- il y a 2 jours
Les débats de l'été avec Giulia Acha, Gilles Platret, Ergun Toparslan, Najwa El Haité
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00:00:0110h32 sur Sud Radio, permettez-moi d'abord de vous annoncer une mauvaise nouvelle, un DJ français, l'un des
00:00:07plus connus sans doute à l'international qui avait su faire rayonner la France notamment lors de la cérémonie de
00:00:12clôture des Jeux Olympiques avec la chanteuse belge Angèle, vous en entendez un extrait derrière, c'est le fameux DJ
00:00:18français Kavinsky qui a été retrouvé mort à son domicile, on n'en sait pas plus pour l'instant, seulement
00:00:23à l'âge de 50 ans.
00:00:25S'il s'inscrit malheureusement dans la longue liste des DJs disparus beaucoup trop tôt et beaucoup trop jeunes, je
00:00:31vous propose qu'on commence cette émission en musique, c'était ce qui avait su animer la fin des JO,
00:00:36c'était à Paris il y a deux ans.
00:01:05Et sur les circonstances de sa mort, on en saura certainement plus, en tout cas on espère en apprendre plus
00:01:10dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
00:01:1310h34 sur Sud Radio, vos débats de l'été, on va parler des entreprises LVMH avec Bernard Arnault qui a
00:01:20débarqué sur le réseau social X, on a également Vincent Bolloré qui a débarqué sur ce réseau social il n
00:01:25'y a pas longtemps
00:01:25et comme il n'y a jamais 203, on a aperçu le groupe Total hier répondre à Gabriel Zuckman.
00:01:30Dois-je vous rappeler qui est Gabriel Zuckman l'économiste qui pensait qu'il fallait régir l'économie du monde
00:01:34avec une taxe portant son nom ?
00:01:37Eh bien il a accusé que la France n'avait pas en réalité les moyens de lutter contre les incendies
00:01:41uniquement parce que Total ne payait pas d'impôts.
00:01:43Ouf, petite réponse grinçante du groupe Total que vous vous ferez découvrir tout à l'heure.
00:01:47Est-ce que les grandes entreprises et les patrons doivent se mêler de l'élection présidentielle qui arrive ?
00:01:520826 303 ans. Les incendies, on va forcément en recoser avec cette petite musique qui monte.
00:01:57Vous entendrez le patron et le président de la chambre de commerce et de l'industrie de Bordeaux-Gironde qui
00:02:02était avec nous hier.
00:02:03Et forcément à la fin de notre entretien, je lui ai posé la question.
00:02:05La petite musique qui monte, le quoi qu'il en coûte pour cette période exceptionnelle ?
00:02:09Il a répondu quand même qu'on devrait y songer. Est-ce que la France est prête encore à dégainer
00:02:13le chéquier pour cette période exceptionnelle ?
00:02:15Est-ce que les flammes que l'on voit, le courage des pompiers, la surprise qu'un tel événement provoque
00:02:21ne doit pas pousser l'État de manière assez exceptionnelle à faire une forme de quoi qu'il en coûte
00:02:26?
00:02:26Vous viendrez, on débattra avec nous bien sûr, surtout si vous êtes concerné par la situation.
00:02:29On pense au secteur du tourisme, on pense au secteur de la restauration, on pense à toutes ces entreprises sur
00:02:34place.
00:02:350826 300 300. Mais 10h35, notre premier débat du jour.
00:02:39Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:02:44Le premier débat du jour, il va forcément vous faire réagir.
00:02:46Laissez-moi d'abord vous présenter ceux qui sont autour de la table.
00:02:49Gilles Platré, maire de Châlons-sur-Saône. Bonjour M. le maire.
00:02:51Bonjour Charmy.
00:02:52Ergun Torpasland, délégué général de démocrate et progressiste. Bonjour.
00:02:56Majoël Haïté, docteur en droit public et auteur de Maître.
00:02:59Sortez-moi de là, c'est aux éditions Mareuil.
00:03:01Et Julia Achat, conseiller municipal à Kingersheim.
00:03:03Bonjour à tous les quatre.
00:03:04Sujet qui va forcément vous faire réagir parce qu'il est sociétal,
00:03:07il est aussi éminemment politique, surtout à l'approche de l'élection présidentielle.
00:03:11Et on va parler d'une institution française qui, à chaque fois globalement qu'elle prend la parole,
00:03:15réussit à déchaîner les passions contre elle, on va dire.
00:03:18C'est l'Arcum.
00:03:18Son président a été l'invité de Patrick Roger, de Benjamin Gleize et de Gilles Gansman.
00:03:23C'était hier sur Sud Radio.
00:03:24Il y a alors une petite phrase qui n'est pas passée inaperçue,
00:03:26qui parle du contrôle, de vigilance sur les réseaux sociaux,
00:03:31peut-être soumettre les influenceurs, ceux qui parlent sur les réseaux sociaux,
00:03:33aux mêmes règles des médias.
00:03:34Et là, la panique.
00:03:36Est-ce que l'Arcum va devenir la police des réseaux sociaux ?
00:03:390826-300-300.
00:03:40Écoutez le patron de l'Arcum, qui était hier l'invité au micro de Sud Radio.
00:03:43On va sans doute avoir un regard nouveau, inédit,
00:03:47parce que le phénomène est inédit,
00:03:48sur le rôle que les créateurs de contenu, les influenceurs...
00:03:51Les influenceurs.
00:03:52Ils seront pris en compte alors, d'une manière ou d'une autre.
00:03:55Ils peuvent être pris en compte, ce qu'on va faire évidemment,
00:03:57si on ne va pas s'intéresser à tous les créateurs de contenu qui mettent des contenus.
00:04:01Mais ils devront avoir, eux aussi, du pluralisme, quoi ?
00:04:04Alors, ce que l'on va sans doute regarder, c'est que ceux qui ont la plus grande influence,
00:04:09ceux qui ont le plus grand nombre d'abonnés ou de spectateurs, si je puis dire,
00:04:15on puisse leur demander de respecter les mêmes règles d'équilibre ou d'égalité entre les candidats qu'ils invitent,
00:04:22et les mêmes règles de prudence, de modération dans le traitement de la campagne.
00:04:27Comme les médias classiques, quoi.
00:04:28La loi audiovisuelle permet de leur appliquer les mêmes principes.
00:04:32Ce ne sera pas les mêmes règles, parce que les principes de diffusion, de distribution des contenus sont complètement différents.
00:04:37Ce ne sera pas les mêmes règles, mais on sent prudence, vigilance, sobriété, pluralité.
00:04:44Est-ce que les réseaux sociaux vont être sous le contrôle de l'ARCOM ?
00:04:46On est quand même deux semaines après la fameuse polémique autour de ce rapport du Sénat
00:04:49concernant les ingérences états intérieurs.
00:04:51Est-ce que l'ARCOM va devenir la police des réseaux sociaux ?
00:04:540826 300 300, Najwa, elle a été.
00:04:59L'intervention du président de l'ARCOM ne m'étonne pas,
00:05:03parce que vous avez des influenceurs qui pèsent dans le débat public, certes.
00:05:08Moi, je ne veux pas d'un Far West numérique,
00:05:11et je ne veux pas non plus d'un ministère de la vérité.
00:05:14Donc l'ARCOM, il est là pour réguler,
00:05:19pour également lutter, entre guillemets,
00:05:23et veiller à ce qu'il n'y ait pas d'influence étrangère.
00:05:25Là, il est naturellement dans son rôle,
00:05:27mais il ne doit pas intervenir et limiter les opinions.
00:05:32C'est la crainte d'ailleurs.
00:05:33À chaque fois que l'ARCOM prend la parole,
00:05:37la crainte, c'est de se dire, ça y est, on va être fliqués,
00:05:40on ne va pas pouvoir s'exprimer librement.
00:05:44Et souvenez-vous que ce débat, il n'est pas nouveau,
00:05:47parce qu'en 2020, la loi Avia avait été censurée
00:05:52par le Conseil constitutionnel,
00:05:55parce que, là encore, il y avait une volonté de...
00:05:59De sanctionner les mauvaises opinions.
00:06:01Tout à fait, exactement.
00:06:02Il y avait notamment, je crois que c'était l'article 7,
00:06:03qui nous expliquait que l'État avait le monopole
00:06:05de savoir ce qu'est une bonne opinion.
00:06:07Mais qu'est-ce qu'une bonne ou une mauvaise opinion ?
00:06:08C'est compliqué.
00:06:09Sauf qu'il y a une liberté fondamentale en France,
00:06:11c'est la liberté d'expression,
00:06:12et pour en terminer par cela,
00:06:17il aurait fallu...
00:06:18Pourquoi a-t-il été censurée, cette loi Avia ?
00:06:20Parce qu'il aurait fallu, eh bien,
00:06:23impliquer le juge qui est le garant des libertés publiques.
00:06:27Donc ça, ça pose forcément un problème.
00:06:28Est-ce que l'ARCOM va devenir la police des réseaux sociaux ?
00:06:30De toute façon, quand on voit la multiplication
00:06:32de ce type d'initiatives,
00:06:34alors qu'il a la plupart du temps sont retoquées,
00:06:35Gilles Platré, on peut se poser la question ?
00:06:37L'ARCOM le souhaite.
00:06:39C'est très clair.
00:06:40Les déclarations du président ne laissent planer
00:06:43aucune ambiguïté sur le sujet.
00:06:44En fait, il se fait écho d'un groupe de travail
00:06:46qui est censé rendre ses conclusions
00:06:48à la fin de l'année sur ce sujet-là.
00:06:50Elle est déjà la police, par la loi des réseaux sociaux,
00:06:53puisque l'observation du respect de l'obligation
00:06:57à partir du 1er septembre
00:06:59de l'interdiction aux moins de 15 ans
00:07:00lui incombe, ça c'est la loi
00:07:02d'il y a quelques jours, du mois de juillet.
00:07:04Dont on avait parlé ici.
00:07:05Voilà, exactement.
00:07:06Mais là, on voit bien qu'on passe
00:07:08sur quelque chose de différent,
00:07:10sur un écho qui est beaucoup plus fort,
00:07:14et pour le moment,
00:07:16dont la limite n'est pas tracée.
00:07:17Moi, je suis très inquiet.
00:07:18J'ai écouté, comme vous,
00:07:20ce qui s'est dit ici,
00:07:22et je me dis qu'avec
00:07:24ces tentations répétées
00:07:25de maîtriser la parole,
00:07:27en gros, des opposants.
00:07:28On va quand même le dire.
00:07:30Des opposants,
00:07:31parce que si vous considérez
00:07:33que votre camp est le camp du bien,
00:07:34mais pourquoi allez-vous réguler ces paroles ?
00:07:36Donc, c'est forcément
00:07:37la parole de l'opposition
00:07:39qui doit être régulée.
00:07:41Et je pense qu'on y va.
00:07:43Alors, est-ce qu'on ira jusqu'au bout ?
00:07:44Est-ce que le Conseil constitutionnel,
00:07:46si on passe par la loi,
00:07:47mon sujet, c'est ça.
00:07:48Parce que si vous écoutez aujourd'hui
00:07:49le président de l'ARCOM,
00:07:50groupe de travail intérieur,
00:07:52et on verra...
00:07:53Mais justement,
00:07:54la loi, me semble-t-il,
00:07:55qui est garante de la liberté,
00:07:57doit peser sur ce débat-là.
00:07:59Surtout, ne laissez pas l'ARCOM
00:08:00faire sa propre loi,
00:08:01sinon c'est terminé.
00:08:02Julia Achard.
00:08:03Vous avez parlé de Far West.
00:08:05Moi, je parlerais plutôt
00:08:06des réseaux sociaux
00:08:06comme une grosse bête
00:08:08dans une jungle
00:08:09un peu incontrôlable
00:08:10qu'on ne sait pas maîtriser
00:08:11en France.
00:08:12En fait, le problème
00:08:13dans ce débat-là,
00:08:14c'est que la frontière,
00:08:15elle est presque invisible
00:08:16entre le contrôle de la pensée
00:08:18et être le régulateur,
00:08:21justement,
00:08:22des opinions
00:08:23et des prises de parole
00:08:24de chacun.
00:08:25Il faut quand même noter
00:08:27qu'on maîtrise très mal
00:08:29les réseaux sociaux.
00:08:29On le voit très bien
00:08:30sur la question
00:08:31et ce projet de loi
00:08:33qui a été voté
00:08:34sur la protection des mineurs
00:08:35avec un âge minimum
00:08:37de 15 ans.
00:08:38On voit bien aussi
00:08:39qu'on a des ingérences
00:08:40à peu près partout.
00:08:41Donc, à un moment donné,
00:08:42que l'ARCOM puisse
00:08:43essayer,
00:08:44tenter de réguler
00:08:45tant bien que mal
00:08:45une élection présidentielle
00:08:46qui va être compliquée
00:08:47à gérer
00:08:47avec toutes ces ingérences.
00:08:48On le voit d'ailleurs,
00:08:50même rien qu'à la télé,
00:08:51sur un domaine
00:08:51sur lequel il est en droit
00:08:52de contrôler,
00:08:53c'est par exemple
00:08:54le sujet avec Xenia,
00:08:56c'est ça,
00:08:57qui est une intervenante
00:08:59régulière de CNews.
00:09:00Bon, on peut se poser
00:09:01la question
00:09:02de la légitimité
00:09:04de se dire
00:09:04est-ce qu'à un moment donné,
00:09:05on ne doit pas aussi
00:09:06établir des règles du jeu
00:09:07pour que la campagne
00:09:07présidentielle
00:09:08se passe bien ?
00:09:09Qu'est-ce qu'une bonne opinion
00:09:10ou une bonne opinion ?
00:09:11Parce que même,
00:09:11en effet,
00:09:11la personne que vous évoquez
00:09:13qui est soupçonnée,
00:09:14on va dire,
00:09:15de faire preuve
00:09:15d'une ingérence
00:09:16venant d'un État étranger
00:09:17pour ne pas le nommer
00:09:17la Russie,
00:09:18pour beaucoup,
00:09:20est-ce que pour autant
00:09:20son avis est illégal ?
00:09:22Elle a le droit
00:09:23de le prononcer,
00:09:23peut-être que ce n'est pas
00:09:24le bon cadre,
00:09:24mais elle a le droit
00:09:25de le tenir
00:09:25où s'arrête
00:09:26la liberté d'expression
00:09:27et où s'appelle où ?
00:09:28C'est très compliqué
00:09:29d'avoir un débat
00:09:31extrêmement direct,
00:09:32blanc ou noir.
00:09:32Et surtout en France
00:09:33avec l'État
00:09:34qui adore mettre
00:09:35ses jolies pattes
00:09:35absolument partout,
00:09:36je ne suis pas sûr
00:09:37que ce soit le plus fin
00:09:37pour savoir se pencher
00:09:39sur ses limites
00:09:39qui soient un film
00:09:40comme vous le disiez
00:09:41à Char Ergun.
00:09:42Ce qui vient d'être dit
00:09:43est plutôt juste,
00:09:43c'est-à-dire qu'entre
00:09:45la censure
00:09:45et la jungle numérique
00:09:47et un chemin,
00:09:47c'est l'État de droit.
00:09:49C'est vrai que dans l'interview...
00:09:50C'est pas une censure quand même.
00:09:51Pour vous,
00:09:51c'est ce qui risque
00:09:52de se dessiner ?
00:09:53C'est justement
00:09:54l'État de droit
00:09:55qui empêcherait
00:09:55qu'on n'aille
00:09:56ni vers de la censure
00:09:57ni que ce soit
00:09:58le Far West.
00:09:59Donc s'il y a des personnes
00:10:00qui aient des avis
00:10:01ou bien qui portent
00:10:01la parole
00:10:02d'autres puissances
00:10:04dans l'absolu,
00:10:05c'est leur liberté aussi
00:10:06sauf qu'il ne faut pas
00:10:07tromper l'auditeur
00:10:09et si c'est le cas,
00:10:09il faut le dire.
00:10:10Et je pense que
00:10:11c'est la principale difficulté
00:10:12dans ce genre de situation.
00:10:13Maintenant sur l'ARCOM,
00:10:14il y a plusieurs problématiques
00:10:15quand même.
00:10:16Tout d'abord,
00:10:17est-ce qu'ils ont les moyens
00:10:17de ces ambitions-là ?
00:10:18Je ne crois pas.
00:10:19Je crois que c'est
00:10:19moins de 500 agents.
00:10:21À mon avis,
00:10:21ils ont déjà assez à faire
00:10:25avec l'audiovisuel.
00:10:27Par contre,
00:10:28on va dire
00:10:29l'historique très récente
00:10:30des élections présidentielles
00:10:31proches de chez nous
00:10:32et pas que.
00:10:33Aux Etats-Unis
00:10:34ou même en Roumanie,
00:10:35on a vu qu'il y avait
00:10:35des ingérences numériques
00:10:36massives de la Russie
00:10:38et d'autres pouvoirs
00:10:40pour essayer de déjouer
00:10:41notamment à quelques heures
00:10:42des scrutins.
00:10:43En Roumanie,
00:10:43ça s'est joué,
00:10:44je ne crois rien.
00:10:44À mon avis,
00:10:45c'était également ça.
00:10:45C'est les votes des Moldaves
00:10:46de l'étranger
00:10:47qui ont fait changer l'élection.
00:10:48Aux Etats-Unis,
00:10:49on se souvient
00:10:49de l'élection de Donald Trump.
00:10:50Il y a eu des rumeurs,
00:10:52des fake news
00:10:52qui ont été diffusées
00:10:53en disant que les immigrants
00:10:55mangeaient des chiens
00:10:56et ça a été accepté
00:10:58et pris en compte
00:10:59par l'opinion publique.
00:11:00Donc,
00:11:01jungle numérique,
00:11:01évidemment que non,
00:11:03censure non plus
00:11:04et dans tout cela,
00:11:04l'état de droit,
00:11:06une loi qui permettrait
00:11:07de garantir
00:11:07les libertés individuelles
00:11:09mais également
00:11:09les règles collectives
00:11:10sera d'adéquate.
00:11:11On vient de faire
00:11:12un premier tour de table.
00:11:13L'ARCOM va-t-elle devenir
00:11:13la police des réseaux sociaux ?
00:11:15Est-ce souhaitable
00:11:15en période de campagne présidentielle ?
00:11:17Beaucoup pourraient dire
00:11:18qu'il y ait une autorité
00:11:19certes dirigée par l'État
00:11:20qui est imparfaite
00:11:21mais qui veille à des fake news
00:11:23qui ne soient pas diffusées en masse.
00:11:25Pourquoi pas ?
00:11:25Ou au contraire,
00:11:26est-ce qu'on est dans
00:11:27une telle période
00:11:28de tension politique
00:11:29avec une élection présidentielle
00:11:31qui va être cruciale ?
00:11:32On le voit aussi
00:11:32des périodes
00:11:33où on n'est pas mécontent
00:11:34d'avoir les réseaux sociaux
00:11:35pour apprendre certaines choses
00:11:36qui ne passent pas toujours
00:11:37par les voies officielles.
00:11:38Est-ce que l'ARCOM
00:11:39va devenir la police de la pensée,
00:11:40la police des réseaux sociaux ?
00:11:42Vous avez des questions ?
00:11:43En tout cas,
00:11:43je vous les pose,
00:11:44amis auditeurs.
00:11:450826 300 300.
00:11:46On se retrouve
00:11:47après une poignée de secondes
00:11:48qu'on a tout de suite sur Sud Radio.
00:11:50Radio,
00:11:51les débats de l'été,
00:11:5210h-13h,
00:11:54Maxime Liedot.
00:11:5510h46 sur Sud Radio,
00:11:57vous connaissez le numéro
00:11:57qui vous amène autour de la table,
00:11:59c'est le 0826 300 300.
00:12:00Le site sudradio.fr,
00:12:02l'application,
00:12:02ainsi que les réseaux sociaux
00:12:04pour participer,
00:12:04pour commenter,
00:12:05pour réagir,
00:12:06pour nous interpeller.
00:12:07Et c'est ce que vous avez fait,
00:12:08Patrick.
00:12:08Bonjour.
00:12:09Oui, bonjour.
00:12:10Merci beaucoup d'être avec nous,
00:12:11Patrick.
00:12:12Alors, simplement,
00:12:12rassurez-moi,
00:12:13vous êtes Patrick,
00:12:14vous n'êtes pas Patrick Roger,
00:12:15ce n'est pas le patron
00:12:15de la radio
00:12:16qui nous fait apprendre.
00:12:17Non, non, non.
00:12:18Alors, tout va bien, Patrick.
00:12:20Parlez librement, donc.
00:12:22Bon, alors,
00:12:22donc,
00:12:24oui,
00:12:24donc, moi,
00:12:25je voulais faire
00:12:27plusieurs petites remarques.
00:12:29Premièrement,
00:12:30bon,
00:12:30lors de votre émission,
00:12:31vous abordez des sujets divers
00:12:32et des variés.
00:12:33Alors,
00:12:33il se trouve que tous ces sujets,
00:12:34que ce soit les incendies,
00:12:37les éclipses de l'ARCOM,
00:12:40et éventuellement,
00:12:41enfin,
00:12:42ce que vous avez laissé supposer
00:12:44une intervention
00:12:44des grands patrons
00:12:46lors de l'élection présidentielle,
00:12:48tout ça,
00:12:48c'est lié à une seule et même chose,
00:12:50enfin,
00:12:51à la même situation française,
00:12:52qui est un État,
00:12:54comme on n'a jamais vu,
00:12:55incompétent,
00:12:56qui,
00:12:57parce qu'il est incompétent,
00:12:58s'agit,
00:12:58dès qu'il y a quelque chose,
00:13:00au lieu d'avoir anticipé
00:13:02et pris les mesures
00:13:04raisonnables
00:13:04et adéquates,
00:13:06il s'ajoute,
00:13:07il fait de la communication,
00:13:09il sort de l'argent,
00:13:10qui est le nôtre,
00:13:12et comme il faut qu'il se justifie,
00:13:14qu'il trouve toujours
00:13:15les moyens
00:13:16de,
00:13:18on va dire,
00:13:18de justifier son existence,
00:13:21il se mêle de tout,
00:13:22voilà.
00:13:23Alors,
00:13:23l'ARCOM,
00:13:24par exemple,
00:13:25moi,
00:13:26de mon point de vue,
00:13:26il faudrait supprimer ce truc-là,
00:13:28c'est une hérésie absolue.
00:13:31Après,
00:13:31Patrick,
00:13:32je ne veux pas interrompre
00:13:33votre raisonnement,
00:13:33mais vous savez que l'ARCOM,
00:13:34sans doute,
00:13:34comme beaucoup d'institutions,
00:13:35ont des défauts,
00:13:36mais c'est quand même très utile,
00:13:38sinon,
00:13:38le monde des médias serait un jeune,
00:13:40je veux dire,
00:13:41ce serait un grand n'importe quoi.
00:13:42Je ne suis pas d'accord.
00:13:43D'accord,
00:13:44mais expliquez-nous pourquoi
00:13:44vous n'êtes pas d'accord,
00:13:45vous estimez quand la liberté
00:13:46devrait primer,
00:13:47c'est ça ?
00:13:48Pardon ?
00:13:48Vous estimez peut-être,
00:13:50Patrick,
00:13:50que la liberté doit primer
00:13:51et que de toute façon,
00:13:52la liberté entraîne
00:13:53une sorte de régulation
00:13:54un peu automatique.
00:13:54Il faut qu'on fasse
00:13:55un choix clair
00:13:56où on se considère
00:13:57un pays mature,
00:14:00instruit,
00:14:00avec un haut niveau d'instruction,
00:14:01ce qui, on sait,
00:14:02n'est plus le cas,
00:14:03mais il va bien falloir
00:14:04essayer de se décider
00:14:05si on veut assumer
00:14:08ce qu'on prétend être
00:14:09ou si on retourne
00:14:10à la préhistoire.
00:14:13Dans un pays
00:14:14de gens intelligents,
00:14:15on n'a pas besoin
00:14:16de gens pour réguler.
00:14:18La liberté d'expression
00:14:21consiste aussi
00:14:22à un principe dialectique
00:14:24sans fin.
00:14:26Alors, quand je dis
00:14:26sans fin,
00:14:27il y a des lois en France.
00:14:28On ne peut pas dire
00:14:29oui, c'est super
00:14:29de violer les petites filles
00:14:31ou c'est super
00:14:32d'aller assassiner son voisin.
00:14:34Donc, il y a des lois.
00:14:35Donc, qu'il y ait
00:14:36un organisme de vigie
00:14:38pour veiller
00:14:39à ce que la loi
00:14:39soit respectée,
00:14:41OK,
00:14:41mais pour l'idée
00:14:42de réguler
00:14:45l'information
00:14:45et la parole,
00:14:46ça, pour moi,
00:14:47c'est hors de question.
00:14:47Oui, en fait,
00:14:48il y a la loi,
00:14:49il n'y a pas besoin
00:14:49d'organisme indépendant
00:14:50qui plus est rallié
00:14:51à l'État,
00:14:52relié à l'État,
00:14:53Patrick,
00:14:54beaucoup de nous avoir
00:14:55passé un coup de fil,
00:14:56Patrick, au 0826-300-300.
00:14:58D'ailleurs,
00:14:58vous avez interpellé
00:14:59Gilles Platré.
00:15:00Oui, mais je suis
00:15:01entièrement d'accord
00:15:01sur la finale
00:15:02de ce qui a été dit.
00:15:03C'est-à-dire que,
00:15:04oui,
00:15:05qu'un organisme veille
00:15:06au respect de la loi,
00:15:07c'est une chose,
00:15:08mais que cet organisme
00:15:09fasse lui-même la loi,
00:15:10c'est-à-dire qu'il régule,
00:15:11qu'il crée de la règle,
00:15:12c'est là où il y a dérive.
00:15:13Parce qu'il n'est pas
00:15:14mandaté pour ça.
00:15:15Alors, entièrement d'accord,
00:15:16il faut effectivement,
00:15:17enfin, moi, je suis en tout cas
00:15:18de ceux qui pensent
00:15:18qu'il faut réglementer
00:15:20un petit peu le temps de parole
00:15:21pour éviter,
00:15:22pour assurer la pluralité.
00:15:23J'ajoute simplement une chose,
00:15:24c'est que le président
00:15:25de l'ARCOM est intervenu
00:15:26ici à votre micro
00:15:27sur une question
00:15:28qui est celle des influenceurs.
00:15:29Oui, absolument.
00:15:30En disant,
00:15:31et c'est aussi le signe des temps,
00:15:32c'est ce que je voulais dire
00:15:33tout à l'heure également,
00:15:34c'est-à-dire qu'on sait aujourd'hui
00:15:35que plus de la moitié
00:15:36de la population
00:15:37va chercher son information
00:15:38sur les réseaux sociaux
00:15:39et plus sur la presse traditionnelle.
00:15:41Donc, finalement,
00:15:42on se dit,
00:15:42vous êtes créateur de contenu,
00:15:44donc vous allez être obligé
00:15:45de respecter des règles
00:15:46que les médias
00:15:47ne sont peut-être pas assurde.
00:15:48D'accord,
00:15:49mais ça se passe concrètement comment ?
00:15:52Le vrai problème de tout ça,
00:15:53c'est le flou
00:15:53qui entoure
00:15:54les déclarations du président
00:15:56et derrière ce flou
00:15:57ou au milieu de ce flou,
00:15:58le risque que demain,
00:15:59des règles
00:16:00qui ne soient pas approuvées
00:16:01par la représentation nationale
00:16:02soient appliquées
00:16:03et en plus dans un contexte incandescent
00:16:05qui est celui
00:16:05de l'élection présidentielle.
00:16:07Najouel a été sévée,
00:16:08c'est vrai,
00:16:08le fait de créer des règles
00:16:10qui plus est dans un contexte
00:16:11où on ne sait même pas
00:16:11comment qualifier
00:16:12ce qu'on a encadré,
00:16:13c'est un problème.
00:16:14Comme on dit,
00:16:15trop de réglementation
00:16:16tue la réglementation,
00:16:18j'ai envie de vous dire.
00:16:19Welcome to France.
00:16:21Exactement.
00:16:21Et c'est notre plus gros problème.
00:16:23Mais je rebondis
00:16:24sur ce qu'a dit cet auditeur
00:16:26qui est très juste,
00:16:27c'est-à-dire qu'on a un État,
00:16:28donc Patrick,
00:16:29on a un État
00:16:30qui est tentaculaire,
00:16:31en effet,
00:16:32qui veut s'occuper de tout.
00:16:33Et d'ailleurs,
00:16:34on a déjà eu des débats là-dessus
00:16:35où on se dit
00:16:36l'État, au contraire,
00:16:37il doit s'occuper
00:16:37de ses missions régaliennes,
00:16:39il doit se reconcentrer.
00:16:41Et surtout,
00:16:41on regarde l'état
00:16:42de nos finances publiques.
00:16:44Et puis,
00:16:45il dit autre chose
00:16:46qui est très juste,
00:16:48il indique que,
00:16:50voilà,
00:16:51l'ARCOM n'est pas là
00:16:52pour dire
00:16:53si la loi
00:16:55a été violée
00:16:56ou pas.
00:16:57Le seul
00:16:58qui est en mesure
00:16:59de faire ça,
00:17:00et je suis désolée
00:17:01d'être redondante,
00:17:02c'est le juge.
00:17:02C'est le juge
00:17:03qui doit déterminer
00:17:04si le contenu
00:17:05est licite
00:17:07ou illicite
00:17:08avec les sanctions
00:17:09qui vont avec.
00:17:10Et ce que disait Patrick
00:17:10qui était très juste,
00:17:11c'est soit,
00:17:11en réalité,
00:17:12on a une loi en France
00:17:13et un État suffisamment fort
00:17:14pour la faire appliquer
00:17:15dans absolument
00:17:16toutes les strates
00:17:16de la société,
00:17:17y compris dans les médias,
00:17:18c'est-à-dire les appels
00:17:19à la haine,
00:17:19les fausses informations,
00:17:20etc.
00:17:20Mais on n'a peut-être
00:17:21pas besoin,
00:17:22en effet,
00:17:22de créer une institution
00:17:24qui est toujours,
00:17:25quoi qu'on en pense,
00:17:26un peu opaque,
00:17:26avec des décisions
00:17:27qu'on a toujours du mal
00:17:28à saisir,
00:17:28qui peuvent aller
00:17:29jusqu'à une fermeture
00:17:30de chaîne,
00:17:30comme on l'a vu
00:17:31il y a un an et demi,
00:17:32avec ce type,
00:17:33en effet,
00:17:34de prérogative.
00:17:3510h52,
00:17:35on poursuit la conversation.
00:17:370826 300 300.
00:17:38Bonjour Simon.
00:17:39Oui.
00:17:41Bonjour à toutes
00:17:42les personnes du plateau
00:17:43et aux auditeurs.
00:17:44Bon, moi,
00:17:45j'ai une chose très simple,
00:17:47je vous ai écouté
00:17:50attentivement.
00:17:51Bon, déjà,
00:17:52une petite analyse,
00:17:53la composition du plateau
00:17:54de vos invités,
00:17:56tous les mouvements politiques
00:17:57ne sont pas représentés.
00:17:58Donc, déséquilibrant.
00:18:00Donc, si on commence
00:18:01à aller dans ce genre...
00:18:02Moi, j'en ai pas.
00:18:03Voilà.
00:18:04Si on y va
00:18:06dans ce genre
00:18:07de considération,
00:18:09on n'en sort plus.
00:18:10Donc, c'est un peu délicat.
00:18:12Et quand vous voulez
00:18:13inviter des gens
00:18:14et qu'ils refusent de venir,
00:18:15qu'ils représentent
00:18:16un courant politique,
00:18:17comment vous faites ?
00:18:18La comte va réagir
00:18:19et va imposer aux gens
00:18:20de venir ?
00:18:21Bon, c'est vraiment
00:18:24complètement absurde.
00:18:25C'est des gens
00:18:26qui veulent donner
00:18:27des leçons à tout le monde
00:18:28qui devraient se les appliquer
00:18:29à eux-mêmes.
00:18:30L'honnêteté.
00:18:31Et quand on voit
00:18:31le gouvernement
00:18:32qui n'arrête pas
00:18:33de mentir
00:18:33parce que c'est vraiment
00:18:34du mensonge
00:18:36systématiquement
00:18:36et qui essaie
00:18:37de faire feu de tout bois
00:18:38maintenant dans les derniers mois
00:18:40alors qu'il n'a rien fait
00:18:40pendant 9 ans,
00:18:42bon, c'est quand même
00:18:43très inquiétant.
00:18:44Et exploiter la censure,
00:18:45on est venu
00:18:46dans une autocratie.
00:18:47C'est vraiment
00:18:48très, très inquiétant.
00:18:50Et vous, vous vouliez répondre
00:18:51notamment à certains intervenants
00:18:52autour de la table.
00:18:53Simon, lesquels ?
00:18:54Ben, les intervenants,
00:18:56je suis désolé,
00:18:57je n'ai pas les noms
00:18:58à part Gilles Plâtré,
00:19:00je ne connais pas
00:19:00les autres noms.
00:19:02Vous allez attendre
00:19:03à les connaître.
00:19:05Voilà.
00:19:07Non, c'est pour simplement dire
00:19:09que chacun a exprimé
00:19:11son opinion.
00:19:12Je dirais simplement
00:19:13qu'il y a quand même
00:19:14des éléments essentiels
00:19:15qui sont oubliés.
00:19:16Le terme qui a été
00:19:17le mieux employé,
00:19:18c'est la censure.
00:19:18La censure qui est tout à fait
00:19:20la réalité dans ce cas de figure.
00:19:22La censure...
00:19:23Et puis, si les journaux
00:19:24étaient au plus honnêtes,
00:19:26on ne se détournerait pas
00:19:27vers les réseaux sociaux.
00:19:28On serait quand même...
00:19:29On serait peut-être aptes
00:19:30à faire la part des choses
00:19:32et à voir les informations.
00:19:32Vous, Simon, par exemple,
00:19:33c'est intéressant
00:19:34de vous poser la question,
00:19:35notamment à vous.
00:19:36Vous vous informez énormément
00:19:37sur les réseaux sociaux ?
00:19:38Absolument pas.
00:19:39Ah, absolument pas.
00:19:40Donc, vous vous défendez
00:19:41autre chose que votre paroisse,
00:19:43là, en plus ?
00:19:44Ah ben oui, non,
00:19:44mais moi, je ne défend pas.
00:19:45Je défend tout ce qui est
00:19:47une expression
00:19:48qu'elle soit vraie ou fausse
00:19:50et qu'elle soit étayée ou pas.
00:19:52Après, je pense que,
00:19:53comme ça a été dit justement,
00:19:54je ne sais plus qui,
00:19:55les gens sont suffisamment éduqués,
00:19:57j'espère intelligents,
00:19:58pour faire la part des choses.
00:20:00Et puis, il faut recouper
00:20:01les informations.
00:20:02Il ne faut pas regarder
00:20:03une chaîne unique,
00:20:04il ne faut pas regarder
00:20:04les réseaux sociaux.
00:20:05Vous comprenez aussi, Simon,
00:20:07que ça fait partie des choses.
00:20:08Vous savez que ça n'est pas le cas.
00:20:09En réalité, oui, bien sûr,
00:20:10on aime tous et on le fait,
00:20:11parce que c'est un peu le principe
00:20:12quand on croit
00:20:13dans ce pays et dans la liberté.
00:20:14On prend ce risque-là,
00:20:15comme dirait l'autre.
00:20:15Mais Simon, vous savez très bien,
00:20:17peut-être que vous le faites,
00:20:18mais que quand on est installé
00:20:19dans une idée,
00:20:20on commence peut-être
00:20:21à regarder les mêmes contenus,
00:20:22donc à lire les mêmes journaux,
00:20:23donc à suivre les mêmes influenceurs,
00:20:25à écouter la même chaîne d'information,
00:20:26peut-être la même radio.
00:20:27Et forcément, tout ça crée
00:20:28ce qu'on appelle
00:20:29une bunne cognitive
00:20:30qui fait que vous n'avez peut-être
00:20:31pas un reflet un peu exact
00:20:32de la réalité, Simon.
00:20:34Oui, d'accord.
00:20:34Je suis tout à fait d'accord
00:20:35sur ce qui est dit.
00:20:36Simplement, c'est ce que je reviens
00:20:37dans mes premiers propos.
00:20:39Si simplement, par exemple,
00:20:41je regarde la télévision,
00:20:42il y a certaines chaînes
00:20:44publiques d'autant plus
00:20:45qui disent toujours
00:20:46les mêmes choses
00:20:47et qui évitent de parler
00:20:48de certains sujets.
00:20:49Bon, mais qu'est-ce que vous voulez ?
00:20:50Vous allez vous informer ailleurs ?
00:20:52Si, c'est ce que je parlais,
00:20:54ce dont j'évoquais tout à l'heure,
00:20:56c'est l'honnêteté
00:20:56de tous ces journaux
00:20:58qui soient télévisés,
00:20:59écrits, tout ça.
00:20:59Oui, c'est ça.
00:21:00Il faut espérer miser
00:21:01sur l'honnêteté de tous ces gens,
00:21:02que ce soit journaux,
00:21:03journalistes et participants
00:21:04au débat public.
00:21:05Merci beaucoup, Simon.
00:21:070826 300 300.
00:21:08Je ne sais pas pourquoi
00:21:08il y a Julia Achac
00:21:09qui se prend la tête
00:21:11dans ses mains.
00:21:11Qu'est-ce qu'il se passe, Julia ?
00:21:12Non, non, tout va bien.
00:21:14Non, non, mais j'écoute attentivement.
00:21:15Non, mais en désaccord peut-être
00:21:16avec l'honnêteté intellectuelle générale,
00:21:18c'est ça ?
00:21:18Avec l'esprit critique.
00:21:19D'ailleurs, on le voit bien.
00:21:21Même à l'école,
00:21:21on a du mal à accompagner
00:21:22même les enfants
00:21:23à développer un esprit critique
00:21:24justement parce qu'il y a une émergence.
00:21:26C'est quelque chose
00:21:27qu'on construit notamment à l'école
00:21:28parce qu'il y a aussi
00:21:28une inégalité familiale, etc.
00:21:31On n'est pas tous dotés,
00:21:32on n'a pas toute la chance
00:21:33de naître dans la bonne famille.
00:21:35Et on voit bien qu'aujourd'hui,
00:21:36avec l'émergence des réseaux sociaux,
00:21:37c'est d'autant plus compliqué
00:21:38de construire un esprit critique
00:21:40et d'avoir cette logique de
00:21:41« Ok, j'ai eu cette information-là,
00:21:43je vais essayer de trouver
00:21:44une contradiction
00:21:44dans ce moyen-là de communication. »
00:21:47Et en fait, on voit bien
00:21:48que ça ne se fait plus
00:21:49et que les consommateurs de CNews
00:21:50ne sont consommateurs que de CNews.
00:21:52Et on peut dire dans ce cas-là
00:21:53la même chose de France Inter,
00:21:55de l'Union,
00:21:55de l'Union,
00:21:56et d'autres.
00:21:57La bulle intellectuelle
00:21:58concerne toutes les idées.
00:21:59Mais on ne l'avait pas remarqué.
00:22:02Il y a deux aspects
00:22:04un peu naïfs.
00:22:05que j'ai l'impression
00:22:06qu'ils sont un peu naïfs.
00:22:06Le premier, c'est derrière
00:22:07cette enveloppe de liberté d'expression.
00:22:09Il ne faut pas perdre de vue
00:22:10qu'il y a aussi une non-maîtrise
00:22:12des canaux d'utilisation
00:22:15de ces médias-là.
00:22:16Ce sont à chaque fois
00:22:17des entreprises étrangères
00:22:18avec certains algorithmes
00:22:19qu'on ne maîtrise pas.
00:22:20Et on le voit notamment
00:22:22envers nos populations
00:22:23les plus jeunes.
00:22:24Les algorithmes des réseaux sociaux
00:22:25peuvent impacter
00:22:26un, les comportements,
00:22:27deux, les connaissances
00:22:29et trois, l'esprit critique
00:22:30d'autant plus.
00:22:30Mais surtout,
00:22:31avancer des théories
00:22:33qui vont à l'encontre
00:22:34de ce que l'on veut
00:22:35leur inculquer
00:22:35avec notre éducation publique.
00:22:38La première naïveté,
00:22:39ce serait celle-là.
00:22:39Et la seconde,
00:22:40c'est aussi croire
00:22:41en la capacité
00:22:42aux forces individuelles
00:22:43face à un torrent
00:22:45que représentent
00:22:45les réseaux sociaux.
00:22:47C'est vrai que c'est
00:22:47un énorme chamboulement.
00:22:48Ce n'est pas la même chose
00:22:49que de maîtriser
00:22:50des informations télévisées.
00:22:51Aujourd'hui,
00:22:51tout le monde a ça
00:22:52dans sa poche,
00:22:53dans ce lit,
00:22:53ne se couche même pas
00:22:54avant de scroller
00:22:55pendant 45 minutes.
00:22:57Et on ne connaît même pas
00:22:58les dégâts.
00:22:58Attention, rien que...
00:22:59Exactement.
00:23:00Ce n'est absolument pas ça.
00:23:01mais on sait
00:23:02qu'on ne peut même pas
00:23:03mesurer aujourd'hui
00:23:04l'impact que ça peut avoir
00:23:05dans des prises de position,
00:23:06des prises de conscience
00:23:07ou autre.
00:23:08On a joué à mot de la fin.
00:23:09Mot de la fin,
00:23:09moi j'aimerais dire
00:23:10qu'heureusement que l'ARCOM,
00:23:12parce qu'on tape
00:23:12beaucoup sur l'ARCOM,
00:23:13mais heureusement que l'ARCOM
00:23:14existe pour réguler.
00:23:16Ça, c'est une évidence.
00:23:17Voilà.
00:23:18C'est important pour réguler.
00:23:18Mais maintenant,
00:23:19la tentation de la régulation,
00:23:20il ne faut pas qu'elle dépasse
00:23:21le pouvoir.
00:23:22Par la maîtrise,
00:23:23il ne faut pas qu'ensuite
00:23:24on glisse vers la maîtrise
00:23:25des opinions.
00:23:26du contrôle,
00:23:27ce serait évité.
00:23:28Exactement.
00:23:29Mais je rebondis
00:23:29sur ce qu'a dit Simon,
00:23:31qui dit,
00:23:32oui,
00:23:32l'ARCOM demande
00:23:33du pluralisme
00:23:35dans les émissions.
00:23:37J'allais dire encore,
00:23:38heureusement.
00:23:39Mais,
00:23:40là où il a raison Simon,
00:23:41c'est que quand vous avez
00:23:42une chaîne de télévision,
00:23:45CNews,
00:23:45qui invite
00:23:46des personnalités politiques
00:23:49et qui ne viennent pas,
00:23:51comment on fait ?
00:23:51Je veux dire,
00:23:52comment cette chaîne,
00:23:53elle fait,
00:23:53du coup,
00:23:54pour respecter le pluralisme ?
00:23:55C'est le serpent
00:23:55qui se mord la queue.
00:23:57Elle fait passer des vidéos.
00:23:58C'est ça.
00:24:01Et personne ne regarde.
00:24:04Je voudrais juste
00:24:04quand même redire
00:24:05une chose.
00:24:06On découvre un problème
00:24:07ou quoi ?
00:24:08Est-ce que,
00:24:08par extraordinaire,
00:24:10on peut penser
00:24:10que parfois,
00:24:11les partis politiques
00:24:12dans ce pays
00:24:12racontent des bêtises,
00:24:13voire même des mensonges ?
00:24:15Est-ce que c'est pas
00:24:15celui de la politique ?
00:24:17Est-ce que,
00:24:18en remontant un peu en arrière,
00:24:20on n'avait pas déjà
00:24:21des idées,
00:24:21on n'avait pas les algorithmes ?
00:24:22Mais vous aviez,
00:24:23dans la commune,
00:24:24ceux qui lisaient
00:24:25la feuille du bulletin paroissial,
00:24:27celui qui lisait
00:24:28l'Humanité,
00:24:29l'autre qui lisait
00:24:29l'Espoir,
00:24:30le journal Gaulliste,
00:24:31tout le monde
00:24:31était dans son couloir.
00:24:33On ne va quand même pas dire
00:24:33qu'on découvre ça aujourd'hui.
00:24:35Moi, je pense
00:24:35qu'il y a derrière tout ça
00:24:36une espèce
00:24:37d'égalitarisme,
00:24:39c'est-à-dire
00:24:39qu'il faut qu'absolument
00:24:40toutes les opinions
00:24:41soient traitées
00:24:42avec un dosimètre,
00:24:44etc.
00:24:45Je pense que,
00:24:45bien sûr,
00:24:46il ne faut pas laisser dire
00:24:46des horreurs,
00:24:47l'incitation au crime,
00:24:50des commissions de meurtre
00:24:51et autres,
00:24:52mais il faut quand même
00:24:52faire confiance aussi
00:24:53au fait que l'esprit humain
00:24:55est capable,
00:24:56sans qu'une autorité supérieure
00:24:57lui dise quoi faire,
00:24:58de faire le tri
00:24:59au milieu de tout ça.
00:25:00Et si on n'a pas confiance
00:25:01en ça,
00:25:01on n'a plus confiance en l'homme,
00:25:03alors effectivement,
00:25:03la dictature est à nos portes
00:25:04et contrôlons tout.
00:25:06Ça, c'est quand même
00:25:07une tentation,
00:25:07c'est ce que rappelait
00:25:08tout à l'heure
00:25:08la joie avec la loi Avia.
00:25:12On avait déjà eu
00:25:12ce type de tentation
00:25:13et on les voit se répéter
00:25:14au fur et à mesure.
00:25:15C'est pour ça
00:25:15qu'on y est extrêmement vigilant
00:25:17quant à l'ARCOM
00:25:18et à son rôle en 2026.
00:25:19Je suis sûr qu'on en aura
00:25:20là aussi des avancées
00:25:21assez concrètes
00:25:21dans les prochaines semaines
00:25:22et dans les prochains mois.
00:25:23On aura l'occasion
00:25:23d'en reparler ici
00:25:24sur Sud Radio.
00:25:25Il est presque 11h.
00:25:26Dans un instant,
00:25:26le point sur l'information,
00:25:28vos courses, évidemment,
00:25:29avec Jean-Paul Delperier.
00:25:30Et puis, on attaquera
00:25:30un autre sujet
00:25:31concernant les incendies.
00:25:32Le point de vue économique,
00:25:33l'État doit-il sortir le chéquier ?
00:25:34De toute façon,
00:25:35quoi qu'il en coûte,
00:25:36la situation est exceptionnelle.
00:25:37Réponse exceptionnelle.
00:25:38On avait promis
00:25:38qu'on fermait le robinet
00:25:39sans mauvais jeu de mots.
00:25:41Est-ce que là,
00:25:41on peut se le permettre
00:25:41avec les incendies ?
00:25:42Quand on voit l'hôtellerie,
00:25:43quand on voit le tourisme,
00:25:44quand on voit la région.
00:25:45Et vous allez le voir,
00:25:46un président de la Chambre
00:25:47du Commerce et de l'Industrie
00:25:48qui, hier, était à mon micro
00:25:49et qui prenait déjà
00:25:51la pente sans doute dangereuse
00:25:52mais ô combien nécessaire
00:25:53selon lui
00:25:54du quoi qu'il en coûte.
00:25:55Élément de réponse
00:25:55et surtout débat
00:25:56avec vous, amis auditeurs.
00:25:580826 300 300.
00:25:59A tout de suite.
00:26:01Sud Radio.
00:26:01Heure Maxime Liedot.
00:26:040826 300 300.
00:26:05Amis auditeurs,
00:26:06on est ensemble jusqu'à midi
00:26:07pour ces débats.
00:26:08En tout cas,
00:26:08on vient de parler de l'Arcom.
00:26:09On va désormais parler
00:26:10des incendies autour de la table.
00:26:12Julia Achat,
00:26:12Gilles Platret,
00:26:13Ergunto Parcelan et Najwa.
00:26:15Elle a été tablée de choc
00:26:16pour des sujets
00:26:16qui le sont tout autant.
00:26:17Les incendies
00:26:18qui posent évidemment
00:26:19beaucoup de questions.
00:26:20Alors je crois qu'on commence
00:26:21à avoir fait le tour
00:26:21de certaines questions.
00:26:22On a eu les renforts,
00:26:23on a eu le gouvernement
00:26:24et puis l'équipement
00:26:25et puis l'État a-t-il menti ?
00:26:27Et puis finalement,
00:26:28est-ce que les moyens
00:26:28étaient suffisants ?
00:26:29Les budgets,
00:26:30la sécurité civile ?
00:26:31Bref, mais là,
00:26:31il y a les conséquences
00:26:32des incendies
00:26:33qui commencent à arriver
00:26:34sur le devant de la scène
00:26:35à savoir les conséquences économiques
00:26:37avec pour certains
00:26:38plus de 13 000 entreprises
00:26:39qui ont été obligées
00:26:40d'être évacuées.
00:26:41Le ministre du Tourisme,
00:26:42Serge Papin,
00:26:42hier sur TF1
00:26:43qui dit que quand même
00:26:44pour tous ceux
00:26:44qui avaient prévu
00:26:45d'y aller en août,
00:26:46maintenir quand même
00:26:47les réservations,
00:26:48faire en sorte
00:26:48de faire vivre cette région
00:26:49parce que ça risque
00:26:49d'être une saison noire.
00:26:51Bref, conséquences économiques
00:26:52et j'aimerais vous faire écouter
00:26:53le président de la Chambre
00:26:55de Commerce et de l'Industrie
00:26:57de Bordeaux-Gironde.
00:26:58On l'avait hier en ligne
00:26:59sur Sud Radio
00:26:59et quand je lui pose
00:27:01la question du quoi
00:27:01qu'il en coûte économique
00:27:02parce que c'est peut-être
00:27:03ça qui va se passer,
00:27:07doit sortir le carnet de chèques.
00:27:08Écoutez ce qu'il répondait.
00:27:09Patrick Seguin,
00:27:11encore une question
00:27:11en tant que président
00:27:13notamment de la Chambre
00:27:14d'Industrie
00:27:14et du Commerce
00:27:15de Bordeaux-Gironde.
00:27:17Est-ce que vous pensez
00:27:18qu'on va tomber
00:27:19parce que la situation
00:27:20est extrêmement dramatique,
00:27:21parce qu'on voit
00:27:22la détresse de ses habitants,
00:27:23on voit aussi quand même
00:27:24à certains niveaux
00:27:25une forme d'impréparation
00:27:27de l'État ?
00:27:27On l'entendait encore
00:27:28tout à l'heure
00:27:28avec le porte-parole
00:27:29de l'intersadical des pompiers.
00:27:30Est-ce qu'on va tomber
00:27:31pour cette période,
00:27:32pour ces incendies,
00:27:33peut-être pour celui
00:27:34en particulier
00:27:35qui a eu lieu en Gironde
00:27:36sur un quoi qu'il en coûte ?
00:27:37Je pense qu'on va être
00:27:38obligés d'aller vers ça
00:27:39et j'ai déjà vu,
00:27:41on a une réunion maintenant
00:27:43de Renavent tous les matins
00:27:44avec Bercy,
00:27:45avec le ministère de l'Économie
00:27:46et les ministères concernés.
00:27:48Je pense qu'on va tomber
00:27:49sur deux choses.
00:27:50Le quoi qu'il en coûte
00:27:51nécessaire par rapport
00:27:52à ce qu'on a vécu
00:27:53pendant le Covid
00:27:54et puis de l'autre côté,
00:27:57je reçois des messages
00:27:59de toute la France
00:28:00et de l'étranger
00:28:00en croire aux gens
00:28:01une solidarité nationale
00:28:06voire internationale.
00:28:08On a déjà,
00:28:10au niveau du réseau,
00:28:11des chambres de commerce
00:28:12et des chambres de métier,
00:28:13des collègues
00:28:14de la France entière
00:28:15qui nous écrivent
00:28:16en disant
00:28:16qu'est-ce qu'on peut faire
00:28:18pour vous aider.
00:28:18Moi, je vais lancer
00:28:21au niveau national
00:28:23un message
00:28:23et une action
00:28:24de solidarité
00:28:26parce qu'il va falloir
00:28:27effectivement aider
00:28:28entreprise par entreprise,
00:28:30vers 10 ans par 6 ans
00:28:32pour rebondir.
00:28:33Mon leit mot-tit,
00:28:34c'est qu'on n'aggrave pas
00:28:35le nombre d'entreprises
00:28:36en dépôt de bilan
00:28:37au tribunal de commerce
00:28:37de Bordeaux.
00:28:38Bon, vous l'avez entendu,
00:28:39on commence par un oui,
00:28:40peut-être le quoi qu'il en coûte
00:28:41et on termine par
00:28:42même si beaucoup de solidarité,
00:28:44même si beaucoup d'entraide
00:28:45par cette petite phrase.
00:28:47Le but,
00:28:47c'est d'éviter à nouveau
00:28:49la fermeture
00:28:50d'entreprises supplémentaires.
00:28:51Est-ce que les incendies
00:28:52auxquels on assise
00:28:53du côté de la Gironde
00:28:56peuvent empêcher
00:28:56à nouveau quoi qu'il en coûte ?
00:28:58Comment vous regardez
00:28:59cette question,
00:28:59vous autour de la table ?
00:29:01Ergunthor Praslan ?
00:29:02On est face à une époque
00:29:03où depuis quelques années
00:29:05on sera confronté
00:29:07fatalement
00:29:08à des imprévisions.
00:29:10Celles peuvent être
00:29:10de nature climatique,
00:29:12elles peuvent être
00:29:12de nature
00:29:13de conflits géopolitiques
00:29:15et donc maintenant
00:29:16justement ce qui revient
00:29:17à la classe politique
00:29:18c'est de faire en sorte
00:29:19non pas de venir
00:29:20avec des idées,
00:29:21des prêtes à penser
00:29:22en disant voilà
00:29:23comment on planifie
00:29:23de faire la chose
00:29:24mais comment on arrive
00:29:24à mettre en place
00:29:25un système qui nous permettra
00:29:26d'encaisser ou non
00:29:27toutes les incertitudes
00:29:28que nous prévoit le moment.
00:29:30Et paradoxalement
00:29:31on les a vus
00:29:31lors des dernières crises
00:29:32l'échelon local
00:29:33a fait énormément ses preuves
00:29:35dans cette capacité
00:29:35de résilience,
00:29:36d'adaptation
00:29:37à tout ce qui est
00:29:39crise climatique
00:29:39ou bien au moment du Covid
00:29:41et dans le conflit ukrainien
00:29:43moi j'ai eu la chance
00:29:43de pouvoir visiter
00:29:44certaines villes
00:29:45on a vu une capacité
00:29:46d'adaptation
00:29:48à l'exceptionnel
00:29:49assez épatante
00:29:51et je pense que
00:29:51le monde de demain
00:29:52celui qui s'ouvre
00:29:52à partir d'aujourd'hui
00:29:54se fera avec ceux
00:29:55qui arrivent
00:29:56ou pas s'adapter à cela.
00:29:57Donc maintenant
00:29:57le sujet c'est de savoir
00:29:58est-ce que les incendies
00:29:59sont des événements
00:30:01exceptionnels
00:30:01les incendies
00:30:02les inondations
00:30:03ou bien on doit les intégrer
00:30:04dans nos réflexions
00:30:05plus structurelles
00:30:06c'est de se dire
00:30:06que tous les ans
00:30:07dans notre budget
00:30:08dans notre planification
00:30:09dans nos investissements
00:30:09publics ou autres
00:30:10on prévoit une part
00:30:11qui nous permettra
00:30:12d'accompagner ou non
00:30:13les personnes
00:30:14ou les entreprises
00:30:14qui sont impactées
00:30:15dans un premier lieu.
00:30:16Enfin
00:30:16juste pour lancer le débat aussi
00:30:18je pense qu'il faut
00:30:19analyser la chose aussi
00:30:20du quoi qu'il en coûte
00:30:20en termes d'investissement
00:30:21c'est-à-dire
00:30:22on sait combien ça coûtera
00:30:23mais on sait combien
00:30:23ça ne coûtera aussi
00:30:24de ne rien faire
00:30:25de laisser les entreprises
00:30:27en difficulté
00:30:27qui vivent d'un secteur
00:30:28subir uniquement
00:30:29cette crise-là.
00:30:31Hier je me souviens
00:30:31d'un auditeur
00:30:32qui était avec nous
00:30:33vous le savez
00:30:33entre midi et midi 30
00:30:34désormais
00:30:35cette libre antenne
00:30:36vous est largement consacrée
00:30:37vous vivez les incendies
00:30:38vous êtes maire pompier
00:30:39vous êtes restaurateur
00:30:40vous faites partie
00:30:40vous subissez cette situation
00:30:42entre midi et midi 30
00:30:43vous avez cette libre antenne
00:30:45au 0826 300 300
00:30:46pour vous exprimer
00:30:47pour témoigner
00:30:48pour lancer des appels aussi
00:30:49et hier il y avait
00:30:50justement un entrepreneur
00:30:50je crois qu'il était
00:30:51dans la menuiserie
00:30:52il nous expliquait
00:30:53ah non mais pitié
00:30:54moi je ne demande pas
00:30:55d'aide supplémentaire
00:30:56il n'était pas du tout
00:30:56dans la menuiserie
00:30:57je me souviens
00:30:57il était dans une agence
00:30:58je crois qu'il avait
00:30:59une agence de voyage
00:31:00c'est un maire
00:31:00qui nous avait parlé
00:31:01ensuite des menuisiers
00:31:02qui pouvaient s'entraider
00:31:04mais il était du côté
00:31:05de Mérignac
00:31:06il avait une agence
00:31:07et il nous disait
00:31:08mais moi je ne demande
00:31:08pas d'argent
00:31:09en revanche je demande
00:31:10juste le minimum
00:31:11pitié
00:31:11à ce que l'état
00:31:12déjà ne mette pas
00:31:13plus de bâton
00:31:14que cela dans les roues
00:31:15c'est-à-dire qu'on veut
00:31:20quoi qu'il en coûte
00:31:21incendie
00:31:22pour les prochains mois
00:31:23pour les prochaines semaines
00:31:24je pense que la réalité
00:31:26des choses
00:31:26c'est d'abord
00:31:27les capacités financières
00:31:28de l'état
00:31:31alors la solidarité nationale
00:31:32doit jouer
00:31:32ça c'est une évidence
00:31:33ça a toujours été le cas
00:31:34et c'est l'honneur de la France
00:31:36maintenant
00:31:37comment est-ce qu'on arrive
00:31:38sur des mouvements
00:31:39de long terme
00:31:39vous l'avez très bien rappelé
00:31:40qui vont se reproduire
00:31:41à ce que l'état
00:31:42devienne l'assureur
00:31:43de tout le monde
00:31:44je pense que ce n'est pas
00:31:44forcément une bonne chose
00:31:45la première des choses
00:31:46c'est effectivement
00:31:47que les assureurs
00:31:48fassent leur boulot
00:31:49il y aura une déclaration
00:31:50je pense
00:31:51sans difficulté
00:31:52de l'état de catastrophe naturelle
00:31:53ce qui va aider
00:31:55les sinistrés
00:31:56à pouvoir être
00:31:57un peu plus indemnisés
00:31:59nous allons tous
00:32:00mesdames, messieurs
00:32:00contribuer
00:32:01à renflouer
00:32:03les caisses d'assurance
00:32:04qui vont forcément
00:32:04être confrontées
00:32:05à des centaines
00:32:06de millions
00:32:07de dégâts
00:32:08à rembourser
00:32:08donc nos polices d'assurance
00:32:10vont toutes augmenter
00:32:11l'année prochaine
00:32:12c'est une évidence
00:32:13je crois que c'est
00:32:1450%
00:32:15et c'est normal
00:32:16moi je n'ai pas de problème
00:32:17je préfère d'ailleurs
00:32:18qu'elle augmente
00:32:18si c'est pour rembourser
00:32:19ces pauvres gens
00:32:20je pense aussi
00:32:21que l'état peut intervenir
00:32:22par d'autres biais
00:32:23d'abord effectivement
00:32:24en termes préventifs
00:32:26c'est à dire
00:32:26en dotant notre pays
00:32:28de moyens suffisants
00:32:29je ne vais pas rentrer
00:32:30dans la polémique
00:32:30parce qu'on en a juste marre
00:32:31des colibés
00:32:33interpartis politiques
00:32:34sur le sujet
00:32:34mais on pense quand même
00:32:35à bon droit
00:32:36que si la récurrence
00:32:37se fait plus forte
00:32:38des incendies
00:32:39des méga incendies
00:32:39dans les ailes qui viennent
00:32:40il faut que nos moyens
00:32:41soient plus adaptés
00:32:42c'est des moyens
00:32:43très importants
00:32:44il faut aussi
00:32:45que l'état
00:32:45aide les communes
00:32:46qui vont être sinistrées
00:32:47là c'est le maire
00:32:48qui parle
00:32:48je dois vous dire aussi
00:32:49que la solidarité
00:32:50va jouer entre les communes
00:32:51je ne veux pas
00:32:53systématiquement
00:32:54mettre la mienne en avant
00:32:55mais ce soir
00:32:55nous avons un conseil municipal
00:32:57et je vais proposer
00:32:58de voter une subvention
00:32:59à la commune du Porges
00:32:59puisqu'elle a ouvert
00:33:00via son centre communel
00:33:02d'action sociale
00:33:02une cagnotte
00:33:03une caisse
00:33:04destinée à venir
00:33:05en aide
00:33:06à ceux qui ont tout perdu
00:33:07et ils sont nombreux
00:33:08dans cette commune
00:33:09donc je pense
00:33:09qu'il ne faut pas être
00:33:10la seule commune
00:33:10à le faire
00:33:10et que les communes
00:33:11vont elles-mêmes
00:33:12faire preuve de solidarité
00:33:13mais attention
00:33:13l'état ne peut pas être
00:33:15l'assureur de tout le monde
00:33:16il n'en a plus les moyens
00:33:17parce qu'il est ruiné
00:33:19il n'a plus un radis
00:33:20donc il faut dire des choses
00:33:22notre classe politique
00:33:23a ruiné l'état
00:33:24depuis quelques décennies
00:33:25disons-le
00:33:25donc je pense
00:33:26qu'il faut trouver
00:33:26d'autres moyens
00:33:27les moyens de la prévention
00:33:29et la solidarité nationale
00:33:30je pense que des appels
00:33:31seront faits
00:33:31et que les collectivités
00:33:32comme les particuliers
00:33:33les chambres consulaires
00:33:34pourquoi pas
00:33:34vous l'avez dit
00:33:35votre interlocuteur
00:33:36l'a rappelé
00:33:36vont également
00:33:37mettre la main à la poche
00:33:38pour aider ceux qui sont
00:33:39dans la souffrance
00:33:40et la grande souffrance aujourd'hui
00:33:420826 300 300
00:33:43est-ce que l'état
00:33:44va réussir à s'empêcher
00:33:45d'une certaine manière
00:33:46de sortir un chéquier
00:33:47façon quoi qu'il en coûte
00:33:48pour cette situation
00:33:49évidemment des incendies
00:33:50on pense à tous les artisans
00:33:51on pense à tous les restaurateurs
00:33:52peut-être que
00:33:53vous êtes actuellement concerné
00:33:54vous êtes à la tête d'un camping
00:33:55vous êtes dans une entreprise
00:33:57dans la Gironde
00:33:57vous avez dû évacuer
00:33:58c'est peut-être aussi
00:33:59vous travaillez dans le secteur du tourisme
00:34:01c'est la fameuse période noire pour vous
00:34:03mais vous attendez
00:34:04quelques éléments de l'état
00:34:05quelques aides de l'état
00:34:06pas forcément de l'argent
00:34:07passez-nous un coup de fil
00:34:07sur l'antenne de Sud Radio
00:34:08au 0826 300 300
00:34:10le chèque
00:34:11façon quoi qu'il en coûte
00:34:12pour les incendies
00:34:12est-ce qu'on va réussir
00:34:14à passer à côté
00:34:15ou à s'en passer en tout cas
00:34:16alors le chèque
00:34:17quoi qu'il en coûte
00:34:18moi je rejoins les propos
00:34:19qui viennent d'être dits
00:34:21par Ergun et Gilles
00:34:24c'est que
00:34:24ça ne doit pas être
00:34:25un principe permanent
00:34:27parce que
00:34:27l'état de nos finances publiques
00:34:29on les connaît
00:34:31elles sont mauvaises
00:34:33leur état est mauvais
00:34:35leur état est très mauvais
00:34:36donc il faut une aide
00:34:38de l'état
00:34:38naturellement
00:34:39ciblée
00:34:40la relance
00:34:42de l'économie locale
00:34:44naturellement
00:34:45la priorité
00:34:46aux victimes
00:34:47la reconstruction
00:34:48aussi des infrastructures
00:34:52essentielles
00:34:53c'est aussi très important
00:34:54mais on ne peut pas
00:34:55demander
00:34:56tout
00:34:56à l'état
00:34:57il faut aussi responsabiliser
00:34:59d'autres acteurs
00:35:00les particuliers
00:35:01enfin je veux dire
00:35:02il y a aussi des incendies
00:35:03je pense qu'on l'a suffisamment dit
00:35:04des incendies criminels
00:35:06aussi
00:35:06donc là
00:35:07la prévention
00:35:09est importante
00:35:10vous avez aussi
00:35:11le fait qu'il faut penser
00:35:13à de l'urbanisme
00:35:14adapté
00:35:15aussi
00:35:16à ces climats
00:35:18de plus en plus
00:35:19exceptionnels
00:35:21et qui vont
00:35:21le devenir
00:35:22de moins en moins
00:35:23il faut également
00:35:26débroussailler
00:35:26enfin bon
00:35:27les exemples ne manquent pas
00:35:28mais la prévention
00:35:29est extrêmement
00:35:31importante
00:35:32et il faut se donner
00:35:33les moyens
00:35:34de répondre
00:35:35à ces risques
00:35:37qui sont de plus en plus
00:35:38enfin qui s'inscrivent
00:35:40de plus en plus
00:35:41dans la durée
00:35:42Julia Achard
00:35:43moi je m'inscris
00:35:44dans tous les propos
00:35:44qui ont été dits
00:35:45j'en reviens
00:35:46à mon état stratège
00:35:47c'est-à-dire
00:35:47un état quand même
00:35:48qui doit être
00:35:49un chef d'orchestre
00:35:50pendant
00:35:51déjà avant une crise
00:35:53c'est-à-dire la partie
00:35:54prévention que vous évoquez
00:35:55parfaitement surtout fort
00:35:56des différentes expériences
00:35:57qu'on a eues
00:35:57pendant la crise
00:35:58avec une chaîne de décision
00:35:59qui soit efficace
00:36:00et des moyens adaptés
00:36:01qui permettraient de lutter
00:36:02les conséquences
00:36:03de la crise
00:36:04et le post-crise
00:36:05et pour ça
00:36:06sur l'exemple
00:36:07notamment des incendies
00:36:08l'état pour moi
00:36:10doit en l'occurrence
00:36:11cette stratège
00:36:12et travailler conjointement
00:36:13avec les assurances
00:36:14telles que vous l'avez exprimé
00:36:15avec les communes
00:36:17avec une forme de solidarité
00:36:18mais piloter tout ça
00:36:20collectivement
00:36:20pour éviter
00:36:21qu'à un moment donné
00:36:21ça parte dans tous les sens
00:36:23que ce soit l'état
00:36:23qui porte toute la responsabilité
00:36:25financière
00:36:25d'ailleurs une responsabilité
00:36:26qu'elle ne peut pas assumer
00:36:28mais enfin
00:36:29c'est assez facile aussi
00:36:30de dire qu'on augmente la dette
00:36:32et puis c'est Mitterrand
00:36:33qui disait
00:36:34oui oui
00:36:34je suis bien conscience
00:36:35de ce qui se passe
00:36:36sur la question des retraites
00:36:37de la complexité
00:36:38mais ce sera
00:36:39aux générations futures
00:36:39de traiter la problématique
00:36:41budgétaire et financière
00:36:43il y aura ici une voie
00:36:44que tant d'autres ont suivi
00:36:46ça c'est sûr
00:36:47laisser à d'autres
00:36:48laisser à d'autres
00:36:49le soin de régler
00:36:49les gros problèmes de l'état
00:36:51en matière budgétaire
00:36:52en matière budgétaire
00:36:53en particulier
00:36:53et donc on porte aussi
00:36:54son héritage là
00:36:55mais bon pour la crise
00:36:56je ne suis pas un défenseur
00:36:56de monsieur Mitterrand
00:36:57on me rassurait
00:36:58on me rassurait
00:36:59avec la planification
00:37:00qu'on pourrait mettre
00:37:02à gauche de l'échiquier
00:37:03plus la défense de Mitterrand
00:37:05ce n'est pas la planification
00:37:05c'est l'anticipation
00:37:07de dire un état stratège
00:37:08voilà
00:37:08le pluralisme
00:37:10non mais tout ça
00:37:10pour dire que
00:37:11effectivement
00:37:13ce serait trop facile
00:37:14de mettre tout
00:37:14sur le dos de l'état
00:37:15mais la tentation
00:37:16de se dire
00:37:17que sur une dernière année
00:37:18de mandat
00:37:18on est le sauveur
00:37:20et finalement
00:37:21on aide les sinistrés
00:37:22on aide les communes
00:37:23elle peut être
00:37:25elle peut être adoptée
00:37:26et donc ce qui aura
00:37:27des conséquences
00:37:27évidemment
00:37:28sur les futures générations
00:37:29et on verra sur quoi
00:37:29on reniera
00:37:30parce que la question
00:37:31de plus en plus
00:37:31c'est pas tellement
00:37:32de dépenser de l'argent
00:37:33c'est de savoir
00:37:33où derrière
00:37:34où est-ce qu'on le récupère
00:37:35et on sait que
00:37:35notamment pour le budget
00:37:372027
00:37:37quand on se rappelle
00:37:37de l'interview
00:37:38de Sébastien Lecornu
00:37:39dans Paris Match
00:37:39qui est en kiosse partout
00:37:41il explique bien
00:37:42que 2027
00:37:42ne sera pas
00:37:43un budget d'immobilisme
00:37:44donc à voir
00:37:45où seront les coupes
00:37:46les dépenses
00:37:46et les économies
00:37:470826
00:37:48300
00:37:48300
00:37:49l'état doit-il sortir
00:37:49le chéquier
00:37:50façon quoi qu'il en coûte
00:37:51pour la situation
00:37:52face aux incendies
00:37:53on revient avec vous
00:37:54dans quelques secondes
00:37:55amis auditeurs
00:37:55et vous bien sûr
00:37:56au standard
00:37:56à tout de suite
00:37:590826
00:38:00300
00:38:00300
00:38:00Julia Scha
00:38:01autour de la table
00:38:02Gilles Platret
00:38:02Ergunto Parcelan
00:38:03et Najwa
00:38:04elle a été équipe de choc
00:38:05pour poursuivre ce débat
00:38:06avec cette situation
00:38:08évidemment des incendies
00:38:09qui ravagent la Gironde
00:38:10qui ravagent le Var
00:38:11également
00:38:12on voit bien
00:38:12à quel point
00:38:13pour les entreprises
00:38:14ça va commencer à être pesant
00:38:15que tous les ministres
00:38:16enchaînent les fameuses
00:38:17réunions interministérielles
00:38:18ça globalement
00:38:19c'est ce qu'ils font
00:38:19pour dire qu'ils suivent
00:38:20attentivement la situation
00:38:22on voit bien quand même
00:38:23le tourisme
00:38:23le milieu de la restauration
00:38:24le milieu de l'hôtellerie
00:38:26forcément
00:38:26le milieu
00:38:27même
00:38:28on va dire
00:38:29des activités culturelles
00:38:30qui va forcément être minée
00:38:31la question qu'on se pose
00:38:33c'est forcément
00:38:33est-ce que l'Etat
00:38:34va s'empêcher
00:38:35de sortir le fameux chèque
00:38:36quoi qu'il en coûte
00:38:37ou alors
00:38:38est-ce que
00:38:38à situation exceptionnelle
00:38:40réponse exceptionnelle
00:38:41est-ce que vous pensez
00:38:42vous autour de la table
00:38:42que l'Etat va réussir
00:38:43vraiment à s'empêcher
00:38:44de le faire
00:38:45on a abordé la question
00:38:46des deniers publics
00:38:47beaucoup s'attendaient
00:38:48par exemple
00:38:48à des annonces
00:38:49de la part du président
00:38:49de la République
00:38:50quand il a fait son déplacement
00:38:51en Gironde
00:38:51c'était lundi soir
00:38:52bon pas d'annonce particulière
00:38:54on a eu l'occasion
00:38:54d'en causer ici
00:38:55de quoi non
00:38:56il a fait un commentaire
00:38:57de la situation
00:38:57il a fait un commentaire
00:38:58de la situation
00:38:58mais avec une cravate
00:38:59et ça forcément
00:39:00c'est la différence
00:39:01avec les journalistes
00:39:02des chaînes d'information
00:39:03mais voilà
00:39:04c'est ça
00:39:05mais est-ce que l'Etat
00:39:06va réussir à se contenir
00:39:07Julia le disait aussi
00:39:08c'est les neuf derniers mois
00:39:10du président de la République
00:39:11est-ce qu'il n'y aura pas
00:39:11une tentation
00:39:12au bout d'un moment
00:39:12de signer le chèque
00:39:13en disant
00:39:13allez situation exceptionnelle
00:39:15on pousse tout ça
00:39:16Ergoun
00:39:17non je ne me pense pas
00:39:18parce que tout d'abord
00:39:18les événements sont
00:39:19assez exceptionnels
00:39:20et que malgré tout
00:39:21il y a une attente
00:39:23des acteurs locaux
00:39:24et des secteurs
00:39:25de l'autre côté
00:39:26un budget
00:39:27ça se vote
00:39:28ça se rectifie aussi
00:39:30aujourd'hui
00:39:32ce sur quoi
00:39:33on est sûr
00:39:34c'est que les assureurs
00:39:34les entreprises
00:39:35tout le monde est prêt
00:39:36à jouer le jeu
00:39:36il faut juste que
00:39:37ça soit du win-win
00:39:38si je peux me permettre
00:39:39c'est-à-dire que
00:39:40ça ne fasse pas
00:39:42trop de mal
00:39:43aux économies de l'Etat
00:39:45et de l'autre côté
00:39:45ça permet aussi
00:39:46une relance
00:39:47de l'activité économique
00:39:48qui est beaucoup liée
00:39:49au tourisme là-bas
00:39:50maintenant
00:39:51la mise en cause
00:39:52de la responsabilité
00:39:53du gouvernement actuel
00:39:54ne serait-ce que
00:39:54par rapport aux échéances électorales
00:39:56elle est légitime
00:39:57dans le sens où
00:39:58on se dit
00:39:59ça va peut-être
00:39:59les pousser à un peu plus
00:40:00de prévention
00:40:01mais dans tous les cas
00:40:02il faudra une transparence
00:40:03totale sur les choix
00:40:05qui sont faits par le gouvernement
00:40:06et les actions
00:40:06qui sont mises en oeuvre
00:40:08maintenant de là
00:40:08à cramer la caisse
00:40:09je ne crois pas
00:40:10ça serait assez irresponsable
00:40:12de plus
00:40:13je ne vois pas
00:40:14je ne vois pas
00:40:15l'intérêt de faire ça
00:40:16si ce n'est
00:40:18faire des coups de communication
00:40:19donc il va falloir
00:40:20un
00:40:21faire des mesures
00:40:22deux
00:40:22pouvoir les suivre
00:40:23pour qu'on puisse ensuite
00:40:24les expliquer aux concitoyens
00:40:25voilà les choix qu'on a fait
00:40:26voilà les impacts
00:40:27que ça a concrètement
00:40:28sauf que qu'est-ce qu'on entend
00:40:29par solution exceptionnelle
00:40:31à crise exceptionnelle
00:40:31il faut quand même rappeler
00:40:32que depuis le début d'année
00:40:33on a cumulé les crises
00:40:34d'abord il y avait la dermato-nodulaire
00:40:35avec les agriculteurs
00:40:36où là aussi on a dit
00:40:37on va aider de façon exceptionnelle
00:40:38financièrement
00:40:39notamment les agriculteurs
00:40:40et ce qui est normal
00:40:41enfin on ne peut pas laisser
00:40:41nos compatriotes
00:40:42quels qu'ils soient
00:40:43qui ont construit
00:40:44et qui ont
00:40:45voilà construit
00:40:46des entreprises
00:40:48perdre tout perdre
00:40:49pour des incendies
00:40:50on a eu aussi
00:40:51le même sujet
00:40:51avec la notion
00:40:52de la crise énergétique
00:40:54avec la hausse
00:40:55du pétrole
00:40:57pardon
00:40:57et du carburant
00:40:58où là aussi on a dit
00:40:59on va mettre en place
00:41:00une réponse immédiate
00:41:02exceptionnelle
00:41:03aujourd'hui on a les incendies
00:41:05effectivement
00:41:06comment compte tenu
00:41:06de toutes ces prises
00:41:07de décisions passées
00:41:08l'état va
00:41:10ne pas
00:41:11en tout cas proposer
00:41:12une solution
00:41:13malgré tout
00:41:13de façon à accompagner
00:41:15ces personnes là
00:41:16qui ont pour certains
00:41:17tout perdu
00:41:18qui ont une entreprise
00:41:20qui dépend aussi
00:41:21d'une forme d'aide
00:41:22je vois mal
00:41:23l'état dire
00:41:24on ne fait rien
00:41:24aussi
00:41:25maintenant là où
00:41:26vous l'avez parfaitement rappelé
00:41:27les assureurs ont un grand rôle
00:41:29à jouer aussi
00:41:30vous l'avez parfaitement traduit
00:41:32il y aura une conséquence
00:41:33sur le montant
00:41:35que les français vont payer
00:41:36et ça
00:41:37ça va être réparti
00:41:37sur tout le territoire
00:41:38et par ailleurs
00:41:39les assurances
00:41:39qu'est-ce qu'elles vont faire
00:41:40post-crise
00:41:41elles vont augmenter
00:41:42les franchises
00:41:42donc tout à chacun
00:41:44on sera de moins en moins
00:41:45protégé
00:41:46et potentiellement
00:41:46remboursé
00:41:47en cas de crise
00:41:47et donc en fait
00:41:48c'est un serpent
00:41:49qui se mord la queue
00:41:50dans un effet
00:41:50extrêmement négatif
00:41:51pour tout ça aussi
00:41:52peut-être que ce n'est pas
00:41:53encore la période du politique
00:41:54il faut quand même rappeler
00:41:55que certains
00:41:56on ne les entend pas trop
00:41:57précisément
00:41:57parce qu'ils ne sont pas
00:41:58à l'Assemblée Nationale
00:41:59ils sont en vacances
00:42:00et donc on sait que même
00:42:01quand il y a des drames
00:42:02en plein milieu de l'été
00:42:03étrangement
00:42:03on va dire
00:42:04il y a un peu moins
00:42:04de virulence en politique
00:42:05parce que tout le monde
00:42:06profite des congés
00:42:11c'est que je trouve
00:42:12qu'il y a beaucoup
00:42:13de points communs
00:42:13entre la crise d'incendie
00:42:14et la crise du Covid
00:42:15c'est-à-dire à tous
00:42:16les présidents de départements
00:42:17les maires
00:42:18les députés de ces régions
00:42:19qui vont toquer
00:42:19à la porte de Bercy
00:42:20qui vont toquer
00:42:21à la porte de Matignon
00:42:22qui vont toquer
00:42:22à la porte du président
00:42:23de la République
00:42:23en disant
00:42:23ah non mais s'il vous plaît
00:42:24alors là il faut un chèque
00:42:25pour ça
00:42:26il faut le chômage partiel
00:42:27pour ci
00:42:27il faut la simplification
00:42:28de ça
00:42:29est-ce que là aussi
00:42:29les politiques ne vont pas
00:42:30se ruer sur cette occasion
00:42:31pour sauvegarder
00:42:32un peu leurs intérêts
00:42:33Gilles Plâtré
00:42:34monsieur le maire
00:42:34non mais alors
00:42:35je pense que l'état
00:42:36peut aider
00:42:37sans forcément sortir
00:42:38le chéquier
00:42:39bon
00:42:41beaucoup dans la tête
00:42:41l'ont pas du tout
00:42:42ce paramètre
00:42:42je sais bien
00:42:43mais en fait
00:42:45d'abord sur les procédures
00:42:46de reconstruction
00:42:47ça ça va être énorme
00:42:48parce que dans tous les villages
00:42:49et toutes les communes
00:42:50ravagées
00:42:50il va falloir rebâtir
00:42:52il y a des procédures
00:42:53je ne sais plus
00:42:53qui l'a dit tout à l'heure
00:42:55totalement bureaucratiques
00:42:56dans notre pays
00:42:56on peut aller sur
00:42:57l'allègement
00:42:58des procédures
00:42:59de reconstruction
00:42:59on peut effectivement garantir
00:43:01ce serait déjà pas mal
00:43:02avant de demander
00:43:03de l'argent supplémentaire
00:43:03garantir déjà que l'état
00:43:04arrête de nous baisser
00:43:05les dotations
00:43:06déjà ça serait pas mal
00:43:07parce que ça permet
00:43:08d'assurer aux communes
00:43:09je parle à une élue
00:43:10municipale aussi
00:43:11autour de cette table
00:43:12aux communes
00:43:12d'avoir au moins
00:43:13une sécurité
00:43:14dans leurs recettes
00:43:15donc il y a plein de choses
00:43:17que l'état peut faire
00:43:17mais qu'il ne fait pas
00:43:18en réalité depuis
00:43:19très très longtemps
00:43:20donc je redis
00:43:22que l'état n'a pas vocation
00:43:23à être l'assureur
00:43:24de tout en France
00:43:25parce qu'il n'en a pas
00:43:26les moyens
00:43:27tout simplement
00:43:27mais il peut faciliter
00:43:29et effectivement
00:43:30alors allons-y
00:43:31pour être totalement objectif
00:43:33s'il y a des aides
00:43:34très ciblées
00:43:35qui ne sont pas du tout
00:43:37couvertes par le schéma
00:43:38insurantiel
00:43:39alors là effectivement
00:43:40la solidarité nationale
00:43:41devra s'appliquer
00:43:42mais ça reste
00:43:43ça doit en tout cas
00:43:43à mes yeux
00:43:44rester l'exception
00:43:45et je pense
00:43:46très honnêtement
00:43:46je le redis
00:43:47on a beaucoup parlé
00:43:48des mobilisations
00:43:48des artisans
00:43:49des agriculteurs
00:43:51demandez aux français
00:43:51aujourd'hui
00:43:52de participer
00:43:53mais volontairement
00:43:54à des oeuvres
00:43:55de reconstruction
00:43:56dans les communes
00:43:57dans les régions sinistrées
00:43:57vous verrez
00:43:58qu'ils vont répondre
00:43:59c'est une évidence
00:44:00mais c'est aussi dramatique
00:44:01et ça fera certainement
00:44:02répétition un peu avec Julia
00:44:03parce que c'est un des débats
00:44:05aussi qu'on a eu hier
00:44:05quand on voit
00:44:06en réalité
00:44:07que le pays tient
00:44:08notamment dans la lutte
00:44:09contre les incendies
00:44:10à cause en grande partie
00:44:11du bénévolat
00:44:12ou de la solidarité
00:44:13ou de l'entraide
00:44:13je veux dire
00:44:14faut-il rappeler
00:44:14que 80% des effectifs
00:44:16aujourd'hui des pompiers
00:44:17ce sont des jeunes sapeurs
00:44:17pompiers volontaires
00:44:18qu'aujourd'hui
00:44:19ce sont dans certains coins
00:44:20de France quand même
00:44:20uniquement grâce aux agriculteurs
00:44:22qu'on arrive à avoir
00:44:23une véritable lutte efficace
00:44:24contre les incendies
00:44:25les pompiers nous racontaient
00:44:26que s'il n'y avait pas
00:44:27la solidarité de certains habitants
00:44:28des restaurateurs etc
00:44:30le pays ne tiendrait pas
00:44:31donc c'est affligeant
00:44:31le pays tient par le terrain
00:44:33le pays tient par le terrain
00:44:35sur la solidarité financière
00:44:36des français
00:44:36attention
00:44:37on a quand même
00:44:38une baisse du pouvoir d'achat
00:44:39conséquent
00:44:39je suis entièrement d'accord
00:44:40mais je parlais bien
00:44:40d'une contribution volontaire
00:44:42pour ceux qui le pourraient
00:44:43mais qui ne serait pas
00:44:44toujours financière
00:44:45vous l'avez rappelé
00:44:45ça peut être aussi
00:44:48et que pour moi
00:44:50celui qui doit jouer
00:44:51un grand rôle
00:44:51c'est les assurances
00:44:52ce qui fait plaisir
00:44:55et vous le rappeliez
00:44:56c'est cette solidarité nationale
00:44:58on parlait de la solidarité
00:44:59des agriculteurs
00:45:00on peut parler aussi
00:45:01de la solidarité
00:45:02des avocats
00:45:04puisque vous avez
00:45:05des avocats
00:45:06qui accompagnent
00:45:08aussi par rapport
00:45:09aux démarches
00:45:10administratives
00:45:12juridiques
00:45:12notamment
00:45:14pour contacter
00:45:16les assureurs
00:45:17voilà
00:45:18il y a cette solidarité
00:45:19qui fait plaisir
00:45:21et qui montre
00:45:22qu'on n'est pas
00:45:22un pays
00:45:23comme à chaque fois
00:45:24on essaye
00:45:25de nous le faire croire
00:45:26divisé
00:45:27scindé
00:45:28là
00:45:28on a vu
00:45:29des gens
00:45:30qui se mobilisaient
00:45:31et qui apportaient
00:45:32leur aide
00:45:34aux pompiers
00:45:35donc on peut être
00:45:35on peut en être
00:45:37rassuré
00:45:38après
00:45:38c'est vrai que
00:45:39l'agent public
00:45:40doit être utilisé
00:45:41avec discernement
00:45:42et parcimonie
00:45:43et parcimonie
00:45:44et tout a été dit
00:45:46il faut que l'aide
00:45:47de l'État
00:45:47soit ciblée
00:45:49reconstruction
00:45:49et je le rappelle
00:45:50des infrastructures
00:45:52essentielles
00:45:53soutien
00:45:54au financement
00:45:55à l'aide locale
00:45:57pour relancer
00:45:58l'économie locale
00:45:59c'est indispensable
00:46:00mais l'État
00:46:01ne peut pas tout
00:46:02voilà
00:46:02l'État ne peut pas tout
00:46:03et ça ce sera certainement
00:46:03aussi à un moment
00:46:04ou un autre
00:46:04le bilan de cette crise
00:46:05si on ne l'oublie pas
00:46:06parce que c'est assez frappant
00:46:07d'entendre les maires
00:46:08les pompiers concernés
00:46:09même certains politiques
00:46:10qui ont les mains
00:46:10dans le Camboy actuellement
00:46:11dire non non
00:46:12mais vous n'emmerdez pas
00:46:12parce que là
00:46:13quand on commencera
00:46:14à discuter budget
00:46:15que là tous les politiques
00:46:16sont sur les plateaux
00:46:16sur les réseaux sociaux
00:46:17prêts à tweeter
00:46:18autrement que depuis
00:46:19leur transat
00:46:19là peut-être qu'il y aura
00:46:20ce qu'on appelle
00:46:21une petite amnésie
00:46:22vis-à-vis de toute la crise
00:46:22qu'on a traversé
00:46:23le mot de la fin Ergone
00:46:24je pense que l'État
00:46:25a tout intérêt
00:46:26à travailler avec les assureurs
00:46:27qui prennent compte
00:46:28toutes les hypothèses
00:46:29des catastrophes naturelles
00:46:30qui pour moi
00:46:31seront structurelles
00:46:32et donc par exemple
00:46:33dans les dix prochaines années
00:46:34on sait qu'on va avoir
00:46:35un nombre d'inondations
00:46:36qui va augmenter considérablement
00:46:37on connaît les villes
00:46:38qui sont potentiellement
00:46:40à risque de disparition
00:46:41de la carte tout simplement
00:46:42donc peut-être que ça vaut le coup
00:46:43dès maintenant
00:46:43en plus d'un investissement
00:46:45être dans la prévention
00:46:45sur ces sujets-là
00:46:46et travailler avec les assureurs
00:46:47pour prendre en compte
00:46:48toutes les hypothèses
00:46:48pour éviter que
00:46:49l'année prochaine
00:46:50qu'on aura une autre crise climatique
00:46:51la seule réponse
00:46:52soit celle de M. Zuckman
00:46:53qui dit
00:46:54allez taxer encore plus
00:46:55des entreprises
00:46:56qui n'auront pas des fonds
00:46:57et on en parlera
00:46:57ce sera une presque transition
00:46:58parfaite
00:46:59le mot de la fin
00:47:01peut-être déjà
00:47:02sur une question de montant
00:47:03en 2022
00:47:04regardez les chiffres
00:47:05parce que c'est intéressant
00:47:06en 2022
00:47:07on avait 66 000 hectares
00:47:09qui avaient brûlé en France
00:47:10c'est une grosse année d'incendie
00:47:12les assurances avaient remboursé
00:47:14450 millions d'euros
00:47:16et l'Etat avait engagé
00:47:18rien que pour les moyens aériens
00:47:19180 millions d'euros
00:47:20cette année
00:47:21on est déjà à 115 000 hectares
00:47:23c'est-à-dire le double
00:47:24le double pratiquement
00:47:25et là
00:47:26si on va atteindre le double
00:47:27on va devoir le redonner
00:47:29donc ça veut dire
00:47:30que si on fait une extrapolation
00:47:32on est déjà
00:47:32à 1 milliard 200 millions d'euros
00:47:34à minima
00:47:35et je pense que ça va aller au-delà
00:47:36donc voilà
00:47:37il faut juste aussi avoir conscience
00:47:38des chiffres
00:47:38sur les capacités financières
00:47:39d'accompagner ou pas
00:47:40et ça donne aussi des arguments
00:47:41à tous ceux qui disent
00:47:42il faut engager de l'argent
00:47:43pour tout ce qui est la sécurité civile
00:47:44pour le mettre
00:47:45sur un incendie
00:47:45tout ce qu'on ne donne pas
00:47:46éventuellement
00:47:47c'est celui qu'on évite
00:47:48de toute façon
00:47:48on le largue à un moment ou un autre
00:47:49sans mauvais jeu de mots
00:47:50on le largue financièrement
00:47:52après en réparation
00:47:54ou autre mot de la fin
00:47:55cette fois-ci réellement
00:47:56moi c'est un coup de gueule
00:47:57en une phrase
00:47:58c'est qu'on parle de prévention
00:47:59merci c'était une phrase
00:48:01j'ai envie de vous dire
00:48:02mais il est où
00:48:03le haut commissariat
00:48:05au plan
00:48:06il est où le haut commissariat
00:48:07franchement
00:48:08il faut le donner à Julia
00:48:09mais vous n'avez pas
00:48:09à nous parler
00:48:10moi je sais
00:48:11dernière phrase
00:48:12est un stratège
00:48:13au commissariat au plan
00:48:14qui aujourd'hui
00:48:14n'est pas forcément très utile
00:48:15c'est ça votre campagne
00:48:16voilà
00:48:17c'est ça
00:48:18mais au commissariat au plan
00:48:19qui doit avoir la responsabilité
00:48:20de prévoir des scénarios de crise
00:48:21et d'anticiper avec une chaîne de décision
00:48:23et des moyens activés rapidement
00:48:24après vous êtes quand même
00:48:25excessivement sévère
00:48:26parce que les aléas climatiques
00:48:27c'est pas du tout des sujets
00:48:28dont on parle régulièrement
00:48:29non
00:48:29c'est un peu nouveau
00:48:31c'est sûr
00:48:33aucun président
00:48:33n'a par exemple
00:48:34une fois dit
00:48:35on regarde ailleurs
00:48:36pendant que la maison brûle
00:48:37c'était pas du tout
00:48:38il y a 25 ans
00:48:38cette phrase n'a jamais existé
00:48:41d'ailleurs
00:48:42où était cette phrase
00:48:43dans un autre monde
00:48:43peut-être
00:48:44donc n'en demande pas trop
00:48:45peut-être au commissariat
00:48:46au plan
00:48:470826 300 300
00:48:48autre sujet dans un instant
00:48:49alors qu'il est dit
00:48:5011h29 sur Sud Radio
00:48:51on va s'intéresser
00:48:52au patron LVMH
00:48:53et son patron Bernard Arnault
00:48:54qui débarque sur X
00:48:55quelques jours
00:48:56après avoir fait
00:48:57une réponse cinglante
00:48:57sous forme de communiqué
00:49:08au journal Le Monde
00:49:10qui a cartonné
00:49:11sur les réseaux sociaux
00:49:11Vincent Bolloré
00:49:12qui a débarqué
00:49:13il y a quelques mois
00:49:13qui est un groupe de médias
00:49:15un groupe d'édition également
00:49:16et le patron Total
00:49:17qui ne s'est pas exprimé
00:49:18directement via les réseaux sociaux
00:49:19mais qui s'est exprimé
00:49:20via le compte
00:49:21de son entreprise officielle
00:49:22les patrons doivent-ils
00:49:23s'occuper de l'élection présidentielle ?
00:49:24On rappelle que Total
00:49:25a répondu à l'économiste
00:49:26Gabriel Zuckman
00:49:27le fameux qui voulait imposer
00:49:28une taxe mondiale à son nom
00:49:29rien que ça
00:49:30et je peux vous dire
00:49:31que la réponse là aussi
00:49:32elle vaut le petit détour
00:49:33comme dirait l'autre
00:49:34c'est pas piqué des hannetons
00:49:35est-ce que les patrons
00:49:36doivent s'occuper
00:49:36de l'élection présidentielle
00:49:37surtout en 2027
00:49:38surtout avec le contexte
00:49:39qu'on connaît
00:49:40et avec les enjeux qu'on connaît
00:49:420826 300 300
00:49:43à tout de suite sur Sud Radio
00:49:5311h33 sur Sud Radio
00:49:570826 300 300
00:49:58on est ensemble encore
00:49:59jusqu'à midi avec ce débat
00:50:00qui va certainement
00:50:01vous intéresser auditeur
00:50:03LVMH avec son patron
00:50:04Bernard Arnault
00:50:05qui prend quand même
00:50:05de plus en plus de place
00:50:06dans l'actualité
00:50:07je ne sais pas si vous l'avez vu
00:50:08que ce soit par des dons
00:50:09à droite et à gauche
00:50:09que ce soit par des réponses
00:50:10à des articles de presse
00:50:11que ce soit tout simplement
00:50:12pour participer
00:50:13visiblement à la vie politique
00:50:14en tout cas on n'imagine pas
00:50:15que ce ne soit pas le cas
00:50:16un Bernard Arnault
00:50:17tout fringant
00:50:18tout jeune
00:50:18qui débarque sur les réseaux sociaux
00:50:20notamment sur X
00:50:21il y a eu le cas de Bolloré
00:50:22Vincent de son prénom
00:50:23qui a débarqué
00:50:24il y a quelques semaines
00:50:25il y a même eu le groupe Total
00:50:26qui nous a fait
00:50:27un petit échange
00:50:29avec l'économiste
00:50:31Gabriel Zuckman
00:50:32vous savez
00:50:32c'est cet économiste
00:50:33qui voulait une taxe
00:50:34à son nom
00:50:34taxer le patrimoine
00:50:36etc etc
00:50:36il a tout simplement
00:50:37mis une photo
00:50:38de ce qui se passait en France
00:50:39avec les incendies
00:50:39en disant
00:50:40bonjour monsieur Sébastien Lecornu
00:50:42dit Gabriel Zuckman
00:50:43alors que la France
00:50:44fait face à un été record
00:50:45de canicules
00:50:45et de méga feux
00:50:46Total Energy
00:50:47vient d'annoncer
00:50:47des bénéfices historiques
00:50:48pourtant Total
00:50:49ne paie toujours pas d'impôts
00:50:50sur les sociétés en France
00:50:51pourquoi ?
00:50:52réponse
00:50:52ni une ni deux
00:50:53pour reprendre une expression
00:50:54que j'adore
00:50:55du groupe Total
00:50:56sur les réseaux sociaux X
00:50:57avec simplement ce chiffre
00:50:58Total Energy
00:50:59acquitte ses impôts
00:51:00là où elle exerce ses activités
00:51:01il s'agit principalement
00:51:03des pays producteurs
00:51:03en 2025
00:51:04sachez que la contribution
00:51:05de Total Energy
00:51:05aux finances publiques françaises
00:51:06a malgré tout dépassé
00:51:072 milliards d'euros
00:51:09d'impôts
00:51:09taxes et cotisations sociales
00:51:11pour plus de 35 000 collaborateurs
00:51:13dans le pays
00:51:13et le groupe rappelle
00:51:14que sur 5 ans
00:51:15Total Energy
00:51:15a versé près de 100 milliards
00:51:17de dollars d'impôts
00:51:17dans le monde
00:51:18ce qui en fait
00:51:18l'entreprise française
00:51:19qui en paie le plus
00:51:20et bim
00:51:21et boum
00:51:22réponse faite
00:51:23est-ce que les patrons
00:51:23doivent s'occuper
00:51:24de l'élection présidentielle
00:51:25est-ce qu'ils doivent
00:51:26participer à ce débat
00:51:27est-ce que vous
00:51:27vous en avez envie
00:51:28ou vous dites chacun son taf
00:51:29comment vous regardez
00:51:30la question autour de la table
00:51:31et c'est une question
00:51:32que je vous pose aussi
00:51:32bien sûr
00:51:33à mes auditeurs
00:51:340826 300 300
00:51:35le site sudradio.fr
00:51:36les réseaux sociaux
00:51:37ainsi que l'application
00:51:39Najwa et Laïté
00:51:39tiens
00:51:40tiens je vais répondre
00:51:43la patronne
00:51:45mais j'ai envie de vous dire
00:51:47ils participent
00:51:47ces grands patrons
00:51:48déjà au débat
00:51:49de société
00:51:50pas sur les réseaux sociaux
00:51:51non pas sur les réseaux sociaux
00:51:52c'est tellement cadré
00:51:52par des communiqués
00:51:53par des prises de parole
00:51:54oui tout à fait
00:51:55ils sont propriétaires aussi
00:51:56de grands médias
00:51:57mais au-delà de ça
00:51:59ils s'adaptent
00:52:00à leur époque
00:52:01ils s'adaptent
00:52:02à leur époque
00:52:02moi ça ne me choque pas
00:52:03qu'un Bernard Arnault
00:52:05réponde au monde
00:52:07que le groupe Total
00:52:08qui en effet
00:52:09fait 5%
00:52:11de chiffre d'affaires
00:52:12en France
00:52:13paye plus d'impôts
00:52:14à l'étranger
00:52:15et qu'ils répondent
00:52:17sur les réseaux sociaux
00:52:19moi ça ne me choque pas
00:52:20et puis je vais vous dire
00:52:21au-delà de ça
00:52:23ces chefs d'entreprise
00:52:24ces grands dirigeants
00:52:25d'entreprise
00:52:26et de grands groupes
00:52:27français
00:52:29ils ont leur mot à dire
00:52:30sur l'emploi
00:52:31ils ont leur mot à dire
00:52:33sur l'industrie
00:52:34ils ont leur mot à dire
00:52:35sur l'innovation
00:52:36ils ont leur mot à dire
00:52:38sur la fiscalité
00:52:39donc en soi
00:52:40qui participent
00:52:41au débat public
00:52:41à la veille
00:52:42des élections présidentielles
00:52:44j'ai envie de vous dire
00:52:46ils participent
00:52:47à des débats
00:52:48d'utilité publique
00:52:49Julia Hachat
00:52:50est-ce qu'il faut prévoir
00:52:51une planification
00:52:51aussi pour la prise
00:52:52de parole
00:52:52des entreprises
00:52:53où ils peuvent sortir
00:52:55du lot
00:52:56du chemin
00:52:56c'est là où je ne suis pas
00:52:57communiste
00:52:57et que je n'irai pas
00:52:58jusque là
00:52:58mais là où j'aimerais
00:53:00juste une précision
00:53:00ce serait une précision
00:53:02par rapport à la question
00:53:03on parle du chef
00:53:04d'entreprise
00:53:04on parle du chef d'entreprise
00:53:06qui parle en tant que chef
00:53:07d'entreprise
00:53:08ou de l'entreprise
00:53:08bon il faut quand même rappeler
00:53:10vous l'avez rappelé parfaitement
00:53:11tout à l'heure
00:53:11sur le domaine
00:53:12notamment de l'esprit critique
00:53:14dans une époque
00:53:14où on lisait la PQR
00:53:16et qu'on avait déjà
00:53:17un parti pris
00:53:17il faut rappeler
00:53:18qu'à l'époque
00:53:19c'était des industriels
00:53:20qui finançaient
00:53:20les campagnes présidentielles
00:53:22d'ailleurs
00:53:22Hitler est même arrivé au pouvoir
00:53:24aussi grâce
00:53:25à ces financements là
00:53:26donc déjà
00:53:27dans une certaine mesure
00:53:27ils contribuent déjà
00:53:28à l'élection présidentielle
00:53:31premièrement
00:53:31parce qu'une élection présidentielle
00:53:32c'est quoi ?
00:53:33c'est de l'argent
00:53:34et c'est aussi
00:53:35une présence médiatique
00:53:37forte
00:53:37ce qui permet notamment
00:53:38de gagner ou non
00:53:40une présidentielle
00:53:41bon
00:53:41la vérité c'est que
00:53:42quoi qu'il arrive
00:53:43et quoi qu'on dit sur le plateau
00:53:44ils participeront en fait
00:53:45à cette élection présidentielle
00:53:46que par ailleurs
00:53:47vous l'avez à juste titre expliqué
00:53:48ça se légitimise aussi
00:53:50par le fait qu'ils créent
00:53:51de l'emploi en France
00:53:51et que c'est important
00:53:52pour eux aussi
00:53:53d'avoir un avis à donner
00:53:54j'entends ce que vous dites
00:53:55Najwa et Julien
00:53:56mais ce n'est pas
00:53:56pardonnez-moi
00:53:57ce n'est pas la même chose
00:53:58que tout d'un coup
00:53:58d'avoir des prises de parole
00:54:02de l'entreprise
00:54:03leur compte personnel
00:54:04et d'avoir
00:54:05une, deux fois par an
00:54:07via des conférences
00:54:08d'entreprise
00:54:09des conférences de rentrée
00:54:10ou peut-être mettre
00:54:11des interviews
00:54:12une ou deux fois par an
00:54:13dans de grands quotidiens
00:54:14économiques
00:54:14ou dans de grands journaux
00:54:15que d'avoir des patrons
00:54:16qui décident
00:54:17de réagir
00:54:18à chaque interpellation
00:54:19à chaque taxe
00:54:20à chaque crise des paroles
00:54:21et parce qu'on les interpelle aussi
00:54:24de l'entreprise
00:54:25c'est d'ailleurs intéressant
00:54:27avec le débat
00:54:27avec Zuckman aussi
00:54:28il y a aussi une forme
00:54:29d'interpellation
00:54:29et d'investissement personnel
00:54:31qui rentre dans les débats
00:54:32et puis on les remet constamment
00:54:34en question
00:54:34avec la question
00:54:35de la plus-value personnelle
00:54:36et des impôts qui payent
00:54:37donc effectivement
00:54:38il y a une forme
00:54:39de personnification aussi
00:54:40de la communication
00:54:40qui ne rend pas normal
00:54:42le fait qu'ils veuillent
00:54:43prendre la parole
00:54:43mais c'est sans doute
00:54:44pas la même chose
00:54:44que je ne sais pas
00:54:45moi Vincent Bolloré
00:54:46directement
00:54:47et encore on ne peut pas dire
00:54:48qu'il s'exprime tellement
00:54:48tellement sur les réseaux sociaux
00:54:51ou même via des
00:54:52on va dire
00:54:52une communication
00:54:53beaucoup plus officielle
00:54:54Bernard Arnault non plus
00:54:55il a toujours lâché
00:54:56quelques petites phrases
00:54:57au détour d'une interview
00:54:58ou autour d'une conférence
00:54:59de rentrée
00:55:00lorsqu'il s'exprimait
00:55:01à l'occasion
00:55:02de certaines annonces
00:55:03dans son groupe
00:55:03mais enfin je veux dire
00:55:05on imagine mal
00:55:06par exemple
00:55:06au moment du budget
00:55:07un tweet de Vincent Bolloré
00:55:09un tweet de Bernard Arnault
00:55:10ou un tweet de Patrick Bolloré
00:55:12c'est vrai qu'il y a
00:55:13un très gros changement
00:55:15il y a une énorme mutation
00:55:16par rapport à ça
00:55:16ça s'est accéléré
00:55:17j'ai l'impression
00:55:18aussi l'année dernière
00:55:19il y a une attente aussi
00:55:20je pense que ça sert
00:55:21le politique
00:55:22en tout cas
00:55:22moi je salue de voir
00:55:24que les parcours
00:55:25des entrepreneurs
00:55:25qui sont quand même
00:55:26très difficiles
00:55:27ce sont des personnes
00:55:28qui ont des difficultés
00:55:29justement on parle
00:55:30de gestion de crise
00:55:30ils en gèrent 70 par jour
00:55:32et des exceptionnels
00:55:34donc qu'ils prennent la parole
00:55:35moi j'en tire toujours du bien
00:55:37mais pour autant
00:55:37il faut toujours avoir
00:55:38un petit peu de nuance
00:55:39et de précaution
00:55:40parce qu'il y a patron et patron
00:55:42on a eu une interview
00:55:43la même semaine
00:55:43de Mathieu Pigasse
00:55:44qui nous a raconté
00:55:45un truc ahurissant
00:55:46sur le patrimoine
00:55:46immobilier de l'Etat
00:55:47Mathieu Pigasse
00:55:48fortune disons plutôt de gauche
00:55:50et qui a un groupe de presse
00:55:51notamment Radio Nova
00:55:53donc encore une fois
00:55:54on en revient
00:55:54à savoir l'esprit critique
00:55:57c'est-à-dire réussir
00:55:57à prendre le maximum
00:55:59de ces parcours
00:56:00qui sont à chaque fois
00:56:01intéressants
00:56:01parce qu'ils sont
00:56:01plein de réussites
00:56:02malgré tout
00:56:02ce sont à chaque fois
00:56:03des patrons
00:56:03des grands groupes
00:56:04ou autres
00:56:04mais de l'autre côté
00:56:05aussi une mutation
00:56:06aussi une accélération
00:56:08moi je trouve que
00:56:08Total a bien fait
00:56:09de répondre à Zuckman
00:56:10parce qu'à un moment donné
00:56:10c'est top quoi
00:56:11à chaque
00:56:11en plus c'est une manipulation
00:56:12avec des images
00:56:14sur les émotions
00:56:14vraiment tous les réflexes
00:56:15populistes immondes
00:56:16c'est la démagogie
00:56:17à l'état pur
00:56:17la démagogie à l'état pur
00:56:18et honnêtement
00:56:19ça dénature en plus
00:56:20le travail scientifique
00:56:21qui a été fait
00:56:22donc heureusement
00:56:23que Total est intervenu
00:56:24et pour Bernard Arnault
00:56:25c'est une intervention
00:56:26elle était subliminale
00:56:28c'est une personne
00:56:28qu'on connait pas assez
00:56:30le style également
00:56:31a intérêt à se faire connaître
00:56:33et donc comme je disais
00:56:34tout à l'heure
00:56:34en fait c'est
00:56:34les politiques
00:56:35s'occupaient des patrons
00:56:36donc les patrons
00:56:37ont aussi tout intérêt
00:56:38à s'occuper de la politique
00:56:39surtout
00:56:40ils vont être trop bien concernés
00:56:41et vous parliez des français
00:56:42peut-être que de plus en plus
00:56:43de français estiment aussi
00:56:44on voit ces sondages
00:56:46qui de plus en plus
00:56:46souhaitent des entrepreneurs
00:56:47de grands patrons
00:56:48à la tête de l'état
00:56:49peut-être qu'il y a
00:56:50cet avis en ce moment
00:56:51mais Edouard Leclerc
00:56:52tout la personification
00:56:53Michel-Edouard Leclerc
00:56:53il y a bien
00:56:54qui revient souvent
00:56:55le podcast de Carlos Ghosn
00:56:57la gardère
00:56:58explose quoi
00:56:58c'est des trucs de fou
00:56:59tout le monde écoute ça
00:56:59Carlos Ghosn
00:57:00ce sera peut-être plus compliqué
00:57:01au moment de voir
00:57:02c'est un podcast
00:57:04super intéressant
00:57:05à moins de faire une présidence
00:57:06d'un périm
00:57:06ou au télétravail
00:57:07je ne sais pas
00:57:08mais ça risque d'être compliqué
00:57:09je ne sais pas
00:57:10mais tant tant
00:57:11très amusant
00:57:12la logique
00:57:13parce que les grands patrons
00:57:14ont toujours été présents
00:57:15effectivement dans
00:57:16on va dire dans l'écosystème politique
00:57:18dans l'écosystème
00:57:19mais dans les campagnes
00:57:20pardonnez-moi
00:57:20j'entends bien
00:57:21je vais y revenir
00:57:22je suis entièrement d'accord avec vous
00:57:23c'est-à-dire que la nouveauté
00:57:24c'est qu'ils rentrent
00:57:25sur le devant de la scène
00:57:26et les réseaux sociaux
00:57:27c'est la preuve par excellence
00:57:28qu'ils ont envie de peser
00:57:29directement sur l'opinion
00:57:31mais moi je me pose
00:57:32simplement la question
00:57:33ils avaient sans doute
00:57:34le sentiment d'être
00:57:36représentés par une partie
00:57:37de la classe politique
00:57:37quelle qu'elle soit d'ailleurs
00:57:38à une époque
00:57:39est-ce qu'aujourd'hui
00:57:40le vide sidéral
00:57:41de notre classe politique
00:57:41ne les amène pas
00:57:42à intervenir eux-mêmes
00:57:43sur le champ politique
00:57:44c'est peut-être la seule question
00:57:46qu'il faille se poser d'abord
00:57:47après il y a peut-être
00:57:48des questions aussi
00:57:49de stratégie interne
00:57:51d'entreprise
00:57:51c'est-à-dire porter la parole
00:57:52le plus largement possible
00:57:54c'est aussi rassurer parfois
00:57:55ceux qui vous soutiennent
00:57:56dans votre oeuvre d'entreprise
00:57:58donc ça je l'entends parfaitement
00:57:59mais je crois quand même
00:58:00que le vide
00:58:00de la politique politicienne
00:58:02tel qu'il se dessine
00:58:03et tel qu'il s'est creusé
00:58:04d'ailleurs ces derniers mois
00:58:05ces dernières années
00:58:05les incite
00:58:06et à mon avis
00:58:07il n'y aura pas qu'eux
00:58:08les incite à rentrer
00:58:09un peu plus
00:58:10sur l'arène politique
00:58:11pour dire
00:58:11voilà ce qui nous paraît très bon
00:58:12pour nos entreprises
00:58:13et donc pour l'emploi
00:58:14je pense que c'est pas forcément
00:58:16une mauvaise chose d'ailleurs
00:58:17ça nourrira le débat
00:58:18et ça évitera peut-être
00:58:19que beaucoup de gens
00:58:20qui ne savent rien
00:58:21parlent un peu moins
00:58:22au profit de ceux qui savent
00:58:23qui parleraient un peu plus
00:58:24il y aurait beaucoup plus de silence
00:58:25et puis déconstruire aussi
00:58:26quelques programmes
00:58:27qui sont ahurissants
00:58:29notamment sur le plan économique
00:58:30on sait que le programme économique
00:58:32du RN est très fragile
00:58:33c'est intéressant
00:58:33d'avoir aujourd'hui
00:58:34un chef d'entreprise
00:58:34qui puisse prendre la parole aussi
00:58:36pour venir apporter
00:58:36une contradiction
00:58:37très professionnelle
00:58:38sur un programme politique
00:58:39LFI qui propose
00:58:41une semaine à 32 heures
00:58:42il me semble
00:58:42bon bah ce serait intéressant
00:58:44effectivement de le confronter
00:58:45avec la réalité
00:58:45après il y a pour les arguments
00:58:47que vous évoquez
00:58:48sur le rassemblement national
00:58:49le rassemblement national
00:58:50vous répondrez qu'en réalité
00:58:51ils ne font pas un programme économique
00:58:52pour les chefs d'entreprise
00:58:53et LFI vous dirait
00:58:54que sur la semaine de 32 heures
00:58:55par exemple
00:58:56tous les grands patrons américains
00:58:58proposent la semaine
00:58:59de 3 jours
00:58:59de 4 jours
00:59:00parce que c'est l'avenir
00:59:00donc malheureusement
00:59:01sur tout ça
00:59:02on peut aussi avoir
00:59:03des conceptions économiques
00:59:04qui se confrontent
00:59:05fondamentalement
00:59:05sauf que ce serait intéressant
00:59:06effectivement d'avoir
00:59:07des points de vue
00:59:07de ce type là aussi
00:59:08pour venir apporter
00:59:10peut-être presque
00:59:10une lecture scientifique
00:59:12professionnelle
00:59:12à ça
00:59:13et puis après
00:59:14laisser le libre arbitre
00:59:15à ceux qui écoutent
00:59:15comme on n'arrête pas
00:59:16de le dire
00:59:16depuis le début de l'émission
00:59:17à savoir
00:59:18qui détient la vérité
00:59:200826-300-300
00:59:21quand on voit LVMH
00:59:22via son patron
00:59:22Bernard Arnault
00:59:23qui prend la parole
00:59:24quand on voit
00:59:24Vincent Bolloré
00:59:25avec un groupe de médias
00:59:27d'édition aussi
00:59:28qui prend la parole
00:59:29qui s'installe
00:59:29sur le réseau social X
00:59:30quand on voit Total
00:59:31qui n'hésite pas
00:59:31à répondre
00:59:32à certaines allégations
00:59:33notamment économiques
00:59:34de la part de Gabriel Zuckman
00:59:35est-ce que les patrons
00:59:36doivent désormais
00:59:37s'occuper de l'élection présidentielle ?
00:59:39On ne parle pas d'intervenir
00:59:40d'avoir des conversations
00:59:40avec le président de la République
00:59:41comme au moment du budget
00:59:42non non
00:59:42on parle de mettre les mains
00:59:43dans le cambouis
00:59:44de l'élection présidentielle
00:59:45est-ce une bonne chose ?
00:59:46Chacun sa place
00:59:47ou au contraire
00:59:47au vu de la situation économique
00:59:49au vu de la situation politique
00:59:50un grand patron
00:59:51on ne va pas se mentir
00:59:52ça ne ferait peut-être pas de mal
00:59:53dans le bordel ambiant
00:59:540826-300-300
00:59:55à tout de suite sur Sud Radio
00:59:57Sud Radio
01:00:00Parle 13h
01:00:01Maxime Liedot
01:00:02Dernière ligne droite
01:00:03on ne lâche rien
01:00:03sur Sud Radio
01:00:04pour ces débats
01:00:05on vous interroge
01:00:06sur ces grands patrons
01:00:07que ce soit LVMH
01:00:08par l'intermédiaire de Bernard Arnault
01:00:09que ce soit Vincent Bolloré
01:00:10et aussi qui participent
01:00:11vous allez me dire
01:00:12déjà peut-être
01:00:12de manière un peu plus constante
01:00:13dans le débat
01:00:14par l'intermédiaire
01:00:15de ces différents médias
01:00:16ou que ce soit Total
01:00:17qui commence à répondre
01:00:18aux économistes
01:00:18si c'est là
01:00:19bref
01:00:19est-ce qu'il faut
01:00:19que les grands patrons
01:00:21mettent les mains
01:00:22dans le cambouis
01:00:23de l'élection présidentielle
01:00:24est-ce qu'ils doivent
01:00:25davantage intervenir ?
01:00:260826-300-300
01:00:27Bonjour Muriel
01:00:29Bonjour Maxime
01:00:30et bonjour
01:00:31à vos intervenants
01:00:33Dites-nous tout
01:00:34Je suis pour la plupart
01:00:36entièrement d'accord
01:00:37Ah mais ça c'est
01:00:39la bonne nouvelle
01:00:39du mercredi Muriel
01:00:40Vous pensez donc
01:00:41que les patrons
01:00:42doivent se mêler
01:00:43un peu du bordel ambiant
01:00:44pour reprendre l'expression
01:00:45Ah certainement
01:00:46parce que
01:00:47est-ce que vous avez
01:00:48bon
01:00:49il y a des entreprises
01:00:50des petites
01:00:50qui font faillite
01:00:51mais des groupes
01:00:52comme Arnaud
01:00:54LVMH
01:00:55Total etc
01:00:56combien ils vendent
01:00:57de bénéfices ?
01:00:59Il y a des gestes ?
01:01:02Hein ?
01:01:03Donc des gens
01:01:04comme ça
01:01:04qui connaissent
01:01:05le fonctionnement
01:01:07d'une entreprise
01:01:07etc
01:01:08et puis
01:01:09ils n'accepteront pas
01:01:10des feignasses
01:01:10je vous le dis tout de suite
01:01:12C'est clair
01:01:13Donc vous vous seriez
01:01:14vous faites partie
01:01:15peut-être des citoyens
01:01:16de Muriel
01:01:16qui envisageraient
01:01:17sans trop de difficultés
01:01:18un entrepreneur
01:01:19à la tête de l'Etat
01:01:21Ah tout à fait
01:01:22Alors moi je suis
01:01:24absolument pour
01:01:24parce que le gars
01:01:26il sait ce que c'est
01:01:26que le boulot
01:01:27il connaît
01:01:28tous les rouages
01:01:29bon après
01:01:30politiquement parlant
01:01:31c'est autre chose
01:01:32mais je pense
01:01:34qu'il serait
01:01:34ils s'entouraient
01:01:36ces gens-là
01:01:36On n'a pas affaire
01:01:38à des gens
01:01:39comme ça
01:01:40à des arcs
01:01:41vous racontent
01:01:42n'importe quoi
01:01:42etc
01:01:43Non mais
01:01:44ils ont raison
01:01:45par contre
01:01:46le gars
01:01:46il n'en parlait pas
01:01:47Non mais parce qu'il est de gauche
01:01:48Muriel en gros
01:01:49c'est ça
01:01:51Non mais je n'aime pas ça
01:01:52c'est que
01:01:55il n'est même pas objectif
01:01:57dans ce qu'il fait
01:01:57Oui mais ça
01:01:58comme chaque chef d'entreprise
01:01:59mais par exemple
01:02:00dans tous ceux
01:02:00dont on évoque le nom
01:02:01assez régulièrement
01:02:02on a Michel-Édouard Leclerc
01:02:04on a Xavier Niel
01:02:04on entend parfois
01:02:05Philippe Devilliers
01:02:06on entend Thierry Breton
01:02:07bref
01:02:07tous ces grands patrons
01:02:08est-ce que parmi
01:02:09ces quelques évocations
01:02:11Muriel
01:02:12vous il y a des
01:02:13il y a des parcours
01:02:14il y a des profils
01:02:15qui vous inspirent
01:02:17Bah moi c'est
01:02:18le monsieur
01:02:20le VMA
01:02:21Monsieur
01:02:21Monsieur Bernard Arnault
01:02:23Voilà
01:02:24Bernard Arnault
01:02:25il se présente
01:02:26il y a un bulletin
01:02:27de Muriel dans l'urne
01:02:29Ah oui concrètement
01:02:30J'adore Muriel
01:02:32J'adore
01:02:32mais vous savez
01:02:32que si vous votez pour lui
01:02:33vous n'aurez pas pour autant
01:02:34un sac d'eurofer
01:02:36Mais je m'en fous
01:02:37il va pas m'en manquer
01:02:39ma retraite
01:02:40pour autant
01:02:40mais par contre
01:02:42on sera un gestionnaire
01:02:43on n'aura plus
01:02:43des votes habitables
01:02:45où on peut rien faire
01:02:46etc
01:02:47Au moins on aura
01:02:48de l'ordre dans les comptes
01:02:49là vous avez sans doute raison
01:02:50Muriel
01:02:510826 300 300
01:02:52merci beaucoup
01:02:52de nous avoir passé
01:02:53un coup de fil
01:02:53et on vous attend
01:02:54également nombreux
01:02:55je vois déjà Marc
01:02:56qui débarque sur ce débat
01:02:57il y a aussi quelque chose
01:02:58quand même
01:02:58qui revient régulièrement
01:02:59et j'avais été frappé
01:03:01par la phrase
01:03:02à un moment du prix Nobel
01:03:03de l'économie
01:03:04qui avait affirmé
01:03:04que lorsqu'il avait été auditionné
01:03:05par les députés
01:03:06et les sénateurs
01:03:07il y avait un niveau d'économie
01:03:08proche de zéro
01:03:09c'est peut-être ça aussi
01:03:10malheureusement
01:03:10qu'on peut constater
01:03:11avec cette envie d'entrepreneur
01:03:12on voit une classe politique
01:03:13qui ne connait rien au travail
01:03:14c'est tout
01:03:15je vais vous dire
01:03:16c'est tout le problème
01:03:17c'est le niveau en économie
01:03:19quand vous avez
01:03:20un Éric Coquerel
01:03:21président de la commission
01:03:22des finances
01:03:24qui sait même pas
01:03:25comment fonctionne
01:03:26une entreprise
01:03:27on a des raisons
01:03:28d'être inquiet quand même
01:03:29on a des raisons
01:03:30d'être inquiet
01:03:31mais qui se plante
01:03:31sur les pourcentages
01:03:32ou qui ne sait pas
01:03:33ce que fera la taxe
01:03:34Zuckman
01:03:34j'ai vu son interview
01:03:35c'était à pleurer
01:03:36et on se dit
01:03:37waouh
01:03:38oui non
01:03:39rire jaune
01:03:40mais c'est là
01:03:41où vous dites
01:03:42le niveau n'y est pas
01:03:43et je rejoins
01:03:44ce qu'a dit
01:03:45Gilles Platret
01:03:46quand il disait
01:03:46ces chefs d'entreprise
01:03:48ces grands dirigeants
01:03:51de groupes français
01:03:52sans doute
01:03:53qu'ils ne se sentent pas
01:03:54représentés
01:03:55puisqu'ils disent
01:03:57nos représentants
01:03:58entre guillemets
01:03:59à l'Assemblée nationale
01:04:00ne comprennent rien
01:04:01à l'économie
01:04:02on va prendre la parole
01:04:03pour qu'ils cessent
01:04:04de dire n'importe quoi
01:04:06et donc
01:04:07Éric Coquerel
01:04:08est l'exemple
01:04:08que je cite
01:04:10mais peut-être
01:04:10qu'il y en a d'autres
01:04:11ça c'est sûr
01:04:12qu'il y en a d'autres
01:04:12J'aimerais rebondir là-dessus
01:04:13effectivement
01:04:14vous avez cité
01:04:15Éric Coquerel
01:04:16mais quand on voit
01:04:16même les candidats
01:04:17à la présidentielle
01:04:18il n'y en a pas beaucoup
01:04:19qui ont connu
01:04:19une vie professionnelle
01:04:21dans le privé
01:04:21qui ont connu
01:04:22le salariat
01:04:23moi je rêve
01:04:23d'être journaliste
01:04:24juste pour poser
01:04:25une question
01:04:25pendant la présidentielle
01:04:26expliquez-moi
01:04:27le mécanisme
01:04:28du 13ème mois
01:04:28et je suis sûre
01:04:30que parmi les candidats
01:04:30beaucoup diront
01:04:31ah bah c'est un salaire en plus
01:04:33je rêve de ça
01:04:34parce qu'effectivement
01:04:35il y a une déconnexion
01:04:36mais d'autres questions
01:04:36le principe du ticket restaurant
01:04:38c'est ce que j'allais dire
01:04:38le principe du prime
01:04:40le CIC
01:04:40ce qui est un taux horaire
01:04:41mais c'est mon rêve
01:04:43de pouvoir les challenger là-dessus
01:04:44parce que fondamentalement
01:04:45quasiment tous les candidats
01:04:46sauf un
01:04:47que je ne citerai pas
01:04:48parce que je sais
01:04:48que ça agacera beaucoup
01:04:49mais Xavier Bertrand
01:04:50Xavier Bertrand par exemple
01:04:52lui sait ce que c'est
01:04:52que de travailler
01:04:53il a été entrepreneur
01:04:54il a travaillé dans le privé
01:04:55donc la connexion en français
01:04:56est beaucoup plus simple
01:04:57et beaucoup plus évidente
01:04:59qu'avec un autre candidat
01:05:00qui n'a jamais travaillé
01:05:01écoute Nécile
01:05:02il y a une phrase très importante
01:05:04qui a été dite tout à l'heure
01:05:05la capacité des chefs d'entreprise
01:05:06de s'entourer des personnes
01:05:08qui font ce qu'ils ne savent pas faire
01:05:09il y a certains chefs d'entreprise
01:05:10qui ne sont vraiment pas bons
01:05:12ni en économie
01:05:13ni en gestion
01:05:13ni en pas grand chose d'ailleurs
01:05:15sauf qu'ils s'entourent
01:05:16des meilleurs dans le domaine
01:05:18et ils arrivent à mener l'équipe
01:05:20pour être très performants
01:05:21et pour le coup
01:05:22contrairement à la politique
01:05:23ils n'ont pas le 5 ans
01:05:24ou 6 ans
01:05:25ou quoi que ce soit
01:05:25de l'entreprise
01:05:25elle doit être tout de suite
01:05:26très rentable
01:05:26et je pense que ça
01:05:27c'est un trait de caractère
01:05:28qui manque beaucoup
01:05:29aux politiques actuellement
01:05:31on voit la difficulté
01:05:32qu'on a
01:05:32même localement
01:05:33à constituer des listes
01:05:35représentatives
01:05:35avec les meilleurs talents
01:05:36les plus grands talents
01:05:37de notre pays
01:05:38ne viennent pas en politique
01:05:39on ne va pas se cacher
01:05:40les grands patrons
01:05:40ne viendront pas
01:05:41tout simplement
01:05:42parce que ce n'est pas du tout
01:05:43attractif pour eux
01:05:43sauf en dernière ligne droite
01:05:44comme un Serge Papin
01:05:45qui a été excellent
01:05:46chez Huenseigne
01:05:46et qui dit
01:05:48qu'il n'a plus rien à faire
01:05:50ils ne viendront pas faire
01:05:54un mandat
01:05:55de conseiller départemental
01:05:56ou autre
01:05:56bien le contraire d'ailleurs
01:05:57et ce qui est dommage
01:05:58et là dessus
01:05:59je pense que
01:05:59les représentants politiques
01:06:01en tout cas
01:06:01les élus ou autres
01:06:03doivent bien
01:06:03en prendre conscience
01:06:04on n'est pas obligé
01:06:05de savoir tout
01:06:06mais pour autant
01:06:07on doit savoir
01:06:08s'entourer des personnes
01:06:09qui nous permettront
01:06:09d'être compétents
01:06:10dans les domaines
01:06:11qu'on s'apprête à diriger
01:06:12en fait la grande différence
01:06:14et je le dis
01:06:15avec beaucoup de regret
01:06:16la grande différence
01:06:17entre le monde
01:06:17des patrons
01:06:19et le monde
01:06:20des élus
01:06:21c'est
01:06:22la responsabilité
01:06:23c'est-à-dire que
01:06:25vous êtes patron
01:06:26si vous faites une erreur
01:06:27vous la payez tout de suite
01:06:28et votre entreprise
01:06:29va la payer tout de suite
01:06:30et l'emploi est bougé
01:06:31vous êtes obligé
01:06:31d'apprendre de l'erreur
01:06:32et oui
01:06:33de surcroît
01:06:34mais vous allez avoir
01:06:34des conséquences immédiates
01:06:35or on a vu
01:06:36mais ça c'est notre droit
01:06:37aussi qui est ainsi fait
01:06:38on a vu des élus
01:06:40qui étaient capables
01:06:41de ruiner
01:06:42des mairies
01:06:42des départements
01:06:43des régions
01:06:44et même des pays
01:06:45sans tirer à bon compte
01:06:47et finalement
01:06:47ne jamais être sanctionné
01:06:48et la seule sanction
01:06:50c'est pour ceux qui suivent
01:06:51et la génération qui suivent
01:06:52je ne parle pas
01:06:52de celui qui va reprendre
01:06:53le manche à la tête de l'État
01:06:54mais je parle des français
01:06:55et ça c'est un vrai problème
01:06:57c'est-à-dire que vous pouvez
01:06:58aujourd'hui
01:06:59sans sanction
01:07:01ruiner une collectivité
01:07:02et acheter d'entreprise
01:07:04ne le peut pas
01:07:04parce que le droit
01:07:05de l'entreprise
01:07:06immédiatement s'appliquerait
01:07:07et tant mieux
01:07:07sinon ce n'est pas
01:07:08de l'économie réelle
01:07:09et c'est comme ça
01:07:10que vous avez aujourd'hui
01:07:10un pays
01:07:11qui plonge
01:07:12dans des dettes
01:07:13abyssales
01:07:14et qui se met
01:07:15en état de dépendance
01:07:16vis-à-vis des marchés
01:07:17le jour où la France
01:07:18est attaquée
01:07:19parce que les marchés
01:07:20auront décidé d'attaquer
01:07:21la France sera à terre
01:07:22nous le savons
01:07:23budgétairement et financièrement
01:07:24et ça
01:07:25jamais une entreprise
01:07:26ne pourra aller jusque là
01:07:26donc je ne dis pas
01:07:28qu'il faille systématiquement
01:07:30penser à un chef d'entreprise
01:07:31à la tête de l'État
01:07:32je dis quand même
01:07:33qu'il y avait des tentations aussi
01:07:34notamment à Bercy
01:07:35rappelez-vous
01:07:35alors ça n'a pas été loin
01:07:36en 2017
01:07:37François Fillon
01:07:38était entouré
01:07:39d'Henri Decastre
01:07:40en particulier
01:07:41patron d'AXA
01:07:42qui le voulait placer
01:07:43à Bercy
01:07:44donc je ne sais pas
01:07:46si le chef d'entreprise
01:07:47grand chef d'entreprise
01:07:48a la réponse
01:07:48à tous les problèmes
01:07:49de l'État
01:07:49mais il a en tout cas
01:07:50une vision stratégique
01:07:52qui est basée
01:07:53sur la réalité des choses
01:07:54et pas sur des fumisteries
01:07:55comme hélas
01:07:56celles qui permettent
01:07:58aujourd'hui
01:07:58de détruire
01:07:59tous les équilibres nationaux
01:08:01Le candidat
01:08:02que moi je soutiens
01:08:02Gabriel Lattel
01:08:03il a rencontré un patron
01:08:04cette semaine
01:08:04Michel-Edouard Leclerc
01:08:05chez lui
01:08:06en Vendée
01:08:07et je ne suis pas certain
01:08:08je ne pense pas
01:08:08que Michel-Edouard Leclerc
01:08:20en dit du bien
01:08:20non pas
01:08:21parce qu'il est renaissance
01:08:22et qu'il participe
01:08:23à notre parti
01:08:23ou quoi que ce soit
01:08:24mais je pense qu'il a
01:08:25à travers les propositions
01:08:26que fait Gabriel Lattel
01:08:27dont une
01:08:28par rapport à la fin du modèle
01:08:29que vous venez vous dire
01:08:30en vrai on constate clairement
01:08:31on n'avra pas
01:08:32avec nos modèles
01:08:33de taxation
01:08:33et de financement
01:08:34de notre économie
01:08:35courir derrière
01:08:36et les crises
01:08:37et de l'investissement
01:08:38et du fonctionnement
01:08:39de nos institutions locales
01:08:40donc aujourd'hui
01:08:41s'il faut faire une table rase
01:08:42et ce qu'aurait fait
01:08:42n'importe quel patron
01:08:43si notre pays
01:08:44était une entreprise
01:08:45comme l'avait dit François Fillon
01:08:46je suis à la tête
01:08:46d'un état qui est en faillite
01:08:47il faut tout de suite
01:08:48changer de modèle
01:08:49modèle de financement
01:08:50notamment des gros enjeux
01:08:52la santé
01:08:52la retraite
01:08:53ou autre
01:08:53donc aujourd'hui
01:08:54j'espère que ce sera ça
01:08:55qui sera au coeur
01:08:56du débat de la présidentielle
01:08:57plutôt que du casting
01:08:58de popularité
01:09:00ou autre
01:09:00et là dessus
01:09:01la vision des chefs d'entreprise
01:09:03des grands patrons
01:09:04elle sera très importante
01:09:050826 300 300
01:09:06est-ce qu'il faut
01:09:07que les patrons
01:09:08se mêlent un peu plus
01:09:08de politique
01:09:09notamment doivent-ils s'occuper
01:09:10de l'élection présidentielle
01:09:11on en cause avec vous
01:09:12et notamment
01:09:13ceux qui nous appelaient
01:09:14comme c'est le cas de Marc
01:09:15bonjour Marc
01:09:17oui bonjour monsieur
01:09:18merci beaucoup
01:09:18d'être avec nous ce midi
01:09:20sur Sud Radio
01:09:20vous comment vous regardez
01:09:21cette question
01:09:22est-ce que oui ou non
01:09:22les patrons doivent se mêler
01:09:24davantage de politique
01:09:25selon vous
01:09:26ce que je voulais dire
01:09:27c'est que la notion
01:09:28de grand patron
01:09:29ne veut absolument rien dire
01:09:30vous avez différents
01:09:31types de patrons
01:09:32vous avez des patrons
01:09:33qui font du service
01:09:34comme Michel Leclerc
01:09:35comme la personne
01:09:36qui a dirigé AXA
01:09:37et vous avez des grands patrons
01:09:38qui sortent du corps des milles
01:09:39et qui dirigent
01:09:40des grosses boîtes industrielles
01:09:41qui créent de la richesse
01:09:42la France
01:09:43on parle de réindustrialisation
01:09:44la France a été grande
01:09:46que quand les corps des milles
01:09:47étaient au pouvoir
01:09:48qu'on le veuille ou non
01:09:49ça a été
01:09:49Toncarville
01:09:50ça a été Concorde
01:09:51ça a été le nucléaire
01:09:52je peux vous en citer
01:09:53comme ça des dizaines
01:09:54quelqu'un qui fait du service
01:09:55comme Michel Leclerc
01:09:56avec tout le respect que tu dois
01:09:58n'est pas un grand patron
01:09:59c'est un type qui fournit
01:10:00une prestation au quotidien
01:10:03mais ce n'est pas quelqu'un
01:10:04qui va créer de la richesse
01:10:05qui va se procurer dans le futur
01:10:07un patron qui fait de l'industrie
01:10:08comme le patron de Daxo
01:10:09vous parliez de Carlos Ghosn
01:10:11tout à l'heure
01:10:11on peut en penser ce qu'on veut
01:10:12mais il avait fait de Renault
01:10:13une des premières boîtes industrielles
01:10:15du monde
01:10:15donc ça veut dire qu'il anticipe
01:10:17il a une charge
01:10:18de centaines de milliers d'employés
01:10:19dans le monde entier
01:10:20qu'il crée de l'échesse
01:10:22et qu'il est toujours obligé
01:10:24d'anticiper à 10-15 ans
01:10:25ça c'est un grand patron
01:10:26mais ils ne sont pas faits
01:10:27pour faire la politique
01:10:28parce qu'ils veulent du résultat
01:10:29ils ont une gestion humaine
01:10:31qui est juste
01:10:33mais qui est dure
01:10:35et automatiquement
01:10:36et bien je pense que
01:10:38je prends l'exemple des hôpitaux
01:10:41s'ils étaient à la tête de la France
01:10:43on aurait du souci à se faire
01:10:45avec la gestion
01:10:46et une gestion humaine
01:10:47qui serait certainement profitable
01:10:49à la bonne marge des hôpitaux
01:10:50donc d'une certaine manière
01:10:51Marc vous dites peut-être
01:10:52bonne idée sur le papier
01:10:53mais dans les faits
01:10:54ce serait en réalité
01:10:55quelque chose de beaucoup plus complexe
01:10:57si je devais résumer
01:10:58bien sûr
01:10:59et puis des grands patrons
01:11:00qui méritent le titre de grand patron
01:11:01qui ont créé de la richesse
01:11:02je reviens là-dessus
01:11:03mais c'est vrai
01:11:04mais regardez
01:11:04les grands patrons
01:11:05c'est vrai
01:11:06peut-être pas tous
01:11:07à mettre dans le même panier
01:11:08mais regardez
01:11:08on prend Bernard Arnault
01:11:09on se rappelle
01:11:10je crois que c'était Bouissac
01:11:10qui l'a repris en 1984
01:11:12on voit LVMH
01:11:13je pense qu'on a une certaine idée
01:11:14de ce qui est créer de la richesse
01:11:15vous prenez Xavier Niel
01:11:16je pense qu'en termes d'idées
01:11:17c'est la même chose
01:11:18vous prenez Vincent Bolloré
01:11:19on aime ou on n'aime pas
01:11:20même s'il y avait un groupe familial
01:11:22entre ce que c'était
01:11:23quand il en est arrivé à sa tête
01:11:24et maintenant
01:11:25ça a pris une dimension
01:11:26absolument stupéfiante
01:11:27ahurissante
01:11:28qui ne mérite
01:11:28quoi qu'on en pense
01:11:29qu'une certaine forme de respect
01:11:30eux on est d'accord
01:11:31que Marc
01:11:31on peut les mettre
01:11:32dans la catégorie
01:11:33créateur de richesse
01:11:34bien sûr
01:11:35mais vous remarquerez
01:11:35que la grande partie
01:11:36la grande majorité d'entre eux
01:11:38a une formation scientifique
01:11:40politique
01:11:40oui vous avez raison
01:11:42mais ça veut dire aussi Marc
01:11:43on devrait renouer en France
01:11:44avec quelque chose
01:11:45pardon autour de la table
01:11:46je vais peut-être vous interpeller
01:11:47en disant ça
01:11:47mais on doit renouer
01:11:49avec l'idée que la politique
01:11:50c'est une forme d'élitisme
01:11:51c'est-à-dire qu'on ne peut plus
01:11:52faire appel à la société civile
01:11:54à des gens qui ne connaissent pas tout ça
01:11:55on va revenir à
01:11:56tout à l'heure
01:11:57vous parliez du concord
01:11:58du nucléaire etc
01:11:59c'est quand même Georges Pompidou
01:12:00ça mouffetait pas derrière
01:12:02d'abord ils font chef
01:12:03et ensuite
01:12:04il faut de l'élitisme
01:12:05à l'heure actuelle
01:12:05nous n'avons ni chef
01:12:06ni élite
01:12:08oui non mais c'est très clair
01:12:09vous avez raison
01:12:10vous avez raison
01:12:11de souligner tout ça
01:12:11je vous remercie
01:12:12de nous avoir passé un coup de fil
01:12:13au 0826 300 300
01:12:14les patrons doivent-ils s'occuper
01:12:16davantage de l'élection présidentielle
01:12:17c'est un débat
01:12:18à mon avis
01:12:18qui fera rage
01:12:19dans les prochaines semaines
01:12:20peut-être que
01:12:21un acceptera d'ailleurs
01:12:22de passer le pas
01:12:22on ne sait pas
01:12:23on a évoqué Mathieu Pigaz
01:12:24on a évoqué Michel-Edouard Leclerc
01:12:25comme c'est une sorte
01:12:27de petite marotte
01:12:28chez beaucoup d'amis
01:12:29journalistes politiques
01:12:29peut-être qu'à un moment
01:12:30certains décideront
01:12:31de franchir ce qu'on appelle
01:12:32le Rubicon
01:12:33pour partir en politique
01:12:34merci à tous
01:12:35d'avoir participé
01:12:36à cette conversation
01:12:36je vous souhaite
01:12:37une belle après-midi
01:12:38je vous lis à chaque
01:12:38conseillère municipale
01:12:39à Kingersheim
01:12:40du côté du Haut-Rhin
01:12:41Gilles Platret
01:12:41maire de Châlons-sur-Saône
01:12:43avec un petit conseil exceptionnel
01:12:44ce soir vous l'avez dit
01:12:45pour une subvention
01:12:47on amène notre contribution
01:12:49de 10 000 euros
01:12:49à la ville du Porges
01:12:50pour contribuer
01:12:51à la prise en charge
01:12:52des familles
01:12:52qui je suis sûr
01:12:53sera partagée
01:12:54en plus
01:12:54il y en aura plein d'autres
01:12:55par d'autres communes
01:12:56Ergun Toparsland
01:12:57délégué général
01:12:58de démocrate et progressiste
01:12:59En plus
01:13:01en plus
01:13:02tout ça
01:13:02mais faites des fiches complètes
01:13:04dites-nous
01:13:05ça fait trois semaines
01:13:06que je ne dis pas de mon truc
01:13:06faites quelque chose
01:13:08et Najwa
01:13:08elle a été
01:13:09docteur en droit public
01:13:10et auteur de Maître
01:13:11sortez-moi de là
01:13:12cette édition Marais
01:13:13je vous souhaite une belle journée
01:13:14merci beaucoup
01:13:14d'avoir participé
01:13:15dans un instant
01:13:17vous le savez
01:13:18midi, midi 30
01:13:19c'est la libre antenne
01:13:19qui vous concerne
01:13:210826 300 300
01:13:22la situation des incendies
01:13:23du côté de la Gironde
01:13:24notamment
01:13:24vos témoignages
01:13:25vous êtes pompier
01:13:26vous êtes maire
01:13:27vous êtes vacancier
01:13:27vous avez les mains
01:13:28dans le cambouis
01:13:29de cette situation
01:13:29vous les témoignez
01:13:30passez un appel
01:13:31tout simplement
01:13:31nous racontez
01:13:32ce qu'il se passe
01:13:33vous le savez
01:13:33Sud et votre radio
01:13:34vous êtes les bienvenus
01:13:350826 300 300
01:13:36à tout de suite
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