Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Bonsoir à tous et bienvenue à vous. Emmanuel Macron peut-il vraiment peser sur la campagne présidentielle ?
00:07Un scénario très hypothétique, il est vrai, à l'heure actuelle, suscite malgré tout la sidération des oppositions.
00:13Celui d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée. Alors, vraie menace ou volonté de dramatiser les enjeux autour du budget
00:20?
00:20Une chose est sûre, cette piste explosive arriverait au pire moment, d'un point de vue politique bien sûr,
00:25d'un point de vue démocratique en cette année présidentielle, et d'un point de vue social, compte tenu de
00:30la colère et même de la désespérance,
00:32évidemment, des Français face à la question du pouvoir d'achat. Alors, est-ce vraiment le moment de craquer une
00:37allumette sur le baril de poudre des contestations ?
00:39On en parle avec nos invités. Merci d'être là, Bruno Jeudy, comme tous les soirs. Bonsoir à vous. Nous
00:45sommes avec Gaspard Gantzer. Bonsoir.
00:48Ancien conseiller en communication de François Hollande. Vous allez nous dire toutes les ficelles qu'il y a derrière ces
00:53scénarios, ces menaces,
00:54à ce spectre de la dissolution. On salue la présence de Benjamin Lucas. Bonjour. Bonsoir et bienvenue.
00:59Député des écologistes des Yvelines. Nous sommes avec Stanislas Rigaud. Bonsoir. Bonsoir.
01:03Ancien président de Génération Z. Sabrina Roubach nous accompagne. Bienvenue. Bonsoir à vous. Bonsoir.
01:09Ministre déléguée de l'enseignement et de la formation. Et Otman Nassrou, bonsoir. Bonsoir.
01:14Merci d'être là également. Secrétaire général des Républicains et porte-parole de Bruno Rotailloux.
01:19Alors, je le disais, Emmanuel Macron a-t-il encore la possibilité de peser sur cette campagne présidentielle ?
01:24Il est vrai que c'est un scénario qui, peut-être, ce soir, vous nous regardez, vous nous dites que
01:28c'est complètement fou.
01:29C'est un scénario totalement hypothétique. Oui, peut-être, mais pas totalement irréalisable.
01:34La menace d'une dissolution pour mettre une pression maximale sur le vote du budget, est-ce une réalité ?
01:40Benjamin Lucas, cette option, ce spectre, cette hypothèse folle d'une dissolution, qu'est-ce qu'elle vous inspire ?
01:46Absolument rien. D'abord, on en a pris l'habitude.
01:49À chaque moment d'une discussion budgétaire un peu tendue, il y a des bruits savamment orchestrés dans la presse
01:54qui expliquent qu'à l'Élysée, des personnes autorisées s'autoriseraient à penser, on prend la formule, à une dissolution.
02:00Moyennant quoi, la dernière fois qu'elle a eu lieu, on n'a pas été mis au courant avant, donc
02:02on ne le sera pas plus cette fois-ci si elle a lieu.
02:04Et ensuite, pour moi, comme parlementaire, ça ne change absolument rien.
02:07D'abord, quand on est démocrate, quand on est militant, combattant de politique, on n'a pas peur du suffrage
02:13universel et des électrices et des électeurs.
02:15Ça nous est arrivé en 2024.
02:17Quel que soit le moment où cette dissolution arrivera, avant la présidentielle, après la présidentielle, plus longtemps, c'est comme
02:22ça.
02:22On savait de toute façon que ce mandat serait court.
02:24Et puis ça ne change rien à l'analyse que je fais de ce budget et à la volonté que
02:28j'ai de ne pas souscrire à une politique macroniste reconduite pour un an.
02:30D'accord, donc la pression ne vous atteint pas du tout ?
02:33Vous n'avez pas en face de vous quelqu'un de particulièrement fébrile ou tendu.
02:36Je le confirme.
02:37J'espère ne pas armer cette image, en tout cas.
02:38Ce qui est quand même étonnant dans notre pays, vous allez peut-être être d'accord, et expliquez-nous, Gaspard
02:42Ganser, pourquoi toujours la menace ?
02:44Pourquoi toujours le bâton ? Là, on parle quand même de parlementaire.
02:48Pourquoi toujours ce spectre ? C'est ça ou le chaos ? C'est ça ou la dissolution ? Pourquoi
02:53?
02:53Le président de la République, il a des pouvoirs constitutionnels et il aime bien pouvoir en jouir ou menacer, en
02:57tout cas de les utiliser, surtout que là, en l'occurrence, il l'a déjà fait.
03:01En gros, à part l'article 11 et l'article 16, le référendum d'un côté, les pouvoirs spéciaux de
03:05crise,
03:05le président de la République, qui est à peu près tout utilisé.
03:07Donc, il doit se dire que jusqu'au bout, il veut avoir le gouvernail.
03:11Je trouve ça bien dommage, parce qu'en réalité, il a déjà beaucoup à faire.
03:14Moi, j'ai travaillé à l'Élysée.
03:15En fait, on a déjà 80% de son temps ou 70% de son temps qui est happé par
03:18l'international.
03:19Et le président de la République, il a beaucoup à faire sur le sujet.
03:21Donc, je pense qu'il aura intérêt à se concentrer là-dessus.
03:23Et je pense que la majorité parlementaire, mais je parle sous le contrôle de parlementaire,
03:28saura s'organiser pour éviter une nouvelle crise politique.
03:31Parce que le rendez-vous démocratique, il est déjà prévu.
03:33C'est l'élection présidentielle qui a lieu en avril prochain.
03:36Et je pense que les Français attendent ce moment-là et pas un autre avant.
03:38Alors, vous dites qu'il tient le gouvernail, certes, mais il n'est plus du tout le maître des orlages
03:42depuis très longtemps.
03:43Sabrina Roubach, même si vous, vous allez le défendre.
03:46Que reste-t-il pour option au président s'il veut vraiment turbuler le système, comme on dit ?
03:50Il ne doit pas supporter de commencer à envisager la suite.
03:53Il ne doit pas supporter de penser qu'il n'est plus le centre du jeu.
03:57Est-ce que vraiment cette hypothèse est à exclure ?
03:59Moi, c'est très curieux parce que tout le monde parle comme si le président de la République l'avait
04:04dit lui-même.
04:05Il n'a rien dit du tout.
04:06C'est juste des candidatons, on sait comment ça marche.
04:10Dans les offres, on l'a tous fait.
04:12Hottmann m'avait remplacé au ministère de la Citoyenneté.
04:16Tout le monde sait comment ça fonctionne.
04:17Ça part de partout.
04:19Alors, ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui ne savent pas n'arrêtent pas de parler.
04:23La réalité, c'est que là, tout le monde...
04:24En tout cas, pas le député Benjamin Lucas, mais ce n'est pas le président de la République qui a
04:29parlé de la dissolution.
04:31C'est la méthode.
04:32C'est même laisser fuiter pour dire si ce n'est pas ça.
04:34Mais les fuites, vous ne les empêchez pas, Sonia Mabou ?
04:36Ce n'est pas le président qui a orchestré.
04:38Ce n'est pas partie du président lui-même.
04:40Dramatiser à ce point, alors que la situation est déjà très complète, pourquoi dramatiser les enjeux d'un budget avec
04:44des parlementaires qui sont des adultes ?
04:46Absolument.
04:47Et ce qui est vrai...
04:47C'est sympa de le reconnaître.
04:48Et on est tous des élus locaux.
04:50Si vous êtes entendu à l'Élysée.
04:51Oui, voilà.
04:52Non, mais c'est vrai.
04:52Mais on est tous des élus.
04:54Et quand vous êtes élus, vous n'avez pas peur des urnes.
04:56Faire de la politique, c'est aller se présenter, accepter de perdre ou de gagner.
05:00Première chose.
05:00Deuxième chose...
05:01Pardon, mais en l'occurrence, vous vous avez perdu.
05:02Et vous êtes même ministre.
05:04Ça prouve que les règles démocratiques en Magdalena, c'est quelque chose de très impartial.
05:08Alors, peut-être.
05:09Et j'aurais bien aimé vous y voir, vous.
05:12Et je vous promets...
05:13Moi, si j'avais perdu, je n'aurais pas accepté d'entendre un gouvernement.
05:15Quand les électeurs vous disent ce qu'on respecte le verdict des électeurs.
05:18Ce qu'on vous dit, c'est que quand tu...
05:22Monsieur Juppé n'a pas eu le gouvernement parce qu'il avait perdu sa législative.
05:25Probablement, mais personne n'avait gagné non plus de manière marquée.
05:27Je peux rappeler la situation pendant que...
05:28Non, non, mais je peux la rappeler, j'allais la rappeler.
05:32D'accord, mais une France sous étroite surveillance des marchés.
05:35Un pays devenu lanterne rouge en Europe.
05:37Un président en fin de règne.
05:38Un pouvoir acculé.
05:39Une dette totalement incontrôlable.
05:41Alors, il y a des...
05:42Donc, ça veut dire qu'on a beaucoup de travail.
05:44Si vous craquez une allumette...
05:45Alors, non, mais personne...
05:46Enfin, encore une fois, ce n'est pas le président de la République
05:48qui est venu dans les devenues presse
05:50ou qui est allé dans la presse, expliquer
05:52qu'il avait l'arme de la dissolution
05:54et dire, attention, je vais dissoudre.
05:55Est-ce qu'au moins, on peut s'accorder sur ça ?
05:57J'ai Emmanuel Macron qui dit qu'il n'y aura pas de dissolution.
06:01Non !
06:01Je dis que c'est une prérogative du président de la République
06:04et que...
06:05Et vous avez raison.
06:06Parce qu'en attendant, quand il a dissous l'Assemblée,
06:08même les plus proches n'étaient pas au courant.
06:09Vous comprenez-moi bien, et je vais vous faire tous réagir.
06:12Hottmann, moi, ce qui est vraiment ce qui...
06:14Nous sommes dans un pays, quand même, mûr démocratiquement.
06:16Est-ce qu'on a toujours besoin, quand il s'agit du budget,
06:19qui est la colonne vertébrale de la politique,
06:21de dire, c'est le budget ou c'est le chaos ?
06:23Est-ce qu'on a besoin de dire, regardez, ça a fuité,
06:25c'est la dissolution ou alors s'il n'y a pas...
06:27Non, ça, ça amuse les galeries, c'est pas...
06:29Pardonnez-moi, ça peut avoir un impact sur ça.
06:31J'ai beaucoup de respect et d'estime pour la ministre Sabrina Aubache,
06:34que je connais, et en l'occurrence, là, il faut dire les choses clairement.
06:37Ça ne nous est pas dans le débat public par hasard.
06:39Et le président de la République, il faut quand même le rappeler,
06:41il est censé être le garant des institutions.
06:43Dans cette perspective, il va finir par en être le fossoyeur des institutions,
06:46en force de jouer avec ces questions-là.
06:48Et on a vu qu'effectivement, il ne s'était jamais remis
06:50de la dissolution ratée de 2024.
06:51Vous l'avez dit, Sonia Mabrouk, la réalité aujourd'hui,
06:55c'est que nous sommes regardés par le monde entier,
06:57du fait de notre instabilité, de notre incapacité à tenir
07:01nos engagements financiers.
07:02Donc, en fait, ce qui est en train de dissoudre,
07:04ce qui a déjà été dissout, c'est la crédibilité financière
07:06de la France aujourd'hui.
07:07Et au moment où je vous parle, l'INSEE vient de réviser
07:09la croissance à la baisse.
07:10Je vous rappelle qu'actuellement, le budget actuel a été construit
07:13avec une hypothèse de 1% de croissance.
07:14La France a réussi à passer sa dette le mois dernier.
07:17Pour l'instant, c'est ça un problème.
07:18Je vous mets d'accord sur les ministres eux-mêmes
07:21qui viennent dire que c'est une catastrophe.
07:22Il faut qu'on soit d'accord sur un diagnostic pour s'en sortir.
07:25Sur le diagnostic, je pense que la crédibilité financière,
07:27vous dites qu'elle est totalement disparitée.
07:29Je ne crois pas, puisque le pays a encore réussi
07:31à placer sa dette.
07:33Le ministre de Bercy fait des levées de fonds
07:37pour payer le train de vie de l'État
07:40tous les 3-4 mois.
07:42Et la dernière fois, on a réussi à le passer.
07:46Soyons précis, Bruno Jeudy.
07:47On réussit à faire passer nos dettes.
07:48Elle est d'ailleurs sursouscrite encore
07:49par rapport aux obligations qu'on les met.
07:51S'agissant de l'OAT, on va être très précis.
07:53Mais c'est parce qu'on prend cette dette
07:55à des taux extrêmement élevés.
07:56Évidemment, vous trouvez des souscripteurs.
07:58Mais ce sera peut-être l'État zéro.
08:00Vous assurez, on ne peut pas ranger dans le débat de la tête.
08:02C'est bien ce que je vous dis.
08:04On ne peut pas ranger dans le débat de la tête.
08:05Et surtout, on va ranger dans le quotidien sur le pouvoir d'achat.
08:08Mais je vous interroge.
08:09Vous êtes des parlementaires, vous êtes des ministres.
08:11Vous êtes à des postes.
08:12Vous avez été à des postes aussi qui sont vraiment
08:15dans le cœur de la machine et du réérecteur.
08:17Pourquoi, toujours en France,
08:18pourquoi cette politique du bâton ?
08:20Je ne comprends pas.
08:22Pourquoi ?
08:23Vous, monsieur Lucas, vous êtes conscient des risques ?
08:26Je ne vais pas avoir une lecture politique,
08:27je vais avoir une lecture de papa.
08:28Moi, j'ai un petit garçon qui a 21 mois,
08:29que je salue d'ailleurs, j'espère qu'il m'en regarde.
08:31Il regarde, j'essaie.
08:34Il est dans la phase, vous savez,
08:38où avant de faire une bêtise, il prévient,
08:39puis il fait un petit sourire un peu narquois,
08:40très mignon, pour dire,
08:41attention, je vais monter l'escalier,
08:42attention, je vais jeter mon jouet,
08:44attention, je vais piquer le jouet du voisin.
08:45Le président de la République,
08:46il se comporte comme un enfant caprécieux
08:47à la tête de l'État.
08:48À chaque fois, c'est la même chose.
08:49Attention, regardez, j'ai du pouvoir.
08:51D'ailleurs, quand vous êtes obligés de signaler
08:52en permanence que vous avez du pouvoir,
08:54le communicant qui est là
08:56pourra sans doute acquiescer,
08:57je suis moins expert que lui,
08:58c'est souvent que vous n'en avez plus du tout.
09:00Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
09:01l'Élysée, c'est nécessaire
09:01que vous s'est mis l'isolé du reste du monde.
09:04Il n'y a plus de cohérence parlementaire.
09:06Vous avez même Berger,
09:07qui est déjà passé au Rassemblement National
09:09hier sur CNews.
09:11Vous avez M. Attal et M. Philippe,
09:13qui sont censés être le même bloc,
09:14qui doit nous faire passer un budget,
09:16qui font une primaire sauvage électorale.
09:18Donc, la réalité, c'est que tout ça n'existe plus.
09:20Le macronisme s'est dissous
09:21le soir de la dissolution, évidemment.
09:24Et aujourd'hui, Emmanuel Macron
09:25essaye, comme il le peut,
09:27d'exister sur la scène politique.
09:28Et il sort assez piteusement,
09:30malheureusement pour lui.
09:31Je ne sais pas si c'est le record pour le pays.
09:32Gaspard Ganser a vécu une fin de règne.
09:34Non, mais enfin, excusez-moi.
09:36On est quand même...
09:37Non, mais d'accord, on est en fin de règne.
09:40Je mets au défi n'importe quel président.
09:42Non, non, mais en fait,
09:43de mandat, parce que vous disiez,
09:45je reprends le mot rêve.
09:47Non, mais pas du tout.
09:48Mais on est en fin de mandat.
09:49Dans six mois, sept mois,
09:50il y a des élections.
09:51Les Français choisiront.
09:52Moi, la question, ce n'est pas
09:52à la fin du mandat.
09:53Est-ce qu'on est à la fin d'un système ?
09:54C'est ça ce qui m'intéresse.
09:55Est-ce qu'on peut se permettre
09:56le luxe de mois d'immobilisme ?
09:58Non, là, parce que non.
09:59On fait des choses, non.
10:00De mois de débat.
10:00Alors, je vais vous dire.
10:03Franchement, le procès en immobilisme,
10:06franchement, ça suffit.
10:07On fait des choses,
10:07moi, en tout cas, sur mon portefeuille.
10:09Et je vais vous dire,
10:09je n'ai pas besoin de passer des lois.
10:11Je fais des décrets désarrêtés.
10:12Je fais avancer le système.
10:14Et on préserve les crédits,
10:15par exemple, sur l'apprentissage.
10:16On fait des tas de choses.
10:17Je pense qu'aussi,
10:18il y a une espèce de truc
10:20qui est en train de se passer
10:21où tout le monde explique
10:22que c'est la catastrophe,
10:23que le pays s'effondre,
10:24que c'est la fin du monde.
10:25Non, non.
10:25Ça n'est pas très gauche.
10:26Vous n'avez...
10:27Écoutons un prix Nobel.
10:29Il peut peut-être nous mettre d'accord,
10:30Jean Tirole, sur la situation.
10:31J'ai connu.
10:32Je me suis dit,
10:33c'était déjà du mal à celui-là.
10:35On a raté un épisode, peut-être.
10:39Mais peut-être qu'il tire le même constat.
10:40Et le président s'occupe de l'international.
10:42Quoi qu'il arrive,
10:43il est suffisamment pris par l'international.
10:45Il y a eu le sommet de la France.
10:47Non, mais il le fait.
10:48Mais ce n'est pas lui
10:48qui est allé dans la presse
10:49expliquer qu'il avait le bouton
10:50On a plutôt la citation de Jean Tirole.
10:53Voilà ce qu'il affirme.
10:54Alors, il n'y a pas de...
10:55Il ne parle pas d'un camp, comme on dit.
10:57On est sur le Titanic
10:58et on se contente de bouger les transats.
11:00Et moi, la question qui me vient à l'esprit,
11:01c'est qui est le capitaine du Titanic ?
11:03Justement, l'impression qu'on a
11:04avec Emmanuel Macron...
11:05Alors, déjà, première chose,
11:06ce n'est peut-être pas Emmanuel Macron
11:07en personne qui a fait un off.
11:09J'ose espérer qu'à l'Élysée,
11:11je parle sous le contrôle de Jasper Glanzer,
11:12il y a un petit peu de...
11:13Il y a un service presse,
11:14il y a des éléments de langage...
11:15Il arrive que les présidents de la République
11:16parlent directement à la presse.
11:18Oui, ça arrive aussi, ça arrive aussi.
11:19Ça, c'est le premier point.
11:21La deuxième chose,
11:21c'est que je ne suis pas sûr
11:22que ce soit un problème d'immobilisme ou pas.
11:24C'est surtout un problème d'incompétence.
11:25Ça fait maintenant dix ans
11:26qu'on a le macronisme au pouvoir.
11:28C'est censé être les experts
11:29de tous les domaines.
11:30On l'a vu cette semaine
11:31avec le classement PISA.
11:32C'est catastrophique.
11:34Mais ce n'est pas...
11:34Excusez-moi,
11:35ce n'est pas les dix ans
11:35du président de la République ?
11:36Non, non, non.
11:38Il y a eu cinq ans d'Hollande,
11:40c'est vrai,
11:40qui n'ont pas été excellents.
11:41Ça part de beau ou plus loin.
11:42Ça part de beau ou plus loin.
11:45Non, mais pour finir là-dessus,
11:49on a l'impression
11:50que le président de la République,
11:51puisqu'il ne va bientôt plus
11:52être le maître des horloges,
11:53il fait tout pour exister,
11:55il fait tout pour donner l'impression
11:56d'avoir un poids politique.
11:57Et pardon,
11:58la dissolution de 24
11:59a été une catastrophe.
12:00Et tout le monde est unanime là-dessus.
12:02Et oser parler de ce sujet-là
12:03aujourd'hui dans l'état du pays,
12:05je trouve ça absolument dangereux.
12:07Moi, je pense que...
12:08D'abord, un,
12:09je n'ai pas entendu ce off
12:12ou ce bruit
12:13à l'Élysée.
12:14Et j'ai quand même
12:15quelques années
12:16que je suis
12:17les histoires de Matignon
12:18et de l'Élysée.
12:19Je n'ai pas entendu ça.
12:20Donc, je ne confirme pas
12:20cette histoire de dissolution.
12:22C'était vrai pour la première fois,
12:23vous l'avez entendu ?
12:25Pour la première fois ?
12:25Non, justement,
12:26la surprise.
12:26La surprise, la première fois,
12:28c'est qu'il n'en a...
12:28Il peut y avoir un autre surprise.
12:29Non, la première fois,
12:30la surprise,
12:31c'est qu'il n'en parle pas.
12:32Et honnêtement,
12:33on l'apprend tous.
12:34Viens passer sur les coulisses
12:35de cette affaire.
12:37Vers 17h30,
12:38ici, à BFM,
12:39où on nous dit
12:39qu'il va faire une déclaration
12:40et qu'il va annoncer la dissolution.
12:41Et là, on est vraiment surpris
12:42parce qu'il n'en avait pas parlé avant.
12:44Donc, quand on en parle avant,
12:45c'est qu'on ne l'a fait pas.
12:46Je pense, un,
12:46en a-t-il parlé ?
12:47Je n'en sais rien.
12:48La deuxième chose,
12:48c'est que pour le coup,
12:49on a beaucoup vu les uns,
12:50les autres,
12:51le Premier ministre.
12:52Le Premier ministre, lui,
12:53il a la manœuvre sur le budget
12:54et ce budget est extrêmement compliqué
12:56à passer.
12:56Pourquoi ?
12:57Pour les mêmes raisons
12:58que l'année dernière.
12:58Mais une de plus,
12:59c'est que les socialistes,
13:00ils seront en primaire
13:01en plein débat budgétaire.
13:02Justement,
13:03ils peuvent avoir autre chose à faire.
13:04Oui, et la discussion
13:04avec les socialistes cette année
13:06va sans doute être
13:06beaucoup plus compliquée
13:07que l'année dernière.
13:08Donc, Sébastien Lecornu,
13:09aujourd'hui,
13:09son souci,
13:10c'est qu'il a un budget financièrement
13:11qui est beaucoup plus compliqué
13:13que l'année dernière.
13:13Point numéro un.
13:14Point numéro deux,
13:15il a encore moins de chances
13:17de trouver des troupes
13:18pour le faire adopter
13:19parce que la gauche,
13:20à mon avis,
13:21va aller...
13:22D'où une pression maximale.
13:24Troisième chose,
13:24il a d'autres voies.
13:26Il lui reste d'autres armes.
13:28Et les armes,
13:28c'est soit la loi spéciale,
13:29soit les ordonnances.
13:30À mon avis,
13:31au bout de 70 jours
13:33de discussion budgétaire
13:34à l'Assemblée,
13:35c'est le délai
13:36qui est prévu pour discuter,
13:37le délai sera dépassé
13:38et nous irons aux ordonnances
13:40probablement en janvier.
13:41Il n'y aura pas d'autres solutions
13:42pour faire adopter le budget.
13:44Dernier point
13:44pour être pressé
13:45que nos téléspectateurs,
13:46je leur conseille
13:46de bien regarder
13:47la copie initiale du budget,
13:49celle qui sera promulguée,
13:50celle qui sera présentée
13:51en Conseil des ministres
13:52parce que c'est celle
13:53qui restera les ordonnances.
13:55On va regarder,
13:56on va écouter,
13:57qui tient la parole officielle,
13:58porte-parole justement
13:59du gouvernement à ce sujet.
14:02Je confirme en aucun cas,
14:04aucune d'ailleurs,
14:06de ces deux informations.
14:07Je mets des guillemets
14:09à information
14:10sur la question
14:11d'une menace de dissolution
14:14outre le fait
14:15que c'est évidemment
14:16la prérogative unique
14:17du président de la République.
14:19Mais ça, vous le savez,
14:21ce n'est pas dans les projections
14:22qui sont les nôtres,
14:23tout simplement.
14:24Donc je n'ai pas plus
14:25de commentaires à faire dessus.
14:28Je crois d'ailleurs
14:28que ceux qui en font
14:29n'ont eux-mêmes
14:30pas d'informations
14:32à jour ou vérifiées.
14:34Bon,
14:34comprennent qui pourra.
14:35La situation...
14:36Oui, je pense qu'il joue
14:37un peu à...
14:37Peut-être que le président
14:38de la République
14:39directement ou son entourage
14:40ont voulu évoquer,
14:41peut-être de façon maladroite,
14:43cette perspective
14:44pour faire comprendre
14:44qu'au final,
14:45il faudrait bien
14:45que la France ait un budget.
14:47Mais ce que je...
14:49On peut le dire exactement,
14:50on peut avoir un budget
14:51pour les Français
14:52qui pose problème,
14:53c'est que je pense que,
14:54un, il faut faire confiance
14:55aux parlementaires
14:55qui ne sont pas des pyromanes
14:57et des incendiaires
14:57qui ont une échéance démocratique
14:59à préparer dans quelques mois
15:01et surtout qu'il y a un enjeu
15:03important sur ce budget.
15:04Certes, parce qu'on doit tenir
15:05une trajectoire budgétaire
15:06et éviter d'avoir
15:06des taux d'intérêt
15:07qui explosent encore,
15:08mais en même temps,
15:09ce budget,
15:09il va être construit,
15:10je pense,
15:11et c'est comme ça
15:11qu'il imagine à Bercy,
15:12de façon réversible.
15:14Parce que de toute façon,
15:15on sait bien que,
15:15quel que soit l'élection,
15:16le résultat de l'élection
15:17présidentielle de 2027,
15:19il y aura probablement
15:20une décision dans la foulée
15:23et un projet de loi
15:23d'équipe pégétive.
15:24Donc, rien de définitif
15:26ne sera voté
15:27avant la fin de l'année.
15:28Et je pense que Marine Le Pen,
15:30comme Jean-Louis Mélenchon,
15:31comme Édouard Philippe,
15:31comme François Hollande,
15:32comme tous les autres
15:33qui participent
15:34à ce jeu démocratique,
15:35savent bien
15:35qu'il faudra remettre
15:37l'ouvrage sur le métier
15:39et donc,
15:39il ne faut pas non plus
15:40trop dramatiser
15:41et ce qui me gêne...
15:42Mais qui le dites-vous,
15:43moi, c'est ça la question.
15:43Non, mais ce n'est pas à vous
15:44que je me balerais.
15:45De façon générale,
15:46je pense qu'il ne faut pas
15:48dramatiser outre mesure.
15:50Les parlementaires
15:50seront responsables,
15:51je le pense,
15:52et surtout, ils savent...
15:53Vous savez très bien
15:53la chorégraphie
15:54qui va s'écrire
15:55dans quelques jours
15:55et quelques semaines.
15:56Plus on va avancer
15:57vers l'échéance,
15:58plus on va nous dire
15:59mais attention,
15:59si ce n'est pas le budget,
16:00c'est le chaos.
16:01Vous allez voir ce qui va se passer.
16:02Comme on nous l'avait dit
16:03sur la perte vitale.
16:04Sonia Marouk,
16:05je pense que ce n'est pas
16:06ce qui va se passer
16:06parce que peut-être
16:07qu'elle disait
16:07certains s'amuseront
16:08à dire ça,
16:09peut-être pas le président
16:09de l'Alepique,
16:09peut-être son entourage
16:10et encore,
16:11je n'en suis pas certain
16:11mais je pense que
16:12Sébastien Lecornu
16:13ne dira pas ça
16:13et je pense qu'Amiel
16:15et les autres à Bercy
16:17ne diront pas ça.
16:18Ils diront la vérité.
16:19C'est que ce budget,
16:20on va le voter,
16:21c'est important comme signal
16:22vis-à-vis de l'extérieur
16:23mais il sera modifié
16:25l'été prochain.
16:27La lettre du...
16:28La lettre du Premier ministre
16:31au parlementaire.
16:32La responsabilité,
16:33c'est une question
16:33de point de vue.
16:33Ce qui est responsable
16:35pour vous,
16:35peut-être pas pour moi,
16:36pour moi,
16:37ce qui est irresponsable,
16:38c'est de faire subir
16:39aux Françaises et aux Français
16:40pendant encore des mois
16:41cette politique
16:41que je considère comme mauvaise.
16:43On soit qu'on ne partage
16:44pas le même point de vue.
16:45Vous savez,
16:45moi,
16:45dans des moments comme ça
16:46qui sont des moments
16:47de grande confusion
16:48parce qu'on est dans des scénarios
16:48qui n'avaient été prévus
16:49par aucun expert.
16:50Ce qu'on vit depuis 2024
16:52n'avait été théorisé
16:53dans aucun manuel
16:54de sciences politiques,
16:55par aucun grand journaliste,
16:56personne.
16:57On est dans une situation
16:58totalement inédite.
16:59Donc moi,
16:59j'essaye de revenir
17:00à l'essence
17:00de ce projet.
17:01Les ordonnances,
17:01elles n'ont jamais été
17:03dans l'histoire de la secrétaire.
17:06Moi,
17:06comme parlementaire,
17:07si vous m'interpellez,
17:07je suis le seul sur ce plateau
17:08en fonction,
17:10moi,
17:10j'essaye de revenir
17:10à l'essence
17:11de pourquoi je me suis présenté
17:12devant les électeurs
17:12de Mante-la-Jolie,
17:14de Limay,
17:14du Manteau-avec-Saint
17:15dans les Yvelines
17:16où j'ai été élu député
17:17deux fois.
17:17C'est pour défendre
17:18un certain nombre de propositions,
17:19c'est pour les protéger
17:20de mon point de vue
17:21et du leur
17:22puisqu'ils m'ont accordé
17:22deux fois leur confiance,
17:23de mauvaise politique,
17:25de la case et services publics,
17:26de la désertification médicale
17:28qui touche aujourd'hui
17:28quand il faut faire
17:2950, 60, 70 kilomètres
17:31pour trouver un pédiatre.
17:32C'est ça, moi, mon sujet.
17:34C'est pas, pardon,
17:34c'est pas savoir
17:35ce que la présidentielle
17:36va régler ou pas.
17:37C'est pas de la tambouille politique
17:37ou des discours
17:38sur la responsabilité.
17:39Soyons concrets.
17:40Il y a une crise
17:41en délaissance.
17:42On va en parler.
17:43Attendez.
17:43Au-delà de l'équation budgétaire,
17:443 500 milliards de dettes,
17:46chiffre astronomique.
17:47Et si je vous disais
17:48que ce n'est pas le plus grave ?
17:49Moi, la question...
17:50Non, mais...
17:50Non, mais c'est déjà très grave.
17:51C'est déjà très grave.
17:52Non, mais c'est pas le plus grave.
17:53Si cette dette,
17:54elle finançait des dépenses d'avenir,
17:55monsieur...
17:55Oui, bien sûr.
17:56Oui ?
17:56Est-ce que vous ne serez pas d'accord
17:57autour de cette table ?
17:58Mais vous savez ce que finance la dette ?
18:01Vous savez ce qu'elle finance la dette ?
18:03Les retraits ?
18:04Mais des dépenses de fonctionnement,
18:05les salaires,
18:06les trains de vie de l'État d'aujourd'hui,
18:07les salaires des fonctionnaires...
18:07Les retraits ?
18:08Les retraits ?
18:09Autrement dit,
18:10on finance à crédit
18:11notre présent
18:12en laissant aux générations futures
18:14le soin de payer la douloureuse.
18:15Qui peut l'accepter ?
18:17Mais, attendez, attendez, attendez.
18:18Vous me permettez ?
18:19Alors, attendez, attendez.
18:20Je vais vous dire...
18:21Moi, pour mes enfants,
18:22je ne l'accepte pas.
18:22Et quelles que soient les convictions...
18:23Alors, je vais vous dire
18:24personne n'accepte pour ses enfants.
18:25Je vais vous dire une chose.
18:27J'occupe des fonctions
18:28et j'ai occupé des fonctions...
18:29Avant, j'ai été parlementaire,
18:31je suis toujours conseiller régional,
18:32j'ai été nommé trois fois ministre
18:33et je suis chef d'entreprise.
18:35Je peux vous garantir
18:36que je mets qui que ce soit
18:38au défi sur ce plateau
18:38d'avoir vu un jour
18:39un parlementaire,
18:41un élu local,
18:42qui que ce soit,
18:43venir dans le bureau d'un ministre,
18:45lui demander
18:46et lui proposer des économies.
18:47Tout le monde
18:48vous demande toujours
18:49des dépenses en plus.
18:50Je me rappelle des débats...
18:51Pardon, juste...
18:52Je me rappelle des débats...
18:53On peut supprimer
18:54dans les 211 milliards
18:54d'aides aux entreprises.
18:55Je parle des territoires.
18:57Je parle des territoires.
18:58Écoutez, non, non, non.
18:59Ce ne sont pas des économies,
18:59vous le savez très bien.
19:00Ce ne sont pas des aides
19:01aux entreprises, d'ailleurs.
19:02Vraiment, je veux finir sur ça
19:04parce que je pense
19:04que tout le monde...
19:05On peut supprimer le Sénat,
19:06par exemple.
19:07Tout le monde
19:08s'attient à son tour
19:09de la même hypocrisie
19:10parce que la réalité...
19:12Moi, je me rappelle
19:13des débats
19:13pendant le Quoi qu'il en coûte
19:14où j'avais dit
19:15qu'il fallait parler
19:15du Quoi qu'il nous en coûte
19:16où je voyais
19:18tous les parlementaires
19:19mais tous les élus locaux,
19:20tout le monde
19:20venir réclamer plus
19:21de dépenses à l'État,
19:23plus de dépenses
19:24à l'État non ciblées
19:26et maintenant
19:26que nous faisons
19:27des dépenses ciblées
19:29et des aides ciblées,
19:30on nous dit
19:30qu'il faut ouvrir les vannes.
19:31Ça, c'est la vérité.
19:32Et vous ne trouverez pas
19:34un élu venir
19:35ou un ministre...
19:36Dans ce cas-là,
19:37les Français sont responsables.
19:39Ils ont accepté
19:39le Quoi qu'il en coûte.
19:40Ils l'ont accepté
19:40mais il fallait le faire.
19:42Il fallait le faire.
19:42On a sauvé les entreprises.
19:44Excusez-moi,
19:44le chômage partiel,
19:46le chômage technique,
19:47l'aide aux commerçants.
19:49Excusez-moi,
19:50l'argent,
19:50le président de la République
19:51n'a pas mis
19:51dans une petite mallette
19:52et n'est pas parti avec.
19:53Il a mis dans notre économie.
19:55Enfin, excusez-moi,
19:56non mais après,
19:56à la fin,
19:57ça suffit d'entendre
19:58à peu près n'importe quoi.
19:59Plusieurs choses.
19:59Ah, mais on pose des questions.
20:00Non, je vous rappelle d'abord.
20:02Non, vous avez raison.
20:02C'est vrai qu'on interroge
20:04un petit peu ce que vous avez fait.
20:06Il faut avoir l'honnêteté
20:08de dire les choses.
20:08Le Quoi qu'il en coûte,
20:09c'était 250 milliards seulement
20:11de dettes
20:11sur la montagne de dettes
20:12qu'on a accumulée
20:13de 1300 milliards
20:14à 1400 milliards.
20:15La réalité,
20:16c'est que nous dépensons
20:16aujourd'hui encore plus
20:17que l'année du Covid
20:18parce que nous n'avons,
20:19dans notre pays,
20:20malheureusement,
20:20nous n'avons eu depuis 15 ans
20:22aucune maîtrise
20:23de notre trajectoire financière.
20:24Voilà la réalité.
20:25Et on a accumulé
20:25cette montagne de dettes.
20:30Quand on parle
20:32de l'évolution de la dette,
20:33il faut se comparer
20:34à nos voisins européens.
20:35Ce qui se passait
20:36sous Nicolas Sarkozy,
20:37nous étions
20:38sur une trajectoire comparable.
20:39Ce qui se passe depuis,
20:40c'est que nous avons dérivé.
20:41Je ne vous permettez,
20:42je ne l'interromps plus.
20:43Je crois qu'il n'a interrompu
20:44personne.
20:45Je ne l'ai pas interrompu,
20:45monsieur le Premier ministre.
20:46Un spécialiste
20:47de la communication,
20:48laissez-moi aussi
20:49communiquer ce que je veux dire.
20:51Vous avez dit
20:52quelque chose d'intéressant.
20:53Vous avez dit
20:54que le budget,
20:55ce qu'avait dit le Premier ministre,
20:56serait un budget réversible.
20:57Le problème,
20:57c'est que le déficit,
20:57lui, n'est pas réversible.
20:59Et donc,
20:59le problème,
21:00c'est comme pour la suspension
21:01des réformes des retraites,
21:01dont on nous avait expliqué
21:02qu'elle serait indolore.
21:04On voit combien
21:04cette suspension coupable
21:06aujourd'hui nous enlise
21:07dans un débat
21:08avec des démagogues
21:09comme M. Lucas
21:09qui vous explique
21:10qu'on peut toujours dépenser
21:11toujours plus.
21:11Pardon,
21:12pas vous personnellement.
21:13Le courant idéologique
21:14auquel vous a pardonné.
21:16On a aujourd'hui
21:17dans notre pays
21:18un vrai clivage gauche-droite
21:19où il faut choisir.
21:20C'est la fin du en même temps.
21:21Vous avez des gens
21:21qui veulent maîtriser
21:22la dépense publique.
21:23Vous voulez des gens
21:23qui veulent augmenter
21:24la dépense publique.
21:25Il faut l'assumer clairement.
21:26Et dire aujourd'hui
21:27que la dette n'est pas un sujet
21:28qu'on peut l'effacer,
21:30c'est irresponsable.
21:31Quand vous me dites
21:31que tous les parlementaires
21:32sont responsables,
21:33j'aimerais vous croire.
21:34Ce que j'entends
21:35comme proposition démagogique,
21:36qui sur le SMIC
21:37à 1700 euros,
21:38qui sur toujours plus de dépenses,
21:41qui sur le droit à la paresse
21:42chez vous, M. Lucas,
21:44l'annulation de la dette
21:45alors que les marchés financiers
21:46nous regardent
21:47et nous font payer aujourd'hui
21:48une charge de la dette
21:49qui va monter,
21:49il faut le dire là aussi Sonia Mabrouk,
21:51à 110-120 milliards
21:53mécaniquement
21:54dans les trois années qui viennent.
21:55C'est-à-dire
21:56qu'on va payer
21:5770 milliards par an
21:58de charge de la dette
21:59en plus de ce qu'on payait
22:00il y a deux ans.
22:01C'est ça la situation actuelle.
22:02Les milliards tournent
22:02comme des étoiles autour de nous
22:04mais qui n'a pas dit
22:05la vérité dès le début ?
22:06Ma famille politique
22:06a toujours été la seule
22:08à alerter sur la dérive
22:09des finances publiques
22:10depuis 2017.
22:11Comme si elle n'avait
22:11jamais été au courant.
22:14Par le cas de M. Le Maire
22:15sur lequel on s'accroira.
22:16Je ne crois pas.
22:17J'étais d'accord
22:17avec ce que ça arrive
22:19au départ sur...
22:20Il y a un clivage gauche-droite.
22:21Il a 200 ans ce clivage
22:22sur la question y compris financière.
22:24Mais je ne crois pas
22:25que ce soit une affaire
22:25de vérité ou de mensonge.
22:26M. Nassrou a des convictions.
22:28J'ai les miennes.
22:28Je ne veux pas dire qu'il ment.
22:30On peut discuter des chiffres.
22:31Moi je pense par exemple...
22:32Enfin pas je pense.
22:32Mais il y a une réalité.
22:33Les chiffres montrent par exemple
22:34que si nous n'avions pas baissé
22:35les recettes comme Emmanuel Macron
22:37les a baissées depuis 10 ans
22:38nous serions dans une situation
22:39en matière de déficit
22:40comparable au pays
22:41aux pays les plus vertueux.
22:43Comparable à nos voisins
22:44les plus vertueux.
22:44Le premier point.
22:45Deuxième point.
22:46Le désaccord que nous avons
22:46et c'est pourquoi
22:47ce n'est pas un sujet
22:47de vérité, de mensonge
22:48ou de responsabilité
22:49ou d'irresponsabilité.
22:50C'est que face à la question
22:52du déficit
22:52qui est une vraie question
22:53qui est majeure
22:54et la question de la dette
22:54qui est une vraie question
22:55mais je prends celle du déficit
22:57pour commencer.
22:58Vous avez ceux qui vont vous dire
22:59il faut baisser la dépense publique
23:00et donc les services publics
23:02et donc la protection des Français.
23:03Moi pardon.
23:04Mais pardon.
23:05Moi j'étais aux urgences pédiatriques
23:06cette nuit
23:06quand on attend des heures
23:07pour avoir un examen.
23:11Je termine.
23:12Je ne vous ai pas interrompu.
23:13Moi je ne suis pas
23:14pour baisser dans la dépense publique
23:15parce que je pense
23:16qu'aujourd'hui
23:16elle est vitale
23:16dans un moment de crise
23:17de crise climatique
23:18de crise sociale
23:19la pauvreté
23:19elle a augmenté
23:20en disant de macronisme
23:21Donc il y a ceux qui vont vous dire
23:23on baisse
23:24C'est les canaux
23:24vous êtes peu riches
23:25la dépense
23:25Je termine d'un tout petit mot
23:28après je me tais
23:28Il y a ceux qui disent
23:29on va baisser la dépense publique
23:31je ne suis pas d'accord avec ça
23:31et il y a ceux comme nous
23:33qui disent
23:33on va aller chercher
23:34des recettes nouvelles
23:35Nous allons proposer
23:36la taxe Zucman
23:36Je propose par exemple
23:38d'aller regarder dans la masse
23:39dans les milliers de milliards
23:40d'héritage
23:41c'est-à-dire d'argent
23:42que vous ne méritez pas
23:43qui vont arriver
23:44les ultra-rige pardon
23:45je ne parle pas de l'héritage
23:46de quelqu'un
23:46mais si tu ne les parles
23:47ont travaillé toute leur vie
23:48pour payer leur vie
23:49Je pourrais dire 1%
23:50des plus gros héritages
23:51Vous voyez je mets une barre
23:52à 10 millions
23:53Je pense que personne
23:54ne mérite de l'héritage
23:55Je termine personne
23:56ne mérite de l'être
23:56avec 10 millions d'euros
23:57plutôt que 8 ou 7
23:59vous voyez
23:5910 millions d'euros
24:00c'est énorme
24:00le jour de votre naissance
24:02on parlait tout à l'heure
24:02de nos enfants
24:04que c'est la morale
24:09qui naissent avec des millions
24:10et des millions
24:10et un avec rien
24:11ça pose un sujet philosophique
24:12y compris pour nos conceptions républicaines
24:14que nous partageons
24:14je ne crois pas ici
24:15Je pense que là
24:16il y a de la ressource
24:18pour aller chercher
24:19une part de ce qui est
24:22La vérité
24:22Quand je dis vérité
24:24ou mensonge
24:24je ne suis pas en train
24:24de vous dire
24:25vous, moi
24:26il y a quand même
24:26une question que je pose
24:27il y a quelques temps
24:28on nous disait
24:29vous allez voir
24:29mise sous tutelle du FMI
24:30vous allez voir que quelqu'un
24:32peut-être que quelqu'un
24:34depuis l'étranger
24:35un leader
24:36va venir nous dire
24:37mais attention
24:37si la France ne fait pas ça
24:38est-ce que c'est la vérité
24:39est-ce que ça peut arriver ou pas
24:41Non
24:42Le FMI
24:42Vous dites non
24:43comme si vous étiez
24:44un cercle de la raison
24:45Le FMI
24:46ça n'arrivera probablement pas
24:47en revanche
24:47la BCE
24:48parce qu'elle se pensera
24:49sérieusement sur le cas
24:50de la France
24:51après la présidentielle
24:52si les mesures
24:52ne sont pas prises
24:54et surtout avec la crise
24:55de la dette mondiale
24:56parce qu'aujourd'hui
24:56la crise de la dette
24:57elle est là
24:58elle va monter
25:00Je ne veux pas faire
25:01l'arbitre des élégances
25:02entre le point de vue
25:02M. Nassrou
25:03et le point de vue
25:03M. Lucas
25:04mais parce que je crois
25:05qu'à l'arrivée
25:05nous aurons le droit aux deux
25:06il faudra à la fois baisser
25:08les dépenses
25:09et augmenter les impôts
25:10parce que la situation
25:11de la France aujourd'hui
25:12je vous renvoie
25:13à la note de conjoncture
25:14de l'INSEE
25:15je vous renvoie
25:17aujourd'hui
25:18à la note de conjoncture
25:19de l'INSEE
25:19qui fait de la France
25:21des prix de l'Union
25:21c'est catastrophique
25:22je pense qu'il faudra
25:23faire les deux
25:24M. Lucas
25:24vous verrez
25:26il faudra tailler
25:27dans l'état de providence
25:28parce que nous ne pouvons
25:29plus le financer
25:29comme nous le faisons
25:30aujourd'hui
25:31la multiplication
25:32des allocations
25:33la multiplication
25:33des allocations sociales
25:35est devenue catastrophique
25:37et en même temps
25:37sur les impôts
25:38il faudra sans doute
25:39à nouveau faire des efforts
25:40y compris dans ce pays
25:41qui est le pays
25:43qui taxe le plus
25:44les gens
25:44je vais vous montrer
25:45la tête
Commentaires

Recommandations