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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:01Bonsoir chers amis, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% politique week-end
00:0521h, le Flash Info avec Isabelle Piboulot. Isabelle, bonsoir.
00:12Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. À la une, après le cessez-le-feu fragile avec Israël, le Liban travaille à
00:18un accord permanent.
00:19Le président libanais insiste, ce texte ne devra pas porter atteinte au droit de son pays, qui n'est désormais
00:25plus le théâtre des guerres de qui que ce soit.
00:27Joseph Aoun soutient par ailleurs que les discussions directes avec Israël ne sont pas un signe de faiblesse.
00:34Pour rappel, le Hezbollah y était opposé.
00:36Des milliers de déplacés ont regagné le sud du Liban.
00:39Dans le même temps, l'agence de presse nationale libanaise a fait état d'un mort dans une frappe israélienne,
00:44dit-elle.
00:45Un motard aurait été tué dans la zone de Binjibay, touché par un drone.
00:50De son côté, l'armée israélienne annonce la levée de la quasi-totalité des restrictions liées à la guerre.
00:55Donald Trump a déclaré plutôt avoir interdit à l'État hébreu de bombarder le Liban.
01:01Des frappes de drones et de roquettes ont abattu au moins trois Kurdes iraniens dans la région du Kurdistan irakien.
01:07Parmi eux se trouvaient deux combattantes.
01:10D'autres ont été blessés.
01:11Des camps civils du Parti démocrate du Kurdistan d'Iran ont été visés.
01:16Un groupe d'opposition en exil pointe la responsabilité de la République islamique d'Iran.
01:22Dans l'actualité nationale, ce drame aujourd'hui est dans le gare à Bagnoles-sur-Seize.
01:26Un élève d'un lycée professionnel privé est décédé.
01:30Un accident est survenu sur son lieu de stage au sein d'une entreprise de BTP.
01:35L'adolescent de 15 ans a perdu le contrôle d'un chariot-élévateur avant d'en être éjecté et de
01:40se retrouver coincé sous l'engin.
01:42Le rectorat de l'Académie de Montpellier a diligenté une enquête administrative.
01:47Et puis Céline Dion, pas encore à Paris, mais les premières retombées économiques sont déjà là.
01:52Les réservations d'hôtels ont bondi jusqu'à 900% à l'ouverture des ventes des billets vendredi dernier,
01:58selon nos confrères du Parisien, relevant les chiffres de Sitminder.
02:02La diva québécoise enchaînera 16 concerts à la Défense Arena.
02:07L'occasion probablement d'interpréter son dernier titre dans son signé Jean-Jacques Gonnemann.
02:13Beaucoup Isabelle, rendez-vous à 23h.
02:15Alors pas Céline Dion ce soir sur le plateau, mais nous avons peut-être encore mieux.
02:18Anne Cofinier, bonsoir.
02:20Merci de nous accompagner.
02:21Entrepreneur social et experte en éducation, Vincent Roy et Geoffroy Lejeune, mes confrères.
02:26Pour vous accompagner ce soir, bonsoir messieurs.
02:29Nous accueillons ce soir Georges Amoury, bonsoir.
02:31Vous êtes membre du parti politique libanais Kataeb.
02:35Vous êtes de passage en France, vous habitez à Beyrouth, vous étiez là pour deux jours.
02:38Merci d'être avec nous, on va entendre votre témoignage dans un instant.
02:41Et vous me disiez, hors antenne, que vous étiez particulièrement remonté contre la diplomatie française.
02:47Alors, vous nous direz pourquoi dans un instant.
02:50Et puis, Benoît Dumoulin, bonsoir.
02:52Bonsoir.
02:52Vous êtes chargé de cours en histoire des idées politiques et en droit constitutionnel à l'Institut catholique de Paris.
02:57Et vous publiez « Quelle laïcité pour demain ? » et c'est aux éditions Boleyn.
03:04Alors, je vous poserai la question.
03:05La laïcité est-elle un rempart contre l'islam conquérant, bien évidemment ?
03:08Mais en partageant cette émission, je me suis fait cette réflexion.
03:11La laïcité à la française, c'est vraiment une spécificité.
03:13Et c'est limite une redevenue, une religion aujourd'hui.
03:17Alors oui, effectivement.
03:18Enfin, attention, parce qu'il y a des différentes positions.
03:21Mais dans la bouche de quelqu'un comme Vincent Péion, il voudrait que ça devienne la religion de la République.
03:28En tout cas, le ciment d'une nation, il voudrait en faire le fondement du vivre ensemble.
03:33Et le problème, c'est qu'on demande à la laïcité plus que ce pour quoi elle est faite.
03:38La laïcité, elle est faite pour, dans certains domaines, vider la présence religieuse, par exemple, d'un certain espace public
03:46ou des fonctions régaliennes, pour éviter les antagonismes.
03:50Et le problème, c'est que quand on l'étend non plus à l'État, mais à la société, cet
03:54exercice de soustraction, il contribue au déracinement des citoyens.
03:59Et un exercice de soustraction, si vous voulez, quand on enlève quelque chose, ça ne peut pas être le fondement
04:04du vivre ensemble.
04:05Le fondement du vivre ensemble, c'est une culture, c'est quelque chose qui est beaucoup plus charnel.
04:09La laïcité est un moyen, donc pas une fin.
04:10On en parlera tout à l'heure.
04:11Mais avant, vous le savez, à la une de l'actualité, cette interrogation, est-ce que Donald Trump, finalement, il
04:16a réussi son pari ?
04:17Puisque la réouverture du détroit d'Hormuz a été annoncée cet après-midi par le président américain.
04:24La réouverture pendant la durée du cessez-le-feu, donc, dans une série de messages.
04:28Donald Trump, qui s'est notamment félicité d'un jour brillant pour le monde, il a assuré, aujourd'hui, qu
04:34'il n'avait pas de point de blocage pour conclure un accord de paix.
04:38Ajoutant que ce dernier était très proche, accord de paix avec l'Iran.
04:42Donc, vous voyez à l'antenne la déclaration, aujourd'hui, de Donald Trump.
04:46Anthony Dabila, chercheur au Cevipop, spécialiste des relations internationales, est en liaison avec nous.
04:52Merci, monsieur, d'avoir accepté notre invitation, puisqu'effectivement, Donald Trump, très enthousiaste ce soir.
04:58Détroit d'Hormuz débloqué, un accord très proche, selon le président américain, avec le régime iranien.
05:05Le détroit ne sera plus jamais fermé, selon Donald Trump.
05:08L'Iran est en train de retirer ses mines avec l'aide des États-Unis.
05:12En quelques heures, au fond, cela semble être trop beau pour être vrai.
05:16Cependant, avec votre expertise, est-ce que ça sent le début de la fin de la guerre, finalement ?
05:22Alors, quels sont les éléments tangibles qu'on peut donner ce soir ?
05:26Et bonsoir, tout d'abord.
05:28C'est qu'il y a des revendications maximalistes de Donald Trump.
05:34Et par quoi sont-elles corroborées ?
05:36Par l'annonce par le ministre des Affaires étrangères iranien que le Détroit est libre de circulation.
05:45Il y a eu la première annonce par le ministre.
05:48Et tout de suite après, l'annonce et la revendication par Donald Trump que le Détroit était complètement libre et
05:56que l'Iran cédait sur tous les points.
05:59Que la plupart des points étaient négociés.
06:01Il parle évidemment des 15 points américains qui avaient été rendus publics au moment du cessez-le-feu.
06:09Et maintenant, il faut voir quelle va être la position de l'Iran.
06:15Il y a sûrement des choses qui ont été négociées.
06:18On comprend que le cessez-le-feu d'hier soir au Liban était lié à ces annonces d'aujourd'hui.
06:27Donc, il y a des contacts.
06:28Mais on ne peut pas donner pour l'instant les lauriers de la victoire à Donald Trump.
06:35Il faudra plus de confirmations.
06:39Mais si le Détroit est bel et bien ouvert, c'est déjà un début de crédibilisation des paroles de Donald
06:47Trump.
06:48Mais il faut voir comment le deal final est clos et rédigé.
06:53Selon vous, on ne peut pas affirmer ce soir que Donald Trump a réussi son pari ?
06:59C'est un peu tôt.
07:00Mais il faut voir que depuis le cessez-le-feu, la dynamique est presque essentiellement américaine.
07:07Les Iraniens étaient en position de subir.
07:11Ils ont accusé le coup de contre-blocus imposé par Donald Trump dans le golfe d'Oman.
07:20En essayant de réactiver la piste outil, on n'y a pas eu de menaces concrètes sur le Détroit de
07:29Bab el-Mandeb qui ferme la mer Rouge vers l'océan Indien.
07:34Et il y a des bonnes raisons à ça.
07:37Le fait que le commerce mondial est déjà en grande partie dérouté vers le cap de Bonne-Espérance,
07:43donc au sud de l'Afrique, parce que les outils étaient menaçants depuis déjà la fin de 2023.
07:49Et donc, la seule initiative iranienne n'a pas vraiment vu le jour.
07:55Et pour l'instant, il y a une certaine crédibilité, mais ce n'est pas encore tout à fait avéré.
08:02Merci Anthony Dabila, chercheur au CI Pop, spécialiste des relations internationales, pour se résumer tout à fait clair.
08:09Alors, ce qui est intéressant, c'est que dans le même temps, à Paris, le président français Emmanuel Macron,
08:14le Premier ministre Kerr Starmer et Giorgia Meloni,
08:17ont travaillé ensemble à la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le Détroit d
08:22'Ormuz.
08:23On va écouter le chef de l'État, justement.
08:26Nous allons renforcer et accélérer les travaux de planification que nous avons déjà lancés,
08:30qui sont coordonnés avec le Royaume-Uni,
08:32pour permettre la mise en place d'une mission neutre, bien distincte des belligérants,
08:39afin d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe.
08:45Dès la semaine prochaine, une réunion de planification se tiendra à Londres.
08:48Et tout cela s'accompagnera, évidemment, d'un travail diplomatique
08:52et d'un travail de déconfliction à l'égard des Iraniens,
08:56et d'une coordination étroite avec les Américains et les Israéliens.
09:01Et voyons, on va découvrir ensemble, je crois, le jeune, ce qu'a déclaré Donald Trump.
09:05Ensuite, maintenant que la situation sur le Détroit d'Ormuz est terminée,
09:08j'ai réussi un appel de l'OTAN demandant si nous avions besoin d'aide.
09:12Je leur ai dit de garder leur distance,
09:14à moins qu'ils ne veuillent remplir leur navire de pétrole.
09:17Ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux.
09:20C'est un tigre de papier. Réponse cinglante.
09:23La réponse est terrible.
09:25Le décalage des images aussi est un peu accablant pour nous.
09:28En plus, on n'est même pas certain que ce qu'Emmanuel Macron a annoncé
09:31avec les autres chefs de gouvernement verra le jour.
09:35En réalité, ça dépend un peu du bon vouloir des vrais protagonistes de cette affaire
09:38qui sont les Iraniens et les Américains.
09:40Et pour terminer, j'ai le sentiment, comme souvent d'ailleurs,
09:43ça a été le cas aussi dans le dossier ukrainien, enfin Ukraine-Russie,
09:47qu'on est en train de faire semblant, comme la coalition des volontaires,
09:51de faire semblant d'avoir un rôle à jouer dans quelque chose qui est en train de se passer,
09:54alors que ça n'est absolument pas le cas.
09:56C'est vraiment le sentiment, ce décalage des deux images,
09:59la négociation d'une part entre Iraniens et Américains
10:01où se joue le sort du commerce mondial.
10:03Et à côté de ça, quelques chefs d'État qui disent
10:05« Regardez, nous, on est là, on existe et on va participer,
10:07mais sans participer, attention, avec un rôle bien distinct, etc. »
10:11Donc, on verra comment ça tourne.
10:14Moi, je vais rester assez prudent.
10:16Mais disons qu'on a payé pour voir par le passé
10:18des moments où les Européens s'inventaient une existence qu'ils n'avaient pas.
10:22– C'est exactement cela, finalement, Vincent, on voit ce que dit Geoffroy Lejeune,
10:25c'est cette comparaison avec la coalition des volontaires
10:29pour soutenir l'Ukraine face à la Russie.
10:31Et là, on a effectivement un théâtre à l'Élysée,
10:33mais qu'est-ce que ça vaut, qu'est-ce que ça pèse ?
10:34Pas grand-chose quand on voit la réaction de Donald Trump.
10:37– D'autant que, je ne sais pas si vous avez remarqué,
10:40mais en termes de timing, ils se sont fait voler la vedette.
10:4430 minutes après déclaration de Donald Trump,
10:48ça y est, on peut passer à Hormuz, les bateaux peuvent passer.
10:52Moi, j'ai le sentiment, si vous voulez, et encore une fois,
10:54on peut se tromper parce que le pronostiquer,
10:57le futur est toujours une erreur, même philosophiquement.
11:00mais enfin, j'ai le sentiment que, à la fois l'Iran
11:04et à la fois Donald Trump ont tous les deux des intérêts
11:07à arrêter cette guerre.
11:08Donald Trump, pour des raisons politiques, etc., etc.
11:12L'Iran, pour des raisons économiques,
11:14parce que l'économie iranienne ne va plus très très bien,
11:18loin s'en faut, et tous les deux ont trouvé, sans doute,
11:24une sorte de terrain d'accord pour arrêter cette guerre maintenant.
11:28Voilà, c'est tout, ce sont des intérêts.
11:30La seule difficulté, si vous voulez, dans toute cette affaire,
11:33c'est que le grand perdant de tout cela,
11:34c'est quand même le peuple iranien,
11:36dont plus personne ne parle.
11:39Les déclarations de M. Macron et les déclarations de M. Starmer,
11:45écoutez-les, vous allez voir.
11:46Le problème, c'est vraiment Hormuz, c'est le prix de l'essence.
11:49Quant au peuple iranien, il est passé par terre.
11:51Le prince Reza Pallavi s'est exprimé, d'ailleurs,
11:53en exprimant la situation du peuple iranien,
11:56privé, bien évidemment, aujourd'hui, toujours d'Internet.
11:58On ne sait pas véritablement ce qui se passe.
12:00On sait que ces derniers jours, il y a eu des exécutions.
12:02Et c'est vrai que ce peuple iranien à qui on pense très fort
12:05est totalement oublié aujourd'hui.
12:07Il y avait quand même une petite chose à propos de l'Europe,
12:09puisqu'on parlait de l'Europe.
12:10Il y a quand même une petite chose,
12:11c'est la réaction cet après-midi à l'Élysée de Mme Mélanie,
12:14qui était tout sourire avec M. Macron.
12:18Il faut dire que les déclarations assez incroyables
12:21de Donald Trump contre le pape
12:23n'ont pas dû beaucoup plaire à l'Italie.
12:26Donc, finalement, c'est peut-être un, sans le vouloir,
12:28c'est un allié, malgré lui, de l'Europe,
12:30tel qu'on voudrait l'avoir.
12:31Je vous remercie, je vous demande de ça.
12:32Vincent Rouat, on vous entendra sur la politique nationale
12:35dans un instant, avec cette fameuse séquence politique
12:38du 1er mai.
12:39Voilà, on a les polémiques que l'on mérite.
12:41On va en parler dans un instant.
12:43Mais avant, dans ce contexte, autre front sensible,
12:47le Liban, cette fois.
12:48On va peut-être voir ces images,
12:50avec des milliers de déplacés du sud-Liban
12:52qui sont rentrés chez eux,
12:53après l'annonce hier d'un cessez-le-feu fragile.
12:56Cessez-le-feu, je le disais,
12:58avec un espoir timide, timide de paix.
13:02Donald Trump, alors, il a fait savoir publiquement,
13:04ça aussi, c'est à noter,
13:06avoir interdit à Israël de frapper, voilà.
13:09Mais Benyamin Netanyahou, lui, a affirmé
13:10que la guerre contre l'Hezbollah n'était pas terminée.
13:13On va l'écouter.
13:19Le Hezbollah d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre de l'U.M.
13:21par rapport aux dernières années d'Hassan Nasrallah.
13:24Mais je le dis honnêtement,
13:25nous n'avons pas encore fini le travail.
13:27Nous avons des mesures à prendre
13:28pour contrer la menace que représentent encore
13:30les roquettes et les drones.
13:31Et je ne rentrerai pas dans les détails.
13:35Alors, Georges Amoury, je le répète,
13:37vous êtes membre du politique du parti Kataeb Libanais.
13:39Merci d'être avec nous ce soir
13:41puisque vous faites une visite express à Paris.
13:44Les téléspectateurs ont pu vous voir
13:46depuis Beyrouth vous exprimer.
13:47Peut-être un mot sur ce cessez-le-feu.
13:51Va-t-il tenir ?
13:52On voyait tous ces habitants revenir.
13:54C'est que de voitures à l'instant à l'image.
13:57C'est le feu fragile.
13:58Mais c'est le feu qui peut tenir, selon vous ?
14:00Avant tout, merci pour votre accueil.
14:02Et j'aimerais avant tout attirer l'attention
14:04sur les villages chrétiens du Sud Liban
14:06qui sont les vrais vainqueurs de cette guerre.
14:09Jusqu'à aujourd'hui.
14:10Tout à l'heure, on essayait de savoir
14:11ce qui s'est passé,
14:12si Trump a gagné aujourd'hui.
14:13Moi, ce que je sais aujourd'hui,
14:14c'est que les chrétiens du Sud Liban
14:16ont réussi à gagner
14:18parce qu'ils sont restés dans leur village.
14:20Ils ont réussi à faire activer eux-mêmes
14:22par les biais de notre parti
14:24et d'autres organisations
14:25et le non-s'apostolique
14:27ont réussi à activer la partie diplomatique
14:29et sauver leur village.
14:30Ils sont restés dans leur village.
14:32On voit les chiites du Liban, malheureusement,
14:34qui ont été contraints de partir
14:35parce qu'ils ont, et beaucoup de gens,
14:37ont suivi la lignée de la guerre.
14:40La guerre ne marche pas.
14:41C'est une grande preuve.
14:42Les chrétiens du Sud Liban
14:43ont montré que la diplomatie seule
14:45peut garantir leur existence
14:47et le fait de rester dans leur pays.
14:49Le deuxième vainqueur,
14:51c'est le président de la République libanaise
14:52et le chef du gouvernement.
14:56Ils ont repris la main.
14:57L'Iran a essayé, lors du cessez-le-feu,
14:59de reprendre la main
14:59en disant qu'elle décide
15:01quand le Hezbollah arrête
15:02et quand il reprend.
15:03En fin de compte, c'est le Liban,
15:05l'État libanais,
15:06qui a décidé finalement
15:07d'éviter au peuple libanais
15:09de se suicider.
15:10Il y a une partie du peuple
15:12minoritaire aujourd'hui
15:12qui a voulu suicider le peuple libanais.
15:14Il y a une autre partie
15:15qui décide d'aller vers la prospérité.
15:18Nous, on mise aujourd'hui
15:19sur la prospérité.
15:20On veut vivre en paix.
15:21On veut une paix durable.
15:22On l'a entendu très souvent.
15:23Beaucoup de monde parle
15:24de paix durable.
15:25On veut une paix durable.
15:26M. Netanyahou nous promet,
15:27encore une fois,
15:28on l'entend,
15:29il nous promet encore des drones
15:30et encore des destructions.
15:32Il y a une partie de paix
15:34qui est déjà entamée.
15:37C'est à nous aujourd'hui
15:38de parier dessus
15:39et de la finir.
15:40Le président,
15:41vous en parliez du Liban
15:41qui a qualifié de cruciaux
15:43les pourparlers direct
15:44avec Israël en ce moment.
15:46Est-ce qu'on peut espérer
15:46un accord historique
15:48finalement entre le Liban
15:49et Israël ?
15:50Un accord permanent ?
15:52Si vous voulez,
15:52c'est ce que vous souhaitez ?
15:53Est-ce qu'on peut
15:56l'imaginer aujourd'hui ?
15:57Vous savez,
15:58on a presque le même âge.
15:59Moi, j'ai 55 ans.
16:01Ça fait 50 ans
16:03que je vis dans la guerre.
16:04Et tous les gens
16:05aujourd'hui
16:06qui sont de ma génération
16:07décident d'aller vers la paix
16:08parce qu'il faut bien
16:09qu'on ait quelques années de paix.
16:11On a eu une expérience
16:12il y a 43 ans
16:12avec le président Amin Jemayel
16:14qui a tenté
16:15de faire les accords
16:15du 17 mai.
16:17À cette époque-là,
16:18les pays arabes
16:19étaient contre
16:19parce qu'il y avait
16:20la cause palestinienne.
16:21Tout le monde défendait
16:21la cause palestinienne
16:22à l'époque.
16:23Il y avait Hafez al-Assad
16:24qui était là,
16:24le président syrien.
16:25La communauté internationale
16:27n'était pas prête.
16:27Le Liban était gouverné
16:29par des factions politiques,
16:31des milices sunnites,
16:32des milices druzes
16:34et des milices chrétiennes.
16:35Donc, ce projet
16:36n'a pas abouti.
16:37Aujourd'hui,
16:37la donne a changé.
16:38Le Hezbollah est minoritaire.
16:40Son allié majeur,
16:41la Syrie de l'époque,
16:43n'est plus là.
16:43L'Iran est affaibli.
16:45La dernière fois,
16:45je vous avais dit
16:46l'Iran est encore là
16:47ou m'aviez dit
16:47non, c'est fini l'Iran.
16:49Il ne faut pas vendre
16:50la peau de l'ours
16:51avant de l'avoir chassé.
16:51Donc, patience avant d'eux.
16:54Et vouloir ses pouvoirs.
16:55Donc, on veut la paix.
16:58Donc, on va pouvoir faire la paix.
16:59Il reste une minorité
17:00endoctrinée
17:01qui vit dans une culture de mort.
17:03Nous, nous sommes
17:03dans la culture de vie.
17:04On veut vivre.
17:05Les chrétiens du sud du Liban
17:06l'ont montré.
17:07Nous, dans nos régions,
17:08on l'a montré.
17:09On a accueilli
17:10nos frères dans le pays,
17:11les chérites,
17:12dans nos écoles,
17:13dans nos églises
17:14et dans nos maisons.
17:16Aujourd'hui,
17:16c'est à eux
17:17de décider avec nous
17:19de prendre le choix de la paix.
17:21Jusqu'à maintenant,
17:21ils ne l'ont pas fait.
17:22On a entendu aujourd'hui
17:23un député du Hezbollah
17:24qui nous explique
17:26qu'il n'est pas concerné.
17:28Donc, s'il n'est pas concerné
17:29et qu'il veut choisir la guerre,
17:31qu'il aille vivre,
17:32lui et ses amis,
17:33en Iran.
17:34Aujourd'hui, au Liban,
17:35la majorité des Libanais
17:36veulent la paix.
17:36On veut vivre en paix.
17:37On veut accueillir.
17:38On veut recevoir
17:39et on veut être accueillis.
17:40On veut que notre passeport
17:41soit respecté de nouveau.
17:42On veut que lorsqu'on part
17:43quelque part,
17:44qu'on ne soit pas assimilé
17:45à un pays éternellement terroriste
17:47et en guerre.
17:48C'est un appel très fort
17:50à la paix.
17:51Merci de le faire
17:51sur cette antenne,
17:52Georges Amoury.
17:54Est-ce que,
17:55je le disais tout à l'heure,
17:56la France vous a déçu ?
17:58On vous attend
17:59à appeler à la paix
17:59et finalement,
18:01la grande absente
18:02aujourd'hui,
18:02n'est-ce pas la France
18:03vis-à-vis du Liban
18:04et votre désir de paix
18:06aujourd'hui partagé
18:07par une grande partie
18:08de la population ?
18:09Vous savez,
18:09nous sommes au printemps
18:11et les hirondelles
18:14normalement annoncent
18:15le printemps.
18:16Mais quand le printemps
18:17n'arrive pas,
18:18il y a les hirondelles
18:19qui passent
18:19et il pleut toujours.
18:20En France,
18:21c'est très commun
18:21qu'il continue à pleuvoir
18:22au printemps.
18:23Et c'est pareil
18:24pour la diplomatie française.
18:26On a eu droit
18:27à des bains de foule
18:28et une déception
18:30très rapide
18:31quelques jours après.
18:32On a eu droit
18:33à des questionnaires.
18:34On a eu un diplomate français
18:35qui est venu
18:36nous envoyer
18:36des questionnaires
18:37aux partis politiques
18:38pour prendre leur avis.
18:40Alors que la France
18:41ne devrait pas être
18:42dans cette ambiance-là.
18:44Elle devrait être ailleurs.
18:45Elle devrait être
18:46dans une espèce
18:50plus proactif
18:50vis-à-vis
18:51de la diplomatie
18:52libanaise.
18:52Surtout qu'elle connaît
18:53très bien le Liban
18:53et qu'elle sait
18:54qui est dans la légalité
18:56et qui n'est pas
18:57dans la légalité.
18:58La France,
18:58ça fait le jeu
18:59du Hezbo-là ?
19:00Elle paye le prix.
19:01Quand on a, nous,
19:02quand on a à plusieurs reprises
19:04expliqué que, oui,
19:05c'est un parti politique
19:06mais qui a une branche armée,
19:08il a fallu parfois
19:10rappeler à nos amis
19:11qu'il y a eu le Drakkar,
19:13il y a eu les Marines américains,
19:15il y a eu des prises
19:16d'otages d'avions
19:17et c'est la même idéologie,
19:19c'est le même parti.
19:21Et la France,
19:22malheureusement,
19:23qui fait beaucoup d'efforts
19:25pour aider l'armée
19:26et pour essayer
19:28de faire de façon
19:29à ce que le Liban
19:29soit dans une paix
19:31mais elle a fait
19:31une fausse diplomatie.
19:33On ne peut pas parler
19:35avec des terroristes
19:36et la France
19:37n'a pas hésité
19:38à parler avec ces gens-là
19:40pendant très très longtemps
19:41et c'est normal
19:42qu'aujourd'hui
19:43elle soit exclue.
19:44Donc voilà pour la France,
19:46je suis désolé
19:46si j'ai été un peu loin
19:47mais ça nous chagrine
19:49parce qu'on aime beaucoup
19:49la France
19:50et on aurait souhaité
19:51qu'aujourd'hui
19:52la France soit présente
19:52parce que dans la logique
19:54de la rentabilité,
19:55on parlait du pétrole
19:56et qu'on a oublié
19:57les Iraniens aujourd'hui,
19:58dans la logique
19:59du pétrole
20:00et de la rentabilité,
20:01la France avait
20:02beaucoup d'amour
20:02et beaucoup de sincérité
20:04et d'histoire
20:04avec le peuple libanais
20:06qu'elle aurait pu mettre
20:07dans les négociations
20:08qui vont avoir lieu bientôt.
20:09Merci beaucoup
20:10Georges Amoury
20:10pour ce témoignage très fort.
20:11Geoffroy Lezun
20:12de Georges Amoury,
20:13cet appel à la paix
20:14et puis finalement
20:16on voit que la France
20:17peut-être
20:18a choisi l'ombre,
20:20la culture de la mort,
20:21du Hezbollah,
20:22c'est ce que nous dit
20:22Georges Amoury ce soir.
20:24D'ailleurs j'ai une question
20:24à vous poser,
20:25c'est qu'on sent bien
20:26qu'aujourd'hui
20:27le point crucial
20:28pour le Liban
20:28c'est avec le désarmement
20:29du Hezbollah.
20:31Je crois me souvenir
20:32qu'au début
20:33des attaques israéliennes
20:34sur le sud Liban,
20:37les officiels libanais
20:38appelaient la France
20:38à les aider.
20:39Est-ce que vous voyez
20:40aujourd'hui
20:41une possibilité
20:42de désarmer le Hezbollah
20:43réellement
20:44et si oui, comment ?
20:45Écoutez,
20:46la dernière fois
20:47que je suis passé avec vous,
20:49j'avais expliqué
20:50pourquoi on n'arrivait
20:51pas à bout
20:53parce qu'à chaque fois
20:53les échéances
20:56électorales
20:56en Europe
20:57faisaient que
20:58les présidents
20:59ou les représentants
21:00du peuple
21:00changeaient ici
21:01et là-bas ça continuait.
21:02Et là il y a un risque majeur
21:03c'est qu'ils vont profiter
21:04de la trêve
21:05pour un peu se ressourcer.
21:06Sauf que les choses
21:07ont changé.
21:08Les choses ont changé,
21:09les moyens financiers
21:10de Hezbollah
21:11ne sont plus là,
21:11il y a des villages
21:12qui sont rasés,
21:13rasés, rasés,
21:14il n'y a plus rien,
21:14c'est-à-dire qu'on y va,
21:15il y a une route,
21:16on arrive,
21:16il n'y a plus rien,
21:17tout est rasé.
21:22entre le Liban,
21:23la Syrie,
21:24l'Irak,
21:24on oublie l'Irak
21:25où il y a beaucoup d'armes
21:27après la guerre d'Irak.
21:28Donc en Syrie
21:29il y avait des armes aussi
21:30donc tous ces moyens
21:31de se réarmer
21:32ont disparu.
21:34On a vu qu'Israël
21:35avait détruit
21:37la Qagd al-Hassan,
21:38cette espèce de banque
21:39qui appartenait au Hezbollah
21:40donc les finances internes
21:42et la gérance interne
21:43des finances du Hezbollah
21:44ont été anéanties.
21:46Les capacités d'aide sociale
21:47du Hezbollah
21:48elles ont été anéanties
21:49donc il y a beaucoup d'éléments
21:51qui ne sont plus là
21:52pour qu'on puisse reproduire
21:53le Hezbollah.
21:54Après,
21:55est-ce que l'armée
21:56peut désarmer le Hezbollah ?
21:59Vous savez,
22:00le Hezbollah a été déclaré
22:01une organisation illicite
22:02au Liban
22:03dans sa branche armée
22:04et dans sa branche sécuritaire
22:05par le gouvernement actuel.
22:07C'est très récent.
22:09Et deuxièmement,
22:10le gouvernement a décidé
22:11que Beyrouth
22:11devrait être sans armes.
22:13Donc la décision politique
22:14est là.
22:15Et d'un autre côté,
22:16l'armée,
22:16elle est unie,
22:17elle est forte,
22:18elle est formée
22:19et elle est loyale.
22:20Elle est surtout unie.
22:22Donc qu'on ne nous dise pas
22:22qu'elle va se diviser.
22:24Donc on se demande
22:24et on incite
22:25à ce que l'armée intervienne
22:26mais on se demande
22:27pourquoi l'armée
22:27n'intervient pas.
22:29Donc il y a trois idées éventuelles.
22:31Évitez qu'elles soient scindées
22:32en deux.
22:33Moi je pense que
22:34si elles se scindent en deux,
22:35c'est qu'on a deux pays.
22:36Autant penser à autre chose
22:37et aller plus loin.
22:39Deuxième possibilité,
22:40c'est qu'elle veut rester
22:41au-dessus de la mêlée.
22:42Donc ce sont mes deux enfants,
22:44mes deux enfants
22:44se chamaillent entre eux.
22:46Je vais essayer
22:47d'être juste entre les deux
22:48mais là,
22:49ce n'est pas le cas.
22:50Aujourd'hui,
22:50il y a une organisation
22:51qui est alimentée,
22:52endoctrinée par l'étranger.
22:54Il faudrait que l'armée
22:54prenne action dessus.
22:56Et il y a une troisième possibilité
22:58que je pense
22:59être la plus plausible.
23:02il y a une espèce de sentiment
23:03que celui qui a laissé faire
23:05le Hezbollah l'enlève.
23:07Et en Occident,
23:08on oublie qu'on a beaucoup
23:10laissé faire le Hezbollah.
23:11On a laissé beaucoup faire l'Iran
23:13parce que peut-être
23:14que l'Iran servait
23:15un peu d'épouvantail
23:16pour les pays arabes
23:17pour inciter à consommer
23:19et à acheter des armes
23:20et des munitions et autres.
23:21Et ça servait beaucoup l'Occident
23:23que l'Iran soit assez fort
23:24vis-à-vis des pays du Golfe.
23:25Peut-être que dans cette lignée-là,
23:28on a laissé le Hezbollah
23:29grandir, grandir, grandir
23:30jusqu'au jour où on n'arrivait plus
23:31à le tenir.
23:32Et que celui qui l'a fait,
23:34qui l'enlève.
23:36Merci Georges Amoury
23:37pour toutes ces clés
23:38de compréhension.
23:39Les choses deviennent
23:39très claires finalement
23:41en vous écoutant.
23:42On va suivre tout cela
23:43de très près.
23:44Donald Trump,
23:44qui doit d'ailleurs s'exprimer
23:45ce soir aux alentours
23:46de 23h,
23:48ce sera bien évidemment
23:49à suivre sur notre antenne.
23:50Je vous propose à présent
23:52de revenir sur l'actualité française.
23:53Alors, cette information
23:54qui me semble révélatrice,
23:56assez peu de personnes
23:56en ont parlé,
23:57mais qui révèle
23:58à quel point
23:59nos élites
24:00sont gangrénées.
24:02Gangrénées par l'idéologie
24:03et en l'occurrence,
24:05cela fait longtemps
24:05qu'on n'en a pas parlé,
24:06mais c'est l'idéologie woke.
24:08C'est assez hallucinant,
24:09je vais vous recontextualiser.
24:11Il y a eu une journée d'études
24:12qui a été prévue
24:12le 22 juin
24:13sur le thème
24:14« L'enfant,
24:15cible des idéologies ».
24:17L'enfant,
24:17c'est pour ça que vous êtes là,
24:18Anne Coffigny,
24:19ce soir.
24:20Eh bien,
24:20cette journée a été annulée
24:21par le Collège de France
24:22après le retrait
24:23du parrainage gouvernemental.
24:25Motif,
24:26un malaise
24:27lié à l'identité
24:28de la structure
24:29organisatrice.
24:30Le Collège de France
24:31ensuite
24:32annule la mise
24:33à disposition
24:35de ses locaux.
24:36Derrière ce colloque,
24:37l'organisation
24:38La Petite Sirène.
24:38Vous allez nous en dire plus,
24:40Anne Coffigny,
24:41puisque ce revirement,
24:43il interroge totalement.
24:44Puisque ce que je comprends
24:45en lisant,
24:46notamment dans les colonnes
24:47du JDD,
24:48cet article,
24:48ce que j'ai compris,
24:49c'est qu'au fond,
24:50ce colloque a été annulé
24:52parce que vous aviez
24:53des professionnels de santé
24:54qui disaient
24:54« Parler de transition
24:56pour un enfant,
24:58attention,
24:58c'est peut-être dangereux ».
25:00C'est comme ça
25:00que je l'ai compris.
25:01Est-ce que c'est ça
25:02le résumé,
25:02au fond,
25:03ce soir ?
25:04Oui,
25:04alors moi,
25:05je trouve qu'il y a matière
25:05espérance paradoxalement
25:07dans cette chose-là.
25:08parce qu'il n'y a encore
25:09pas si longtemps,
25:10il y a un an encore,
25:11par exemple,
25:12au Collège de France,
25:13il y avait des colloques
25:14qui portaient
25:15sur l'identité de genre
25:16sans aucune espèce
25:17de contradiction.
25:18Là,
25:19il a failli passer
25:20un colloque
25:21qui porte la contradiction
25:23à cette idée
25:24justement de genre.
25:25Et pourquoi ça a changé ?
25:26Parce que le consensus
25:28scientifique
25:28au niveau européen
25:29a changé.
25:30Et en réalité,
25:31nos hommes politiques,
25:32nos institutionnels
25:33sont en retard.
25:34Ils restent sur des crédeaux
25:35idéologiques,
25:37progressistes,
25:37ou hawkis,
25:38avec cette idée
25:38qu'après tout,
25:39l'enfant peut se déterminer,
25:41peut choisir,
25:41au fait,
25:43son orientation sexuelle,
25:44son identité de genre,
25:45etc.
25:46Et avec cette idée aussi
25:48que l'enfant n'est pas un enfant.
25:49Il traite l'enfant
25:50comme si c'était un adulte
25:51qu'il n'était pas,
25:52soumis à toutes sortes
25:53de réalités
25:54qui sont propres
25:54au fait qu'il est
25:55un être en devenir.
25:56Donc,
25:56tout ça pour dire quoi ?
25:57On a des institutionnels,
25:59en l'occurrence,
26:00au niveau du gouvernement,
26:01mais aussi au niveau
26:01du Collège de France,
26:02qui réagissent
26:03de manière finalement
26:05archaïque,
26:06anti-scientifique,
26:08en disant
26:08« Ah ben non,
26:09on ne veut pas entendre
26:10parler de ça ».
26:10Et notamment,
26:11de quoi ne veulent-ils
26:11pas entendre parler ?
26:12Eh bien,
26:13du témoignage
26:14des gens,
26:15des jeunes,
26:16qui ont fait
26:17une transition de genre
26:18et qui regrettent.
26:19Et qui demandent
26:20une détransition.
26:22Et qui demandent parfois
26:23des indemnisations.
26:24ça va contre l'idéologie.
26:26Et pourtant,
26:26il y a d'autres pays
26:27tout à fait raisonnables,
26:28des pays du Nord,
26:29qui sur la base
26:30d'une étude de 2024
26:32qui a eu lieu
26:33en Grande-Bretagne,
26:34ont dit
26:34« En fait,
26:35on n'a pas de preuves
26:36que de médicaliser
26:38ce désir
26:40de transitionnement
26:41apporte du bien
26:42à ses enfants.
26:43On a même plutôt
26:44des preuves contraires.
26:45Donc,
26:46au nom du principe
26:47de précaution
26:47et au nom
26:48des preuves empiriques,
26:50des faits,
26:51il faut arrêter
26:52de médicaliser
26:53ces demandes.
26:53Il faut arrêter
26:54de prendre au pied
26:54de la lettre
26:55et d'aider
26:56ces jeunes
26:57à transitionner
26:58sans autre
27:01investigation supplémentaire.
27:02Donc,
27:02il y a toute une série
27:03de pays
27:03qui ont changé,
27:04dont la Suède,
27:05par exemple.
27:06Et la France,
27:07elle,
27:08elle est en train
27:08d'étudier la question
27:09mais elle n'est pas
27:09tout à fait prête.
27:10Et comment on l'explique ça ?
27:12C'est normal
27:13que tout le monde
27:13ne soit pas prêt
27:14au même moment
27:15mais ce qui est étonnant,
27:16c'est le discours
27:17qui est apporté.
27:18Le discours du Collège de France
27:20c'est de dire
27:20« Ce colloque
27:21ne respecte pas
27:22la neutralité. »
27:23Mais en réalité,
27:24en matière de science,
27:25en matière universitaire,
27:27il n'y a pas de neutralité.
27:28Ce n'est pas comme ça
27:29que ça fonctionne.
27:30En fait,
27:31on met sur la table
27:32une thèse
27:33et il y a des personnes
27:34qui apportent
27:35des preuves scientifiques
27:37que différentes personnes
27:39de très haut niveau
27:40vont discuter
27:41jusqu'à établir
27:42un consensus.
27:43Donc,
27:44ce n'est pas une question
27:44de neutralité
27:45ou pas de neutralité.
27:45La seule question
27:46qui se pose,
27:47est-ce que les gens
27:47qui sont autour de la table
27:48sont de niveau suffisant
27:50pour pouvoir débattre
27:51et est-ce qu'ils dépassent
27:52selon des méthodes scientifiques ?
27:54Et la réalité,
27:55c'est que l'Observatoire
27:55de la Petite Sirène
27:56et les gens
27:57qui participent
27:58à ce colloque
27:59dont on voit
28:00le titre,
28:03ils sont
28:04de très très haut niveau
28:05et ils arrivent
28:08à recouper
28:08à la fois
28:09des gens
28:10qui sont des pétopsychiatres,
28:11des psychanalystes,
28:12mais aussi des philosophes,
28:13mais aussi des gens
28:13de terrain.
28:15c'est très impressionnant
28:16de voir
28:16qui est à la fois
28:17à la direction
28:18de cet observatoire
28:19mais aussi
28:20au conseil scientifique.
28:21Ce sont des dizaines
28:22et des dizaines
28:23de spécialistes
28:24de tous niveaux,
28:25avec des gens
28:26de tout horizon politique.
28:28Par exemple,
28:28il y a Xavier Emmanueli,
28:30médecin et homme politique,
28:31qui a fondé
28:32le SAMU social
28:32de la ville de Paris,
28:33par exemple.
28:34Il y a Raphaël Rapaport,
28:35qui est l'ancien chef
28:36de service
28:36en endocrinologie,
28:38gynécologie,
28:38psychologie,
28:39etc.
28:39à l'hôpital Necker.
28:41Il y a Jean-Pierre Lebrun,
28:42psychiatre,
28:43psychanalyste.
28:44Donc en fait,
28:44le niveau est extrêmement haut,
28:47très solide.
28:48Au niveau des intervenants
28:50et au niveau
28:50du conseil scientifique,
28:51ce sont des Français
28:52et des scientifiques
28:54du monde entier.
28:55Donc c'est absolument
28:56irréprochable.
28:57Et au niveau de la méthode,
28:58mais c'est la méthode classique
29:00d'un congrès
29:01de type scientifique.
29:03Donc là,
29:03on a tout simplement
29:04le décalage
29:05entre, d'un côté,
29:06une approche scientifique
29:07et de l'autre côté,
29:09une approche idéologique.
29:10Et on en revient.
29:11Et pourquoi la France
29:12est-elle en retard ?
29:13Parce que la France
29:13est le berceau de l'idéologie.
29:15C'est le berceau
29:16de la Révolution française
29:17à partir duquel
29:18s'est structurée
29:19l'idéologisation
29:20des idées politiques
29:21dans le monde.
29:22Et donc la France,
29:23elle a du mal
29:24à avoir une approche empirique.
29:26Alors que les pays
29:27plutôt de culture,
29:28on va dire,
29:28protestante
29:29et plutôt d'une culture empirique
29:31n'ont pas de mal
29:32à tirer des conséquences
29:33d'un consensus scientifique
29:34qui s'établit
29:35aujourd'hui assez clairement.
29:36Vincent Roy,
29:37vous vouliez réagir
29:37aussi à cette actualité ?
29:39Oui, parce qu'enfin,
29:40j'ai écouté des explications
29:41très brillantes
29:42de Dan,
29:44mais c'est vrai
29:45que se poser
29:46aujourd'hui
29:47la question
29:47de savoir
29:48si l'enfant
29:49de lui-même
29:50peut revendiquer
29:51une transition de genre
29:52me paraît,
29:54ça n'engage que moi,
29:55évidemment,
29:57me paraît
29:57totalement monstrueux.
29:58C'est-à-dire
29:59que l'enfant décide
30:00et qu'on puisse
30:01de surcroît
30:02favoriser
30:03sa décision,
30:05c'est pour part,
30:06et vous le disiez,
30:07sans doute
30:07après la possibilité
30:09de le mettre en péril,
30:12qu'après il demande
30:12justement
30:13à rechanger de genre
30:14une autre fois,
30:15c'est ce que vous évoquiez
30:16dans le commentaire
30:18que vous venez de faire.
30:19Donc l'idée
30:20que l'enfant
30:21est indépendant,
30:22qu'il peut prendre
30:22des décisions
30:23aussi importantes
30:24sur sa vie,
30:24sur son corps,
30:26me paraît terrible.
30:29Cette idée-là
30:29me paraît terrible.
30:30Que l'on laisse faire ça
30:31au nom,
30:32encore une fois,
30:32d'une idéologie,
30:34ça me paraît terrible.
30:35Bon, il était important
30:36effectivement de faire
30:36un focus avec vous,
30:37Anne Cofinier,
30:38sur cette actualité.
30:40Il nous reste un peu plus
30:41d'une minute cinquante.
30:41Je voulais vous entendre
30:42pour cette information
30:43qui concerne tous les Français.
30:44Les boulangers,
30:45les fleuristes artisanaux
30:46pourront ouvrir,
30:47Geoffroy,
30:48cette année,
30:49dès le 1er mai.
30:50On a envie de dire
30:50tout cela pour cela.
30:52Finalement,
30:53ça a été une séquence politique
30:54assez inouïe
30:54et tellement française,
30:56au fond.
30:57Déjà, le débat
30:58est très français.
30:59C'est-à-dire,
30:59interdire à des gens
31:00qui ont envie
31:01de travailler
31:03en étant, par ailleurs,
31:04mieux payés
31:04que si c'était un jour
31:05qu'il n'est pas férié
31:07de travailler,
31:08c'était incroyable.
31:10Les postures
31:11de chaque participant
31:12de cette polémique
31:13étaient exceptionnelles,
31:14notamment,
31:14surtout,
31:16la CGT
31:16qui dit,
31:17la CGT
31:18qui ne représente
31:19absolument pas
31:19le monde du travail
31:20et qui,
31:21par principe,
31:21décide d'empêcher
31:22des gens
31:22de gagner leur vie
31:23en travaillant.
31:24Il y avait à peu près
31:25tous les problèmes français
31:26résumés dans cette attitude-là.
31:29Je suis content pour eux
31:30puisqu'ils vont finalement
31:31pouvoir s'en sortir.
31:32Tout ça pour ça,
31:33c'est vrai qu'on pourrait se moquer.
31:34On pourrait se moquer aussi
31:35un peu du gouvernement
31:36qui a tergiversé,
31:37qui s'est laissé intimider,
31:38etc.
31:38à la fin,
31:39finalement,
31:40ça finit bien.
31:41Ça n'empêche pas
31:41qu'il y aurait un grand débat
31:43à avoir sur le sens du travail
31:44dans notre pays.
31:45C'est ça la question.
31:46Bien sûr.
31:47Quel est la meilleure travail
31:47aujourd'hui ?
31:48Bien sûr.
31:50Moi, par exemple,
31:50je suis persuadé
31:51qu'il y a beaucoup de gens
31:53qui travaillent beaucoup.
31:54On dit souvent,
31:55vous savez,
31:55moi je suis assez mal à l'aise
31:56avec l'explication
31:57consistant à dire
31:57que les Français
31:58sont des feignants.
31:59Si vous regardez les grandes masses,
32:00évidemment,
32:00on ne travaille peut-être pas
32:00assez longtemps
32:01et statistiquement,
32:03peut-être que c'est vrai.
32:04Mais moi,
32:04je suis persuadé
32:05que les gens
32:05qui ont les salaires
32:06les plus modestes
32:06dans notre pays
32:07travaillent beaucoup
32:08dans des conditions difficiles
32:10et que le pays est coupé
32:11en plusieurs catégories
32:13et que ceux du bas de l'échelle
32:15sont très méritants.
32:16Mais une fois qu'on a dit ça,
32:17il y a un problème
32:18avec le travail
32:19et il y a surtout,
32:19aujourd'hui,
32:20beaucoup d'institutionnels
32:21qui ont pignon sur rue
32:22qui ne comprennent pas
32:23ce qu'est le travail,
32:24souvent n'ont jamais travaillé
32:26et en fait détestent le travail
32:27et donc le découragent.
32:29Si les travailleurs sont libres,
32:30qu'on leur laisse le choix
32:31au fond de travailler
32:32et de travailler quand
32:34et comment
32:34ils le veulent.
32:36On va marquer
32:36une très courte pause
32:37et dans un instant,
32:38on s'interroge
32:40quelle laïcité
32:41pour demain.
32:42Ça va être passionnant.
32:43C'est tout de suite
32:43sur CNews.
32:48La question du port de voile
32:49dans les conseils municipaux
32:50après les municipales,
32:52l'entrisme islamiste
32:53dans les facultés
32:54cette semaine,
32:54bref,
32:55pas une semaine
32:55sans que l'actualité
32:56ne soit pas marquée
32:57par une information
32:59liée à l'islam politique
33:01en France.
33:01Et vous le savez,
33:02c'est un sujet
33:02qui cristallise les tensions
33:03et qui divise fortement
33:05notre société.
33:06Et cette question,
33:07face aux offensives
33:08de l'islam politique
33:09en France,
33:09« Quelle laïcité pour demain ? »
33:12C'est le titre
33:13de votre livre
33:14Benoît Dumoulin.
33:15Vous êtes chargé
33:16de cours en histoire
33:16des idées politiques
33:17et en droit constitutionnel
33:19à l'Institut catholique
33:20de Paris,
33:21notamment.
33:22Première question.
33:23Le seul argument,
33:24c'est vrai aujourd'hui,
33:25brandi en France,
33:25notamment face
33:26à l'islam politique,
33:27c'est de rappeler
33:28que la France
33:28est un pays laïque.
33:30Est-ce que la laïcité,
33:32elle suffit aujourd'hui
33:34face à l'islam politique ?
33:35En fait,
33:36le problème,
33:37c'est que pour l'instant,
33:39on est démuni.
33:40Dès qu'il y a
33:41de l'antrisme islamique,
33:43on brandit la laïcité
33:44comme un rempart.
33:45Et c'est vrai
33:46que sur le court terme,
33:47sur le très court terme,
33:49la France résiste mieux
33:50à l'antrisme islamique
33:51que, par exemple,
33:52des pays anglo-saxons
33:53de l'autre côté
33:54de la Manche,
33:55en Grande-Bretagne,
33:56où le multiculturalisme
33:57est installé.
33:58Et cette tradition
34:01centralisatrice
34:02de la France,
34:03avec un État
34:04très fort
34:06et aussi avec
34:07cet outil
34:08de la laïcité,
34:08dans un très court terme,
34:11il peut jouer
34:12le rôle de rempart.
34:13Mais dans le long terme,
34:15et je pense
34:15qu'un homme politique,
34:16un décideur,
34:17doit regarder
34:17sur le long terme,
34:19c'est l'inverse.
34:20C'est-à-dire que,
34:22on le disait tout à l'heure,
34:23le principe
34:24de la laïcité
34:25à la française,
34:26c'est un exercice
34:27de soustraction,
34:28de soustraction
34:28du religieux,
34:30d'abord pour les fonctions
34:31régaliennes de l'État,
34:32et ça,
34:32on peut le comprendre
34:33parce que,
34:33dans une société pluraliste,
34:35il faut que chacun
34:36puisse se reconnaître
34:37dans l'État
34:37et donc,
34:38les fonctionnaires,
34:40les services publics
34:42et les agents de l'État
34:42ne doivent pas afficher
34:45de signes religieux.
34:47En revanche,
34:48la tendance actuelle
34:48que l'on voit,
34:49c'est-à-dire
34:49à transférer
34:50cette laïcité
34:51de l'État
34:52à la société,
34:53à l'espace public,
34:54il y a des propositions,
34:55les élus,
34:56vous l'avez évoqué,
34:58le projet
34:58d'interdiction du voile,
34:59etc.,
35:00fait que finalement,
35:01on contribue
35:02à vider
35:03l'espace public
35:04de toute présence religieuse
35:06et en fait,
35:07le problème,
35:07c'est que ça contribue
35:09à la fois
35:09au déracinement
35:10de nos concitoyens
35:11et en même temps,
35:12ça ne suffit plus
35:13à dire qui nous sommes.
35:14Vous voyez,
35:14la laïcité,
35:15c'est un panneau
35:16de sens interdit
35:17en disant,
35:17attendez,
35:17là,
35:18on est en train
35:18de s'entrechoquer
35:21pour des raisons religieuses,
35:22arrêtons,
35:23mais le problème,
35:24c'est que ça ne dit plus
35:25qui nous sommes.
35:26Il faut,
35:27face à l'entrisme islamique,
35:29face à quelque chose
35:29qui est à la fois
35:30une foi,
35:31mais aussi une civilisation,
35:33mais aussi des mœurs,
35:34mais aussi un code juridique.
35:37Vous voyez,
35:37c'est tout un ensemble.
35:39L'islam,
35:40c'est à la fois une religion,
35:41l'islamisme,
35:41c'est la version politique.
35:44Eh bien,
35:45face à cela,
35:45si vous avez
35:46des principes juridiques abstraits,
35:48ça ne suffira pas.
35:49Face à quelque chose
35:50qui est substantiel,
35:51il faut se réenraciner
35:53dans notre culture.
35:55Mais du coup,
35:55quelle réponse concrète
35:56du politique ?
35:57Le constat d'accord,
35:58mais quelle réponse
35:58à long terme,
35:59comme vous l'avez souligné,
36:00du politique ?
36:01Alors,
36:01c'est plusieurs choses.
36:02C'est déjà
36:04faire quelque chose
36:05qui est impossible
36:06aujourd'hui,
36:06constitutionnellement,
36:07c'est-à-dire traiter
36:10les...
36:12Ne plus mettre
36:13toutes les religions
36:14sur la même pied d'égalité,
36:16mais traiter
36:18le christianisme,
36:19non pas sur un plan religieux,
36:21mais sur un plan culturel,
36:23faire droit
36:24à la prééminence culturelle,
36:26je dis bien culturelle
36:27et pas culturelle,
36:28du christianisme,
36:29en raison du fait
36:30qu'il constitue
36:31le ciment de la nation,
36:35notre histoire,
36:36nos repères même
36:37temporels,
36:38c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
36:39nous sommes en 2026,
36:40après Jésus-Christ.
36:42Bon, je sais que
36:42le calendrier révolutionnaire
36:43a voulu gommer tout ça,
36:44mais vous voyez,
36:45toutes nos références
36:47aujourd'hui,
36:48les noms des villages,
36:51sont marqués
36:52par le christianisme,
36:53notre patrimoine est marqué,
36:55notre conception de la personne
36:56est marquée par le christianisme.
36:57Et donc,
36:58la question,
36:58ça serait,
36:59je pense que
37:00une des pistes,
37:01ce n'est pas la seule,
37:02ça serait déjà
37:02de faire une différence,
37:03non pas sur le plan
37:05cultuel,
37:06la liberté de religion,
37:08ça vous mettez ça de côté,
37:09la liberté de religion,
37:10tout ce qui est religieux,
37:11vous mettez ça de côté.
37:11Mais en revanche,
37:12sur le plan culturel,
37:15permettre
37:15une certaine prééminence
37:17culturelle du christianisme.
37:17Et dans ce cas-là,
37:18ça voudrait dire
37:18une chose très très concrète,
37:20c'est qu'aujourd'hui,
37:21vous avez un article
37:22dans la loi de 1905,
37:24l'article 28,
37:25qui interdit
37:27tout édifice religieux
37:29sur une emprise publique,
37:31hormis les cimetières
37:33et les églises,
37:35notamment pour,
37:36de toute façon,
37:38les croix,
37:39de calvaire,
37:41les statues,
37:42des saints,
37:43toutes celles,
37:44tous ces édifices religieux
37:46qui sont construits
37:48après 1905,
37:50eh bien,
37:50doivent être retirés.
37:51Et vous avez
37:52une association
37:53qui était en perte de vitesse
37:54et qui s'est fait connaître,
37:55justement,
37:56la fédération de la libre-pensée
37:58pour faire
37:59des recours juridiques
38:00et qui les gagne
38:01sur le fondement
38:01de cette loi.
38:02Et alors là,
38:03il y a une proposition
38:03très intéressante,
38:04d'ailleurs,
38:05elle a été faite
38:05par un sénateur LR
38:06qui s'appelle
38:09Stéphane Lerudillier
38:09et qui a proposé
38:11de modifier
38:14cet article
38:15de la loi de 1905
38:16et pour que cette modification
38:19ne soit pas censurée
38:21par le Conseil constitutionnel,
38:22il va jusqu'à modifier
38:23l'article premier
38:24de la Constitution
38:25pour réintroduire
38:27les racines chrétiennes
38:28dans la Constitution.
38:31Et ça mettrait en échec
38:32cette jurisprudence
38:33du Conseil d'État
38:34qui, finalement,
38:35contribue à vider
38:36notre patrimoine chrétien
38:37de la Constitution.
38:38Alors là, c'est vrai,
38:38on comprend mieux
38:40et d'ailleurs,
38:41Geoffroy Lejeune,
38:41on en a régulièrement parlé,
38:42les racines chrétiennes
38:43dans la Constitution.
38:44Ça, ça a été proposé,
38:45je pense notamment
38:46à Éric Ciotti
38:47mais d'autres,
38:47ça a été proposé
38:48par les politiques
38:49et on comprend mieux
38:50en quoi, finalement,
38:52elle serait intéressante
38:53aussi cette proposition.
38:54Oui, bien sûr,
38:55ce serait une réponse
38:56mais en fait,
38:57je ne vais pas paraphraser
38:58Benoît Dumoulin
38:59mais comment dire,
39:01la laïcité,
39:01c'est en gros
39:03l'absence de religion
39:04dans l'espace public
39:05et dans les institutions
39:07en revanche,
39:08ça ne dit pas
39:09que la société
39:09doit être athée,
39:10jamais.
39:11Et le problème qu'on a
39:12et ça fait partie
39:13des solutions
39:14auxquelles on devrait réfléchir,
39:15c'est que
39:15à partir du moment
39:17où depuis plusieurs décennies
39:19vous décidez chaque année
39:20de faire rentrer
39:20des gens qui n'ont pas
39:21la même culture
39:22et souvent pas
39:23la même religion,
39:24en l'occurrence,
39:25vous en parlez
39:25de contrer
39:27l'emprise
39:29de l'islam politique,
39:30à partir du moment
39:31où la France
39:32s'est islamisée
39:32parce que les gens
39:33qui venaient en France
39:34par l'immigration
39:35étaient musulmans,
39:37vous avez nécessairement
39:38une islamisation
39:39de la société
39:39et ça la laïcité
39:40ne peut rien y faire
39:41parce que la laïcité
39:42n'empêche pas les gens
39:42en effet de pratiquer
39:44leur religion,
39:44de croire autre chose,
39:45etc.
39:46Et donc pour cette raison-là,
39:48l'emprise croissante,
39:50notamment le développement
39:51du voile,
39:51qu'on voit dans la société
39:53parfois en étant très inquiet,
39:55la laïcité ne peut rien faire
39:56pour l'en empêcher.
39:57C'est-à-dire que vous pouvez
39:58interdire le voile
39:58à l'école si vous voulez,
39:59vous pouvez l'interdire
40:00dans les services publics,
40:01vous pouvez l'interdire
40:01dans beaucoup d'endroits,
40:02mais par contre
40:02vous ne pouvez pas empêcher
40:03les gens d'être musulmans,
40:04de porter le voile
40:04et de prier chez eux.
40:05Donc pour toutes ces raisons-là,
40:07en fait,
40:07la première chose
40:08si vous voulez contrer
40:08l'islam politique,
40:09c'est d'abord de tarir
40:10les flux migratoires
40:10et d'éviter que le pays
40:12s'islamise par les flux démographiques.
40:14Et puis de rappeler
40:15ce principe de l'assimilation,
40:17c'est-à-dire que ça passe
40:18par l'école,
40:19ça passe par la culture,
40:20ça passe par le fait
40:22de retrouver ce sens
40:23du bien commun,
40:24de ce qui retisse
40:26la toile du nation,
40:27qui l'ancre dans sa culture,
40:29dans son histoire,
40:29et ça malheureusement
40:30on l'a abandonné.
40:32Quelle laïcité pour demain ?
40:34Préface de Mathieu Beaucoté d'ailleurs.
40:36Ah, on le connaît bien
40:36Mathieu Beaucoté,
40:37vous allez le lire
40:38avec intérêt,
40:38je le sens.
40:40Oui, je souscris évidemment
40:41à tout ce qui a été dit,
40:42mais je vais y aller
40:42un peu plus à la serpe.
40:44De toute façon,
40:44en 1905,
40:45cette toile a été créée
40:46pour bouffer du curé.
40:47Mais voilà,
40:49le contexte historique
40:50n'était pas du tout le même.
40:51Le contexte historique
40:52n'était pas le même.
40:53Et moi je pense,
40:54je suis de ceux qui pensent
40:55que c'est précisément
40:56à cause de la laïcité
40:58à la française
40:59que l'entrisme islamiste
41:01fait florez chez nous.
41:03Et que sur le long terme,
41:04et je vous suis complètement là-dessus,
41:06sur le long terme,
41:07il fera plus de dégâts,
41:08sans doute,
41:09que dans une société
41:12multiculturelle
41:12ou communautariste,
41:13comme au Royaume-Uni par exemple.
41:15Et je pense qu'il y a même
41:17grande urgence,
41:18aujourd'hui,
41:19compte tenu des conditions
41:20de température et de pression,
41:21à inscrire dans la Constitution
41:22que nous sommes
41:23un grand pays catholique.
41:25Et je ne suis pas en cela
41:26démenti par nos paysages.
41:27Benoît Dumoulin,
41:28pour clore cet échange ?
41:30Alors,
41:31on pourrait dire plein de choses
41:32sur la laïcité,
41:33mais vraiment,
41:34je pense qu'il faut
41:36bien se dire
41:37que la laïcité,
41:38ça doit rester un moyen
41:40et pas une fin.
41:42C'est-à-dire que
41:42c'est quelque chose
41:43qui peut être utile.
41:45Par exemple,
41:45vous êtes,
41:46vous êtes dans,
41:48vous exercez une fonction
41:49régalienne de l'État.
41:50Vous êtes policier,
41:51vous avez un uniforme.
41:52L'uniforme,
41:52il existe pour invisibiliser
41:54votre opinion religieuse.
41:55Et c'est normal
41:56parce que vous incarnez
41:57les fonctions régaliennes
41:58de l'État.
41:59En revanche,
41:59si cette laïcité,
42:00vous l'étendez
42:01à la société,
42:02et ce n'est pas encore le cas,
42:04mais il y a des tendances.
42:06Et il y en a qui sont animés
42:07des meilleures intentions
42:08en disant,
42:09regardez,
42:09récemment,
42:10il y a une proposition
42:11pour dire,
42:12ah, mais on va interdire
42:13le voile des fillettes
42:15dans l'espace public.
42:16Le problème,
42:17moi,
42:17ça me fend le cœur
42:19de voir des fillettes voilées,
42:20mais le problème,
42:21c'est qu'en faisant ça,
42:22en fait,
42:22on interdira
42:23les signes religieux
42:24dans l'espace public.
42:25Et on reviendra
42:25à l'interdiction
42:26souhaitée par la Troisième République
42:27du port de la Soutade.
42:28On est bien d'accord.
42:29Et ça sera,
42:30encore une fois,
42:30une entreprise de déculturation.
42:32Quelle laïcité pour demain.
42:33Je rappelle le titre
42:34de votre livre
42:35pour aller plus loin.
42:36Merci d'avoir accepté
42:37notre invitation,
42:38Benoît Dumoulin.
42:39Merci à vous.
42:40Michael Dorian est avec nous.
42:41L'actualité continue.
42:42Le meilleur de l'info
42:43dans un instant.
42:43Au programme, Michael.
42:44Bonsoir, Olivier.
42:45On va parler
42:46de ce vaste réseau
42:47de mariages blancs
42:48démantelés
42:49dans le Val-de-Marne,
42:50à nos gens sur Marne.
42:50En deux ans,
42:51ce réseau a permis
42:51de célébrer
42:52pas moins de 31 mariages frauduleux.
42:55On reviendra également
42:56sur les conséquences,
42:57les craintes en France
42:58et dans l'Union européenne
42:58alors que l'Espagne
42:59s'apprête à régulariser
43:00un 1,5 million de sans-papiers.
43:03Et c'est tout de suite
43:04donc sur CNews.
43:05Merci à tous
43:07pour vos décryptages passionnants
43:09ce soir.
43:09L'actualité qui continue.
43:11Merci à Julien Durot.
43:12Je vous retrouve demain
43:12à 22h, 100% politique week-end.
43:15Très bonne soirée
43:15sur notre antenne.
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