- il y a 7 heures
Libre antenne avec Jean-François Achilli
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NewsTranscription
00:00Édition spéciale
00:03Sud Radio, le grand matin week-end, Jean-François Akili
00:070800 26 300 300, vous le savez, nous sommes ensemble jusqu'à 11h, édition spéciale Sud Radio sur ces événements,
00:18je ne sais même pas si le mot est juste, survenu hier,
00:23ce chaos, cette insurrection qui a éclaté dans un si grand nombre de villes, Paris, Marseille, Lyon et ailleurs, nous
00:30allons faire le point dans un instant,
00:32avec ces forces de l'ordre ciblées, ces monuments incendiés, la mairie de Limoges, on va y revenir également, c
00:42'est vous qui avez la parole,
00:43et je commence tout de suite, sans plus entendre, avec vous pour vous joindre, Aurélie, bonjour Aurélie.
00:48Oui, bonjour Jean-François.
00:50Vous nous appelez de clairement Ferrand, Aurélie, je sais que votre mari est policier, il était dans les magnifiques, votre
00:58témoignage est important,
01:00permettez-moi de donner la parole à Jules Boscherini, restez en ligne, restez-la bien Aurélie, votre témoignage est important
01:05ce matin,
01:06je tenais à vous avoir en ouverture de cette édition spéciale, Jules, le bilan d'hier.
01:10Le bilan, tout d'abord on va rappeler les chiffres du ministère de l'Intérieur qui a annoncé environ 550
01:16000 manifestants hier dans toute la France,
01:18contre près de 800 000 pour les organisations syndicales, donc c'était vraiment une mobilisation d'ampleur à laquelle on
01:24a assisté,
01:25et les dégâts, et bien il y en a eu énormément, comme à Marseille, avec des magasins et autres commerces
01:30pillés, détruits ou incendiés.
01:32Écoutez un petit peu l'ambiance qu'il y avait dans les rues de la cité phocéenne.
01:41Et c'est là où c'est intéressant de vous avoir Aurélie, puisque ce que vous entendez, ce sont des
01:45émeutiers qui s'en prennent directement aux forces de l'ordre,
01:48alors on entend les jets de pierre, jets de mobilier, les tirs de mortier, tout est prétexte pour vraiment s
01:53'en prendre aux forces de l'ordre,
01:54mais Marseille n'a pas été non plus la seule ville touchée, puisqu'à Paris, les mêmes violences et dégradations
01:59sont à déplorer,
02:00avec une manifestation au départ de la Place de la République, qui a été marquée par les affrontements avant son
02:05départ initial en début d'après-midi,
02:07également à Lyon, où le bâtiment, un office du tourisme, a été incendié en début d'après-midi,
02:11et c'est là le fait le plus marquant, vous le disiez Jean-François, à Limoges, cette image de l
02:16'incendie de la mairie,
02:17avec celle du beffroi qui s'est effondré sous la puissance des flammes, et au total ce sont plus de
02:221200 individus qui ont été interpellés,
02:25et 150 policiers blessés en marge des manifestations.
02:27Ne bougez pas, Jules Boscarini, restez avec nous.
02:29Aurélie, votre mari est donc policier, vous habitez Clermont-Ferrand, dans les Magnifières, racontez.
02:37Oh ben c'était le chaos total, vraiment le chaos, il y a eu du pillage sur Clermont,
02:42les policiers sont pris des jets de pierre, du mobilier urbain, des feux, comme ça s'est passé dans les
02:49autres villes,
02:49et les policiers, les pauvres, ils font ce qu'ils peuvent avec les ordres qu'ils reçoivent.
02:53Qu'est-ce que l'épouse ressent dans ces moments, ces journées, ces soirées d'affrontement ?
03:00Votre mari est dehors, il est en première ligne, il affronte l'ultra-violence des groupes organisés,
03:06qu'est-ce que vous ressentez à ce moment-là vous-même ?
03:08Énormément de peur, parce qu'on a un enfant de 4 ans, donc de m'imaginer ce qui se passe,
03:13déjà hier je n'étais pas du tout tranquille, quand il n'était pas arrivé, j'attendais,
03:17et c'est de la révolte et de l'incompréhension totale.
03:21Oui, parce que les policiers, les gendarmes et les pompiers également sont désormais la cible des groupes,
03:29et dans le discours public aussi sont montrés du doigt.
03:32Aurélie, vous avez entendu comme nous tous la police-tue répétée par certains,
03:37ça doit vous révolter j'imagine ?
03:40Alors moi ça me révolte hier, quand je répondais à des messages sur Facebook concernant les policiers,
03:46quand je les ai défendus, je me suis fait insulter, moi c'est incompréhensible,
03:53la police c'est le dernier rempart, s'il n'y a plus de police, c'est fini.
03:57Aujourd'hui, je pense, moi mon mari a pris en 2027, il sait très bien comment ça va se terminer,
04:03et moi c'est une peur, mais je ne vous explique même pas quoi.
04:06Je suis en train de me dire pour les élections, je vais citer si Mélenchon y passe,
04:11j'envisage de partir, pour protéger mon fils.
04:16Partir, littéralement.
04:17Votre mari, je ne sais pas si on peut donner son prénom, il a un prénom j'imagine,
04:23il aime son métier ?
04:25Oui, malheureusement oui.
04:27Qu'est-ce qu'il vous dit quand il rentre le soir ?
04:29Je suis un peu intrusif, mais voilà.
04:31Il est rentré cette nuit, il n'en a pas parlé, il ne m'a pas parlé du tout,
04:34et il n'a pas voulu qu'on aborde le sujet, je pense qu'il est écœuré.
04:38Il est écœuré parce qu'il dit qu'on n'a aucun ordre.
04:42Aucun ordre, les pompiers ne peuvent même pas atteindre les feux.
04:46Alors que les gens manifestent, je l'entends, moi j'ai manifesté.
04:49Pour les Gilets jaunes, il n'y a pas eu de choses comme ça.
04:52Vous avez manifesté vous-même ?
04:53Oui.
04:54Donc c'était il y a 8 ans.
04:55C'est ça, c'était pacifiste.
04:57Aujourd'hui, on ne va pas me faire croire que c'est manifesté pour le pouvoir d'achat,
05:01parce que ça non.
05:01C'est manifesté pour piller.
05:03Ils ont pillé à Clermont.
05:05Quand on voit ce qui s'est passé à Lyon, moi je ne comprends pas.
05:07Et on a un président de la République qui, la veille, était au concert de Céline Dion.
05:11Hier, on ne l'a pas entendu.
05:13Et on a le ministre de l'Intérieur qui se dit,
05:16en gros, tout s'est bien passé, la police a géré.
05:19Mais non, la police, elle n'a rien géré.
05:21Il n'y avait aucun ordre.
05:22À Clermont, c'était Bagdad.
05:24On a l'armée à Clermont.
05:26Pourquoi on n'a pas envoyé l'armée aider les policiers ?
05:29Vous savez ce qui est dit, répété à chaque fois,
05:32que ce n'est pas son rôle, qu'elle n'est pas formée pour le maintien de l'ordre.
05:36Elle pourrait, je pense, être autorisée,
05:39être utilisée à surveiller des sites de l'État,
05:44des sites officiels,
05:46de façon statique,
05:47pour libérer des forces de police,
05:49justement pour le maintien et le rétablissement de l'ordre.
05:52Vous pensez qu'il va falloir augmenter le volume en face des casseurs, Aurélie ?
05:58Ah oui, oui, parce que là, c'est de la violence.
06:00Hier, c'était vraiment vouloir tuer du policier.
06:03Il s'en prenait aux policiers qui gardaient les véhicules.
06:06Enfin, moi, je ne comprends pas.
06:07Enfin, on est quand même, pour moi, c'est des scènes de guerre.
06:11Ce n'est pas autre chose.
06:13On attaque des commissariats de police.
06:15On attaque des armuries.
06:17Mais pourquoi on attaque ces lieux-là ?
06:19On va faire quoi dans une armurie
06:20si c'est autre chose que prendre des armes ?
06:22Pourquoi faire ?
06:23Pour tirer sur la police ?
06:24On attend quoi ?
06:25Qu'il y ait des policiers qui soient tués ?
06:27Il y a deux policiers qui ont été transportés à l'hôpital.
06:29Ils étaient inconscients.
06:31Mais c'est une catastrophe.
06:32Qui accepterait ?
06:33Quel citoyen accepterait ?
06:34Se prendre pendant des heures des pavasses dessus,
06:37des sacs pleins d'excréments,
06:39et d'autres choses que je vous passe de détail ?
06:41Qui accepterait ça ?
06:43Par contre, on entend des parents pleurer
06:46parce que le gamin, il prend une grenade.
06:48Mais la grenade, tu la ramasses pas ?
06:50Tu la balances dessus ?
06:51Qu'est-ce que tu vas la prendre ?
06:52C'est malheureux ?
06:53Bah ouais, tu prends pas.
06:54Vous pensez que le regard qui est porté
06:56sur les événements, dans les médias,
06:57j'essaie de balayer devant la porte.
06:59Notre propre porte,
07:00il est à sens unique, trop souvent ?
07:03Oui, oui, oui, c'est toujours la police.
07:05La police tue, la police est méchante.
07:08Pas sur l'antenne de Sud Radio, Aurélie,
07:10nous sommes ouverts à toutes les opinions.
07:11Vous le savez, ici, la parole est libre,
07:13et vous parlez vrai vous-même ce matin, Aurélie.
07:17J'entends votre émotion qui est mêlée de colère.
07:21Vous souhaitez qu'il arrête ce métier,
07:23ou il est important qu'il le poursuive
07:25comme il le fait, avec courage, tout le temps ?
07:28C'est un métier patient,
07:30donc je ne peux pas lui dire d'arrêter,
07:31mais honnêtement, je suis inquiète.
07:33Je suis inquiète.
07:35Je vous pose une petite question indiscrète, Aurélie.
07:37Il sait que vous nous appelez ce matin.
07:39Oui, oui, oui.
07:42Il ne va pas être en colère après vous.
07:43Il ne va pas vous courant.
07:44Non, non, non, pas du tout, je lui ai dit.
07:46Non, non, il est au courant.
07:47Par contre, je leur apporte vraiment tout mon soutien.
07:50Ça, c'est clair.
07:51Et toucher à la police,
07:53moi, c'est un truc, ça devrait être tolérance zéro.
07:56Et oui, les policiers et les gendarmes
07:58qui sont le rempart de la démocratie sans eux.
08:01Exactement.
08:01Il n'y a plus de démocratie,
08:02il n'y a plus de liberté.
08:03Aurélie, merci Aurélie pour ce témoignage puissant
08:06ce matin en ouverture de cette édition spéciale.
08:09Et nous sommes avec Bruno,
08:11qui nous appelle de Montpellier.
08:13Bonjour Bruno.
08:15Bonjour Jean-François, bonjour Aurélie.
08:16Soyez le bienvenu.
08:18Aurélie vous écoute, évidemment.
08:19Bruno, vous, vous avez été
08:21dans la magnifiera Montpellier.
08:23Qu'est-ce que vous avez observé, Bruno ?
08:26Tout à fait.
08:27Moi, je suis gilet jaune de la première heure.
08:29Je suis sorti le 17 novembre 2018
08:30et toujours dans une approche non violente.
08:34Et j'étais dans la manif hier
08:35et je peux témoigner que de 13h30 à 16h
08:39au moment où j'ai quitté la manif,
08:41tout était calme dans la manif.
08:44Tout s'est bien passé.
08:45Et donc, j'appelle vraiment tout le monde
08:47à faire preuve de discernement
08:48parce qu'il y a trois populations.
08:50Il y a les manifestants
08:53qui ont des vraies revendications
08:55et qui étaient présents sur quatre générations.
08:57Il y avait des gamins de 5-6 ans
08:59avec leurs parents.
08:59Il y avait des étudiants, des lycéens,
09:01des parents, des grands-parents.
09:03Mes copains gilets jaunes qui étaient là
09:04et qui avaient plus de 70 ans,
09:06ce n'est pas des casseurs.
09:07Après, il y a la population des casseurs
09:09qui a un agenda qui n'a rien à voir.
09:11C'est un agenda politique.
09:12C'est le chaos.
09:13Ils veulent mettre à bas notre société.
09:15C'est pour ça qu'ils attaquent
09:17des bâtiments publics.
09:18C'est pour ça qu'ils attaquent des banques.
09:20Et c'est pour ça qu'on a vu
09:22les scènes absolument insupportables
09:24qu'il y a eu avec Limoges
09:26qui a une mairie qui crame
09:27ou Marseille qui se fait envahir.
09:29Et après, il y a une troisième population,
09:31c'est les pilleurs.
09:31Et eux, c'est des opportunistes.
09:33À la limite, c'est eux les moins importants.
09:35Les plus importants et ceux sur lesquels
09:37il faut se concentrer,
09:38ce sont les manifestants
09:40qui ont de vraies revendications
09:41et il faut leur permettre de manifester.
09:43Et les partisans du chaos
09:45qui sont là pour détruire notre société.
09:48Les deux premières heures de la manif,
09:50je le répète,
09:50elles ont été à l'échelle
09:52d'une manif que je n'ai quasiment jamais vue
09:54sur Montpellier.
09:55Elles ont été pacifiques, joyeuses
09:58et non violentes.
09:59Et ça, c'est important de le dire.
10:01Et par rapport à ce que vous disiez
10:03sur Balayé devant votre porte,
10:04il y a quand même un sensationnalisme
10:06de tous les médias,
10:07notamment dès qu'il y a de l'image,
10:09qui se concentre sur les violences.
10:12Je ne dis pas qu'il faut, au contraire,
10:14occulter l'incendie d'une mairie
10:16ou un truc comme ça.
10:17Je dis juste rappeler
10:19qu'il y avait en France
10:22aux alentours de 800 000 personnes
10:24qui ont manifesté pacifiquement.
10:26C'est comme les lycées.
10:27Il y a eu 25 lycées qui ont été abîmés.
10:29Il y a 3 700 lycées en France.
10:31Ça veut dire qu'il y a 99% des lycées
10:33où ça s'est passé dans le canne.
10:36Bruno, je vous ai une question.
10:37Bruno, vous pensez que si le dialogue
10:40avait été établi de façon plus forte,
10:42c'est le moins qu'on puisse dire,
10:43avec les lycéens qui ont fait du blocage
10:47depuis plusieurs semaines,
10:48on n'en serait pas arrivé là ?
10:49Non, ça n'aurait rien changé.
10:51Ça fait des mois et des années
10:52que de toute façon,
10:53le gouvernement n'écoute pas
10:54parce que Macron n'écoute rien
10:55depuis qu'il est arrivé.
10:56Donc, ça n'aurait rien changé.
10:58Pourquoi ?
10:59Parce que les partisans du chaos
11:00qui ont leur agenda
11:02avaient de toute façon déjà prévu
11:06lors de la première étincelle
11:09de mettre le bazar de partout
11:12et avec un niveau de violence
11:15qui va grimper à chaque fois.
11:17Mais bien sûr.
11:18Donc non, ça n'aurait rien changé.
11:19Ce n'est pas une question de dialogue
11:20avec les lycéens
11:21qui n'ont pas été écoutés,
11:22qui ne sont pas écoutés
11:23et qui ne seront pas écoutés.
11:24C'est un problème réel politique
11:27parce que ce sont des partisans
11:29de l'anarchie et du chaos
11:31qui sont à la manœuvre.
11:32Et ils n'ont rien à voir
11:33avec les manifestants
11:34et ils n'ont rien à voir
11:35avec les pires.
11:36Il faut distinguer les trois populations.
11:37Vous avez raison
11:38de vouloir insister,
11:40de faire le distinguo
11:41entre ceux qui manifestent légitimement
11:44ou pas.
11:44Enfin, c'est un avis
11:46qu'on peut avoir sur la question
11:47mais qui sont en plein droit
11:50démocratique de manifester
11:51et ces bandes de casseurs organisés
11:55ils viennent de l'ultra-gauche
11:56nous dit
11:57le ministre de l'intérieur
11:59Laurent Nunez
11:59ce sont les méthodes
12:00de l'ultra-gauche
12:01évidemment
12:01et ces pilleurs
12:04qui sont
12:05Cédris Haïtioucef
12:06le spécialiste
12:07de la sécurité
12:07tout à l'heure
12:08qui nous disait
12:08une sorte d'idiot utile
12:10c'est une expression
12:11bien sûr
12:11de ces casseurs
12:13comme le disait Bruno
12:14qui répondent
12:15à un agenda
12:15très précis
12:16merci de faire le distinguo
12:18et merci surtout à Aurélie
12:20également
12:20pour ce témoignage
12:21avec ce mari policier
12:23qui rentre le soir
12:24à la maison
12:24et qui ne dit rien
12:26de ce qui se passe
12:27tant il craint
12:29il redoute
12:29d'inquiéter son épouse
12:31allez vous continuez
12:31de nous appeler
12:32comme vous le faites
12:330826 300 300
12:35édition spéciale
12:37jusqu'à 11h
12:38sur l'antenne de Sud Radio
12:41édition spéciale
12:42Sud Radio
12:43le grand matin
12:44week-end
12:45Jean-François Killy
12:46édition spéciale
12:48jusqu'à 11h
12:49c'est vous
12:49qui avez la parole
12:50je sais que vous êtes nombreux
12:51à nous appeler
12:52patience
12:52vous allez passer
12:53sur l'antenne de Sud Radio
12:54et nous sommes en ligne
12:56avec vous
12:57je tenais à voir
12:57votre témoignage ce matin
12:59bonjour Denis Carreau
13:00bonjour Jean-François
13:01j'ai presque envie de dire
13:02chers confrères
13:03puisque vous êtes
13:04journaliste
13:05indépendant
13:06Denis Carreau
13:07vous étiez
13:08présent
13:09hier
13:10vous êtes présent
13:11à Limoges
13:11et vous avez
13:13d'ailleurs
13:14produit des messages
13:15sur X
13:15à ce sujet
13:17avec beaucoup d'émotion
13:18vous avez assisté
13:19à l'incendie
13:20de l'hôtel de ville
13:22de Limoges
13:22est-ce que vous pouvez
13:23nous raconter
13:23ce que vous avez
13:24vécu hier
13:25ce matin ?
13:27c'est un spectacle
13:28de désolation
13:29ce matin
13:30la mairie de Limoges
13:32est quasiment
13:33entièrement détruite
13:34il ne reste
13:34que la façade
13:36il y a même
13:36un petit départ
13:37départ de feu
13:38encore une reprise
13:39de feu
13:39et j'ai assisté
13:41effectivement
13:41toute la soirée
13:42hier soir
13:44le feu
13:45qui a pris
13:45aux alentours
13:46de 18h
13:47des individus
13:49qui ont
13:50dans un premier temps
13:51jeté des cocktails
13:52Molotov
13:53puis ont pénétré
13:55par une porte
13:56sur le côté
13:57de la mairie
13:59ils sont entrés
14:00ils ont mis le feu
14:01ils ont menacé
14:02les agents
14:03qui étaient
14:03sur place
14:04ils ont menacé
14:05de les tuer
14:06donc on a
14:07à Limoges
14:08détruit
14:09un bâtiment
14:10mais les émeutiers
14:11étaient prêts aussi
14:12à faire couler le sang
14:13Prêts à faire couler le sang
14:15vous dites
14:15Denis Carreau
14:16vous pensez que
14:17nous sommes passés
14:18à autre chose
14:20il y a un moment
14:20de bascule
14:21qui se produit
14:24certainement
14:24l'image
14:25de la mairie
14:26de Limoges
14:27incendiée
14:28détruite
14:28est un symbole
14:29c'est
14:31un bâtiment
14:32qui a été attaqué
14:33mais pas seulement
14:34c'est
14:35la république
14:36qui a été
14:36attaquée
14:37cette image
14:39désolante
14:39fait le tour du monde
14:41aujourd'hui
14:42et
14:43voilà
14:44c'est une image
14:45qui est absolument
14:46effrayante
14:47Denis Carreau
14:47faites bien le dire
14:48parce que
14:49effectivement
14:49ça a été retweeté
14:51par G.D. Vance
14:53le vice-président
14:54des Etats-Unis
14:55qui écrit sur X
14:56je vous lis
14:58c'est très important
14:59les libéraux occidentaux
15:01ont importé
15:01le tiers monde
15:02en France
15:03dit-il
15:03et dans d'autres pays
15:04au nom de la diversité
15:05de la compassion
15:06ils ont ignoré
15:07les questions fondamentales
15:09d'assimilation
15:09et de compatibilité
15:10on leur a dit
15:12que cela mènerait
15:12à cela
15:13ils n'ont pas écouté
15:14je prie
15:15c'est G.D. Vance
15:16qui parle
15:16pour que la France
15:17un beau pays
15:18de gens incroyables
15:19arrête cette folie
15:21avant que davantage
15:22de ces monuments
15:22emblématiques
15:23ne brûlent
15:24et j'espère que les américains
15:25sont attentifs
15:26c'est l'avenir
15:26que les démocrates
15:27du congrès
15:28souhaitent pour votre pays
15:29ils parlent des mid-terms
15:30évidemment
15:31mais en tous les cas
15:32ces images
15:33font effectivement
15:35Denis Carreau
15:36le tour du monde
15:37ce qui n'est pas étonnant
15:38je vous posais une question
15:39Denis
15:39si vous en êtes d'accord
15:41vous avez dirigé
15:42Nice matin
15:43vous connaissez la musique
15:44il y a ces propos
15:46entendus
15:46et c'était également
15:48ce matin
15:48il n'y a pas si longtemps
15:49quelques minutes
15:50sur l'antenne de Sud Radio
15:51des médias
15:53qui peut-être
15:54insisteraient trop
15:55sur ce qui s'est passé hier
15:57cette immense
15:59casse
15:59cette destruction massive
16:01et au détriment
16:02de cortèges
16:05qui se seraient
16:06bien déroulés
16:07quel regard
16:07portez-vous là-dessus
16:08sur le traitement
16:09de l'information
16:09après tout
16:10ce qui s'est produit là
16:12et ce que vous décrivez
16:12est absolument incontournable
16:14il faut en parler
16:16alors cette question
16:17elle revient
16:18elle était très présente
16:20lors des manifestations
16:22des gilets jaunes
16:22effectivement
16:23voir ces images
16:24tournées en boucle
16:25sur les chaînes d'info
16:26ça a un impact
16:27mais c'est de la réalité
16:29et cette réalité
16:30c'est celle de gens
16:32qui n'ont pas manifesté
16:34dans le calme
16:35certains l'ont fait hier
16:37mais ce qu'on retient
16:39et ce qu'on ne peut que retenir
16:40c'est des images
16:42des casseurs
16:44imaginez
16:45lorsque le campanile
16:46de la mairie de Limoges
16:47s'est effondré hier soir
16:49il y a des gens
16:50qui étaient
16:51sur une esplanade
16:52à côté de l'hôtel de vie
16:54il y a eu des acclamations
16:57des acclamations
16:58c'est absolument effrayant
17:00et moi j'ai croisé
17:01beaucoup de gens hier
17:02qui étaient en pleurs
17:03devant la mairie de Limoges
17:04mais j'ai vu aussi
17:06des gens qui affichaient
17:08de larges sourires
17:10ça en dit long
17:12sur leurs intentions
17:13et sur ce qui est en train
17:15de se passer en France
17:16ce que vous décrivez
17:16est terrible
17:17Denis Carreau
17:17encore un mot
17:18si vous le permettez
17:19nous prendrons Lionel
17:20qui nous attend depuis Grasse
17:22Denis
17:23il n'y avait pas assez
17:24de policiers hier soir
17:25pour protéger ce site
17:26et les autres
17:27et les rues de Limoges
17:30c'est difficile à dire
17:31et là
17:34l'enquête
17:35l'enquête le dira
17:37mais aujourd'hui
17:40il y avait plusieurs
17:41bâtiments à protéger
17:42il y avait la préfecture
17:44il y avait l'hôtel de ville
17:45mais quand vous avez
17:47des casseurs
17:47qui sont aussi déterminés
17:49qui menacent
17:50de tuer des agents
17:51ils ont
17:52il faut le savoir aussi
17:53une fois qu'ils étaient
17:54à l'intérieur du bâtiment
17:55ils ont empêché
17:56les pompiers
17:57de rentrer
17:58pour contenir l'incendie
18:01là aussi
18:02ça en dit long
18:03sur la motivation
18:06et les motivations
18:07des émeutiers
18:08merci à vous
18:09Denis Caro
18:09pour ce témoignage
18:11depuis Limoges
18:12je rappelle que vous êtes
18:13journaliste indépendant
18:14vous étiez
18:15en première ligne
18:17hier soir
18:18pour assister
18:19à ce triste spectacle
18:22de cette destruction
18:24d'un monument historique
18:25la mairie de Limoges
18:26et vous le dites
18:27vous le décrivez
18:28c'est terrifiant
18:29Denis Caro
18:29sous les applaudissements
18:30de personnes massées
18:32sur l'esplanade voisine
18:33Lionel
18:34vous êtes
18:35en direct de grâce
18:36bonjour Lionel
18:38oui bonjour Jean-François
18:39bienvenue dans cette édition spéciale
18:41Lionel
18:41que dites-vous ce matin
18:42qu'est-ce que vous ressentez
18:43écoutez
18:44colère froide déjà
18:46pour commencer
18:46parce que
18:47je vous le dis franchement
18:48j'ai commencé à me gonfler
18:49mais alors sérieusement
18:50qu'on se fasse massacrer
18:52notre pays
18:52on se fait massacrer le pays
18:54en fait
18:54en termes d'argent
18:56en termes d'image
18:57moi je regardais
18:58la presse internationale
18:59hier soir
19:00enfin hier soir
19:00c'est une catastrophe
19:02c'est en fait
19:03on est dans une période
19:03déjà qui est hyper complexe
19:05pour la France financièrement
19:07on est hyper mal barré
19:09et ces images-là
19:10si vous voulez
19:11c'est vraiment délétère
19:13pour notre économie
19:14ça va être délétère
19:15pour le futur
19:15et on se rend bien compte
19:17et en plus
19:18notre pays risque
19:19de basculer en fait
19:20dans un extrême droite
19:21assez dur
19:22parce que
19:23les gens en ont ras-le-bol
19:24même moi le premier
19:25je suis dans le bâtiment
19:2680% de mes potes
19:27viennent du monde entier
19:27j'ai aucun racisme
19:29non moi
19:29aucune méchanceté
19:32face à n'importe qui
19:33mais force est de constater
19:34qu'hier soir
19:35on avait une bande
19:35de dégénérés
19:37qui n'était là
19:38que pour piller
19:38que pour casser
19:39ils ont cramé
19:40la mairie de Limoges
19:40non mais sans déconner
19:41c'était un bâtiment
19:42qui était juste magnifique
19:43c'était une merveille
19:44d'architecture
19:45ils sont allés le brûler
19:46c'est juste inadmissible
19:47honnêtement
19:48je ne sais pas
19:48comment réagir à ça
19:49et je serai policier
19:51je ne sais pas
19:52je ne sais pas
19:52jusqu'à où
19:53je serai capable d'aller
19:55pour stopper ça en fait
19:56si vous voulez
19:56c'est en train de nous envoyer
19:58quelqu'un comme moi
19:59qui est vraiment franco-français
20:00et full patriote
20:01qui déteste voir mon pays
20:03dans une galère comme ça
20:04sans économie
20:05qui est sociale
20:06non pas partir
20:07non non pas partir
20:08moi je viens d'une famille
20:09de résistants
20:10je ne partirai jamais de mon pays
20:11par contre se battre
20:12c'est sans aucun problème
20:13et le problème
20:14c'est que des mecs comme moi
20:15il y en a beaucoup
20:15et des mecs comme moi
20:16qui se radicalisent
20:17et qui deviennent
20:18mais parce que se battre
20:19parce qu'il va arriver
20:19un moment
20:20si vous voulez
20:20où les gens
20:21qui détestent le pays
20:21et qui veulent le foutre à terre
20:23et qui sont des séditieux
20:24il va bien falloir
20:26ça va
20:28à mon avis
20:29on se dirige droit
20:30vers une guerre frile
20:31ça va partir en brille
20:32parce que
20:33moi je ne peux pas accepter
20:34que mon pays
20:35soit abîmé comme ça
20:35c'est inacceptable
20:36donc il arrive un moment
20:37où si l'état
20:38ne fait pas son taf
20:40si on ne stoppe pas
20:41tous ces dégénérés
20:42qui veulent mettre à mal
20:43notre pays
20:43le brûler
20:44le carboniser
20:46c'est le peuple
20:48qui va s'en charger
20:48c'est malheureux
20:49mais ça va arriver
20:51on est quand même
20:52assez nombreux
20:53à détester
20:54ce qui est en train
20:54de se passer
20:56les français
20:57ne sont pas des gens
20:58spécialement calmes
20:59longtemps
20:59vos mots sont forts
21:00ce matin
21:02vous redoutez
21:02et ce sera notre conclusion
21:04à tous les deux
21:04vous redoutez
21:06un risque de guerre civile
21:07dans ce pays
21:08au train ouvre les choses
21:09oui oui tout à fait
21:10tout à fait
21:12et ce n'est pas moi
21:12encore une fois
21:13moi je suis full entrepreneur
21:14enfin j'ai plusieurs boîtes
21:16je bosse comme un fou furieux
21:17mon pays
21:17c'est mon pays
21:18je l'adore
21:19je ne veux surtout pas
21:20que pour mes filles
21:21il arrive quelque chose
21:21comme ça
21:22mais on va y être amené
21:25vous avez vu
21:26tous les commerçants
21:26hier soir
21:27qui faisaient le planton
21:28dans leur boutique
21:28et qui n'arrivaient même pas
21:29à empêcher ces dégénérés
21:31de rentrer
21:31et de foutre le feu
21:32à l'intérieur
21:32et de tout piller
21:33comment vous faites
21:34si c'est votre business
21:35si c'est toute votre vie
21:36que vous avez balancé
21:37si c'est des 80 heures
21:38de travail par semaine
21:39et qu'il y a des dégénérés
21:40qui rentrent
21:41et qui vous pillent
21:41et qui vous machin
21:42si vous êtes armé
21:43il se passe quoi
21:43et le mec en fait
21:44concrètement
21:45avec la justice française
21:45il va lui arriver quoi
21:46ce pauvre monsieur
21:47il va se retrouver en taule
21:48en fait
21:48il va prendre 30 ans
21:49parce qu'il aura buté des gens
21:50mais il a buté des gens
21:51en légitime défense
21:52moi personnellement
21:53je ne pourrais pas
21:53jeter la pierre
21:54à un mec
21:55qui a cherché
21:55à défendre
21:56sa vie
21:57son commerce
21:58c'est hors de question
21:59en fait
21:59de se laisser piller
22:00comme ça
22:00et il nous reste quoi
22:02en fait on est là
22:03on est impuissant
22:03il nous reste quoi
22:04et ce qui va se passer
22:06c'est que ça va vraiment
22:07partir en vie
22:07moi pour moi
22:10je suis malheureux
22:11de cette situation
22:11vraiment
22:12parce que
22:13on ne doit pas
22:14en arriver là
22:15mais si le gouvernement
22:16ne réagit pas
22:17de manière forte
22:17et calme
22:18tous ces débiles
22:20ça va partir en vie
22:22clairement
22:22merci Lionel
22:23depuis grâce
22:24avec votre parler vrai
22:25ce risque
22:26ce sentiment
22:27que vous avez
22:28d'un dérapage absolu
22:29d'un risque
22:30d'affrontement majeur
22:31de guerre civile
22:32vous nous dites
22:32allez il est 10h30
22:33marquons une pause
22:35et nous poursuivons
22:37dans un court instant
22:38cette édition spéciale
22:40du Grand Matin
22:41week-end Sud Radio
22:41Sud Radio
22:45édition spéciale
22:48Sud Radio
22:49le Grand Matin
22:50week-end
22:50Jean-François Kili
22:5310h33
22:53vous avez la parole
22:55jusqu'à 11h
22:56et vous nous faites part
22:58depuis le démarrage
22:59de cette édition spéciale
23:00de votre émotion
23:01et de votre colère
23:02après ces saccages
23:05ces ravages
23:05ces agressions
23:07ces violences urbaines
23:08survenues hier
23:09bonjour Jean-Michel
23:12oui bonjour
23:12vous êtes
23:13Dolonzac
23:14dans l'héros
23:16je sais que vous
23:16vous êtes garé
23:17pour nous appeler
23:19pour intervenir
23:20ce matin en direct
23:21vous avez coupé
23:22le moteur
23:22vous me faites
23:23rassurez-moi
23:24Jean-Michel
23:24non non non
23:25en fait je suis déjà arrivé
23:26je suis sur une
23:28oliverée
23:32que dites-vous
23:33vous êtes entraîneur
23:34de rugby
23:36et vous avez
23:37vu ces images
23:38choc
23:39sur les chaînes
23:40d'info
23:40qu'est-ce que vous avez
23:41ressenti
23:42Jean-Michel
23:43en fait hier soir
23:44quand je suis rentré
23:45je voulais juste
23:45regarder les résumés
23:46des matchs
23:47de coupe d'Europe
23:48et je n'ai pas pu
23:49voir un seul résumé
23:50car j'ai été
23:51abrevé que d'images
23:52comme ça
23:52sur les réseaux sociaux
23:54ma première pensée
23:56ça a été
23:57d'avoir les larmes aux yeux
23:58mais presque
23:58c'est-à-dire je me dis
23:59comment on peut en arriver
24:01à dégrader le pays
24:02comme cela
24:02comment on a pu être éduqué
24:04pour être à ce point débile
24:06on peut dire tous les mots
24:07que l'on désire
24:08il n'y a pas de censure
24:09sur Sud Radio
24:09non vous parlez vrai
24:11et vous parlez librement
24:12surtout c'est la règle
24:13d'accord
24:13alors je vais vous dire
24:14les choses comme je le pense
24:16ces gens là
24:17s'ils sont vraiment
24:19à ce point là débiles
24:20c'est qu'ils ont été éduqués
24:21pour moi
24:22par des débiles
24:23ou pas éduqués
24:24je le dis plein de fois
24:25à plein de gens
24:25parce que j'ai une activité
24:26où je reçois du monde
24:27quand il y a des enfants
24:28qui sont bêtes
24:30ou mal éduqués
24:31ça vient de leurs parents
24:32moi je suis trash
24:33des fois il y en a
24:34ça les choque
24:34je leur dis
24:35je suis désolé
24:35les gens qui font des enfants
24:36qui ne savent pas les éduquer
24:38je vais aller dans le vif
24:40il faut leur arracher
24:41les couilles
24:41et leur arracher les trompes
24:42il ne faut plus
24:43qu'ils fassent d'enfants
24:44des gens débiles
24:44qui font des sauvages
24:45que nous avons dans la société
24:47et que nous devons tous
24:49devoir subir
24:49parce que je suis désolé
24:50là on subit tous
24:51je n'habite pas à Limoges
24:52mais ça me fait mal quand même
24:55je suis désolé
24:55à un moment donné
24:57être aussi sauvage
24:58je préfère avoir affaire
24:59à des animaux
25:00qu'à des gens comme ça
25:01je suis désolé
25:01même les animaux
25:03sont plus intelligents
25:05que ces bestioles-là
25:05vous dites quoi
25:06Jean-Michel
25:07il faut une réponse forte
25:08ce qui n'est pas le cas
25:09il y a un actif
25:10je vais vous dire
25:10le collègue
25:12qui est passé juste avant moi
25:13je suis tout à fait d'accord
25:15avec lui
25:15mais moi j'irai même plus loin
25:16parce que lui il dit
25:17que nous nous allons nous rebeller
25:18et que peut-être
25:19certains français vont se rebeller
25:20et ça va mal finir
25:22moi je suis désolé
25:23quand je vois tout ça
25:23au bout d'un moment
25:25je suis pour la manifestation
25:26je le dis de base
25:27parce qu'il y a un monsieur
25:28qui est passé juste avant
25:29il l'a dit
25:29j'étais manifestant
25:30gilet jaune aussi
25:31de la première heure
25:32jusqu'à s'ils foutent le feu
25:33au péage de Marbonne
25:34il y a quelques années
25:35mais par contre
25:36je dis feu vert
25:37les flics feu vert
25:39quelqu'un qui vient
25:39à une manifestation
25:40cagoulée
25:41masquée tout ça
25:41c'est illégal
25:42feu patate
25:43toi tu viens là cagouler
25:44t'as des mauvaises intentions
25:45tu mets le feu
25:46feu patate
25:47tu pilles
25:48feu patate
25:49tu brûles
25:50tu dégrades
25:50feu patate
25:51je suis désolé
25:51j'étais passé sur une autre radio
25:53concurrente
25:54chez RMC
25:54une fois
25:55il y a eu des
25:56des race parties
25:57sur les incendies
25:58que nous avons eus
25:58ici dans l'Aude
25:59et bien je suis désolé
26:00c'est la même chose
26:01quelqu'un qui est irrespectueux
26:02mais les policiers
26:04les gendarmes
26:04moi je vous dis
26:05parce que c'est un métier très dur
26:06moi je ne supporterai pas
26:07la moitié de ce qu'ils supportent
26:08je me fais cracher dessus
26:10envoyer des pavés
26:10moi je vous dis
26:11il y aurait des cieux
26:13qui seraient partis
26:14plus que de raison
26:15bon
26:16Jean-Michel
26:17c'est inadmissible
26:17Michel j'entends votre colère
26:19et votre langage
26:20de fermeté
26:21et vous avez raison
26:22d'exprimer les choses
26:24bon vous êtes
26:25parmi les oliviers
26:26vous avez de la chance
26:26en tous les cas
26:27vous avez fait passer
26:29votre émotion
26:29votre colère
26:30vous êtes nombreux
26:30à le faire ce matin
26:31bonjour Fabrice
26:32merci Jean-Michel
26:33depuis au Lanzac
26:34et bonjour Fabrice
26:35vous êtes à Saint-Germain
26:36bonjour François
26:37soyez le bienvenu
26:38merci
26:39quel regard vous portez
26:40sur ce qui s'est produit hier
26:41tout simplement Fabrice
26:44c'est affligeant
26:45c'est affligeant
26:46de voir
26:48déjà
26:49il ne faut pas faire
26:50d'amalgame
26:50je suis d'accord
26:50et je suis d'accord
26:51avec ce qu'a dit Lionel
26:52et ce que vient de dire
26:53l'auditeur juste avant
26:54mais en fait
26:56les manifestants
26:56ont tout à fait
26:57le droit de manifester
26:58c'est un droit
26:59constitutionnel
26:59évidemment
27:00il ne faut pas oublier
27:01qu'on a des devoirs
27:02quand on a des droits
27:03et je pense que c'est ça
27:04aujourd'hui
27:04qu'on a complètement
27:06occulté oublié
27:07après
27:07les journalistes
27:08jouent un rôle
27:11évisatif
27:12excusez-moi
27:12j'en prends ça
27:13mais
27:13passer son temps
27:14à envoyer des vidéos
27:16et des photos
27:16d'agressions
27:17enfin de manifestations
27:19de destruction
27:20de pillages
27:20oui je pense que
27:21tous les français
27:22ont bien compris
27:22que ça fonctionnait
27:23comme ça
27:23après il est peut-être
27:24aussi important
27:25de montrer
27:26que ça se passe bien
27:26parfois
27:27vous allez en Corse
27:28il y a eu des blocus
27:29de l'issé
27:30des guitares
27:31voilà
27:31et je pense
27:33qu'on ne montre pas
27:34assez d'images
27:35positives
27:36on ne montre que
27:36le négatif
27:37maintenant sur le négatif
27:40depuis 40 ans
27:41on achète la paix sociale
27:43au nom de
27:44au nom de la politique
27:45au nom des lois
27:46à obtenir dans les urnes
27:48et je pense que c'est ça
27:49aujourd'hui
27:49qu'on paye de plein fouet
27:52vous voulez dire
27:52que le laxisme
27:53du gouvernement
27:54enfin du supposé
27:55du gouvernement
27:56des dirigeants
27:57c'est de l'électoralisme
27:58en quelque sorte
27:59mais bien sûr
28:00je travaille avec
28:01les forces de l'ordre
28:03pour différentes raisons
28:05vous ouvrez
28:06dans la sécurité
28:06j'imagine
28:07c'est ça
28:08disons que
28:09je pratique
28:10les arts martiaux
28:10et certains arts
28:12de cette défense
28:13qui font qu'on est
28:14au contact
28:14souvent des forces de l'ordre
28:16aujourd'hui
28:16ils n'en peuvent plus
28:17parce qu'on leur dit blanc
28:19et puis après
28:19il faut faire noir
28:21quand ils interviennent
28:22au maintien de l'ordre
28:23on leur interdit
28:24de charger
28:25on leur interdit
28:26de frapper
28:26alors qu'ils se prennent
28:27des caillasses
28:27des insultes
28:28et les journalistes
28:29sont juste derrière eux
28:30pour les prendre en flague
28:31si jamais ça ne se passe pas bien
28:32ça c'est vrai
28:33voilà
28:33on laisse faire tout ça
28:35et on laisse
28:36à côté de ça
28:37les politiciens
28:38comme les LFistes
28:39qui pour moi
28:40devraient être en pôle
28:41aujourd'hui
28:41parce qu'ils sont en train
28:42d'insuffler la haine
28:43la violence
28:44et la révolte
28:48on laisse des fichiers
29:07ce qui doit être
29:08le bon sens
29:09manque de repères
29:10manque de sanctions
29:11vous nous dites
29:12Fabrice
29:13j'ajouterai
29:14Fabrice
29:14je vous remercie
29:15pour votre regard
29:17depuis Saint-Germain-en-Laye
29:18j'ajouterai que
29:19oui c'est vrai
29:20qu'il y a un effet
29:21de loupe
29:22à travers les chaînes
29:24d'info continue
29:24mais c'est
29:25de l'information aussi
29:27c'est le travail
29:28des journalistes
29:28et j'ajoute que
29:29il ne faut pas
29:30occulter
29:31la puissance
29:32aujourd'hui
29:33des écrans
29:34des réseaux sociaux
29:35des algorithmes
29:37qui sont
29:37des accélérateurs
29:38de particules
29:39et les images
29:41les plus choquantes
29:43passent par les réseaux sociaux
29:44éminemment aujourd'hui
29:45Patrick
29:45bonjour
29:46où êtes-vous Patrick ?
29:48d'où appelez-vous ?
29:49je suis dans l'Ariege
29:51vous laissez plutôt calme
29:52voilà
29:52vous êtes où en l'Ariege Patrick ?
29:55à Belesta
29:56à Belesta
29:57que ressentez-vous Patrick ?
29:59même question
29:59que je pose ce matin
30:00à toutes et à tous
30:02qui est appelé
30:02dans cette spéciale
30:04j'imagine
30:04une forme d'indignation
30:06indignation
30:06et rage froide
30:08rage froide
30:09parce que
30:10ça fait
30:11nous entrons
30:12ça fait pas mal de temps
30:13nous entrons
30:14dans une spirale dangereuse
30:16et chaque fois
30:16chaque fois
30:17nous montons
30:17un cran de plus
30:19un cran de plus
30:20un cran de plus
30:20alors là
30:21je pense que
30:22nous sommes
30:22le dos au mur
30:23et je pense que même
30:24nous commençons
30:25à être encastrés
30:26dans le mur
30:26il faut absolument
30:28des actes forts
30:29pour sortir de là
30:31qu'est-ce que vous appelez
30:32des actes forts Patrick ?
30:33je dirais tout d'abord
30:36quand il y a
30:37quand on sait
30:38vu ce qui s'est passé hier
30:39on se rend bien compte
30:40que la police seule
30:41ne suffit pas
30:43de toute façon
30:43en plus une police
30:46à qui on rogne les ailes
30:47dès qu'on peut
30:48je pense qu'il faut
30:50la force sentinelle
30:51intervienne
30:52dans certains cas
30:54il n'y a pas
30:54pour moi
30:55il n'y a pas
30:56d'autre choix
30:57parce que
30:57si nous
30:59ne nous battons pas
31:00nous allons périr
31:02à petit feu
31:03nous allons périr
31:04parce que nous avons
31:05un pouvoir
31:05qui ne prend
31:05malheureusement
31:06je ne vois pas
31:07le pouvoir en place
31:08prendre des mesures fortes
31:11des mesures fortes
31:12qu'est-ce que ça
31:13pourrait être
31:13des mesures
31:13qu'est-ce que pourrait être
31:14ces...
31:16appel à la force sentinelle
31:17par exemple
31:18des mesures fortes
31:20les militaires
31:21les militaires
31:21vous savez qu'ils peuvent
31:22surveiller les sites
31:24sensibles
31:24en statique
31:25et débarrasser
31:27les FDO
31:27les forces de l'ordre
31:28de cette
31:29on va dire
31:30de cette fonction-là
31:31oui
31:32je pense aussi
31:33malheureusement
31:34vu que nous sommes
31:36face à une insurrection
31:37sauvage
31:37je pense que malheureusement
31:39il les faut aussi
31:39sur le terrain
31:40je ne dis pas ça
31:41de gaieté de coeur
31:42mais je pense
31:44que nous en sommes là
31:45car sinon
31:46car sinon
31:46les citoyens
31:48ce que
31:49tous les Nicolas
31:50qui paient leurs impôts
31:51qui sont bien sages
31:52qui respectent les lois
31:53vont prendre les choses
31:54en main eux-mêmes
31:56c'est ce que disait
31:57également
31:57juste avant vous
31:59Jean-Michel
31:59ne bougez pas Patrick
32:00restez en ligne avec nous
32:02restez en ligne
32:03restez avec nous
32:04je vous rejoins
32:05Sophie
32:05vous êtes à Béziers
32:06Sophie bonjour
32:07Patrick nous écoute
32:09je vais vous faire dialoguer
32:09tiens si possible
32:11est-ce que vous
32:11qu'est-ce que vous avez pensé
32:13des événements
32:14est-ce que vous les condamnez
32:15est-ce que
32:16est-ce que vous pensez
32:17que
32:17que c'était inéluctable
32:19dites-nous Sophie
32:20je ne vais pas rajouter
32:22le pavé dans la mare
32:23tout le monde a dit
32:23évidemment
32:24on condamne
32:25la destruction
32:26de biens publics
32:27parce que bon
32:27il faudrait quand même
32:28dire à ces jeunes
32:29que c'est à nous
32:30en fait
32:31tous ceux qui
32:31ce qu'ils abîment
32:32donc il y a une volonté
32:35peut-être
32:35qui vient de plus haut
32:36à
32:39faire foncer
32:39ces jeunes
32:40dans le tas
32:40moi je trouve ça
32:41complètement délirant
32:43maintenant
32:44moi je suis
32:45j'ai été une manifestante
32:47depuis les premiers jours
32:48des gilets jaunes
32:48d'ailleurs
32:49bon vous me
32:50toujours vous me dites
32:50que je suis de Béziers
32:51mais en fait
32:52je suis de Saint-Pos-de-Tomière
32:53c'est un lobation
32:54de la résistance
32:55puisque depuis
32:56huit ans
32:56et tous les samedis
32:58à Saint-Pos-de-Tomière
32:59il y a un rassemblement
33:00de gilets jaunes
33:01nous sommes aux côtés
33:02de la gendarmerie
33:03toujours
33:04toujours
33:05toujours
33:05vous pouvez venir
33:07nous voir
33:07nous y serons encore
33:09avec une volonté
33:10évidemment
33:13nous avons défilé
33:14nous sommes des pacifistes
33:15mais en fait
33:16nous avons beaucoup de gens
33:17qui nous regardent
33:17sur le trottoir
33:18à rigoler
33:18à se ficher un peu de nous
33:20on a l'impression
33:21qu'hier dans la rue
33:22il n'y avait que des LFistes
33:23parce qu'à en croire
33:25je vais peut-être
33:26me mettre à dos
33:26tous les auditeurs
33:27qui ont parlé jusque là
33:29je suis très choquée
33:30quand j'entends un monsieur
33:31dire
33:31il faut leur couper les couilles
33:33et les trompe
33:34ça c'était Jean-Michel
33:36qui avait son langage
33:39rustique
33:40il a peut-être
33:41fait raison de le dire
33:42moi je suis
33:43partante d'entendre
33:45tout le monde
33:45mais peut-être
33:46nous mettre autour
33:47d'une table
33:47parce que
33:48vous savez les gens
33:49ils n'ont pas
33:50dans ce pays
33:51si on n'est pas
33:52de gauche ou de droite
33:53on a l'impression
33:54de ne pas avoir
33:55la possibilité de respirer
33:56il y a des gens
33:57hier qui étaient
33:57dans la rue
33:58qui n'avaient aucun
33:59parti politique
34:00bien sûr
34:02il y a des revendications
34:03vous savez vous n'avez pas besoin
34:04de faire de la politique
34:05vous allez au supermarché
34:06allez faites la politique
34:07quand vous n'arrivez plus
34:08à remplir votre caddie
34:10moi j'ai des gens
34:11qui m'ont dit
34:12quand il me reste 60 euros
34:14à la fin du mois
34:14mais il y a des gens
34:15qui sont dans des situations
34:16qui sont compliquées
34:18et aujourd'hui
34:19le gouvernement
34:20alors je vois des pancartes
34:22Macron démission
34:23mais Macron
34:24il est venu mettre
34:25l'estocade
34:26pendant ces 10 dernières années
34:28ça a commencé
34:29il y a 50 ans
34:30tous ces politiques
34:31les premiers
34:32qu'il faut virer
34:33c'est tout ce qui mange
34:34le pot de confiture
34:35Sophie
34:36je vous fais réagir
34:37et je vous donnez
34:38une minute
34:39avec Patrick
34:39et réellement
34:40juste rapidement
34:40Sophie
34:41le président Emmanuel Macron
34:42et son épouse Brigitte
34:43à la veille
34:43de cette journée
34:44au concert de Céline Dion
34:47est-il à sa place ?
34:48Oui ? Non ?
34:49Qu'en pensez-vous ?
34:50Mais non
34:50mais écoutez
34:51mais de toute façon
34:52plus il en fait
34:53plus c'est gros
34:53plus ça passe
34:55on a des vrais problèmes
34:57on parle de l'école
34:59il y a un problème à l'école
35:00on nous parle que des rats
35:01et des cafards
35:02mais le problème de l'école
35:03c'est que nos enfants
35:04sortent au bout de 15 années
35:06d'études
35:06sans savoir lire et écrire
35:08ça c'est un problème
35:09comment se fait-il
35:10que l'éducation nationale
35:11ne soit pas plus
35:13plus encadrée là-dessus
35:15et faire des gens
35:16faire de nos jeunes
35:17un appauvrissement intellectuel
35:19c'est le départ
35:20de la décadence
35:21de la société
35:22Ne bougez pas Sophie
35:23Patrick
35:23vous recoupez un peu
35:25le regard de Sophie
35:26sur ce qui a été dit
35:28parce que Sophie
35:29n'aime pas trop
35:30peut-être le langage
35:31châtié
35:32sur comment réagir
35:33face à ces jeunes
35:34c'était tout à l'heure
35:35Lionel Degrasse
35:36qui redoutait lui
35:37que cela verse
35:39dans la guerre civile
35:40à terme
35:41si ça continue
35:43Patrick
35:44je voudrais dire à Sophie
35:45que je ne fais absolument
35:46qu'un amalgame
35:48entre les images
35:50d'hier
35:50où c'était des émeutiers
35:51qui menaient une insurrection
35:52pour moi
35:55ils n'ont même pas le droit
35:55au nom de jeunes
35:56c'est autre chose
35:57c'est ça
35:58les jeunes
35:59c'est autre chose
36:00et les gilets jaunes
36:02dont elle fait partie
36:02qui mènent ce combat
36:03sont tout à fait respectables
36:05je ne les confondrai pas
36:07je ne les confondrai pas
36:08voilà Sophie
36:10je ne cherchais pas
36:12un avocat
36:13c'est simplement
36:16une réflexion
36:18c'est mûr
36:19ce que je dis
36:20parce que je le vis
36:21depuis des années
36:21alors que moi
36:22j'ai une situation
36:23mais je suis en ce moment
36:25en attaque
36:26vous savez moi
36:27je me suis couché
36:27dans la mairie
36:28de mon village
36:29pour une revendication
36:31contre le maire
36:32qui a fait quelque chose
36:33qu'il ne fallait pas
36:33j'ai rien cassé
36:35je suis allé dormir
36:36j'ai appelé la presse
36:37ces jeunes devraient faire pareil
36:39on ne casse pas
36:40parce que c'est notre bien
36:41nous allons prendre exemple sur vous
36:42merci Sophie
36:43merci Patrick
36:44depuis Belesta
36:45en arrière
36:46merci Sophie
36:47à Saint-Pence
36:48de Taumière
36:49et non pas à Béziers
36:50c'est pas très loin de Béziers
36:51quand même hein Sophie
36:53c'est pas très loin
36:54c'est dans l'arrière-pays
36:55et c'est chez vous
36:57et merci à tous les deux
36:58pour ce regard
36:59et nous nous retrouvons
37:00dans un instant
37:00après la pause
37:01pour la dernière partie
37:01de cette édition spéciale
37:03du Grand Matin Week-end
37:04Sud Radio
37:06Sud Radio
37:10édition spéciale
37:11Sud Radio
37:12le Grand Matin Week-end
37:13Jean-François Kéli
37:15édition spéciale
37:16donc vous êtes nombreux
37:16à nous appeler
37:17à témoigner ce matin
37:18Michel
37:19vous nous appelez de Nantes
37:20bonjour Michel
37:21bonjour Jean-François
37:22Nantes
37:23très bien
37:24Michel également
37:25et vous Michel
37:26parce que Nantes
37:27est abonné
37:28aux violences urbaines
37:30d'habitude
37:30mais ce qui est étonnant
37:31vous avez remarqué
37:32hier après-midi
37:32il ne s'est rien passé à Nantes
37:33c'est vraiment un miracle
37:34un miracle
37:35par contre
37:37en début de nuit
37:38comme je suis agent de sécurité
37:39ça a pas mal bougé
37:39la SNAC a été saccagée
37:40dans le centre-ville
37:41place de commerce
37:41ça s'est passé le soir
37:43exactement
37:44ça c'est vraiment étonnant
37:45par contre il y avait un monde fou
37:46à Nantes
37:46c'était impressionnant
37:47mais ça s'est passé dans le calme
37:48parce que Nantes
37:49comme vous le savez
37:49ce sont des villes contestataires
37:50depuis plusieurs décennies
37:53moi je voudrais juste intervenir
37:56déjà féliciter Sophie
37:57qui était avant moi
37:58elle était très perspicace
37:59elle a parlé des choses essentielles
38:01et revenir sur la réflexion
38:02je pense que c'était Patrick
38:03qui était avant
38:04qui a dit qu'il ne faudrait pas
38:05que tous les Nicolas
38:05se mettent en colère
38:06donc là tout de suite
38:07il y a un dérapage
38:08c'est bizarre d'ailleurs
38:09que vous ne voulez pas remettre en place
38:10excusez-moi
38:11non non mais je laisse
38:12l'antenne libre
38:13et vous savez
38:13si je m'écoutais
38:14je remettrais beaucoup de choses
38:15en place
38:16mais je trouve que c'est important
38:17pardonnez-moi Michel
38:18mais c'est important
38:19que les personnes s'expriment
38:20il y a trop de francs
38:22il y a trop de barrières
38:24je crois que c'était Patrick
38:25qui a parlé comme ça
38:25mais il faut que Patrick comprenne
38:27qu'il y a des millions
38:28de je ne sais pas
38:28de Mamadou
38:29Rachid et Moustapha
38:30qui sont français
38:30c'était Jean-Michel
38:33qui a eu un langage fleuri
38:36il a dit textuellement
38:38il ne faut pas que tous les Nicolas
38:40se fassent
38:41ah oui d'accord
38:43vous réécouterez
38:43vous verrez
38:44ça m'a un peu choqué
38:45je reviens à l'essentiel
38:46moi
38:46vous savez que ces références
38:48alors ce n'est pas référence
38:50comment dire
38:50à l'origine
38:51ces références
38:52vous savez le Nicolas
38:53c'est non
38:55mais c'est le Nicolas
38:56qui paye
38:56c'est grosso modo
38:58le contribuable
38:59vachalet
38:59type moyen
39:00c'était l'expression
39:01qui avait eu un succès
39:02il y a un an et demi
39:03mais allez-y Michel
39:04vous vous interrogez
39:05sur ces jeunes
39:06qui arrivent à détruire
39:08exactement
39:08donc je vous pose la question
39:09ce matin avec mon épouse
39:10comment on a eu le bonheur
39:11on s'est dit
39:12tous ces jeunes là
39:12qui cassent
39:14ce n'est pas des Iraniens
39:15ce n'est pas des Russes
39:16ce n'est pas des Tchétchènes
39:17vous voyez ce que je veux dire
39:17ce sont des Français
39:18des gens qui sont nés en France
39:19qui ont été scolarisés en France
39:20qui ont été je le fait riser en France
39:22j'ose le terme
39:24donc à un moment donné
39:25il y a un échec de l'éducation
39:27pourquoi
39:28une échec de l'éducation
39:29même s'ils ont
39:30ils viennent d'ailleurs
39:31bien évidemment
39:32mais l'échec il est là
39:34c'est à dire que
39:34on ne l'apprend pas
39:35l'amour de la patrie
39:36il faut aimer son pays
39:36c'est leur pays
39:37quand ils partent
39:38dans leur pays d'origine
39:38ils restent un jour
39:39ils pleurent
39:40ça c'est une réalité sociale
39:41des centaines de livres
39:42ont été écrits là-dessus
39:43on le sait très bien
39:44donc qu'est-ce qui fait
39:45qu'ils veulent détruire
39:47les infrastructures
39:48de leur pays
39:48ça c'est essentiel
39:51c'est ça dont il faut parler
39:52il ne faut pas parler
39:53les termes proxy
39:55Mélenchon
39:56LFI
39:56c'est infantiliser
39:58l'esprit des Français
39:59je vous le dis clairement
40:01c'est rapetissir
40:02c'est rapetissir
40:04ce qui se passe en France
40:04il y a un monsieur
40:06avant moi
40:06qui a dit une phrase extraordinaire
40:07il a dit
40:08Macron a fracturé la France
40:09mais vous savez
40:10j'ai un femme qui est médecin
40:11quand il y a une fracture
40:12il faut faire vite
40:13parce qu'autrement
40:13ça ne peut pas se ressouder
40:14et là ça fait 10 ans
40:15que la fracture
40:16n'a pas été ressoudée
40:17donc le mal qui a été fait
40:18c'est incroyable
40:20vous pensez
40:20qu'il y a un effet
40:21mèche lente
40:22comme on dit
40:22c'est à dire
40:23longue distance
40:23de la crise
40:25des gilets jaunes
40:26que la page
40:27n'a pas été refermée
40:28que le dialogue
40:29ne s'est pas vraiment
40:30enclenché par la suite
40:31il y a eu la crise Covid
40:31derrière quand même
40:32qui a préoccupé tout le monde
40:34et que des
40:36on va dire
40:36des malentendus
40:38sont restés
40:39trop longtemps
40:39en suspens
40:40Michel
40:42en fait moi
40:42je n'irai pas sur ce terrain-là
40:43monsieur la crise
40:44moi
40:46je vous conseille
40:47la lecture
40:47ou la relève
40:48je pense que vous l'avez lu
40:48de Cripuscule
40:49le livre de Juan Branco
40:50il a dit une phrase
40:51concernant Macron et sa bande
40:52ils ne sont pas corrompus
40:53ils sont la corruption
40:55les français
40:55ils écoutent bien
40:56ils entendent bien
40:57qu'ils aillent lire ce livre
40:57Cripuscule
40:58Macron et sa bande
40:59ne sont pas corrompus
41:00ils sont la corruption
41:01voilà
41:02en tout cas
41:03vous exprimez votre opinion
41:04Michel
41:05comme les autres
41:06et je vous laisse
41:07vous exprimer
41:08j'essaie d'y mettre
41:09un petit peu de modération
41:10quand c'est possible
41:11bonjour Valérie
41:12vous êtes à Pau
41:12Valérie
41:14merci d'appeler ce matin
41:16votre avis
41:16votre regard ce matin
41:17je crois que vous voulez
41:18porter un regard aussi
41:19sur tout ce qui a été dit
41:20jusqu'à vous
41:20c'est ça
41:22j'ai écouté attentivement
41:24et je me suis questionné
41:25sur qui sont les auditeurs
41:26de Sud Radio
41:28il y a toutes sortes
41:29d'auditeurs à Sud Radio
41:30je vous rassure
41:30ça réagit fort quand même
41:32dans le sens
41:33qui ne me convient pas
41:34forcément
41:36moi ce que je veux dire
41:37c'est que oui
41:37effectivement
41:38on voit beaucoup
41:38de dégradations
41:39beaucoup de violences
41:41mais la question
41:42c'est pas
41:43enfin je pense
41:43qu'on passe à côté
41:44du sujet là
41:45parce qu'on s'arrête
41:46c'est très bien
41:47c'est vrai qu'il faut réagir
41:49une mairie qui brûle
41:51c'est quand même grave
41:52donc vous recherchez
41:53les causes Valérie
41:54j'imagine
41:54quand vous me dites ça
41:55bien sûr
41:56allez-y
41:56parce que vous êtes tous là
41:57en train de pleurer
41:58sur les MS
41:58mais qu'est-ce qui provoque
42:00ces MS
42:01qu'est-ce qui depuis
42:03des semaines
42:03des mois
42:04des années
42:05grignote un peu plus
42:06les conditions d'agir
42:07des français
42:08grignote un peu plus
42:10justement
42:11on parlait de l'éducation
42:12oui
42:13qui est une faillite totale
42:15qu'est-ce qui fait
42:17qu'on en arrive là
42:18à cette faillite
42:19à ces jeunes
42:20qui sont
42:21qui n'ont aucune culture
42:22qui sont
42:23enfin il y en a
42:24qui arrivent
42:25à sortir de l'école
42:26avec
42:27avec un bagage
42:28quelque chose
42:29dans la tête
42:29mais il y en a aussi
42:30beaucoup qui restent
42:31sur le côté
42:32qu'est-ce qui se passe
42:33qui a interdit
42:34les redoublements
42:35qui a fait qu'on a
42:36tiré, tiré, tiré
42:37vers le bas
42:38pour avoir
42:39des bons résultats
42:40une faillite totale
42:42mais pas que de l'éducation
42:43au final
42:44une faillite
42:45à tous les niveaux
42:46et
42:47et qu'est-ce qui pousse
42:49les français
42:49de plus en plus
42:50à la précarité
42:51à la précarité
42:52et
42:53et qui les pousse
42:54à
42:55à faire attention
42:56c'est privé
42:57qui fait que
42:57qu'on arrive
42:59à
42:59à cet écart
43:01entre les très riches
43:02qui ont accumulé
43:03qui ont doublé
43:04leur fortune
43:05et de plus en plus
43:07de gens précaires
43:07dont je suis
43:08qui finissent
43:09par tout perdre
43:10donc
43:11ce qu'il faut voir
43:12derrière une mairie
43:13qui brûle
43:13c'est la colère
43:14la colère
43:15qui pousse à ça
43:16pourquoi la mairie
43:17tout simplement
43:18pas parce que
43:18c'est un beau monument
43:19parce qu'elle représente
43:20l'état
43:21et parce qu'elle représente
43:22l'état
43:23qui met le peuple
43:23en l'occurrence
43:23la mairie représente
43:25la commune
43:25pas l'état
43:26mais c'est pas grave
43:27vous voulez dire
43:29l'autorité
43:30c'est ce que vous voulez dire
43:31c'est l'autorité
43:31les gens qui ont mis
43:32les gens qui ont mis le feu
43:33les gens qui ont mis le feu
43:35ont vu une représentation
43:37de l'état
43:37et n'en avaient pas
43:39appris le maire
43:40peut-être que même
43:41certains ne savaient même pas
43:42qui était le maire
43:43ils mettent le feu
43:44à ce qui pour eux
43:45représente l'état
43:47et parce qu'il y a
43:48cette colère
43:49et cette colère
43:50elle est légitime
43:51je dis pas
43:52qu'ils font
43:54nécessairement
43:54mais je dis
43:55qu'à un moment
43:56on a été provoqué
43:59que ce soit
44:01les manifestants
44:02ils sont là
44:02mais les casseurs
44:03les casseurs
44:04ne seraient pas là
44:04s'il n'y avait pas
44:05de manifestation
44:05je vous remercie Valérie
44:06pour votre regard ce matin
44:07vous voyez
44:08je vous laisse la parole libre
44:10Eric vous êtes en ligne
44:11depuis Bordeaux
44:11Valérie qui nous disait
44:13on n'explique pas assez
44:14les causes
44:14mais elles sont expliquées
44:15en long, en large
44:16et en travers
44:16en réalité
44:17chacun y va de son analyse
44:19que dites-vous ce matin
44:19Eric bonjour
44:20Bordeaux
44:21où il y a eu des exactions aussi
44:24oui tout à fait
44:25il vous reste une minute
44:27Eric mais allez-y
44:28au point où on est arrivé
44:31avant de chercher
44:32toujours maintenant
44:32des excuses
44:33parce que ça
44:34on pourra toujours en trouver
44:36ça rejoint ce que je disais
44:37c'est que
44:38finalement
44:39on n'est pas encore
44:39arrivé à accéder
44:40dans le bazar
44:41et je pense que
44:42mes collègues policiers
44:43ils devraient
44:44poser les casques
44:45et les boucliers
44:45et puis laisser
44:46toute cette bonne pensance
44:48se débrouiller
44:49avec la rue
44:51et la laisser totalement libre
44:52à tous ceux qui cassent
44:54et tout
44:54parce que finalement
44:55au bout d'un moment
44:56il faut aussi
44:57que la population française
44:58elle se prenne un peu en main
45:00la police
45:01Eric
45:01rempart de la démocratie
45:02les forces de l'ordre
45:03en général
45:05justement
45:05vous allez voir
45:06que dans quelques jours
45:07là les bras
45:08ceux qui
45:09avec le tout petit soutien
45:11qu'elle peut recevoir
45:12et encore de nos politiques
45:14ils sont
45:14ils sont cachés où là
45:16et bien demain
45:17il va y avoir des enquêtes
45:19on va dire
45:19ah mais lui
45:19il a trop tapé
45:21ça recommence déjà
45:22il y a de nouveau
45:23une grenade
45:23et tout ça
45:24et tous les collègues
45:25qui seront battus
45:26pour sauver
45:27ce qu'ils pouvaient faire
45:28tout le monde
45:28leur retombera dessus
45:30alors moi
45:30ce que je leur conseillerais
45:31une bonne fois pour toutes
45:32c'est de dire
45:33maintenant débrouillez-vous
45:34et puis voyez justement
45:35ce que ça fait
45:36à partir du moment
45:37où il n'y a plus de force
45:38de l'ordre
45:38parce que vous savez
45:39par rapport à tous ces casseurs
45:40la solution
45:41elle n'est pas compliquée
45:42on est arrivé
45:43à un tel état
45:43de bestialité
45:44vu les images
45:45qu'on a vues
45:46et bien
45:46il faut que ceux qui cassent
45:48aient plus peur
45:49que la peur
45:50qu'ils veulent
45:52installer
45:52Et j'entends votre message
45:53ce matin Eric
45:54depuis Bordeaux
45:55c'est vous qui avez eu
45:57le mot de la fin
45:58effectivement
45:59faut-il le rappeler
46:00la police
46:00est républicaine
46:02et si vous laissez
46:03la rue livrée
46:05aux bandes
46:06aux casseurs
46:06c'est le chaos
46:07c'est aussi simple
46:09que cela
46:09merci Eric
46:10depuis Bordeaux
46:12merci à toutes et à tous
46:12d'avoir librement exprimé
46:15votre opinion
46:15et qui est
46:16de tout bord politique
46:18je tiens à le préciser
46:19sur l'antenne de Sud Radio
46:20merci
46:21dans un instant
46:22Vincent Farniaud
46:24Farniaud fait son marché
46:25à 11h
46:26allez
46:26il a pris une petite heure
46:28de débord
46:28et c'est tant mieux
46:30merci
46:30allez
46:31Vincent Farniaud
46:32dans un instant
46:33après
46:34le rappel
46:35de l'info
46:36Sud Radio
46:37Sous-titrage Société Radio