout mélanger
01:05:33l'école est là
01:05:33pour instruire
01:05:34avec un contenu
01:05:35et l'éducation
01:05:36c'est les parents
01:05:36et on a tout mélangé
01:05:38alors nous demanderons
01:05:39au prochain
01:05:39ou à la prochaine
01:05:40présidente de la république
01:05:41de redonner le nom
01:05:42de ministère
01:05:43de l'instruction publique
01:05:44et non pas de l'éducation nationale
01:05:46qui fut inspirée
01:05:47par Mussolini
01:05:47c'est lui qui avait
01:05:48éducation nationale
01:05:49et Anatole de Bonzi
01:05:51avait dit
01:05:51mais c'est une très bonne idée
01:05:52éducation nationale
01:05:531932
01:05:541932
01:05:56merci Sarah
01:05:57pour votre témoignage
01:05:58et bonne rentrée
01:05:59quand même
01:05:59pour vous et vos élèves
01:06:00oui bonne rentrée
01:06:02vous restez avec nous
01:06:04vous restez avec nous
01:06:05on est Christophe Kerrero
01:06:06Anissa
01:06:07bien sûr
01:06:07si vous êtes parent
01:06:08vous êtes grand-parent
01:06:09vous êtes professeur
01:06:11et vous avez envie
01:06:11de réagir aux propos
01:06:12de Christophe Kerrero
01:06:13nous parlons d'école
01:06:15nous parlons de chute
01:06:16du système éducatif
01:06:18l'école sombre-telle
01:06:19vous avez votre mot à dire
01:06:20dites-le
01:06:210826 300 300
01:06:22à tout de suite
01:06:25midi 14h
01:06:26Sud Radio
01:06:27la France dans tous ses états
01:06:29Perico-Legas
01:06:30vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:32il est 13h30
01:06:33je reçois Christophe Kerrero
01:06:35avec Anissa Arfawi
01:06:36et vous nous appelez
01:06:38parce que vous avez
01:06:38vous aussi
01:06:39vous êtes soit enseignant
01:06:40soit parent d'élève
01:06:41vous avez forcément
01:06:43une idée
01:06:44de cette rentrée
01:06:452026
01:06:46le ministre de l'éducation
01:06:48nationale
01:06:48a annoncé ce matin
01:06:49je n'ai pas fait
01:06:50de réformes cette année
01:06:51parce que je consolide
01:06:52les réformes précédentes
01:06:54Jean-Christophe Kerrero
01:06:55va nous en dire un mot
01:06:56et là nous avons
01:06:57Brigitte
01:06:57qui nous appelle
01:06:58de Lavore
01:06:58bonjour Brigitte
01:06:59bonjour monsieur
01:07:00merci de me recevoir
01:07:02alors écoutez
01:07:03moi je suis une grand-mère
01:07:04et le maire
01:07:05qui vous appelle
01:07:05voilà
01:07:06donc vous voyez
01:07:07j'ai de l'expérience
01:07:08vous avez la double casquette
01:07:09tout à fait
01:07:10et c'est vrai
01:07:11que je vois l'école
01:07:12s'effondrer
01:07:13depuis pas mal d'années
01:07:14quand on compare
01:07:15notre niveau
01:07:16à notre âge
01:07:17le leur
01:07:18c'est une catastrophe
01:07:19c'est une catastrophe
01:07:20ceci dit
01:07:20je voulais interpeller
01:07:22monsieur Kerrero
01:07:22pour savoir
01:07:23s'il connaissait
01:07:24le rôle des AESH
01:07:26AESH
01:07:27alors d'abord
01:07:28dites-nous
01:07:28que sont les AESH
01:07:29Christophe Kerrero
01:07:30alors ce sont
01:07:31les aides
01:07:33qu'on a mis en place
01:07:34pour les enfants
01:07:35en situation de handicap
01:07:36ce sont des
01:07:39des femmes
01:07:41des hommes
01:07:42plus ou moins jeunes
01:07:44qui sont placés
01:07:46auprès d'enfants
01:07:47en situation de handicap
01:07:48dans le milieu scolaire
01:07:49pour réaliser
01:07:50ce qu'on appelle
01:07:51l'école inclusive
01:07:52qui est un résultat
01:07:54de la loi
01:07:55de 2005
01:07:56voté
01:07:57sous Jacques Chirac
01:07:58alors Brigitte
01:07:59ça vous inspire quoi ?
01:08:00votre présentation
01:08:01est très belle
01:08:01mais dans la réalité
01:08:02monsieur
01:08:03ce sont des gens
01:08:04qui sont absolument
01:08:05invisibles
01:08:05qui ont beaucoup
01:08:06de soucis
01:08:07à gérer
01:08:08les enfants
01:08:08parce qu'il y a
01:08:09parfois parmi eux
01:08:10des gros handicapés
01:08:11ils doivent refaire
01:08:13avec eux
01:08:14les cours
01:08:14parce que pour qu'il soit
01:08:15comment dire
01:08:16pour que l'enfant
01:08:17soit bien suivi
01:08:17il faut qu'il ait compris
01:08:19donc il faut qu'elle
01:08:20reprenne très souvent
01:08:21avec eux
01:08:21tout ce que le professeur
01:08:22a dit
01:08:23l'enfant est parfois
01:08:24très agressif
01:08:25ou inattentif
01:08:26enfin il y a toute
01:08:26une problématique
01:08:27d'un enfant handicapé
01:08:28savez-vous
01:08:29que le salaire
01:08:30ont ces personnes ?
01:08:32oui oui
01:08:33c'est le SMIG
01:08:34et le problème
01:08:35c'est qu'ils ne sont pas
01:08:36à 100%
01:08:37voilà
01:08:38alors un SMIG
01:08:39à moins de 100%
01:08:39c'est combien d'après vous ?
01:08:41c'est trop peu
01:08:42bien sûr
01:08:42pour vivre
01:08:43alors elles ont en fait
01:08:44un travail lourd
01:08:46psychologiquement fatigant
01:08:47et elles sont complètement
01:08:49mal connues
01:08:50et en plus
01:08:51c'est des éléments
01:08:52dans les établissements
01:08:53qu'on envoie des fois
01:08:54à droite à gauche
01:08:55bon c'est vrai
01:08:56parfois
01:08:56elles sont très souvent
01:08:58proches de leur domicile
01:08:59mais parfois
01:09:00en cours d'année
01:09:00on les envoie
01:09:01à 30 km
01:09:02je ne sais pas
01:09:03si ça arrange ou pas
01:09:05elles sont
01:09:05si vous voulez
01:09:06corvéables
01:09:06à tous les niveaux
01:09:07alors quand même
01:09:08moi je veux bien
01:09:09mais elles font quand même
01:09:10leur utilité
01:09:11ah mais bien entendu madame
01:09:12c'est même essentiel
01:09:13vous posez
01:09:14je vous remercie
01:09:15de cette question
01:09:16parce qu'elle est
01:09:16tout à fait essentielle
01:09:18vous savez nous sommes
01:09:19un pays
01:09:20un pays de la hiérarchie
01:09:23et à l'éducation nationale
01:09:24tout en haut
01:09:25vous avez
01:09:26le collège de France
01:09:27les grands professeurs
01:09:28d'université
01:09:28puis tout en bas
01:09:29vous avez
01:09:30les professeurs des écoles
01:09:31et puis à l'intérieur
01:09:33même des systèmes
01:09:33vous avez
01:09:35ce qu'on appelle
01:09:36les professeurs
01:09:37les professions intellectuelles
01:09:39et puis de l'autre
01:09:40l'administration
01:09:41avec un grand
01:09:42et puis
01:09:43des auxiliaires
01:09:45des assistants d'éducation
01:09:47des assistants
01:09:48à ESH
01:09:49et vous avez raison
01:09:51ils sont
01:09:52trop invisibles
01:09:53et c'est une
01:09:54c'est une des raisons
01:09:56des difficultés françaises
01:09:57à mon avis
01:09:58c'est à dire que
01:09:59en France
01:10:00on ne regarde pas
01:10:01les personnes
01:10:02de la même façon
01:10:04selon leur diplôme
01:10:05selon leur statut
01:10:06c'est un sujet
01:10:08énorme
01:10:09dans la société française
01:10:11vous êtes
01:10:12conseiller d'état
01:10:13vous êtes inspecteur
01:10:14des finances
01:10:15quel que soit
01:10:17votre parcours
01:10:17professionnel
01:10:18vous aurez
01:10:19un parcours
01:10:20professionnel
01:10:20d'excellence
01:10:21vous êtes
01:10:22manœuvre
01:10:23vous êtes
01:10:23chauffeur-livreur
01:10:25vous êtes
01:10:26assistant
01:10:26et bien
01:10:27vous avez
01:10:28peu de perspectives
01:10:29cette espèce
01:10:31d'aristocratie
01:10:32d'ancien régime
01:10:33elle est indigne
01:10:34d'une république
01:10:35moderne comme la nôtre
01:10:36et donc nous devons
01:10:37bien entendu
01:10:38modifier le regard
01:10:39parce que
01:10:40c'est précisément
01:10:41parce que nous sommes
01:10:41trop dans des silos
01:10:42dans des petites cases
01:10:44dans une logique
01:10:45cartésienne
01:10:46c'est à dire
01:10:47le professeur
01:10:48d'un côté
01:10:48qui fait son cours
01:10:49de l'autre
01:10:50l'assistant d'éducation
01:10:51qui s'occupe de vie scolaire
01:10:53l'assistant en charge
01:10:54de l'élève
01:10:55en situation de handicap
01:10:56qui va s'occuper
01:10:57de sa propre tâche
01:10:57c'est toutes ces barrières là
01:11:00qui nous empêchent
01:11:01d'avancer
01:11:02collectivement
01:11:02sur ce qu'est
01:11:04l'éducation
01:11:04parce que l'éducation
01:11:06précisément
01:11:06c'est quelque chose
01:11:07comme le dit Anna Arendt
01:11:08qui doit concerner
01:11:10tous les adultes
01:11:11nous sommes tous
01:11:12responsables
01:11:13de l'éducation
01:11:14des enfants
01:11:14avec évidemment
01:11:16des spécificités
01:11:17mais si nous ne parvenons pas
01:11:19à l'intérieur
01:11:20de la société
01:11:21à nous regarder
01:11:22dignement
01:11:22et à considérer
01:11:24que l'un et l'autre
01:11:24vont apprendre
01:11:25quelque chose
01:11:26je prends aussi
01:11:28par exemple
01:11:28les ACEM
01:11:29c'est à dire
01:11:29les assistantes maternelles
01:11:31vous avez utilisé
01:11:32elle
01:11:33j'ai entendu
01:11:33madame
01:11:34parce que majoritairement
01:11:35c'est une profession
01:11:36féminine
01:11:37mais les assistantes
01:11:38en maternelle
01:11:39là c'est pratiquement
01:11:39100% de femmes
01:11:42elles ont un rôle
01:11:43immense
01:11:44dans l'éducation
01:11:46immense dans l'éducation
01:11:47dans le fait
01:11:50de construire
01:11:51la société
01:11:52avec les petits enfants
01:11:53et on ne leur donne pas
01:11:55on ne les rend pas
01:11:57là encore
01:11:57suffisamment visibles
01:11:59on ne leur dit pas
01:12:00vous êtes aussi
01:12:01en charge
01:12:02du vocabulaire
01:12:03des enfants
01:12:03quand vous allez
01:12:04échanger avec eux
01:12:05vous allez
01:12:06vous allez
01:12:08participer
01:12:08à l'éducation
01:12:09cognitive
01:12:10de l'enfant
01:12:11et à l'inverse
01:12:13un professeur
01:12:13des écoles
01:12:14il n'est pas seulement
01:12:15dans des tâches
01:12:16uniquement académiques
01:12:17donc vous voyez
01:12:18c'est tout ce
01:12:19carcan social
01:12:20issu
01:12:21de la société
01:12:22cartésienne
01:12:23pour faire court
01:12:24qu'il nous faut
01:12:25dépasser
01:12:26considérablement
01:12:27et les sociétés
01:12:28qui réussissent
01:12:29aujourd'hui
01:12:30c'est celles
01:12:30qui font justement
01:12:31les ponts
01:12:32qui abattent
01:12:33les cloisons
01:12:34et les murs
01:12:34entre tous ces métiers
01:12:36pour se retrouver
01:12:37autour de l'essentiel
01:12:38c'est-à-dire
01:12:39des enfants
01:12:40qui
01:12:42bien entendu
01:12:43maîtrisent les fondamentaux
01:12:44bien entendu
01:12:44maîtrisent le langage
01:12:45mais savent vivre aussi
01:12:46en société
01:12:47en se respectant
01:12:49moi je prends toujours
01:12:50l'exemple
01:12:51parce que moi je suis un peu bavard
01:12:52non non au contraire
01:12:52ce qu'on dit
01:12:53c'est très important
01:12:54c'est vraiment quelque chose
01:12:55qui me tient à cœur
01:12:56on le voit bien
01:12:58regardez
01:12:59on dit souvent
01:13:00la ville de Paris
01:13:02c'est une ville très sale
01:13:02les villes françaises
01:13:03sont sales
01:13:04etc
01:13:04mais ça c'est pas
01:13:05parce qu'il n'y a pas
01:13:06assez de gens
01:13:07qui balayent
01:13:07c'est parce que
01:13:08nous ne sommes pas
01:13:09collectivement
01:13:09assez responsables
01:13:10des déchets
01:13:11au Japon
01:13:11chacun
01:13:12prend un déchet
01:13:14un papier
01:13:15quand il le voit
01:13:16par terre
01:13:16ça
01:13:17vous voyez
01:13:17on doit
01:13:18l'entrer
01:13:20dans l'attitude
01:13:22éducative
01:13:23très tôt
01:13:23c'est très tôt
01:13:25que ça doit être
01:13:25une responsabilité
01:13:26alors bien entendu
01:13:27les parents
01:13:27c'est du civisme
01:13:28c'est une forme de civisme
01:13:31vous êtes d'accord
01:13:33il y avait de l'instruction
01:13:35civique
01:13:35mais le civisme
01:13:36c'est de l'éducation
01:13:37c'est de l'éducation
01:13:39on dit bonjour à la dame
01:13:40ramasse le papier
01:13:41tient la porte
01:13:42et bien à la fin
01:13:44d'un cours
01:13:45la classe est impeccable
01:13:46aussi impeccable
01:13:47que quand on y est entré
01:13:48et tout ça
01:13:49ce sont des règles
01:13:50si on les fait rentrer
01:13:51très tôt
01:13:52dans la vie des enfants
01:13:54ça devient facile
01:13:55évident
01:13:56à Paris
01:13:57on avait mis en place
01:13:58une expérimentation
01:13:59qui s'appelait
01:14:00cap maternel
01:14:01on voyait
01:14:03les petits
01:14:04on avait mis
01:14:05les dames de service
01:14:06à la cantine
01:14:08en situation
01:14:09d'être des éducatrices
01:14:10et non plus
01:14:11des dames de service
01:14:12c'est à dire que
01:14:13on leur disait
01:14:13ben oui
01:14:14vous n'allez pas servir
01:14:15les enfants
01:14:15on est un des seuls pays
01:14:16où on sert les gosses
01:14:17il faut qu'ils apprennent
01:14:18à se servir
01:14:19et le geste de servir
01:14:21c'est un geste fin
01:14:23qui est digne
01:14:23du geste d'écriture
01:14:25scripteur
01:14:25il y a la précision
01:14:28et bien vous savez
01:14:29qu'on avait diminué
01:14:30par deux le bruit
01:14:31dans les réfectoires
01:14:32avec cette seule mesure
01:14:34qui est une mesure simple
01:14:35ça ne coûte rien
01:14:36et ça c'est une
01:14:37est-ce que nous avons
01:14:38cette volonté collective
01:14:40de travailler ensemble
01:14:41vous voyez là
01:14:41je vous donne des choses concrètes
01:14:42c'est pas abstrait
01:14:43c'est simple
01:14:44c'est facile
01:14:45on se décide
01:14:46oui ou non
01:14:46mais ça veut dire
01:14:47que chacun
01:14:48on se dit
01:14:49on se met aussi
01:14:49à la place de l'autre
01:14:50de son travail
01:14:51on respecte le travail
01:14:53tous les travaux
01:14:54autour de l'enfant
01:14:55dans l'école
01:14:56sont essentiels
01:14:57mais même avec les
01:14:58on a un nombre de personnels
01:14:59absolument incroyables
01:15:01dans les lycées
01:15:02dans les collèges
01:15:03on a des gens
01:15:04qui s'occupent
01:15:05des espaces verts
01:15:05on a l'occasion
01:15:07de faire découvrir
01:15:08aux enfants
01:15:08d'une autre façon
01:15:09de la nature
01:15:09il y a plein de choses
01:15:11très simples
01:15:12à mettre en place
01:15:12il faudrait libérer
01:15:14les énergies
01:15:14et se dire
01:15:15qu'est-ce qu'on veut
01:15:17collectivement
01:15:18pour nos enfants
01:15:18s'il y a un ministre
01:15:19compétent à la tête
01:15:20du ministère
01:15:20c'est sûr
01:15:21ça simplifie
01:15:21beaucoup les choses
01:15:22merci Brigitte
01:15:23pour votre témoignage
01:15:24nous avons Marc
01:15:25qui nous appelle
01:15:25de Bordeaux
01:15:26bonjour Marc
01:15:27oui bonjour
01:15:28vous êtes un grand-père
01:15:30heureux
01:15:31ou pas très heureux
01:15:32vous de ce qu'il y avait
01:15:34à vos petits-enfants
01:15:35non non
01:15:35pas très heureux
01:15:36bon j'écoute
01:15:37votre émission
01:15:38et monsieur Guerrero
01:15:41mais bon
01:15:42bon j'ai plus de 60 ans
01:15:44moi même s'il a 60 ans
01:15:45depuis plusieurs années
01:15:46donc il est au fonctionnaire
01:15:48de l'éducation nationale
01:15:49ancien recteur
01:15:51de bon
01:15:52d'académie
01:15:53et je pense
01:15:55qu'il fait de bons constats
01:15:57à aujourd'hui
01:15:59sur votre antenne
01:16:02par contre
01:16:02je trouve ça
01:16:04bizarre
01:16:05qu'il n'implique pas
01:16:07ce qu'ils disent
01:16:07pourquoi l'éducation
01:16:09depuis 30 ans
01:16:11rencontre autant
01:16:13de difficultés
01:16:14rappelez-vous
01:16:15monsieur François Mitterrand
01:16:17ou son ministre
01:16:18le ministère
01:16:20de l'éducation
01:16:22c'était un mammouth
01:16:23et à aujourd'hui
01:16:25Claude Allègre
01:16:25m'a dit ça
01:16:26voilà
01:16:27c'était ce Jospin
01:16:29c'était pas ce Mitterrand
01:16:30voilà
01:16:31pardon
01:16:32non non non
01:16:33mais ce Mitterrand aussi
01:16:33il y a eu les mêmes problématiques
01:16:34qui se sont posées
01:16:35voilà
01:16:36à aujourd'hui
01:16:37on recule
01:16:38on recule
01:16:39malgré
01:16:40et je vais
01:16:41j'écoute cette émission
01:16:42je ne connaissais pas
01:16:43son fonctionnaire
01:16:44mais
01:16:46pourquoi
01:16:47l'état français
01:16:49dans le ministère
01:16:50de l'éducation nationale
01:16:51on a les solutions
01:16:52ou on n'applique pas
01:16:53c'est quoi le problème
01:16:54le syndicalisme
01:16:56c'est quoi le problème
01:16:57s'il a des bonnes idées
01:16:58pourquoi ne les applique pas
01:17:00faut-il écrire
01:17:01un livre
01:17:02très bien
01:17:02mais pourquoi
01:17:05ces mesures
01:17:06connues
01:17:07ne sont pas
01:17:07appliquées
01:17:08et Christophe Caillero
01:17:10n'est plus en responsabilité
01:17:11mais il l'a été
01:17:13et ce qu'il nous a expliqué
01:17:14tout à l'heure
01:17:14c'est qu'effectivement
01:17:15il y avait une résolution
01:17:16collective à avoir
01:17:17mais quand même
01:17:17Christophe Caillero
01:17:18au niveau du gouvernement
01:17:20le chef du gouvernement
01:17:21le président de la république
01:17:23conscient de tout ce que vous avez évoqué
01:17:24parce qu'ils le savent aussi
01:17:25ils ne découvrent pas aujourd'hui
01:17:27et
01:17:28que fait
01:17:29pourquoi
01:17:29est-ce que
01:17:30est-ce que vraiment
01:17:30le mammouth
01:17:31c'est-à-dire le poids
01:17:32du syndicalisme
01:17:33et de l'administration
01:17:34au ministère
01:17:35fait que lorsque l'on veut réformer
01:17:37en profondeur
01:17:38et dans le bon sens
01:17:38on se heurte
01:17:39à un mur
01:17:40on se heurte à un obstacle
01:17:42encore une fois
01:17:43moi je suis
01:17:44j'entends très bien
01:17:45ce que vous dites monsieur
01:17:46je suis vraiment humble
01:17:49on essaye
01:17:50quand on est aux affaires
01:17:51de faire au mieux
01:17:52on a essayé
01:17:53moi je suis responsable
01:17:55du petit bilan
01:17:56qui est le mien
01:17:56j'ai essayé de faire
01:17:57je suis convaincu
01:17:59d'une chose
01:17:59c'est que l'on peut agir
01:18:01on peut agir
01:18:02on peut avoir des résultats
01:18:05ensuite
01:18:05il faut du temps long
01:18:07il ne faut pas
01:18:08qu'on ait des accouts
01:18:10depuis le temps
01:18:11que le problème est posé
01:18:11je vais aller dire
01:18:12depuis 40 ou 50 ans
01:18:13je ne parle même pas
01:18:13de 68
01:18:14ça fait 40 ans
01:18:15qu'on a de la base
01:18:17pourquoi Rocard dit en 91
01:18:18on ne s'en sortira
01:18:20que si l'éducation nationale
01:18:21est aux mains du Premier ministre
01:18:23que c'est un enjeu national
01:18:25pourquoi a-t-il dit ça ?
01:18:26ça fait seulement 10 ou 15 ans
01:18:28que
01:18:29ça s'est beaucoup aggravé
01:18:30et qu'on converge
01:18:31vers un constat
01:18:32plus consensuel
01:18:33il y avait
01:18:34l'éducation
01:18:35elle était prisonnière
01:18:36vraiment de
01:18:37de guerres idéologiques
01:18:38longtemps
01:18:41notamment
01:18:41les querelles de lecture
01:18:42enfin souvenez-vous
01:18:43sous Robien
01:18:44c'était quand même
01:18:45pratiquement sanglant
01:18:46on a beaucoup progressé
01:18:48alors on peut regretter
01:18:50qu'on soit aussi
01:18:51aussi lent
01:18:51mais c'est aussi
01:18:52la grandeur des démocraties
01:18:54que d'arriver
01:18:55à un débat consensuel
01:18:56au bout de plusieurs années
01:18:58ensuite
01:18:58bon
01:18:59moi je préfère
01:19:00me tourner vers l'avenir
01:19:01bon c'est vrai
01:19:02qu'on n'a pas tout fait bien
01:19:04qu'il y a eu des erreurs
01:19:05mais là
01:19:06on est à un moment clé
01:19:08je pense que
01:19:08tout le monde sent
01:19:09tous nos concitoyens
01:19:11sentent
01:19:12qu'on est à un moment clé
01:19:13où va se jouer
01:19:14le destin de la nation
01:19:15vous vous sentez les épaules
01:19:17si le prochain président
01:19:18vous demande
01:19:18le prochain gouvernement
01:19:20celui de 2027
01:19:21vous demande
01:19:21de prendre vos responsabilités
01:19:23et vous laisse les moyens
01:19:25de mettre en place
01:19:26ce que vous suggérez
01:19:27vous auriez le courage
01:19:28d'y aller
01:19:29vous ou quelqu'un d'autre expérience
01:19:30je veux dire
01:19:30il faut que ce soit professionnel
01:19:32comme vous êtes d'accord
01:19:33ce n'est pas un politicien simple
01:19:34ce n'est pas d'actualité
01:19:35il faut se mettre d'accord
01:19:36sur une vision
01:19:37il faut se mettre d'accord
01:19:38sur une vision
01:19:38et il faut derrière
01:19:39les moyens
01:19:40enfin ce que je vous dis là
01:19:41c'est très simple
01:19:41c'est ce que les militaires appliquent
01:19:43et c'est ce qu'il nous faut
01:19:44je pense qu'il faut
01:19:45une loi pluriannuelle
01:19:46qui garantisse
01:19:48des moyens
01:19:49constants
01:19:50pérennes
01:19:50et une vision claire
01:19:52et ensuite
01:19:53je crois qu'il faut
01:19:54laisser
01:19:55beaucoup plus de responsabilité
01:19:57au terrain
01:19:57vous savez moi je suis
01:19:58un grand lecteur
01:20:00de l'écrivain de Gaulle
01:20:02je relisais
01:20:03avant l'été
01:20:04le fil de l'épée
01:20:06vous voyez nos concitoyens
01:20:07qui vont massivement
01:20:08voir les deux
01:20:09qu'est-ce que c'est bien écrit
01:20:09surtout
01:20:09qu'est-ce que c'est bien
01:20:10quelle langue
01:20:11c'est bien dit
01:20:11l'écrivain de Gaulle
01:20:12je pèse mes mots
01:20:13et la question du caractère
01:20:17en fait
01:20:18ce qu'il nous faut
01:20:19ce sont des gens
01:20:19de caractère
01:20:21il y en a partout
01:20:22il faut les repérer
01:20:24il faut former
01:20:26les décideurs
01:20:28à prendre des décisions
01:20:29à ne pas être des exécutants
01:20:31on attend trop
01:20:31des gens de l'exécution
01:20:33il faut responsabiliser
01:20:36et il faut qu'ils puissent décider
01:20:38et là
01:20:39on changera d'échelle
01:20:41merci Christophe
01:20:42d'avoir été avec nous
01:20:43vous pouvez rester à l'antenne
01:20:44Anissa
01:20:45nous allons
01:20:46nous allons effectivement
01:20:47continuer
01:20:48déjà on appelle
01:20:49toutes les personnes
01:20:50qui nous écoutent
01:20:51à nous téléphoner
01:20:52au 0 826 300 300
01:20:55vous avez des réactions
01:20:56des choses à dire
01:20:57vous ne savez ni où
01:20:57ni comment les partager
01:20:58nous sommes présents
01:20:59sur Sud Radio
01:21:09Sud Radio
01:21:10vous écoutez
01:21:11Perico
01:21:12dans la France
01:21:13dans tous ses états
01:21:14et tout de suite
01:21:14nous avons
01:21:14Richard de Montauban
01:21:16avec nous
01:21:17oui
01:21:18bonjour
01:21:19bonjour Richard
01:21:19bonjour à vous
01:21:22je voulais réagir
01:21:25au vote des Islandais
01:21:27et en
01:21:29les Islandais en fait
01:21:30on entend peu
01:21:31dans les médias
01:21:32la vraie raison
01:21:33qui fait que les Islandais
01:21:34ont voté non à l'Europe
01:21:35c'est en 2008
01:21:37les Islandais
01:21:38ont trois banques privées
01:21:41qui ont fait faillite
01:21:42et le gouvernement
01:21:43qui était en place
01:21:44avec le Parlement
01:21:45a décidé
01:21:46de nationaliser
01:21:47la dette
01:21:48de ces banques
01:21:49sur pression
01:21:50des états européens
01:21:51parce que des banques
01:21:52privées européennes
01:21:54avaient des billes dedans
01:21:55ils avaient joué
01:21:56ils avaient spéculé
01:21:57parce que
01:21:57les impôts sont moins chers
01:22:00en Islande
01:22:01et donc
01:22:02ils avaient mis
01:22:02beaucoup d'argent
01:22:03à spéculer
01:22:04car ça s'est effondré
01:22:05ces placements spéculatifs
01:22:07ça faisait 100 milliards
01:22:08à rembourser
01:22:08l'Islande pourrait être
01:22:10aujourd'hui
01:22:10le pays le plus pauvre
01:22:11de la terre
01:22:11avec cette dette
01:22:12mais heureusement
01:22:14le peuple
01:22:14a réagi
01:22:16et donc
01:22:17comme ils n'étaient pas
01:22:18dans l'Europe
01:22:18ils ont pu
01:22:19s'affranchir
01:22:20de ça
01:22:21grâce au peuple
01:22:22et en référendum
01:22:23qui a décidé
01:22:24de laisser
01:22:25faire faillite
01:22:26à ces banques
01:22:26et de laisser
01:22:27les pertes
01:22:28aux banques européennes
01:22:29qui avaient joué
01:22:30à l'intérieur
01:22:30c'était du privé
01:22:31vous êtes très bien informé
01:22:33Richard
01:22:33c'est exact
01:22:34c'est un point essentiel
01:22:37c'est un point essentiel
01:22:38c'est à dire
01:22:39c'est une question
01:22:40de souveraineté
01:22:41à l'époque
01:22:42Nicolas Sarkozy
01:22:43était allé voir
01:22:44en avion
01:22:44madame Merkel
01:22:45pour lui dire
01:22:45est-ce qu'on peut
01:22:46soutenir un peu
01:22:47c'était le scandale
01:22:49des surprimes
01:22:50il y avait eu
01:22:51la première crise
01:22:52vraiment la première
01:22:52crise économique
01:22:54une des plus violentes
01:22:55après 29
01:22:56et il s'agissait
01:22:57de savoir
01:22:58si les fonds publics
01:22:59pouvaient soutenir
01:22:59les banques privées
01:23:00l'Allemagne évidemment
01:23:01qui était sacro-saintement
01:23:03attachée
01:23:03aux dogmes européens
01:23:05dit surtout pas
01:23:05et là
01:23:08les Islandais
01:23:08se sont rendus compte
01:23:09que s'ils avaient été
01:23:10dans l'Union Européenne
01:23:11à l'époque
01:23:12leur gouvernement
01:23:13et les pouvoirs publics
01:23:14n'auraient pas pu soutenir
01:23:15leur système bancaire
01:23:16donc ça se serait effondré
01:23:16donc voilà
01:23:17vous soulevez le problème
01:23:19de la souveraineté
01:23:19est-ce qu'un peuple
01:23:20un gouvernement
01:23:21un état
01:23:22peut décider
01:23:22quand il est confronté
01:23:23à une situation intérieure
01:23:24tragique
01:23:25de prendre la responsabilité
01:23:26de sauver son système
01:23:27bancaire ou pas
01:23:27avec l'Union Européenne
01:23:29ça n'aurait pas été possible
01:23:30et cet argument
01:23:30a joué évidemment
01:23:31dans le vote des Islandais
01:23:33contre l'Union Européenne
01:23:35je fais réagir
01:23:35juste Christophe Cairo
01:23:36la souveraineté
01:23:37même en éducation
01:23:38la souveraineté nationale
01:23:39c'est quelque chose d'important
01:23:41je pense que c'est ce qu'appellent
01:23:42de leur vœu
01:23:42tous nos concitoyens
01:23:43la souveraineté
01:23:44tout simplement
01:23:46ça me fait penser
01:23:47en fait
01:23:48à l'exemple grec
01:23:49en fait
01:23:50tout simplement
01:23:50où effectivement
01:23:51l'Islande
01:23:52a fait le meilleur choix
01:23:53au regard
01:23:54de ce qui s'est passé
01:23:55en Grèce
01:23:55les Grecs avaient voté
01:23:57par majorité
01:23:58à 61%
01:23:59un référendum
01:23:59qu'il est sorti
01:24:00du système européen
01:24:01dans la nuit
01:24:02il y a eu une forme
01:24:03de coup d'état
01:24:03entre Bruxelles
01:24:04Paris
01:24:05Bonne
01:24:05Berlin
01:24:06Athènes
01:24:06M. Tsipras
01:24:07ça a été forcé
01:24:08son ministre
01:24:09des Finances
01:24:10M. Varoufakis
01:24:12a dû démissionner
01:24:13et finalement
01:24:14la Grèce
01:24:15s'est allongée
01:24:15s'est couchée
01:24:16et puis
01:24:17les commissaires européens
01:24:18sont arrivés
01:24:18on a mis ce pays
01:24:19en coupe réglée
01:24:20et on avait
01:24:21quelques mois après
01:24:22des soins
01:24:22qui n'étaient pas remboursés
01:24:23des fonctionnaires
01:24:24qui n'étaient pas payés
01:24:24des retraités
01:24:25qui ne touchaient pas
01:24:25leurs pensions
01:24:26parce que la Grèce
01:24:27avait été acceptée
01:24:28dans des conditions
01:24:28qui n'étaient pas conformes
01:24:29une crise sociale
01:24:30et économique
01:24:30donc effectivement
01:24:31il y a de bonnes raisons
01:24:32il y a de bonnes raisons
01:24:34c'est de la dette publique
01:24:35en Grèce
01:24:35c'est la grosse différence
01:24:36ce qui n'était pas le cas
01:24:37en Islande
01:24:38donc la Grèce
01:24:41a usé
01:25:04qui n'étaient pas
01:25:24qui n'étaient pas
01:26:24...
01:26:54...
01:27:24...
01:27:54...
01:28:24...
01:28:54...
01:28:56...
01:28:57...
01:28:58...
01:29:00...
01:29:01...
01:29:02...
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01:29:10...
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01:29:14...
01:29:16...
01:29:16...
01:29:18...
01:29:18...
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