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  • il y a 2 mois
Avec Gilles Ganzmann, Sophie De Menthon, Alexandre Malafaye, Najwa El Haite

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-09-03##

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00:00:01Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver du lundi au vendredi, vous le savez maintenant de 10h à midi pour
00:00:07votre rendez-vous, à vous de le dire, dans la prochaine demi-heure c'est votre histoire, on va parler
00:00:12de votre quotidien, de ce qui vous concerne, de ce qui vous fait réagir aussi au menu de ce jeudi,
00:00:19une nouvelle vague de chaleur qui arrive en France.
00:00:21Est-ce que vous êtes prêts à l'affronter logement, école de vos enfants ou petits-enfants, peut-être EHPAD
00:00:26de vos parents ? Est-ce qu'ils sont bien isolés après un été historique ? Est-ce que c
00:00:31'est acceptable d'enseigner dans des classes à 30 degrés ? Pourquoi soigne-t-on encore des patients dans des
00:00:36chambres surchauffées ? Est-ce que vous trouvez ça normal ? A vous de le dire au 0826 300 300.
00:00:43Dans notre deuxième partie, à partir de 10h33, débatteurs autour de la table comme chaque jour pour commenter les sujets
00:00:50forts qui font parler la France ce matin, quand le pluralisme rime avec fascisme, les salariés de Radio France refusent
00:00:59catégoriquement l'arrivée de Charles Sapin, du chroniqueur de Valeurs Actuelles, au motif de Valeurs Non Compatibles.
00:01:05Avec le service public, vous trouvez ça normal ? A vous de le dire, toujours au standard.
00:01:10Souvent, hommes politiques varient. Jean-Luc Mélenchon fait son mea culpa sur le voile. On n'est pas vraiment étonné.
00:01:17Auparavant, grand défenseur de la laïcité, le leader insoumis dit avoir commis une erreur terrible.
00:01:22Et face à la perspective justement du duel RN-LFI, les aspirants à la présidentielle cherchent la parole, parade plutôt,
00:01:30et la parole aussi.
00:01:31Ça donne parfois des rapprochements un petit peu contre nature. Dominique De Villepin, l'ancien ministre de Jacques Chirac, papa
00:01:38du CPE, on s'en souvient, se rapproche du trublion de la gauche, François Ruffin.
00:01:43Vous trouvez ça normal ? A vous de le dire, 0 826 300 300.
00:01:4810h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:01:58Et oui, l'été et la canicule reviennent. Bon, on est toujours en été, mais la canicule, on avait un
00:02:06petit peu respiré ces derniers jours, mon cher Gilles Gansman.
00:02:09Il refait chaud. Bonjour. Vous avez sorti le petit polo aujourd'hui.
00:02:12Oui, j'ai sorti le petit polo, mais je vais bientôt ressortir le short, les tongs et tout ce qui
00:02:19va avec.
00:02:19Ça va faire plaisir à Patrick Roger. Je suis très content quand je me mets en pantalon en cours.
00:02:24Ça ne lui plaît pas ?
00:02:24Non, ça ne lui plaît pas.
00:02:26En même temps, on ne voit pas vos jambes à la radio quand même.
00:02:28Non, exactement. Merci de me défendre.
00:02:30Non, mais c'est vrai que c'est très compliqué de lutter contre la chaleur,
00:02:34que ce soit dans nos appartements, dans nos immeubles, dans nos lieux dans lesquels on va,
00:02:40que ce soit à l'école ou à l'hôpital.
00:02:44On a vu la rentrée et on va parler de ça ce matin.
00:02:48Parce que je crois que les Français, ils en ont marre de cette chaleur.
00:02:52Alors qu'au début, quand même, on allait dans le sud pour trouver la chaleur,
00:02:56aller chercher le soleil et bronzer.
00:02:58Et maintenant, on fuit la chaleur.
00:02:59Ça dit bien quelque chose de notre époque.
00:03:01Oui, et surtout, le climat change.
00:03:04Beaucoup voient arriver cette nouvelle canicule d'un œil vraiment inquiet.
00:03:08Bonjour, Chloé Nabédian.
00:03:10Bonjour.
00:03:11On est ravis de vous accueillir.
00:03:12Vous êtes journaliste, spécialiste en météo et Climat 6,
00:03:17vice-présidente de la Fondation pour la nature et l'homme.
00:03:20Vous avez beaucoup travaillé justement sur ces sujets.
00:03:23Alors, vous allez nous donner des conseils,
00:03:25des conseils à ceux qui nous écoutent en ce moment,
00:03:27justement pour se protéger de la chaleur.
00:03:29Parce qu'on l'a dit, tout, et c'est loin d'être le cas,
00:03:32est prêt justement pour l'affronter.
00:03:35Tout d'abord, c'est reparti, ça y est, pour la canicule dans une grande partie de la France ?
00:03:39Alors, on ne parle pas de canicule pour le moment.
00:03:41La chaleur va vraiment se concentrer sur le sud de la France essentiellement.
00:03:45Donc, on n'aura probablement même pas atteint les stades de vagues de chaleur,
00:03:48puisque ce ne sera pas à l'échelle nationale,
00:03:50mais vraiment plus localisée sur la partie sud.
00:03:52Mais on va avoir des pics de chaleur effectivement très importants,
00:03:55avec des pointes encore à 37-38 degrés dans le sud de la France aujourd'hui.
00:03:59Ça pourrait monter même jusqu'à 40-41 ce week-end.
00:04:02Et on voit probablement une fin progressive à partir de lundi, voire mardi prochain.
00:04:08Oui, ce n'est pas pour tout de suite quand même.
00:04:09Ça va être un week-end chaud.
00:04:12Ce sont des épisodes, on l'a dit, on le redit,
00:04:15qui vont se répéter, ces vagues de chaleur,
00:04:17parce qu'on est quand même en septembre.
00:04:18Ce n'est pas vraiment normal tout ça.
00:04:20Alors, ce n'est pas normal.
00:04:21On est dans le contexte de réchauffement climatique.
00:04:23Et les scientifiques, depuis presque 50 ans maintenant,
00:04:26ont alerté sur ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui.
00:04:28Simplement, il y a parfois le fait de ne pas vouloir forcément croire
00:04:32ou voir une situation qui est en train d'arriver.
00:04:36Et dans les vagues de chaleur par rapport au réchauffement climatique,
00:04:38ça démarre en mai et ça se finit vers septembre, octobre.
00:04:41Et donc là, on est en plein dents.
00:04:42On est un peu dans un été typique dans le cadre du réchauffement climatique
00:04:45qu'on pourrait avoir de façon récurrente d'ici la fin du siècle.
00:04:48Et évidemment, comme on le disait avec Gilles Gansman,
00:04:50il y a beaucoup de bâtiments publics, d'écoles, des hôpitaux
00:04:55qui ne sont pas du tout prêts.
00:04:56Et Dieu sait que ce débat est récurrent maintenant.
00:04:59Mais c'est vrai que c'est difficile de mettre tout ça en place.
00:05:02C'est vrai qu'on n'est pas du tout dans l'adaptation aujourd'hui
00:05:05de nos bâtiments publics.
00:05:06Et puis même dans les nouvelles constructions qui se mettent en place,
00:05:08on ne pense pas du tout à ces bouilloires thermiques.
00:05:11On a beaucoup pensé au froid, donc à se protéger du froid
00:05:15et avec ces DPE qui finalement ont créé des maisons
00:05:18complètement compactes et qui nous enferment
00:05:20et qui créent ces bouilloires aussi,
00:05:22notamment quand il fait très chaud l'été.
00:05:25Et aujourd'hui, cette question vraiment d'adaptation,
00:05:28autant l'été que l'hiver et le confort dans notre habitation
00:05:30doit être aujourd'hui primordial.
00:05:32Et ce projet d'adaptation n'est pas du tout mis à l'ordre du jour.
00:05:35On l'a lancé en 2024 avec un grand plan d'adaptation,
00:05:38mais il ne s'est rien vraiment passé depuis de façon très concrète.
00:05:42Et très coordonné.
00:05:43Et très coordonné.
00:05:44Et surtout, ça coûtera toujours plus cher de réagir lorsqu'il y a une crise,
00:05:47comme on l'a vu là avec les incendies,
00:05:49comme on le voit là avec la chaleur actuellement
00:05:52ou lorsqu'il y a les tempêtes qui nous touchent,
00:05:54plutôt que de prévenir et d'adapter enfin une bonne fois pour toutes
00:05:57nos villes, nos maisons, nos régions et nos habitations
00:06:02à ce qui va arriver et ce qui arrive déjà.
00:06:03C'est incroyable Gilles, parce qu'on a du mal,
00:06:06comme Chloé vient de dire, à mettre ça en place.
00:06:08Et qu'est-ce que vous dites à ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique ?
00:06:11Si l'année prochaine, il pleut tout l'été ?
00:06:15Oui, alors c'est le grand problème justement,
00:06:17c'est que le réchauffement climatique,
00:06:18c'est pour ça qu'on parle de dérèglement climatique,
00:06:19ce sont tous les extrêmes climatiques,
00:06:21ce n'est pas que la chaleur.
00:06:22Et on peut avoir très bien l'été prochain,
00:06:25comme on a eu l'été dernier,
00:06:26un décalage des blocages au niveau des champs de pression
00:06:30qui sont au-dessus de nous
00:06:31et qui vont permettre à la chaleur d'être surtout présente
00:06:34sur l'Europe de l'Est que sur l'Europe de l'Ouest.
00:06:36Mais ça ne veut pas dire que ça n'existe pas,
00:06:37ça veut dire qu'on a été protégés,
00:06:39par exemple, ces deux derniers étés
00:06:40et qu'on a eu beaucoup de chances d'avoir un peu des étés un peu plus pourris,
00:06:43mais parce que la grosse chaleur,
00:06:44on a eu des 48-50 degrés, en revanche,
00:06:47au Maghreb, en Italie, dans l'Europe de l'Est.
00:06:49Et nous, on avait été un peu protégés en France,
00:06:51là, on n'avait pas été protégés,
00:06:52ça sera probablement le cas dans les années à venir.
00:06:54Alors, on le dit, c'est vrai que tout le monde n'est pas organisé,
00:06:58c'est le moins qu'on puisse dire,
00:06:59vous venez de nous l'expliquer,
00:07:00Chloé Nabégnan,
00:07:01il n'empêche, certains y pensent,
00:07:03et même organisent des salons autour de cette question
00:07:07du réchauffement climatique
00:07:09et comment y faire face,
00:07:11notamment dans le public.
00:07:12Bonjour, Feriel Desriches.
00:07:14Bonjour.
00:07:15Vous êtes directrice du CIPCA,
00:07:18alors c'est le salon de l'immobilier bas carbone
00:07:20qui revient à partir d'aujourd'hui,
00:07:23jusqu'au 3...
00:07:23Ah ben non, ça vient de s'achever,
00:07:25du 1er au 3 septembre,
00:07:26c'était au Grand Palais à Paris,
00:07:28et justement, vous traitez de ces questions,
00:07:30vous, justement,
00:07:31de réchauffement climatique
00:07:33qui s'adaptent au bâtiment.
00:07:36Tout à fait,
00:07:37le salon de l'immobilier bas carbone,
00:07:38alors en effet, il a encore lieu,
00:07:40c'est la troisième journée,
00:07:41il y a encore beaucoup d'échanges,
00:07:43j'espère que vous n'entendez pas trop
00:07:44le bruit, justement,
00:07:45de tous ces échanges sur le stand.
00:07:46Non, vous entendez.
00:07:47D'accord, formidable.
00:07:48Le salon d'immobilier bas carbone,
00:07:50comme son nom l'indique,
00:07:53c'est vraiment décarboné,
00:07:54l'immobilier, aujourd'hui.
00:07:57Votre consoeur le disait très justement
00:07:58tout à l'heure,
00:08:00il faut aujourd'hui,
00:08:01est-ce qu'on a un peu trop isolé
00:08:02aussi nos logements,
00:08:03nos bâtiments publics,
00:08:05est-ce qu'on a utilisé
00:08:06les bons matériaux,
00:08:07qui ont face à ce dérèglement climatique,
00:08:09en tout cas,
00:08:10il y a des solutions à trouver,
00:08:11et la filière s'organise,
00:08:13en fait.
00:08:14La filière, c'est quoi ?
00:08:14C'est toute la chaîne de valeurs,
00:08:16promoteurs, constructeurs,
00:08:17les solutions,
00:08:18mais aussi les industriels,
00:08:19ceux qui portent les bons matériaux
00:08:21qu'il faut utiliser aujourd'hui.
00:08:23Donc, ici, sur le site K,
00:08:25on ne parle que de ces solutions,
00:08:28les acteurs privés,
00:08:29comme les acteurs publics,
00:08:30les élus,
00:08:32la banque des territoires,
00:08:33il y a des gens qui y pensent.
00:08:35C'est rassurant.
00:08:36Ah oui, c'est rassurant.
00:08:37Et puis,
00:08:37ils sont en ordre de marche
00:08:38depuis longtemps.
00:08:39Nous, le salon,
00:08:39il a fêté ses 5 ans.
00:08:40Il fête ses 5 ans cette année,
00:08:42mais il faut savoir
00:08:43qu'il y a une association
00:08:45à laquelle on s'est adossés
00:08:46pour leur savoir-faire,
00:08:48et parce qu'ils avaient déjà
00:08:49plus de 150 acteurs engagés
00:08:52adhérents de leur association,
00:08:53c'est l'association
00:08:53Bâtiments Bas Carbone,
00:08:55BBCA,
00:08:56et voilà,
00:08:57ils existent depuis
00:08:58plus de 10 ans aujourd'hui.
00:09:01Mais ça met du temps quand même
00:09:02aux ferriels des riches
00:09:03à se mettre en place quand même.
00:09:05Chloé nous l'a expliqué.
00:09:06Et puis surtout,
00:09:07je pense que tous les Français
00:09:08le constatent tous les jours.
00:09:10Les écoliers,
00:09:11on le disait,
00:09:11les gens qui se font soigner
00:09:12dans les hôpitaux.
00:09:13Pourquoi est-ce aussi compliqué ?
00:09:15C'est quoi ?
00:09:15C'est une question d'argent alors ?
00:09:17C'est un sujet déjà,
00:09:18je pense,
00:09:18d'anticipation.
00:09:20Vous le disiez,
00:09:21le GIEC,
00:09:23sur ce sujet,
00:09:24il nous en agisse
00:09:25depuis très longtemps.
00:09:26Est-ce qu'il y a eu
00:09:26beaucoup trop de climato-sceptiques
00:09:28qui ont fait que,
00:09:29malgré le fait
00:09:30que la filière soit organisée,
00:09:31que les promoteurs
00:09:32intègrent des solutions ?
00:09:34Peut-être qu'on n'y croyait pas trop,
00:09:36finalement,
00:09:36qu'il fallait peut-être
00:09:36en arriver là
00:09:37pour qu'on se dise
00:09:38que là,
00:09:39il y a une véritable urgence,
00:09:40une véritable urgence climatique.
00:09:42Donc voilà,
00:09:43ça s'accélère de plus en plus,
00:09:44on va dire.
00:09:45La filière s'organise vraiment
00:09:46de plus en plus.
00:09:47On a par exemple,
00:09:48on va citer le nom du promoteur,
00:09:49mais hier,
00:09:50on a eu une annonce
00:09:50quand même d'un promoteur
00:09:52qui disait clairement
00:09:53que là,
00:09:53ils allaient déployer
00:09:54à hauteur
00:09:56de parcs immobiliers
00:09:57de millions de mètres carrés
00:09:59sur tous leurs logements neufs.
00:10:02Ils allaient mettre en place
00:10:03des systèmes rafraîchissants,
00:10:05des systèmes de solutions
00:10:06bio-climatiques,
00:10:07de climatisation responsable.
00:10:09C'est des formats
00:10:11de compagnie à la réversible.
00:10:12Vous savez quoi ?
00:10:13Vous restez avec nous
00:10:14parce qu'on a une pub
00:10:15à lancer.
00:10:16Vous restez avec nous,
00:10:17prenez part
00:10:18aux débats
00:10:19parce qu'on va entendre
00:10:20dans quelques instants
00:10:20un maire,
00:10:21lui,
00:10:21qui a les mains
00:10:23dans le cambouis
00:10:23et qui agit tout seul,
00:10:25qui a fait plein de choses
00:10:26formidables pour ses écoles.
00:10:27C'est le maire de Meudon
00:10:28et puis n'hésitez pas
00:10:30comme d'habitude
00:10:30évidemment à réagir
00:10:31au standard.
00:10:32Manu vous accueille.
00:10:340 800 26 300 300.
00:10:37Comment vous vivez,
00:10:38vous, cette chaleur ?
00:10:38Est-ce que vous vous sentez prêt ?
00:10:41Sud Radio.
00:10:4210h midi.
00:10:43Sud Radio.
00:10:43A vous de le dire.
00:10:45Stéphanie Demuru.
00:10:48Ah bah oui,
00:10:48la petite chanson.
00:10:55Jamel,
00:10:55vous êtes bien inspiré
00:10:56ce matin.
00:10:58Le réalisateur
00:11:00devient un DJ.
00:11:01Vous aussi,
00:11:01Gilles,
00:11:01c'est vous qui lui avez soufflé ?
00:11:02C'est ça ?
00:11:03Je vois votre air coupable.
00:11:05Oui, absolument.
00:11:05Je commence à vous connaître.
00:11:07Bah oui,
00:11:07je vous mets des petites musiques
00:11:08comme ça.
00:11:09C'est le matin,
00:11:09ça dynamise.
00:11:10C'est vrai,
00:11:11ça nous réveille.
00:11:12On parle de la chaleur,
00:11:14on a besoin d'être réveillé
00:11:15parce qu'il va encore
00:11:15faire chaud.
00:11:16Chloé Nabédian,
00:11:17notre invité météorologue,
00:11:19nous le disait,
00:11:20jusqu'à quasiment 40 degrés.
00:11:22Dans le sud, oui.
00:11:23Vous nous disiez dans le sud.
00:11:25Est-ce que nos villes sont prêtes,
00:11:26nos écoles,
00:11:27nos hôpitaux ?
00:11:27Bah évidemment,
00:11:28non,
00:11:28toujours pas.
00:11:29On vous a posé la question
00:11:31de savoir si vous,
00:11:32vous étiez prêt.
00:11:34Apparemment,
00:11:34pas trop trop quand même.
00:11:36Alain,
00:11:36vous êtes en ligne,
00:11:37vous nous appelez de Lyon.
00:11:38Bonjour Alain.
00:11:39Bonjour.
00:11:40Bienvenue sur l'antenne
00:11:41de Sud Radio.
00:11:42Alors vous,
00:11:43comment ça se passe à Lyon ?
00:11:45Est-ce qu'il va faire chaud aujourd'hui ?
00:11:46Est-ce que vous appréhendez
00:11:47cette chaleur qui arrive à nouveau ?
00:11:49Ah bah Lyon,
00:11:50il fait toujours très chaud.
00:11:51C'est une ville
00:11:52qui est très chaude l'été
00:11:53et froide l'hiver
00:11:54parce qu'elle est coincée
00:11:55entre le massif central
00:11:56et les Alpes.
00:11:57Donc ça fait une espèce
00:11:57de cuvette géante
00:11:58et il fait très chaud.
00:12:02Et donc,
00:12:02c'est une ville
00:12:03qui est toujours très chaude.
00:12:06Préparée,
00:12:06moi,
00:12:06je n'ai jamais eu
00:12:07trop de problèmes.
00:12:08Par exemple,
00:12:09là où j'habite,
00:12:10je suis là depuis
00:12:11une vingtaine d'années.
00:12:12Il y a 20 ans,
00:12:13j'ai acheté plein d'or.
00:12:14Ah oui,
00:12:15vous avez été bien inspiré.
00:12:17Non, non,
00:12:18pas inspiré.
00:12:19Je savais ce que je faisais
00:12:20parce que je ne m'occupe
00:12:22pas trop
00:12:22d'environnement.
00:12:25Donc,
00:12:25on savait déjà
00:12:25il y a 20 ans,
00:12:26il y avait eu 2003,
00:12:27on savait ce qui nous attendait.
00:12:29C'était qu'une histoire
00:12:30de jour
00:12:30que je faisais attendre.
00:12:31Donc,
00:12:32se mettre plein d'or déjà
00:12:33pour avoir
00:12:34pas de soleil
00:12:35qui rentre directement.
00:12:36C'est rare quand même
00:12:37les gens comme vous,
00:12:38Alain,
00:12:39je le souligne
00:12:39parce qu'on avait
00:12:40plutôt tendance avant
00:12:41à chercher le sud.
00:12:43Certainement,
00:12:43vous aviez la connaissance
00:12:44que beaucoup n'ont pas.
00:12:45Oui,
00:12:46les radins,
00:12:46c'était moins cher.
00:12:47Oh,
00:12:48je vous t'accueille.
00:12:49C'est vrai.
00:12:51Non,
00:12:51non,
00:12:51mais c'est vrai.
00:12:52Moi,
00:12:53chaque fois,
00:12:53j'ai cherché le sud.
00:12:56Je ne suis pas radin,
00:12:57j'ai pris
00:12:58une fenêtre plein nord
00:12:59et une fenêtre nord-est
00:13:01pour créer
00:13:02un petit courant d'air.
00:13:03Mais est-ce que...
00:13:04il nous reste pour le matin,
00:13:05le soleil le matin,
00:13:06pas le soir ?
00:13:07C'est bien.
00:13:08Mais est-ce que les écoles
00:13:09à Lyon,
00:13:10je ne sais pas si vous avez
00:13:11des enfants
00:13:11ou les endroits publics
00:13:14sont climatisés
00:13:17ou sont prêts
00:13:18pour lutter
00:13:19contre la canicule ?
00:13:22Je n'ai pas d'enfants,
00:13:23donc je ne vais pas jouer
00:13:24les ânes savants.
00:13:26Par contre,
00:13:26je n'ai pas spécialement
00:13:27entendu parler
00:13:28parmi mes amis
00:13:29et ainsi de suite
00:13:30qu'il y ait eu
00:13:31un effort particulier
00:13:32de fait
00:13:33sur la climatisation
00:13:35ou la température
00:13:37pour nos chers
00:13:38et tendres enfants.
00:13:39Donc,
00:13:41je ne pense pas
00:13:42que les écoles de Lyon
00:13:42aient fait un effort particulier
00:13:44par rapport
00:13:44au reste du pays.
00:13:45Je pense qu'elles doivent
00:13:46être dans la moyenne nationale.
00:13:47Oui,
00:13:47et qui n'est pas brillante.
00:13:48On l'a vu cet été,
00:13:50les écoles qui souffrent.
00:13:52Il y a même eu
00:13:52des après-midi
00:13:53où il n'y avait pas de classe,
00:13:54des examens annulés.
00:13:55Merci Alain.
00:13:56En tout cas,
00:13:56c'était intéressant
00:13:57votre témoignage
00:13:58parce qu'il y a 10 ans,
00:13:59il fallait le voir arriver
00:14:01et acheter au Nord
00:14:02pour éviter la chaleur.
00:14:04Bravo à vous,
00:14:05même si effectivement
00:14:06vous avez une petite longueur
00:14:07d'avance en travaillant
00:14:08dans l'environnement,
00:14:09mais quand même.
00:14:11On le disait,
00:14:12c'est vrai que ces écoles,
00:14:13ces bâtiments publics
00:14:14qui ne sont pas prêts,
00:14:15il y a des maires
00:14:15qui agissent.
00:14:16Bonjour Denis Larguero.
00:14:18Bonjour.
00:14:18Vous êtes maire de Meudon
00:14:20et vous,
00:14:21vous avez décidé
00:14:22d'agir vous-même
00:14:23et vous avez fait
00:14:23des choses extraordinaires
00:14:25dans votre commune,
00:14:26notamment sur les écoles.
00:14:28Expliquez-nous.
00:14:29Alors effectivement,
00:14:30il y a quelques années,
00:14:32mettre en place
00:14:33un programme
00:14:33de rafraîchissement
00:14:34ou de climatisation
00:14:35des préaux fermés
00:14:36de nos écoles,
00:14:38ça n'allait pas forcément
00:14:39de soi.
00:14:40On n'a pas choisi
00:14:41pour autant
00:14:41de mettre
00:14:41la climatisation partout
00:14:43parce qu'on sait
00:14:43que c'est aussi
00:14:44un sujet d'environnement.
00:14:46La climatisation,
00:14:47il n'y a sans doute
00:14:47pas de solution miracle
00:14:48malgré tout
00:14:49à tous ces sujets-là.
00:14:51Chaque bâtiment
00:14:51est particulier
00:14:52mais effectivement,
00:14:53toutes nos écoles
00:14:54bénéficient
00:14:54d'un préau climatisé
00:14:56et ça a permis
00:14:57évidemment de passer
00:14:58cet épisode
00:14:59de chaleur de manière...
00:15:00Un préau climatisé,
00:15:00c'est-à-dire ?
00:15:01C'est-à-dire que
00:15:02par école,
00:15:03vous avez un préau fermé
00:15:04dans lequel
00:15:05vous avez
00:15:06une sorte de zone refuge
00:15:08qui permet
00:15:09à tout moment
00:15:10de la journée
00:15:10de faire passer
00:15:12les enfants
00:15:12pour leur permettre
00:15:13de faire redescendre
00:15:14évidemment la température,
00:15:15d'avoir des activités
00:15:17apaisantes
00:15:17et donc
00:15:18qui permettent
00:15:19d'avoir
00:15:19tout au long
00:15:20des périodes
00:15:22de canicule
00:15:23une zone
00:15:23dans laquelle
00:15:25nous avons également
00:15:26les dortoirs
00:15:27des maternelles
00:15:28qui sont rafraîchis
00:15:30et qui permet
00:15:31d'avoir au moins
00:15:32une solution
00:15:33pour la communauté éducative
00:15:35au-delà
00:15:36aussi des solutions
00:15:37extérieures
00:15:38sur lesquelles
00:15:38nous avons mis en place
00:15:39des jeux d'eau,
00:15:40des brumisateurs
00:15:41qui permettent
00:15:42là aussi
00:15:42d'avoir
00:15:43des zones
00:15:44de rafraîchissement
00:15:45donc une zone
00:15:45de rafraîchissement
00:15:46intérieur
00:15:47garantie
00:15:48climatisée
00:15:49une zone
00:15:49de rafraîchissement
00:15:50extérieur
00:15:51avec des jeux d'eau
00:15:52qui permet
00:15:52au-delà
00:15:53de...
00:15:54ça coûte cher
00:15:54c'est ingénieux
00:15:55alors ça coûte cher
00:15:56voilà
00:15:57il y a quand même
00:15:57un mur d'investissement
00:15:58à franchir
00:15:59pour nos collectivités
00:16:01parce que vous l'avez
00:16:01très bien dit
00:16:02nous nous avons dépensé
00:16:04entre 2020 et 2026
00:16:0531,9 millions d'euros
00:16:07pour être précis
00:16:08de travaux d'adaptation
00:16:10dans nos écoles
00:16:10nous avons 20 écoles
00:16:12à Meudon
00:16:13donc vous voyez
00:16:13que ce sont des sommes
00:16:15considérables
00:16:15et vous l'avez très bien dit
00:16:16on a commencé
00:16:17par traiter
00:16:18la question
00:16:19du froid
00:16:20c'est-à-dire
00:16:21des économies d'énergie
00:16:23c'est-à-dire
00:16:23pour faire du chaud
00:16:24en fait
00:16:24et ça
00:16:26parfois
00:16:26ça peut être
00:16:27un peu
00:16:29incompatible
00:16:30avec la possibilité
00:16:31de faire du froid
00:16:31parce que le chaud
00:16:32on garde
00:16:33la température
00:16:34et le froid
00:16:35on essaye
00:16:35de la faire baisser
00:16:36et donc
00:16:38de fait
00:16:38il faut essayer
00:16:39de trouver
00:16:40et mixer
00:16:40en fait
00:16:41des différentes
00:16:43combinatoires
00:16:43mais quand vous prenez
00:16:44c'est extrêmement difficile
00:16:45parce que
00:16:45pardon mais c'est vrai
00:16:47qu'aux Etats-Unis
00:16:47on n'en est pas là
00:16:48heureusement
00:16:49il y a des absurdités
00:16:51j'ai eu l'occasion
00:16:52récemment
00:16:52de voyager à New York
00:16:55quand il fait chaud
00:16:55à New York
00:16:56ils mettent donc
00:16:57la clim à fond
00:16:58et tenez-vous bien
00:16:59ils mettent du chauffage
00:17:00dans certains endroits
00:17:01parce qu'il fait trop froid
00:17:02avec la clim
00:17:02non mais vous
00:17:03on marche sur la tête
00:17:04donc heureusement
00:17:05on n'en est pas là
00:17:05vous dites que c'est difficile
00:17:07de mixer le chaud
00:17:07et le froid
00:17:08mais c'est vrai
00:17:08qu'en France
00:17:09il y a un peu plus
00:17:10de bon sens
00:17:10quand même
00:17:11il y a du bon sens
00:17:12chaque bâtiment
00:17:13est particulier
00:17:14on voit bien
00:17:14que nos écoles
00:17:15qui ont été construites
00:17:15dans les années 70
00:17:17l'énergie
00:17:18n'était pas un sujet
00:17:18donc ce sont
00:17:19des passoires thermiques
00:17:20donc il fallait quand même
00:17:21agir pour éviter
00:17:23ce phénomène
00:17:25de passoire thermique
00:17:26nous avons fait des travaux
00:17:28en ce sens
00:17:29nous raccordons
00:17:29l'ensemble de nos écoles
00:17:31de Meudon-la-Forêt
00:17:32à la géothermie profonde
00:17:33ce qui va permettre
00:17:34de bénéficier
00:17:35d'une énergie
00:17:36à prix fixe
00:17:37donc de s'exonérer
00:17:38en fait
00:17:38des hausses
00:17:39qu'on voit actuellement
00:17:40du fait de la situation
00:17:41internationale
00:17:42on a mis en place
00:17:43aussi des brasseurs d'air
00:17:44là pour le froid
00:17:46dans un certain nombre d'écoles
00:17:47pour tester en fait
00:17:48différentes solutions
00:17:49des brises soleil
00:17:50vous êtes très en pointe
00:17:50à Meudon
00:17:51mais on ne peut pas
00:17:52faire ça de manière
00:17:53autonome
00:17:54si vous voulez
00:17:54parce que
00:17:55par exemple
00:17:56pour les écoles
00:17:56qui ont un caractère historique
00:17:58l'architecte des bâtiments
00:17:58de France va vous dire
00:17:59mais moi je ne veux pas
00:18:00de brise soleil en fait
00:18:01sur cette école
00:18:02parce que son caractère
00:18:03architectural
00:18:04moi je veux d'abord
00:18:05préserver son caractère
00:18:06architectural
00:18:06il y a beaucoup de contraintes
00:18:07et il y a beaucoup de contraintes
00:18:08donc les maires certes
00:18:11sont pas forcément tous
00:18:13et les normes
00:18:13j'imagine que
00:18:14vous n'échappez pas non plus
00:18:16il y a beaucoup de contraintes
00:18:17au niveau des règles
00:18:18on est dans un système
00:18:19de contraintes
00:18:20qui fait qu'aujourd'hui
00:18:21on ne peut pas dire
00:18:22il y a une solution miracle
00:18:23il faut mettre la clim partout
00:18:24par exemple
00:18:25parce qu'on sait bien
00:18:25que ce n'est pas
00:18:27la solution
00:18:28et la seule
00:18:29et donc il faut pouvoir
00:18:31mettre en place
00:18:31ces différentes solutions
00:18:32avec des moyens financiers
00:18:34qui ne sont pas
00:18:35les mêmes
00:18:35pour tous les mêmes
00:18:36sachant qu'il n'y a plus
00:18:37d'argent dans les caisses
00:18:38on parlait des cours Oasis
00:18:39donc qui sont ces cours
00:18:41débitumés
00:18:42végétalisés
00:18:43à Meudon
00:18:44nous avons pu mettre
00:18:45en place un programme
00:18:47où nous avons réalisé
00:18:4711 cours Oasis
00:18:48ça a coûté
00:18:49près de 2 millions d'euros
00:18:51donc vous voyez bien
00:18:52que pour un certain
00:18:53nombre de communes
00:18:55ça reste
00:18:56des solutions
00:18:56qui sont
00:18:59relativement
00:18:59voire très onéreuses
00:19:00et il va falloir
00:19:01effectivement
00:19:02accompagner les collectivités
00:19:03dans ce sens là
00:19:04la clim partout
00:19:05vous m'autorisez
00:19:06moi
00:19:06parce que vous pensez aussi
00:19:08à monsieur et madame
00:19:09tout le monde
00:19:09est-ce que moi
00:19:10vous m'autorisez
00:19:11à mettre
00:19:11la clim chez moi
00:19:13et vous avez
00:19:14le petit ventilateur
00:19:15à l'extérieur
00:19:15vous savez qu'à Paris
00:19:16on n'a pas le droit
00:19:17est-ce qu'à Meudon
00:19:18je peux le mettre
00:19:19sur ma façade
00:19:20pas partout
00:19:21effectivement
00:19:22parce que nous avons
00:19:23une ville
00:19:23qui est à 83%
00:19:25en site inscrit
00:19:26donc c'est-à-dire
00:19:27protégée
00:19:28par l'architecte
00:19:29des bâtiments de France
00:19:30et aussi pour de très bonnes raisons
00:19:31et donc il va falloir
00:19:32adapter aussi
00:19:35ces normes
00:19:36peut-être aussi
00:19:37faire en sorte
00:19:38d'aider les copropriétés
00:19:40à mettre en place
00:19:41des dispositifs
00:19:41qui ne sont pas
00:19:42unis nominal
00:19:44c'est-à-dire
00:19:45seulement pour vous
00:19:46mais pour l'ensemble
00:19:47de l'immeuble
00:19:47et de manière à pouvoir
00:19:49mettre en place
00:19:50des dispositifs
00:19:51qui vont être installés
00:19:52et non pas
00:19:54fenêtre par fenêtre
00:19:55appartement par appartement
00:19:56mais dans un local dédié
00:19:58et qui va permettre
00:19:59de garder la qualité
00:20:00aussi
00:20:00des contraintes
00:20:01mais on voit
00:20:01vous les surmonter
00:20:03restons positifs
00:20:04n'est-ce pas Chloé ?
00:20:05c'est déjà bravo
00:20:06pour tout ce que vous avez
00:20:07mis en place à Meudon
00:20:08parce que tous les maires
00:20:09ne le mettent pas encore
00:20:10en place
00:20:10et c'est essentiel
00:20:11je trouve pour les enfants
00:20:12moi ça m'a vraiment choqué
00:20:13de voir à quel point
00:20:14dans les hôpitaux
00:20:15et dans les écoles
00:20:16il y avait ce besoin
00:20:17de climatisation
00:20:18et comme vous l'avez bien dit
00:20:19il faut que ce soit
00:20:19un mix des solutions
00:20:20merci
00:20:21merci beaucoup à tous les deux
00:20:22merci à Denis Larguero
00:20:23maire de Meudon
00:20:24à Chloé Nabédian
00:20:25météorologue
00:20:25et spécialiste de ces questions
00:20:27on se retrouve dans quelques instants
00:20:2810h30
00:20:29pour les débats
00:20:30sur Sud Radio
00:20:31n'oubliez pas
00:20:32un seul téléphone
00:20:330826 300 300
00:20:34si vous voulez prendre
00:20:36par aux discussions
00:20:37aujourd'hui
00:20:49Stéphanie à l'époque
00:20:50de la technologie
00:20:51de l'IA
00:20:51et ça c'est un scandale
00:20:53il y a toujours
00:20:531,5 million
00:20:55de pannes
00:20:56d'ascenseurs
00:20:57ils sont réparés
00:20:59entre 6 à 10 mois
00:21:01c'est un vrai calvaire
00:21:03pour les gens
00:21:046 à 10 mois
00:21:06et ce scandale
00:21:08a été dénoncé
00:21:09hier soir
00:21:09dans le 20h de France 2
00:21:10depuis 3 semaines
00:21:12cette retraitée
00:21:13doit emprunter
00:21:14les escaliers
00:21:15pour atteindre
00:21:15le 4ème étage
00:21:16à 76 ans
00:21:18pas le choix
00:21:18l'ascenseur
00:21:19ne fonctionne plus
00:21:20comment vous vous sentez ?
00:21:22ressouffler
00:21:23ça c'est notre quotidien
00:21:24depuis plusieurs jours
00:21:26d'éviter de prendre du poids
00:21:27parce qu'on va faire des courses
00:21:28il faut penser
00:21:29à ce qu'il faut ramener
00:21:30ne pas l'oublier
00:21:31sinon il faut redescendre
00:21:33c'est vraiment pédé
00:21:35une panne de plus
00:21:36car depuis des mois déjà
00:21:38l'appareil ne monte plus
00:21:40au 6ème
00:21:40étage HS
00:21:41la place un remplacé
00:21:42doit faire l'objet
00:21:43d'un devis
00:21:44sous je ne sais pas
00:21:46combien de jours
00:21:47à chaque fois
00:21:48ils viennent
00:21:48ils disent
00:21:48il manque un truc
00:21:49donc on va le commander
00:21:51au final
00:21:52on se demande
00:21:53s'ils le commandent
00:21:53vraiment
00:21:54c'est incroyable
00:21:55je voudrais
00:21:56renchérir
00:21:57rien qui marche
00:21:57ni l'ascenseur social
00:21:58ni les ascenseurs tout courts
00:21:59en France
00:21:59ascenseur tout court
00:22:01dans mon quartier
00:22:03il est tombé en panne
00:22:054 fois de suite
00:22:05la première fois
00:22:06ils ont mis 3 semaines
00:22:07à venir
00:22:07et il y a un monsieur
00:22:09handicapé au dernier étage
00:22:10et vous savez
00:22:11c'est la boîte d'ascenseur
00:22:14et les assurances
00:22:15on lui a envoyé
00:22:17quelqu'un
00:22:17pour descendre
00:22:18son fauteuil
00:22:19du 6ème étage
00:22:20et le remonter
00:22:21c'est complètement dingue
00:22:23et alors donc
00:22:25il y a eu
00:22:25je ne sais pas
00:22:25ce qui manquait aussi
00:22:26ils sont revenus 3 fois
00:22:27en panne sans arrêt
00:22:30heureusement
00:22:30j'habite au premier étage
00:22:31mais il ne fallait plus le prendre
00:22:33on avait peur
00:22:34de rester coincés
00:22:34en plus
00:22:35mais c'est quoi
00:22:35les explications
00:22:36qu'est-ce qu'on vous dit Sophie
00:22:37alors ils ont manqué
00:22:38de pièces
00:22:39ensuite ils ne comprenaient
00:22:40pas pourquoi
00:22:41ça tombait en panne
00:22:42ensuite
00:22:44ils l'ont réparé
00:22:45puis c'est retombé
00:22:46ils ont dit
00:22:46ah oui
00:22:46mais comment ça
00:22:48on manque de pièces
00:22:49c'est des vieux ascenseurs
00:22:51moi j'ai un immeuble haussmanien
00:22:52ah oui
00:22:53donc mon ascenseur
00:22:54il y a une deuxième difficulté
00:22:55c'est qu'en fait
00:22:56compte tenu du fait
00:22:57qu'on est dans des logiques
00:22:58de gestion flux tendu
00:22:59partout tout le temps
00:23:00et qu'on a cassé
00:23:01les filières de production
00:23:02en France, en Europe
00:23:03etc
00:23:03en fait on n'a plus
00:23:04de stock de pièces étachées
00:23:05parce qu'on n'a pas
00:23:06les moyens de les avoir
00:23:06en trésorerie
00:23:07sur étagère
00:23:08chez soi comme ça
00:23:09et en plus
00:23:10elles ne sont pas en France
00:23:11et souvent en effet
00:23:12ce sont des vieux matériels
00:23:13parce qu'on n'a pas réparé
00:23:14on n'a pas rénové
00:23:15on n'a pas investi
00:23:15après il y a des problèmes
00:23:16de coût évidemment
00:23:17quand il faut changer
00:23:18un ascenseur dans une tour
00:23:18d'immeuble ou même
00:23:19dans un immeuble haussmanien
00:23:20c'est des centaines
00:23:20de milliers d'euros
00:23:21à chaque fois
00:23:21donc la question c'est
00:23:22qui paye
00:23:22là ce n'est pas l'Etat
00:23:23qui paye
00:23:23c'est forcément
00:23:24les copropriétaires
00:23:25de toute façon
00:23:25ce sont toujours
00:23:27les Français qui payent
00:23:28pour quoi que ce soit
00:23:29c'est nous qui entretenons
00:23:30l'Etat
00:23:30pour un ascenseur privé
00:23:31c'est normal
00:23:32c'est normal
00:23:33mais non mais
00:23:34les gens se disent
00:23:35ah oui c'est
00:23:36nous payons tout
00:23:37nous payons notre assurance
00:23:38sociale
00:23:39notre assurance maladie
00:23:40nous payons tout
00:23:41par nos impôts
00:23:42par le prélèvement
00:23:43sur notre travail
00:23:44nous payons tout
00:23:44l'Etat ne gagne pas d'argent
00:23:45et c'est normal
00:23:46donc tout ce qui dépense
00:23:47c'est nous qui le payons
00:23:48moi j'ai été saisie
00:23:50par ce type
00:23:50enfin quand je dis
00:23:51j'ai été saisie
00:23:52mon cabinet a été
00:23:53saisi par ce type
00:23:54de problème
00:23:54et la question
00:23:56que je me posais
00:23:56c'est est-ce que je peux
00:23:57cesser de payer mon loyer
00:24:00de manière unilatérale
00:24:01j'ai dit
00:24:02surtout pas
00:24:03exactement
00:24:03oui voilà
00:24:04charge loyer
00:24:05et je disais
00:24:06surtout pas
00:24:07vous n'arrêtez pas
00:24:08de payer ni votre loyer
00:24:09ni vos charges
00:24:09par contre
00:24:10mettez en demeure
00:24:10le bailleur
00:24:11et s'il ne répond pas
00:24:13et bien il faut engager
00:24:14sa responsabilité
00:24:15devant le juge
00:24:16mais surtout
00:24:16ne pas cesser
00:24:17de payer
00:24:18les loyers
00:24:19les charges
00:24:19qui vont avec
00:24:20vous voyez
00:24:20si vous vous attendez
00:24:21en plus le juge
00:24:22c'est dans deux ans
00:24:24que vous l'avez
00:24:24votre assurance
00:24:24alors il y a des procédures
00:24:25d'urgence
00:24:26ah bon quand même
00:24:26les référés
00:24:27sont possibles
00:24:28surtout au regard
00:24:29de l'âge
00:24:30des personnes
00:24:32qui ne peuvent plus
00:24:34sortir certains
00:24:35à certaines vues
00:24:37il y a un vrai problème
00:24:38il y en a qui du coup
00:24:39ne sortent plus
00:24:40c'est un sujet
00:24:41bon Gilles Gansman
00:24:42un patron
00:24:43peut-être
00:24:44il est chez ETHIC
00:24:45non non
00:24:46j'espère pas
00:24:46parce qu'il a été placé
00:24:47en garde à vue
00:24:50après avoir foncé
00:24:51sur des salariés grévistes
00:24:52je ne sais pas
00:24:53si vous avez vu
00:24:54il en avait marre
00:24:55des grévistes
00:24:56et il a pris le bus
00:24:57parce que c'est une compagnie
00:24:58de bus
00:24:59et comme les cars
00:25:00étaient bloqués
00:25:01il a pris le car
00:25:02et il est rentré
00:25:03et dans les grévistes
00:25:05ce qui empêchait
00:25:05il y a des blessés
00:25:06bien sûr
00:25:07il est très énervé
00:25:0813 heures de téléphone
00:25:10au volant de ce car
00:25:11le chef d'entreprise
00:25:13juste devant
00:25:14il y a plusieurs salariés grévistes
00:25:16parmi eux
00:25:17Tanguy
00:25:17il revisionne la vidéo
00:25:19encore sous le choc
00:25:20quand j'ai vu le car arriver
00:25:21je me suis mis en boule
00:25:22en fait
00:25:22et mon collègue était devant
00:25:23c'est pareil
00:25:23lui il s'est mis en boule
00:25:24je ne sais plus de quel côté
00:25:25mais il s'est mis en boule
00:25:26il s'est fait percuter
00:25:27sauf que lui il était vraiment
00:25:27au plein milieu du pare-brise
00:25:29après un premier contact
00:25:30le conducteur accélère de nouveau
00:25:32et est proche de renverser
00:25:33ce salarié hospitalisé hier
00:25:35selon ses collègues
00:25:36il avait des motomes dans la nuque
00:25:38il a des traumas dans la nuque
00:25:39il a mal au genou
00:25:40il a mal au coude
00:25:40et psychologiquement
00:25:42lui c'est sévère psychologiquement
00:25:44on ne se rend pas compte
00:25:45d'un car qui nous fonce dessus
00:25:46ce que ça fait
00:25:47dans la foulée
00:25:48le chef d'entreprise
00:25:49d'une société de transport
00:25:50s'arrête
00:25:51vient à la rencontre
00:25:52du salarié alors au sol
00:25:53et tient ses propos
00:25:55je pense que le prochain
00:25:55avant de me bloquer
00:25:57mon entreprise
00:25:58je pense qu'il réfléchira à deux fois
00:26:00la France est à bout de nerfs
00:26:02alors c'est épouvantable
00:26:04et il n'y a aucune excuse
00:26:06cela dit
00:26:08les chefs d'entreprise
00:26:09sont très souvent à bout de nerfs
00:26:12oui mais bon
00:26:12il n'y a pas d'excuse
00:26:13mais attendez
00:26:13quand même
00:26:14non mais en aucun cas
00:26:15en aucun cas
00:26:16je dis
00:26:18je
00:26:19j'ai vu des chefs d'entreprise
00:26:21à éthique
00:26:22l'entreprise bloquée
00:26:23qui va déjà mal
00:26:24bloquée par les salariés grévistes
00:26:26les syndicats aussi
00:26:28sont parfois
00:26:28très irresponsables
00:26:30dans la façon
00:26:30dont ils sont systématiquement
00:26:33contre le patron
00:26:34et l'entreprise
00:26:35en aucun cas
00:26:35je le répète dix fois
00:26:37c'est intolérable
00:26:39mais le mec
00:26:40il a disjoncté
00:26:41il a disjoncté
00:26:42et je vais vous dire
00:26:43il y a beaucoup de patrons
00:26:44en ce moment
00:26:44qui sont
00:26:46au bord de la crise de nerfs
00:26:47mais les employés aussi
00:26:48vous savez
00:26:50les employés
00:26:51en tout cas
00:26:51les syndicats d'évidence
00:26:52sont au bord de la crise de nerfs
00:26:54en fait
00:26:54il y a une réalité
00:26:55qu'il faut comprendre
00:26:56et c'est vrai que
00:26:57je pense que beaucoup de gens
00:26:58se rendent pas vraiment compte
00:26:59de ce que représente
00:27:00la vie du petit chef d'entreprise
00:27:01en fait il y a
00:27:02parce qu'on parle beaucoup
00:27:03des entreprises
00:27:04à chaque fois globalement
00:27:04on se focalise
00:27:05sur les boîtes du CAC 40
00:27:06les grosses qui font
00:27:07des gros profits
00:27:08donc on pense que globalement
00:27:09tout le monde se ressemble
00:27:10c'est pas ça du tout
00:27:10c'est une minorité en plus
00:27:11en France
00:27:12en plus il y a quelques dizaines
00:27:13de très grandes boîtes
00:27:14quelques centaines de grandes
00:27:15et puis après
00:27:15c'est plutôt des petites
00:27:16et des moyennes
00:27:17et dans les petites
00:27:17et les moyennes
00:27:18il y en a 2 ou 3 millions
00:27:19enfin Sophie donnera
00:27:19les chiffres mieux que moi
00:27:20et on a une majorité
00:27:22de toutes petites structures
00:27:23de 10, 20, 30, 40 personnes
00:27:24et là c'est au jour le jour
00:27:26c'est-à-dire que
00:27:27chaque jour de chiffre d'affaires
00:27:28c'est ce qui détermine
00:27:29le fait qu'on continue
00:27:30demain et après-demain
00:27:31et donc quand on a une boîte
00:27:32qui est bloquée
00:27:32parce qu'il y a un conflit social
00:27:34parce qu'il y a des syndicats
00:27:34qui parfois instrumentalisent
00:27:36la grève
00:27:36qui vont aller au carton
00:27:37pour l'avoir
00:27:38aller au carton
00:27:38qui ne se rendent pas compte
00:27:39des conséquences
00:27:40que ça peut emporter
00:27:40et parfois tuer la boîte
00:27:42parce que pardon
00:27:42des boîtes qui sont mortes
00:27:43à cause des grèves
00:27:43et des syndicats
00:27:44il y en a
00:27:44il suffit d'aller à Marseille
00:27:45sur le port de Marseille
00:27:46voir ce qui s'est passé
00:27:47à cause des grèves
00:27:47et de la CGT
00:27:48pendant des décennies
00:27:49où ça a tué l'économie à Marseille
00:27:50voilà on peut comprendre
00:27:51qu'à un moment donné
00:27:52je ne dis pas excuser
00:27:53ni tolérer
00:27:54mais qu'à un moment donné
00:27:55quelqu'un dise
00:27:55moi vous êtes en train
00:27:56de jouer avec ma vie
00:27:57parce que derrière
00:27:57c'est ma maison
00:27:58qui est cautionnée
00:28:00j'ai pas de système
00:28:01d'assurance personnelle
00:28:02parce que globalement
00:28:03chef d'entreprise
00:28:03est beaucoup plus aléatoire
00:28:05on n'a pas de couverture
00:28:05on est beaucoup moins protégé
00:28:06moi ça fait 41 ans
00:28:07que je suis patron
00:28:07je sais ce que c'est
00:28:08on est tous les jours
00:28:09on est sur le fil du rasoir
00:28:10et puis il faut payer les salariés
00:28:11et il faut payer
00:28:12et en plus il faut payer les charges
00:28:13il faut payer
00:28:14et vous êtes effectivement redevable
00:28:15et en plus vous êtes responsable pénalement
00:28:16dès que vous avez fait
00:28:17moins de pression
00:28:18donc ça met beaucoup de pression
00:28:19vous avez tellement raison
00:28:20et il faut savoir
00:28:21que le salaire moyen
00:28:23d'un chef d'entreprise
00:28:24la moyenne
00:28:25d'un chef d'entreprise en France
00:28:26vous savez combien c'est ?
00:28:27un chef d'entreprise
00:28:28la moyenne
00:28:29de ce qu'il gagne
00:28:292500-3000 par mois
00:28:304000
00:28:32mais ça comprend
00:28:33la moyenne
00:28:34qui comprend
00:28:35les plus grosses boîtes
00:28:36enfin la moyenne totale
00:28:37c'est 4000 euros par mois
00:28:38excusez-moi
00:28:39avec des grands patrons
00:28:40qui tirent vers le haut
00:28:41évidemment cette moyenne
00:28:42quand même
00:28:42je vais quand même revenir
00:28:44sur les faits
00:28:46et la gravité
00:28:47surtout des faits
00:28:48parce que
00:28:48j'entends ce qui est dit
00:28:50et puis je suis entièrement d'accord
00:28:53avec les propos
00:28:54qui viennent d'être tenus
00:28:55mais néanmoins
00:28:56ce qui s'est passé
00:28:57c'est quand même
00:28:59symptomatique
00:28:59d'une violence
00:29:00dans notre société
00:29:01il n'y a plus de dialogue
00:29:02c'est symptomatique
00:29:04d'une désespérance
00:29:05parce que là
00:29:05en effet
00:29:06vous disiez très justement
00:29:07que
00:29:09voilà
00:29:10on empêche
00:29:11certains salariés
00:29:12d'aller travailler
00:29:13avec les conséquences
00:29:15que vous évoquiez
00:29:16le fait que
00:29:17du coup
00:29:17un salaire
00:29:19ça peut rendre dingue
00:29:20c'est sûr
00:29:21ça peut rendre dingue
00:29:22c'est le cas de le dire
00:29:25mais ajouter
00:29:25à d'autres faits divers
00:29:27vous voyez
00:29:27on est dans une société
00:29:29absolument
00:29:30qui ne répond que par la violence
00:29:31et pas par le dialogue
00:29:33enfin moi personnellement
00:29:34même si
00:29:34je suis d'accord
00:29:36avec vous
00:29:37c'est ce que m'a évoqué cette scène
00:29:38vous allez leur parler
00:29:39vous allez leur parler
00:29:40là on n'est plus du tout
00:29:41dans le dialogue
00:29:42on est dans la violence
00:29:43et il y a ce fait divers
00:29:45il peut y en avoir d'autres
00:29:46où voilà
00:29:47un simple regard
00:29:48et puis à l'école
00:29:49où vous n'êtes pas de bonne humeur
00:29:51on peut vous
00:29:52comme Sophie aujourd'hui
00:29:53qui n'est pas de bonne humeur
00:29:54elle peut sortir son couteau
00:29:56parce qu'elle n'a pas envie de dialog
00:29:57non mais
00:29:58voilà
00:29:59deux exemples
00:30:00un plus ancien
00:30:01celui du DRH d'Air France
00:30:02rappelez-vous des images
00:30:03de ce DRH d'Air France
00:30:04avec sa chemise
00:30:04c'était les syndicalistes
00:30:06qui avaient pété un plomb
00:30:06et qui avaient eu
00:30:07avec quasiment couru
00:30:08lynché
00:30:08il avait du sexe filtré
00:30:09ça avait été terrifiant
00:30:10et il n'y a pas très longtemps
00:30:12près de la Madeleine
00:30:13un automobiliste
00:30:14qui à un moment donné
00:30:15s'en prend à un cycliste
00:30:16et qui l'écrase
00:30:17parce qu'il pète un plomb
00:30:19c'est là où tout d'un coup
00:30:20il y a quelque chose
00:30:20qui est effectivement
00:30:21je vous rejoins
00:30:21la société est devenue
00:30:23très irracive
00:30:23et ça il faudrait
00:30:25le traiter en profondeur
00:30:26cette colère profonde
00:30:27qui est là
00:30:27qui est en train de ronger
00:30:28la française
00:30:28le jour où elle va s'exprimer
00:30:29ça fera des dégâts
00:30:30alors j'ai aussi
00:30:31trois femmes autour de moi
00:30:32on est des bavards aujourd'hui
00:30:34c'est vraiment tout
00:30:35moi plus les
00:30:38les zappings fonctionnent
00:30:40plus je suis heureux
00:30:42vous devez être très heureux
00:30:43alors
00:30:43est-ce que vous aimez
00:30:44l'odeur du mal ?
00:30:46du mal ?
00:30:47comment ça s'écrit ?
00:30:48tu connais ça s'écrit ?
00:30:50je ne parle pas du parfum
00:30:52je ne parle pas du parfum
00:30:53de Jean-Paul Gaultier
00:30:54je parle de la sueur
00:30:56des odeurs corporelles
00:30:58le mal viril
00:30:59parce qu'il y a une tendance
00:31:01vous allez l'entendre
00:31:02aujourd'hui
00:31:03les masculinistes
00:31:05ne se lavent plus
00:31:06ne mettent plus de parfum
00:31:08ne mettent plus d'odorant
00:31:09parce qu'il veut être viril
00:31:11il veut que les mâles
00:31:12il veut s'exciter
00:31:14vous les femelles
00:31:24c'est la nouvelle lubie
00:31:29des masculinistes
00:31:30selon eux
00:31:30ne plus prendre de douche
00:31:32ne plus mettre de déodorant
00:31:33ou ne plus laver ses affaires
00:31:34serait une solution efficace
00:31:36pour attirer les femmes
00:31:43ils pensent donc
00:31:44que leurs corps
00:31:44émettent des phéromones
00:31:46une substance chimique
00:31:47normalement présente
00:31:48chez les animaux
00:31:48pour l'heure
00:31:49la science n'a pas prouvé
00:31:50formellement l'existence
00:31:51d'une telle substance
00:31:52dans le corps humain
00:31:53mais pour eux
00:31:53peu importe
00:31:54certains iraient même
00:31:55jusqu'à boire leur urine
00:31:56avant un rendez-vous
00:31:57pour maximiser leur chance
00:31:58de dégager une certaine odeur
00:32:00et de conclure
00:32:01la technique s'inscrit
00:32:02dans ce que l'on appelle
00:32:03le luxmaxing
00:32:04des méthodes parfois extrêmes
00:32:05censés permettre aux hommes
00:32:06de maximiser leurs apparences
00:32:08et leur pouvoir de séduction
00:32:09c'est terriblement
00:32:12moi j'ai une horreur absolue
00:32:14des odeurs de transpiration
00:32:16etc
00:32:16mais
00:32:16on a fait des tests
00:32:18aux Etats-Unis
00:32:19et par exemple
00:32:20on faisait s'asseoir
00:32:21des hommes
00:32:23sur des sièges
00:32:24dans une salle d'attente
00:32:25avec des odeurs
00:32:27plus ou moins
00:32:28et les femmes
00:32:29qui arrivaient
00:32:29allaient vers les sièges
00:32:32où il y avait des hommes
00:32:33qui étaient arrivés
00:32:34alors je n'ai pas dit
00:32:34des mauvaises odeurs
00:32:35mais les phéromones
00:32:37ça marche vraiment
00:32:37on est des animaux aussi
00:32:40donc évidemment pas
00:32:42c'est ridicule
00:32:43les odeurs corporelles
00:32:43etc
00:32:44il y a un qui voit son urine
00:32:45vous avez entendu
00:32:45dans ce sujet
00:32:46c'est des malades mentaux ça
00:32:47mais n'importe quoi
00:32:48oui mais il y a une réalité
00:32:50à la base
00:32:51à la base
00:32:53les phéromones existent
00:32:54entre
00:32:56hommes et femmes
00:32:57il y a des odeurs
00:32:58qui ne sont pas les mêmes
00:32:59oui
00:33:00bon Alexandre
00:33:01je sens qu'il va
00:33:02arrêter de mettre du parfum
00:33:03et il va plus se laver
00:33:04si si je me parfume
00:33:05je ne donne pas les marques
00:33:06parce qu'on est à l'antenne
00:33:07mais je me parfume
00:33:08j'aime bien ça
00:33:08et je me lave régulièrement
00:33:10au moins tous les jours
00:33:11donc visiblement
00:33:12c'est pas une science exacte
00:33:13mais non mais qu'après
00:33:14oui il y a des odeurs naturelles
00:33:15il y a des choses invisibles
00:33:17qui nous échappent
00:33:17et qui peuvent effectivement
00:33:18créer des choses
00:33:19c'est sûr
00:33:19mais ça c'est vrai
00:33:21que c'est quelque part
00:33:21ça rend dans le bizarre
00:33:22comme on dit
00:33:23non moi ce qui m'effraie
00:33:24c'est ces espèces de tendances
00:33:26sur les réseaux sociaux
00:33:27qui sont lancés
00:33:28et puis là c'est
00:33:30ça peut être dangereux
00:33:30de boire son urine
00:33:31quand même
00:33:32enfin
00:33:33non mais
00:33:34il y a des ados
00:33:35qui voient ça
00:33:36de ne pas se laver
00:33:37ou autre
00:33:38à un moment
00:33:38vous avez comme
00:33:39oui mais c'est les hommes
00:33:40je vous y envoie
00:33:40on passe deux heures
00:33:42ensemble dans le studio
00:33:42je vous préviens
00:33:44oui mais attendez
00:33:45c'est les hommes
00:33:45le masculinisme
00:33:47oui vous sentez bon
00:33:48tous les matins
00:33:48c'est pas les femmes
00:33:48qui ont décidé
00:33:49ce sont les hommes
00:33:50comment
00:33:50ce sont les hommes
00:33:51qui ont décidé ça
00:33:52oui mais
00:33:53c'est pas les femmes
00:33:55il y a des hommes
00:33:56sur des bases scientifiques
00:33:57c'est ce que vous disiez
00:33:58non non non
00:33:59je veux pas dire ça
00:34:00non mais moi
00:34:01je voudrais rappeler
00:34:01quand même le danger
00:34:02de ces masculinistes
00:34:04enfin il faut voir
00:34:05comment ils considèrent
00:34:06les femmes
00:34:06c'est à dire
00:34:07c'est quasiment
00:34:08comme des chèvres
00:34:09non mais c'est vrai
00:34:10c'est vrai
00:34:11parfois des ennemis
00:34:12à combattre
00:34:13mais d'ailleurs
00:34:14c'est la base du mouvement
00:34:16voilà
00:34:16oui mais on a tellement
00:34:17tapé sur les hommes
00:34:18moi je voudrais
00:34:20un peu les réhabiliter
00:34:21parce que ça fait
00:34:21quelques pas longtemps
00:34:22parce que
00:34:23ils ont été
00:34:23Sophie Sophie
00:34:24je vous donne la parole
00:34:26après mais là
00:34:26il faut qu'on marque
00:34:27une pause
00:34:27et on se retrouve
00:34:28pour la suite
00:34:29de nos débats
00:34:29vous allez pouvoir parler
00:34:30parce que je sens
00:34:31que l'objet
00:34:32de votre courroux
00:34:33aujourd'hui
00:34:34va être traité
00:34:34peut-être
00:34:36quelque chose
00:34:36à voir
00:34:37avec un certain
00:34:38sectarisme
00:34:38dans certains milieux
00:34:39puisqu'on va parler
00:34:40d'ailleurs
00:34:40de France Inter
00:34:41quand le pluralisme
00:34:43rime parfois
00:34:43avec fascisme
00:34:45manifestement
00:34:45pour eux
00:34:45en tout cas
00:34:46on en parle
00:34:46et vous n'hésitez pas
00:34:48à réagir
00:34:480 826 300 300
00:34:50le dire
00:34:51Stéphanie Demiru
00:34:53vous êtes les bienvenus
00:34:54sur l'antenne
00:34:55de Sud Radio
00:34:56si vous voulez
00:34:57prendre part
00:34:57aux discussions
00:34:580 826 300 300
00:35:01on poursuit nos débats
00:35:02avec aujourd'hui
00:35:03Sophie de Menton
00:35:04Alexandre Malafaille
00:35:05et Najwa
00:35:05elle a été
00:35:07on va parler
00:35:07de cette nouvelle
00:35:09illustration
00:35:09du procès
00:35:10en extrême
00:35:11droitisation
00:35:12et surtout
00:35:12je dirais peut-être
00:35:13d'un certain sectarisme
00:35:14mais les salariés
00:35:15de Radio France
00:35:16refusent catégoriquement
00:35:18l'arrivée
00:35:18de Charles Sapin
00:35:20de Valeurs Actuelles
00:35:21en tant que chroniqueur
00:35:22une motion a été
00:35:23déposée
00:35:24à l'unanimité
00:35:25adoptée même
00:35:26à l'unanimité
00:35:27en ce sens
00:35:28un préavis de grève
00:35:29déposé
00:35:30motive des valeurs
00:35:32incompatibles
00:35:33avec le service public
00:35:34alors comprendre
00:35:35en clair
00:35:36beaucoup trop à droite
00:35:38Charles Sapin
00:35:39pour les salariés
00:35:39payés
00:35:40il faut bien le dire
00:35:41avec les impôts
00:35:42de tous les français
00:35:43de droite
00:35:44comme de gauche
00:35:44est-ce que vous trouvez
00:35:45ça normal
00:35:460826
00:35:47300
00:35:47300
00:35:48je sens
00:35:49Sophie de Menton
00:35:50que vous êtes
00:35:50extrêmement perturbée
00:35:52par cette nouvelle
00:35:55extrêmement perturbée
00:35:56d'autant que
00:35:57deux jours avant
00:35:58j'avais été
00:35:59déclarée
00:36:01non bienvenue
00:36:03invitée à la première
00:36:04émission
00:36:05de Sonia Mabrouk
00:36:07j'y vais
00:36:07on a vu ça
00:36:09normalement
00:36:10qui est très attaquée
00:36:11elle aussi
00:36:11alors les syndicats
00:36:13j'ai servi
00:36:14de prétexte
00:36:15les syndicats
00:36:16ne voulaient pas
00:36:16d'elle
00:36:17parce qu'elle
00:36:17venait de CNews
00:36:19c'est une bonne
00:36:19journaliste
00:36:20bon elle venait de CNews
00:36:20peu importe
00:36:21et donc
00:36:22ils ont dit comment
00:36:23et elle va reproduire
00:36:24CNews
00:36:24et elle invite
00:36:25Sophie de Menton
00:36:27ce qui est
00:36:29alors bon
00:36:29elle invite
00:36:30Sophie de Menton
00:36:31et en particulier
00:36:33qui a été chroniqueux
00:36:34sur CNews
00:36:35mais c'est un mensonge
00:36:36absolu
00:36:37je n'ai jamais été chroniqueux
00:36:39sur CNews
00:36:40alors on vous a vu
00:36:40sur les antennes
00:36:41de CNews
00:36:42y compris France Inter
00:36:43j'y suis allée très souvent
00:36:45et
00:36:46pour parler entreprise
00:36:47mais pour parler entreprise
00:36:48je ne parle que ça
00:36:49l'idée n'est pas là
00:36:49de forcément parler de CNews
00:36:51mais c'est vrai
00:36:52que c'est
00:36:52c'est la même chose
00:36:55ça veut dire qu'il y a
00:36:56deux antennes
00:36:57à ce jour
00:36:59probablement plus
00:36:59qui éliminent
00:37:01et qui vous disent
00:37:01qui vous avez le droit d'inviter
00:37:02qui vous n'avez pas le droit d'inviter
00:37:04et qui prennent position
00:37:05vous aviez quand même
00:37:06une petite
00:37:07à un moment donné
00:37:07je vous ai vu faire une interview
00:37:09avec un patron sur CNews
00:37:10mais peu importe
00:37:11oui patron en question
00:37:11j'ai appris
00:37:13ce absolu
00:37:13c'est les patrons
00:37:14et l'économie
00:37:15mais c'est pas ça
00:37:16je trouve très inquiétant
00:37:17en plus vous parliez d'économie
00:37:19en l'occurrence
00:37:19la détestation
00:37:20des politiques
00:37:22entre eux
00:37:23la détestation
00:37:24et la haine
00:37:25grippe en place
00:37:26et je trouve que
00:37:27pardon
00:37:28mais les médias s'en mêlent
00:37:29alors là on est sur une radio
00:37:30qui invite tout le monde
00:37:31quelles que soient les couleurs politiques
00:37:33et c'est bien de le dire
00:37:35merci de le rappeler
00:37:37franchement
00:37:37les médias
00:37:38mais qu'est-ce qui leur prend là
00:37:39ils sont au tribunal populaire
00:37:42ils décident
00:37:43ils font la une
00:37:44sur des faits divers
00:37:47sans faire très attention
00:37:48à l'exactitude
00:37:49de ce qui se passe
00:37:49et c'est particulier
00:37:51à cette période
00:37:51je ne sais pas si je me trompe
00:37:52ou si vous avez le même sentiment
00:37:56moi je dirais
00:37:57Sophie de Menton
00:37:58que c'est beaucoup plus décomplexé aujourd'hui
00:38:02à l'époque
00:38:03à l'époque finalement
00:38:04c'était un petit peu hypocrite
00:38:06il fallait plutôt être dans la bonne pensée
00:38:08on vous le faisait sentir
00:38:09avec beaucoup de subtilité
00:38:11maintenant
00:38:11bon ben voilà
00:38:12c'est totalement décomplexé
00:38:14vous ne pensez pas bien
00:38:15et bien on vous le fait sentir
00:38:17ça donne des motions de censure
00:38:18adoptées à l'unanimité
00:38:19bon Charles Saper
00:38:20face à quelqu'un d'ailleurs de gauche
00:38:24je ne vois pas où est le problème
00:38:26je vous redonne la parole
00:38:28Najwa
00:38:29pardon
00:38:30excusez-moi
00:38:31non mais je vais rebondir
00:38:33sur ce qu'a dit Sophie
00:38:34qui est extrêmement juste
00:38:35mais c'est vrai que
00:38:36cette actualité
00:38:37concernant Charles Sapin
00:38:40prouve que France Inter
00:38:42est une radio idéologue
00:38:44parce que
00:38:45pourquoi ils ont décidé
00:38:46d'embaucher Charles Sapin ?
00:38:49c'est suite au rapport
00:38:50je vous le rappelle
00:38:51d'un député ERN
00:38:52Charles Laloncle
00:38:54et puis qui pointait du doigt
00:38:56ce côté idéologique
00:38:58de certaines radios
00:39:00et France Inter
00:39:01en fait partie
00:39:02et ce qui est dérangeant
00:39:03dans cette actualité
00:39:04c'est que Charles Sapin
00:39:06il n'est pas jugé
00:39:07sur son travail
00:39:08il est jugé
00:39:09par rapport au lieu
00:39:10où il travaille
00:39:11et donc son rattachement
00:39:12à valeurs actuelles
00:39:13mais je rappelle que
00:39:14Charles Sapin
00:39:14il était avant
00:39:16journaliste au Figaro
00:39:17journaliste au point
00:39:18il a une expertise
00:39:20puisqu'on sait très bien
00:39:21qu'il a beaucoup travaillé
00:39:22sur les droites
00:39:24et sur la montée
00:39:25du populisme
00:39:26il a même été très critique
00:39:27vis-à-vis des articles
00:39:28de valeurs actuelles
00:39:30et là
00:39:30vous savez ce que c'est
00:39:31l'argument des salariés
00:39:33de France Inter
00:39:33des syndicats
00:39:34souvent c'est de dire
00:39:35bon bah
00:39:35valeurs actuelles
00:39:36a été condamnées
00:39:37pour injure racial
00:39:37et donc on ne veut pas
00:39:39de Charles Sapin
00:39:40qui travaille pour valeurs actuelles
00:39:41voilà
00:39:42vous je m'adresse
00:39:43à la docteure en droit
00:39:44que vous êtes
00:39:44et à la bouquette
00:39:46et je peux vous dire
00:39:46que cet argument
00:39:48il ne tient pas la route
00:39:49même juridiquement parlant
00:39:51puisque c'est le journal
00:39:52qui a été condamné
00:39:53c'est pas Charles Sapin
00:39:55à titre individuel
00:39:57c'est le journal
00:39:58et je le rappelle
00:39:59Charles Sapin
00:40:00il a été
00:40:01même très critique
00:40:03vis-à-vis de valeurs actuelles
00:40:04et de certains
00:40:04ses articles
00:40:05en disant
00:40:05c'est indéfendable
00:40:07donc je ferme la parenthèse
00:40:08je suis en chef
00:40:08ça va et rapidement
00:40:09concernant
00:40:10en une phrase
00:40:11ce que vient de dire
00:40:12Sophie est très juste
00:40:13c'est qu'on vous catégorie
00:40:16c'est-à-dire
00:40:16dès que vous donnez
00:40:17une opinion
00:40:18qui rappelle des valeurs
00:40:20de l'autorité
00:40:20on dit que vous êtes
00:40:21une facho
00:40:22vous passez dans un média
00:40:23comme CNews
00:40:24on dit
00:40:25que vous avez
00:40:26le label raciste
00:40:27etc
00:40:28donc on rentre
00:40:30dans des cases
00:40:30et c'est insupportable
00:40:32qu'est-ce que vous en pensez
00:40:330 826 300
00:40:35300
00:40:35on poursuit ce débat
00:40:36juste après le flash
00:40:37de 11h
00:40:38à tout de suite
00:40:39sur Sud Radio
00:40:41Sud Radio
00:40:43Parlons Vrai
00:40:45cette semaine
00:40:4710h midi
00:40:48Sud Radio
00:40:49à vous de le dire
00:40:50Stéphanie Demiru
00:40:52Sud Radio
00:40:53à vous de le dire
00:40:54et c'est l'heure
00:40:55la suite
00:40:55plutôt de nos débats
00:40:57avec aujourd'hui
00:40:58Sophie de Menton
00:40:59Alexandre Malafaille
00:41:00Najwa
00:41:00L.A.IT
00:41:01on parlait
00:41:02il y a quelques instants
00:41:03de ce qui vous fait
00:41:04beaucoup réagir
00:41:05ici dans ce studio
00:41:06l'éviction
00:41:08en tout cas
00:41:08la prochaine éviction
00:41:09parce que je ne donne pas cher
00:41:11de sa peau
00:41:11Charles Sapin
00:41:12de Valeurs Actuelles
00:41:13en tant que chroniqueur
00:41:14les salariés
00:41:14de France Inter
00:41:15n'en veulent pas
00:41:16la direction
00:41:17elle évoque
00:41:18le pluralisme
00:41:19enfin bon
00:41:20les salariés
00:41:21évoquent
00:41:21le fait que
00:41:22Valeurs Actuelles
00:41:23le magazine
00:41:23dans lequel travaille
00:41:24Charles Sapin
00:41:25a lui été condamné
00:41:26par le passé
00:41:27rien à voir
00:41:28avec Charles Sapin
00:41:29mais ça ne leur plaît pas
00:41:29bon en gros
00:41:30procès en extrême
00:41:31droitisation
00:41:32on a l'habitude
00:41:33c'est les salariés
00:41:34ou les syndicats ?
00:41:35il est indiqué
00:41:37les salariés
00:41:37il y a quand même eu
00:41:38un dépôt
00:41:39de motion de censure
00:41:41qui a été adopté
00:41:41à l'unanimité
00:41:42et puis un dépôt
00:41:43de grève surtout
00:41:43donc quand même
00:41:45ça semble être
00:41:46les salariés
00:41:48et certainement
00:41:49menés par une partie
00:41:51assez puissante
00:41:51des syndicats
00:41:52ça fout
00:41:52tout à l'heure
00:41:53vous mentionniez
00:41:55les arguments
00:41:56mis en avant
00:41:57par les salariés
00:41:59et les syndicats
00:41:59et ils parlaient
00:42:00des valeurs
00:42:01du service public
00:42:02qui n'étaient pas
00:42:02compatibles
00:42:03avec Charles Sapin
00:42:04et moi je veux bien
00:42:05qu'il y ait des valeurs
00:42:06à un moment donné
00:42:07qui ne soient pas compatibles
00:42:08avec telle ou telle
00:42:09prise de position
00:42:10ou telle ou telle personne
00:42:11mais dans ces cas-là
00:42:12la question c'est
00:42:12qui les définit
00:42:14on ne peut pas considérer
00:42:15comme étant acceptable
00:42:16que ce soit
00:42:17les salariés
00:42:18d'une organisation
00:42:20qui plus est
00:42:21service public
00:42:21qui détermine
00:42:22les valeurs
00:42:23qui conditionnent
00:42:24la façon dont la chaîne
00:42:25va se comporter
00:42:25payée je le rappelle
00:42:26avec l'impôt
00:42:27de tous les français
00:42:27qu'après il y a une charte
00:42:29que cette charte
00:42:30elle a été soumise
00:42:30dans le cadre
00:42:31d'un débat contradictoire
00:42:32avec une autorité
00:42:33qui est compétente
00:42:34pour fabriquer
00:42:34si je puis dire
00:42:34la loi
00:42:35qui peut être
00:42:36effectivement celle
00:42:36d'une chaîne de radio
00:42:37plus d'un service public
00:42:38ou d'une télévision
00:42:38que je veux bien
00:42:39mais là
00:42:41il y a quelque chose
00:42:41d'intolérable
00:42:42ça c'est le point
00:42:42le patron
00:42:43c'est vrai que c'est
00:42:45quand même très révélateur
00:42:46alors c'est insupportable
00:42:47mais le patron
00:42:47on le sait bien
00:42:48il n'a pas beaucoup
00:42:48de pouvoir là-bas
00:42:49c'est l'incident
00:42:49qui a trop
00:42:50qui a évoqué
00:42:51le pluralisme
00:42:53ce qui confirme
00:42:54être très gênant
00:42:54c'est qu'on voit bien
00:42:55que derrière tout ça
00:42:56c'est toujours
00:42:56la même ligne
00:42:57et le refus du contradictoire
00:42:58et le refus
00:42:59de traiter les sujets
00:42:59de manière plus globale
00:43:00il suffit d'écouter
00:43:01moi j'écoute régulièrement
00:43:02le matin
00:43:02en même temps que
00:43:03tous les autres médias
00:43:04j'écoute France Inter
00:43:04et France Info
00:43:05c'est intéressant
00:43:06mais ça confirme
00:43:07effectivement des biais idéologiques
00:43:08qui sont très caractéristiques
00:43:09et donc il faut se nourrir ailleurs
00:43:10sinon on est intoxiqué
00:43:11à un moment ou à un autre
00:43:12ça c'est sûr
00:43:12et après c'est vrai
00:43:13que c'est toujours
00:43:13la géométrie choisie
00:43:14c'est-à-dire que quand vous traitez
00:43:15un député du RN de rat
00:43:18ça marche uniquement
00:43:20dans ce sens-là
00:43:20ça marche pas dans le sens
00:43:21c'est-à-dire que vous ne verrez
00:43:22jamais un humoriste
00:43:23de France Inter
00:43:24de traiter de rat
00:43:25un représentant
00:43:27des filles
00:43:27c'est ça
00:43:28c'est un problème
00:43:29d'ailleurs il y a Guillaume Roquette
00:43:30le journaliste de Figaro
00:43:31qui réagit lui aussi
00:43:33sur son compte Twitter
00:43:34en 2011-2012
00:43:36je tenais une chronique
00:43:37sur France Inter
00:43:38tout en étant directeur
00:43:39de Valeurs
00:43:39actuelle justement
00:43:40France Inter penchée
00:43:41déjà à gauche
00:43:42dit Guillaume Roquette
00:43:43mais ma présence
00:43:44était tolérée
00:43:45par la rédaction
00:43:46qui veut aujourd'hui
00:43:47se mettre en grève
00:43:47pour interdire
00:43:48l'antenne
00:43:49d'irréprochable
00:43:50de Charles Sapin
00:43:51pardon je suis chef d'entreprise
00:43:52qui est le patron
00:43:54de France Inter
00:43:54ça suffit
00:43:56dans une entreprise
00:43:57il y a des valeurs
00:43:58il y a le chef d'entreprise
00:43:59qui
00:44:00et oui mais le patron
00:44:01il est contesté
00:44:02par la grève
00:44:02et une motion de censure
00:44:03Sophie de Menton
00:44:03qui est le patron
00:44:04de France Inter
00:44:04Céline Pigalle
00:44:05qui évoque le pluralisme
00:44:07on l'a entendu
00:44:07Céline Pigalle ?
00:44:08bah oui
00:44:09elle évoque le pluralisme
00:44:10qu'est-ce qu'elle a dit ?
00:44:10elle essaie de se défendre
00:44:11en fait
00:44:12suite à
00:44:13je le rappelle
00:44:14à ce fameux
00:44:15rapport de Charles
00:44:16l'oncle
00:44:17oui mais depuis
00:44:18sur cet événement-là
00:44:19elle a dit quelque chose
00:44:19Céline Pigalle
00:44:20moi je voudrais l'entendre
00:44:21encore une fois
00:44:22elle évoque le pluralisme
00:44:23mais vous savez très bien
00:44:24qu'il y a des endroits
00:44:25où le patron a peut-être
00:44:26moins de pouvoir
00:44:27c'est sûr que dans le privé
00:44:28vous n'avusez pas à ça
00:44:29non il n'est pas encore évincé
00:44:31mais si parmi leurs valeurs
00:44:34c'est le sectarisme
00:44:36ça pose foncièrement un problème
00:44:37mais j'ai envie de vous dire
00:44:38c'est pas nouveau
00:44:39France Inter
00:44:40vous regardez les invités
00:44:41et vous avez une couleur politique
00:44:42moi je ne serai jamais invité
00:44:43sur France Inter
00:44:44je vous le dis
00:44:44j'ai été invité
00:44:46je vous dis ce qui est nouveau
00:44:47pour moi ce qui me frappe
00:44:48ça fait quelques années
00:44:49que je suis journaliste
00:44:50c'est que maintenant
00:44:51c'est décomplexé
00:44:52en effet
00:44:52mais ils sont obligés
00:44:53de sortir du bois
00:44:53parce qu'on met des journalistes
00:44:55dits de droite
00:44:56qui s'affichent
00:44:56aujourd'hui c'est vrai
00:44:57que les journalistes
00:44:58peut-être s'affichent davantage
00:44:59et c'est vrai que ce n'est pas toléré
00:45:01mais ça pousse tout le monde
00:45:02finalement
00:45:03moi j'ai été invité
00:45:03c'était chaud
00:45:04mais j'ai été invité
00:45:07et d'ailleurs
00:45:07ils ont besoin d'alibi
00:45:10de toute façon
00:45:11ils ont besoin
00:45:11parce qu'effectivement
00:45:12on est obligé
00:45:14de recevoir des gens
00:45:15donc j'ai souvent
00:45:16servi d'alibi
00:45:16il faut y aller
00:45:17dans une émission
00:45:18de France Inter
00:45:19c'est pas toujours évident
00:45:20mais au moins
00:45:21il y a quand même
00:45:23un minimum
00:45:23mais ce qui est grave
00:45:25c'est que c'est une année
00:45:26électorale
00:45:27mais c'est pas ça
00:45:27qui est le plus choquant
00:45:28vous avez entendu
00:45:29la ministre de la Culture
00:45:30non
00:45:31est-ce que vous l'avez
00:45:31entendu intervenir
00:45:32est-ce que
00:45:34la tutelle
00:45:35c'est-à-dire l'Etat
00:45:36est intervenue
00:45:37est-ce que vous avez entendu
00:45:38une parole étatique
00:45:40alors là je suis désolée
00:45:41j'ai pas envie
00:45:42d'avoir une parole étatique
00:45:43ils tapent plus
00:45:43sur les chaînes de droite
00:45:45en ce moment
00:45:45j'ai pas envie
00:45:47d'une parole étatique
00:45:48si
00:45:48c'est pas la ministre
00:45:49de la Culture
00:45:49vous avez raison
00:45:50par exemple
00:45:51un média de service public
00:45:52non parce qu'une parole étatique
00:45:54alors ça dépend
00:45:55de la question
00:45:55de la ministre
00:45:56j'avais très très
00:45:57non non
00:45:58je suis désolée
00:45:59c'est grave
00:45:59ce que vous dites
00:46:00l'information
00:46:00elle doit être libre
00:46:01alors libre
00:46:03oui mais c'est le service public
00:46:04en effet
00:46:05c'est un service public
00:46:06qui doit effectivement
00:46:08mais je pense
00:46:08parce qu'un ministre
00:46:09qui intervenait
00:46:10en disant
00:46:10c'est pas bien
00:46:11d'abord ça dépend
00:46:12de la couleur
00:46:12du gouvernement
00:46:13c'est place au pluralisme
00:46:15c'est pas bien
00:46:16et par contre l'ARCOM aussi
00:46:17qui est pas intervenu
00:46:18l'ARCOM était
00:46:19figurez-vous que
00:46:20j'ai rencontré
00:46:22un représentant
00:46:22de l'ARCOM hier
00:46:23à une réception
00:46:25qui était très choqué
00:46:26par ce qui se passait
00:46:28qu'ils le disent
00:46:29qu'ils le disent
00:46:29alors
00:46:30j'ai dit
00:46:31j'ai dit qu'ils le disent
00:46:32ils m'ont dit
00:46:33il faut qu'on soit saisis
00:46:35bah oui
00:46:35si c'est vrai
00:46:36et donc ils ne le sont pas
00:46:38deuxièmement
00:46:38il était plutôt mal à l'aise
00:46:41on parlait des différents cas
00:46:42y compris celui de BFM
00:46:45il était un peu
00:46:46dans ses petits souliers
00:46:47et c'est vrai
00:46:48que l'ARCOM doit être saisi
00:46:51qui saisirait ?
00:46:52enfin moi je trouve
00:46:54que faire intervenir l'état
00:46:55et la ministre de la culture
00:46:56alors là
00:46:57on rentre dans quelque chose
00:46:58de pire
00:46:59je ne suis pas d'accord avec vous
00:47:00c'est plutôt logique
00:47:02effectivement
00:47:02que l'état soit un peu
00:47:03en garant
00:47:03en arbitre
00:47:04sauf que malheureusement
00:47:05ça ne marche pas comme ça
00:47:06d'une part parce que
00:47:07la France reste un vieux
00:47:09pays monarchique
00:47:09avec ses cours
00:47:10il n'y a pas une cour
00:47:11il y en a plusieurs
00:47:12France Inter a forcément sa cour
00:47:13et comme France Inter
00:47:14pour l'instant
00:47:15fait les meilleures audiences
00:47:16en matière de radio
00:47:17et de matinale
00:47:18forcément
00:47:18tous ceux qui pourraient
00:47:19prendre position
00:47:20hésitent parce qu'après
00:47:21ils ne seront plus réinvités
00:47:22alors qu'est-ce que vous dites
00:47:23si vous êtes ministre de la culture
00:47:24Alexandre ?
00:47:25où ils seront démontés ?
00:47:26non mais moi je dis que
00:47:26d'abord
00:47:27vous êtes ministre de la culture
00:47:28vous dites quoi ?
00:47:30je reviens à ce que j'évoquais
00:47:31tout à l'heure
00:47:31c'est qu'effectivement
00:47:32ça n'est pas à des salariés
00:47:33de déterminer les valeurs
00:47:34du service public
00:47:34et que deuxièmement
00:47:36à un moment donné
00:47:37au nom de la pluralité
00:47:38il faut accepter la différence
00:47:39je tiendrai cette position
00:47:40je le dirai clairement
00:47:41et fermement
00:47:42point barre
00:47:42et après si
00:47:44les genoux à terre
00:47:45et qu'ils capitulent
00:47:46comme ils le font souvent
00:47:47parce qu'il y a un tel pouvoir
00:47:48des syndicats
00:47:49dans cette maison
00:47:50et un tel port de nuisance
00:47:52un patron dans le service public
00:47:53n'a pas beaucoup de pouvoir
00:47:54mais ça n'est que révélateur
00:47:55en tout cas Jean-Luc Mélenchon
00:47:57évidemment il saute sur l'occasion
00:47:59tout est bon
00:48:00dans un communiqué officiel
00:48:02non sur Twitter
00:48:03plutôt
00:48:04c'était d'une telle tristesse
00:48:06France Inter
00:48:07après France Culture
00:48:08la colonisation
00:48:09par les fachos
00:48:10est commencée
00:48:11attendez
00:48:12laissez-moi terminer
00:48:13Jean-Luc Mélenchon
00:48:14qui accuse en fait
00:48:15les responsables
00:48:15du service public
00:48:16de vouloir conserver
00:48:17leur poste
00:48:18en cas de victoire
00:48:19de Marine Le Pen
00:48:21pardonnez-moi
00:48:22ma réaction
00:48:23c'est fou
00:48:26d'ailleurs c'est très intéressant
00:48:27parce que
00:48:28la parole de Mélenchon
00:48:29est totalement discréditée
00:48:31je vous signale qu'il a dit
00:48:32oui oui je me suis complètement trompée
00:48:33il y a quelques années
00:48:34sur les femmes voilées
00:48:35c'était quand même extraordinaire
00:48:37il avait dit que c'était une honte
00:48:38ces femmes voilées
00:48:39et puis maintenant il les veut voiler
00:48:40donc la parole de Mélenchon
00:48:42pardonnez-moi je ne commente pas
00:48:43alors il y a Agnès
00:48:44qui nous appelle
00:48:45pardonnez-moi Agnès
00:48:46c'est vrai que vous étiez
00:48:47en train d'attendre
00:48:48depuis un petit moment
00:48:50vous vouliez réagir Agnès
00:48:51soyez la bienvenue
00:48:52sur l'antenne de Sud Radio
00:48:54merci
00:48:54je voulais juste demander
00:48:56alors quand on participe
00:48:58c'est pas une grève
00:48:58c'est pour normalement soutenir
00:49:00des revendications professionnelles
00:49:03quels sont les chefs d'accusation
00:49:05entre guillemets
00:49:06qui sont reprochés
00:49:07à monsieur
00:49:07je ne sais pas
00:49:09de travailler dans un média
00:49:11qui a été condamné
00:49:11pour un jeu racial
00:49:12voilà le
00:49:13qui reproche
00:49:14il lui reproche
00:49:16mais lui
00:49:17est-ce qu'il est
00:49:19sujet
00:49:19est-ce qu'il est responsable
00:49:20de propos diffamatoires
00:49:22racistes
00:49:23vous avez raison
00:49:24est-ce qu'il y a un cadre légal
00:49:26normalement
00:49:27qui dit
00:49:29oui ou non
00:49:30le droit de grève
00:49:31est justifié
00:49:32ou pas
00:49:32il y a des interdictions
00:49:34au droit de grève
00:49:35notamment
00:49:35des revendications
00:49:37qui sont subjectives
00:49:38qui attaquent
00:49:39la personne
00:49:40normalement
00:49:41c'est pas légal
00:49:42vous avez raison
00:49:43de soulever ça
00:49:43je me tourne vers
00:49:45la joie
00:49:46elle a été légal
00:49:47maître
00:49:48elle a raison
00:49:49Agnès
00:49:50qui nous appelle
00:49:50de Lyon
00:49:51c'est pas légal
00:49:53cette grève
00:49:53en tous les cas
00:49:54ce qui est sûr
00:49:55c'est que les syndicats
00:49:56doivent protéger
00:49:58les intérêts
00:49:59des salariés
00:50:01concernant
00:50:02l'employabilité
00:50:04d'un journaliste
00:50:06oui la question
00:50:07elle se pose
00:50:07après
00:50:08il y a des arguments
00:50:09juridiques
00:50:10qu'il faut mettre en avant
00:50:10des jurisprudences
00:50:11etc
00:50:12mais
00:50:13c'est vrai
00:50:13qu'elle a raison
00:50:14Agnès
00:50:14qu'est-ce qu'on peut
00:50:15reprocher à Charles Sapin
00:50:17est-ce qu'on peut
00:50:17lui imputer
00:50:18le fait qu'il travaille
00:50:19pour une condamnation
00:50:20passée
00:50:21on lui reproche
00:50:22en plus
00:50:22c'est même pas ça
00:50:23la condamnation
00:50:24oui c'était
00:50:25en l'occurrence
00:50:25c'était Geoffroy Lejeune
00:50:26à l'époque
00:50:26exactement
00:50:27ce n'est même pas
00:50:28sa condamnation
00:50:30non mais
00:50:30c'est très étrange
00:50:32dans tous les cas
00:50:34cette auditrice
00:50:35a dit quelque chose
00:50:36de sans juste
00:50:37c'est-à-dire
00:50:38qu'on reproche
00:50:40à Charles Sapin
00:50:42de travailler
00:50:43pour un journal
00:50:44certes
00:50:44qui a été condamné
00:50:45mais cette condamnation
00:50:47n'a pas
00:50:47de ressort
00:50:49le concernant
00:50:50c'est comme si
00:50:51on l'abusait
00:50:51d'un jeu raciste
00:50:52comme Alexandre
00:50:53l'a dit
00:50:54pouvoir de nuisance
00:50:55des salariés
00:50:56des syndicats
00:50:56merci Agnès
00:50:57on se retrouve
00:50:58dans quelques instants
00:50:59sur Sud Radio
00:50:59pour la suite
00:51:00de nos débats
00:51:01tiens
00:51:02qui qualifiait
00:51:02le voile
00:51:03de signe de soumission
00:51:04patriarcale
00:51:04en 2010
00:51:05on va parler de ça
00:51:080826
00:51:09300
00:51:09Sophie a spoilé
00:51:11le sujet
00:51:11c'était une devinette facile
00:51:14quand même
00:51:14bon à tout de suite
00:51:1510h midi
00:51:16Sud Radio
00:51:17à vous de le dire
00:51:18Stéphanie Demiru
00:51:20à vous de le dire
00:51:220826
00:51:23300
00:51:23300
00:51:24n'hésitez pas
00:51:24surtout à venir réagir
00:51:26à nos débats
00:51:27et puis si quelqu'un
00:51:28dit une bêtise
00:51:28dans ce studio
00:51:29ça arrive
00:51:31ou un débat
00:51:32un petit peu hors sol
00:51:32qui tranche
00:51:33avec votre quotidien
00:51:35ben venez nous le dire
00:51:35il y a une petite cloche
00:51:37qui sonnera
00:51:37on interrompra l'antenne
00:51:39on interrompra
00:51:40nos débatteurs
00:51:41c'est nouveau ça ?
00:51:41oui c'est nouveau
00:51:42je trouvais que c'était bien
00:51:43je meurs peur de la cloche
00:51:44comment vous savez ?
00:51:45ben oui
00:51:45mais je trouvais que c'était bien
00:51:46parce que c'est vrai
00:51:47qu'on reproche souvent
00:51:48des débats hors sol
00:51:50parfois sur les plateaux télé
00:51:51on est dans notre canapé
00:51:53on se dit
00:51:53mais il raconte n'importe quoi
00:51:54ça ne correspond pas du tout
00:51:55à ce que je vis
00:51:56dans mon quotidien
00:51:57donc la cloche
00:51:58que Jamel va nous faire entendre
00:52:00voilà
00:52:00et puis vous aurez le droit
00:52:01de vous exprimer
00:52:02et puis corriger
00:52:03si ça sonne tout le temps
00:52:04et surtout
00:52:04ça risque
00:52:05ça risque
00:52:06il va falloir vous couper
00:52:07alors il qualifiait en 2010
00:52:09le voile
00:52:10le signe de soumission patriarcale
00:52:12en 2017
00:52:12il en parlait
00:52:13comme d'un chiffon
00:52:14sur la tête
00:52:15et bien Jean-Luc Mélenchon
00:52:16évoque aujourd'hui
00:52:17et devinez quoi
00:52:18une terrible erreur
00:52:19sur le voile
00:52:19il assume
00:52:20avoir changé d'avis
00:52:21c'était hier soir
00:52:22lors des moments politiques
00:52:23du parti insoumis
00:52:24j'ai rencontré
00:52:25des femmes
00:52:26et on a parlé
00:52:27et puis
00:52:28au terme de la discussion
00:52:29en plus
00:52:30c'était des gens
00:52:31souvent qui étaient
00:52:31de mon bord
00:52:32politiquement
00:52:32et puis
00:52:34pas cruche
00:52:35il y a un voile
00:52:35mais il y a quelque chose
00:52:36dessous
00:52:36c'est un cerveau
00:52:37j'ai été convaincu
00:52:39j'ai changé d'avis
00:52:40je me suis dit
00:52:40j'ai fait une erreur terrible
00:52:43je me disais
00:52:44c'est assez condescendant
00:52:45quand même
00:52:45un pas cruche
00:52:46et un cerveau
00:52:47faut-il le rappeler
00:52:47merci monsieur Mélenchon
00:52:49c'est vrai qu'il a rencontré
00:52:51des femmes
00:52:51et des femmes électrices
00:52:53surtout
00:52:53quand je vois des femmes
00:52:54voilées comme ça
00:52:55je me dis
00:52:55est-ce qu'elles réfléchissent
00:52:56non mais je suis lamentable
00:52:57d'accord
00:52:57bon j'assume
00:52:58ça va sonner la cloche
00:52:59je me dis
00:53:00si elles réfléchissaient
00:53:02comment est-ce qu'elles ne luttent pas plus
00:53:04c'est vrai
00:53:05je comprends
00:53:06et donc il était étonné
00:53:07non mais voilà
00:53:08quand il dit
00:53:08j'ai rencontré des femmes
00:53:10Alexandre Malafaille
00:53:11des femmes
00:53:11surtout des femmes électrices
00:53:13non quand même
00:53:13sans mauvais esprit
00:53:14non mais on est absolument d'accord
00:53:15Jean-Luc Mélenchon
00:53:17est quelqu'un qui est très à droit
00:53:18en matière de politique électorale
00:53:20c'est sans doute le meilleur
00:53:21de la génération actuelle
00:53:23en tout cas
00:53:23pour être capable d'aller
00:53:24morceau d'électorat
00:53:25par morceau d'électorat
00:53:27fabriquer
00:53:27le socle de voie
00:53:29dont il a besoin
00:53:30pour aller au deuxième tour
00:53:31et il fait en sorte
00:53:32de corriger les erreurs
00:53:33il fait une forme de mea culpa
00:53:34totalement calculée
00:53:35et stratégique
00:53:36après ce qui est désastreux
00:53:38derrière tout ça
00:53:38c'est qu'on peut débattre
00:53:39du voile
00:53:39à l'infini
00:53:40est-ce qu'on peut faire
00:53:41un référendum
00:53:41est-ce qu'il y aura une loi
00:53:42est-ce qu'on pourra l'interdire
00:53:43tout ça
00:53:43c'est des débats intéressants
00:53:45qui ont en tout cas un mérite
00:53:46c'est qu'ils provoquent un débat
00:53:47ils mettent une question sur la table
00:53:48mais ils ont été habiles
00:53:49à leur rassemblement national
00:53:50de mettre ça sur le tapis
00:53:51parce que du coup
00:53:52le débat est entre RN
00:53:53mais on a perdu la bataille
00:53:56je vais finir mon point
00:53:58malheureusement
00:53:58on a perdu la bataille
00:53:59on l'a perdu pourquoi ?
00:54:00parce qu'en fait
00:54:01ça fait des décennies
00:54:02qu'on n'arrive plus
00:54:03à avoir de projet fédérateur
00:54:05c'est-à-dire que le projet
00:54:05de la France
00:54:06le projet de l'Europe
00:54:07on ne sait plus ce que c'est
00:54:08il n'y a pas de dynamique
00:54:09il n'y a pas d'horizon
00:54:09à part la peur
00:54:10de la fin du monde
00:54:10à cause du climat
00:54:12et des transformations
00:54:13que l'on subit
00:54:14les unes après les autres
00:54:14il n'y a plus d'horizon
00:54:16et globalement
00:54:16c'est vrai que là
00:54:17on s'est dit
00:54:18est-ce que demain sera mieux ?
00:54:19a priori non
00:54:19les enfants
00:54:20les jeunes générations
00:54:21sont inquiètes
00:54:21et donc cette espèce
00:54:22d'absence d'horizon
00:54:23fait qu'en fait
00:54:23il n'y a plus de projet commun
00:54:24donc chacun se réfugie
00:54:25dans son communautarisme
00:54:26et c'est ce qui a laissé
00:54:27l'islam radical conquérir
00:54:29des esprits
00:54:30des quartiers
00:54:31il y aurait eu un projet
00:54:31de société
00:54:32il y a 40 ans
00:54:33les musulmans
00:54:34ils étaient déjà nombreux
00:54:35en France
00:54:35ils n'avaient pas un projet
00:54:36de politique alternatif
00:54:38qui les mobilisait
00:54:39à la fois sur un plan politique
00:54:40et sur un plan religieux
00:54:41mais on aurait eu un projet
00:54:42l'islam radical
00:54:43les frères musulmans
00:54:43n'auraient jamais pris
00:54:44autant d'emprise
00:54:44ils auraient bien sûr tenté
00:54:45des hommes comme Jean-Luc Mélenchon
00:54:46nourrissent ça
00:54:47et Mélenchon
00:54:49excellente analyse
00:54:50et non vous disiez
00:54:51pardon mesdames
00:54:52vous disiez
00:54:52oui c'est un débat
00:54:54qui est
00:54:55je ne sais plus ce que vous avez dit
00:54:56on est assez d'accord
00:54:57moi je trouve que c'est un débat
00:55:00nul
00:55:01je suis d'accord
00:55:02mais ce que je voulais dire
00:55:02c'est que c'était habile
00:55:03de la part du Rassemblement National
00:55:05de le mettre sur le tabi
00:55:06parce que ça confisque
00:55:07le débat entre le RN
00:55:09et la fille
00:55:09qui aimerait bien se voir
00:55:10je ne suis pas d'accord
00:55:11c'est un débat de démago
00:55:13on est un débat de démago
00:55:15et je vais vous dire
00:55:15pourquoi c'est un débat de démago
00:55:17il se discrédite le RN
00:55:18tout à fait
00:55:19moi je suis d'accord
00:55:20avec ce que dit Sophie
00:55:21parce que d'abord
00:55:22on ne peut pas
00:55:22attendez pas toutes les deux
00:55:23en même temps
00:55:24moi là où je suis d'accord
00:55:25avec Sophie Demanton
00:55:26c'est que
00:55:27c'est un débat
00:55:28qui
00:55:29bon
00:55:29elle n'a pas utilisé le démago
00:55:31c'est mon propre mot
00:55:32donc démago
00:55:34pourquoi ?
00:55:34parce que déjà
00:55:35juridiquement
00:55:35ça ne tient pas la route
00:55:37mais ils le savent
00:55:38oui mais oui
00:55:39mais ils font parler
00:55:40alors que
00:55:41je suis désolée
00:55:42quand vous parlez
00:55:43à la population
00:55:44et aux français
00:55:45à la veille
00:55:46d'élections présidentielles
00:55:47il faut être sérieux
00:55:47il faut être sérieux
00:55:48parce que si vous ciblez le voile
00:55:50vous devez cibler aussi la KIPA
00:55:52alors des changes ils l'ont mis dans les deux dernières campagnes présidentielles
00:55:55c'était déjà dans leur programme
00:55:56oui mais c'est ça la laïcité
00:56:00alors à partir du moment
00:56:01il faut aller jusqu'au bout du raisonnement
00:56:02et dire qu'on revoit
00:56:04la loi de 1901
00:56:06de séparation de l'église et de l'état
00:56:08parce que la loi
00:56:09elle ne dit pas ça
00:56:101905
00:56:111905
00:56:12excusez-moi
00:56:12la 1901
00:56:13c'est les associations
00:56:14c'est les associations
00:56:15et donc
00:56:16ce que je disais
00:56:17là
00:56:17c'est pas crédible
00:56:21et les français
00:56:21ils attendent un discours crédible
00:56:23qu'on puisse
00:56:25réaliser
00:56:25qu'on puisse
00:56:26passer en acte
00:56:28il y en a marre des discours
00:56:29où c'est du blablabla
00:56:30c'est que de la communication
00:56:31alors je reviens rapidement
00:56:32sur Mélenchon
00:56:33mais c'est un symbole
00:56:33bon
00:56:34oui mais un symbole
00:56:35un symbole
00:56:37qui
00:56:38c'est bidon
00:56:38je suis désolée
00:56:42ça tient pas
00:56:43ça tient pas
00:56:43l'horreur route
00:56:43parce que c'est
00:56:45inapplicable
00:56:50on est avec Hervé
00:56:51pardonnez-moi
00:56:52je vous coupe
00:56:52parce que
00:56:53la cloche n'a pas retenti
00:56:54mais Hervé voudrait parler
00:56:56bonjour Hervé
00:56:57vous nous appelez d'Anthony
00:56:59oui oui c'est ça
00:57:00soyez le bienvenu
00:57:01sur l'antenne de Sud Radio
00:57:02merci
00:57:03qu'est-ce que vous en pensez
00:57:04de cette sortie
00:57:05de Jean-Luc Mélenchon
00:57:06franchement
00:57:06c'est hyper scandaleux
00:57:08non mais je trouve
00:57:09que les journalistes
00:57:09prennent très mal les choses
00:57:10parce que
00:57:11excusez-moi de le dire
00:57:12comme ça
00:57:12mais en général
00:57:13ils connaissent pas
00:57:14l'histoire de l'histoire
00:57:15ce que c'est
00:57:15que l'islam
00:57:16qui n'est pas qu'une religion
00:57:18qui est aussi un code juridique
00:57:19et donc
00:57:20alors ce que fait Mélenchon
00:57:22c'est très malin
00:57:23parce que
00:57:23mais son discours
00:57:24on peut le démonter
00:57:25on peut le démonter
00:57:26son discours
00:57:27il dit
00:57:27en fait
00:57:28la raison pour laquelle
00:57:29je suis revenu
00:57:30sur mes propositions
00:57:33sur la critique du voile
00:57:34qui était très radicale
00:57:36entre parenthèses
00:57:37c'est parce que
00:57:38j'ai été voir des femmes
00:57:39et c'est la dictature
00:57:40du ressenti
00:57:41la dictature du sens
00:57:42c'est pas sérieux
00:57:44intellectuellement
00:57:45parce que
00:57:45alors
00:57:45à ce moment-là
00:57:46il n'a qu'à dire
00:57:47je vais aller
00:57:47ben non
00:57:48ben non
00:57:49ben non
00:57:50il faut le dire
00:57:50parce qu'il peut dire aussi
00:57:52j'ai été voir
00:57:53j'étais anticlérical
00:57:55en 1905
00:57:56et j'ai été voir des prêtres
00:57:57et j'ai vu comment
00:57:58il ressentait les choses
00:57:59et ben c'est pas ce que vous pensez
00:58:00et je suis contre
00:58:01la loi de la laïcité
00:58:02non mais je veux dire
00:58:03qu'il n'est pas sérieux
00:58:05intellectuellement
00:58:05en fait Mélenchon
00:58:06mais
00:58:07j'ai l'impression
00:58:08qu'il hypnotise
00:58:10excusez-moi
00:58:11c'est vrai
00:58:11des journalistes
00:58:12des journalistes
00:58:13qui n'osent pas lui répondre
00:58:14et pourquoi ils n'osent pas lui répondre
00:58:15parce qu'ils ont pas
00:58:16ils ont peu de culture historique
00:58:18et notamment
00:58:18alors ça je l'admets
00:58:20que des occidentaux
00:58:22connaissent mal l'islam
00:58:23parce que c'est pas du tout
00:58:24notre culture
00:58:24mais moi je me suis
00:58:26j'ai été professeur
00:58:27et je me suis renseigné
00:58:29sur un certain nombre de choses
00:58:30parce que
00:58:30j'ai vu les dérives arriver
00:58:31dès le 12 septembre 2001
00:58:33vous voyez pourquoi
00:58:34et bien évidemment
00:58:36si vous voulez
00:58:37à partir du moment
00:58:38où on fait une critique historique
00:58:40notamment
00:58:40de ce que c'est que le voile
00:58:42de ce que c'est que
00:58:42la religion islamique
00:58:44etc
00:58:44là on arrive
00:58:46si vous voulez
00:58:46à tenir face à
00:58:47face à Mélenchon
00:58:48vous avez parfaitement raison
00:58:50c'est vrai qu'on va pas
00:58:50dans le fond du sujet
00:58:52sur ce point
00:58:54c'est une question
00:58:55que vous posez
00:58:56je réponds
00:58:57je vais la dire
00:58:58c'est une remarque
00:59:00oui mais
00:59:00une remarque tout à fait juste
00:59:02d'autant que
00:59:03Mélenchon
00:59:04moi ce qui me gêne
00:59:05dans ses propos
00:59:06c'est qu'il dit
00:59:06j'ai fait une grave erreur
00:59:08il peut changer d'avis
00:59:09c'est son droit
00:59:10mais là où
00:59:12vous avez pointé du doigt
00:59:13quelque chose d'important
00:59:15c'est qu'il s'est adressé
00:59:17quand même
00:59:17à des femmes
00:59:18qui partagent
00:59:20ses idées
00:59:21est-ce qu'il a interrogé
00:59:22les femmes
00:59:23à qui on impose
00:59:24le voile
00:59:24dans certains quartiers
00:59:25je crois pas
00:59:26qu'il les ait interrogées
00:59:27bien sûr qu'il y a
00:59:28cette réalité
00:59:28bien sûr qu'il y a
00:59:30cette réalité
00:59:31où vous avez des femmes
00:59:32qui décident
00:59:33de porter par elles-mêmes
00:59:34le voile
00:59:34c'est vrai
00:59:35parce qu'il est d'ailleurs
00:59:36allé en Iran
00:59:37tout simplement
00:59:38poser la question
00:59:39à ces femmes
00:59:40mais vous avez aussi
00:59:40des femmes
00:59:41à qui on impose
00:59:42le voile
00:59:43et d'ailleurs
00:59:44un test
00:59:45ces femmes qui portent
00:59:46actuellement le voile
00:59:47quand elles décideront
00:59:48de l'enlever
00:59:49vous allez voir
00:59:49la pression communautaire
00:59:50vous allez voir
00:59:51la pression communautaire
00:59:52il y a ce point
00:59:54vous avez raison
00:59:54il y a les femmes
00:59:56qui le portent
00:59:56pour sortir de leur quartier
00:59:57parce que si elles ne le portent pas
01:00:00on ne les laisse pas
01:00:00sortir de chez elles
01:00:01pour aller étudier
01:00:02parce que sinon
01:00:02elles sont obligées
01:00:03d'être confinées
01:00:03parce qu'effectivement
01:00:04on ne les laisse pas sortir
01:00:04et après il y a celles
01:00:05qui le portent aussi
01:00:06parce que ça tient à distance
01:00:08les prédateurs sexuels
01:00:09ça il faut le dire aussi
01:00:10dans toute une série de quartiers
01:00:12il suffit de voir
01:00:12le comportement
01:00:13d'un certain nombre
01:00:14de populations
01:00:14qui ne sont pas totalement
01:00:15éduquées en matière
01:00:16de rapport à la femme
01:00:17et donc quand elles portent
01:00:18leur voile
01:00:19leur nikave etc
01:00:20ben là on leur fout la paix
01:00:21alors vous avez raison
01:00:22mais ce qu'il faut retenir
01:00:23moi je trouve
01:00:24politiquement
01:00:25parce que c'est un sujet
01:00:26inépuisable
01:00:27on n'y arrive pas
01:00:29et le bon sens
01:00:30fait que de toute façon
01:00:31on ne peut pas l'interdire
01:00:32dans la rue
01:00:32en revanche
01:00:33l'interdire dans les facs
01:00:35ce serait formidable
01:00:36et surtout ce qu'il faut retenir
01:00:38c'est la force de Mélenchon
01:00:39c'est fort de dire
01:00:40je me suis gravement trompé
01:00:42et bien
01:00:44il s'est trompé
01:00:45nous on ne se trompera pas
01:00:46on poursuivra nos débats
01:00:47dans quelques instants
01:00:48sur l'antenne de Sud Radio 0
01:00:51826 300
01:00:52parce que justement
01:00:53Jean-Luc Mélenchon
01:00:54il fait très peur
01:00:55aux autres aspirants
01:00:56à la présidentielle
01:00:57face à face
01:00:58Le Pen-Mélenchon
01:00:59les terrorise
01:01:00ils sont un petit peu
01:01:00en panique en ce moment
01:01:01on les regarde
01:01:02avec une forme
01:01:03pas de normandise
01:01:04Sophie-Montoye
01:01:05on est en retard
01:01:06on va poursuivre nos débats
01:01:08on va voir qu'il y a
01:01:09des alliances
01:01:10un petit peu contre nature
01:01:11qui se mettent en marche
01:01:12c'est le cas de le dire
01:01:14pour cette prochaine présidentielle
01:01:16à tout de suite
01:01:16sur Sud Radio
01:01:17Sud Radio
01:01:21Sud Radio
01:01:22Sud Radio
01:01:23à vous de le dire
01:01:24Stéphanie Demiru
01:01:26à vous de le dire
01:01:270 826 300
01:01:28300
01:01:29n'hésitez pas à venir réagir
01:01:31au débat en cours
01:01:32on venait de parler
01:01:33de Jean-Luc Mélenchon
01:01:34ça a suscité
01:01:35beaucoup de débats
01:01:36avec le voile
01:01:37et bien
01:01:37c'est vrai qu'on voit
01:01:38que tout le monde
01:01:39est un peu en panique
01:01:40face à la perspective
01:01:41d'un second tour
01:01:42LFI-RN
01:01:43chacun cherche la parade
01:01:45alors ça donne parfois
01:01:46des rapprochements
01:01:47un petit peu
01:01:47contre nature
01:01:49François Ruffin
01:01:50quand même
01:01:50trublion de gauche
01:01:52chante des classes populaires
01:01:53avec l'ancien diplomate
01:01:56quasi aristocrate
01:01:58Dominique de Villepin
01:01:59est-ce que ça vous parle ?
01:02:00en tout cas
01:02:01eux ça leur parle
01:02:02on se renifle
01:02:03disent-ils
01:02:03écoutez
01:02:04François Ruffin
01:02:05on se renifle
01:02:06moi je
01:02:07je
01:02:08je
01:02:09ne soyez pas ça
01:02:10comme ça
01:02:11non
01:02:12non mais la métaphore
01:02:14canine
01:02:14est très parlante
01:02:15il y a je pense
01:02:16à la fois
01:02:17un diagnostic
01:02:18partagé
01:02:19et un horizon
01:02:20qui a des points communs
01:02:21Sophie de Menton
01:02:22relevée à juste titre
01:02:23pour ceux qui ont entendu
01:02:25le zapping
01:02:26de Gilles Ganzman
01:02:27tout à l'heure
01:02:27il y a des hommes
01:02:28qui ne se parfument pas
01:02:29parce que ça attire
01:02:30apparemment les femmes
01:02:31ils se reniflent
01:02:32vous avez vu
01:02:32c'est vrai
01:02:33ils se reniflent
01:02:34cela dit
01:02:35ça ne m'étonne pas
01:02:36ils ont tout pour s'entendre
01:02:37c'est-à-dire
01:02:38parce que sur le papier
01:02:39c'est pas évident
01:02:41il y en a un qui est
01:02:42le défenseur des classes populaires
01:02:43l'autre un grand bourgeois
01:02:44c'est le caractère atypique
01:02:46c'est l'ambition personnelle
01:02:48c'est
01:02:49ils sont quand même hors sol
01:02:51ils ont beaucoup de points communs
01:02:52même s'il y en avait un
01:02:53plutôt à droite
01:02:54et l'autre complètement à gauche
01:02:57j'ai reçu Ruffin
01:02:58à Éthique
01:02:59vous savez le mouvement patronal
01:03:00on reçoit tous les hommes politiques
01:03:01de gauche ou de droite
01:03:02et je l'ai reçu
01:03:04il est arrivé
01:03:04il y avait 150 patrons
01:03:05il était venu avec une députée verte
01:03:08et il y avait des patrons
01:03:11évidemment qui avaient toujours
01:03:11leur téléphone à la main
01:03:13et il a commencé
01:03:13il a dit
01:03:14quand je serai au pouvoir
01:03:15il avait une équipe
01:03:16pour filmer
01:03:18parce qu'il comptait être candidat
01:03:20et il a dit
01:03:21quand je serai au pouvoir
01:03:23il sera interdit
01:03:24d'acheter un téléphone portable
01:03:26plus d'une fois
01:03:26tous les deux ans
01:03:27je vous jure
01:03:29j'ai 200 témoins
01:03:30qui l'a dit ça
01:03:31les patrons étaient
01:03:32les bras ballants
01:03:33et il disait oui
01:03:34parce qu'il y a une obsolescence
01:03:35il faut lutter contre l'obsolescence
01:03:37l'obsolescence
01:03:37c'est un phénomène réel
01:03:39et c'est vrai qu'il faut lutter
01:03:41mais quand vous avez un type
01:03:42qui dit ça
01:03:43vous vous rendez compte
01:03:44ce que ça veut dire
01:03:44contre le libéralisme
01:03:45la liberté d'entreprendre
01:03:48c'est pas le copain des patrons
01:03:49il a quand même fait un documentaire
01:03:51à charge contre Bernard Arnault
01:03:52on s'en souvient
01:03:52merci patron
01:03:53c'est ce qu'il a fait connaître
01:03:54merci patron
01:03:56et vous savez
01:03:57ce qui s'est passé
01:03:58pour merci patron
01:03:59c'est lui
01:04:00si ça vous intéresse
01:04:01je vous dis l'histoire
01:04:02en deux mots
01:04:02c'est que
01:04:05Bernard Arnault
01:04:07il lit les lettres
01:04:09qui lui sont adressées
01:04:09de temps en temps
01:04:10et il voit une lettre
01:04:11ils avaient fermé une boîte
01:04:12en région
01:04:13d'une autre marque
01:04:15et il voit une femme
01:04:16qui dit c'est épouvantable
01:04:17ça a fermé
01:04:17il n'y a pas de boulot
01:04:18dans ma région
01:04:19qu'est-ce que je fais
01:04:20Bernard Arnault dit
01:04:21versez lui 50 000 euros
01:04:23le dire comme
01:04:24il dit mais qu'est-ce que c'est
01:04:25que ça monsieur
01:04:25on ne peut pas faire ça
01:04:26etc
01:04:27et Bernard Arnault dit
01:04:28mais elle souffre
01:04:29elle n'a pas d'argent
01:04:30versez lui
01:04:30alors on lui dit
01:04:31monsieur on ne peut pas
01:04:32faire un truc pareil
01:04:32bon
01:04:33il envoie son homme de confiance
01:04:36verser cet argent
01:04:37en région
01:04:38et bien
01:04:39il y avait caché
01:04:40c'était un piège
01:04:41et il y avait caché
01:04:44Ruffin
01:04:44ou le Ruffin lui-même
01:04:46je crois
01:04:46qui prenait tout ça
01:04:48et qui voulait montrer
01:04:49le paternalisme épouvantable
01:04:51qui s'est passé
01:04:52et qui a écrit ce livre
01:04:53merci patron
01:04:54après
01:04:55pour
01:04:56contre
01:04:56Bernard Arnault
01:04:57et c'était terrifiant
01:05:00cette anecdote
01:05:01a été
01:05:02dite
01:05:03vérifiée
01:05:04enfin je
01:05:04en tout cas
01:05:05pour revenir
01:05:06à nos
01:05:07motons
01:05:07c'est vrai que
01:05:08les deux ensemble
01:05:08d'ailleurs
01:05:09ils ne se cachent pas
01:05:10de l'objectif commun
01:05:11faire dérailler
01:05:11le train
01:05:12de la fatalité
01:05:13qui mène Marine Le Pen
01:05:14à l'Elysée
01:05:15disent-ils
01:05:16c'est vrai que c'est
01:05:17l'obsession
01:05:18du moment quand même
01:05:19sachez que j'étais sur
01:05:21chat de GPT
01:05:21pour voir
01:05:22qui votait pour
01:05:23François Ruffin
01:05:24l'électorat de François Ruffin
01:05:26sont assez complémentaires
01:05:28avec
01:05:29les électeurs
01:05:32de Mélenchon
01:05:33mais
01:05:34ils trouvent
01:05:35moins clivants
01:05:36François Ruffin
01:05:37que Jean-Luc Mélenchon
01:05:38mais c'est les ouvriers
01:05:40les employés
01:05:40les travailleurs précaires
01:05:42qui sont
01:05:43ancrés
01:05:44dans
01:05:45dans le local
01:05:46dans les classes populaires
01:05:47rurales
01:05:48et
01:05:49ses positions
01:05:50en fait sur le contrôle
01:05:51des frontières
01:05:52ou la critique
01:05:53de la mondialisation
01:05:54sauvage
01:05:55l'a rapproché
01:05:56de l'électorat
01:05:57populaire
01:05:58et des positions
01:06:00de Mélenchon
01:06:00c'est intéressant ce que vous nous dites
01:06:02parce que
01:06:02moi je vois
01:06:03tout d'un coup
01:06:04le petit pont
01:06:05entre Mélenchon
01:06:06et Dominique de Villepin
01:06:07qui s'est fait
01:06:08le chantre
01:06:09de la cause
01:06:10palestinienne
01:06:10il faut bien le dire
01:06:12à la limite
01:06:13anti-Israël
01:06:14Dominique de Villepin
01:06:15les deux
01:06:17aujourd'hui
01:06:17dans le débat public
01:06:18sont quasiment inexistants
01:06:19ils ne sont pas pris en compte
01:06:21par les sondages
01:06:22voilà
01:06:22ils ne pèsent pas
01:06:23Dominique de Villepin
01:06:24il est de temps en temps
01:06:24dans le baromètre Paris Match
01:06:25et il est assez haut
01:06:26le plus fréquentable
01:06:28que Mélenchon
01:06:28mais malgré tout
01:06:29pour l'instant
01:06:30dans le cadre de l'élection présidentielle
01:06:31ils cherchent une opportunité
01:06:32ils l'ont trouvé
01:06:33pour faire quelque chose
01:06:34qui fait le buzz
01:06:35c'est un peu
01:06:35le mariage de la carpe
01:06:37et du canard
01:06:37ça ne ressemble à rien
01:06:38mais ça fait le buzz
01:06:39et après
01:06:40leur espèce de mantra
01:06:42de dire
01:06:42voilà
01:06:43il faut empêcher
01:06:44le train de la fatalité
01:06:46d'aller jusqu'au bout
01:06:47et il faut le faire dérailler
01:06:49objectivement
01:06:49le train de la fatalité
01:06:50de mon point de vue aujourd'hui
01:06:51ce n'est pas Marine Le Pen au pouvoir
01:06:52c'est un risque
01:06:54pour certains
01:06:55c'est une opportunité
01:06:56pour d'autres
01:06:56mais le train de la fatalité
01:06:58c'est l'impuissance
01:06:59de notre vieux monde
01:07:00à se transformer
01:07:01pour faire face
01:07:02à ce qu'il attend
01:07:02c'est ça la fatalité
01:07:03à laquelle aujourd'hui
01:07:04on est confronté
01:07:05et la question
01:07:06c'est pas tellement
01:07:06d'empêcher un tel
01:07:07d'arriver aux affaires
01:07:07ou de censurer un autre tel
01:07:08sur tel média
01:07:09c'est comment on fait
01:07:10pour que ce pays
01:07:11ne continue pas
01:07:12son grand déclassement
01:07:13qui est en marche
01:07:14vous avez raison
01:07:15c'est terrible
01:07:15qui base à chaque fois
01:07:16leur stratégie
01:07:17c'est quelque chose
01:07:19de terrible
01:07:20et encore une fois
01:07:21je n'ai pas de position politique
01:07:23le livre de Sarah Knafow
01:07:26l'étude de Sarah Knafow
01:07:27de l'état du pays
01:07:28qui est une étude économique
01:07:30et puis vraiment
01:07:30sur les dépenses publiques
01:07:32complètement
01:07:33est une bible
01:07:34et quand vous lisez ça
01:07:35vous êtes terrifié
01:07:36parce que le boulot
01:07:37est gigantesque
01:07:38quand elle parle
01:07:39de l'éducation
01:07:40du coup de l'éducation
01:07:41du coup des 6 heures d'attente
01:07:43dans les hôpitaux
01:07:43pourquoi ?
01:07:44parce que les soignants
01:07:46ne sont pas
01:07:46parce que pendant des années
01:07:48le numerus clausus
01:07:49on n'a pas assez de médecins
01:07:50et donc je pense que
01:07:52pour n'importe qui
01:07:53à gauche ou à droite
01:07:54ce livre pourrait être
01:07:56une bible
01:07:56parce qu'il y a
01:07:58une photographie
01:07:58et vous avez raison
01:07:59comment est-ce qu'on sort de là ?
01:08:01c'est pas avec des Villepas
01:08:02des Ruffins
01:08:02et des Mélenchon
01:08:03on a toujours plein d'idées
01:08:04avant les élections
01:08:05et après les élections
01:08:06on ne les applique pas
01:08:07surtout avec les moyens
01:08:08qu'on consacre à la chose publique
01:08:09il y a un chiffre
01:08:10qui est très intéressant
01:08:11qui est quand même celui
01:08:12du nombre de gens
01:08:13qui bossent pour l'état
01:08:14rapporté au nombre de gens
01:08:15qui bossent dans le privé
01:08:16globalement
01:08:16on est sur un ratio
01:08:17de 20%
01:08:19dans le cadre de la France
01:08:20aujourd'hui
01:08:2020% des gens
01:08:21qui travaillent
01:08:22aujourd'hui
01:08:22sont payés par l'état
01:08:23donc à peu près
01:08:245-6 millions de personnes
01:08:25le même ratio
01:08:26dans les pays de l'OCDE
01:08:26c'est 11%
01:08:28Emmanuel Macron
01:08:29avait promis
01:08:30de réduire le nombre
01:08:30de fonctionnaires
01:08:31ils ont augmenté
01:08:32alors après
01:08:33on peut dire
01:08:34qu'il y en a trop
01:08:34oui
01:08:34après il y aurait
01:08:35un service public
01:08:36de super qualité
01:08:36mais quand vous voyez
01:08:37la problématique de l'hôpital
01:08:39la comparaison
01:08:39elle est facile
01:08:40avec l'Allemagne
01:08:40en France
01:08:41c'est à peu près
01:08:42un soignant
01:08:42pour un administratif
01:08:43en Allemagne
01:08:44c'est deux soignants
01:08:44pour un administratif
01:08:45donc la France c'est ça
01:08:46c'est qu'on a créé
01:08:46des administrations
01:08:47qui ont besoin
01:08:47pour exister
01:08:48de tourner sur elles-mêmes
01:08:50de fabriquer
01:08:50de la norme
01:08:51du contrôle
01:08:51des procédures
01:08:52etc.
01:08:53qui se peut au centre du jeu
01:08:54alors que l'administration
01:08:55l'état
01:08:55n'est qu'un outil
01:08:56un instrument
01:08:57au service d'un projet
01:08:57mais il n'y a pas de projet
01:08:58et donc il n'y a que l'état
01:08:59au centre
01:09:00Najwa
01:09:00je pose la question
01:09:02autrement
01:09:02je vois qu'il ne vous passionne pas
01:09:04ce duo Ruffin
01:09:04de Villepin
01:09:05après tout
01:09:06non
01:09:06c'est vrai
01:09:10ça pose aussi la question
01:09:12de ces alliances
01:09:13un peu contre nature
01:09:15bon on n'est pas habitué
01:09:16il y a les partis traditionnels
01:09:19finalement
01:09:19est-ce que ça ne pourrait pas
01:09:21intéresser les électeurs
01:09:22d'avoir
01:09:23non
01:09:24alors pas forcément
01:09:25Ruffin
01:09:26de Villepin
01:09:26mais d'avoir des alliances
01:09:27comme ça
01:09:28qui ne sont pas traditionnelles
01:09:29je vais vous dire
01:09:30tout a été dit
01:09:31c'est vrai
01:09:32là-dessus
01:09:32et je vous rejoins
01:09:33quand vous dites
01:09:34en fait c'est l'alliance
01:09:35de deux candidats seuls
01:09:37parce que
01:09:38est-ce qu'on assiste
01:09:40réellement
01:09:40à une véritable recomposition
01:09:42politique
01:09:42avec des vraies propositions
01:09:44parce que c'est bien
01:09:45des alliances
01:09:45d'individualité
01:09:47mais qu'est-ce qu'ils proposent
01:09:49ensemble
01:09:50c'est ça qu'on attend
01:09:51de voir
01:09:51qu'est-ce qu'ils proposent
01:09:52ensemble
01:09:52quelles sont leurs idées
01:09:53comment ils luttent
01:09:55contre le déficit
01:09:56quand même
01:09:56qui serait bien
01:09:58et vous rappeliez
01:09:59le livre
01:09:59ils ont dit
01:10:00qu'ils se sont retrouvés
01:10:01sur la taxation
01:10:01du patrimoine
01:10:02alors ça c'est sûr
01:10:03qu'ils se retrouvent toujours
01:10:04sur la taxation
01:10:05du patrimoine
01:10:06le point commun
01:10:07qui fait qu'ils se rapprochent
01:10:09mais ça va au-delà de ça
01:10:10l'école
01:10:11enfin bon voilà
01:10:11donc est-ce que
01:10:13c'est une véritable recomposition
01:10:14politique
01:10:15avec des vraies propositions
01:10:16et qui fassent nourrir
01:10:17un espoir
01:10:18et qui racontent un récit
01:10:20pour que les français
01:10:21y croient de nouveau
01:10:22à la politique
01:10:23ou est-ce que
01:10:24c'est simplement
01:10:25des individualités
01:10:27qui s'additionnent
01:10:28parce qu'en effet
01:10:29dans le débat public
01:10:30à l'approche de 2027
01:10:31et bien
01:10:31il n'existe pas
01:10:32voilà
01:10:33donc bon
01:10:34en tout cas
01:10:35c'est ce que ça m'inspire
01:10:36lui
01:10:37vire plutôt à gauche
01:10:38et bien
01:10:39il y en a un autre
01:10:39qui fait le chemin inverse
01:10:40vous avez vu
01:10:41François Hollande
01:10:42qui sort un livre
01:10:42aujourd'hui
01:10:43Unir
01:10:44et lui
01:10:45il met un petit coup
01:10:47de barre à droite
01:10:48on en parle dans
01:10:49quelques instants
01:10:50sur Sud Radio
01:10:50et vous n'hésitez pas
01:10:510-826-300-300
01:10:53pour venir réagir
01:10:55et commenter
01:10:56cette actualité politique
01:10:58et puis il y a notre
01:10:58Sud Radio
01:11:01à vous de le dire
01:11:02Stéphanie Demiru
01:11:04à vous de le dire
01:11:040-826-300-300
01:11:06pour réagir
01:11:07prendre part au débat
01:11:08avec Sophie de Menton
01:11:10Alexandre Malafaye
01:11:11Najwa
01:11:11elle
01:11:12Haïti
01:11:13Haïté pardon
01:11:14je vais y arriver
01:11:15c'est une première
01:11:16pour nous deux
01:11:17mais ça ira mieux
01:11:18la deuxième fois
01:11:19on parlait politique
01:11:21Dominique de Villepin
01:11:22qui vire un petit peu
01:11:23à gauche
01:11:24avec son alliance
01:11:25Carpe Lapin
01:11:26avec François Ruffin
01:11:27et bien il y a
01:11:28un autre François
01:11:29François Hollande
01:11:30qui lui met
01:11:30un petit coup de barre
01:11:31à droite
01:11:32il veut rassembler
01:11:33le plus possible
01:11:34d'ailleurs il assume
01:11:35il assume l'ancien
01:11:36président de la République
01:11:37vouloir s'adresser
01:11:38aux électeurs
01:11:38qui cherchent du commun
01:11:40et qui sont
01:11:41sans attache partisane
01:11:42la conquête
01:11:43de l'espace central
01:11:44sera stratégique
01:11:46dit-il
01:11:46alors on peut laisser
01:11:47quand même à François Hollande
01:11:48même si tout le monde
01:11:49peut-être ne l'aime pas
01:11:50il n'était pas très populaire
01:11:51à la fin de son mandat
01:11:53c'est un fin
01:11:54analyste politique
01:11:55la conquête
01:11:56de l'espace central
01:11:57sera stratégique
01:11:58et je pense
01:11:58qu'il y pense
01:12:00même
01:12:00pas en se rasant
01:12:01François Hollande
01:12:02même s'il ne s'est pas
01:12:02encore déclaré
01:12:03Alexandre
01:12:04il y pense tous les matins
01:12:05sur la balance
01:12:05il y pense tout le temps
01:12:08qu'est-ce qui sera
01:12:10le plus difficile
01:12:11pour vous
01:12:12si vous vous présentez
01:12:13il a dit de reperte du poids
01:12:14c'est vrai en plus
01:12:15il n'y a pas Valérie
01:12:16qui sera là
01:12:17pour le fouetter
01:12:19vous en connaissez
01:12:20des choses
01:12:21le fouetter
01:12:22ou le failleter
01:12:23le fouetter
01:12:24pour ne pas qu'il mange
01:12:24trop de chocolat
01:12:25pardon
01:12:26il y a des gens
01:12:27qui connaissent
01:12:28des chefs d'entreprise
01:12:29qui disent que face
01:12:29à ce foutoir généralisé
01:12:32si la gauche devait gagner
01:12:33vaudrait mieux Hollande
01:12:37moi ça fait deux ans
01:12:38que je dis
01:12:39il fait vraiment partie
01:12:40des gens qui peuvent
01:12:42je l'ai souvent dit
01:12:43bon là je pense
01:12:43qu'avec la primaire
01:12:44qui est devant lui
01:12:45s'il n'y participe pas
01:12:46c'est plié
01:12:47c'est peut-être aussi
01:12:47pour ça qu'il prend
01:12:48cette initiative
01:12:48de faire un livre
01:12:49avec des propositions
01:12:50qui sortent un peu
01:12:50du film visuel
01:12:51pourquoi c'est plié ?
01:12:52je vous dirai après
01:12:53en revanche
01:12:53je pense que
01:12:56la gauche
01:12:56malheureusement en France
01:12:57quand elle gagne
01:12:57elle gagne toujours
01:12:58très à gauche
01:12:58donc avec des propositions
01:13:00du type social libéral
01:13:01c'est pas sûr
01:13:02qu'on puisse gagner
01:13:03c'est peut-être dommage
01:13:05mais n'oubliez pas
01:13:05il avait gagné
01:13:06très à gauche
01:13:06mon ennemi c'est la finance
01:13:07et il a fait le fameux
01:13:10virage social-démocrate
01:13:11en 2014
01:13:12après deux ans de bêtise
01:13:14avec Macron
01:13:14avec Valls etc
01:13:15et il a mis Macron
01:13:16sur des rails
01:13:17par rapport à cette dynamique
01:13:18dont Macron a récolté
01:13:19les fruits par la suite
01:13:20manifestement
01:13:20maintenant c'est l'inverse
01:13:21âge légal
01:13:22de départ à la retraite
01:13:2363 ans
01:13:24avec l'introduction
01:13:25de la capitalisation
01:13:26une partie
01:13:26hausse progressive
01:13:27attendez
01:13:28laissez-moi finir
01:13:29mes chères Sophie
01:13:29hausse progressive
01:13:30du taux normal
01:13:31de la TVA
01:13:32la fameuse TVA sociale
01:13:33de 4 points
01:13:33quand même
01:13:34un fort à hurler
01:13:35quand il a entendu ça
01:13:36puis fermeté
01:13:37sur le régalien
01:13:38et l'immigration
01:13:38c'est vrai qu'on est loin
01:13:39du programme
01:13:40et des vieilles lunes
01:13:41socialistes quand même
01:13:42ça devrait vous plaire
01:13:44Mélenchon dit
01:13:45qu'il s'est trompé
01:13:46il peut dire
01:13:47et puis le monde
01:13:48a terriblement évolué
01:13:49moi quand les gens
01:13:50vont dans la bonne direction
01:13:52je pardonne
01:13:53donc ça veut dire quoi
01:13:54que vous seriez prête
01:13:55à voter pour lui
01:13:57mais je ne le dirai pas
01:13:58et je veux dire
01:13:59entre Hollande
01:14:00et Mélenchon
01:14:00je me jette
01:14:01dans les bras de Hollande
01:14:01oh Najwa aussi
01:14:03dans les bras de Hollande
01:14:04en tous les cas
01:14:05oui tout est possible
01:14:07tout est possible
01:14:08mais rappelez-vous
01:14:09lors de la première élection
01:14:12présidentielle
01:14:12c'était en 2012
01:14:13non avant
01:14:15avant
01:14:16François Hollande
01:14:17première élection
01:14:18donc
01:14:192007
01:14:20oui voilà
01:14:21c'est pour ça que je disais
01:14:22non non
01:14:22là il y a quelque chose
01:14:23qui ne va pas
01:14:24il faisait 5%
01:14:26dans les sondages
01:14:265%
01:14:28bon après
01:14:28il y a eu l'affaire
01:14:29des SK
01:14:29oui
01:14:30qui l'a bien aidé
01:14:31également
01:14:32mais moi je crois
01:14:34en un François Hollande
01:14:37très analyse politique
01:14:40il est
01:14:40c'est un stratège
01:14:41c'est ce que je disais
01:14:42c'est un stratège
01:14:42et je l'ai vu à maintes reprises
01:14:44c'est un vrai
01:14:45véritable stratège
01:14:46donc au contraire
01:14:47il a ses chances
01:14:48il a ses chances
01:14:49face à ce
01:14:49excusez-moi d'être vulgaire
01:14:51mais face à ce foutoir
01:14:53oui oui
01:14:53il peut se démarquer
01:14:55avec des propositions
01:14:56réelles
01:14:57parce que
01:14:57je suis assez d'accord
01:14:58d'ailleurs Sophie le disait
01:15:00très justement
01:15:00la situation
01:15:01d'il y a quelques années
01:15:03n'est plus la même
01:15:04vous avez des déficits
01:15:05vous avez
01:15:06vous avez
01:15:08vous avez aussi
01:15:09des exigences
01:15:10en termes de régalien
01:15:12vous avez une insécurité
01:15:13il faut le dire
01:15:14qui est galopante
01:15:16vous avez une éducation nationale
01:15:17qui s'effondre
01:15:19non non mais je suis d'accord
01:15:20le pire c'est que
01:15:21vous avez raison
01:15:21mais enfin
01:15:22il ne faut pas oublier
01:15:23quand même que c'était
01:15:23l'un des présidents
01:15:24de la 5ème
01:15:26le plus impopulaire
01:15:27et qui ne s'est même pas représenté
01:15:29non mais là
01:15:29là il est
01:15:30donc c'est quand même
01:15:30la meilleure
01:15:31non mais là il aurait
01:15:32bien populaire
01:15:33regardez les derniers sondages
01:15:34mais ce que je veux vous dire
01:15:36en politique
01:15:36rien n'est impossible
01:15:38d'ailleurs il le dit
01:15:39il dit
01:15:39rien n'est impossible
01:15:40en bon sportif
01:15:41je sais que les plus lourdes chutes
01:15:43on s'en relève
01:15:44mais c'est vrai que oui
01:15:45les électeurs
01:15:46peut-être parfois
01:15:46n'ont pas de mémoire
01:15:47il a encore ses chances
01:15:48mais je trouve qu'avec la primaire
01:15:50socialiste quand même
01:15:51et un peu élargie
01:15:52qui est devant lui
01:15:53mais il n'ira pas
01:15:54il l'a dit
01:15:54il préfère aller faire la promo
01:15:56c'est bien malin d'ailleurs
01:15:57oui mais absolument
01:15:57mais une fois que vous aurez un candidat
01:15:58parce que cette primaire
01:15:59elle va aller à son terme
01:16:00elle va fabriquer un candidat
01:16:01ce sera peut-être Glucksmann
01:16:02ce sera peut-être un autre
01:16:03et là quand vous aurez
01:16:04et qui peut se rallier à lui
01:16:05oui mais après
01:16:06objectivant
01:16:07si des électeurs
01:16:08se mobilisent en masse
01:16:09en payant quelque chose
01:16:10pour soutenir un candidat
01:16:11que le candidat après dise
01:16:12bon finalement j'y vais plus
01:16:12je me mets derrière François Hollande
01:16:14c'est une question
01:16:16un peu plus complexe
01:16:17et je pense qu'il a pour le coup
01:16:19il est tombé dans le piège
01:16:20je l'ai dit fort
01:16:20qui effectivement voulait l'écarter
01:16:22parce que c'était la menace
01:16:23à mon avis
01:16:23c'était l'éléphant
01:16:24si je peux dire
01:16:25au milieu de la pièce
01:16:25en disant lui de toute façon
01:16:26si jamais
01:16:26au centre vrai
01:16:27ça s'agit du terme
01:16:28s'il y va
01:16:29il a potentiellement un boulevard
01:16:30parce qu'il est rassurant
01:16:32il est capable d'être fédérateur
01:16:33il a l'expérience
01:16:34il peut
01:16:35regardez le débat qu'il a eu
01:16:35face à
01:16:37le maire du Havre
01:16:38et d'Orphilippe
01:16:39il y a trois jours
01:16:40très sincèrement
01:16:40moi le sentiment que j'ai eu
01:16:41c'est qu'il était dominant
01:16:42et d'Orphilippe était soumis
01:16:43il faudrait presque
01:16:44qu'il fasse la primaire à droite
01:16:45qui n'est pas à l'heure du jour
01:16:47mais là vous voyez
01:16:47je vais vous dire rapidement
01:16:49là-dessus
01:16:49pour ne pas oublier
01:16:50là je ne vous rejoins pas
01:16:51c'est quand vous dites
01:16:53la primaire
01:16:53en gros va
01:16:55enfin vous ne le dites pas comme ça
01:16:56mais va lancer une dynamique
01:16:57par rapport au candidat
01:16:58qui sera sorti de cette primaire
01:16:59une légalité
01:17:00une légalité
01:17:01oui parce que Benoît Hamon
01:17:03je suis désolée
01:17:04il n'y a pas eu de dynamique
01:17:05d'ailleurs même le parti socialiste
01:17:07c'est s'indépendant
01:17:08alors moi je voudrais savoir
01:17:10ce qui nous garantit
01:17:11primaire à droite
01:17:12comme à gauche
01:17:13il y a une primaire
01:17:14il y en a un qui sort
01:17:15qu'est-ce qui empêche
01:17:17les candidats de se présenter
01:17:18quand même
01:17:18parce que vous n'allez pas
01:17:20leur faire confiance
01:17:20il y a une primaire
01:17:22ils ne vont pas tous se dire
01:17:23ah ben c'est fini pour moi
01:17:25il y a une primaire à droite
01:17:27imaginons qu'il y en ait une
01:17:28il y en aura
01:17:29il y aura toujours des dix
01:17:30d'autres qui vont se présenter
01:17:31quand même
01:17:31c'est de plus en plus dans l'air
01:17:32David Lysnard ce matin
01:17:33oui
01:17:34tout à fait
01:17:34il faut des moyens
01:17:38des signatures
01:17:38un état-major de campagne
01:17:40il faut une équipe
01:17:41si vous n'avez pas tout ça
01:17:42vous pouvez toujours vous présenter
01:17:44vous partez très loin
01:17:46au-delà des signatures
01:17:46il faut les millions d'euros
01:17:47qui vont avec
01:17:48il y a toute l'ingénierie juridique
01:17:49financière
01:17:50se présenter
01:17:51alors d'après vous
01:17:51qui a tout ça ?
01:17:53non mais je vais vous dire
01:17:55vous avez un parti
01:17:56qui a beaucoup de moyens
01:17:57c'est Renaissance
01:17:58le parti Gabriel Attal
01:17:59ce qui fait qu'à Mandeuil
01:18:00il y aura sans doute
01:18:00un ralliement
01:18:01avec Eudor Philippe
01:18:01d'une manière ou d'une autre
01:18:02parce que Eudor Philippe
01:18:02ne pourra pas gagner
01:18:03sur les moyens de Renaissance
01:18:04c'est pas Horizon
01:18:05qui a assez de cash
01:18:05pour faire le job
01:18:06les Français
01:18:06s'ils étaient déçus par Hollande
01:18:08ils peuvent être déçus par cela
01:18:09on est d'accord
01:18:10l'EPS n'a pas beaucoup d'argent
01:18:11les républicains
01:18:12en ont un petit peu
01:18:12mais pas tant que ça
01:18:13et la grosse caisse
01:18:15aujourd'hui c'est l'ERN
01:18:16qui a beaucoup d'argent
01:18:17grâce à ses 130 parlementaires
01:18:18ils ont du mal
01:18:19à obtenir des prêts
01:18:20quand même
01:18:20tout ça c'est lamentable
01:18:21c'est vrai que c'est scandale
01:18:24la banque de la démocratie
01:18:25de Emmanuel Macron
01:18:26n'a toujours pas été créée
01:18:28heureusement qu'on ne crée pas une banque
01:18:28en plus
01:18:29il ne manquait plus que ça
01:18:29non mais n'oublions pas
01:18:31c'est vrai
01:18:31David Lysnard
01:18:32parce que David Lysnard
01:18:34il a annoncé là
01:18:34d'ailleurs ce matin
01:18:35qu'il a réuni
01:18:36quasiment les 500 parrainages
01:18:38il est présent
01:18:39dans les maires de France
01:18:39c'est facile pour lui
01:18:40oui exactement
01:18:41mais je veux dire
01:18:42déjà cette première étape
01:18:43et vous avez raison
01:18:44ce qui est fondamental
01:18:46ce qui est fondamental
01:18:48c'est les finances
01:18:49c'est le maire de la guerre
01:18:51le nombre de patrons
01:18:52de l'étranger
01:18:53de partout
01:18:54parce que je le connais
01:18:55depuis longtemps
01:18:56qui disent
01:18:57je veux donner de l'argent
01:18:59je suis sidéré
01:19:01alors je dis moi
01:19:02je suis le maire
01:19:03à Lysnard
01:19:04il est très libéral
01:19:06c'est sûr
01:19:07il est très très libéral
01:19:08il a un espèce de bon sens
01:19:10qu'on cherche
01:19:10il est sympathique
01:19:11c'est ce que c'est qu'une boîte
01:19:14ils demandent tous
01:19:15comment on fait
01:19:15un de plus quand même
01:19:16là vous en rajoutez
01:19:18mais là où je ne suis pas
01:19:20d'accord avec vous
01:19:21c'est que
01:19:22on dit un de plus
01:19:24un de plus
01:19:25mais moi comparé
01:19:25à d'autres candidats
01:19:26et je pense notamment
01:19:27à la candidate verte
01:19:29David Lysnard
01:19:30il a tous sa place
01:19:31il connait bien les territoires
01:19:32vous le rappeliez
01:19:33il est président
01:19:34de l'association
01:19:35des maires de France
01:19:36il est maire de Cannes
01:19:38il a été chef d'entreprise avant
01:19:42je suis désolée
01:19:43il est tout aussi légitime
01:19:45que des candidats
01:19:46qui se positionnent
01:19:47pour aller
01:19:48et vous savez
01:19:49que j'ai fait à Éthique
01:19:50toujours
01:19:51parce que
01:19:51pardonnez-moi
01:19:52mouvement patronal
01:19:53j'en parle
01:19:53et j'invite tout le monde
01:19:54et j'ai eu l'idée
01:19:56je connaissais les deux
01:19:58il n'était
01:19:58lui était candidat
01:20:00il disait qu'il allait l'être
01:20:01elle ne l'était pas
01:20:02j'ai demandé
01:20:02à Sarah Knafo
01:20:03et David Lysnard
01:20:04s'ils étaient d'accord
01:20:05pour faire un duo
01:20:06devant les patrons
01:20:07et donc je les ai invités
01:20:08devant 150 patrons
01:20:10j'avais appelé ça
01:20:12d'ailleurs
01:20:12les équipes
01:20:13n'étaient pas contentes
01:20:14parce que j'avais appelé ça
01:20:15le duo libéral
01:20:17face au patron
01:20:18donc les équipes
01:20:19ont râlé
01:20:19j'ai dit bon
01:20:20alors duo ou duel
01:20:21parce que les équipes
01:20:24ça a été incroyable
01:20:255 millions de vues
01:20:26parce que tout le monde
01:20:27a tweeté
01:20:28c'est vrai que Sarah Knafo
01:20:30est très suivie par les patrons
01:20:31mais enfin vous ne pensez pas
01:20:32que son principal
01:20:33pour donner un peu
01:20:33dans la provoque
01:20:34défaut à Sarah Knafo
01:20:36c'est son compagnon
01:20:37justement
01:20:38je ne dirais pas
01:20:39que c'est un défaut
01:20:39mais c'est injouable
01:20:41cette histoire
01:20:42elle a l'étiquette
01:20:44reconquête
01:20:44qui est très radicale
01:20:46quand même
01:20:46s'il y avait
01:20:46Sarah Knafo
01:20:47s'il y avait des gens censés
01:20:48Sarah Knafo
01:20:49qui s'allie à David Lysnard
01:20:51qui s'allie pourquoi pas
01:20:52à
01:20:53comment il s'appelle
01:20:54à gauche
01:20:54que j'aime beaucoup
01:20:55ancien premier ministre
01:20:58Manuel Valls
01:20:59ah
01:20:59monsieur Valls
01:21:00Manuel Valls
01:21:01il ne se présente pas
01:21:01non non
01:21:03Bernard Cazeneuve
01:21:03oui Bernard Cazeneuve
01:21:05non mais il y a des gens
01:21:06pour l'instant
01:21:07il ne se présente pas non plus
01:21:08pardon
01:21:09pour l'instant
01:21:09il ne se présente pas non plus
01:21:10Bernard Cazeneuve
01:21:10si
01:21:10vous voyez il y pense aussi
01:21:12il l'a dit hier
01:21:12il y pense tous
01:21:13de toute façon
01:21:14il l'a dit hier
01:21:15donc il est candidat à la primaire
01:21:16il est candidat
01:21:17vous êtes en train de lui saper
01:21:18son annonce de candidature
01:21:20à la primaire
01:21:20il est candidat à la primaire
01:21:22socialiste
01:21:24alors je ne dis rien
01:21:26hier tout le monde
01:21:27ne parlait que de ça
01:21:29donc
01:21:30en tout état de cause
01:21:31moi je me demande
01:21:32même s'il ne faudrait pas
01:21:33un homme
01:21:34alors qu'il y ait
01:21:35un certain consensus
01:21:36et qu'il présente
01:21:36un gouvernement
01:21:37censé
01:21:38de gens qui ont
01:21:39oui mais ça vous avez raison
01:21:40ça serait bien
01:21:41que quelqu'un arrive
01:21:42un jour avec un gouvernement
01:21:43et pas qu'un homme
01:21:44en disant
01:21:45Sarah Knaff
01:21:46il sera
01:21:47ministre des finances
01:21:48ou je ne sais pas quoi
01:21:50il y aura un ministre
01:21:51de la justice
01:21:51qui serait Bernard Cazeneuve
01:21:54ça fait des années
01:21:55que je le dis
01:21:55aux hommes politiques
01:21:56qui aspirent à se présenter
01:21:57et je leur dis en direct
01:21:59quand je leur parle
01:21:59et à chaque fois
01:22:00on m'oppose
01:22:01oui mais vous comprenez
01:22:02entre le premier
01:22:02et le deuxième tour
01:22:03puis après la législative
01:22:04ils sont tous tellement ambitieux
01:22:06en fait ils n'arrivent pas
01:22:07se mettre d'accord
01:22:08ils ne savent surtout pas
01:22:09comment ils vont faire
01:22:11merci à tous les trois
01:22:12merci à tous les trois
01:22:13Sophie de Monton
01:22:14Alexandre Malafaille
01:22:16Najwa L.A.I.T.
01:22:17merci d'avoir été avec nous
01:22:18pour nos débats
01:22:19oui je l'ai bien dit
01:22:20pour la fin
01:22:21bonjour Perico Légas
01:22:23bonjour Stéphanie
01:22:23alors c'est quoi le menu
01:22:25la France
01:22:25aux états du
01:22:26on est quoi
01:22:26le 4 septembre déjà
01:22:28non le 3
01:22:29le 3
01:22:29parce que demain
01:22:30c'est l'anniversaire
01:22:31de la république
01:22:31nous ne voulions pas
01:22:32que la 3ème république
01:22:33elle est votre femme
01:22:33bon anniversaire
01:22:34bon anniversaire
01:22:35à votre épouse
01:22:38je dirais un petit mot
01:22:39sur le rififi
01:22:40à Radio France
01:22:41avec l'arrivée
01:22:41de Génard Échard Saint-Bas
01:22:43et on pensait
01:22:44que c'était
01:22:45des journalistes objectifs
01:22:46sur le service public
01:22:47ils savaient
01:22:47qu'ils sont très à gauche
01:22:48ils font des pétitions
01:22:49ils font des menaces de grève
01:22:50c'est terrible
01:22:51je tombe des nus
01:22:53ensuite nous avons
01:22:54à 12h45
01:22:54André Bercoff
01:22:56qui nous parlera
01:22:57de Mélenchon et le voile
01:22:58ça tombe bien
01:22:59puisque je reçois
01:23:00pendant une heure
01:23:01Julien Drey
01:23:01qui va nous parler
01:23:02faut-il avoir peur
01:23:03du grand Mélenchon
01:23:03formidable
01:23:04et donc on discutera
01:23:07je vais être obligé
01:23:07peut-être de défendre
01:23:08Mélenchon
01:23:08parce que Julien Drey
01:23:10n'a pas sa langue
01:23:10dans sa poche
01:23:11voilà
01:23:12et puis on aura
01:23:13un petit sondeur
01:23:14qui nous dira
01:23:14quelle est l'équation
01:23:16on est marre des sondeurs
01:23:17oui mais sauf que
01:23:18Mélenchon il a un truc
01:23:19il a un sondage
01:23:20merci Perico
01:23:21bonne émission
01:23:22à tout à l'heure
01:23:22et à demain
01:23:23à demain
01:23:2410h midi
01:23:24pour à vous de le dire
01:23:27Sud Radio
01:23:29Parlons vrai

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