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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Attendez, l'internat disciplinaire, on reste à droite, c'est Bruno Rotaillot qui veut ça pour les élèves récalcitrants, on
00:05l'écoute.
00:07Quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires
00:14où ils auront à faire un cadre strict, on leur apprendra le respect de la règle et le respect des
00:19autres.
00:20Internats disciplinaires avec des enseignants très expérimentés, volontaires et qui ont de la poigne, dit Bruno Rotaillot.
00:25C'est-à-dire que les gens qui sont déjà, peut-être déjà passés de l'autre côté, on va
00:29les mettre ensemble.
00:30Ils font une bande organisée, ils vont bien se monter entre eux, etc.
00:33Mais on marche sur la tête.
00:34C'est-à-dire que ça, c'est vraiment des propos pour aller à la présidentielle, pour être plus à
00:38droite que la droite, etc.
00:40Je veux dire, au contraire, quand un gamin dans nos quartiers, il fait des conneries, etc.,
00:45on essaie de le sortir, on essaie de l'emmener ailleurs.
00:47On ferait mieux de les mettre, on parlait de l'Afrique, de les mettre dans des humanités,
00:52et aller bosser, que de les mettre tous ensemble pour qu'ils se montent, pour aller faire des coups.
00:57D'abord, ça existait.
00:59Oui, au XIXe siècle.
01:00Non, non, non, non, au bonheur.
01:02C'est François de Chavagne sur M6.
01:04Oui, en fait, c'est l'expression d'une vision réactionnaire.
01:09Ça a existé.
01:10Ça a été fermé.
01:11Vision réactionnaire, vous dites, Daniel Leval ?
01:13Oui, c'est littéralement, enfin, excusez-moi, franchement, c'est...
01:16Oui, oui, il faut bien agiter, exister.
01:19Oui, il veut exister.
01:20Et c'est en déployant tout l'arsenal réactionnaire qui n'apporte absolument rien
01:24en termes de pensée et de réflexion sur la pédagogie, sur l'enfance, l'enfance en danger.
01:30Parce que c'est avant tout ça, moi, je considère que les enfants...
01:34Là, je pense que c'est plutôt les enfants délinquants.
01:36Oui, mais les enfants délinquants restent des enfants.
01:39Et le principe même qui a fondé la protection de l'enfance en 1945, c'était précisément
01:45que c'est d'abord une visée pédagogique.
01:48On pourrait avoir une discussion très intéressante, mais en fait, M. Rotailleau ne veut pas avoir
01:51une discussion très intéressante parce qu'il ne veut pas mettre des moyens pour une
01:56véritable éducation nationale qui accueillent tous les enfants.
01:59– Attendez, attendez, attendez, t'en m'aménager, t'en m'aménager.
02:01– Plutôt que des réactionnaires comme M. Rotailleau.
02:03– Je ne sais pas du tout ce qu'a en tête M. Rotailleau, et c'est vrai que la
02:06présentation
02:07d'une sorte de lieu paramilitaire pour ces jeunes, ce n'est pas du tout la vision
02:12que nous, nous avons. Mais nous, nous avons une proposition alternative qui a été portée
02:16par notre collègue Roger Chudeau, c'est dans chaque département d'avoir un établissement
02:20pour accueillir et accompagner ces jeunes en difficulté.
02:23– C'est ce qu'est le niveau de la Rotailleau.
02:25– Oui, mais ça dépend de la manière des jeunes délinquants, mais aussi des jeunes harceleurs
02:29qu'il faut sortir des établissements.
02:31– C'est exactement l'exemple que donne Bruno Rotailleau.
02:33– Oui, mais la manière dont vous le présentez, on a l'impression que ça va être Guantanamo.
02:37– Je veux revenir sur…
02:38– Par contre, c'est pas la personne dont on le présente, c'est la personne dont Bruno Rotailleau.
02:40– Oui, c'est lui qui dit « internadisciplinaire », il lui dit « moi, je ne suis pas l
02:44'avocat de Bruno Rotailleau ».
02:45Mais par contre, un accompagnement beaucoup plus accru pour ces jeunes, parce que moi,
02:51j'ai le cas dans mon territoire, c'est qu'on a des enfants qui harcèlent,
02:54on change d'un premier établissement, un deuxième établissement, un troisième établissement.
02:58Ils répètent à chaque fois le même mécanisme, ils harcèlent un certain nombre de jeunes.
03:02Donc, qu'est-ce qu'on fait de ces jeunes ? C'est-à-dire qu'il faut trouver des
03:04solutions.
03:05L'idée, ce n'est pas de les maltraiter, c'est de leur donner un accompagnement,
03:08leur donner un cadre, leur donner un internat.
03:10Parfois, les sortir aussi de leur famille, qui ne font pas le boulot, ça existe.
03:13Il y a des parents qui sont soit en difficulté, parce qu'ils n'ont pas les moyens,
03:16des familles monoparentales, ils n'ont pas la capacité, des fois, de faire face à un jeune en difficulté,
03:20ou des parents qui ne s'en occupent pas, d'avoir un internat.
03:23On va avoir plus d'encadrement, on va avoir un cadre, on va leur apprendre à se lever le matin,
03:28on va leur donner un certain nombre.
03:29En tout cas, je ne vois pas ce qu'il y a de mauvais.
03:30Est-ce que vous croyez que, M. Ménager, des délinquants, quand on les met ensemble,
03:34ce n'est pas trop dangereux ?
03:36On les met où, ces jeunes harcèlères ?
03:37Quand ils ont fait trois établissements, il n'y en a plus chez moi.
03:40Je parle des délinquants, M. Retailleau parlait des délinquants.
03:43Je pense qu'il ne faut pas les concentrer ensemble.
03:45Au contraire, il faut les éclater pour les mettre dans d'autres endroits.
03:49Je pense que c'est un vrai danger que de les concentrer.
03:52On voit bien des fois ce qui se passe dans nos prisons.
03:55On a parfois des jeunes qui sont en difficulté.
04:00Ils ont fait une première connerie.
04:01Ils vont aller trouver quelqu'un de plus dur.
04:03Ils vont faire des conneries encore plus grosses.
04:05Daniela Bonneau ?
04:07On n'est pas assez du harcèlement qui est une réalité et qui pose problème,
04:12y compris pas simplement pour les personnes qui harcèlent,
04:15mais pour les victimes qui, elles, doivent souvent changer d'établissement.
04:18Moi, j'ai aussi été interpellé par ça, parce qu'effectivement,
04:22la parole n'est pas entendue, etc.
04:24On passe de ça à maintenant, on nous parle des prisons,
04:27on nous parle de délinquants.
04:28Enfin, c'est du grand n'importe quoi.
04:29Moi, je vous disais...
04:29Sérieusement, aujourd'hui, l'éducation nationale a besoin de plus d'encadrement,
04:37a besoin de plus d'accompagnement.
04:38Il faut des médecins scolaires, il faut des infirmières,
04:41il faut tout un personnel qui va pouvoir justement détecter,
04:45qui va pouvoir accompagner à qui les enfants doivent pouvoir parler.
04:47C'est de ça qu'il ne s'agit pas des lubies réactionnaires,
04:50et c'est de ça dont nous devrions parler,
04:53et mettre des moyens pour...
04:54On va parler des moyens dans une seconde.
04:56Yves, c'est pour la majorité des Français, de toute manière,
04:59le sujet, il n'est pas tout à fait là.
05:01Il est notamment dans la sortie de l'école primaire vers le collège,
05:10savoir lire, écrire, et quand vous voyez les pourcentages,
05:13quand vous voyez les statistiques qui sont en France actuellement à l'ordre du jour,
05:18c'est catastrophique.
05:19Donc on ferait mieux de poursuivre, en l'occurrence,
05:22la politique qui avait été mise en place par M. Macron à ce niveau-là,
05:26en 2017, quand il l'avait dit,
05:28notamment dans les zones prieures de défis.
05:30C'est pour ça, mais il faut continuer et accentuer,
05:35parce que le problème, c'est que vous avez un taux d'illettrisme,
05:40c'est de l'illettrisme chez les petits qui rentrent en sixième,
05:44qui est infernal.
05:47Vous avez, je crois, quatre enfants sur dix qui ne maîtrisent pas la langue du jour.
05:51Ce sont des sujets différents, moi je suis totalement d'accord avec vous,
05:54mais ça ne règle pas le problème, ça ne règle pas le problème,
05:57des grammatitudes qui sont harcelées, donc on ne sait pas quoi faire des harceleurs.
06:01Et je vous le dis, ça c'est un vrai problème, le harcèlement scolaire.
06:03Il faut trouver des solutions.
06:04Sauf que pour être précis sur ce que disait Yves,
06:06c'est-à-dire reparler justement de ces dédoublements des classes de CP,
06:09puis je crois que c'est les CM1 ou les CM2, je ne sais plus,
06:13ça marche et ça plutôt fait baisser, ça plutôt fait améliorer.
06:16Il y a des bons résultats.
06:18Les dernières statistiques sont détestables.
06:20Évidemment, ce n'est pas une mesure qui a pu être étendue à l'ensemble des classes.

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