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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:01Merci de votre fidélité. On poursuit notre émission. Vous le savez, c'est votre rendez-vous du dimanche soir depuis
00:06la rentrée.
00:07Robert Ménard face à vous, le maire de Béziers, qui répond à nos éditorialistes de BFM TV dans quelques instants.
00:13Mais tout d'abord, on égrène les faits d'actualité marquants de la semaine.
00:17Et c'est une question marquante ô combien grave et pesante.
00:21Assiste-t-on à un basculement du conflit avec la Russie ?
00:24Kiev a tiré des missiles Pélican sur Moscou après une salve de drones sur la capitale.
00:30Et quelques heures auparavant, Emmanuel Macron, sur un air grave, avait annoncé, Robert Ménard, vendredi,
00:35une intensification des menaces et de la guerre hybride de la part de la Russie.
00:39En somme, le conflit, a-t-il dit, a changé de nature. Il promet que ça ne restera pas sans
00:43réponse.
00:44Ce sont évidemment des mots lourds de sens. Écoutons le président français.
00:48Et puis, quelque part, la réponse de Poutine, juste après.
00:52Nous avons déjà été l'objet d'attaques hybrides. Je vous en ai déjà rendu compte.
00:56Plusieurs d'entre elles ont été attribuées. Et oui, ce risque, il existe, il est réel.
01:00Et la menace a été rehaussée. Et donc, face à ça, on agit.
01:06L'un des principaux arguments des alliés européens de l'Ukraine concerne la prétendue menace russe.
01:11Je tiens à réaffirmer que la Russie n'a aucune intention agressive envers les pays européens.
01:16Nous sommes prêts à coopérer et à rétablir les relations avec nos voisins européens.
01:21Et je renouvelle ma question avant l'impôt. Si vous étiez à cette fameuse réunion,
01:25comment vous auriez appréhendé le moment dont on dit qu'il était quand même emprunt de beaucoup de gravité, de
01:30solennité ?
01:31J'aurais écouté d'abord. Parce qu'il n'y avait pas que M. Macron.
01:34Il y avait aussi les patrons des services secrets qui ont des choses à dire.
01:39Alors, je ne sais pas ce qu'il s'est dit. Je suis un peu exaspéré par l'attitude de
01:45certains.
01:47Je n'ai jamais voté Emmanuel Macron. Je n'aurai pas l'occasion de revoter pour lui puisqu'il ne
01:51sera pas candidat.
01:53Ce n'est pas parce que je dénonce sa capacité, c'est vrai, parfois, à utiliser la scène extérieure,
02:00la politique internationale pour ne pas répondre aux questions françaises.
02:04Ce n'est pas, parce que je suis conscient de ça, que ce qu'il dit sur l'Ukraine ou
02:09sur le Moyen-Orient n'est pas vrai.
02:11Madame, c'est un vrai danger, M. Poutine.
02:15Là, vous répondez à ceux qui, tout comme Ségolène Royal tout à l'heure sur notre antenne,
02:21mettent en avant une forme de diversion du président français.
02:23Une diversion avec une guerre comme ça ? Mais attendez, c'est de la folie.
02:28Pour masquer le bourbis dans lequel nous sommes, la crise sociale, la crise énergétique, la crise systémique.
02:33Madame Abouk, on peut dire les deux. Je suis conscient, je suis maire d'une ville,
02:37je sais ce qu'il en est du pouvoir d'achat, de l'essence.
02:40Écoutez, j'ai rencontré cette semaine un médecin que je connais qui me dit
02:43c'est la première fois en 40 ans que je vois des gens qui ne viennent pas aux consultations
02:47parce qu'ils n'ont pas l'argent pour payer l'essence.
02:49Je ne suis pas abruti, je le vois ça.
02:51Mais ce n'est pas parce qu'il y a ça d'un côté que tu peux passer sous silence
02:55la menace que représente M. Poutine.
03:00Le problème, c'est que le rassemblement sonat, il a été pendant des années et des années pro-russe.
03:06Vous avez vu le communiqué qui date d'il y a quelques heures ?
03:09Non, je n'ai pas vu.
03:10Regardez-le, Jordan Bardella, Marine Le Pen qui affiche un ton qui se veut ferme
03:14affirmant que la Russie, je cite, ne peut espérer dicter directement ou indirectement
03:17la politique de la France par l'intimidation, la menace, la déstabilisation et la pression psychologique.
03:22Est-ce que pour vous, maintenant, désormais, leur position est claire ?
03:26Attendez, c'est très très clair.
03:28Si M. Bardella, il avait voté il y a quelques mois l'aide à l'Ukraine au Parlement européen,
03:33c'est juste ça, à un moment des mois.
03:35Les déclarations, vous savez, la politique, elle crève de ça, de ce genre de grandes phrases.
03:40Bien sûr, moi, j'applaudis, à vrai, tout ce qu'ils ont dit sur la Russie,
03:43leur fascination pour la Russie.
03:45Attendez, vous vous rappelez que M. Orban, M. Orban en Hongrie,
03:49c'était la mecque, si j'ose dire, de la droite et de la droite de la droite française américaine.
03:55Tout le monde allait se prosterner devant lui.
03:57Ils ont toujours eu cette fascination et tout.
03:59Aujourd'hui, s'ils changent d'avis, tant mieux.
04:01Mais Coco, au Parlement, quand t'as l'occasion de soutenir l'Ukraine face à la Russie,
04:07tu votes les crédits.
04:08Autrement dit, pour Robert Ménard, toute remise en question de l'aide à l'Ukraine,
04:13et même tout débat sur l'aide à l'Ukraine, signifie soutien à M. Poutine ?
04:18Je ne dis pas qu'il ne faut pas en débattre.
04:20Je ne dis pas qu'il ne faut pas en débattre.
04:21Pardon, madame, on ne peut pas passer sa vie à expliquer.
04:24Moi, je suis allé je ne sais pas combien de fois avant, pendant et depuis le début de la guerre
04:29en Ukraine.
04:30Je ne peux pas, comme plein de gens, comme vous l'avez dit vous 50 fois,
04:34écrire tout, qu'ils se battent pour la démocratie, qu'ils se battent pour l'Europe,
04:39qu'ils se battent pour les libertés, qu'ils ont des centaines de milliers de morts,
04:42et pas leur donner les moyens de s'armer.
04:44C'est un truc de faux cul. Moi, je n'ai jamais fait ça dans ma vie.
04:48C'est une lâcheté absolue. Le problème, c'est quoi ?
04:51C'est qu'une guerre qui dure, et elle dure depuis plus de 4 ans,
04:54ça fait une durée plus longue que la Première Guerre mondiale.
04:57Plus de 4 ans qu'ils se font tuer pour nous.
05:00Évidemment, c'est tellement démago, tellement facile de dire
05:04« Attendez, on a de l'argent, difficilement, dans nos pays,
05:07plutôt qu'aller le dépenser là-bas en armement et tout,
05:10on ferait mieux de le garder pour la France. »
05:12Mais ça s'appelle des lâchetés. Je ne sais pas.
05:14– Je vous sens en colère sur ce sujet.
05:16– Oui, parce que vous savez, je suis un monsieur d'un certain âge,
05:19j'ai lu, comme vous, vous rappelez l'aveuglement de la classe politique
05:27entre 1930 et 1940, qui voyait jamais venir, en l'occurrence Hitler.
05:33Je ne dis pas que c'est la même chose.
05:35Je dis simplement, il y a un impérialisme russe.
05:38Et je ne voudrais pas que dans 15 ans, 20 ans, nos gausses, ils nous disent
05:42« Vous n'avez même pas vu venir, vous étiez en train de vous engueuler. »
05:45– Donc, pour Robert Ménard, la plus grande menace existentielle
05:48sur la France et l'Europe s'appelle M. Poutine ?
05:50– M. Poutine. De l'autre côté, vous avez un Trump qui nous déteste
05:55et qui fait tout pour nous pourrir la vie.
05:57Enfin, c'est un danger. Et les Chinois.
06:00Et vous croyez que là, on ne peut pas être…
06:02C'est pour ça que je suis tellement pro-européen.
06:04La seule réponse, c'est plus d'Europe, encore plus d'Europe.
06:08Et au moins, entre nous, entre nous dans ce pays,
06:11un minimum de conscience qu'il y a la politique d'un côté,
06:15la politique politicienne, il y a les élections,
06:17mais il y a un minimum sur lequel on devrait se mettre d'accord.
06:20Et M. Poutine est un danger pour ce pays.
06:23Il a un danger pour nous tous.
06:25– Et qui vous imaginez être capable de tenir la dragée haute
06:27à Vladimir Poutine ou à tous ses leaders aujourd'hui ?
06:30– Qui ?
06:30– Qui ?
06:31– Non, je pourrais dire…
06:32– Vous n'avez pas qui pour vous faire votre…
06:33– Non, non, mais qui peut, dans un contexte aussi…
06:37– Je pense qu'à…
06:38Qu'est-ce que je peux dire ?
06:40Bruno Rotaillot, je pense qu'à Bruno Rotaillot,
06:43il a la stature d'un homme d'État.
06:45Je pense que M. Lysnard, il l'a.
06:47Je pense que M. Glucksmann, regardez,
06:50Dieu sait que c'est loin de moi,
06:51mais sur ces questions internationales,
06:53il sait de quoi il parle.
06:54– Donc vous appelez à une forme de cercle,
06:57c'est-à-dire de personnes qui peuvent s'entendre sur ce sujet-là,
07:00– Attendez, on pourrait, y compris le centre,
07:04y compris les ex-macronistes qui sont dans l'autoflagellation maintenant,
07:08en essayant de se faire pardonner, M. Attal et M. Édouard Philippe,
07:12mais quand même sur ça, on pourrait se mettre d'accord en disant,
07:15c'est un danger public, et d'abord pour le peuple russe.
07:19Pardon, je finis juste.
07:21– Les dernières fois que je suis allé en Russie,
07:23où j'ai pu y aller, c'était la rédaction de Novaya Gazeta,
07:26vous vous rappelez de nos conférences.
07:27– Dans la même rédaction, il y a eu 5 journalistes tués.
07:30Je ne l'oublie pas.
07:31Et qui c'est qui les faisait tuer ?
07:33C'est M. Poutine.
07:34– Sous-titrage ST' 501
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