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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Est-ce que vous pensez qu'on peut dire, écoutez, on va prolonger les aides ciblées jusqu'au 31 décembre
00:052026,
00:06M. le maire, est-ce qu'aujourd'hui, on peut se limiter à être parfois un commentateur impuissant d'une
00:12situation aussi désespérée ?
00:14Alors, après, ça dépend de ce qu'on vient faire devant vous, aujourd'hui, soit on est démagogues...
00:17Je ne parle pas de vous, hein ?
00:18Non, non, mais je vais assumer mon rôle. Je ne suis pas le porte-parole ni de l'Elysée ni
00:22du gouvernement.
00:22Je suis la chance d'être le porte-parole de Gabriel Attal.
00:24Je vous dis simplement que, d'abord, si vous m'autorisez, je voudrais un petit peu corriger l'histoire telle
00:29que racontée par madame,
00:31parce qu'évidemment, je ne partage pas tout à fait cette histoire-là.
00:34Je lui dirais simplement qu'à la fin du premier mandat du président de la République, il y a des
00:37millions de Français qui ont pu retrouver un emploi
00:39parce que la politique qui avait été initiée par François Hollande et un certain Emmanuel Macron à l'économie avait
00:45permis de relancer l'embauche,
00:47que la situation économique s'est dégradée très fortement après le Covid.
00:50Je répète, j'ai eu l'occasion, et je vous l'ai dit autour de cette table, qu'après le
00:53Covid...
00:54Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, on a un contexte international sur lequel nos marges de manœuvre sont limitées.
00:57D'ailleurs, autorisez-moi à dire que fustiger l'Europe, ça montre bien qu'on aurait tort de le faire.
01:02Parce que si on veut se faire entendre aujourd'hui, excusez-moi, il faut être aussi un peu modeste autour
01:05de cette table
01:06et il faut avoir l'honnêteté de le dire aux Français, la France seule n'y arrivera pas.
01:09L'Union européenne pourra peut-être, peut-être, se faire entendre.
01:12Et si je vais aller plus loin, je pense qu'on n'a pas d'autre choix aujourd'hui que
01:15d'avoir ces aides ciblées,
01:17parce qu'il n'y a pas de raison qu'on favorise des Français qui n'en auraient pas besoin.
01:20Il n'y a pas de raison non plus qu'on se lance dans une politique avec une dette telle
01:23que nous la connaissons.
01:24Alors que l'on doit améliorer la compétitivité de nos entreprises pour relancer la machine,
01:28que l'on doit investir massivement sur le nucléaire ou demain sur une voiture électrique accessible à tous.
01:34Oui, on peut dire des choses aux Français qui nous entendent.
01:37Je suis d'accord avec vous, mais on est en droit.
01:38Ça fait bien sûr de la peine aujourd'hui, on a tous...
01:40Moi je suis dans un territoire rural, vous imaginez bien que dans la montagne Corse,
01:44aujourd'hui, si l'infirmière ne prend pas sa voiture, c'est une catastrophe.
01:47Mais je crois aujourd'hui aussi qu'il y a nécessité à relancer la machine.
01:52Autour de cette table, la semaine dernière, avec vous,
01:53les économistes ont pointé du doigt que la France était entre 20 points et 50 points du PIB en dessous
01:58des Américains.
01:59Si le gâteau reste petit, des jours malheureux s'annoncent.
02:05Là, c'est même plus le gâteau, c'est les miettes qu'on partage.
02:07Mais on est quand même en droit de se demander, sur le plan géopolitique,
02:10pourquoi on a perdu une telle influence ?
02:12On est quand même en droit de se demander sur les énergies,
02:15pourquoi on a perdu une grande partie de notre souveraineté énergétique ?
02:18Parce que Vladimir Poutine, il y a 10 ans, a décidé...
02:20On négociait avec Vladimir Poutine sur l'énergie et qu'aujourd'hui, il nous fait la guerre.
02:25Forcément, ça a changé la donne.
02:26Non, parce que l'Allemagne, en effet, a choisi de négocier avec Vladimir Poutine
02:30et de se mettre dans la main de la Russie, tout simplement.
02:33Et avec les écolos et les moins de centaines de nucléaires, ça aurait été le simple aussi.
02:40Moi, je suis désolé, je veux juste que chacun se remémore ce qui s'est passé au moment des Gilets
02:46jaunes.
02:47Souvenez-vous, ça a commencé évidemment sur une hausse des prix du carburant.
02:51Oui, mais pour des raisons de taxes, pas pour des raisons d'augmentation des turbulences.
02:56C'est pour ça que c'est très différent.
02:57En tout cas, on va dire catégorie pouvoir d'achat.
03:00Oui, c'est vrai.
03:00Très vite, on a tous lu des magnifiques reportages dans la presse écrite ou vu des documentaires à la télévision
03:07où on comprenait qu'en fait, il ne s'agissait pas du tout de ça.
03:10Il s'agissait de gens qui disaient, je suis sur un rond-point à côtoyer des gens sur lesquels hier
03:17j'aurais pu rouler au supermarché avec mon caddie.
03:19Et c'est une société qui est complètement en quête de sens, en quête d'unité.
03:24C'est une société qui est profondément angoissée.
03:27Et on se rend compte en fait, des années après, je ne sais plus la date exacte des Gilets jaunes,
03:322017, 2018, où est-ce qu'on en est.
03:36Regardez aujourd'hui, l'angoisse du pouvoir d'achat, certes, on en parle là, mais en fait, le parcours de
03:40vie du Français
03:42qui angoisse pour son enfant, lui choisir sa bonne école, angoisse au moment où son enfant doit choisir la pression
03:49avec parcours sub,
03:49que c'est l'algorithme.
03:50Tout ça n'est pas tombé du ciel.
03:52Ce que je veux dire par là, Sonia, c'est que moi, je suis désolé quand on se dit,
03:57bon alors, est-ce que si on donne 10 centimes de litre de gasoil aux pêcheurs, on va résoudre le
04:02problème ?
04:03En fait, pas du tout.
04:04Vous êtes en train de dire qu'il faut inverser le système et renverser la carte.
04:07Mais ça, ça ne se fait qu'à l'aune d'une élection présidentielle.
04:10Une grande crise d'angoisse dans la République.
04:10Et au mieux répondre à votre question, il vaudra mieux que ça se passe.
04:12Moi, je vous donne mon sentiment.
04:14Je vous pose la question de tout à l'heure.
04:15Dans la rue ou dans les urnes ?
04:17Là, c'est ça.
04:17On est à 8 mois d'une élection présidentielle.
04:20Et on le sait.
04:21Non, pas tout le monde, Madame Mécari.
04:22Je suis désolé, mais...
04:23Je vais vous citer M. Mélenchon, M. Roussel, M. Fort.
04:26Ah, M. Roussel, peut-être, je n'en sais rien.
04:28Mais je ne suis pas le porte-parole de M. Roussel.
04:42Donc, ce n'est pas le problème.
04:43Par contre, je n'imagine pas aujourd'hui que la souffrance des Français puisse ne pas s'exprimer.
04:50Je suis désolée, là, parce que c'est trop difficile.
04:53Quand on commence à ne plus pouvoir bouger de chez soi, nourrir ses enfants, ça va être tellement tendu.
04:58Donc, c'est pour ça qu'il faut trouver une autre solution pour rendre aujourd'hui plus vivable la crise
05:05aux Français qui souffrent le plus.
05:07Il n'y aura pas d'autre moyen.
05:08Sinon, ça va être...
05:09Attendez, s'il vous plaît.
05:11On va écouter, justement, parce qu'il témoigne sur BFM TV.
05:14C'est intéressant de nourrir vos réflexions et vos argumentaires par ce que dit notamment Virginie Coulourna, l'infirmière libérale
05:22Hermonville,
05:23qui a dit quand même qu'elle ne pourrait peut-être pas autant soigner les patients qu'elle n'a
05:27l'habitude de le faire.
05:29Mais imaginez, pour des personnes âgées ou peu importe d'ailleurs, les conséquences.
05:33Justement, Virginie Coulourna, on parle beaucoup de rassemblement.
05:37Certains imaginent ce qui peut arriver.
05:39Est-ce que vous, vous avez, si je peux dire, les moyens et la volonté même de descendre dans la
05:44rue ?
05:44Est-ce que vous y pensez ou est-ce qu'il y a une forme de résignation en vous disant
05:46« Non, moi, il y a une élection présidentielle, c'est l'élection reine par nature, je vais attendre pour
05:52m'exprimer. »
05:54Non, je ne vois pas. Descendre dans la rue, on le fait sur nos jours de repos.
05:58Qui sont déjà travaillés 60 heures par semaine, c'est déjà pas mal.
06:01On a autre chose à faire de nos repos.
06:03Et puis effectivement, pour changer quoi ? Pas grand-chose.
06:07Nous, surtout nous, les infirmiers, on a toujours eu l'habitude de faire la grève avec un brassard sur le
06:13bras.
06:13En disant « Pas content en grève, ça n'a jamais rien changé ».
06:17De toute façon, soit en système hospitalier, on est forcément réquisitionné et en effectif réduit,
06:24ce qui est de toute façon la formule de base.
06:26Ou alors, effectivement, de toute façon, on est déjà sur le front à travailler auprès de nos patients.
06:33Donc, non.
06:34Je pense que descendre dans la rue, symboliquement, oui, pacifiquement, oui.
06:38Mais l'élection, je ne sais pas si ça changera grand-chose.
06:42De toute façon, le nouveau ou la nouvelle présidente ne pourra pas faire grand-chose sur le prix du carburant
06:48si ça ne se fait pas maintenant.
06:50Restez avec nous, Virginie Coulonna.
06:52Vous voyez, ce sont les personnes qui se font entendre de manière tout à fait civique,
07:00qui ne cassent pas, qui ne brûlent pas.
07:03Eh bien, c'est ceux-là, aujourd'hui, qui expriment leur colère et leur désespérance.
07:06Et c'est vrai, vous avez dit tout à l'heure, et ceux auxquels on a envoyé à un moment,
07:09au début des Gilets jaunes, une défense de l'ordre de manière brutale et violente.
07:15C'est ça qui est terrible.
07:17Pardon, je vous laisse la parole après.
07:18Si vous voulez, c'est le déclassement aussi des actifs, des classes moyennes.
07:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des secteurs entiers sur le plan professionnel
07:28et des pans entiers sur le plan sociologique
07:31qui, on voit leur vie totalement dégradée.
07:34Il y a une France déclassée.
07:35Ce que j'étais en train de vous dire, c'est-à-dire que pourquoi le gouvernement n'agit pas
07:38plus vite ?
07:39Est-ce qu'il ne se dit pas que ces personnes-là n'ont plus même les moyens ?
07:42Je suis désolé, mais le gouvernement, je rejoins ce que disait Gaspard tout à l'heure,
07:46pardonnez-moi, mais cette mesure, elle aurait pu être annoncée avant...
07:48On a un peu de prélèvement confiscatoire, on a le coût du travail énorme,
07:51on a une désindustrialisation, on a une crise agricole, on a une crise démographique.
07:55Enfin, excusez-moi, il y a un certain nombre de chantiers qui font qu'il va falloir se retrousser un
07:59peu les manches
07:59et ce ne sera pas juste des aides du gouvernement qui vont résoudre...
08:02Réagir à une réaction sur les spectateurs, regardez Tony, il vous dit qu'il faut que les prix baissent à
08:08la pompe
08:08et pas seulement sur le carburant, toutes les augmentations sur les autoroutes...
08:12Oui, c'est ce que je vous ai dit, c'est le blocage des prix.
08:16Mais ce que je voudrais dire quand même, qui laisse couver les braises ?
08:19Qui laisse couver les braises ?
08:20Qui souffle sur les braises, je ne sais pas.
08:22Qui laisse couver les braises ?
08:24Quand les gilets jaunes se sont...
08:25Vous allez nous parler du pourrissement.
08:26Non, non, absolument pas, ce n'est pas mon terme.
08:28Quand les gilets jaunes se sont mobilisés, qu'est-ce qu'ils ont reçu ?
08:31Ils ont reçu de la répression, la répression policière et de la répression judiciaire.
08:36Non, vous connaissez vraiment beaucoup.
08:38Mais parce que c'est politique, évidemment, bien sûr que oui.
08:40Vous avez l'air de rien, mais vous politisez aussi.
08:46Qui ?
08:47Clairement, clairement.
08:49Chacun son tour.
08:50Vous n'avez dit pas le fil.
08:51Madame Mécarite.
08:52Non, mais lorsque le nouveau Front Populaire arrive en tête des élections législatives,
08:58qu'est-ce qui se passe ?
08:58On a un président de la République qui s'assoit sur le résultat des urnes,
09:01et qui nomme quatre premiers ministres de la droite.
09:07Quatre premiers ministres de la droite pour appliquer quoi ?
09:10Une politique budgétaire austéritaire qui permet par ailleurs de favoriser les ultra-riches.
09:16La réaction.
09:17Qui choisit de baisser les APL ?
09:19Qui choisit de faire la réforme de la retraite à 64 ans ?
09:23Qui choisit de...
09:25Qui aujourd'hui supprime la taxe d'habitation ?
09:26Non, non, parlez pas en même temps, s'il vous plaît.
09:28Monsieur Ours-Couture, réponds.
09:29On a compris la démonstration.
09:32La liste est longue.
09:33Donc, la situation que vous décrivez de ces gens qui sont déclassés,
09:36elle ne tombe pas du ciel.
09:38C'est le résultat de choix politiques.
09:41Et vous devriez être politiques.
09:43La réponse de la majorité relative qui fait que RN et LFI s'entendent
09:48pour empêcher d'avoir un budget,
09:50qui arrivent à s'entendre pour qu'on empêche de faire une réforme des retraites
09:52qui aurait permis de dégager des marges de manœuvre aujourd'hui qui nous manquent,
09:56je pense que la réalité, elle est là.
09:57Le RN, excusez-moi, j'ai pas trop compris qu'ils étaient en train d'empêcher le budget en ce
10:00moment.
10:01Non, mais en ce moment, il est empêché par le passé.
10:03Non, on est d'accord.
10:05Donc, tout simplement, toutes ces politiques et après,
10:06on ne peut pas avoir mis ou avoir empêché de se dégager des marges de manœuvre
10:09et crier au scandale.
10:10La réalité, aujourd'hui, elle est là et c'est ce qui nous pose problème.
10:15En réalité, et je vais en terminer là-dessus...
10:16Sur les retraites, pardon, c'est quand même que c'est M. Le Cordu qui a abandonné la réforme.
10:18Là-dessus, je vais peut-être aller un peu,
10:20parce que ce qui est intéressant, c'est de trouver les solutions.
10:22Ce qu'il va nous falloir dans les huit mois, c'est une vision.
10:24C'est être capable de dire aux Français quels sacrifices, parce que...
10:27Encore des sacrifices, ça, toujours sur les mêles.
10:30Encore des sacrifices.
10:30Excusez-moi, j'ai dit non, mais il va falloir dans les huit mois, un choix de...
10:33Mais c'est un choix politique.
10:35Non, mais il n'y aura pas de vision.
10:36Non, mais on ne partagera pas.
10:39Non, on ne partagera pas.
10:40Mais les Français...
10:41Je peux terminer, je peux terminer.
10:43Si, juste terminer.
10:44Donc, je veux juste vous dire que, moi, je crois qu'il y a une élection majeure,
10:47avec des projets, il y a pour l'instant une vingtaine de candidats.
10:50Chacun pourra trouver la vision politique qu'elle est faite.
10:52Vous voyez, il y a des candidats qui ont...
10:54Attendez, s'il vous plaît, pas tout s'entendre.
10:55Ce qui est incroyable, en vous écoutant, c'est que vous pensez vraiment qu'on peut tenir encore cette fois.
11:00Mais sûrement pas.
11:00Mais vous pensez vraiment qu'il y a aujourd'hui...
11:02Non, mais vous pensez sincèrement qu'aujourd'hui, il y a une solution miracle qui permettrait de dégager...
11:07Il y a ce qu'on veut.
11:07Elle n'existe pas, cette solution miracle.
11:09Il y a ce qu'on veut.
11:10Laurent Saillé, chacun son tour.
11:11Vous êtes un élu de terrain et vous êtes...
11:13Non, non, l'extérieur...
11:14Attendez, madame le carré, chacun son tour.
11:16Vous êtes un élu de terrain et je suis persuadée que vous comprenez tout à fait ce que je vais
11:19vous dire.
11:19Il y a ce qu'on veut.
11:20Oui, on voudrait que les choses s'apaisent et attendent l'élection présidentielle.
11:23Mais la réalité, c'est que ce n'est pas comme ça que ça va se passer.
11:26Il y a trop de souffrance.
11:28Je suis désolée de vous le dire.
11:30Et ce n'est pas moi qui vais dire aux gens d'aller dans la rue.
11:32Je ne suis pas du tout dans ce mouvement-là.
11:34Mais il me semble, le réalisme de comprendre, et c'est ce que vous suggérez,
11:39que la souffrance est telle que les gens ne pourront pas tenir.
11:43Parce que là, il y a une station qui a été donnée tout à l'heure
11:48par le représentant des automobilistes à 2,95.
11:52Donc, je vais vous dire, même on peut mettre 10 centimes, 20 centimes.
11:55Mais Laurent Soyer...
11:56Non, mais vous allez m'expliquer qu'on n'a pas l'argent.
11:58Je le sais, je peux vous faire la démonstration.
12:00Et si la gauche, d'ailleurs, n'était pas contre la réforme des retraites, on n'en sait pas.
12:05Non, mais je ne dis pas qu'il faut donner de l'argent.
12:07Je ne dis pas qu'il faut donner de l'argent.
12:08Non, mais s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
12:11C'est une solution de droite.
12:12S'il vous plaît, regardez.
12:15Je pense que c'est aussi important que vos réponses.
12:18Ce que disent les Français quand ils nous contactent.
12:20Sophie, franchement, les raffineries, elles n'ont pas honte.
12:22Bien sûr, il y a un effet mécanique de l'offre et de la demande.
12:25Ça, tout le monde le reconnaît.
12:26Mais c'est une question de choix quand il en va de l'intérêt général.
12:29Il faut que l'État agisse vite.
12:30Je vous pose une question.
12:31On est quand même en France.
12:33D'accord, il n'y a pas de marge de manœuvre.
12:34Certains disent, d'autres disent, l'État est assis sur la cagnotte des taxes.
12:38Enfin, c'est l'État français.
12:40C'est l'État français.
12:41Comment vous expliquez aujourd'hui que face à une telle désespérance, il n'y a pas d'avance ?
12:45Il y a des choix et des priorités ?
12:47Non, c'est sûr.
12:48Il y a deux plans d'action et c'est l'élection présidentielle qui permettra sans doute de les clarifier.
12:52Mais en attendant, il faut agir.
12:54Je pense qu'Emmanuel Macron et son gouvernement ne sont pas les bras ballants à attendre que ça se passe
12:59sur le plan international.
13:00Ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens qui sont les nôtres.
13:02Et c'est sans doute, comme ça a été dit tout à l'heure, plutôt au niveau de l'Union
13:04européenne qu'on peut essayer de peser.
13:05Parce que face aux Américains, face aux Russes, je n'en parle même pas, et au Moyen-Rand, on a
13:09intérêt à être tous soudés entre Européens pour pouvoir peser.
13:12Ça, c'est le premier volet.
13:13Le deuxième volet, il va falloir faire des choix au monde du budget là et surtout pendant l'élection présidentielle.
13:18On peut vouloir aider des catégories de la population qui souffrent.
13:22Elles souffrent beaucoup.
13:23On l'a vu, on les a entendues.
13:23Après, il faut dire la vérité aux Français, à court terme, ça se traduira automatiquement par des hausses d'impôts.
13:30Donc, il faut le savoir.
13:31On peut le décider collectivement.
13:33Mais ça sera des aides pour des catégories de la population et des augmentations des impôts pour tout le monde.
13:38La TVA, les droits de succession, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu, il faudra choisir.
13:41Mais dans un pays qui a déjà un taux de prélèvement obligatoire maximal, le plus important de l'OCDE, on
13:45augmentera les impôts.
13:46Moi, je vous dis simplement, je voudrais finir parce que je ne vous dis pas qu'il faut redonner, redonner
13:51des aides.
13:52Je dis que maintenant, il faut faire un état des lieux, que le Premier ministre prenne les choses en main,
13:59parle aux Français et montrer au moins qu'il y a une écoute et une compréhension.
14:03Je vous l'assure, ce barrage, c'est comme s'il y avait un mur.
14:07Mais oui, mais là, je pense qu'il est essentiel que le Premier ministre...
14:11Il n'y a pas d'écoute.
14:12Ce n'est pas ça, mais il faut parler aux Français.
14:14La plupart de ceux qui ont réagi, vous avez raison, il y a un défaut de prise en considération.
14:19Il est mensonge.
14:19On parle de mépris.
14:21Absolument.
14:21Mais pardonnez-moi, quand il y a eu les gilets jaunes, qu'est-ce qu'on a dit au début
14:23?
14:24Qu'est-ce que certains ont dit au début des gilets jaunes ?
14:26C'est beau, c'est pouilleux, c'est extrême, à droite, qui avait dit cela ?
14:31Qui a laissé prospérer cette petite musique ?
14:33Je vais vous dire, ce qu'a fait Emmanuel Macron au moment des gilets jaunes, c'est vraiment un tour
14:38de prestidigitateur.
14:40C'est-à-dire que...
14:42Il a blablaté.
14:43Il a blablaté.
14:44Non, mais voilà, il y a eu le grand débat.
14:46Il a blablaté.
14:47Il a eu le grand débat pour beaucoup d'argent versé.
14:49Oui, mais dans son rapport aux Français. Franchement, je vais vous prendre par la face sud, Gaspar Grandeur.
14:53Ça ramboisse un peu, malheureusement.
14:55Par rapport à François Hollande, élu de terrain, qui, je pense, connaît un peu plus charnellement la France et les
15:03Français.
15:03Sans aucun doute.
15:04Sans aucun doute.
15:05Si vous voulez, Emmanuel Macron, ça fait, d'une certaine manière, peut-être qu'il hurlerait, voilà, en disant de
15:12ça.
15:12Mais il hurle peut-être en vous regardant la télévision.
15:14Je pense qu'il doit être occupé à faire d'autres choses.
15:15Ça fait 9 ans qu'il tourne le dos aux Français, si vous voulez.
15:18Il s'est passé les gilets jaunes, il s'est dit, waouh, ok, en fait, je ne peux pas, je
15:23ne comprends pas l'angoisse, on ne vit pas la même vie.
15:25Le jeu intellectuellement, ça me dépasse.
15:27Moi, je crois, pardon, parfois vous n'êtes pas vous, mais c'est hors sujet.
15:30Vous pouvez me critiquer autant.
15:32Non, non, mais je le suis aussi.
15:34On est dans un pays à flux tendu comme jamais.
15:37Et je vous assure, il n'est pas question d'assombrir un tableau.
15:40Non, c'est dur.
15:40À flux tendu sur tous les sujets.
15:44Mais vous ne pouvez pas avoir le luxe de dire, on va prendre la parole pour vous dire, on vous
15:49a compris.
15:50Il n'y en avait qu'un qui pouvait le dire dans l'histoire, et c'est tout.
15:52C'est fait, d'ailleurs.
15:52C'est fait.
15:53Donc, il faut dire aux Français qu'il va falloir travailler plus.
15:55Là-dessus aussi.
15:57Ça, c'est toujours le même logiciel néolibéral que nous, qui broient les gens, qui assèchent les recettes de l
16:05'État.
16:06Si on pense qu'on est dans l'Amérique de Reagan, ok ?
16:09Si on pense qu'on est dans l'Angleterre de Thatcher, ok ?
16:11Ce qui n'est pas le cas.
16:12Car je dois en dire, à la rappeler, quand je vous écoute, j'ai l'impression qu'il n'y
16:15a pas d'impôts en France.
16:16Mais bien sûr qu'il y a des impôts.
16:18Je suis comme vous favorable à la progressivité en tant que social-démocrate.
16:21Je crois qu'à un moment donné, il va falloir quand même dire aux Français que, par exemple, on va
16:24essayer de stopper les abus.
16:25Parce qu'il y a des abus.
16:26Monsieur le maire.
16:27Monsieur le maire.
16:27Les abus, vous avez raison.
16:29L'évasion fiscale.
16:30L'évasion fiscale.
16:33L'évasion fiscale.
16:34Nos journalistes nous attendent sur le terrain.
16:34Nos journalistes nous attendent sur le terrain.
16:36C'est le cas d'Arthur Descudé, qui est en région parisienne, à une station service.
16:42Et Arthur, qui hier nous disait, il était avec une automobiliste, c'est même plus un ras-le-bol.
16:48C'est même plus une résignation.
16:49C'est une impossibilité de travailler et de même dégager du temps quand il s'agit des loisirs pour les
16:55enfants, etc.
16:56Et ce soir, quel est le discours dominant, Arthur ?
17:02Eh bien, le discours, il reste le même, Sonia, pour tout vous dire.
17:05On a rencontré plusieurs personnes qui viennent faire le plein dans ces stations totales parce qu'elles sont bien moins
17:09chères.
17:09Elles sont toujours plafonnées, monsieur.
17:11Bonsoir.
17:12C'est votre cas.
17:13Vous êtes venu faire le plein dans cette station parce que les prix sont plafonnés.
17:16Ils sont moins chers que les prix qu'on peut trouver dans les autres stations.
17:18En général, oui.
17:20Déjà qu'on est fidèles totales par la métier.
17:25Et après, bien sûr qu'en ce moment, c'est la moins chère du marché.
17:29Et on essaie de faire des économies sur tous les côtés.
17:32Vous faites attention en ce moment.
17:34Est-ce que vous prenez des précautions pour moins dépenser quand on voit que les prix explosent ?
17:39Moins dépenser en perso, oui.
17:42Mais dans notre métier, malheureusement, on est obligé de passer à la pompe, entre guillemets, presque tous les jours.
17:49Est-ce que vous faites des détours, justement, pour venir dans ces stations totales ?
17:53Non, pas exprès dans celui-là, mais on n'utilise que la station totale.
17:59Eh bien, on vous souhaite bon courage.
18:00Merci, monsieur, d'avoir répondu à nos questions.
18:02Voilà, on le disait donc avec ce monsieur, on essaye de faire attention parce que les prix dépassent, bien sûr,
18:08les prix habituels dans les autres stations.
18:10Je voulais quand même vous remontrer une dernière fois ces prix qui sont toujours plafonnés dans ces stations totales.
18:14Ça ne baisse pas encore.
18:151,99€ pour le sans-plomb 95 et le sans-plomb 98.
18:19Et 2,25€ pour le diesel.
18:21Ça vaut donc toujours le coup de venir faire son plein ici par rapport à d'autres anciennes qui sont
18:26encore beaucoup plus chères.
18:28Merci, Arthur.
18:29Arthur Descudé à Courbevoie.
18:31Je vous remercie.
18:32Merci d'avoir confronté vos opinions.
18:35Merci, Arthur.
18:35Merci, Arthur.
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