- il y a 21 heures
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00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:31Il y a quelques minutes, il vous racontera aussi, lui, qui est toujours en lien avec la maman, ce que
00:00:43ça a provoqué, bien sûr, pour la ville, pour la maman, pour lui aussi, comment il a réagi.
00:00:47Et nous, on va s'interroger encore quand même tout ça parce qu'il y aurait, je cite là aussi
00:00:51avec des guillemets, un vide juridique, une décision du Conseil constitutionnel avec l'erreur des députés qui n'ont pas
00:00:56non plus.
00:00:56Bref, est-ce que la justice sait encore protéger nos enfants ? On s'interrogera au 0826 300 300.
00:01:02On va aussi, tiens, là aussi, puisque les réseaux sociaux, les suspects sont sortis de prison, ils ont été libérés.
00:01:07Le tout, bien sûr, filmé avec l'applaudissement des camarades, le retour en fanfare dans la ville, vanté comme des
00:01:13héros qui seraient venus libérer la ville.
00:01:16Ça se passe sur les réseaux sociaux, les réseaux sociaux, grand rapport de la Commission européenne, dans quelques heures, qui
00:01:21va s'interroger sur la fameuse, on va dire, nécessité d'avoir une majorité à quoi ?
00:01:26À 15 ans, à 16 ans, à 17 ans, à 18 ans pour les réseaux sociaux ?
00:01:28C'est la question qu'on va se poser, est-ce qu'il faut une majorité réseaux sociaux ?
00:01:31Est-ce qu'il faut dire qu'avant 15 ans, hors de question, on ne touche pas à Snapchat, on
00:01:34ne touche pas à TikTok, on ne touche pas à Instagram, on ne touche pas à Twitter ?
00:01:37C'est que dalle, c'est nada, c'est niette, on s'interrogera.
00:01:40Vous êtes parents, grands-parents, vous voyez les ravages ou peut-être déjà des méthodes pour squeezer les réseaux sociaux
00:01:46dès que les enfants rentrent, ou même les interdire.
00:01:47Eh bien, vous nous passez un coup de fil au 0826 300 300.
00:01:50Mais alors qu'il est 10h31, on va aborder notre premier sujet, et il est politique.
00:01:55Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:02:00Mais avant de présenter le sujet politique, laissez-moi vous présenter ceux qui sont autour de la table ce matin.
00:02:05Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe et auteur du Petit Traité de la Lenteur.
00:02:08Bonjour Mathias.
00:02:08Bonjour Maxime.
00:02:09Andrea Cotarac, porte-parole du Rassemblement National.
00:02:11Bonjour Andrea.
00:02:12Bonjour.
00:02:13Noémie Alioua, journaliste, essayiste, auteur de La Terreur jusqu'au Sonodra.
00:02:16C'est à retrouver aux éditions Plomb.
00:02:17Bonjour ma chère Noémie.
00:02:18Bon Maxime, bonjour à tous.
00:02:19Et Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique et auteur de ce dernier livre.
00:02:24Portes du pouvoir, Erin, l'inéluctable victoire.
00:02:26Michel Laffont, ça tombe bien qu'on ait cette tablée parce qu'on va justement en parler.
00:02:30Bonjour mon cher Arnaud.
00:02:31De la victoire potentielle du Rassemblement National avec déjà des milieux qui s'affolent, notamment les patrons.
00:02:37Les patrons qui, quand on s'intéresse et quand on regarde la une des échos, la une du Figaro Économie,
00:02:41qui souhaiteraient visiblement mettre des bâtons dans les roues de Marine Le Pen.
00:02:45Ils auraient visiblement préféré un Jordan Bardella plus pro-business, plus pro-européen, plus enclin à une certaine forme de
00:02:52libéralisation.
00:02:53Est-ce que Marine Le Pen, est-ce que les patrons vont mettre des bâtons dans les roues de Marine
00:02:56Le Pen ?
00:02:57Venez participer à la conversation.
00:02:58Au 0826, 300, 300, je me tourne peut-être dans un premier temps vers le principal intéressé, Andréa Cotarac.
00:03:05Est-ce que oui, il y a un risque mine de rien que les patrons mettent des bâtons dans les
00:03:09roues de Marine Le Pen ?
00:03:10Quel patron ? Je ne sais pas moi.
00:03:13Quel patron ?
00:03:14Je ne sais pas.
00:03:16Moi, je considère qu'il devrait d'abord, comme des médecins, voir quelle est la situation du malade.
00:03:22La situation du malade, c'est que sous la Startup Nation de M. Macron,
00:03:27on a eu un record de défaillances d'entreprises jamais enregistrées dans notre pays.
00:03:31On a la fameuse théorie du ruissellement, vous savez, que M. Macron avait mis en place,
00:03:36où on va aider finalement les plus riches, et puis tout ça va ruisseler vers nous qui sommes en bas.
00:03:41Bon, on constate là aussi que ça n'a pas fonctionné.
00:03:43Ce n'est pas que je suis favorable ou défavorable, ça n'a pas fonctionné,
00:03:46puisqu'on a un record de millionnaires sur le continent européen en France,
00:03:49et qu'on a un record de taux de pauvreté jamais enregistré depuis 1996 dans notre pays.
00:03:53Je constate aussi que l'énergie, qui est censée être la base de l'économie,
00:03:57c'est la base de l'économie.
00:03:58Vous ne pouvez pas réindustrialiser le pays si vous avez un coût de l'énergie extrêmement cher.
00:04:02Vous ne pouvez pas investir dans une entreprise si vous avez un coût de l'énergie extrêmement cher.
00:04:06Je constate que le seul parti qui propose à la fois pour les foyers et à la fois pour les
00:04:11entreprises
00:04:11de baisser le prix de l'énergie, de délier le prix du gaz et de l'électricité,
00:04:15de réformer le marché européen de l'énergie, c'est Marine Le Pen.
00:04:18Et donc, je n'arrive pas vraiment à comprendre quelles sont les critiques
00:04:22des, entre guillemets, des patrons, puisqu'en réalité, ce sont certains patrons.
00:04:26Marine Le Pen a vu deux grands patrons du CAC 40.
00:04:30L'avantage avec Marine Le Pen, c'est qu'elle ne change pas de discours
00:04:32en fonction de la personne qu'elle a en face.
00:04:34Je l'ai vu en matière diplomatique, je le vois en matière économique.
00:04:37Et donc, elle a eu des propos, parfois positifs, parfois moins positifs
00:04:42pour certaines politiques patronales.
00:04:44Les patrons ne sont pas non plus un ensemble homogène.
00:04:48Il y a des patrons dans différentes filières, avec différentes problématiques.
00:04:52Donc, je pense qu'il faut regarder ça avec sérieux et certainement pas croire
00:04:56que ces articles sont la vérité incarnée.
00:04:58La vérité incarnée.
00:04:59En tout cas, il y avait quelqu'un qui défendait aussi Marine Le Pen.
00:05:02Au micro de Sud Radio ce matin, c'était un certain Laurent Jacobelli.
00:05:05Il était au micro de Benjamin Glaze et il essayait de défendre, justement, ce choix.
00:05:10En tout cas, cette attaque potentielle des patrons contre Marine Le Pen.
00:05:14Écoutez-le.
00:05:14Le programme leur dira, par exemple, que nous allons supprimer les impôts de production
00:05:17qui coûtent un bras et qui taxent les entreprises avant même qu'elles aient fait des bénéfices.
00:05:21Nous leur dirons aussi que nous allons aider à l'emploi des jeunes.
00:05:24Notamment avec une possibilité de ne pas payer pour ces jeunes d'impôts sur le revenu
00:05:30jusqu'à l'âge de 30 ans.
00:05:31Tout cela va les aider, les aider à embaucher, les aider à produire.
00:05:35Et puis, le fait que nous les protégeons aussi d'une mondialisation devenue folle
00:05:38leur permettra d'avoir une industrie fourraine.
00:05:40Ce qui les inquiète aussi, c'est la réforme des retraites.
00:05:42Je pense qu'il y a beaucoup de caricatures qui courent.
00:05:44Nous allons éclaircir les choses.
00:05:45Et ils seront très vite rassurés.
00:05:47Ils seront très vite rassurés, les patrons Arnaud Benedetti.
00:05:50Ou vous pensez que de toute façon, le patronat, c'est un peu ce que disait Andrea Cotarac,
00:05:53a de toute manière une capacité presque permanente à essayer de mettre des bâtons dans les roues du Rassemblement National
00:05:59?
00:05:59D'abord, premier point.
00:06:01Moi, les patrons, en effet, je rejoins ce qu'a dit Andrea Cotarac.
00:06:04C'est-à-dire que c'est une globalisation.
00:06:06Je ne sais pas de quel patron on parle, de quel patron de type d'entreprise on parle.
00:06:11Donc, c'est extrêmement compliqué, je veux dire, de pouvoir se faire une idée
00:06:14de ceux qui sont derrière éventuellement cette prise de position.
00:06:18Ensuite, on est dans un moment très particulier,
00:06:20puisque Marine Le Pen est à présent éligible,
00:06:23qu'elle est candidate,
00:06:24que les sondages lui sont pour l'instant favorables,
00:06:28même si on est très loin de l'échéance du 18 avril prochain et du 2 mai prochain,
00:06:33et qu'on assiste depuis quelques jours à un concours l'épine,
00:06:37en fait, depuis que Marine Le Pen a déclaré sa candidature,
00:06:40à un concours l'épine de celui qui fera le mieux barrage au Rassemblement National.
00:06:45Déjà, vous trouvez que le barrage a déjà commencé ?
00:06:48Le jeu du barrage a déjà commencé ?
00:06:50Il joue de manière...
00:06:53Oui, enfin, d'une certaine façon.
00:06:55On voit qu'en tout cas, il y a une sorte d'inquiétude
00:06:57par rapport à une candidature dont on pensait qu'elle était écartée.
00:07:01Et en effet, les concurrents de Marine Le Pen ont d'abord mis le doigt sur sa condamnation,
00:07:06c'est-à-dire sur la judiciarisation de son destin politique.
00:07:08Et on voit que, pour l'instant, ça n'a que très peu, voire aucun impact
00:07:13dans les dynamiques d'intention de vote en sa faveur.
00:07:17Alors maintenant, vraisemblablement, ce à quoi nous allons assister,
00:07:21c'est-à-dire, c'est la critique du programme économique du Rassemblement National sur deux aspects.
00:07:26Le premier aspect, sur cette dimension que certains trouvent trop socialisante
00:07:31ou trop sociale du discours du Rassemblement et du programme du Rassemblement National.
00:07:36Et le deuxième sujet qui va très vite apparaître,
00:07:38c'est la question de la compétence, j'allais dire, du Rassemblement National
00:07:43à pouvoir diriger le pays, notamment sur des sujets
00:07:46qui sont les sujets budgétaires et les sujets économiques.
00:07:48Sauf qu'il y a un point très important, à mon avis absolument essentiel,
00:07:52sur ce dernier point, c'est que nous avons assisté depuis dix ans
00:07:57sur la question notamment du budget, sur la question de la dette publique
00:08:01à l'effondrement d'une sorte de totem de compétences, d'immunité de compétences
00:08:06dont les partis de gouvernement étaient crédités.
00:08:10Et ça, c'est terminé.
00:08:11Ça a un effet, c'est terminé en tout cas,
00:08:14ça a un effet vraisemblablement très important sur une partie de l'électorat,
00:08:17notamment conservateur libéral,
00:08:20qui, de ce point de vue-là, aujourd'hui, doute en effet
00:08:23de ceux qui, jusqu'à présent, ont dirigé le pays.
00:08:25Est-ce que, quand on voit la différente réaction des patrons ici et là, des syndicats,
00:08:29alors bien sûr, ils se répandent dans la presse,
00:08:31ils décident d'en faire, sans doute, un événement qui n'en est pas un,
00:08:34mais c'est intéressant aussi d'écouter, de voir ce que certains patrons pensent
00:08:37en disant, Marine Le Pen, c'est peut-être bien,
00:08:40peut-être que, comme le disait Andréa Cotara, qu'elle n'a jamais changé d'avis,
00:08:42mais c'est peut-être ça qui les ennuie,
00:08:43parce qu'ils avaient aperçu, visiblement, chez Jordan Bardella,
00:08:46une autre approche, une autre vision, une autre ambition.
00:08:49Est-ce que le scénario de patron qui barre la route à Marine Le Pen existe, Noémie Allioua ?
00:08:53Alors, tout dépend des patrons, comme ce qui a été dit,
00:08:55mais ce que je trouve très intéressant, c'est quand même cette idée qu'au fond,
00:08:58ces discours-là, s'il y a bien des patrons qui comptent faire barrage
00:09:03au Rassemblement National pour des raisons d'intérêt économique,
00:09:06ça avalise totalement la ligne du Rassemblement National,
00:09:10selon laquelle elle est du côté des travailleurs,
00:09:12elle est du côté de ceux qui, justement, du peuple,
00:09:15et non de l'élite économique.
00:09:16Elle ne défend pas les intérêts de l'élite économique,
00:09:19et l'élite économique le lui rend bien.
00:09:21Ça montre bien de quel côté le Rassemblement National,
00:09:24à partir du moment où, justement, ces ennemis se déclarent comme tels.
00:09:26Si une partie de l'élite économique considère que ses intérêts sont menacés,
00:09:30ça veut bien dire qu'aujourd'hui, le Rassemblement National est effectivement du côté du peuple,
00:09:34effectivement du côté de la France populaire.
00:09:35Mais est-ce qu'on peut gagner une campagne présidentielle sans une partie de cette élite économique ?
00:09:38Il va falloir faire la jonction, c'est ce qu'avait réussi à faire à l'époque Sarkozy,
00:09:42il avait réussi à faire la jonction entre la droite dite plutôt libérale
00:09:46et la droite dite populaire.
00:09:47Et c'est ce que dit, d'ailleurs, et ce que répète Jordan Bardella,
00:09:49l'alliance entre le parti populaire et la bourgeoisie.
00:09:53C'est sa grande volonté.
00:09:54Oui, c'est ce qui va devoir se passer.
00:09:56D'ailleurs, peut-être qu'à ce moment-là, il va falloir mettre de l'eau dans le vin
00:09:59sur les questions économiques.
00:10:02Mais quand même, c'est d'ailleurs ce qui fait fracture à droite.
00:10:05N'oubliez pas que la droite, aujourd'hui, reproche au Rassemblement National d'être gauchiste,
00:10:09notamment parce qu'elle a un autre programme économique.
00:10:12Mais c'est aussi la ligne du Rassemblement National.
00:10:14C'est aussi ce qui fait que c'est un parti qui est aussi populaire.
00:10:16On parlait tout à l'heure des retraites.
00:10:18Il y a beaucoup d'attaques, effectivement, sur cette possibilité ou non
00:10:22de mettre en place cette réforme des retraites.
00:10:24Mais je rappelle que les sondages sont unanimes.
00:10:26Les Français sont contre.
00:10:27Il y a un moment donné aussi où on entend les élites économiques,
00:10:30on entend une partie de la droite libérale.
00:10:32Mais il faut d'abord écouter le peuple français.
00:10:34Et que dit le peuple français ?
00:10:35Il ne veut pas d'une retraite qui lui ternisse la fin de vie.
00:10:40Il y a derrière cette volonté populaire, bien évidemment.
00:10:42Il y a aussi toute une réalité économique.
00:10:44Et je ne suis pas sûr que tout le monde l'aperçoive de temps en temps,
00:10:47comme il se doit, bien que l'inquiétude qui monte
00:10:49et le fait que le pays soit de moins en moins en forme économiquement,
00:10:53ça, je pense que de plus en plus de Français.
00:10:54Le sable Mathias Leboeuf, est-ce que vous, vous voyez les patrons
00:10:56tenter de s'interposer, quand je dis les patrons,
00:10:58une partie des patrons faire barrage au Rassemblement National,
00:11:01pour reprendre une expression ?
00:11:02Non, moi je ne crois pas.
00:11:03Je crois que l'objectif des patrons,
00:11:05et là je parle plutôt du grand patronat,
00:11:07sera de sécuriser ses intérêts.
00:11:11Donc ils seront à la fois prudents et opportunistes.
00:11:14Parce qu'il y a quand même un risque profond
00:11:16d'arriver au pouvoir du RN.
00:11:19Ça veut dire quoi, prudents et opportunistes ?
00:11:20C'est que je pense qu'il n'y aura ni appel à voter RN,
00:11:24bien évidemment,
00:11:25mais il n'y aura pas non plus, à mon avis,
00:11:27d'appel à un front républicain
00:11:29et d'engagement vraiment politique du grand patronat.
00:11:33Peut-être de la part des petits patrons,
00:11:36PME, PMI,
00:11:37là oui, il peut y avoir un engagement plus,
00:11:41comment dire, convaincant.
00:11:44Est-ce que ce n'est pas eux qui vont,
00:11:46les petits, les patrons de PME, TPE,
00:11:48est-ce que ce ne sont pas justement les premiers
00:11:49à éventuellement aller voter RN ?
00:11:52Parce que quand on entend notamment
00:11:53les quelques éléments de programme
00:11:54de Laurent Jacobéli ce matin au micro de Benjamin Gleis,
00:11:57c'est ça, les premiers impôts de production,
00:11:58la fin de certaines tranches d'impôts,
00:12:00c'est peut-être eux que ça va concerner
00:12:01avant le grand patronat.
00:12:02Et il y a une autre chose,
00:12:03c'est que moi je crois que
00:12:05la grande modernité de la candidature
00:12:07de Marine Le Pen,
00:12:08c'est son ticket avec Bardella.
00:12:10Et c'est d'autant plus moderne
00:12:11qu'ils ne sont pas exactement sur la même ligne,
00:12:13donc ils vont pouvoir ratisser
00:12:15beaucoup plus large.
00:12:16Bardella, un discours effectivement plus libéral,
00:12:19qu'à mon avis, il va maintenir,
00:12:21et Marine Le Pen va jouer sa carte plus sociale,
00:12:24et c'est très malin,
00:12:25parce que ça permettra de faire entendre
00:12:27une double voix
00:12:28qui pourra convaincre bien plus largement.
00:12:31Et je vous voyais réagir tout à l'heure
00:12:33à nos bêtises sur la capacité de faire barrage.
00:12:36Non, mais c'est-à-dire qu'en fait,
00:12:37on verra quelle est la position
00:12:38d'une partie du patronat
00:12:40en fonction du second tour
00:12:42et de l'affiche du second tour.
00:12:43Il est évident qu'un second tour
00:12:44entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
00:12:46on voit mal les patrons
00:12:48appeler à faire barrage
00:12:50au Rassemblement National.
00:12:51Dans l'hypothèse où Marine Le Pen
00:12:53se retrouve face à Édouard Philippe,
00:12:54on peut penser qu'il y aura
00:12:56vraisemblablement une autre position,
00:12:58même si ce n'est pas l'intérêt
00:12:59objectivement du patronat.
00:13:01Et puis je ne sais pas tellement
00:13:01quel est le poids aujourd'hui,
00:13:03finalement, l'impact
00:13:03d'une prise de position
00:13:04du patronat du MEDEF,
00:13:06pour aller à l'essentiel,
00:13:08sur les orientations électorales.
00:13:10Et André Ocataraque sur ça,
00:13:12justement,
00:13:12et sur ce qui vient d'être dit,
00:13:13aussi bien sur certains
00:13:14à la capacité de faire barrage,
00:13:15sur les petits entrepreneurs
00:13:16qui pourraient peut-être
00:13:16davantage se prononcer,
00:13:18et sur la modernité du duo
00:13:19Bardella-Le Pen,
00:13:20tout ça dans une seule question.
00:13:22Oui, j'ai entendu un risque
00:13:23de prise de pouvoir du RN
00:13:24pour beaucoup de Français,
00:13:25c'est une libération.
00:13:27C'est une libération.
00:13:27Pour l'instant, c'est 35%.
00:13:29Oui, excusez-moi, c'est 35%.
00:13:30Et le deuxième arrive à 15%.
00:13:32Donc, a priori...
00:13:3335%, c'est l'étiage,
00:13:34pardon de vous couper,
00:13:36mais les sondages...
00:13:39Oui, le risque,
00:13:40c'est moins un risque.
00:13:42Non, non, quand je parle,
00:13:43j'entends la droite expliquer
00:13:45que nous serions des gauchis, etc.
00:13:47Je vous rappelle,
00:13:47puisque Mathias parlait
00:13:48à l'instant du barrage,
00:13:49en 2024,
00:13:50ceux qui ont fait un barrage ensemble,
00:13:52c'est le MEDEF et la CGT.
00:13:53Main dans la main.
00:13:54Contre le Rassemblement National.
00:13:55Donc, si vous voulez,
00:13:56quand on parle de l'alliance
00:13:58extrême-gauche-droite,
00:13:59c'est peut-être pas
00:13:59le Rassemblement National,
00:14:00c'est eux, le MEDEF et la CGT,
00:14:02main dans la main,
00:14:02ont appelé à voter contre le RN.
00:14:04Je pense que tout ça
00:14:04est désormais terminé.
00:14:06Deuxième point,
00:14:06on parle des compétences
00:14:07budgétaires, économiques, etc.
00:14:09D'abord,
00:14:09les 3500 milliards de dettes,
00:14:12c'est pas le Rassemblement National.
00:14:13Le vrai risque,
00:14:15c'est ceux qui ont gouverné le pays,
00:14:16pas simplement Macron depuis 10 ans,
00:14:18mais depuis 30 ans.
00:14:19Le PS,
00:14:20l'UMP,
00:14:20les LR,
00:14:21la droite,
00:14:21et le Macronisme.
00:14:23L'UMP, c'est là.
00:14:24D'ailleurs,
00:14:24son enfance appelle le macronisme.
00:14:26Troisième point,
00:14:27sur l'économie,
00:14:28il n'y a pas que l'économie.
00:14:29Alors oui,
00:14:30M. Jacobelli a parlé tout à l'heure,
00:14:31à juste titre,
00:14:32de 18,5 milliards
00:14:34de baisse d'impôts
00:14:36de production,
00:14:37etc.
00:14:37Oui,
00:14:38mais je vous prends un exemple,
00:14:39sur la sécurité,
00:14:40par exemple.
00:14:41Le RN est le parti,
00:14:43vraisemblablement,
00:14:43sur le sondage,
00:14:44le mieux à même de répondre
00:14:45à la question de l'insécurité.
00:14:46Mais ça touche l'économie.
00:14:48Moi,
00:14:48j'étais à Vaud-en-Velin,
00:14:49par exemple.
00:14:50Vous avez des idées formidables
00:14:52d'entrepreneurs,
00:14:53et d'ailleurs,
00:14:53qui se sont mis en place.
00:14:54Mais quand le local
00:14:56de l'entrepreneur
00:14:57est brûlé une fois,
00:14:58brûlé deux fois,
00:14:59que les assurances ne veulent pas
00:15:00et plus assurer ce local,
00:15:02vous voyez bien
00:15:02que vous ne pouvez pas entreprendre
00:15:04dans un océan d'insécurité.
00:15:05Ça,
00:15:05c'est le RN qui répondra
00:15:06en premier lieu.
00:15:07Est-ce que le RN
00:15:08est visiblement aussi
00:15:09le parti de la sécurité économique ?
00:15:11Est-ce que les grands patrons
00:15:12d'un moment à un moment
00:15:15se mettent dans le jeu ?
00:15:16Je ne sais pas,
00:15:16des petits chefs d'entreprise,
00:15:17des fameux plus grands patrons
00:15:18en estimant qu'il y a une insécurité,
00:15:21il y a une incapacité,
00:15:22peut-être qu'il y a une incompréhension
00:15:23des enjeux ?
00:15:23Est-ce que les patrons
00:15:24vont barrer la route
00:15:25ou vont mettre des bâtons
00:15:26dans les roues de Marine Le Pen ?
00:15:27On en parle juste après
00:15:28une courte pause
00:15:28et vous participez bien sûr
00:15:29à la discussion
00:15:30au 0826 300 300.
00:15:32J'appare ça déjà à Frédéric
00:15:33qui est là,
00:15:33qui est chef d'entreprise
00:15:34et qui va nous dire justement
00:15:35comment il se positionne
00:15:37face à Marine Le Pen.
00:15:38Et je vous attends nombreux également
00:15:39pour la suite de la conversation
00:15:40sur Sud Radio.
00:15:41A tout de suite.
00:15:42Sud Radio,
00:15:43les débats de l'été,
00:15:4510h-13h,
00:15:46Maxime Liedot.
00:15:47Suite de la conversation,
00:15:48suite du débat,
00:15:49suite des échanges avec vous
00:15:50amis auditeurs 0826 300 300,
00:15:53on parle des patrons.
00:15:54Allez,
00:15:54on va essayer d'être un peu plus large,
00:15:55d'être un peu moins définitif.
00:15:56On parle du monde économique
00:15:58qui s'inquiète
00:15:58ou une partie du monde économique
00:16:00qui s'inquiète
00:16:00de la candidature de Marine Le Pen.
00:16:02Confirmé donc depuis
00:16:03presque une semaine maintenant,
00:16:04confirmé parce que
00:16:05peut-être qu'eux,
00:16:06ils auraient préféré
00:16:07un Jordan Bardella,
00:16:08plus pro-business,
00:16:09plus malin,
00:16:09plus libéral,
00:16:10plus adepte
00:16:11d'un certain discours
00:16:12d'entrepreneur,
00:16:13on va dire.
00:16:14Marine Le Pen se défend
00:16:15en disant qu'après tout,
00:16:15nous sommes deux générations,
00:16:17deux lignes sensibles
00:16:18et Jordan Bardella,
00:16:19dans le Figaro encore,
00:16:19le dit,
00:16:20mais sur l'économie,
00:16:21il n'y a pas un parti,
00:16:22ça n'existe pas un parti
00:16:23où les chefs
00:16:23ne discuteraient pas entre eux
00:16:24mais sur l'essentiel,
00:16:25nous sommes d'accord.
00:16:26La question qu'on se pose ce matin,
00:16:27c'est est-ce que les patrons,
00:16:28est-ce qu'une certaine partie
00:16:30des patrons
00:16:30pourraient mettre des bâtons
00:16:32dans les roues
00:16:33de la candidature
00:16:34et dans la campagne
00:16:35de Marine Le Pen ?
00:16:36On en discute avec vous
00:16:37au 0826 300 300.
00:16:39Bonjour Frédéric.
00:16:40Oui, bonjour,
00:16:40bonjour à tous.
00:16:41Merci beaucoup d'être avec nous
00:16:42sur Sud Radio ce matin.
00:16:43Vous êtes chef d'entreprise
00:16:44vous Frédéric, c'est ça ?
00:16:44Tout à fait, absolument.
00:16:45Et alors,
00:16:46est-ce qu'on flippe
00:16:47de Marine Le Pen
00:16:48qui arriverait à l'Elysée ?
00:16:49Est-ce qu'on a prévu déjà
00:16:50d'exfiltrer son entreprise,
00:16:51de tout payer en avance
00:16:53et en outil tous ses salariés ?
00:16:55Oui, bien sûr,
00:16:55on a déjà mis des barbelés,
00:16:57des tours Miradoratou,
00:16:58bien sûr.
00:16:58Non, en fait,
00:16:59en dehors de tout privage politique,
00:17:01nous les chefs d'entreprise
00:17:02et des petits chefs d'entreprise,
00:17:03on est surtout, je dirais,
00:17:05attentifs à, un, je dirais,
00:17:07plus de régaliens,
00:17:09plus de sécurité,
00:17:10inévitablement,
00:17:10et puis surtout,
00:17:11quelle que soit, je dirais,
00:17:13la personne,
00:17:13un programme qui libère
00:17:15un peu l'économie,
00:17:15qui redonne du pouvoir d'achat
00:17:17à nos clients
00:17:18et qui nous permette,
00:17:19nous, les petites entreprises,
00:17:20de pouvoir subsister
00:17:21et de pouvoir avoir aussi
00:17:22une réduction de charge
00:17:23et de pouvoir continuer.
00:17:24Aujourd'hui,
00:17:25beaucoup de petites entreprises,
00:17:27on n'arrive quasiment même plus
00:17:28à se payer,
00:17:29c'est-à-dire que,
00:17:29et ça va même plus loin,
00:17:31c'est-à-dire qu'on n'hésite
00:17:32même à recruter
00:17:33puisque si on recrute,
00:17:34on ne sait même pas
00:17:35si on va pouvoir assumer
00:17:36les salaires à venir
00:17:38et éventuellement
00:17:39pouvoir conserver l'entreprise.
00:17:40Donc, on n'est pas attentifs,
00:17:42je dirais,
00:17:43à un parti politique
00:17:44en matière,
00:17:45on est attentifs
00:17:45à des personnes
00:17:46qui nous amènent
00:17:47des solutions.
00:17:48Les solutions,
00:17:48on a énormément souffert
00:17:50depuis pas mal de temps
00:17:51et effectivement,
00:17:52il y a eu le quoi qu'il en coûte,
00:17:53on a vu à quel point
00:17:54ça a pu coûter aussi
00:17:55dans certaines entreprises
00:17:56et parfois,
00:17:58je dirais,
00:17:58malheureusement,
00:17:59des travers.
00:18:00Nous, on est fiers
00:18:01d'avoir remplacé
00:18:02notre PGE
00:18:03qui nous a bien aidés
00:18:04inévitablement,
00:18:05mais on l'a remboursé
00:18:06sur des centimes,
00:18:07on aurait aimé
00:18:07que beaucoup d'entreprises
00:18:08puissent le faire
00:18:09et ne passent pas
00:18:09dans les mailles définies.
00:18:10Donc, vous vous dites,
00:18:11en somme, Frédéric,
00:18:11si je dois essayer
00:18:12de résumer votre pensée,
00:18:13vous dites ce matin
00:18:13sur Sud Radio,
00:18:14finalement,
00:18:15quand j'entends
00:18:16que ce soit Marine Le Pen
00:18:16ou Jordan Bardella,
00:18:17j'entends des propos
00:18:18qui pourraient rassurer
00:18:19et qui rassurent visiblement
00:18:21un peu le chef d'entreprise
00:18:22que je suis.
00:18:23Absolument,
00:18:24tout à fait, absolument.
00:18:24Et il n'y a pas
00:18:26une espèce de guéguerre
00:18:27que vous avez aperçue,
00:18:28par exemple,
00:18:28quand vous écoutiez
00:18:29à un moment
00:18:29Jordan Bardella,
00:18:30à un moment Marine Le Pen,
00:18:31vous ne dites pas
00:18:32à mince,
00:18:33peut-être que Jordan Bardella
00:18:35officiellement candidat,
00:18:35ça aurait changé quelque chose ?
00:18:37Non,
00:18:37les guéguerres qu'on entend,
00:18:38c'est le côté jeunisme,
00:18:39il est trop jeune,
00:18:40est-ce qu'il pourra,
00:18:40etc.
00:18:41De toute façon,
00:18:41il y aura un gouvernement,
00:18:42mais quel que soit le candidat,
00:18:43de toute façon,
00:18:43il s'appuie sur un gouvernement.
00:18:45Par contre,
00:18:45ce que l'on veut éviter
00:18:46et moi,
00:18:47ce que je souhaite éviter,
00:18:48c'est un second tour
00:18:48où on va être obligé
00:18:49de voter contre
00:18:51et non pas pour
00:18:51et surtout,
00:18:52ne pas avoir du LSI
00:18:54au second tour
00:18:54qui pour moi,
00:18:55en tant que chef d'entreprise,
00:18:56serait une catastrophe nucléaire.
00:18:57Merci beaucoup Frédéric
00:18:58d'avoir été avec nous,
00:18:590826 300 300.
00:19:00Alors pour ceux qui nous suivent
00:19:01notamment sur les réseaux sociaux
00:19:02et sur Youtube,
00:19:03il y a Mathias Lebeuf
00:19:03depuis tout à l'heure
00:19:04qui ne sait toujours pas
00:19:05que la radio est filmée,
00:19:06qui fait de grands mouvements.
00:19:07Allez-y Mathias.
00:19:08Je voulais répondre
00:19:11et interpeller un peu Andréa
00:19:12parce qu'il a évoqué
00:19:13tout à l'heure
00:19:13la question de la sécurité
00:19:14et c'est vrai
00:19:15que le développement économique
00:19:18serein se passe
00:19:18dans un milieu sécuritaire assuré
00:19:20mais il y a une autre chose
00:19:22qui peut être intéressante
00:19:23à considérer
00:19:24concernant le patronat
00:19:26et notamment le gros patronat
00:19:27c'est l'immigration
00:19:29et de ce point de vue-là
00:19:31le grand patronat
00:19:32est plutôt immigrationniste
00:19:34c'est-à-dire qu'on a entendu
00:19:36des voix au MEDEF
00:19:36qui disaient qu'il fallait
00:19:38davantage de travailleurs étrangers,
00:19:40davantage de souplesse
00:19:41et que il y a
00:19:42notamment dans les métiers
00:19:43en tension
00:19:44je pense aux bâtiments
00:19:45la restauration
00:19:46Comment on a lié deux ?
00:19:47c'est-à-dire l'essai
00:19:48d'aller chercher
00:19:49le grand patronat
00:19:49et d'un côté
00:19:51la politique très dure
00:19:52anti-immigration
00:19:54du Rassemblement National
00:19:56risque paradoxalement
00:19:57de faire peur
00:19:58aux grands patrons
00:19:59on ira chercher Didier également
00:20:00très rapidement
00:20:01c'est vrai que ça fait très longtemps
00:20:02que sur l'immigration
00:20:04M. Leboeuf et M. Besancenot
00:20:06sont bien plus proches
00:20:07du MEDEF
00:20:08que le Rassemblement National
00:20:10on est bien d'accord
00:20:10d'ailleurs vous l'avez vu
00:20:11en Suisse
00:20:11il y avait un référendum là-bas
00:20:13sur des quotas migratoires
00:20:15les 15 organisations patronales
00:20:17les plus puissantes
00:20:18faisaient campagne
00:20:19pour le oui
00:20:19pour plus d'immigration
00:20:20avec l'extrême gauche suisse
00:20:22et c'est le nom
00:20:23qui l'a emporté
00:20:25donc moi je vais vous répondre
00:20:26vous partagez mes aptitudes
00:20:29depuis toujours
00:20:30si je peux me permettre
00:20:32non mais ça fait 40 ans
00:20:33ça fait 40 ans
00:20:35que le grand patronat
00:20:36nous dit
00:20:36il y a des emplois
00:20:37attention
00:20:37il faut de l'immigration
00:20:3840 ans
00:20:39bon
00:20:39alors ils ont peut-être raison
00:20:40pas tort
00:20:41moi je n'écoute pas les patrons
00:20:42je regarde l'INSEE
00:20:44l'INSEE dans son rapport
00:20:45nous explique
00:20:46que le chômage
00:20:47dans les populations immigrées
00:20:48est deux fois supérieur
00:20:49au chômage
00:20:50donc tout ça
00:20:51est un fantasme
00:20:53vous n'écoutez pas
00:20:55les patrons
00:20:55c'est un problème
00:20:56de ne pas écouter
00:20:57les patrons pour vous
00:20:57mais moi je les écoute
00:20:58mais vous voulez dire
00:20:59je n'écoute pas les patrons
00:21:00non mais c'est extraordinaire
00:21:01si le peuple français
00:21:03vous dit on ne veut plus
00:21:03d'immigration
00:21:04vous n'allez pas écouter
00:21:04l'élite économique
00:21:05ils vous disent
00:21:06il faut faire venir des gens
00:21:07donc vous n'écoutez pas
00:21:08les conséquences culturelles
00:21:11simplement on voit les gens
00:21:12comme des éléments
00:21:14économiques
00:21:15les gens ne sont pas
00:21:16simplement des variables
00:21:17économiques
00:21:18donc Noémie
00:21:18rappelle que le peuple français
00:21:20ne veut plus d'immigration
00:21:20je rappelle
00:21:22pas tous en même temps
00:21:23c'est la droite
00:21:24qui avait mis en place
00:21:25le regroupement familial
00:21:27mais on en voit
00:21:28les conséquences
00:21:28aujourd'hui
00:21:29pardon
00:21:29mais en fait
00:21:30justement ce sont
00:21:31les classes populaires
00:21:31qui subissent le plus
00:21:33les conséquences
00:21:34de l'immigration
00:21:34et c'est peut-être
00:21:35eux qui font entendre
00:21:36avant justement
00:21:37l'économie
00:21:37les élites économiques
00:21:39qui elles ne se soucitent pas
00:21:40du tout
00:21:40pourquoi vous dites
00:21:41que c'est pas le débat
00:21:42pourquoi vous dites
00:21:43que c'est pas le débat
00:21:43parce que là
00:21:44on parle du patronat
00:21:45et moi je suis en temps
00:21:46d'entendre
00:21:46Andréa Cotteras
00:21:47dire on n'écoute pas
00:21:49les patrons
00:21:49on s'en fout
00:21:52on écoute le peuple français
00:21:54mais les patrons
00:21:54s'ils nous disent
00:21:55qu'on est plutôt
00:21:56pro-immigration
00:21:57parce qu'on en a besoin
00:21:58basta
00:21:59c'est pas très intéressant
00:22:00pour nous
00:22:01Andréa Cotteras
00:22:02c'est extraordinaire
00:22:02d'abord moi j'écoute
00:22:03les patrons
00:22:04mais j'aimerais vous dire
00:22:04que des patrons
00:22:05n'ont pas forcément raison
00:22:07et je vous ai dit
00:22:08à l'instant
00:22:08que certains ont tort
00:22:10puisque le rapport
00:22:11de l'INSEE
00:22:12nous explique
00:22:13en 2023
00:22:14que le chômage
00:22:15chez les immigrés
00:22:16est deux fois supérieur
00:22:18que celui chez les français
00:22:18donc l'idée
00:22:19que les immigrés
00:22:20viennent tous travailler
00:22:21à 100%
00:22:22pour remplir des emplois
00:22:24en tension
00:22:24est faux
00:22:25factuellement faux
00:22:26et deuxièmement
00:22:27c'est assez extraordinaire
00:22:28de voir la gauche révolutionnaire
00:22:30m'expliquer à moi
00:22:33qu'il faut écouter les patrons
00:22:38moi j'ai d'autres analyses
00:22:39là aussi
00:22:40c'est pas les patrons
00:22:40ou la CGT
00:22:41généralement
00:22:42le Medef
00:22:42et la CGT
00:22:43ont des chiffres
00:22:43qui sont très discutables
00:22:44je prends le Cevipov
00:22:45de Sciences Po
00:22:46c'est pas l'extrême droite
00:22:48c'est pas Zemmour
00:22:50c'est pas le RN
00:22:50le Cevipov de Sciences Po
00:22:51a fait une étude
00:22:52depuis les années 70
00:22:53qu'à aujourd'hui
00:22:54qu'est-ce qu'ils nous disent
00:22:55que pour 1% d'immigrés
00:22:58clandestins
00:22:58en plus
00:22:58il y a 1% de salaire
00:23:00en moins
00:23:00chez les ouvriers français
00:23:01les moins qualifiés
00:23:02je reprends les propos
00:23:03de Didier Leschi
00:23:04et je finis là-dessus
00:23:05patron de l'office
00:23:06de l'immigration
00:23:06qui explique
00:23:07dans le Figaro
00:23:08en février de l'année dernière
00:23:09qu'une partie
00:23:10des grands patrons
00:23:11utilisent l'immigration
00:23:12pour faire peser
00:23:13à la baisse
00:23:13le salaire des français
00:23:14donc la conclusion
00:23:16c'est quoi ?
00:23:17c'est que le RN
00:23:17c'est le parti des ouvriers
00:23:18des salariés
00:23:18des employés
00:23:19et ça se vérifie
00:23:19dans les élections
00:23:20plus à l'extrême gauche
00:23:21vraiment plus du tout
00:23:22vous allez être un peu
00:23:24le juge d'épée
00:23:25déjà sur la ligne
00:23:27la fameuse
00:23:29le distinguo
00:23:29entre la ligne Bardella
00:23:31et la ligne Marine Le Pen
00:23:32moi je pense
00:23:32que c'est quelque chose
00:23:33qui est très exagéré
00:23:35en l'occurrence
00:23:36c'est qu'il y a
00:23:38indéniablement
00:23:38et là je vous rejoins
00:23:39aujourd'hui
00:23:40une espèce de duo
00:23:41qui du point de vue
00:23:43en tout cas des logiques
00:23:44d'opinion
00:23:45est extrêmement efficace
00:23:46leur complémentarité
00:23:47fait qu'ils arrivent
00:23:49à quelque part
00:23:51élargir la base
00:23:52électorale
00:23:53du rassemblement national
00:23:53ensuite
00:23:54dans une élection présidentielle
00:23:56et c'est ça
00:23:56le plus important
00:23:57il faut être capable
00:23:58d'avoir plusieurs cordes
00:24:00à son arc
00:24:00je rappellerai
00:24:01l'élection présidentielle
00:24:02de 1995
00:24:03Jacques Chirac
00:24:04Jacques Chirac
00:24:05il est élu
00:24:05finalement
00:24:06en ayant
00:24:07plusieurs lignes
00:24:08dans son logiciel
00:24:10électoral
00:24:11et dans son joli
00:24:11logiciel politique
00:24:12une ligne sociale
00:24:13avec Philippe Seguin
00:24:14une ligne libérale
00:24:14avec Alain Madelin
00:24:15et une ligne plus européenne
00:24:17avec Alain Juppé
00:24:18donc si vous voulez
00:24:19j'ai l'impression
00:24:21que c'est un faux sujet
00:24:22c'est un faux sujet
00:24:23et que
00:24:24en réalité
00:24:25c'est plutôt malin
00:24:26d'avoir ces deux lignes
00:24:26au centre du parti
00:24:27mais c'est absolument capital
00:24:28c'est absolument capital
00:24:29quand vous voulez gagner
00:24:30il faut que vous soyez capable
00:24:31de parler
00:24:33à plusieurs catégories
00:24:34de population
00:24:34et évidemment
00:24:35il faut parler aussi
00:24:36au monde de l'entreprise
00:24:37mais le monde de l'entreprise
00:24:38il est par essence
00:24:39on l'a déjà dit
00:24:39extrêmement hétérogène
00:24:41et complexe
00:24:42et on vient de le voir
00:24:42et je vous propose
00:24:43de terminer
00:24:43par le monde de l'entreprise
00:24:44qui nous appelle
00:24:45aussi au 0826 300 300
00:24:46Didier bonjour
00:24:49Didier
00:24:49est-ce que vous êtes avec nous ?
00:24:50Oui allô
00:24:51merveilleux
00:24:51bonjour Didier
00:24:52vous allez bien ?
00:24:53ça va impeccable
00:24:54comment vous regardez ce débat
00:24:55tout à l'heure
00:24:56est-ce que vous entendez
00:24:56des choses qui vous interpellent
00:24:58qui vous agacent
00:24:58avec lesquelles vous êtes d'accord
00:24:59est-ce que vous par exemple
00:25:00vous êtes chef d'entreprise aussi
00:25:02j'imagine
00:25:03comment vous trouvez
00:25:04le procès
00:25:05qu'on est en train de faire
00:25:06à Marine Le Pen
00:25:06sur l'économie ?
00:25:08moi je dirais
00:25:09que de toute façon
00:25:10quoi qu'il arrive
00:25:11nous on est toujours
00:25:12mangé à la même sauce
00:25:13donc c'est un vrai problème
00:25:16je pense que
00:25:17vous parliez à l'instant
00:25:18de l'immigration
00:25:20et de la demande
00:25:22de certaines entreprises
00:25:25de certains employeurs
00:25:28je ne sais pas
00:25:29qui a dit
00:25:30qu'effectivement
00:25:31on a énormément
00:25:32d'immigration
00:25:35au niveau du chômage
00:25:37mais c'est totalement vrai
00:25:38parce qu'à partir du moment
00:25:39où ils viennent chez nous
00:25:40on les accepte
00:25:41on les fait bosser
00:25:42une fois qu'ils prennent
00:25:42leurs droits
00:25:43ils s'arrêtent de bosser
00:25:43donc c'est pas ça
00:25:45vous avez vu
00:25:45en tant que cette entreprise aussi
00:25:47c'est ça Didier ?
00:25:48ben oui
00:25:48mais c'est pas ça la solution
00:25:49la solution c'est
00:25:50de baisser les charges
00:25:51pour pouvoir payer
00:25:53plus
00:25:55comment dire
00:25:56de pouvoir mieux payer
00:25:58les français
00:26:00qui sont au chômage
00:26:01aujourd'hui
00:26:01et puis on aura
00:26:02réglé le problème
00:26:03merci beaucoup Didier
00:26:04d'avoir été avec nous
00:26:05ce matin au 0826
00:26:06300 300
00:26:07aussi la ligne
00:26:08de l'immigration
00:26:09qui revient
00:26:09c'est là où en effet
00:26:10tous les chefs d'entreprise
00:26:12c'est ce que vous disiez
00:26:12tout à l'heure
00:26:13Andréa Cotarac
00:26:14ne sont pas sur les mêmes lignes
00:26:15concernant l'immigration
00:26:16et on aura
00:26:16j'imagine l'occasion
00:26:17de revenir
00:26:18sur cette conversation
00:26:19entre midi 30 et 13h
00:26:21dans notre rendez-vous
00:26:22avec vous
00:26:220826 300 300
00:26:23la France au bout du fil
00:26:25dans une poignée minute
00:26:26changement de débat
00:26:27on va parler de ce qui
00:26:28pourrait s'apparenter
00:26:29déjà à un scandale judiciaire
00:26:31une affaire
00:26:32qui avait fait énormément
00:26:32réagir
00:26:33c'était il y a deux ans
00:26:34c'était un jeune homme
00:26:35qui avait tout simplement
00:26:37trouvé la d'or
00:26:37Shem Sedin
00:26:38il avait trouvé la mort
00:26:38dans une cage d'escalier
00:26:40parce qu'il avait été lynché
00:26:41par des camarades
00:26:42sous prétexte
00:26:42qu'il était sorti
00:26:43avec sa soeur
00:26:43quatre suspects
00:26:44deux qui étaient en prison
00:26:45toujours pas de procès
00:26:46depuis deux ans
00:26:46résultat
00:26:47deux suspects ont été libérés
00:26:48alors je vous passe les détails
00:26:49vidéo sur les réseaux sociaux
00:26:51applaudissements
00:26:52acclamations
00:26:52et tout le toin toin
00:26:53est-ce qu'aujourd'hui
00:26:54la justice
00:26:54est encore protégée
00:26:55nos enfants
00:26:56je vous propose d'en discuter
00:26:57au 0826 300 300
00:26:58avec autour de la table
00:27:15Mathias Leboeuf
00:27:16et Arnaud Benedetti
00:27:17professeur à la Sorbonne
00:27:18directeur de la Nouvelle Revue Politique
00:27:20et auteur de ce dernier livre
00:27:21Portes du Pouvoir
00:27:22le Rassemblement National
00:27:23l'inéluctable victoire
00:27:25c'est aux éditions
00:27:25Michel Laffont
00:27:26je vous propose maintenant
00:27:27de vous attarder
00:27:28sur ce qui a quand même
00:27:29déjà des airs de scandale judiciaire
00:27:31on est du côté de Viry Chatillon
00:27:32c'était il y a deux ans
00:27:34il y a deux ans
00:27:35il y a un jeune
00:27:35qui s'appelle
00:27:37ce jeune qui se fait lâcher
00:27:38qui s'appelle
00:27:38H.M. Sedin
00:27:39et en sortant du lycée
00:27:41il se fait attraper
00:27:42il se fait lyncher
00:27:43il est mort
00:27:43quatre suspects sont interpellés
00:27:45deux sont exclus
00:27:46d'une certaine manière
00:27:47de la procédure
00:27:47parce que bon
00:27:48vous comprenez
00:27:49en gros
00:27:50ils étaient juste là
00:27:51pour regarder
00:27:51et puis il y en a deux autres
00:27:53qui ont passé deux ans en prison
00:27:54mais à cause d'un vide juridique
00:27:56tout simplement
00:27:56et bien ils ont été relâchés
00:27:58c'était il y a quelques jours
00:27:59acclamation sur les réseaux sociaux
00:28:00les copains qui les attendent
00:28:02mise en ligne
00:28:03de victoire
00:28:04et de cris de joie
00:28:05non seulement
00:28:06dans la ville
00:28:06ou accessoirement
00:28:07de Viry Chatillon
00:28:08où ils n'ont plus le droit d'aller
00:28:09et bien sûr
00:28:11festivité
00:28:11et autres
00:28:12ça a forcément bouleversé
00:28:13la maman
00:28:14ça a forcément bouleversé
00:28:15aussi toute la classe politique
00:28:16qui avait unanimement réagi
00:28:18interpellé par ce drame
00:28:18je vous propose d'écouter
00:28:20l'ancien maire de Viry Chatillon
00:28:21c'est lui qui avait eu
00:28:22les mains dans le cambouis
00:28:23au moment de cette affaire
00:28:24écoutez ce qu'il nous disait
00:28:25tout à l'heure
00:28:25sur l'antenne de Sud Radio
00:28:26avec une colère
00:28:27que je ne saurais calmer
00:28:29parce que je n'ai pas du tout
00:28:30envie de la calmer
00:28:30cette colère
00:28:31vous savez
00:28:31j'étais il y a 15 jours
00:28:33avec la maman
00:28:34de James Cédine
00:28:35au militaire de la justice
00:28:37on a été reçu
00:28:37par un conseiller
00:28:38du garde des Sceaux
00:28:39on ne peut pas imaginer
00:28:41je ne crois pas
00:28:42en tout cas moi je ne peux
00:28:43même pas moi
00:28:43imaginer la douleur
00:28:45de la maman de James Cédine
00:28:46qui ne comprend toujours pas
00:28:48à chaque fois
00:28:49que quelque chose
00:28:50se passe en France
00:28:51quand il y a un nouveau jeune
00:28:51qui se fait massacrer
00:28:53comme le jeune récemment
00:28:54le jeune Louis
00:28:55à chaque fois
00:28:56ça lui fait
00:28:57ça lui remue le couteau
00:28:58dans la plaie
00:28:58si j'ose dire
00:29:00le fameux couteau dans la plaie
00:29:01d'un maire
00:29:02qui a vu sa ville endeuillée
00:29:03qui plusait de cette manière
00:29:04et qui apprend que là
00:29:05les deux suspects
00:29:06ont été relâchés
00:29:06uniquement à cause
00:29:07d'un vide juridique
00:29:08je vous fais l'historique
00:29:09très rapidement
00:29:10ce qui s'est passé
00:29:10c'est que le conseil constitutionnel
00:29:13n'avait pas accepté
00:29:14qu'une disposition reste dans la loi
00:29:15les députés ont mis du temps
00:29:16à se prononcer
00:29:16résultat petit vide juridique
00:29:18donc ils ont pu
00:29:19tout simplement sortir de prison
00:29:20comment vous avez réagi
00:29:21parce que les vidéos ont tourné
00:29:23ça entraîne plusieurs réactions
00:29:24depuis quelques heures
00:29:25Noémie Alliwa
00:29:26tiens pour commencer
00:29:28c'est-à-dire que
00:29:29quand le droit
00:29:31empêche la justice
00:29:32on ouvre la voie à l'anarchie
00:29:34c'est aussi simple que ça
00:29:35c'est-à-dire que
00:29:36il y a manifestement
00:29:37dans cette affaire
00:29:39un gros problème
00:29:40d'injustice
00:29:41un gros sentiment d'injustice
00:29:43qui est largement partagé
00:29:44et qui me semble assez juste
00:29:45mais le droit
00:29:47le droit lui-même
00:29:48tel qu'il est fait
00:29:49parce que le droit est construit
00:29:49vous le savez
00:29:50on le construit
00:29:50on le déconstruit
00:29:51le droit il est lui-même
00:29:55sans cesse changeant
00:29:56et bien le droit
00:29:56n'a pas pu
00:29:57et n'a pas réussi
00:29:59à faire en sorte
00:30:00que la justice
00:30:01soit dans cette affaire
00:30:03et effectivement
00:30:04le danger
00:30:04c'est l'anarchie
00:30:05le danger
00:30:05c'est qu'ensuite
00:30:06la population
00:30:07les gens veulent faire
00:30:08ensuite justice eux-mêmes
00:30:09parce qu'ils considèrent
00:30:10que l'autorité judiciaire
00:30:11n'a pas été en mesure
00:30:12de les protéger
00:30:13c'est
00:30:14comme on dit dans la vérité
00:30:15si je mens
00:30:15c'est la porte ouverte
00:30:16à toutes les fenêtres
00:30:17de mieux en mieux
00:30:18les références
00:30:20autour de cette
00:30:20Mathias Lebesch
00:30:21vous voyez déjà
00:30:22faire des grands
00:30:22non non non
00:30:23j'ai fait un bond
00:30:24sur ce qu'a dit
00:30:25Noémie
00:30:26sur le droit
00:30:26empêche la justice
00:30:27parce que le droit
00:30:28n'a pas empêché la justice
00:30:29le droit a dit
00:30:31ce qui était juste
00:30:31c'est donc
00:30:32moi je m'inscris en faux
00:30:34il y a un scandale
00:30:35effectivement
00:30:36il y a un scandale
00:30:37énorme
00:30:37et effectivement
00:30:38il faut penser
00:30:39à la maman
00:30:39de ce garçon
00:30:41ça doit être terrible
00:30:42pour elle
00:30:42mais le scandale
00:30:43il n'est pas judiciaire
00:30:44il est politique
00:30:46il y a un scandale
00:30:47politique
00:30:47pourquoi ?
00:30:48le conseil constitutionnel
00:30:50a donné un an
00:30:51à la majorité présidentielle
00:30:53et au garde des Sceaux
00:30:54pour combler
00:30:55ce vide juridique
00:30:56qui concerne en fait
00:30:57la détention provisoire
00:30:58des mineurs
00:30:59donc très bien
00:31:00cette majorité
00:31:01avait un an
00:31:02pendant un an
00:31:04rien n'a été fait
00:31:05donc c'est pas
00:31:05un problème de droit
00:31:06c'est un problème
00:31:08de politique
00:31:09et de latonie
00:31:11de la majorité
00:31:12politique
00:31:12et du garde des Sceaux
00:31:14et du calendrier
00:31:15des gardes des Sceaux
00:31:15qui n'a rien fait
00:31:17pendant un an
00:31:18donc ça c'est le coup de gueule
00:31:19de Mathias Leboeuf
00:31:20comment vous regardez ça
00:31:20que ce soit Arnaud Bénil
00:31:21je suis d'accord
00:31:22il y a une absence de droit
00:31:23c'est bien le problème
00:31:24c'est que parce qu'il y a
00:31:25absence de droit
00:31:26parce qu'il y a vite juridique
00:31:27qu'il y a en effet
00:31:29ce dysfonctionnement
00:31:30après il y a quand même
00:31:30une responsabilité aussi
00:31:32des magistrats
00:31:32et notamment du magistrat
00:31:34instructeur
00:31:35en l'occurrence
00:31:36quand même
00:31:36parce que
00:31:38quand vous écoutez
00:31:39j'étais sur un plateau
00:31:40avant de venir
00:31:40avec le porte-parole
00:31:41du ministre de la Justice
00:31:42qui explique très très bien
00:31:43en effet
00:31:44la chaîne
00:31:45qui a conduit
00:31:46à cette décision
00:31:48le problème
00:31:49c'est que
00:31:49et là
00:31:50je ne suis pas tout à fait
00:31:51d'accord avec vous
00:31:51il y a un problème de droit
00:31:52c'est à dire que le droit
00:31:54devient aujourd'hui
00:31:55par sa technicité
00:31:57impossible d'appliquer
00:31:58parfois totalement inapplicable
00:31:59et encore plus
00:32:01totalement illisible
00:32:02et totalement incompréhensible
00:32:04pour la plupart
00:32:04de nos concitoyens
00:32:05il faut bien comprendre
00:32:06et même pour ceux
00:32:07qui l'appliquent
00:32:08et qui travaillent au quotidien
00:32:09et pour ceux-mêmes
00:32:09qui l'appliquent
00:32:09qui ont des difficultés
00:32:10à l'appliquer
00:32:11parce que vous avez
00:32:11des dispositions
00:32:12qui sont absolument
00:32:13contradictoires
00:32:13et qui mènent finalement
00:32:14à la situation
00:32:15que l'on rencontre
00:32:17aujourd'hui
00:32:17c'est au législateur
00:32:18du coup
00:32:19de changer ça ?
00:32:20oui mais à force
00:32:21d'ajouter
00:32:21de modifier
00:32:22d'essayer de pallier
00:32:23on se retrouve aussi
00:32:23dans des circonstances
00:32:24où le législateur
00:32:25le droit est compliqué
00:32:26le droit est compliqué
00:32:27le droit est compliqué
00:32:28soit confronté
00:32:29aujourd'hui
00:32:29à une exigence
00:32:30de simplicité
00:32:31je crois que tout le monde
00:32:31serait d'accord
00:32:33autour de ce plateau
00:32:34ce qui ne fait pas
00:32:35ce qui en effet
00:32:36pose problème
00:32:38après quand même
00:32:39force est de constater
00:32:41et je pense que ce type
00:32:42d'événement
00:32:43va ne faire que la croître
00:32:45c'est qu'on a un phénomène
00:32:46de défiance
00:32:47tout à fait justifié
00:32:49dans la justice
00:32:50pour plusieurs raisons
00:32:52parfois je veux dire
00:32:53une justice
00:32:53qui est considérée
00:32:54comme trop laxiste
00:32:55parfois une justice
00:32:56qui est considérée
00:32:57comme trop lente
00:32:57et c'est une réalité
00:32:58et surtout nous avons
00:33:00aussi un problème
00:33:01de responsabilité personnelle
00:33:03de ceux qui appliquent
00:33:04le droit
00:33:05c'est à dire
00:33:06les juges
00:33:06cette question
00:33:07de la responsabilité
00:33:08personnelle
00:33:09moi ça fait 30 ans
00:33:10que j'en entends parler
00:33:12et aujourd'hui
00:33:13il est très difficile
00:33:14d'engager
00:33:14lorsqu'il y a une faute
00:33:16qui est commise
00:33:16la responsabilité personnelle
00:33:18d'un magistrat
00:33:18donc c'est quand même
00:33:19un vrai sujet en soi
00:33:21qui devrait là aussi
00:33:22être traité politiquement
00:33:23quand vous entendez
00:33:24cette affaire
00:33:24amis auditeurs
00:33:250826 300 300
00:33:26est-ce que la justice
00:33:27a encore protégé
00:33:28nos enfants ?
00:33:28vous voulez participer
00:33:29à la conversation
00:33:30vous êtes les bienvenus
00:33:30au 0826 300 300
00:33:32Andréa Cotarac
00:33:33sur cette affaire
00:33:34oui c'est un scandale
00:33:36un scandale d'état
00:33:38c'est pas un scandale
00:33:38en l'espèce
00:33:39c'est un scandale d'état
00:33:40pourquoi ?
00:33:42parce que
00:33:42on va simplifier un peu
00:33:44les choses
00:33:44mais vous ne pouvez pas
00:33:45mettre en détention provisoire
00:33:46plus de deux ans
00:33:46en mineurs
00:33:47je vais un peu vite
00:33:48c'est l'idée
00:33:49il y a deux conclusions
00:33:50un
00:33:50la justice est extrêmement lente
00:33:52parce que deux ans
00:33:53en détention provisoire
00:33:54sans procès
00:33:55alors qu'objectivement
00:33:55l'affaire a été plutôt claire
00:33:57qui a été médiatisée
00:33:59dès le tabassage
00:34:00c'est le scandale dans le scandale
00:34:02de Shem Sedin
00:34:03et avec des enquêteurs
00:34:04qui ont travaillé
00:34:04très rapidement
00:34:05en plus
00:34:05exactement
00:34:05et deux
00:34:06qu'on considère encore
00:34:07les mineurs
00:34:08comme quelque chose
00:34:09de tout à fait exceptionnel
00:34:10alors qu'on a là
00:34:11de véritables monstres
00:34:13je le dis
00:34:13comme je le pense
00:34:15mais c'est un phénomène
00:34:16de société
00:34:16on a eu Lola
00:34:17on a eu Philippine
00:34:18on a eu Louis récemment
00:34:20sur un chantier
00:34:23filmé
00:34:23par ses agresseurs
00:34:25etc
00:34:25on a eu Marin
00:34:26à Lyon
00:34:26vous vous souvenez
00:34:28un jeune homme
00:34:29qui voulait séparer
00:34:30justement un homme
00:34:30qui tabassait
00:34:31quelqu'un d'autre
00:34:32qui a été lui-même
00:34:33en retour
00:34:34tabassé
00:34:34l'agresseur
00:34:35est aujourd'hui en liberté
00:34:37Marin
00:34:37est handicapé à vie
00:34:38l'agresseur
00:34:39est en liberté
00:34:40il a eu même droit
00:34:41à des remises de peine
00:34:42de près de 18 mois
00:34:43donc à un moment donné
00:34:44les français
00:34:45ils veulent une chose
00:34:45assez simple
00:34:46c'est la justice
00:34:46mettre hors d'état
00:34:48de nuire
00:34:48des gens
00:34:49qui contribuent
00:34:50à cet ensauvagement
00:34:50d'abord
00:34:51les assassins présumés
00:34:52et deux
00:34:53leurs complices
00:34:53parce que quand vous filmez
00:34:54que vous rigolez
00:34:56que vous félicitez
00:34:57la sortie
00:34:58la libération
00:34:59d'un assassin
00:34:59c'est ce qu'expliquait
00:35:00le maire tout à l'heure
00:35:01dans ces cas de jeunes
00:35:02qui avaient été un peu
00:35:02interpellés
00:35:03deux qui étaient sur les faits
00:35:04enfin en tout cas
00:35:05sur les lieux
00:35:06et qui apparemment
00:35:06ont été exclues de la procédure
00:35:08parce qu'ils n'y ont pas participé
00:35:08mais quand on filme
00:35:09ou quand on niait
00:35:10ou quand on participe
00:35:11ou quand on accompagne
00:35:13on fait largement
00:35:15de complicité
00:35:160826
00:35:16300
00:35:17300
00:35:17la justice
00:35:17est-elle encore
00:35:18protégée nos enfants
00:35:19vous nous appelez
00:35:19vous participez
00:35:20à la conversation
00:35:21Mathias Leboeuf
00:35:21oui je voulais interpeller
00:35:23Andréa
00:35:23encore
00:35:24encore
00:35:24c'est plus une émission
00:35:26c'est une interpellation
00:35:29non mais justement
00:35:30il est député
00:35:32vous êtes d'accord avec moi
00:35:35pour dire
00:35:35que c'est pas les juges
00:35:37qui font le droit
00:35:38c'est le législateur
00:35:40on est d'accord
00:35:41oui
00:35:42la responsabilité
00:35:43de la complexité du droit
00:35:45c'est un scandale d'état
00:35:45c'est les politiques
00:35:47parce que là
00:35:48encore une fois
00:35:49la justice
00:35:50n'a pas dysfonctionné
00:35:51elle n'a fait
00:35:52effectivement
00:35:53il y a des vides juridiques
00:35:54mais la justice
00:35:55n'a fait qu'appliquer le droit
00:35:57appliquer le droit
00:35:58mais c'est vrai
00:35:59que de fait
00:35:59dans toute la chaîne
00:36:00de dysfonctionnement
00:36:01quand bien même
00:36:01ils ont fait appliquer le droit
00:36:02quand on voit
00:36:03qu'il y a deux ans
00:36:03uniquement pour faire un procès
00:36:04sur quelque chose
00:36:05qui était assez évident
00:36:06là il y a aussi
00:36:07tout un dysfonctionnement
00:36:08qui est presque structurel
00:36:09qui est beaucoup plus grave
00:36:09elle peut paraître laxiste
00:36:11elle est trop compliquée
00:36:12bien évidemment
00:36:130826 300 300
00:36:14vous avez entendu parler
00:36:15de ce drame
00:36:15Shem Sedin
00:36:16il y a deux ans
00:36:17c'était du côté de Véry
00:36:18Chatillon
00:36:18attendu à la sortie de son lycée
00:36:20battu à mort
00:36:21dans les cages d'escalier
00:36:21et là qu'est-ce qu'on a vu
00:36:22il y a quelques jours
00:36:23des jeunes
00:36:24les principaux suspects
00:36:25de cette affaire
00:36:25sortir de prison
00:36:27acclamés par les copains
00:36:28revenus
00:36:28donc sur le territoire
00:36:29duquel accessoirement
00:36:30ils sont interdits
00:36:31faut-il encore le préciser
00:36:32avec des scènes de liesse
00:36:34quasiment sur les réseaux sociaux
00:36:35et des gens qui s'enventent
00:36:36est-ce que
00:36:36quand on voit
00:36:37cette défaillance
00:36:38et puis on le disait
00:36:38ils étaient en détention proviseur
00:36:39depuis près de deux ans
00:36:40ça veut dire que depuis deux ans
00:36:41c'est une affaire
00:36:42qui plus est aussi médiatique
00:36:43aussi politique
00:36:43la justice n'a pas accéléré
00:36:45est-ce qu'on sait encore protéger
00:36:46nos enfants
00:36:46venez en discuter avec nous
00:36:470826 300 300
00:36:49autour de la table
00:36:50d'Andrea Cotarac
00:36:50Noémie Allioua
00:36:51Arnaud Benedetti
00:36:52et Mathias Leboeuf
00:36:53à tout de suite sur Sudra
00:36:53les débats de l'été
00:36:5510h-13h
00:36:56Maxime Liedot
00:36:590826 300 300
00:37:00vous participez à la conversation
00:37:02vous êtes les bienvenus
00:37:02amis auditeurs
00:37:03autour de la table
00:37:04Andrea Cotarac
00:37:05Noémie Allioua
00:37:05Arnaud Benedetti
00:37:06Mathias Leboeuf
00:37:07en en train de s'interroger
00:37:08sur cette affaire
00:37:08certains disent
00:37:09non non c'est pas un scandale judiciaire
00:37:10c'est un scandale d'état
00:37:12quand on voit ce qui s'est
00:37:12littéralement passé
00:37:13quand on voit
00:37:14ces meurtriers présumés
00:37:15sortir de prison
00:37:16alors j'ai envie de dire
00:37:17il y a le scandale dans le scandale
00:37:18il y a le premier scandale
00:37:19qu'ils ont passé
00:37:20deux ans en détention prévisoire
00:37:22deux ans en détention prévisoire
00:37:23ils sont sortis libérés
00:37:24premier scandale
00:37:25deuxième scandale
00:37:26c'est évidemment ce qu'on voit
00:37:26et les vidéos sorties de prison
00:37:28et super héros de te retrouver
00:37:30la brute qui s'appelle
00:37:31ça dit quelque chose
00:37:32violation évidemment
00:37:33de toutes les interdictions
00:37:34parce qu'ils retournent
00:37:35sur les territoires
00:37:36dont ils étaient interdits
00:37:37et j'ai envie de dire
00:37:37il y a le scandale dans l'affaire aussi
00:37:39il y a le scandale dans l'affaire aussi
00:37:40qui est que
00:37:40la place Vendôme
00:37:41n'est pas en mesure
00:37:42de communiquer
00:37:43le nombre de détenus
00:37:44qui ont été libérés
00:37:46suite à ce vide juridique
00:37:47donc à l'heure où on se parle
00:37:48il y a peut-être plein de parents
00:37:49jeunes hommes
00:37:50jeunes femmes
00:37:51grands-parents
00:37:51je ne sais pas
00:37:52inquiets de savoir
00:37:53si la personne
00:37:54qui était en détention provisoire
00:37:55dans une affaire grave
00:37:56n'est pas en train actuellement
00:37:57de ressortir
00:37:57c'est ça aussi
00:37:58qui pose problème Noémie
00:37:59il y a une folie
00:38:01dans cette affaire
00:38:02et on comprend aussi la colère
00:38:03moi j'entends
00:38:04dans les différents médias
00:38:06depuis ce matin
00:38:06un certain nombre de gens
00:38:07qui s'expriment
00:38:08et qui sont en colère
00:38:09qui trouvent que c'est révoltant
00:38:10justement
00:38:11de ne pas être protégés
00:38:13suffisamment
00:38:13par l'état
00:38:14comme il devait l'être
00:38:15je vous rappelle
00:38:15la théorie de l'état de nature
00:38:17qui est quand même
00:38:17à la base
00:38:18du contrat social
00:38:19c'est à dire que
00:38:20les citoyens français
00:38:22les citoyens en général
00:38:23acceptent de renoncer
00:38:24à certaines de leurs libertés
00:38:27ils acceptent
00:38:28un certain nombre
00:38:28de devoirs
00:38:29en échange
00:38:30de la sécurité
00:38:31si l'état
00:38:32n'est plus capable
00:38:33d'assurer leur sécurité
00:38:34on en arrive
00:38:35encore une fois
00:38:36à la guerre
00:38:36de tous contre tous
00:38:37ça a été théorisé
00:38:38très bien
00:38:38à l'époque
00:38:39par Hobbes
00:38:40donc les plus grands
00:38:41philosophes
00:38:41ont pensé déjà
00:38:42à ces questions là
00:38:43et c'est ce à quoi
00:38:44on assiste aujourd'hui
00:38:44et comment est-ce qu'ensuite
00:38:46on peut reprocher aux gens
00:38:46de vouloir se faire justice eux-mêmes
00:38:48comment est-ce qu'on peut reprocher
00:38:49ensuite aux gens
00:38:49de vouloir trouver des solutions
00:38:51pour faire la justice
00:38:53sans la justice
00:38:54c'est ça le danger
00:38:55on est en train de décrédibiliser
00:38:57l'institution judiciaire
00:38:58et effectivement
00:38:59l'appareil d'état
00:38:59qui est censé
00:39:01le protéger
00:39:01et derrière
00:39:02on ne pourra pas
00:39:02en plus
00:39:03avec toutes les affaires
00:39:04qui se succèdent
00:39:05empêcher les français
00:39:06de penser que la justice
00:39:07a une part de responsabilité
00:39:08on discutait en antenne
00:39:09sans trahir le secret du off
00:39:12normalement qui s'impose
00:39:13dans ce studio
00:39:13quand les micros sont coupés
00:39:14on le disait
00:39:15quand on voit ce qui s'est passé
00:39:16avec l'affaire Elias
00:39:17quand on voit aussi
00:39:17évidemment avec d'autres natures
00:39:19ce qui a pu se passer
00:39:20dans l'affaire Liana
00:39:21une certaine presque
00:39:22un certain réflexe
00:39:23de la part de l'institution
00:39:23de dire
00:39:24ah ben non c'est jamais moi
00:39:25on rappelle que dans l'affaire Elias
00:39:26ce sont des personnes
00:39:27qui ont pris la décision
00:39:29qui ont refusé de voir les parents
00:39:31de rencontrer les parents
00:39:32qui n'ont pas non plus été sanctionnés
00:39:34donc tout ça provoque
00:39:35si vous voulez
00:39:35ce n'est pas un sentiment
00:39:36de quelque chose
00:39:37la provoque chez les français
00:39:38quand même
00:39:39quelque chose de l'ordre
00:39:40peut-être de la rancœur
00:39:42peut-être plus
00:39:43c'est de l'incompréhension totale
00:39:44regardez encore une fois
00:39:46toutes les études d'opinion
00:39:47depuis de nombreuses années
00:39:48la défiance ne cesse de s'accroître
00:39:50vis-à-vis de l'institution judiciaire
00:39:52et ce que vous dites
00:39:53est tout à fait vrai
00:39:54c'est que
00:39:54chaque fois qu'il y a
00:39:56un questionnement
00:39:56sur le fonctionnement
00:39:58de l'appareil judiciaire
00:39:59vous avez en retour
00:40:00une défense
00:40:01qui apparaîtra
00:40:02corporatiste
00:40:03de la part
00:40:03d'un certain nombre
00:40:04de professionnels
00:40:05de la justice
00:40:05les magistrats
00:40:06en l'occurrence
00:40:07qui refusent
00:40:09tout questionnement politique
00:40:10sur le fonctionnement judiciaire
00:40:11mais là où les politiques
00:40:12ont une responsabilité
00:40:13c'est qu'ils ont abandonné
00:40:14le terrain politique
00:40:15sur justement
00:40:16cette question judiciaire
00:40:18parce que tout simplement
00:40:19pendant des années
00:40:20et des années
00:40:20on a considéré
00:40:21qu'ils prenaient
00:40:22un trop grand nombre
00:40:24de libertés
00:40:24vis-à-vis
00:40:25justement
00:40:26de la justice
00:40:26et en retour
00:40:27la justice a repris le pouvoir
00:40:29d'une certaine manière
00:40:29vis-à-vis des politiques
00:40:30mais moi je pense
00:40:31que l'élection présidentielle
00:40:33venant
00:40:33la question de la réforme
00:40:35de l'institution judiciaire
00:40:36est presque inéluctable
00:40:38mais elle devra être posée
00:40:40véritablement
00:40:41Noémie Allioua
00:40:41sur la place du juge
00:40:44en tout cas
00:40:44qui a repris de plus en plus
00:40:45la main sur la politique
00:40:46comme le disait Arnaud
00:40:47et même
00:40:47on le voit tous les jours
00:40:49dans le débat public
00:40:50la justice devient
00:40:51un véritable point d'interrogation
00:40:53objet de débat
00:40:53parfois violent
00:40:54plus qu'un point d'interrogation
00:40:56c'est-à-dire que le voile
00:40:57qui était censé protéger
00:40:59l'institution judiciaire
00:41:00qui était une sorte de voile
00:41:01de neutralité
00:41:02a été arraché
00:41:03avec ces dernières affaires
00:41:04et on voit une justice
00:41:06de plus en plus idéologisée
00:41:07ou en tout cas
00:41:07des magistrats
00:41:08de plus en plus idéologisés
00:41:09et ça c'est très inquiétant
00:41:11oui c'est ce qu'on voit
00:41:13c'est objectif
00:41:14souvenez-vous déjà
00:41:14de l'affaire du mur des cons
00:41:16ça remonte maintenant
00:41:16il y avait plus d'une dizaine d'années
00:41:17c'était mon ami
00:41:18Clément Veil-Rénal
00:41:19qui avait sorti cette affaire
00:41:21c'est-à-dire
00:41:21souvenez-vous
00:41:22il était rentré
00:41:23au syndicat de la magistrature
00:41:24pour faire notamment
00:41:25des interviews
00:41:26et qu'est-ce qu'il avait vu
00:41:28à ce moment-là
00:41:28il avait vu effectivement
00:41:30un grand mur
00:41:31sur lequel étaient étiquetés
00:41:32un certain nombre
00:41:32de personnalités politiques
00:41:33de droite
00:41:34avec plus ou moins
00:41:35des insultes
00:41:36ce qui montrait
00:41:36qu'au fond
00:41:37il y avait bien
00:41:38une idéologie de gauche
00:41:39derrière la justice
00:41:40derrière l'un des plus grands
00:41:42syndicats de la magistrature
00:41:43aujourd'hui
00:41:44ce qui disait aussi
00:41:45et c'est très important
00:41:46les conséquences de ça
00:41:47ça veut dire aussi
00:41:48que les mesures
00:41:50qui sont rendues
00:41:51sont des mesures
00:41:52qui sont biaisées
00:41:53et ça c'est très important
00:41:54alors certains disent
00:41:55qu'aujourd'hui
00:41:56il faudrait peut-être
00:41:56faire comme aux Etats-Unis
00:41:57vous savez qu'aux Etats-Unis
00:41:58les juges sont élus
00:41:59et finalement
00:42:00ça pourrait être une solution
00:42:01qui est parfois
00:42:02mise sur la table
00:42:03cette idée
00:42:04qu'au fond
00:42:04si de toute façon
00:42:05les magistrats sont idéologisés
00:42:06notamment de gauche
00:42:07et bien dans ce cas-là
00:42:08qu'il y ait des magistrats
00:42:09de gauche et de droite
00:42:10au moins ça permettrait
00:42:11d'avoir une sorte de
00:42:14puisque la neutralité
00:42:15n'existe pas
00:42:16et bien essayons au moins
00:42:17la diversité d'opinions
00:42:18ça pourrait être
00:42:19dans le camp des magistrats
00:42:22ça pourrait être
00:42:23une proposition
00:42:24Andréa Cotarac
00:42:24Mathias Leboeuf
00:42:25et on ira ensuite
00:42:26au standard
00:42:26où Olivier nous attend
00:42:27très rapidement
00:42:28je pense que c'est surtout
00:42:29la victime
00:42:30qu'il faut aujourd'hui
00:42:31mettre en avant
00:42:31dans le cadre de cet
00:42:33ensauvagement
00:42:33qu'on vit dans la société
00:42:34d'abord un
00:42:36plus de remise de peine
00:42:37pour les personnes
00:42:38qui sont condamnées
00:42:39à avoir violé
00:42:41l'intégrité physique
00:42:42des gens
00:42:42il faut resacraliser
00:42:43l'intégrité physique
00:42:462. faire en sorte
00:42:47qu'il y ait une fin
00:42:49d'excuse de minorité
00:42:51puisque ça fait aussi
00:42:52partie de cette affaire
00:42:533. on peut se poser
00:42:55aussi la question
00:42:57délictuelle
00:42:57de personnes
00:42:58qui célèbrent
00:42:59qui communiquent
00:43:00la libération
00:43:02de monsieur
00:43:03qui participe
00:43:03à la publicité
00:43:04de ce genre
00:43:05qui participe
00:43:05à cette participation
00:43:05d'ensauvagement
00:43:06dans la société
00:43:07c'est vraiment
00:43:07une question que je pose
00:43:08et dernier point
00:43:09il faut que ce soit
00:43:10collectif
00:43:11si Chemseddin
00:43:12sortait de l'école
00:43:13la ville
00:43:14pourrait se porter
00:43:15partie civile
00:43:15si un professeur
00:43:16est attaqué
00:43:17dans un lycée
00:43:17la région
00:43:18devrait se considérer
00:43:19comme victime
00:43:20et se porter
00:43:22partie civile
00:43:23c'est un ensemble
00:43:24de choses
00:43:24qu'il faut inverser
00:43:25aujourd'hui
00:43:25Mathias Leboeuf
00:43:26alors
00:43:27il y a plusieurs choses
00:43:28que la justice
00:43:29soit en proie
00:43:30complètement
00:43:31à l'extrême gauche
00:43:32et que tous les jugements
00:43:34soient rendus
00:43:35de façon idéologique
00:43:36moi j'y crois
00:43:37absolument pas
00:43:38déjà parce que
00:43:39tous les jugements
00:43:40sont motivés en droit
00:43:41alors il peut y avoir
00:43:42des interprétations
00:43:43le droit est interprété
00:43:43vous le savez
00:43:44Noémie
00:43:45c'est ce que j'allais dire
00:43:46il peut y avoir
00:43:47des interprétations
00:43:48mais enfin quand même
00:43:49les interprétations
00:43:50on va pas
00:43:51de tout à rien
00:43:52il y a un code pénal
00:43:54il y a des tas de codes
00:43:56qui encadrent
00:43:58les jugements
00:43:58premièrement
00:43:59deuxièmement
00:43:59le syndicat
00:44:00de la magistrature
00:44:01qui est un repère
00:44:03de gauchistes
00:44:04incroyables
00:44:05révolutionnaires
00:44:06anarchistes
00:44:07libertaires
00:44:08fait même pas
00:44:0930%
00:44:09du syndicat
00:44:11des magistrats
00:44:11le premier magistrat
00:44:12c'est l'USM
00:44:13le premier syndicat
00:44:15de magistrats
00:44:16c'est l'USM
00:44:17donc il faut
00:44:18relativer ça
00:44:21factuellement
00:44:21il faut relativer ça
00:44:22ensuite
00:44:23juste une chose
00:44:24sur l'élection
00:44:25des juges
00:44:26mais alors là
00:44:27c'est incroyable
00:44:28parce que regardez
00:44:29l'état de la justice
00:44:30aux Etats-Unis
00:44:32c'est quand même
00:44:33pitoyable
00:44:33dernière chose
00:44:34je voulais rappeler
00:44:35parce que factuellement
00:44:36moi on est journaliste
00:44:39ces jeunes
00:44:39qui ont été libérés
00:44:40ils n'ont pas été innocentés
00:44:41ils sont sous contrôle
00:44:42personne ne l'a dire
00:44:43libérés
00:44:43après la détention provisante
00:44:45mais vous avez raison
00:44:45de le rappeler
00:44:46mais ils ont violé
00:44:46le contrôle judiciaire
00:44:47ce qui ne devrait pas
00:44:48être là où ils sont
00:44:49ils n'ont pas été innocentés
00:44:50ils sont sous contrôle judiciaire
00:44:52peut-être qu'ils seraient violés
00:44:52apparemment ils l'ont violé
00:44:53puisqu'ils sont sur la commune
00:44:54de Béry-Châtelet
00:44:55ils ne devraient pas y être
00:44:56chose très importante
00:44:58ils vont être jugés
00:44:59en assise
00:45:00et il faut le rappeler
00:45:01et j'espère qu'ils prendront
00:45:02cher
00:45:02effectivement
00:45:03mais ils sont toujours
00:45:04passibles d'être jugés
00:45:05en assise
00:45:060826 300 300
00:45:07on est avec vous Olivier
00:45:08bonjour
00:45:09bonjour
00:45:09bonjour à tous
00:45:10comment vous regardez vous
00:45:11par exemple la justice
00:45:12en tant que citoyen Olivier
00:45:13vous avez entendu
00:45:14ce qu'on vient dire
00:45:15sur cette affaire tragique
00:45:16de chez MCD
00:45:16est-ce que oui
00:45:17la justice a encore
00:45:18protégé nos enfants
00:45:19est-ce que pour vous
00:45:20il y a un véritable problème
00:45:21de laxisme
00:45:21en tout cas pour vous
00:45:22vous êtes un citoyen
00:45:24interrogatif actuellement
00:45:24sur la justice
00:45:26alors oui
00:45:27je trouve que tout ce qui a été dit
00:45:29est très pertinent
00:45:29sur votre plateau
00:45:30comme d'habitude
00:45:32merci Olivier
00:45:33ça fait plaisir
00:45:33je vous en prie
00:45:35moi je suis plutôt à droite
00:45:36mais l'élection des juges
00:45:37me paraît être un truc
00:45:38un peu
00:45:38pas une bonne solution
00:45:39parce que d'abord
00:45:40d'une façon générale
00:45:41il y a encore la moitié
00:45:42des gens que je teste
00:45:43qui savent pas ce que c'est
00:45:44qu'une ZFE
00:45:44alors vous imaginez
00:45:45si on leur demande de voter
00:45:47sur un truc aussi sensible
00:45:48que la qualité ou pas d'un juge
00:45:50je pense que c'est pas l'idée
00:45:51mais je pense surtout
00:45:52que la justice
00:45:54ça on croit en la démocratie
00:45:55ça on n'y croit pas
00:45:57allez-y Olivier
00:45:58allez-y Olivier
00:45:58poursuivez le propos
00:46:00ça n'a pas tellement d'intérêt
00:46:01d'abord ils votent pas
00:46:02et quand ils votent
00:46:02c'est souvent être sorti
00:46:03vous avez une poignée de gens
00:46:04comme vous et moi
00:46:05qui sont intéressés
00:46:06sur les sujets
00:46:07quel que soit le sujet
00:46:07et qui ont un avis éclairé
00:46:08qui peut être bon ou mauvais
00:46:09mais au moins
00:46:09ils peuvent justifier
00:46:10de ce qu'ils font
00:46:11mais les trois quarts du temps
00:46:12quand moi je teste
00:46:13les gens autour de moi
00:46:14c'est pas le cas
00:46:14bon pour revenir plus tôt
00:46:16la fabrique a fabriqué
00:46:17les crétins
00:46:17c'est plutôt ça moi
00:46:18mon idée
00:46:19et la deuxième chose
00:46:20c'est pourquoi
00:46:21on n'a pas de sanctions
00:46:22fortes dès la première infraction
00:46:24pour inverser le truc
00:46:28moi qui ai travaillé
00:46:29un peu dans une banlieue
00:46:31assez dure
00:46:31dans les années 90
00:46:33je peux vous dire
00:46:33que des enfants
00:46:34de 8, 9, 10 ans
00:46:35qui tiennent le mur
00:46:36le mercredi, le samedi et le dimanche
00:46:37j'en ai vu plein
00:46:38pourquoi ?
00:46:39parce que quand la famille
00:46:40est dysfonctionnelle
00:46:40et alors là
00:46:41il y a plein de raisons
00:46:42différentes d'être
00:46:42une famille dysfonctionnelle
00:46:43mais le plus souvent
00:46:44je suis une mère célibataire
00:46:45avec un mec qui est séparé
00:46:47et bien je ne peux pas
00:46:48assumer tout
00:46:49et donc
00:46:49comme il est hors de question
00:46:51même pour moi
00:46:51de contrôler les naissances
00:46:53c'est une aberration totale
00:46:54j'ai déjà entendu l'idée
00:46:56il se faudrait que l'état
00:46:57accepte que
00:46:58comme tout le monde
00:46:59peut faire des enfants
00:47:00alors il y a un devoir
00:47:01de protection
00:47:02comme faisait Jules Ferry
00:47:04et puis il y a un devoir
00:47:05de protection
00:47:05et même de responsabilité
00:47:07d'attention
00:47:07vis-à-vis des enfants
00:47:09qu'on a
00:47:09et c'est d'ailleurs
00:47:09la responsabilité des parents
00:47:11qui revient toujours
00:47:11à un moment ou à un autre
00:47:12au centre du débat
00:47:13quand on voit ces affaires-là
00:47:14merci beaucoup Olivier
00:47:15d'avoir été avec nous
00:47:16au 0826 300 300
00:47:18il est 11h28
00:47:19et ça y est
00:47:19la décision vient d'être rendue
00:47:21l'affaire des réseaux sociaux
00:47:22c'est le rapport européen
00:47:24Ursula von der Leyen
00:47:25s'est exprimé
00:47:25alors j'ai envie de dire
00:47:26tout ça pour ça
00:47:27parce qu'elle prenait
00:47:28un accès gradué des mineurs
00:47:30donc c'était vraiment
00:47:31tout ce que sait faire l'Europe
00:47:32quelque chose de vraiment
00:47:33clair, précis
00:47:34et ambitieux
00:47:35on en parle avec vous
00:47:36nous on va être un peu plus ambitieux
00:47:38que Ursula von der Leyen
00:47:39c'est notre côté ici
00:47:39parlons vrai à Sud Radio
00:47:40on va tout simplement
00:47:41se poser la question
00:47:42est-ce que oui ou non
00:47:43il faut une majorité
00:47:44des réseaux sociaux
00:47:45c'est-à-dire que je vais vous poser
00:47:45une question
00:47:46je vous préviens autour de la table
00:47:47il n'y aura pas de surprise
00:47:47à ce micro
00:47:48oui ou non
00:47:48est-ce qu'il faut avoir
00:47:49je ne sais pas
00:47:5015 ans, 16 ans
00:47:51et à partir avant cet âge-là
00:47:52interdiction des réseaux sociaux
00:47:54tiens peut-être que vous nous écoutez
00:47:55vous avez des adolescents
00:48:00si je vous le souhaite
00:48:01venez précisément partager
00:48:02ça donnera plein d'idées à tout le monde
00:48:03quelques idées pour interdire
00:48:05les réseaux sociaux
00:48:05vous avez trouvé un compromis
00:48:06vous discutez avec votre ado
00:48:08de tout ça
00:48:08venez répondre
00:48:09et participez à la conversation
00:48:10au 0826 300 300
00:48:12à tout de suite
00:48:12Sud Radio
00:48:13les débats de l'été
00:48:1410h-13h
00:48:15Maxime Liedot
00:48:17on continue d'échanger
00:48:18on continue de discuter
00:48:19on continue de vous écouter
00:48:20aussi à mes auditeurs
00:48:21au 0826 300 300
00:48:23vous pouvez également
00:48:23bien sûr
00:48:24nous écrire par mail
00:48:25vous avez le site
00:48:26sudradio.fr
00:48:27vous avez les réseaux sociaux
00:48:28vous avez également
00:48:29l'application
00:48:30notre dernier sujet de débat
00:48:31avant de passer au coup de coeur
00:48:32et au coup de gueule
00:48:32ça va être les réseaux sociaux
00:48:34parce qu'il y a un rapport
00:48:35de la commission européenne
00:48:36qui est sorti
00:48:37là
00:48:37bon alors j'ai envie de dire
00:48:38on dirait du en même temps
00:48:39parce que c'est vraiment
00:48:40Ursula von der Leyen
00:48:41qui prône un accès gradué
00:48:42des mineurs aux réseaux sociaux
00:48:43bon ça on avait compris
00:48:44nous je vous préviens
00:48:45on n'est plus cash ici
00:48:46autour de la table
00:48:47on va s'interroger
00:48:47on vous interroge
00:48:48j'interroge les camarades
00:48:49autour de la table
00:48:50à savoir
00:48:50est-ce qu'il ne faut pas
00:48:51tout simplement
00:48:52une majorité réseaux sociaux
00:48:53vous êtes parents
00:48:54grands-parents
00:48:54vous êtes peut-être
00:48:55je ne sais pas moi
00:48:56prof vous travaillez
00:48:56avec des enfants
00:48:57vous avez trouvé
00:48:57la bonne technique
00:48:58ou vous vous avez pris
00:48:59une décision claire
00:49:00ce n'est pas de réseaux sociaux
00:49:01ce n'est pas avant 16 ans
00:49:01il y a un contrôle parental
00:49:02vous les surveillez
00:49:03à travers un écran
00:49:04j'en sais rien
00:49:04mais venez en parler
00:49:05en tout cas
00:49:06autour de la table
00:49:07au 0826 300 300
00:49:09je vous pose la question
00:49:10je vous avais prévenu
00:49:11c'était mon petit côté
00:49:11fausse interroge surprise
00:49:12est-ce qu'il faut
00:49:13oui
00:49:14une majorité réseaux sociaux
00:49:15ou vous considérez peut-être
00:49:17que ça fait aussi partie
00:49:18de la liberté
00:49:19de l'adolescence
00:49:20que d'avoir accès
00:49:21à ces plateformes
00:49:21est-ce qu'il faut
00:49:22Noémie Allioua
00:49:23je me tourne vers vous
00:49:24en premier
00:49:25est-ce qu'il faut
00:49:25une majorité réseaux sociaux
00:49:2715, 16, 17, 18
00:49:28ce que je trouve très important
00:49:29c'est de dire
00:49:31que ce n'est ni
00:49:32à Ursula von der Leyen
00:49:33ni à la commission européenne
00:49:35ni même au droit
00:49:36de déterminer
00:49:37ce qui relève
00:49:38de l'éducation
00:49:39il y a un moment donné aussi
00:49:40où le droit
00:49:41doit avoir
00:49:42des limites
00:49:44là on parle
00:49:44de la cellule familiale
00:49:45on parle du privé
00:49:46on parle de l'éducation
00:49:47qui est faite par les parents
00:49:48il y a des lois
00:49:49qui relèvent de l'éducation
00:49:50ce n'est certainement pas
00:49:52ni à la commission européenne
00:49:53ni à qui que ce soit
00:49:53de déterminer
00:49:54ce qui relève
00:49:55encore une fois
00:49:56de l'éducation de l'enfant
00:49:56vous imaginez
00:49:57sinon demain
00:49:58on va pouvoir discuter
00:49:59de savoir combien
00:50:00est-ce qu'il faut
00:50:00de cuillères de soupe
00:50:01donner à son enfant
00:50:02est-ce que c'est deux
00:50:03est-ce que c'est trois
00:50:03si c'est trois ou quatre
00:50:04sinon vous risquez
00:50:05d'aller en prison
00:50:06non mais sérieusement
00:50:07soyons sérieux
00:50:08on a la dél'enfance
00:50:09l'éducation relève
00:50:10de l'autorité parentale
00:50:12il y a quand même
00:50:13vous savez mon dernier livre
00:50:14c'était
00:50:14La terreur jusqu'aux sous nos draps
00:50:15c'était justement
00:50:15pour faire en sorte
00:50:16que le féminisme policier
00:50:18n'entre pas
00:50:19dans la chambre à coucher
00:50:20je crois vraiment
00:50:20à cette distinction
00:50:21entre le public
00:50:22et le privé
00:50:23et ce qui relève du privé
00:50:24doit rester dans le privé
00:50:26c'est très important
00:50:27sinon en fait
00:50:29ce qui relève
00:50:29de l'intimité
00:50:30est délégué à l'État
00:50:31et alors là encore plus
00:50:32à l'État supranational
00:50:33qui est la commission européenne
00:50:34et donc vous avez dit quoi
00:50:34pas d'âge
00:50:35parce que vous n'êtes pas prononcée
00:50:36ça relève des parents
00:50:36donc responsabilité individuelle
00:50:38on fait confiance
00:50:39absolument
00:50:39pas d'âge c'est les parents
00:50:40Arnaud Bénédetti
00:50:41Mathias Soudlève
00:50:42je vais répondre
00:50:42exactement la même chose
00:50:43je pense que c'est
00:50:44la responsabilité des parents
00:50:45aujourd'hui
00:50:46de veiller
00:50:47à s'ils acceptent ou non
00:50:49je veux dire
00:50:49que leurs enfants
00:50:50aillent sur les réseaux sociaux
00:50:51moi je pense qu'en effet
00:50:52il faut les contrôler
00:50:52mais c'est le contrôle parental
00:50:54mais est-ce qu'il n'y a pas
00:50:55pardonnez-moi
00:50:57vous êtes tous les deux
00:50:58je sais des optimistes
00:50:59et des gens
00:51:00qui réfléchissent à ces questions
00:51:01mais il y a aussi
00:51:02c'est pas une question
00:51:02d'être optimiste
00:51:03c'est une question
00:51:03je veux dire
00:51:04le principe de la responsabilité
00:51:06vous faites confiance aux parents
00:51:07quand on a des enfants
00:51:08me paraît un principe
00:51:09qui doit en effet
00:51:11s'appliquer
00:51:12Arnaud
00:51:12on peut être des parents responsables
00:51:14et pour autant peut-être
00:51:14ne pas avoir
00:51:15pour plein de raisons
00:51:16Arnaud
00:51:16je sais pas tout simplement
00:51:18une incapacité
00:51:19à comprendre le phénomène
00:51:20des réseaux sociaux
00:51:20regardez tous les jeunes
00:51:21qui ont eu de véritables problèmes
00:51:22et d'addictions
00:51:23et pire parfois
00:51:24aux réseaux sociaux
00:51:25les parents
00:51:25mais les parents
00:51:26n'ont pas toujours
00:51:27mais je dirais
00:51:28si vous faites des gosses
00:51:28vous en occupez
00:51:29non mais d'accord
00:51:30mais c'est pas parce que
00:51:31mais excusez-moi
00:51:31c'est pas parce que
00:51:32vous interdisez pas
00:51:32les réseaux sociaux
00:51:33à vos enfants
00:51:33vous en occupez pas
00:51:34simplement vous pouvez
00:51:35ne pas saisir
00:51:36l'enjeu des réseaux sociaux
00:51:37si vous laissez 15h par jour
00:51:39sur leur tablette
00:51:40à 3 ans
00:51:41bien sûr que oui
00:51:42on parle pas de ça
00:51:43Noémie
00:51:43on parle pas de ça
00:51:44il y a un enfant
00:51:45si vous lui donnez un téléphone
00:51:46parce qu'il doit prendre
00:51:46régulièrement le bus
00:51:47ou aller à la salle de sport
00:51:48vous n'imaginez pas
00:51:49le nombre de réseaux sociaux
00:51:50de plateformes un peu sombres
00:51:51sur lesquelles il peut traîner
00:51:52et c'est pas pour autant
00:51:53si vous voulez
00:51:54que vous êtes un parent irresponsable
00:51:55simplement vous êtes peut-être
00:51:56pas en tant que parent
00:51:57forcément alerte
00:51:58sur tous les sujets
00:51:59de demain
00:52:00d'après-demain
00:52:00et des sujets qui peuvent
00:52:01dans l'intimité d'une chambre
00:52:03il y a un moment
00:52:04on connait le monde
00:52:05dans la vie
00:52:05vous faites des enfants
00:52:07vous les assumez
00:52:08il y a un moment
00:52:08de l'essentiel
00:52:08qu'est-ce qu'on doit dire
00:52:09dans ce cas-là
00:52:10aux parents
00:52:10qui ont perdu leur enfant
00:52:11parce qu'ils traîtaient trop
00:52:12sur TikTok
00:52:12vous n'avez juste pas été responsable
00:52:13c'est ça ?
00:52:14peut-être qu'ils ne se rendaient pas compte
00:52:15vous avez une responsabilité
00:52:16c'est horrible de dire ça
00:52:17un enfant de 12 ans
00:52:19si vous laissez 15h par jour
00:52:20sur TikTok
00:52:21et des adolescents de 18 ans
00:52:22à cause d'algorithmes chinois
00:52:23vous en êtes responsable
00:52:25bien sûr que oui
00:52:25moi je crois que
00:52:26derrière la nécessaire vigilance
00:52:28vis-à-vis de l'usage
00:52:29par les enfants
00:52:32d'autres intentions
00:52:34d'autres intentions
00:52:36le problème
00:52:36c'est quoi les autres intentions ?
00:52:37les autres intentions
00:52:38c'est le contrôle
00:52:39des réseaux sociaux
00:52:39tout simplement
00:52:40c'est la question
00:52:41de l'identité numérique
00:52:42qui se pose
00:52:43et que vous ne protégez plus
00:52:45à travers un contrôle
00:52:46justement
00:52:46de l'âge
00:52:49des utilisateurs
00:52:50donc vous voyez bien
00:52:51qu'il y a ça aussi
00:52:52derrière
00:52:53on ouvre une boîte de pendants
00:52:54qui me paraît
00:52:55particulièrement préoccupante
00:52:56Mathias Leboeuf
00:52:56Andréa Cotarac
00:52:57alors moi je suis
00:52:58fondamentalement
00:52:59contre l'interdiction
00:53:00c'est un syndrome
00:53:02très français
00:53:02dès qu'il y a un truc
00:53:03qui dérange
00:53:03et qu'on ne sait pas
00:53:04quoi faire
00:53:05notamment
00:53:06on se pose la question
00:53:07pour la France
00:53:09ça peut être
00:53:10étendu à l'Europe
00:53:11on interdit
00:53:12et je pense qu'effectivement
00:53:13ça relève
00:53:14de la liberté
00:53:16individuelle
00:53:16et que c'est une atteinte
00:53:18à la liberté individuelle
00:53:19d'autant plus
00:53:20qu'arriver
00:53:21à interdire
00:53:22les réseaux sociaux
00:53:23aux mineurs
00:53:23ça me paraît
00:53:24difficilement applicable
00:53:25il y aura toujours
00:53:26des contournements
00:53:27sur l'ouverture
00:53:28de comptes
00:53:28qui sont
00:53:28bon
00:53:29à la limite
00:53:30c'est déjà le cas
00:53:30parce que je crois
00:53:31que pour la plupart
00:53:31des réseaux sociaux
00:53:32on vous demande bien
00:53:33si vous avez 18 ans
00:53:34etc
00:53:34juste une chose
00:53:36effectivement
00:53:38ça relève
00:53:38à la fois
00:53:39de la responsabilité
00:53:40des parents
00:53:40mais ça a échappé
00:53:42à personne
00:53:42qu'un certain nombre
00:53:43de parents
00:53:43étaient défaillants
00:53:44et surtout
00:53:45ça relève
00:53:46de la responsabilité
00:53:47de l'État
00:53:47sur le contrôle
00:53:48des publications
00:53:49c'est ça qui me fait
00:53:50halluciner
00:53:51c'est pas très difficile
00:53:53algorithmiquement
00:53:53parlant
00:53:54de contrôler
00:53:54les publications
00:53:56sur Facebook
00:53:57si vous voulez
00:53:57mettre du porno
00:53:58vous pouvez pas
00:53:58mettre du porno
00:53:59pourquoi on fait
00:54:00pas la même chose
00:54:01sur les messages
00:54:02de haine
00:54:02sur les incitations
00:54:04à la haine
00:54:04sur le racisme
00:54:05ou sur les propos
00:54:08déplacés politiquement
00:54:09vous ici
00:54:10à Sud Radio
00:54:10vous êtes contrôlé
00:54:12vous pouvez pas dire
00:54:13n'importe quoi
00:54:14si vous avez des appels
00:54:15à la haine
00:54:15si vous avez des messages
00:54:16racistes
00:54:17vous êtes sanctionné
00:54:19pourquoi
00:54:19les réseaux sociaux
00:54:21sont un espace
00:54:23absolument
00:54:23complètement dérégulé
00:54:24il y a une question
00:54:25de souveraineté numérique
00:54:26de la France
00:54:27qui est fondamentale
00:54:29et qui est extrêmement importante
00:54:30et là-dessus
00:54:31en termes de souveraineté numérique
00:54:32on est à la ramasse totale
00:54:34il faut que l'État reprenne
00:54:35moi je partage
00:54:37ce que dit tout à l'heure
00:54:39sur les
00:54:41les uns et les autres
00:54:42sur les parents
00:54:43oui
00:54:44les premiers responsables
00:54:45c'est les parents
00:54:45parce que la première cellule
00:54:46c'est une cellule familiale
00:54:48mais ceci dit
00:54:49pour répondre à Mathias Leboeuf
00:54:52pourquoi est-ce que
00:54:53on n'interdit pas
00:54:54ceci ou cela
00:54:55sur les réseaux sociaux
00:54:56parce que ces réseaux sociaux
00:54:57ne sont pas français
00:54:58ni européens
00:54:59c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:55:01TikTok
00:55:02et tu l'as dit
00:55:03c'est des algorithmes chinois
00:55:04bien sûr
00:55:05qui sont déversés
00:55:07pour la jeunesse européenne
00:55:08sur la jeunesse européenne
00:55:09mais ces algorithmes-là
00:55:10parce que franchement
00:55:10TikTok en Chine
00:55:12c'est pas la même chose
00:55:14sur TikTok
00:55:15ces mêmes algorithmes
00:55:17de TikTok
00:55:17sur la jeunesse européenne
00:55:19ne sont absolument pas
00:55:20les mêmes
00:55:21sur la jeunesse chinoise
00:55:22donc qui apporte
00:55:23un, une stratégie d'Etat
00:55:24deux, il n'y a pas que TikTok
00:55:27Facebook
00:55:28Twitter
00:55:28et tout le reste
00:55:29ce sont des réseaux
00:55:31américains
00:55:31et donc moi
00:55:32la question
00:55:33que j'analysais de la sorte
00:55:35c'est que
00:55:35pourquoi est-ce qu'on interdit
00:55:36à chaque fois
00:55:37on interdit
00:55:37parce qu'en fait
00:55:38on est derrière les autres
00:55:40on n'a pas de réseau social
00:55:41français
00:55:42européen
00:55:43on n'a pas créé
00:55:44nos réseaux sociaux
00:55:45nos règles
00:55:46notre manière de voir
00:55:47pour la jeunesse
00:55:48du continent
00:55:49ou de la jeunesse nationale
00:55:50et donc on interdit
00:55:51on court après les autres
00:55:52et on demande
00:55:53et dernier point
00:55:53moi je vais être encore plus loin
00:55:55quand je vais voir plus loin
00:55:56en Australie par exemple
00:55:57il y a plusieurs analyses
00:55:58qui se font sur l'étude
00:55:59du cerveau de nos enfants
00:56:00c'est-à-dire que
00:56:02quand vous écrivez à la main
00:56:03je vais même beaucoup plus loin
00:56:05que le réseau social
00:56:06quand vous écrivez un mot à la main
00:56:08ou que vous écrivez un mot
00:56:09sur une tablette
00:56:11le cerveau ne fonctionne pas
00:56:12de la même sorte
00:56:13c'est-à-dire qu'un cerveau
00:56:15plat, monotone, ridicule
00:56:17qui ne s'éveille pas
00:56:19qui ne travaille pas
00:56:19ça c'est quand vous écrivez à la tablette
00:56:21quand vous écrivez un mot à la main
00:56:23c'est l'ensemble des cellules
00:56:25de votre cerveau
00:56:25qui s'active et qui crée
00:56:27le cerveau de demain
00:56:28c'est vrai pour toutes les techniques
00:56:29souvenez-vous
00:56:29Marshall McLuhan
00:56:30qui avait écrit un bouquin
00:56:31dans les années 60
00:56:32qui s'appelait
00:56:33La galaxie du Timber
00:56:35et qui expliquait bien
00:56:35que l'évolution des techniques
00:56:37les dynamiques techniques
00:56:38transformaient les capacités cognitives
00:56:40et transformaient également
00:56:41les civilisations
00:56:43donc il y a un impact
00:56:44de la technique
00:56:44évidemment
00:56:45sur à la fois
00:56:46la façon dont nous apprenons
00:56:48dont nous approprions le monde
00:56:50et la façon dont on organise
00:56:51également la société
00:56:52D'autant plus que là
00:56:53c'est des techniques
00:56:53qui ne sont pas neutres
00:56:54et qui sont générées par l'IA
00:56:56L'outil
00:56:57La technique n'est jamais neutre
00:56:58Oui non mais
00:56:58ce que je veux dire
00:57:00tu as raison
00:57:02mais Heidegger a réfléchi
00:57:04à ça aussi
00:57:05la technique n'est jamais neutre
00:57:07et elle a toujours un effet
00:57:08mais là on est en plus
00:57:09sur une technique active
00:57:11c'est-à-dire
00:57:11vraiment
00:57:14active
00:57:15Il y a aussi cette question
00:57:17puisque vous parliez
00:57:17de l'exemple chinois
00:57:18moi j'ai toujours été
00:57:19un peu frappé
00:57:21notamment quand j'entendais
00:57:22c'était Gabriel Attal
00:57:23qui avait fait ça
00:57:23de dire
00:57:24on pourrait imaginer
00:57:25qu'à partir de 20h
00:57:26je ne sais pas
00:57:26on fasse un écran noir
00:57:28sur tous les réseaux sociaux
00:57:29il faudrait s'inspirer
00:57:30de la Chine
00:57:30moi je trouve ça toujours frappant
00:57:32que de plus en plus
00:57:32de dirigeants occidentaux
00:57:33s'inspirent de certaines dictatures
00:57:35même si ça a sans doute
00:57:36beaucoup d'effet
00:57:37sur les réseaux sociaux
00:57:37pour essayer de résoudre
00:57:38un problème en France
00:57:39est-ce que ça non plus
00:57:40on ne s'y est pas habitué
00:57:41parce que vous prenez
00:57:42c'est ce qu'on a fait
00:57:42un peu pendant le Covid
00:57:44quand même
00:57:44il faut le rappeler
00:57:45je vous voyais faire
00:57:46une mounion
00:57:47je vais vous dire une chose
00:57:48je ne suis pas plus
00:57:50anti-TikTok
00:57:51anti-Twitter
00:57:52ou je ne sais quoi
00:57:53ce sont des produits
00:57:54étrangers
00:57:55américains
00:57:55aujourd'hui en Europe
00:57:56le gros problème qu'on a
00:57:57c'est que
00:57:57j'ai vu ça il y a encore 6 mois
00:57:59on était fou furieux
00:58:01que BYD
00:58:02la marque chinoise
00:58:04voiture électrique
00:58:04est dépassée
00:58:05en Europe
00:58:06Tesla
00:58:06qui est une marque
00:58:08de voiture électrique
00:58:09américaine
00:58:09mais moi
00:58:10ce qui me choque là-dedans
00:58:11ce n'est pas que les Chinois
00:58:12aient dépassé les Américains
00:58:14c'est et nous
00:58:15c'est-à-dire que tout ça
00:58:16se passe sur notre continent
00:58:17et on est très en retard
00:58:18sur le reste
00:58:19et vous savez ce qui se passe
00:58:20c'est un réveil un petit peu
00:58:21français
00:58:22je pense que la France
00:58:23a toujours été le volcan
00:58:24de l'Europe
00:58:25et qu'il est temps
00:58:26que la France
00:58:28puisse influencer
00:58:31tout le continent européen
00:58:32sur justement
00:58:32le réveil
00:58:33très châteaubriant
00:58:34ce matin
00:58:35c'est ça aussi
00:58:36ça se passe sur Sud Radio
00:58:37vous parliez du
00:58:38ça se passe chez nous
00:58:39ça se passe aussi
00:58:40dans le foyer
00:58:40de tous nos auditeurs
00:58:41notamment d'Hugo
00:58:42qui vient de nous passer
00:58:43un coup de fil
00:58:430826 300 300
00:58:44Hugo bonjour
00:58:45oui bonjour
00:58:46bonjour à tous
00:58:47merci beaucoup d'être avec nous
00:58:48Hugo
00:58:48vous avez des enfants
00:58:50vous utilisez les réseaux sociaux
00:58:51expliquez-nous un peu
00:58:52votre rapport
00:58:52vous aux réseaux sociaux
00:58:54alors moi les rapports
00:58:55c'est on va dire
00:58:56à dos homéopathiques
00:58:57il faut les utiliser
00:58:59puisqu'on peut aussi
00:59:02aller à la découverte
00:59:03de certaines choses
00:59:04comme on ne voit pas
00:59:05à la télévision
00:59:06dans les médias
00:59:06classiques
00:59:07c'est quelque chose
00:59:08où on est moins passif
00:59:09également
00:59:10puisqu'on peut vraiment
00:59:11aller chercher
00:59:12aller aussi s'instruire
00:59:14on peut découvrir
00:59:14beaucoup de choses
00:59:15maintenant que ça devienne
00:59:17quelque chose
00:59:18qui soit vraiment addictif
00:59:19c'est là où est le danger
00:59:21en tant que parent
00:59:22je pense que notre rôle
00:59:23est avant tout
00:59:24de pouvoir contrôler
00:59:25ce genre de choses
00:59:26et très souvent
00:59:27malheureusement
00:59:27les adultes
00:59:28ne montrent pas l'exemple
00:59:29alors moi
00:59:30je ne suis pas
00:59:31pour une interdiction
00:59:32je suis pour que
00:59:33le raisonnement
00:59:33pour que chacun
00:59:34puisse abonner
00:59:35sans utiliser
00:59:36les réseaux sociaux
00:59:37et quand on voit
00:59:38encore dans notre pays
00:59:39qu'on voudrait mettre
00:59:39des interdictions
00:59:40c'est à dire
00:59:41qu'on va encore
00:59:42une fois de plus
00:59:42ouvrir la boîte
00:59:43de Pandore
00:59:44pour finalement
00:59:45au bout du compte
00:59:45c'est ce que disait
00:59:47notamment tout à l'heure
00:59:48Arnaud Benedetti
00:59:48mais vous Hugo
00:59:49vous disiez
00:59:49voilà à la maison
00:59:51j'ai mes enfants
00:59:51etc
00:59:51est-ce que vous pouvez
00:59:52nous dire un peu
00:59:53comment vous gérez
00:59:54ces réseaux sociaux
00:59:55ils ont non
00:59:56vous les contrôlez
00:59:56il y a un contrôle parental
00:59:57qu'est-ce qu'ils font
00:59:58ils sortent de l'école
00:59:59ils mettent ça dans une panière
01:00:00avant d'aller se coucher
01:00:02non déjà les écrans
01:00:04je pense qu'avant le coucher
01:00:05c'est pas quelque chose
01:00:06qui soit fantastique
01:00:07que ce soit ça
01:00:08les jeux vidéo
01:00:09ou autre chose
01:00:10après c'est ce que l'on y trouve
01:00:12c'est un petit peu partout
01:00:13le même problème
01:00:13pour beaucoup de sujets
01:00:14c'est ce que l'on va y chercher
01:00:16ce que l'on va trouver
01:00:18et sur quoi on va accrocher
01:00:19ou pas
01:00:19alors il y a un contrôle
01:00:20qui doit être fait
01:00:21effectivement
01:00:21il y a les contrôles parentaux
01:00:22aujourd'hui
01:00:23et puis il y a
01:00:24de réduire
01:00:25on va dire
01:00:25l'utilisation
01:00:27de l'écran
01:00:27que ce soit sur un portable
01:00:28une tablette
01:00:29la télévision
01:00:30ça peut être des jeux de vidéos
01:00:31ça peut être
01:00:32toutes ces choses
01:00:32qui sont aussi
01:00:33n'est pas ce que je pense
01:00:34aujourd'hui mes enfants
01:00:35sont plus orientés
01:00:36sur ce qui est le jeu en famille
01:00:38les jeux de société
01:00:39sur la lecture
01:00:39est-ce que ça fait
01:00:40de la bonne paye
01:00:41est-ce que ça fait du Monopoly
01:00:42est-ce que ça fait
01:00:43du Jungle Speed
01:00:44Hugo on veut des exemples concrets
01:00:45on veut rentrer un peu
01:00:46dans votre salon là
01:00:47ouais
01:00:48on va rentrer dans mon salon
01:00:49donc oui
01:00:49il y a du Jungle
01:00:50il y a le Monopoly
01:00:51il y a tous ces jeux
01:00:52que l'on trouve
01:00:53dans les médiathèques
01:00:53c'est se déplacer
01:00:54dans les médiathèques
01:00:55c'est découvrir
01:00:56de nouveaux jeux
01:00:57c'est aller à la rencontre
01:00:58des gens
01:00:58en fait Hugo
01:00:59vous vous dites
01:01:00ouvrir l'esprit des enfants
01:01:03savoir aujourd'hui
01:01:04combien de parents
01:01:04prennent le temps
01:01:05il y en a bien sûr
01:01:06mais prennent le temps
01:01:07d'emmener leurs enfants
01:01:08à la médiathèque
01:01:09pour les livres
01:01:09pour les certains
01:01:10je ne sais même plus
01:01:11il y a encore
01:01:12Hugo il y a encore
01:01:13des DVD dans les médiathèques
01:01:14ou pas ?
01:01:15oui il y a effectivement
01:01:16des DVD encore
01:01:17dans les médiathèques
01:01:18on trouve ça
01:01:19les DVD la lecture
01:01:20on trouve des jeux vidéo
01:01:21aussi on peut même
01:01:22s'installer pour
01:01:23faire des parties
01:01:24mais oui
01:01:24petit FIFA avec les fistons
01:01:25Hugo vous avez totalement raison
01:01:26en plus la période
01:01:27y est propice
01:01:28merci beaucoup
01:01:28de nous avoir passé
01:01:29des livres
01:01:31je ne sais pas ce que c'est
01:01:32merci beaucoup
01:01:32Mathias Leboeuf
01:01:33en tout cas merci Hugo
01:01:34de nous avoir passé
01:01:35un coup de fil
01:01:35au 0826 300 300
01:01:37il est radical comme on aime
01:01:38Hugo il nous appelle
01:01:39il nous dit
01:01:39moi c'est très simple
01:01:39il n'y a pas de réseaux sociaux
01:01:40ils font autre chose
01:01:41ils lisent
01:01:42ils trichent au Monopoly
01:01:43bref une jeunesse normale
01:01:44finalement
01:01:45merci beaucoup
01:01:45de nous avoir passé
01:01:46un coup de fil
01:01:470826 300 300
01:01:48il est 11h46
01:01:49dans un instant
01:01:49les coups de coeur
01:01:50et les coups de gueule
01:01:51de chacun
01:01:51à tout de suite
01:01:52les débats de l'été
01:01:5310h 13h
01:01:55Maxime Liedot
01:01:58on ne peut pas tout dire
01:01:59dans quoi j'y connais
01:02:00tout ce que je peux vous dire
01:02:01c'est qu'il y a un établissement
01:02:02dans lequel j'allais
01:02:03rue Princesse
01:02:04qui hélas aujourd'hui
01:02:05n'est plus accessible
01:02:06comme avant
01:02:06que vous voulez
01:02:07c'est comme ça
01:02:080826 300 300
01:02:09tout au long de l'émission
01:02:10entre midi 30 et 13h
01:02:12vous le savez
01:02:12vous aurez la parole
01:02:13la France au bout du fil
01:02:14vous nous appelez
01:02:14vous voulez réagir
01:02:15à ce que vous avez entendu
01:02:16et bien ça tombe bien
01:02:17le micro vous est ouvert
01:02:18amis auditeurs
01:02:19et on termine
01:02:19cette période de débat
01:02:20par les coups de coeur
01:02:21et les coups de gueule
01:02:22des uns et des autres
01:02:23je vais peut-être
01:02:24tiens commencer par vous
01:02:25Arnaud Bédédetti
01:02:26parce que c'est un appel
01:02:27d'une certaine manière
01:02:28que vous voulez passer
01:02:29je ne sais pas si c'est un coup de gueule
01:02:29ou un coup de coeur
01:02:31c'est un constat en tout cas
01:02:32on est en pleine phase finale
01:02:34de la coupe du monde
01:02:35je rappelle qu'on a
01:02:36un journaliste français
01:02:37qui est un journaliste spécialisé
01:02:39dans le football
01:02:40qui est toujours
01:02:41pris en otage
01:02:42en Algérie
01:02:43on nous avait promis
01:02:44sa libération
01:02:45au moment de la visite du pape
01:02:46on nous avait promis
01:02:47sa libération
01:02:48au moment
01:02:48du démarrage
01:02:49de la coupe du monde
01:02:50nous disons
01:02:51que les algériens
01:02:52ne pouvaient pas faire autrement
01:02:53que de libérer
01:02:54Christophe Gleize
01:02:55on nous a promis
01:02:56sa libération
01:02:57le 5 juillet
01:02:58lors de la fête nationale
01:02:59algérienne
01:02:59malheureusement
01:03:00Christophe Gleize
01:03:01est otage
01:03:02on n'en parle pas suffisamment
01:03:03il est quand même
01:03:04quelque peu oublié
01:03:05et surtout
01:03:06forcé de constater
01:03:07que la stratégie
01:03:08qui est la stratégie
01:03:09qui a été adoptée
01:03:10pour soutenir
01:03:11Christophe Gleize
01:03:12c'est à dire
01:03:13une stratégie
01:03:14de silence
01:03:15de réserve
01:03:16alignée complètement
01:03:17sur les consignes
01:03:18du quai d'Orsay
01:03:18est une stratégie
01:03:20qui mène à une impasse
01:03:22voilà c'est tout
01:03:22l'impasse Christophe Gleize
01:03:24vous êtes d'accord
01:03:24avec ça Noémie ?
01:03:25ah bah bien sûr
01:03:26on sait que le quai d'Orsay
01:03:27n'a pas beaucoup pris
01:03:28à bras-le-corps
01:03:29cette question-là
01:03:30comme il n'avait pas
01:03:31beaucoup pris
01:03:31à bras-le-corps
01:03:32la question de Boilem-Sensal
01:03:34je rappelle d'ailleurs
01:03:34que Arnaud Bédédetti
01:03:36a présidé
01:03:36le comité de soutien
01:03:37de Boilem-Sensal
01:03:38avec Noël Lenoir
01:03:40je faisais partie
01:03:40c'est Noël qui a présidé
01:03:41elle le présidait
01:03:42tu étais secrétaire général
01:03:43c'est ça ?
01:03:44voilà tu étais secrétaire général
01:03:45mais tu étais extrêmement actif
01:03:46pendant un an
01:03:47pour participer
01:03:48à la libération
01:03:48de Boilem-Sensal
01:03:50vous avez fait un travail
01:03:51parallèle
01:03:52à celui de la diplomatie française
01:03:53d'ailleurs ça vous a été reproché
01:03:55Noël Lenoir l'avait dit
01:03:56dans certaines collènes
01:03:57elle l'avait dit ouvertement
01:03:58qu'un certain nombre
01:03:59de personnes
01:04:01qui travaillent
01:04:01pour le quai d'Orsay
01:04:02avaient tenté
01:04:03de dissuader
01:04:04le comité de soutien
01:04:05de Boilem-Sensal
01:04:06de continuer
01:04:07sans action
01:04:08pour leur dire au fond
01:04:08vous êtes en train
01:04:09de parasiter
01:04:10notre travail
01:04:12or ce travail
01:04:13était essentiel
01:04:14nécessaire
01:04:15et a permis
01:04:15la libération
01:04:16de Boilem-Sensal
01:04:17on voit qu'aujourd'hui
01:04:18la diplomatie française
01:04:20au fond
01:04:21ne fait pas tout
01:04:21ce qu'il faudrait faire
01:04:22pour défendre son concitoyen
01:04:24bloqué à l'étranger
01:04:25comme ça n'avait pas été fait
01:04:26non plus
01:04:27pour les deux français
01:04:27qui sont restés
01:04:28bien longtemps
01:04:29dans les geôles iraniennes
01:04:31c'est triste
01:04:32vous savez
01:04:33quand on voit d'autres pays
01:04:34qui sont prêts à tout
01:04:34pour se battre
01:04:35pour leurs concitoyens
01:04:36à l'étranger
01:04:36on regrette que ce ne soit pas
01:04:38notre cas suffisamment
01:04:39Andrea Koutarak
01:04:39oui non c'est surtout
01:04:40que moi je suis un amoureux
01:04:41du ballon
01:04:42du foot
01:04:44ça aurait pu être ambigu
01:04:45que Christophe Gleiz
01:04:47a travaillé là-dessus
01:04:48que c'est pour des raisons
01:04:50fallacieuses
01:04:50mais en lien avec le foot
01:04:51que les autorités algériennes
01:04:54ont inventé une condamnation
01:04:55donc je salue à la fois
01:04:56le travail de M. Bénédetti
01:04:57qu'il avait fait
01:04:58pour Boilem-Sensal
01:04:59et je suis très heureux
01:05:00qu'on n'oublie pas
01:05:01Christophe Gleiz
01:05:02après la libération
01:05:03de Boilem-Sensal
01:05:03donc voilà
01:05:04libérons Christophe Gleiz
01:05:05libérons aussi
01:05:06je m'associe à tout ce qui
01:05:07vient d'être dit
01:05:08bien évidemment
01:05:08évidemment
01:05:09mot de rassemblement
01:05:10de Mathias Leboeuf
01:05:11tiens
01:05:11de garder la parole
01:05:12mon cher Mathias
01:05:12parce que vous
01:05:13c'est un coup de coeur
01:05:14en lien avec le foot
01:05:15justement aussi
01:05:15en lien avec le foot
01:05:17coup de coeur
01:05:18pour les mots
01:05:21de Pedro Sanchez
01:05:22que le meilleur gagne
01:05:23et que le racisme perde
01:05:25mot que
01:05:26déclaration de Pedro Sanchez
01:05:27donc qui se fait
01:05:29à l'occasion
01:05:29de la réaction
01:05:31à son prédécesseur
01:05:33Mariano Rajoy
01:05:34qui avait
01:05:36comment dire
01:05:38affirmé
01:05:38que l'équipe de France
01:05:39était une équipe
01:05:40sans français
01:05:41eu égard
01:05:42à l'origine
01:05:43de certains
01:05:44des joueurs
01:05:45et justement
01:05:47Pedro Sanchez
01:05:47a pris la parole
01:05:48il a fait une déclaration
01:05:50pour rappeler
01:05:50que justement
01:05:51l'appartenance à un pays
01:05:52ne se mesure
01:05:53ni au nom de famille
01:05:54ni au lieu de naissance
01:05:55ni à la couleur de la peau
01:05:56mais à l'attachement
01:05:58du pays
01:05:58et à la volonté
01:05:59d'y contribuer
01:06:01et il a salué
01:06:02la France
01:06:02en disant
01:06:03c'est le sport
01:06:04qui doit primer
01:06:05et j'ai trouvé
01:06:06que c'était
01:06:07très honorable
01:06:08de sa part
01:06:09de faire cette déclaration
01:06:11parce que
01:06:12moi j'ai été assez frappé
01:06:13je ne sais pas
01:06:14si c'est votre cas
01:06:15je trouve que
01:06:16dans ce mondial
01:06:17il y a eu
01:06:18une résurgence
01:06:18très forte
01:06:19des propos
01:06:20et des actes racistes
01:06:21et dans les tensions
01:06:22du mondial
01:06:22qui est le rendez-vous
01:06:23de Sud Radio
01:06:23justement
01:06:23que vous retrouvez
01:06:24en quotidienne
01:06:24de 20h à 21h
01:06:25on a justement
01:06:26accordé
01:06:27Joseph Ruiz
01:06:28son équipe
01:06:28et Manique Galasso
01:06:29aussi
01:06:29ont accordé
01:06:30beaucoup de temps
01:06:30sur ces questions
01:06:31est-ce que
01:06:31ce n'était pas
01:06:32la coupe du monde
01:06:32du racisme
01:06:33quand on a vu
01:06:34hallucinante
01:06:35de déclarations racistes
01:06:36mais aussi bien
01:06:36sur le terrain
01:06:37que en tribune
01:06:38que de la part
01:06:39de certains commentateurs
01:06:40extérieurs
01:06:40c'était quelque chose
01:06:41d'absolument hallucinant
01:06:42extrêmement inquiétant
01:06:44et je pense qu'on pourrait
01:06:45faire une émission
01:06:45avec chaque nouvelle
01:06:46polémique quotidienne
01:06:47en se focalisant
01:06:48sur un cas particulier
01:06:49André Cotarac
01:06:50l'amoureux du
01:06:51allez-y Mathias
01:06:51finissez
01:06:52puisque Andréa
01:06:53connaît et aime
01:06:54le football
01:06:55moi je n'ai pas entendu
01:06:56le Rassemblement National
01:06:58monter au créneau
01:06:59là-dessus
01:06:59et notamment
01:07:00sur les déclarations
01:07:02de Rajoy
01:07:03et je m'étonne un peu
01:07:04que vous ne soyez pas
01:07:06comment dire
01:07:07plus exprimé
01:07:08sur ce sujet-là
01:07:09Alors
01:07:10si vous me posez la question
01:07:11je vais vous répondre
01:07:12très clairement
01:07:13moi je suis partisan
01:07:14d'une nation française
01:07:15où la couleur de peau
01:07:16intervient après
01:07:17la religion
01:07:18on est d'abord
01:07:18et avant tout
01:07:19des français
01:07:19et donc moi je condamne
01:07:21totalement
01:07:21les propos de monsieur Rajoy
01:07:23mais ce que vous devriez faire
01:07:24puisqu'il est membre
01:07:24de la droite
01:07:25prétendument républicaine
01:07:26vous devriez plutôt
01:07:27poser cette question
01:07:27au LR
01:07:28moi je ne suis pas
01:07:29de sa famille politique
01:07:30de la même manière
01:07:31Jordan Bardella
01:07:32a été monté au créneau
01:07:32quand monsieur Mbappé
01:07:33avait été salement
01:07:36et de manière raciste
01:07:37insulté par une sénatrice
01:07:39par un gruyant
01:07:39et je vais aller au-delà
01:07:40c'est-à-dire que
01:07:41vous parlez de racisme
01:07:42mais on peut aussi parler
01:07:43de l'avantage
01:07:45des Etats-Unis
01:07:46dans cette Coupe du Monde
01:07:46je peux vous prendre
01:07:47l'exemple
01:07:48de ce carton rouge
01:07:48qui a été
01:07:51enlevé
01:07:51pour un joueur américain
01:07:52qui avait objectivement
01:07:53commis un attentat
01:07:54sportif
01:07:55sur un joueur bosniaque
01:07:56donc si vous voulez
01:07:57voilà
01:07:58j'accuse
01:07:59et je condamne
01:08:00les propos racistes
01:08:01évidemment
01:08:01ou l'injustice sportive
01:08:04dans cette Coupe du Monde
01:08:05et parole à Noémie Allioua
01:08:06pour un coup de gueule
01:08:07j'imagine
01:08:08coup de gueule
01:08:08qui concerne apparemment
01:08:10le maire de Paris
01:08:10et une certaine statue
01:08:11disons-le
01:08:12une certaine statue
01:08:13puisque vous savez
01:08:13sur la question
01:08:14de l'antisémitisme
01:08:14nous sommes à l'ère
01:08:15de l'hypocrisie permanente
01:08:17et effectivement
01:08:18la mairie de Paris
01:08:18le maire de Paris
01:08:19en particulier
01:08:20excelle dans cette tendance
01:08:21c'était donc ce week-end
01:08:22à la journée nationale
01:08:24des commémorations
01:08:25de la reconnaissance
01:08:26de l'innocence
01:08:26d'Alfred Dreyfus
01:08:28qu'Emmanuel Grégoire
01:08:29a proposé
01:08:30un
01:08:30d'inaugurer l'installation
01:08:31de la statue
01:08:32du capitaine Dreyfus
01:08:34ce qu'il a fait
01:08:34est de dépatiser
01:08:36la place Maurice Barès
01:08:38ça aurait dû être
01:08:38un moment plutôt
01:08:39d'union nationale
01:08:40mais disons-le
01:08:41ça a sonné creux
01:08:42pourquoi ?
01:08:42parce que dans le même temps
01:08:43dans le même temps
01:08:44par électoralisme
01:08:45la mairie de Paris
01:08:46a multiplié
01:08:46ces dernières semaines
01:08:47les délibérations
01:08:48liées à la cause palestinienne
01:08:50sans le moindre équilibre
01:08:52c'est vraiment
01:08:53de l'électoralisme crasse
01:08:54disons-le
01:08:54qu'en comprendre
01:08:55et bien qu'on se sert
01:08:56des symboles
01:08:57de l'antisémitisme
01:08:58d'hier
01:08:58pour blanchir
01:08:59l'antisémitisme
01:09:00d'aujourd'hui
01:09:01c'est une hypocrisie
01:09:02qui ne dut personne
01:09:03à l'heure où
01:09:04les actes antisémites
01:09:05continuent d'exploser
01:09:06dans notre pays
01:09:08je trouve absolument absurde
01:09:10de débaptiser
01:09:11la place Maurice Barret
01:09:12Maurice Barret
01:09:12c'est un très grand écrivain
01:09:13qu'on le veuille ou non
01:09:14qui a eu des positions
01:09:16qui étaient les siennes
01:09:18et qui étaient
01:09:18vraisemblablement condamnables
01:09:19et qui étaient condamnées
01:09:20d'ailleurs
01:09:21mais qui par ailleurs
01:09:22étaient un authentique républicain
01:09:24c'était un nationaliste
01:09:25un nationaliste républicain
01:09:26il ne faut pas l'oublier
01:09:27et si on commence
01:09:28à débaptiser
01:09:28pourquoi pas débaptiser
01:09:29la place Jean-Paul Sartre
01:09:30qui a légitimé
01:09:31quand même
01:09:32un certain nombre de régimes
01:09:33ou la rue Louis Aragon
01:09:35c'est véritablement
01:09:36je veux dire
01:09:37hors de propos
01:09:37Andréa Cotarac
01:09:39on doit commenter
01:09:40les bêtises
01:09:42de la droite espagnole
01:09:43les bêtises
01:09:44de la mairie socialiste
01:09:45à Paris
01:09:46bon ça fait beaucoup
01:09:47mais objectivement
01:09:48on n'est pas du tout
01:09:49responsable de ça
01:09:49au RN
01:09:50donc qu'ils continuent
01:09:51à baisser dans les sondages
01:09:52avec leurs bêtises
01:09:54merci à tous
01:09:55d'avoir participé
01:09:56à ces échanges
01:09:57à ces discussions
01:09:57à ces débats
01:09:58merci beaucoup
01:09:59Noémie Allioua
01:10:00journaliste et séliste
01:10:01auteur de la terreur
01:10:01jusqu'aux sous-nous dracétos éditions
01:10:02plomb Arnaud Bénédetti
01:10:03le professeur à la Sorbonne
01:10:04directeur de la nouvelle revue politique
01:10:06et auteur de
01:10:07Aux portes du pouvoir
01:10:08l'inéluctable victoire
01:10:09du rassemblement national
01:10:10c'était chez Michel Laffont
01:10:11Andréa Cotarac
01:10:12le porte-parole du rassemblement national
01:10:14et Mathias Leboeuf
01:10:15journaliste, philosophe
01:10:15et auteur du petit traité
01:10:16de la lenteur
01:10:17à l'usage des gens
01:10:18pressés dans un instant
01:10:19notre invité
01:10:20un certain De Villiers
01:10:21j'appelle Jacques
01:10:22dans la famille
01:10:23et ensuite
01:10:23discussion entre
01:10:24midi 30 et 13h
01:10:25avec vous
01:10:26amis auditeurs
01:10:260826 300 300
01:10:28à tout de suite
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