00:00Benjamin Haddad, vous êtes également ministre en charge de l'Europe et ministre évidemment en France, avec les problématiques de
00:06nos concitoyens.
00:07Vous avez vu ces images ce matin de face à face entre des pêcheurs et des CRS, situation qui devient
00:13intenable.
00:14On a eu beaucoup, beaucoup de réactions. Et on se demande en voyant ces images, qui joue la carte du
00:20chaos ?
00:23Non mais moi je vois beaucoup d'inquiétudes auxquelles le gouvernement répond. Le gouvernement est au travail.
00:29Vous avez entendu par exemple la ministre de la Pêche, Catherine Chabot. Il y a des dispositifs de soutien sur
00:34les carburants, notamment pour les pêcheurs qui ont été mis en place.
00:38Je crois que 90% des pêcheurs qui sont concernés en Méditerranée ont pu les toucher, 75% au niveau
00:42national.
00:43Il y aura une rencontre entre la ministre et les représentants des pêcheurs dans deux jours précisément pour voir comment
00:48on peut adapter, comment on peut prolonger ce type de dispositif.
00:53Donc c'est très important, encore une fois, de trouver des solutions concrètes.
00:57Je ne suis pas dans le commentaire, je ne suis pas là pour mettre des mots.
01:00On est là, nous, pour trouver des solutions concrètes face à une situation, on vient de parler de questions géopolitiques,
01:06face à une situation que connaissent aussi nos voisins, qui est liée à un contexte géopolitique, en particulier dans le
01:11détroit d'Hormouz.
01:12Donc l'objectif là, c'est d'y répondre.
01:14Vous avez une double casquette, vous êtes à la fois ministre du gouvernement Lecornu,
01:18et en même temps, si j'ose dire, soutien d'Edouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle.
01:22Est-ce que selon vous, la réponse à cette crise, elle réside dans la marge dont le gouvernement va bénéficier
01:27dans la préparation du budget,
01:28c'est-à-dire là, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines,
01:30ou est-ce que c'est au contraire dans la campagne présidentielle ?
01:32Et donc c'est à Edouard Philippe que vous dites, trouver les solutions plus structurelles.
01:36Comment est-ce que vous voyez les choses ?
01:37Mais au fond, il y a deux temporalités.
01:39Vous avez raison d'ailleurs de le poser d'une certaine façon en ces termes.
01:41Il y a effectivement les mesures d'urgence que le gouvernement a prises depuis le début de cette crise
01:47pour répondre notamment par exemple aux 3 millions de Français qui sont des gros rouleurs pour pouvoir les aider.
01:54Vous estimez que c'est suffisant compte tenu de la colère ?
01:56Je pose de nouveau la question parce que là, je ne sais pas, on est quand même au bord, je
02:00ne veux pas aggraver les choses,
02:02mais tous les témoignages que nous avons vraiment parlent d'une désespérance.
02:06avec des aides sectorielles qui certes sont ce qu'elles sont, mais qui ne sont pas à la hauteur.
02:10Est-ce que vraiment vous pouvez tenir ?
02:12Mais vous savez, le gouvernement l'a encore répété.
02:17On ne ferme aucune porte au fait de continuer d'avoir des nouvelles mesures, de le faire dans la durée.
02:23Pardon de vous dire ça, mais j'ai l'impression d'entendre ça depuis 3 mois.
02:25On ne ferme aucune porte, j'ai l'impression que c'est une litanie qui revient.
02:28Ce n'est pas spécifiquement vous, mais sincèrement, dans la bouche de la parole du gouvernement, du ministre de l
02:32'économie,
02:33on ne ferme aucune porte, on est très attentif à l'évolution, on a l'impression d'entendre que ça
02:36ne fait pas.
02:36Mais on a rallongé ces mesures, on les a rallongées dans le temps.
02:39Mais dans le montant, elles ont été bues parce qu'ils montaient encore.
02:42Mais bien sûr, parce qu'elles sont liées à l'institut géopolitique autour de nous.
02:45Elles sont liées à l'augmentation du baril de pétrole, qui est lié au contexte géopolitique,
02:52et qui affecte aussi d'ailleurs nos voisins, et on le sait.
02:55Donc on doit continuer les mesures qui ont été prises.
02:59Vous le savez, il y a des mesures à la fois pour les gros rouleurs,
03:01des mesures pour les pêcheurs, pour les agriculteurs,
03:03et le gouvernement a dit que les sujets ne fermaient aucune porte pour aller continuer,
03:06et le dialogue va se poursuivre, on va avoir une rencontre avec les pêcheurs.
03:09Et après, effectivement, il y a des mesures structurelles.
03:11Des mesures structurelles dont on peut parler au niveau national,
03:13mais moi je vais vous répondre aussi au niveau européen.
03:15Si vous voulez parler par exemple des pêcheurs,
03:17moi je trouve aujourd'hui qu'il y a trop de normes sur les pêcheurs,
03:19trop de normes européennes, dans la complexité par exemple,
03:23et les injonctions contradictoires.
03:25Nous, on se bat au niveau européen déjà pour le revenu des pêcheurs,
03:28puisqu'on est en ce moment dans la négociation de ce qu'on appelle le prochain budget européen,
03:31c'est-à-dire le cadre financier pluriannuel.
03:3210 ans au pouvoir pour aujourd'hui faire un constat que tout le monde partage sur les normes.
03:36Non, mais ce n'est pas vrai, puisque là je vous parle du budget à partir de 2028,
03:39la période 2028-2034.
03:41Le cadre financier pluriannuel, la négociation a lieu en ce moment,
03:43c'est ma responsabilité.
03:45Nous avons déjà doublé le fonds qui était prévu pour la pêche
03:49dans la copie initiale de la commission,
03:51donc c'est la politique commune de la pêche,
03:53c'est l'équivalent de la PAC, mais pour les pêcheurs.
03:55On continuera à nous battre pour pouvoir maintenir les enveloppes,
03:59maintenir le soutien aux pêcheurs dans ces enveloppes européennes.
04:02Et puis après, la vérité, c'est quand vous prenez aujourd'hui
04:04les normes qui pèsent sur les pêcheurs,
04:07quand vous leur demandez par exemple de verdir la flotte
04:09ou de préserver les ressources halieutiques,
04:11vous avez aujourd'hui des normes qui sont tellement complexes
04:13qu'elles rendent en fait les investissements,
04:14et notamment l'utilisation des financements européens
04:17dans les investissements de renouvellement de flotte,
04:19beaucoup trop complexes.
04:20Et donc on demande à Bruxelles-là de réouvrir ces textes,
04:24comme on l'a fait d'ailleurs sur beaucoup de sujets.
04:25On demande à Bruxelles, donc si Bruxelles dit non, on ne peut pas le faire.
04:27Non, mais on va se battre précisément,
04:28comme on a obtenu beaucoup de textes de simplification.
04:31C'est comme le prix sur l'électricité, on se bat,
04:33et si on ne peut pas par rapport au marché européen ?
04:35Mais ce n'est pas vrai, puisqu'on obtient des résultats.
04:37Moi je vais vous dire, sur énormément de textes,
04:39qu'on a réouvert ces deux dernières années,
04:41que ce soit pour l'auto, que ce soit les textes qui pesaient sur les PME,
04:44dans des secteurs comme la chimie et d'autres,
04:46nous avons obtenu des textes de simplification.
04:48Aujourd'hui, il faut simplifier au niveau européen la vie des pêcheurs,
04:52en particulier pour les renouvellements de flotte,
04:53et en particulier d'ailleurs pour les jeunes pêcheurs qui veulent...
04:56Merci Benjamin, nous n'avons vraiment pas le temps.
04:59Merci Arthur Verda.
05:00Regardez à présent, merci, merci.
05:02Je suis désolée, on n'a pas le temps.
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