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Ce lundi 10 août, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, ainsi que Olivier Malteste, chef économiste et directeur des investissements chez CESGA - Yomoni/Althéis, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Aude Kersulec. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:05BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Aude Kersulek.
00:11Bonjour et bienvenue dans votre demi-heure de bourse quotidienne.
00:16C'est été, ravi de vous retrouver toute cette semaine.
00:19On avait quitté le CAC 40 vendredi avec des records.
00:23Des records, il y en a eu beaucoup la semaine dernière.
00:25C'est plus calme cette semaine, mais on aura quand même peut-être à confirmer dans quelques minutes.
00:29C'est un record de clôture.
00:31Calme relatif sur les marchés en ce lundi d'août en plein pendant la pause estivale.
00:37C'est aussi le cas sur les marchés américains qui sont relativement stables en ce moment.
00:42Seul le Nasdaq est légèrement dans le rouge, moins 0,2%.
00:48Calme plat pour le Dow Jones, pour le S&P.
00:50Le CAC 40, légère hausse, plus 0,15%.
00:53Ça monte, on verra, notamment pour le secteur de l'énergie.
00:56C'était Total qui tirait l'indice tout à l'heure.
00:59Total et ArcelorMittal en hausse de 1,6%.
01:02On avait un peu plus tôt dans la journée, STM et SOITEC, les semi-conducteurs.
01:07Mais ça n'a pas duré.
01:10On verra aussi que EssilorLuxotica ou Orange sont à la baisse cet après-midi environ.
01:162% de baisse.
01:18On confirme tout ça.
01:20Lors du fixing après 17h35, on confirmera aussi si on a eu ce record de clôture.
01:26En tout cas, rien du côté du record en séance.
01:30On n'est pas allé plus haut que les 7000, 8000, bien sûr, 755 points de la semaine dernière.
01:38On va aussi parler lors de cette demi-heure de Berkshire Hathaway et d'Apple.
01:42D'ailleurs, on commence avec Apple parce que ça bouge sur les marchés américains.
01:47Apple baisse en ce moment de 2%.
01:50Apple, dont la recommandation a été abaissée par Jeffreys, a sous-performé.
01:56Réduction aussi de l'objectif à 263 dollars contre 285 auparavant.
02:02John Plassard est connecté avec nous.
02:05Bonjour, vous êtes responsable, bien sûr, stratégie chez Cité Gestion.
02:08Merci d'être au rendez-vous.
02:10Alors, expliquez-nous un peu cet abaissement de recommandations de Jeffreys sur la part d'Apple.
02:16Comment c'est justifié ?
02:18D'abord, il faut noter, Aude, que c'est assez rare pour le noter.
02:22Un grand nom, Jeffreys, abaisse.
02:24La raison, il y a plusieurs raisons.
02:26La première raison, c'est que Jeffreys saurait qu'Apple,
02:30qui, vous le savez certainement, voulait lancer un modèle qu'on appelait tout vert,
02:35c'est-à-dire quasiment transparent,
02:38qui devait prolonger le cycle de renouvellement des appareils haut de gamme.
02:42Il devait être à 2000 dollars entrée de gamme, je dirais,
02:47pour ce téléphone qui est quand même assez cher.
02:52Et puis aussi, la deuxième chose qui concerne de nombreux opérateurs,
02:57de nombreuses entreprises, c'est que Jeffreys anticipe une hausse du prix de la mémoire
03:04de 40 à 50 % au troisième trimestre et de 30 à 40 au quatrième trimestre,
03:12évidemment, sous l'effet des demandes de data centers liées à l'intelligence artificielle.
03:19Alors, évidemment, ça devient de plus en plus compliqué pour les fabricants de téléphones,
03:24mais on a entendu ce week-end, ça n'a pas rassuré les marchés,
03:28mais on a entendu ce week-end que Apple, potentiellement,
03:32était sur le point d'acheter quelques puces aux fabricants
03:37qui viennent de rentrer en bourse, CXMT,
03:40et que les premiers bénéficiaires, d'une certaine manière,
03:44seraient les modèles qui sont fabriqués en Chine.
03:48Mais on sait que ce n'est pas réellement une solution.
03:50Pourquoi ? Parce que déjà, il y a le gouvernement chinois
03:53qui vérifie tout ce qui est vendu aux acteurs étrangers,
03:57et de l'autre côté, vous avez aussi le gouvernement américain
04:00qui surveille Apple.
04:02Donc, on est dans une situation assez paradoxale pour Apple,
04:07mais aussi pour les autres,
04:08parce qu'on a l'intelligence artificielle
04:10qui soutient les valorisations des grands groupes technologiques,
04:14mais de l'autre côté, elles commencent aussi à renchérir leurs composants,
04:19pour les composants, pour les produits les plus traditionnels,
04:23comme l'iPhone et tout l'été.
04:25C'est la peur de la rentabilité dégradée qui effraie certains analystes,
04:30parce que quand même, si on met les choses en perspective sur Apple,
04:33on a quand même une grosse majorité qui reste à l'achat.
04:3647 analystes restent rachetés avec un objectif autour de 330 dollars,
04:426 à la vente.
04:43Donc, Jeffries maintenant, un chiffre qui n'a tout de même jamais été aussi haut.
04:49Alors, qu'est-ce qui pourrait, cela dit, soutenir Apple à ces prochains mois,
04:54ces prochaines semaines ?
04:55Il y a les lancements, effectivement, de l'iPhone pliable.
05:00Alors, il y a deux choses.
05:02La première des choses, c'est, vous l'avez dit, les nouveaux modèles.
05:05Après, alors, je dirais qu'il y a trois choses, les nouveaux modèles.
05:07La deuxième chose, c'est la Chine qui avait un peu ralenti dans les derniers chiffres.
05:11Et la troisième chose, c'est la partie des services,
05:14parce que la partie des services pour Apple est très importante, augmentait.
05:18Mais les derniers chiffres de la croissance, c'était un peu décevant.
05:22Donc, on devrait avoir trois choses pour qu'on ait vraiment une réaccélération.
05:27On va parler de Berkshire Hathaway un peu plus tard.
05:29On rappelle quand même une chose, c'est qu'Apple, c'est la première valeur en portefeuille de Berkshire Hathaway.
05:36Donc, évidemment, pas tout le monde est vendeur sur le titre, comme vous l'avez dit, Aude.
05:40Mais effectivement, il faut qu'il y ait un nouveau regain pour que la valeur aille plus haut.
05:45Oui, on va reparler effectivement tout à l'heure de Berkshire Hathaway et aussi d'Intel,
05:50parce que c'est l'autre valeur qui est fortement à la baisse sur le marché américain,
05:55moins 4%, même si c'est très volatil depuis le début de l'année sur Intel.
06:01Allez, c'est l'heure du fixing à la bourse de Paris.
06:04Et on voit qu'on termine la séance à 8 726 points.
06:10C'est au moins ça de prix, un record de clôture pour le CAC 40,
06:13qui termine donc 12 points plus haut que vendredi soir.
06:178 726 points.
06:19On n'est en revanche pas allé plus haut que le record de 8 755 points,
06:24plus 0,13% de hausse pour l'indice parisien,
06:28porté par des valeurs de l'énergie.
06:31ArcelorMittal, TotalEnergie, qui sont quasiment en hausse de 2%.
06:35C'est vrai qu'il y a un rebond sur le baril de Brent aujourd'hui,
06:39sans développement majeur du côté du Moyen-Orient.
06:42L'Iran qui dit toujours qu'il y a un accord qui va être signé
06:47sur le passage dans les droits d'Hormuz,
06:49mais qui demande aussi à Washington d'accepter toutes ces conditions.
06:51On n'a pas eu encore la réaction des États-Unis là-dessus.
06:55A la hausse, on a aussi eu Stellantis et Crédit Agricole Safran,
06:59un cocktail de secteurs plutôt diversifiés pour les hausses.
07:03En revanche, du côté des baisses, Orange, Veolia ou Publicis,
07:07qui reculent entre moins 1,4 ou 2% sur l'ESBF 120,
07:14DBV Technologies ou encore GTT.
07:16C'est en hausse de plus 3 et plus 5%.
07:19Là encore, on est sur secteur pétrolier ou encore parapétrolier.
07:24On refait la séance tout de suite, côté analyse technique.
07:29BFM Bourse, on refait la séance.
07:31Et oui, d'abord, côté analyse technique avec Gilles Santacroque,
07:35trader et administrateur du site boursicoté.com.
07:38Bonjour Gilles.
07:39Un point technique sur les indices européens.
07:42Alors, on n'est pas allé toucher les plus hauts aujourd'hui.
07:43C'est d'ailleurs la première fois depuis lundi dernier
07:46qu'on n'a pas inscrit de nouveaux records en séance pour le CAC 40.
07:50C'est très faible aussi dû au niveau des volumes.
07:53Je n'ai pas encore le fixing total, mais en tout cas, c'est comme un lundi.
07:57En tout cas, du mois d'août, ça n'a pas suffi pour se pousser les plus hauts.
08:01Oui, au niveau des volumes, j'ai vraiment aussi des volumes qui sont très très faibles.
08:04On serait sous même les 3 milliards.
08:06J'attends aussi le volume définitif.
08:08Ça traduit un petit peu le manque de conviction et la zone d'attente dans laquelle nous sommes au niveau
08:14du CAC 40.
08:15Alors, en termes de géopolitique mondiale, on a effectivement cet accord sur l'étroit d'Hormuz avec l'Iran
08:22qui durcit un petit peu les possibilités d'accords rapides.
08:27On est dans une configuration où le pétrole effectivement remonte,
08:31ce qui a certainement ralenti un petit peu la progression des indices.
08:36On a un Yen aussi qui commence à redevenir volatile.
08:40Donc, dans ce contexte, on reste sous une zone de résistance à 8 740 points.
08:44On reste toutefois dans une dynamique haussière.
08:46On a marqué une belle dynamique la semaine dernière.
08:49Je rappelle qu'on commencerait à avoir des signaux de retournement sous 8 560 points.
08:54Donc là, on en est relativement éloigné et on considère que l'on est dans une dynamique haussière forte au
09:00-dessus des 8 640 points.
09:02Malgré tout, on a des signaux d'affaiblissement qui agissent sur le CAC 40.
09:07Attention donc à une rupture d'une zone intermédiaire à 8 695 points.
09:11Ça pourrait confirmer le fait d'un petit retournement, d'un petit retrassement sur le très court terme.
09:17Mais pour l'instant, je dirais qu'on préserve l'essentiel avec une séance donc sans volatilité et sans conviction.
09:22Oui, je regardais aussi du côté du stock 600.
09:26Gilles, on a un léger record de clôture mais ça se joue à la décimale près.
09:30Mais on a eu du mal aussi aujourd'hui à vraiment décoller.
09:34Le range est même très faible.
09:37Oui, mais on était sur une dynamique un peu plus forte sur le stock 600 par rapport à ce que
09:42l'on a sur l'indice parisien.
09:43Donc on continue, je dirais, à progresser même s'il n'y a pas de nouveau plus haut aujourd'hui.
09:49Il faut dire que la séance de vendredi a été particulièrement volatile.
09:52On a tout de même une progression.
09:54On a une progression en clôture et on reste sur des signaux dynamiques qui sont relativement encourageants.
10:01La zone, je dirais, à ne pas casser à la baisse pour cet indice, ça sera la zone des 650
10:07points.
10:08Donc là, on est au-delà des 660.
10:11Bon, on reste donc dans une dynamique correcte avec des perspectives qui restent haussières sur cet indice européen là aussi.
10:18Oui, 660.56, la virgule est importante parce que c'est elle qui permet d'inscrire un nouveau record de
10:25clôture en plateau.
10:26Je suis avec Olivier Maltès.
10:28Bonjour.
10:29Bonjour.
10:29Vous êtes chef économiste et directeur des investissements chez YouMoney Altheis.
10:34On va parler du stock 600 justement, on va parler des entreprises européennes.
10:38Parce qu'il y a un article du Financial Times qui met en avant la remarquable saison des résultats en
10:45Europe.
10:45avec les entreprises du stock 600 qui ont publié une hausse de leur profit de 22% en moyenne pour
10:51ce deuxième trimestre,
10:52pour celles qui ont publié jusque-là le réveil de l'Europe au deuxième trimestre,
10:57dans un contexte où en fait on ne l'attendait pas si fort en fait avec des prix de l
11:01'énergie qui avaient augmenté.
11:03C'est quand même une bonne nouvelle.
11:04Oui, c'est une vraie surprise, une vraie bonne surprise.
11:07Il faut s'en féliciter.
11:08On devrait terminer effectivement à 22% de croissance.
11:12Donc c'est la des bénéfices, c'est la meilleure année depuis 2022.
11:16Et 2022, c'était vraiment porté par le rebond après le Covid et donc tout le monde consommait.
11:20Et donc globalement c'était une très très bonne année en termes de résultats.
11:23Donc c'est vraiment très très bon.
11:24Alors c'est bon aussi aux Etats-Unis, mais ça on s'y attendait un peu plus.
11:27Mais c'est étonnamment très très bon en Europe dans un contexte où,
11:31depuis notamment le début du conflit,
11:33on se disait que la zone européenne et la zone euro en particulier allaient avoir de grandes difficultés.
11:37On avait un vrai problème de visibilité.
11:39Donc il y a deux choses.
11:40Il y a à la fois les résultats qui sont bons dans pratiquement tous les secteurs globalement.
11:44Il y a tout ce qui est consommation discrétionnaire où c'est un petit peu plus dur évidemment.
11:46Tout ce qui est les télécoms aussi, le luxe, l'aéronautique,
11:50tout ça c'est des secteurs qui sont un petit peu plus durs avec le prix du kérosène pour l
11:53'aviation par exemple.
11:54Mais globalement c'est plutôt très très bon.
11:57Et ce qui est aussi très bon signe,
11:58c'est plutôt les perspectives aussi annoncées par les entreprises au moment des résultats,
12:02qui là aussi sont supérieures aux attentes,
12:04qui viennent redonner un petit peu d'air sur un contexte qui est relativement anxiogène.
12:07Parce qu'évidemment sur les actions on bat record sur record et on est plutôt bien porté.
12:13Et lorsqu'on regarde les taux, les taux sont plutôt de manière importante.
12:15Il y a encore beaucoup de zones d'incertitude,
12:17que ce soit le conflit en Iran qui n'est toujours pas terminé,
12:20des négociations qui n'en finissent pas et on ne sait pas trop d'ailleurs où est-ce qu'on
12:22en est.
12:23Et donc tout ça pourrait porter un poids relativement important toujours sur la zone européenne.
12:28Mais peu de profit warning, beaucoup de confirmations, de perspectives et même d'augmentation.
12:32Et des augmentations, des améliorations en termes de perspectives.
12:35Et donc on revoit aussi les flux arrivés.
12:37Donc moi évidemment je regarde plus tout ce qui est flux lié aux ETF qui restent encore en Europe.
12:43Collectes positives pour le mois de juillet,
12:45pour la première fois depuis le déclenchement du conflit pour l'Europe,
12:47les ETF européens.
12:48Exactement.
12:49Et les chiffres de Bloomberg et de BlackRock.
12:51Exactement, donc ça c'est aussi au niveau mondial.
12:52Mais quand on regarde vraiment sur le niveau européen,
12:54sur le mois de juillet on a 38 milliards de collectes sur les ETF en Europe,
12:58les ETF actions globalement.
12:59Et on a 2 milliards 6 en Europe, contre 12 milliards aux Etats-Unis.
13:03Donc les flux restent aussi très forts sur les actions américaines.
13:05Mais c'est vrai que ça faisait 3 mois qu'on avait de la décollecte sur les actions américaines.
13:09Après par contre un début d'année qui était complètement à rebours,
13:12c'est-à-dire qu'on était en très forte collecte sur les actions européennes.
13:15Il ne faut pas oublier qu'on a entamé l'année globalement
13:17avec une vraie perspective et une vraie envie de racheter les actions européennes
13:21parce qu'elles étaient sous-valorisées.
13:22A chaque fois ça s'essouffle au cours de l'année.
13:23Et en fait là ça revient pour l'été.
13:25Et donc là on revient sur le mois de juillet effectivement
13:26à une collecte qui est positive après 3 mois de décollecte sur les ETF.
13:30Et puis lorsqu'on discutait globalement,
13:32personne, aucun gérant n'avait envie d'avoir des expositions actions européennes
13:38lorsqu'on voyait tous les vents contraires qui venaient en face globalement.
13:43Et donc ça c'est vrai que c'est une bonne nouvelle
13:44et c'est une bonne nouvelle surtout en termes de perspective.
13:46Donc il y a les résultats.
13:48Donc c'est évidemment porté par l'énergie.
13:50C'est un secteur qui a évidemment apporté des très très bons résultats.
13:53Mais même en dehors de l'énergie, les résultats sont bons.
13:55Les résultats sont bons dans la tech globalement.
13:57Donc les résultats sont un petit peu bons partout.
13:59Les meilleures surprises ont été sur le secteur de la santé.
14:01Là ça allait plutôt à un repli en termes de résultats.
14:04Et on a eu des très très bons résultats.
14:06Donc les surprises sont très positives.
14:08Et donc c'est effectivement une très très bonne,
14:10pour l'instant période de publication sur ce deuxième trimestre.
14:13Les banques, évidemment, qui ont profité des taux aussi relativement importants
14:18avec un petit peu de quantification.
14:20Donc tout ça est de bonne augure.
14:23Et on revoit des flux globalement.
14:25Et là où globalement, les gérants étaient plutôt sous-exposés
14:28sur la zone européenne.
14:30On est plutôt là, donc c'est aussi dans l'article,
14:32mais c'est Bank of America qui publie les expositions globales
14:36des investisseurs institutionnels.
14:39Et là, ils sont légèrement surpondérés maintenant sur la zone euro.
14:41Donc on a un vrai retour d'intérêt sur cette zone euro.
14:44Est-ce que c'est de la diversification ?
14:46Ou est-ce qu'il y a vraiment un momentum qu'on saisit en Europe ?
14:50Oui, est-ce que c'est pas quand même de la diversification
14:52de se dire j'en mets un petit peu plus là parce que ça a l'air de marcher ?
14:54Et c'est quand même aussi moins volatile qu'en Asie, évidemment,
14:57où c'est sujet tous les jours au secteur des puces.
15:00Et c'est ça qui fait le marché.
15:01Oui, c'est ça.
15:03Il y a l'envie aussi de diversifier un peu par rapport à la tech.
15:06On a des grosses valeurs de tech et de semi-conducteurs,
15:08évidemment, aussi en Europe.
15:09On peut penser à ASML, mais globalement,
15:11on est beaucoup moins exposés.
15:12Les indices sont beaucoup moins exposés à la tech
15:14que peuvent être les États-Unis.
15:15Donc on le voit, il y a de plus en plus de questionnements
15:18globalement sur la tech.
15:19Avant chaque publication de résultats,
15:21on voit quand même des performances qui viennent stagner un petit peu
15:23parce que tout le monde prend ses profits
15:24avant finalement de se repositionner
15:26puisque les résultats sont toujours très très bons aussi
15:29côté tech américaine.
15:30Donc il y a cette recherche de diversification.
15:33Il y a le fait que les résultats-là viennent confirmer
15:35que alors que tous les vents semblent être contraires
15:38contre la zone européenne,
15:39les actions et les entreprises se sont plutôt bien comportées
15:41et ont fait un très très bon exercice au deuxième trimestre,
15:45sont confiantes sur la suite.
15:47Ça aussi, c'est important.
15:48C'est que ce n'est pas juste un bon trimestre,
15:52c'est que les perspectives sont plutôt supérieures aux attentes.
15:55Et donc c'est cette recherche de diversification.
15:57Il y avait cette idée aussi qu'en termes de valorisation,
16:01les actions européennes étaient beaucoup moins chères
16:04que les actions américaines.
16:05Là, c'est quand même aussi beaucoup moins vrai.
16:07Il y a eu un rattrapage relativement important
16:08lorsqu'on regarde en termes de valorisation
16:10par rapport aux attentes des earnings futurs,
16:13globalement des résultats futurs.
16:14C'est beaucoup moins vrai.
16:16Mais en tout cas, il y a eu aussi cette recherche-là
16:18d'aller sur des valorisations un petit peu moins importantes.
16:21Et pourtant, on a évidemment parlé beaucoup des records la semaine dernière
16:24sur les indices européens, à CAC 40 compris.
16:28Mais la performance depuis le début de l'année,
16:30elle est quand même bien en deçà des marchés américains.
16:33On est plus 15% pour le Nasdaq ou le Dow Jones à plus 12%.
16:39On est plutôt quasiment à la moitié pour le CAC 40 ou même le DAX.
16:44Donc finalement, il y a encore un potentiel de hausse d'ici la fin de l'année.
16:47Oui, alors il y a un effet change aussi qu'il faut prendre en compte
16:50par rapport aux actions américaines, globalement.
16:53Mais c'est vrai qu'on a un potentiel de hausse aussi.
16:56Mais il faut aussi avoir en tête qu'on a une incertitude sur la Banque centrale.
16:59La Banque centrale européenne et notamment depuis vendredi.
17:02Vendredi, la séance était relativement agitée aussi
17:04avec les chiffres de l'emploi américain
17:05qui étaient quand même particulièrement mauvais.
17:07C'est bien en dessous de ce qu'on attendait.
17:08Mais finalement, qu'ils peuvent laisser espérer aux investisseurs
17:11qu'il n'y aura pas de hausse de taux en septembre.
17:14Maintenant, l'anticipation de hausse de taux s'est bien dégradée.
17:18Depuis vendredi, on est passé à moins de 1 sur 2.
17:21Tout à fait, pour la réunion de septembre aux Etats-Unis.
17:24Par contre, on est toujours sur une anticipation de hausse de taux
17:27au niveau de la Banque centrale européenne, côté BCE.
17:29Et ça, ça peut aussi être un vent contraire qui peut venir sur la suite.
17:35Pour l'instant, la Banque centrale européenne montre
17:38et les chiffres qu'elles ont publiés la semaine dernière
17:40montrent aussi qu'il n'y a pas ce passage sur l'inflation salariale,
17:43ce qui fait très peur évidemment aux banques centrales globalement
17:45sur cette boucle inflationniste qui se mettrait en route.
17:49Néanmoins, l'incertitude sur le conflit en Iran,
17:52le pétrole, la remonte aujourd'hui,
17:55on est à un peu plus de 80 dollars le baril pour le Brent.
17:58Le gaz, on parle beaucoup moins du gaz,
18:00mais le gaz, là où on est environ à plus de 30%
18:03depuis le début du conflit sur le pétrole,
18:06ça a doublé avec des stocks au niveau du gaz européen
18:09qui sont très très faibles aussi.
18:11Tout ça peut venir aussi inquiéter sur le potentiel,
18:14mais pour l'instant, le marché anticipe plutôt
18:17et se réjouit des résultats.
18:18Il y a ce repositionnement effectivement sur les actions européennes.
18:22La vraie question qu'on peut se poser,
18:23c'est qu'est-ce que le positionnement a déjà eu lieu ?
18:25Est-ce que c'est déjà fait ?
18:26Est-ce que la valorisation a déjà remonté ?
18:28Est-ce que tout est déjà à peu près dans les cours ou pas ?
18:31Ou est-ce qu'il y a encore du potentiel ?
18:32Ça, c'est une vraie question, mais en tout cas,
18:34les résultats sont très très bons.
18:35Et c'est vrai que ça va dépendre aussi de ce qui va se passer
18:37du côté des banques centrales.
18:39On est à peu près à un mois maintenant des prochaines réunions
18:41pour la BCE et aussi pour la Fed.
18:44Ce sera le 15 septembre.
18:46Cette semaine, quand même, côté États-Unis,
18:49on suivra l'inflation américaine, ce sera mercredi.
18:52Mais je voulais quand même parler avec vous, Olivier, aussi de l'Allemagne
18:55parce qu'on a l'impression, on a eu des chiffres là aussi plutôt bons,
18:59plusieurs chiffres même, plusieurs mois de suite bons du côté de l'Allemagne.
19:02La production industrielle, les exportations qui sont en croissance,
19:08le modèle allemand est réparé.
19:10On est sur un modèle allemand lié à l'exportation qui est réparé
19:14ou alors c'est quand même les effets du plan de relance
19:17sur les infrastructures, sur le militaire qui est là injecté à l'économie ?
19:20C'est ce qu'on attend beaucoup de ce plan de relance, effectivement,
19:24qui avait été décidé.
19:25Et après, on sait que souvent, ça a du mal en Allemagne
19:27à se concrétiser vraiment et à vraiment dépenser.
19:30Il y a toujours un risque aussi qu'il y ait un transfert de dépenses
19:32qui utilisent ce plan-là plutôt et qui viennent faire des économies ailleurs.
19:35Donc, on attend vraiment.
19:36Ce qui est vrai, c'est que sur la défense, ça fonctionne et effectivement, ça s'implémente.
19:40Sur les infrastructures, on attend ces résultats-là.
19:43Il y a effectivement une amélioration de la situation.
19:46C'est vrai que l'Allemagne souffre depuis 2022, notamment, d'une énergie beaucoup plus chère
19:51que précédemment avec un modèle qui est vraiment basé sur l'énergie normalement à faible marché,
19:56qui était basé sur la Russie à l'époque.
19:58Et donc, on voit que l'Allemagne redresse la tête.
20:00Est-ce que c'est un vraiment changement de modèle ?
20:02Oui, les exportations repartent.
20:04L'industrie automobile, par contre, est toujours très, très concurrencée,
20:07notamment par l'industrie automobile chinoise, globalement, y compris...
20:11On a vu des batailles à ce moment-là sur Volkswagen et Porsche, là aussi, des réductions.
20:13Oui, donc il y a des choses qui sont toujours relativement compliquées,
20:16mais c'est vrai que ça va mieux.
20:18On espère que la machine allemande va effectivement se remettre en route,
20:24notamment avec ce plan de dépenses.
20:26C'est ce qui avait porté les flux en tout début d'année et les espoirs
20:30depuis le mois d'octobre de l'année dernière, globalement, sur les actions européennes.
20:34On espère que ça va effectivement revenir, redonner un coup de fouet, globalement,
20:39à toute l'économie européenne.
20:41Et on est sortis, effectivement, des risques et des craintes de récession
20:44au niveau de l'Allemagne, avec un modèle qui se transforme.
20:48Ce n'est plus le modèle d'avant, notamment sur l'énergie.
20:52Mais il y a tous les deux dont on a parlé.
20:54Exactement.
20:55On va revenir aux États-Unis avec vous, John,
20:58parce qu'on en parlait un peu plus tôt.
21:01Apple qui baisse, mais il y a aussi Intel qui est à la baisse,
21:03qui perd quasiment 4%.
21:05On est à moins 3,6% en ce moment, alors plus 165% depuis le début de l'année.
21:09Rappelons-le, c'est une action, évidemment, qui a beaucoup pris.
21:13Mais là, c'est lié à une annonce d'Intel, une augmentation de capital,
21:16une émission d'action visant à lever 15 milliards de dollars
21:20pour financer des investissements dans les puces.
21:22Et donc, ça ne plaît pas.
21:24Non, ça ne plaît pas parce que c'est plutôt un effet technique.
21:28Vous savez, ça dilue le nombre d'actions.
21:30Mais la chose qui est très importante à noter,
21:33c'est que c'est la première fois qu'Intel va faire une émission d'action
21:37depuis son introduction en bourse en 1971.
21:41Donc, on est dans une situation assez extraordinaire.
21:45Et vous l'avez dit très justement,
21:47Aude, le titre a beaucoup progressé.
21:48Donc, ils sont rentrés dans cette fenêtre qui était ouverte.
21:52Évidemment, c'est pour payer les puissances dans les data centers.
21:57On en parlait juste avant.
21:59L'AI physique, les puces.
22:02Et évidemment, ils ne veulent pas plus s'endetter.
22:05Alors, ce qui est assez intéressant de noter,
22:07c'est que si vous regardez les chiffres,
22:09parce que c'est ceux qui parlent, c'est les chiffres qui parlent
22:11et c'est les chiffres qui donnent la tendance au essai de puissance.
22:15Lors de la dernière publication,
22:18vous avez l'activité des data centers
22:20qui a bondi quasiment de 60%.
22:24Donc, c'est deux fois la progression du chiffre d'affaires total du groupe.
22:28Donc, on voit qu'on est dans une dynamique qui est très positive.
22:31Et ce n'est pas parce qu'on perd aujourd'hui 4%
22:34que ça va changer cette dynamique.
22:36C'est le marché qui sanctionne à très court terme
22:39la dilution du titre.
22:42Donc, comme je le disais, c'est plutôt technique plus qu'autre chose.
22:45Oui, donc d'une action des plus intels.
22:48À l'indice sectoriel, le Sox Index, je voulais en parler avec vous,
22:51Gilles, faire un point technique sur, évidemment,
22:54quand même un indice qui l'a forcément bien monté
22:56depuis le début de l'année.
22:58Mais qu'est-ce qu'on peut en dire sur le plan technique ?
23:01Alors, sur le plan technique,
23:02on a eu une très belle progression
23:04à partir du début du mois d'avril,
23:06puisqu'on est passé d'une valeur proche des 320 points
23:09pour aller culminer au-delà des 650.
23:13Et puis, depuis ce point haut qui a eu lieu le 22 juin,
23:16on consolide légèrement,
23:17on se stabilise grossièrement au-dessus des 500 points.
23:21On est dans une phase qui, pour l'instant,
23:23ne remet pas en cause la dynamique haussière
23:25qui est assez fortement visible
23:28d'un point de vue moyen-long terme.
23:30On a eu effectivement cette phase d'accélération
23:32qui méritait donc une phase de consolidation.
23:34Mais globalement, on peut considérer
23:36que sur l'ensemble du mouvement,
23:38on reste sur une orientation très positive.
23:41Un retour, par exemple, au-delà des 560 points
23:44validerait justement cette possibilité de reprise haussière
23:47qui pourrait nous ramener sur les points hauts
23:49que nous avons connus au niveau du mois de juin.
23:51Donc, on peut considérer que,
23:53tant que l'on reste grossièrement au-dessus
23:55des 470, entre 470 et 500 points,
23:59on est dans une phase de consolidation qui est contenue,
24:02qui n'invalide pas la poursuite du mouvement de fonds
24:05donc moyen-long terme.
24:06Et on peut éventuellement profiter de cette phase de consolidation
24:10pour rentrer justement sur le secteur
24:12de ces semi-conducteurs,
24:14puisqu'on voit que, malgré cette phase de consolidation,
24:17c'est un secteur qui reste assez solide.
24:19Oui, très attractif.
24:21John, on voulait parler de Berkshire Hathaway,
24:23parce que ce week-end,
24:26on a eu les résultats du deuxième trimestre
24:28du mastodonte, alors anciennement évidemment dirigé par Warren Buffett,
24:33mais Greg Abel a pris le gouvernail depuis déjà quelques mois,
24:37et là, on sent qu'il est à la barre,
24:39parce qu'il y a eu quand même un changement du côté de la stratégie.
24:43Berkshire Hathaway a racheté le marché.
24:4620 milliards de dollars,
24:47c'est ce que le conglomérat a acheté en net comme action,
24:52un chiffre qui inclut également l'investissement
24:55de 10 milliards de dollars dans Alphabet.
24:57Alors, on n'a pas le détail du reste,
24:58on sait juste Alphabet parce que ça avait été annoncé
25:00il y a quelques semaines,
25:03mais qu'est-ce que ça nous dit du marché ?
25:04Quel signal ça envoie, John ?
25:08Écoutez, s'il reste sur les mêmes données
25:10qui avaient été données par Warren Buffett,
25:12eh bien, Greg Abel, le nouveau CEO,
25:14estime qu'il y a des opportunités.
25:16Vous l'avez dit, chez Alphabet,
25:18on sait que Warren Buffett était un peu
25:23pas tellement dans la techno,
25:25on n'y croyait pas vraiment,
25:26on a dû aller au forceps pour qu'il achète de la poste,
25:29ce qui était une très très bonne affaire.
25:30Eh bien là, il commence, Greg Abel commence
25:32à mettre un tout petit peu plus d'argent.
25:34On rappelle quand même qu'avant les mouvements,
25:37Berkshire Hathaway avait 366 milliards de dollars
25:43de liquidités, de cash,
25:45et donc là, c'est une petite goutte
25:47dans l'univers de Berkshire Hathaway,
25:53mais ça nous donne quand même un signe.
25:56On essaye, Greg Abel essaye de mettre sa patte
26:01et pas qu'on parle tout le temps de Warren Buffett.
26:05Et c'est assez intéressant.
26:07Et on va voir surtout le choix de Alphabet.
26:11Ce n'est pas un pari spéculatif sur Gemini,
26:14c'est un investissement dans une plateforme
26:16qui a déjà la distribution, les données, les clients.
26:19Et aussi, là c'est très important,
26:22eh bien le bilan nécessaire
26:23pour monétiser l'intelligence artificielle.
26:26On l'a vu, notamment, lors de la dernière publication
26:29de leurs résultats.
26:30Donc c'est assez stratégique, je dirais,
26:34et ça marque une empreinte,
26:36un début d'empreinte du nouveau CEO Greg Abel.
26:39Oui, ça reste très tech,
26:40parce qu'effectivement, Alphabet, Apple,
26:42qui reste la première participation
26:44de Berkshire Hathaway.
26:45La nouveauté aussi qu'a annoncée Greg Abel,
26:48c'est les rachats d'actions,
26:50parce qu'ils n'étaient pas très élevés,
26:52on va dire, ces derniers temps.
26:54Et là, on est passé à 4,5 milliards de dollars.
26:57C'est une confiance dans son entreprise
26:58et sa stratégie, quand même.
27:00Oui, tout à fait.
27:01Et puis, on voit, comme je disais avant,
27:03qu'on est dans une situation,
27:06on a l'impression que le management,
27:07Greg Abel,
27:08et puis derrière, de très loin,
27:10Warren Buffett,
27:11qui parle toujours à l'oreille de Greg Abel,
27:15estiment que la valorisation,
27:17le cours de bourse de Berkshire Hathaway
27:20est assez bas,
27:21trop bas pour ce qu'il devrait être.
27:23Donc, ils estiment que c'est le bon moment
27:26pour acheter des actions.
27:27Et je trouve que c'est très sain,
27:29d'une certaine manière.
27:31Oui, un gros coup de boost.
27:32Donc, merci beaucoup,
27:33John Plassard, depuis Genève,
27:34pour Cité Gestion.
27:35Mais merci aussi à Gilles Santacreux
27:37de Boursicoté.com
27:39et Olivier Maltès,
27:40qui était avec nous en plateau
27:41pour You Money et Alte.
27:43Je vous rappelle quand même,
27:44la clôture de l'indice parisien,
27:46petite hausse,
27:47plus 0,13%,
27:48mais ça a suffi à inscrire
27:49un nouveau record de clôture
27:52à 8726 points.
27:54On se retrouve dans quelques instants
27:55pour le 18h éco.
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