- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Alors, autre débat. On va faire une transition. Alors, elle n'est pas facile à trouver. Mais là, véritablement, puisqu
00:06'on parle de cible,
00:07eh bien, est-ce qu'on ne met pas une cible, évidemment, économique ? Attention, entendons-nous bien. Sur les
00:12retraités, sont-ils les boucs émissaires trop faciles du budget ?
00:16Seront-ils les prochains sacrifiés ? Et pourquoi d'ailleurs toujours réactiver en France la guerre, la lutte entre les
00:22générations ?
00:23Pendant que nos invités s'installent, je vous propose d'écouter ce matin Mme Royal. Alors, ça l'a révolté,
00:28Mme Royal, avant même qu'on sache véritablement ce qu'il y a dans le budget.
00:31Elle dit « Pas touche aux retraités, écoutons-la ».
00:34Mais c'est un scandale, menacer les gens sur les retraites. C'est-à-dire, ceux qui nous gouvernent et
00:39qui ont fait 1 000 milliards de dettes en plus disent aujourd'hui,
00:42de façon subliminale aux retraités, c'est de votre faute. Alors que d'un autre côté, les revenus financiers n
00:48'ont jamais été aussi extravagants
00:50et qu'il y a un grosement des inégalités qui n'est pas acceptable dans une société comme la France,
00:56entre les plus riches et les plus pauvres.
00:57Et surtout, il y a un déclin des classes moyennes. Est-ce que la France est condamnée au déclin ?
01:01Non.
01:02L'éternel candidate, c'est Golen Royal. Arthur est resté avec nous. Et Bruno sont restés avec nous.
01:08On accueille Olivier Babot. Merci d'être là. Cher Olivier, séiste, président de l'Institut Sapiens.
01:13En couleur et tout en verve, également Olivier Daubert, bonsoir, spécialiste de la consommation et de la grande distribution.
01:20Nous sommes avec Priska Thévenot. Merci d'être là. Bonsoir. Député, bonsoir à vous.
01:24Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine. Etienne Jernel, directeur du Point, dont on va découvrir la une.
01:31Très importante. Très. Comme chaque semaine. Une la plus importante de l'année.
01:34Ah. Voilà. C'est quand même un peu plus intéressant que la politique. Le fameux.
01:37Voilà. Le spécialement. Le spécialement. Le seul, l'unique. Enivrez-vous, mais avec modération.
01:41On y trouve plus éveillé que dans la politique, en tout cas, mon cher Etienne.
01:44Qu'est-ce qui se passe ce soir ? Écoutez, le sujet, vous venez d'entendre Priska Thévenot, c'est
01:51intéressant, c'est Golan Royal.
01:52Elle enfourche son cheval et elle vous dit, surtout, pas touche aux retraités. Arrêtez d'activer, de réactiver la guerre
01:59entre les générations.
02:00Qu'est-ce que vous lui répondez ce soir ?
02:01Je lui dis simplement qu'il faut pouvoir sortir du psychodrame éternel, annuel maintenant, du sujet de comment finance-t
02:09-on notre système de retraite.
02:11Il y a un système de retraite par répartition et plutôt que d'aller chercher à pointer du doigt un
02:15tel ou une telle.
02:16Alors, pour certains, c'est les méchants riches ou les nuisibles, comme dirait la LFI.
02:21Pour d'autres, ce sont les retraités.
02:23Moi, je dis simplement, changeons complètement de système de retraite, comme on le propose avec Gabriel Attal.
02:28Parce qu'en fait, à force de retraite, de réformes paramétriques, on pousse en permanence le sujet.
02:34Et je le dis d'autant plus pour avoir essayé d'avoir défendu une réforme qui a été rejetée, qui
02:40a été repoussée, qui a été abandonnée l'année dernière
02:44et qui nous remet au moins de points de départ cette année.
02:46Comment on finance ?
02:47Eh bien, changeons le système, système universel, avec une dose de capitalisation, sans le sujet de large.
02:52Donc, vous dites, c'est parce qu'on n'a pas pris les choses avec courage et détermination qu'on
02:56se retrouve aujourd'hui à, notamment, cibler,
02:58on va voir ce qu'il en est, ce n'est pas encore acté, Bruno, je dis, les retraités considérés
03:03comme étant une génération de boomers égoïstes et prédateurs.
03:07Je vous regarde en disant, ça, mais je peux regarder.
03:10Mais je sais bien, mais je vois votre sourire avec délectation.
03:14Oui, mais c'est ce que pensait Emmanuel Macron.
03:16Il a même écrit un rapport sur le sujet en 2008 pour le Conseil des prélèvements obligatoires.
03:20C'est ce qu'il disait.
03:21Il parlait d'inéquité générationnelle.
03:22C'était son grand cheval de bataille.
03:24Après, il n'a rien fait.
03:26Mais avant qu'on rende dans le vif des sujets, ça ne vous inquiète pas.
03:29On sort, vous avez cité le mot qui a été utilisé par la France insoumise.
03:33Peu importe.
03:34Mais je veux dire, on réactive la lutte des classes, qui est déjà bien présente dans notre pays.
03:38On remet du bois dans la cheminée pour la lutte entre les générations.
03:41Qu'est-ce qui va rester ? Où sont les poches de solidarité ?
03:45Ce n'est pas parce qu'on veut baisser les retraites qu'on déclare la guerre.
03:49On veut baisser les retraites parce qu'il y a la guerre.
03:51Parce que cette guerre intergénérationnelle existe déjà.
03:54Il y a déjà une grande difficulté pour les plus jeunes de rentrer sur le marché du travail,
03:58d'être propriétaires de leur logement.
04:00Ils comprennent et ils savent très bien, et malheureusement, toutes les projections le disent,
04:03qu'ils vont cotiser beaucoup et ils n'auront pas le même taux de rentabilité de très très loin que
04:08leurs aînés.
04:09Ils peuvent être légitimement amers.
04:10Ce n'est pas critiquer les boomers ou ceux qui ont travaillé,
04:13c'est expliquer qu'il y a effectivement un problème d'inégalité générationnelle
04:16qui va devoir se régler dans un contexte qu'on connaît,
04:18qui est celui d'un budget 2027 prodigieusement extraordinairement difficile.
04:23Et pour l'instant, les nouvelles qui ont été annoncées, les mesures,
04:26ne sont quand même pas radicales pour les retraités.
04:28On parle d'écréter les grosses retraites, donc les retraites les plus hautes,
04:31donc en préservant les plus petites, dont on peut discuter.
04:34Je suis désolée, mais pardon, excusez-moi.
04:36C'est des pistes, c'est des pistes.
04:37Oui, mais la piste, soyons très concrets pour les gens qui nous regardent et qui nous écoutent,
04:40qui peuvent aussi... Il y a déjà plein de sujets d'angoisse et de débats d'un pays.
04:47Et quand on dit une petite retraite ou une grosse retraite, ça veut dire quoi concrètement ?
04:51Et c'est là aussi le sujet.
04:52Il y aura un effet de seuil, forcément.
04:53Moi, je vous le dis, je suis parlementaire.
04:55Et quand on est parlementaire, on va à l'Assemblée nationale, on débat,
04:57et simplement dire les petites ou les grandes, ça ne suffit pas.
05:00On ne peut pas faire.
05:01Donc, il faudra à un moment mettre un chiffre.
05:04Et donc, ce que je dis, si on a le choix, on a le choix d'avoir une démarche.
05:08Si vous ne le faites pas cette année, vous le ferez l'année prochaine,
05:10parce que même votre système de capitalisation, d'autant qu'il se mette en place,
05:13il faudra bien trouver les moyens de payer les retraites.
05:16Donc, les retraites aujourd'hui, petites ou grandes, il faut fixer les seuils.
05:19C'est à vous de fixer les seuils, d'ailleurs, du reste, en tant que parlementaire.
05:22Alors, je vais vous expliquer comment ça se passe pour le débat budgétaire.
05:27Ce qui est important, c'est tous les ans.
05:27Donc, tous les ans, j'ai l'impression qu'on refait les mêmes histoires, mais c'est important de le
05:30dire.
05:30Il y a un projet qui sera présenté par le gouvernement au Conseil des ministres,
05:34qui sera ensuite présenté à l'Assemblée nationale, puis au Sénat, pour être débattu.
05:37Donc, sur cette base-là, on pourra discuter.
05:39Mais oui, pardon, on ne va pas se dire que ça n'existe pas.
05:42Il y a un sujet sur le financement du système de retraite.
05:44Donc, vous avez raison.
05:45Si on veut changer de système de retraite, il va falloir le faire.
05:47Mais à un moment, plutôt que de dire l'année prochaine, l'année d'après, allons-y franchement.
05:51Je peux parler de l'éléphant qui est assis sur ce plateau, au milieu de la pièce,
05:55mais peut-être que personne ne le voit, enfin, beaucoup de Français le voient.
05:58Olivier Devers, vous allez me dire si c'est le cas.
06:00Moi, je vois, il est tellement gros, c'est l'État obèse et boulimique.
06:04Alors, lui, on ne le met pas au régime, mais tout le monde est au régime.
06:06Je ne sais pas.
06:07À partir de quel moment ?
06:08Est-ce que vous ne croyez pas très sincèrement que tous ceux qui nous regardent,
06:12et nous tous, pour certains, des privilégiés,
06:15mais que ceux qui sont les plus modestes d'entre nous peuvent consentir à l'effort
06:20si l'État, d'abord, montre la voie, montre la route, montre le chemin ?
06:25Est-ce que c'est entendable ?
06:26Je ne vais pas faire de la philosophie de comptoir,
06:28mais il y a toujours cette idée que l'effort, quand les autres le font, il est acceptable.
06:32Quand on vous le demande, il est inacceptable.
06:34Donc, dans tous les cas, quoi qu'on fasse,
06:38quel que soit l'effort qu'on nous demande, ça sera non.
06:41Et comme en face, on a des gens qui n'arrivent même pas, eux, à se réformer,
06:45pourquoi ferais-je le premier effort si celui qui me demande de le faire n'a pas montré l'exemple
06:50?
06:50Donc, de toute façon, on se mord la queue, ça fait déjà des décennies,
06:53et il n'y a aucune raison qu'on en sorte.
06:55Aucune raison qu'on en sorte.
06:56Je vais vous dire, je ne suis pas un grand expert économique,
06:59je suis juste un mec qui observe la conso depuis longtemps
07:01et le comportement des consommateurs.
07:03Tant qu'on n'est pas confronté à un mur, on ne fera à rien.
07:07Donc, j'aurais presque tendance à dire,
07:09l'accident budgétaire, la défaillance sera la meilleure chose,
07:11qui nous conduira à une forme de radicalité, de décennie.
07:15Mais on n'est pas capable.
07:18Individuellement, on n'est déjà pas capable d'accepter l'effort.
07:21On n'est pas capable de l'accepter si les autres ne le font pas.
07:24Donc, en fait, qui commence comme personne ne veut commencer,
07:26on attend d'être tous obligés de le faire.
07:28Si je peux me permettre, Étienne.
07:30C'est pas l'État, pardon.
07:31Le sujet, en France, c'est beaucoup moins l'État que l'État-providence.
07:35Les dépenses sociales, c'est la moitié des dépenses publiques en France,
07:38la moitié des retraites, c'est le quart.
07:40Et c'est sur cette partie-là qu'on dépense beaucoup plus proportionnellement
07:44que nos voisins européens.
07:45Donc, on dit que l'État, le train de vie de l'État,
07:47oui, il y a beaucoup d'économies à faire sur l'État,
07:49il y a beaucoup de gabegies à faire sur l'État.
07:50Mais le premier poste, si on ne s'y attaque pas,
07:52c'est la dépense sociale.
07:53Donc, c'est nous.
07:54Ça ne peut pas marcher.
07:55Et les retraites, ça ne peut pas marcher.
07:57Et non, pardon, mais tout système de retraite
08:00qui ne permet pas de faire monter l'âge de la retraite,
08:03ça ne peut pas marcher.
08:04Tout le monde l'a fait, sinon les autres l'auraient fait aussi.
08:06La totalité de nos voisins européens, la totalité,
08:09ils sont tous entre 65 et 69 ans.
08:13On ne s'en tira pas, sauf qu'on est incapable de le dire,
08:15c'est politiquement invendable, et c'est là où je vous comprends.
08:17J'ai toujours un peu de compassion pour les politiques
08:19qui doivent essayer de vendre ça.
08:22Ça ne marche pas, ils n'auraient pas.
08:23Et donc, la France ne saura pas le faire,
08:25et donc, on attendra la crise, la catastrophe,
08:29jusqu'où, je ne sais pas, pour faire un changement,
08:31puisque nous ne sommes pas capables de le faire à froid.
08:32Très peu de pays ont été capables de le faire à froid.
08:34Vous passez trop vite sur la bataille générationnelle,
08:37puisque moi, parfois, quand j'entends certains parler,
08:39j'ai l'impression que nos aînés sont des vaches sacrées
08:41responsables du déficit, des faux vieux vautrés dans leurs loisirs.
08:45Pardonnez-moi de le dire assez...
08:47Non, mais il y a une partie.
08:48Il y a une partie...
08:51Je m'excuse en son nom.
08:52Non, mais les études qui sont faites sur les grosses retraites,
08:55une partie des gens disent eux-mêmes,
08:57oui, on peut contribuer un petit peu.
08:59Évidemment que les basses retraites qui sont très nombreuses...
09:01Vous savez que les retraités ont contribué au début du quinquennat d'Emmanuel Macron.
09:04J'ai beaucoup suivi Emmanuel Macron...
09:06Oui, ça s'est très mal passé depuis le début, d'ailleurs.
09:07Absolument, dans sa première campagne victorieuse et le début de son quinquennat,
09:11Emmanuel Macron, qu'avait-il fait ?
09:12Il avait baissé les cotisations et il l'avait financé par la hausse de la CSG.
09:15Autrement dit, c'est un effort qui profitait aux travailleurs
09:17et qui pesait sur les retraités.
09:19Eh bien, je peux vous dire que pour l'avoir beaucoup suivi à l'époque,
09:21100%, pas 90%, 100% de ces déplacements ne portaient que sur une chose,
09:26des retraités qui venaient l'interpeller pour leur dire...
09:28Il ne vous aura pas échappé, justement...
09:31Il ne vous aura pas échappé depuis qu'on s'est réformé les retraites en 1993.
09:35Pour leur dire que cet effort n'était pas soutenable.
09:37Et je vais répondre à Priscatevnaud.
09:38Emmanuel Macron a lui-même défini le seuil des petites retraites
09:41et des autres retraites, puisqu'elle posait la question tout à l'heure.
09:43Il a dit, au début de la crise des gilets jaunes,
09:45première allocution, c'était en décembre 2018,
09:47il dit, pour les retraites inférieures à 2 000 euros,
09:50voilà, il a fixé le seuil, pour vous répondre, Mme Thévenot,
09:52inférieures à 2 000 euros, j'annule cette hausse de la CSG.
09:54Donc Emmanuel Macron a fixé le seuil à 2 000 euros.
09:56L'effort, il l'a demandé, manifestement,
09:58il n'était pas soutenable pour les retraités.
09:59Alors, on peut les traiter de vache allée ou de vache sacrée,
10:01mais manifestement, ce n'était pas soutenable pour eux.
10:03Mais le principe de l'effort est acceptable pour personne.
10:05C'est ça qu'il faut entendre.
10:06Pour l'autre.
10:07Oui, oui, pour l'autre.
10:09Chacun.
10:09Les Français refusent leur globalité.
10:12Depuis qu'on essaie de réformer le système des retraites,
10:14grosso modo, depuis 1993,
10:16Édouard Balladur a fait la première première réforme.
10:18Le livre blanc de recarbe.
10:19Mais les réformes,
10:21Édouard Balladur était 1993 qui fait une réforme.
10:25Depuis qu'on essaie de les faire et qu'on en fait,
10:27les Français ont toujours été contre de manière...
10:30Vous ne pouvez pas faire passer les Français...
10:34Le seul qui a réformé, c'est Emmanuel Macron.
10:36Si, il l'a mis sur pause.
10:38Vous ne pouvez pas faire passer les Français,
10:39je le dis de manière caricaturale,
10:41pour des nantis ou des fainéants qui ne veulent pas des efforts.
10:45Quel est le sens d'un effort ?
10:47Est-ce que vous avez entendu un responsable politique
10:49expliquer le sens d'un effort ?
10:50Moi, je veux bien qu'on m'explique.
10:52Si les aînés doivent contribuer et les plus mèches,
10:54mais qu'on m'explique la philosophie.
10:55Où est-ce qu'on veut aller ?
10:56Et dans ce cas-là, on contribue plus.
10:58Vous le voyez, vous, le plan d'ensemble, le sujet ?
11:00C'est pour ça que je l'ai dit.
11:01Moi, on peut avoir ce débat-là.
11:03Je trouve qu'il faut juste lever deux secondes et se dire...
11:05On peut se dire, cette année, on va désindexer,
11:07pas désindexer, etc.
11:09On reposera la même question l'année prochaine.
11:11Alors, est-ce qu'on est condamné année après année ?
11:14En partie à cause de moi.
11:15Pardon, moi, j'ai essayé de mettre en place la réforme.
11:17Non, non, je vais vous répondre.
11:18Non, ce n'est pas mon plan.
11:18Je vais vous répondre assez clairement.
11:20Oui, ah bon ?
11:21On a mis en place la réforme des retraites.
11:23Et je peux vous le dire, j'ai fait suffisamment de plateaux
11:24et de débats à l'Assemblée nationale en commission pour le suivre.
11:27Et ensuite, oui, suite à la dissolution,
11:29il a fallu trouver un terrain d'attente.
11:30Et Sébastien Lecornu, Premier ministre,
11:32dans un contexte qu'on connaît tous,
11:34a cédé ça à la gauche.
11:35Mais je suis désolé.
11:36C'est une...
11:36Je n'étais pas d'accord.
11:38Avec le concours du bloc central.
11:39Non, c'est avec le concours de la stabilité politique.
11:42Mais je peux vous le dire qu'on était contre
11:43et on l'a suffisamment dit.
11:44Maintenant, on peut refaire les débats.
11:46Les LR, pendant la réforme de 2022-2023,
11:49n'ont pas été...
11:50On jouait contre leur camp.
11:51Mais bien sûr.
11:52Les LR n'ont pas soutenu la première réforme
11:54lorsqu'il y avait le temps de la fête
11:55et les Macronistes ont soutenu la suspension.
11:57Mais il faut l'assumer, madame.
11:58Écoutez, moi, je vais assumer quelque chose.
11:59C'est qu'on peut refaire l'histoire 20 fois.
12:02Maintenant, ce qu'il faut regarder,
12:03c'est comment on fait demain,
12:04après-demain et l'année prochaine.
12:05Et c'est ça, le sujet.
12:06Sinon, on va essayer tous d'avoir raison.
12:08Et en fait, ça ne sert à rien
12:09dans le débat parlementaire.
12:10Donc, ce que je dis,
12:11c'est qu'il faut aujourd'hui se dire
12:12comment on fait globalement
12:14pour sortir de ce psychodrame annuel
12:16du financement de notre système de réforme
12:17qui a, de toute façon, face à lui,
12:20une déprise démographique.
12:20Comme le tunnel est long
12:21avant la sortie de la lumière,
12:23qu'est-ce qui nous arrive entre-temps ?
12:24Je voudrais que vous écoutiez.
12:26Et Olivier Devers, vous allez nous dire,
12:28puisque vous êtes spécialiste
12:29de la consommation que vous êtes,
12:30à quelle sauce on va être mangé.
12:32On va écouter le PDG de Coopérative U,
12:34Dominique Schellcher.
12:35Écoutez ce qu'il dit sur l'inflation,
12:37précisément.
12:39Si aujourd'hui, le chef d'entreprise
12:41que je suis veut augmenter de 100 euros
12:43quelqu'un qui est aux alentours du SMIC,
12:45ça me coûte 483 euros.
12:48Peu d'entreprises ont les moyens
12:49de se payer ça.
12:50Il faut donc moins faire porter
12:53la protection sociale sur le travail.
12:56On a fait glisser ça
12:58depuis des années sur le travail.
13:00Il faut faire un mouvement inverse.
13:01Et il n'y a pas 36 solutions.
13:04Si on veut baisser ça,
13:05il faut faire un transfert
13:06en partie sur la consommation.
13:08Surtout pas sur la TVA
13:11des produits de première nécessité,
13:13mais sur la TVA la plus élevée
13:14qui en France
13:15est une des plus basses d'Europe.
13:18Olivier Devers, il y a raison.
13:19On se mord la queue
13:20parce qu'en réalité,
13:21si on cherche à transférer
13:23une partie de cet effort,
13:24c'est-à-dire pour faire augmenter
13:25le salaire net,
13:25puisqu'en gros,
13:26c'est rapprocher le net du brut,
13:27pour faire simple,
13:28en le finançant par la TVA,
13:30ça va avoir évidemment
13:31un effet négatif sur la consommation.
13:33Moi, je note qu'il y a
13:33une deuxième proposition
13:34dans ce même esprit
13:35qui a été faite
13:36par un autre patron de la distribution
13:37qui ne sont pas
13:38les moins bien placés
13:39parce qu'eux ont des employés
13:41par dizaines de milliers.
13:42Donc, il voit le sujet.
13:44Il voit le sujet
13:44de la difficulté,
13:45comme disait Dominique Schellcher,
13:46de faire passer une augmentation
13:47avec un faible rendement
13:48pour le salarié.
13:49Michel-Edouard Leclerc
13:50dit quelque chose d'intéressant,
13:51c'est qu'on va faire porter
13:53une partie du poids
13:55sur l'IA,
13:57sur les robots.
13:57Il a même dit,
13:58je ne sais plus sur quelle antenne,
13:59sur quelle antenne,
14:00il le disait,
14:00qu'il était prêt
14:01à ce qu'il y ait un impôt,
14:02c'est-à-dire une cotisation sociale
14:04sur les caisses automatiques
14:05qui ne faisaient pas travailler
14:07de caissière.
14:07Là, on est sur des choses intéressantes,
14:09c'est-à-dire élargissons l'assiette
14:11de ce qui finance en réalité
14:13le modèle social,
14:14qui ne peut pas,
14:15de toute façon,
14:15être seulement assis
14:17sur le travail.
14:17Et il y en aura de moins en moins,
14:19parce que,
14:19dites-vous bien quand même
14:20que sur les caisses,
14:21il y aura de moins en moins
14:22de caissières durablement.
14:23Je ne dis pas que c'est bien,
14:24je dis que c'est la tendance.
14:26Je le dis,
14:26après, comme ça tout le monde le sait,
14:27après je dois vraiment refiler,
14:28mais le sujet qu'on a,
14:30c'est qu'on est en train
14:30de se dire
14:31qui on va taxer un peu plus
14:33ou qui on va pénaliser
14:34un peu plus ou moins.
14:35Il faut,
14:36dans ce qu'on dit,
14:37sur le sujet du financement...
14:37Vous avez passé deux quinquennats
14:39à faire ça ?
14:39Pourquoi ça changerait ?
14:40Excusez-moi,
14:41on a passé deux quinquennats...
14:42C'est pour vous piquer avant,
14:43vous partez.
14:44Je le sais.
14:45On a passé deux quinquennats
14:46jusqu'à la dissolution
14:47à mener des réformes
14:48de grande ampleur,
14:49souvent tout seul
14:50et sous le monde
14:50en étant manmené
14:51dans le débat parlementaire.
14:52Et c'est vrai que depuis deux ans,
14:54on revient sur la majorité
14:55des réformes qu'on a menées
14:56pour arriver aujourd'hui à quoi ?
14:57À se dire
14:58quel impôt supplémentaire
14:59on va créer,
15:00quel impôt exceptionnel
15:01on va mettre en place
15:02et en réalité,
15:03ce qu'il faut,
15:03c'est des réformes
15:04sur le modèle social,
15:05réforme de l'assurance chômage,
15:07réforme complète
15:07du système de retraite.
15:08Est-ce qu'on taxe
15:09les caisses automatiques
15:10dans les IPR ?
15:10Mais vous me parlez encore
15:11d'une taxe ?
15:11Non, mais est-ce que...
15:14Je vais le dire différemment.
15:15Est-ce qu'on appuie,
15:17est-ce qu'on assoie
15:17le modèle social aussi
15:19sur du travail
15:20qui a été détruit
15:21avec des hommes et des femmes,
15:23les caissières
15:23et les caissiers de supermarchés
15:24et qu'on a remplacé
15:25par des machines ?
15:26Est-ce que la machine
15:26doit cotiser ?
15:32Est-ce que la machine
15:33qui remplace ce nom
15:34doit cotiser ?
15:35On est parlementaire
15:36et M. Taché,
15:37c'est très bien,
15:37on n'est pas philosophique,
15:38on doit savoir
15:38combien ça rapporte exactement
15:39et quelles sont
15:41les conséquences par ailleurs.
15:42Et vous le savez très bien,
15:43il n'est pas question
15:44de commencer à dire
15:44que l'innovation
15:46ou le progrès
15:47qu'on pourrait avoir
15:48devrait taxer tout azimut
15:50puisque ça change aussi
15:51les professions,
15:52souvent pour le mieux.
15:53Donc moi,
15:53ce que je disais,
15:54c'est stop à la facilité
15:57de vouloir,
15:57et je le dis en regardant
15:58mon collègue de gauche,
16:00M. Taché,
16:01stop à la facilité
16:02de toujours essayer
16:02de chercher des coupables
16:04dans la société française
16:06ou alors chercher
16:07de nouveaux impôts,
16:07de nouvelles taxes.
16:08C'est pas un coupable,
16:09c'est acter que le travail
16:10bascule pour une part
16:12pour certains métiers
16:13de l'homme vers la machine.
16:14C'est ça.
16:16Je ne sais pas
16:16si on cherche des coupables
16:17de notre côté,
16:18mais en tout cas,
16:19vous en avez désigné
16:20un certain nombre
16:20depuis les derniers budgets.
16:21Les chômeurs,
16:22trois ou quatre réformes
16:23à chaque fois,
16:23c'est eux qu'on cible.
16:24En priorité,
16:25ils vont encore être
16:26mis à contribution
16:27pour ce budget.
16:27L'UNEDIC ne va tout simplement
16:28plus pouvoir emprunter bientôt
16:29parce qu'effectivement,
16:30l'État va encore,
16:31ce gouvernement va encore
16:32les cibler eux,
16:33les retraiter maintenant
16:34et puis après,
16:35sur cette histoire
16:35de salaire brut
16:36et de salaire net.
16:37Il y a quelque chose
16:37qu'on oublie quand même,
16:38le partage de la valeur.
16:39On en parle quand dans ce pays ?
16:41Dans l'entreprise,
16:42aujourd'hui,
16:43la valeur,
16:43elle est très, très, très,
16:44très majoritairement fléchée
16:45sur les bénéfices
16:46et de moins en moins
16:46sur le travail.
16:47On n'a pas à financer
16:48les hausses de salaire
16:49par de la baisse
16:50de protection sociale.
16:51La protection sociale,
16:52c'est important
16:52parce que si on fait ça,
16:53à la fin,
16:53il va se passer quoi ?
16:54Plus de retraite
16:55par répartition,
16:55c'est déjà ce que veulent certains,
16:56la retraite par capitalisation,
16:58les assurances privées
16:59qui prennent le relais
16:59en termes d'assurance maladie
17:00et pareil pour le chômage.
17:01En gros,
17:01on privatise tout.
17:02On arrête le modèle social
17:03et puis on fera plus de débat
17:04sur l'exceptionnalité
17:05du modèle social français
17:06parce qu'il aura été mis par terre.
17:08Donc, il faut arrêter avec ça.
17:09Les salaires peuvent augmenter,
17:10les patrons peuvent faire un effort.
17:11Il va aller par terre
17:12s'il ne trouvait pas
17:13les moyens de le financer.
17:15Il va tomber tout seul
17:16si on ne trouve pas
17:17les moyens de le financer.
17:19Si on fait la capitalisation,
17:21si on fait l'assurance privée,
17:22si on fait tout le reste,
17:23il n'y a plus de monétisation.
17:23Non, mais arrêtez,
17:24vous êtes attachés.
17:24Une correction juste de fait,
17:27le partage de la valeur en France
17:28est en faveur des salariés
17:30depuis très longtemps
17:31et il n'a pas diminué
17:32en faveur du capital.
17:33Tout le monde peut aller le vérifier.
17:35Je suis désolé
17:35de remettre les vises
17:36au milieu du village.
17:37On peut raconter n'importe quoi,
17:39mais c'est le fait.
17:40Vous savez,
17:41c'est même Nicolas Sarkozy
17:42à l'époque qui disait
17:43qu'il faut le ramener
17:43à un tiers, un tiers, un tiers.
17:44Aujourd'hui,
17:44c'est deux tiers les bénéfices
17:45à un tiers du salaire.
17:46C'est d'abord au salaire
17:47et puis ça va pour quoi à l'État ?
17:50J'en suis obligé d'en être là.
17:51Voyez-vous,
17:52on en est là.
17:56La monnaie sociale,
17:57il est mis à mal
17:58et c'est toujours les mêmes
17:59qui sont épargnés.
18:00L'impôt sur les sociétés,
18:02c'était 50% en 85,
18:03c'est 25% en 2026.
18:06En 40 ans,
18:07on l'a divisé par deux.
18:08C'est des chiffres,
18:09c'est évident.
18:09C'est une bonne nouvelle
18:10pour les sociétés.
18:11Oui, c'est une bonne nouvelle
18:14pour les sociétés.
18:14C'est comme ceux qui embauchent les gens.
18:16Vous nous avez dit,
18:16le contrat social,
18:17à un moment,
18:17on ne va plus pouvoir tirer sur le fil.
18:19Si on continue d'augmenter la TVA comme ça,
18:20s'il faut toujours baisser
18:21les cotisations patronales,
18:22que c'est le seul alpha et l'oméga
18:23de la politique sociale dans ce pays,
18:24les gens, à un moment,
18:25vont en avoir marre.
18:25Ils vont dire,
18:26en fait, travailler,
18:26ce n'est pas possible
18:27parce que le travail,
18:28ça ne rapporte rien.
18:29Ça ne rapporte qu'à certains,
18:30ceux qui font les évidents.
18:30On a multiplié les prestations sociales
18:32donc il faut bien aussi
18:33trouver les moyens.
18:34Ça a bien changé quand même.
18:35Quand on ne trouve plus
18:36les recettes en face,
18:37on va en avoir moins.
18:38Les recettes,
18:39je suis d'accord.
18:40Le vrai sujet,
18:40déjà d'une,
18:41j'espère qu'on pourra se voir
18:42dans l'hémicycle
18:42pour débattre du budget
18:43et je serai attentive
18:44à ce que vous soyez bien présent
18:45pour avoir la même verve
18:46que vous avez là sur le plateau.
18:48Si vous voyez ce que je veux dire.
18:50Et deuxièmement,
18:50sur le sujet du...
18:52Non, non, je ne crois pas.
18:53Il n'y a personne.
18:53Il n'y a pas de son.
18:54Il n'y a pas de son.
18:54Il n'y a pas de son dans l'Assemblée.
18:55Non, non, je ne crois pas.
18:56Et deuxièmement,
18:57ok, super.
18:58Et deuxièmement,
18:59ce que je suis en train de vous dire,
18:59c'est sur le sujet
19:00de notre financement
19:01de modèle social
19:02par rapport à la réforme des retraites,
19:04pardon,
19:04ça s'appelle juste
19:05la déprise démographique.
19:06Il y a moins aujourd'hui
19:07de cotisants que de retraités.
19:09Donc vous pouvez tourner en rond
19:10dans tous les sens.
19:10Il va falloir trouver un système.
19:12On a proposé une réforme des retraites.
19:13Vous avez dit non
19:14et vous nous avez dit en parallèle
19:15on va taxer les entreprises
19:18et on va taxer d'autant plus
19:19les gens fortunés dans notre pays.
19:20Pardon, mais votre...
19:21Attendez, je vais vous le dire
19:22assez simplement.
19:23Mais ça a été fait.
19:24C'est pour ça que je le dis.
19:24Il n'est pas dans l'hémicycle.
19:25Ça a été fait sous Barnier.
19:27Vous êtes sérieuse ?
19:27Avec une taxe obsessionnelle
19:29sur les hauts revenus
19:30et une taxe obsessionnelle
19:32sur les hauts profits.
19:33Et on en est où aujourd'hui ?
19:34Ça permet de financer ?
19:35Trouvez des vrais financements.
19:36Faites des choses qui soient utiles.
19:37Il n'est pas dans les...
19:37Franchement, qu'est-ce qu'il se passe ?
19:39Il faut venir dans l'hémicycle.
19:40C'est le débat.
19:43C'est des projets contre projets.
19:44Vous l'avez voté.
19:45D'autant plus parce qu'effectivement
19:46ça n'est pas possible de dire
19:47que vous avez mis les hauts revenus
19:48à contribution
19:48avec cette petite taxe-là
19:50qui a fait un milliard et quelques
19:51quand vous voyez
19:52que tout le reste est pris sur...
19:53Combien vous avez pris
19:54sur les chômeurs ?
19:544 milliards.
19:55Combien vous les prenez
19:55en retraités ?
19:562 milliards.
19:56Vous n'avez pas pris
19:57un milliard aux milliardaires.
19:58C'est une plaisanterie.
19:59C'est une plaisanterie.
20:007 milliards renouvelés chaque année.
20:02Je me demande véritablement
20:04parce que quel que soit
20:05le nouveau pouvoir
20:06et ensuite il y a une assemblée
20:07comment ça va se passer ?
20:08Parce que réforme ou pas réforme
20:09je me demande
20:10qui va les faire passer.
20:11Parce qu'après les présences
20:13il y a les législatives.
20:16Bien sûr qu'on va les faire passer
20:17les réformes
20:17mais après le mur
20:20de la dette.
20:21Quand on aura pris le mur
20:22on les passera à regarder
20:23ce qui s'est passé
20:24dans tous les pays.
20:24Ça ne veut pas prendre le mur
20:25de la tête.
20:25Vous pouvez nous expliquer.
20:26En fait ça va être...
20:27Mais ça veut dire quoi ?
20:28Qu'est-ce qui va arriver ?
20:29La remontée des taux
20:30à tel point
20:31que ça devient insupportable
20:33parce qu'on n'arrive plus
20:34à emprunter sur les marchés.
20:35Et à ce moment-là
20:36on est prêt à des mesures
20:37à des extrémités folles.
20:39En Espagne
20:40ils ont baissé les salaires
20:41des fonctionnaires.
20:42Ils ont baissé
20:43le montant
20:44des pensions de retraite.
20:45En Espagne
20:46je ne vous parle même pas
20:46de la Grèce
20:47ce qui est encore
20:47un cas extrême etc.
20:48Donc on en reviendra là.
20:50Pourquoi ?
20:50Parce qu'il y a une raison
20:50qui est extrêmement simple.
20:52On emprunte aujourd'hui
20:53plus de 300 milliards d'euros
20:54par an
20:55pour financer
20:57notre dette.
20:58Pour refinancer notre dette.
20:59Le jour où on arrête
21:00de nous prêter
21:01ou on nous prête
21:02à des taux qui sont prohibitifs
21:03on ne paye pas
21:04en fin de mois
21:05les salaires des fonctionnaires
21:05et les pensions de retraite.
21:07Donc on sera prêt
21:08à faire n'importe quoi.
21:09On peut faire une analogie
21:09simple.
21:10Et il ne se passera rien avant.
21:11On prend le traitement
21:12que quand on a acquis
21:14la conviction
21:14que si on ne le prend pas
21:15on est mort.
21:16C'est ça le mur de la dette.
21:17C'est-à-dire que
21:17le traitement
21:18il nous emmerde tous.
21:19On n'a pas envie de le prendre.
21:21On n'a pas envie.
21:21Et donc de fait
21:22on le repousse.
21:23Et puis un jour
21:24on n'aura pas le choix
21:24on le prendra
21:25de gré ou de force
21:26et ça fera peut-être plus mal.
21:27En attendant
21:27on a un panier
21:28de consommation.
21:29Pouvez-vous nous faire
21:30juste un petit tour d'horizon ?
21:32On a une chance
21:33c'est qu'il n'y a pas
21:34d'inflation en ce moment
21:35encore.
21:36Je dis bien encore.
21:38Parce que
21:39l'effet d'hormouze
21:40on va l'appeler comme ça
21:40notamment sur les emballages
21:42sur le plastique.
21:43On l'a vu
21:43mais de manière
21:44extrêmement circonstanciée
21:45par exemple sur l'eau.
21:46Vous savez que l'eau
21:47la plus vendue en France
21:47ça s'appelle cristalline.
21:48C'est le produit
21:49qui passe le plus souvent
21:50en caisse.
21:50Lui il a pris 6%
21:51depuis le début de l'année.
21:53Les autres marques
21:54un tout petit peu
21:54mais moins.
21:55Pour le reste
21:56on n'a pas vu
21:56la réouverture
21:57des négociations commerciales
21:58parce que Serge Papin
21:59ministre de la Conso
22:00ne l'a pas voulu
22:00et il a réussi à faire
22:01que les industriels
22:02prennent sur leur marge
22:03la hausse des coûts
22:04qu'il y a eu
22:05depuis quelques mois.
22:06Désormais se rajoute
22:07à cette flambée
22:08sur les contenants.
22:10La flambée
22:11qu'il va y avoir
22:11sur les contenus.
22:13C'est-à-dire en gros
22:14non non
22:14je parle des matières
22:15premières alimentaires
22:16les courses du quotidien
22:17c'est-à-dire en gros
22:18la pomme de terre
22:19regardez la pomme de terre
22:19Le faible rendement agricole
22:20va augmenter
22:22mécaniquement
22:22c'est-à-dire que
22:23quand les patrons
22:23de la distribution
22:24expliquent sur les plateaux
22:26en ce moment
22:26qu'il n'y a pas d'inflation
22:27et qu'il ne faut pas s'inquiéter
22:28c'est parce qu'ils ne veulent pas
22:29que le bon peuple
22:30des consommateurs
22:30s'inquiète
22:31et qu'il pénalise
22:33la conso aujourd'hui.
22:34En réalité
22:34ça sera une boucherie
22:36au début d'année
22:37quand il y aura
22:38les négociations commerciales
22:39parce qu'il va falloir
22:40répercuter tous ces...
22:41Une boucherie ?
22:42Mais attendez
22:43est-ce que vous avez vu
22:44les rendements agricoles
22:45Vous êtes un grand spécialiste
22:45vous connaissez parfaitement
22:46ce secteur.
22:47Est-ce que vous avez vu
22:47les rendements agricoles
22:48on a tous vu ça
22:49dans tous les journaux
22:50les rendements baissent
22:51est-ce que vous pensez
22:52que le prix du sachet
22:53de courgettes surgelées
22:54l'année prochaine
22:55sera au même prix
22:55que cette année ?
22:56La réponse elle est non
22:57évidemment
22:57les frites on le sait déjà
22:59Il y a d'autant plus raison
23:00que le Premier ministre
23:02prévient en privé
23:03pour l'instant
23:03que la crise agricole
23:05qui vient
23:05ne va pas être une crise
23:06comme d'habitude
23:07pour sans doute
23:08mettre des subventions
23:09pour les aider
23:10non ça va être une crise
23:10de sauvetage
23:11parce que tous les secteurs
23:13agricoles vont connaître
23:14une crise de rendement
23:15qui va être telle
23:16que ça va être
23:17c'est une crise
23:18qui va se répercuter fortement
23:20c'est ce qu'ils ont
23:20Vous avez des paysans
23:21aujourd'hui
23:22vous avez des paysans
23:23aujourd'hui
23:24qui ne vont plus planter
23:25certaines cultures
23:26et on va se retrouver
23:27en sous-production
23:28de certaines cultures
23:29parce qu'ils n'ont pas
23:30d'intérêt
23:30on ne peut pas juger
23:32un paysan
23:33qui perd de l'argent
23:34sur chaque hectare
23:35qu'il exploite
23:35et qui décide
23:36de ne plus l'exploiter
23:37parce que quand vous
23:38arrêtez une activité
23:39qui vous fait perdre de l'argent
23:40en réalité vous en gagnez
23:41parce que vous évitez
23:42d'en perdre
23:42donc on ne va pas reprocher
23:43aux paysans
23:44de moins produire
23:45ils vont moins produire
23:46Le mur de la dette
23:47la nouvelle crise agricole
23:49qui est latente
23:50depuis très longtemps
23:51qu'est-ce qui...
23:52Il est temps
23:53qu'on prenne conscience
23:53de la situation
23:54dans laquelle on est
23:55Je crois que les Français
23:56ont conscience
23:56la question c'est
23:57est-ce que tout le monde
23:58avec les propositions
23:59que les Français continuent à croire
24:01on les sort net
24:01des laissiers et le RN
24:02sur la retraite à 62 ans
24:04Mais la retraite à 62 ans
24:05Johnny Ambrouk
24:06la retraite à 62 ans
24:07c'est une blague
24:08c'est même un danger
24:10le danger numéro un
24:11qui a fait la campagne présidentielle
24:12c'est qu'on a trois points de PIB
24:13qui sont absorbés
24:14par les baisses
24:15d'exonération
24:16de cotisation sociale
24:17c'est ça la blague
24:17La politique qui est menée
24:18depuis deux ans
24:19depuis dix ans
24:20depuis dix ans
24:21qui fait qu'aucun autre pays
24:23est à 62 ans aujourd'hui
24:24ça c'est vous qui m'expliquez
24:26qu'il n'y a qu'une solution politique
24:27il y a des choix politiques
24:29non non mais par rapport aux données
24:30que vous évoquez
24:31je ne conteste pas
24:31de me dire
24:32s'il y a un autre pays
24:33qui est capable de financer
24:34une retraite à 62 ans
24:35comme aujourd'hui
24:36d'abord si on confiait
24:39la gestion de ce régime
24:40aux partenaires sociaux
24:40et qu'on arrêtait
24:41de les ponctionner en permanence
24:42et que l'État faisait semblant
24:43de les écouter
24:44pour à chaque fois
24:45écoutez les budgets
24:46de la sécurité sociale
24:47moi quand j'ai été élu
24:48ils étaient tous à l'équilibre
24:48et l'État après le Covid
24:50a été se servir dedans
24:51parce qu'il a été incapable
24:52de financer sa politique autrement
24:54parce qu'il s'est appauvri lui-même
24:55non mais écoutez
24:56non mais excusez-moi
24:57en 2020
24:58c'était à l'équilibre
25:00non non non
25:02il a été se servir
25:03dans les caisses
25:03de la sécurité sociale
25:04l'État
25:04parce que quand il baisse
25:05toujours les recettes fiscales
25:06pour certaines catégories
25:07l'impôt sur la société
25:09l'impôt sur la fortune
25:10et tout le reste
25:10il faut le financer
25:11donc c'est ça le premier
25:12c'est que par une partie
25:13de la TVA aujourd'hui
25:14ça fait un moment d'ailleurs
25:15parce que les cotisations
25:17ne financent pas
25:17depuis très longtemps
25:18les pensions
25:19donc c'est le contraire
25:20c'est l'État qui vient au secours
25:21non mais regardez
25:22regardez ce qui se passe
25:23à l'Assemblée Nationale
25:24je suis désolé de vous le dire
25:25en fait
25:25c'est pas la sécurité sociale
25:27c'est pas la sécurité sociale
25:28qui est renflouée par l'État
25:29aujourd'hui c'est pas du tout le cas
25:30c'est tout l'inverse
25:31qui se passe
25:31et encore une fois
25:32sur le chômage
25:33on va voir ça
25:33vous allez voir
25:342 milliards d'économies
25:35c'est les réformes bornes
25:36effectivement il y a eu
25:37des économies de fête
25:38sur les chômeurs
25:38l'Unique avait des excédents
25:39l'État va encore les piquer
25:41parce qu'effectivement
25:41il ne veut pas aller
25:42toucher à la fiscalité
25:43de ceux qui pourraient
25:44effectivement payer un peu plus
25:45c'est ça les choix politiques
25:46je regarde
25:47Bruno Jeudy
25:48Olivier Babaut
25:49et M. Gernell
25:51et j'ai l'impression
25:52je vous vois consterné
25:53non mais il y a un problème
25:54de relation à la vérité
25:56et au fait
25:56pardon mais
25:57le budget de l'État
25:58les ressources de l'État
26:00alimentent
26:00la protection sociale en France
26:02et c'est pas l'inverse
26:03c'est incroyable
26:05qu'on n'arrête pas
26:05à se mettre d'accord
26:06sur ça quand même
26:07les déficitaires
26:07de 70 milliards
26:09en réalité
26:09c'est abondé
26:10en grande partie
26:11par la TVA
26:11moi je vous parlais
26:12de la France
26:12depuis très longtemps
26:13on parle de la société sociale
26:14dans lequel évidemment
26:15il y a 25%
26:15les dépenses de l'État
26:16c'est les pensions
26:17écoutez moi
26:17c'est un débat majeur
26:18au-delà des chiffres
26:19pourquoi ?
26:19parce que
26:20quelle est la vision ?
26:20où on veut emmener les Français ?
26:22qui va devoir supporter les efforts ?
26:24et quel récit
26:25pour amener les gens ?
26:27vous savez le général de Gaulle
26:28quand il arrive au pouvoir
26:29en 1958
26:29il fait quelque chose
26:30qui est incroyable
26:31il baisse les pensions
26:32des anciens combattants
26:33effectivement
26:34incroyable
26:34il fallait y aller quand même
26:35c'était 13 ans
26:36après la fin de la guerre
26:38il fallait y aller
26:38et qu'est-ce qu'il fait ?
26:39de l'autre côté
26:40en 3 ans
26:40il triple le budget de la recherche
26:42il triple le budget de la recherche
26:44mais en fait le récit
26:45il est assez facile
26:46et il explique
26:46il va le dire à la télé
26:47il est porté par le général de Gaulle
26:49et il parle
26:52il est allé le vendre à la télé
26:54il est à promouvoir
26:55il n'est pas vu de De Gaulle
26:56dans les candidats potentiels
26:58putatifs
26:59chercher mieux
27:00il y en a beaucoup
27:01qui se prennent pour De Gaulle
27:01et ce qui est incroyable
27:02c'est qu'il va le dire à la télé
27:03qu'il prononce les mots
27:04qu'il prononce le mot de sacrifice
27:06il dit sans cela
27:07nous serions condamnés
27:08au déclin en Gaulle
27:09déjà le courage
27:10ce serait déjà bien
27:11le sacrifice
27:12le courage
27:12on va en parler
27:13et ça n'existe pas
27:14mais il faut retrouver la vidéo
27:15mais il faut regarder ça
27:16tous les jours
27:17c'est tellement beau
27:18ce truc
27:20on va la rediffuser
27:21à chaque fois qu'il s'appelle
27:22merci
27:23Étienne Jarnel
27:24Olivier Babaud
27:25merci Aurélien Taché
27:26merci Olivier Dauvert
27:27et Bruno
27:28il s'appelle