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  • il y a 7 minutes
Les débats de l'été avec Emmanuelle Brisson, Sarah Georgette et Georges Parastatis

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-18##

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Transcription
00:00:00Et 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:00:03Et ils sont là déjà en plateau avec moi, avec ces sujets qu'on va aborder dans un instant.
00:00:0810h passées de 31 minutes sur Sud Radio, vous nous appelez au 0826 300 300.
00:00:12Vous êtes déjà très nombreux et nombreux à le faire avec Jérémy qui vous attend au standard.
00:00:16On va revenir dans un instant sur la venue de Sébastien Lecornu hier en Gironde
00:00:22avec ses mesures phares annoncées et puis les déclarations d'Emmanuel Macron.
00:00:28Est-ce que l'État est à la hauteur ? Est-ce que l'État en fait suffisamment pour nous
00:00:32sinistrer des incendies ?
00:00:33C'est la question qu'on vous pose, qu'on se pose avec vous, Emmanuelle Brisson. Bonjour.
00:00:39Bonjour, merci de me recevoir.
00:00:40Présidente de Vivement Demain. C'est quoi, Vivement Demain ?
00:00:43Vivement Demain, c'est un mouvement à l'intérieur des Républicains qui a pour objectif de casser les codes.
00:00:48C'est un mouvement de jeunesse qui compte aujourd'hui plus de 4000 jeunes dans toute la France.
00:00:52Eh bien, ça promet.
00:00:53À ma droite, Georges Parastatis. Bonjour.
00:00:57Bonjour.
00:00:57Vous êtes avocat pénaliste.
00:00:58C'est ça.
00:00:59On vous a déjà reçu sur cette antenne, chez Magali Berda notamment.
00:01:03C'est exact.
00:01:04Voilà, qui, eh bien, du coup, reviendra peut-être sur Sud Radio, sait-on jamais.
00:01:11Avec, à votre droite, Sarah Georgette. Bonjour.
00:01:15Bonjour, merci de me recevoir.
00:01:16Merci à vous d'être là. Vous êtes avocate au barreau de Paris.
00:01:19On vous a reçu la semaine passée.
00:01:22Affirmatif.
00:01:22Et puis vous vous êtes dit, tiens, finalement, Sud Radio, c'est pas mal.
00:01:24Eh oui, voilà.
00:01:25Voilà. Vous, vous êtes plutôt spécialisée en cybersécurité.
00:01:28Moi, je suis spécialisée...
00:01:30Cybercriminalité même.
00:01:31Oui, parce que j'ai eu une ancienne vie avant d'être avocat.
00:01:33Je faisais de la fraude et de l'antifraude dans des grands cabinets.
00:01:37Et je fais des droits civils et des enquêtes internes, surtout au sein des entreprises.
00:01:42Est-ce que l'État est à la hauteur pour venir en aide à nos sinistrés avec la venue hier
00:01:48de Sébastien Lecornu en Gironde ?
00:01:50Et puis les déclarations d'Emmanuel Macron.
00:01:54Emmanuel Brisson, je commence avec vous.
00:01:56Est-ce que vous considérez là que les annonces qui ont été faites, notamment réduire les permis de reconstruction à
00:02:04un mois,
00:02:05ça fait davantage peser ça sur les communes, pas sur l'État ?
00:02:08Écoutez, déjà, c'est pas à l'État de résoudre tous les maux de la société, tous les maux de
00:02:14l'homme du XXIe siècle.
00:02:15Au bout d'un moment, je pense que ça suffit.
00:02:17Moi, je comprends la colère, justement, des habitants du port.
00:02:20Il y a quand même eu 183 maisons qui ont été détruites.
00:02:24Il y a 183 familles qui se posent des questions qui sont extrêmement légitimes.
00:02:28Où est-ce qu'ils vont dormir ?
00:02:30Est-ce que les assureurs vont être à la hauteur ?
00:02:32Parce que c'est aux assureurs, aujourd'hui, d'être à la hauteur.
00:02:35Et c'est pas à l'État d'être toujours systématiquement interventionniste.
00:02:39Mais moi, je me pose la question de qu'est-ce que faisait Sébastien Lecornu hier ?
00:02:43Parce qu'honnêtement, ces annonces, elles ne concernent pas du tout l'État.
00:02:47Et je pense qu'encore une fois, le gouvernement Macron n'est pas à la hauteur.
00:02:55Et aujourd'hui, la question est celle de la reconstruction.
00:02:58La reconstruction, ça ne doit pas être un parcours du combattant administratif.
00:03:03Excusez-moi, mais les familles qui ont vu leur maison détruite
00:03:06n'ont pas à se demander comment ils vont résoudre tous ces problèmes
00:03:11entre aller à la préfecture, aller à la mairie, appeler les assureurs.
00:03:15Et c'est là où, justement, il doit y avoir un accompagnement, mais juste un accompagnement.
00:03:21Est-ce la fin, finalement, de l'État providentiel ?
00:03:24Si je résume un peu ce que vous dites, Emmanuel Brisson, Georges Parastatis ?
00:03:29L'État n'a jamais été providentiel.
00:03:31Il est de moins au moins, d'ailleurs.
00:03:32Il est même catastrophique pour les citoyens.
00:03:34Parlez un peu plus près du micro, s'il vous plaît.
00:03:36L'État n'a jamais été providentiel.
00:03:38Alors, la fin de l'État providentiel qui n'a jamais existé, je n'y crois pas.
00:03:42Mais la question que je me pose, est-ce qu'on parle de permis de reconstruire ou de permis de
00:03:46construire ?
00:03:46Permis de construire, mais en tout cas, construire est identique.
00:03:51Dites-nous.
00:03:51C'est différent, puisque dans certains pays, il y a même des procédures pénales pour cela,
00:03:57dans certains pays, là où il y a eu le feu, où les forêts ont brûlé,
00:04:01comme par hasard, des villas bourgeoises ont eu le droit d'être construites.
00:04:05Je parle de la Grèce.
00:04:06C'est un pays que je connais bien.
00:04:08C'est-à-dire, c'est à se demander si l'origine des incendies n'est pas parfois intentionnelle, voire
00:04:13criminelle.
00:04:15Oui, alors là, en l'occurrence, on sait que ça a été en Gironde, en provenance notamment,
00:04:20en tout cas ce que révèlent les premières conclusions de l'enquête,
00:04:23que c'est une entreprise, filiale de...
00:04:26Enfin, filiale non, prestataire d'Enedis,
00:04:28qui, lors d'une mission de débroussaillement, a malheureusement donné feu à de la broussaille.
00:04:37Et c'est ça, notamment, qui a créé le premier départ de feu.
00:04:40Après, il y a eu d'autres criminels.
00:04:42Plus de 300, je le rappelle, personnes n'ont été arrêtées et jugées sur ces incendies.
00:04:49Donc, il y a une cause criminelle.
00:04:50Mais on ne peut pas soupçonner, Georges Parastatis,
00:04:53qu'il y ait eu des incendies criminels pour pouvoir reconstruire des milliers de villas.
00:04:56Oh, je ne soupçonne rien.
00:04:57Je pose la question, si on facilite les permis de construire sur des nouvelles villas
00:05:02qui n'existaient pas dans des endroits qui ont été brûlés,
00:05:06je voudrais me rassurer que faciliter les permis n'est pas fait pour cela.
00:05:12Et je voudrais que nous soyons rassurés
00:05:15qu'il n'y aura pas des biens immobiliers construits dans des endroits qui n'étaient pas auparavant.
00:05:20On se équipe, non, a priori, ça n'a pas l'air d'être l'état.
00:05:22Ça donne la démarche. Sarah Jorgette.
00:05:23Oui, peut-être qu'il y a une question qu'on ne pose pas.
00:05:26C'est la responsabilité individuelle du dit chantier qui aurait causé ces feux.
00:05:32Peut-être que maintenant, au-delà de la reconstruction
00:05:34qui est effectivement un combo assureur privé pour les résidences,
00:05:38la question c'est maintenant comment on gère une responsabilité quasi individuelle
00:05:42pour un enjeu de sécurité nationale civile, désormais.
00:05:46Peut-être qu'au lieu de faire peser sur les communes la réduction du délai de délivrance de permis à
00:05:53un mois,
00:05:54peut-être se demander et faire venir le prestataire en question
00:05:57et peut-être parler de responsabilité ou d'indemnité.
00:06:01Responsabilité et d'indemnité si c'est solvable et si c'est possible.
00:06:05Et sinon, comment on peut prévenir ce risque individuel de feux catastrophiques
00:06:13qui pèsent entre les mains d'une ou plusieurs personnes qui auraient manqué de diligence ?
00:06:17C'est difficile de dire aujourd'hui aux habitants de Porsche,
00:06:19écoutez voilà, on a un Jean-Michel là qui débroussaillait et c'est sa faute le feu.
00:06:25Il a fumé pendant qu'il débroussaillait, il n'a pas vu l'étincelle
00:06:29et vous, vous avez perdu votre maison.
00:06:31Ça, c'est plus difficile à entendre que vous allez reconstruire
00:06:37et vous aurez un mois pour avoir votre permis.
00:06:39Vous dites finalement que la question de la pénalisation individuelle
00:06:47est davantage un sujet que la...
00:06:49En fait, la pénalisation, elle ne va rien changer.
00:06:52Même si on crée un délit qui existe déjà d'un incendie volontaire,
00:06:56mais ça ne va rien changer.
00:06:57En fait, ce n'est pas la pénalisation qui va changer.
00:06:59Ce qui va changer, c'est de se poser la question
00:07:01comment on peut prévenir ce genre d'incendie
00:07:05qui repose quasi exclusivement sur une responsabilité individuelle.
00:07:10Vous savez, les incendies en Gironde,
00:07:13ce n'est pas la responsabilité de l'État,
00:07:14c'est la responsabilité des bobos écolos.
00:07:17Honnêtement, si on se rappelle en 1949 du grand incendie à Soquats
00:07:22qui a fait plus de 89 morts,
00:07:24qu'est-ce qui s'était passé après ?
00:07:25C'est qu'après ce drame, on a appris à apprivoiser nos forêts.
00:07:29On a débroussaillé, on a entretenu nos forêts,
00:07:32on a créé des pistes, on a aménagé des pare-feux,
00:07:35on a aménagé plein de points d'eau.
00:07:37Et après, qu'est-ce qu'il y a eu ?
00:07:39Il y a eu une écologie, une écologie punitive,
00:07:41une écologie politique,
00:07:43qui nous a dit qu'il fallait empiler les contraintes,
00:07:45qu'il fallait empiler les procédures,
00:07:47qu'il fallait empiler les interdictions,
00:07:49que l'homme n'avait plus le droit de se mêler de tout cela.
00:07:53Et résultat du compte, on n'entretient plus du tout nos forêts.
00:07:56Nos anciens avaient appris à le faire,
00:07:58et nous aujourd'hui, on ne le fait plus,
00:08:00et on se retrouve avec un incendie qui est catastrophique aujourd'hui.
00:08:04et qui aurait pu être évité.
00:08:05C'est ça, Jean-Jet.
00:08:06Oui, enfin.
00:08:06Il n'y en a pas assez d'autisme.
00:08:08Vous ne pouvez pas vous empêcher de faire de la politique ?
00:08:11Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:08:12Il est président d'un mouvement politique.
00:08:13On est en train de dire que les Républicains vont nous aider à prévenir les incendies.
00:08:31C'est ça que vous nous dites ?
00:08:32Je n'ai pas du tout parlé des Républicains.
00:08:33Les écolos ont été catastrophiques,
00:08:36qui sont à l'origine des incendies,
00:08:38c'est ça que vous dites,
00:08:39et que si on avait laissé les Républicains faire,
00:08:41on n'aurait pas de incendies.
00:08:42C'est ça que vous dites ?
00:08:42Je n'ai jamais dit qu'il fallait laisser les Républicains faire,
00:08:45mais effectivement, les écolos nous abreuvent de normes
00:08:48depuis de nombreuses années et de contraintes.
00:08:50Et au bout d'un moment, il faut peut-être ouvrir les yeux.
00:08:52Mais là, c'est vous qui faites de la politique.
00:08:53Mais qui était au pouvoir ? C'était vous.
00:08:55Les Républicains et vos amis.
00:08:56C'est vos amis.
00:08:58Non, mais c'est vos amis.
00:08:59Enfin, tout ce qui s'apparente à ce que vous supportez.
00:09:03Et vous dites que maintenant,
00:09:05c'est les autres qui n'ont pas été au pouvoir
00:09:06qui sont à l'origine des incendies.
00:09:08Enfin, peut-être qu'on pourrait laisser la politique de côté
00:09:11pour une fois et essayer de comprendre le drame qu'on vit.
00:09:14C'est vrai que vous comprenez depuis un appartement parisien.
00:09:17Attendez, Sarah Jean-Jet.
00:09:18Non, mais peut-être effectivement que finalement,
00:09:21l'État, s'il a un rôle à jouer,
00:09:24c'est de nous poser face à nos contradictions humaines
00:09:27et de se dire, voilà maintenant,
00:09:29comment on réagit pour prévenir ces méga-feux ?
00:09:32Il y a sûrement, effectivement, quelque chose à faire
00:09:35du côté de la responsabilité individuelle des individus
00:09:38et de, pardon pour la redondance,
00:09:41et comment on améliore,
00:09:44ben voilà, les liseres en liseres de forêt,
00:09:46comment on...
00:09:47Les plans de prévention incendie.
00:09:48Les plans de prévention incendie.
00:09:49Comment vous avez des formidables matières anti-feux,
00:09:52que sont la laine, que sont certains géotextiles naturels.
00:09:54Et vous disiez aussi tout à l'heure,
00:09:56comment individuellement, on se responsabilise,
00:09:59notamment chez les prestataires qui travaillent pour Enedis,
00:10:02en tout autre chose,
00:10:04peuvent avoir des plans de prévention, d'intervention.
00:10:06C'est le cas pour mon nombre de prestataires
00:10:09quand ils interviennent dans des grands événements
00:10:12ou même dans des gares, des aéroports.
00:10:14Ils sont tous soumis à un plan de prévention
00:10:16des risques sociaux, psychos et physiques.
00:10:20Et ça, en fait, visiblement,
00:10:22il faudrait peut-être davantage renforcer ces réglementations.
00:10:26Vous ne bougez pas sur Sud Radio.
00:10:27On revient dans un instant avec cette question
00:10:29qu'on vous pose au 0826 300 300.
00:10:32Est-ce que les annonces de Sébastien Lecornu,
00:10:35les déclarations d'Emmanuel Macron,
00:10:36dont on écoutera un extrait juste après,
00:10:40sont à la hauteur de nos sinistrés
00:10:42qui attendent des mesures fortes,
00:10:46des engagements clairs ?
00:10:47Hier, on avait un auditeur qui nous disait
00:10:48qu'il était, lui, sinistré de 2022
00:10:51et d'autres n'ont toujours pas été indemnisés.
00:10:54A tout de suite sur Sud Radio.
00:10:56J'ai dit au réalisateur que je ne reprenais pas l'antenne.
00:10:59Il m'a dit 10 secondes de façon très autoritaire.
00:11:02Toujours sur l'antenne de Sud Radio.
00:11:04Mais vous et messieurs, vous nous appelez au 0826 300 300
00:11:06avec cette question dont nous parlons aussi
00:11:09dans un instant avec les débatteurs en plateau.
00:11:11Est-ce que les annonces de Sébastien Lecornu
00:11:13en visite hier en Gironde
00:11:14sont à la hauteur des souffrances de nos sinistrés ?
00:11:18Est-ce que les déclarations d'Emmanuel Macron aussi
00:11:20sur les incendies dans le Var,
00:11:21il ne faut pas les oublier également dans les Landes,
00:11:24aussi dans le Nord,
00:11:26sont à la hauteur ?
00:11:29On le sait, vous nous appelez hier
00:11:31sur l'antenne de Sud Radio.
00:11:32Un auditeur nous disait,
00:11:34Olivier de Bordeaux, si je me souviens bien,
00:11:36nous disait que lui, sinistré de 2022,
00:11:40n'avait toujours pas été indemnisé
00:11:43par les assureurs.
00:11:45Et ce n'est pas le seul dans ce cas-là.
00:11:47En plateau, Emmanuel Brisson,
00:11:49présidente de Vivement Demain,
00:11:51Georges Parastatis, avocat pénaliste,
00:11:54et puis Sarah Georgette, avocate au barreau de Paris.
00:11:57Je vous propose d'écouter les déclarations
00:11:59d'Emmanuel Macron, justement, hier.
00:12:01Mais je veux d'ores et déjà vous dire ici,
00:12:04après avoir échangé avec le Premier ministre,
00:12:07que ce qui a été annoncé par lui,
00:12:09en Gironde il y a quelques heures,
00:12:11pour les communes qui sont dans la même situation
00:12:14que celles qui ont été frappées,
00:12:16à la fois sinistrées et évacuées,
00:12:18les mêmes dispositifs seront mis en place.
00:12:20Et que les mêmes mécanismes d'accompagnement
00:12:22pour les communes, pour les forces économiques,
00:12:26pour nos compatriotes,
00:12:27seront évidemment déployées
00:12:28pour venir en aide à ceux qui ont été touchés.
00:12:32Emmanuel Macron, qui s'exprimait hier ?
00:12:36Emmanuel Brisson.
00:12:37Il y a les mots, il y a les actes.
00:12:39L'indemnisation, elle doit être rapide.
00:12:42Et là, vous nous avez parlé d'un témoignage
00:12:43qui disait que ça faisait des mois, voire des années,
00:12:46que des personnes n'ont toujours pas été indemnisées.
00:12:48Excusez-moi, mais une aide qui a été annoncée
00:12:50par communiqué de presse ou par effet d'annonce
00:12:53comme ça pour faire le buzz,
00:12:55elle est utile aux gens uniquement
00:12:57lorsqu'ils reçoivent réellement l'argent
00:12:59sur leur compte en banque.
00:13:00Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
00:13:02Honnêtement, on a un réel souci avec l'État
00:13:05parce que c'est toujours extrêmement long.
00:13:07Il y a toujours un combat qui est permanent.
00:13:10Et des personnes qui ont perdu leur maison,
00:13:12qui ne savent même plus s'ils pourront encore vivre
00:13:14dans la ville où ils sont nés,
00:13:16où ils ont travaillé,
00:13:17ils sont en train de se battre en permanence.
00:13:19Ils se battent avec l'assurance,
00:13:21ils se battent avec la préfecture,
00:13:23ils se battent avec les services de l'État.
00:13:25Et honnêtement, c'est juste insupportable.
00:13:27Ils se battent avec les assurances aussi
00:13:29parce que très souvent,
00:13:31les plans de la maison ont brûlé avec la maison.
00:13:34Les papiers de l'assurance,
00:13:35les factures d'achat du mobilier,
00:13:39des bijoux,
00:13:41de tout ce que vous n'avez pas pu embarquer en évacuant,
00:13:44ont brûlé avec la maison.
00:13:46Comment on fait dans ces cas-là,
00:13:48mes chers amis avocats et avocates,
00:13:50qu'on a en plateau,
00:13:52Georges Parastatis ?
00:13:53Je n'ai jamais eu un cas similaire au tribunal.
00:13:56Il ne m'est pas arrivé de défendre un cas similaire.
00:13:59Mais effectivement,
00:14:00je pense que c'est le labyrinthe,
00:14:02le Golgotha pour ces familles.
00:14:05S'ils n'ont rien,
00:14:06parce que les assurances ne lâchent pas.
00:14:07Non.
00:14:08Justement,
00:14:09c'est ça qui semble être un problème,
00:14:11notamment aussi avec les professionnels.
00:14:14Moi, j'ai en tête des témoignages,
00:14:16là aussi,
00:14:16qu'on a eus sur l'antenne de Sud Radio,
00:14:18avec ces professionnels qui ont dû fermer,
00:14:22parce qu'il fallait évacuer la zone en Gironde,
00:14:26plus de dix jours d'inexploitation commerciale.
00:14:29Et en fait,
00:14:29ils ne seront pas indemnisés
00:14:30parce que la perte d'exploitation
00:14:32n'est pas possible dans ce genre de cas,
00:14:34puisqu'ils n'ont pas directement été touchés
00:14:36par une destruction physique.
00:14:38Sarah Georgette ?
00:14:39Et oui,
00:14:39c'est effectivement tout le paradoxe
00:14:41de l'assurance privée.
00:14:42On s'assure contre certains risques,
00:14:45mais pas contre les conséquences collatérales
00:14:47d'autres risques.
00:14:49Et là,
00:14:51pour revenir à votre question initiale,
00:14:54comment on instruit un dossier d'indemnisation
00:14:56sans preuve ?
00:14:58Et c'est un travail de fourmi.
00:15:00On va chercher dans les mails
00:15:01les factures qu'on a pu recevoir.
00:15:04On demande des photos à des proches.
00:15:07Tout ça, c'est très long.
00:15:08C'est très ingrat.
00:15:10Parce que vous avez en face
00:15:11une autorité assurancielle
00:15:15bien organisée
00:15:16et qui a un intérêt,
00:15:17c'est de ne pas indemniser.
00:15:18Chacun défense son précaré, bien sûr.
00:15:20Donc, dès qu'elle pourra ne pas le faire,
00:15:22elle ne le fera pas.
00:15:23ça semble inéquitable
00:15:24parce que vous,
00:15:25vous avez payé vos primes d'assurance
00:15:26et pourtant,
00:15:27quand il faut indemniser,
00:15:28elle ne le fait pas.
00:15:28C'est très compliqué.
00:15:30On va accueillir Guy au 0826 300 300.
00:15:32Bonjour Guy.
00:15:34Bonjour Sud Radio.
00:15:35Merci pour votre appel.
00:15:37C'est vous ?
00:15:38Merci en tout cas de prendre le temps
00:15:40de nous parler.
00:15:41Guy, vous êtes de Paris.
00:15:42Vous n'êtes pas d'accord.
00:15:43Enfin, vous êtes d'accord plutôt,
00:15:45mais vous n'êtes pas d'accord avec l'État.
00:15:46Je suis sceptique
00:15:47parce que quand je vois
00:15:48la façon dont se comporte l'État
00:15:50depuis des années,
00:15:51et puis,
00:15:52vous avez des auditeurs
00:15:53qui ont appelé,
00:15:55qui ont eu cette expérience
00:15:56de l'incendie chez eux,
00:15:58ils n'ont toujours pas été indemnisés.
00:15:59Olivier de Bordeaux hier, oui.
00:16:03Déjà, l'État n'a plus d'argent.
00:16:05Donc, à chaque fois,
00:16:06c'est de la ventardise
00:16:07pour calmer,
00:16:08mais c'est tout.
00:16:09C'est de la parlote.
00:16:12Il n'y a pas de concret.
00:16:13Pas suffisamment.
00:16:14En tout cas,
00:16:15quand on a Sébastien Lecornu
00:16:17qui s'en remet aux assureurs,
00:16:19oui,
00:16:20on constate effectivement
00:16:21que l'État
00:16:23est démuni.
00:16:24Emmanuel Brisson,
00:16:25je fais réagir, Guy,
00:16:26à ce que vous dites en plateau.
00:16:28Ben oui,
00:16:28et puis surtout,
00:16:29et puis s'il s'en remet,
00:16:30il ne peut que s'en remettre
00:16:31aux assureurs
00:16:32parce qu'il n'y a plus d'argent,
00:16:33déjà d'une part.
00:16:34Mais maintenant,
00:16:35quelle va être son action
00:16:36auprès des assureurs ?
00:16:37Parce que vous avez des gens
00:16:38qui sont en attente
00:16:39de l'action des assureurs.
00:16:41Les assureurs sont les maîtres,
00:16:43ils font ce qu'ils veulent.
00:16:44Emmanuel Brisson.
00:16:45Moi,
00:16:45je pense que l'État
00:16:46ne fait que des effets d'annonce
00:16:47et l'État est incapable
00:16:49d'intervenir dans cette reconstruction
00:16:50parce qu'il y a une lenteur
00:16:53qui émane de l'État
00:16:54depuis 30-40 ans.
00:16:56Et donc,
00:16:57oui,
00:16:57la venue de Sébastien Lecornu
00:16:59hier était tout simplement
00:17:00inutile
00:17:01et moi,
00:17:01je comprends
00:17:02la colère des habitants du Porche.
00:17:03On a des habitants du Porche
00:17:05qu'on a eus en témoignage
00:17:06aussi sur Sud Radio hier
00:17:07qui nous disaient
00:17:08qu'on attendait,
00:17:10il n'est pas venu,
00:17:11en tout cas,
00:17:11pas là où on était.
00:17:12Il est allé directement
00:17:14par d'autres petites routes
00:17:16voir les pompiers
00:17:17mais nous,
00:17:18il n'est pas venu nous voir.
00:17:18On s'attendait à un discours.
00:17:20Je pense hier
00:17:21au témoignage de Jacques,
00:17:24je crois,
00:17:25Anthony va me confirmer ça
00:17:26dans deux secondes
00:17:26à la réalisation.
00:17:27Oui,
00:17:28il me confirme que c'est ça.
00:17:29qui hier,
00:17:31voilà,
00:17:31c'était le cri du désespoir
00:17:33et alors lui-même
00:17:35exploitant forestier
00:17:36dit moi,
00:17:37je ne sais pas comment je vais faire,
00:17:38j'ai 100 hectares
00:17:39qui ont brûlé.
00:17:41Sarah,
00:17:42Georgette.
00:17:42Oui,
00:17:43mais comme il n'est pas le seul,
00:17:45lui,
00:17:45il a perdu son outil de travail,
00:17:47d'autres ont perdu
00:17:48leur garage,
00:17:49leur fonds de commerce
00:17:50et il n'est pas plus sinistré
00:17:52que les autres
00:17:52et là,
00:17:54peut-être qu'effectivement,
00:17:56on reproche à nos élus
00:17:58des effets d'annonce
00:17:59et s'ils ne venaient pas,
00:18:00on leur reprocherait
00:18:01de ne pas venir.
00:18:02C'est vrai,
00:18:03ce que vous dites aussi,
00:18:04s'ils ne seraient pas venus,
00:18:05ça aurait été scandaleux.
00:18:06Ça aurait été scandaleux.
00:18:07Donc,
00:18:07bon,
00:18:08il vient,
00:18:08il dit finalement
00:18:10la seule chose qu'il peut dire,
00:18:11c'est effectivement
00:18:12l'État va vous accompagner,
00:18:13l'État va être là.
00:18:14La vérité,
00:18:15c'est que l'État n'a pas
00:18:16à indemniser les privés
00:18:17dans cette situation.
00:18:18En revanche,
00:18:18l'État a posé
00:18:19la vraie question,
00:18:21qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
00:18:22Georges Parastatis.
00:18:23Moi,
00:18:23je ne suis pas du tout d'accord.
00:18:24Quand on dit
00:18:25que l'État
00:18:26fait des effets d'annonce,
00:18:28l'État ne parle pas.
00:18:29Ce n'est pas l'État
00:18:30qui parle.
00:18:30Il n'a pas de voix à l'État.
00:18:31Ce sont les politiciens
00:18:32qui parlent.
00:18:32C'est les politiciens
00:18:33qui font des annonces.
00:18:35Et lorsqu'on dit
00:18:36que l'État est démuni,
00:18:38eh bien,
00:18:39pourquoi on les paye
00:18:40les politiciens ?
00:18:41Quelle est la raison
00:18:42pour qu'on les paye ?
00:18:43Pourquoi ils se présentent
00:18:44aux élections ?
00:18:45S'ils n'arrivent pas
00:18:46à s'imposer,
00:18:47s'ils n'arrivent pas
00:18:47à avoir des initiatives,
00:18:49s'ils n'arrivent pas
00:18:53qu'ils ne soient pas payés
00:18:54par nous,
00:18:55par nos impôts,
00:18:57etc.
00:18:58On les paye pourquoi ?
00:19:00Oui, mais à la fois...
00:19:02Vous savez,
00:19:03généralement,
00:19:03c'est quoi la trajectoire
00:19:04d'une personne
00:19:05qui veut être élue ?
00:19:07La soif du pouvoir.
00:19:09Pas que !
00:19:10Je pense très honnêtement
00:19:11aux locales.
00:19:11Quand vous avez des gens
00:19:12qui se présentent,
00:19:13ils ont vraiment envie
00:19:14et je pense qu'ils sont habités
00:19:15par l'envie
00:19:16de changer les choses.
00:19:17Mais Emmanuel Brisson,
00:19:18ce n'est pas à vous
00:19:18que je vais dire...
00:19:19Il ne faut pas mettre
00:19:19tous les politiques
00:19:20dans le même panier.
00:19:21Excusez-moi,
00:19:22mais un élu
00:19:23local qui ne gagne
00:19:24même pas un PECO,
00:19:26il n'est pas là
00:19:26pour la soif du pouvoir.
00:19:28On ne parle pas
00:19:29d'un élu local.
00:19:29On parle de Sébastien Lecornu,
00:19:31on parle d'Emmanuel Macron.
00:19:32Vous arrivez au pouvoir
00:19:33et une fois que vous êtes au pouvoir,
00:19:34vous vous rendez compte
00:19:35que les caisses sont vides.
00:19:36Qu'est-ce que vous voulez faire
00:19:37dans ces cas-là ?
00:19:38Moi, je me fais
00:19:38l'avocat du diable
00:19:39puisque vous êtes
00:19:40les avocats des justes.
00:19:42Vous, Sarah Georgette,
00:19:43j'en parle à Satis.
00:19:44Moi, je me fais
00:19:45l'avocat du diable.
00:19:46J'arrive au pouvoir
00:19:47et je me rends compte
00:19:48que les caisses sont vides.
00:19:48C'est quoi ma capacité
00:19:50et ma latitude
00:19:51à agir concrètement
00:19:52sur les choses ?
00:19:53Si je suis Sébastien Lecornu,
00:19:55que les caisses de l'État,
00:19:56il n'y a plus un COPEC,
00:19:58que j'arrive sur le terrain,
00:19:59qu'est-ce que je peux dire ?
00:20:00Expliquer aux gens
00:20:01que ce n'est plus seulement
00:20:03une question d'argent
00:20:04parce que l'argent va manquer.
00:20:06Expliquer aux gens maintenant
00:20:07qu'il faut faire nation,
00:20:08qu'il faut réfléchir
00:20:09à l'intérêt général,
00:20:10à l'intérêt collectif
00:20:11de la nation,
00:20:12comment on se prémunit
00:20:13collectivement
00:20:14des drames
00:20:14du réchauffement climatique
00:20:16qui vont arriver,
00:20:17comment on refait nation
00:20:19derrière un but commun.
00:20:20C'est ça qui nous reste
00:20:21quand on n'a plus d'argent.
00:20:22Alors on va accueillir
00:20:23Laurent au 0826 300 300.
00:20:25Bonjour Laurent.
00:20:27Oui, bonjour.
00:20:27Votre maison,
00:20:28vous, elle a brûlé
00:20:29il y a un an.
00:20:29Je ne sais pas si on a toujours
00:20:30Guy, Anthony,
00:20:31à la réalisation,
00:20:31mais s'il veut réagir,
00:20:32il peut aussi.
00:20:33Laurent, allez-y.
00:20:35Oui, voilà.
00:20:36Ce n'est pas spécialement
00:20:37les assurances
00:20:38qui sont le gros problème.
00:20:39C'est tous les services
00:20:40de l'État.
00:20:40Moi, je vois,
00:20:41j'ai ma maison
00:20:41qui a été intérieurement dévastée
00:20:43les derniers mois de juillet
00:20:44par l'année de Saint-Denis.
00:20:46Il a fallu que je repasse
00:20:48à nouveau le CU,
00:20:49que je repasse
00:20:50les demandes
00:20:51de permis de construire.
00:20:52Ça fait plus d'un an
00:20:53que je n'ai toujours pas
00:20:54le permis de construire
00:20:55pour refaire ma nouvelle demeure.
00:20:56Pardon, Laurent,
00:20:57c'est le certificat d'urbanisme.
00:20:58C'est le certificat d'urbanisme.
00:20:59Merci beaucoup Sarah Georgette.
00:21:01Allez-y, Laurent,
00:21:02excusez-moi.
00:21:03Oui, je vous disais,
00:21:04je n'ai toujours pas eu
00:21:05mon permis de construire
00:21:06depuis plus d'un an
00:21:07que ma maison a été détruite.
00:21:08C'est toutes les démarches
00:21:10administratives,
00:21:11les demandes de CU,
00:21:12les demandes de permis,
00:21:14tout ça.
00:21:14C'est très, très, très long.
00:21:17Vous êtes de Burg, vous, Laurent.
00:21:19Oui, c'est ça.
00:21:20C'est où exactement ?
00:21:22C'est à côté de Tarbonne,
00:21:24à l'Hôte-Pyrénées.
00:21:25Et donc, là,
00:21:27vous, vous auriez aimé,
00:21:28finalement,
00:21:29avoir les mêmes mesures
00:21:30qui ont été proposées
00:21:32par Sébastien Lecornu hier ?
00:21:34Ah ben non,
00:21:34parce que de toute manière,
00:21:35c'est pareil.
00:21:36Un mois.
00:21:37Le problème, c'est que nous,
00:21:38on a pu déposer
00:21:39le permis de construire
00:21:39il n'y a que deux mois.
00:21:41Mais c'est toutes les démarches
00:21:42qu'il y a avant à faire.
00:21:43Parce que, bon,
00:21:44on parle des assurances.
00:21:45Oui, des assurances.
00:21:45Oui, mais vous n'en bénéficiez pas,
00:21:47vous,
00:21:47d'un mois de construction
00:21:48à l'identique ?
00:21:50Ah ben non.
00:21:50Non, moi, je...
00:21:51Donc, vous êtes soumis
00:21:52au délai d'usage.
00:21:55Oui, au délai d'usage.
00:21:56Mais bon, comme je vous dis,
00:21:57toutes les démarches avant
00:21:58sont très longues à faire.
00:22:00Oui, mais dans le délai d'usage,
00:22:02vous avez des procédures,
00:22:03notamment cette procédure
00:22:04de deux mois,
00:22:06qui donnent soumission
00:22:08à votre voisinage,
00:22:12du moins le droit
00:22:13d'objecter le permis de construire.
00:22:14Oui, c'est ça.
00:22:14Ce sont les délais d'opposition.
00:22:15Oui, ce sont les délais d'opposition,
00:22:17effectivement.
00:22:18Oui.
00:22:19C'est tout ce qu'il y a avant.
00:22:20C'est tout ce qu'il y a avant.
00:22:21Toutes les démarches à faire avant
00:22:24sont très longues.
00:22:25Oui, monsieur a raison.
00:22:26En fait, c'est l'instruction du permis
00:22:27qui prend du temps,
00:22:28effectivement.
00:22:46Est-ce que vous demandez
00:22:50à Sébastien Lecornu
00:22:51d'avoir les mêmes dispositions
00:22:53que celles qu'il a proposées
00:22:55hier en Gironde,
00:22:56si toutefois il y parvenait ?
00:22:59Ah, mais c'est pas ça
00:23:00que je demande.
00:23:00Je demande qu'on simplifie
00:23:01toutes les démarches
00:23:02depuis le départ.
00:23:04C'est tout.
00:23:05Que tout soit simplifié
00:23:06depuis le départ.
00:23:07Qu'on ne soit pas obligé
00:23:08à...
00:23:08Parce que les assurances,
00:23:10c'est les assurances,
00:23:11ils vous relogent
00:23:11pendant un an.
00:23:13Mais obligatoirement,
00:23:14dès le départ,
00:23:14il savait très bien
00:23:15qu'au minimum,
00:23:16il y en a pour deux ans
00:23:17avant de commencer
00:23:18à reconstruire la maison.
00:23:19Donc là, bientôt,
00:23:20vous n'avez plus de logement.
00:23:22Mais heureusement,
00:23:23moi, je me suis mis
00:23:24mon bilhomme sur mon terrain.
00:23:25Ah oui.
00:23:26Vous avez été prévoyant,
00:23:27Foulon.
00:23:28Oui, oui.
00:23:29Merci beaucoup.
00:23:29Laurent, je vous embrasse
00:23:30très fort.
00:23:31Faites bien attention à vous
00:23:32et prenez soin surtout
00:23:33de vous et de vos proches.
00:23:34Au 0826 300 300,
00:23:36vous nous appelez,
00:23:37vous réagissez évidemment.
00:23:38Dans un instant,
00:23:39sur Sud Radio,
00:23:40on va revenir sur cette
00:23:42non-annonce
00:23:43de candidature
00:23:45à l'élection présidentielle.
00:23:46Et c'est si rare,
00:23:46mesdames et messieurs,
00:23:47qu'il faut le préciser.
00:23:49Oui, on a un homme politique
00:23:51qui ne veut pas aller
00:23:53à la présidentielle.
00:23:54Moi, je vous avoue
00:23:55que ça m'a provoqué
00:23:57quelques émotions.
00:23:59Gérald Darmanin
00:24:00qui rejoint
00:24:01Édouard Philippe
00:24:02et qui, du coup,
00:24:04refuse d'aller
00:24:05à la candidature
00:24:06à l'élection présidentielle.
00:24:08On en parle dans un instant.
00:24:09Si ça vous fait réagir,
00:24:10appelez-nous
00:24:10au 0826 300 300.
00:24:13Sud Radio.
00:24:14Son à retrouver sur Sud Radio
00:24:16et sudradio.fr,
00:24:16bien évidemment.
00:24:18De retour sur notre plateau
00:24:19avec nos débatteurs,
00:24:20mais avant,
00:24:20un point sur ce que vous nous dites
00:24:22sur les réseaux sociaux
00:24:23de Sud Radio
00:24:24avec vous,
00:24:24Elvine Defazio.
00:24:25Oui, alors sur la question
00:24:26de l'État,
00:24:27en fait-il assez
00:24:28pour aider les sinistrés ?
00:24:29Il y a beaucoup de réactions.
00:24:30J'imagine, oui.
00:24:31Il y a Loulou
00:24:33qui nous dit
00:24:33absolument pas
00:24:3412 millions,
00:24:35c'est vraiment réellement
00:24:36dérisoire.
00:24:36Sur Youtube,
00:24:37vous êtes nombreux à réagir.
00:24:38Notamment,
00:24:39l'État n'a rien fait.
00:24:39Au contraire,
00:24:40il s'est opposé
00:24:41aux inactifs des particuliers,
00:24:43on nous dit.
00:24:45Notamment,
00:24:45on attend encore
00:24:46beaucoup plus de l'État.
00:24:48L'État doit absolument
00:24:49nous aider.
00:24:49Bref,
00:24:50beaucoup attendent
00:24:51beaucoup plus
00:24:51de ce qu'a proposé
00:24:52jusqu'à présent l'État.
00:24:53Je crois qu'on attend
00:24:54toujours beaucoup plus.
00:24:55Emmanuel Brison,
00:24:56tout à l'heure,
00:24:57débattait sur le plateau
00:24:57qui est toujours là,
00:24:58nous disait
00:24:59qu'il ne fallait pas trop
00:25:01Merci Elvine de Fazio.
00:25:03Vous revenez
00:25:03dès qu'on a
00:25:05des réactions
00:25:06sur les réseaux sociaux.
00:25:07On veut vous donner
00:25:08un nouveau rendez-vous
00:25:09tous les jours
00:25:10à partir de 11h
00:25:11parce que
00:25:12c'est l'été
00:25:13et quand on est
00:25:15en vacances
00:25:16ou pas forcément
00:25:17mais en tout cas
00:25:17on est forcément au calme
00:25:18un peu plus
00:25:19que le reste du temps,
00:25:20c'est aussi le temps
00:25:22de prendre du recul.
00:25:24Et il y a
00:25:25ces discours
00:25:26de l'histoire
00:25:27qui ont marqué
00:25:29des époques
00:25:29et qui aujourd'hui
00:25:30ont une résonance
00:25:31toute particulière
00:25:32ce rendez-vous
00:25:34vous ne pourrez plus dire
00:25:34qu'on ne vous l'avait pas dit.
00:25:36Antoine Dizy,
00:25:37racontez-nous
00:25:38aujourd'hui
00:25:38on part en 2002
00:25:39retour un peu en arrière
00:25:40avec Jacques Chirac.
00:25:42Exactement,
00:25:42c'était il y a
00:25:43un quart de siècle
00:25:44en 2002
00:25:45au sommet de la terre
00:25:46à Johannesburg.
00:25:46Jacques Chirac
00:25:47ouvre son discours
00:25:48par une phrase
00:25:48qui va rester dans les mémoires
00:25:50un avertissement
00:25:51sur l'urgence climatique
00:25:52devenu presque
00:25:53une formule historique
00:25:54aujourd'hui.
00:25:54Notre maison
00:25:56brûle
00:25:56et nous regardons
00:25:58ailleurs.
00:25:59Nous ne pourrons pas dire
00:26:00que nous ne savions pas.
00:26:0324 ans plus tard
00:26:04difficile de dire
00:26:05que nous ne savons pas.
00:26:07Canicule,
00:26:07incendie,
00:26:08sécheresse,
00:26:09inondation,
00:26:10les effets du dérèglement
00:26:11climatique
00:26:11occupent désormais régulièrement
00:26:12notre actualité.
00:26:14La phrase
00:26:14elle n'a pas vraiment vieilli.
00:26:16La question aujourd'hui
00:26:17c'est peut-être
00:26:18de savoir si
00:26:18cette fois on regardera
00:26:19enfin.
00:26:22Antoine Dizy
00:26:23et on reviendra demain
00:26:24avec un autre
00:26:26discours d'histoire
00:26:27dans
00:26:27vous ne pourrez plus dire
00:26:28qu'on ne vous l'avait pas dit.
00:26:30Emmanuel Brisson
00:26:31justement
00:26:32Jacques Chirac
00:26:33c'est quand même
00:26:33un peu
00:26:34l'histoire
00:26:35de votre camp politique ?
00:26:37Bien sûr tout à fait
00:26:38pour moi Jacques Chirac
00:26:39ça me parle énormément
00:26:40je trouve que c'est
00:26:41un des derniers
00:26:41grands présidents
00:26:42qu'on a eu
00:26:43et d'ailleurs
00:26:44ma famille politique
00:26:45depuis Chirac
00:26:46puis depuis Nicolas Sarkozy
00:26:48n'a pas forcément
00:26:49inventé une seule idée
00:26:50et n'a décliné
00:26:51que des mesures techniques
00:26:52dans absolument
00:26:53tous les domaines
00:26:54donc oui moi je suis
00:26:55nostalgique
00:26:55de ces années-là.
00:26:57Georges Parastatis
00:26:58Oui
00:26:59quelle est votre question ?
00:27:00Ma question c'est
00:27:01est-ce que ça vous fait
00:27:03réagir
00:27:04ce que Jacques Chirac
00:27:05disait en 2002 ?
00:27:06Mais il avait raison
00:27:07c'était un homme sérieux
00:27:08il avait raison
00:27:09on n'en a plus
00:27:10des Jacques Chirac
00:27:11qu'est-ce que vous voulez
00:27:12qu'on dise ?
00:27:13Il a tout anticipé
00:27:16et on me parle
00:27:17des Sarkozy
00:27:19ou des Actuels
00:27:19non c'est
00:27:20à côté c'est des Mickey Mouse
00:27:22non mais à côté
00:27:23c'est des Mickey Mouse
00:27:24non mais d'accord
00:27:24mais moi je vous dis
00:27:25ce que je pense
00:27:27ceux qui sont aujourd'hui
00:27:28au pouvoir
00:27:29sont des Mickey Mouse
00:27:30à côté de Jacques Chirac
00:27:32ou tous les Jacques Chirac
00:27:33qu'on a connus
00:27:33voilà
00:27:34si on avait un Jacques Chirac
00:27:35ou un François Mitterrand
00:27:37même si j'étais pas d'accord
00:27:38avec lui
00:27:38au pouvoir
00:27:39peut-être qu'on n'en serait pas là
00:27:40mais bon
00:27:41on a des gens
00:27:42qui pensent qu'à avoir une place
00:27:43qui a avoir du pouvoir
00:27:45et qui pensent qu'à eux
00:27:47oui il a dit
00:27:48la maison brûle
00:27:49et il aurait aussi pu dire
00:27:50la maison prend l'eau
00:27:52donc qui selon moi
00:27:53sont effectivement
00:27:54les deux enjeux
00:27:55qui attend
00:27:56à ce moment-là
00:27:56la maison prenait pas l'eau
00:27:57c'est pour ça qu'il l'a pas dit
00:27:58donc il a oublié de dire ça
00:28:00ce sont les vrais enjeux
00:28:02un autre de votre famille politique
00:28:04en tout cas
00:28:04avant qu'il ne la quitte
00:28:06Gérald Darmanin
00:28:07Emmanuel
00:28:10Gérald Darmanin
00:28:10vous voulez vraiment
00:28:11qu'on parle de Gérald Darmanin ?
00:28:13ben oui justement
00:28:13on va en parler
00:28:14c'est encore moi
00:28:15qui pose les sujets
00:28:16madame
00:28:19Gérald Darmanin
00:28:19qui fait
00:28:21une annonce
00:28:22qui finalement
00:28:23n'en est pas
00:28:24enfin si
00:28:25mais non
00:28:25il n'annonce pas
00:28:27qu'il va à la présidentielle
00:28:28et ça c'est surprenant
00:28:30parce qu'on s'y attendait
00:28:31on s'attendait
00:28:32enfin pas à ça
00:28:32voilà
00:28:33écoutez vous avez raison
00:28:34on est le mardi 18 août
00:28:36et tous les français
00:28:37ce matin
00:28:38se sont réveillés
00:28:39en disant
00:28:39vite vite
00:28:40je veux savoir
00:28:40qui soutient
00:28:41Gérald Darmanin
00:28:42non mais plus sérieusement
00:28:43je pense que ce sujet
00:28:44n'intéresse personne
00:28:45à part l'intelligentsia parisienne
00:28:47et vous les journalistes
00:28:48parce qu'après tout
00:28:49l'été il n'y a pas
00:28:49beaucoup de sujets
00:28:50donc il faut bien en trouver
00:28:52et pendant ce temps là
00:28:53est-ce qu'elle est en train
00:28:54de nous attaquer là ?
00:28:56un petit peu
00:28:56non mais
00:28:58franchement
00:28:58les français
00:29:00sont complètement
00:29:01hors de tout ça
00:29:02dans la vraie vie
00:29:03dans la vie
00:29:04des vrais français
00:29:05et bien on parle
00:29:06des incendies
00:29:07on en a parlé tout à l'heure
00:29:08on parle du pouvoir d'achat
00:29:10qui n'arrête pas
00:29:10de baisser
00:29:11et quand je vois
00:29:13honnêtement
00:29:13qu'en plein mois d'août
00:29:14on commence
00:29:15les mercatos
00:29:162027
00:29:17moi je trouve ça
00:29:18absolument ridicule
00:29:19et honnêtement
00:29:19si Gérald Darmanin
00:29:20avait un peu
00:29:21de sens politique
00:29:22il ne se rallierait pas
00:29:23au mois d'août
00:29:24parce qu'après tout
00:29:25tout le monde s'en fiche
00:29:25et on sait très bien
00:29:26en politique
00:29:27que les premiers
00:29:28qui rallient
00:29:28sont les moins bien servis
00:29:30mais il aurait organisé
00:29:32peut-être son ralliement
00:29:33en janvier
00:29:34février
00:29:34donc moi je trouve
00:29:36que cette annonce
00:29:37fait flop
00:29:38et honnêtement
00:29:40c'est à l'image
00:29:40de Gérald Darmanin
00:29:41Sarah Georgette
00:29:42ça fait flop ?
00:29:43Peut-être
00:29:44faudrait-il mesurer ça
00:29:46par un métrix
00:29:47objectif
00:29:48type sondage
00:29:49donc
00:29:49je mets effectivement
00:29:51peut-être
00:29:51le timing politique
00:29:53n'était pas
00:29:54tout à fait opportun
00:29:54pour l'annoncer
00:29:56même si nous sommes là
00:29:57pour le commenter
00:29:58alors commentons-le
00:29:59et disons peut-être
00:30:00que ça
00:30:01ça va participer
00:30:02au renforcement
00:30:04de la posture
00:30:05présidentielle
00:30:06d'Edouard Philippe
00:30:06et puis que vous dire
00:30:07d'autre ?
00:30:09Georges Parastotis
00:30:09il aurait fait prout
00:30:10c'est pareil
00:30:11c'est pas flop
00:30:13c'est ce que je crois
00:30:15il a pris les sondages
00:30:17il s'est dit
00:30:17qui c'est celui
00:30:18qui a la chance
00:30:19de l'emporter
00:30:20et je vais me rallier
00:30:21à lui pour être
00:30:22un futur premier ministre
00:30:23voilà
00:30:23en substance
00:30:24c'est flou
00:30:25et après il va nous parler
00:30:26bien sûr de responsabilité
00:30:28parce qu'ils n'ont que
00:30:29ce mot-là à la bouche
00:30:30mais s'ils ne comprennent pas
00:30:32que les français
00:30:32font un rejet
00:30:33de tout ce qui a touché
00:30:35de près ou de loin
00:30:36à la Macroniste
00:30:36et qu'ils sont
00:30:37complètement déconnectés
00:30:38oui mais ils le sont
00:30:39ils le sont
00:30:40là je vous rejoins
00:30:41entièrement
00:30:42est-ce qu'on peut quand même
00:30:43lui reconnaître
00:30:44à Gérald Darmanin
00:30:45une certaine forme
00:30:47vous disiez
00:30:48vous l'employez ce terme
00:30:49responsabilité
00:30:50puisqu'il décide
00:30:51de ne pas ajouter
00:30:52une énième candidature
00:30:54à toutes celles
00:30:55que nous avons déjà
00:30:55sur la table
00:30:56et notamment à droite
00:30:57je vais vous dire
00:30:58s'il avait une chance
00:30:59s'il avait une chance
00:31:00il aurait été candidat
00:31:01s'il avait une chance
00:31:02s'il aurait été candidat
00:31:03mais il avait cette chance
00:31:04ah bon ?
00:31:05qui c'est qui le dit ?
00:31:07globalement
00:31:07quand les sondages d'opinion
00:31:10lui donnent
00:31:11et lui crédit
00:31:11quelques points
00:31:12malgré tout
00:31:13quelques points
00:31:13oui pour arriver
00:31:14à un score d'humiliation
00:31:16non non
00:31:16il n'avait aucune chance
00:31:17je vais vous dire
00:31:19cette caste
00:31:20est habituée
00:31:21depuis des décennies
00:31:22à avoir des chauffeurs
00:31:23à avoir des assistants
00:31:25et en fait
00:31:25ils vont regarder
00:31:26les sondages
00:31:28qui sera le mieux placé
00:31:29parce qu'ils ne veulent pas
00:31:30perdre leur place
00:31:30c'est tout
00:31:31et en attendant
00:31:32ils n'inventent pas
00:31:33une seule idée
00:31:34ils sont paniqués
00:31:35à ce qu'on ait
00:31:36un second tour
00:31:37Mélenchon-Le Pen
00:31:38et ils vont tout faire
00:31:39pour s'unir
00:31:40pour garder
00:31:41leurs petits privilèges
00:31:42et on ne sait même pas
00:31:43ce qu'ils pensent
00:31:44moi je suis désolée
00:31:45mais quand j'écoute
00:31:46Jean-Luc Mélenchon
00:31:46je l'entends parler
00:31:47de la Nouvelle France
00:31:48de la Palestine
00:31:49il a des sujets
00:31:50quand j'écoute Marine Le Pen
00:31:52elle va vous parler
00:31:52de pouvoir d'achat
00:31:53d'immigration
00:31:54mais les autres partis politiques
00:31:56moi je trouve
00:31:57qu'ils ne proposent
00:31:58absolument rien
00:31:59à vous entendre
00:31:59on dirait presque
00:32:00que vous allez prendre parti
00:32:01pour l'un ou pour l'autre
00:32:02Manuel Brisson
00:32:03alors même que vous êtes républicaine
00:32:04ah non justement
00:32:05moi je ne prends parti
00:32:06pour personne
00:32:06je vous dis juste
00:32:07que je suis dégoûtée
00:32:08et que je comprends aujourd'hui
00:32:09pourquoi les français
00:32:10ne votent plus
00:32:10je comprends pourquoi
00:32:11les français ne veulent plus
00:32:12s'engager dans les partis politiques
00:32:14et au bout d'un moment
00:32:15il faudrait peut-être
00:32:16se remettre en question
00:32:16je rappelle
00:32:17vous êtes président
00:32:18d'un mouvement de jeunesse
00:32:19attendez
00:32:20monsieur le disait tout à l'heure
00:32:21depuis Jacques Chirac
00:32:22qu'on n'a pas eu
00:32:22de grande figure politique
00:32:23sur cela
00:32:24je le rejoins un peu
00:32:26moi j'ai l'impression
00:32:26qu'on n'a que des troisièmes couteaux
00:32:28des troisièmes couteaux
00:32:29qui ne travaillent absolument plus
00:32:31et au bout d'un moment
00:32:32ça suffit
00:32:33il faudrait peut-être
00:32:33renouveler les visages
00:32:35et commencer à travailler
00:32:36non c'est pas des couteaux
00:32:37c'est des figurines en papier
00:32:39même pas
00:32:40qu'ils soient déconnectés
00:32:41on le sait
00:32:42ils pensent que
00:32:42mais est-ce que les français
00:32:43sont connectés
00:32:45parce que si les français
00:32:46revotent pour eux
00:32:47ils sont capables de revoter
00:32:48en disant
00:32:49j'ai peur de celui-ci
00:32:49j'ai peur de celui-là
00:32:50s'ils revotent
00:32:52pour un
00:32:53qui est de leur politique
00:32:55d'avoir de la macronique
00:32:56ils ne viennent plus
00:32:57à nouveau se plaindre
00:32:58sur les radios
00:32:59sur les chaînes télé
00:33:00dans les rues
00:33:00qu'ils ne viennent plus se plaindre
00:33:01s'ils revotent
00:33:02parce qu'ils l'ont fait deux fois
00:33:03pour monsieur Macron
00:33:04on verra bien
00:33:05si les français
00:33:05sont connectés
00:33:06ou déconnectés
00:33:07est-ce que
00:33:07le front républicain
00:33:09fonctionnera encore ?
00:33:11c'est un georgette ?
00:33:12je n'ai pas de boule de cristal
00:33:15en revanche
00:33:16peut-être pour
00:33:17rebondir
00:33:18ça a fonctionné en 2024
00:33:18malgré tout
00:33:19le front républicain
00:33:20on pensait
00:33:20que ça allait être
00:33:21une rasia
00:33:21pour le rassemblement national
00:33:23que
00:33:24Jordan Bardella
00:33:25allait finir
00:33:27premier ministre
00:33:27et puis
00:33:28finalement non
00:33:29alors oui
00:33:30ils ont gagné
00:33:31plus 50 députés
00:33:32à l'assemblée nationale
00:33:33mais
00:33:33qu'est-ce que ça veut dire
00:33:35aujourd'hui
00:33:35faire front républicain
00:33:37si ce n'est
00:33:38pour voter
00:33:39de continuer
00:33:40à voter
00:33:40pour le parti
00:33:41qui a déjà été élu
00:33:42ou en tout cas
00:33:42pour la figure politique
00:33:43qui avait déjà été élu
00:33:44au suffrage universel direct
00:33:46juste avant
00:33:46est-ce que
00:33:47front républicain
00:33:49maintenant peut-être
00:33:49on pourrait
00:33:50c'est un mot
00:33:51un peu galvaudé
00:33:52et réfléchir
00:33:53à quel est le projet
00:33:54politique des français
00:33:55et sont-ils
00:33:56effectivement
00:33:56peut-être connectés
00:33:57aux enjeux
00:33:58qui sont les leurs
00:33:59dans les prochaines années
00:34:00et peut-être que
00:34:01les candidats
00:34:03gagneraient
00:34:03à parler vrai
00:34:05et à dire
00:34:06des vérités
00:34:06qui fâchent
00:34:07plutôt que
00:34:08de rester effectivement
00:34:09dans cette posture
00:34:11électorale
00:34:11Emmanuel Brisson
00:34:12non
00:34:13le front républicain
00:34:14ne fonctionnera plus
00:34:15cette fois-ci
00:34:16en 2024
00:34:17lors des élections
00:34:18législatives
00:34:19on a quand même
00:34:20volé la victoire
00:34:21au rassemblement national
00:34:22et aujourd'hui
00:34:23les français sont en colère
00:34:24on l'a vu
00:34:25lors des élections
00:34:27municipales
00:34:27ils ont gagné
00:34:28de plus en plus
00:34:29de mairies
00:34:30il y a une adhésion
00:34:31il y a même
00:34:31une adhésion
00:34:32de la bourgeoisie
00:34:33qui à l'époque
00:34:34votait à droite
00:34:35qui aujourd'hui
00:34:36vote rassemblement national
00:34:37donc les digues
00:34:38sont en train
00:34:40justement
00:34:40de basculer
00:34:42et moi je pense
00:34:43qu'honnêtement
00:34:43si la droite
00:34:45ne se remet pas
00:34:47rapidement
00:34:47en question
00:34:48on peut assister
00:34:50en 2027
00:34:51à une victoire
00:34:51de Marine Le Pen
00:34:53honnêtement
00:34:54Marine Le Pen
00:34:55aujourd'hui
00:34:55ne fait plus peur
00:34:56aux français
00:34:56d'ailleurs
00:34:57elle a été crédibilisée
00:34:58je trouve
00:34:59par la campagne
00:35:00d'Éric Zemmour
00:35:00qui avait une campagne
00:35:02qui était beaucoup
00:35:03plus offensive
00:35:03qui parlait lui
00:35:04systématiquement
00:35:05des immigrations
00:35:06et on a rendu
00:35:07Marine Le Pen
00:35:08beaucoup plus sympathique
00:35:10et on l'a vu
00:35:11il y a quelques semaines
00:35:13Marine Le Pen
00:35:14n'a pas perdu
00:35:14un point
00:35:15dans les sondages
00:35:16alors que
00:35:17tous les autres candidats
00:35:18sont dans un mouchoir
00:35:19de poche
00:35:20donc oui
00:35:21je pense que
00:35:22le franc républicain
00:35:23ne fonctionne plus
00:35:24Allez
00:35:25on revient
00:35:25dans un instant
00:35:26sur Sud Radio
00:35:26si vous voulez réagir
00:35:270826
00:35:28303
00:35:29toujours sur Sud Radio
00:35:31pour les débats
00:35:31de l'été
00:35:3210h
00:35:3213h
00:35:33il est 11h
00:35:34passé de
00:35:3416 minutes
00:35:36et si vous nous rejoignez
00:35:37merci de votre fidélité
00:35:39vous nous appelez
00:35:39au 0826
00:35:40300
00:35:40300
00:35:41avec
00:35:42mes débatteuses
00:35:43et débatteurs
00:35:44je suis content
00:35:44de pouvoir le mettre
00:35:45au féminin davantage
00:35:46aujourd'hui
00:35:46parce que le féminin
00:35:47l'emporte
00:35:48sur Sud Radio
00:35:48ce matin
00:35:49puisque nous avons
00:35:50Emmanuel Brisson
00:35:51on a Sarah Georgette
00:35:52et on a Georges Parastatis
00:35:54vous êtes le seul
00:35:55le seul mâle
00:35:57autour de cette table
00:35:57à part moi
00:35:58évidemment
00:36:04Georges
00:36:04sur le dépôt
00:36:06de préavis de grève
00:36:08intervenu
00:36:10vendredi dernier
00:36:11de EasyJet
00:36:12compagnie aérienne
00:36:13à la demande
00:36:14de ses syndicats
00:36:15personnels
00:36:16navigants
00:36:17commerciaux
00:36:17qui voudraient
00:36:18un alignement
00:36:19de leur situation
00:36:21de travail
00:36:22notamment de pouvoir
00:36:23être déclenchés
00:36:24un peu plus en amont
00:36:25sur des missions
00:36:26des rotations
00:36:27comme on les appelle
00:36:28dans le métier
00:36:28aéronautique
00:36:30un peu plus tôt
00:36:31à l'instar
00:36:32de ce qui est fait
00:36:33pour les personnels
00:36:35navigants techniques
00:36:36c'est-à-dire
00:36:37les pilotes
00:36:37qui eux
00:36:38peuvent s'organiser
00:36:39et cette question
00:36:41qu'on vous pose
00:36:42est-ce que
00:36:43vous trouvez normal
00:36:44que les transporteurs
00:36:46qu'ils soient aériens
00:36:48ferroviaires
00:36:49puissent
00:36:51systématiquement
00:36:51poser grève
00:36:52pendant les périodes
00:36:54où vous rentrez
00:36:55de vacances
00:36:56où vous partez
00:36:57de vacances
00:36:58ce préavis
00:36:58court jusqu'au
00:36:592 septembre
00:37:00Emmanuel Brisson
00:37:02Chaque année
00:37:03c'est la même chose
00:37:04EasyJet
00:37:05la SNCF
00:37:05ils font toujours grève
00:37:07pendant les vacances
00:37:08ils font grève
00:37:08pendant les vacances
00:37:09d'été
00:37:10ils font grève
00:37:10à Noël
00:37:11et en fait
00:37:12ils pénalisent qui ?
00:37:13Ils vont pénaliser
00:37:14la France des Zonés de Jean
00:37:15ils vont pénaliser
00:37:16les classes moyennes
00:37:18ils vont pénaliser
00:37:19les français
00:37:20qui souffrent
00:37:21qui ont économisé
00:37:22toute l'année
00:37:23pour payer des vacances
00:37:24à leurs enfants
00:37:25et moi je trouve
00:37:26que c'est un peu
00:37:27indécent
00:37:28et honnêtement
00:37:28ça n'arrange personne
00:37:30ni les conditions
00:37:31des travailleurs
00:37:32de la SNCF
00:37:33et des EJET
00:37:34et encore moins
00:37:36justement
00:37:36les français
00:37:38Jean-Jet
00:37:39si j'ai bien noté
00:37:40ce que vous me dites
00:37:41c'est qu'en fait
00:37:41les PNC
00:37:42voudraient être déclenchés
00:37:43en même temps
00:37:44que les PNT
00:37:44sur les rotations
00:37:45est-ce que vraiment
00:37:46cela nécessitait
00:37:47un préavis de grève ?
00:37:49Est-ce qu'on peut-être
00:37:49on ne peut pas s'organiser
00:37:50avec les RH
00:37:51ou les directions internes
00:37:52pour résoudre ce problème
00:37:53et ne pas venir
00:37:54l'étaler sur la place publique ?
00:37:56plus en tout cas
00:37:57de considérations
00:37:58notamment pour pouvoir
00:37:59s'organiser
00:38:00etc.
00:38:01Et visiblement
00:38:02chez EJET France
00:38:04les personnels
00:38:06navigants commerciaux
00:38:07comme nous le disait
00:38:08notre invité
00:38:08la semaine passée
00:38:09sur cette antenne
00:38:11expliquaient
00:38:12que c'était compliqué
00:38:14de s'organiser
00:38:14de pouvoir aller
00:38:15chercher ses enfants
00:38:16à l'école
00:38:16ou les déposer
00:38:17et donc
00:38:18ils réclament
00:38:19un alignement
00:38:20entre leur situation
00:38:22de travail
00:38:23et celle des pilotes.
00:38:24Ce gouvernement
00:38:24de la terreur
00:38:25chez les transporteurs
00:38:27c'est assez détestable
00:38:28vous verriez
00:38:29vous des salariés
00:38:31d'études notariales
00:38:33faire grève
00:38:33pour que leur patron
00:38:35organise mieux
00:38:37les horaires de travail
00:38:38Mais ça n'aurait pas
00:38:38les mêmes conséquences
00:38:39en tout cas
00:38:39sur les françaises
00:38:40et les françaises
00:38:41C'est de la terreur
00:38:42Voilà c'est de la terreur
00:38:44Georges Parastatiste
00:38:44Non la terreur
00:38:45c'est autre chose
00:38:46la terreur
00:38:46c'est de pouvoir
00:38:47mettre une bombe
00:38:47quelque part
00:38:48et de dire
00:38:48je vais mettre une bombe
00:38:49ne circuler plus
00:38:50Non
00:38:52soyons mesurés
00:38:53l'erreur c'est autre chose
00:38:54C'est quoi le principe
00:38:55d'une grève ?
00:38:56C'est de gêner
00:38:57Donc c'est normal
00:38:58que quand quelqu'un
00:38:59fait grève
00:39:00il la fasse
00:39:01à un moment
00:39:02où il gêne
00:39:04Non non
00:39:04c'est la définition
00:39:05de la grève
00:39:06Si on fait grève
00:39:07à un moment
00:39:07où on ne gêne pas
00:39:08ce n'est plus une grève
00:39:09C'est une simagrée
00:39:12Là une grève
00:39:13c'est ce moment
00:39:14où on gêne
00:39:14C'est l'homme de gauche
00:39:15qui dit ça
00:39:15Georges Parastatiste
00:39:17Gêner
00:39:18oui
00:39:18mais vous gênez
00:39:19ceux qui vous posent problème
00:39:20pas ceux qui
00:39:21a priori
00:39:22vous donnez du travail
00:39:23Ah oui mais d'accord
00:39:24Ford disait
00:39:25que votre patron
00:39:27ce n'est pas celui
00:39:28qui est au-dessus de vous
00:39:29hiérarchiquement parlant
00:39:30c'est le client
00:39:30Si demain vous n'avez plus
00:39:31le client
00:39:31vous n'avez plus de boulot
00:39:32Oui non mais
00:39:33ce n'est pas du tout
00:39:34la même chose
00:39:51Quand même
00:39:52Anthony je ne connais pas
00:39:54Anthony je ne connais pas
00:39:55la problématique
00:39:56de ce poste
00:39:57mais tout ce que je sais
00:39:59c'est qu'une grève
00:40:00la définition d'une grève
00:40:02lorsqu'une personne
00:40:03décide d'une grève
00:40:04stratégiquement
00:40:04il l'a fait
00:40:06à tort ou à raison
00:40:07peu importe
00:40:08stratégiquement
00:40:08il l'a fait
00:40:10
00:40:10au moment
00:40:11où ça gêne le plus
00:40:13s'il doit choisir
00:40:14le moment
00:40:14où ça gêne le moins
00:40:15il sera même
00:40:16lui viré
00:40:17de son syndicat
00:40:17Moi j'en peux plus
00:40:20de ces syndicalistes
00:40:21de gauche
00:40:22qui n'arrêtent pas
00:40:22d'emmerder des français
00:40:23et qui font grève
00:40:25systématiquement
00:40:26au bout d'un moment
00:40:27ça suffit
00:40:28pourtant
00:40:28on a toujours
00:40:29des trains
00:40:30qui sont en retard
00:40:30on a des billets d'avion
00:40:32qui ne cessent d'exploser
00:40:33on peut faire des
00:40:34paris biaritz
00:40:35pour 600 euros
00:40:36et moi je ne trouve pas
00:40:37ça normal
00:40:37et on a quoi ?
00:40:39On a d'un autre côté
00:40:40Vous avez aussi une augmentation
00:40:40des billets de train
00:40:41Emmanuel Brisson
00:40:42parfois l'avion est moins cher
00:40:43que le train
00:40:44et même très souvent
00:40:44Attendez
00:40:45le train il y a toujours
00:40:464 heures de retard
00:40:47c'est super cher
00:40:48il n'y a rien qui fonctionne
00:40:50la climatisation
00:40:51ne fonctionnait pas
00:40:51pendant la période
00:40:52de canicule
00:40:53les wagons bars
00:40:53étaient fermés
00:40:54et après on a quoi ?
00:40:56On a les mecs
00:40:56qui travaillent à la SNCF
00:40:58qui font faire grève
00:40:58alors qu'ils ont
00:40:59une 11 semaines de vacances
00:41:00enfin c'est pas normal
00:41:01on est un pays
00:41:02qui ne veut pas bosser
00:41:03et à chaque fois
00:41:04ils sont toujours
00:41:05dans la rue
00:41:06mais vraiment
00:41:06Vous ne pouvez pas dire ça
00:41:07On est le pays
00:41:09où il y a le plus de grève
00:41:10évidemment qu'on peut dire ça
00:41:11Non mais c'est très politique
00:41:12ce que vous dites
00:41:13Vous êtes de gauche
00:41:14évidemment vous êtes politique
00:41:16D'abord vous ne savez pas
00:41:17ce que je vote
00:41:19quel est mon bord politique
00:41:20Vous n'êtes pas de droite ?
00:41:22Pas de la droite
00:41:23que vous représentez en tout cas
00:41:24Je ne cherche pas
00:41:25Qui est un peu ramollo
00:41:26et qui à mon avis
00:41:27fait des beaux discours
00:41:28mais aucun acte
00:41:31Vous ne pouvez pas toujours
00:41:32vous en prendre au même
00:41:33Moi je ne suis pas forcément
00:41:34pour la grève
00:41:35que ce soit
00:41:35et j'y jette ailleurs
00:41:36je suis profession libérale
00:41:37mais vous ne pouvez pas
00:41:38toujours vous en prendre au même
00:41:39Est-ce que vous comprenez
00:41:40que vous ne pouvez pas dire
00:41:41à un ouvrier
00:41:42ça gêne les français
00:41:43ceux qui partent en vacances
00:41:45ne faites pas grève
00:41:46et ne pas dire
00:41:47à celui
00:41:47qui a un grand capital
00:41:49qui fait des montages
00:41:50pour faire des évasions fiscales
00:41:51de ne pas le faire
00:41:52Mais en quoi faire grève
00:41:53ça va faire avancer leurs droits
00:41:54Je ne sais pas
00:41:58La question qu'on m'a posée
00:41:59Est-ce que vous trouvez
00:42:01normal qu'une grève
00:42:03soit faite au moment
00:42:04où elle gêne le plus ?
00:42:05J'ai répondu
00:42:06que c'est la définition
00:42:07de la grève
00:42:08Au moment qu'il gêne le plus
00:42:10tout est peut-être
00:42:11dans le plus
00:42:12Georges Parastatis
00:42:13Vous entendez quand même
00:42:15vous avez économisé
00:42:16pour certaines familles
00:42:17toute l'année
00:42:17pour pouvoir partir en vacances
00:42:19Et là vous arrivez
00:42:20à l'aéroport
00:42:21ou à la gare
00:42:21et on vous dit
00:42:22votre train est annulé
00:42:24votre avion est annulé
00:42:25Donc soit vous prenez
00:42:26la solution qu'on vous donne
00:42:28de substitution
00:42:28quand elle existe
00:42:29Soit on vous rembourse
00:42:30Vous prenez une autre compagnie
00:42:32où vous démouvriez
00:42:34par vos propres moyens
00:42:34ce qui généralement
00:42:35va vous coûter
00:42:35beaucoup plus cher
00:42:36à la dernière minute
00:42:37C'est ça aussi
00:42:38qu'on met en exergue
00:42:39dans cette question
00:42:40On est d'accord
00:42:40C'est gênant
00:42:42C'est horrible
00:42:43Mais la question n'était pas
00:42:44est-ce que c'est gênant
00:42:45c'est horrible
00:42:45La question était
00:42:46est-ce que vous êtes étonné
00:42:47qu'une grève soit faite
00:42:48au moment où ça gêne le plus
00:42:50C'est comme si vous me demandiez
00:42:51Appelez-nous 0826 300 300
00:42:52pour réagir
00:42:53Dites-nous ce que vous en pensez
00:42:54Parce que j'ai le sentiment
00:42:55qu'on n'est pas d'accord
00:42:56Sarah Georgette
00:42:57On ne vous a pas entendu
00:42:58encore sur cette question-là
00:42:59Vraiment
00:43:01Moi je pense que
00:43:02le motif de grève
00:43:03est dévoyé
00:43:04La grève ça a été instauré
00:43:05pour assurer
00:43:06et conquérir
00:43:08des libertés fondamentales
00:43:09à une époque
00:43:10où il le fallait
00:43:11Où il fallait arrêter
00:43:12le travail des enfants
00:43:13Il fallait préserver
00:43:14les salariés vulnérables
00:43:16Aujourd'hui c'est dévoyé
00:43:17Aujourd'hui on fait une grève
00:43:19pour des histoires
00:43:19d'emploi du temps
00:43:21C'est disproportionné
00:43:22C'est handicapant
00:43:24Et pour des familles
00:43:26qui vont se retrouver
00:43:27dans l'embarras
00:43:28avec les enfants
00:43:29à ramener
00:43:29la rentrée
00:43:31les parents
00:43:31les valises
00:43:32Excusez-moi
00:43:33mais oui
00:43:34c'est totalement dévoyé
00:43:35et disproportionné
00:43:37On a Anthony à la réalisation
00:43:38de cette émission
00:43:39qui me dit
00:43:39moi on a annulé
00:43:40mon TGV ce week-end
00:43:42à cause d'une clim en panne
00:43:44Voilà
00:43:44Manuel Brisson
00:43:45On est un pays
00:43:46qui se tirement dise
00:43:47honnêtement
00:43:48il faut arrêter
00:43:49d'accepter l'inacceptable
00:43:50Je suis désolée
00:43:51mais aujourd'hui
00:43:52quand on a des salariés
00:43:53qui ont 11 semaines
00:43:53de vacances
00:43:54qui peuvent partir
00:43:55tôt du travail
00:43:56qui ont des bonnes conditions
00:43:57de travail
00:43:57ils n'ont pas à faire grève
00:43:59Moi j'aimerais bien
00:43:59qu'on revienne un peu
00:44:00dans les années 50
00:44:02où là c'était difficile
00:44:03où on entendait
00:44:04nos grands-parents
00:44:04qu'ils ne se plaignaient jamais
00:44:06Aujourd'hui
00:44:07on a une France
00:44:08qui se plaint systématiquement
00:44:09et qui ne veut plus bosser
00:44:11Les Français
00:44:12ils veulent quoi ?
00:44:12Ils veulent toucher les allocs
00:44:14ils veulent partir en vacances
00:44:16et ils ne veulent plus travailler
00:44:18Vous n'avez pas toujours
00:44:19des bonnes conditions de travail
00:44:20si je dois vous apporter
00:44:21quand même un peu de contradictions
00:44:22Vous avez quand même
00:44:23des métiers à risque
00:44:24parmi notamment
00:44:25les cheminots
00:44:25qui pour certains
00:44:27se font insulter
00:44:28agresser
00:44:29etc.
00:44:30et pas toujours
00:44:31pour de bonnes raisons
00:44:33Mais c'est métier à risque
00:44:33parce qu'il n'y a pas
00:44:44de bonnes raisons
00:44:44pour agresser quelqu'un
00:45:03parce qu'ils ont marre
00:45:04de vos discours
00:45:05qui sont déconnectés
00:45:06Vous avez un discours
00:45:07parce que c'est la majorité
00:45:08si ce n'est pas de l'opportunisme
00:45:10qu'est-ce que c'est ?
00:45:11Non mais moi je vis
00:45:12dans la vraie France
00:45:13mais moi je ne suis pas
00:45:14à Paris toute la journée
00:45:15dans le 7ème arrondissement
00:45:16moi je vois quand les Français souffrent
00:45:18et vous ne savez pas
00:45:19où je travaille
00:45:20si je travaille à Paris
00:45:21ou ailleurs
00:45:21tout à l'heure
00:45:22je prends le train
00:45:23pour aller à Besançon
00:45:24vous voyez ?
00:45:25Pour aider un dossier
00:45:25demain matin
00:45:26Très bien
00:45:26bravo pour vous
00:45:27Oui non mais vous ne savez pas
00:45:28ce que je fais comme travail
00:45:29mais moi je travaille
00:45:29Mais vous êtes avocat
00:45:30Oui oui
00:45:30On le sait
00:45:31on a à le dire
00:45:32Justement genre
00:45:33Non mais attendez
00:45:33vous ne prenez pas
00:45:34Vous êtes profession libérale
00:45:35Vous êtes profession libérale
00:45:36Vous êtes en train de dire
00:45:37que les TGV
00:45:39ça marche mal
00:45:40parce que voilà
00:45:41mais peut-être ça marche mal
00:45:42parce que ce pays est pauvre
00:45:44peut-être que ce pays est pauvre
00:45:45aussi
00:45:46en partie à cause des grèves
00:45:47mais en partie à cause
00:45:48de l'évasion fiscale
00:45:50à cause de vos protégés aussi
00:45:51C'est quoi le rapport ?
00:45:53Vous voulez quoi ?
00:45:54Que tous les riches quittent la France ?
00:45:55Et la France ira mieux ?
00:45:56Non mais alors je vais vous dire
00:45:58quelque chose
00:45:58que tous les riches quittent la France
00:46:00ou qu'ils ne la quittent pas
00:46:00ça sera pareil
00:46:01parce que dans l'état où on est
00:46:02c'est comme s'ils l'avaient quitté
00:46:03quand vous avez tout le capital ailleurs
00:46:05et vous ne l'avez pas ici
00:46:06c'est comme si vous l'aviez quitté
00:46:08Mais Georges
00:46:09Vous êtes profession libérale
00:46:10Vous devez vous faire de grève ?
00:46:12Vous ne gênez personne
00:46:13si ce n'est vos clients ?
00:46:14Je n'ai pas dit qu'il faut gêner les gens
00:46:16Vous m'avez posé une question
00:46:17est-ce que vous êtes étonné
00:46:18que stratégiquement ça se fasse
00:46:19au moment où ça gêne le plus ?
00:46:21C'est comme si vous me demandiez
00:46:21est-ce que vous êtes étonné
00:46:23qu'un colonel de l'armée ou général
00:46:25bombarde là où il fait le plus
00:46:26de soldats morts adverses ?
00:46:27Non je ne suis pas étonné
00:46:29stratégiquement
00:46:30c'est étudié pour
00:46:31maintenant
00:46:31est-ce que je suis d'accord ou pas ?
00:46:33C'est une autre question
00:46:35Dans un instant
00:46:36on revient sur l'antenne de Sud Radio
00:46:37si ça vous fait réagir
00:46:39comme Emmanuel Brisson
00:46:41comme Georges Parastatis
00:46:42ou Sarah Georgette
00:46:43vous nous appelez
00:46:43au 0826 300 300
00:46:45Sud Radio c'est votre antenne
00:46:48venez en prendre possession avec nous
00:46:49et puis on va revenir
00:46:51sur cette question
00:46:52que l'on se pose
00:46:53les crimes en France
00:46:55doivent-ils changer
00:46:57la manière dont ils
00:46:59sont jugés ?
00:47:01Est-ce que l'on peut continuer
00:47:02à dépénaliser
00:47:03les troubles psychiatriques ?
00:47:05Anthony Martin Smith
00:47:08Précisément
00:47:0911h30 sur Sud Radio
00:47:11merci de votre fidélité
00:47:12vous nous appelez
00:47:13au 0826 300 300
00:47:15si vous voulez réagir
00:47:16au sujet que nous abordons
00:47:17à l'antenne
00:47:17je crois d'ailleurs
00:47:18qu'on a une réaction
00:47:19dans un instant
00:47:20qu'on va prendre
00:47:20au standard de Sud Radio
00:47:21toujours avec mes débatteuses
00:47:24pardon Georges
00:47:24mais aujourd'hui
00:47:25vous êtes en
00:47:27infériorité numérique
00:47:29Emmanuel Brisson
00:47:30et puis Sarah
00:47:31Georgette Emmanuel
00:47:32vous êtes présidente
00:47:33du mouvement
00:47:35Vivement Demain
00:47:36exactement
00:47:36comme Michel Drucker
00:47:38qui lui dit
00:47:38Vivement Dimanche
00:47:39oui c'est un peu
00:47:40vous êtes tout jeune
00:47:41c'est aussi une ancienne
00:47:42campagne du RPR
00:47:43est-ce que vous avez
00:47:44un canapé rouge
00:47:44comme lui ?
00:47:45figurez-vous que oui
00:47:46j'ai un canapé rouge
00:47:47chez moi
00:47:47incroyable
00:47:48bon écoutez
00:47:49Sarah Georges
00:47:50vous avez un canapé rouge
00:47:51vous êtes avocate
00:47:52au barreau de Paris
00:47:53Georges Parastatis
00:47:54mon avocat
00:47:55en infériorité numérique
00:47:56vous êtes avocat pénaliste
00:47:57et ça va être très intéressant
00:47:58dans votre regard
00:47:59sur le sujet
00:48:00qu'on va aborder
00:48:00dans un instant
00:48:01sur la manière
00:48:02dont on traite
00:48:03la question du crime
00:48:05en France
00:48:05je le rappelle
00:48:05il y a trois degrés
00:48:07dans nos procédures judiciaires
00:48:09l'infraction
00:48:09le délit
00:48:10et le crime
00:48:11et on va s'intéresser
00:48:13contravention
00:48:14délit et crime
00:48:15vous avez dit infraction
00:48:16d'accord
00:48:17oui
00:48:18je ne vais pas
00:48:19vous contredire
00:48:19parce que là-dessus
00:48:20je n'ai pas le recul
00:48:20et la connaissance juridique
00:48:22qui est la vôtre
00:48:22mais en tout cas
00:48:24on va s'intéresser
00:48:25à la question
00:48:25de gérer les crimes
00:48:28et la pénalisation
00:48:28des troubles psychiatriques
00:48:30qui justement
00:48:31échappent
00:48:31à cette question
00:48:32de la peine pénale
00:48:34je crois qu'on a
00:48:35un appel
00:48:36au 0826 300 300
00:48:39Cédric de Béziers
00:48:40bonjour
00:48:41bonjour à toute l'équipe
00:48:42mesdames et messieurs
00:48:43je m'attendais
00:48:44à ce que ce soit Robert
00:48:44qui nous appelle
00:48:45Ménard
00:48:45mais non pas du tout
00:48:46c'est vous Cédric
00:48:47que c'est bien mieux
00:48:47non non
00:48:48j'adore Robert Ménard
00:48:50c'est pas le sujet
00:48:50ça peut être aussi bien
00:48:51alors dites nous
00:48:52Cédric
00:48:53ça vous fait réagir
00:48:53à ces histoires de grève
00:48:55ça me fait réagir
00:48:56parce que
00:48:57j'écoute
00:48:58madame Emmanuel
00:48:59qui dit qu'en fait
00:49:00la France
00:49:01je ne suis pas d'accord
00:49:03avec elle
00:49:04je fais partie
00:49:05des rares métiers
00:49:06où on fait
00:49:07plus de 60 heures
00:49:08semaine
00:49:08et aujourd'hui
00:49:10on est las
00:49:11de travailler
00:49:12pour payer des impôts
00:49:13c'est ça qui nous énerve
00:49:15un petit peu
00:49:15et je crois
00:49:16qu'il faudrait peut-être
00:49:17que les personnes
00:49:18qui sont politiques
00:49:18ou qui traînent
00:49:19politiquement parlant
00:49:20prennent une pioche
00:49:21une fois de temps en temps
00:49:22et qu'ils apprennent
00:49:23ce que le mot travailler
00:49:25veut dire
00:49:26on a un gros défaut
00:49:27et un gros problème
00:49:28dans notre pays
00:49:28c'est qu'en fait
00:49:29on a les feignants
00:49:30donc ceux qui ne vont pas travailler
00:49:32qui touchent le RSA
00:49:33qui touchent les aloques
00:49:33qui font des enfants
00:49:34et qui prennent du pognon
00:49:35avec notre argent à nous
00:49:37parce que c'est nous
00:49:37qui travaillons
00:49:38pour leur fournir cet argent
00:49:39et il y a les vrais travailleurs
00:49:40les gens qui se lèvent
00:49:41comme les boulangers
00:49:42comme moi les routiers
00:49:43comme toutes les personnes
00:49:44qui font bouger la France
00:49:46parce que c'est nous
00:49:46qui faisons bouger la France
00:49:47entre autres
00:49:48les boulangers
00:49:49les bouchers
00:49:50les maraîchers
00:49:51les agriculteurs également
00:49:53si on n'est pas là
00:49:54il n'y a pas de France
00:49:55et aujourd'hui
00:49:57quand il y a un droit de grève
00:49:58le droit de grève
00:49:58il est parce qu'il y a des choses
00:50:00qui ne vont pas
00:50:01je suis pour le droit de grève
00:50:03mais je suis pour le vrai droit de grève
00:50:05c'est à dire que nous
00:50:06en tant que routiers
00:50:07on nous interdit de faire grève
00:50:08alors on va pouvoir faire grève
00:50:10mais par contre
00:50:11on va avoir la gendarmerie
00:50:12ou la police nationale
00:50:13à la sortie des routes
00:50:14et on ne suspend nos permis
00:50:16voilà ce qu'ils font
00:50:17donc un jour
00:50:18on va avoir un problème
00:50:19c'est qu'à force
00:50:21de ne pas pouvoir faire grève
00:50:22normalement
00:50:22on va finir par
00:50:24des fois en venir aux mains
00:50:25ce qu'on ne veut pas
00:50:26mais à un moment donné
00:50:27on doit
00:50:29le mouvement de grève
00:50:30était fait
00:50:30pour revendiquer
00:50:32des choses
00:50:33qui nous manquaient
00:50:33alors c'est vrai
00:50:34aujourd'hui
00:50:35on ne peut pas revendiquer
00:50:36oui j'ai mes règles
00:50:37ou je me suis fait mal aux doigts
00:50:38j'ai cassé quatre ongles
00:50:40je ne peux plus travailler
00:50:41je voudrais encore faire
00:50:42plus de télétravail
00:50:43donc à un moment donné
00:50:44c'est vrai qu'il faut
00:50:45arrêter ce genre de processus
00:50:46mais quand il y a des droits de grève
00:50:48qu'ils soient réels
00:50:49pour qu'on puisse
00:50:50vraiment dire
00:50:52voilà
00:50:52on s'arrête
00:50:53parce qu'on ne peut pas
00:50:55on a un matériau
00:50:56ou des matériaux
00:50:58qui ne fonctionnent pas
00:50:59on ne peut pas travailler
00:51:00dans ces conditions
00:51:01on se met en danger
00:51:03mais on ne peut pas
00:51:05faire des droits de grève
00:51:06comme toutes les personnes
00:51:08le font
00:51:08notamment
00:51:09et là je suis peut-être
00:51:10d'accord avec
00:51:11dame Emmanuelle
00:51:13vous nous l'avez
00:51:14en deux secondes
00:51:16qui ont des semaines
00:51:18de congés
00:51:19en veux-tu
00:51:19en voilà
00:51:20et plus ils font grève
00:51:22plus ça se dégrade
00:51:23donc il faudrait peut-être
00:51:24qu'eux
00:51:25ils arrêtent de faire grève
00:51:25est-ce que je peux faire répondre
00:51:26dame Emmanuelle
00:51:27à ce que vous venez de dire
00:51:28c'est vrai
00:51:30dame Emmanuelle
00:51:30oui moi je trouve
00:51:32qu'on est le pays
00:51:34Emmanuel Brisson
00:51:34un des pays d'Europe
00:51:36qui travaille le moins
00:51:37c'est un fait
00:51:37c'est pas moi qui le dit
00:51:39et honnêtement
00:51:40on a l'âge de départ
00:51:41à la retraite
00:51:42qu'on devrait
00:51:43largement rallonger
00:51:44enfin si vous voulez
00:51:45qu'on remplisse
00:51:46jusqu'à la mort
00:51:48si vous voulez qu'on remplisse
00:51:49les caisses de l'état
00:51:50au bout d'un moment
00:51:51il faudra peut-être réfléchir
00:51:52à rallonger
00:51:53notre départ à la retraite
00:51:54ou rapatrier le capital
00:51:55est-ce que je peux finir ?
00:51:56merci
00:51:56mais là où je vous rejoins
00:51:58en revanche monsieur
00:51:59c'est que oui
00:52:00on a des gens
00:52:01dans ce pays
00:52:02qui vont davantage
00:52:04toucher en étant
00:52:05sur leur canapé
00:52:06parce qu'ils vont toucher
00:52:07des aides
00:52:07qui vont accumuler
00:52:08que des français
00:52:10qui travaillent
00:52:11qui se lèvent tôt le matin
00:52:12qui vont commencer
00:52:13à bosser à 4h
00:52:14et qui vont avoir
00:52:15des conditions
00:52:16qui sont extrêmement pénibles
00:52:18et moi je pense
00:52:19qu'il va falloir penser
00:52:20à revaloriser
00:52:22les salaires
00:52:23des gens
00:52:23qui justement
00:52:24travaillent énormément
00:52:26et baisser
00:52:28les aides
00:52:29voire complètement
00:52:30les arrêter
00:52:31parce que
00:52:32on a justement
00:52:33moi je parlais
00:52:34la dernière fois
00:52:35avec un chef d'entreprise
00:52:36qui me disait
00:52:37qu'il avait du mal
00:52:38à recruter
00:52:38à recruter
00:52:39une bonne main d'oeuvre
00:52:40parce que
00:52:41les jeunes qui arrivent
00:52:42dans leur boîte
00:52:44au bout de deux mois
00:52:45ils vont se mettre
00:52:45en arrêt maladie
00:52:46systématiquement
00:52:47pour tout
00:52:48pour rien
00:52:48ils vont vouloir
00:52:49être en télétravail
00:52:50et ils vont plus travailler
00:52:52donc justement
00:52:53ça c'est un fait
00:52:54donc oui
00:52:55baisser les aides
00:52:56ou réfléchir
00:52:58à les stopper
00:52:59et revaloriser
00:53:00nos salaires
00:53:01ça veut réagir encore
00:53:03ou
00:53:03ça va
00:53:04Georgette
00:53:06monsieur parle
00:53:07peut-être
00:53:07de la proportion
00:53:08du droit de grève
00:53:09avec
00:53:09l'enjeu
00:53:10l'enjeu
00:53:11réel
00:53:12peut-on vraiment
00:53:13importuner
00:53:14tous les français
00:53:14pour des sujets
00:53:15internes
00:53:16aux entreprises
00:53:17Cédric
00:53:18on peut pas
00:53:21demander
00:53:22à nous faire
00:53:24travailler
00:53:24plus pour remplir
00:53:25les caisses
00:53:26de l'Etat
00:53:26ça je ne peux pas
00:53:27l'entendre
00:53:28ça n'est pas possible
00:53:29c'est à l'Etat
00:53:29à faire attention
00:53:30à l'ES
00:53:31je m'en moque
00:53:34moi je paye
00:53:35des impôts
00:53:35on paye tous
00:53:36des impôts
00:53:37mais l'Etat
00:53:37se gaffe
00:53:38et les gens
00:53:38font n'importe quoi
00:53:39avec notre argent
00:53:40alors oui
00:53:41effectivement
00:53:42on travaille
00:53:42beaucoup moins
00:53:43pourquoi
00:53:43parce qu'on a
00:53:445 millions
00:53:45neuf de fonctionnaires
00:53:46en France
00:53:46d'accord
00:53:47donc déjà
00:53:48on en avait
00:53:493 millions
00:53:49pour 67 millions
00:53:50on en a
00:53:515 millions
00:53:52neuf
00:53:52donc déjà
00:53:53quand on prend
00:53:54le travail
00:53:55du fonctionnaire
00:53:55de par lui-même
00:53:56qui ne travaille pas
00:53:57beaucoup
00:53:58j'en ai pour preuve
00:53:59si vous voulez
00:54:00je peux vous en donner
00:54:002-3
00:54:02c'est un truc
00:54:03qui est aberrant
00:54:03on ne peut pas
00:54:04demander aux français
00:54:06de remplir
00:54:06les caisses
00:54:07de l'Etat
00:54:07c'est à l'Etat
00:54:08à faire attention
00:54:09à l'argent
00:54:10que nous
00:54:10on lui donne
00:54:11on lui file du fric
00:54:12il fait attention
00:54:13à cet argent là
00:54:14il dépense pas
00:54:15il passe pas
00:54:16des semaines
00:54:17à inviter des gens
00:54:18à se balader
00:54:20à faire des colloques
00:54:21qui ne servent à rien
00:54:22à créer des agences
00:54:23gouvernementales
00:54:24qui ne servent absolument
00:54:25à rien
00:54:25et là peut-être
00:54:26qu'on pourra faire attention
00:54:27et on fera attention
00:54:28à notre argent
00:54:28moi tous les jours
00:54:30tous les mois
00:54:30j'apprends à mes enfants
00:54:31qui ont 6 et 8 ans
00:54:33je leur apprends
00:54:35la valeur de l'argent
00:54:37pourquoi ces gens là
00:54:38ne savent pas le faire
00:54:39pourquoi ils sont nuls
00:54:40à ce point là
00:54:41parce qu'on a des gouvernements
00:54:42depuis 30 ans
00:54:43qui sont vraiment
00:54:44super nuls
00:54:45ils ne savent pas compter
00:54:46ils ne savent pas compter
00:54:47ils ne sont pas nuls
00:54:48on ne peut pas demander
00:54:49le débat là
00:54:51oui là en fait
00:54:52on parle des choix
00:54:53fiscaux de notre pays
00:54:54est-ce qu'on taxe
00:54:55le travail
00:54:56est-ce qu'on taxe
00:54:56le capital
00:54:57est-ce qu'on taxe
00:54:58suffisamment le capital
00:54:58et trop le travail
00:55:00ça c'est peut-être
00:55:01un débat
00:55:02qui fera consensus
00:55:03la question
00:55:04c'est là
00:55:05et ensuite
00:55:05on embraye sur
00:55:06l'utilisation des fonds publics
00:55:07par les politiques
00:55:08et l'irresponsabilité politique
00:55:09dans les choix
00:55:10sachant qu'à la base
00:55:11effectivement on parlait
00:55:12du droit de grève
00:55:12je comprends qu'on a dévié
00:55:14la question
00:55:14mais que le ressentiment
00:55:16peut-être un peu populaire
00:55:17et que finalement
00:55:18la fiscalité du travail
00:55:19est trop lourde
00:55:20alors qu'on pourrait
00:55:22fiscaliser d'autres choses
00:55:23comme effectivement
00:55:24le capital
00:55:25par exemple
00:55:26mais là c'est vraiment
00:55:26un autre débat de société
00:55:28peut-être que défiscaliser
00:55:30le travail
00:55:30rendrait le travail
00:55:31plus attractif
00:55:32et le libéraliserait
00:55:35et il y a une autre question
00:55:36peut-être qui arrive
00:55:37derrière
00:55:37que les auditeurs
00:55:40voient
00:55:41c'est
00:55:41qu'est-ce qu'on va faire
00:55:42quand l'assiette du travail
00:55:43va se réduire
00:55:44avec les nouvelles technologies
00:55:46qui arrivent
00:55:46à grands pas
00:55:47qu'est-ce qu'on va faire
00:55:48quand
00:55:48ça c'est un défi
00:55:49et puis alors
00:55:50vous aurez beau faire la grève
00:55:51vous avez entendu la solution
00:55:52comment on va gérer
00:55:54l'occupation des français
00:55:55quand l'assiette du travail
00:55:57va se réduire
00:55:58vous avez entendu
00:55:58la solution
00:55:59de notre politique
00:56:00autour du plateau
00:56:01peut-être qu'à ce moment-là
00:56:02faire le droit de grève
00:56:03pour des questions d'emploi du temps
00:56:04ça paraîtra désuet
00:56:05ah bah c'est sûr
00:56:06que là
00:56:06quand l'intelligence artificielle
00:56:08aura pris le pas
00:56:09sur beaucoup
00:56:10de votre temps de travail
00:56:11je vais pas aller
00:56:13jusqu'à dire
00:56:13que ça supprimera
00:56:15des emplois
00:56:15ça c'est le temps
00:56:16qui nous le dira
00:56:18mais en tout cas
00:56:19qu'il y ait moins
00:56:20de temps de travail
00:56:22disponible
00:56:23c'est sûr que là
00:56:23vous réfléchirez peut-être
00:56:25à deux fois
00:56:25avant de faire grève
00:56:27enfin il y a une profession
00:56:28tout de même
00:56:29Anthony Joukoup
00:56:30que l'intelligence artificielle
00:56:31devrait occuper
00:56:32c'est la profession politicienne
00:56:34qu'il n'y ait plus de politique
00:56:36c'est le monde
00:56:36de l'intelligence artificielle
00:56:37ce serait pas mal
00:56:38des magots
00:56:38on va accueillir Julien
00:56:3918826-300-300
00:56:41bonjour Julien
00:56:42oui bonjour
00:56:43vous êtes agriculteur vous
00:56:44oui voilà
00:56:45et vous trouvez que c'est déplacé
00:56:47ah bah
00:56:48vous nous avez pas menti
00:56:51on a entendu la vache
00:56:52derrière vous
00:56:52non c'est une brebis
00:56:54ah c'est une brebis
00:56:55il faut que j'aille
00:56:56un peu plus par chez vous
00:56:57parce qu'il va falloir
00:56:58me rééduquer
00:56:59sur ce que c'est
00:57:00qu'une brebis
00:57:00et une vache
00:57:01vous voyez les parisiens
00:57:02comme on est quand même
00:57:03dites nous
00:57:04dites nous Julien
00:57:05non en fait
00:57:06je vous appelais
00:57:07pour réagir
00:57:08en fait
00:57:09par rapport à l'une
00:57:09de vos invités
00:57:11c'est dame Emmanuel
00:57:12voilà Emmanuel
00:57:14parfaitement
00:57:14Emmanuel
00:57:14vous prenez cher Emmanuel
00:57:17ouais j'aime bien ça
00:57:18allez-y Julien
00:57:19il est par chez nous
00:57:20en fait je connais
00:57:21plus particulièrement
00:57:23son grand-père
00:57:24oula
00:57:25allez-y
00:57:27balancez pas de dossier
00:57:28familiaux
00:57:29non non non
00:57:30dites nous Julien
00:57:31moi ce qui me gêne
00:57:32c'est que
00:57:34enfin
00:57:34des personnes
00:57:36nous demandent
00:57:36de travailler plus
00:57:37bon évidemment
00:57:38je pense pas qu'on soit
00:57:39une catégorie
00:57:41professionnelle
00:57:41qui est visée par elle
00:57:42quand elle dit ça
00:57:43mais
00:57:44quand on fait
00:57:4580 heures
00:57:4690 heures par semaine
00:57:47et certains qui
00:57:48voilà
00:57:49comme on dit
00:57:50qui restent tranquillement
00:57:50sur le canapé
00:57:51qui gagnent
00:57:52une fois et demie
00:57:53plus que nous
00:57:54c'est vrai qu'il y a
00:57:55certaines catégories
00:57:56qui doivent recommencer
00:57:57à travailler
00:57:57mais
00:57:59quand je sais que
00:58:00voilà
00:58:01tout ce qui est
00:58:02député
00:58:02tout ce qui est sénateur
00:58:04quand on voit
00:58:05ce qu'ils font
00:58:05et comment ils ont été
00:58:07impliqués cet hiver
00:58:08quand on était
00:58:09sur les autoroutes
00:58:10quand on les appelait
00:58:12et qu'ils n'ont pas
00:58:12dénié
00:58:13bouger le petit doigt
00:58:14pour nous défendre
00:58:14ou prendre
00:58:15quelconque parti
00:58:17voilà
00:58:17je le trouve
00:58:17un peu déplacé
00:58:19il y a des payes
00:58:20aussi qui ne sont pas
00:58:21forcément justifiées
00:58:21là-haut
00:58:22je peux répondre ?
00:58:24ben oui
00:58:24allez-y Emmanuel Brisson
00:58:25en plus il parle
00:58:26de votre grand-père
00:58:28je crois qu'il s'est trompé
00:58:29parce que mes deux grands-pères
00:58:31sont décédés
00:58:31mais non
00:58:32pour vous répondre
00:58:33oui effectivement
00:58:34il y a deux catégories
00:58:35de français
00:58:35il y a la catégorie
00:58:37des français
00:58:37qui travaillent
00:58:38la catégorie
00:58:39des honnêtes gens
00:58:41qui vont payer
00:58:42leurs impôts
00:58:42qui vont faire
00:58:43leur travail correctement
00:58:44et qui vont avoir
00:58:46la conscience du travail
00:58:47et il y a les français
00:58:49qui justement
00:58:51ne veulent pas bosser
00:58:52qui veulent accumuler
00:58:54les aides
00:58:54et c'est ces gens-là
00:58:56qu'il faut viser
00:58:57en revanche moi
00:58:57j'en ai marre
00:58:58qu'on tape constamment
00:58:59sur les politiques
00:59:01j'en ai marre
00:59:02qu'on mette
00:59:03tous les politiques
00:59:03sur le même panier
00:59:04j'en ai marre
00:59:05qu'on dise
00:59:05que si demain
00:59:06il n'y a plus de députés
00:59:06plus de sénateurs
00:59:07on va faire des économies
00:59:08c'est absolument faux
00:59:09on ne dit pas
00:59:10qu'il n'y en ait plus
00:59:12mais peut-être moins
00:59:12vous vous rendez compte
00:59:14qu'on a presque
00:59:14autant de parlementaires
00:59:15qu'aux Etats-Unis
00:59:16qu'à 50 Etats
00:59:16attendez
00:59:17quand on est députés
00:59:19on représente
00:59:20un territoire
00:59:21moi j'ai travaillé
00:59:22pour énormément de députés
00:59:23et je peux vous dire
00:59:24que c'est du matin
00:59:25jusqu'au soir
00:59:26c'est le week-end
00:59:27qu'on ne voit pas
00:59:28notre famille
00:59:30que voilà
00:59:30faire de la politique
00:59:32c'est également
00:59:33un métier
00:59:33et au bout d'un moment
00:59:35si les français
00:59:36n'arrêtent pas
00:59:37de cracher
00:59:37sur la classe politique
00:59:38Julien vous dit
00:59:39que ce n'est pas
00:59:39dans les mêmes conditions
00:59:40c'est une énorme crise
00:59:41démocratique
00:59:42là où il faut faire
00:59:43des économies
00:59:43il vous dit que ce n'est pas
00:59:44dans les mêmes conditions
00:59:44quand il est sur la route
00:59:47avec un tracteur
00:59:48à avoir froid
00:59:50pardonnez-moi
00:59:51mais évidemment
00:59:52que ce n'est pas
00:59:52les mêmes conditions
00:59:53que d'être dans un salon doré
00:59:54à l'Assemblée nationale
00:59:55ou au Sénat
00:59:56c'est ça que vous voulez dire Julien
00:59:57alors quoi
00:59:58alors quoi
00:59:58demain
00:59:59tout le monde
00:59:59a le même salaire
01:00:00c'est-à-dire que vous allez avoir
01:00:01exactement le même salaire
01:00:02que Julien
01:00:03et dans ce cas-là
01:00:04on ne fait plus
01:00:05de différenciation
01:00:06entre ceux qui ont fait
01:00:06des études
01:00:07ceux qui n'en font pas
01:00:08c'est ça que vous êtes
01:00:09en train de me dire
01:00:09vous voulez tout
01:00:10universaliser
01:00:11enfin je suis désolée
01:00:12on vient dans un instant
01:00:13on reprend cette discussion
01:00:14avec Julien et Cédric
01:00:16qui apparemment
01:00:16est bouillant
01:00:18tout de suite
01:00:18sur Sud Radio
01:00:19les débats de l'été
01:00:2010h-13h
01:00:22Anthony Martin Smith
01:00:51et c'est très animé
01:00:53au barreau de Paris
01:00:54et puis Georges
01:00:54Parastatis
01:00:55avocats
01:00:56pénalistes
01:00:57Julien et Cédric
01:00:59ça vous fait
01:01:00réagir
01:01:01cette question
01:01:01du droit de grève
01:01:03qui intervient
01:01:04je le rappelle
01:01:05toujours dans les moments
01:01:07les plus délicats
01:01:08pour les françaises
01:01:09et les français
01:01:09pendant les vacances
01:01:10les départs
01:01:10et les retours de vacances
01:01:11c'est EasyJet
01:01:12qui pose ce préavis de grève
01:01:14depuis vendredi dernier
01:01:15jusqu'au 2 septembre
01:01:17inclus
01:01:17Cédric
01:01:18vous vouliez réagir
01:01:20oui
01:01:20complètement
01:01:22j'ai entendu un brisson
01:01:23qui dit
01:01:23finalement
01:01:24qu'on ne peut pas opposer
01:01:26celui qui n'a pas fait d'études
01:01:28et celui qui a fait des études
01:01:29moi je n'ai pas fait d'études
01:01:31mais je sais compter
01:01:32et je sais faire des économies
01:01:33et ceux qui ont fait des études
01:01:34ils ne savent pas faire des économies
01:01:36alors oui on tape sur la tronche
01:01:37des politiques
01:01:38parce que c'est eux
01:01:39qui nous ont vidé les caisses
01:01:39tous autant qu'ils sont
01:01:40qu'ils soient de droite
01:01:41de gauche
01:01:42c'est grâce à eux
01:01:43qu'on est dans la merde
01:01:44dans laquelle on est aujourd'hui
01:01:45pourquoi ?
01:01:45parce que s'ils avaient fait
01:01:46des calculs corrects
01:01:47et qu'ils avaient fait attention
01:01:48et qu'ils n'avaient pas augmenté
01:01:49les charges patronales
01:01:50ça nous aurait fait du pouvoir d'achat
01:01:52pour nous
01:01:52et vous voyez
01:01:53je ne suis pas économiste
01:01:54je n'ai pas fait d'études
01:01:55moi je me suis arrêté en 6ème
01:01:56mais par contre
01:01:57je sais que
01:01:58plus on a la possibilité
01:02:00d'avoir de l'argent
01:02:01plus on va le dépenser normalement
01:02:03donc c'est-à-dire qu'indirectement
01:02:04on va quand même payer des impôts
01:02:05on paye 20% sur à peu près tout
01:02:07aujourd'hui
01:02:08et bien ça nous aurait fait
01:02:09donc du pouvoir d'achat
01:02:10de la rentrée
01:02:11et du PIB
01:02:11il ne faut pas sortir de l'école de Saint-Cyr
01:02:13pour faire ça
01:02:13voilà
01:02:14je n'ai pas fait d'études
01:02:15mais je peux prouver
01:02:15en deux secondes
01:02:16qu'en fait on est capable
01:02:17de faire des économies
01:02:18on enlève toutes les agences gouvernementales
01:02:19qui ne s'apportent absolument à rien
01:02:21si ce n'est
01:02:22mettre
01:02:23les copains
01:02:24des copains
01:02:24des copains planqués
01:02:26à la place
01:02:27à cette place-là
01:02:28de directeurs
01:02:29de sous-directeurs
01:02:29et de
01:02:32d'autres
01:02:33d'autres
01:02:34d'autres
01:02:35d'autres agences
01:02:35je trouve
01:02:36d'autres agences
01:02:37et je trouve ça
01:02:37ahurissant
01:02:39j'aurais aimé
01:02:40entendre
01:02:40un homme
01:02:41ou une femme politique
01:02:42dire
01:02:42écoutez c'est simple
01:02:43on va faire attention
01:02:45c'est à nous
01:02:45à faire de l'économie
01:02:46et pas à nous
01:02:47à vous ponctionner
01:02:48vous en avez eu là par contre
01:02:50vous exagérez peut-être un peu
01:02:51non ?
01:02:51vous n'avez pas eu
01:02:52François Fillon
01:02:53qui à l'époque
01:02:53avait dit
01:02:54je suis à la tête
01:02:54d'un état en faillite ?
01:02:56ah non mais il l'a dit
01:02:57il l'a dit
01:02:58bon après il a eu un problème
01:02:59mais
01:03:00il y en avait des politiques
01:03:01qui disent
01:03:01l'état ramal
01:03:02même Sébastien Lecornu
01:03:03il dit
01:03:04on ne peut plus
01:03:04investir une flèche
01:03:06il le dit
01:03:06mais regardez comment
01:03:07il s'est déplacé
01:03:07il s'est déplacé
01:03:08du côté de la tête du bûche
01:03:09et machin et compagnie
01:03:10avec tous ses copains
01:03:11comment ça coûtait
01:03:13son déplacement
01:03:14il était plus obligé
01:03:15de se déplacer
01:03:15parce que ça ne servait
01:03:16à rien qu'il se déplace
01:03:17on sait qu'en plus
01:03:18c'est du montage
01:03:19on le dit sur l'antenne
01:03:21de Sud Radio
01:03:21Cédric
01:03:22c'est à dire qu'il ne se serait
01:03:23pas déplacé
01:03:24ça aurait fait jaser
01:03:25tout autant qu'il se déplace
01:03:26avec son discours
01:03:28finalement
01:03:28quand vous êtes politicien
01:03:30il n'y a pas
01:03:30de bonne solution
01:03:32vous êtes fait
01:03:33pour qu'on vous tape dessus
01:03:34vous ne croyez pas Cédric ?
01:03:35mais j'ai entendu
01:03:36votre discussion hier
01:03:37et j'ai entendu justement
01:03:39vos invités
01:03:40et je n'ai pas réagi
01:03:41parce que je trouvais
01:03:42que le monsieur
01:03:43qui avait travaillé
01:03:44justement par rapport à ça
01:03:45était de bon sens
01:03:46quand il disait
01:03:47qu'en plus de ça
01:03:48et je le sais depuis longtemps
01:03:49qu'en fait
01:03:49c'est du tronqué en fait
01:03:50les discussions
01:03:51les micro-trottoirs
01:03:53avec le ministre
01:03:53et machin et tout et tout
01:03:54vous parliez de
01:03:55Mathieu Bachelonnet hier
01:03:56qui avait travaillé
01:03:57en tant que conseiller ministériel
01:03:59et effectivement
01:04:00il ne serait pas allé
01:04:01on aurait gueulé
01:04:02il y va
01:04:03on gueule quand même
01:04:04mais il y a un problème
01:04:05il faut y aller
01:04:07quand c'est le moment
01:04:08quand c'est chaud
01:04:08mais quand c'est chaud
01:04:09tout le monde se chie dessus
01:04:10donc personne n'y va
01:04:11voilà
01:04:13en tout cas
01:04:14vous avez un franc parlé
01:04:15Cédric de Bésir
01:04:16Emmanuel Brisson
01:04:17je ne veux pas
01:04:17que mes propos soient déformés
01:04:19ce que je disais tout à l'heure
01:04:20c'est qu'un ouvrier
01:04:21et quelqu'un
01:04:22qui a fait du droit
01:04:23ou qui a fait Sciences Po
01:04:25pour devenir avocat
01:04:25ou pour devenir politique
01:04:27bah oui
01:04:27ils n'ont pas à avoir
01:04:28le même salaire
01:04:28c'est juste
01:04:29c'est juste normal
01:04:30sinon vous voulez quoi
01:04:31un salaire universel
01:04:32pour tout le monde
01:04:33qu'est-ce que c'est que ça ?
01:04:34peut-être que le niveau du salaire
01:04:37n'est pas un bon critère
01:04:39on n'est pas tous
01:04:40le même salaire
01:04:41il y a ceux qui ont fait des études
01:04:42et il y a les gueux
01:04:43c'est ça ?
01:04:43mais c'est pas du tout
01:04:44ce que je dis
01:04:45moi j'ai fait des études
01:04:46c'est pas du tout ce que je dis
01:04:47j'explique juste que
01:04:49il y a ceux qui ont fait des études
01:04:50et il y a les autres
01:04:50mais ça va pas ou quoi ?
01:04:52je suis en train de vous expliquer
01:04:53que quelqu'un qui est ouvrier
01:04:55il va pas gagner le même salaire
01:04:56que le patron
01:04:57et c'est juste normal
01:04:58c'est pas ce qu'on a dit
01:04:59mais de là à dire
01:05:00que vous faites un travail difficile
01:05:02les politiciens
01:05:02et vous voulez qu'on vous plaigne en plus
01:05:04Julien vous êtes là ?
01:05:04mais moi je dis jamais
01:05:05que les politiques
01:05:05font un travail difficile
01:05:06et qu'il faut les plaindre
01:05:07mais au bout d'un moment
01:05:08il faut arrêter
01:05:08de leur cracher dessus
01:05:09vous parlez
01:05:10doucement doucement
01:05:11attendez
01:05:12et Julien vous êtes là ?
01:05:13vous à partir sur les politiques
01:05:14vous détruisez un autre
01:05:15réagissez s'il vous plaît
01:05:16parce que vous
01:05:16vous êtes à votre compte
01:05:17je pense dans votre exploitation
01:05:19oui oui non
01:05:20sauf que moi
01:05:21le pognon que je dépense
01:05:23c'est le mien
01:05:24c'est pas celui des autres
01:05:24mais j'imagine bien
01:05:25que c'est plus facile
01:05:26de dépenser le pognon des autres
01:05:27que son propre pognon
01:05:29oui c'est sûr
01:05:31madame Brisson
01:05:31vous me dites que
01:05:32vos deux grands-pères sont décédés
01:05:33mais j'ai bien vu
01:05:35une photo circulaire
01:05:36avec vous et Max Brisson
01:05:38et alors ?
01:05:38mais c'est son père
01:05:39et alors c'est mon père
01:05:39il y a un problème ?
01:05:40vous prenez pas la famille ?
01:05:41il y a quoi ?
01:05:42vous vous en prenez à mon père ?
01:05:43il n'était pas comme
01:05:44je n'étais pas en famille
01:05:44non mais mon père
01:05:46il vient d'une famille
01:05:46ou d'ouvriers
01:05:47monsieur mon père
01:05:48il s'est fait tout seul
01:05:49d'accord ?
01:05:50sa mère était coiffeuse
01:05:51son père était ouvrier
01:05:52il a réussi
01:05:53ça s'appelle
01:05:53la méritocratie républicaine
01:05:55d'accord ?
01:05:56oui oui
01:05:56ok ?
01:05:57et je n'ai pas à avoir honte
01:05:58d'avoir un père en politique
01:05:59on s'écarte du sujet
01:06:01les amis
01:06:01si vous plaît
01:06:02vous attaquez pas son père
01:06:04moi la question
01:06:05Julien que je vous posais
01:06:06c'est justement
01:06:08vous travaillez à votre compte
01:06:09vous êtes à la tête
01:06:11de votre propre exploitation
01:06:13donc vous êtes quelque part
01:06:14votre propre patron
01:06:17et ce que disait Emmanuel
01:06:18c'est que
01:06:18on ne gagne pas forcément
01:06:20la même chose
01:06:20selon le niveau d'études
01:06:21que l'on a
01:06:21ou l'expérience que l'on a
01:06:23vous êtes d'accord
01:06:24avec ça ou pas ?
01:06:26le niveau d'études
01:06:27je vois bien
01:06:27peut-être qu'on n'a pas
01:06:28fait Sciences Po
01:06:29mais en attendant
01:06:31à l'Assemblée Nationale
01:06:32s'ils mangent
01:06:33à la cantine
01:06:34bien mieux que nous
01:06:35peut-être à certains moments
01:06:37c'est peut-être grâce à nous aussi
01:06:38c'est pas grâce
01:06:39à l'éleveur argentin
01:06:41qui va nous fourrer
01:06:43de la barbaque
01:06:43à moitié prix
01:06:45de la nôtre
01:06:45mais ça
01:06:46il y a déjà
01:06:47il y a 25 ans
01:06:47qu'il aurait fallu
01:06:48s'en rendre compte
01:06:49parce que là
01:06:50d'ici la fin de l'année
01:06:51vous avez 50%
01:06:52de l'élevage
01:06:52qui est mort
01:06:52on a largement dérapé
01:06:55les amis
01:06:57du sujet initial
01:06:58qui était celui
01:06:59des grèves
01:07:00mais bon
01:07:01de façon très opportune
01:07:02on ne va pas refuser
01:07:03un débat
01:07:03lorsqu'il se présente
01:07:05et puis
01:07:06sur cette question
01:07:07particulièrement
01:07:08de celle
01:07:09de la manière
01:07:10dont on doit
01:07:11être rémunéré
01:07:12pardonnez-moi
01:07:13Julien
01:07:14je vous remercie infiniment
01:07:15pour votre appel
01:07:16et de votre fidélité
01:07:17de me donner la parole
01:07:18merci toujours
01:07:19merci à vous
01:07:20vous nous rappelez
01:07:21quand vous voulez
01:07:21et bon courage
01:07:23pour ce métier
01:07:23que vous faites
01:07:24qui est très difficile
01:07:24surtout quand vous travaillez
01:07:2680 à 90 heures
01:07:26par semaine
01:07:27comme vous nous le disiez
01:07:28je vous embrasse fort
01:07:29merci Cédric de Béziers
01:07:30également
01:07:32pour votre franc parler
01:07:34petit mot
01:07:34simplement
01:07:35puisque je sais
01:07:36que vous allez rebondir
01:07:36sur autre chose
01:07:38ce serait bien
01:07:38de penser à une prison
01:07:39à Saint-Pierre-et-Miquelon
01:07:40voilà
01:07:41c'est la petite phrase magique
01:07:44écoutez ça va nous faire réfléchir
01:07:46et on va probablement
01:07:48poser ça en débat
01:07:49cette semaine
01:07:50Cédric je vais y réfléchir
01:07:51avec l'équipe
01:07:52merci en tout cas
01:07:52je vous embrasse
01:07:54faites attention à vous
01:07:55du côté de Béziers
01:07:56sur les routes
01:07:56parce que je crois
01:07:57que vous êtes routier
01:07:57comme vous nous l'avez dit
01:08:00merci beaucoup
01:08:00de nous avoir laissé la parole
01:08:01mais c'est normal
01:08:02au 0826 300 300
01:08:03vous nous appelez
01:08:04je voudrais rapidement
01:08:05les amis
01:08:06si c'est possible
01:08:06avec le temps
01:08:07et très peu de temps
01:08:08qu'il nous reste
01:08:08qu'on revienne
01:08:09sur le débat
01:08:10que je voulais poser
01:08:10mais on a pris du temps
01:08:12c'est pas grave
01:08:12c'est la priorité aux auditeurs
01:08:14sur ces crimes
01:08:15en France
01:08:16très souvent
01:08:17on entend dans les médias
01:08:19que les uns
01:08:21s'en sortent
01:08:22sous le trouble
01:08:25le trouble psychiatrique
01:08:26Georges Parastatis
01:08:27vous avocat pénaliste
01:08:30c'est une stratégie
01:08:31d'avocat ça
01:08:32de chercher
01:08:33le trouble psychiatrique
01:08:34pour éviter la peine
01:08:35non non pas du tout
01:08:36pas du tout
01:08:37personne ne s'en sort
01:08:38le principe est simple
01:08:39si quelqu'un
01:08:40a des troubles psychiatriques
01:08:41et qu'il est considéré
01:08:42fou
01:08:43pas par l'avocat
01:08:43par le juge
01:08:45par deux experts
01:08:46au minimum
01:08:48normalement
01:08:49il n'est pas condamné
01:08:51il n'est pas condamnable
01:08:52il n'est pas condamnable
01:08:54on condamne
01:08:55quelqu'un en pénal
01:08:56parce qu'il a conscience
01:08:57de ce qu'il commet
01:08:57un crime
01:08:58s'il n'en a pas conscience
01:08:59il ne peut pas être condamné
01:09:00mais vous comprenez
01:09:01que c'est dur
01:09:02pour les familles
01:09:03attendez Anthony
01:09:04attendez
01:09:04oui mais c'est dur
01:09:05il y a des choses
01:09:06qui sont dures
01:09:06mais il n'y a
01:09:08que les régimes fascistes
01:09:09qui condamnent
01:09:09les fous
01:09:11ça a toujours été comme ça
01:09:12c'est le principe
01:09:13c'est le principe
01:09:14si quelqu'un est fou
01:09:15il ne peut pas être condamné pénalement
01:09:17il peut être condamné civilement
01:09:18à réparer
01:09:18mais on ne peut pas condamner un fou
01:09:20si on commence à condamner un fou
01:09:22on change de nature
01:09:24de régime
01:09:25on a l'impression
01:09:26que tout le monde est fou
01:09:26Emmanuel Brisson
01:09:27ça c'est vous
01:09:28ça c'est le politicien qui parle
01:09:29vous n'avez jamais été dans une
01:09:30attendez
01:09:31arrêtez de parler des politiques
01:09:32au bout de un moment
01:09:33je suis désolé
01:09:33mais à chaque crime
01:09:34on dit quoi ?
01:09:35on dit il est fragile
01:09:36il est déséquilibré
01:09:37il a un trouble de psychiatrie
01:09:39on ne sait pas pourquoi
01:09:40il a fait un attentat
01:09:42c'est bon
01:09:43c'est pas la faute des politiques là
01:09:44ils aiment bien
01:09:45c'est la faute des juges
01:09:47ça c'est bien pour vous faire gagner des voix
01:09:49mais vous ne connaissez même pas
01:09:51l'adresse ou le poignet de porte
01:09:52d'une salle d'audience criminelle
01:09:53donc pourquoi tous ceux qui ont commis
01:09:54des actes terroristes sont fous ?
01:09:57non mais
01:09:57c'est ce que vous êtes en train de dire
01:09:58est-ce que je peux intervenir ?
01:10:00la voix du calme
01:10:02je vous remercie
01:10:03peut-être on va dire
01:10:05à nos auditeurs
01:10:07qu'en France
01:10:09des pénalements irresponsables
01:10:10il y en a à peu près
01:10:1111 600 par an
01:10:13d'accord ?
01:10:13sur ces 11 600
01:10:14on va descendre
01:10:15il y en a la quasi-majorité
01:10:17qui vont être classées sans suite
01:10:18et moi on va s'intéresser
01:10:19à simplement
01:10:20ceux qui font l'objet
01:10:23d'une mesure d'irresponsabilité pénale
01:10:25prononcée par la chambre d'instruction
01:10:26c'est-à-dire
01:10:27ils ont commis
01:10:27soit un homicide
01:10:29soit une tentative d'homicide
01:10:30donc les cas les plus graves
01:10:31ceux-là
01:10:32il y en a
01:10:33une cinquantaine par an seulement
01:10:35que la chambre d'instruction déclare pénalement irresponsable
01:10:38donc une cinquantaine par an
01:10:39ça fait un par semaine
01:10:41à peu près
01:10:42donc
01:10:42il y en a qui vont vous dire
01:10:44que c'est marginal
01:10:44d'autres qui vont vous dire
01:10:45que c'est beaucoup
01:10:45mais
01:10:46sur la masse de personnes
01:10:48qui sont orientées au pénal
01:10:50dans notre pays
01:10:50c'est très marginal
01:10:52et je complète le propos
01:10:53de mon confrère
01:10:54il ne se passe pas rien
01:10:56non ce n'est pas vrai
01:10:57ces personnes
01:10:58dans la majorité des cas
01:10:59vont être hospitalisées d'office
01:11:01c'est-à-dire
01:11:02vont subir une mesure
01:11:03de privation de liberté
01:11:05qui finalement
01:11:06est l'issue
01:11:07d'une coordonnation pénale aussi
01:11:08donc
01:11:09ce n'est pas une stratégie
01:11:11de l'avocat
01:11:12ce n'est pas une stratégie
01:11:13de la défense
01:11:13puisque ce n'est pas l'avocat
01:11:14qui décide
01:11:15si la personne
01:11:16est pénalement responsable
01:11:17c'est la chambre d'instruction
01:11:18qui est souveraine
01:11:19et en ce sens
01:11:21sur un rapport d'un expert
01:11:22exactement
01:11:23qu'elle suit
01:11:24ou qu'elle ne suit pas
01:11:25mais généralement elle suit
01:11:26mais vous avez ce crime
01:11:26à Nice
01:11:27d'une femme
01:11:28qui rentre de soirée
01:11:29qui est violée
01:11:30qui ensuite
01:11:31est blessée
01:11:32très gravement
01:11:33par trois coups de couteau
01:11:34et puis forcément
01:11:35ça crée l'émotion collective
01:11:37et vous savez
01:11:39que ce type
01:11:39il va se retrouver
01:11:41non pas en prison
01:11:42mais en hôpital psychiatrique
01:11:43et les gens ont le sentiment
01:11:44qu'il s'en sort
01:11:45à bon compte
01:11:46et ils ont nos ras-le-bol
01:11:47en tout cas
01:11:48c'est ce que ça nous dit
01:11:48sur les réseaux sociaux
01:11:49notamment
01:11:50Peut-être que la vraie question
01:11:51ou peut-être que
01:11:52ce qui interpelle
01:11:54les auditeurs
01:11:54c'est finalement
01:11:56il n'ira pas en prison
01:11:58nous répondons
01:11:59il n'ira pas en prison
01:12:00mais il sera quand même
01:12:01privé de liberté
01:12:01en revanche
01:12:02il y a une autre
01:12:02peut-être vraie question
01:12:03pour notre société
01:12:04c'est
01:12:04que fait-on
01:12:05de nos fous du village
01:12:07quand la réponse carcérale
01:12:08n'est pas adaptée
01:12:09c'est ça qui dérange
01:12:10encore qu'il faudra savoir
01:12:11ce que veut dire
01:12:12fou exactement
01:12:13merci infiniment
01:12:15à tous les trois
01:12:15c'est la fin
01:12:16de notre débat
01:12:17mais en tout cas
01:12:18nos débats continuent
01:12:19merci Emmanuel Brisson
01:12:20je le rappelle
01:12:21vous êtes présidente
01:12:22de Vivement Demain
01:12:22vous avez pris cher aujourd'hui
01:12:24mais vous êtes bien défendu
01:12:25merci beaucoup
01:12:26pour ce spectacle
01:12:27le popcorn était très bon
01:12:29Georges Parastatis
01:12:30vous êtes avocat pénaliste
01:12:31merci infiniment d'être venu
01:12:32vous reviendrez tous les deux
01:12:33Sarah Georgette
01:12:34je vous garde avec nous
01:12:34vous êtes avocat
01:12:35au barreau de Paris
01:12:36mais vous êtes aussi spécialisé
01:12:37en cybercriminalité
01:12:38et ça va être le sujet
01:12:39qui va nous amener
01:12:40dans quelques instants
01:12:41sur Sud Radio
01:12:41on va revenir sur ce méga piratage
01:12:44à tout de suite
01:12:46Sud Radio
01:12:48parlons vrai
01:12:49Gaspard les vacances
01:12:50sont bientôt finies
01:12:51éteins ton jeu
01:12:51et va te coucher
01:12:52mon tu crois
01:12:53qu'Alexandre le Grand
01:12:54allait se coucher tôt
01:12:54alors qu'il devait gérer
01:12:55un empire qui s'étendait
01:12:56de la Grèce à l'Asie
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