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Les Vraies Voix avec William Thay , Déborah Schouhmann, Pascal Chanteur,

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-24##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les vraies voix Sud Radio
00:02Ils ont repris ce matin avec leur traditionnel conseil des ministres.
00:06Ils avaient toutes nos ceintures à la main et devraient nous les serrer avec apreté
00:10puisque David Amiel, le ministre des Comptes Publics,
00:14parle d'une possible dérive très grave des finances publiques et invite à réduire les déficits.
00:19Notre grand débat ce soir, rentrée du gouvernement,
00:23les Français doivent-ils se serrer la ceinture ?
00:29Écoutez, Maud Bréjon, la porte-parole qui, à la sortie,
00:33et c'est une tradition de la conférence de presse,
00:36commençait à anticiper les nombreuses questions.
00:38Nous avons pris quelques engagements, nous aurons l'occasion d'en prendre d'autres
00:42parmi lesquels, effectivement, pas de hausses d'impôts pour les Français.
00:45Et je pense notamment aux classes moyennes, je pense notamment aux Français qui travaillent.
00:49Nous sommes dans un pays qui est déjà extrêmement fiscalisé,
00:51plus que la majorité de nos voisins européens.
00:55il ne serait pas, en tout cas c'est notre position, ni raisonnable, ni souhaitable,
00:58ni admissible pour nos concitoyens,
01:02d'aller vers davantage de fiscalité.
01:05Bon, déjà ça veut dire qu'on ne va pas trop trop trop se serrer la ceinture, William Tay ?
01:11Bon, moi je pense que de toute façon,
01:13quand elle n'a pas le choix, parce que quand vous regardez les dépenses de la France,
01:17je pense que ce n'est pas aux Français de se serrer la ceinture,
01:19c'est à l'État de se serrer la ceinture.
01:20Si la France dépensait autant que les autres voisins de la zone euro,
01:24et bien on pourrait économiser 220 milliards.
01:26Or, ce chiffre a un problème, c'est qu'on prend en compte les moyennes de la dépense de la
01:29France.
01:30Si on excluait la France de cette moyenne,
01:32on pourrait même économiser jusqu'à 280 milliards d'euros par an,
01:34parce que la France dépense 10% de plus que ses autres voisins.
01:38Et donc, ça représente 280 milliards.
01:39Qu'est-ce que ça représente 280 milliards ?
01:40Ça veut dire qu'on n'aurait plus de déficit public,
01:42et on pourrait supprimer complètement l'impôt sur le revenu.
01:44Ça représente ça quand même.
01:45Donc ça veut dire que si la France était gérée comme un autre pays européen,
01:48donc c'est-à-dire un pays normal,
01:50et bien on sera à peu près bien organisé.
01:51Oui, mais ça fait autant de prestations, au moins pour les Français.
01:53Oui, mais quand on arrive sur les autres pays,
01:55le taux de pauvreté en Allemagne est quand même inférieur au taux de la France.
01:58Quand vous regardez l'efficacité des hôpitaux allemands ou de l'éducation allemande,
02:01c'est supérieur au taux de la France.
02:03L'Allemagne n'est pas un pays ultra-libéral,
02:05ou un peu comme ce qu'on raconte à chaque fois.
02:06Donc quand on raconte ça, on ne dit pas la vérité.
02:09On ne dit pas ici également que la France dépensait 250 milliards d'euros de prestations sociales dans les années
02:1490,
02:14et qu'on en pose 800 maintenant,
02:16et qu'on a multiplié du coup par 3 les dépenses sociales,
02:19et qu'on n'a jamais eu autant de pauvres, selon l'INSEE.
02:21Donc depuis qu'on dépense plus de dépenses sociales,
02:23depuis qu'on file de l'assistanat à tout va,
02:25au final on a assisté les Français,
02:27mais on les a enfermés dans la pauvreté.
02:28Et moi je pense qu'on peut résumer ça par la phrase de Churchill,
02:31le capitalisme et le libéralisme est certes un mauvais système qui crée des inégalités,
02:34mais le socialisme c'est l'égale répartition de la misère,
02:36donc chapeau les artistes.
02:38Eh bien voilà, ça c'est du William Tay,
02:41vous écoutez Sud Radio, évidemment.
02:43Alors Déborah Schumann, vous êtes un petit peu montré du doigt,
02:45parce que vous êtes proche quand même de Gabriel Attal,
02:52un peu, d'une certaine manière, non ?
02:54Vous nous l'avez dit l'autre fois, vous êtes centriste.
02:56Oui, je suis plutôt proche du bloc central,
02:57je n'ai pas dit forcément de Gabriel Attal, mais en effet...
02:59Est-ce que le bloc central, là, il a montré l'exemple ?
03:02Est-ce qu'il est quand même encore au pouvoir ?
03:05Est-ce qu'il va choisir de nous faire nous serrer la ceinture ?
03:09Parce que le bilan, là, c'est dix ans de bloc central.
03:15Oui, c'est dix ans de bloc central,
03:16mais ça n'a pas commencé uniquement avec Emmanuel Macron.
03:19Ce n'est pas pour défendre Emmanuel Macron,
03:21c'est si on regarde, je pense qu'il y avait déjà des dérives avant
03:23et qu'elles n'ont été qu'amplifiées depuis dix ans.
03:26Ça, c'est très clair.
03:27Et je pense qu'il y a eu des grosses erreurs
03:29qui ont été commises pendant ces dix dernières années.
03:30La grosse erreur, c'est en effet d'avoir donné de l'argent.
03:34Enfin, en effet, vous le disiez très justement,
03:37mais je pense qu'on a donné beaucoup d'argent sans compter
03:40et que le sans compter, à un moment, il faut le compter.
03:42Et qu'aujourd'hui, il faut payer.
03:44Parce que c'est bien sympa d'avoir donné de l'argent à tout le monde,
03:46mais à un moment donné, il n'y en a plus d'argent.
03:48Donc là, il y a quand même des mesures.
03:49L'année dernière, si mes souvenirs sont exacts,
03:51au moment où il y a eu les débats aussi sur le budget,
03:56de la même façon, on a rétro-pédalé sur plein de choses
03:59qui avaient été mises en place.
04:00Pourquoi ? Parce qu'on a voulu préserver le gouvernement à tout prix
04:03et être le plus consensuel.
04:04Et cette année, de la même manière, il va falloir faire des efforts.
04:07Il y a un moment donné, on repousse d'année en année,
04:09mais il y a bien un moment, il va falloir les faire, ces efforts.
04:12Et si on ne les fait pas, de toute façon,
04:13il y aura des gens en Europe pour nous dire de les faire.
04:15Et d'une manière, à mon avis, beaucoup moins sympathique.
04:18Ce qui fait qu'on soit autant endettés,
04:21et Déborah Schumann le dit,
04:23c'est-à-dire qu'on a dépensé sans compter,
04:24mais quoi qu'il en coûte, moi ça me fait tout de suite penser à ça,
04:28on a quand même accompagné,
04:30la France a quand même accompagné
04:32ses citoyens face au Covid.
04:34Mais quand vous regardez,
04:35je vais revenir sur ces deux choses-là à chaque fois qu'on balance souvent.
04:37On dit que la France a été victime du Covid,
04:39comme s'il n'y a que la France qui a été victime du Covid.
04:41C'est-à-dire que l'Allemagne n'a pas été touchée par le Covid,
04:42l'Italie n'a pas été touchée, aucun pays du monde n'a été touchée par le Covid.
04:46Moi, le souvenir que j'en avais,
04:47c'est que tous les pays ont été touchés de la même manière.
04:49Et quand vous regardez la dette Covid uniquement,
04:52l'Allemagne va rembourser sa dette Covid
04:53à partir de 2020 en 7 ans,
04:55donc c'est-à-dire que l'année prochaine ou dans 2 ans,
04:56c'est terminé pour eux.
04:57L'Italie en 25 ans et l'Espagne en 40.
05:00Nous, vous savez combien de temps il faut faire pour rembourser la dette Covid ?
05:0369 ans.
05:04Ça veut dire que vos petits-enfants vont rembourser une dette
05:06qui a été acquise aujourd'hui.
05:07Donc peut-être que les autres pays,
05:08ça a été le chaos absolu, etc.
05:10Moi, je n'ai pas cette impression-là.
05:11J'ai l'impression qu'ils s'en sortent même un peu mieux que nous.
05:13Et qu'en tout cas, ils vont rembourser même,
05:14d'une part, leur croissance est meilleure que la nôtre,
05:16leur taux d'emploi est meilleur que le nôtre,
05:18ils ont moins de chômage,
05:19et en plus, ils vont rembourser la dette Covid plus les deux.
05:20Et deuxième point, la dette de Macron,
05:22parce qu'il faut quand même dire qu'il n'est pas responsable de tout.
05:26La moitié de la dette de Macron,
05:27entre un tiers et la moitié de la dette de Macron,
05:29provient du déficit de régime des retraites,
05:31des fonctionnaires et des régimes spéciaux,
05:33qui coûtent chaque année aux Français 40 à 50 milliards d'euros.
05:36Ça veut dire qu'en 10 ans de Macron,
05:38vous avez 500 milliards d'euros de déficit,
05:41qui provient du fait qu'en fait,
05:43les Français doivent alimenter dans la cage chaque année
05:45le régime de retraite des fonctionnaires et des moitié spéciaux.
05:46Ça veut dire qu'on paye pour le fonctionnement.
05:48Si vous faites de la dette pour faire des trains, des avions, etc.,
05:53ça peut être rentable.
05:54Là, on paye uniquement des déficits pour le fonctionnement.
05:56Et qu'est-ce que c'est que la dette ?
05:57C'est les impôts qui sont soit payés par le contribuable français,
06:00soit par vos enfants, soit par vos petits-enfants.
06:02Pascal Chanteur, la France se gère mal.
06:07D'accord, on l'a bien compris.
06:09Mais quelles dépenses en trop ?
06:11Quelles dépenses ne sont pas justifiées ?
06:14Tout d'abord, je tenais à féliciter William
06:17parce que je bois ses paroles.
06:18Il est comme ça, William.
06:20Non, non, il est très bon.
06:22Non, mais on parlait de ceinture.
06:24Première chose, je pense que beaucoup de Français
06:28sont au dernier cran.
06:29Ben oui, c'est pas le problème.
06:30Ça, c'est clair.
06:32C'est aujourd'hui faire peser encore un peu plus sur les Français,
06:35c'est juste impossible.
06:37William l'a très bien dit.
06:38Non, je pense que...
06:39Alors, quand on dit...
06:40Sur les Français ou certains Français ?
06:42Non, certains Français.
06:43Oui, oui.
06:43Certains Français.
06:44Mais encore une fois, quand j'entends le gouvernement
06:46qui dit pas d'impôts ou quoi que ce soit,
06:48quand on voit, encore une fois,
06:49augmentation de l'électricité,
06:51augmentation du gaz,
06:53augmentation des carburants,
06:54augmentation donc du chauffage,
06:56donc les Français vont bientôt pouvoir se chauffer,
06:58l'alimentation qui explose.
07:00Enfin, bref.
07:01Ça, c'est de l'impôt.
07:03Ça reste de l'impôt.
07:03Oui, c'est de l'impôt masqué, c'est pour ça.
07:05C'est de l'impôt masqué, mais ça reste de l'impôt.
07:06Non, le vrai problème,
07:07il faut revenir aux régaliens,
07:09c'est-à-dire les hôpitaux,
07:10la police,
07:11les pompiers,
07:12l'école.
07:13Il faut gérer...
07:14Je pense que beaucoup de mères de famille
07:16seraient plus en capacité de gérer
07:20le budget de l'État
07:21qu'un grand nombre de nos clowns,
07:24parce que c'est clairement le cas,
07:26il y a un certain nombre au sein du gouvernement
07:28qui sont de véritables clowns.
07:29Ils sont obligés de gérer.
07:32J'entendais tout à l'heure,
07:33oui, il va falloir peut-être
07:35les aides familiales, tout ça.
07:37Tout de suite,
07:37vous aviez une représentante des familles
07:39qui dit, c'est une honte, sinon.
07:41Vous dites ça pour la culture,
07:42vous avez un représentant de la culture.
07:44Il l'a très bien dit,
07:46il faut faire des choix
07:47et à un moment donné,
07:47aujourd'hui,
07:48le gouvernement coûte trop cher.
07:50Et c'est qu'à un moment donné,
07:51s'il y en a qui doivent se serrer la ceinture,
07:53c'est eux en premier lieu.
07:55À un moment donné,
07:56il faut réduire les dépenses.
07:57Et les dépenses de l'État
07:58sont pharaoniques.
08:00Bon, attendez,
08:01parce que c'est super passionnant
08:02ce que vous dites,
08:03mais vous savez qu'on doit marquer
08:04une respiration.
08:05Donc je préfère vous interrompre
08:06au moment où c'était
08:07encore plus passionnant
08:08parce que vous alliez dire quelque chose.
08:10On se dit avec nos auditeurs
08:11à tout de suite,
08:12restez bien avec nous.
08:13parce que donc,
08:14la suite est très intéressante.
08:1617h20,
08:17les vraies voix sud radio.
08:19Les vraies voix sud radio.
08:2117h19,
08:22Frédéric Brindel.
08:23Les retraites,
08:24ça coûte cher.
08:25Les dépenses de santé,
08:26ça coûte cher.
08:27L'éducation,
08:27l'hôpital,
08:28la voirie.
08:29À ce qui paraît,
08:29les Français mènent
08:30un sacré train de vie.
08:31Et du coup,
08:32le budget de l'État
08:33accumule les déficits
08:34et la dette s'envole.
08:35Nos ministres l'ont tous redit ce matin.
08:37Mais qui va rogner
08:38sur son précaré ?
08:39Dans tous les cas,
08:40les Français vont passer
08:41à la caisse.
08:42Notre débat,
08:44rentrée du gouvernement
08:45en Ashtag,
08:46les Français doivent-ils
08:47se serrer la ceinture ?
08:48Dites-nous ce que vous en pensez
08:49au 0826 300 300.
08:52Et puis,
08:53pour notre consultation,
08:56bien sûr,
08:57sur le compte,
08:58enfin,
08:58sur la chaîne YouTube,
08:59donnez-nous votre avis.
09:01Alors,
09:01notre auditeur avec nous,
09:02c'est Lionel,
09:03auditeur fil rouge.
09:05Vous rejoignez donc
09:06nos trois vraies voix,
09:07William T,
09:08Déborah Schumann,
09:09Pascal Chanteur.
09:10Alors,
09:11Lionel,
09:12vous étiez tout à l'heure
09:13avec nous en tant que ministre
09:16du numérique,
09:16c'était bien.
09:17Vous avez entendu
09:18William T s'apprêtait
09:20à aller faire une analyse,
09:21mais j'aimerais,
09:22vous,
09:22que vous nous disiez
09:23ce que vous en pensez
09:24sur c'est jouable ou pas ?
09:25Faut-il qu'on se serre la ceinture ?
09:27William T a fait exactement,
09:30enfin,
09:30je lue ses paroles
09:31et comme votre autre intervenant,
09:33il a exactement défini
09:35ce qui se passe.
09:35Il y a juste un petit manque
09:36dans ce qu'il a dit,
09:37c'est la corruption
09:38qu'on a en France.
09:38On est classé 27e
09:40au niveau mondial.
09:4227e,
09:42c'est un chiffre
09:44complètement catastrophique.
09:45On a eu une augmentation
09:46en 2025,
09:47l'AFA,
09:47l'agence anticorruption,
09:48elle a relevé
09:507% d'augmentation
09:51quand même
09:52sur les affaires.
09:54Et la corruption,
09:55il ne faut pas croire
09:55qu'en fait,
09:56c'est l'attribution
09:57d'un logement social
09:58parce que vous connaissez bien
09:59un tel et un tel.
10:00Non, non.
10:01La corruption,
10:01c'est la corruption
10:02des marchés publics.
10:03Donc, c'est des pertes
10:04d'argent qui sont absolument colossales.
10:06Maintenant,
10:06est-ce que l'État
10:06doit se serrer la ceinture ?
10:08La dernière fois,
10:08j'étais le ministre
10:09du temps libre,
10:10je crois.
10:12Vous cumulez les portefeuilles,
10:14d'ailleurs,
10:14je voulais vous le dire.
10:15Vous êtes un cumulard.
10:16Oui, mais je me suis
10:17auto-viré tout de suite.
10:19Concrètement,
10:19je n'ai pas du tout
10:20supporté le poste
10:21et je me suis dit
10:21que ce n'est pas possible.
10:22Donc, je me suis auto-licencié.
10:24Mais pour la blague,
10:25enfin, passons la blague.
10:25Moi, aujourd'hui,
10:26avec mes sociétés,
10:27j'ai une boîte
10:28depuis un peu plus de 8 ans,
10:30Bergeon,
10:31elle est bien gentille,
10:31elle a dit qu'il n'y avait
10:31pas d'augmentation
10:32d'un prix.
10:33Notre Brégeon, oui.
10:34Alors, Brégeon,
10:36concrètement,
10:36moi, j'ai une augmentation
10:37de mon foncier
10:37sur tous mes bâtiments.
10:39Je paye mon foncier,
10:40je paye 4 foncier
10:40parce que j'ai 4 sièges
10:41à la maison.
10:42Donc, je paye 4 foncier.
10:42Le mien,
10:43de ma résidence principale,
10:44est le siège
10:45de mes 3 autres sociétés
10:46qui a augmenté
10:474 fois 3.
10:48Donc, déjà,
10:49j'ai eu une augmentation
10:49d'impôts.
10:50Cette année,
10:51je me suis payé
10:51la CDHR et la CEHR
10:53qui devaient être
10:53un impôt sur une seule année.
10:54Finalement,
10:55je l'ai encore pris
10:55dans la tête cette année.
10:56Pour y être,
10:57il faut être au-dessus
10:57de 250 000.
10:58Je ne dis pas
10:59que je ne gagne pas
11:00bien ma vie.
11:01Ce n'est pas la question.
11:02Je dis juste
11:02que je travaille
11:0280 heures semaine
11:03et qu'à un moment donné,
11:04s'ils pouvaient m'en laisser
11:05un peu,
11:06parce qu'aujourd'hui,
11:06perso pro,
11:07c'est 70 %
11:07de ce que je génère
11:08en taxation,
11:10en divers et en impôts.
11:11Donc,
11:11est-ce qu'il faut
11:12se serrer la ceinture ?
11:14Comme l'a dit
11:14un autre de vos intervenants.
11:15Pascal Chanteur, oui.
11:16Oui, je pense qu'on est
11:17effectivement au dernier cran
11:18de la ceinture
11:19parce que moi,
11:19il me reste 30 %
11:20sur ce que je génère.
11:21Alors, je veux bien,
11:22en fait,
11:22si vous voulez,
11:22je veux bien bosser
11:23comme un peu furieux
11:24et je veux bien partager.
11:25Le partage,
11:25ça n'a jamais été 70-30.
11:27Le partage,
11:27c'est 50-50.
11:28Donc,
11:28que l'État
11:29se serre la ceinture
11:30déjà le premier,
11:30moi,
11:31je rêve d'un gouvernement
11:31Millet,
11:32il arrive et il fait
11:33un strike complet
11:36dans toutes nos officines
11:39pourries qui ne servent à rien.
11:40Mais vous savez,
11:41il y a quand même
11:42un politique aujourd'hui
11:43et je ne fais pas
11:43de la pub pour lui
11:44parce que concrètement,
11:45moi,
11:45je n'en ai un petit peu
11:46rien à faire de tout ça.
11:47Mais aujourd'hui,
11:48il y en a un seul
11:48qui parle de faire un strike
11:49comme ça,
11:50un peu comme Millet,
11:51c'est Disnard.
11:52C'est le seul
11:52qui a un discours
11:53qui soit raisonnable
11:54sur l'orientation
11:57de l'argent public
11:58et sur vraiment
11:59tout ce qui nous grève,
12:01tout ce qui nous défonce,
12:03tous nos budgets et tout.
12:04Parce que concrètement,
12:05moi,
12:05je veux bien entendre
12:05qu'on a 500 milliards de pertes
12:06sur les régimes de retraite
12:08et les régimes spéciaux.
12:10Mais à un moment donné,
12:11je pense que si l'argent
12:12était mieux orienté
12:12et un petit peu mieux placé
12:14et que les gens
12:14travaillaient un peu plus
12:15parce que les 35 heures,
12:16il va falloir aussi
12:17y stopper.
12:18Moi,
12:18je suis à 80 heures.
12:19Les 35 heures,
12:19c'est le mercredi soir.
12:20Donc,
12:21je n'ai pas trop de stress
12:22avec ça.
12:22Maintenant,
12:23il faut que les gens
12:23acceptent de bosser plus.
12:24Pourquoi ?
12:24Pour produire plus
12:25pour que le pays se relève.
12:26Et ce n'est pas à 35 heures
12:28avec tes RTT,
12:29tes machins
12:29et ton petite récup
12:30qu'on va y arriver.
12:31Donc,
12:31tout le monde se relève
12:32un peu les mots.
12:33Alors,
12:33encore faut-il
12:35que certains puissent avoir
12:36une base de 35 heures
12:37pour travailler
12:37parce qu'il y a des gens
12:38qui cherchent aussi du travail.
12:40coupez les aides,
12:40vous allez voir,
12:41ils vont trouver du boulot,
12:42c'est sûr et certain.
12:42Coupez les aides.
12:44Lionel,
12:45merci.
12:46Vous avez été une nouvelle fois
12:47très bon.
12:47Tout à l'heure,
12:48en tant que ministre du numérique,
12:49là,
12:49on va dire
12:52les comptes publics.
12:53On vous rappelle
12:53pour les comptes publics.
12:54Non, non,
12:54mais c'est bien vu.
12:56William Thay,
12:56justement,
12:57sur ce que dit Lionel,
12:58c'est vrai.
12:58La notion de corruption,
13:00tout cela,
13:00c'est...
13:00Moi,
13:01je pense que le problème
13:01qu'on a en France essentiel,
13:03c'est que les gens
13:03qui travaillent,
13:04la classe moyenne
13:05et les classes...
13:05En fait,
13:06tout ce qui se travaille,
13:06ce sont devenus le tiers état.
13:07Quand vous regardez,
13:08en fait,
13:08vous avez à peu près
13:0920 millions d'actifs
13:10qui payent pour 66 millions
13:12de Français.
13:12Et c'est ça le problème.
13:13Vous avez de moins en moins
13:14de gens qui travaillent,
13:14qui travaillent
13:15de moins en moins longtemps
13:16et qui doivent payer
13:16pour l'ensemble de la classe.
13:18Et encore,
13:19s'il y avait uniquement ça
13:20comme problème,
13:20ça irait à peu près.
13:21Mais en fait,
13:22ce que vous remarquez
13:22quand vous regardez
13:23les statistiques avancées,
13:24c'est que plus vous payez d'impôts,
13:26plus vous êtes contributif
13:27sur les cotisations sociales,
13:28les impôts de production,
13:29etc.,
13:29moins vous avez de droits.
13:30Parce qu'en fait,
13:31on a réduit les droits progressivement.
13:32C'est-à-dire que plus vous payez d'impôts,
13:33moins vous avez de droits
13:34à remboursement sur les médicaments.
13:35Plus vous payez d'impôts,
13:36moins vous avez de droits
13:37sur l'ensemble
13:37des prestations familiales,
13:39des prestations sociales,
13:40etc.
13:40Donc en fait,
13:41vous avez des gens
13:42qui contribuent quasiment
13:42pour l'ensemble du système
13:43avec des chiffres
13:44qui sont plutôt marquants.
13:4510% des Français
13:46payent 75%
13:47du montant de l'impôt sur nous.
13:49Après,
13:49c'est un effort de solidarité,
13:50c'est ce qui est avancé en général.
13:52Oui, effort de solidarité,
13:53ce n'est pas que des gens
13:53payent tout pour tout le monde,
13:54c'est que chacun contribue
13:55à sa manière.
13:56Deuxième point,
13:56quand vous regardez
13:57les taux de cotisation,
13:58etc.,
13:58vous voyez à peu près
13:59que 50% des gens
14:00ne payent jamais d'impôts
14:01alors que vous avez
14:0250% des gens qui en payent.
14:03Et au final,
14:04ces 50%-là,
14:05quand ils vous demandaient
14:06des aides,
14:06quand ils vous demandaient
14:07quoi que ce soit,
14:07ils n'auront le droit à rien
14:08si ce n'est quasiment
14:09se faire cracher dessus
14:10par certains politiques
14:11et se faire tomber
14:12d'un plus à plus
14:12par le gouvernement.
14:13Donc en fait,
14:13ces gens-là vont mener
14:15à peu près une révolution fiscale
14:16en se disant
14:16qu'il y en avait peut-être
14:17marre de payer pour tout le monde
14:18alors qu'on nous demande
14:19de plus en plus
14:19et qu'on ne nous offre jamais rien.
14:20Bon, alors,
14:22vous allez dans le sens finalement
14:23de ce que disait Lionel,
14:24Lionel de Grasse
14:25qui nous a confirmé
14:28réponse à la question,
14:29je le rappelle.
14:30Vous répondez,
14:31vous nous dites
14:31au 0826 300 300
14:33et puis également
14:34sur notre chaîne YouTube
14:35les Français doivent-ils
14:37se serrer la ceinture ?
14:38Donc Lionel dit non,
14:39on se la sert déjà beaucoup.
14:41Loïc à Toulouse.
14:42Bonsoir Loïc.
14:44Oui, bonsoir.
14:45Bon, vous vous dites
14:46oui, il faut qu'on se serre
14:46la ceinture.
14:48Non, mais ce n'est pas
14:48qu'il faut qu'on se serre
14:49la ceinture,
14:50on se la sert déjà.
14:51Oui, bah oui.
14:53Et donc,
14:53par rapport à ça,
14:55nos chers ministres
14:56sont bien mignons,
14:57mais on est dans une situation
15:01où là,
15:02on ne peut plus rien
15:03demander aux Français.
15:04Je suis entièrement d'accord
15:05avec vos intervenants
15:07sur le fait que
15:09je ne suis pas né en France,
15:11j'ai vécu à l'étranger,
15:12j'ai vécu dans des pays
15:12où même les gens
15:14qui étaient au minimum
15:15sociaux
15:17contribuaient sur une tranche
15:18d'imposition extrêmement large
15:20et à minimum.
15:21Et du coup,
15:22ces gens-là,
15:22avaient quand même
15:23une idée
15:24de combien
15:24coûtait l'ensemble
15:25des services publics.
15:26Oui,
15:27l'effort collectif.
15:28Parce qu'aujourd'hui,
15:30très sincèrement,
15:31moi,
15:32je gagne
15:32200 mètres
15:34tous les mois.
15:35J'ai une pension alimentaire
15:36qui est importante,
15:37j'ai un prêt
15:38à rembourser
15:39pour mon divorce.
15:43Bon,
15:43c'est un truc particulier,
15:44mais il n'en viendra pas moins
15:45qu'aujourd'hui,
15:46au 8 ou au 9 mois,
15:48je sers les fesses
15:49jusqu'à ce que la paie
15:51arrive le 27 ou le 28.
15:53Et je gagne
15:541800 euros net
15:55tous les mois.
15:56Voilà,
15:57effectivement,
15:58donc vous travaillez beaucoup,
15:59vous passez du temps.
16:00Alors,
16:01justement,
16:01parce que Déborah Schumann,
16:02vous savez,
16:03qui est une de nos trois
16:04vraies voix thérapeutes,
16:05tout à l'heure,
16:06elle parlait
16:06d'éco-anxiété
16:07pour écologie.
16:08Est-ce qu'il y a aussi
16:09l'économie anxiété ?
16:10Vous le voyez
16:11dans votre cabinet ?
16:12Parce que
16:12quand on entend
16:13Loïc de Toulouse,
16:15c'est un homme
16:16de son temps,
16:17il paye une pension alimentaire,
16:19il bosse,
16:20ça fait peur,
16:21il y a un moment...
16:22Bien sûr qu'il y a
16:23une anxiété
16:24autour de l'économie,
16:25très clairement,
16:26parce que la logique
16:27voudrait,
16:27en tout cas,
16:28c'est comme ça
16:28que ça s'est produit
16:29pendant des décennies,
16:30c'est que nos enfants,
16:31logiquement,
16:32devraient réussir mieux que nous.
16:33C'est-à-dire que c'est
16:34un peu le système
16:35normalement d'ascenseur
16:36qui n'existe plus
16:37vraiment en réalité.
16:39Aujourd'hui,
16:40la plupart des gens,
16:41et j'en ai un certain nombre
16:41dans ma consultation,
16:42me disent
16:42j'ai peur pour mes enfants,
16:43j'ai peur pour leur avenir,
16:45je ne peux pas payer
16:45leurs études,
16:46je ne peux pas
16:48payer potentiellement
16:49de les emmener
16:49à l'étranger,
16:50etc.,
16:50qui peut leur ouvrir
16:51des portes.
16:52Donc,
16:52à un moment donné,
16:53il y a un frein
16:54qui existe.
16:55Finir le mois
16:56en se disant
16:57au 15,
16:58je n'ai plus rien
16:58et donc je suis obligé
17:00de compter chaque sou,
17:01tout ça ne peut pas
17:02mettre non plus les gens
17:02dans une dynamique
17:03où,
17:04on le voit bien,
17:05je ne veux dire
17:06qu'à Paris,
17:06je prends l'exemple de Paris,
17:07mais les gens sont quand même
17:08très fermés,
17:09très agressifs,
17:10on voit bien qu'il y a
17:11une forme d'agressivité
17:11qui existe
17:12parce que tout ça
17:13est très pesant.
17:14J'entends bien
17:15quand les gens disent
17:16on devrait s'occuper
17:16de la France
17:17avant de s'occuper
17:17de l'étranger,
17:18on doit s'occuper des deux
17:19parce que c'est le principe même
17:21mais je conçois
17:22que les gens se renferment
17:23sur eux et disent
17:23mais prioritairement
17:24occupons-nous de nous
17:25parce que nous allons mal
17:27aujourd'hui.
17:28Les conflits aussi.
17:29j'allais vous dire
17:29que depuis le Covid,
17:30on le voit grandissant,
17:32cette anxiété,
17:33mais je trouve que là,
17:34depuis l'Ukraine,
17:34c'est de pierre en pierre.
17:36C'est de pierre en pierre.
17:36Pascal Chanteur,
17:37ces territoires
17:38que vous défendez
17:39en tant que conseiller municipal,
17:41tout ça,
17:42il y a cette angoisse
17:43dans les territoires.
17:44Oui,
17:45mais bien sûr,
17:45mais Loïc l'a très bien expliqué.
17:47Aujourd'hui,
17:48moi,
17:48ce que je vois
17:48par rapport aux gens
17:49que je peux côtoyer,
17:50j'ai été commerçant
17:51par le passé,
17:52aujourd'hui,
17:53je suis élu municipal,
17:54les gens
17:55qui se lèvent le matin,
17:57qui travaillent,
17:58comme Loïc,
17:59pour 2800 euros
18:01et qui le 8 du mois
18:02sont déjà en train
18:03de serrer les fesses,
18:04il y en a une multitude
18:05et à côté de ça,
18:07ils ont certains,
18:08pour certains,
18:09leurs voisins,
18:10des connaissances
18:11qui, eux,
18:12restent chez eux
18:12et qui vivent largement bien.
18:14Et c'est là
18:15qu'est tout le problème.
18:16C'est qu'à un moment donné,
18:17le travail devrait
18:18rapporter plus.
18:19Et puis,
18:19il y en a qui travaillent
18:20mais qui gagnent
18:21beaucoup,
18:22beaucoup,
18:22beaucoup aussi
18:23et redistribution
18:24des richesses.
18:26Il y a trop de redistribution.
18:28mais encore une fois,
18:29je suis d'accord,
18:29mais ceux qui gagnent
18:30beaucoup d'argent,
18:31ils payent aussi quand même
18:32de l'impôt.
18:33Alors,
18:33il y en a,
18:33il y en a qui se substituent
18:35à l'impôt.
18:36Mais il n'y en a pas
18:37tant que ça.
18:39Parce qu'il faut
18:40vraiment gagner beaucoup
18:41pour avoir les personnes.
18:42On ne va pas taper
18:42sur les plus pauvres
18:43forcément,
18:44sur cette histoire
18:45de répartition de l'effort.
18:46Il y a aussi des gens
18:47très aisés quand même.
18:48Je ne parle pas
18:49des plus pauvres.
18:49Il l'a très bien dit.
18:50Il a voyagé,
18:52il a été dans d'autres pays
18:52et il y a des contributions
18:53de tous.
18:54Et c'est ça qu'il faut.
18:55Il faut revenir
18:56sur la contribution
18:57de tous.
18:58Et quand tu parlais
18:59des plus aisés,
19:00bien entendu.
19:01Mais si jamais
19:02tout le monde
19:03mettait la main
19:03à la poche
19:04et tout le monde
19:04se remettait au travail
19:05en France,
19:06ça irait beaucoup mieux.
19:08D'accord.
19:08Et si le travail payait aussi,
19:10sous-entendu,
19:11ceux qui ont beaucoup d'argent
19:12et qui gagnent beaucoup d'argent
19:13grâce à ceux
19:14qui travaillent pour eux,
19:14ils peuvent aussi redistribuer.
19:15Dans un instant,
19:16le résultat de la consultation
19:18à tout de suite.
19:2017h20,
19:21les vraies voix Sud Radio.
19:22Sud Radio.
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