- il y a 11 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00:01Bonsoir à tous, je m'appelle Olivier de Caronfleck, je suis très heureux de vous retrouver dans 100% politique
00:00:05week-end sur CNews.
00:00:06Pour vous accompagner ce soir autour de ce plateau, Lara Tchékov du JDD.
00:00:10Bonsoir Lara, Caroline Tominette également avec nous, analyste en géopolitique.
00:00:14Bonsoir Caroline, à vos côtés le général Bertrand Cavalier, mon général, bonsoir.
00:00:18Nicolas Conquer, bonsoir, fondateur du cercle de réflexion West End Arc.
00:00:23Parce que bien évidemment nous allons largement revenir ce soir sur la tentative d'assassinat qui a visé Donald Trump.
00:00:29Et pas seulement d'autres membres de son administration.
00:00:32Mais avant, général Bertrand Cavalier, je me tourne vers vous.
00:00:34On va parler de la situation au Mali, puisque le ministre de la Défense a été tué après des combats
00:00:39entre l'armée et des djihadistes.
00:00:41Le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans a revendiqué cette série d'attaques coordonnées avec la rébellion
00:00:47Trois-Règues.
00:00:48Contre des positions stratégiques de la jeune au pouvoir au Mali.
00:00:52Alors après le départ des militaires français, c'était en décembre 2021.
00:00:56Et bien visiblement les islamistes sont de retour.
00:00:59Général Bertrand Cavalier, je profite de votre séjour, puisque vous revenez tout juste du Sénégal.
00:01:04Je profite de votre présence.
00:01:05Vous conseillez les forces de sécurité dans plusieurs pays africains.
00:01:10Vous connaissez donc la situation par cœur.
00:01:12Alors peut-être un éclairage.
00:01:14Qui est ce groupe de soutien à l'islam et aux musulmans pour démarrer ?
00:01:17Alors ce groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, c'est un mouvement maintenant dans lequel se sont
00:01:23intégrés plusieurs autres mouvements
00:01:25et qui est affilié à Al-Qaïda et qui aujourd'hui mène une insurrection sur l'ensemble du territoire malien
00:01:33et contre la junte.
00:01:35Et qui vient ces derniers jours donc d'infliger des pertes sévères à l'armée malienne.
00:01:41Comment ces djihadistes se sont-ils réformés ?
00:01:44Puisqu'il y a eu ce fameux départ des troupes françaises, je l'évoquais.
00:01:49Et là on a eu le sentiment que ces groupes djihadistes ont pu se reformer, ont pu grossir et aujourd
00:01:55'hui attaquer la ville de Bamako.
00:01:57Déjà un peu d'histoire.
00:01:58Il y a un grand désordre géopolitique depuis l'intervention en Libye.
00:02:02Ce qui fait que la France et puis n'oublions pas également l'Algérie avec le groupe islamique armé, le
00:02:06GIA.
00:02:07Mais pour être très très concret, la France est intervenue donc en 2013-2014.
00:02:13Il y a eu l'opération Épervier et puis après l'opération Barkhane pour lutter contre le terrorisme, l'extrémisme
00:02:21religieux.
00:02:22Comme ils peuvent l'appeler, il y a différentes façons de dénommer les choses.
00:02:25Alors si la France a marqué des points, n'oublions pas qu'il y a plus de 50 Français qui
00:02:29ont perdu la vie.
00:02:30Ils ont libéré Bamako, Tambouctou.
00:02:33Ils sont allés également se battre dans le Nord.
00:02:35Mais le véritable défi, c'était de reprendre l'ascendance sur les populations, de rétablir un lien de confiance avec
00:02:41les populations en répondant à leurs attentes, leurs besoins fondamentaux.
00:02:45En fait, la communauté internationale n'a jamais réussi à véritablement prendre le contrôle du Mali.
00:02:50De vastes zones étaient déjà, on peut dire, gangrénées par ces mouvements djihadistes.
00:02:55Là, on parle du Mali.
00:02:56Vous étiez au Sénégal, Sénégal ou Guinée, on pourrait la citer.
00:02:59Est-ce qu'il y a un risque de contagion avec cet islamisme au niveau des populations ?
00:03:02Ces mouvances, elles sont, alors déjà, elles sont puissamment armées parce que quand on parle du coup, c'est un
00:03:08islam musulman, c'est entre 5 000 et 8 000 combattants.
00:03:11Alors il y a des visées expansionnistes, ils accaparent les richesses, il y a tout, il y a également, par
00:03:15exemple, l'orpaillage.
00:03:17Il y a des richesses minières considérables.
00:03:19Donc il y a quand même des objectifs économiques.
00:03:22Mais ils avancent vers les États côtiers.
00:03:25Mais il ne faut pas non plus occulter la dimension idéologique.
00:03:28Ils sont porteurs d'un islam radical qui entend imposer une autre vision de la société.
00:03:35Il y a un rejet d'ailleurs des valeurs occidentales.
00:03:37Et en parlant d'islam radical, c'est intéressant de voir au Sénégal la confrontation qu'il y a maintenant
00:03:42entre, je dirais, le salafisme, entre guillemets,
00:03:46et puis l'islam des confréries qui était un islam syncrétiste assez tolérant, un islam traditionnel.
00:03:52Et donc, dispositifs sécuritaires, parce qu'il y a des efforts considérables maintenant qui sont faits par ces pays,
00:03:57notamment en maillant, en établissant une sécurité de proximité,
00:04:01c'est chose qu'on avait oublié au Mali, notamment dans le Sénégal, la Côte d'Ivoire, la Guinée,
00:04:06c'est d'installer des brigades de gendarmerie, de rétablir un lien de confiance avec les chefferies,
00:04:10avec les maires, avec les acteurs de la société civile.
00:04:13Il faut également favoriser le développement.
00:04:15Mais il y a un défi, c'est de trouver un narratif pour contrer cette dynamique,
00:04:22cette cinétique idéologique alimentée par les réseaux sociaux avec une très forte propagande.
00:04:25Ils sont quand même très adroits, très efficaces dans le conditionnement de la jeunesse.
00:04:30Et on le voit, le monde bouge partout en ce moment.
00:04:33Le continent africain n'y échappe pas.
00:04:36Caroline Tominet, après avoir été priée de quitter le Mali,
00:04:39aujourd'hui, est-ce que la diplomatie française peut encore avoir un rôle sur le continent africain ?
00:04:44Au Mali, ça semble un peu compliqué.
00:04:46Sur le continent africain, est-ce que la France a encore de l'influence aujourd'hui ?
00:04:49La France doit avoir une influence.
00:04:52Il y a une partie des pays qui sont francophones.
00:04:54Et puis, le Sahel est un lieu hyper stratégique pour les ressources minières, pour l'uranium aussi.
00:05:02L'avenir est en Afrique.
00:05:03Un tiers des ressources minières sont en Afrique.
00:05:06Et pour nous, c'est très stratégique par rapport aux ressources d'uranium.
00:05:11Donc, le Mali et le Niger sont vraiment très importants.
00:05:15On a eu un rôle clé.
00:05:17Il y a eu 58 morts des militaires à qui on doit rendre hommage, qui ont défendu les intérêts de
00:05:24la France.
00:05:25Et du peuple malien aussi.
00:05:27Et à la demande du gouvernement malien de protéger le peuple.
00:05:33Les Russes sont intervenus.
00:05:34Wagner est parti en juin 2025 pour être remplacé par l'Africa Corpse, suite à la mort de Prigogine.
00:05:43Il y a du pillage, il y a du viol qui est systématique dans ces zones-là, par les islamistes,
00:05:51mais aussi par les anciennes équipes de Wagner.
00:05:56Ça a été un carnage.
00:05:57L'État malien a choisi cette option après le coup d'État.
00:06:03Ils ont fait partir les Français.
00:06:05Il y a une instabilité grandissante dans le Sahel.
00:06:08Il y avait le soutien des Occidentaux.
00:06:11Il n'y a plus le soutien aujourd'hui de la France dans le Sahel.
00:06:15Mais on a aussi des intérêts économiques à soutenir ces pays et à maintenir un semblant de démocratie et protéger
00:06:25les civils.
00:06:25Bon, c'était important de faire un point sur la situation au Mali, de temps que nous avions l'expertise,
00:06:30notamment du général Bertrand Cavalier.
00:06:31Et vous revenez tout juste du continent africain, du Sénégal.
00:06:35Qui veut abattre Donald Trump ?
00:06:37Voilà la question ce soir, puisque le président américain a été une nouvelle fois visé par une tentative d'assassinat.
00:06:44C'est la quatrième fois.
00:06:45Un homme armé a été arrêté au dîner des journalistes correspondants de la Maison Blanche.
00:06:51Des images chocs, des images impressionnantes.
00:06:53En quelques secondes, la stupeur, la peur ont rempli l'immense salle de balle du Washington Hilton.
00:06:59C'est l'hôtel UP de la capitale américaine.
00:07:02Le suspect qui visait vraisemblablement le président américain et les membres de son administration.
00:07:07Alors, l'enquête avance.
00:07:09On en sait un petit peu plus ce soir.
00:07:11Et on va retrouver d'ailleurs tout de suite Ramzi Malouki.
00:07:14Ramzi, bonsoir.
00:07:15Alors là, vous êtes, me semble-t-il, devant l'université.
00:07:18L'université où était Cole Thomas Allen, le suspect donc dans cette tentative d'assassinat.
00:07:28Oui, tout à fait.
00:07:29Caltech, son surnom pour l'Institut Californien de Technologie, l'une des universités les plus prestigieuses aux Etats-Unis.
00:07:35Il a été en fait dans cette université.
00:07:38Il est diplômé de cette université.
00:07:40Et justement, qu'est-ce qui a poussé ce garçon de 31 ans ?
00:07:43Apparemment, sans problème, ne montrant aucun signe de radicalité ou de violence.
00:07:48A passer à l'acte.
00:07:50C'est la question en fait.
00:07:51Car le profil de Cole Allen intrigue les autorités.
00:07:54Encore une fois, c'est quelqu'un qui a un parcours académique solide.
00:07:58Ceux qui le connaissent, ses proches.
00:07:59Toute la nuit, nous étions devant le domicile de sa famille.
00:08:02Et on a interrogé le voisinage.
00:08:04Tout le monde le décrit comme un garçon sérieux.
00:08:06Plutôt disqué.
00:08:08Rien, rien ne montrait.
00:08:09Encore une fois, aucun signe de violence.
00:08:12Le FBI a perquisitionné la maison où il réside à Torrance.
00:08:18C'est dans la banlieue de Los Angeles.
00:08:20En même temps, les éléments étaient récupérés dans la chambre d'hôtel du Hilton.
00:08:24Là où il logeait.
00:08:25Et là, on sait maintenant que peu avant l'incident, il avait envoyé un manifeste.
00:08:29Des écrits à sa famille dans lequel il se décrit, je cite, attention, il cite qu'il est un assassin
00:08:35fédéral, amical.
00:08:38Que son acte, en fait, c'est pour répondre, encore une fois, je cite, aux crimes de l'administration Trump.
00:08:43Et qu'il ne veut plus, encore une fois, je cite, être complice des crimes commis par l'administration Trump.
00:08:51Maintenant, l'enquête, vous savez, dans ce genre de processus.
00:08:55Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
00:08:55On va fouiller son passé.
00:08:57On va regarder ses antécédents judiciaires.
00:08:58On sait qu'il n'en a pas.
00:09:00On va essayer de fouiller aussi dans toute la partie numérique, avec qui il communique, avec qui il échange.
00:09:06A priori, c'est ce qu'on appelle un loup solitaire.
00:09:09Il aurait agi seul.
00:09:11Alors, dans ce manifeste, c'est assez intriguant parce qu'en fait, il critique aussi, écoutez bien, la sécurité de
00:09:17l'hôtel Hilton dans lequel il logeait.
00:09:19Il dit qu'il a pu rentrer avec des armes et que la sécurité était surtout concentrée sur l'extérieur
00:09:24de l'hôtel,
00:09:25en train de surveiller, en fait, à la fois les badauds, les allées et venues.
00:09:28Et qu'a priori, comment est-ce qu'il a pu rentrer ?
00:09:31C'est ce qu'il pose comme question dans cet hôtel avec des armes.
00:09:35Je rappelle qu'il avait deux pistolets et des couteaux.
00:09:39Alors, je précise, et ça, c'est une information que nous avons eue il y a quelques minutes,
00:09:42sa sœur, en fait, a déclaré à la police qu'il avait effectivement acheté des armes ici, en Californie, à
00:09:48l'insu de sa famille.
00:09:49Toute la question maintenant, qu'est-ce qui a fait en sorte que, encore une fois, ce garçon, apparemment bien
00:09:54sous tout rapport,
00:09:55diplômé d'une des universités les plus préciseuses aux Etats-Unis,
00:09:59qu'est-ce qui a fait que ce garçon puisse basculer et passer à l'acte en visant, et il
00:10:04le dit, l'administration, le cabinet de l'administration Donald Trump ?
00:10:08Ramzi, je vous propose de rester avec nous.
00:10:09On va revenir vers vous dans un instant, puisqu'on va s'interroger, et vous l'avez souligné,
00:10:13sur la question de la sécurité du président américain Donald Trump.
00:10:16Il y a effectivement des questions qui peuvent se poser.
00:10:19Mais avant, Nicolas Conquer, ingénieur mécanique, informaticien, développeur de jeux vidéo, enseignant,
00:10:25il n'a pas le profil, a priori, et on en sait un peu plus.
00:10:30Le tireur enrageait contre l'administration Trump et il détestait les chrétiens.
00:10:34Voilà ce qui ressort ce soir des premiers éléments de l'enquête.
00:10:38Vous diriez que c'est une violence politique jamais atteinte aux Etats-Unis.
00:10:41Comment est-ce que vous la décryptez, cette violence politique, vous qui connaissez par cœur ?
00:10:45Avant de venir sur une récurrence, voir s'il y a une amplification,
00:10:49et peut-être une volonté de répliquer, de chercher une célébrité, qu'on le veuille ou non,
00:10:53il a échoué dans sa mission, mais son nom est tapissé absolument partout.
00:10:57Donc je trouve ça particulièrement préoccupant.
00:10:59En revanche, ce qui est à noter, vous dites qu'il n'a pas le profil.
00:11:02Si vous regardez tant l'assassin de Charlie Kirk que ceux qui ont été impliqués dans les tentatives d'assassinat,
00:11:07c'était des gens qui faisaient preuve d'un parcours académique assez remarquable.
00:11:13Donc ce ne sont pas des gens qui sont en rupture de banc avec la société,
00:11:16des gens qui sont un théropsychiatrique quelconque.
00:11:19Donc ça montre bien qu'évidemment, ce n'est pas ça qui va être le critère de passage à l
00:11:23'acte.
00:11:23Il semblerait toutefois qu'il soit radicalisé dans différents cercles,
00:11:27à travers le manifeste qui a été publié, parce que c'est vraiment à travers ça qu'on a le
00:11:30plus d'éléments aujourd'hui,
00:11:30parce qu'il refuse de coopérer avec les forces de l'ordre et la justice, donc ce principal suspect.
00:11:37Mais son manifeste laisse à entendre qu'il a rejoint des manifestations anti-Trump
00:11:40et que c'est par détestation pure et simple de Trump qu'il souhaite passer à l'acte
00:11:44pour mettre fin à des crimes lesquels on ne sait pas.
00:11:47Mais en tout cas, il reprend des éléments de langage tels que ce qu'on pourrait entendre
00:11:50sur une chaîne qui serait foncièrement anti-Trump.
00:11:52Depuis que Donald Trump est à la tête des États-Unis,
00:11:55il y a un fanatisme qui s'est invité dans le débat politique, dans le débat public américain ?
00:11:59Il a été amplifié tant par une opposition, et vous pourrez dire
00:12:03peut-être qu'eux sont autant sans filtre que peut l'être Donald Trump,
00:12:06mais d'une certaine manière, il y a une parole qui est absolument décomplexée
00:12:10par les responsables politiques, donc dans l'opposition démocrate,
00:12:13que dans les médias, mais également sur les réseaux sociaux
00:12:15sur lesquels il y a une parole qui est assez performative,
00:12:18et on peut dire que c'est assez adodin, ça rentre dans le cadre de la liberté d'expression,
00:12:22et je le conçois, sauf que d'appeler à un passage à l'acte,
00:12:25et là on le voit dans le cas précis, ça sort du cadre de la liberté d'expression
00:12:28définie par le premier amendement.
00:12:29Et à plus forte raison que ça vient entraver, indépendamment du fait
00:12:33qu'on aime ou pas Donald Trump, ce qui était visé hier, c'était la liberté d'expression.
00:12:36Rappelons-le que c'était un gala des journalistes,
00:12:39et c'est ce qui fait la force de cette démocratie,
00:12:41que vous puissiez avoir des désaccords, mais là, le temps d'une soirée,
00:12:44tout le monde est réuni pour un événement festif,
00:12:46et la liberté de la presse est mise au devant,
00:12:49même si on peut parler parfois des tensions qui ont lieu
00:12:51entre Donald Trump et son rapport à la presse.
00:12:53Mais en tout cas, ça montre que ça peut se faire aussi
00:12:55de manière tout à fait grandiale, malgré les différends qu'on peut avoir.
00:12:57Vous pouvez avoir du débat, mais ce n'est plus le cas aux Etats-Unis,
00:13:00puisqu'on avait tous en tête aussi la mort de Charlie Kirk.
00:13:02Sa femme y était, la femme de Charlie Kirk,
00:13:04et elle a été escortée en larmes après l'attaque.
00:13:07On va peut-être voir d'ailleurs les images.
00:13:09Je vous le rappelle, Charlie Kirk,
00:13:11qui avait été abattie dans des circonstances similaires.
00:13:14D'ailleurs, c'était en septembre 2025.
00:13:16Et le suspect, Tyler Robinson,
00:13:18il avait lui aussi au fond un profil intégré.
00:13:21On va regarder la séquence.
00:13:37Voilà, la femme de Charlie Kirk,
00:13:40ça le dit quelque chose tout de même du climat
00:13:42ces dernières années aux Etats-Unis.
00:13:44Une société totalement polarisée.
00:13:46Les images sont saisissantes.
00:13:47Erica Kirk, une veuve éplorée,
00:13:49qui a vu la mort de son époux l'assassiné
00:13:52devant les caméras du monde entier il y a tout juste sept mois,
00:13:53qui est devenue désormais la responsable
00:13:55de la principale organisation politique de jeunesse américaine,
00:13:58Turning Point USA.
00:13:59C'est là où il y a le plus d'énergie et de mobilisation.
00:14:02Et donc, ça sera clé, notamment dans une année électorale
00:14:05comme celle des midterms.
00:14:06Et elle voit là un événement sur lequel
00:14:08peut-être qu'elle est contrainte d'y assister.
00:14:10Mais en tout cas, évidemment, on peut voir cette récurrence
00:14:13et ce traumatisme qui est palpable.
00:14:15Elle est pleurée, ramenez-moi chez moi.
00:14:16Il y a vraiment ce traumatisme,
00:14:18mais qui montre que désormais,
00:14:20ce n'est plus un phénomène à dedans.
00:14:21Il y a une récurrence et une volonté
00:14:23de vouloir noyauter toute forme de discours politique
00:14:25en intimidant,
00:14:26pas juste par des manifestations,
00:14:28pas juste par des tweets,
00:14:29mais par les armes.
00:14:30Toujours est-il que les Etats-Unis,
00:14:31une nouvelle fois, sous le choc.
00:14:33Donc, et tout a démarré hier soir.
00:14:35Aux alentours de 20h30,
00:14:37les 2000 convives avaient à peine entamé leur entrée,
00:14:40que des tirs d'armes à feu étaient perceptibles.
00:14:43Ils éclataient l'extérieur de la salle de réception.
00:14:46Le récit tout de suite, minute par minute,
00:14:49et c'est signé Kylian Salé.
00:14:51Il est 20h36 ce samedi soir à Washington,
00:14:54l'heure où la soirée bascule.
00:14:56Un homme de 31 ans force l'entrée du gala annuel de la presse.
00:15:00Armé d'un fusil de chasse,
00:15:01d'un pistolet et de plusieurs couteaux,
00:15:03il se dirige vers la grande salle de réception.
00:15:06Des tirs sont échangés entre lui
00:15:08et les policiers présents sur place.
00:15:14Le brouhaha de la foule et la musique
00:15:16étouffent dans un premier temps le bruit des coups de feu.
00:15:18La sécurité met une dizaine de secondes
00:15:21à comprendre ce qu'il se passe.
00:15:22C'est alors que le chaos et la confusion s'installent.
00:15:27Quelques secondes plus tard,
00:15:28J.D. Vance, le vice-président américain,
00:15:30est le premier à être évacué.
00:15:32Les services secrets se précipitent ensuite sur Donald Trump
00:15:34et l'extirpe de la salle.
00:15:36Le secrétaire américain à la défense, Pitek Zet,
00:15:38est à son tour évacué.
00:15:40Les convives restent d'abord à leur place
00:15:42et paraissent perdus et apeurés.
00:15:44Certains filment, d'autres se cachent sous les tables.
00:15:46Les membres des services de sécurité
00:15:48enjambent les invités, les tables et les chaises.
00:15:52Dans le même temps, à l'étage,
00:15:54le suspect est interpellé et menotté.
00:15:56En quelques minutes, la situation est sous contrôle.
00:15:59Les convives peuvent à leur tour évacuer.
00:16:01Une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
00:16:06Il y avait J.D. Vance, également,
00:16:08le vice-président qui était là, Marco Rubio.
00:16:10Cela aurait pu être un carnage, au fond, Caroline Tominet,
00:16:14sachant que c'est la première fois.
00:16:15On peut le noter que Donald Trump
00:16:19assiste à ce gars-là en présence de ses proches,
00:16:22notamment J.D. Vance.
00:16:23Comment comprendre que le vice-président
00:16:25et le président se retrouvent côte à côte
00:16:28et sont donc des potentielles cibles
00:16:30dans un tel événement ?
00:16:33Ce n'est pas la première fois.
00:16:34On en est déjà à la quatrième fois
00:16:36avec Mar-a-Lago.
00:16:38Il y a quelque chose.
00:16:39Il y a un vrai problème.
00:16:40Il y a un problème au niveau
00:16:43des antagonismes politiques aux États-Unis.
00:16:47On ne peut pas dire le contraire.
00:16:49Il y a des vrais conflits.
00:16:51Il y a le problème du port d'armes aussi.
00:16:53Et puis, il y a la façon dont ça a été organisé.
00:16:56Un événement comme ça,
00:16:57vous l'organisez en France, par exemple,
00:17:00l'hôtel va être vide déjà.
00:17:02Il va être vidé.
00:17:04Les Américains organiseraient ça en Europe.
00:17:08Ils n'accepteraient jamais
00:17:09ces procédures de sécurité.
00:17:11Donc, la procédure de sécurité,
00:17:12le problème venait à nouveau de l'extérieur,
00:17:15comme on l'a vu les trois autres fois,
00:17:17et non pas de l'intérieur.
00:17:19Parce qu'on voit qu'à l'intérieur de la salle,
00:17:21il y a une vraie réaction
00:17:21avec deux équipes pour le vice-président
00:17:24et le président.
00:17:25C'est pour ça qu'il y en a un premier
00:17:26qui est exfiltré
00:17:27et c'est obligatoirement organisé.
00:17:31Mais il y a le problème de la protection
00:17:33en dehors de la salle,
00:17:34où on voit que le filtrage n'est pas bon
00:17:37et que l'équipe qui est postée avant la salle
00:17:41n'est pas déjà dans la bonne configuration
00:17:44d'intervention.
00:17:45Et effectivement, le fait que tout le monde
00:17:47soit réuni dans cette salle,
00:17:49toutes les équipes,
00:17:51donc les remplaçant en cas d'attentat,
00:17:55posent quand même des questions.
00:17:56Donc on peut imaginer que dans l'avenir,
00:17:57ça ne se passera pas comme ça.
00:17:58Ça, c'est sûr.
00:17:59On va décrypter tout cela.
00:18:01Vous avez posé la problématique, Caroline.
00:18:02Ramzi Malouki, vous êtes toujours avec nous.
00:18:05C'est vrai que vous entendez autour de ce plateau,
00:18:07déjà, nous nous interrogeons
00:18:08sur d'éventuelles failles de sécurité.
00:18:10Il y a des questions qui se posent aussi.
00:18:12C'est le cas en ce moment même
00:18:13ou pas aux Etats-Unis ?
00:18:19Écoutez, en fait, la question,
00:18:20elle s'oppose depuis 2024,
00:18:22depuis la tentative d'assassinat de Butler
00:18:24où, en fait, il y avait eu une enquête indépendante
00:18:27qui avait montré des failles systémiques,
00:18:30un problème d'anticipation,
00:18:31une mauvaise adaptation au terrain.
00:18:34Là, le dîner des correspondants,
00:18:36il faut savoir que c'est ultra sécurisé
00:18:38et ultra codifié.
00:18:39Pour y avoir été,
00:18:40donc deux ou trois fois,
00:18:41eh bien, on doit vraiment montrer,
00:18:43si je puis dire, patte blanche,
00:18:44on montre trois fois le ticket
00:18:46avant de rentrer dans la salle d'eau banquée.
00:18:48Maintenant, maintenant,
00:18:49il faut quand même reconnaître une chose,
00:18:50c'est que le Hilton de Washington,
00:18:51pour ceux qui connaissent cet hôtel,
00:18:53c'est un immense bâtiment
00:18:54avec plus de 1000 chambres.
00:18:55Il y a un flux parce que les clients,
00:18:57même s'il y a le dîner des correspondants,
00:18:59les clients sont là,
00:19:00ils logent dans l'hôtel
00:19:01et ils rentrent et ils sortent.
00:19:03Alors, il faut quand même expliquer
00:19:04un petit peu le contexte.
00:19:06Et je reviens à ce que disait
00:19:07donc le suspect au niveau de son manifeste
00:19:09où il critiquait justement la sécurité.
00:19:11Il disait que la sécurité était à l'extérieur,
00:19:13qu'on pouvait rentrer et sortir,
00:19:15en fait, dans l'hôtel
00:19:16et qu'a priori, il était très étonné
00:19:18qu'il puisse rentrer avec des armes.
00:19:20Il faut savoir que la salle du dîner
00:19:22des correspondants,
00:19:23elle se trouve en sous-sol.
00:19:24Et pour y arriver,
00:19:26on traverse ce qu'on appelle un concourse.
00:19:28Donc, on traverse un énorme couloir.
00:19:30Ce couloir, il fait à peu près 50 mètres.
00:19:32Ce couloir, en fait,
00:19:33c'est un petit peu comme
00:19:34si jamais vous suivez
00:19:35les cérémonies hollywoodiennes,
00:19:37les Oscars ou les Golden Globes.
00:19:38Vous voyez ce tapis rouge
00:19:40avec le photocole,
00:19:42avec les journalistes
00:19:42qui sont alignés
00:19:43pour avoir, justement,
00:19:45pour filmer les arrivées,
00:19:46ce qu'on appelle les illus,
00:19:47les birolles.
00:19:47On aime avoir les sonneurs.
00:19:48Donc, cette partie-là,
00:19:49si vous voulez,
00:19:51elle n'est pas ultra sécurisée.
00:19:52Les magnétomètres
00:19:53se trouvent un tout petit peu plus loin.
00:19:54Alors, c'est vrai que pour arriver
00:19:56à la salle de banquet,
00:19:57il faut descendre.
00:19:58Donc, ça, ça va être disséqué.
00:20:00Ça, ça va être comparé.
00:20:02Tout le monde va essayer de voir
00:20:04où se situait le problème.
00:20:06Déjà, une chose.
00:20:07Deuxième chose, la salle de banquet.
00:20:08Encore une fois,
00:20:09pour y avoir assisté,
00:20:10vous savez,
00:20:10c'est une salle de banquet,
00:20:11donc dans un hôtel,
00:20:12genre de salon énorme,
00:20:13où les tables sont extrêmement côte à côte.
00:20:17C'est-à-dire que lorsqu'on est assis,
00:20:19en étant journaliste,
00:20:20vous savez,
00:20:20l'autre journaliste,
00:20:21c'est juste derrière.
00:20:21Les chaises sont l'une contre les autres.
00:20:23Et c'est pour cela, d'ailleurs,
00:20:24qu'il y a eu cette confusion.
00:20:25Même lorsqu'on a demandé aux invités
00:20:27de se mettre à terre sous les tables,
00:20:29vous voyez ces agents en civil,
00:20:31qui, a priori,
00:20:32sont des agents du Secret Service
00:20:33ou du FBI,
00:20:34qui montaient sur les tables,
00:20:36qui poussaient les gens
00:20:36pour aller exfiltrer,
00:20:38donc, les membres du Congrès
00:20:39et leurs épouses respectives,
00:20:41parce que, rappelons-le,
00:20:41les journalistes sont assis
00:20:43avec des membres du Congrès
00:20:45ou avec, par exemple,
00:20:47Cash Patel,
00:20:48le patron du FBI.
00:20:48Vous savez, c'est un événement,
00:20:50vous le disiez,
00:20:51un instant festif.
00:20:52C'est aussi un moment d'unité
00:20:54où il n'y a plus, en fait,
00:20:56de conflits politiques.
00:20:59Là, on est en train de boire,
00:21:00de manger,
00:21:01et puis de discuter,
00:21:02éventuellement avoir une carte de visite
00:21:04pour pouvoir interviewer
00:21:04la personne concernée.
00:21:06Donc, c'est pour cela.
00:21:07Et donc, il va falloir probablement
00:21:10revoir la configuration
00:21:11de cette salle de banquets
00:21:12pour éviter, justement,
00:21:14si jamais, malheureusement,
00:21:16il y a une attaque ou autre
00:21:18qu'on puisse évacuer
00:21:19ou exfiltrer les membres
00:21:21de l'administration
00:21:21en toute vitesse,
00:21:23sans avoir à pousser les gens
00:21:24à passer au-dessus des tables
00:21:26et avoir cette confusion.
00:21:28C'était totalement le chaos.
00:21:31Merci beaucoup, Ramzi Malouki,
00:21:33notre correspondant.
00:21:34Donc, on vous retrouvera
00:21:35tout au long de ces prochaines heures,
00:21:37ces prochains jours
00:21:37sur notre antenne.
00:21:38Alors, général Bertrand Cavalier,
00:21:40vous avez, au cours de votre carrière,
00:21:41participé à l'élaboration
00:21:43de protocoles,
00:21:44l'élaboration de stratégies
00:21:47lorsque des VIP,
00:21:48ce qu'on appelle des personnes importantes,
00:21:50étaient attendues dans certains lieux.
00:21:52Je voulais vous montrer ces images
00:21:53et avoir votre avis.
00:21:55Si déjà, vous voyez des failles,
00:21:56on va voir le moment
00:21:58où le suspect, eh bien,
00:22:01fonce, voilà,
00:22:02vous voyez, à une vive allure,
00:22:04fonce et arrive, finalement,
00:22:06à dépasser le service,
00:22:09les membres du service secret.
00:22:12Voilà, on le voit.
00:22:12On va peut-être arrêter cette image.
00:22:14Déjà, est-ce que vous avez
00:22:15une réflexion des failles
00:22:17qui semblent être analysées
00:22:21ou analysables
00:22:22à la vue de cette vidéo ?
00:22:23De toute évidence,
00:22:24il y a eu une faille,
00:22:24sachant qu'on est quand même
00:22:25dans un environnement
00:22:26assez hostile pour le président.
00:22:29Il y a quand même,
00:22:29aujourd'hui, aux États-Unis,
00:22:31beaucoup de gens
00:22:31qui sont hostiles.
00:22:33Il y a également,
00:22:34sur les réseaux sociaux,
00:22:34des mots très durs
00:22:35contre le président.
00:22:36Deuxièmement,
00:22:37c'est un pays où on est armé.
00:22:38Les armes circulent librement.
00:22:40Donc là, si vous voulez,
00:22:40les fondamentaux,
00:22:41partant de la protection,
00:22:42sont rapprochés,
00:22:43vous créez une bulle
00:22:44en cercle concentrique,
00:22:45en étudiant le terrain,
00:22:46en étudiant les modes
00:22:47d'action possibles
00:22:48d'un adversaire éventuel.
00:22:50Imaginez que là,
00:22:51il était seul,
00:22:52mais il aurait pu venir
00:22:53à 3, 4, 5.
00:22:55Alors là,
00:22:55ça aurait été peut-être
00:22:56une autre histoire.
00:22:57Donc, je pense que
00:22:59les fondamentaux,
00:23:00en plus,
00:23:00on n'était pas
00:23:01dans le terrain
00:23:01le plus complexe.
00:23:02Il est beaucoup plus complexe
00:23:03de sécuriser
00:23:06un golf,
00:23:07par exemple,
00:23:07puisqu'il y a eu,
00:23:08on se souvient
00:23:09de Mara Lago.
00:23:09Un ban de foule.
00:23:11Lorsqu'un politique
00:23:12va au contact
00:23:13de la foule,
00:23:13c'est quand même
00:23:14assez difficile.
00:23:15Ou un événement
00:23:16à l'extérieur.
00:23:17Et là,
00:23:17on est vraiment
00:23:18dans le cas
00:23:19où ça devait être
00:23:21totalement étanche.
00:23:22Donc,
00:23:23ils ont tiré
00:23:23avant les enseignements.
00:23:24Il y a un problème
00:23:25de renseignement,
00:23:25il y a un problème
00:23:26d'anticipation.
00:23:27La réaction,
00:23:28heureusement,
00:23:28a été bonne,
00:23:29mais face à un individu
00:23:30qui était seul.
00:23:31Il y aurait eu
00:23:31plusieurs individus.
00:23:32Ça aurait été,
00:23:33à mon avis,
00:23:33beaucoup plus compliqué.
00:23:35Donc là,
00:23:35il y a des enseignements
00:23:37majeurs à tirer
00:23:38au niveau
00:23:38de la protection
00:23:39du président.
00:23:40Moi,
00:23:40ça donne quand même,
00:23:41pour la première puissance
00:23:44mondiale
00:23:44qui est engagée
00:23:45dans un conflit
00:23:46de haute intensité,
00:23:47même s'il est asymétrique,
00:23:49il y a quand même
00:23:50une vulnérabilité
00:23:51qui n'est pas acceptable
00:23:52du président
00:23:53des États-Unis.
00:23:54Et en tout cas,
00:23:54une façon de travailler
00:23:55qui n'est peut-être
00:23:56pas la même
00:23:56ici en France.
00:23:57Caroline Tominey,
00:23:58elle voulait intervenir
00:23:59et Lara Tchékov ensuite.
00:24:01Les quatre cas
00:24:03sont des individus
00:24:05qui interviennent
00:24:07de manière individuelle.
00:24:10Les quatre cas ?
00:24:11On peut rajouter
00:24:13Mar-a-Lago
00:24:13depuis 2024.
00:24:14Il y a eu deux cas
00:24:15en 2024,
00:24:16deux cas récemment
00:24:17en 2026.
00:24:18C'est ça.
00:24:18Si ça avait été
00:24:21une organisation
00:24:23avec plusieurs intervenants,
00:24:26on peut imaginer,
00:24:28vu les effectifs
00:24:30des renseignements américains,
00:24:31qu'ils les auraient
00:24:33plus facilement identifiés
00:24:35à priori.
00:24:36Tchétover,
00:24:37ils n'ont rien anticipé
00:24:38du tout.
00:24:40Oui,
00:24:40on est en 2026.
00:24:41Entre-temps,
00:24:41le DHS s'est créé,
00:24:43le Homeland Security
00:24:44n'existait pas.
00:24:45Il y a rien de chose
00:24:45qui a été réformé depuis.
00:24:47Vous savez,
00:24:47tant les patriotes
00:24:48que je dénoncent.
00:24:48qui auraient réfléchi
00:24:49d'avoir 3 ou 4 nombres.
00:24:50Là,
00:24:51il y a acteurs isolés,
00:24:52OK,
00:24:52mais il y aurait pu y avoir
00:24:54plusieurs individus.
00:24:54Peut-être que le renseignement
00:24:56aurait été peut-être
00:24:56plus efficace.
00:24:58Là,
00:24:58il n'y a plus aucun renseignement
00:24:59du tout.
00:25:00Ils ont un budget
00:25:01de 120 millions
00:25:02à peu près,
00:25:04ce qui leur permet
00:25:05d'être sur des développements
00:25:06et des recrutements
00:25:08efficaces.
00:25:09L'intervention dans la salle
00:25:10a été quand même
00:25:11assez rapide
00:25:12et sûrement structurée.
00:25:13Évidemment,
00:25:14il y aura une enquête.
00:25:15Je ne suis pas du côté
00:25:17d'un soutien
00:25:18particulier
00:25:19à l'équipe
00:25:20du renseignement américain.
00:25:22Mais je pense
00:25:23que le souci
00:25:24vient d'actes individuels
00:25:26où, effectivement,
00:25:27il va falloir
00:25:27qu'ils se réorganisent.
00:25:29Et à chaque fois,
00:25:29le problème vient
00:25:31de l'extérieur.
00:25:32On voit bien
00:25:32comment ils ont évacués
00:25:35le vice-président
00:25:36et le président
00:25:36par l'arrière,
00:25:37par les cuisines.
00:25:39Et ce coin-là
00:25:39a été sécurisé.
00:25:40L'intervention
00:25:41est restée
00:25:43à l'extérieur
00:25:44quasiment
00:25:44de la salle.
00:25:46Le problème
00:25:47est un problème
00:25:47politique aujourd'hui.
00:25:49Il peut peut-être
00:25:49évoluer vers
00:25:50des actes
00:25:52venant de l'extérieur.
00:25:53Mais il y a
00:25:54un vrai problème
00:25:54de politique,
00:25:55de radicalisation
00:25:56des oppositions
00:25:57entre des démocrates
00:25:59et des républicains,
00:25:59des républicains
00:26:00et des démocrates,
00:26:01avec des extrêmes
00:26:02des deux côtés,
00:26:03liés effectivement
00:26:04à l'impulsion
00:26:07des réseaux sociaux
00:26:08parce que la parole
00:26:09est libre
00:26:10et il y a beaucoup
00:26:12moins de contrôles
00:26:12que quand on ne les avait
00:26:13pas, évidemment.
00:26:14Il n'y a plus de freins
00:26:15puisque vous parlez
00:26:17de manière très libre
00:26:18sans freins.
00:26:20Et puis,
00:26:21il y a l'impact
00:26:22de la personnalité
00:26:23de Trump
00:26:23qui est une personnalité
00:26:25qu'on appelle
00:26:25en process communication
00:26:26management
00:26:27qui est utilisée
00:26:28par la NASA
00:26:29qui est quelqu'un
00:26:30qui,
00:26:32en période de stress,
00:26:34va être sur la provocation
00:26:35et c'est quelque chose
00:26:36qui développe
00:26:37à travers les médias
00:26:37et à travers les réseaux sociaux.
00:26:39Et un intervenant
00:26:40qui a une personnalité
00:26:41qui est persévérant
00:26:42comme semble être
00:26:43cet individu,
00:26:45eh bien,
00:26:46ça crée des antagonismes
00:26:47et dans les cas
00:26:48qu'on a vus à chaque fois,
00:26:49ce sont des profils
00:26:50de personnalité,
00:26:51de gens
00:26:52qui peuvent avoir
00:26:53une stabilité émotionnelle
00:26:54mais qui sont
00:26:55dans les convictions.
00:26:56Et aujourd'hui,
00:26:57c'est un vrai combat politique
00:26:59que développe Trump,
00:27:02un combat acharné
00:27:03qui peut aller jusqu'à la mort
00:27:05pour les opposants.
00:27:07Et j'y crois vraiment
00:27:08par rapport à ce risque
00:27:11d'antagonisme
00:27:12entre des visions politiques.
00:27:13Ce sont plutôt des démocraties
00:27:15qui sont malades
00:27:15puisque si aujourd'hui,
00:27:17vous vous dites,
00:27:18c'est aujourd'hui arrivé
00:27:19finalement à partir
00:27:20d'une posture politique,
00:27:23se dire qu'effectivement,
00:27:24ça peut engendrer
00:27:25des hommes
00:27:26qui vont tuer,
00:27:27c'est le malade mental.
00:27:29Il doit y avoir un verrou
00:27:31au niveau de la pensée.
00:27:32Ce verrou ne se met pas
00:27:34en place au niveau
00:27:34de l'individu
00:27:35qui devient un assassin.
00:27:38Mais on voit
00:27:39que c'est quand même
00:27:39la quatrième fois.
00:27:41Et donc,
00:27:41on sort du simple cadre
00:27:42d'un opposant
00:27:43dans un schéma démocratique.
00:27:45À partir du moment
00:27:46vous voulez saisir des armes,
00:27:47vous êtes un ennemi
00:27:47de l'intérieur.
00:27:48Et donc,
00:27:49vous ne pouvez pas juste dire
00:27:50Donald Trump veut
00:27:51mettre en ordre
00:27:52des ténuirs
00:27:53des simples opposants.
00:27:54C'est quelqu'un
00:27:54qui a souhaité
00:27:55attenter au cœur
00:27:56des institutions américaines
00:27:57à cette liberté
00:27:58et donc qui sort
00:27:59de ce champ démocratique.
00:28:02Il y a,
00:28:04on le voyait,
00:28:05de la même manière,
00:28:06à l'extérieur
00:28:06de ce repas des correspondants,
00:28:07il y avait des manifestants
00:28:08qui, eux,
00:28:09manifestaient pacifiquement,
00:28:10de manière hostile,
00:28:12mais patriétiquement,
00:28:13pacifiquement.
00:28:14C'est autre chose
00:28:14que de se saisir des armes
00:28:16et d'aller vers
00:28:17une chourille de masse.
00:28:18Le verrou se met pas en place.
00:28:20L'envahissement du Capitole,
00:28:21c'était aussi,
00:28:21ça a marqué également
00:28:22une rupture.
00:28:23Il n'y avait pas d'armes,
00:28:24ça a duré deux heures,
00:28:25il n'y a pas eu de morts.
00:28:26Il y a eu des morts.
00:28:28La seule personne qui est morte,
00:28:29c'était une vétérane sans armes.
00:28:31Il n'y a pas eu de procès.
00:28:31On va idéologiser.
00:28:32Alors,
00:28:32chacun vous touche.
00:28:33Des deux côtés,
00:28:34il y a une radicalisation.
00:28:36Reconcentrons-nous
00:28:36sur les faits.
00:28:37Puisqu'il y a cette interrogation,
00:28:39Lara Tchékov,
00:28:39en tout cas,
00:28:40au niveau de la sécurité,
00:28:41c'est pourquoi
00:28:42toutes les chambres
00:28:43n'ont pas été fouillées.
00:28:44Ramzi Malouki l'expliquait très bien.
00:28:45Il y a aussi la vie de l'hôtel
00:28:46qui se poursuit,
00:28:47même lorsque vous avez
00:28:48un événement tel que celui
00:28:50qui a eu lieu hier soir.
00:28:53Votre réflexion là ?
00:28:54Non, c'est Fox News
00:28:55qui révèle ce soir,
00:28:56je ne sais pas
00:28:57si vous l'avez vu ou pas,
00:28:58mais que les agents
00:28:59du Secret Service
00:29:00étaient particulièrement mis
00:29:03sous pression
00:29:04parce que ça fait 60 jours
00:29:06qu'ils n'ont pas été payés.
00:29:08Ils n'ont pas été payés
00:29:09depuis 60 jours
00:29:10parce que le budget de l'État
00:29:11est bloqué en ce moment.
00:29:13Il y a un shutdown
00:29:15qui est lié
00:29:16à un bras de fer parlementaire
00:29:18sur la politique migratoire
00:29:20de Donald Trump.
00:29:22Donc, il y a une certaine tension
00:29:24en tout cas autour
00:29:25de ces agents de sécurité
00:29:27de Donald Trump.
00:29:28On a beaucoup entendu dire
00:29:30aujourd'hui,
00:29:31est-ce que Trump
00:29:32n'a pas des ennemis
00:29:33au sein de son service
00:29:34de sécurité autour de lui ?
00:29:36Moi, je ne pense pas
00:29:36parce qu'il n'y a pas eu
00:29:38d'incident,
00:29:39il n'y a pas eu de mort,
00:29:40il n'y a pas eu de blessés,
00:29:42mais en tout cas,
00:29:44ce qu'on peut dire,
00:29:45c'est qu'on peut s'inquiéter
00:29:46du fait que ce qui arrive
00:29:47aux États-Unis
00:29:48arrive généralement en France
00:29:4910 ans après.
00:29:51C'est ce qu'on dit.
00:29:51Mais bon, on n'a pas le problème
00:29:52des armes chez nous.
00:29:54On a un système
00:29:55de soins psychiatriques
00:29:57qui, je pense,
00:29:57n'est pas aussi mauvais
00:29:59qu'aux États-Unis.
00:30:00Et on parle de violence politique
00:30:02depuis tout à l'heure,
00:30:04mais il est vrai
00:30:04que la violence politique
00:30:05existe aux États-Unis
00:30:06depuis toujours,
00:30:07qu'il y a eu quatre présidents
00:30:08qui ont été assassinés,
00:30:10que des figures politiques
00:30:12ont été assassinées
00:30:13ces 50 dernières années
00:30:15aux États-Unis.
00:30:15Je pense à Bobby Kennedy,
00:30:16je pense à Charlie Kerr,
00:30:18je pense à Martin Luther King,
00:30:20je pense à cette violence
00:30:22effectivement qu'on a vue
00:30:23au Capitole
00:30:24où les supporteurs de Trump
00:30:25ont saccagé,
00:30:26on se souvient,
00:30:27en 2021 les lieux.
00:30:32Et puis, il y avait eu
00:30:32le mari aussi de Nancy Pelosi
00:30:35qui avait été attaqué
00:30:37à coup de marteau.
00:30:39Chez lui,
00:30:40il y avait eu une tentative
00:30:42d'attaque.
00:30:43Donc, la violence aux États-Unis
00:30:45existe vraiment depuis toujours.
00:30:47Alors, en tout cas,
00:30:47il y a des photos
00:30:49qui ont fait le buzz,
00:30:50comme on dit aujourd'hui
00:30:51sur les réseaux sociaux.
00:30:52Vous en avez d'ailleurs
00:30:53partagé une,
00:30:54Nicolas Conquer,
00:30:55puisqu'on peut dire un mot
00:30:56aussi sur le comportement
00:30:57à la fois de Donald Trump
00:30:58et de son entourage.
00:31:00On a vu un Donald Trump,
00:31:01finalement,
00:31:03qui est resté
00:31:04tout à fait stoïque.
00:31:05Et là, vous voyez
00:31:06ces petites excètes
00:31:08qui restent debout,
00:31:09en protection.
00:31:11Et cette image,
00:31:12elle a marqué
00:31:12de voir finalement
00:31:14une autorité
00:31:14être en première ligne.
00:31:16c'est un peu ça
00:31:17le message
00:31:18qui est retenu
00:31:18par certains internautes.
00:31:19Il y a à la fois
00:31:20la posture des personnalités,
00:31:22mais également
00:31:22la communication
00:31:23qui en est faite.
00:31:23Et c'est d'autant plus important
00:31:25que tant Pete Hexet
00:31:26que Donald Trump,
00:31:27on les a volontairement
00:31:28caricaturés,
00:31:29on est allé leur dire
00:31:29mais tiens,
00:31:30c'est qu'un commentateur
00:31:31de talk show
00:31:31sur Fox News,
00:31:32on oublie volontairement
00:31:34de dire que c'est quelqu'un
00:31:34qui a fait
00:31:35les plus brillantes études
00:31:36académiques,
00:31:36qui a écrit des livres
00:31:37à succès,
00:31:38qui a été déployé
00:31:39plusieurs fois en Irak,
00:31:40en Afghanistan,
00:31:41qui a relevé
00:31:41des camarades
00:31:42et qui sous le feu
00:31:43c'est le type
00:31:44de comportement
00:31:45à adopter
00:31:46et face à la banasse
00:31:47il a conscience
00:31:47du danger
00:31:48qui est en train
00:31:48de se produire.
00:31:49Donc là,
00:31:49il y a une scène de chaos
00:31:51mais vous avez des gens
00:31:51qui résistent au choc
00:31:52et il n'y a pas une scène.
00:31:54Bien sûr.
00:31:55Il a servi son pays,
00:31:56il a servi,
00:31:56il a été des réflexes.
00:31:59Mais même,
00:32:00on ne peut pas dédier
00:32:00au président Trump
00:32:01de rester assez stable,
00:32:04de ne pas perdre ses moyens
00:32:04dans ces situations-là.
00:32:05Il ne les perd pas
00:32:06et on l'avait vu
00:32:09lorsque...
00:32:09C'est un constat.
00:32:10C'est un constat.
00:32:11C'était la tentative
00:32:13la plus dangereuse
00:32:14le visant à Butler.
00:32:15On se souvient tous
00:32:16le 13 juillet 2024.
00:32:17Il avait gardé son sang-froid,
00:32:19il est arrivé,
00:32:19le bras levé
00:32:20et ça avait été
00:32:21une photo pour l'histoire.
00:32:23Le courage ne se contrefait pas
00:32:24comme disait Napoléon Bonaparte.
00:32:26C'est une hypocrisie
00:32:28qui...
00:32:29En tout cas,
00:32:29il s'est révélé à lui-même.
00:32:30On voit que ce n'est pas
00:32:31simplement le personnage
00:32:32face à la situation.
00:32:33Il a conscience du danger
00:32:34et d'une certaine manière,
00:32:35c'est pour rassurer également
00:32:37les foules
00:32:38par rapport
00:32:39à la potentielle tuerie.
00:32:40Le mouvement de foule
00:32:41et le piétinement
00:32:42peut être beaucoup plus
00:32:43périlleux d'ailleurs.
00:32:44Là, on l'a dit,
00:32:45la concentration,
00:32:46il y a près de 1300 personnes
00:32:47dans une salle.
00:32:47S'il y a un mouvement
00:32:48de foule de panique...
00:32:49Le chef doit rester serein.
00:32:51On va découvrir
00:32:51des nouvelles photos
00:32:53qui nous sont parvenues,
00:32:54notamment Donald Trump.
00:32:56On va la voir
00:32:56qui va à l'antenne.
00:32:58Donald Trump
00:32:59qui découvre
00:33:00les images
00:33:00de vidéosurveillance.
00:33:02C'est son entourage
00:33:03qui lui montre
00:33:03dans le bureau ovale.
00:33:05Voilà.
00:33:05Donc, Donald Trump
00:33:06là qui découvre.
00:33:07cette photo
00:33:08a été prise
00:33:09après cette tentative
00:33:11d'assassinat.
00:33:12Et on lui montre
00:33:13donc
00:33:14les photos
00:33:15de la vidéo
00:33:16surveillance.
00:33:18Caroline Tominet.
00:33:18Moi, je pense
00:33:19que ça va être
00:33:20un virage
00:33:20pour l'Amérique
00:33:23et pour l'équipe
00:33:24des Trumpistes.
00:33:25On voit bien,
00:33:26le discours est
00:33:26complètement différent
00:33:28lors de son intervention
00:33:30où il décide
00:33:32d'avoir au final
00:33:33une Amérique unie,
00:33:34ce qui est nouveau.
00:33:36Ce n'est pas
00:33:36obligatoirement pareil
00:33:37quand vous êtes
00:33:38tout seul
00:33:39face à un attentat
00:33:41et quand vous avez
00:33:42vos proches.
00:33:43Et là,
00:33:44les proches sont présents.
00:33:45L'équipe gouvernementale,
00:33:47donc avec le vrai danger,
00:33:49vis-à-vis
00:33:50de la démocratie
00:33:52aux Etats-Unis.
00:33:54Et je pense
00:33:55qu'on verra,
00:33:56mais qu'il y a
00:33:56une vraie prise
00:33:57de conscience
00:33:59d'un virage.
00:34:01Ce n'est pas le hasard
00:34:02quand ça arrive
00:34:03quatre fois.
00:34:04On est
00:34:05effectivement
00:34:05dans un monde
00:34:07qui est en train
00:34:08de changer
00:34:10où
00:34:11on le voit bien
00:34:12même en France,
00:34:13l'agressivité
00:34:14vis-à-vis
00:34:14des politiques
00:34:15tous bords.
00:34:15il faut reconnaître ça.
00:34:18Ils sont
00:34:19mis quand même
00:34:19en danger
00:34:20par les suiles
00:34:21pour
00:34:23des convictions.
00:34:24Mais ça peut être
00:34:24aussi
00:34:24des affaires
00:34:27simples,
00:34:28des broutilles.
00:34:29On va peut-être
00:34:29écouter Donald Trump
00:34:30si vous le voulez bien
00:34:31qui s'est exprimé
00:34:32sur Fox News
00:34:33cet après-midi.
00:34:36Ce type est vraiment
00:34:37dérangé.
00:34:38Quand on lit son manifeste,
00:34:39on voit bien
00:34:39qu'il déteste
00:34:40les chrétiens.
00:34:41Ça, c'est sûr.
00:34:42Il déteste les chrétiens
00:34:43et c'est une véritable haine.
00:34:44Et je crois que sa sœur
00:34:45ou son frère
00:34:46s'en plaignaient d'ailleurs.
00:34:47Oui, c'est vrai.
00:34:48Ils s'en sont même
00:34:49pleins aux forces de l'ordre.
00:34:50Donc, c'était vraiment
00:34:51un type très perturbé.
00:34:54Un type très perturbé.
00:34:55La réaction
00:34:55de Nicolas Conquière
00:34:56de Donald Trump.
00:34:57Oui, effectivement.
00:34:58Il est assez tourmenté.
00:34:59On peut lire son manifeste
00:35:00qui dure deux pages
00:35:01sans lui faire de publicité.
00:35:02Mais on comprend
00:35:02un peu sa démarche.
00:35:03Il explique qu'il veut
00:35:04s'excuser à ses proches,
00:35:05à ses collègues,
00:35:06à ses élèves.
00:35:07Et ensuite,
00:35:07il arrive sur ses motivations.
00:35:09Et après,
00:35:09c'est d'autant plus intéressant
00:35:10et il cherche à justifier.
00:35:11Il met les objections
00:35:12et il apporte
00:35:13ses éléments de réponse.
00:35:14Et notamment sur le fait
00:35:15qu'est-ce qu'en tant que chrétien,
00:35:17je devrais tendre le jour ?
00:35:18Non, je refuse de faire ça.
00:35:20Et donc,
00:35:20c'est le moment
00:35:21de passer à l'acte.
00:35:21Est-ce qu'en tant qu'afro-américain,
00:35:23est-ce qu'on ne va pas
00:35:24me reprocher de le faire ?
00:35:25Ce n'est pas grave.
00:35:26Est-ce que les autres le font ?
00:35:27Non.
00:35:27Donc, il se sent investi
00:35:28d'une mission.
00:35:29Et derrière,
00:35:30après, il se met à tenser
00:35:31et à faire une espèce
00:35:32de discours vitriol
00:35:33contre tout le dispositif
00:35:34de sécurité.
00:35:35Je tiens à dire
00:35:35qu'à la fin de la journée,
00:35:36il n'y a pas eu de blessé
00:35:37hormis une force de l'ordre
00:35:38qui a pris un coup
00:35:38dans un juge tactique
00:35:39et que lui a fini torse nu,
00:35:41la tête dans la moquette
00:35:42et qu'il va terminer ses jours
00:35:43dans une prison fédérale.
00:35:45Donc, la démocratie,
00:35:46elle a tenu bon.
00:35:47Les secrets de service
00:35:48ont eu une capacité
00:35:49de réaction
00:35:50malgré un dispositif
00:35:52élémentier
00:35:52qui a été transpercé
00:35:53à la fin des fins.
00:35:54Il n'est pas rentré
00:35:55dans la salle.
00:35:55Il n'a pas pu mettre
00:35:56à profit ou à terme
00:35:58à exécution
00:35:59son périple.
00:36:00Et fort heureusement.
00:36:00Et Donald Trump le dit.
00:36:01C'est donc un malade mental
00:36:02puisque immédiatement
00:36:03après la tentative d'assassinat,
00:36:05plusieurs hypothèses.
00:36:06Hier soir.
00:36:07Et visiblement,
00:36:08Donald Trump
00:36:08en avait une en tête
00:36:09puisqu'il a assuré
00:36:11après les faits
00:36:11que les coups de feu tirés
00:36:12au gala
00:36:13ne le feraient pas renoncer
00:36:14à la guerre contre l'Iran.
00:36:16Même s'il a dit,
00:36:17pensez à ce moment-là,
00:36:17que l'incident
00:36:18est sans rapport
00:36:19avec la crise internationale.
00:36:21Mais bien évidemment,
00:36:22cela a traversé l'esprit.
00:36:23On écoute Donald Trump.
00:36:25On a dû faire un tour en Iran.
00:36:30Ils auraient eu l'arme nucléaire
00:36:31si on ne l'avait pas fait.
00:36:32Les bombardiers B2
00:36:33les ont empêchés de l'avoir.
00:36:34J'ai mis fin
00:36:35pendant mon premier mandat
00:36:36à l'accord d'Obama
00:36:37sur le nucléaire avec l'Iran
00:36:38qui était un désastre
00:36:39et ouvrait une autoroute
00:36:40à l'Iran
00:36:40pour avoir l'arme nucléaire.
00:36:42Donc vous savez,
00:36:42quand vous faites des choses
00:36:43comme ça,
00:36:44vous devenez une cible.
00:36:45Si je ne le faisais pas,
00:36:46je serais moins exposé.
00:36:50Alors c'est intéressant
00:36:51de voir Donald Trump,
00:36:52Caroline Tominey,
00:36:52qui immédiatement
00:36:53après cette tentative
00:36:54d'assassinat
00:36:55revient sur le dossier iranien
00:36:57et on sait que c'est
00:36:58un peu le brouillard
00:36:59sur la question
00:36:59des pourparliers
00:37:00ces dernières heures
00:37:01entre les Américains
00:37:02et les gardiens
00:37:02de la Révolution.
00:37:04Comment vous comprenez
00:37:06cette déclaration immédiate
00:37:08de Donald Trump
00:37:09après cette tentative
00:37:10d'assassinat sur l'Iran ?
00:37:11Il garde la main ?
00:37:12Il ouvre en fait
00:37:14sur un problème
00:37:15qui ne serait pas interne,
00:37:16qui serait un problème externe
00:37:18et il ne veut pas
00:37:20se remettre en question
00:37:21sa personnalité
00:37:22et il fonctionne comme ça.
00:37:24Et donc,
00:37:25il ouvre sur le conflit
00:37:27au Moyen-Orient
00:37:28où effectivement
00:37:29les Iraniens,
00:37:31les islamistes,
00:37:34évidemment,
00:37:36provoquent
00:37:36l'ennemi américain
00:37:38et disent
00:37:39qu'il pourrait avoir
00:37:40du terrorisme
00:37:41sur le territoire.
00:37:43donc,
00:37:44il rebondit
00:37:47mais je pense
00:37:48qu'il est important
00:37:49pour les Américains
00:37:50d'arriver
00:37:51à avoir
00:37:52un président,
00:37:53il l'a eu
00:37:54à un moment,
00:37:55il l'a évoqué,
00:37:56qui voit plus grand
00:37:58et qui unifie
00:37:59les visions
00:38:00et le peuple américain
00:38:02derrière lui.
00:38:02Et s'il ne le comprend pas,
00:38:04il va y avoir encore
00:38:05des avancées
00:38:07dans les conflits politiques.
00:38:08Et il faut qu'il arrive,
00:38:09lui,
00:38:09avec ses équipes
00:38:11ou à travers
00:38:11un médiateur
00:38:12qui est dans ses équipes
00:38:14à calmer le jeu
00:38:15et à calmer
00:38:16l'opposition
00:38:16entre les démocrates
00:38:17et les républicains.
00:38:18Dans l'intérêt
00:38:19de la démocratie.
00:38:20Nicolas Conquer
00:38:20et c'est vrai
00:38:21qu'aujourd'hui,
00:38:22beaucoup,
00:38:22il y a même eu
00:38:22des théories fumeuses
00:38:23qu'on a pu lire
00:38:24sur les réseaux sociaux
00:38:25en disant
00:38:25finalement,
00:38:26ça l'arrange bien
00:38:27cette affaire
00:38:28Donald Trump,
00:38:28notamment dans le contexte
00:38:29international.
00:38:31Comment est-ce que,
00:38:32qu'est-ce que vous répondez
00:38:32à Caroline Todiminey
00:38:34qui dit maintenant
00:38:34l'enjeu pour Donald Trump
00:38:35c'est vraiment
00:38:36d'unifier les Etats-Unis ?
00:38:37Oui, il y a deux choses.
00:38:38Sur l'unification,
00:38:39on se rejoint complètement
00:38:40mais je pense que ça doit
00:38:41être partagé
00:38:42et des différentes formations
00:38:43politiques
00:38:43d'aller soit se couper
00:38:45des franges les plus violentes
00:38:46soit de manière unanime
00:38:47appeler à une union sacrée
00:38:49et d'admettre
00:38:50que nos différents,
00:38:51on les joue
00:38:51par les urnes
00:38:52plutôt qu'avec les armes.
00:38:54Maintenant,
00:38:54pour revenir sur ceux
00:38:55qui voudraient prétexter
00:38:56par cynisme
00:38:57ou justement
00:38:58par volonté
00:38:59un peu mal intentionnée
00:39:00d'aller chercher
00:39:01des clics
00:39:01ou du buzz
00:39:02en disant
00:39:02c'est une mise en scène
00:39:04regardez,
00:39:04c'est un attentat
00:39:05sous faux drapeau
00:39:06qui permettrait
00:39:06à Donald Trump
00:39:07de regagner
00:39:08dans une popularité
00:39:09c'est étonnant
00:39:10comme à chaque moment
00:39:10où il est en difficulté
00:39:11dans les sondages
00:39:12il y a une tentative
00:39:13d'assassinat
00:39:13je n'en peux plus
00:39:14d'entendre
00:39:15ces spéculations
00:39:16qui sont vraiment
00:39:17des aberrations
00:39:19au bon sens
00:39:20c'est-à-dire qu'évidemment
00:39:22on l'a dit
00:39:22il y a une récurrence
00:39:23dans l'histoire américaine
00:39:23il y a une société
00:39:24sous tension
00:39:25c'est les armes
00:39:26mais c'est surtout
00:39:26ceux qui les portent
00:39:27qui causent des tueries
00:39:28il y a une tension
00:39:29et elle a été neutralisée
00:39:31mais encore une fois
00:39:32c'est un peu simple
00:39:33de vouloir dire
00:39:34on aurait pu risquer
00:39:36de la vie humaine
00:39:36d'énormément de personnes
00:39:38de l'administration
00:39:38juste pour aller grappiller
00:39:39quelques points
00:39:40dans les sondages
00:39:40ça n'a pas de sens
00:39:41Général Bertrand Cavalli
00:39:42le mot de la fin
00:39:43avant la pause
00:39:43Très rapidement
00:39:44je suis d'accord
00:39:45sur l'impératif
00:39:47d'unir
00:39:48de faire une union sacrée
00:39:49aux Etats-Unis
00:39:49mais pour ça
00:39:49il faut qu'il change
00:39:50de posture
00:39:51de vocabulaire
00:39:52de narratif
00:39:52On parle des démocrates
00:39:54On parle du président
00:39:54le président Trump
00:39:56je ne le remets pas en cause
00:39:57le combat qu'il mène
00:39:59contre l'Iran
00:40:02mais il faut quand même
00:40:03être objectif
00:40:03sur le fait que
00:40:05sa posture
00:40:06dans le temps
00:40:07n'a pas été souvent
00:40:09gage
00:40:10d'aller vers
00:40:12cette union
00:40:12qu'on attend
00:40:13du peuple américain
00:40:15Peut-être juste
00:40:15une dernière petite chose
00:40:16après la tentative
00:40:17d'assassinat
00:40:17en juin
00:40:18juillet 2026
00:40:19pardon
00:40:192024
00:40:20pardon
00:40:20c'est pendant la campagne
00:40:21et juste après
00:40:22Joe Biden quitte
00:40:23la campagne
00:40:24à sa réélection
00:40:26éventuelle
00:40:26et on sentait
00:40:27que très provisoirement
00:40:28il y avait un moment
00:40:29d'apaisement
00:40:29sur la rhétorique
00:40:30où on avait atteint
00:40:31un sommet
00:40:31et là
00:40:32il y a la pression
00:40:32qui était légèrement
00:40:33redescendue
00:40:34avant de repartir
00:40:35évidemment dans la campagne
00:40:36les gens sont repris
00:40:37un peu par ces surenchères
00:40:39ces hyperboles
00:40:40et qui à la fois sont délétères
00:40:41parce qu'elles se traduisent
00:40:41par des balles
00:40:42bon en tout cas
00:40:43on continuera de suivre
00:40:45de très près
00:40:45l'évolution de l'enquête
00:40:47puisqu'on en apprendra
00:40:48peut-être certainement
00:40:49on aura d'autres éléments
00:40:50à venir
00:40:51notamment sur le profil
00:40:52du suspect
00:40:53on va revenir en France
00:40:54dans un instant
00:40:55avec cette pluie de soutien
00:40:56concernant Boilem Sansal
00:40:58après sa déclaration
00:40:59hier
00:41:00on en parlait
00:41:00Boilem Sansal
00:41:01qui a dit
00:41:03qu'il quitterait la France
00:41:04on en parle dans un instant
00:41:08une pluie de soutien
00:41:09une pluie de soutien
00:41:11après les déclarations
00:41:12de l'écrivain
00:41:13Boilem Sansal
00:41:14Boilem Sansal
00:41:15blessé
00:41:16par les insultes
00:41:17qu'il a reçues
00:41:18a déclaré
00:41:18songer à quitter la France
00:41:19une déclaration
00:41:20qui a provoqué
00:41:21de nombreuses réactions
00:41:23mais qui a aussi permis
00:41:24de mettre en lumière
00:41:26et ça on va s'y intéresser
00:41:27c'est très intéressant
00:41:28la fabrique d'une cabale
00:41:30fabrique d'une cabale
00:41:31contre Boilem Sansal
00:41:32on regarde ce sujet
00:41:33et les détails
00:41:34de cette cabale
00:41:35avec vous Lara Chekhov
00:41:36dans un instant
00:41:38il me reste quelques mois
00:41:40à tirer dans ce pays
00:41:41je me tire
00:41:42c'est une volonté de départ
00:41:44qui fait du bruit
00:41:45à 81 ans
00:41:47l'écrivain franco-algérien
00:41:48Boilem Sansal
00:41:49tout juste libéré
00:41:51après un an de détention
00:41:52en Algérie
00:41:53et installé à Paris
00:41:54pour ses soins médicaux
00:41:55dit
00:41:56ne plus supporter
00:41:58les attaques
00:41:58dont il se dit la cible
00:42:00je vois que depuis
00:42:01ces derniers temps
00:42:02j'ai plus aucun appui
00:42:03je suis rajouté de partout
00:42:04même en France
00:42:05je dirais presque
00:42:06que c'est pire qu'en Algérie
00:42:07on fait mon procès
00:42:08matin et soir
00:42:09la naissance de ces polémiques
00:42:11vient de son changement
00:42:12d'éditeur
00:42:13pour la maison grassée
00:42:14et la révélation
00:42:16d'un groupe whatsapp
00:42:17créé par les écrivains
00:42:18de cette même maison
00:42:19réticent à sa venue
00:42:20pour Boilem Sansal
00:42:22comme pour Noël Lenoir
00:42:23il s'agit ici
00:42:24de la preuve
00:42:25d'une cabale organisée
00:42:27ils mettent une cible
00:42:28dans le dos
00:42:28de Boilem Sansal
00:42:30parce qu'il n'est pas des leurs
00:42:31ils voudraient que
00:42:32Boilem Sansal
00:42:33en réalité
00:42:34dise exactement
00:42:36ce qu'ils souhaiteraient
00:42:37qu'ils disent
00:42:38Boilem Sansal
00:42:39est l'otage
00:42:40de leur combat
00:42:42contre Bolloré
00:42:43et je trouve ça
00:42:44absolument sidérant
00:42:46en annonçant
00:42:47son possible départ
00:42:48de la France
00:42:49Boilem Sansal
00:42:50a déclenché
00:42:50de vive réaction
00:42:52cette déclaration
00:42:53devrait agir
00:42:54comme un électrochoc
00:42:55depuis plus de 60 ans
00:42:57aucun intellectuel français
00:42:58n'a connu la prison
00:42:59en raison de sa liberté
00:43:00d'expression
00:43:01Boilem sort du cachot
00:43:03algérien
00:43:03il est l'objet
00:43:04d'une campagne
00:43:05infâme
00:43:05depuis son retour
00:43:06l'auteur
00:43:07a précisé sa volonté
00:43:09de s'exiler
00:43:09vers la Suisse
00:43:10ou la Belgique
00:43:12et ce qui est très intéressant
00:43:14c'est cette enquête
00:43:14du JDD
00:43:15aujourd'hui
00:43:16Lara Tchékov
00:43:17le JDD
00:43:17qui révèle comment
00:43:18s'est élaborée
00:43:19la fabrique de l'opinion
00:43:21dans le sillage
00:43:22de l'affaire Grasset
00:43:23on en a parlé
00:43:24et au milieu
00:43:25Boilem Sansal
00:43:26qui décide de quitter
00:43:27de changer de ménage
00:43:28d'édition
00:43:29et qui est aujourd'hui
00:43:29chez Fayard
00:43:30et tout cela
00:43:31dans le même contexte
00:43:33que l'affaire Grasset
00:43:33où Olivier Nora
00:43:34donc a perdu son poste
00:43:36alors racontez-nous
00:43:37Oui alors
00:43:38cette affaire
00:43:38a été alimentée
00:43:39de surcroît
00:43:40en effet
00:43:40par le limogage
00:43:41d'Olivier Nora
00:43:43sur décision
00:43:44de Vincent Bolloré
00:43:45qu'il a expliqué
00:43:46dans nos colonnes
00:43:46la semaine dernière
00:43:47dans une tribune
00:43:48du JDD
00:43:48il expliquait
00:43:49que c'était
00:43:49pour des raisons
00:43:50purement économiques
00:43:52parce que les résultats
00:43:52opérationnels
00:43:53de la maison Grasset
00:43:55avaient été divisés
00:43:56par deux
00:43:57et que dans le même temps
00:43:58Olivier Nora
00:44:00avait augmenté
00:44:01son salaire
00:44:02mais voilà
00:44:03ça fait deux semaines
00:44:04que Boilem Sansal
00:44:05est victime
00:44:06d'insultes
00:44:07de la part
00:44:07de ces auteurs
00:44:09frondeurs
00:44:09de chez Grasset
00:44:12on parle d'un homme
00:44:13qui a vécu
00:44:14un an
00:44:14dans les geôles
00:44:16algériennes
00:44:16qui a 81 ans
00:44:17qui est malade
00:44:18qui aspire
00:44:19à la paix
00:44:20qui aspire
00:44:20à la tranquillité
00:44:21et qui se voit
00:44:23se faire la leçon
00:44:25par des bobos
00:44:26intellectuels
00:44:27snob
00:44:28de Saint-Germain-des-Prés
00:44:29donc je veux dire
00:44:31il n'a pas
00:44:32en fait
00:44:32Boilem Sansal
00:44:34est un homme libre
00:44:34c'est un homme libre
00:44:36donc je comprends
00:44:37son agacement
00:44:37et son envie
00:44:38de dire
00:44:39son envie
00:44:41de partir
00:44:41finalement
00:44:42et donc
00:44:42dans cette enquête
00:44:44du JDD
00:44:45de Pascal Ménadier
00:44:47vous verrez aujourd'hui
00:44:48des messages
00:44:49WhatsApp
00:44:50qui ont été
00:44:50envoyés
00:44:51dans ce groupe
00:44:52WhatsApp
00:44:53qui réunissaient
00:44:55donc ces auteurs
00:44:56frondeurs
00:44:57de chez Grasset
00:44:58où on peut
00:44:59effectivement
00:45:00voir circuler
00:45:01des messages
00:45:02hallucinants
00:45:03je peux vous en lire
00:45:04quelques-uns
00:45:04le livre de Sansal
00:45:07sort le 6 juin
00:45:08on va encore bouffer
00:45:09de cette daube
00:45:09matin, midi
00:45:11et soir
00:45:12donc c'est un message
00:45:13qui vient
00:45:14d'un auteur
00:45:15qui a à peine vendu
00:45:161000 exemplaires
00:45:17en 4 livres
00:45:18chez Grasset
00:45:20un autre type
00:45:22de message
00:45:22qu'on peut lire
00:45:23dans cette conversation
00:45:25au WhatsApp
00:45:25Boilem Sansal
00:45:26n'était ni un très bon
00:45:28écrivain
00:45:28ni un très bon
00:45:30vendeur
00:45:31ce qui est totalement faux
00:45:33étant donné que son
00:45:33dernier ouvrage
00:45:34s'est vendu
00:45:35à quelques centaines
00:45:36de milliers d'exemplaires
00:45:37400 000
00:45:38me semble-t-il
00:45:39donc il semblerait
00:45:41que le succès
00:45:42dérange toujours
00:45:43ceux
00:45:45qui ne l'ont pas
00:45:46et puis voilà
00:45:48donc Pascal Ménadier
00:45:49déroule effectivement
00:45:50tous ces échanges
00:45:52WhatsApp
00:45:53et puis
00:45:53on apprend
00:45:55qu'une soirée
00:45:57est organisée
00:45:58au théâtre
00:45:58de la Concorde
00:45:59une soirée de soutien
00:46:00entre ses ex
00:46:02frondeurs
00:46:03de chez Grasset
00:46:04au théâtre
00:46:05de la Concorde
00:46:06voilà
00:46:07donc je vous invite
00:46:08à lire cet article
00:46:10très éclairant
00:46:10on voit effectivement
00:46:12une petite oligarchie
00:46:13qui se serre les coudes
00:46:14et qui ont dans le viseur
00:46:15notamment Boilem Sansal
00:46:17et qui font tout
00:46:17pour s'en prendre à lui
00:46:20alors le général
00:46:21Bertrand Cavalier
00:46:22est l'un des premiers signataires
00:46:24j'ai intégré le comité
00:46:25du comité
00:46:25qui avait été initié
00:46:27par Naud Benedetti
00:46:28donc c'est intéressant
00:46:29c'est que derrière
00:46:30il y a quand même
00:46:31un combat idéologique
00:46:32c'est-à-dire que voilà
00:46:34quelqu'un
00:46:35qui alerte l'Occident
00:46:37sur les dangers
00:46:37de l'islamisme
00:46:39sur un risque
00:46:41de disparition
00:46:43de toute civilisation
00:46:45et tout ça
00:46:46bien entendu
00:46:46ça déplait
00:46:47à cette
00:46:49cette mouvance
00:46:50ultra-gauche
00:46:51ces bobos
00:46:52etc
00:46:53qui d'ailleurs
00:46:54pour beaucoup d'entre eux
00:46:56sont des alliés objectifs
00:46:58de l'islamisme
00:46:58parce que
00:46:59la cabale
00:47:00elle a commencé
00:47:01avant
00:47:01mais là vous prenez
00:47:02alors déjà
00:47:03historiquement
00:47:03l'intégration française
00:47:05qui avait mis au banc
00:47:06quasiment
00:47:07de la société
00:47:08Albert Camus
00:47:09oublions pas
00:47:09Sartre
00:47:10donc il y a
00:47:11toute une tradition
00:47:12de collaboration
00:47:12d'inversion
00:47:13dans une partie
00:47:15de l'intégration française
00:47:16mais revenons aussi
00:47:17sur Kamel Daoud
00:47:19qui a été condamné
00:47:20là récemment
00:47:20en Algérie
00:47:21pour son ouvrage
00:47:22Ouri
00:47:22dont je conseille
00:47:23la lecture
00:47:24ça devrait d'ailleurs
00:47:25être au programme
00:47:26en seconde
00:47:27ou en première
00:47:27donc derrière
00:47:28vous avez
00:47:28c'est intéressant
00:47:29que ces auteurs
00:47:30ces écrivains
00:47:31ces écrivains
00:47:32qui défendent
00:47:33les valeurs de la France
00:47:34défendent une certainité
00:47:36de la société
00:47:36et nous mettent en garde
00:47:37sur un danger
00:47:38qui mène en réel
00:47:39c'est à dire
00:47:40la propagation
00:47:41de l'islamisme
00:47:42dans nos quartiers
00:47:43dans nos départements
00:47:44que voulons-nous
00:47:45mais pourquoi
00:47:46ceux qui veulent faire
00:47:48taire Boilem Sansal
00:47:49pour quelles raisons
00:47:50pourquoi ils dérangent
00:47:52autant selon vous
00:47:52Nicolas
00:47:53qu'on taire Boilem Sansal
00:47:54je pense que
00:47:56c'est un homme libre
00:47:57qui ne s'est pas compromis
00:47:58quelqu'un qui a fait face
00:48:00à un régime
00:48:01et qui a refusé
00:48:04de se taire
00:48:04et qui désormais
00:48:05a choisi
00:48:07certes
00:48:08peut-être par opportunisme
00:48:09ou peut-être par
00:48:10liberté
00:48:11d'aller vers un autre éditeur
00:48:13et donc ça les bouscule
00:48:15par rapport à leur certitude
00:48:16il sentait y avoir
00:48:16une espèce de corporatisme
00:48:18d'un bloc d'auteurs
00:48:20qui serait par définition
00:48:21opposé
00:48:22à la légende noire
00:48:24que serait Vincent Bolloré
00:48:25et donc
00:48:26par définition
00:48:27ça viendrait entraver
00:48:29leur liberté d'expression
00:48:30leur liberté éditoriale
00:48:31dans la manière
00:48:32de concevoir leur livre
00:48:33et donc
00:48:34comme on disait
00:48:34je trouvais
00:48:35la formule assez bien
00:48:35de se trouver
00:48:36alors que
00:48:37Boilem Sansal
00:48:37elle lui littéralement
00:48:38était otage
00:48:39désormais
00:48:39ils prennent en otage
00:48:41cette maison d'édition
00:48:43à travers cet auteur
00:48:45qui est Boilem Sansal
00:48:45en l'utilisant
00:48:46et en mettant
00:48:47un homme qui est d'ailleurs
00:48:48fortement éprouvé
00:48:49malade de surcroît
00:48:50à potentiellement
00:48:51devoir quitter la France
00:48:51alors que
00:48:52ça devrait être
00:48:53un électrochoc d'ailleurs
00:48:54comme le souligne
00:48:55Arnaud Benedetti
00:48:56il dit qu'il n'en veut pas
00:48:57au français
00:48:58il s'est exprimé
00:48:59dans les colonnes
00:49:00du Figaro
00:49:02il dit qu'il en veut
00:49:03à une poignée
00:49:04de censeurs
00:49:05qu'il accuse
00:49:05de s'en prendre
00:49:07à sa liberté
00:49:08et il dit
00:49:09qu'on est passé
00:49:10au stade
00:49:10de l'insulte
00:49:11il s'est senti
00:49:12insulté
00:49:12par toutes ses attaques
00:49:13il dit
00:49:14on me fait passer
00:49:15pour un criminel
00:49:17il faut que je m'évade
00:49:19c'est pire
00:49:19que la dictature
00:49:20en Algérie
00:49:21ils sont en train
00:49:22d'exercer sur moi
00:49:22une dictature
00:49:23de la pensée
00:49:24parce qu'ils veulent
00:49:24me faire taire
00:49:25et ils veulent
00:49:26me faire peur
00:49:26et ils tempèrent
00:49:28ensuite
00:49:28en disant
00:49:29mais les français
00:49:30sont adorables
00:49:31avec moi
00:49:31je croise des jeunes
00:49:32des personnes âgées
00:49:33dans la rue
00:49:34des enfants même
00:49:36qui me témoignent
00:49:38de leur affection
00:49:40mais il en veut
00:49:41effectivement
00:49:42et il les décrit
00:49:43ainsi
00:49:43le problème
00:49:44c'est cette poignée
00:49:46d'oligarques
00:49:46de la pensée
00:49:47et ces petits dictateurs
00:49:48de bureau
00:49:50donc là
00:49:51ce qu'on voit
00:49:51aujourd'hui
00:49:52c'est que
00:49:52ce sont des gens
00:49:54qui l'avaient défendu
00:49:55pour la plupart
00:49:56parce qu'on parle
00:49:57effectivement
00:49:57d'un groupe
00:49:57whatsapp
00:49:58où il y a
00:49:58des journalistes
00:49:59des attachés
00:49:59de presse
00:49:59des éditeurs
00:50:00des auteurs
00:50:00c'était des gens
00:50:01qui l'avaient défendu
00:50:02lorsqu'il était
00:50:02dans les geôles
00:50:03algériennes
00:50:04et qui aujourd'hui
00:50:05ont la critique facile
00:50:07envers lui
00:50:08donc quelque part
00:50:09la France
00:50:09a abandonné
00:50:11Boalem
00:50:11sans salle
00:50:13et puis
00:50:13la différence
00:50:14entre eux
00:50:16finalement
00:50:16c'est que
00:50:16Boalem
00:50:17sans salle
00:50:17a mis
00:50:19sa peau
00:50:20en jeu
00:50:20pour ses idées
00:50:21et je pense que
00:50:22la France
00:50:22mérite
00:50:23c'est ça
00:50:43aujourd'hui
00:50:44il est
00:50:44une image
00:50:46emblématique
00:50:47en France
00:50:47avec tout le suivi
00:50:48médiatique
00:50:49qu'il y a eu
00:50:49et les soutiens
00:50:50et il démontre
00:50:53quand même
00:50:54l'islamisme
00:50:55la montée
00:50:56de l'islamisme
00:50:57et ça peut
00:50:58déranger
00:50:59avec des influences
00:51:00obligatoirement
00:51:01extérieures
00:51:02qui peuvent être
00:51:03au sein
00:51:04de corporatisme
00:51:05qui peuvent être
00:51:06au sein
00:51:07de partis politiques
00:51:08on le sait bien
00:51:09il y a l'introduction
00:51:10aussi éventuelle
00:51:11d'agents
00:51:12on en parlait hier
00:51:13et il y a
00:51:15évidemment
00:51:16des oppositions
00:51:17qui se créent
00:51:18à cette montée
00:51:19de la liberté
00:51:21d'expression
00:51:21par rapport
00:51:22à un danger réel
00:51:24et on voit
00:51:25les pratiques
00:51:26qu'il y a en Iran
00:51:26on en parlait
00:51:27en off
00:51:29ensemble
00:51:29on évalue
00:51:30entre 30 000
00:51:31et 40 000
00:51:32tués
00:51:33massacrés
00:51:34en deux jours
00:51:35en Iran
00:51:36lors
00:51:37des manifestations
00:51:38il faut quand même
00:51:39rappeler
00:51:40que dans des pièces
00:51:41il y a eu des gens
00:51:43qui ont été
00:51:44volontairement mis
00:51:45dans des sacs mortuaires
00:51:46qui respiraient encore
00:51:48après avoir été tabassés
00:51:49il y a eu un bébé
00:51:50qui a été tué
00:51:51par balle
00:51:53par les islamistes
00:51:54et donc
00:51:55voilà
00:51:55on est dans des régimes
00:51:59qui sont
00:52:00dangereux
00:52:01à qui profite
00:52:03cette division
00:52:04de l'unité française
00:52:05autour de Boilem
00:52:06sans salle
00:52:06qui ont de l'influence
00:52:07en Europe
00:52:07qui profite
00:52:08cette diffusion
00:52:08un petit historique
00:52:09parce que les premiers
00:52:10qui ont alerté
00:52:11sur le danger
00:52:12de l'islamisme
00:52:13ce sont des intellectuels
00:52:14de gauche
00:52:14comme Jean-Pierre
00:52:15Préoncé Lugos
00:52:16qui avait écrit
00:52:16le Rado Nahomé
00:52:17depuis 40 ans
00:52:18ils ont tous été
00:52:19ostracisés
00:52:19il y a une intelligentsia
00:52:22dominante
00:52:22dès lors que vous parlez
00:52:24de danger islamique
00:52:26et bien
00:52:26vous posez un problème
00:52:27une partie
00:52:28de cette dite intelligentsia
00:52:29qui s'est trompée
00:52:30sur les Khmer
00:52:31etc
00:52:31donc c'est pas nouveau
00:52:32donc moi je pense
00:52:33que le vrai sujet
00:52:35c'est que vous avez
00:52:36un auteur
00:52:37qui adore la France
00:52:37qui défend la France
00:52:39et qui identifie
00:52:40les dangers
00:52:43que doit
00:52:44maintenant
00:52:46contrer
00:52:46notre pays
00:52:47et pour cela
00:52:48il est mis au banc
00:52:49de l'intelligentsia
00:52:50c'est ce que dit
00:52:50Florence Bergeau-Blackeur
00:52:52d'ailleurs aujourd'hui
00:52:53elle dit
00:52:54qu'une certaine gauche
00:52:55ne supporte pas
00:52:55que les ressorts
00:52:56de l'islamisme
00:52:57soient analysés
00:52:58aujourd'hui
00:52:592084
00:53:00il faut lire
00:53:00les viages
00:53:00d'allemands
00:53:01etc
00:53:02Venons-en
00:53:02à ces fuites
00:53:03qui interrogent
00:53:04pourtant strictement
00:53:05interdits
00:53:06les préconisations
00:53:08supposées
00:53:08de Charles Aloncle
00:53:09vous le savez
00:53:10c'est le rapporteur
00:53:11de la commission
00:53:12d'enquête
00:53:12sur l'audiovisuel public
00:53:13inonde
00:53:14ces dernières heures
00:53:15la presse
00:53:16et ce alors que demain
00:53:17les députés
00:53:18doivent voter
00:53:19pour le rendre public
00:53:20ou non
00:53:20on voit les précisions
00:53:21de François Tiskevitch
00:53:23et on en parle ensuite
00:53:25Ces dernières heures
00:53:27la presse a multiplié
00:53:28les articles
00:53:29révélant les propositions
00:53:30supposément préconisées
00:53:31par le député
00:53:33Charles Aloncle
00:53:33rapporteur
00:53:34de la commission
00:53:34d'enquête
00:53:35sur l'audiovisuel public
00:53:36des fuites
00:53:37qui posent question
00:53:38car l'accès au rapport
00:53:39est soumis
00:53:40à un protocole strict
00:53:41seuls les députés
00:53:42de la commission
00:53:43ont accès
00:53:44aux 300 pages
00:53:44du rapport
00:53:45sous la surveillance
00:53:46d'huissiers
00:53:46avec interdiction
00:53:48de les photographier
00:53:49ou de les photocopier
00:53:50des actes punis
00:53:51par la loi
00:53:51C'est puni
00:53:53par l'ordonnance
00:53:54de 58
00:53:54sur le fonctionnement
00:53:55des assemblées
00:53:56le délit prévoit
00:53:57un an d'emprisonnement
00:53:58ferme
00:53:58et 15 000 euros
00:53:59d'amende
00:54:00et je crois même
00:54:00que le recel
00:54:01pourrait être poursuivi
00:54:03Des divulgations
00:54:04rapidement condamnées
00:54:05par Charles Aloncle
00:54:06rapporteur
00:54:07de la commission
00:54:07d'enquête
00:54:08qui dénonce
00:54:09de fausses informations
00:54:10et des fuites organisées
00:54:11Beaucoup de fausses informations
00:54:13circulent depuis hier
00:54:14concernant le contenu
00:54:15de mon rapport
00:54:16dont la divulgation
00:54:17est strictement interdite
00:54:18jusqu'à sa publication
00:54:19La manœuvre
00:54:20de certains députés
00:54:21et médias complaisants
00:54:22et grossières
00:54:23diffusait des fake news
00:54:24pour discréditer le rapport
00:54:25et justifier ainsi
00:54:26un vote défavorable lundi
00:54:28Si le texte est censuré
00:54:29plus personne ne pourra
00:54:31alors vérifier
00:54:31ce qu'il contenait réellement
00:54:33ni les révélations
00:54:34qu'il portait
00:54:35Le président
00:54:35de la commission d'enquête
00:54:36le député
00:54:37Jérémy Patriel Etus
00:54:38a appelé samedi
00:54:39ses membres
00:54:40à la plus grande retenue
00:54:41avant le vote de lundi
00:54:42Pour que ce rapport
00:54:43soit rendu public
00:54:44il doit recueillir
00:54:45un vote favorable
00:54:46des 30 députés membres
00:54:47de la commission d'enquête
00:54:51Alors avant de revenir
00:54:52sur ces fuites
00:54:52ce qu'il faut bien comprendre
00:54:53Lara Tchékov
00:54:54c'est que demain
00:54:55on va savoir
00:54:56si ce rapport
00:54:57sera rendu public
00:54:58ou non
00:54:59c'est-à-dire que
00:54:59si ce rapport
00:55:01n'est pas rendu public
00:55:01il est tout simplement
00:55:03détruit
00:55:03Tout sera supprimé
00:55:05Demain à 14h30
00:55:06les 30 députés
00:55:07de la commission d'enquête
00:55:09de l'Assemblée nationale
00:55:10vont voter
00:55:12et nous saurons
00:55:13effectivement
00:55:13si les Français
00:55:14pourront avoir accès
00:55:15à l'entièreté
00:55:17et à l'intégralité
00:55:18de ce rapport
00:55:21Il est important
00:55:22je pense que ce rapport
00:55:23soit publié
00:55:25et que les Français
00:55:26aient un droit de regard
00:55:27effectivement
00:55:27sur ce qui se passe
00:55:29à France Télévisions
00:55:30qui est je rappelle
00:55:31qu'un budget
00:55:32de 4 milliards d'euros
00:55:334 milliards d'euros
00:55:34c'est la moitié
00:55:35du budget
00:55:36du ministère
00:55:37de la Culture
00:55:38et un rapport
00:55:38n'a de valeur
00:55:39que s'il est suivi
00:55:40des faits
00:55:41donc par souci
00:55:42de transparence
00:55:43je pense qu'il faut
00:55:44que les Français
00:55:45sachent
00:55:45de quoi
00:55:47et où leur argent
00:55:48va
00:55:49et effectivement
00:55:50on voit
00:55:51depuis plusieurs jours
00:55:53des tentatives
00:55:54de manipulation
00:55:55à l'encontre
00:55:56de Charles
00:55:57à l'oncle
00:55:57qui accuse
00:55:58effectivement
00:55:58plusieurs élus
00:55:59de vouloir le discréditer
00:56:00en diffusant
00:56:02des fake news
00:56:03alors il y a des choses
00:56:03qui ont été publiées
00:56:05qui sont justes
00:56:06il y en a d'autres
00:56:06qui ne le sont pas
00:56:08et donc effectivement
00:56:09si demain
00:56:10les députés
00:56:11votent contre
00:56:12la publication
00:56:13de ce rapport
00:56:14on ne saura jamais
00:56:15ce qui est vrai
00:56:16et ce qui n'est pas vrai
00:56:17c'est ça
00:56:18on entend très bien
00:56:20et on voit très bien
00:56:21cette manœuvre
00:56:21qui s'est mise en place
00:56:22depuis quelques heures
00:56:23quelques jours
00:56:24et là encore
00:56:25la question
00:56:25à qui profitent
00:56:26ces fuites
00:56:26on est un petit peu
00:56:27finalement dans la même logique
00:56:29que notre échange précédent
00:56:30autour de Boilem Sansal
00:56:31à qui profitent ces fuites
00:56:33qui veut discréditer
00:56:34absolument ce rapport
00:56:36c'est ça la question politique
00:56:37on a une petite idée
00:56:38On imagine que ce sont
00:56:39des opposants politiques
00:56:40probablement des députés
00:56:42macronistes
00:56:43je rappelle qu'il y a un précédent
00:56:45qu'en 2011
00:56:46il y a le rapport
00:56:47du député Nicolas Perruchot
00:56:49sur le financement
00:56:50des syndicats d'employeurs
00:56:51et de salariés
00:56:52qui avaient déjà été interdits
00:56:53de publication
00:56:55là Charles Aloncle
00:56:56est très clair
00:56:57son objectif
00:56:58n'est pas du tout
00:56:59de privatiser France Télévisions
00:57:00il veut sauver
00:57:01je le cite
00:57:02il veut sauver
00:57:02France Télévisions
00:57:04et pour vouloir sauver
00:57:06France Télévisions
00:57:06il est victime
00:57:07donc de tentatives
00:57:08d'intimidation
00:57:10or je pense
00:57:11encore une fois
00:57:12qu'il faut absolument
00:57:13qu'on ait accès
00:57:14à ce rapport
00:57:15quand on voit
00:57:15les propos
00:57:16qui ont été tenus
00:57:16ces dernières semaines
00:57:18sur France Télévisions
00:57:19pour n'en citer
00:57:19que quelques-uns
00:57:21quand on entend
00:57:22Éric Ciotti
00:57:22se faire traiter
00:57:23de Benito
00:57:25sur France Info TV
00:57:26quand on entend
00:57:27Jordan Partella
00:57:28se faire comparer
00:57:28à Hitler
00:57:29sur France 5
00:57:30et que personne
00:57:30ne le reprend
00:57:31quand on entend
00:57:32que le RN
00:57:33est un danger
00:57:34pour la démocratie
00:57:35de la part
00:57:36de Patrick Cohen
00:57:36à quelques jours
00:57:37des élections municipales
00:57:38et que personne
00:57:39ne le reprend non plus
00:57:40je pense qu'il y a
00:57:40un vrai par souci
00:57:41de transparence
00:57:42on doit avoir accès
00:57:43à ce rapport
00:57:43Bon ce serait
00:57:44une faute démocratique
00:57:45d'enterrer ce rapport
00:57:46Caroline Tominet
00:57:46en tout cas me semble-t-il
00:57:49et vraisemblablement
00:57:50est-ce qu'il a des chances
00:57:50d'être enterré ou pas ?
00:57:52Il ne faut pas en faire
00:57:53un fait politique
00:57:54parce que c'est inadmissible
00:57:56Mais c'est devenu
00:57:56un fait politique
00:57:57Oui
00:57:57mais les contribuables
00:57:59et les salariés
00:58:00de France Télévisions
00:58:00ont un droit de regard
00:58:01sur ce rapport
00:58:02le fait qu'ils soient
00:58:03enterrés
00:58:04ou détruits
00:58:06serait inacceptable
00:58:07vis-à-vis des salariés
00:58:09parce qu'on ne parle pas
00:58:10de l'ensemble des salariés
00:58:12de France Télévisions
00:58:15ou certains syndicats
00:58:16qui avaient quand même
00:58:18soutenu ce rapport
00:58:20et vis-à-vis de la démocratie
00:58:23en France
00:58:23il y a un droit de regard
00:58:25de la population
00:58:26qui contribue financièrement
00:58:27à ces 4 milliards
00:58:28et qui a le droit
00:58:29de savoir
00:58:30faisons des audits
00:58:31c'est inacceptable
00:58:32tout ça
00:58:33C'est inacceptable
00:58:34Ça a été le politique
00:58:35qui est en Paris
00:58:35Les gens se serrent
00:58:36la ceinture aujourd'hui
00:58:38donc c'est encore
00:58:39plus inacceptable
00:58:39et moi je suis persuadée
00:58:41que les Français
00:58:42n'accepteront pas
00:58:43Mais Général Bertrand Cavallier
00:58:44vous seriez profondément choqué
00:58:46j'imagine
00:58:47si ce rapport était enterré
00:58:48En tant que démocrate
00:58:49je serais bien sûr
00:58:49choqué
00:58:50Deuxièmement
00:58:50il y a l'aspect financier
00:58:52économique
00:58:53et puis en plus
00:58:53je reviens sur l'aspect
00:58:54je veux dire idéologique
00:58:56c'est pas normal
00:58:56qu'une partie du service public
00:58:58soit un arsenal idéologique
00:58:59Ils doivent dire les choses
00:59:02ils doivent être objectifs
00:59:03mais il y a une impartialité
00:59:06une neutralité
00:59:07qui est attendue
00:59:09Or bon
00:59:09il y a eu un glissement
00:59:11d'année en année
00:59:12on a vu le glissement
00:59:13du service public
00:59:14mais ceci dit
00:59:15on ne va pas faire aussi
00:59:16le pro-service public
00:59:17il y a des gens très bien
00:59:18il y a une partie
00:59:19des gens qui travaillent
00:59:20qui font des choses
00:59:21de grande qualité
00:59:22mais il y a également
00:59:23des figures
00:59:24des personnalités
00:59:26sans compter
00:59:26la directrice
00:59:28ou la présidente
00:59:28qui font
00:59:30qui font état
00:59:31d'orientation politique
00:59:32et qui sont
00:59:34dans le combat idéologique
00:59:35Et c'est assumé d'ailleurs
00:59:37Delphine Ernotte
00:59:38la présidente
00:59:38Ce serait un combat
00:59:41pour les valeurs
00:59:41mais c'est un dominem
00:59:43on attaque les gens
00:59:44Et Charles Aloncle
00:59:45qui a été seul contre tous
00:59:46ça aussi c'est factuel
00:59:47il en a pris plein la figure
00:59:49pendant toute cette commission
00:59:50d'enquête
00:59:51Lara Chekhov
00:59:52il s'est défendu tout seul
00:59:54alors qu'il a fait
00:59:54un bon travail
00:59:55c'est à dire
00:59:56qu'il a décortiqué
00:59:58le fonctionnement
00:59:58du service public
00:59:59il a regardé les comptes
01:00:01il a interrogé
01:00:02des centaines de personnes
01:00:04rappelons-le
01:00:05il a fait un travail
01:00:06effectivement
01:00:07utile
01:00:08pour la démocratie
01:00:09pour la France
01:00:09Il a auditionné
01:00:10près de 200 personnes
01:00:12mais au-delà de ça
01:00:12il a questionné
01:00:13l'ADN même
01:00:14de France Télévisions
01:00:15dont la mission
01:00:16et je le rappelle
01:00:17est de faire des enquêtes
01:00:19d'informer
01:00:20c'est la culture
01:00:21c'est l'information
01:00:22c'est la jeunesse
01:00:23c'est l'éducation
01:00:23ce sont des programmes
01:00:25pour le rayonnement
01:00:27des territoires
01:00:28or là
01:00:29c'est une chaîne
01:00:31qui a vocation
01:00:32à divertir
01:00:33il y a 9 jeux
01:00:34par jour
01:00:35qui sont diffusés
01:00:36sur France 2
01:00:3813 si on compte
01:00:39France 3
01:00:40également
01:00:41et puis
01:00:42je rappelle
01:00:43qu'il y avait ce rapport
01:00:44de la Cour des comptes
01:00:45qui a été publié
01:00:46il y a quelques mois
01:00:47qui était très alarmant
01:00:48entre 2017 et 2024
01:00:5081 millions d'euros
01:00:52de pertes nettes
01:00:53ont été
01:00:55enregistrés
01:00:56c'est pas anodin
01:00:57et le rapport
01:00:57disait que le modèle
01:00:58économique de France Télévisions
01:00:59n'était pas soutenable
01:01:01dans la durée
01:01:02et puis c'est sans compter
01:01:04tout ce qu'a pointé
01:01:05Charles Aloncle
01:01:07durant cette commission
01:01:08que ce soit
01:01:09sur la bureaucratie lourde
01:01:11sur les doublons
01:01:12de postes
01:01:13sur les dépenses
01:01:14somptuaires
01:01:15je rappelle
01:01:15les suites aux majestiques
01:01:17les véhicules de fonction
01:01:18les frais de mission
01:01:19etc.
01:01:20et puis
01:01:21la rénovation
01:01:22d'une piscine
01:01:22à 1 million d'euros
01:01:23le château de la Finou
01:01:24qui est propriété
01:01:24du groupe
01:01:25France Télévisions
01:01:26plein de choses
01:01:27qui sont absolument
01:01:28alarmistes
01:01:29et puis enfin
01:01:29je le rappelle
01:01:30l'externalisation
01:01:31aussi des programmes
01:01:32de France Télévisions
01:01:34qui sont après
01:01:35ça coûte près
01:01:36de 1 milliard d'euros
01:01:37par an
01:01:38donc enterrés ou pas
01:01:39en tout cas
01:01:39il y aura eu
01:01:40des révélations
01:01:41et le français
01:01:41aura appris
01:01:42les dysfonctionnements
01:01:43du service public
01:01:45on arrive malheureusement
01:01:46au terme
01:01:46de cette émission
01:01:47un grand merci
01:01:48à tous les quatre
01:01:49d'avoir décrypté
01:01:50une actualité
01:01:51très riche
01:01:52une fois de plus
01:01:53l'actualité
01:01:53qui se poursuit
01:01:54dans un instant
01:01:54c'est Isabelle Piboulot
01:01:55pour l'édition
01:01:57de la nuit
01:01:57je vous souhaite
01:01:58une très belle semaine
01:01:59sur CNews
01:02:00demain
01:02:00retour de Gauthier Lebret
01:02:0221h
01:02:02pour 100% politique
01:02:03excellente soirée
01:02:04sur notre antenne
01:02:051
01:02:062
01:02:071
01:02:081
01:02:081
01:02:081
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