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  • il y a 7 semaines
Avec Prisca Thevenot, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-03##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:078h31 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique.
00:10Aujourd'hui Jacques, vous recevez Prisca Thévenot, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
00:15Bonjour Prisca Thévenot.
00:17Bonjour.
00:17On va parler de la présidentielle et du budget dans un instant,
00:20mais tout d'abord j'aimerais vous entendre sur le service public qui n'en finit plus d'agiter la
00:23classe politique,
00:24et en particulier LFI.
00:26Je rappelle juste les trois épisodes pour que tout le monde comprenne bien.
00:30Premièrement, la direction de France Inter confie une chronique hebdomadaire à un journaliste de Valeurs Actuelles.
00:34Puis, Jean-Luc Mélenchon accumule des réactions.
00:36Son dernier post, un extrait, il dit « La colonisation par les fachos a commencé ».
00:41Et, troisième épisode, les personnels de Radio France, réunis en AG,
00:45demandent à leur direction le retrait de la chronique et votent le principe d'une grève.
00:49La question que je vous pose, Madame Thévenot,
00:51vous trouvez normal que la LFI exerce une pression sur les dirigeants d'un service public et sur leurs choix
00:56éditoriaux ?
00:58Mais je pense que vous avez la réponse dans votre question.
01:00La France Insoumise, et notamment Jean-Luc Mélenchon le premier,
01:05passent leur temps à mettre la pression sur tout le monde, en permanence et en tout temps.
01:11Et ce faisant, ils mettent la pression sur notre système démocratique tel qu'il existe.
01:15Ce sont les journalistes aujourd'hui, l'indépendance des médias aujourd'hui,
01:19c'était hier les forces de l'ordre, avant-hier la justice, encore avant-hier les opposants politiques.
01:27Tout cela donne à voir quelque chose d'assez simple.
01:30Tout cela, c'est une promesse de ce que sera la vie sous la France Insoumise
01:34si demain Mélenchon arrivait au pouvoir.
01:37Que cherchent les filles quand Mélenchon parle de colonisation par les fachos ?
01:41C'est de l'intimidation ?
01:42A brutaliser le débat.
01:44A brutaliser le débat et à faire ce qu'il sait faire,
01:47c'est-à-dire agiter une haine et des peurs sur les réseaux sociaux,
01:52précisément pour qu'ensuite une meute se décharge, se déverse sur celles et ceux qu'il pointe du doigt.
01:58Et ils le font toujours haïtiant.
02:00Et ensuite, ils viendront la main sur le cœur, avec soit Manuel Bompard, soit Mathilde Panot,
02:05nous dire « Nous n'avions pas prévu cela, nous étions simplement en train de dire ce que beaucoup de
02:10gens pensent,
02:10et peu importe les conséquences pour la vie des gens, ça, ça ne les regarde pas. »
02:14Vous, Prisca Thévenot, vous apportez votre soutien à la direction du service public ou à la rédaction ?
02:19J'apporte mon soutien à l'indépendance de nos médias.
02:22Nos médias doivent pouvoir travailler, choisir, faire des éditos,
02:26comme vous le dites vous-même dans vos rédactions,
02:29de façon libre et indépendante, sans pression aucune du politique.
02:34La rédaction de France Inter a tort de vouloir entamer une grève si Charles Sapin reste à l'antenne ?
02:39Mais la direction, moi je ne vais pas vous dire que je suis là en train de demander
02:43à ce qu'on respecte l'indépendance des uns et des autres,
02:45et venir commencer à m'immiscer dans les discussions qui ont lieu entre la direction et la chaîne.
02:50Je pense qu'encore une fois, Jean-Luc Mélenchon doit déjà s'occuper de ce qu'il est censé faire,
02:56c'est-à-dire avoir un groupe parlementaire qui se prépare pour le budget,
02:59et pas simplement pour censurer, menacer,
03:02parce que là aussi, à l'Assemblée nationale, ils y sont,
03:04et pourtant ils y sont non pas pour travailler, mais pour menacer et censurer.
03:08Pour terminer, vous diriez que c'est une chasse à l'opinion, d'une certaine façon ?
03:11C'est une forme de terrorisme intellectuel ?
03:13Pardon, ils font des chasses à l'opinion, ils font des chasses à l'homme, chasse aux femmes,
03:16je suis désolée de le dire.
03:18Je vous le dis encore une fois, que ce soit les journalistes, les forces de l'ordre,
03:21la justice ou leurs opposants politiques,
03:24ils passent leur temps à mettre des cibles sur tout le monde en permanence.
03:27Alors vous y faites référence à Hétion,
03:30et c'est normal puisque les discussions vont débuter autour du budget,
03:34c'est également l'actualité.
03:35Est-ce que d'un mot, vous diriez que ce sont aux retraités les plus aisés
03:39de faire un effort, et dans quelle proportion ?
03:41Puisqu'on voit bien aujourd'hui que le débat est en train de tourner
03:46sur la question des pensions des retraites.
03:48Oui, vous avez raison, le débat tourne encore et toujours sur le même sujet.
03:53Comment on finance notre système de retraite,
03:56qui est un système par répartition,
03:58et qui est face à un mur démographique que nous connaissons tous ?
04:02Alors oui, on a essayé des réformes paramétriques,
04:06oui, elles ont finalement été abandonnées,
04:08alors qu'est-ce qu'on fait ?
04:09On continue à chercher des réformes paramétriques,
04:12on essaie de pointer du doigt,
04:14ou de prendre dans la poche des uns et des autres,
04:17on se dit finalement,
04:18on en finit avec ce psychodrame annuel,
04:20et on change complètement le système.
04:22Là vous allez faire référence au programme de Gabriel Attal,
04:24à notre projet que nous portons aussi à l'Assemblée Nationale.
04:27On l'a posé l'année dernière à l'Assemblée Nationale en tant que député,
04:30pour pouvoir mettre une part de capitalisation,
04:33pour pouvoir commencer à défendre un système universel,
04:36et sans limite d'âge.
04:38Mais ça ce sera quand même dans un deuxième temps,
04:40j'aimerais juste vous entendre sur les choix qu'il va y avoir à faire là tout de suite,
04:43avec le Premier Ministre.
04:45Il y a deux petites musiques qui montent,
04:48la suppression de l'abattement de 10%,
04:49la désindexation des pensions pour les pensions les plus élevées.
04:53Mais qu'est-ce que vous, vous préférez ?
04:55Déjà moi ce que je préfère c'est que,
04:56parce que vous parlez très justement,
04:58et merci de le faire en ces termes,
04:59de petites musiques.
05:00Moi je n'ai pas encore vu le début d'un projet de loi de finances.
05:04D'accord.
05:04Parce que ce projet de loi de finances n'a pas encore été présenté
05:07en Conseil des ministres par le gouvernement.
05:10Donc je pense que plutôt que d'agiter des angoisses légitimes
05:14sur les uns et sur les autres,
05:15et finalement sur comment on réserve notre dette publique,
05:18faisons notre travail tel qu'il est,
05:19et là je parle en tant que parlementaire,
05:21attendons le projet tel qu'il sera présenté par le gouvernement,
05:23et ce n'est pas dans 3 mois, 4 mois, 5 mois, 1 an,
05:26c'est dans quelques jours,
05:27et on commencera à débattre à l'Assemblée Nationale en octobre.
05:30Qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ?
05:32Évitons des coups de rabot sur les pensions de retraite ou pas ?
05:35Je dis regardons la copie dans sa globalité.
05:38Et je le dis d'autant plus que l'année dernière,
05:39on l'avait déjà dit,
05:40attention,
05:41quand on abandonne,
05:43quand on supprime une réforme
05:44qui permet quand même
05:45de donner un peu de respiration financière et économique,
05:48je parle de la réforme des retraites,
05:50il aurait fallu avoir en face
05:52une mesure qui permet
05:53de contrebalancer.
05:55On ne l'a pas eue,
05:56et donc on en est là aujourd'hui.
05:57Donc attention à ne pas simplement
05:59essayer de faire un truc ligne par ligne,
06:01mais regardons la copie globale.
06:02Alors, il y a une autre idée qui circule,
06:04c'est celle de la TVA sociale,
06:05cette fois-ci ce sont plusieurs patrons
06:07qui ont évoqué cette idée,
06:08notamment Michel-Édouard Leclerc.
06:10Est-ce que vous,
06:12vous y êtes favorable ?
06:13J'entends l'idée.
06:14J'entends l'idée,
06:15elle mérite d'être débattue
06:16à l'Assemblée nationale
06:16pendant le budget.
06:18La TVA sociale,
06:19c'est quoi ?
06:19C'est faire peser un peu moins
06:22le financement de notre modèle social
06:24sur le travail,
06:25et un peu plus sur,
06:27effectivement,
06:28d'autres marges
06:28comme la TVA.
06:30Ça permet aussi,
06:31potentiellement,
06:32des gains sur l'emploi
06:33et la compétitivité,
06:34ce qui n'est pas anodin
06:35et ce qui, moi,
06:37plutôt me fait entendre...
06:38Dans votre esprit,
06:39ce serait des variations
06:40de combien
06:40pour que les gens
06:41qui nous écoutent
06:42se voient...
06:43C'est exactement là
06:45le point qu'il faudra
06:46qu'on discute.
06:47De quoi on parle ?
06:48Parce que si ça permet
06:49d'être favorable
06:51à l'emploi et la compétitivité
06:52et bien évidemment aussi
06:54réduire la différence
06:55entre le net et le brut,
06:57c'est très bien.
06:57Mais si c'est finalement
06:58pour avoir des conséquences négatives
07:00parce que pas assez équilibrées
07:02sur la TVA,
07:04j'ai envie de vous dire,
07:04là, on s'y perd un peu
07:05et les Français sauront très vite
07:07que ce n'est pas très judicieux.
07:08Alors, toutes ces discussions,
07:10c'est très bien,
07:10mais il y a un vrai risque
07:11que le budget ne soit pas voté.
07:13Est-ce que vous croyez
07:14au fait que ce budget
07:15sera voté ?
07:16Non mais attendez, pardon.
07:17Enfin, on ne va pas inventer
07:18les choses.
07:19Vous le savez,
07:20depuis la dissolution de 2024,
07:21il y a 11 familles politiques
07:23à l'Assemblée nationale.
07:25Aucune n'a de majorité,
07:27sauf quand le RN et la LFI
07:28se tiennent la main,
07:29ce qui arrive de temps en temps.
07:29Mais là, la France Insoumise
07:30annonce clairement la couleur
07:31et dit qu'elle va censurer,
07:32quoi qu'il arrive.
07:33Non mais que la France Insoumise
07:34censure et menace,
07:35comme on se le disait en début,
07:36il n'y a rien de nouveau
07:37sous les tropiques.
07:37Malheureusement, c'est un fait.
07:39Maintenant, ce qui est important,
07:40c'est de savoir
07:41est-ce que les oppositions
07:41vont voter le budget ?
07:43Enfin, pardon.
07:43Il y a une interrogation
07:44pour le Parti Socialiste.
07:46Je crois qu'ils sont aussi
07:47en primaire interne en ce moment.
07:49Côté gauche,
07:50je ne vois pas comment
07:51le budget est voté.
07:52Le sujet, c'est
07:53est-ce qu'il sera adopté ?
07:54Et comment ?
07:55Vous ne voyez pas
07:56comment le budget pourra être voté ?
07:57Je ne vois pas comment
07:58les oppositions vont voter
07:59un budget sur lequel
08:01chacun trouvera
08:02les meilleures excuses
08:03du monde entier.
08:04je leur fais confiance
08:04pour expliquer qu'il est mauvais.
08:06Alors du coup,
08:07pour éviter un nouveau psychodrame,
08:08qu'est-ce que vous dites
08:09à Sébastien Lecornu ?
08:10Prenez les ordonnances ?
08:12Non, je dis qu'il faut laisser...
08:13Je dis que...
08:14Vous avez une parlementaire
08:15en face de vous.
08:16Je dis qu'il faut bien évidemment
08:17laisser le Parlement travailler,
08:19se faire,
08:20parce qu'il y aura aussi
08:21des débats extrêmement importants
08:22qui doivent pouvoir avoir lieu.
08:23Vous venez de parler
08:24des retraites,
08:24vous venez de parler
08:25de la TVA sociale.
08:26Ce sont aussi des moments
08:27de clarification politique
08:28du positionnement
08:29des uns et des autres.
08:30Et puis, peut-être,
08:32soyons un petit mis,
08:33peut-être qu'on arrivera
08:34à trouver des accords
08:34sur telle ou telle partie
08:36du budget
08:36qui permettra aussi
08:39de donner un coup d'horizon.
08:40Il faudra passer
08:40par un 49.3 éventuellement ?
08:42Je le redis encore une fois,
08:43il n'y a pas de majorité
08:44à l'Assemblée nationale
08:45depuis la dissolution.
08:46Donc, au pire,
08:47il y aura un 49.3.
08:48C'est mieux ça
08:48qu'un gouvernement qui tombe ?
08:49C'est pour ça que je dis,
08:51est-ce que le budget
08:52sera voté favorablement ?
08:53Je ne vois pas
08:53comment les oppositions votent.
08:55En revanche,
08:55est-ce qu'il doit être adopté ?
08:56Oui.
08:56Et est-ce qu'il peut l'être ?
08:57Oui.
08:57Quitte à ce que ça passe
08:58par le 49.3.
09:00Il faut un budget,
09:00vous savez.
09:02On parle de la présidentielle 2027.
09:04On voit bien que maintenant,
09:05elle est lancée.
09:05Plus de 30 candidats,
09:06ça fait sourire
09:07un certain nombre de gens.
09:08Pour vous,
09:08le match,
09:09c'est entre Gabriel Attal
09:10et Edouard Philippe.
09:10Assez feutré pour le moment.
09:12C'est Edouard Philippe
09:13qui arrive en tête
09:14de cette course
09:14entre deux anciens premiers ministres.
09:16Mais pourquoi Gabriel Attal
09:18serait le seul candidat
09:19du rassemblement,
09:20pour vous ?
09:22Alors, déjà,
09:23disons plusieurs choses.
09:24Il y a aujourd'hui
09:24une tendance assez forte,
09:26une dynamique assez complexe
09:29qui veut que les candidats
09:31et les familles politiques
09:31qui soient en dynamique positive
09:32dans les sondages
09:33soient le RN
09:34et la France insoumise.
09:35Marine Le Pen,
09:36Jean-Luc Mélenchon.
09:37Par rapport à cela,
09:38il y a un autre candidat
09:39qui a une dynamique aujourd'hui,
09:40qui n'est pas en train
09:41de stagner
09:42ou potentiellement de reculer
09:43sur certains sondages,
09:44c'est Gabriel Attal.
09:45Et donc moi,
09:45j'y vois aussi un signe d'espoir
09:47et un signe de volonté
09:48que les Français nous expriment,
09:49à savoir,
09:50nous ne voulons pas le duel
09:51entre Jean-Luc Mélenchon
09:52et Marine Le Pen
09:53au second tour.
09:55Mais Edouard Philippe
09:56est installé dans les sondages
09:57et tant mieux,
09:57j'ai envie de vous dire,
09:58ce n'est pas un opposant
09:58ni un ennemi politique
09:59pour moi,
10:00Edouard Philippe.
10:00Donc on va être très tranquille
10:01et très à l'aise
10:02sur le sujet.
10:03Maintenant,
10:04une fois qu'on a dit ça,
10:06regardons aussi
10:06les projets,
10:08les idées.
10:09Et sur les projets,
10:10on parlait de la réforme
10:11des retraites tout à l'heure,
10:13on n'a pas du tout
10:14la même position.
10:15Edouard Philippe est sur une réforme
10:17à 65, 66, 67.
10:18Je ne sais pas,
10:19il le précisera précisément
10:20sur l'âge.
10:21Nous, on est sur refondre
10:22globalement
10:24notre système de retraite.
10:25Et vous le voyez aussi
10:26sur la démarche.
10:27Comment faites-vous
10:27pour convaincre...
10:28Ce n'est pas un discours,
10:29c'est un projet.
10:30Alors, au-delà de ce projet,
10:31de ces différences
10:31qui peuvent effectivement exister,
10:33comment faites-vous
10:33pour convaincre les gens
10:34qui ont tendance à dire
10:35mais dans les deux cas,
10:36ce sont deux anciens
10:37premiers ministres
10:37d'Emmanuel Macron,
10:38donc c'est une continuité ?
10:40Je viens de vous le dire,
10:41regardons le projet.
10:42On a beaucoup dit en 2022
10:44qu'on n'avait pas eu
10:45de campagne présidentielle.
10:46Pourquoi ?
10:47Parce qu'effectivement,
10:47on avait un président
10:48qui se représentait,
10:49mais surtout parce qu'on avait
10:50l'agression russe en Ukraine
10:52qui a quand même pris
10:52beaucoup, beaucoup
10:53de temps et d'énergie.
10:55Et donc,
10:55on n'a pas pu débattre
10:56projet contre projet,
10:58idée contre idée.
10:58Là, on va avoir l'occasion
11:00pendant des semaines
11:01et des mois
11:01de pouvoir le faire.
11:02Alors, pourquoi on va s'en priver ?
11:04Pourquoi on va se priver
11:05dans une belle démocratie
11:06comme la nôtre
11:06alors que beaucoup d'autres
11:07sont attaqués ailleurs ?
11:09De s'empêcher d'avoir
11:10un débat profond,
11:12dense,
11:12je l'espère apaisé,
11:15sur ce que pourrait
11:16devenir la France ?
11:17Priska Thévenot,
11:18beaucoup en ce moment
11:19s'interrogent
11:20sur l'attitude
11:21de François Hollande
11:21qui pose ses petits cailloux
11:23dans cette campagne
11:24et qui parle
11:25d'une union sacrée
11:27des démocrates
11:27qui irait au-delà
11:28des formations politiques.
11:29Ça veut dire
11:30que vous pourriez
11:31en faire partie
11:31de cette union
11:32des démocrates ?
11:33Je ne sais pas.
11:34Déjà, moi,
11:34je vois si effectivement
11:36M. Hollande
11:37que j'ai écouté
11:37à plusieurs reprises
11:38dans les médias
11:39se présente ou pas.
11:41Je pense qu'il y a
11:42une primaire à gauche
11:43qui s'organise
11:44à laquelle il participera
11:45je ne sais pas ou pas.
11:46Non, il dit qu'il n'y participera.
11:48Donc,
11:49tout ça part d'une
11:50bonne démarche,
11:51c'est-à-dire qu'il y ait
11:52des débats d'idées
11:53avec des personnalités
11:55qui puissent porter des sujets.
11:56Vous savez bien
11:57qu'au bout du compte,
11:57il n'y aura probablement
11:58pas de la place
11:59pour tout le monde
11:59dans ce que j'appellerais
12:00le bloc central,
12:01cette union des démocrates
12:02dont parle François Hollande.
12:03Vous mettez François Hollande
12:04dans le bloc central,
12:05je ne suis pas sûre
12:05qu'il se mette
12:05dans le bloc central lui-même.
12:06C'est-à-dire en tous les cas
12:07entre hors LFI
12:08et hors RN
12:09et on voit bien
12:10que le match
12:12c'est le second tour
12:14qui sera qualifié.
12:15Je vais vous le dire
12:16le plus simplement possible.
12:19Être contre le RN
12:20et contre la LFI,
12:21bien sûr qu'avec Gabriel Attal
12:23nous le sommes.
12:24Mais est-ce que
12:24c'est le début d'un projet ?
12:27Non.
12:27Être contre le RN
12:28et la LFI
12:29c'est une ligne politique.
12:31Ce n'est absolument
12:31pas un projet.
12:32Et nous ce que nous faisons
12:34avec Gabriel Attal
12:34depuis maintenant
12:35plusieurs semaines
12:35et plusieurs mois
12:36depuis sa déclaration
12:37de candidature
12:38qui ne date pas d'il y a deux ans
12:39c'est qu'il sillonne le terrain
12:41partout.
12:42Il va à la rencontre des Français
12:42là où il vive,
12:43là où il travaille
12:44pour présenter son projet
12:45autour de quatre chantiers principaux.
12:47L'école,
12:48les salaires,
12:48l'IA,
12:49les frontières,
12:49deux dettes,
12:50la dette publique
12:50et la dette écologique
12:51pour parler de son projet
12:53les yeux dans les yeux.
12:54Être précisément là
12:55pour écouter aussi
12:56ce qui a été,
12:57ce qui n'a pas été,
12:57ce qu'on doit refaire.
12:58Et c'est comme ça
12:59qu'on fait campagne,
13:00c'est comme ça
13:00qu'on mène une campagne
13:01pour battre les extrêmes.
13:03Sur le fond des idées,
13:04pas simplement
13:05en brandissant
13:05des lignes rouges.
13:07Le fond,
13:07on va en parler
13:07dans une seconde.
13:08Prisca Thévenot,
13:09vous restez avec nous
13:09pour la deuxième partie
13:11de cet entretien
13:11puisque vous aurez
13:12cinq minutes pour convaincre
13:14à travers un sujet
13:15que vous avez choisi
13:17et qui est celui
13:18de l'école
13:18et qui vous tient à cœur.
13:20A tout de suite.
13:21Bon matin Sud Radio,
13:237h10h,
13:23Jacques Cardoze.
13:24L'invité politique ce matin
13:26est Prisca Thévenot,
13:27député ensemble
13:28pour la République des Hauts-de-Seine.
13:29Et dans ce deuxième quart d'heure,
13:31Prisca Thévenot,
13:31dans un instant,
13:32il y aura votre carte blanche.
13:34Nous la proposons
13:34à chacun de nos invités.
13:36Mais auparavant,
13:37nous avons une question
13:39d'un auditeur.
13:40C'est Véronique de Montpellier
13:41qui souhaite vous interroger
13:42sur l'annulation
13:42de la tournée de Patrick Bruel.
13:44Bonjour Madame Thévenot,
13:45je vous appelle de Montpellier,
13:47je suis Véronique
13:48et j'aimerais connaître
13:49votre avis
13:50sur les annulations
13:51de tournées
13:53de Patrick Bruel.
13:54J'aimerais savoir
13:55si vous êtes pour ou contre
13:56et connaître par contre
13:58vos motivations
13:59quant à votre réponse.
14:02Prisca Thévenot,
14:03selon vous,
14:04est-ce que la morale,
14:05d'une certaine façon,
14:06s'est substituée
14:06à la justice dans cette affaire ?
14:08C'est un peu la question
14:09que pose Véronique ?
14:10Non, il y a deux temps.
14:11Il y a effectivement
14:11le temps de la justice
14:13qui est important,
14:14mais aussi
14:15le temps de comprendre
14:16aussi ce qui peut se passer
14:17dans l'opinion publique
14:18et dans la tête
14:19de beaucoup de personnes,
14:20hommes ou femmes d'ailleurs.
14:22Et je pense que cette décision
14:23est une bonne chose,
14:24je le dis assez simplement,
14:26parce qu'on aurait eu
14:29un mélange des genres
14:30extrêmement fort,
14:31extrêmement dommageable
14:33et qui n'aurait pas été là
14:34pour permettre à chacun
14:35de vivre pleinement
14:37soit un concert
14:38auquel ils auraient finalement
14:38décidé quand même d'aller,
14:40soit de permettre aussi
14:42le temps de réparation
14:45et de justice
14:46que les victimes,
14:47présumées victimes,
14:48puisqu'effectivement
14:48le procès n'a pas encore eu lieu,
14:51demandent.
14:52Donc moi je trouve
14:52que c'est une bonne chose.
14:54Maintenant,
14:55il n'est pas question
14:56de se substituer à la justice
14:57qui pourra
14:57et qui va faire son travail.
15:00Je ne sais pas
15:00si vous avez entendu
15:01les propos de Mimi Mati
15:02qui d'une certaine façon
15:03lui apporte son soutien
15:04et dit je suis très triste
15:05qu'il se sente obligé
15:06d'annuler
15:06parce que la justice
15:07pour l'instant
15:08n'a pas tranché.
15:09C'est vrai que
15:10tant que la justice
15:11n'a pas tranché,
15:12on a du mal
15:13à placer le curseur
15:14d'une certaine façon.
15:15Ce n'est pas à nous
15:16de placer le curseur.
15:17Le curseur,
15:18il doit être placé
15:19par la justice
15:19et uniquement par la justice.
15:21Maintenant,
15:21c'est à nous aussi
15:22de pouvoir aussi
15:23faire preuve d'empathie
15:24et peut-être aussi
15:25de reconnaître le courage
15:26de certaines.
15:28Près de 35 femmes
15:30présumées,
15:31et j'insiste,
15:32présumées victimes
15:33se sont exprimées.
15:34Ces femmes ne se connaissent pas,
15:35j'aimerais le dire,
15:36et elles ont toutes
15:40portées leur voix
15:41auprès de la justice.
15:42Et donc,
15:42je le dis simplement,
15:43ne nous trompons pas de combat.
15:44Ça fait des années
15:46et des années
15:46qu'on demande
15:47à ce que la parole
15:48des femmes
15:48puisse être libérées.
15:49On sait à quel point
15:50c'est difficile,
15:51on sait à quel point
15:51le chemin est long
15:52et qu'à tout moment,
15:53il peut y avoir
15:54des reculades,
15:54des retours en arrière.
15:56Alors,
15:56je pense qu'il est
15:57de notre devoir
15:58de permettre à ses voix
16:00de s'exprimer.
16:01raison d'annuler sa tournée.
16:02Je le dis assez simplement,
16:03oui.
16:04Je le dis assez simplement,
16:05oui.
16:06Alors,
16:06votre carte blanche,
16:07vous souhaitiez parler
16:08de l'école
16:10qui est l'un des quatre piliers
16:11de la campagne
16:12de Gabriel Attal.
16:13On vous écoute.
16:14Oui,
16:15parce que nous sommes
16:15à la semaine
16:16de rentrée scolaire
16:17et en cette semaine
16:17de rentrée scolaire,
16:18on a eu le droit
16:19à un florilège
16:19de sujets
16:20qui sont sortis
16:20de la tête
16:21de nos politiques.
16:22Ça peut être
16:22le voile,
16:23ça peut être
16:24la fiscalité,
16:25ça peut être
16:25des éventuels nuisibles
16:26qui existeraient
16:27au sein de nos entreprises.
16:29Eh bien moi,
16:29j'ai envie de vous dire,
16:30en tant que maire de famille,
16:31avant d'être députée,
16:32avant d'être soutien actif
16:34de Gabriel Attal,
16:35eh bien j'ai surtout
16:36préparé le cartable
16:37de mes enfants
16:38et je dois le dire
16:39que j'ai été très frustrée
16:40qu'on ne puisse pas
16:41parler aussi d'école
16:42parce que l'école
16:43c'est le combat
16:44de Gabriel Attal,
16:45c'est le sujet
16:46qui est au cœur
16:46de cette campagne
16:47pour lui
16:48mais qui doit être aussi
16:49au cœur de notre nation.
16:50Le dire simplement,
16:51ce n'est pas pour
16:52fonfaronner ou faire
16:52des slogans
16:53mais c'est pour regarder
16:53une réalité telle qu'elle est.
16:55Nous avons fait beaucoup
16:55au cours des années précédentes
16:57mais beaucoup encore
16:58reste à faire
16:58sur un sujet
17:00qui relève
17:00de l'émancipation,
17:01de la prospérité individuelle
17:03mais également
17:03de la capacité collective
17:05à faire nation.
17:06Il faut bien évidemment
17:07faire que ce sujet
17:08soit la top priorité
17:09pour les prochains politiques
17:11et Gabriel Attal
17:12veut s'en faire
17:13son ministre numéro un,
17:14un ministre qui sera
17:15assuré de rester
17:16cinq ans
17:17avec une feuille de route
17:18établie sur une loi
17:19de programmation
17:20pluriannuelle
17:21mais également
17:22de refonder le savoir
17:23avec le choc des savoirs
17:24qu'il avait mis en place
17:24qui a été ministre de l'éducation nationale
17:26puis à Matignon
17:27qui a été malheureusement
17:28arrêté par ses successeurs.
17:30Ça veut dire aussi
17:31dire que le collège
17:32c'est ce moment
17:33où souvent
17:33les enfants arrivent
17:34avec des lacunes
17:35et repartent
17:36avec des lacunes
17:36amplifiées
17:37et donc
17:38remettre ensemble
17:39ce sujet du choc des savoirs
17:40avec l'accompagnement
17:41et la légitimité
17:43de salaire
17:43et de capacité de faire
17:45de l'ensemble
17:45du personnel éducatif.
17:47Alors cette semaine
17:48également dans le cadre
17:48de cette rentrée
17:49on a aussi beaucoup
17:50parlé du voile.
17:52Votre candidat
17:53Gabriel Attal
17:54s'est dit en désaccord
17:55radical
17:56avec la proposition du RN
17:57à savoir
17:57d'interdire le voile
17:59dans l'espace public
18:00mais on se souvient pourtant
18:01de sa volonté
18:01d'interdire
18:02la baïa
18:02à l'école.
18:03Ça n'a rien à voir.
18:05Pourquoi ?
18:05Ça n'a rien à voir.
18:06Vous le savez très bien
18:07et c'est la loi
18:07qui le dit
18:08d'ailleurs
18:09à l'école
18:10c'est un lieu
18:11de neutralité
18:12absolue
18:13politique
18:14et cultuelle
18:16et donc
18:16oui
18:17il faut effectivement
18:18qu'on puisse être à l'école
18:20sans qu'on sache
18:20ce que
18:21vous pensez politiquement
18:22en tout cas ce que vous irez voter
18:23quand vous êtes en âge de le faire
18:24ou vos parents
18:25et votre religion.
18:27Là on parle
18:28du rassemblement national
18:30d'ailleurs vous parlez
18:30de la position du rassemblement national
18:32mais quelle est-elle ?
18:34Parce que
18:35lundi matin
18:36pardon
18:37ça me rappelle une petite chanson
18:38enfantine d'ailleurs
18:39lundi matin
18:40non pas le roi
18:41l'empereur
18:41mais
18:42monsieur Tanguy
18:43arrive en nous expliquant
18:44qu'il y aura des amendes
18:45pour toutes les femmes
18:46qui portent
18:47un voile sur la tête
18:49un voile islamique
18:50dit-il
18:50encore faut-il
18:51qu'il puisse nous l'identifier
18:52l'après-midi
18:54un autre représentant
18:55du rassemblement national
18:56nous dit
18:57pas d'amende
18:58et puis le soir
18:59Jordan Bardella
19:00nous dit
19:00non non
19:01en fait
19:01pas de mesure
19:02référendum
19:03alors justement
19:03pardon de vous
19:04le sujet est quand même là
19:05mais précisément
19:06on va y revenir
19:07avec vous
19:08Benjamin Gleize
19:09parce que
19:10c'est l'un des débats politiques
19:11du moment
19:12et effectivement
19:13on en parle beaucoup
19:14sur les réseaux
19:15et c'est votre regard
19:16effectivement
19:16le RN qui propose
19:18l'interdiction du voile
19:19dans l'espace public
19:20vous parlez de manque
19:21de clarté
19:22de la part du rassemblement national
19:23c'est ce qu'a dit d'ailleurs
19:24aussi sur BFMTV
19:25le député Charles Rodouel
19:26qui assure que
19:27vous souhaitez interdire
19:27le voile vous
19:29pour les mineurs
19:29de moins de 15 ans
19:30il accuse donc
19:31le manque de clarté
19:31du RN
19:32et puis de donner
19:33aussi dans la stigmatisation
19:34plutôt que de stigmatiser
19:35comme vous le faites
19:36faites des propositions
19:37concrètes
19:38nous notre proposition
19:39elle est très concrète
19:40nous voulons interdire
19:41le voile pour les mineurs
19:42de moins de 15 ans
19:42au nom de la protection
19:43de l'enfance
19:44et comment vous faites aussi ?
19:46comme Jonas Haddad
19:47vient de le formuler
19:48des policiers
19:49dans la rue
19:50verbalisation
19:51vous avez une verbalisation
19:52en contrôle
19:52si cette personne
19:53a plus ou moins de 15 ans
19:54vous l'emmenez au commissariat
19:55vous lui dites
19:56dévoilez-vous
19:57une contravention forfaitaire
19:59je crois que c'est
20:00un sujet qui est
20:00complètement simple
20:01on a l'impression
20:02que c'est pas tout à fait clair
20:03en tout cas interdiction
20:03du voile pour les mineurs
20:04de moins de 15 ans
20:05vous faites du RN
20:07sans vraiment l'assumer
20:08Priska Thévenot
20:09on va se parler concrètement
20:11concrètement
20:11allez-y
20:12là vous sortez
20:13vous voyez
20:14une petite fille
20:15de 8 ans
20:16avec un voile
20:16sur la tête
20:18vous ne posez pas
20:19une question ?
20:21je parle d'une jeune
20:21et je ne suis pas
20:22ce n'est pas son choix
20:23c'est ce que vous pensez ?
20:24mais bien sûr
20:24mais franchement
20:25je ne sais pas
20:26si vous avez
20:27Priska Thévenot
20:27le RN ne dit pas autre chose
20:28vous plaisantez
20:30le RN nous explique
20:31que n'importe quelle femme
20:33adulte
20:33en conscience
20:34ne pourrait pas choisir
20:36comment elle s'habille
20:38ça n'a rien à voir
20:39sur le procédé
20:39c'est exactement la même chose
20:40et vous le savez très bien
20:41Charles Lordwell
20:42explique qu'il y aurait
20:43des arrestations
20:44des amendes
20:46il y a une responsabilité parentale
20:48on parle de mineurs
20:49je vous l'aurais dit
20:50assez simplement
20:50là je vous le dis
20:51je suis maman
20:52vous le savez très bien
20:53vous avez une force
20:55extrêmement forte
20:56de persuasion
20:58voire plus
20:59sur vos enfants
20:59ils ne choisissent pas
21:01en libre conscience
21:02c'est tout l'enjeu
21:02des parents
21:03de leur permettre
21:04de s'émanciper
21:05de s'éveiller
21:06pour une fois adulte
21:07choisir
21:08donc amende forfaitaire
21:09pour une mineure
21:10de moins de 15 ans
21:10qui porte le voile
21:11c'est pas une amende forfaitaire
21:12c'est un accompagnement
21:13et une responsabilité
21:14des parents
21:14et ça ça fait partie
21:15des propositions
21:16qu'on porte
21:16oui mais attendez
21:17je finis ma
21:18vous me posez une question
21:19j'essaie d'être précise
21:20parce que sinon
21:20ça sert à rien
21:22mais je le dis
21:23assez simplement
21:24ça relève
21:25non pas de la laïcité
21:27ou autre
21:27comme le voudrait le voir
21:28le rassemblement national
21:29mais de la protection
21:30des mineurs
21:31et sur ça
21:32il faut qu'on puisse discuter
21:33de l'ensemble
21:34des démarches
21:34oui il y a une intention
21:36et là
21:36et ensuite sur les modalités
21:37ça se discute
21:37dans une chambre
21:38qu'on connait assez bien
21:39qui s'appelle
21:40l'Assemblée Nationale
21:43quand Gabriel Attal
21:44l'avait proposé
21:45justement
21:45cette interdiction du voile
21:46pour les mineurs
21:47de moins de 15 ans
21:47il y avait eu
21:49plusieurs désaccords
21:50quand même
21:50tout le monde n'était pas d'accord
21:51au sein du parti
21:52je pense notamment
21:52à Elisabeth Borne
21:53est-ce que ça y est
21:54il y a un consensus
21:55aujourd'hui
21:56ensemble pour la République
21:57à ce niveau à ce sujet
21:58oui il y a consensus
22:00la preuve c'est que
22:00Gabriel Attal
22:01est notre secrétaire général
22:03au mouvement
22:03il est aussi
22:04notre représentant
22:05à l'Assemblée Nationale
22:06et accessoirement
22:07notre candidat
22:08à l'élection présidentielle
22:09je le redis
22:10enfin
22:11parlons concrets
22:12moi j'aime bien
22:12c'est trop facile
22:13là on est entre nous
22:14présentateurs
22:14on a quand même le sentiment
22:15entre la déclaration
22:16de votre collègue
22:17et ce que vous nous dites
22:18ce matin
22:18il y a une volonté
22:20partagée
22:20on n'est pas très éloigné
22:21des idées
22:22du Rassemblement National
22:23sur le principe
22:23vraiment
22:24je pense que
22:24c'est trop facile
22:25de dire ça
22:25et c'est un raccourci
22:26trop simple
22:27je vous le redis
22:28quand on est en train
22:29de parler d'un sujet
22:29comme ça
22:30sans prendre de cas concret
22:33est-ce que pour vous
22:34c'est la même chose
22:34une femme majeure
22:36en pleine conscience
22:37qui met un voile
22:39et une enfant
22:41de 8 ans
22:429 ans
22:4210 ans
22:43qui a un voile
22:44sur la tête
22:45est-ce que pour vous
22:46je suis désolée
22:46on ne fait pas
22:47de petites punchlines
22:48de petits sujets
22:48là
22:48on parle là
22:49comme si personne
22:50nous écoutait
22:50est-ce que c'est la même
22:51chose pour vous
22:52en France
22:53c'est vous qui êtes
22:53responsable politique
22:54je vous dis que non
22:56d'un côté nous avons
22:57une femme libre
22:58en pleine conscience
22:59adulte
23:00qui fait le choix
23:01de ses actes
23:02et l'enjeu c'est
23:03qu'elle puisse faire
23:04le choix de ses actes
23:05et de l'autre
23:05on a une enfant
23:06dont on sait très bien
23:07en tant que parent
23:07que le choix des actes
23:09n'est jamais tout le temps
23:10absolument libre
23:11merci infiniment
23:12Prisca Tevno
23:13d'avoir été l'invité
23:14de Sud Radio
23:15et de notre grand entretien
23:16ce matin
23:17et j'espère vous revoir
23:19très très vite
23:20et

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