- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Alors il faut parler des profs évidemment, journée de rentrée on parle des profs, salaire des profs, salaire de base
00:05d'un professeur, d'un enseignant qui débute dans le secondaire 2121 euros, 2121 euros c'est le salaire, quand
00:12on regarde, quand on se compare aux autres pays européens, on est très très loin des premiers évidemment, là on
00:20est sur un enseignant du second degré, et c'est des chiffres qui datent de 2024, la France est à
00:2434 838 euros par an pour un prof,
00:28et l'Allemagne est quasiment en double à 66 000 euros, le Luxembourg à 89 000 euros. Quand on regarde
00:33les propositions des candidats à la présidentielle, ce qu'on fait tous les soirs sur BFMTV, Bruno Retailleau, plus 135
00:38euros net en début de carrière, plus 300 euros au milieu de carrière, c'est ce qu'il propose.
00:41Marine Tondelier, 15% d'augmentation de salaire en plus de l'inflation. Edouard Philippe, 20% de hausse de
00:46rémunération moyenne en 5 ans. Gabriel Attal, plus 200 euros net par mois et jusqu'à plus 500 euros en
00:53milieu de carrière.
00:54Est-ce qu'on a tout simplement, je ne sais pas ce que vous proposez au Rassemblement national, enfin si
00:58je le sais d'ailleurs, mais des deux côtés, et à la France insoumise,
01:01est-ce qu'on a tout simplement les moyens de cette ambition-là ? C'est-à-dire que là
01:04on a l'impression que tous les candidats rasent gratis.
01:06Est-ce qu'on a les moyens de ne pas donner ce qu'il faut à l'éducation nationale pour
01:11éduquer les enfants ?
01:12Vous savez combien ça coûte justement à un pays de ne pas avoir des investissements qu'il faut ?
01:18Donc il faut changer de logiciel et déterminer quelles sont nos priorités.
01:24Oui, l'éducation est une priorité. Et nous, c'est pour cela que nous disons, le problème n'est pas
01:28la question des dépenses,
01:30elle est celle des recettes. Et oui, discutons de là où on va chercher les moyens, il y en a,
01:35pour pouvoir répondre à ces besoins.
01:36C'est fondamental la question de l'éducation. C'est fondamental pour aujourd'hui, pour les générations qui vont entrer
01:44en études supérieures,
01:46qui vont peut-être aussi rentrer dans des professions du service public comme l'enseignement.
01:51Et aujourd'hui, ça ne fait plus rêver l'enseignement, étant donné les conditions dans lesquelles les professeurs doivent travailler.
01:57On leur demande de régler tous les problèmes sans leur donner les moyens.
02:00Et donc si on veut que des étudiants…
02:01Donc si vous arrivez au pouvoir, vous augmentez de combien les profs ?
02:03Nous, on augmentera de manière générale la fonction publique, parce qu'on pense que ça fait trop longtemps
02:09que les fonctionnaires, dont ceux de l'éducation nationale, n'ont pas eu d'augmentation à la hauteur et au
02:16-delà de l'inflation.
02:21Et nous ferons en sorte, y compris qu'on accompagne le plus tôt possible les étudiants
02:26pour qu'ils puissent rentrer dans cette profession, parce qu'on a un problème de recrutement au niveau de l
02:31'enseignement.
02:32– Ça coûte combien ?
02:33– Ça coûtera ce qu'il faut, parce que nous voulons…
02:35– Ce qu'il faut ?
02:37– Excusez-nous, nous considérons…
02:39– Vous n'aurez pas les moyens ?
02:39– Nous considérons, si, nous avons les moyens, nous avons le devoir et la nécessité de mettre les moyens de
02:45les trouver.
02:46– Il faut les moyens ?
02:47– Nous répartissons autrement les richesses.
02:48– C'est-à-dire ?
02:49– Nous faisons en sorte qu'il y ait…
02:50– La chasse aux riches ?
02:51– Non, le partage des richesses, excusez-moi, ce n'est pas la chasse aux riches, c'est de la
02:56justice sociale.
02:59Et oui, moi je crois que l'éducation, ça vaut le coup d'y mettre les moyens, et on en
03:03a.
03:03Il y a de l'argent dans ce pays, nous considérons qu'il faut aller les chercher.
03:07– Vous augmentez les impôts ?
03:19– Ça doit financer…
03:20– Mais c'est l'essence.
03:21– Vous écoutez, tous les soirs, on a des sujets différents.
03:23– Monsieur Jeudy, qu'est-ce qu'il finance ?
03:26– C'est l'argent de qui qui finance aujourd'hui tous ces services ?
03:30– C'est l'argent de nous tous.
03:30– Non, non, non, c'est l'argent des classes moyennes et des classes populaires.
03:33Pourquoi est-ce qu'il y a une minorité de gens qui échappent à l'impôt ?
03:36– C'est l'argent des Français.
03:37– Le monde ne paye pas l'impôt, y compris dans les clauses populaires.
03:40– C'est l'argent des Français qui payent l'impôt.
03:41– Je vous rappelle que l'IRPP, c'est seulement la moitié des Français.
03:44– Monsieur Jeudy, vous avez eu connaissance de cette réplique qui indiquait que 13 000 personnes
03:51qui sont à un niveau de revenu très élevé, des millionnaires, ne paient pas d'impôt.
03:56Vous savez que les plus grandes familles, les plus riches dans ce pays ne payent pas au niveau
04:04que payent aujourd'hui les Français.
04:05– Ça n'est pas parce qu'ils ne payent pas d'impôt sur le revenu qu'ils ne payent
04:07pas du tout d'impôt.
04:08– Il n'y a pas que l'impôt sur le revenu.
04:09– Attendez, on a le côté insoumis.
04:12– Non, mais il faut avoir le côté du Rassemblement national.
04:14– Pour aider Mme Obonot, je suis persuadé que les autres candidats à la présidentielle,
04:20pour vous aider, les candidats à la présidentielle qui proposent des augmentations de salaire,
04:25sont incapables de les financer aussi.
04:26– En tout cas, ils les ont chiffrés.
04:30– Oui, non, mais c'est au doigt mouillé tout ça, c'est des propos de campagne.
04:33– Dans mon souvenir, Gabriel Attal, c'est entre 2,5 et 3 milliards,
04:36enfin voilà, il y a des chiffres qui ont été donnés.
04:37– Mais il est trop vous, c'est 2 milliards.
04:38– Enfin ça, je n'ai pas la réponse, mais...
04:40– Toi, Ménager, qu'est-ce que vous dites ?
04:42On augmente aussi, comme tout le monde.
04:44– Non, mais je vais vous dire,
04:45Marine Le Pen dévoilera son programme présidentiel en temps utile,
04:48mais je vais vous dire le programme de 2022.
04:49Nous, en 2022, on avait fait le constat que si on veut avoir des vocations,
04:52si on veut avoir des professeurs, si on veut avoir un niveau qui s'améliore,
04:54si on veut avoir des bons professeurs, il faut les payer.
04:56On est une des démocraties, ça a été donné,
04:58où en fait, des professeurs, c'est-à-dire des gens qui sont amenés
05:00à former nos jeunes, à préparer l'avenir,
05:03à préparer les élites de demain,
05:04ceux qui vont faire fonctionner notre pays
05:06sont les plus mal payés.
05:07– Donc, nous, nous proposons une augmentation à l'époque, en 2022,
05:10mais il y aura un nouveau programme politique,
05:12parce qu'il y a un nouveau programme et un nouveau budget.
05:13Donc, vous savez, à chaque fois que vous nous posez des questions,
05:16habituellement, c'est une globalité.
05:18C'était une augmentation de 3% par an sur les 5 années du mandat.
05:21Alors oui, c'était, je crois, 5 ou 6 milliards,
05:24mais il y a des économies aussi à faire sur des postes administratifs,
05:27il y a aussi d'autres économies à faire ailleurs.
05:29– On verra ça dans un instant, vous promettez 125 milliards d'euros d'économie.
05:33125 milliards d'euros d'économie par an,
05:35si vous arrivez au bout de la 3ème ou de la 4ème année,
05:38si vous arrivez au pouvoir.
05:39– Qui se sont détaillés dans quelques semaines.
05:40– Juste une chose, Richard Ramos,
05:41il me semble avoir entendu sur ce plateau François Bayrou,
05:45réagissant justement à ses propositions d'augmentation générale,
05:48soit pour les fonctionnaires, soit pour les enseignants,
05:50dire que c'était infaisable.
05:52Est-ce que je me suis trompé ou pas ?
05:53– Non, non, non.
05:54François Bayrou a souvent dit, d'ailleurs,
05:55avec la pyramide des âges,
05:57on aura moins de professeurs,
05:59donc il faut profiter de cela pour pouvoir reconcentrer.
06:02Et puis il a beaucoup dit qu'en fait il y a aussi la considération.
06:06C'est-à-dire qu'il y a évidemment le revenu,
06:08le revenu ça dit quelque chose dans une société,
06:11mais aujourd'hui les professeurs ne se sentent absolument pas considérés.
06:14On a tous dans nos circonscriptions vu des professeurs
06:19qui étaient catastrophés de toute leur hiérarchie,
06:21parce qu'ils n'étaient pas suivis.
06:22– C'est la perte d'autorité aussi.
06:23– Et la perte d'autorité, vous savez, à la campagne,
06:27il y a deux ans, je vais voir une institutrice,
06:31et puis c'était une jeune élève qui avait son carnet de notes.
06:36Et en fait, quand on a acquis quelque chose,
06:39vous savez, il y a un petit carré complet.
06:40Et puis quand on n'a pas tout à fait appris,
06:42il y a une barre en moins, puis une barre en moins.
06:43Et je vois le carnet de notes,
06:45et je dis, mais comment ça se fait qu'elle n'a que des carrés ?
06:47Ce n'est pas possible, je la connais.
06:49Elle me dit, parce que je ne veux pas d'avoir de remerde avec les parents.
06:52C'est ça où on en est ?
06:53C'est-à-dire qu'on en était à ce qu'on avait peur
06:57d'avoir la réaction des parents,
06:58donc on mettait comme si les savoirs étaient acquis.
07:00– Et pour vous, il y a un lien avec le salaire ?
07:01– Mais bien sûr, parce que pour pouvoir attirer de la profession,
07:04il faut d'abord de la reconnaissance.
07:05C'est pareil pour l'agriculture.
07:07Ils sont en train de crever, mais ils veulent aussi de la reconnaissance.
07:09– Comme les soignants pour l'agriculture,
07:10c'est ça, il y a une position de collègue.
07:12– Parce que je ne comprends pas dans la position de collègue,
07:14on dit que les profs, c'est vrai qu'ils sont à l'eau,
07:15qui ont des difficultés, n'arrivent plus à faire face à leur classe,
07:18parfois parce qu'il y a des élèves qui perturbent.
07:20Mais quand on apporte des solutions et on échange en disant
07:22« ils n'en peuvent plus parce qu'ils n'arrivent pas à faire face
07:24avec quelques élèves qui perturbent »,
07:26ces élèves qui perturbent, on vous dit,
07:27il va falloir peut-être leur redonner un cadre,
07:29et vous ne voulez pas.
07:29Mais moi, je partage totalement le fait qu'il y a le salaire,
07:32mais il y a aussi les conditions de travail.
07:34C'est-à-dire d'être respecté, d'avoir un cadre,
07:35c'est pour ça qu'il faut aussi interdire le téléphone portable,
07:38faire un retour éventuellement d'un certain nombre de règles d'autorité,
07:41comme le vouvoiement, comme le fait de se lever en classe,
07:44comme le fait de ce que nous nous proposons d'avoir,
07:46par un uniforme, c'est une blouse,
07:48mais d'avoir une tenue, une blouse,
07:51et sous la présidence d'Emmanuel Macron,
07:52on a augmenté le salaire des professeurs comme jamais,
08:00notamment ce qui est arrivé avec 200 euros.
08:02Donc ça, c'était très important.
08:04Ce que dit Richard Rameau, c'est très important sur le plan des salaires.
08:07Il faudrait reprendre le tableau qu'on a donné tout à l'heure,
08:11parce que c'est en correspondance, les salaires des enseignants,
08:13avec les salaires généraux de chaque pays considéré.
08:17Quand vous avez en tête le Luxembourg,
08:19mais vous savez à combien il est le SMIC au Luxembourg ?
08:22Oui, bien sûr.
08:23Il est à 3 000 euros.
08:23Oui, évidemment.
08:24On ne peut pas comparer l'Allemagne, le salaire minimum en Allemagne.
08:29Plus d'heures pour l'Allemagne.
08:29C'est vrai qu'il faut plus d'heures,
08:30mais en Allemagne, le salaire minimum est bien supérieur à celui de la France.
08:35Vous êtes pour l'augmentation du salaire minimum, alors ?
08:38Non, c'est pas nécessaire, mais il faut voir avec le...
08:40Vous avez été convaincu, c'est-à-dire mieux.
08:42... la correspondance avec les autres...
08:43Vous avez raison.
08:44La question, c'était de savoir comment financer notamment...
08:46C'était déjà l'objet de la campagne dernière.
08:47La campagne dernière, ça se faisait...
08:48C'était chaque candidat augmenter les profs, y compris Emmanuel Macron,
08:51qui d'ailleurs avait un slogan, il disait
08:53« Il n'y aura plus de profs en dessous de moins de 2 000 euros ».
08:55Avant la campagne, il y aura le budget.
08:58On va rentrer dans l'État dans une seconde.
09:00Est-ce que dans un mois, on a encore un gouvernement ?
09:01Allez, un mois ou deux.
09:03Ça va beaucoup dépendre des amis de M. Ménager,
09:06parce que je pense qu'est-ce qu'il laisse passer ce budget,
09:09parce qu'au fond, s'ils arrivent au pouvoir l'année prochaine...
09:12Sébastien Lecornu va présenter un budget pour 6 mois.
09:15C'est ce qu'il dit.
09:15Il dit que c'est un budget minimaliste pour 6 mois.
09:18Parce que l'année prochaine, présidentielle, législative...
09:20Non, Maxime, il y a une autre raison.
09:23C'est que soit il y a un budget, et derrière, quel que soit le président,
09:26il y aura un budget rectificatif dans l'été.
09:27Ce sera plus simple.
09:29Soit il y a une loi spéciale, et il n'y a pas de rectification sur une loi spéciale.
09:32Donc il faudra faire le budget de l'année 2027,
09:34qui sera voté autour de septembre-octobre,
09:37quand il faudra déjà préparer le budget de 2028.
09:39Donc c'est de la perte de temps, c'est du déficit supplémentaire.
09:42Et donc en gros, Sébastien Lecornu essaie de s'efforcer,
09:44de convaincre les groupes politiques de l'Assemblée nationale
09:46à quelques mois de la présidentielle,
09:48de dire, bon, sur un budget de six mois,
09:51on peut se mettre d'accord et laisser passer...
09:53On s'entend à minima, et mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout.
09:57On va aggraver de 15 milliards un peu plus le...
09:59Alors attendez, qu'est-ce que vous dites à ça, Daniela Bono ?
10:01Moi je dis, il n'y a pas d'arrangement possible avec un budget qui est...
10:06Vous avez déjà dit ce que vous feriez, donc...
10:07Oui, pour un budget qui est dans la lignée de ce que subissent les Français depuis neuf ans,
10:14un budget de coupe.
10:15Vous dites économie, parce que c'est joli, économie,
10:17tout le monde veut faire des économies, mais ce n'est pas des économies,
10:19c'est des coupes, principalement dans la protection sociale et dans les services publics.
10:25Alors on nous explique qu'il faut améliorer les conditions de travail des enseignants,
10:29le salaire, etc.
10:30Et en même temps, on va couper ce qui est annoncé des millions pour l'enseignement scolaire.
10:36Comment est-ce que vous faites ça ?
10:37Moi je ne suis pas d'accord pour faire subir à nouveau,
10:40même pendant six mois, parce qu'en fait la vie au quotidien des gens,
10:43non, c'est la galère permanente, c'est les écoles qui vont mal,
10:48c'est les hôpitaux qui vont mal, et donc non, nous ne participerons pas,
10:52comme l'ont fait d'autres, à perpétuer les malheurs des Français.
10:55Censure. On a compris que le PS, et on a bien entendu Olivier Faure,
10:58ce serait censure aussi.
11:00C'est-à-dire qu'en plus, le budget va être présenté pendant la primaire.
11:03Donc vous imaginez...
11:04Qu'est-ce que vous dites, vous, au Rassemblement national ?
11:07Vous savez, nous, on ne va pas être très original, mais très originaux,
11:10on a une ligne claire depuis toujours, c'est de dire que nous,
11:13on regardera le budget qui nous sera présenté.
11:15On n'est pas dans une censure automatique,
11:17on n'est pas là pour bordéliser le pays,
11:18on n'est pas là pour complexifier une situation qui est déjà très complexe,
11:22mais on n'acceptera pas des augmentations d'impôts,
11:25on n'acceptera pas un budget encore plus déficitaire,
11:28et déficitaire comme il l'est aujourd'hui,
11:30comme il l'a été avec M. Lecornu déjà l'année passée,
11:33on n'acceptera pas qu'il y ait des augmentations d'impôts.
11:35Donc voilà, on regardera la réalité,
11:37après, on sait bien qu'on n'a pas de majorité aujourd'hui,
11:39on l'aura peut-être demain, nous verrons,
11:41et qu'il faut trouver un équilibre,
11:44mais on n'est pas prêts à tout accepter,
11:46même si dans quelques mois,
11:48nous serons en capacité, possiblement, de revenir,
11:50comme vous l'avez dit, puisqu'il y a une élection présidentielle,
11:52vous êtes tranquilles.
11:55On attendra de voir,
11:57sur l'indexation des retraites,
11:58sur la question des franchises.