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  • il y a 2 mois
Lundi 31 août 2026, retrouvez Valéry cervantes (co-fondateur, Metacar), Hélène Genin (Déléguée générale, BBCA) et Marie-Christine Levet (Présidente et Co-fondatrice, Educapital) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:07Bonjour, bonjour à toutes et à tous, heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de Smart Impact,
00:12l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:16Avec au sommaire les 5 ans du salon de l'immobilier Bacarbon, je reçois dans une minute Hélène Jeunin,
00:23la déléguée générale de l'association pour le développement du bâtiment Bacarbon,
00:27on verra comment le label BBCA est devenu une référence.
00:30Dans notre Zoom, on parlera de l'intelligence artificielle éducative, ne laissons pas l'éducation de nos enfants à ChatGPT,
00:38c'est l'alerte lancée par le Fonds d'investissement Educapital qui vient de publier son livre blanc sur cet
00:43enjeu majeur de souveraineté.
00:45Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, vous découvrirez Metacar et sa voiture électrique, modulaire et emboîtable.
00:55Ça ressemble à quoi une voiture emboîtable ? On verra ça tout à l'heure.
00:58Voilà pour les titres, bienvenue dans Smart Impact.
01:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Hélène Jeunin. Bonjour.
01:10Bonjour Thomas.
01:10Heureux de vous retrouver.
01:11Vous êtes la déléguée générale de l'association pour le développement du bâtiment Bacarbon avec le CIPCA,
01:16le salon qui fête ses 5 ans.
01:18On l'accompagne ici à BeSmart for Change et on sera d'ailleurs présent toute la semaine au Grand Palais
01:24pour le faire vivre.
01:25Peut-être que pour commencer, on peut rappeler, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas le salon de l
01:30'immobilier Bacarbon,
01:30pourquoi il a été créé tout simplement il y a 5 ans ?
01:33Alors en fait, il a été créé à l'initiative de l'association pour le développement du bâtiment Bacarbon, BBCA,
01:38dont je suis la déléguée générale.
01:41On travaille depuis 10 ans en fait sur cette question de la décarbonation.
01:45Dans le sillon de la COP21, on s'est rendu compte que tous les secteurs aujourd'hui,
01:49toutes les industries devaient de manière urgente agir sur le climat et modifier leur manière de faire.
01:57Donc 5 ans après le début de notre action, on s'est rendu compte qu'il fallait absolument créer un
02:02endroit
02:03où toute la filière se rassemble pour partager les succès, pour partager les solutions, les innovations
02:11et accélérer en fait cette décarbonation.
02:14Donc le CIPCA a été créé en 2022 pour agir collectivement en fait sur la décarbonation de l'immobilier en
02:21France et en Europe
02:22et c'est effectivement sa cinquième année.
02:24Cinquième édition, comment il se porte, comment il évolue ce salon ?
02:29Alors on est accompagné, on est co-organisateur avec une société qui s'appelle CIPCA Events
02:34qui pilote en fait ce salon.
02:36Il évolue très rapidement puisqu'en fait, dès la première année en 2022, on était à plus de 5 000
02:41visiteurs
02:42et aujourd'hui en fait, sont attendus à peu près 13 000 visiteurs.
02:47On va voir les chiffres, on est à un peu moins de 13 000 participants, 200 exposants, 350 intervenants, 130
02:54conférences.
02:55En bref, on a doublé en 5 ans le nombre de visiteurs.
02:59Et on est à peu près à 40% de croissance sur les exposants.
03:03Énormément d'intervenants, également 350 cette année.
03:06Donc c'est vraiment devenu le lieu où tout le monde se rassemble pour parler de décarbonation.
03:11Et ça symbolise quoi ? Une nouvelle maturité de la filière, du bâtiment, de l'immobilier en général sur ces
03:19questions ?
03:20Alors, c'est sûr qu'il y a 10 ans, quand on a commencé avec notre bâton de pèlerin à
03:24parler de décarbonation,
03:25Vous avez un peu l'impression d'avoir du mal à convaincre ?
03:28En gênait. En gênait un peu. En gênait parce que tout le secteur parlait d'énergie.
03:34Comme on n'avait pas d'énergie, il fallait peu en consommer.
03:36Et donc tout le monde cherchait à réduire ses consommations énergétiques en kilowatts heure.
03:41Quand on parle climat, on parle carbone.
03:43Et il y a des énergies qui sont plus ou moins carbonées.
03:46Et puis on s'est également attaqué à la question des matériaux.
03:49Puisqu'en fait, pour produire des matériaux, il faut de l'énergie.
03:53Et tout ça fait que finalement, si vous regardez l'empreinte carbone sur 50 ans d'un bâtiment neuf,
04:00par exemple du bureau, 80% de l'empreinte carbone, c'est les matériaux.
04:04Donc il est évident qu'on a impulsé une évolution.
04:08On a mis en exergue une évolution nécessaire de toute cette filière industrielle des matériaux et des équipements.
04:16Et évidemment de l'énergie.
04:18Ça veut dire, par exemple, je vous interromps, que quand on travaillait simplement, c'est déjà pas mal,
04:22mais sur la consommation énergétique des bâtiments, on était un peu à côté de la plaque en termes d'efficacité
04:28de solution.
04:29La solution la plus efficace, c'est de travailler sur les matériaux.
04:32Alors, pas complètement.
04:34L'énergie est fondamentale.
04:36Mais vous pouvez très peu consommer avec une énergie très carbonée.
04:39Alors que vous pouvez consommer la même chose avec une énergie décarbonée.
04:43Et donc, en France, on a la chance d'avoir une filière, en tout cas en termes de carbone, décarbonée
04:48avec le nucléaire.
04:49Si vous chauffez votre bâtiment au gaz, c'est ce qui se passe par exemple sur le résidentiel.
04:54Justement, les réglementations thermiques ont impulsé un chauffage au gaz pour tout le résidentiel, notamment public.
05:02Du coup, 50% de l'empreinte carbone est dédiée à l'énergie.
05:07Donc, l'énergie, il est fondamental de la regarder avec des lunettes carbone et évidemment d'en réduire les besoins.
05:13Est-ce qu'il faut aussi mieux adapter nos bâtiments en sorte de, alors peut-être qu'on n'en
05:18est pas totalement sorti,
05:19d'un été de canicule, de succession de canicules, sécheresses, je pourrais rajouter les tornades, etc.
05:26Comment les professionnels, il y aura tous les professionnels, des promoteurs, des industriels, des énergéticiens, des architectes, des investisseurs.
05:32Enfin, il y a vraiment toute la variété de la filière qui est représentée au CIPCA.
05:38Le choc des canicules, le choc climatique, les chocs climatiques, comment ils sont intégrés au nouveau projet en fait ?
05:47Est-ce qu'ils le sont systématiquement d'ailleurs ?
05:49Alors, de plus en plus. En tout cas, la question de la décarbonation et le succès aujourd'hui
05:53et la croissance et le développement du CIPCA montrent qu'il y a un intérêt de plus en plus important.
06:00Tous les acteurs majeurs en fait sont là.
06:03Les industriels sont là, effectivement, comme vous l'indiquiez.
06:07Là, on est rentré sur la question de la décarbonation.
06:11Aujourd'hui, la question de l'adaptation devient primordiale,
06:14puisqu'on sait qu'on ne sera pas forcément à un monde à 3 degrés, mais plutôt à 4 ou
06:195 ou 6.
06:20On verra, Jean Jouzel, lors du CIPCA, nous fera une mise à jour, justement, des prévisions.
06:28Exactement, des perspectives.
06:29Donc, il va falloir rendre vivables des bâtiments dans des climats qui seront beaucoup plus difficiles à supporter.
06:39Donc, l'adaptation, c'est une nouvelle clé de lecture, en fait, de la manière de fabriquer les bâtiments et
06:45la ville.
06:45Et nous avons, justement, au CIPCA, un nouveau pavillon qui s'appelle Résilience climatique,
06:51qui intègre la question de l'adaptation de la biodiversité, notamment, et donc avec un cycle de conférences associées.
06:58Et cette adaptation, en fait, il faut la mener dans une approche bas carbone, toujours.
07:03Il ne s'agit pas de lâcher la contrainte sur la décarbonation de toute l'action de la fabrique de
07:10la ville,
07:10mais y rajouter, effectivement, ce plot d'adaptation.
07:12Vous pensez qu'après, dans ce contexte-là, après cet été qui n'est pas terminé,
07:16alors qu'on est en train de vivre, il y aura encore plus de monde sur ce pavillon, autour de
07:21la résilience ?
07:21Ah ben, déjà, l'année dernière, c'était la première année où on faisait un pavillon adaptation.
07:26Là, il s'est un petit peu élargi en termes de thématiques.
07:29Il n'a pas d'exempli.
07:31Et le programme était vraiment fabuleux.
07:34Ça ne m'étonne pas.
07:34Moi, je vois de plus en plus de chefs d'entreprise dans nos émissions qui,
07:38par exemple, sur le stress hydrique, le risque des coupures d'eau, etc.,
07:42intègrent ça à leur plan stratégique.
07:45Alors, il y aura, il y a pas mal d'événements qui vont se passer, évidemment,
07:48dans le cadre de ce salon de l'immobilier bas carbone.
07:50Il y a notamment les trophées qui sont remis le 2 septembre, ce mercredi.
07:56Alors, c'est quoi les trophées ?
07:57C'est les trophées du label BBCA ?
07:59Quels sont ces trophées ?
08:00Alors, ce sont les trophées, la remise des trophées BBCA.
08:04Ça fait 10 ans, en fait, que chaque année, BBCA montre les opérations immobilières exemplaires.
08:13Et l'enjeu, effectivement, c'est de montrer ces modèles,
08:16qui sont des modèles à suivre, et d'inspirer la profession.
08:18Donc, ces trophées, en fait, c'est plusieurs choses.
08:20C'est, d'une part, les grands acteurs qui sont les plus engagés,
08:24et qui font le plus de bâtiments bas carbone.
08:27Ces trophées sont adossés au label BBCA,
08:30qui est un label qui est remis au bâtiment à l'empreinte carbone exemplaire,
08:34mais aussi au quartier, qu'il s'agisse de bâtiments neufs,
08:37en rénovation, en exploitation.
08:40Donc, ces acteurs seront...
08:43Le top 3 et le top 10 de ces différents acteurs seront dévoilés.
08:47Et puis, on remet également...
08:49Donc là, c'est la 8e année que l'on remet le palmarès des maîtres d'ouvrage.
08:52Et le deuxième pan de cette cérémonie,
08:54ce sont les grands prix de l'immobilier bas carbone.
08:57qui sont remis à des opérations immobilières,
08:59qui sont livrées, qui existent.
09:03Une sélection, là, il y aura 5 grands prix
09:06et 2 coups de cœur du jury,
09:09parmi toutes les opérations qui ont été livrées
09:11dans ces 3 dernières années.
09:12Un label bas carbone, aujourd'hui,
09:16est-ce que c'est devenu une obligation quand on prépare,
09:20quand on se lance dans un nouveau projet immobilier ?
09:23Alors, pour les promoteurs, c'est un élément différenciant.
09:27Oui.
09:28C'est-à-dire qu'il est évident que,
09:30pour parler à des élus,
09:32pour obtenir des fonciers,
09:34pour obtenir des permis de construire,
09:37eh bien, on se rend compte aujourd'hui
09:39que le bas carbone rapporte
09:41qu'il s'agisse de neufs, de rénovations,
09:44auprès des collectivités
09:46qui ont, elles aussi, des impératifs de décarbonation,
09:49mais aussi auprès des investisseurs
09:51pour aller chercher de l'argent.
09:53Et notamment, le label BBCA, aujourd'hui,
09:56émerge vraiment dans les labels
09:58qui sont demandés par les investisseurs,
10:00que ce soit en France ou à l'étranger.
10:01Merci.
10:02Et Hélène Genin, on se retrouve demain au CIPCA.
10:05Alors, c'est dans le cadre prestigieux
10:06du Grand Palais à Paris.
10:07On y sera avec Smart Impact,
10:09d'autres émissions de la chaîne.
10:11On vous retrouve donc demain
10:13dans les allées du Grand Palais.
10:15C'est l'heure de ce Zoom de ce Smart Impact.
10:18Ne laissons pas l'éducation de nos enfants
10:20à Tchad GPT.
10:28Le Zoom de ce Smart Impact
10:30consacré à l'intelligence artificielle éducative.
10:33Je reçois Marie-Christine Levey.
10:34Bonjour.
10:35Bonjour.
10:35Bienvenue.
10:35Vous êtes la cofondatrice d'Educapital.
10:38Vous l'avez créée il y a une dizaine d'années.
10:39Enfin, en 2017, vous allez fêter vos dix ans.
10:41Pourquoi vous l'avez créé, ce fonds d'investissement ?
10:44Donc, Educapital, c'est le premier fonds d'investissement
10:46à un pacte dédié au secteur de l'éducation innovante.
10:49Je l'ai créé parce que ça faisait depuis plus de 25 ans
10:52que j'étais dans les nouvelles technologies.
10:53J'avais dirigé différentes entreprises
10:55et après, je faisais de l'investissement
10:57de manière généraliste.
10:58Et je me suis dit que c'était dommage, finalement,
11:00que l'éducation soit le dernier secteur
11:02à vivre sa révolution digitale.
11:04Et je voulais apporter tout ce que l'innovation
11:06peut apporter de bon
11:07dans le secteur de l'éducation et de la formation
11:09et mieux s'adapter aussi à la jeune génération.
11:12En dix ans, vous avez vu quand même ces enjeux
11:14prendre de plus en plus d'importance ?
11:16Ou alors, il y a encore un besoin
11:17d'évangélisation aujourd'hui ?
11:19Alors, au tout début, quand on a créé Educapital,
11:21c'était le début de la digitalisation de l'éducation.
11:24C'était le début des premiers MOOC.
11:25Ensuite, on a eu une forte accélération
11:27pendant le Covid, où finalement,
11:28tout le monde a découvert une nouvelle façon de travailler,
11:31une nouvelle façon d'étudier.
11:32Et aujourd'hui, on a vraiment une troisième révolution
11:34qui arrive, qui est majeure,
11:36qui est la révolution de l'IA.
11:37Évidemment, la révolution de l'intelligence artificielle
11:39avec les politiques qui s'en emparent.
11:43Le ministre Édouard Geoffray
11:44qui annonce une heure par semaine
11:46de formation à l'IA pour les lycéens,
11:49ceux qui rentrent au lycée.
11:50Alors, c'est pour la rentrée 2027.
11:52On se dit, bon, c'est mieux que rien.
11:55Mais enfin, c'est peu et c'est tard.
11:56Oui, c'est mieux que rien.
11:57Mais effectivement, c'est tard.
11:59Parce que c'est la rentrée 2027,
12:00alors que l'IA va à une vitesse incroyable.
12:02L'IA, c'est la technologie qui a eu la rapidité d'adoption
12:08excessivement forte.
12:09Ça a mis deux mois à ChatGPT d'atteindre 100 millions d'utilisateurs
12:14quand, pour l'Internet, c'était 7 ans.
12:16Pour WhatsApp, c'était 3 ans et demi.
12:17Donc, c'est incroyable.
12:19Donc, effectivement, la rentrée 2027, c'est bien tard.
12:21Autant qu'ils l'utilisent, pardon, vous interrompte,
12:23mais ils l'utilisent déjà, les lycéens ?
12:26L'IA, ChatGPT ou l'autre ?
12:27Vous avez aujourd'hui 9 lycéens sur 10
12:30qui utilisent ChatGPT pour faire ses devoirs.
12:33Donc, ça demande une complète remise en question
12:36de ce qu'on va faire à l'école.
12:37Le devoir à la maison, par exemple, n'a plus de sens.
12:40Si le devoir à la maison est fait par ChatGPT,
12:42ça n'a plus de sens.
12:43Et surtout, ChatGPT, ce n'est pas un outil d'apprentissage.
12:45Parce que ChatGPT ou Claude
12:47sont dans l'immédiateté de la réponse.
12:50On les aime quand ils nous donnent tout de suite leur réponse.
12:52Et on sait que l'apprentissage se fait dans l'effort de mémorisation.
12:57Et aujourd'hui, si vous voulez,
12:58les IA génératives, c'est comme toute technologie,
13:01ça peut être le meilleur comme le pire.
13:03Aujourd'hui, ChatGPT, ça peut être le pire,
13:05surtout pour les élèves en difficulté
13:07qui finalement l'utilisent pour contourner
13:09le fait de faire leurs devoirs.
13:11C'est ChatGPT qui fait leur place.
13:12Alors qu'on peut l'utiliser de manière positive
13:14en demandant à ChatGPT de vous poser des questions.
13:17Mais surtout, il est important pour nous
13:18de créer des IA éducatives
13:20qui sont entraînées sur des données sélectionnées,
13:24des données pédagogiques,
13:25et qui surtout ne sont pas dans la logique de donner tout de suite la réponse,
13:28mais vont jouer le rôle d'un tuteur.
13:31C'est-à-dire, elles vont accompagner l'élève dans son apprentissage.
13:34On va rentrer dans le détail
13:36de ce que peuvent être déjà
13:38ou deviendront ces IA éducatives.
13:40Mais vous avez publié cet été
13:42la deuxième édition de votre livre blanc
13:44IA éducation, un enjeu de souveraineté éducative.
13:48Et vous lancez une formule forte.
13:49Vous dites, ne laissons pas l'éducation de nos enfants
13:50à ChatGPT.
13:52Mais pourquoi vous dites que c'est potentiellement dangereux ?
13:54Vous avez un peu commencé à expliquer,
13:56mais je veux bien qu'on rentre dans le détail.
13:57C'est exactement ce qui s'est passé sur le smartphone.
13:59On a laissé le smartphone,
14:00on a laissé les réseaux sociaux.
14:01Maintenant, on se dit,
14:02oh là là, catastrophe,
14:03les jeunes passent 4 heures à 5 heures par jour
14:06à scroller,
14:07mais complètement, bêtement,
14:09de manière totalement addictive,
14:10puisqu'on sait très bien.
14:11Pas que les jeunes, c'est vrai.
14:12Ça peut nous arriver de passer 3, 4 heures d'heure.
14:15Qu'est-ce que je retiens de ce que je viens de faire ?
14:16Pas que les jeunes, mais encore plus les jeunes,
14:17dans une logique avec ces algorithmes
14:19qui vous donnent exactement ce que vous voulez,
14:21ce sujet de la notoriété, du like, etc.
14:23Et donc, on a laissé les choses s'installer,
14:25et le danger est fort sur ChatGPT
14:28si on ne fait rien,
14:29alors que l'IA, c'est un formidable outil.
14:31Si on utilise l'IA à visée pédagogique,
14:35on peut vraiment,
14:36ça ne remplacera jamais le professeur,
14:38mais ça peut vraiment avoir un rôle de tuteur.
14:40C'est-à-dire, pour vous donner un exemple
14:41de ce qui se passe en classe,
14:42c'est que le professeur fait son cours,
14:44ensuite, il donne aux élèves des exercices,
14:47mais chaque élève, finalement, aura un parcours d'exercice différent.
14:50Et ça, on peut l'avoir, bien sûr, à l'école,
14:52mais aussi à la maison.
14:53Et ça permet, finalement, à chaque élève
14:55d'avoir un parcours qui lui permet de progresser à son rythme,
14:59ça s'adapte à la manière dont chacun apprend.
15:01C'est vraiment de la personnalisation, de l'apprentissage.
15:04Et c'est ce que fait le professeur particulier.
15:05Quand il a deux élèves, il va leur donner deux exercices différents.
15:08Et ça, on peut le faire grâce à l'IA sur des classes de 40.
15:11Et aujourd'hui, vous avez des tuteurs IA
15:13qui peuvent vraiment vous accompagner dans votre parcours d'apprentissage.
15:17C'est l'outil, c'est c'est l'utilité, là.
15:18Oui, on a investi, nous, dans une société qui s'appelle NoUnity,
15:21K-N-O-W-U-N-I-T-Y,
15:23qui, aujourd'hui, a 18 millions d'utilisateurs dans le monde,
15:26et qui propose un tuteur IA.
15:28C'est-à-dire, l'élève est à la maison,
15:29il dit, j'ai pas compris Pythagore.
15:31Au lieu de lui donner tout de suite la réponse à son exercice,
15:34on va lui dire, tiens, voilà, tu vas commencer à faire cet exercice,
15:36et tu as compris, qu'est-ce que tu préfères
15:39pour comprendre une vidéo,
15:41ou un texte, ou un podcast,
15:42et voilà, et on va s'accompagner l'élève dans son apprentissage.
15:47NoUnity, c'est une entreprise ?
15:48Une entreprise allemande.
15:49Il y a des entreprises françaises ?
15:50Il y a des entreprises françaises,
15:51il y a Revise, il y a une jeune entreprise Master,
15:55il y a plein d'entreprises qui se créent
15:56dans ce secteur de l'IA et de l'éducation.
15:59Avec, donc, ce rôle du professeur
16:01qui est aussi, quand même, en train de changer,
16:04est-ce qu'ils se forment,
16:05est-ce qu'ils doivent se former à l'utilisation de l'IA ?
16:07Ça, c'est l'enjeu principal.
16:08On a parlé tout à l'heure de l'heure d'IA
16:11qui va être mise en place sur la rentrée 2027.
16:13La grosse question, c'est qui va former les professeurs ?
16:16Il faut former les professeurs.
16:17Aujourd'hui, vous avez une étude qui a été faite,
16:20les professeurs ne sont...
16:21Un tiers sont plutôt positifs pour l'IA,
16:23un tiers sont plutôt réactionnaires,
16:26et un tiers sont plutôt attentistes.
16:27Mais il y a un énorme enjeu de formation des profs.
16:30Aujourd'hui, toutes les études qui ont été faites,
16:34la Cour des comptes l'a montré,
16:35on ne forme pas assez nos professeurs.
16:37Il y a aussi une question de stratégie politique.
16:41Vous parliez des réseaux sociaux tout à l'heure et du smartphone.
16:44Aujourd'hui, on en arrive à une rentrée
16:45où on va demander aux élèves de laisser leur smartphone
16:48dans un casier avant de rentrer en classe.
16:51Est-ce que ce n'est pas ça la solution ?
16:53Est-ce qu'il ne faut pas dire qu'on fait une école sans IA ?
16:56Ce n'est pas possible.
16:57Je pense que quand même,
16:58on va travailler tous avec l'IA.
17:01Donc à un moment donné, il faut former nos jeunes à l'IA,
17:04et il faut surtout les former à l'esprit critique vis-à-vis de l'IA.
17:07C'est ça le rôle du professeur.
17:08Le rôle du professeur, il va être de dire,
17:10si vous voulez, le devoir à la maison, il est un peu fini,
17:13mais par contre, le devoir à l'oral, à l'école,
17:15il va devenir de plus en plus important.
17:17Il va falloir, c'est l'école des 4 C dont parle le philosophe Yuval Harari,
17:23c'est de dire, voilà, qu'est-ce qu'il faut faire à l'école ?
17:25Il faut former à l'esprit critique,
17:27à la communication, à la collaboration, à la créativité,
17:31toutes les choses dont on a besoin finalement dans la vie de l'entreprise.
17:33Et c'est vrai que finalement, le par cœur que l'on a connu pendant des années
17:37est peut-être un petit peu fini, mais le rôle du professeur est clé,
17:40parce que c'est lui qui va former les élèves à justement développer leur esprit critique.
17:44Est-ce que vous pensez que l'éducation nationale a quand même une grosse machine,
17:47qu'on a parfois du mal à faire bouger ?
17:50C'est pas la plus mal placée pour réussir à intégrer
17:55de tels changements de comportement, de modèles éducatifs ?
17:59Alors, c'est clair que l'éducation nationale avance très lentement.
18:02Dans le numérique éducatif, ça avance très lentement.
18:05Il y a eu pas mal de budgets mis dans des projets pour de la subvention,
18:08mais derrière, on n'a pas réussi à créer les conditions d'un marché.
18:11Et ce qui se passe, le gros problème, c'est que dans les autres pays dans lesquels ça marche,
18:15on a laissé beaucoup plus de liberté pédagogique aux professeurs
18:18pour choisir l'outil ou le service dont il a besoin pour faire classe.
18:22C'est ce qu'on fait pour le livre scolaire.
18:23Le professeur a finalement choisi tous les professeurs qui se réunissent
18:26et se disait, tiens, pour la sixième SVT, on va prendre tel livre.
18:29On n'a pas réussi à faire ça dans le numérique éducatif
18:31en voulant avoir des carcans trop forts.
18:34Donc voilà, à un moment donné, il faut un peu plus libéraliser le système.
18:37C'est les syndicats de profs qu'il va falloir convaincre ?
18:40Parce qu'ils ont un point important quand même dans le fonctionnement de notre éducation.
18:43Oui, les syndicats de profs, mais bon, au niveau local, ça commence à se passer.
18:47Certaines régions ont mis en place des initiatives très importantes,
18:51dans les départements aussi, il faut peut-être un petit peu plus décentraliser les décisions.
18:55Alors, on va parler un peu business aussi.
18:56Vous investissez depuis bientôt dix ans dans la tech.
18:59Qu'est-ce qui a changé dans les projets que vous recevez aujourd'hui
19:02depuis l'arrivée de cette intelligence artificielle grand public, générative ?
19:07Alors aujourd'hui, tous les projets contiennent de l'IA.
19:10C'est une révolution dans tout ce qui est contenu.
19:14Mais ce qui est intéressant de voir, c'est que la révolution de l'IA,
19:17elle touche tous les ponts de l'éducation,
19:19de la petite enfance à la formation professionnelle.
19:22Il y a beaucoup de choses dans la formation professionnelle qui se passent.
19:24Et là, la France est en avance.
19:26On a des grandes entreprises qui s'adaptent, qui forment leurs collaborateurs.
19:30On a quand même une révolution à voir.
19:32On a 40% des jobs qui vont être modifiés, supprimés.
19:35Il va falloir former les collaborateurs à l'IA.
19:38On vient d'investir, par exemple, dans une société qui forme les vendeurs par l'IA.
19:43Typiquement, vous avez des call centers à former, des nouveaux vendeurs à former.
19:47Vous pouvez, grâce à l'IA, les entraîner à faire des simulations de vente, etc.
19:51Vous avez une autre société qui s'appelle Much Better, une société qui s'appelle Mando,
19:55qui fait de la formation à l'IA pour aider les entreprises à former leurs collaborateurs.
19:59Donc, il y a un énorme enjeu de formation dans les entreprises pour adapter à ce nouveau monde.
20:04Et on parle aussi...
20:06Un des secteurs dans lesquels la France a fait beaucoup de choses,
20:08c'est tout ce qui est formation continue.
20:10On a été quand même assez les champions dans ce domaine avec le plan de développement des compétences.
20:14Alors, maintenant, on est en train de faire beaucoup d'allers-retours,
20:16mais le CPF, ça a été quand même quelque chose de très positif,
20:20qui a permis à chacun de pouvoir se former.
20:22Et nous, aujourd'hui, on a des...
20:24Donc, ça, c'est un outil...
20:24C'est le CPF, c'est le compte personnel de formation.
20:26Oui, donc on peut l'utiliser pour se former à l'IA.
20:28Où chacun peut l'utiliser pour se former, mais pas seulement...
20:30Pas qu'à l'IA.
20:30Je sais, mais utilisons cette enveloppe pour...
20:33Voilà, nous, on a une société qui forme les métiers en tension.
20:36Aujourd'hui, on a beaucoup de métiers en tension.
20:37Col bleu, dans le chauffage, la clim, dans le bâtiment, énormément.
20:45Et beaucoup de gens qui ont eu des parcours chaotiques dans leur vie scolaire,
20:49finalement, grâce à la formation en ligne,
20:51peuvent continuer à travailler et se former,
20:53acquérir un diplôme et se développer.
20:55Et on vient, on publiera cette semaine une étude
20:58que l'on a faite avec le cabinet d'Impact Citizen
21:01qui montre que pour un euro investi dans la formation,
21:06on arrive à créer 6 euros de valeur sociale.
21:08Alors, effectivement, ce 3 septembre,
21:10vous publiez cette étude sur la valeur sociale, en quelque sorte.
21:13Comment vous arrivez à ce chiffre ?
21:14Un euro investi, 6 euros...
21:16Alors, c'est une étude qui a été faite de manière très, très précise
21:19et très analytique,
21:20qui a regardé toutes les personnes qui étaient au chômage,
21:23qui, grâce à de la formation, finalement, ont retrouvé un emploi.
21:26Donc, c'est autant d'années de chômage,
21:29d'années de précarité qui n'ont pas eu lieu.
21:31Des gens qui, grâce à de la formation en ligne,
21:33ont obtenu un diplôme et ont pu augmenter leurs revenus.
21:35Donc, tout ça a été fait de manière assez méthodique
21:38et sur 38 millions investis sur 11 sociétés,
21:42on a pris un échantillon de 11 sociétés,
21:44ont réussi à créer 235 millions d'euros de valeur sociale.
21:48Et donc, c'est pour ça que la formation doit être de plus en plus vue
21:51comme un investissement stratégique pour l'entreprise.
21:55Mais stratégique pour l'État aussi.
21:56C'est un enjeu de souveraineté française, européenne.
21:59C'est un enjeu de souveraineté stratégique pour les collectivités,
22:01les entreprises, l'État, et non plus comme une seule dépense ou un seul coût.
22:07Cet enjeu de souveraineté, on va terminer là-dessus.
22:10Est-ce que vous avez le sentiment que ça y est,
22:12on a pris conscience de l'enjeu de souveraineté autour de l'IA,
22:15notamment l'IA éducative ?
22:17On a peut-être pris conscience dans les discours,
22:19mais on n'a pas encore pris conscience dans les actes.
22:22Il est vraiment urgent de développer des IA pédagogiques
22:25qui respectent nos valeurs.
22:28Aujourd'hui, est-ce qu'on a envie d'avoir l'histoire de France,
22:31demain, expliquée par une IA chinoise ou une IA américaine ?
22:35Je ne pense pas.
22:36La réponse est dans la question.
22:38Merci beaucoup Marie-Christine Levé.
22:39A bientôt sur Bsmart4Change.
22:41On passe tout de suite à notre rubrique Startup et Innovation.
22:50Smart Ideas, dans chaque émission,
22:52une start-up mise à l'honneur, en duplex avec nous Valérie Cervantes,
22:56qui est le cofondateur de Metacar,
22:58créé en 2020 avec Tiffaine de Heninck et Xavier Leblanc.
23:02Bonjour, bienvenue.
23:03C'était quoi l'idée de départ ? Racontez-moi.
23:06Bonjour.
23:07Oui, alors l'idée de départ, c'était de combler un trou
23:10dans les solutions de mobilité
23:12et de pouvoir adresser les zones peu denses,
23:14celles où les gens sont captifs de la voiture.
23:17Donc c'est ce qu'on appelle classiquement
23:19une solution de dernier kilomètre
23:22pour compléter le transport public en zone peu dense
23:25ou pour offrir une première forme de service régulier
23:28en zone où il n'y a rien du tout.
23:30Avec donc une voiture, c'est ça,
23:32qui s'appelle Kiwi.
23:34À quoi elle ressemble ?
23:35Présentez-nous, Kiwi.
23:37Kiwi, c'est une toute petite voiture.
23:39C'est vraiment deux sièges sur quatre roues.
23:42Elle est électrique, bien entendu,
23:45et elle est en configuration qu'on appelle sans permis,
23:50c'est-à-dire que ça permet à des jeunes
23:52de conduire dès l'âge de 14 ans normalement.
23:56La conséquence, c'est 45 km heure maximum
23:59et deux sièges, pas plus.
24:02Et ce qui la caractérise,
24:04c'est que les véhicules s'emboîtent entre eux
24:06comme des chariots de supermarché, si j'ose dire,
24:10c'est pour gagner de la place.
24:12Mais c'est surtout qu'une fois emboîté,
24:15un conducteur va pouvoir conduire un train de Kiwi.
24:18C'est-à-dire qu'il va pouvoir en conduire 10 à la fois.
24:21Alors, ce n'est pas n'importe quel conducteur,
24:23ce n'est pas l'usager qui fait ça,
24:25c'est simplement une personne qui est chargée
24:27de livrer les véhicules au bon endroit
24:30ou de les rééquilibrer pour les ramener
24:33des endroits où il y en a trop
24:34vers les endroits où il n'y en a pas assez.
24:35Vous en êtes où de la commercialisation de ces Kiwis ?
24:41Alors, nous sommes en phase de commercialisation.
24:43Nous sommes en mesure de livrer Kiwis
24:46au deuxième semestre de l'année prochaine.
24:49Notre commercialisation va commencer par des flottes,
24:52on va dire probatoires,
24:54avec une approche partenariale,
24:57avec des collectivités de communes
24:58et des partenaires privés
25:00pour déployer plusieurs dizaines de véhicules
25:04deuxième moitié de 2027.
25:06Alors, vos cibles, vos clients potentiels,
25:08ce sont les collectivités, c'est ça ?
25:10Les communautés de communes, par exemple ?
25:13Oui, effectivement.
25:15Les métropoles, les agglomérations,
25:17les communautés de communes,
25:20mais aussi des opérateurs privés
25:24autour d'applications de mobilité sur les grands sites,
25:28de mobilité touristique.
25:30C'est quoi le modèle économique de Kiwis ?
25:33Comment ça va fonctionner ?
25:35Alors, on a un modèle économique à plusieurs tiroirs.
25:40S'il s'agit d'opérer une flotte complémentaire
25:43au transport public,
25:45par exemple sur des grandes agglomérations
25:46en zone périurbaine,
25:47on est tout à fait disposé à livrer les véhicules Kiwis
25:52à des opérateurs de transport public
25:54qui, eux, vont en fait compléter le réseau de transport public,
25:59donc vont l'opérer dans la continuité.
26:01Et puis sur les zones moins denses, rurales,
26:05là où il n'y a véritablement rien,
26:07on y va en tant qu'opérateurs nous-mêmes.
26:10L'autopartage a quand même du mal à s'imposer.
26:13Est-ce que c'est un modèle d'autopartage
26:15et pourquoi le vôtre réussirait
26:17là où les autres ont eu plus de mal ?
26:20Alors, formellement, oui, c'est de l'autopartage,
26:23mais c'est de l'autopartage opéré
26:25pas comme les autres systèmes.
26:27En fait, si vous prenez des systèmes
26:30qui aujourd'hui sont populaires
26:32comme les vélos partagés,
26:33vous avez cette possibilité
26:35de prendre un vélo à une station
26:37et de le laisser à une autre station.
26:39Et ça, ça donne beaucoup de flexibilité dans l'usage.
26:43Et ça, c'est dû simplement au fait
26:45que quand il y a trop de vélos dans un coin
26:48ou pas assez dans un autre,
26:49vous avez certainement vu ça,
26:51on les empile sur une remorque
26:52et on rééquilibre.
26:53Et ça permet de faire ça.
26:55Aujourd'hui, et comme on ne peut pas faire ça
26:56avec des automobiles,
26:57l'autopartage est à 90%, on va dire, en boucle.
27:01C'est-à-dire que vous êtes obligés
27:02de ramener votre véhicule au point de départ,
27:05ce qui enlève en fait beaucoup
27:07de l'intermodalité avec le transport public
27:09parce que vous ne pouvez pas combiner
27:11un trajet en autopartage
27:13avec un trajet en transport public.
27:15Et nous, c'est ce qu'on permet de faire.
27:17On permet d'utiliser un véhicule
27:18d'un point à un autre.
27:20Donc, c'est véritablement disruptif
27:22dans l'usage et on va pouvoir adresser
27:24beaucoup plus d'usages en fait
27:26que l'autopartage contraint
27:28où l'on demande à l'usager
27:30de ramener le véhicule au point de départ.
27:32D'où l'intérêt de ces kiwis emboîtables.
27:35Merci beaucoup Valérie Cervantes.
27:37Et bon vent à vos kiwis,
27:39bon vent à Métacar.
27:41Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact.
27:43Je vous dis à très vite
27:44sur l'antenne de BeSmart for Change.
27:46Salut !

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