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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00La politique de cette soirée, on reviendra à la politique justement un peu plus tard tout à l'heure dans
00:03ce BFM Grand Soir.
00:04Mais avant ça, l'affaire Bruel, tournée annulée et nouveau témoignage ce soir, l'avocate du chanteur et notre invitée.
00:11Bonsoir Maître Colin, merci d'être ce soir sur BFM TV.
00:14Avec moi pour vous interroger, Pauline Revenade, bonsoir Pauline, chef du service polygétiste de BFM TV et Lisa Hadev, bonsoir
00:21Lisa.
00:22Dans une seconde, on vous interrogera évidemment sur l'annulation de la tournée du chanteur.
00:27Mais ce soir, il y a un nouvel élément dans cette affaire, un élément, je veux dire, délicat, puisqu'on
00:32a découvert dans la presse aujourd'hui que l'actrice et chanteuse Hélène Noguera avait témoigné contre Patrick Bruel face
00:37au policier il y a quelques mois.
00:39L'information a été révélée aujourd'hui et Hélène Noguera est furieuse ce soir, furieuse, parce qu'elle ne voulait
00:44pas que son nom sorte publiquement.
00:47Comment est-ce que vous, qui défendez Patrick Bruel, comment est-ce que vous réagissez face à ce nouvel élément
00:52?
00:52Alors, la première chose, c'est la violation manifeste du secret de l'instruction auquel nous assistons tous.
01:01Ce qui n'est pas nouveau.
01:01Voilà. Ce qui n'est pas nouveau, mais à ce stade d'une information judiciaire, c'est-à-dire alors
01:06que les investigations débutent, c'est tout à fait inédit.
01:10Cette violation du secret de l'instruction, elle est parfaitement scandaleuse.
01:13Elle est scandaleuse pour Mme Hélène Noguera, elle est scandaleuse pour Patrick Bruel et ses avocats de la défense.
01:23Donc vous êtes un peu en solidarité quand même avec ce que dit Hélène Noguera ?
01:27Mais absolument, parce que de nouveau, le principe du secret de l'instruction, ce n'est pas pour le plaisir
01:31de priver les journalistes d'une information.
01:34C'est parce qu'il est le garant de l'efficacité d'une enquête de police, d'une enquête judiciaire.
01:41Bien. Alors, soyons très clairs.
01:43Qui a accès à ce dossier pénal ?
01:46Il y a naturellement les magistrats et les enquêteurs.
01:50Je le dis là aussi très clairement, il nous paraît absolument impossible, impossible,
01:56que ce soit les magistrats et les enquêteurs en charge de cette affaire,
02:00qui aient pu communiquer à Paris Match, disons les choses,
02:04ces éléments, nous connaissons leur rigueur et leur rectitude.
02:08Donc qui a pu faire fuiter ces éléments ?
02:09Reste les avocats.
02:09Alors, ici encore, je ne surprends personne en indiquant que ce ne sont pas les avocats de la Défense
02:15qui se promènent dans tout Paris pour distribuer les procès-verbaux d'audition de plaignantes.
02:20Parce que, et j'ouvre une parenthèse, je suis bien certaine que les pièces qui ont été communiquées à ce
02:25média,
02:25ce n'est pas le dossier complet.
02:27Il a, à mon sens, été...
02:29C'est parcellaire.
02:30Évidemment. Ce sont des morceaux choisis.
02:32Mais qui accusez-vous ce soir, maître Colin ?
02:33Alors, écoutez, moi, je n'accuse personne, mais nous allons, avec Céline Lassec et Christophe Ingrain,
02:38déposer une plainte pour violation du secret de l'instruction,
02:42pour que toute la lumière soit faite sur ces fuites.
02:45Et nous déposerons systématiquement une telle plainte en cas de nouvelle fuite.
02:49Donc, vous dites ce soir, vous nous l'avez lancé ce soir sur BFMTV, il y a plainte.
02:52Mais, pardon, vous éliminez les uns après les autres, les acteurs du dossier,
02:55en disant que ce n'est pas les magistrats, ce n'est pas les policiers,
02:57ce n'est pas vous qui avez fait fuiter ce témoignage-là, qui reste-t-il ?
03:02Mais les autres avocats du dossier...
03:03Donc, les avocats des plaignantes qui attaquent Patrick Bruel, c'est ce que vous nous dites ce soir.
03:06C'est, en tout cas, mon sentiment, mais encore une fois, nous allons demander des vérifications.
03:09Mais qu'est-ce que vous avez comme élément pour le dire ?
03:11Eh bien, la déduction que je viens de faire.
03:13C'est simplement une question de déduction ?
03:15C'est une question de déduction. Et je regrette d'ailleurs que la justice soit de nouveau prise à partie
03:21à l'occasion de ces divulgations, puisque ce que j'ai pu lire ici et là,
03:26c'est que la justice n'aurait pas respecté un secret qu'elle avait promis.
03:30Et je crois ici qu'il y a une erreur, parce que je ne crois pas que ce soit
03:35ni l'autorité judiciaire, ni l'autorité policière, qu'il n'y a aucun intérêt.
03:40Alors, on va regarder son message Instagram. Comme ça, on va voir les mots d'Hélène Noguera.
03:44Hélène Noguera, pardon.
03:45La justice m'a promis le secret.
03:47Quelqu'un a vendu mon témoignage à la presse qui s'en empare sans aucune morale.
03:50Je n'ai pas consentié à cela. Je ne veux pas que mes messages...
03:52Je ne veux pas de vos messages de compassion ni de votre curiosité.
03:56Je veux aider les femmes.
03:57Et effectivement, c'est un peu en écho avec son avocate, Jade Doucelin,
04:02qui explique qu'il y a volonté de consentement.
04:04Et que là, dans ce cas-là, effectivement, il n'y a pas de consentement à divulguer.
04:08Donc nous, BFMTV, on a fait le choix de ne pas rentrer dans les détails.
04:11Et simplement, ce que je peux vous dire, c'est qu'Hélène Noguera avait écrit à la justice
04:15pour expliquer que la parole de certaines femmes qui témoignaient dans ce dossier contre Patrick Bruel
04:19était crédible. Je n'irai pas plus loin.
04:21Voilà. On va écouter ce que dit ce soir l'avocate d'Hélène Noguera, Jade Doucelin.
04:25Elle était chez nos confrères de quotidien.
04:27Elle est furieuse et à très juste titre.
04:29C'est-à-dire que non seulement elle a pris la décision de témoigner
04:32et croyez-moi que pour le cas d'Hélène, ce n'était pas facile.
04:34Pour elle, c'était un vrai défi.
04:35Elle a choisi de le faire par courage pour soutien,
04:38en me précisant, en précisant aux journalistes, en précisant aux enquêteurs
04:40que son anonymat était la condition sine qua non.
04:43On parle d'un dossier de consentement.
04:45Et dans le cas d'un dossier de consentement,
04:47nous ne sommes pas capables de respecter le consentement de l'anonymat.
04:50– Pauline le disait, on ne donnera pas sur BFMTV les détails.
04:54On a choisi de ne pas donner les détails,
04:55puisqu'Hélène Noguera avait demandé à ce que ce secret soit gardé par la justice.
05:00C'est malgré tout, de ce que l'on comprend et de ce que vous l'avez dit de ce
05:02soir,
05:02un témoignage de plus contre Patrick Bruel.
05:05Il y a eu de nouvelles plaintes.
05:06– Elle ne porte pas de plaintes, il faut quand même vérifier qu'elle ne porte pas.
05:08– Absolument, elle ne porte pas de plaintes, vous avez raison.
05:10Mais il y a eu de nouvelles plaintes pendant l'été.
05:12On en est, d'après notre décompte, à 32.
05:15Je parle sous votre contrôle.
05:16– Oui, mais c'est difficile parce qu'on est…
05:17– 32, ce chiffre-là, vous le confirmez ou pas ?
05:19– Absolument pas, je ne le confirme absolument pas.
05:21– Nous, on a connaissance de 32 plaintes.
05:23– Voilà, mais peut-être est-ce au-delà, peut-être, on ne le sait pas.
05:27– En tout cas, dans le dossier judiciaire dont nous parlons, il n'y a pas 32 plaintes.
05:32– Vous vous dites, dans le dossier que vous avez, vous, il n'y a pas 32 plaintes.
05:35– En revanche, si on parle de chiffres, le seul chiffre qui doit être retenu, me semble-t-il,
05:39c'est le fait que M. Patrick Bruel a été mis en examen pour 4 dossiers,
05:44ce qui ne signifie naturellement pas qu'il serait coupable pour ces 4 dossiers,
05:47mais simplement qu'il existe des indices graves ou concordants, un indice est un soupçon,
05:52et que pour 4 autres dossiers, il a été placé sous le statut favorable de témoin assisté,
05:57ce qui signifie que, pour cela, alors que des plaintes ont été déposées,
06:00il n'y a même pas de soupçon suffisant.
06:02C'est dire la prudence avec laquelle il faut traiter l'annonce, vraie ou fausse.
06:08– On est simplement d'accord que ce décompte, même si on ne le prend pas,
06:12on a 4 et 4, ça peut évoluer.
06:14– Bien sûr, mais aujourd'hui la presse affirme qu'il existerait 32 plaintes,
06:20c'est un chiffre que je ne peux absolument pas vous confirmer.
06:22– Juste avant l'été, vous me disiez sur ce plateau que le nombre de plaintes
06:24ne faisait pas une vérité, ne faisait pas une vérité judiciaire,
06:27ne faisait pas une vérité sur ce qu'aurait pu faire Patrick Bruel,
06:29que 10, 15, 20 femmes pouvaient accuser à tort.
06:33Vous dites la même chose quand on en arrive, d'après nos décomptes à nous, à 32 ?
06:37– Ce que je dis, c'est que la preuve en matière pénale n'est pas arithmétique.
06:41– Oui, c'est vrai.
06:41– Parce qu'à ce compte-là, on partirait du principe que si une femme dépose une plainte,
06:47alors elle ne vaudrait rien.
06:48Non, une plainte, ça ne vaut pas rien.
06:51Une plainte, ça doit être reçue, ça doit être instruit, ça doit être vérifié, et au cas, le cas.
06:56– Mais est-ce que cette masse de plaintes, est-ce que ces nouvelles plaintes
07:00qui sont arrivées cet été, ça a joué dans le choix de Patrick Bruel d'annuler sa tournée ?
07:05– Non, ce qui a joué dans le choix de Patrick Bruel d'annuler sa tournée,
07:08c'est les menaces qui ont été faites via, notamment, les réseaux sociaux.
07:14– Les menaces, c'est quoi ?
07:15C'est les risques de troubles à l'ordre public quand il va se produire ?
07:18Est-ce qu'on peut essayer de caractériser cette menace ?
07:20Parce que c'est un peu flou pour nous.
07:20– Ce qui a pu être publié sur les réseaux sociaux,
07:24et d'ailleurs même des menaces que j'ai pu, moi-même, recevoir à mon cabinet,
07:30des annonces de menaces, ce n'est pas des appels à des rassemblements pacifiques.
07:33– Ni féministes ?
07:35– Pour protester, ou féministes, ou des appels à des manifestations,
07:38auquel cas, on a le droit de manifester, on a le droit de les approuver, voilà.
07:41Ce qui a été dit, c'était des appels à faire des intrusions dans les salles de spectacle,
07:46et, pour reprendre les termes de Mme Andréa Bescon sur les réseaux encore aujourd'hui,
07:50faire du grabuge.
07:52Et à partir du moment où on fait du grabuge,
07:54on met en péril la sécurité du public,
07:58des équipes de M. Patriburel,
08:00et celui-ci n'a voulu prendre, à cet égard, strictement aucun risque.
08:04– Question de sécurité, vous nous dites ce soir.
08:06Je cite Patrick Bruel hier dans son communiqué.
08:09« Les conditions ne sont tout simplement plus réunies
08:10pour que ces concerts restent ce qu'ils auraient dû être,
08:12des moments de musique et de partage.
08:14Je refuse que le public et les équipes soient prises à partie.
08:16Alors je fais le choix de l'apaisement. »
08:19Il n'était pas du tout sur cette ligne-là avant l'été, Patrick Bruel.
08:22Qu'est-ce qui a changé cet été ?
08:23Ce sont ces menaces, et uniquement ces menaces ?
08:26– Oui, absolument, parce que la volonté de M. Patriburel,
08:30c'était d'abord de tenir l'engagement qu'il avait pris
08:33de se produire sur scène, de faire ces concerts
08:36pour lesquels je rappelle qu'il y a eu 150 000 personnes
08:40qui ont souhaité y assister.
08:42Et j'indique que depuis que l'affaire de M. Bruel
08:46est sortie dans la presse,
08:48on compte moins de 800 demandes d'annulation
08:51sur 150 000 places.
08:52Donc il voulait tenir cet engagement,
08:55et en son gueulieu, il voulait tout simplement
08:58exercer son métier.
09:00Rappel fait que l'autorité judiciaire
09:02ne lui a pas interdit de se produire.
09:04– Oui, rien n'est obligé d'éclatement.
09:06– Qu'il a pris les devants.
09:07– Alors que l'autorité judiciaire
09:08avait la possibilité juridiquement
09:11de poser cette interdiction.
09:12Elle ne l'a pas fait.
09:14– Mais au vu de la...
09:16Et encore une fois, évidemment,
09:17on reparlera de la présomption d'innocence,
09:19mais au vu de la lourdeur des accusations,
09:21les yeux dans les yeux, M. Collin,
09:23vous le dit, Patrick Bruel,
09:24aurait pu continuer à aller sur scène,
09:27chanter, je te le dis quand même, etc.,
09:28ces chansons-là, face à son public.
09:31– En tout cas, c'était son souhait
09:32de pouvoir maintenir cette tournée de concert,
09:34ce rendez-vous des 35 ans.
09:36Mais M. Bruel n'a jamais,
09:38par cette volonté de maintenir ses concerts,
09:42il n'a jamais voulu blesser personne.
09:44Et c'est un homme qui écoute,
09:46il n'est pas obstiné.
09:47– Donc il y a eu une bascule, en fait.
09:49Nous, ce qui nous intéresse,
09:49c'est de comprendre à quel moment
09:51il a pu prendre cette décision
09:52et dans quelles circonstances.
09:53– La bascule, c'est de ne pas prendre de risque
09:55pour le public et pour ses équipes.
09:57– Il y a autre chose,
09:59il y a une autre phrase,
10:01moi qui m'a interpellé,
10:02Pauline parle à l'instant de bascule
10:03et je voudrais qu'on aille
10:04et qu'on reste sur ce communiqué.
10:05« Je sais aussi, » dit Patrick Bruel,
10:07« que cette situation m'oblige
10:09à m'interroger,
10:10à poursuivre une réflexion personnelle,
10:12profonde.
10:13Je le fais, je le ferai. »
10:15– Sur quoi est-ce qu'il s'interroge ?
10:16C'est quoi cette réflexion profonde ?
10:18– Alors, il convient toujours
10:20de ne pas isoler des propos
10:22d'un texte complet.
10:25– Cette phrase-là, elle interpelle.
10:27– Je vais vous en dire un mot.
10:28Ce que dit M. Bruel
10:31dans sa publication,
10:32ce sont trois choses.
10:34La première, c'est qu'il annule sa tournée
10:36et il s'en explique,
10:37c'est la décision d'apaisement.
10:39La seconde, c'est qu'il dit,
10:41il redit son innocence
10:43et qu'il va se battre
10:45pour que son innocence soit établie.
10:48– Donc, il a besoin d'espace,
10:50il a besoin de temps
10:50pour construire cette défense avec vous.
10:53– Et qu'en aucun cas,
10:54en aucun cas,
10:55la renonciation à la tournée
10:57n'est un aveu.
10:58Et la troisième chose qu'il dit,
10:59c'est qu'effectivement,
11:00la situation lui impose,
11:03et c'est bien normal,
11:04de s'interroger
11:05et d'avoir une réflexion.
11:07Quelle est cette réflexion ?
11:08– Encore une fois,
11:09il y a la chose clairement,
11:10on peut parfaitement,
11:12et c'est normal,
11:13être innocent
11:13et se remettre en question
11:15et se poser des questions.
11:16– Malheureusement.
11:16– C'est le contraire
11:17qui aurait été étonnant.
11:19Et donc, effectivement,
11:20M. Borel est appelé,
11:22entre autres,
11:22à s'interroger
11:23sur les raisons
11:24pour lesquelles
11:25certaines femmes
11:26ont aujourd'hui de lui
11:28cette perception-là.
11:30– Alors, c'est marrant
11:31parce que vous dites,
11:32il ne faut pas isoler cette phrase.
11:34– Mais on en fait l'exégère.
11:36– J'ai exactement compris
11:37ce que vous venez de dire
11:37en lisant cette phrase.
11:38– On a la même lecture que vous.
11:39– Mais je vais aller un peu plus loin.
11:40Est-ce qu'il est question
11:41pour Patrick Borel
11:42de s'interroger
11:43sur le comportement
11:44qu'il a pu avoir
11:45envers les femmes
11:46pendant des années ?
11:47– Oui, c'est absolument
11:48la réflexion qu'il mène,
11:49mais cette réflexion
11:51n'a strictement rien à voir
11:52avec la reconnaissance
11:54d'une infraction pénale.
11:55Parce que de quoi parle-t-on
11:56ce dossier,
11:57cette affaire ?
11:58Ce sont des plaintes,
11:59c'est-à-dire des dénonciations
12:00de commissions
12:01d'infractions pénales.
12:03Sur ce point-là,
12:04il est parfaitement clair
12:05avec lui-même,
12:05il n'a pas besoin
12:06de mener de réflexion personnelle.
12:08Il sait,
12:09il le dit
12:09et il le répète
12:10qu'il n'a jamais
12:12contraint une femme.
12:13– Mais alors,
12:14comment dire,
12:15il en est où aujourd'hui
12:15de cette réflexion-là ?
12:17Qu'est-ce qu'il vous dit à vous ?
12:18– Il n'avait pas
12:18une obligation de soin
12:19contre le judiciaire ?
12:20– Je me souviens.
12:21– Alors,
12:22à moi,
12:23son avocat,
12:24il ne livre pas
12:25ses pensées profondes
12:26et ses réflexions personnelles
12:28qu'il mène
12:29en son fort intérieur
12:30et tout ça est très bien.
12:31– Pardon,
12:32il n'avait pas une obligation
12:33de soin
12:33dans son contrôle judiciaire ?
12:34– Absolument,
12:34il a une obligation
12:35de se rendre
12:36tous les mois
12:37chez une psychologue
12:39mais ça n'a rien à voir
12:40avec la réflexion
12:41qu'il mène
12:41et qu'il a menée
12:44dès l'origine.
12:46– Maître,
12:47on a entendu,
12:47vous parliez d'apaisement,
12:49on a entendu
12:49le soulagement
12:50des victimes
12:51ces dernières heures
12:52à travers leurs avocates.
12:53L'une d'elles,
12:53Maître Corinne Hermann,
12:54a expliqué ce matin
12:55sur BFMTV
12:55qu'avec cette annulation
12:57de tournée,
12:58d'autres femmes
13:00pourraient être amenées
13:00à témoigner,
13:01d'autres plaintes
13:02pourraient arriver.
13:03On écoute.
13:04– Les femmes
13:05ont le sentiment
13:06aujourd'hui
13:07d'avoir été entendues
13:08par la société civile,
13:10par les responsables,
13:13par les maires,
13:14par cette société
13:16qui répond
13:17de cette façon
13:18en ayant mis
13:19une pression
13:19sur M. Patrick Bruel
13:21et les concerts
13:22et en ayant
13:24souligné
13:24les difficultés
13:25que ces concerts
13:25pouvaient occasionner.
13:27Elles ont le sentiment
13:28qu'elles ont été entendues.
13:29C'est ce qu'elles m'ont
13:30toutes dit hier soir
13:31de façon très forte,
13:33parfois avec des mots
13:33très forts.
13:35On n'imagine pas
13:36la souffrance
13:36de ces femmes
13:37et elles ont le sentiment
13:38d'être entendues
13:39et de ce fait,
13:40nous le savons déjà,
13:41il y a des femmes
13:42qui ont le sentiment
13:43qu'elles peuvent déposer
13:44plainte aujourd'hui
13:44qu'elles seront entendues.
13:46– Il pourrait y avoir
13:47d'autres plaintes
13:47parce qu'il y a eu
13:48cette annulation ?
13:49– Alors,
13:50plusieurs choses.
13:51La première,
13:52c'est que la question
13:53de la tenue
13:54ou de l'annulation
13:55des concerts
13:56de M. Patrick Bruel
13:57n'a strictement
13:58rien à voir
13:58avec le fait
13:59que les femmes
14:00sont entendues.
14:01– C'est deux mondes parallèles.
14:03– Toutes les femmes
14:04qui ont déposé plainte
14:05dans ce dossier
14:06comme dans d'autres,
14:07leurs plaintes
14:08sont reçues,
14:09elles sont instruites,
14:10elles sont examinées
14:11et de manière
14:12méticuleuse
14:12et sérieuse.
14:13– Et chacune aura son temps.
14:16C'est ça qu'il faut bien
14:16expliquer aux téléspectateurs,
14:17on fera du cas par cas.
14:19– Tout à fait.
14:19Et donc,
14:20je comprends mal le propos
14:21qui consiste à dire
14:22que parce que
14:24M. Bruel
14:25a renoncé
14:26à ses concerts,
14:27alors ce serait
14:27la démonstration
14:28qui manquerait
14:29jusqu'alors
14:29de ce que
14:30la parole des femmes
14:31est entendue.
14:32– Pardon,
14:33on sait qu'il y a
14:33un doute
14:34chez beaucoup de femmes
14:35sur la manière
14:35dont la justice
14:36peut les entendre
14:37quand elles portent
14:38ce genre d'accusation
14:39à fortiori
14:40contre quelqu'un
14:41d'extrêmement connue
14:42comme Patrick Bruel.
14:43– Mais je crois
14:44que les cas récents
14:46de ces dernières années
14:47démontrent au contraire
14:49que les personnalités
14:50qui sont accusées
14:51dans les dossiers
14:51de violences sexuelles
14:52bénéficient
14:53d'un traitement
14:54qui est plutôt
14:55de défaveur
14:56que de faveur
14:57par les autorités judiciaires
14:58– La justice est attentive,
15:00ça ne veut pas dire
15:00qu'elle met beaucoup de temps
15:02pour répondre.
15:03– La défaveur,
15:04c'est effectivement
15:05le procès médiatique
15:07parce que cela fait
15:07des mois,
15:08des mois
15:09qu'il est tenu
15:10le procès médiatique
15:11de M. Patrick Bruel
15:12sur les antennes
15:13des uns et des autres,
15:14ce n'est pas acceptable
15:15et aujourd'hui
15:16on en arrive où ?
15:17On en arrive
15:17à des fuites
15:18d'éléments éparses
15:20du dossier
15:20dans la presse
15:22au préjudice
15:22de M. Patrick Bruel
15:23mais également
15:24de celles qui se plaignent.
15:25– Et vous nous avez annoncé
15:26en début d'interview
15:26cette plainte
15:27que vous déposez
15:27contre X
15:28pour violation
15:28du secret de l'instruction.
15:29Mais ce qui a changé
15:30cet été aussi,
15:31c'est la pression populaire.
15:32Vous aviez une vingtaine
15:33de maires
15:34de grandes villes
15:35qui ne voulaient pas
15:37voir Bruel
15:38chanter
15:38dans leur ville.
15:39Vous avez parlé
15:41de « shérif ».
15:42– Oui.
15:43– Pourquoi ce mot-là ?
15:44– C'était en référence
15:46notamment
15:46au maire de Chartres
15:48qui avait indiqué
15:49que M. Bruel
15:51n'était pas le bienvenu.
15:53Moi je rappelle
15:53simplement l'évidence.
15:55Un maire
15:56c'est un élu
15:56de la République.
15:57Il est donc
15:58comme n'importe quel citoyen
15:59tenu de respecter
16:00les principes fondamentaux
16:02de notre état de droit
16:04et comme il est
16:06un élu de la République
16:07il est tenu
16:08de les respecter
16:09mais il en est le garant.
16:10Bien.
16:11Et donc lorsque vous avez
16:12certains maires
16:13qui viennent expliquer
16:15sous couvert de
16:16mais bien sûr
16:17M. Bruel
16:18bénéficie de la présomption
16:19d'innocence
16:20pour autant
16:21moi je crois
16:22celles qui se plaignent
16:23et donc je ne souhaite pas
16:24qu'ils viennent
16:25sur mon territoire.
16:26Je dis
16:27que l'état de droit
16:28n'existe plus
16:29et que je comprends mal
16:31– Dans cette affaire
16:32il n'y a plus d'état de droit.
16:32– Ce que vous dites
16:33c'est que c'est du chantage
16:34ce que disent les maires
16:35c'est très important
16:36de comprendre
16:37qu'est-ce que vous comprenez
16:38du verbatim
16:40et de ces messages
16:42– Ce n'est pas tant
16:43du chantage
16:44qu'une violation
16:46caractérisée
16:46– De leur fonction
16:47– Du principe fondamental
16:49de la présomption
16:50d'innocence.
16:50C'est un principe
16:51à valeur constitutionnelle.
16:53Il s'applique à tout le monde
16:53et le principe
16:54de la présomption
16:55d'innocence
16:56je me permets un mot là-dessus
16:57parce que là
16:58c'est effectivement
16:59très important
16:59ça ne marche
17:00ça ne fonctionne pas
17:01simplement dans un cadre judiciaire.
17:03Ce n'est pas juste
17:04on n'a pas le droit
17:04de dire que quelqu'un
17:05est coupable
17:06tant qu'il n'a pas été
17:07jugé coupable.
17:08C'est qu'il est interdit
17:10strictement interdit
17:11de présenter
17:12une mise en cause
17:13une accusation
17:14comme un fait établi.
17:16Et lorsqu'un maire
17:17vient vous dire
17:17moi je crois
17:19celle qui a mis en cause
17:20M. Patrick Bruel
17:22alors qu'il sait
17:23qu'un processus judiciaire
17:24est engagé
17:25qui vise précisément
17:26à vérifier
17:26il peut
17:27sous le terme
17:28de la formule
17:29rappeler le principe
17:30de la présomption
17:30d'innocence
17:31la réalité
17:32c'est qu'il y manque.
17:34Il y a plusieurs choses
17:36là-dedans
17:36d'abord
17:36est-ce que vous portez
17:37plainte contre
17:37certains de ses maires aussi ?
17:38Non nous n'allons pas
17:39porter plainte contre
17:40les maires.
17:40C'était une manière
17:41de mettre la pression
17:42sur Patrick Bruel
17:42est-ce que ça
17:43ça a joué dans la décision ?
17:44Alors peut-être
17:45je ne lis pas
17:46dans l'esprit
17:47de ses maires
17:48que c'était une manière
17:49de lui mettre la pression
17:51moi ce que je constate
17:52dans les faits
17:53c'est que ce que ça
17:53a entraîné
17:54et là c'est un constat
17:56chronologique
17:56c'est les fameuses menaces
17:58dont je vous parlais
17:59en début d'émission
18:00c'était juste postérieur
18:02Mais on peut aussi imaginer
18:04que ces maires
18:04se fassent le relais
18:05de ce que leur disent
18:06leurs administrés
18:07à longueur de journée
18:08en disant
18:08mais qu'est-ce que c'est
18:09que cette histoire ?
18:09Pourquoi Bruel
18:10viendrait chanter chez nous ?
18:11Juste un élément
18:12Ce soir
18:12Les maires peuvent aussi
18:13pardon Maxime Soutek
18:14se faire le relais
18:15de leurs administrés
18:16qui avaient envie
18:18d'aller voir
18:19le concert
18:19de monsieur Patrick Bruel
18:20Il y a les deux
18:21Les uns ne valent pas plus
18:23que les autres
18:23Non la vérité
18:24c'est qu'il y a les deux
18:24Pardon
18:29C'est-à-dire
18:30de dire
18:30à un citoyen
18:32vous n'irez pas voir
18:33le concert
18:34de monsieur Patrick Bruel
18:34Vous avez le choix
18:35d'y aller ou ne pas y aller
18:36Donc ça c'est la liberté
18:37Donc aujourd'hui
18:38c'est ça
18:39Mais demain c'est quoi ?
18:40On va nous dire
18:41ce qu'on a le droit de lire
18:42ce qu'on a le droit de dire
18:45ce qu'on a le droit de regarder
18:46Lorsque je prends
18:47un autre exemple
18:48des rappeurs
18:49sont mis en cause
18:50dans des affaires
18:51de banditisme
18:52qui de stupéfiants
18:53ou autres
18:54je n'ai pas vu
18:55d'appel des maires
18:56à ce que le concert
18:57ne se tiennent pas
18:58Et ils ont d'ailleurs
18:59bien raison
18:59puisque les gens
19:00sont libres de décider
19:01s'ils souhaitent
19:03se rendre
19:03à un spectacle
19:04ou non
19:05Et un dernier mot
19:06et j'en termine
19:08Ces maires
19:08ont violé
19:09le principe
19:10de la présomption
19:11d'innocence
19:11c'est en tout cas
19:12notre analyse
19:13mais également
19:13la décision de justice
19:14parce qu'ils savent
19:16que monsieur Bruel
19:17était autorisé
19:18à faire ses concerts
19:19Et donc
19:20de la part
19:21d'élus de la République
19:22je dois dire
19:22que j'ai été très horté
19:24Sauf que
19:24je le disais
19:25peut-être se font-ils
19:26le relais aussi
19:26une partie de leur population
19:27Quel regard
19:28les français portent-ils
19:29aujourd'hui
19:30sur Patrick Bruel
19:30On a un sondage
19:32ce soir
19:32Lise Adé
19:33Sondage IFOP
19:33pour Paris Match
19:34Oui et la première question
19:35de ce sondage
19:36c'est quelle opinion
19:37portent désormais
19:38les français
19:38sur Patrick Bruel
19:39Regardez
19:39une mauvaise opinion
19:41pour 66%
19:43des sondés
19:44Une dégradation
19:44de l'image
19:45du chanteur
19:46dans un contexte
19:46où les accusations
19:47qui le visent
19:47sont très largement connues
19:49puisque 9 personnes
19:50sur 10
19:51disent être au courant
19:53de ce pourquoi
19:53il est accusé
19:54où en ont au moins entendu parler
19:55Autre résultat important
19:56la question de la légitimité
19:58de Bruel
19:59à remonter sur scène
19:59Presque 7 personnes sur 10
20:01répondent que le chanteur
20:02ne doit tout simplement
20:02pas faire de spectacle
20:03et sur ce point
20:04élément important
20:05le jugement porté
20:06sur son retour sur scène
20:07dépend très fortement
20:09de l'opinion
20:09que les français
20:10ont déjà de l'artiste
20:11Parmi ceux qui ont
20:12une très bonne opinion
20:12de Patrick Bruel
20:1387% considèrent
20:15qu'il est légitime
20:16à se produire
20:17A l'inverse
20:17parmi ceux qui en ont
20:18une mauvaise opinion
20:19de base
20:2088% estiment
20:21qu'il ne devrait pas
20:21remonter sur scène
20:22donc c'est presque autant
20:23et au-delà de la scène
20:24en privé
20:24en voiture
20:25à la maison
20:25Quel impact
20:26cette affaire
20:27de violences sexuelles
20:28a-t-elle vu
20:28sur votre écoute
20:29des chansons
20:29de Patrick Bruel
20:304 personnes sur 10
20:31continuent d'écouter
20:33les chansons du chanteur
20:34comme si de rien n'était
20:353 sur 10
20:36l'écoutent moins
20:37et presque 3 sur 10
20:38ne l'écoutent plus du tout
20:40autrement dit
20:40il y a presque autant
20:41de personnes
20:42qui l'écoutent
20:42que de personnes
20:43qui ne l'écoutent plus
20:43ou de personnes
20:44qui l'écoutent moins
20:44Il est face
20:45merci Lisa
20:46Patrick Bruel
20:46à ce mouvement populaire là
20:48de désamour
20:49Oui mais la problématique
20:50que nous identifions tous
20:53c'est que les personnes
20:54qui ont été interrogées
20:56elles ne connaissent
20:57que ce que la presse relaie
20:58les personnes
20:59qui ont été interrogées
21:00elles ne connaissent pas
21:02les éléments de la défense
21:03et croyez bien
21:04que les éléments
21:06à des charges
21:07dans le cadre
21:08de ce dossier
21:09il y en a
21:09Et vous les produirez
21:11Pour résumer
21:12pour le dire aux téléspectateurs
21:13vous ne les produirez pas ici
21:15Mais non parce que
21:16la défense de M. Patrick Bruel
21:18et M. Patrick Bruel
21:19sont du côté
21:19de l'ordre
21:20et de la justice
21:21et donc
21:21pardon
21:22nous respectons
21:24les règles
21:24et nous avons conscience
21:25Maxime Switek
21:26qu'en ayant pris
21:27cette décision
21:28dès l'origine
21:29parce que nous y sommes
21:30par ailleurs contraints
21:31par la loi
21:31de ne pas vouloir
21:33commenter
21:34le fond du dossier
21:35de ne pas vouloir
21:36venir systématiquement
21:38sur votre plateau
21:39pour démentir
21:40tel point
21:41ou tel point
21:41de ne pas vouloir
21:42livrer
21:43les éléments
21:44de la défense
21:45parce que
21:46les dossiers
21:47de violence sexuelle
21:47ce n'est pas
21:48toujours du parole
21:49contre parole
21:50nous avons des témoins
21:52nous avons des éléments matériels
21:53nous avons des éléments objectifs
21:55nous avons conscience
21:55que l'opinion publique
21:56peut se dire
21:57que si nous ne disons rien
21:58c'est parce que nous n'avons rien à dire
22:00mais nous avons beaucoup à dire
22:01mais le lieu pour le dire
22:02c'est la justice
22:03mais maître Colin
22:04ça veut dire que si je vous pose la question
22:05ce soir de savoir
22:05ce que répond Patrick Bruel
22:08aux accusations
22:08visiblement portées
22:09par Elena Noguera
22:10qu'est-ce que vous dites ?
22:11et bien ce que je viens de vous dire
22:12c'est à dire que
22:12pour cette accusation
22:14comme pour d'autres
22:14la défense de monsieur Bruel
22:16dispose d'éléments
22:18objectifs
22:20matériels
22:21qui de manière claire
22:22viennent contredire
22:23les témoignages
22:24éléments objectifs
22:25ça veut dire quoi ?
22:26des mails
22:27des témoignages
22:27ce genre de choses ?
22:28c'est à dire ici
22:29un témoin
22:30qui a vu
22:30toute la scène
22:32ah oui
22:33donc vous avez une version
22:34contre une version
22:34alors
22:35une plaignante
22:37enfin une plaignante
22:37madame Noguera
22:39n'est pas plaignante
22:40mais
22:41elle n'a pas
22:42une déclaration
22:43un témoignage
22:44à charge
22:45et un témoin
22:46à décharge
22:46qui était présent
22:47bon
22:47et ça vous le produirez
22:49ce témoignage
22:49ce sera présenté
22:50à l'autorité judiciaire
22:51qui seule peut
22:52ensuite examiner
22:53les éléments
22:54des uns
22:54et des autres
22:55et faire le départ
22:57puis trancher
22:57donc on est d'accord
22:58on a rappelé
22:59qu'il y avait 4 mises en examen
23:00et il y a 4 cas
23:01de témoins
23:02de statut
23:03sous témoins assistés
23:03absolument
23:04néanmoins ça veut dire
23:05que le parcours judiciaire
23:07de Patrick Poubel
23:07va pouvoir évoluer
23:08ça veut dire que
23:09concrètement
23:09pour expliquer aux téléspectateurs
23:11il peut être réinterrogé
23:12à tout moment
23:13et il peut être réinterrogé
23:14sur ces nouveaux cas
23:15on est d'accord ?
23:15sur le principe absolument
23:16d'accord
23:17donc ça veut dire
23:18que le chemin judiciaire
23:18va être relativement long
23:19il y a un enjeu
23:20c'est le 16 septembre
23:21alors peut-être
23:21vous allez me dire
23:22que le 16 septembre
23:23il n'y a plus d'enjeu
23:23parce que
23:25parce qu'il y a plein de témoignages
23:26qui affluent
23:27parce que je ne sais pas
23:27qu'est-ce qui va se passer
23:28pour comprendre
23:29le 16 septembre ?
23:30il faut expliquer aux téléspectateurs
23:31que le contrôle judiciaire
23:32il a été allégé cet été
23:34à la demande de votre client
23:36il a été accepté
23:37qu'est-ce qui va se jouer ?
23:39il a peut-être pu quitter la France
23:41vous allez nous le dire ?
23:42ce qui s'est passé
23:43c'est qu'en matière
23:44de contrôle judiciaire
23:45l'interdiction
23:46qui peut être posée
23:47par un juge d'instruction
23:48de quitter le territoire national
23:49et de remettre son passeport
23:51il n'a qu'un seul objectif
23:52c'est se prémunir
23:53d'un risque de fuite
23:55on est d'accord
23:55donc la question qui s'oppose
23:57elle est tout à fait simple
23:58existe-t-il
24:00un risque de fuite ?
24:01on est d'accord
24:01oui ou non ?
24:02si il n'existe pas
24:03de risque de fuite
24:04si il n'existe aucun élément
24:06permettant de même
24:08soupçonner
24:09que monsieur Patrick Bruel
24:10qui demande à la justice d'avancer
24:12qui demande à la justice d'enquêter
24:13qui se présente
24:15à toutes les convocations
24:15qui répond à toutes les questions
24:17aller se soustraire
24:18à cette même autorité judiciaire
24:19et bien la seule décision possible
24:21encore une fois
24:22c'est l'application
24:23du code de procédure pénale
24:24c'est de restituer le passeport
24:26et de lever
24:27cette interdiction
24:28de quitter le territoire national
24:29c'est ce qu'il s'est passé
24:31un appel
24:32déformé
24:33par le parquet
24:34cet appel n'était pas suspensif
24:36et le 16 septembre
24:37c'est la cour d'appel
24:38qui dira
24:39si
24:39nous restons en l'état
24:41c'est-à-dire
24:42donc il y a trois cas
24:43pour bien expliquer
24:44soit on reste en l'état
24:45soit on allège
24:46soit on renforce
24:47on est d'accord ?
24:47au moment où on parle
24:48le contrôle judiciaire est allégé
24:49il est déjà allégé pardon ?
24:50donc soit on confirme
24:52l'allègement
24:52soit on confirme l'allègement
24:53soit on va à la
24:55soit on l'affirme
24:55et on dit à monsieur Brouel
24:57vous n'avez plus le droit
24:58sauf autorisation spéciale
25:00de quitter
25:01le territoire national
25:02dans son communiqué
25:02Patrick Brouel dit
25:03le sort de cette tournée
25:05dépasse
25:05le simple sort de cette tournée
25:07et on l'a vu notamment
25:07quand on voit des ministres
25:08prendre parti
25:09et notamment la ministre
25:10à l'égalité
25:11femme-homme
25:11Aurore Berger
25:12qui a fini par dire
25:13cet été
25:14je crois que les conditions
25:15ne sont pas réunies
25:16pour que ces concerts
25:16puissent se tenir
25:17c'est ce qu'elle disait cet été
25:19elle avait raison finalement
25:19sur le fond
25:21nous avons
25:22et c'est monsieur Patry Brouel
25:23d'ailleurs qui l'a écrit
25:23constater que les conditions
25:25ne sont pas réunies
25:25il en parle les mêmes mots
25:26la problématique de cette intervention
25:28c'est la qualité
25:30de celle qui la tient
25:31parce qu'on parlait tout à l'heure
25:32du principe de la présomption
25:33d'innocence
25:34il y a un autre principe
25:35que chacun connaît
25:35c'est celui de la séparation
25:37des pouvoirs
25:37et que personne ne soit choqué
25:39qu'un ministre de la république
25:41vienne faire un commentaire
25:43sur un dossier judiciaire
25:45en cours
25:45on l'a déjà vu
25:47dans d'autres dossiers
25:47mais c'est pas parce que
25:48c'est déjà vu
25:49que c'est autorisé
25:50ça me paraît
25:51proprement sidérant
25:53je souligne que ça a déjà été fait
25:54il est en France aujourd'hui
25:55Patrick Brouel
25:56oui il est en France
25:56naturellement
25:57et donc il est à la disposition
25:58de la justice
25:58il est convoqué demain matin
25:59il ira
26:00absolument
26:00il l'a dit
26:01il l'a répété
26:02il l'a déjà fait
26:03puisqu'il s'est présenté
26:04à toutes les convocations
26:05il a répondu
26:05à toutes les questions
26:06et il souhaite
26:07que la justice avance
26:09il souhaite
26:09que les investigations
26:11soient menées
26:11parce que je le redis
26:12je le répète
26:13et je le répéterai encore
26:15une accusation
26:16ça ne veut pas dire
26:18que le fait est vrai
26:19il faut le vérifier
26:20il se dit aujourd'hui
26:21qu'il remontera sur scène ?
26:23en tout cas
26:25il dit
26:25à son public
26:27il y aura des lendemains
26:29ensemble
26:29à bientôt
26:30dans quelles conditions
26:31à quel moment
26:32naturellement
26:33je n'en sais rien
26:34mais c'est une hypothèse
26:36qui n'est pas exclue
26:37ce matin
26:38d'après nos estimations
26:40estimations des services
26:40culture de BFMTV
26:41on estimait que
26:42ce coût d'annulation
26:43de la tendelle de Bruel
26:44et évidemment
26:45ça n'est pas l'essentiel
26:45de ce dossier
26:46pourrait lui coûter
26:47un million d'euros
26:48au moins
26:48est-ce que vous confirmez
26:49ce chiffre ?
26:49alors je n'ai strictement
26:50aucune idée
26:51du coût de l'annulation
26:52ce que je peux dire
26:53c'est que
26:54les spectateurs
26:55qui ont pris leur billet
26:57seront tous
26:57naturellement remboursés
26:59et que les équipes techniques
27:00qui pâtissent
27:01eux aussi
27:01de cette annulation
27:03seront indemnisées
27:03seront payées ?
27:04absolument
27:04merci maître Colin
27:06merci Maxime Soutek
27:07merci beaucoup
27:07d'être venu ce soir
27:08vous expliquer
27:09et défendre Patrick Bruel
27:10sur ce plateau
27:12merci à vous

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