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  • il y a 7 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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Transcription
00:00Bonsoir, je suis ravi de vous retrouver pour 100% Politique Week-end.
00:03On va parler évidemment beaucoup de politique, de la rentrée de Jordan Bardella,
00:07des échanges entre François Hollande et Édouard Philippe,
00:10Olivier Faure qui dit de l'impôt, de l'impôt, de l'impôt.
00:12On peut payer de l'impôt, il faut payer de l'impôt, évidemment.
00:15On va parler de tout ça, mais dans un instant,
00:17on va commencer par une histoire qui est abominable et surtout révoltante.
00:21Vous allez découvrir le visage d'un homme qui se filme en train d'être dans un parc de loisirs.
00:27Cet homme est en permission, il en a eu une quinzaine de permissions
00:30et pourtant il est condamné en ce moment à 12 ans de prison,
00:3412 ans de prison pour avoir tué un policier.
00:37Qu'est-ce qu'il fait là ? Comment on en est arrivé là ?
00:39On est dans un pays qui marche sur la tête et on va en parler dans un instant.
00:43Restez bien avec nous, il est 22h, c'est l'heure du journal de Pauline Trezer.
00:47Bonsoir Pauline.
00:52Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:53Comme ça, la une de votre journal, Sébastien Lecornu a confirmé
00:56qu'il n'était pas candidat à l'élection présidentielle.
01:00Déclaration faite dans les colonnes du Parisien ce samedi.
01:03Le Premier ministre l'affirme, le gouvernement est un gouvernement de mission,
01:07pas un gouvernement en campagne.
01:08Une position qu'il rappelle avoir déjà martelée à plusieurs reprises.
01:12La gauche a fait sa rentrée politique.
01:15Au deuxième jour des journées d'été du Parti socialiste à Blois,
01:18dans le Loir-et-Cher, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
01:22a martelé au pupitre que le bloc central allait s'effondrer.
01:25On l'écoute.
01:27Le bloc central va s'effondrer.
01:30C'est terminé.
01:32La seule question, la seule question est désormais de savoir
01:38qui sera chargé de reconstruire.
01:40Je veux dire à ceux qui nous écoutent et nous attendent,
01:44nous sommes prêts !
01:46Et justement, cette campagne présidentielle devra répondre aux priorités des Français.
01:5246% d'entre eux placent le pouvoir d'achat en tête de liste.
01:55En deuxième position, à 30%, les Français sont préoccupés par leur sécurité.
02:00Chiffre révélé par une étude Ipsos BVA
02:03réalisée pour le laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer.
02:08Sébastien Lecornu a promis samedi un plan de soutien et de sauvetage
02:12pour aider les agriculteurs à passer l'hiver après un été de sécheresse.
02:16Puis un plan de relance pour 2027 pour la filière.
02:20Sur X, le Premier ministre affirme que ces mesures devront figurer dans le budget 2027.
02:26Le gouvernement prépare la copie budgétaire qu'il présentera fin septembre
02:30avant son examen au Parlement.
02:32Dans le reste de l'actualité, c'est cambriolage en série chez les pompiers
02:36En moins de trois semaines, cinq casernes de pompiers ont été cambriolées dans le Rhône et l'Isère.
02:43Écoutez Françoise Champavier, maire de Quincieux, l'une des communes touchée par ses voies.
02:48C'est du matériel qui est quand même assez coûteux.
02:52Moi hier, on m'a parlé de 40 à 50 000 euros.
02:55Chez nous, c'est quand même des pompiers bénévoles, il ne faut pas oublier.
02:57C'est des gens qui prennent sur leur temps libre, sur leur loisir pour venir porter aide et secours à
03:03la population.
03:04Et voilà, le remerciement qu'ils en ont, c'est un peu comme dans les cités quand on les caillasse.
03:09Il ne faut pas oublier que c'est des gens volontaires, bénévoles, qui viennent porter secours à la population.
03:13A l'international, au Népal, le bilan humain provisoire s'alourdit.
03:18Au moins 675 personnes ont perdu la vie après la gigantesque coulée de boue qui a touché le nord du
03:24pays mercredi.
03:25Dernier bilan communiqué par les secours.
03:28Parmi les 3 000 disparus, 4 Français sont activement recherchés.
03:32Et un accord pétrolier historique a été annoncé entre les gouvernements américains et vénézuéliens.
03:38Le plus grand de l'histoire, selon le président Donald Trump.
03:41Cet accord prévoit le contrôle de 65 milliards de barils de pétrole pour les Etats-Unis.
03:47Ce qui devrait engendrer plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'Etat vénézuélien.
03:54Acon 8 s'est adressé pour la première fois aux Norvégiens depuis son accession au trône.
03:59Le nouveau roi de Norvège a rendu hommage à son père de 89 ans, mort ce vendredi.
04:04Il prêtera un serment d'allégeance à la Constitution mardi.
04:07Écoutez ses premiers mots.
04:11Nous sommes en deuil.
04:12Mais en même temps, le fait de voir que tant de personnes partagent notre peine nous apporte réconfort et force.
04:18Cela a été profondément émouvant de voir la place du palais se remplir de monde, de fleurs, de messages et
04:24de bougies.
04:26Et un mot de cyclisme pour finir ce journal.
04:29Rebondissement sur la huitième étape de la Vuelta.
04:32Le Slovène Tadej Pogacar, leader au général, a été contre à l'abandon après une chute survenue dans les 30
04:38derniers kilomètres.
04:39À l'arrivée de cette étape chaotique, le Français Brian Coquart s'est finalement imposé au sprint.
04:45Devant Matt Peterson, Tadej Pogacar devra lui se faire opérer pour une fracture avec le déplacement de la clavicule.
04:54Merci Pauline.
04:55On vous retrouve à 23h.
04:57Ce soir, 100% politique week-end, c'est avec Raphaël Staville du JDD.
05:01On va parler tout à l'heure du JDD qui fait sa une sur le casse du siècle.
05:04Oui, ça a raconté l'info.
05:06On verra des extraits d'ailleurs et on lira quelques excerpts de ce livre.
05:10Et l'entretien qui a été donné en exclusivité.
05:13Bonsoir Olivier.
05:13Bonsoir Raphaël.
05:15Je salue également Vincent Roy.
05:18Bonsoir.
05:18Je suis ravi de vous retrouver.
05:19Et puis Eva Duparc.
05:20Bonsoir.
05:21Nouveau visage.
05:21que vous avez découvert sur CNews.
05:23Je suis ravi également de vous accueillir pour cette première.
05:28Voilà.
05:28On a beaucoup d'actualités politiques, je vous le disais.
05:31Mais on va démarrer avec la colère d'une veuve.
05:34La veuve du policier Éric Moroy.
05:36Ce jeune policier a été tué par un chauffard.
05:38C'était en 2020.
05:38C'était au Mans.
05:39Dans des conditions abominables.
05:41Le chauffeur, ou le chauffard plutôt, qui est un assassin, a été condamné à 12 ans de prison.
05:47On est en 2026.
05:48Il a été condamné en 2023.
05:50Il y a trois ans à peine.
05:52Et cet assassin, et c'est une information du service police-justice de CNews, a bénéficié d'au moins 15
05:58permissions de sortie.
06:0015 permissions de sortie.
06:01Alors qu'il vient de rentrer en prison pour 12 ans.
06:03Pour 12 ans, en principe.
06:05Comment est-ce que c'est possible d'avoir un tueur de policier bénéficier d'autant de permissions ?
06:11On va écouter d'abord l'épouse de la veuve d'Éric Moroy, qui nous a bouleversé ce soir, qui
06:16a répondu tout à l'heure aux questions de Thierry Cabane.
06:20Parce qu'en plus, et vous allez découvrir, c'est l'image que je vous montrais tout à l'heure.
06:23Cet homme, il s'est filmé sur les réseaux sociaux, lorsqu'il allait au parc de loisirs, lorsqu'il allait
06:28profiter d'un anniversaire, lors de ses permissions.
06:32Il n'y a pas de problème.
06:34On monte son image.
06:35Ça, c'est absolument révoltant, évidemment.
06:37Et cette veuve, qui s'appelle Laurence, a découvert ces images, comme nous toutes, sur les réseaux sociaux.
06:43On l'écoute.
06:44On est outré.
06:47On est choqué par toutes ces images.
06:49On apprend que cet individu bénéficie de permissions de sortie depuis plusieurs mois, alors que le jugement n'a eu
06:56lieu qu'en 2023.
06:58Il y a à peine trois ans.
07:00Il vit une vie magnifique sur ses sorties.
07:04Nous, on pleure, Éric, tous les jours.
07:06On s'accroche tous les jours pour essayer de s'en sortir et garder la tête hors de l'eau.
07:10C'est honteux.
07:11La justice ne prend pas la peine de notre douleur.
07:19Il y en a que pour les assassins, il faut le dire.
07:24Mes enfants et moi, on fait au mieux pour s'en sortir.
07:28Mais là, ce qu'on voit aujourd'hui, nous choque énormément.
07:30Évidemment.
07:31Et je peux vous dire qu'on est tous choqués.
07:33Les policiers sont choqués.
07:35Les syndicats de police sont choqués.
07:36Les avocats, également, peuvent être choqués.
07:39Vous voyez les images que cet homme a postées sur les réseaux sociaux.
07:42Et il y a aussi des photos.
07:44Je salue Jean-Christophe Couvry, secrétaire général d'unité police.
07:48Moi, vraiment, je suis abasourdi par ce que je découvre ce soir, Jean-Christophe.
07:55Bonsoir.
07:56Oui, moi aussi.
07:58En fait, je l'ai appris tout à l'heure par vos services qui m'ont appelé.
08:02Et je suis d'autant plus touché aussi que le 12 août 2020, j'étais à la cérémonie d'adieu
08:07d'Éric Monroy au Mans.
08:10Et je me rappelle, il y avait 134 policiers de tous les services qui étaient là pour lui rendre un
08:16hommage national.
08:17Je voyais ses collègues tomber comme des mouches, pris de malaise parce qu'il y avait la chaleur et puis
08:23l'événement.
08:25Et puis, surtout, ce qui m'a choqué le plus, c'est à la fin de la cérémonie, vous voyez,
08:30quand le corbillard s'en va et qu'en fait, vous avez, j'ai encore les trémolos dans la bouche
08:34parce que ça m'a marqué.
08:36Vous avez les trois filles, ces trois petites filles de 5, 12 et 15 ans avec la maman qui les
08:41prennent par la main et qui suivent ce cortège.
08:43Et la famille derrière et tout le monde pleurait. Et en fait, je me rappelle cette image parce que je
08:48me suis dit, c'est tout ce qui reste de ta vie.
08:50Moi, à l'époque, bon, je me séparais aussi. Donc, j'avais deux filles qui avaient à peu près ce
08:55même âge.
08:56Et je me suis dit, mais est-ce qu'à un moment donné, tout ce qui va rester d'un
09:01papa ou d'une maman, c'est ces souvenirs-là avec des enfants derrière qui pleurent la perte de leur
09:06père?
09:07Et ça m'avait vraiment choqué. Et aujourd'hui, effectivement, quand je vois ces images ou cette personne qui a
09:12pris 12 ans, alors qu'au départ, il en courait 20 ans.
09:15Le procureur avait demandé 15 ans. Il a pris 12 ans et il avait déjà fait 6 ans puisqu'il
09:20était en détention provisoire et que là, il a bénéficié de plus de 15 sorties dont certaines ont duré plus
09:28de 10 jours.
09:28D'après la veuve d'Éric Montroy, oui, je suis ulcéré parce qu'aujourd'hui, la symbolique de la justice,
09:36ça ne marche plus.
09:37Oui, je vous remonte, Jean-Christophe, je vous remonte cette image parce qu'elle vient des réseaux sociaux de cet
09:42homme-là.
09:42C'est-à-dire qu'il est en prison, 12 ans de prison. En principe, on se dit 12 ans,
09:47mais il a tué un policier.
09:48C'est le minimum, c'est normal. Mais non, il bénéficie de sorties.
09:52Et pendant ces sorties, qu'est-ce qu'il fait ? Il se filme en train de faire du toboggan,
09:57de participer à des cérémonies de mariage, etc.
10:00Enfin, on est en plein loisir, là.
10:03Oui, mais la famille, elle a pris perpète. Je veux dire, les filles, je me rappelle les prénoms, c'est
10:08Noéline, Lucie et Mathilde.
10:10Ces filles-là, elles ont perdu leur papa pour leur vie. Et quand elles vont aller continuer leur vie, justement,
10:15elles auront toujours une pensée pour leur père tous les jours.
10:18Alors, bien sûr qu'il faut réhabiliter des prisonniers pour une sortie. Après, les réhabiliter dans la société. Mais pas
10:25maintenant.
10:26Enfin, à un moment donné, il faut aussi respecter le deuil des familles.
10:29Pas maintenant et pas comme ça.
10:30C'est pas possible.
10:31Pas comme ça.
10:32On va écouter, si vous voulez bien, Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice de CNews,
10:38qui rappelle qu'Éric Monroy, policier qui a été donc tué, est intervenu, non pas à l'origine sur un
10:45refus de tempérer,
10:46mais pour aider un automobiliste qu'il croyait endormi.
10:49Voilà. Et automobiliste qui, au final, va foncer dessus et d'une manière abominable.
10:54Oui, rappelez-vous, ce drame, c'était le 6 août 2020, vers 4h du matin, au Mans.
10:59Éric Monroy, un policier de 43 ans, est sollicité par les sapeurs-pompiers.
11:03Il intervient sur une voiture dont le conducteur paraît inconscient.
11:07Il vient donc pour le secourir.
11:09Finalement, l'homme ouvre les yeux.
11:12Il déverrouille la porte.
11:13Et au moment où le policier lui demande ses papiers, il démarre.
11:17Il fonce et entraîne le policier sur 200 mètres jusqu'à ce qu'il percute un muret.
11:21Le policier meurt sur place.
11:24Ce policier, donc, c'était Éric Monroy, un époux, un père aussi de famille, de trois enfants.
11:28Et on découvre, à ce moment-là, le profil du conducteur.
11:31Il s'appelle Charlie Fajol.
11:33Il a 26 ans.
11:34On lui détecte 1,5 g d'alcool par litre de sang.
11:38On découvre aussi qu'il est récidiviste et sous contrôle judiciaire.
11:42Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour refus d'obtempérer.
11:46Voilà, condamné plusieurs fois.
11:48Un policier qui fait son boulot, qui n'essaye pas d'arrêter quelqu'un,
11:53qui va aider quelqu'un, Jean-Christophe Couvry,
11:55qu'il croit en danger ou endormi au volant de sa voiture
11:59et qui se fait percuter mortellement.
12:02Non, mais moi, je me rappelle encore, je vous dis, de l'histoire.
12:04C'est qu'en fait, le collègue a voulu enlever la clé de contact
12:09et la personne a accéléré sur plus de 200 mètres dans un mur.
12:13Et je crois que c'est à plus de 60 km heure.
12:15Et donc, on voit bien que c'était l'intention, c'était vraiment de tuer mon collègue.
12:19Déjà, de le faire tomber.
12:21Donc, en fait, si vous voulez, derrière, moi, encore une fois, c'est quoi la réhabilitation ?
12:25C'est-à-dire qu'on a le droit d'aller dans des parcs de loisirs quand on est en
12:27prison.
12:27Encore une fois, la symbolique de la prison, ça ne marche plus.
12:30Le citoyen, aujourd'hui, demande des comptes.
12:32S'il y a une perte de légitimité, aujourd'hui, de la justice,
12:35ça en est aussi cette cause-là.
12:37On ne peut pas, à un moment donné, tout accepter.
12:38Et ça, c'est l'inacceptable.
12:40Quand on va en prison, c'est pour payer sa peine.
12:42On doit, la société accuse, vous vous rendez compte de vos actes.
12:45Et vous êtes condamné par la société.
12:47La société ne doit pas vous permettre d'aller dans les centres de loisirs
12:51pour faire du toboggan et aller à la piscine.
12:53Moi, je pense que ce soir, Jean-Christophe,
12:54il y a beaucoup de dégoût chez vous, chez vos collègues.
12:57Il y a beaucoup d'ulcérations et de dégoût.
12:59Bien sûr.
13:00Et puis, je pense que tout le monde est abasourdi.
13:02Et je peux vous dire que dans les jours qui viennent,
13:03il va y avoir encore plus de dégoût.
13:05Moi, on est dans un moment très délicat, aujourd'hui,
13:08pour la police, d'ailleurs, un peu comme les pompiers, etc.
13:10Il y a une grogne qui s'est installée.
13:12On a fait, d'ailleurs, on a appelé, nous,
13:13à faire la grève du zèle dans les commissariats,
13:15ce qu'on appelait le 562, c'est-à-dire que vous ne sortez que sur appel.
13:18Parce qu'encore une fois, on a un ministère et un gouvernement
13:20qui ne prend pas la mesure de la colère qu'il y a dans les commissariats.
13:23Et ça, ça vient en rajouter.
13:25Comme la dernière fois, il y a aussi un prévenu qui est sorti
13:28pour aller un anniversaire, alors que le gars,
13:30il est connu pour les narcotrafiques, etc.
13:32Enfin, je veux dire, encore une fois,
13:33c'est quoi la symbolique de la justice ?
13:36Et aujourd'hui, on a un problème avec cette symbolique.
13:37On a un problème. Alors, M. Darmanin
13:39réinvente les prisons, parce qu'en fait,
13:42la prison, c'est quoi ? C'est que vous êtes dans une pièce
13:43de 9 mètres carrés et vous pensez un petit peu
13:45à ce que vous avez fait comme bêtise,
13:47quel sens de votre vie future
13:49vous voulez mener.
13:51Et aujourd'hui, c'est dévoyé. Donc, c'est ça qui nous fait mal,
13:54en fait. C'est que nous, on fait notre boulot,
13:55les juges derrière juges, et après, on fait des aménagements
13:58pour permettre à des personnes d'aller dans les parcs
14:00de loisirs à Center Park. Moi, je suis...
14:02Oui, ça m'écœure.
14:03Merci beaucoup, Jean-Christophe, couvée d'avoir témoigné,
14:05d'avoir participé à ce...
14:09à cette...
14:10à quelque chose qui va devenir un débat,
14:12à mon avis, Vincent Roy. Quelque chose
14:14qui, aujourd'hui,
14:16va prendre une tournure
14:18importante, parce que
14:20entendre, encore une fois, que
14:21vous êtes accusé, vous êtes
14:24condamné, 12 ans de prison,
14:2612 ans de prison, c'est pas rien, vous êtes l'auteur
14:28d'un meurtre. Vous avez tué
14:29un policier. Et vous
14:31pouvez sortir, voilà.
14:34Il me semble qu'il y a dans cette affaire deux choses.
14:36D'abord, lorsqu'on observe
14:38ce cas particulier,
14:39on est obligé de se rendre compte
14:42d'une chose, c'est que
14:44les victimes n'ont pas beaucoup
14:46d'importance. Voilà. C'est pas à elles
14:48que l'on va penser en premier. En premier
14:50lieu, on ne pense pas aux victimes.
14:52On pense au bien-être
14:54de l'assassin. Et puis, la deuxième chose,
14:56parce que là, ça devient insupportable,
14:58c'était vrai la semaine dernière
14:59où un narcotrafiquant
15:01condamné, je crois, à 17 reprises
15:04avait le droit de sortir
15:05en permission pour aller
15:07à l'anniversaire de sa mère, comme si
15:09c'était absolument capital.
15:11Au nom des droits familiaux,
15:13encore une fois, je crois qu'on ne pensait pas
15:15beaucoup aux victimes et qu'on pensait
15:17davantage aux criminels. Mais dans le cas qui nous occupe,
15:19la question qui est posée
15:21pour moi maintenant, clairement,
15:23est celle de la responsabilité des juges.
15:25tant qu'on n'en appellera pas
15:27à la responsabilité des juges. Pourquoi je vous dis ça ?
15:29Parce que là, on a forcément
15:31un juge d'application des peines
15:33ou le juge dit juge des libertés
15:35qui a autorisé
15:37ces sorties. 15, on parle
15:39de 15 sorties pour un criminel
15:41condamné à 12 ans,
15:43déjà récidiviste,
15:45qui a tué un policier
15:46de manière délibérée. Est-ce que vous vous rendez compte
15:49dans quel niveau d'assignifiance
15:52en est la justice ?
15:53Je ne comprends pas comment
15:55c'est un JAP, c'est ça ?
15:56Un juge d'application des peines
15:57peut arriver là ?
15:58On va poser la question
15:59à Maître Abelizine
16:00qui nous attend dans un instant.
16:02Juste avant,
16:03on va écouter un deuxième extrait
16:05du témoignage de Laurence
16:07sur le fait qu'elle s'est sentie
16:08quand même accompagnée
16:09ces derniers mois
16:11par Gérald Darmanin,
16:13mais que, par ailleurs,
16:14on ne l'a pas avertie
16:16des permissions.
16:17On ne l'a pas avertie
16:17de ce qui se passait.
16:18J'imagine.
16:18Évidemment. Écoutez-la.
16:22La raison pour nous
16:23au moment du décès d'Éric
16:24a été très à l'écoute
16:25de notre douleur
16:26et de notre chagrin.
16:28Mais c'est vrai,
16:29alors il ne peut peut-être
16:30pas faire grand-chose
16:31en tant que garde des Sceaux,
16:33mais il va falloir
16:34refonder la justice.
16:36En tout cas,
16:37il va falloir faire en sorte
16:38que les criminels,
16:39que des personnes
16:40qui tuent volontairement
16:42d'autres personnes,
16:43ne puissent pas,
16:44à quelques années,
16:46quelques mois après leur peine,
16:49vivre leur meilleure vie
16:50dans des parcs aquatiques,
16:52dans des soirées,
16:53dans des fêtes d'anniversaire,
16:54alors que nous,
16:55on essaie de s'en sortir
16:56du mieux que l'on peut
16:58et qu'on pleure tous les jours.
17:00Éric.
17:02Maître Alexandra Avieline,
17:03bonsoir.
17:05Comment c'est possible ?
17:06Comment on peut en arriver
17:08à un moment donné
17:08à ce que,
17:10après,
17:10à peine la condamnation,
17:12je le rappelle,
17:13c'était 2023,
17:13on est en 2026,
17:1512 ans de prison.
17:15Comment on peut avoir déjà
17:17une série,
17:18une quinzaine de permissions
17:19et surtout,
17:21que rien ne se passe
17:22lorsqu'on voit
17:23les images
17:24de cet homme
17:26qui est en train
17:26de s'amuser
17:27dans la part d'attraction.
17:28C'est complètement fou.
17:29Il faut nous expliquer
17:30pourquoi un juge
17:32d'application des peines
17:32peut faire ça
17:33et sans rien dire
17:34à la famille,
17:34évidemment.
17:35Alors,
17:36Olivier,
17:37moi,
17:37je suis particulièrement
17:39choquée,
17:40même si je suis
17:41auxiliaire de justice,
17:42je suis extrêmement
17:44choquée
17:45parce que je ne défends
17:46pas que des accusés,
17:47des prévenus,
17:48mais je peux assister
17:50des familles
17:52de partis civils
17:53et notamment
17:54des partis civils
17:54qui ont perdu
17:55des proches,
17:56qui ont été victimes
17:57d'homislatives.
18:00Là,
18:01dans ce cas particulier,
18:02le juge
18:03d'application
18:03des peines
18:04avait toute l'attitude,
18:06effectivement,
18:07il a respecté
18:08le droit,
18:09il faut savoir
18:09que vous êtes
18:11potentiellement libérable
18:13à mi-peine.
18:14Il a pris
18:1512 ans.
18:16Alors,
18:17certes,
18:17la condamnation
18:18a eu lieu
18:19en 2023,
18:21mais il a été
18:22détenu
18:23provisoirement
18:24à compter
18:24de 2020.
18:26Donc,
18:26si vous faites
18:27le calcul
18:282020,
18:292023,
18:302023,
18:312026,
18:32donc,
18:32il est à mi-peine
18:34et s'il a bénéficié
18:36déjà
18:36de
18:38permissions
18:38de sortie,
18:40il faut savoir
18:40que si on peut
18:41vous permettre
18:43d'avoir
18:44des aménagements
18:45de peines,
18:45il faut qu'au
18:46préalable,
18:47vous ayez eu
18:47des autorisations
18:49des permissions
18:49de sortie.
18:50Mais ces permissions
18:51de sortie,
18:51elles n'ont pas
18:52un but
18:54récréactif.
18:55À aucun moment,
18:57il y a un juge
18:57d'application
18:58des peines
18:58qui va dire
19:00« bah oui,
19:00c'est pour que vous alliez
19:01dans un parc aquatique
19:03et heureusement,
19:04mais on va vous autoriser
19:06à sortir
19:07pour préparer
19:08votre réinsertion ».
19:10Évidemment,
19:11évidemment.
19:12Permettez-moi,
19:13je pose la question
19:14à Raphaël Steinville,
19:16mais simplement
19:16« ok,
19:17moi je veux bien,
19:18il a 12 ans de prison,
19:20on est à la moitié,
19:206 ans,
19:21on peut commencer
19:21à considérer
19:23qu'il y a des réductions
19:23de paiement
19:23ou des permissions,
19:24mais enfin,
19:25ce n'est pas n'importe qui
19:26comme délinquant,
19:26c'est quelqu'un
19:27qui a tué un policier ».
19:28Et ça,
19:29on a l'impression
19:30que ça n'est jamais
19:30pris en compte.
19:31Oui,
19:32mais en fait,
19:34je pense que malheureusement,
19:35c'est systémique
19:37parce que des cas
19:38comme celui
19:39que nous sommes amenés
19:40à commenter ce soir,
19:41en fait,
19:42ils se répètent,
19:42ils se sont déjà
19:43passés dans le passé.
19:44Moi,
19:44je ne peux pas m'empêcher
19:45de penser
19:46à Adrien Perez
19:48qui était mort à Grenoble
19:49pour avoir essayé
19:50de défendre son ami
19:51et qui a vu,
19:53pas lui,
19:54mais sa mère,
19:55qui a vu
19:56les assassins
19:57de leur fils
19:59qui avaient été
20:00condamnés
20:00pour l'un d'eux
20:01à 15 ans de prison,
20:02libérés au bout de sept
20:03et qui,
20:04avant d'avoir été libérés
20:06définitivement,
20:06avaient pu bénéficier
20:07de permissions de sortie.
20:12Malheureusement,
20:12et je crois que Vincent Roy
20:13a absolument raison,
20:14si on ne pose pas
20:15la question
20:15du rôle,
20:17de la place
20:17et même de l'opportunité
20:19de conserver
20:20le juge des libertés,
20:21on passe à côté
20:22du sujet
20:23et je pense qu'aujourd'hui
20:24cette exasperation,
20:25je pense que même
20:26on a évoqué
20:27le malaise,
20:29la colère des policiers,
20:31la colère des Français
20:31mais je pense que
20:32nombre de magistrats
20:33aujourd'hui,
20:34je pense notamment
20:35à ceux du parquet
20:36qui avaient voulu
20:39que la peine de prison
20:40de cet homme
20:41soit bien plus sévère,
20:42je pense qu'un certain
20:43nombre de personnes,
20:44même dans l'institution
20:45judiciaire,
20:46sont ulcérées
20:47de ces possibilités.
20:49Je pense aussi,
20:49mais Maître Avril,
20:51le disait aussi,
20:52elle est terriblement
20:53choquée,
20:53mais simplement,
20:54moi j'ai l'impression
20:56Maître,
20:57qu'on a une justice
20:58parallèle en réalité.
20:59On a une peine,
21:0012 ans de prison
21:01pour des faits
21:02et puis on a un juge
21:04qui de son côté
21:05fait une justice
21:06parallèle à lui
21:07et puis qui permet
21:08des permissions.
21:10Non, non,
21:10mais Olivier,
21:11déjà il y a un vrai
21:12problème,
21:13c'est-à-dire que déjà
21:14cette personne,
21:15je suis désolée,
21:15mais elle n'aurait pas
21:16dû être condamnée
21:17qu'à 12 ans de prison.
21:18Déjà,
21:20il y a un problème
21:20pour la qualification
21:21parce qu'il n'a pas été retenu
21:24la volonté de tuer.
21:26Mais alors même
21:27que cette personne,
21:28elle est en état d'ivresse,
21:29on lui dit
21:30de se ranger
21:33sur le côté,
21:35elle fait un délit de fuite,
21:37un refus d'obtempérer
21:38et alors même
21:40que normalement
21:40c'est une circonstance
21:42aggravante,
21:43c'est-à-dire qu'elle est
21:44dans un état
21:45d'alcoolémie avancé,
21:46qu'il y a
21:47un refus d'obtempérer
21:50et malgré tout cela,
21:52on ne retient pas
21:53la volonté de tuer.
21:55On dit,
21:56non,
21:56c'est un accident,
21:58c'est un homicide
21:59involontaire
22:00ou des violences
22:01ayant involontairement
22:04entraîné la mort.
22:05Je suis désolée,
22:05lorsque vous prenez
22:06le volant,
22:07alors que vous êtes
22:08ivre mort,
22:09parce que cette personne,
22:10elle était ivre morte.
22:11Les circonstances
22:12de l'interpellation,
22:14enfin de la tentative
22:15d'interpellation,
22:16c'est que cette personne,
22:18elle s'était endormie
22:20dans son véhicule
22:22au milieu de la chaussée.
22:23D'accord ?
22:24Donc,
22:24c'est dire
22:25le degré
22:26d'alcoolisation
22:28qu'elle devait avoir
22:30et malgré tout cela,
22:32on ne retient pas
22:33la volonté de tuer.
22:35c'est particulièrement
22:37choquant
22:38et ce que je trouve
22:39particulièrement ignoble,
22:41c'est que la famille,
22:43la famille
22:44n'a pas été avertie
22:47de tous ces prémices
22:50d'une libération conditionnelle
22:54et le fait
22:55qu'on allait lui permettre
22:56potentiellement
22:57d'exécuter
22:58que la moitié de sa peine.
23:00Merci Alexandra,
23:01merci Maitre.
23:02on va écouter
23:05le témoignage
23:05de la dernière
23:07des filles
23:07de ce couple
23:08qui a été absolument
23:09poignant.
23:10Simplement,
23:10Eva,
23:11avant.
23:12Je voulais dire,
23:13pour rebondir
23:14sur ce témoignage
23:15évidemment très poignant,
23:16que pour moi,
23:16à partir du moment
23:17où vous touchez
23:18un policier,
23:19vous devriez dormir
23:20en prison.
23:21Aujourd'hui,
23:22la prison,
23:22c'est le club med.
23:23Vous pouvez aller
23:24au centre aquatique,
23:25aller à des anniversaires.
23:27Moi,
23:27ce que je n'ose même pas
23:27imaginer,
23:28c'est comment doit être
23:30en ce moment la famille
23:31de ce policier
23:33parce que ce même homme
23:34donc a droit
23:35à 15 permissions
23:36de sortie
23:37alors que la famille,
23:38elle,
23:38se prend perpétuité.
23:40Je ne sais pas
23:41si on se rend compte
23:42qu'en retentit
23:43ce coup de sonnette
23:45à la porte
23:45de cette famille
23:46cette nuit,
23:47leur monde
23:48s'effondre complètement.
23:50Je veux dire,
23:51moi,
23:51je vais parler
23:51un peu plus personnellement.
23:52Mon père a à peu près
23:53l'âge de ce policier
23:54et je n'ose imaginer
23:56le calvaire
23:56qu'ils doivent vivre
23:58aujourd'hui.
23:58Moi,
23:59je suis particulièrement
24:00atterrée
24:00de découvrir
24:01ces images
24:01aujourd'hui.
24:02Ça montre
24:03qu'il n'y a plus
24:03aucun respect
24:04de l'uniforme,
24:05de quoi que ce soit.
24:07Quand on voit,
24:07par exemple,
24:08qu'il n'y a plus
24:08d'un refus
24:09d'obtempérer
24:09dans les pays
24:10ou ce genre de choses-là.
24:10Évidemment,
24:11mais là,
24:11vraiment,
24:12la famille,
24:12effectivement,
24:13vous avez dit,
24:13elle a pris perpète
24:14et je voulais vraiment
24:15qu'on l'écoute
24:16la plus jeune
24:17des filles
24:18de ce couple
24:18qui a voulu
24:19prendre la parole
24:19tout à l'heure.
24:20On ne s'y attendait pas,
24:21on ne savait pas.
24:22Elle a voulu prendre
24:23la parole
24:23pour dire
24:25son chagrin,
24:26évidemment,
24:26et puis son incompréhension
24:27vis-à-vis de la justice.
24:29Je trouve que
24:30c'est inacceptable
24:31qu'il puisse avoir
24:32des sorties
24:32alors qu'il a tué
24:33une famille,
24:34il a gâché
24:36une famille.
24:42Il devrait pas,
24:43il devrait penser
24:44la politique.
24:46Les juges,
24:47ils devraient penser
24:47aux enfants,
24:48à la famille
24:49qu'ils subissent
24:49tous les jours
24:50la mort.
24:54Il ne sait pas
24:55qu'on souffre beaucoup.
24:57Les juges
24:58ne mourraient pas ça.
25:00Ils les laissent
25:01comme ça sortir
25:01et c'est qu'au bout
25:03de plusieurs morts
25:04qu'il comprennera
25:05enfin
25:05qu'il faut faire
25:07quelque chose
25:08et qu'il faut arrêter
25:09de le laisser sortir
25:10mais bon apparemment,
25:11la justice,
25:12ça,
25:12il ne peut pas le comprendre.
25:13Je trouve que
25:14c'est pas normal
25:15et qu'ils ne devraient
25:16pas avoir le droit
25:17de sortir
25:17et que s'ils nous écoutaient,
25:19ils devraient avoir
25:20hyper honte de lui
25:21d'avoir fait une famille,
25:23un mari égagé,
25:24une famille.
25:27Vous vous rendez compte
25:29que
25:31parfois le hasard
25:33fait mal les choses,
25:34vous vous rendez compte
25:35que cette famille,
25:36cette femme
25:36et ses deux enfants
25:37auraient pu aller
25:38dans ce club
25:40de loisirs
25:41et se trouver
25:43devant l'assassin
25:45de leur père
25:47et pour cette femme,
25:48de son mari.
25:49Est-ce que vous vous imaginez ?
25:51Pardon,
25:51mais moi,
25:51ce que cette famille mérite,
25:53c'est d'avoir une explication
25:54au moins,
25:54une explication
25:55de la justice.
25:57Pourquoi cet homme
25:58se trouve là ?
25:59Parce que moi,
25:59je veux bien,
26:00encore une fois,
26:01j'ai entendu
26:02ce que nous a dit
26:04l'avocate.
26:05Mais en fait,
26:05il y a deux choses.
26:06Mais là,
26:07je veux dire,
26:07c'est vraiment
26:08ça mérite des explications.
26:09Il y a l'indécence
26:10de ce détenu
26:11qui s'affichant
26:12sur les réseaux sociaux
26:14renvoie cette famille
26:15à cette douleur
26:17qui ne guérira jamais.
26:18Et puis,
26:20la deuxième chose,
26:21c'est que
26:23on voit que...
26:25Je ne sais plus
26:26ce que je voulais dire.
26:27Je suis désolé.
26:29C'est terrible.
26:30C'est l'indécence.
26:31Je comprends l'émotion.
26:32En même temps...
26:33C'est glaçant,
26:33en fait.
26:34C'est glaçant
26:34d'entendre cette petite fille
26:36déchirée de douleur.
26:37Oui.
26:39On va dans un instant
26:40marquer une pause.
26:41On va parler de politique,
26:42évidemment.
26:43J'avais prévu
26:43de faire un tout petit peu
26:44plus court sur cette partie.
26:46Mais encore une fois,
26:47on a tous été
26:48vraiment bouleversés.
26:49Je pense que l'histoire
26:51va continuer.
26:51On va continuer
26:52à vous en parler,
26:53j'imagine,
26:53sur CNews
26:54et puis ailleurs demain.
26:56Mais dans un instant,
26:58on va parler de politique.
26:58On va revoir les images
26:59de Jean-Dade Barbella
27:00qui a fait sa rentrée,
27:02d'Edouard Philippe.
27:04On va entendre ici
27:05François Hollande
27:06et puis même
27:06Sébastien Lecornu.
27:08Eh bien,
27:08il n'y va pas.
27:09Est-ce que c'est vraiment
27:10une surprise ?
27:10Est-ce qu'il pouvait faire
27:11autrement que de ne pas y aller
27:12à la présidentielle ?
27:13Est-ce que c'est le seul
27:14homme politique
27:15qui ne va pas y aller ?
27:16C'est une question
27:17qu'on va se poser
27:17dans un instant.
27:18A tout de suite.
27:22Beaucoup de politiques
27:23ce samedi,
27:24je vais vous demander
27:25de commenter rapidement.
27:27Je sais que vous pouvez le faire.
27:28Je sais.
27:29Voilà.
27:30Alors, c'est la rentrée
27:30pour les socialistes tablois.
27:33Rentrée aussi pour
27:33Jordan Bardella,
27:34on va y revenir.
27:35Mais d'abord,
27:35Sébastien Lecornu
27:36qui n'est pas candidat
27:37à la présidentielle.
27:38Écoutez.
27:40Je ne suis pas candidat
27:41à l'élection présidentielle.
27:42Jamais.
27:43Mais je ne suis pas
27:43candidat à l'élection présidentielle.
27:45Déjà, il reste six mois.
27:46Enfin, plus que ça,
27:46huit mois.
27:48Huit mois dans lesquels
27:48il ne faut pas de désordre.
27:50Bon.
27:50Le gouvernement
27:51peut tenir
27:53cette boussole-là
27:54à la condition
27:55de ne pas se mêler
27:56à l'élection présidentielle.
27:57Je me l'applique à moi-même.
27:58Je ne peux pas être plus clair.
27:59Alors, c'est le seul
28:00qui ne veut pas y aller
28:01ou qui ne peut pas y aller ?
28:03Je pense qu'il est d'abord
28:05face au mur du budget
28:08qui, pour lui,
28:09est presque infranchissable.
28:11Il le sait.
28:11La situation politique,
28:13l'archipulation de l'Assemblée
28:15fait que c'est extrêmement compliqué
28:17et il doit mobiliser
28:18toute son énergie
28:19à essayer de faire adopter
28:21un budget sans quoi
28:22la situation sera extrêmement
28:23périlleuse pour la France.
28:25Oui, pas mieux.
28:26Alors, on avance.
28:27Olivier Faure,
28:27toujours pas candidat,
28:28mais il a pris la parole
28:30à Blois
28:30pour son grand discours
28:31devant la famille socialiste
28:33qui va organiser sa primaire.
28:35D'ailleurs, il y a François Hollande
28:36qui est en embuscade là-dedans
28:37qui se dit peut-être
28:39qu'ils fassent leur primaire.
28:41Moi, je n'y vais pas.
28:41J'attends qu'ils se cassent
28:42la figure dans les sondages
28:43et puis on verra ensuite
28:44si je peux rentrer
28:46dans le bal.
28:48Mais je retiens encore
28:49une déclaration
28:50qui va faire plaisir
28:52aux entrepreneurs français.
28:53Tiens, le retour assumé
28:54de l'écologie punitive
28:55par le PS.
28:57Si vous ne produisez pas
28:58plus vert que vert,
28:59il n'y aura plus d'aide.
29:00Écoutez.
29:02Je propose
29:03de suspendre
29:05le versement de dividendes
29:07pour toute entreprise
29:09qui ne s'engage pas
29:10résolument
29:11dans sa propre
29:12transformation écologique.
29:15Pas écolo,
29:17pas de cadeau.
29:19Assez perdu de temps.
29:22On nous dira
29:23écologie punitive.
29:27Mais la punition,
29:29elle est déjà là.
29:30Et cette dette-là,
29:32la dette écologique,
29:34personne ne pourra
29:35jamais l'effacer
29:36ni la rembourser.
29:37J'ai l'impression
29:38qu'entre le PS et LFI,
29:40ça va être la course
29:40à l'échalote
29:41pour savoir
29:42qui lave plus vert
29:43que vert.
29:44Ça ne va pas durer
29:44longtemps la course
29:45parce que la gauche,
29:46c'est M. Mélenchon.
29:47Ça n'existe plus le PS.
29:48Vous savez,
29:49le week-end dernier,
29:49vous vous souvenez
29:50qu'il a commencé son discours
29:51en faisant une grande partie
29:51sur l'écologie.
29:53Non, mais ce qui est intéressant
29:53au Parti Socialiste,
29:55moi, j'ai écouté
29:55avec attention
29:56et M. Hollande
29:57et M. Fort,
29:58c'est que c'est toujours
29:59la même chose.
30:00Donc, écologie...
30:00C'est l'après-midi ?
30:01Oui, oui.
30:02C'est écologie punitive
30:04et c'est les impôts.
30:06C'est les impôts.
30:07Il faut imposer,
30:09il faut taxer
30:10l'héritage
30:11des plus riches,
30:12il faut imposer,
30:13taxer.
30:14Voilà le programme,
30:15voilà la feuille de route
30:16du Parti Socialiste.
30:18Alors, remarquez,
30:18on n'a qu'une chance,
30:19c'est qu'à mon avis,
30:20ils ne vont pas subsister beaucoup.
30:21Donc, pas d'angoisse
30:22pour ceux qui nous écoutent.
30:23C'est toucher quoi ?
30:24Le jeune public,
30:25ça, l'écologie punitive ?
30:26En fait, moi,
30:27ça me fait bien rire
30:28parce que quand je regarde,
30:30on va dire,
30:30plus globalement les chiffres,
30:32la France,
30:33c'est 0,7%
30:34des émissions mondiales
30:36alors que la Chine,
30:37c'est par exemple
30:37plus de 30%.
30:39Aujourd'hui,
30:39je pense que le débat,
30:40il devrait complètement
30:40s'arrêter ici.
30:42Je veux dire,
30:42il y en a marre
30:43que la France fasse toujours
30:44l'effort pour les autres.
30:46Évidemment,
30:47comme vous le disiez,
30:48je suis jeune,
30:48je pense au futur de mon pays,
30:50je pense aussi
30:52à la terre
30:54que j'ai laissée,
30:55par exemple,
30:55dans mon petit village
30:55dans le Var,
30:56mais à ce que je pense aussi,
30:58c'est à l'économie
30:59de mon pays.
31:00Je veux dire,
31:00on a déjà des entreprises
31:01qui sont étouffées
31:03de taxes
31:04et de normes.
31:04Vous pourriez être
31:05une jeune entrepreneuse
31:07par ailleurs
31:07et la première chose
31:10qu'on vous dit,
31:10c'est attention,
31:11attention,
31:12si vous n'êtes pas vert,
31:13vert, vert,
31:14pas l'aide,
31:14vous démarrez,
31:15etc.
31:15C'est exactement
31:16ce que dit
31:16M. Fort.
31:17Nous vivons dans un monde
31:18où pour le Parti socialiste,
31:19il faut être vertueux.
31:20C'est pour ça
31:21qu'une certaine façon,
31:22il rejoigne tout à fait
31:24M. Mélenchon.
31:26La vertu
31:27était érigée
31:28durant la Révolution française,
31:30au moment de la terreur,
31:32c'était central.
31:34Mais je ne sais pas
31:35si vous avez écouté
31:36avec attention
31:37ce que dit Olivier Faure,
31:40il nous parle
31:41de supprimer
31:41les dividendes
31:42aux entreprises
31:43qui ne sont pas vertueuses.
31:44C'est quoi
31:45les dividendes
31:46à des entreprises ?
31:46En quoi l'État
31:47peut supprimer
31:48des dividendes
31:49qui sont versés
31:50sur les bénéfices
31:51d'une entreprise ?
31:51Bref,
31:52il dit d'abord
31:52n'importe quoi.
31:57Et après,
31:58pour entendre
32:00les patrons,
32:01eux,
32:01ils ne réclament pas
32:01des subventions,
32:02ils ne réclament pas
32:03qu'on subventionne
32:04leur virage économique,
32:06ils demandent
32:06plus de liberté,
32:07ils demandent
32:07moins de normes,
32:08et donc d'une certaine manière...
32:10Peut-être un peu moins d'impôts,
32:11peut-être un peu moins de charges.
32:12Bien sûr.
32:13J'ai des amis
32:14qui ouvrent un petit commerce,
32:15qui démarrent, etc.
32:16La première chose
32:17qu'il faut faire,
32:18c'est payer.
32:18Ils n'ont pas gagné
32:19un centime,
32:19il n'y a pas rien dans la caisse,
32:20il faut déjà payer.
32:22Il faut payer au-delà
32:22des travaux, etc.
32:23Il faut payer l'État
32:24pour un certain nombre
32:25de choses.
32:25Vous n'avez pas commencé,
32:26on ne vous dit pas
32:27bonjour monsieur, etc.
32:28Vous avez une lettre des impôts
32:29qui vous dit
32:29payer, payer, payer.
32:30C'est insupportable.
32:31On avance ?
32:32On avance ?
32:32Sur la rentrée
32:33de Jordan Barlella
32:34à la foire de Châlons-en-Champagne
32:36où je crois qu'il est déjà
32:37venu cinq fois,
32:39l'événement politique
32:39en tout cas de la journée,
32:40c'était le premier déplacement
32:42public de la rentrée
32:43après peut-être
32:44un été discret,
32:45plusieurs heures évidemment.
32:47C'est bien la foire de Châlons-en-Champagne ?
32:48Vous êtes déjà allés
32:49les uns, les autres ?
32:50Sur cette foire ?
32:51C'est un peu comme
32:51le salon de l'agriculteur,
32:52il y a beaucoup de monde.
32:53Je ne sais pas si on a
32:53quelques images
32:54d'illustrations pour démarrer
32:56mais on y voit des agriculteurs,
32:57on boit des coups,
32:58on fait des selfies,
32:59c'est sympathique.
33:01On n'a pas d'image,
33:02on les verra tout à l'heure.
33:03On va d'abord revoir
33:04cette séquence
33:05avec Maxime Leguay
33:06qui était en train
33:07de faire son direct
33:07et qui a été rejoint
33:09par Jordan Bardella
33:11tout à l'heure.
33:12Le message politique
33:13adressé par Jordan Bardella,
33:15je serai aux côtés
33:16de Marine Le Pen,
33:18je suis candidat
33:19à Matignon,
33:20elle est candidate
33:21à l'élection présidentielle,
33:23les rôles sont
33:24bel et bien déterminés.
33:25Voilà Jordan Bardella
33:26qui confirme mes propos
33:27et bonjour
33:28aux téléspectateurs
33:29de CNews.
33:30Merci beaucoup.
33:31Alors que dans quel état d'esprit
33:32vous êtes pour cette rentrée politique ?
33:33Très très bien,
33:34extrêmement serein.
33:36On va se préparer
33:37calmement,
33:38sereinement
33:39et les Français
33:40doivent avoir conscience
33:41que ce qui va se jouer
33:42dans quelques mois
33:42va engager leur avenir,
33:44l'avenir de leurs enfants.
33:45Ils ont une occasion historique
33:47de changer leur quotidien,
33:49ils n'en auront pas deux
33:50et donc je les appelle
33:51à la mobilisation cette année.
33:54Voilà, ça peut être
33:54une année de renaissance
33:55pour la France
33:55et pour la patrie.
33:56La campagne qui s'annonce
33:57rude, violente,
33:58il y a plusieurs personnalités
34:00de gauche
34:00qui appellent
34:00à la désobéissance civile
34:02en cas de victoire
34:03du Rassemblement national.
34:04Est-ce que vous êtes inquiet
34:05de ce climat de campagne ?
34:06Mais ce qui est certain
34:07c'est que l'extrême gauche
34:08va chercher par tous les moyens
34:10à contester
34:12le bon déroulement
34:13de la campagne électorale.
34:14Ils ont déjà commencé
34:14à le faire d'ailleurs
34:16et j'appelle là encore une fois
34:17les Français
34:18à être extrêmement lucides
34:19et à ne pas donner
34:21de voix
34:21à ceux qui pourraient
34:23dans les prochains mois
34:25appeler à semer le trouble
34:27ou semer le désordre
34:28dans notre pays.
34:29Dans cette période
34:30nous avons tous
34:31une responsabilité
34:32et les électeurs aussi.
34:33On reviendra sur cette affaire
34:35de désobéissance civile
34:36parce qu'on devrait tous
34:37être absolument offusqués
34:39de se dire qu'à gauche
34:41et à l'extrême gauche
34:42on est en train de dire
34:42mais si le RN arrive au pouvoir
34:44c'est terminé
34:45plus rien ne fonctionnera
34:47le pays sera à feu
34:48et à sang
34:51il y a une logique
34:53on n'écoutera pas
34:54le résultat des urnes
34:55il y a une grande logique
34:56chez LFI
34:58M. Mélenchon
35:00connaît parfaitement l'histoire
35:01il sait que toute révolution
35:02et notamment la nôtre
35:03est un conflit de légitimité
35:04soit
35:06il y a la légitimité
35:08de la loi
35:08c'est-à-dire
35:09le jeu de paume
35:09et puis
35:10il y a une légitimité
35:11qui fonctionne aussi
35:12qui est celle de la rue
35:13c'est-à-dire la Bastille
35:15Mélenchon dit
35:15si ça marche pas pour moi
35:17par la voie
35:18dite légale
35:19le jeu de paume
35:20et bien
35:21je referai
35:21ce qui a été fait
35:23c'est-à-dire la légitimité
35:24de la rue
35:24la Bastille
35:25point
35:25c'est très cohérent
35:26intellectuellement
35:26mais juste une remarque
35:27il n'est pas seul
35:28Marine Tourdelier
35:29Marine Tourdelier
35:30oui absolument
35:31mais juste une remarque
35:32et je parle devant
35:34deux éminents confrères
35:35qui vont peut-être
35:36justement me ramener
35:37à récipitence
35:38mais
35:38qu'est-ce qu'ils vont
35:39vous contredire
35:40j'entends
35:41Jordan Bardella
35:42qui dit
35:42moi je fais la course
35:43à Matignon
35:44et Marine Le Pen
35:45fait la course
35:46à la présidentielle
35:47c'est lui
35:48qui dit ça
35:49parce que Marine Le Pen
35:50moi il y a très longtemps
35:51que je n'ai pas entendu dire
35:52Jordan Bardella
35:53Premier ministre
35:53c'est juste une remarque
35:55dites-moi ce que vous en pensez
35:56elle devrait le dire
35:57toutes les semaines
35:59elle l'a dit
36:00lui à chaque fois
36:01qu'il a fait des déplacements
36:01j'en ai fait quelque chose
36:02avec lui
36:03il l'a dit
36:04il l'a répété
36:04surtout quand on lui disait
36:06mais vous allez être
36:07le prochain candidat
36:08vous allez voir
36:09ce serait vous
36:09qui prendrez
36:10les rênes de cette campagne
36:11non non
36:12les rôles sont bien définis
36:13et ça a toujours été comme ça
36:15je suis candidat
36:16au poste de Premier ministre
36:16non mais c'est dans la manière
36:17dont il l'exprime aujourd'hui
36:18ce qui est vrai
36:19et Vincent Roy a raison
36:21il a dit
36:21je suis candidat
36:23au poste de Premier ministre
36:24ça veut dire
36:25comme si
36:26ce qui était acquis
36:27avant l'été
36:27ce qui était acquis
36:29avant que
36:29mais c'est parce que
36:30les journalistes lui posent la question
36:31alors vous n'êtes pas candidat
36:32à la présidentielle
36:32non non
36:33je suis candidat
36:34oui mais en fait
36:34on n'est pas candidat
36:35à être Premier ministre
36:35mais non
36:36mais c'est vrai que
36:37ça traduit quand même
36:38malgré tout
36:39quelque chose
36:40c'est-à-dire qu'il a fallu
36:41à Jordan Bardella
36:42qu'il fasse le deuil
36:43de ses ambitions
36:46présidentielles
36:46il s'était préparé à cela
36:48d'ailleurs
36:49quasiment tous les observateurs
36:50de la vie politique
36:51s'attendaient à ce que
36:52Marine Le Pen
36:53ne puisse pas
36:54se présenter
36:55à la présidentielle
36:56donc il s'est préparé à cela
36:57à minima
36:57il fallait qu'il se prépare
36:58et donc ça explique
36:59quand même
36:59malgré tout
37:01un été je pense
37:02qui a été compliqué
37:02ça ne remet pas
37:04pas en cause
37:04sa fidélité
37:05ça ne remet pas
37:06en cause
37:07le fait qu'il soit loyal
37:08et aux côtés
37:09de Marine Le Pen
37:10mais on voit
37:12notamment
37:12dans la manière
37:13dont Marine Le Pen
37:16s'invite désormais
37:17dans cette campagne
37:18qu'elle est non seulement
37:19la candidate
37:20du Rassemblement National
37:21mais qu'elle est aussi
37:22la chef de parti
37:23là où normalement
37:24Jordan Bardella
37:25est le président
37:26du Rassemblement National
37:27il est le chef du parti
37:28mais on est dans un moment
37:29très particulier
37:30on est rentré dans une campagne
37:31elle va mener la campagne
37:32c'est elle qui va donner
37:33le ton
37:34le tempo
37:35le discours
37:35ce qu'elle va dire
37:36et ce qu'on va retenir
37:38évidemment
37:38me semble-t-il
37:39Vincent
37:40ah oui c'est évident
37:41c'est évident
37:41mais c'est pourquoi
37:42je trouve que
37:43cette formulation
37:46est un peu suspecte
37:47bon allez
37:48on avance
37:49je voulais quand même
37:49qu'on revienne
37:50sur ce qui divise
37:53la France
37:53LFI
37:54parti antidémocratique
37:56encore une fois
37:56c'est Maxime Le Guet
37:58qui a posé la question
37:59sur cette affaire
37:59de désobéissance civile
38:01et encore une fois
38:01on vient d'en parler
38:03mais enfin
38:04à gauche
38:04ça sera
38:05non
38:05le verdict des urnes
38:07ne sera pas suivi
38:08si c'est l'ERN
38:09cordon sanitaire
38:10comme en Belgique
38:11dit Marine
38:13la désobéissance civile
38:15figure dans la constitution
38:16de 1793
38:18pendant la terreur
38:18vous vérifiez
38:19je crois que c'est
38:20l'article 25
38:21la vertu
38:23la terreur
38:23tout ça
38:23fonctionne ensemble
38:24ça marche très bien
38:25on écoute Jordan Bardella
38:27il est un aveu de faiblesse
38:29de la part de la gauche
38:30qui déteste la démocratie
38:32qui remet en cause
38:33les grands principes
38:34de l'état de droit
38:35et du fonctionnement électoral
38:37la France insoumise
38:38et monsieur Mélenchon
38:38ne veulent pas gagner
38:39cette élection présidentielle
38:40ils ne veulent pas protéger
38:42les institutions
38:42ils veulent les détruire
38:43et je m'inquiète
38:45sur les intentions réelles
38:46de Jean-Luc Mélenchon
38:47je pense que
38:48les français doivent se méfier
38:49dans cette campagne
38:52des apôtres
38:53de la poste France
38:55et de la guerre civile
38:57notre pays s'est toujours battu
38:58contre la guerre civile
38:59on s'est battu
39:00contre la guerre civile
39:01mais là
39:01ce que nous assure la gauche
39:02c'est le chaos
39:03qui viendra
39:04les banlieues à feu et à sang
39:06etc
39:06surtout si l'ERN arrive
39:08en fait
39:09on se rend compte
39:10que la France insoumise
39:11a mis au coeur
39:12de sa stratégie politique
39:13la violence
39:14c'est-à-dire la violence
39:15dans nos institutions
39:16la violence dans la rue
39:18la violence
39:19dans les assemblées
39:20dans les universités
39:21où en fait
39:22une minorité
39:24on va dire
39:26terrorise
39:26la grande majorité
39:28et contrairement
39:28en fait
39:29à ces gens de gauche
39:29moi je me pose une question
39:30c'est
39:31je ne pense pas
39:32que si LFI gagnait
39:33le RN
39:34irait
39:35voilà
39:35faire preuve
39:36de désobéissance civile
39:37dans la rue
39:39moi en tout cas
39:39je n'ai jamais vu
39:40un porte-parole du RN
39:41dire ça sur un plateau
39:42mais vous avez raison
39:43il suffit de regarder
39:44ce qui se passe à l'Assemblée
39:45d'ailleurs
39:46on voit d'où viennent
39:46les cris
39:47la violence
39:48l'agitation
39:49le chaos
39:50l'exemple il y a
39:51toutes les semaines
39:52moi le plus sidérant
39:54dans cette affaire
39:54tout ce qui a été dit
39:55sur la violence
39:58inhérente
39:58finalement
39:59de la France insoumise
40:00et la remise en cause
40:01de nos institutions
40:02moi ce qui m'inquiète
40:03c'est le silence
40:04de ceux qui devraient
40:05aujourd'hui
40:07dénoncer
40:07ces appels
40:08finalement
40:09à la désobéissance civile
40:10que dit le chef de l'Etat
40:11que dit Sébastien Lecornu
40:13que disent
40:14ceux qui sont
40:14très prontes
40:16à dénoncer
40:16les ingérences étrangères
40:18et là
40:18nous sommes face
40:19à un parti
40:21qui devient
40:21séditieux
40:22et il ne faudrait
40:23ne pas s'en inquiéter
40:24enfin vous avez
40:26Raphaël
40:27vous avez François Hollande
40:28qui vous a dit
40:29aujourd'hui
40:29non non non
40:30terminez
40:31LFI
40:32voilà quelqu'un
40:33qui se dresse
40:34contre LFI
40:35vous pouvez lui faire confiance
40:36il doit son siège
40:37de député
40:38à M. Mélenchon
40:38il peut parler
40:40Edouard Philippe
40:41lui a rappelé
40:41tout à l'heure
40:42il y a eu un débat
40:42à Sens
40:43Edouard Philippe
40:44n'est pas très honnête
40:44Edouard Philippe
40:45lui a rappelé
40:46à qui il devait
40:46son siège
40:47lorsqu'il est revenu
40:48en politique
40:49je vous propose
40:49de regarder
40:50cet extrait
40:51cet échange
40:52donc ça se passe
40:52à Sens
40:53ce sont les universités
40:55d'été républicaines
40:56organisées par
40:57M. Blanquer
40:58et ce qui est
40:59assez intéressant
41:00c'est qu'il y a
41:01des débats
41:01qui opposent
41:02des personnalités
41:03il y a peu d'idées
41:05mais beaucoup de débats
41:06mais il y a du débat
41:06et nous on aime le débat
41:08on aime aussi les idées
41:09c'est le principe
41:10aujourd'hui du parti socialiste
41:11c'est beaucoup de débats
41:12pour peu d'idées
41:13oui mais on aime les débats
41:14allez extrait
41:16il faut s'unir
41:17c'est ça
41:18le grand enjeu
41:19je le disais
41:20de l'élection présidentielle
41:20c'est arriverons-nous
41:21à nous unir
41:22ce sont les extrêmes
41:23qui divisent
41:23RN et LFI
41:24oui bien sûr
41:25les deux divisent
41:26et ont besoin d'ailleurs
41:27de diviser
41:27ont besoin l'un de l'autre
41:28s'entraînent d'ailleurs
41:29dans cette
41:32discorde
41:32ce que je dis
41:33c'est qu'ils contribuent
41:34à la division du pays
41:35et ce dont on a besoin
41:36aujourd'hui
41:36c'est de s'unir
41:37s'unir sur l'essentiel
41:39et je partage assez volontiers
41:41ce qu'il nous dit
41:42aujourd'hui
41:42quand il dit
41:43qu'il faut
41:45se méfier
41:47du rassemblement national
41:48autant qu'il faut
41:49se méfier
41:50de LFI
41:51non pas parce qu'il serait
41:52illégitime dans le débat public
41:53mais parce qu'il divise
41:54j'observe monsieur Hollande
41:56que
41:57dans les urnes
41:59dans
42:00les investitures
42:02dans la discussion
42:03en 2024
42:04dans les élections municipales
42:06cette rupture
42:07à laquelle vous nous invitez
42:08avec LFI
42:09vous ne l'avez pas pratiquée
42:10cette ligne
42:11qu'on ne franchit pas
42:12qui est la condition
42:14de l'union
42:15il me semble
42:16que vous ne l'avez pas
42:17complètement respectée
42:18voilà donc
42:18Édouard Philippe
42:19qui rappelle
42:20qu'il a été élu
42:20avec des voix
42:22de la NFP
42:23non mais il a raison
42:24et au-delà même
42:25du fait
42:26qu'on pourrait rappeler
42:26à Édouard Philippe
42:27qu'il a bénéficié
42:28de la même
42:30mensuétude
42:30de LFI
42:31pour qu'il l'emporte
42:34au Havre
42:35mais ce qui est intéressant
42:36c'est la manière
42:37dont aujourd'hui
42:38François nous dit
42:40que
42:41François Hollande
42:42l'essentiel
42:42c'est de s'unir
42:43sur l'essentiel
42:44sur l'essentiel
42:45c'est quoi ?
42:46si on essaie de définir
42:47cet essentiel
42:48cet essentiel
42:48c'est empêcher
42:50toute alternance
42:51c'est finalement
42:52préserver
42:53garder
42:54ses postes
42:55ses marocains
42:56c'est en fait
42:57à quel moment
42:58on parle de la France ?
42:59à quel moment
42:59on parle de la France ?
43:00Jamais
43:00c'est la petite politique
43:02à y aller
43:02et puis s'unir
43:03s'unir à qui ?
43:04il faut qu'on arrive
43:06à s'unir
43:07alors pas avec LFI
43:08évidemment pas
43:09avec le Rassemblement National
43:10il reste quoi ?
43:11vous connaissez la formule
43:12de Mitterrand
43:13le centre n'est ni de gauche
43:14ni de gauche
43:15bon alors
43:15ben oui
43:17donc on va s'unir
43:18avec la droite ?
43:19enfin écoutez
43:19ça veut rien dire
43:21le problème est posé
43:22également à la droite
43:22avec Bruno Rotaillot
43:23on en a parlé hier
43:25s'il y a une primaire
43:26qu'il aimerait
43:27qu'il appelle de ses voeux
43:27ça va où ?
43:28c'est jusqu'où ?
43:29c'est jusqu'à Edouard Philippe ?
43:30jusqu'à Gabriel Attal ?
43:31il n'appelle pas de ses voeux
43:32aujourd'hui il considère
43:34qu'une primaire
43:34qui n'a pas été préparée
43:36ne servirait qu'à
43:37s'envaser davantage
43:38parce qu'aujourd'hui
43:39sa priorité
43:40c'est d'essayer
43:40de parler au français
43:41c'est compliqué
43:42il aimerait quand même
43:43rassembler les droites
43:44derrière lui évidemment
43:46mais il aimerait
43:46rassembler les droites
43:47mais c'est compliqué
43:47c'est compliqué
43:48même s'il ne renonce pas
43:49à être le candidat
43:51de la droite
43:52quand vous avez
43:52quand vous pesez peu
43:54dans les sondages
43:55d'exister dans
43:56face à
43:58Jean-Luc Mélenchon
43:59et Marine Le Pen
43:59et le bloc central
44:01on ne sait plus trop
44:02ce que c'est
44:02parce que certains
44:03les macronistes
44:05disent
44:05ça ne va pas
44:06de Glucksmann
44:07à Retailleau
44:08parce que Glucksmann
44:09on n'en veut plus
44:10et M. Bayrou
44:12lui qui définit
44:13le bloc central
44:14comme allant
44:14de M. Glucksmann
44:17à M. Retailleau
44:18comme quoi
44:19le centre est partout
44:20mais la circonférence
44:20nulle part
44:21c'est compliqué
44:21mais vous avez raison
44:22en tout cas
44:24pour les prochaines
44:25législatives
44:25et c'est déjà le cas
44:26à l'Assemblée
44:26vous avez quand même
44:27trois grandes maisons
44:28trois grandes tendances
44:30qui vont rendre
44:31à chaque fois très compliqué
44:33le vote d'un budget
44:35et on va le voir
44:36LFI et RN
44:38on parle des impôts
44:40vous en parliez
44:41tout à l'heure
44:42les impôts
44:43il y aura des hausses d'impôts
44:44alors qui a dit ça
44:45aujourd'hui
44:45à tous les sociétés
44:46M. Fort
44:46il a dit que l'impôt
44:48n'était pas une punition
44:49oui mais on commence
44:50par M. Hollande
44:54moi j'ai fait des baisses
44:55d'impôts
44:55et des baisses
44:56de cotisations sociales
44:57faut-il pouvoir les financer
44:58elles n'ont pas été financées
44:59donc il faut dire la vérité
45:01il y aura une augmentation
45:02de prélèvement
45:02qui doit payer
45:04ceux qui doivent payer
45:05c'est pour partie
45:06les plus favorisés
45:07les plus fortunés
45:08et pour partie
45:09il faudra demander
45:10un effort à tous
45:11mais pour aussi
45:13les entreprises
45:13tout le monde va payer
45:15de l'impôt
45:15y compris les entreprises
45:16attention c'est fini
45:17les baisses
45:17ou le maintien
45:18du même niveau
45:20la France est déjà
45:21le premier pays
45:22de l'OCDE
45:22en termes d'impôts
45:25et il faudrait
45:25en inventer
45:26encore de nouveau
45:27non mais il y a
45:28une folie
45:30de nos politiques
45:31de François Hollande
45:32en passant par Olivier Faure
45:33et d'ailleurs
45:34d'une certain manière
45:34de l'ensemble
45:35de la classe politique
45:36à part de rares exceptions
45:38sans que jamais
45:39aucun d'entre eux
45:40ne s'en prenne
45:41à l'état obèse
45:43vous ne comprenez pas
45:44l'impôt n'est pas
45:45une punition
45:45c'est ce que dit Olivier Faure
45:47vous ne comprenez pas
45:51économiser
45:52sur nos enfants
45:53c'est faire
45:55tourner
45:55le monde
45:56à l'envers
45:58il faut
45:59assumer
46:00oui il faut
46:02assumer
46:03la bataille
46:04de la fiscalité
46:06l'impôt
46:07n'est pas
46:07une punition
46:08il est
46:10la cotisation
46:11que nous versons
46:13à la civilisation
46:14commune
46:15on est obligé
46:16de corriger
46:17ma formule
46:17le parti socialiste
46:19aujourd'hui
46:19c'est
46:21pas d'idée
46:21beaucoup de débat
46:23et plus d'impôts
46:24mais en soi
46:25c'est pas faux
46:26sauf que lorsque
46:27vous voyez
46:28nos services publics
46:29être totalement dégradés
46:31à quoi
46:32où partent nos impôts
46:33ça c'est une grande question
46:35voilà
46:35je vais dire quelque chose
46:37déjà pour revenir
46:38sur la déclaration
46:38d'Olivier Faure
46:39qui dit que l'impôt
46:40n'est pas une punition
46:41je veux dire
46:41quand on se prend
46:4260% de taxes
46:43sur sa fiche de paix
46:44c'est déjà compliqué
46:45de ne pas le voir
46:45comme une punition
46:46surtout
46:47comme vous disiez
46:48très justement
46:48dans un pays
46:49où en fait
46:49les gens payent
46:51de plus en plus
46:51d'impôts
46:52et en fait
46:52voient les services
46:54publics être
46:54de moins en moins
46:55efficaces
46:55je veux dire
46:56l'épisode de la canicule
46:57en a été le parfait exemple
47:00mais ça peut être
47:01enfin je veux dire
47:01cet échec se voit
47:02à peu près partout
47:03dans les écoles
47:03dans les universités
47:04je veux dire
47:04aujourd'hui
47:05où partent les impôts
47:06sur tout ça
47:06ça c'est une question
47:07que pose Sarah Knafow
47:08d'ailleurs dans l'entretien
47:09dont on va parler
47:09dans un instant
47:13en plus des impôts
47:14il faut taxer
47:15les héritages
47:16les méga héritages
47:19il y a 50 ans
47:20les deux tiers
47:21de la fortune
47:22des français
47:23c'était le produit
47:24de leur travail
47:24et un tiers
47:25c'était l'héritage
47:26aujourd'hui
47:27c'est l'exact inverse
47:27les deux tiers
47:28c'est l'héritage
47:29et un tiers seulement
47:30le produit de leur travail
47:31et bien ça veut dire
47:32que nous sommes en train
47:32de devenir
47:33une société de privilégiés
47:35une société
47:36de rentiers
47:37et d'héritiers
47:37et nous devons redevenir
47:38une société de travailleurs
47:39donc la mesure
47:40elle est simple
47:41on va taxer
47:42les méga héritages
47:43c'est-à-dire au-dessus
47:44de 2 millions d'euros
47:45et ce que ça permettra
47:47de faire
47:47et bien en baissant
47:48la CSG
47:48sur les salaires
47:49des travailleurs français
47:50ce que ça permettra
47:51de faire
47:51c'est qu'une personne
47:52qui gagne
47:532000 euros par mois
47:54elle aura 120 euros
47:56de plus
47:56sur sa fiche de paire
47:57en salaire net
47:57par mois
47:58c'est Gérard Margeac
48:00c'est le tour de magie
48:01la totalité
48:02la totalité
48:04en Europe
48:05en Europe
48:06de ce que rapporte
48:07la taxation
48:08sur l'héritage
48:10en Europe
48:11c'est 46 milliards
48:12d'accord ?
48:14sur toute l'Europe
48:14tous les pays d'Europe
48:1546 milliards
48:16la France
48:18elle
48:18c'est 20 milliards
48:20c'est-à-dire qu'en France
48:22on taxe tellement l'héritage
48:24qu'on récupère
48:25en France
48:25à peu près
48:26la moitié
48:27de toutes les taxations
48:29d'héritage
48:29à travers
48:30tous les pays d'Europe
48:3120 milliards
48:32il y a un truc
48:33qui marche en France
48:34c'est les impôts
48:34il y a un truc
48:35qui marche très très bien
48:36mais il y a quelque chose
48:37qui est intéressant
48:38parce que
48:38Sarah Knafo
48:39elle revient justement
48:40sur l'impôt
48:41alors on voit
48:42la une du JDD
48:43oui mais est-ce que
48:44vous voulez juste
48:44que je débloque
48:46juste sur ce type
48:46elle nous explique
48:48et elle nous dit
48:49il faut savoir
48:50d'où vient cet impôt
48:51et notamment en France
48:52il naît en 1791
48:54quand la révolution
48:55décide de s'attaquer
48:56à la famille
48:56Mirabeau édicte un principe
48:58le droit de l'homme
48:59sur sa propriété
48:59ne s'étend pas
49:01au-delà de sa propre vie
49:02le but affiché
49:03c'est briser
49:04le noyau familial
49:05et l'autorité du père
49:06à l'époque
49:07Mirabeau
49:08ne le fixe qu'à 1%
49:10aujourd'hui
49:11on est à 45
49:1245%
49:14c'est la folie
49:15cet entretien
49:16parce qu'il nous reste
49:164 minutes
49:17cet entretien
49:18du journal du dimanche
49:20en exclusivité
49:21c'est vrai que
49:22Knafo présente
49:22peut-être
49:23la bombe
49:24littéraire et politique
49:25de la rentrée
49:26c'est ça
49:26il y a des milliers
49:28de précommandes
49:28le livre est hyper
49:30hyper attendu
49:31c'est quoi exactement
49:32c'est un livre enquête
49:33c'est un documentaire
49:35c'est un polar
49:36il y a plein de possibilités
49:37de le voir
49:39c'est un polar économique
49:40en fait ce qui est intéressant
49:42la première chose
49:42qui est quand même
49:43très intéressant
49:43avec ce livre
49:44de Sarah Knafo
49:45dont on connaît
49:47le talent
49:48et l'ambition
49:49c'est que
49:49contrairement à
49:50un grand nombre
49:51d'hommes politiques
49:53qui lorsqu'ils veulent
49:54afficher leurs ambitions
49:55soit écrivent
49:56un livre sur eux-mêmes
49:57soit font la biographie
50:00d'un homme d'État
50:01dont ils aimeraient
50:03qu'on puisse les comparer
50:04elle part
50:06et elle s'intéresse
50:07aux Français
50:07elle part
50:08de la fiche de paix
50:11de Nicolas
50:12vous savez
50:12ce fameux Nicolas
50:13celui qui paie
50:15qui rague tout le temps
50:16et elle essaye
50:17de comprendre
50:18comment ce Nicolas
50:20qui sur sa fiche de paix
50:23a un salaire net
50:24de 2000 euros
50:24qui est grosso modo
50:25le salaire médian
50:26des Français
50:28alors que son patron
50:30en verse le double
50:31ne peut compter
50:33que sur 2000 euros
50:33et elle essaye
50:35de comprendre
50:36en experte
50:38de la matière
50:39puisqu'il faut rappeler
50:40qu'elle est
50:40une ancienne magistrate
50:41de la Cour des Comptes
50:42elle se lance
50:43dans une enquête
50:44pour comprendre
50:45d'où part cet argent
50:46comment l'État
50:48dépensier
50:50finalement
50:50dépense
50:52à tout va
50:53et sans se montrer
50:55efficace
50:55et donc c'est une enquête
50:56absolument passionnante
50:58qu'elle propose
51:00aux Français
51:01et vous le rappeliez
51:02effectivement
51:03ce livre
51:03bat des records
51:04en pré-vente
51:05ça fait 3 semaines
51:06qu'il est numéro 1
51:07sur Amazon
51:08alors qu'il n'est toujours
51:08pas disponible
51:09Alors dans l'entretien
51:10Sarah Knafow
51:10affirme aussi
51:10que sur une carrière
51:11un salarié
51:12à 2000 euros
51:13net
51:14donne plus d'un million
51:15d'euros
51:16à l'administration
51:17vous avez bien lu
51:18je vais vous le relire
51:18sur une carrière
51:19un salarié à 2000 euros
51:20net donne plus d'un million
51:21d'euros à l'administration
51:23Sans compter les taxes
51:25sans compter l'assise
51:26sur l'essence
51:26sans compter la TVA
51:28Et on a Olivier Faure
51:29qui nous dit plus d'impôts
51:31et François Hollande
51:32qui nous dit plus d'impôts
51:33et toute la gauche
51:34qui nous dit plus d'impôts
51:35ras-le-bol d'un impôt
51:35mais la question
51:36pose en réalité
51:37Sarah Knafow
51:38c'est où va l'impôt
51:39où va l'impôt
51:40et c'est ça
51:41le sens du livre
51:44il devrait
51:45on paye pour ça
51:46Il y a une chose
51:46qui est très curieuse
51:47enfin très curieuse
51:48je veux dire très absurde
51:49c'est que nous avons
51:50une économie qui est basée
51:51sur la consommation
51:51et on assomme les gens
51:52de taxes et d'impôts
51:53alors c'est quand même
51:54c'est quand même
51:55très très très curieux
51:56cette affaire
51:57Et fort de ce réquisitoire
51:58où bien sûr
51:59elle accable
52:00l'état dépensier
52:02ce qui est intéressant aussi
52:03c'est qu'elle ne se contente pas
52:04de faire le procès de l'état
52:06elle donne un certain
52:07nombre de solutions
52:07et elle liste
52:09130 milliards d'euros
52:12par an
52:12d'économie
52:13qu'on pourrait faire
52:15Eva
52:15pour terminer
52:16il ne nous reste même pas
52:17une minute
52:18elle ne se positionne pas
52:19comme candidate
52:20aujourd'hui
52:20à la présidentielle
52:22je ne pense pas
52:22mais elle se positionne
52:24peut-être pour la suite
52:24et je crois
52:25qu'il y a un certain nombre
52:26de futurs présidents
52:28qui avaient écrit
52:29je pense à Jacques Chirac
52:30qui avait écrit
52:31Une Nouvelle France
52:31François Mitterrand
52:32aussi
52:32qui était passé par un bouquin
52:34c'était le coup d'état
52:35pour préparer
52:36pour préparer la suite
52:37peut-être que ça
52:38témoignage
52:38Nicolas Sarkozy
52:39oui témoignage aussi
52:41Emmanuel Macron
52:42écoutez je parlais des impôts
52:43et donc de savoir
52:44où ils allaient
52:45j'ai donc hâte de le lire
52:46ce livre
52:46pour voir un peu plus
52:48où nos impôts partent
52:50évidemment
52:50qu'elle soit candidate
52:51ou pas
52:52je le dirai avec grand plaisir
52:54mais vous la voyez candidate
52:55ou pas ?
52:56je dis que non
52:57dans l'entretien
52:58pas cette fois
52:59pas aujourd'hui
53:00peut-être demain
53:01peut-être après-demain
53:02écoutez je pense qu'il nous reste
53:03encore quelques mois
53:03devant nous
53:04pour le déterminer
53:05la prochaine élection
53:06je pense
53:07non mais dis que
53:07le candidat naturel
53:08de reconquête
53:09c'est Éric Zébeth
53:11qui s'est officiellement
53:13non pas encore
53:14non
53:16merci beaucoup
53:16à tous les trois
53:17d'avoir participé
53:18à cette émission
53:19qui était beaucoup
53:20trop courte ce soir
53:20je pense
53:21il y avait beaucoup
53:22trop de choses
53:22je ne sais pas
53:23c'est l'un ou l'autre
53:23en tout cas Thierry Cabane
53:24vous accueille
53:26dans un instant
53:26vous restez bien avec nous
53:27bye bye
53:28à la prochaine
53:31Sous-titrage Société Radio-Canada

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