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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00100% politique week-end, très heureux de vous retrouver sur CNews pour vous accompagner ce soir, Geoffroy Lejeune.
00:06Bonsoir Geoffroy.
00:07Bonsoir Olivier.
00:07Marc Baudrier est également avec nous, bonsoir Marc.
00:09Bonsoir Olivier.
00:10Et Arnaud Klarsfeld.
00:12On va revenir sur le parcours de l'équipe de France, parcours exemplaire qui dit beaucoup de choses.
00:17Attention, il ne faut pas que le politique s'en empare.
00:20Ça aussi c'est un dossier qu'on va pouvoir ouvrir ce soir.
00:22Mais avant, point sur la canicule, c'est l'actualité et c'est inédit.
00:26Le gouvernement qui a activé dès aujourd'hui le plan hors sec chaleurs extrêmes dans les départements placés en vigilance
00:33rouge canicule.
00:34Alors le but c'est de faciliter l'ouverture de centres de rafraîchissement pour mettre à l'abri les personnes
00:39les plus vulnérables.
00:40Kylian Salé nous explique tout cela.
00:43Face à ce nouvel épisode caniculaire, le gouvernement active un nouveau plan, le plan hors sec chaleurs extrêmes.
00:49Selon Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, cette mesure doit permettre un meilleur suivi des personnes les plus fragiles.
00:55On va ouvrir des centres dédiés, des centres de protection, des centres de rafraîchissement dans lesquels on va pouvoir les
01:01mettre à l'abri.
01:02Le plan hors sec est l'un des points dont il a été question ce vendredi matin lors d'une
01:07cellule de crise avec les acteurs de la santé.
01:09Un secteur mis à rue d'épreuve ces derniers jours selon Didier Lepeltier, directeur général de la santé.
01:15Santé publique France rapporte une légère augmentation pour les consultations SOS médecins liées à la chaleur.
01:21Le nombre de passages aux urgences est également en légère augmentation.
01:25Le plan hors sec déclenché le 25 juin est maintenu à son niveau maximal.
01:30Celui-ci permet notamment d'augmenter les effectifs au sein des hôpitaux.
01:34La mobilisation générale concerne également les feux de forêt.
01:37La sécurité civile renforce ses moyens via le protocole EFA-ISTOS.
01:41Celui-ci permet des renforts militaires pour lutter contre les feux de forêt,
01:44comme le recours à cet avion A400N qui peut charger l'équivalent de trois canadaires d'eau.
01:49Car selon Julien Marion, directeur de la sécurité civile, ce début des saisons des incendies est exceptionnel.
01:55Nous avons depuis le début de l'année enregistré un peu plus de 8000 départs de feu dans notre pays
01:59pour une surface bruyée estimée supérieure à 25 000 hectares.
02:04C'est à peu près le double de ce qui était mesuré l'année dernière à la même date.
02:09Ce troisième épisode caniculaire devrait durer au moins jusqu'au 14 juillet.
02:12Si beaucoup de feux d'artifice ont déjà été annulés, le défilé militaire reste maintenu sur les Champs-Elysées.
02:17Beaucoup de supporters de football sont aussi attendus dans les rues pour la demi-finale des Bleus prévue dans la
02:22soirée.
02:23Le docteur Bruno Megarban, chef du service réanimation à l'hôpital,
02:26Larry Boswar, va être avec nous dans quelques instants.
02:30On fera le point avec lui.
02:31Vous êtes là.
02:32Bonsoir docteur.
02:32Merci d'avoir accepté notre invitation sur CNews.
02:35Le gouvernement a donc adopté pour la première fois, activé plus précisément,
02:40le plan Orsec-Chaleur-Extrême.
02:42Quels sont les principaux risques sanitaires que vous anticipez liés à cette canicule ?
02:49Écoutez, lorsqu'il fait trop chaud, évidemment, il y a le risque que les patients souffrent de cette chaleur
02:55et développent des complications de déshydratation, mais également de coups de chaleur,
03:00et donc qu'ils puissent venir en plus grand nombre dans les services d'urgence et de réanimation.
03:06Et donc, nous observons déjà dans notre hôpital, depuis maintenant ce matin,
03:13une augmentation de l'ordre de 10-15 % des consultations aux urgences,
03:18essentiellement en rapport avec ce type de problématique.
03:21Alors malheureusement, cette canicule va se poursuivre jusqu'au 14 juillet.
03:28Et donc, évidemment, le nombre de patients pourrait augmenter et à ce moment-là mettre en tension
03:34les services d'urgence et de réanimation.
03:36Vous avez eu, docteur, des consignes particulières liées à ce plan Orsec-Chaleur-Extrême ou pas ?
03:44Alors, en pratique, comme vous le savez, ce plan Orsec est un plan complémentaire du plan Orsan,
03:51qui lui concerne la mobilisation des hôpitaux.
03:53Le plan Orsec est plus une organisation opérationnelle qui va au-delà des professionnels de l'urgence
04:00et qui va mobiliser les acteurs publics et privés et qui a pour but essentiel, si j'ai bien compris,
04:07de repérer les personnes fragiles, âgées, isolées, vivant dans des habitations non adaptées
04:16pour, bien sûr, essayer de les extraire, dans la mesure du possible, vers des lieux rafraîchis,
04:23plus frais, accessibles à tous, pour éviter effectivement que ces personnes, oubliées de tous,
04:29malheureusement, décèdent dans leur domicile.
04:31Car on a constaté, et c'est le retour d'expérience de ce qui s'est passé au cours de
04:37la dernière semaine de juin,
04:38que l'essentiel des personnes décédées, à l'origine de la surmortalité chiffrée aujourd'hui à 2 000 personnes,
04:47est correspondé à ce type de personnes, c'est-à-dire des personnes âgées retrouvées mortes à domicile.
04:55Donc des personnes isolées, c'est là aussi un enjeu majeur, on pourra l'évoquer dans un instant,
04:59on ne peut pas non plus compter que sur l'État.
05:01Enfin, je veux dire, il faut faire aussi attention à son voisin dans ces périodes de canicule.
05:04C'est vrai que Geoffroy Lejeune, c'est aussi l'un des enseignements de cette période inédite que nous vivons.
05:08Arrêter de regarder nos pieds et s'intéresser un peu aux autres.
05:12J'étais en train de me demander, moi je suis un peu circonspect, si vous voulez,
05:14avec la panique qui se rend par de nous, notamment médiatique, dès qu'il y a une canicule.
05:18Et je me demandais comment on faisait quand il n'y avait pas encore de plan hors-sane ou de
05:21plan hors-sec.
05:22Et en effet, je pense qu'il y avait une forme de solidarité un peu naturelle qui s'exerçait.
05:26Et les gens faisaient attention les uns aux autres.
05:28En attendant, c'est très bien que le gouvernement ne soit pas, que les autorités ne soient pas complètement démunies
05:35et que certaines choses soient prévues parce qu'il faut éviter le drame.
05:39Mais j'ai quand même toujours une forme d'interrogation par rapport à notre fragilité devant ce genre d'événements
05:45qui sont des événements qu'on connaît, qu'on a déjà connus.
05:47Et moi, j'ai grandi dans le chute de la France.
05:49Et donc, les températures qu'on vit en ce moment ne sont vraiment pas des choses qui m'étonnent, qui
05:52me surprennent.
05:53Et on arrivait très bien à vivre quand j'étais enfant comme ça.
05:55Du coup, docteur, avant de surcharger les urgences, parce que nous comprenons bien que c'est l'un des enjeux
06:02majeurs de ces prochains jours,
06:03peut-être quelques conseils à nos téléspectateurs.
06:07Avant d'appeler le 15, est-ce que vous avez des recommandations particulières pour les téléspectateurs qui nous regardent ?
06:14Alors, bien sûr, dans la mesure du possible, se mettre à l'abri dans un lieu ombragé, si possible avec
06:21un ventilateur encore mieux climatisé.
06:24Éviter toute activité physique inutile, qu'elle soit d'ordre sportif ou professionnel, lorsque la température extérieure est très élevée.
06:34Et puis, bien sûr, s'hydrater, car lorsqu'il fait plus chaud que 37 degrés, le seul moyen que possède
06:42le corps pour éliminer l'excès de chaleur
06:44et maintenir sa température à 37 est la sudation.
06:48Et donc, vous avez besoin d'avoir une bonne hydratation, car sinon, vous n'allez pas pouvoir éliminer l'excès
06:53de chaleur.
06:54Et donc, votre température interne va monter et vous risquez de développer un coup de chaleur avec une température du
07:00corps qui peut monter au-delà de 40-41 degrés.
07:04Et à ce moment-là, malheureusement, conduire à des situations mettant en jeu le pronostic vital.
07:09Donc, dans la mesure du possible, il faut également, lorsqu'on connaît, comme vous l'avez très bien expliqué tout
07:16à l'heure, des personnes âgées dans son entourage,
07:19ou bien les appeler, essayer de les aider et puis, bien sûr, leur donner des conseils, car ça reste évidemment
07:28les personnes les plus fragiles et les plus à risque
07:32de faire des problèmes au cours des 4-5 jours qui viennent.
07:37Merci beaucoup, docteur, d'avoir accepté notre invitation, de nous avoir rappelé ces quelques conseils de bon sens, peut-on
07:44dire, Marc Baudrier.
07:45Et finalement, moi, ce qui m'a marqué, c'est que les personnes, en fait, ce sont des personnes seules
07:49qui sont mortes, seules chez elles,
07:51parce que personne ne s'était préoccupé, finalement, de leur état.
07:56Et moi, c'est ça qui m'a marqué.
07:58Oui, et moi, ce qui me frappe, c'est que souvent, ces personnes seules qui sont frappées comme ça par
08:03la chaleur ou qui sont vraiment très seules
08:06et qu'on retrouve parfois décédées plusieurs semaines après leur décès, c'est en ville, là où les gens sont
08:13empilés les uns sur les autres.
08:14Il y a des densités de population considérables.
08:17À la campagne, les gens s'occupent, les gens sont beaucoup plus isolés, éloignés les uns des autres.
08:21Ils sont beaucoup plus, peut-être parce qu'ils sont moins nombreux, parce qu'il y a une solidarité villageoise.
08:26Ils sont beaucoup plus attentifs les uns aux autres et ça n'arrive jamais.
08:29Les gens passent dans les petits villages très régulièrement, dans les maisons.
08:33Donc, attention, notamment quand on est en ville et dans des centres urbains où il y a beaucoup de monde,
08:38à faire attention à ses voisins.
08:40C'est moins évident quand on est dans des petits villages de campagne.
08:42La canicule, l'incendie, la France haute tension dans les prochaines heures.
08:46Arnaud Klarsfeld, effectivement, est-ce qu'il faut que nous cessions de toujours compter sur les autorités, sur l'État,
08:53sachant que les sapeurs-pompiers, eux, vont être débordés, beaucoup appelés ?
08:56Voilà, c'est aussi un appel à la responsabilité et au bon sens de chacun d'entre nous.
09:01J'ai confiance dans la nature humaine, mais je suis aussi malheureusement assez âgé pour savoir que la solidarité,
09:08elle ne s'exprime que rarement et encore dans des situations de crise et encore pas toujours.
09:14Donc, peut-être dans certains villages, dans la Creuse, dans des petits, tout petits villages où chacun se connaît,
09:19il y a un peu de solidarité.
09:21Mais je ne crois pas que dans le 20e arrondissement, le 19e, le 18e, le 16e, le 17e,
09:27les gens aillent s'inquiéter de savoir si la dame âgée a suffisamment d'air dans son appartement.
09:35Donc, c'est à l'État, je crois, d'agir sur le long terme parce que je crois quand même
09:40que les températures sont augmentées en été,
09:43encore pas toute l'année, heureusement, mais en été, la température a augmenté.
09:48Il n'y a pas d'air à Paris quand les températures arrivent à 40 degrés.
09:52Et à 40 degrés, il y a besoin de climatisation.
09:57Ce n'est pas possible de vivre.
09:58Enfin, moi, j'arrive à vivre.
09:59J'ai fait mon service militaire dans le désert, donc j'ai l'habitude de la chaleur.
10:03Mais il y a des gens qui n'ont pas l'habitude de la chaleur.
10:05Et à 40 degrés, les gens qui sont fragiles, qui sont âgés, ont des difficultés à vivre.
10:12Donc, c'est à l'État de permettre que les gens vivent un peu mieux ou un peu moins mal
10:19dans les périodes de canicule.
10:21Mais il faut beaucoup d'argent.
10:22Il faut sans doute des centaines ou des dizaines de milliards d'euros pour aménager le pays à la température
10:29qui, malheureusement, s'annonce élevée pendant les étés.
10:35Et rappelons-le aussi, faire attention à son prochain et à son voisin.
10:38C'est ce que ça nous rappelle, cette séquence.
10:40On suit tout cela de très près.
10:41On n'a pas fini de vous en parler, bien évidemment, puisque c'est l'une des actualités majeures qui
10:45nous concernent tous.
10:46Autre actualité qui nous concerne tous ici en France, c'est cette équipe, l'équipe de France qui nous impressionne.
10:52Sportivement, il y a une efficacité collective.
10:55Mentalement, il y a une réelle cohésion.
10:57Une équipe de France qui a produit du beau jeu, avec une belle mentalité.
11:01Je le disais, nous sommes loin de cette équipe de France de 2010,
11:04avec des caïds immatures qui commandent à des gamins apeurés.
11:08Vous vous souvenez de cette phrase de Roselyne Bachelot ?
11:10Voilà, on est dans un tout autre état d'esprit.
11:13Le lien entre les joueurs, d'ailleurs, et le public, semble se renouer.
11:18Il y a un attrait, on l'a constaté, Geoffroy Lejeune, un attrait des Français, des citoyens français pour leur
11:23équipe,
11:23notamment avec des audiences télé très fortes, avec une ambiance bonne enfant.
11:28On l'a vu hier soir.
11:29Il y a quelque chose qui semble se passer, en tout cas, avec cette équipe de France.
11:32Sachant que cette année, c'est un chiffre qui est passé un peu inaperçu, mais ça disait beaucoup.
11:36C'est la première année, je crois, où le rugby a dépassé le football en termes d'audience télévision.
11:43Et donc, ça voulait dire qu'il y avait un amour très fort pour le rugby,
11:46justement parce qu'il charrie des valeurs, notamment de camaraderie, de bon enfant, etc.,
11:50qui faisaient plaisir aux gens, tout simplement, et le football était un peu moins concerné.
11:54Mais là, l'équipe de France, c'est intéressant.
11:56Vous avez parlé de Roselyne Bachelot, vous avez parlé de 2010.
11:59Après 2010, après le drame de 2010, il y a deux années où c'est Laurent Blanc,
12:03le sélectionneur de l'équipe de France, et Laurent Blanc, qui est un bon entraîneur,
12:06n'arrive pas ni à recréer le lien avec le public, ni à refaire de cette équipe
12:11une équipe de football qui joue ensemble.
12:13Et en fait, c'est Deschamps qui, en arrivant, en lui succédant, va trouver la solution.
12:17Et c'était vraiment une question de, comment dire, Deschamps,
12:20c'est quelqu'un qui a été capitaine quasiment partout dans tous les clubs où il est passé.
12:23C'est un meneur d'hommes, en réalité.
12:24Il a réussi à imposer quelque chose.
12:27Je me faisais la réflexion en regardant le match contre le Maroc hier, par exemple.
12:30Les Français chantent tous la Marseillaise.
12:31Il y a eu beaucoup de polémiques avant, et je pense qu'il a close débat en disant
12:34« Maintenant, en fait, on va chanter. C'est comme ça, pas autrement. »
12:37Les égaux sont remisés au placard.
12:38Il a fait parfois des choix courageux, notamment de se séparer de Karim Benzema,
12:44qui était quelqu'un qui mettait une ambiance un peu différente, etc.
12:48Et à la fin, vous avez, en effet, cette espèce de paquebot de l'équipe de France
12:54qui, sur le plan des valeurs, maintenant, a retrouvé quelque chose
12:58qui correspond à ce que les Français veulent voir.
13:01Et sur le plan footballistique, en plus, ça se double,
13:03puisque la victoire aide aussi pour le lien entre les Français.
13:07En 2018, on gagne. En 2022, on est en finale.
13:10Aujourd'hui, on n'est quand même pas loin de la finale.
13:13Et en fait, il a la chance d'avoir peut-être la génération la plus talentueuse
13:18de l'histoire du foot français.
13:19Et donc, en plus, ça donne des résultats exceptionnels.
13:21On va retrouver Dominique Grimaud, journaliste sportive bien connue,
13:25qui est en liaison avec nous.
13:27Merci, Dominique, d'avoir accepté notre invitation.
13:29Alors, c'est vrai que c'est intéressant d'avoir votre expertise,
13:31parce que vous en avez suivi plusieurs générations de bleus de l'équipe de France.
13:36Et depuis le début de la compétition, on voit une équipe de France,
13:40alors je dirais, exemplaire, tant sur le temps sportif que sur le comportement,
13:44sur le fair play, sur tous les points, finalement.
13:48Elle vient d'où, cette force ?
13:50Geoffroy Lejeune parlait de Didier Deschamps, de ce meneur d'hommes,
13:53meneur d'hommes enracinés, on pourra y revenir.
13:55Comment est-ce que vous analysez cette équipe de France, finalement,
13:59qui séduit aujourd'hui tout le monde ?
14:01Je pense que c'est...
14:04Geoffroy parlait de Didier Deschamps.
14:06Je pense que c'est déjà d'abord le travail, l'œuvre, entre guillemets, de Didier.
14:11Parenthèse pour dire que je souhaite bien de la chance à son successeur,
14:16qu'il soit Zidane ou Zizou, ça va être très compliqué pour celui qui va passer derrière Didier.
14:23Non, je crois que c'est Didier depuis toujours, moi je l'ai bien connu il y a des années
14:27dans le cadre de l'OM,
14:29c'est quelqu'un qui cimente, qui cimente les esprits, qui cimente les techniques, les hommes,
14:35et qui a une culture de la gagne depuis toujours, qui n'accepte pas la défaite.
14:41Voilà. Donc, pour le reste, c'est une sélection qui ressemble à une équipe.
14:46Et c'est la grande différence peut-être qu'il y a avec d'autres sélections dans ce mondial.
14:52On peut parler de patchwork ou de mosaïque pour certaines sélections.
14:59L'équipe de France, sur ce qu'on voit, constitue véritablement une équipe.
15:05Vous diriez que c'est la meilleure des équipes de France, de l'histoire du football ?
15:10Je n'irai pas, jusque-là, j'en ai connu beaucoup.
15:15J'en ai aimé il y a très très longtemps, Copa Fontaine-Piantoni.
15:18J'ai beaucoup aimé l'ère Platini.
15:23L'ère Platini, donc 84, 82, 86, les Coupes du Monde.
15:28J'ai beaucoup aimé l'équipe de France de Jaquet, 98-2000.
15:35Je l'ai trouvée invincible.
15:39Je crois que j'attends, pour être tout à fait honnête, j'attends la demi-finale et la finale, j
15:46'espère, pour porter un jugement.
15:49C'est vrai que l'équipe de France me paraît maîtrisée plein de paramètres.
15:55Maintenant, a-t-elle été attaqué suffisamment ? C'est une question que je me pose.
15:59Et si demain, elle affronte, comme on peut l'espérer ou le souhaiter ou le craindre, l'Espagne, l'Argentine
16:08ou l'Angleterre,
16:09on pourra juger vraiment de sa qualité défensive.
16:13Pour ce qui est de sa qualité offensive, il est clair qu'on bénéficie de joueurs absolument extraordinaires, très au
16:23-dessus de la moyenne,
16:25qui sont tous les quatre des potentiels ballons d'or.
16:30Donc, effectivement, entre Désiré Doué, entre Dembélé et Mbappé, et surtout la révélation de ce mondial,
16:38qui est michelolisé, oui, cette équipe de France est peut-être armée offensivement comme jamais elle l'a été.
16:47Merci beaucoup, Dominique Grimaud, pour votre analyse, journaliste sportif.
16:51Merci de nous avoir éclairés.
16:53Alors, je me tourne vers vous, Marc Baudrier, parce que c'est intéressant.
16:56Vous n'êtes pas un spécialiste de foot.
16:57Non.
16:58Voilà, ce n'est pas quelque chose qui vous intéresse particulièrement.
17:00Je le confesse.
17:01Néanmoins, en tant que journaliste, vous observez ce qui est en train de se jouer.
17:03Qu'est-ce que vous observez ?
17:04Est-ce que vous sentez qu'il y a une équipe de France, finalement, qui porte des valeurs,
17:08et que les citoyens s'en séduit par ces valeurs ?
17:11Alors, moi, je suis surtout frappé par la personnalité, vous en parliez, de Didier Deschamps.
17:15C'est quand même quelqu'un qui a eu du succès, un succès colossal en France très tôt.
17:22Dès 1998, il était connu de tous les Français.
17:24Depuis, il a cumulé les succès à la tête des équipes de France qu'il a dirigés.
17:31C'est un parcours du succès extraordinaire.
17:34Et je trouve qu'il garde une humilité, un côté très concret, un peu artisan.
17:39On a l'impression d'entendre un petit ébéniste, un petit mécano qui fait bien son boulot,
17:45qui serre les boulons comme il faut.
17:48Il aurait pu exploser, il aurait pu devenir insupportable.
17:51On voit qu'un Mbappé, de temps en temps, est un peu difficile à supporter.
17:54Il a des avis très tranchés, notamment sur la politique, qui sont assez agaçants.
17:58Oui, il y a un lien avec la politique, justement.
18:00Jamais Didier Deschamps ne bascule là-dedans.
18:03Et donc, il y a quelque chose là-dedans, dans cette humilité, dans ce profil bas,
18:07et ce côté d'un artisan, quelque chose de très français, me semble-t-il, et d'assez attachant.
18:14Arnaud Clarsfeld.
18:15S'il était vraiment profil bas, il n'aurait pas été capitaine de l'équipe de France,
18:20ni capitaine dans chaque club.
18:22Donc, il a quand même une personnalité qui est assez forte.
18:26Vous pouvez être un meneur d'hommes, peut-être un meneur d'hommes, et à la fois.
18:31Maintenant, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Dominique Grimaud.
18:34L'attaque est fantastique.
18:35La défense, on ne sait pas encore.
18:37Quand il y aura une équipe réellement très forte qui attaquera, on verra ce que ça donne.
18:42Mais ils sont tous très athlétiques.
18:44Tous les attaquants, ils doivent courir le 100 mètres en moins de 11 secondes.
18:48Donc, ce sont les attaquants les plus athlétiques qu'on ait jamais eu.
18:52Et normalement, tout le monde les donne en finale, et même beaucoup de gens les donnent vainqueurs.
18:59Et donc, ça fera du bien à la France, une victoire.
19:04Quant aux positions politiques, ils peuvent exprimer des positions politiques,
19:08peut-être pas dans le cadre d'une compétition.
19:11C'est un moment de réserve et de paix civile.
19:16Mais en dehors des compétitions qui sont des compétitions nationales,
19:20ils ont le droit d'avoir les positions politiques qu'ils veulent bien exprimer.
19:24On a le droit de critiquer les positions politiques qu'ils veulent bien exprimer.
19:28En tout cas, vous allez dire que ça va faire du bien à la France.
19:30C'est vrai que depuis le début de cette émission, et on s'en réjouit,
19:32mais rappelons peut-être que ce n'est que du sport.
19:35Parce qu'on la connaît, la grosse ficelle, Geoffroy Lejeune.
19:37C'est-à-dire cette récupération politique où vous instrumentalisez l'équipe de France.
19:42Vous dites, mais vous voyez, c'est ça la France.
19:44C'est le succès, cette France multiculturaliste, cette France qui accueille et qui permet aux gens d'aller très haut
19:52derrière.
19:52Attention.
19:53Et je me demande si on ne va pas tomber dans ce piège-là à un moment.
19:56Parce que tout le monde, et bien évidemment, on est tous derrière les Bleus, derrière cette équipe de France.
20:01On l'aime tous, on trouve tous que le jeu fourni est extraordinaire, mais ce n'est que du sport.
20:05Est-ce qu'on va tomber encore ?
20:07On l'a vu avec la France Insoumise déjà, qui a fait faire des maillots de foot de l'équipe
20:12de France.
20:12Est-ce que vous attendez à cette instrumentalisation de l'équipe de France en début de campagne électorale ?
20:17Il y a toujours une tentation de la part de tous les partis politiques, mais sincèrement, je pense qu'on
20:21ne revivra pas ce qu'on a vécu par le passé pour une raison très simple.
20:24C'est que quand en 1998, on gagne la Coupe du Monde pour la première fois, il y a une
20:28vraie propagande qui se met en place.
20:30Une vraie propagande massive qui consiste à nous expliquer qu'on a gagné parce qu'on était Black Blamber.
20:35Et que donc, si la France, et vous, la métaphore a été induite, si la France veut gagner dans l
20:42'histoire, pas uniquement en football,
20:44il faut qu'elle accepte d'être métissée, il faut qu'elle soit Black Blamber, parce que son destin ne
20:48peut pas être autrement.
20:49Le problème de ce récit qui a vraiment eu lieu, qui a vraiment été décliné, qui a été relayé, c
20:54'était une vraie propagande,
20:56et on n'avait pas le droit de ne pas adhérer à ça, c'est que quand en 2002, on
20:59se fait sortir au premier tour de la compétition,
21:01à ce moment-là, il y a des gens qui peuvent dire, attendez, parce qu'en fait, on s'est
21:04fait éliminer avec une équipe Black Blamber,
21:05donc je ne veux plus que la France soit Black Blamber.
21:07Et 2002, ce n'était pas le plus grave parce que ça n'était que sportif, mais par contre, 2010,
21:11on en parlait tout à l'heure,
21:12il y a un vrai problème de rapport à l'équipe de France, mais aussi à la France.
21:17Chez certains joueurs de cette équipe qui fait la grève, qui ne veut pas sortir du bus et qui perd
21:23piteusement sur le terrain,
21:24et à ce moment-là, tous ceux qui avaient fait la propagande dont je parlais tout à l'heure en
21:291998,
21:30à mon avis, ont eu peur du retour de bâton, parce que le désamour pour l'équipe de France pouvait
21:33aussi entraîner un désamour
21:34pour le projet politique du métissage.
21:36Pour toutes ces raisons-là, je pense que depuis, les gens, les politiques notamment, et ceux qui orchestraient cette propagande,
21:42ont pris davantage de pincettes cette dimension politique de l'équipe de France.
21:49Et en 2018, quand on a gagné, ce n'était pas écrasant, il n'y a pas eu une grosse
21:53mécanique qui s'est mise en place.
21:54Emmanuel Macron qui, Arnaud Kersfeld, pour le moment, n'a pas réagi,
21:57mais on voit bien cette tentation de s'emparer de cette équipe de France à des fins politiques,
22:01ne serait-ce que pour cacher la réalité de ce qui se joue en ce moment même.
22:05Vous le disiez, les Français vont être contents, c'est un peu cette idée du pain et du cirque, voyez
22:11-vous ?
22:13Oui, pain et du cirque.
22:15Et des jeux.
22:16Ça a été un fait constant à Rome pour, disons, apaiser le peuple et lui donner un spectacle.
22:26Enfin bon, il n'y a pas besoin de lui donner le spectacle, le spectacle est déjà là,
22:29mais en tous les cas, Emmanuel Macron ira sans doute aux Etats-Unis, même peut-être en demi-finale,
22:37ou enfin certainement en finale, personne ne peut lui reprocher.
22:41On peut peut-être lui reprocher d'aller sur le terrain pour réconforter, disons, Mbappé.
22:48Il le fait des fins politiques, ça.
22:50Peut-être un peu trop, mais on ne peut pas lui reprocher d'aller aux Etats-Unis pour assister à
22:56la finale
22:56et se rapprocher le plus possible de la Coupe du Monde et de la photo.
23:03C'est quelque chose de naturel.
23:05Trump fait ça encore pire.
23:07Donc c'est tout à fait naturel.
23:10Est-ce qu'il en trouvera un bénéfice politique ?
23:12Ça, c'est une autre histoire.
23:14Marc Baudry, est-ce que ce début de campagne électorale, on entendra parler de l'équipe de France,
23:18puisqu'elle porte des valeurs, cette équipe de France, des valeurs d'humilité,
23:20des valeurs de travail, des valeurs d'excellence ?
23:23C'est qu'une équipe de football, mais ça fait du bien.
23:25Et les Français aiment ça.
23:26Et c'est pour ça que cette équipe de France est aimée, plébiscitée.
23:29Ils ne vont pas se faire avoir, cette fois, les Français ?
23:31Non, je crois qu'ils ne vont pas se faire avoir.
23:32Je suis assez d'accord avec l'analyse de Geoffroy.
23:35Les Français se sont fait manipuler, mais alors vraiment à une échelle absolument incroyable en 1998.
23:41Je m'en souviens très bien.
23:42D'ailleurs, c'est le fourneau.
23:43Et aujourd'hui, on sent bien qu'il y a une réserve quand même.
23:46Il y a une distance, même de la part de Mélenchon.
23:49Bon, il y a eu le coup des t-shirts.
23:51On ne peut pas dire que ça ait saturé l'ambiance médiatique, ce côté-là.
23:57Je pense que les Français sont assez matures, assez distants avec tout ça.
24:00Alors évidemment, on ne peut que se réjouir, parce que c'est quand même le dernier refuge du patriotisme.
24:04Le football, le sport, où on a le droit de chanter la France, de s'enthousiasmer pour le score de
24:10la France.
24:12Évidemment, il y aura un lendemain qui déchante.
24:14C'est quand même un peu l'opium de la population.
24:19Donc, à la fin de la Coupe du Monde, même si on l'a gagné, on retrouvera la situation économique
24:25de la France,
24:25sa situation politique compliquée, sociale aussi.
24:29Et donc, voilà.
24:31C'est un bon moment, c'est bon à prendre.
24:33Les Français le font, mais je pense qu'ils ne sont pas dupes.
24:36Il n'y a pas de magie, quoi.
24:38Parce qu'il n'y a pas de magie, et la réalité, c'est que l'équipe de France va
24:41très bien.
24:41C'est une belle équipe de France, avec des athlètes incroyables, avec des joueurs incroyables,
24:45qui jouent pour la plupart à l'étranger.
24:47Et qui ne sont pas endettés, comparé à la France.
24:50Et qui ne sont pas endettés, et comparé à la Ligue de football,
24:54qui ne va pas bien, Geoffroy Lejeune, comme la France.
24:56Le football français, mis à part le Paris Saint-Germain, il ne se porte pas très bien, comme le pays.
25:02Vous ne parlez pas du football amateur, mais la Ligue 1,
25:07aujourd'hui, elle est en déclin ?
25:09Écoutez, non.
25:10Il y a des problèmes financiers, évidemment.
25:11Il y a le problème des droits télé.
25:12Il y a beaucoup de problèmes qui...
25:14On me dit oui ou non.
25:16Je ne suis pas amateur, mais on me dit non.
25:19Sur le plan économique.
25:20Disons que vous dites, il y a le PSG et puis il y a le reste.
25:23Mais le PSG tire bien le reste, quand même.
25:25Sur l'équipe de France, en revanche, par contre, moi, ce qui me frappe,
25:27c'est qu'on dit souvent que le football est le plus individuel des sports collectifs.
25:32C'est-à-dire qu'en gros, c'est un sport collectif, évidemment,
25:34mais où vous pouvez briller.
25:37Une personne peut tirer une équipe.
25:40Et les égaux, par rapport à une équipe de rugby, par exemple,
25:43vous pouvez avoir le meilleur joueur du monde dans une équipe très mauvaise.
25:44Il ne gagnera jamais un match.
25:46Parce que vous gagnez à 15 ou vous perdez à 15.
25:48Et en football, c'est un peu différent.
25:50Mais la grande force de cette équipe,
25:52et ça, pour le coup, on l'avait perdu jusqu'à l'arrivée de Didier Deschamps
25:54et les Coupes du Monde de 2018, 22 et 26, nous le prouvent,
25:59c'est qu'en fait, il a réussi à refaire de cette équipe de France
26:01une vraie équipe collective.
26:03Une équipe et un groupe aussi,
26:04parce qu'ils sont plus nombreux que les 11 qu'on voit sur le terrain.
26:08Et il y a tous ceux qui, il faut apprendre à gérer ça.
26:09Ceux qui ne vont pas rentrer, ceux qui ne vont pas jouer.
26:11Ce sont des joueurs qui sont quasiment tous exceptionnels.
26:14Et la force de Deschamps, c'est qu'il arrive à embarquer tous ces gens
26:16pendant un mois et demi.
26:18Vous sentez qu'il y a une bonne ambiance, par exemple.
26:19Oui, voilà.
26:21C'est quelque chose de très dur à réaliser,
26:23avec des individualités aussi fortes
26:25et avec des gens qui, dans leur club, sont des stars.
26:26Donc, bravo Didier Deschamps et allez les Bleus.
26:30Et puis, merci aussi aux forces de l'ordre.
26:32Puisqu'hier, on peut se dire effectivement à quel prix,
26:34puisque Paris était barricadé,
26:36mais on peut souligner aussi le comportement des supporters,
26:39des supporters marocains.
26:39Il n'y a pas eu de débordement hier soir, soulignons-le.
26:42Alors, les forces de l'ordre étaient là.
26:44Il y a eu des mesures qui ont, effectivement,
26:48entaché la soirée de certains riverains à Paris.
26:50Mais au moins, il n'y a pas eu de débordement,
26:52ce qui n'était pas le cas.
26:53Vous allez le voir aux Pays-Bas,
26:56dans les rues de la Haie,
26:57après l'élimination de la sélection marocaine.
27:00Eh bien, on va voir ces images
27:01diffusées par des médias locaux.
27:03Je vous laisse regarder et on commente.
27:29Alors, qu'est-ce qu'on voit ?
27:30Des supporters vraisemblablement marocains
27:33qui sont réunis devant un établissement
27:36où ils pensaient que des touristes israéliens séjournaient.
27:40Et on entendait quoi ?
27:41Tous les Juifs sont des homos.
27:43Et je le dis sans la vulgarité.
27:45Voilà, il y a eu d'autres...
27:46Ce qui n'est pas un défaut.
27:48Non, non, mais je ne répète pas ce qui se...
27:50Voilà.
27:51Mais voilà, ce qui n'est pas un défaut.
27:53Et en même temps,
27:55d'autres phrases antisémites
27:59qui ont été scandées.
28:00Alors, on n'a pas pu les vérifier,
28:03mais des passants les ont entendues.
28:05Donc voilà, ça dit quelque chose aussi,
28:07aujourd'hui, de la situation dans le monde.
28:09Oui, il y a un climat d'antisémitisme
28:11qui se répand un peu partout en Europe,
28:14mais il n'est pas général non plus.
28:19Parce que mes parents sont partis au Maroc
28:20avec un groupe de rescapés de la Shoah.
28:25Et tout le monde était...
28:26Mes parents m'ont dit que...
28:27Et c'est rescapé de la Shoah.
28:29On dit que tout le monde était accueillant.
28:30Donc, ce n'est pas l'ensemble des Marocains,
28:33il faut le préciser.
28:34Le roi du Maroc protège la communauté juive.
28:37Mais ces supporters marocains,
28:41je ne sais pas s'ils vivent aux Pays-Bas
28:43ou s'ils ne vivent pas aux Pays-Bas.
28:45Et s'ils sont supporters marocains, d'ailleurs.
28:47S'ils sont supporters marocains.
28:49Alors, supporters marocains,
28:50on peut l'imaginer quand même,
28:51parce qu'ils n'auraient pas imaginé
28:53ce périple avec les drapeaux marocains
28:55s'ils ne soutenaient pas l'équipe du Maroc.
28:57Mais peut-être qu'ils vivent aux Pays-Bas.
29:01Et en Europe, c'est vrai que,
29:03disons, l'hostilité à l'égard d'Israël
29:07fait que l'ensemble des Juifs sont victimes
29:11et qu'on rend les Juifs et Israël victimes
29:14des malheurs du monde comme au Moyen-Âge.
29:18Il faut espérer que cela s'atteignera avec le temps.
29:22Autre image totalement dévastatrice
29:24que je souhaitais vous montrer,
29:25mais cette fois-ci, c'était au Royaume-Uni.
29:27Des policiers, vous allez les voir,
29:28totalement dévastés face à des voyous.
29:31C'était là aussi dans le sillage
29:33de la défaite du Maroc face à la France.
29:35Des policiers, vous allez le voir,
29:37obligés de reculer face à l'agressivité
29:39d'une mode de délinquant.
29:40Regardez la séquence absolument dévastatrice
29:44pour la police britannique.
30:32Sous-titrage Société Radio-Canada
30:38Il y a eu des violences urbaines hier soir
30:41dans les rues de Londres après le match de football
30:43de Geoffroy Lejeune.
30:44C'est absolument dévastateur que cette image
30:47pour la police britannique qui est obligée
30:49d'être fuir en courant face à ces voyous
30:52descendus dans la rue pour foutre le bazar.
30:54L'image est terrible.
30:55En France, on n'a pas connu ça.
30:57Il y a eu effectivement des reculs stratégiques
30:59de voitures de policiers,
31:00mais de cette façon-là, on ne l'a pas vu.
31:02Oui, on n'a pas eu de débandade encore.
31:03Après, on a eu, je me souviens,
31:05d'images de policiers qui, en fait,
31:07à partir du moment où, j'espère que la loi
31:10qui a été votée cette semaine
31:13permettra de changer ça,
31:14de changer un peu ce rapport de force,
31:15mais à partir du moment où ils savent,
31:16depuis l'affaire Nahem,
31:17que s'ils utilisent leur arme,
31:19ils sont possiblement en détention provisoire
31:22pendant plusieurs mois,
31:23et leur carrière s'arrête,
31:25et leur nom est jeté en pâture,
31:27ça fait réfléchir,
31:28et ça déséquilibre le rapport de force.
31:31C'est malheureusement ça
31:31le risque qu'on prend.
31:33Moi, ce qui me frappe, si vous voulez,
31:34c'est qu'en fait, on peut rattacher ça
31:35aux images que nous, on vit régulièrement en France.
31:38Dieu merci, ce n'était pas le cas hier,
31:39mais après la victoire du Paris Saint-Germain
31:41en Coupe d'Europe,
31:42on a vécu vraiment le même genre d'attroupement.
31:45Ce qu'on vient de voir
31:46qui s'est passé aux Pays-Bas,
31:48aux Pays-Bas, il y a eu,
31:49il y a quelques mois,
31:51ou c'était peut-être il y a plus d'un an,
31:52mais la chasse aux Juifs dans les rues,
31:54un match de football déjà,
31:55donc ce n'est pas quelque chose d'anecdotique.
31:57Vous avez la Belgique,
31:58vous avez en fait,
31:58toutes nos sociétés européennes
31:59sont aujourd'hui gangrenées par une racaille
32:02qui est malheureusement bien souvent
32:05en lien avec une immigration
32:06qu'on n'a pas contrôlée,
32:07nous, ni nous, ni les Anglais,
32:09ni les Hollandais d'ailleurs.
32:11Et donc c'est partout,
32:12c'est dans tous ces pays-là,
32:13on est quasiment tous concernés en Europe,
32:15et on ne sait pas comment faire,
32:16on ne sait pas comment gérer.
32:17Donc bon courage aux Britanniques,
32:18et j'espère que ça n'arrivera pas
32:19chez nous trop vite.
32:20C'est vrai que Marc Baudrier,
32:21une image parfois dit tout de la situation.
32:24C'est le constat finalement d'autorités
32:28qui ont fait semblant de ne pas voir
32:29d'une immigration massive incontrôlée,
32:32disons les choses telles qu'elles sont,
32:33et voilà où nous en sommes aujourd'hui.
32:34Oui, c'est le résultat de la politique
32:37d'immigration complètement débridée
32:39qui a eu lieu au Royaume-Uni
32:41et en France, c'est la même,
32:43sauf que chez eux,
32:44ils ont accepté un certain communautarisme
32:47que nous, nous avons refusé,
32:48mais le résultat est à peu près le même.
32:50Et on voit bien que
32:54la France ou le Royaume-Uni
32:57multiracial se rêvent,
32:58vous savez, on nous faisait colorier
32:59quand on était petits,
33:00des planètes sans frontières,
33:02avec des colombes, des fleurs, etc.
33:04Et bien voilà, le résultat.
33:06C'est que ce sont des bandes
33:09qui affrontent la police
33:11avec un drapeau
33:12de leur pays d'origine sur le dos.
33:15Et donc, on voit bien que l'intégration,
33:17c'est plutôt une désintégration.
33:19Et qui n'affrontent pas,
33:20qui ont le dessus sur la police.
33:22C'est ça qui est terrible.
33:23C'est ça.
33:24Ils refluent,
33:25ils font refluer la police
33:26en attaquant en masse
33:28de manière ultra-violente.
33:29Donc c'est vraiment un...
33:31C'est vrai,
33:32c'est symbolique finalement
33:34de cette Europe
33:35qui n'arrive plus
33:36à contenir cette immigration
33:38qu'elle a fait venir
33:39sans contrôle.
33:41Très courte pause
33:42dans 100% politique.
33:43On revient dans un instant.
33:45A tout de suite.
33:48La France est-elle toujours
33:49un pays sûr ?
33:50C'est la question
33:51que nous pouvons nous poser
33:53après un rapport publié hier.
33:55Alors, c'est le très sérieux
33:57Global Peace Index
33:58qui a classé notre pays
34:0099e pays le plus sûr
34:01sur 163.
34:03Alors, pourquoi un si mauvais classement ?
34:05On va s'intéresser
34:06aux critères pris en compte,
34:07si vous le voulez bien,
34:08avec Kylian Saleh.
34:10L'Islande,
34:11en tête du classement
34:12des pays les plus sûrs
34:13pour la 19e année consécutive,
34:15loin derrière,
34:17la France est reléguée
34:18à la 99e place.
34:19Pour établir ce classement,
34:21le rapport se base
34:22sur 23 indicateurs
34:23répartis en trois catégories.
34:25Il prend d'abord en compte
34:26les conflits actuels
34:27nationaux et internationaux,
34:28leur nombre et leur durée
34:30au sein du pays,
34:31le nombre de décès
34:31dû à ces conflits
34:32ou encore les relations géopolitiques
34:35avec les pays voisins.
34:36Le rapport attache
34:37une grande importance
34:38à la sécurité
34:39et à la sûreté sociétale.
34:41Il tient notamment compte
34:42de l'instabilité politique,
34:44du niveau de criminalité,
34:45du taux d'incarcération
34:46ou encore de la facilité
34:48d'accès aux armes.
34:49Enfin,
34:50le rapport étudie
34:51la militarisation du pays,
34:53comme le nombre
34:53des forces armées,
34:54les capacités en matière
34:56d'armes nucléaires
34:57ou les dépenses militaires
34:58en pourcentage du PIB.
35:00C'est pour toutes ces raisons
35:01que l'Islande
35:02est le pays le plus sûr.
35:03La Nouvelle-Zélande
35:04et la Suisse
35:05complètent le podium
35:05devant la Slovénie
35:07et l'Irlande.
35:08La France se situe
35:09dans la moyenne basse,
35:10loin derrière
35:10ses voisins européens.
35:11Selon le rapport,
35:13notre pays
35:13est le moins pacifique
35:14d'Europe occidentale
35:15et centrale.
35:16Il fait également face
35:17à un sentiment d'insécurité
35:18de ses habitants
35:19et à des problèmes sociétaux.
35:21Si la France est mal classée,
35:23elle devance tout de même
35:23les Etats-Unis
35:24qui sont 134e
35:25et la Russie,
35:26bon dernier.
35:28C'est quand même
35:29un classement
35:30tout à fait humiliant
35:31pour la France.
35:32Geoffroy,
35:33le reflet assez brutal
35:35d'un pays
35:35qui n'a plus le contrôle
35:36finalement sur sa sécurité
35:37intérieure depuis des années
35:39avec des gouvernements
35:40successifs
35:41qui n'ont pas entendu,
35:42qui n'ont pas vu
35:43et qui parlaient de sentiments
35:44souvenons-nous
35:44d'insécurité.
35:45On ne va pas se mentir,
35:46on n'est pas très surpris
35:47non plus.
35:48Non.
35:49Nous qui avons
35:51une quarantaine d'années,
35:52on a vu cette bascule
35:53entre le moment
35:54où c'était un pays
35:55un pays safe
35:56comme dit Darmanin
35:57et où c'est devenu
35:58un pays où il n'y a plus
35:58aucun endroit safe
35:59comme a dit notre ministre
36:00de la Justice.
36:02Et ce qui me frappe
36:04dans le haut du classement
36:06par contre,
36:06ce sont des sociétés
36:07ou ce sont des pays
36:08dont la société
36:10dont la population
36:10est restée homogène
36:11qui sont très bien classée.
36:13Et ça peut vraiment
36:14vraiment avoir un lien
36:15si vous voyez ce que je veux dire.
36:16Et d'ailleurs,
36:17ce think tank
36:18n'en parle pas
36:19de l'aspect
36:21immigration,
36:22des causes finalement
36:24et notamment
36:25de l'immigration,
36:27du communautarisme.
36:28Ça, il le met de côté.
36:30Mais pourtant,
36:31n'est-ce pas ici
36:31la question centrale,
36:33Marc Vaudrier ?
36:33Si, bien sûr.
36:34Mais moi, je suis un peu gêné
36:35par ce classement
36:36parce qu'apparemment,
36:38il y a quand même
36:38un prisme très pacifiste,
36:41militant pacifiste.
36:42Et j'ai l'impression
36:44que notamment
36:45les budgets militaires,
36:47l'importance de l'armée,
36:49etc.,
36:49nous plombent,
36:50plombent les pays.
36:51Or, bon,
36:52c'est quand même
36:53très différent
36:54comme critère
36:55de celui de l'insécurité
36:56dans la rue.
36:57Et moi, je préfère...
36:57Une limite idéologique,
36:59finalement.
37:00Très idéologique.
37:00Ça sent un peu quand même
37:02le classement
37:03qui a été fait
37:03avec des esprits
37:04très marqués
37:05à gauche,
37:06par la gauche pacifiste.
37:07Et ça,
37:07on peut le remarquer
37:08avec la place
37:09des États-Unis
37:09et de la Russie.
37:10Le reportage
37:11était d'ailleurs
37:12très complet
37:13et a montré
37:14les complexités
37:16d'un tel classement.
37:18Et ce n'est pas
37:18tout à fait vrai
37:19ce que vous avez dit,
37:20Geoffroy,
37:23puisque Moscou arrive
37:24des bons derniers
37:25alors que c'est une société...
37:26Enfin, la ville
37:27est très homogène
37:28et que la ville
37:29est très sûre.
37:30Tél'Avive...
37:31Tél'Avive...
37:31Moscou est très homogène.
37:32La Russie, pardon.
37:33La Russie,
37:34mais enfin,
37:34Tél'Avive,
37:35Israël,
37:36c'est homogène.
37:38On peut marcher
37:39dans les rues de...
37:40Oui, mais c'est pour le coup.
37:41Oui, mais il y a donc
37:42l'aspect militaire
37:43qui rentre
37:43en ligne de compte.
37:46Mais bon,
37:47c'est...
37:47Mais en tous les cas,
37:48ce qui est...
37:49Ça brouille l'analyse quand même.
37:50Ça brouille beaucoup l'analyse.
37:52Mais ce que le reportage
37:53a bien dit aussi,
37:54c'est que l'Allemagne
37:55est 32e
37:56et que la France
37:57est 99e.
37:59Mais ce n'est pas possible
38:00que la France
38:00soit moins sûre
38:01que la Tanzanie
38:03ou les autos.
38:04Donc,
38:05il y a quand même
38:05un problème
38:06sur la sécurité
38:09quotidienne.
38:10À la fois,
38:10nous ne sommes pas...
38:11Oui, mais à la fois,
38:12nous ne sommes pas surpris.
38:13Nous ne sommes pas surpris
38:14par cette place
38:15et en même temps,
38:16voilà,
38:16ne pas perdre de vue
38:17le biais idéologique
38:18de cette...
38:19Il faut bien comparer
38:20avec ce qui est comparable.
38:21L'Allemagne est 32e
38:23et nous,
38:23on est 99e.
38:25Mais les Etats-Unis
38:26sont 142e.
38:27Oui, mais l'Allemagne
38:28est 32e,
38:29peut-être aussi beaucoup
38:30parce que...
38:31Parce qu'il n'y a pas
38:31d'armes nucléaires.
38:32Il n'y a pas d'armes nucléaires.
38:33Enfin,
38:33son armée est faible.
38:34Tout ça brouille.
38:35Son armée est faible.
38:36Ça va être le pays
38:37qui va investir
38:38le plus d'argent
38:39dans son armée.
38:40Absolument.
38:41Eh bien, justement,
38:42on va parler de la guerre
38:43si vous le voulez bien
38:44avec cette situation
38:46au Moyen-Orient
38:46puisqu'en trois semaines,
38:48on est passé de quoi ?
38:48On est passé
38:49d'un accord de paix
38:50à un nouvel échange
38:51de frappe.
38:52Le point de rupture,
38:53c'est le détroit d'Ormouz.
38:54Depuis mardi,
38:55les échanges de frappe
38:56ont repris.
38:57Donald Trump
38:58qui affirme désormais
38:59ne plus croire
39:00au cessez-le-feu
39:01tout en laissant
39:03ses négociateurs
39:03malgré tout
39:04poursuivre les discussions.
39:06Alors,
39:06on va revenir
39:07sur une semaine
39:07qui a fait basculer
39:08la région
39:09avec Chloé Tarka
39:09et puis,
39:10on analyse tout ça ensuite.
39:13Trois semaines,
39:14c'est le temps
39:14qu'il aura fallu
39:15pour passer
39:16d'un accord de paix
39:17à une nouvelle escalade militaire.
39:19Le 18 juin,
39:21Washington et Téhéran
39:22signent à distance
39:23un protocole d'accord
39:24censé mettre fin
39:25à plusieurs mois de guerre.
39:27Mais mardi,
39:28tout bascule.
39:29Les Etats-Unis
39:29accusent l'Iran
39:30d'avoir attaqué
39:31trois navires commerciaux
39:32dans le détroit d'Ormouz.
39:34La riposte américaine
39:35est immédiate.
39:36Plus de 80 cibles militaires
39:38iraniennes sont frappées,
39:40notamment des systèmes
39:41de défense aérienne,
39:42des installations navales
39:43et des sites de missiles.
39:45L'Iran répond à son tour.
39:47Sur ces images,
39:49les sirènes d'alerte
39:50retentissent au Koweït
39:51alors que des drones
39:52et des missiles
39:53visent plusieurs bases américaines.
39:55Depuis le sommet de l'OTAN,
39:57Donald Trump affiche
39:58un changement de ton radical.
40:01Pour moi,
40:01je pense que c'est fini.
40:02Je ne veux plus avoir
40:03affaire à eux.
40:04Ce sont des ordures.
40:05Vous savez ce que sont
40:06des ordures ?
40:07Ce sont des ordures.
40:08Ce sont des gens malades.
40:09Ils sont dirigés
40:10par des gens malades.
40:11Et ce sont des gens
40:11vicieux, violents.
40:14Le lendemain,
40:14nouvelle démonstration
40:16de force.
40:16Les Etats-Unis
40:17annoncent une nouvelle
40:18vague de frappes
40:19contre près de 90
40:20cibles militaires iraniennes.
40:22Des frappes qui interviennent
40:23dans un contexte politique
40:25particulièrement tendu.
40:26Si officiellement,
40:27Washington affirme répondre
40:29aux attaques menées
40:30dans le détroit d'Harmouz,
40:31elles surviennent également
40:32au lendemain de révélations
40:33sur un possible
40:34nouveau plan iranien
40:36visant à assassiner
40:37Donald Trump.
40:39Le cessez-le-feu
40:40avec l'Iran est terminé.
40:41L'Arsfeld nous dit
40:42Donald Trump.
40:43Est-ce qu'on revient
40:44à une confrontation
40:46ouverte ?
40:47Ou alors,
40:47on a des frappes
40:48pour mettre la pression
40:49sur Téhéran
40:50et continuer
40:51les discussions
40:51en coulisses ?
40:52Ce n'était pas
40:52un accord de paix.
40:53C'était, disons,
40:56une feuille signée
40:57pour reporter
40:58au lendemain
40:59ce qui ne pouvait pas
40:59être réglé
41:00le jour même
41:01en espérant
41:02que le passage du temps
41:04vienne régler
41:05les chevaux compliqués
41:07des choses
41:08alors que les positions
41:10restent quand même
41:11relativement,
41:12enfin même
41:12totalement antagonistes.
41:14L'Iran veut garder
41:15le contrôle
41:15sur le détroit d'Hormuz.
41:18Trump veut qu'il soit
41:19réouvert,
41:20totalement libre
41:21à la circulation.
41:22L'Iran veut
41:24toujours acquérir
41:25l'arme nucléaire
41:26et Trump ne veut pas
41:28que l'arme nucléaire
41:29soit acquise
41:29par les Iraniens.
41:30Donc, parfois,
41:31il y a des situations
41:32compliquées comme ça.
41:33On se couche
41:34et parfois,
41:35elles sont réglées
41:35avec le simple
41:36passage du temps
41:37et parfois,
41:38elles ne sont pas
41:39réglées
41:39et les confrontations
41:41reviennent.
41:42Je ne vois pas
41:42comment,
41:43raisonnablement,
41:44un accord de paix
41:45pour ressortir
41:46de cette situation
41:47et donc,
41:48c'est,
41:49disons,
41:50les événements
41:51eux-mêmes
41:52qui vont décider
41:53de ce que sera
41:54le futur
41:55qu'on ne peut pas
41:56deviner aujourd'hui.
41:57Mais on peut deviner
41:58quand même
41:58que les Iraniens
41:59semblent, eux,
42:00radicalisés davantage.
42:01Aujourd'hui,
42:02on a vu
42:03avec les funérailles
42:03de Ramene.
42:04Ils ont toujours été
42:04très radicalisés,
42:06ils ont toujours
42:07continué à crier
42:08mort à Israël
42:09et mort aux Etats-Unis.
42:11C'est un régime
42:11qui sait que
42:12s'il baisse la garde,
42:14il se fera renverser
42:15chez lui.
42:16Donc,
42:16il doit rester fort
42:18face au monde extérieur.
42:20Sinon,
42:20il se fera renverser
42:21par son opposition intérieure.
42:24Donc,
42:24je ne vois pas de solution
42:26et c'est le temps
42:28qui va décider.
42:29Pas de solution,
42:29il est dans une impasse stratégique,
42:31Geoffroy Lejeune,
42:31Donald Trump,
42:32aujourd'hui,
42:32avec le détroit d'Hormuz,
42:33justement.
42:34Le détroit d'Hormuz,
42:35ça a été quand même
42:36ce qui a tout changé
42:38dans cette guerre.
42:38C'est-à-dire qu'on a découvert
42:39qu'ils n'avaient pas encore
42:40la bombe atomique,
42:41mais ils en avaient une deuxième
42:43à proximité
42:44et ils en avaient déjà le contrôle.
42:45Donc,
42:46c'est la première chose.
42:47La deuxième,
42:47c'est qu'aujourd'hui,
42:48moi,
42:48ce que je trouve compliqué,
42:49c'est que quand vous êtes
42:49les Etats-Unis et Israël
42:51et que vous attaquez l'Iran
42:52comme ça a été le cas,
42:53soit vous gagnez
42:54et tout autre scénario
42:56que la victoire
42:57est une défaite en réalité
42:58et donc une victoire pour l'Iran.
42:59Et ça,
43:00pour le coup,
43:00je pense que ce que nous,
43:01on n'avait pas vu,
43:01en tout cas,
43:02de là où on était,
43:03c'était ces sociétés
43:06qui sont capables
43:06d'endurer
43:09des bombardements
43:09parce que quand Trump disait
43:11on les a décapités,
43:13on est en train
43:14de les renvoyer
43:14à l'âge de pierre,
43:14ce n'était pas complètement faux.
43:15Mais en fait,
43:16ça ne changeait pas grand-chose
43:17pour les gardiens de la Révolution
43:18et pour ce qui restait de molle.
43:20On n'arrive pas à comprendre
43:21à quel point
43:22ils ont été fragilisés.
43:23Si le régime ne tombe pas,
43:25c'est une défaite
43:26puisque les Etats-Unis
43:27et Israël
43:28et surtout les Etats-Unis
43:30puisque c'est la grande puissance
43:31à attaquer
43:32avec quand même
43:33le but plus ou moins revendiqué
43:35de faire tomber le régime.
43:37Le régime n'est pas tombé
43:38et donc,
43:39d'une certaine façon,
43:40l'Iran a gagné la guerre.
43:41Mais d'une autre manière,
43:42l'Iran a quand même été
43:45fortement affaibli
43:45d'un point de vue militaire
43:47les sites nucléaires
43:48ont été bombardés,
43:49enterrés.
43:50Donc,
43:50on a gagné un répit
43:52et c'est le temps
43:53qui dira
43:53qui a gagné la guerre.
43:56Les Etats-Unis
43:56ont perdu la guerre du Vietnam
43:58mais 20 ans
43:59ou 15 ans après,
44:01le communisme est tombé.
44:02Est-ce qu'on peut faire
44:03un comparatif ?
44:04D'ailleurs,
44:04Donald Trump
44:05qui avait dit
44:05jamais nous nous engagerons
44:07dans une guerre.
44:07Est-ce qu'on peut faire
44:08un comparatif
44:08avec l'Afghanistan,
44:10avec le Vietnam
44:11aussi
44:12où on a vu
44:12les Etats-Unis
44:13s'embourber
44:14dans des guerres
44:15interminables ?
44:16Est-ce que la comparaison
44:17elle tient ou pas ?
44:18Selon vous,
44:18Marc Baudoyer ?
44:19Oui,
44:20on ne voit absolument pas
44:21l'issue de ce conflit
44:22pour l'instant
44:22qui fait trois perdants
44:23en réalité.
44:24Les Etats-Unis
44:25ont perdu une partie
44:26de leur honneur
44:27et de leur prestige
44:28puisqu'il avait annoncé
44:3050 fois
44:31qu'il en avait
44:31pour 15 jours
44:32et que tout serait réglé
44:33comme d'un coup
44:34de baguette magique
44:35et apparemment
44:36c'est plus compliqué que ça.
44:37L'Iran est quand même
44:38très affaibli
44:39dans un pays
44:40dont les zones de destruction
44:42sont quand même considérables
44:43et puis le plus perdant
44:45des trois
44:45c'est le peuple iranien
44:47qui lui
44:48souffre le martyr
44:49qui attendait une libération
44:51qui y a cru
44:52pendant un moment
44:52qui est descendu
44:53dans la rue
44:54pour rappeler
44:55un changement de régime
44:56et qui aujourd'hui
44:57est écrasé
44:57par ce conflit
45:00à la fois
45:01diminué
45:02sur le plan économique
45:03et puis
45:04sur le plan militaire
45:05aussi
45:06puisqu'ils prennent
45:06des obus
45:08et des bombes
45:10donc le pauvre peuple iranien
45:12
45:13il paye cher
45:14et on ne voit pas dessus
45:15Donald Trump
45:16faire tomber le régime
45:18selon vous ?
45:18Pour faire tomber le régime
45:19il faut envoyer des troupes au sol
45:20s'il envoie des troupes au sol
45:23il y a des américains
45:24qui se font tuer
45:25ils risquent de perdre
45:26les élections
45:28de mi-mandat
45:29Rome aussi
45:30se battait contre les Partes
45:31jadis
45:32et c'était compliqué
45:34de faire reculer
45:35les Partes
45:36d'ailleurs Crassus
45:38Crassus a été arrêté
45:40ils lui ont fondu
45:41de l'or
45:41dans la bouche
45:43parce qu'il aimait bien
45:45l'argent
45:45il voudrait bien faire ça
45:47avec Trump aussi
45:48lui fondre de l'or
45:49dans la bouche
45:51bon
45:52ça fait quand même
45:53depuis 1979
45:55que le conflit dure
45:56donc il peut durer
45:57la guerre de 100 ans
45:58a duré plus de 100 ans
46:00Il y avait qu'un régime iranien
46:01qui s'est préparé
46:02depuis des années
46:03et des années
46:03Mais ce qui est important
46:04c'est qu'elle n'acquiert pas
46:05l'arme nucléaire
46:06ça c'est vraiment
46:07primordial
46:08On arrive au terme
46:08de cette émission
46:09je voulais vous remercier
46:10infiniment
46:10merci à tous les trois
46:11d'avoir décrypté
46:12l'actualité
46:13actualité que
46:14vous pourrez retrouver
46:15dimanche dans le JDD
46:16à ne pas manquer
46:17la petite tradition du dimanche
46:19on prend un café
46:20on achète le JDD
46:21même pendant les vacances
46:22pas de vacances
46:23pour le JDD
46:25le dimanche vous allez aimer
46:26Merci à Julien Duroux
46:28de m'avoir aidé
46:28à préparer cette émission
46:29Nathalie Le Pelletier
46:30tout de suite
46:31c'est le meilleur de l'info
46:33Mickaël Dorian
46:34je vous retrouve
46:34demain soir
46:35dans 100% politique
46:36week-end
46:36excellente nuit
46:37sur notre antenne
46:38Sous-titrage Société Radio-Canada
46:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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