- il y a 11 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Je m'appelle Olivier de Caranfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end, 21h, le Flash
00:05Info, Mickaël Losantos, bonsoir.
00:11Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. Patrick Bruel annule ses concerts jusqu'au mois de septembre, visé par des enquêtes pour
00:16viol.
00:17Le chanteur ne se produira pas à Paris, mais aussi dans plusieurs festivals.
00:20L'artiste ne souhaite pas troubler la sérénité de ses manifestations, a indiqué sa société de production.
00:26Plusieurs organisateurs ont rapporté subir des pressions et être empêchés dans la mise en place de ces événements.
00:31Un peu plus tôt, Patrick Bruel avait également confirmé son retrait du concert des Enfoirés.
00:36C'est un mois de mai inédit en termes de température.
00:39Plus de la moitié du pays a connu un record mensuel de chaleur.
00:42Entre le 23 et le 27 mai, 266 records ont été enregistrés selon Météo France.
00:49Ce week-end, la fraîcheur sera de retour.
00:51Et puis la guerre contre l'Iran pourrait prendre fin sur son réseau social.
00:55Donald Trump a assuré qu'il s'apprêtait à prendre une décision finale sur un possible accord avec Téhéran.
01:01Le président américain a énuméré plusieurs points non négociables.
01:04Parmi eux, la réouverture du détroit d'Hormuz et son déminage,
01:08mais aussi la destruction de l'uranium et le renoncement à l'arme nucléaire.
01:12De son côté, l'Iran contredit Donald Trump.
01:15Téhéran dément toute négociation sur le volet nucléaire.
01:18Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a assuré que cette question ne figurait pas dans le protocole d
01:23'accord discuté actuellement.
01:25Selon lui, la priorité est de mettre fin à la guerre.
01:29Enfin, après la chute d'un drone sur un immeuble qui a fait deux blessés ce vendredi,
01:33la Roumanie accuse la Russie.
01:35Soutenue par l'Union européenne et l'OTAN,
01:37le président roumain a assuré que Moscou avait l'entière responsabilité de cet incident.
01:42De son côté, Vladimir Poutine a sous-entendu que l'engin pouvait être ukrainien.
01:45La Russie n'a jamais menacé et ne menace pas les pays européens.
01:49A préciser Vladimir Poutine.
01:51Merci beaucoup, Mickaël.
01:54Trois villes, trois vérités.
01:56Paris, Londres, Budapest, trois capitales face à la gestion de la fête populaire.
02:00Demain soir, Paris Saint-Germain Arsenal ne sera pas simplement un match de football.
02:04À Paris, ce n'est pas une victoire que l'on prépare,
02:07mais on anticipe à cette heure des émeutes.
02:09À Budapest, c'est l'inverse.
02:10La fermeté de l'état d'hier protège la joie collective d'aujourd'hui.
02:14Et puis à Londres, pas de déploiement massif des forces de l'ordre n'est même pas le sujet.
02:18D'ailleurs, trois atmosphères, trois leçons.
02:20On va décrypter tout cela avec Geoffroy Lejeune.
02:22Bonsoir Geoffroy.
02:23Bonsoir Olivier.
02:23À vos côtés, Éric Couvra.
02:25Bonsoir.
02:25Vous êtes policier, secrétaire départemental adjoint unité 93.
02:29Bonsoir.
02:30Arnaud Klarsfeld, l'homme de loi, est avec nous.
02:32Arnaud, bonsoir.
02:34On peut le dire vite.
02:34Et Vincent Roy.
02:35Bonsoir mon cher Vincent.
02:37Je le disais, pour démarrer, je vous propose de prendre la direction de Budapest.
02:40Puisque c'est le stade, la Pouca Arena, qui va accueillir la rencontre PSG Arsenal.
02:46Les premiers supporters sont arrivés sur place.
02:48Une ambiance festive.
02:50L'événement est sous contrôle avec une priorité à l'ordre public.
02:54Et on va retrouver sur place, vous voyez, là c'est l'arrivée du Paris Saint-Germain.
02:59C'était ce matin, donc, dans leur hôtel.
03:01On voit des forces de l'ordre, finalement, tout à fait détendues, encadrées sereinement.
03:09L'arrivée de ce bus.
03:10Des images que nous a fournies Yann Caspar.
03:12Il est en liaison avec nous.
03:13Il est journaliste franco-hongois, chercheur au Mathias Corvinus Collegium.
03:18Bonsoir Yann Caspar.
03:20Merci d'avoir accepté notre invitation.
03:21Ce sont 4000 policiers qui seront déployés demain à Budapest pour encadrer le match.
03:27C'est deux fois moins qu'à Paris.
03:30Mais cela reste néanmoins exceptionnel ou pas pour Budapest ?
03:35Oui, tout à fait.
03:36C'est exceptionnel.
03:38Cet événement, le dispositif de sécurité a commencé à être préparé il y a un an.
03:45Donc, c'est vraiment exceptionnel.
03:47Alors, est-ce qu'on peut envisager le même genre de violence qu'à Paris ?
03:51Non, je ne pense pas.
03:51Mais vous avez le principe du maintien de l'ordre.
03:54C'est qu'il ne faut rien exclure.
03:56Et si un dispositif de cette envergure a été mis en place et pensé depuis de longs mois,
04:01ça veut bien dire que des risques existent.
04:03Il y aura des dizaines de milliers de touristes, d'étrangers dans la capitale d'Ombra
04:10qui sont venus pour cette occasion.
04:12Ça a déjà commencé hier.
04:14J'étais quasiment toute l'après-midi au centre-ville de Budapest.
04:17Et c'est vrai qu'il y a énormément de monde.
04:19On voit des policiers partout.
04:21Donc, pour moi, qui vit en Hongrie depuis 12 ans, c'est sans doute la première fois que je vois
04:26ça.
04:27Alors, maintenant, est-ce qu'il faut penser au pire comme à Paris ?
04:31Je dirais que non, même s'il ne faut rien exclure.
04:33On verra quel type de supporter parisien arrive.
04:37Je pense que c'est plutôt ça qu'il faut, à ce niveau-là, qu'il faudra être vigilant.
04:41Mais vous savez, dans l'ensemble, les Hongrois ont un seuil de tolérance par rapport à ces incivilités,
04:47à ces rixes, à ces dégradations, voire à ces émutes urbaines que l'on peut voir de manière très régulière
04:52en France.
04:53Un seuil de tolérance qui est très bas.
04:57Les autorités hongroises sont très fermes à ce niveau-là.
05:00Alors, il y a quand même un point assez intéressant.
05:03Ça, on en parle très peu en France.
05:05Et vous n'êtes pas sans ignorer qu'il y a eu un changement de gouvernement il y a trois
05:08semaines maintenant.
05:09Depuis le 9 mai, il y a un nouveau préuniste.
05:11Ce qui a donné lieu à tout un tas de passations de pouvoir au sein de la police, au ministère
05:17de l'Intérieur, bien évidemment.
05:18Alors, je ne suis pas en train de vous dire que le nouvel gouvernement est plus laxiste sur ces questions.
05:22Il y a un consensus et un minimum national sur ces questions de délinquance.
05:26Ça, c'est très clair.
05:29Mais ça peut éventuellement donner un tas de couacs techniques.
05:34Il faut bien espérer que toutes les informations, y compris les informations de renseignement, ce genre de choses,
05:39ont bien été transmises de manière tout à fait correcte.
05:43Que les nouveaux chefs de la police les ont bien réceptionnés.
05:46Qu'il n'y a pas eu, si vous voulez, de problèmes à ce niveau-là.
05:50C'est un premier test à grandeur nature pour le nouvel gouvernement qui, évidemment, scrute de très près cet événement.
05:56Je vous coupe la parole.
05:57J'ai été interpellé par l'une de vos phrases.
05:59Ici, en Hongrie, de toute façon, par rapport aux incivilités et à la délinquance, le seuil de tolérance est très,
06:05très bas.
06:05Pour être très clair, qu'est-ce que risque une bande de voyous, par exemple, s'ils s'amusaient à
06:12casser du mobilier urbain dans le centre de Budapest ?
06:15Ça se passe comment, en général, en Hongrie, dans ce cas-là ?
06:18Si ça se passe, d'ailleurs.
06:19Oui, brûler des voitures.
06:20Je peux vous répondre avec ma casquette de jury.
06:24C'est entre un an et trois ans de prison.
06:26Mais il se trouve que c'est tellement rare, ce genre d'événement, que je ne sais pas.
06:31En France, on est complètement débordé par ce genre de dégradation.
06:35Parfois, on a un peu l'impression que brûler une voiture est un acte de révolte, qu'il faut excuser
06:40ces jeunes.
06:41Enfin, en tout cas, expliquer, faire de plus de prévention, les comprendre, etc.
06:45Et qu'on met totalement de côté le côté répressif de ces problèmes.
06:51Et que, par ailleurs, sur certains plateaux, alors, on n'a pas assez une news, mais que, par exemple, voter
06:55Rassemblement National est un acte criminel.
06:58Enfin, si vous voulez, c'est complètement inversé.
07:00Mais les Hongrois, de toute tendance politique confondue, je dois dire qu'il y a une immense majorité de Hongrois
07:07qui sont complètement choqués par ce qui se passe en France.
07:10Et ils n'ont pas ailleurs conscience que ce qu'on a pu voir lors de la demi-finale à
07:14Paris.
07:15Que tout cela n'était pas le fait de supporters parisiens stricto sensu, mais plutôt de jeunes, entre guillemets, venus
07:21de quartiers sensibles, entre guillemets.
07:23Enfin, vous connaissez ce vocabulaire comme moi.
07:25Tout ça n'a pas grand-chose à voir avec le sport.
07:27Alors, pour être tout à fait honnête, aujourd'hui, en me balandant dans les rues de Budapest, j'ai vu
07:31des supporters parisiens qui chantaient, qui étaient attablés en terrasse de café.
07:35Il y avait une ambiance très bonne enfant.
07:37On verra demain soir, dans la nuit, puisqu'évidemment, il n'y a pas que les supporters qui se rendent
07:41au stade.
07:42Mais il y a aussi énormément de supporters qui sont arrivés et qui ne seront pas au stade.
07:47À mon avis, c'est plutôt ceux-là qui feront l'objet d'une surveillance particulière.
07:50En tout cas, visiblement, peut-être en un mot, j'ai le sentiment qu'ils sont attendus par les forces
07:55de l'ordre.
07:57Les éventuels débordements, ils ne dureront pas longtemps, si jamais il y en a.
08:02À vous entendre, c'est ce que je comprends.
08:05Le problème est parfaitement identifié.
08:08Les hongrois ne sont pas dupes.
08:09Je pense que, vous le savez, les Français n'ont plus ce qu'on peut voir à Paris sur les
08:13Champs-Elysées en cas de victoire ou de défaite du Paris Saint-Germain.
08:17L'écrasante majorité des Français a parfaitement conscience que tout cela n'a rien à voir avec le soutien qu
08:22'on peut apporter à un club de foot.
08:24Et n'a rien à voir avec de la ferveur populaire.
08:26Ce sont des jeunes qui viennent pour casser parce qu'ils n'ont rien eu à faire, etc.
08:35C'est une démonstration de force, en réalité.
08:37Alors qu'on mérite, si vous voulez, la peur est dans l'autre camp.
08:40Voilà, ça n'existe pas.
08:41Merci beaucoup.
08:42Très intéressant.
08:44Merci à vous, Yann Caspar, d'avoir votre point de vue depuis Budapest à Abiton-en-Groix.
08:47C'est vrai que c'est intéressant.
08:48On a, Geoffroy Lejeune, 4000 forces de l'ordre pour encadrer 100 000 personnes.
08:53Et à Paris, 8000 forces de l'ordre.
08:56Alors que le match ne se joue pas à Paris.
08:58Et là, ce qu'on entendait, c'est tout à fait révélateur.
09:00Le seuil de tolérance des Hongrois est très faible par rapport aux incivilités.
09:06C'est aussi toute une population, finalement, qui fait qu'une fête sera populaire et bon enfant ou non.
09:10C'est exactement ce que j'allais dire.
09:12Vous savez, j'ai eu une fois avec Emmanuel Macron la discussion à propos de la Hongrie au moment des
09:16élections européennes de 2019.
09:18Je ne sais pas si vous vous souvenez.
09:19Mais à l'époque, il avait ciblé très précisément la Hongrie et Viktor Orban comme étant la lèpre populiste qui
09:24menaçait l'Europe, etc.
09:26Et moi, il se trouve que je l'avais rencontré dans une cérémonie à l'Elysée.
09:29Je revenais à ce moment-là d'un week-end que j'avais passé à Budapest.
09:32Et je lui avais dit, mais je ne comprends pas que vous disiez ça à propos de ce pays où
09:36ça a l'air de très bien se passer et où la société a l'air de vivre de manière
09:40harmonieuse.
09:41Et il m'avait rionné en disant que je ne me rendais pas compte et que le pays était en
09:44effet en réalité exsangue et que c'était une société très divisée, etc.
09:48Je pense qu'il s'était vraiment trompé lourdement.
09:50Et ce qui frappe, moi, je ne suis qu'un touriste.
09:52Je ne connais pas la Hongrie.
09:53Je ne connais que Budapest où je suis allé plusieurs fois.
09:55Ce qui me frappe, c'est que quand vous allez là-bas, vous ressentez physiquement l'impression de sécurité, l
10:03'impression d'une société homogène qui vit ensemble, qui a des traditions.
10:08Moi, j'avais assisté un jour à une sorte de parade sur une place avec tout le monde qui était
10:12déguisé en costume traditionnel.
10:13On aurait dit le Puy du Fou, si vous voulez.
10:15Mais ça avait l'air quasiment spontané.
10:16Tout le monde était content.
10:17Vous avez l'impression que quand vous êtes touriste, normalement, vous êtes un peu une cible.
10:20Vous ne vous faites jamais arnaquer.
10:22Vous ne vous faites jamais embêter dans la rue.
10:23Vous ne voyez pas de banc, de jeunes, de racailles, etc.
10:26Tout ça n'existe pas.
10:27C'est quand même quelque chose.
10:28Et moi, à chaque fois que j'y vais, je me dis, mais je pense que je n'ai jamais
10:31vu ça dans une ville en France.
10:32Eh bien, on va faire tourner la parole.
10:33Mais justement, on va demander à Olivier Benkémoun.
10:38Les événements, avec Charles Baget derrière la caméra.
10:41Olivier, très intéressant.
10:42On entendait le témoignage de Geoffroy Lejeune qui nous disait, mais ce qui est exceptionnel à Budapest, c'est que
10:46vous êtes dans une atmosphère de sérénité.
10:49Vous n'avez absolument pas peur, même en tant que journaliste, en tant que touriste.
10:53Est-ce que vous confirmez ?
10:54C'est ce que vous ressentez là, sur place ?
10:58Écoutez, c'est exactement ça.
11:00Alors, quand vous dites, il y a 4000 policiers, il faut vraiment préciser une chose.
11:05C'est ce qu'a dit le chef de la police.
11:07Jamais en une journée, on a eu autant de policiers déployés.
11:114000 policiers, c'est du jamais vu, parce qu'il faut que la fête soit réussie.
11:16Je vais vous donner deux exemples.
11:17D'abord, les autorités ont annoncé que ce sera tolérance zéro.
11:21Il n'y aura pas de casseurs, il n'y aura pas d'agressivité.
11:24Tolérance zéro.
11:24Deuxième chose, si vous allez d'un endroit jusqu'au stade de manière masquée,
11:29si vous masquez votre visage, là aussi, vous serez complètement arrêté.
11:33Ça, c'est ce qui a été annoncé.
11:35Alors, évidemment, on va éviter les incidents.
11:39Moi, je suis avec Charles Baget à l'endroit où il y a la fanzone mixte, on va dire.
11:45Il y a à la fois des supporters du PSZ, il y a des supporters d'Arsenal.
11:49Ils se croisent.
11:50Tout ça est sympathique.
11:51Il y a beaucoup de familles qui viennent d'ici, de Budapest.
11:56Il y a un festival de musique.
11:57On peut se faire prendre en photo.
11:58Il y a des activités, etc.
11:59Donc, tout ça est très bon enfant, effectivement.
12:03Mais ce qu'on a remarqué, c'est que ce matin, au terminal, dès le terminal de l'aéroport, déjà,
12:09les arrivées des charters anglais, ce n'étaient pas les mêmes arrivées que les charters français.
12:13Ce n'étaient pas dans le même terminal.
12:14Donc, on va faire en sorte, en fait, les autorités ont fait en sorte que les supporters essayent de ne
12:19pas se croiser
12:20pour éviter, justement, la violence.
12:22Mais ce qu'on constate, là, pour l'instant, c'est que tout se passe bien.
12:25Et encore une fois, on est dans un pays où on n'a pas l'habitude d'émeutes.
12:29On n'a pas l'habitude d'avoir des affrontements entre des jeunes et la police.
12:35Et puis, on est dans un pays encore un peu particulier.
12:37Il faut le dire.
12:38On a changé.
12:38Victor Orban a dirigé ce pays pendant 16 années.
12:41Il y a un nouveau Premier ministre qui est en place depuis quelques semaines.
12:44Je vous rappelle que la Hongrie ne fait toujours pas partie de la zone euro, par exemple.
12:48Donc, il y a une manière.
12:50Il y a une identité hongroise.
12:52Il y a quelque chose qui est assez unique, encore ici.
12:54On peut le critiquer, on peut ne pas le critiquer.
12:56Mais il faut s'en rendre compte.
12:58C'est un pays particulier, avec un ADN particulier, qui a une protection de sa population, de son identité, de
13:05son unité, qui est tout à fait particulière.
13:07Et très franchement, je pense qu'on ne supporterait pas ici qu'il y ait des incidents.
13:10On attend demain matin l'arrivée d'un certain nombre de supporters un peu plus ultra du PSG qui vont
13:16arriver.
13:17Ils sont très encadrés.
13:18D'ailleurs, la police a dit, nous, on travaille à la fois avec les polices françaises et britanniques.
13:23Et on sera avertis s'il y a des éléments dont on ne veut pas qui arrivent ici.
13:28Merci beaucoup, Olivier Bentémoun.
13:30On n'est pas sans se revoir, comme on dit, avant demain, jour de la finale, mon cher Olivier.
13:36Profitez bien avec Charles Baget.
13:38Enfin, profitez bien, non, puisque vous êtes là pour travailler aussi, avant tout.
13:41Donc, on se retrouve demain, mon cher Olivier.
13:43Alors, on va avancer dans cette émission.
13:47Mais déjà, un premier enseignement, Vincent Rouard.
13:49On va s'intéresser à la ville de Paris, dans un instant, au dispositif XXL.
13:54Mais déjà, là, on sent que l'atmosphère et l'ambiance dans cette veille de match,
13:58cela n'a absolument rien à voir avec ce que nous pouvons vivre ici, aujourd'hui, en France.
14:02– Laissez-moi simplement revenir sur les propos de Geoffroy.
14:06Il vous dit, je suis allé plusieurs fois comme touriste à Budapest.
14:08Et il a lancé un mot, il a dit, non seulement je me suis senti en sécurité,
14:11on ne voulait pas m'arnaquer, on ne voulait pas…
14:12Et j'étais dans une société homogène.
14:15C'est le mot qu'il a employé.
14:17Vous n'êtes plus à Paris, dans une société homogène.
14:22Monsieur Munez, cette semaine, on lui disait,
14:25mais regardez, pourquoi vous mettez tant de policiers à Paris
14:28alors que vous n'avez pas mis à Lens ?
14:30Et il dit, ce n'est pas le même public.
14:32Mais de qui se moque-t-on ?
14:34On parle bien de qui se moque-t-on ?
14:37Monsieur Munez se moque de nous.
14:38On parle bien d'un public…
14:40Alors là, je joue volontairement l'imbécile.
14:42On parle bien d'un public fan de football.
14:45Enfin, en tous les cas, à Lens, c'était le cas.
14:47Et voici qu'à Paris, ce n'est plus le cas.
14:51Nous avons sur notre territoire des gens qui n'aiment pas la France
14:56et qui, à toute force, trouvent tous les prétextes pour venir casser.
15:02Casser le paysage urbain, casser…
15:04S'en prendre aux policiers, s'en prendre à l'autorité,
15:07enfin, tout ce que vous voulez, manifester un ressentiment,
15:09un mécontentement, des comptes à régler, que sais-je encore.
15:12Mais en tous les cas, ils profitent de toutes les occasions.
15:14Et cette société n'étant plus homogène, mais étant hétérogène,
15:20provoque un certain nombre de problèmes.
15:23Et c'est en vue des problèmes qui peuvent arriver que Monsieur Munez met 22 000 policiers en France,
15:308 000 à Paris, c'est presque du jamais vu.
15:33C'est-à-dire qu'on attend le drame sans…
15:35Attendez, on entend le drame sans le nommer.
15:37Parce que quand Monsieur Munez dit que ce n'est pas le même public à Lens et à Paris,
15:42ça veut dire qu'il ne veut pas nommer le problème.
15:45Et quand on ne veut pas nommer le problème, c'est qu'on a soi-même un problème.
15:48Et c'est vrai que le week-end dernier, on est revenu sur cette liesse populaire à Lens.
15:52Le même temps, d'ailleurs, il y avait le pèlerinage de Chartres,
15:54a priori, aucune similitude entre les deux.
15:56Et si, puisqu'il y avait finalement quelque chose de commun qui réunit ces foules
16:00et qui permet de passer des moments comme cela, sans aucune dégradation, sans aucun débordement.
16:06On le disait, toute autre ambiance, donc, pendant ce temps-là à Paris,
16:08puisque la tension monte et cette fête fait peur.
16:11C'est ça qui est profondément triste.
16:12On s'attend au même niveau de violences que les violences qui ont suivi la victoire du PSG.
16:17Alors, on va revoir les images.
16:18Ça, ce sont les mots de Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
16:20C'était le 16 mai.
16:23L'année dernière, il y avait eu 500 interpellations à Paris et sa région,
16:27254 gardes à vue à Paris,
16:29deux personnes décédées, l'une à Dax, l'autre à Paris.
16:32C'était dans le contexte de ces violences.
16:34Une centaine de forces de l'ordre blessées.
16:36C'est absolument énorme, surtout lorsque l'on voit les images à Budapest,
16:40des dégradations massives de mobilier urbain,
16:42saccages, pillages de commerce sur les Champs-Elysées,
16:45autour du Parc des Princes.
16:46Alors, forcément, aujourd'hui, les commerçants parisiens,
16:49qu'est-ce qu'ils font ?
16:49Ils se barricadent par peur des débordements
16:51et un dispositif sécuritaire tout à fait exceptionnel
16:55aux abords des Champs-Elysées,
16:57et notamment les explications de Louisa Paris.
17:00Et on continue d'en parler ensuite.
17:03Alors, il y a juste un petit problème technique.
17:06Peu importe.
17:07On va donc voir ce sujet de Louisa Paris.
17:11Est-ce qu'on va l'avoir ?
17:13Eh bien, on y va.
17:13Une finale redoutée pour les commerçants des Champs-Elysées.
17:18Tous les établissements recevant du public devront fermer dès 17h.
17:22Les terrasses, vidées de tout mobilier, seuls les hôtels resteront ouverts.
17:27La maire d'arrondissement espère que les débordements seront anticipés.
17:31Samedi, Paris vibrera pour la finale PSG-Arsenal.
17:35Oui, à la fête sportive, mais non au permis de saccager.
17:39Nos commerçants et riverains acceptent la forteresse,
17:41mais ils exigent la sécurité.
17:44Pas de double peine.
17:45Ce samedi, l'unique réponse acceptable, c'est le zéro casse.
17:49Dans cette zone délimitée en jaune, la circulation sera interdite.
17:53Un autre périmètre, dit SILT, sera instauré autour de l'Arc de Triomphe.
17:59Les personnes souhaitant s'y rendre seront fouillées et palpées.
18:02Une sécurité renforcée, nécessaire d'après la préfecture de police de Paris.
18:07Compte tenu des nombreux incidents et violences survenues l'an passé
18:10en marche de la Ligue des champions,
18:12il convient de prévenir les troubles éventuels à l'ordre public
18:15dans le secteur des Champs-Elysées.
18:17Pour éviter les débordements souterrains,
18:20une dizaine de stations de métro seront fermées dans le secteur des Champs-Elysées.
18:24La vente d'alcool à emporter y sera également interdite.
18:28Alors Eric Couvrat, on voit des commerçants qui se barricadent,
18:32des riverains qui vont quitter la ville de Paris,
18:34qui ne pourront d'ailleurs plus prendre le métro.
18:37On se prépare plutôt à une guerre qui a une fête,
18:39du côté des forces de l'ordre, me semble-t-il.
18:41En tout cas, c'est un dispositif qui est unique.
18:43C'est unique au niveau numérique,
18:45parce que la 8000 fonctionnaires de police qui sont déployés sur Paris,
18:48c'est vraiment incroyable.
18:51Il faut se rendre compte que tous ces fonctionnaires de police,
18:54il y a des rappels, il y a des personnes qui étaient sur des repos,
18:57ils vont encercler Paris, essayer de sécuriser un maximum.
19:01Maintenant, on va voir comment ça se passe,
19:03mais en tout cas, numériquement, c'est impressionnant.
19:05Quelle consigne ?
19:06Quelle consigne ?
19:07Puisque Laurent Nunez a affiché sa fermeté,
19:09il enjoint ses troupes à ne tolérer aucune violence et ou dégradation.
19:13Alors ça, concrètement, ça veut dire quoi sur les équipes
19:15qui sont sur le terrain demain ?
19:17J'ai entendu le discours de fermeté du ministre,
19:20les mots qu'il a prononcés.
19:22Maintenant, c'est sûr que ça va répondre très rapidement.
19:25Il y a des équipes qui vont essayer de répondre le plus vite possible
19:27à toutes les dégradations, à toutes les attaques aux forces de l'ordre.
19:31Maintenant, ce qu'on veut voir, c'est...
19:33Là, j'entendais tout à l'heure sur Budapest,
19:34tolérance zéro.
19:35J'espère que nous aussi, ça va être tolérance zéro
19:37et qu'après, le suivi judiciaire sera le même.
19:39Quand vous entendiez finalement les ordres à Budapest,
19:42est-ce que finalement vous disiez,
19:44« Mais pourquoi est-ce qu'on ne fait pas ça en France ? »
19:46Puisque ça fait des années, au fond,
19:48qu'on laisse ces individus cassés.
19:51Et quand on voit qu'il y a eu 500 interpellations l'année dernière
19:53et à peine une dizaine de personnes qui ont été en prison,
19:56on se dit « Voilà, ce laxisme, aujourd'hui, on le paye. »
19:59Et la fermeté d'hier en Hongrie,
20:01eh bien aujourd'hui, elle paye pour des événements plutôt joyeux.
20:04Oui, tout à fait.
20:05C'est exactement ça.
20:07Et plutôt que de se dire de langage de fermeté,
20:11le mieux, ça serait de l'action avec des sanctions à la hauteur
20:15et des sanctions systématiques.
20:16Et ce fait de savoir qu'il y a une sanction systématique,
20:20ça freinerait beaucoup.
20:21Mais pas de vagues, pas de vagues.
20:22Il ne faut surtout pas de vagues.
20:23Il ne faut surtout pas le dire.
20:24Alors, c'est vrai.
20:25Arnaud Klarsfeld, je le disais,
20:28491 interpellations, 60 personnes déférées,
20:30une vingtaine jugées en comparution immédiate.
20:32Ça, c'était l'année dernière, à la même époque.
20:34Huit personnes condamnées à des peines de prison.
20:37Alors, mélange de fermes et de sursis, bien évidemment.
20:40Tout est dit, tout est dit,
20:41quand on regarde ces chiffres, Arnaud Klarsfeld.
20:44Sur le laxisme judiciaire.
20:46Il faut sans doute des preuves
20:48quand on a quelqu'un qui est présenté devant soi.
20:51Non, c'est ça, il doit y avoir des problèmes
20:54quand les policiers interpellent,
20:56de donner les éléments et tout ça.
20:59Systématiquement, de toute façon.
21:00Mais après, comme on en a déjà discuté,
21:02il y a des caméras piétons qui ont été filmées,
21:04les personnes se sont filmées,
21:05les personnes se sont identifiées.
21:07Donc après, il n'y a souvent pas de matière aux doutes.
21:09Mais il n'y a pas, par exemple,
21:11quand on dit obéissance à la loi, dispersez-vous,
21:13on l'entend parfois, notamment dans les manifestations.
21:16C'est-à-dire qu'à partir du moment
21:18où l'autorité a décidé
21:21que les rassemblements étaient interdits,
21:23et bien finalement, dès lors que vous restez,
21:25vous êtes pénalement responsable.
21:27Et ça, ça ne se fait pas, ça, dans ce type de...
21:30Avec ces casseurs ?
21:31Alors là, ça se fait plutôt dans le cadre de manifestations.
21:34Là, on est dans le cadre d'un rassemblement d'individus
21:37et ça va être plutôt des violences urbaines.
21:39Et les fonctionnaires de police qui vont intervenir sur des actions,
21:42ça va être plutôt sur du légitime défense flagrant délit.
21:45Ça va être un fonctionnement différent.
21:47Oui, il faut un délit flagrant.
21:50C'est compliqué à prouver, parfois.
21:52Il doit y avoir des difficultés, non ?
21:54Écoutez, là, en tout cas, souvent, les individus sont identifiés,
21:57sont identifiables et sont localisés.
21:59Tenez, regardez ces images, c'est très clair.
22:01Là, vous avez ces images-là.
22:03Vous tirez au mortier, vous faites partie d'un groupe
22:05qui tire au mortier.
22:07On le voit bien.
22:09Si, dès lors que vous êtes dans l'un de ces rassemblements,
22:13on ne voit pas pourquoi vous n'auriez aucune condamnation.
22:16Je ne crois pas qu'on puisse condamner quelqu'un
22:18juste pour la raison qu'il est dans le rassemblement.
22:20Je crois que c'est l'objet de...
22:21D'où des tirs ont été émis.
22:23Geoffroy Lejeune, c'est l'objet d'une réflexion ?
22:25Non, non, c'est l'objet même d'un projet de loi à l'Assemblée nationale.
22:29La société hongroise est homogène, ou elle est homogène, oui.
22:32Mais les Magyars, ils n'ont pas tellement bougé de leur zone.
22:36Ils appartenaient, ils ont appartenu à l'empire austro-hongrois.
22:40Et puis, ils sont restés Magyars,
22:42sans trop d'influence extérieure.
22:45Alors, nous, on a bougé, on a bougé en Afrique,
22:48on en a bougé ailleurs,
22:51on en a les conséquences positives et négatives.
22:56Et puis, il faut faire en sorte qu'il y ait de l'insertion.
22:59Mais les sports collectifs ont toujours révélé,
23:05disons, les tensions politiques.
23:06À Byzance, quand il y avait des courses de chars,
23:09qui étaient le football de l'époque,
23:11il y avait des dizaines de milliers de morts,
23:13ou des milliers de morts,
23:15entre les groupes rouges et verts,
23:19parce qu'ils avaient des vues politiques différentes.
23:25Et ça révèle aussi les tensions inhérentes sociales,
23:28c'est-à-dire de certaines personnes
23:30qui considèrent, à tort ou à raison,
23:34qu'ils n'ont pas la place qu'ils estiment avoir.
23:41– Mais prenons la problématique du hooliganisme,
23:46Geoffroy Lejeune, notamment au Royaume-Uni.
23:48– Oui, mais c'était différent.
23:49– Mais c'est différent, mais ça a été réglé.
23:51Aujourd'hui, effectivement, et il n'y a pas ce phénomène de bande,
23:55bande massive venue de cités liées à une immigration non-assimilée.
23:59Les choses sont très claires aujourd'hui,
24:02mais rien n'a été fait pour endiguer ce phénomène.
24:04Il y a eu, effectivement, l'aspect social,
24:07qui a surtout été mis en avant en France,
24:09mais l'aspect répressif, assez peu, finalement.
24:11– Déjà, je voudrais souligner une chose,
24:13c'est que le football n'a rien à voir avec tout ça.
24:15– Oui.
24:16– Strictement rien à voir.
24:17D'ailleurs, c'est intéressant,
24:17on est en train de débattre des meutes
24:18dont tout le monde sait qu'elles vont advenir demain,
24:22et elles arriveront que le PSG gagne ou perde.
24:24Donc ça ne change rien.
24:25C'est une occasion, c'est un prétexte,
24:27mais le football n'a rien à voir avec tout ça.
24:29Je me souviens qu'en 2020, juste après le confinement,
24:33la Ligue des champions cette année-là avait été un peu décalée
24:36parce qu'il n'y avait pas eu de football
24:38pendant les deux mois de confinement.
24:39Et donc, pendant l'été, en plein mois d'août,
24:42il y avait eu des meutes après la défaite du PSG
24:44face au Bayern Munich.
24:45C'était une défaite.
24:46L'an dernier, le PSG a gagné
24:47et il y a eu des meutes aussi.
24:49Donc demain, on sait que, d'ailleurs,
24:50c'est pour ça que le dispositif est aussi important,
24:52qu'il y aura des meutes quoi qu'il arrive.
24:53– C'est une manière de montrer leur mécontentement
24:56ou de le mécontentement par rapport à la joie.
25:00En fait, moi, je vais essayer de décortiquer
25:03ce qui se passe dans leur tête.
25:04C'est une bonne occasion de venir dans la capitale
25:07et de se livrer à des scènes.
25:11Il y avait même la même chose pendant les Gilets jaunes.
25:13Les Gilets jaunes, vous m'accorderez,
25:14ça n'a absolument rien à voir avec la revendication des banlieues.
25:16Bon, il y a eu des pillages de magasins
25:18par des bandes venues des cités.
25:20– L'Arc de Triomphe.
25:20– L'Arc de Triomphe.
25:21Moi, j'ai assisté personnellement
25:23à des pillages de magasins sur les Champs-Elysées.
25:25C'est qu'il y a une occasion, il y a du monde
25:27et en fait, c'est une guerre de territoire.
25:29Donc, il y a beaucoup de forces de l'ordre.
25:30Il se passe quelque chose, on vient
25:32et on montre qu'on est chez nous.
25:33Voilà, c'est tout ce qui va se passer demain.
25:34– Mais Eric Couvrat, que le PSG gagne ou perde,
25:37de toute façon, vos collègues sur le terrain,
25:39eux, s'attendent à des violences.
25:41– Je vous rejoins déjà sur un premier temps.
25:44Il y a plein de gens qui viennent manifester
25:47simplement la joie d'être présents,
25:49l'événement sportif.
25:50Et il y a des bandes qui viennent de la plupart de banlieues.
25:54qui viennent uniquement parce que c'est un prétexte
25:56pour casser, pour s'en prendre aux forces de l'ordre
25:58et qui, ça aurait été la fête de la musique,
26:00ça aurait été la même chose.
26:01– Ça arrive aussi d'ailleurs.
26:02– C'est insupportable.
26:04– En fait, là, clairement,
26:05les policiers sur le terrain, ils se préparent.
26:08Ils se doutent que Paris gagne ou perde.
26:11Il y aura des débordements, il y aura des violences.
26:14Donc ça, ils se préparent à ça.
26:15Maintenant, l'intensité, on verra.
26:17Il faut aussi penser qu'il y a des fan zones
26:19qui se préparent en banlieue,
26:21notamment en Seine-Saint-Denis, que je représente.
26:23Et pas qu'une, il y en a une douzaine,
26:26ce qui est important quand même.
26:27– Ce sont des bandes de voyous très mobiles aussi.
26:29C'est ça la difficulté sur le terrain.
26:31C'est-à-dire que Paris peut être complètement barricadée,
26:35mais ça ne va pas empêcher certains délinquants
26:37déterminés d'aller casser ailleurs.
26:39C'est ça aussi la problématique.
26:41Et vous ne pouvez pas être partout.
26:42– Bien sûr, bien sûr.
26:43Donc c'est très mobile, on s'en a aperçu.
26:45Maintenant, on s'est adapté aussi
26:46avec les différentes forces mobiles d'intervention.
26:48Mais en fait, c'est très dur de prévoir aussi.
26:51Là, tout le monde se dit que le risque,
26:54c'est que ça parte sur Paris,
26:55que ça dégénère sur Paris,
26:56mais ça peut très bien aussi dégénérer en banlieue.
26:58– Il y a une chose qui est très troublante
27:00lorsque vous écoutez, par exemple, le ministre de l'Intérieur
27:02ou que vous écoutez l'exécutif de manière générale,
27:05mais là, il est en charge de ces problématiques.
27:08Jamais vous n'entendez le discours
27:09qui consiste à dire ne venez pas.
27:11Ne venez pas.
27:12Je vous préviens, ne venez pas.
27:13Ne venez pas mettre le bazar à Paris.
27:15Ne descendez pas dans la rue pour mettre le bazar.
27:18Non, non, on ne dit pas ça.
27:19On dit, oh là là, ce n'est pas le même public.
27:20Et on prévoit un certain nombre de policiers
27:23parce que de toute façon,
27:24on a déjà intégré le fait que ces jeunes
27:27allaient descendre dans la rue et allaient casser.
27:30Mais jamais on leur envoie le message suivant,
27:32qui sera un message fort.
27:33Alors, on aura une tolérance zéro.
27:35Ce n'est même pas la peine que vous veniez
27:36car on ira au contact.
27:37Jamais, jamais.
27:38On n'entend absolument pas ça.
27:39Jamais.
27:39On sent qu'en Hongrie, en revanche, on l'a senti.
27:41Alors, c'était dit de manière tout à fait élégante
27:44et sympathique.
27:44On n'entend jamais un discours de fermeté.
27:45Mais on a bien senti qu'il y avait des limites
27:47à ne pas dépasser en Hongrie.
27:49Et ça semble très clair.
27:50Et tout le monde le sait.
27:51Mais nous, on n'entend jamais un discours de fermeté
27:54qui prévient ceux qui voudraient éventuellement
27:57venir mettre le bazar.
27:58On ne leur dit pas, surtout, ne venez pas
28:00car vous allez tomber sur un os.
28:01Jamais, on n'entend ce discours.
28:02Alors, ce qu'on fait, c'est la procureure de Paris,
28:05Laure BQO, qui anticipe 400 gardes à vue.
28:07400 gardes à vue, déjà en lien avec cette finale.
28:10Et pour y faire face, le parquet de Paris
28:12a annoncé mobiliser un dispositif renforcé,
28:15activable en cas d'événement de masse.
28:17Alors, les détails dans un sujet de Nicolas Roger
28:19et on en parle.
28:21Le parquet de Paris se met à son tour
28:24en ordre de marche en perspective d'un week-end
28:26sous haute tension dans la capitale.
28:28Parmi les nombreux événements prévus demain soir,
28:31comme les concerts d'Aya Nakamura et d'Amso, par exemple,
28:35ce sont bien les réactions en marge de la finale
28:37de la Ligue des champions impliquant le Paris Saint-Germain
28:40et ses supporters qui suscitent le plus de craintes.
28:42Pour y remédier, le parquet de Paris a annoncé hier
28:45mettre en place son dispositif renforcé,
28:48activable en cas d'événement de masse.
28:50Concrètement, sept magistrats supplémentaires
28:53seront mobilisés ce week-end
28:54pour assurer le traitement des procédures pénales,
28:57doublant ainsi les effectifs habituels.
29:00Pour les juges dédiés aux personnes mineures,
29:02ils seront coordonnés avec les parquets limitrophes.
29:05L'objectif est de permettre une réponse rapide
29:08même lorsqu'il s'agit de mineurs domiciliés
29:10en dehors de Paris.
29:11En cas d'interpellation et une fois
29:13les infractions pénales qualifiées,
29:15le recours au déferment est privilégié
29:18dès le samedi
29:18et avant même les événements les plus rassembleurs.
29:21Si tout n'a pas été éclairci durant la garde à vue,
29:25les juges pourront être saisis
29:26afin de poursuivre les investigations plus en profondeur.
29:30Et si aucune interpellation n'a été réalisée
29:32malgré le signalement d'une infraction grave,
29:35des recherches approfondies pourront être menées.
29:38Lundi prochain,
29:39trois salles d'audience seront consacrées
29:41aux comparutions immédiates
29:42en lien avec les débordements.
29:45Arnaud Klarsfeld, n'est-ce pas
29:46tout de même une communication de façade ?
29:49Un petit peu la justice,
29:51cette justice qui réagit dans l'urgence,
29:52qui prévoit 400 gardes à vue.
29:54Mais cela fait des années finalement
29:56que la justice aurait dû réagir.
29:58Ça ne va pas changer grand-chose.
29:59Ce qui compte au fond,
30:01ce sont les décisions.
30:01Quand les forces de l'ordre vont interpeller quelqu'un
30:04et qu'il va ressortir deux jours plus tard,
30:07qui est ce dispositif ou non,
30:08ça ne change absolument rien.
30:09Ça fait un peu communication de façade,
30:10me semble-t-il.
30:11Ça dépend.
30:12Lors des émeutes,
30:13quand étaient les émeutes ?
30:14En 2023 ?
30:15Ça dépend de lesquels,
30:16il y en a tout le temps.
30:17Non, mais il y a eu des émeutes
30:19en 2023.
30:22Les sanctions ont été sévères.
30:24Ça a été les commentateurs
30:26ou les chroniqueurs
30:27ou ceux qui suivent
30:29les faits de société
30:31ont remarqué que...
30:32Non ?
30:32Il y avait eu un peu de sévérité,
30:34mais il n'y a pas eu d'impact
30:35pour la suite.
30:36Les dégâts étaient énormes.
30:37Il y a eu des dégâts énormes.
30:40Le parquet a requis
30:42fortement
30:43et les juges
30:43ont suivi.
30:45Bon, peut-être
30:46qu'ils suivront.
30:47On ne peut pas faire
30:48des généralisations.
30:51Il faut espérer
30:52que quand il y a
30:53des actes de violence,
30:54les peines
30:55soient en conséquence.
30:57Sinon,
30:58les gens veulent
30:59de la sécurité
31:00et d'autres veulent
31:02créer de l'insécurité.
31:04Donc,
31:04il faut bien être sévère
31:06avec ceux
31:06qui veulent créer
31:07de l'insécurité
31:08pour ceux
31:08qui veulent vivre
31:09en sécurité
31:11puissent le faire.
31:12Mais en tout cas,
31:13quand on compare
31:14une nouvelle fois,
31:15je vais comparer
31:15une nouvelle fois
31:16à Budapest,
31:17ils ont une politique
31:18d'autorité
31:18qui est permanente.
31:19C'est-à-dire,
31:19cela fait des années
31:20que ça dure.
31:21Vous savez très bien
31:21que vous n'allez pas
31:22tout casser là-bas
31:23parce que vous savez
31:23que ça ne sera pas toléré.
31:25Nous, on n'en a pas
31:26d'autorité
31:27depuis des années.
31:28C'est-à-dire qu'ils ont
31:30également,
31:31et ce sont des consignes
31:32a priori
31:33qui sont données
31:34à la police hongroise,
31:36ils ont vraiment
31:38une police
31:38de maintien de l'ordre.
31:40Moi, j'ai le sentiment
31:40qu'on a une police
31:41de maintien du désordre.
31:42C'est-à-dire que
31:44jamais on ne donne
31:45de consignes,
31:45on ne va pas dire
31:46surtout ne venez pas.
31:49Non, non,
31:49on laisse la police
31:50se débrouiller,
31:51essayez d'encadrer,
31:52essayez de disperser
31:53et surtout,
31:54on vous dit
31:54n'allez pas au contact
31:55car on craint
31:56que quelque chose
31:57se passe.
31:58en allant au contact,
31:59évidemment,
31:59il y a un danger
32:00et on serait obligé
32:01de prévenir en amont
32:02en disant
32:02si vous descendez,
32:03on vous promet
32:04du sang et des larmes.
32:05Donc ne venez pas.
32:05Mais ça,
32:06on ne peut pas le dire.
32:06On va analyser
32:07les différentes méthodes
32:08de maintien de l'ordre
32:09que ce soit à Budapest
32:10en France
32:10mais aussi à Londres
32:11parce qu'à Londres,
32:12c'est même pas un...
32:12Quand on voit sur des images
32:14de la semaine dernière,
32:15quand on voit la police
32:16qui recule
32:16et qu'on parle
32:17de repli stratégique
32:18et je comprends très bien
32:19puisqu'il y a 4 policiers
32:21dans une voiture
32:21et puis une cinquantaine
32:22d'individus
32:23qui sont...
32:23Donc là,
32:24on est sur un repli stratégique
32:25évidemment
32:26mais c'est bien une technique
32:27de maintien de l'ordre.
32:52Les deux villes ont fusionné
32:54donc il y avait des derbys de foot
32:55entre Buda et Peste.
32:58Il y avait quand même
32:58des émeutes liées au liganisme
33:00qui n'est pas...
33:01Ce n'est pas comparable.
33:02C'est vrai que je crois
33:03que les jeunes
33:03ne sont pas les mêmes violences.
33:05C'est insupportable
33:06mais ça existe
33:06mais ça n'est pas comparable
33:07à ce que nous on vit.
33:08Encore une fois,
33:09nous, ça n'a pas rapport
33:09avec le sport
33:10et d'ailleurs,
33:13j'en veux pour preuve
33:13le fait que le jour
33:14où on a voulu
33:15que ça se passe bien
33:16sur la durée
33:17avec les Jeux Olympiques,
33:18on a tout simplement
33:18fait des barrages filtrants
33:19à l'entrée de Paris
33:20et ces gens ne sont pas venus.
33:21On les a empêchés de venir.
33:22Et c'était cette fameuse
33:24parenthèse enchantée.
33:25C'était génial.
33:25C'était génial.
33:26On va aller au Royaume-Uni
33:28puisque alors à Londres,
33:30un enthousiasme bon enfant.
33:31En tout cas,
33:32à cette heure,
33:33nous ici à Paris,
33:34on se prépare à des violences.
33:35On vient d'en parler largement.
33:36À Londres,
33:37chez les supporters d'Arsenal,
33:39rien de tel visiblement.
33:40Pas de crainte généralisée
33:42en tout cas d'émeute.
33:42On va retrouver Sidonie Gaucher.
33:45Sidonie, bonsoir.
33:46Alors c'est vrai
33:47que le dispositif sécuritaire à Londres,
33:49il est beaucoup plus allégé.
33:50On n'a même pas
33:51de chiffre officiel d'ailleurs.
33:53Il n'y a pas de chiffre officiel.
33:55C'est un dispositif
33:57effectivement beaucoup plus léger
33:59que ce qu'on peut voir à Paris.
34:00Il y a bien sûr
34:02un déploiement policier
34:04autour des pubs
34:05qui sont bondés
34:06parce qu'il va y avoir
34:07des retransmissions de match.
34:08Un déploiement de sécurité
34:11également autour du stade
34:15du stade d'Arsenal
34:18où va être rediffusé,
34:20diffusé le match
34:21sur des écrans géants.
34:22Alors là aussi,
34:22c'est bondé.
34:23Il y aura aussi
34:24une surveillance accrue
34:26dans les transports.
34:27Mais il n'y aura pas
34:28un dispositif spectaculaire
34:30comme on peut le voir à Paris
34:31parce qu'ici,
34:33on a plutôt confiance
34:34dans l'auto-régulation
34:35des fans eux-mêmes
34:36à contenir la joie,
34:38la liesse.
34:39Et puis,
34:39c'est vrai qu'on s'attend
34:40à une soirée historique.
34:43Si Arsenal peut remporter
34:46la victoire
34:46pour la première fois
34:48de la Ligue des champions,
34:50ce sera vraiment
34:50dans l'allégresse
34:51et dans la joie.
34:52Il y a vraiment une idée
34:53de joie presque familiale
34:56et bon enfant ici.
34:57Il n'y a pas du tout
34:58une inquiétude
34:59comme il peut y avoir
35:00en termes de sécurité
35:01et vraiment de dispositifs
35:04spectaculaires à policiers.
35:06Merci.
35:06beaucoup s'ils ont négoché.
35:08Non, mais c'est impressionnant.
35:10Que vous avez
35:10l'intelligence artificielle.
35:12Je me permets
35:13une petite blague.
35:14Une remarque intéressante.
35:14La société britannique
35:16n'est pas homogène.
35:18Elle est à peu près
35:18comme la société française
35:19puisqu'il y a eu...
35:20Bon.
35:20Oui.
35:21Donc, ce n'est pas
35:21le caractère sans doute homogène
35:23qui crée les troubles
35:24mais c'est autre chose.
35:26Peut-être liée
35:27à l'équipe de foot,
35:28peut-être liée
35:28à Paris,
35:30peut-être liée
35:31à je ne sais quoi
35:32mais en tous les cas,
35:33la société anglaise
35:35et la société française
35:36ne sont pas homogènes
35:37comme les...
35:38Mais on revient
35:39à ce que disait
35:39Geoffroy Lejeune.
35:40Nous, ce qui se passe en France
35:41n'a rien à voir
35:41avec le football finalement
35:43puisque là,
35:44pourquoi il n'y a pas
35:44un dispositif énorme
35:46de policiers
35:47au Royaume-Uni ?
35:48C'est parce que tout simplement
35:49les supporters
35:49ont l'esprit festif.
35:51Ce sont des vrais supporters.
35:52Nous, c'est encore autre chose.
35:53Ça n'a pas toujours été le cas.
35:54Ça n'a pas toujours été le cas
35:55mais ils ont réglé
35:56le problème du hooliganisme
35:57qui est un problème
35:58qui se gère en soi.
35:59Prenons l'exemple
36:00du Paris Saint-Germain.
36:00Il avait des vrais hooliganes.
36:01Il y avait des copes,
36:02des tribunes, etc.
36:03qui étaient extrêmement violentes.
36:04Il y a eu des drames d'ailleurs.
36:06Et le PSG,
36:07il y a une quinzaine d'années,
36:08a décidé avec le plan Le Proulx
36:09d'éradiquer le hooliganisme.
36:10Ils ont réussi.
36:11Ça a fait évidemment
36:12beaucoup tousser,
36:14hurler même
36:15ses supporters, etc.
36:16Aujourd'hui,
36:16ils sont interdits de stade.
36:17Ils ne viennent plus
36:17et ils ne sont plus
36:19la cause du problème.
36:20Mais le problème
36:21dont on est en train de parler
36:22depuis le début de cette émission,
36:23ce n'est pas un problème
36:24de hooliganisme
36:24qui, encore une fois,
36:25se règle
36:25avec des décisions pragmatiques.
36:27C'est un problème de société.
36:29Et c'est une société
36:30qui a accueilli des gens
36:31qui aujourd'hui la haïssent
36:31et qui décident de tout casser
36:32dès qu'ils en ont l'occasion
36:33et dès qu'il y a un top départ
36:34qui leur est donné.
36:35Ce que ne connaît pas
36:36manifestement
36:37le quartier
36:37de l'Emirate Stadium
36:39qui est le stade d'Arsenal,
36:41ce que ne connaît pas Budapest
36:43et ce que ne connaissent pas
36:44beaucoup de pays.
36:44Finalement,
36:44nous,
36:45on a cette tare
36:46mais ce n'est pas une fatalité.
36:47Mais en fait,
36:48c'est intéressant
36:49d'aller voir ce qui se passe
36:49dans toutes ces villes
36:50puisque c'est très révélateur
36:52des maux
36:52qui traversent
36:53notre société aussi.
36:54On continue d'en parler
36:55dans un instant.
36:56Londres, Budapest, Paris,
36:57trois ambiances
36:58et trois façons
36:58de gérer les foules également.
37:00A tout de suite
37:00sur CNews.
37:05Londres, Budapest, Paris,
37:06trois ambiances,
37:07trois façons
37:08de gérer les foules
37:09et des adversaires
37:10également différents
37:11pour les forces de l'ordre.
37:12Alors si vous nous rejoignez,
37:13nous continuons à décrypter
37:15la gestion
37:16de cette veille de finale
37:17de la Ligue des Champions
37:18dans trois capitales différentes
37:20et c'est tout à fait passionnant.
37:22Puisque ça révèle
37:23alors des réalités,
37:25des constats que nous connaissons
37:26mais ça les met davantage
37:27en exergue si je puis dire.
37:29On va accueillir
37:29Philippe Cholou.
37:31Il est expert
37:32en maintien de l'ordre.
37:33Bonsoir Philippe Cholou.
37:35Merci d'avoir accepté
37:36notre invitation.
37:38Nous constatons
37:39ce soir
37:40et nous en parlions
37:40une différence majeure
37:42sur les dispositifs sécuritaires
37:44mis en place
37:44à la fois à Budapest,
37:46à Londres
37:46ou encore à Paris.
37:48Je le rappelle,
37:484000 policiers
37:49à Budapest,
37:508000 à Paris
37:52et des stewards à Londres
37:53et 4000 pour gérer
37:54une foule de 100 000 personnes
37:56à Budapest
37:56et 8000 à Paris
37:57pour gérer une foule
37:58beaucoup moindre.
37:59à partir de ce constat,
38:01qu'est-ce que cela nous dit
38:03en matière de maintien de l'ordre
38:04dans ces différents pays ?
38:06Je crois qu'il faut...
38:08On a l'impression
38:09que c'est le même événement
38:10mais en fait
38:11ce n'est pas du tout
38:11le même événement
38:12si vous voulez.
38:14Évidemment,
38:15c'est le même événement
38:15d'un point de vue factuel
38:17mais on ne peut pas
38:19différencier
38:19et distinguer
38:19l'action de police
38:20du biotope
38:21de l'environnement
38:22dans lequel il intervient.
38:23Alors je crois
38:24qu'il y a la Hongrie
38:25qui est un pays
38:26qui est tenu
38:27qui est un pays
38:28qui est tenu
38:29avec une immigration faible
38:31donc qui est
38:31complètement différent.
38:33Londres,
38:34c'est un pays
38:34très communautarisé
38:36où les clubs de football
38:37ont une identité
38:38très forte,
38:39beaucoup plus forte
38:40que ça l'est en France
38:42et qui peut
38:43de ce fait
38:44tenir ses hooligans
38:45et la France
38:46c'est un pays
38:47où s'est développé
38:47on a laissé se développer
38:49dans certains quartiers
38:52une haine de la France
38:53dans certaines populations
38:55et ce qui fait
38:56que c'est un événement
38:57complètement différent
38:57et qu'on n'arrive plus
38:58à contrôler.
38:59Je pense qu'en France
39:00on a autant des conséquences
39:01d'une politique
39:02donc ce n'est pas seulement
39:03l'accent de police
39:03c'est la conséquence
39:05du laxisme
39:06et d'un certain discours
39:07je dirais
39:09qui excuse
39:10beaucoup de comportements
39:11et de faiblesses
39:12dans la réponse judiciaire
39:13et on a autant
39:14des conséquences
39:15donc il faudra
39:15un peu de temps
39:16pour redresser la barre
39:18de la fermeté
39:20et donc on ne peut pas
39:21se comparer à la Hongrie
39:23et non plus
39:24au Royaume-Uni.
39:25Donc c'est la responsabilité
39:27du politique
39:28on l'a bien compris
39:28parce qu'il y a un paradoxe
39:29c'est qu'en matière
39:30de maintien de l'ordre
39:31la France
39:32est particulièrement réputée
39:34elle forme d'ailleurs
39:36d'autres forces étrangères
39:37notamment à Saint-Astier
39:39vous avez un centre
39:41mais malgré tout cela
39:42aujourd'hui
39:42les forces de l'ordre
39:43ne sont plus respectées
39:44sur le terrain
39:45on a un policier
39:46sur ce plateau
39:46demain tous ses collègues
39:48vont être en première ligne
39:49sur les dents
39:50les forces de l'ordre
39:51ne font plus peur
39:52à ces délinquants
39:53alors qu'en Hongrie
39:54et bien c'est encore le cas
39:55alors comment
39:56en sommes-nous
39:57arrivés là finalement ?
39:59Je crois que
40:00c'est simple
40:01on met en accusation
40:03les forces de l'ordre
40:04si vous voulez
40:05ce n'est pas compliqué
40:06quand
40:08le jeune Naël
40:09a été tué
40:10alors moi
40:12mon opinion personnelle
40:13c'est que ce garçon
40:15a choisi
40:15d'une certaine manière
40:16sa mort
40:17il a choisi
40:18de foncer
40:19sur les forces de police
40:19de faire une question
40:20aussi pendant 20 minutes
40:21Alors c'est votre opinion
40:22personnelle
40:23parce que
40:23je ne sais pas
40:25si on peut dire
40:26on peut dire
40:26les mots
40:27comme vous les formulez
40:29bien évidemment
40:30voilà
40:32faisons attention
40:33monsieur Chelou
40:34à nos paroles
40:37Non mais
40:37quand je disais ça
40:39je pensais aussi
40:39à sa dignité d'ailleurs
40:40voilà
40:42mais simplement
40:43ce que je veux dire
40:43simplement
40:44c'est que
40:45immédiatement après
40:47si vous voulez
40:47les policiers
40:48ont été mis en accusation
40:49jusqu'au plus haut niveau
40:50de l'état
40:51je crois que c'est simple
40:52les gens sont lâchés
40:53ne sont pas soutenus
40:53donc comment voulez-vous
40:55qu'ils soient respectés
40:55à partir du moment
40:56où ils ne sont pas soutenus
40:57par le politique
41:00je crois qu'effectivement
41:02il y a un vrai problème
41:03sur cette question
41:05La question n'est pas
41:06de revoir la doctrine
41:07du maintien de l'ordre
41:08par exemple
41:08la question n'est pas
41:09de s'inspirer d'autres pays
41:10mais c'est plutôt
41:11une question politique
41:12donc ça se pose aujourd'hui
41:13Il faut toujours
41:14s'inspirer des autres pays
41:15il y a toujours des idées
41:16à prendre
41:16il y a toujours des idées
41:17à prendre
41:18mais je ne crois pas
41:19qu'on soit en retard
41:20sur le domaine
41:21du maintien de l'ordre
41:21moi j'ai écrit
41:23sur ce sujet
41:23si vous voulez
41:24j'ai certaines critiques
41:26d'ailleurs certaines personnes
41:27sur le plateau
41:27ne sont pas forcément d'accord
41:29moi je crois que le maintien de l'ordre
41:30c'est un métier
41:31je suis assez réservé
41:33sur l'emploi
41:34d'unités non spécialisées
41:36je pense qu'on sous-emploi
41:38les pelotons d'intervention
41:39de la gendarmerie
41:40les SPI mobile
41:41les SPI des CRS
41:43qu'on fait intervenir
41:45des unités
41:45dont le métier
41:46n'est pas le maintien de l'ordre
41:47qui font leur maximum
41:47voilà j'ai certaines critiques
41:49mais globalement
41:50je crois que la France
41:51est performante
41:52en maintien de l'ordre
41:52la préfecture de police
41:53de Paris
41:54est très très professionnelle
41:56sur ces questions-là
41:57et donc je crois
41:58que ce n'est pas un problème
41:59de doctrine
42:00ce n'est pas un problème
42:01non plus d'effectifs
42:02je crois qu'on ne peut pas
42:04déployer plus de 20 000 personnes
42:0520 000 membres des forces
42:06de sécurité intérieure
42:07sur un événement
42:08sur l'ensemble de la France
42:09ça devient déraisonnable
42:11et je crois que la réponse
42:13est sur le long terme
42:14on ne peut pas répondre
42:14à un événement
42:15à l'instant T
42:17s'il y a du laxisme judiciaire
42:18d'un certain côté
42:19mais encore
42:20je crois que ce n'est même pas ça
42:22je crois que ce n'est même pas ça
42:24je crois que c'est tout un discours
42:25qui consiste à excuser
42:28tout ce qui peut se passer
42:29à excuser
42:30certains discours
42:32victimaires
42:33qui font que tout est permis
42:34et je crois que c'est
42:36voilà
42:36ça fait 30 ans
42:37qu'on entend ça
42:38et maintenant on a autant des conséquences
42:39on est véritablement
42:40autant des conséquences
42:41Philippe Chelou
42:42merci beaucoup
42:42vous êtes expert
42:43en maintien de l'ordre
42:45notamment
42:46ancien commandant d'unité
42:47dans la gendarmerie mobile
42:48merci à vous
42:49alors c'est vrai
42:52Eric Couvra
42:53que demain
42:53ce sont donc
42:54on le disait
42:55vos collègues
42:55qui vont être en première ligne
42:57et qu'au fond
42:58ce n'est pas tant
42:58la doctrine du maintien de l'ordre
43:00c'est-à-dire que
43:00les forces de l'ordre
43:02les policiers
43:02les gendarmes mobiles
43:04ils savent faire leur métier
43:05faut-il encore
43:06qu'on leur en donne
43:07les moyens politiques
43:08c'est ça ce que je retiens
43:09de cette prise de parole
43:10et des comparaisons
43:12avec les autres pays
43:12exactement
43:14et si je peux me permettre
43:15je vais vous donner
43:16une tranche de réalité
43:16hier j'étais avec les collègues
43:18en Seine-Saint-Denis
43:19et ils m'expliquaient
43:20hier soir
43:21à peu près à la même heure
43:23qu'ils n'avaient toujours pas
43:24la feuille de route
43:25donc pour savoir
43:26quelle serait
43:27leur heure de début de vacation
43:30pour leur rappel
43:32leur mission exacte
43:33ou le lieu
43:33où ils seront positionnés
43:35en Seine-Saint-Denis
43:36ou sur Paris
43:39ça c'était déjà normal
43:40et figurez-vous
43:42qu'ils ont vu simplement
43:43ce soir
43:43leur feuille de route
43:44pour savoir
43:46à quelle heure
43:47ils prendraient leur service
43:47demain
43:47sauf qu'il faut bien
43:48se rendre compte
43:49que derrière le matricule
43:51c'est des fonctionnaires
43:52de police
43:52et c'est surtout
43:54des pères de famille
43:55des gens qui ont
43:55une organisation familiale
43:57des enfants
43:57à gérer
43:58et tout ça
43:59ils ont l'impression
44:00de ne pas être respectés
44:01d'avoir vraiment
44:02les choses au pied du mur
44:03alors que c'est des personnes
44:03qui sont volontaires
44:04qui s'emploient
44:05se donnent corps d'âme
44:06sur le métier
44:08et ça franchement
44:09ça nous révolte
44:09et on peut rappeler
44:10qu'il y a eu une centaine
44:11de forces de l'ordre
44:12qui avaient été blessées
44:13l'année dernière
44:14après la finale
44:15donc ce qu'on comprend
44:16c'est qu'aujourd'hui
44:18Geoffroy Lejeune
44:19c'est pas tant
44:20la fermeté policière
44:21c'est les permettre
44:23aux policiers
44:23d'être fermes
44:24que le politique
44:26finalement
44:26ne pointe pas du doigt
44:27parce que quand il s'agit
44:29d'avoir des caméras
44:30le conseil d'état
44:32appelle le ministre
44:33de l'Intérieur
44:33pour lui dire
44:34il faut absolument
44:35que les policiers
44:35portent leurs caméras
44:37que les policiers
44:38soient fliqués
44:38en quelque sorte
44:39la priorité elle est là
44:40la priorité elle n'est plus
44:42sur la sécurité publique
44:43et donner aux moyens
44:45ou donner des moyens
44:46aux forces de l'ordre
44:46pour aller interpeller
44:48justement les individus
44:49qui pourrissent la vie
44:49des riverains
44:50qui d'ailleurs sont obligés
44:51de quitter Paris demain
44:52Vous vous rendez compte
44:53ce qu'on demande aux policiers
44:54c'est terrifiant
44:55si j'étais politique
44:56si j'étais un responsable politique
44:57et que j'avais une responsabilité
44:58quelconque dans ce qui s'est passé
44:59dans ce pays depuis 40 ans
45:00j'aurais honte
45:01en les regardant
45:02j'aurais du mal
45:02à les regarder dans les yeux
45:03d'ailleurs
45:03on leur demande
45:04en fait ils sont en première ligne
45:06sur absolument
45:06toutes les conséquences
45:07de tous les choix
45:07qui ont été faits
45:08depuis maintenant
45:08de longues décennies
45:10évidemment notamment
45:11sur la politique migratoire
45:12mais même sur évidemment
45:13la manière dont le canva
45:18administrativo-constitutionnel
45:19nous empêche aujourd'hui
45:20de réformer notre système
45:21de maintien de l'ordre
45:23et on leur demande
45:24d'assumer les conséquences
45:25de tout ça
45:25seul sur le terrain
45:27livré parfois
45:28à la vindicte
45:29de hordes
45:29de dizaines
45:30voire de centaines de personnes
45:32je suis un peu triste
45:33j'ai croisé des policiers
45:34j'ai discuté avec des policiers
45:35il y a une semaine
45:36qui sécurisait
45:37c'était le lundi soir
45:39un match d'influenceurs
45:40au Parc des Princes
45:42et à qui je posais la question
45:44je me demandais
45:44comment ils le vivaient
45:45et ils étaient très méritants
45:46et très touchants
45:47parce que c'est leur métier
45:49ils le font avec passion
45:50mais ils se sentent
45:51quand même complètement abandonnés
45:52et en première ligne
45:54c'est-à-dire que tout le monde
45:55se cache derrière eux
45:56et notamment le politique
45:57quand ils ont besoin
45:58de protection
45:58et à la première occasion
45:59je prends l'exemple
46:00des gilets jaunes par exemple
46:01on les traîne dans la boue
46:02en parlant de violences policières
46:03etc
46:03c'est absolument
46:05et on a vu
46:07cette semaine
46:08des individus
46:11vandalisés
46:11les bouches incendies
46:13parce qu'il faisait trop chaud
46:14et ça
46:14on dit aux policiers
46:15n'y allaient pas
46:16ne les dérangeaient pas
46:18encore une fois
46:19il ne faut pas de vague
46:20ce que ces phénomènes révèlent
46:22enfin questionnent
46:24c'est la chose suivante
46:26c'est-à-dire qu'on peut se demander
46:27lorsqu'on regarde ces images
46:28et lorsqu'on en assiste
46:29à ces scènes
46:30on peut se demander
46:31aujourd'hui
46:32si l'on fait encore société
46:34c'est ça que ça révèle
46:35et à mon sens
46:36il y a des gens
46:37qui depuis très longtemps
46:38ne veulent plus
46:39signer le contrat social
46:41le contrat ne valant
46:42que par la volonté des partis
46:44quiconque ne voulant pas le signer
46:46et bien le contrat
46:47n'est pas signé
46:48est-ce qu'on fait encore société
46:49et bien dans ces cas-là
46:51on peut se dire
46:52non c'est pourquoi
46:52vous voyez d'ailleurs
46:53fleurir toutes ces expressions
46:54le vivre ensemble
46:55etc
46:56elles sont là
46:57pour masquer un vide
46:58et aujourd'hui
46:59l'impéritie
47:01de nos politiques migratoires
47:02fait que nous ne pouvons
47:04que subir
47:05et qu'est-ce que fait
47:06M. Munez
47:07en envoyant 8000 policiers
47:08et bien on subit
47:09alors on essaie
47:10évidemment
47:11de subir
47:11le plus intelligemment possible
47:13de subir le moins mal possible
47:14de subir en faisant
47:15le moins de dégâts possible
47:16de subir
47:17en allant de moins en moins
47:19à l'affrontement
47:19mais enfin
47:20que diable
47:20nous subissons
47:21surtout ce ne sont pas
47:22des images
47:23ces images
47:24qui ont tourné
47:26sur les réseaux sociaux
47:27où on voit des jeunes
47:28prendre possession
47:30de la rue
47:31et
47:32une fois que
47:33les voitures
47:34arrivent
47:35ou les passants
47:35ou les motos
47:36ou les cyclistes
47:37les arroser
47:38n'ont pas
47:39à mon époque
47:40c'était un pistolet à eau
47:41aujourd'hui
47:42c'est
47:43tout un
47:45comment c'est
47:46un bucket
47:46un seau d'eau
47:48qu'on renverse
47:49les
47:50les rodéos
47:51sur la rue
47:52c'est-à-dire
47:52ça instaure
47:54un climat
47:55vraiment d'insécurité
47:57et tout cela
47:58en toute impunité
47:58c'est-à-dire
47:59que nous
47:59ne donnent pas
48:01une image
48:02de l'état
48:03disons
48:03très
48:05très solide
48:06on arrive
48:07au terme
48:08de cette émission
48:08on va
48:09déjà
48:10terminer
48:10sur l'aspect
48:11sportif
48:11avant d'accueillir
48:12Mickaël Dorian
48:13pronostic
48:13Geoffroy Lejeune
48:15PSG
48:15Arsenal
48:16je suis mauvais
48:16en pronostic
48:17je peux vous dire
48:17ce que je souhaite
48:18je souhaite
48:18la victoire du Paris Saint-Germain
48:19Eric
48:20victoire du Paris Saint-Germain
48:232-1
48:24pourquoi ?
48:25qu'est-ce qu'il y a ?
48:262-1 pour le PSG
48:28Arnaud
48:29peut-être le PSG
48:30mais j'aime bien Arsenal
48:31aussi
48:32on demande un pronostic
48:33on demande un pronostic
48:35tu ne peux quand même pas dire 0-0
48:36bon en tout cas
48:37on espère que ça va bien se passer
48:38les équipes anglaises
48:39voilà
48:39je veux quand même faire connaître
48:41ma différence
48:41on espère que ça va bien se passer
48:43et que la pluie
48:44peut-être que la pluie
48:45va empêcher
48:46si jamais ils ont annoncé de la pluie
48:47va empêcher
48:48des débordements
48:49et c'est ce qu'on souhaite
48:50Mickaël Dorian
48:51bonsoir
48:51alors ce soir le programme
48:53vous allez revenir
48:54vous ne demandez pas
48:54mon pronostic à moi
48:56ah bah si
48:563 mois
48:573 mois
48:59pourquoi vous êtes avec une boîte
49:00une boîte de chocolat
49:01je suis venu vous ramener des chocolats
49:03parce que le vendredi
49:04nous sommes voisins de bureau
49:05c'est la fête des voisins aujourd'hui
49:06et on ne vient jamais
49:07les mains vides
49:08à une fête des voisins
49:08vous êtes adorable
49:09regardez
49:09attrapez-les
49:10allez on y va
49:10et hop
49:11allez distribution
49:13alors ça c'est sympa comme tout
49:14on va se partager ça
49:15on arrive au terme de cette émission
49:17merci à Julien Duroux
49:18Patrick Urban
49:19de m'avoir pris
49:20et David Brunet
49:21de m'avoir aidé
49:22à préparer cette émission
49:23je suis très en retard
49:25Mickaël Dorian
49:25c'est à vous
49:26merci à la fête des voisins
49:27on va revenir sur la guerre
49:29au Moyen-Orient
49:29dans un instant
49:30merci à vous
49:32merci à vous
49:32merci à vous
49:32merci à vous
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