- il y a 10 heures
Mettez vous d'accord avec Giulia Acha, Benoit Perrin, Benjamin Cauchy et Mathias Leboeuf
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:0510h31 sur Sud Radio, vos débats commencent avec vous, 0826 300 300.
00:00:10Vous pouvez également utiliser bien sûr les réseaux sociaux de l'antenne,
00:00:12également le site internet sudradio.fr et l'application.
00:00:15Laissez-moi vous donner le programme parce qu'il est chargé, l'actualité aussi.
00:00:19Vous allez me dire d'abord, bien sûr, Marine Le Pen.
00:00:21Marine Le Pen qui visiblement attend peut-être la décision de sa vie dans quelques heures
00:00:26avec cette histoire de procès qui peuvent ou pas lui permettre d'aller à la course, à la présidentielle.
00:00:31Ce sera donc sa cinquième, sa quatrième campagne, il me semble.
00:00:34Est-ce que, on va se poser cette question, est-ce que les juges peuvent seulement dans ce dossier
00:00:38avec la pression politique, la pression médiatique, prendre une bonne décision ?
00:00:41Il y a ceux qui diront s'ils allègent la condamnation, ah ben super,
00:00:44on allège la délinquance en col blanc, on peut tout faire dans ce pays.
00:00:47Ou alors, il y a ceux qui diront, ah ben bravo, les juges ont tout simplement pris une bonne décision,
00:00:51mais eux seront accusés d'avoir empêché une candidate qui plus est parmi les favorites
00:00:55de ne pas pouvoir se présenter.
00:00:56On se posera la question avec le parler vrai qui nous caractérise ici.
00:01:00L'orthographe, les bacs, le bac, vous vous rappelez de votre bac ?
00:01:03Je ne sais pas, je vous poserai la question tout à l'heure.
00:01:05730 000 bacheliers qui attendent les résultats dans les prochaines heures.
00:01:08Moi, ça va, c'était il n'y a pas si longtemps, mais ce n'était pas aussi angoissant.
00:01:10Et un ministre, rappelez-vous, qui avait tapé du poing sur la table,
00:01:13qui avait dit, il y a trop d'erreurs dans les copies,
00:01:15donc on va resserrer les boulons, je vais donner des consignes.
00:01:17Pas de chance, il n'y a aucune consigne qui a été donnée,
00:01:19mais ce qui est le plus sidérant, c'est déjà les correcteurs qui disent,
00:01:22de toute façon, on relâche, parce que ce n'est pas parce qu'il y a des fautes.
00:01:25Je vous ferai écouter un extrait d'un correcteur qui est sidérant
00:01:27et qui nous explique que, oui, il y a des fautes, mais ça n'empêche pas la compréhension.
00:01:30Donc c'est quoi ? On va donner le bac à une génération d'illettrés ?
00:01:33On se posera la question 0826 300 300.
00:01:35Et légitime défense des policiers, c'est ce qui va être discuté dans quelques heures à l'Assemblée nationale.
00:01:40Certaines associations parlent tout simplement et tout sobrement d'un permis de tuer.
00:01:44Et est-ce que c'est ce qu'on s'apprête réellement à faire pour nos forces de l'ordre
00:01:49?
00:01:49Là aussi, amis auditeurs, j'attends vos commentaires, vos réactions au 0826 300 300.
00:01:56Vous avez le programme, mais vous n'avez pas encore les personnes qui sont autour de la table.
00:02:01Benoît Perrin, bonjour.
00:02:02Bonjour.
00:02:02Directeur de Contribuables Associés, Mathias Leboeuf, bonjour.
00:02:05Bonjour Maxime.
00:02:06Journaliste, philosophe et auteur du Petit Traité de la Lenteur à l'usage des gens pressés.
00:02:10C'est à retrouver aux éditions Guy Trénadiel.
00:02:12Je suis également avec Benjamin Cochy, bonjour, chef d'entreprise.
00:02:16Bonjour à tous.
00:02:16Et je n'ai pas été très galant, décidément.
00:02:18Toutes les bonnes habitudes se perdent.
00:02:20Gullia Achat, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:02:22Vous êtes conseillère municipale dans le Haut-Rhin.
00:02:24Vous n'avez que des qualités à Kingersheim.
00:02:27Donc, j'y ai passé quelques temps.
00:02:28Kingersheim a bien été dit, mon prénom est un peu moins, mais...
00:02:30Julia, c'est ça ?
00:02:31Julia.
00:02:31Eh bien, écoutez, j'ai préféré favoriser l'Alsace.
00:02:34Kingersheim, mais ça a plus d'importance.
00:02:35L'Alsace, parce que j'ai beaucoup plus d'intérêt financier en Alsa.
00:02:37Je suis absolument navré.
00:02:38Et j'ai été obligé de dire, notamment dans le Guévur de Sraminer, de Vengeance Tardie.
00:02:42C'est pour des raisons de convention fiscale.
00:02:44Non, non.
00:02:44Alors, en Alsace, si vous avez des avantages fiscaux en Alsace, je veux bien que vous me fassiez la bonne...
00:02:50La base décisive, parce que je n'ai pas toutes les informations.
00:02:53Allemand aux assureurs.
00:02:54Le premier débat, je le disais, ça concerne évidemment le débat, la décision.
00:02:59Non pas le débat, pardonnez-moi.
00:03:00La décision qui sera rendue dans quelques heures au tribunal de Paris.
00:03:03La décision concernant Marine Le Pen.
00:03:04On va tout simplement savoir si elle va pouvoir partir à la conquête de l'Elysée, délibérée du procès.
00:03:10Alors que la première condamnation avait été quand même, dans un premier temps, assez lourde.
00:03:15On aura l'occasion d'y revenir.
00:03:16Mais, premier tour de table peut-être.
00:03:18Comment vous sentez ?
00:03:20Est-ce que vous avez déjà un instinct, un sentiment sur la décision qui va tomber dans quelques heures autour
00:03:24de la table ?
00:03:25Benjamin Cauchy.
00:03:26Alors, je n'ai pas de boule de cristal, je ne suis pas Madame Soleil.
00:03:29Avant de vous parler de cette décision de justice, ou ce que je pourrais en penser,
00:03:33quoi qu'on pense de Marine Le Pen, qu'on soit d'accord ou non avec ses idées,
00:03:37je pense qu'aujourd'hui, cette femme politique qui est engagée depuis plusieurs décennies dans son combat qui est le
00:03:44sien,
00:03:45doit vivre quelque chose à titre personnel d'extrêmement bouleversant, d'extrêmement dur.
00:03:49Encore une fois, je ne cherche ni à la défendre, ni à la câbler.
00:03:53Juste quelques instants d'une pensée pour une femme qui va peut-être voir sa carrière politique s'achever dans
00:04:00quelques heures.
00:04:01Et à titre humain, en pleine humanité, je crois que c'est un moment extrêmement difficile pour elle.
00:04:08Les juges prendront leurs décisions en âme et conscience.
00:04:11Je n'ai aucune idée de ce qui va pouvoir être dit.
00:04:14Quoi qu'il en soit, ça va bouleverser notre calendrier politique.
00:04:19Et ça va, sans aucun doute, bouleverser les attentes de ses concurrents.
00:04:25Le moment est forcément crucial pour Marine Le Pen, car il faut rappeler à quoi elle avait été condamnée en
00:04:30première instance,
00:04:31avec cette condamnation quand même pour détournement de fonds publics.
00:04:34C'était 4 ans de prison dans 2 fermes, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité,
00:04:38avec exécution provisoire, donc immédiate.
00:04:40Et c'est bien pour ça qu'elle avait fait appel et que d'une certaine manière, ce procès en
00:04:43appel avait été accéléré.
00:04:45Mathias Leboeuf, est-ce que vous partagez l'analyse de Benjamin Cauchy ?
00:04:48A savoir que forcément, c'est une épreuve aussi personnelle pour elle,
00:04:51et un peu quand même, accessoirement, une décision politique importante.
00:04:55Que ce soit une épreuve personnelle pour elle, oui, c'est sûr.
00:04:59Après, la justice doit passer.
00:05:02Moi, je n'ai pas beaucoup d'élan compassionnel vis-à-vis de quelqu'un qui a quand même mis
00:05:09en place un système,
00:05:10parce que c'est un peu ce qu'a montré le procès de détournement de fonds publics.
00:05:17Il y a eu quand même une condamnation qui était lourde, mais qui était, à mon avis, justifiée,
00:05:24pour ce que j'ai suivi du dossier.
00:05:27Au moment où elle a été condamnée, en fait, le débat a porté sur l'exécution provisoire de la peine
00:05:33ou pas.
00:05:34Et là, je trouve qu'effectivement, l'exécution provisoire de la peine,
00:05:38qui l'empêchait de se présenter, a été particulièrement sévère.
00:05:45Moi, je n'étais pas pour cette exécution provisoire,
00:05:47parce que je trouve qu'on doit pouvoir, en droit, faire appel, et que l'appel est suspensif.
00:05:54Et je trouve que, pour le coup, la justice a été particulièrement sévère avec Marine Le Pen.
00:06:01Je pense qu'elle sera à nouveau condamnée, de toute façon.
00:06:03La question de savoir, c'est est-ce qu'elle va pouvoir se présenter ?
00:06:07Est-ce qu'il y aura une peine d'inéligibilité ou pas ?
00:06:13Moi, je souhaite que la justice se rende de façon sereine.
00:06:17J'espère que la justice soit également sévère, parce que c'est ce que ça mérite.
00:06:25Pas forcément à l'égard de Marine Le Pen, à l'égard de tous les politiques qui seraient dans cette
00:06:30même situation.
00:06:32Quand on se présente à une élection majeure, comme celle de l'élection présidentielle,
00:06:37je considère qu'on doit être irréprochable.
00:06:41Vous savez, il y a un moment donné...
00:06:42Oui, ou alors les Français font leur choix.
00:06:43Les Français ont le droit aussi, après tout, de voter pour quelqu'un qui a été condamné.
00:06:47Vous savez, à un moment donné, c'était le Front National,
00:06:51avait un slogan de mémoire, c'était « tête haute, main propre ».
00:06:56Il semblerait que les mains ne soient pas aussi propres que ça.
00:06:59Donc voilà, c'est quand même un problème.
00:07:01On passe le bâton de la parole, mon cher Mathias Lebeuf.
00:07:03Benoît Perrin, directeur de Contribble Associé, comment vous regardez cette première décision ?
00:07:07Comment vous la sentez, cette décision ?
00:07:09Alors moi non plus, je ne suis pas Madame Irma, donc c'est compliqué de savoir.
00:07:13Alors vraiment, je pense qu'on est dans une espèce de série, de bon film pour le coup.
00:07:17C'est-à-dire qu'en fait, on attend tous, en quelque sorte, la fin du film,
00:07:21sans savoir vraiment ce qui va se passer.
00:07:22C'est un suspense assez incroyable.
00:07:24On a très peu d'informations sur ce que les juges vont décider.
00:07:26Alors c'est sûr que pour Marine Le Pen, c'est une épreuve évidente.
00:07:29Quand on a construit sa vie autour de la vie politique
00:07:32et qu'on n'a jamais été aussi proche du pouvoir
00:07:34et qu'au dernier moment, en quelque sorte, on vous retire le tabouret,
00:07:38c'est sûr que c'est un petit peu difficile de bien dormir.
00:07:41Après, c'est aussi difficile de bien dormir pour les magistrats
00:07:43qui ont une responsabilité extraordinaire dans la vie politique française aujourd'hui
00:07:48puisqu'il y a effectivement le droit et puis de l'autre côté, il y a la vie démocratique.
00:07:52Et c'est très difficile d'articuler les deux,
00:07:55sachant qu'il faut quand même toujours rappeler
00:07:57que les magistrats rendent la justice au nom du peuple.
00:07:59Et donc, j'ai quand même plutôt le pressentiment
00:08:03que le peuple souhaite quand même qu'elle soit candidate
00:08:05et ça ne préjuge en rien, évidemment, sur les délits qu'elle a pu commettre.
00:08:08Si elle doit être condamnée, elle doit être condamnée.
00:08:10En revanche, le fait qu'elle ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle
00:08:13me semble pour le coup très problématique.
00:08:16Ma foi, les Français décident.
00:08:17Si elle est condamnée, les Français ont le droit de voter
00:08:20pour quelqu'un qui a été condamné.
00:08:21De la même manière, s'ils veulent la sanctionner, ils la sanctionneront.
00:08:23Mais les Français décideront.
00:08:24Mais cette question que l'on se pose ce matin,
00:08:26c'est celle que vous venez d'ouvrir, mon cher Benoît Perrin,
00:08:28à savoir, au bout d'un moment,
00:08:29est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision ?
00:08:31Ce sera ma question suivante.
00:08:32Mais entendons d'abord Julia Achat sur ce sujet.
00:08:35Précisément, comment est-ce que vous avez un pressentiment
00:08:37par rapport à cette affaire ?
00:08:38Est-ce que vous pensez que les juges vont aller dans un sens ou dans un autre ?
00:08:40Alors, c'est difficile de présumer de ce que les juges vont faire,
00:08:44notamment quand on n'est pas juge soi-même
00:08:46et qu'on connaît difficilement les codes à adopter.
00:08:49Néanmoins, vous parlez de sommeil.
00:08:50Moi, je me pose la question, quand Marine Le Pen a détourné des fonds européens
00:08:54à in fine l'argent du contribuable aussi français,
00:08:56parce qu'il faut rappeler quand même que la France est le deuxième contributeur
00:08:59du budget de l'Europe,
00:09:00je me demande si elle arrivait aussi à bien dormir la nuit
00:09:02quand il s'agissait de voler de l'argent des Français.
00:09:05Je m'inscris en vrai quand vous dites que la démocratie s'appliquera,
00:09:08si effectivement elle peut être candidate,
00:09:10étant donné que c'est une volonté de 40% des Français.
00:09:12Mais on voit bien aussi que la candidature de Jordan Bardella
00:09:16est presque autant, voire plus demandée que celle de Marine Le Pen.
00:09:20En tout cas, dans les sondages, il est un peu plus auquel, c'est vrai.
00:09:22Exactement.
00:09:23Moi, je considère qu'à partir du moment que ce soit un politique d'extrême droite,
00:09:26d'extrême gauche, du centre, de droite, de gauche,
00:09:29à partir du moment où il y a eu détournement de fonds,
00:09:33pour moi, c'est une trahison à la patrie.
00:09:34On a volé de l'argent aux Français.
00:09:35Une trahison à la patrie ?
00:09:36Bien sûr, on a volé l'argent des Français.
00:09:38Donc à partir de ce postulat-là, moi, je suis désolée.
00:09:39C'est aux Français de trancher, ce n'est pas aux magistrats de trancher.
00:09:42Qu'elle soit condamnée à des peines de pécuniaire,
00:09:46si elle est coupable, on comprendrait très bien.
00:09:48En revanche, qu'on ne donne pas la possibilité aux Français de trancher
00:09:51la question que vous venez de soulever,
00:09:52c'est-à-dire, mérite-t-elle ou non d'être président de la République ?
00:09:56Il n'y a pas de déni démocratique dans la mesure où Jordan Bardella
00:10:02peut se présenter sur le déni démocratique.
00:10:05Le déni démocratique, pardon, Mathias Leboeuf,
00:10:07c'était que c'était la candidate naturelle,
00:10:09qu'on a toujours su que Jordan Bardella,
00:10:10et ça n'a jamais été caché, était une roue de secours,
00:10:13et on empêche le plan.
00:10:14Dans ces cas-là...
00:10:15Pendant des années, on a, comment dire,
00:10:20regretté que les politiques soient intouchables,
00:10:22que les politiques ne soient pas justiciables.
00:10:24C'était l'ère de François Mitterrand, de Jacques Chirac,
00:10:28et les politiques semblaient avoir une impunité
00:10:32et pouvaient faire n'importe quoi.
00:10:34Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
00:10:35Et il faut s'en réjouir.
00:10:37Oui, mais est-ce que parce qu'il y a eu une impunité
00:10:39pendant peut-être une certaine période,
00:10:41est-ce qu'il doit forcément avoir un retour de bâton ?
00:10:43Peut-être que la justice peut tout simplement...
00:10:44Non, mais c'est normal qu'elle soit condamnée.
00:10:47Si elle est coupable, c'est normal qu'elle soit condamnée.
00:10:49Donc, il ne faut pas dire que c'est normal
00:10:51qu'elle ne puisse pas se présenter à une élection présidentielle
00:10:54si elle a commis des actes malveillants.
00:10:56Après, vous êtes le directeur de contribuables associés.
00:11:00Benoît Perrin, vous êtes directeur de contribuables associés.
00:11:03Il y a eu un détournement de fonds publics.
00:11:04C'est pour ça que je ne sais pas les deux choses.
00:11:05C'est presque ironique de vous entendre, vous,
00:11:06tout d'un coup, être un peu clément
00:11:07vis-à-vis de quelqu'un qui a fait du détournement de fonds publics.
00:11:10Je ne suis pas clément du tout.
00:11:10Non, mais c'est pour ça que j'insiste là-dessus.
00:11:11Si elle doit être condamnée, qu'elle le soit.
00:11:13Je n'ai aucune difficulté.
00:11:14Évidemment, tout ce qui est détournement d'argent public,
00:11:16ce n'est pas moi qui vais vous dire que ça va dans le bon sens.
00:11:19Évidemment qu'on doit être intraitable.
00:11:20Et quand vous disiez tout à l'heure
00:11:21qu'avant, les responsables politiques n'étaient pas assez condamnés
00:11:24pour ces faits-là, je vous rejoins à 800%.
00:11:28Je dis juste qu'il y a le fait d'être condamnée
00:11:30et il y a le fait de pouvoir se présenter à une élection.
00:11:32Pour moi, c'est un peu différent.
00:11:33Voilà.
00:11:34Julia qui disait quelque chose.
00:11:35Vous l'avez à juste titre rappelé que ça fait des décennies
00:11:37que Marine Le Pen veut conquérir le pouvoir.
00:11:39Et le mot conquérir le pouvoir
00:11:40est le mot approprié par rapport à son ambition.
00:11:43Dans ces cas-là, on ne commet pas des choses
00:11:44qui pourraient entraver cette ambition-là.
00:11:46Et je suis désolée, mais pour moi,
00:11:48voler de l'argent des Français, c'est trahir les Français.
00:11:50Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision
00:11:52dans l'affaire de Marine Le Pen ?
00:11:54On aura en tout cas une ébauche de vérité
00:11:58de ce qui pourra sortir en tout cas de ce tribunal
00:12:00dans trois heures maintenant.
00:12:01En attendant, on ne peut que débattre de ce qui peut arriver.
00:12:03Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision ?
00:12:05Parce que s'ils confirment la peine, on dira
00:12:07« Oh, salaud de juge, ils ont empêché la candidate
00:12:09qui était favorite dans les sondages de se présenter. »
00:12:12Et si jamais ils allègent la peine
00:12:13ou s'ils estiment qu'en effet la première était trop sévère,
00:12:15on dira « Ah ben voilà, la délinquance en col blanc
00:12:17a de beaux jours devant elle.
00:12:20Et en réalité, quand on est politique,
00:12:22on est toujours un peu au-dessus des lois. »
00:12:24On en discute avec vous, amis auditeurs.
00:12:25Au 0826 300 300,
00:12:27est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision
00:12:29dans ce procès historique
00:12:31que va connaître Marine Le Pen dans quelques heures maintenant ?
00:12:33Et bien suite de la conversation
00:12:34dans une poignée de secondes sur Sud Radio.
00:12:35A tout de suite.
00:12:37Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:12:4210h46 sur Sud Radio, on poursuit la discussion
00:12:44et croyez-moi, il suffit de quelques minutes de pub
00:12:46pour que les discussions ne s'interrompent pas
00:12:49ici en studio avec Benjamin Cauchy,
00:12:51Julia Achat, Benoît Perrin, Mathias Leboeuf.
00:12:53On s'interroge, est-ce que les juges
00:12:54peuvent prendre une bonne décision dans quelques heures
00:12:56dans l'affaire des assistants parlementaires de Marine Le Pen ?
00:13:00Vous savez qu'elle risque la fameuse peine d'inéligibilité.
00:13:03Procès en appel.
00:13:04Les premières réquisitions avaient été qualifiées
00:13:05par certains d'extrêmement sévères.
00:13:07Et donc, on est face à plusieurs scénarii
00:13:08à savoir si elle sera condamnée.
00:13:10Mais avec la possibilité quand même d'être éligible
00:13:12lors de la campagne ou lors des deux dates de vote
00:13:15pour la campagne présidentielle, on se pose la question
00:13:16aussi en plateau, mais également avec vous,
00:13:19amis auditeurs, au 0826 300 300.
00:13:21J'aperçois Arnaud qui est avec nous.
00:13:23Bonjour Arnaud.
00:13:25Bonjour.
00:13:26Merci beaucoup d'être avec nous Arnaud.
00:13:28Alors, est-ce que les juges peuvent prendre
00:13:29une bonne décision concernant Marine Le Pen, Arnaud ?
00:13:32Ben non, non.
00:13:33Je pense que les juges n'ont rien à voir là-dedans.
00:13:36Mais bien sûr qu'on est obligé de constater
00:13:38que maintenant, c'est les juges qui décident.
00:13:40Et c'est lamentable parce que la vie politique française
00:13:45c'est autre chose que d'une poignée de messieurs
00:13:48en toge, en robe, je ne sais pas,
00:13:50qui décident l'avenir du pays.
00:13:54Ça, c'est très énervant.
00:13:55Dans quel cadre ils décident de l'avenir du pays pour vous ?
00:13:59Ben parce qu'ils sanctionnent,
00:14:02ils empêchent des candidatures
00:14:05qui ont un soutien populaire.
00:14:06Donc on se rend compte...
00:14:07Vous pensez à Fillon en 2017, j'imagine, notamment Arnaud ?
00:14:09Exactement, exactement.
00:14:11Déjà, ça commençait avec Fillon.
00:14:14Donc maintenant, ça continue.
00:14:15Ils ont de plus en plus de pouvoir
00:14:16parce que les politiques en ont de moins en moins.
00:14:18Voilà.
00:14:20Par rapport à Bruxelles.
00:14:22Donc ça, c'est la première chose.
00:14:23Et la deuxième chose, je pense que Marine Le Pen
00:14:25ne veut pas, elle, du pouvoir.
00:14:28Ah, c'est la fameuse théorie où en réalité,
00:14:30elle serait presque soulagée de ne pas pouvoir se présenter.
00:14:33Exactement, exactement.
00:14:34Je pense qu'elle va être soulagée
00:14:36parce qu'elle apprécie l'aura
00:14:38qui lui a été transmise par son père,
00:14:41l'aura publique qu'elle apprécie,
00:14:46qui la valorise.
00:14:48Mais que derrière, en réalité,
00:14:49les sacrifices que cela représenterait
00:14:51et la manière aussi dont forcément cela pèse
00:14:53sur vos épaules depuis quelques années,
00:14:55forcément, ça s'apaise.
00:14:56Et peut-être que ceci la découragerait à se présenter.
00:14:59Merci beaucoup, Arnaud, d'avoir été avec nous
00:15:01au 0826 300 300.
00:15:03Je vous voyais à la fois...
00:15:04Je vous voyais d'au-de-liné, en fait.
00:15:06C'est le mot, Benjamin Cochin.
00:15:07C'est le mot.
00:15:08Et je trouve que c'est un mot
00:15:08qu'il faut remettre à la mode, d'ailleurs.
00:15:10Absolument, absolument.
00:15:11Je vais raconter une anecdote sur ce mot, d'ailleurs.
00:15:13J'ai hâte.
00:15:14Que j'ai fait découvrir à Pascal Pro
00:15:15il y a quelques années,
00:15:16qu'il ne connaissait pas ce mot.
00:15:18Il y a beaucoup trop d'informations
00:15:19dans une seule phrase.
00:15:20C'est pas grave.
00:15:21Je vais essayer de faire simple, alors.
00:15:23Non, ce qui m'a interpellé, effectivement,
00:15:25dans le propos d'Arnaud,
00:15:27c'est cette histoire du pouvoir des juges.
00:15:29Conseil d'État, Conseil constitutionnel.
00:15:32Aujourd'hui, les Français s'en remettent
00:15:36au pouvoir des juges plus que régulièrement.
00:15:39Les volontés politiques,
00:15:41quelles que soient les majorités
00:15:42ou les oppositions,
00:15:44se cassent les dents sur des décisions judiciaires,
00:15:47sur des décisions de justice
00:15:48de ces grandes instances
00:15:48que sont le Conseil d'État
00:15:50ou le Conseil constitutionnel.
00:15:51et peut-être un amalgame peut-être fait
00:15:54finalement avec une décision judiciaire
00:15:56qui est celle qui va tomber
00:15:58non seulement pour Marine Le Pen
00:15:59mais pour aussi une quinzaine d'autres prévenus.
00:16:01Et je crois que les incidences sont fortes
00:16:02pour Marine Le Pen
00:16:03mais aussi pour beaucoup d'autres prévenus aujourd'hui.
00:16:05Ah oui, c'est sûr.
00:16:05C'est des carrières politiques
00:16:06qui vont peut-être être des autres parents.
00:16:07Avec des incidences en cascade.
00:16:09Donc là-dessus, je suis assez d'accord avec lui.
00:16:10Je trouve ça assez malaisant finalement
00:16:13que ce soit les juges
00:16:13qui décident toujours en dernier ressort
00:16:15dans notre pays
00:16:15et cuite finalement de l'opinion publique
00:16:17et du peuple.
00:16:19Que ce soit sur des décisions politiques
00:16:21par le biais de référendums
00:16:22ou que ce soit tout simplement
00:16:23par ce référendum populaire
00:16:26que serait l'élection présidentielle.
00:16:28Alors deux choses.
00:16:29La première chose, c'est vrai que
00:16:31une seconde pour rebondir
00:16:32sur ce que vient de dire Benjamin.
00:16:33Au-delà de l'élection présidentielle,
00:16:35il y a peut-être la retraite politique
00:16:36de Marine Le Pen aujourd'hui.
00:16:38Il faut quand même comprendre
00:16:39que...
00:16:39Ce ne sera pas la retraite politique totalement.
00:16:42En tout cas, on ne sait pas
00:16:43parce qu'on voit bien quand même
00:16:44la presse en a fait largement écho
00:16:46que plusieurs fois,
00:16:47elle a failli claquer la porte
00:16:48notamment en 2017,
00:16:49notamment en 2022.
00:16:50Je pense qu'elle a d'autres passions
00:16:51dans la vie et donc
00:16:52peut-être même
00:16:54qu'elle va tourner
00:16:56une page de sa vie politique ce soir.
00:16:58Deuxième point,
00:16:59le parler avec François Fillon
00:17:01me gêne un peu
00:17:02parce que justement,
00:17:03François Fillon,
00:17:03il a pu se présenter aux élections.
00:17:05c'est vrai qu'on peut s'interroger
00:17:07évidemment,
00:17:07tout le monde s'interroge légitimement
00:17:09sur le calendrier
00:17:09effectivement des poursuites
00:17:10qui ont été engagées
00:17:12donc en l'occurrence
00:17:12pendant l'élection présidentielle
00:17:14de 2017.
00:17:17Néanmoins,
00:17:17lui justement,
00:17:18il a pu se présenter
00:17:19et les Français
00:17:20ont pu voter
00:17:21ont pu voter
00:17:22pour ou contre lui
00:17:23sachant qu'effectivement
00:17:24il était empêtré
00:17:25dans les affaires judiciaires.
00:17:26Donc,
00:17:27ce n'est pas tout à fait
00:17:28me semble-t-il
00:17:28la même situation.
00:17:29Comment vous regardez ça
00:17:30sur en effet
00:17:31la comparaison aussi
00:17:33le pouvoir des juges
00:17:33comme le disait Arnaud
00:17:34qui était avec nous à l'instant
00:17:35Mathias Leboeuf
00:17:35et la comparaison
00:17:36Marine Le Pen,
00:17:37François Fillon ?
00:17:38Moi,
00:17:39critiquer le pouvoir des juges
00:17:40comme ça,
00:17:41ça me paraît un peu démago
00:17:42pour une bonne et simple raison
00:17:44c'est que
00:17:45le pouvoir des juges
00:17:46c'est pas...
00:17:46Françable,
00:17:46Benjamin Cochini.
00:17:47Je ne m'attendais pas
00:17:49mieux de Mathias
00:17:49donc ça va,
00:17:50je ne suis pas déçu.
00:17:51Non mais je vais dire
00:17:52pourquoi je dis ça.
00:17:54Le pouvoir des juges
00:17:56ce n'est pas un pouvoir
00:17:57discrétionnaire.
00:17:58Les juges ne décident
00:17:59pas comme ça
00:18:01de punir
00:18:02des gens
00:18:03selon leur bon vouloir.
00:18:05Il y a un code pénal
00:18:07qu'ils interprètent
00:18:09mais qui encadre
00:18:11leur jugement justement.
00:18:13Donc,
00:18:14faire croire
00:18:15que les juges
00:18:15sont tout puissants
00:18:16et qu'ils décident
00:18:18selon leur bon vouloir.
00:18:19Mais ce qu'on peut encore
00:18:19critiquer quand même ?
00:18:20On peut bien évidemment...
00:18:22Parce que moi j'ai l'impression
00:18:22que quand bien même
00:18:23l'idée n'est pas du tout
00:18:24de les attaquer personnellement
00:18:25ou de lancer
00:18:27comme on a pu le voir
00:18:27dans certaines décisions
00:18:28des raids sur les réseaux sociaux.
00:18:29En revanche,
00:18:29est-ce qu'on peut exprimer
00:18:30publiquement un désaccord
00:18:31sur une décision de justice
00:18:32qu'on estime excessive,
00:18:34qu'on estime abusive ?
00:18:35Bien évidemment !
00:18:36Juste une chose,
00:18:38c'est pour ça
00:18:40qu'il y a l'appel
00:18:42et qu'il y a la cassation.
00:18:44C'est-à-dire qu'il faut
00:18:45arrêter de dire
00:18:47que les juges
00:18:48sont tout puissants.
00:18:49C'est faux !
00:18:50Et encore une fois,
00:18:53le juge rend un jugement
00:18:54motivé en droit,
00:18:56encadré par le droit.
00:18:57Et il faut rappeler ça.
00:18:58Moi, je suis professeur
00:19:00de philosophie du droit
00:19:01dans une école de droit.
00:19:03Ça me paraît primordial
00:19:05de ne pas laisser croire
00:19:06que les juges
00:19:07sont comme ça,
00:19:07des déus ex-niveaux.
00:19:11Sur ce pouvoir des juges
00:19:13et sur, visiblement,
00:19:14de ce que dit Mathias Leboeuf,
00:19:15cette critique abusive
00:19:16du pouvoir judiciaire en France
00:19:17qui serait une sorte
00:19:18de grand pouvoir
00:19:18si on écoute certains
00:19:19qui tireraient derrière
00:19:20des grandes décisions
00:19:21avec des fils
00:19:21comme des marionnettes.
00:19:22Moi, j'aime bien la vie.
00:19:24Je le partage assez.
00:19:26Les complots,
00:19:27j'y crois, moyens,
00:19:28surtout en France.
00:19:28D'autant plus qu'il y a
00:19:29quand même une pression
00:19:30aujourd'hui autour
00:19:31de la justice
00:19:33qui est de plus en plus
00:19:34prégnante dans le débat public.
00:19:35On l'a vu avec l'affaire Liana,
00:19:36avec la pression
00:19:37qui a été mise aussi
00:19:38sur les magistrats.
00:19:39Précisément parce que
00:19:40la justice n'est pas dit aussi.
00:19:41Et c'est la raison
00:19:42pour laquelle je pense
00:19:42que vous avez plusieurs fois
00:19:44posé la question
00:19:45est-ce que les juges
00:19:46pourront, quoi qu'il arrive,
00:19:47prendre une bonne décision
00:19:48et dans tous les cas
00:19:49une décision fera des heureux
00:19:51et des malheureux
00:19:52et puis c'est comme ça
00:19:52il n'y a jamais
00:19:53de bonne décision.
00:19:54Néanmoins, je pense
00:19:55que toujours tirer
00:19:56sur les juges
00:19:58c'est un peu facile
00:19:58et c'est aussi la posture
00:20:00qu'adopte le RN
00:20:01dans son argumentaire.
00:20:03Donc c'est un choui facile
00:20:04et je reviendrai dessus
00:20:06et vous ne me l'enlèverez pas
00:20:08de la tête
00:20:09qu'à un moment donné
00:20:10une responsable politique
00:20:11qui est un bébé,
00:20:12un produit de la politique
00:20:13qui a pour ambition
00:20:14de devenir président
00:20:14de la République
00:20:15elle fait tout
00:20:15pour que ce moment
00:20:16n'arrive pas.
00:20:16Benjamin Cauchy
00:20:17qui...
00:20:18Juste pour répondre
00:20:19à Mathias
00:20:19je dodeline de nouveau
00:20:22Mathias, si les juges
00:20:25respectaient strictement
00:20:26et uniquement le droit
00:20:27la jurisprudence
00:20:28n'existerait pas
00:20:28et on voit bien
00:20:29que l'évolution
00:20:32législative
00:20:32en tout cas, pardon,
00:20:33l'évolution du droit
00:20:35se nourrit notamment
00:20:37de la jurisprudence.
00:20:38Vous regardez le GAJA
00:20:39les grands arrêts
00:20:40de jurisprudence administrative
00:20:41ou en l'occurrence
00:20:42sur du droit privé
00:20:43on constate effectivement
00:20:44une évolution
00:20:45et on peut se poser
00:20:46la question
00:20:47et c'est pas du complot-plot
00:20:48c'est facile
00:20:49quand quelqu'un
00:20:50n'est pas d'accord
00:20:50du complot-plot
00:20:51qui est la version
00:20:52juste au-dessus du complot-plotisme.
00:21:14Il y a quand même
00:21:18ce syndrome
00:21:19de l'extrême droite
00:21:21de se victimiser
00:21:22en permanence
00:21:23et de dire
00:21:24on est victime
00:21:25de la justice
00:21:26on a vu ça
00:21:27avec Éric Zemmour
00:21:27on voit ça aussi
00:21:29au Rassemblement National
00:21:30On le voit
00:21:31la France Insoumise aussi
00:21:32Bien sûr
00:21:33La République
00:21:34c'est pas
00:21:34si c'est pas
00:21:35aller à l'encontre
00:21:36des fondamentaux
00:21:38de notre vie
00:21:38Et là aussi
00:21:39il y a une condamnation
00:21:39de Jean-Luc Mélenchon
00:21:40dans l'entrée à faire
00:21:41au passage
00:21:41Ça prouve
00:21:42que justement
00:21:43la justice fait son travail
00:21:45qu'elle dérange
00:21:46et qu'elle dérange
00:21:47notamment les politiques
00:21:48et l'indépendance
00:21:50de la justice
00:21:50doit être
00:21:51un principe
00:21:52absolument sacré
00:21:54Après
00:21:54effectivement
00:21:55qu'on puisse critiquer
00:21:57les dysfonctionnements
00:21:58de la justice
00:21:59bien évidemment
00:22:00qu'ils soient structurels
00:22:01ou individuels
00:22:02bien évidemment
00:22:03que la justice
00:22:04doit être soumise
00:22:04aussi au regard
00:22:05des citoyens
00:22:06Ça paraît
00:22:08Je vous propose
00:22:09pour clore cette conversation
00:22:09messieurs
00:22:10qu'on passe quand même
00:22:10au standard
00:22:11avec les nombreux appels
00:22:12sur cette discussion
00:22:13au 0826 300 300
00:22:14Pierre bonjour
00:22:16Bonjour
00:22:16Vous écoutez cette conversation
00:22:18depuis quelques minutes
00:22:18où est-ce que vous vous situez ?
00:22:20Est-ce que oui ou non
00:22:20les juges pourront prendre
00:22:21une bonne décision
00:22:22pour vous Pierre ?
00:22:23Alors je dirais tout simplement
00:22:24que Marine Le Pen
00:22:25ne doit s'en prendre
00:22:26qu'à ses avocats
00:22:27parce que vous savez
00:22:28c'est un procès
00:22:29qui date depuis quelques années
00:22:30déjà
00:22:30et ses avocats
00:22:31ont tout fait
00:22:31pour retarder
00:22:32cette échéance
00:22:34et donc
00:22:34la seule chose
00:22:35qu'ils n'ont pas fait
00:22:36c'est qu'ils ont oublié
00:22:37de regarder
00:22:37que l'échéance
00:22:38allait se conjurer
00:22:40avec l'élection présidentielle
00:22:41donc pour moi
00:22:42si elle avait été
00:22:43Pour vous ils ont vraiment
00:22:44oublié de regarder ?
00:22:45Ben oui
00:22:46parce que s'ils avaient été
00:22:47malins
00:22:48ils auraient passé le procès
00:22:50déjà il y a quelques années
00:22:52puisque c'est un procès
00:22:53qui est quand même
00:22:54qui est vieux
00:22:54puisque cette affaire
00:22:55elle date déjà
00:22:56depuis quelques années
00:22:56Mais il faut reconnaître
00:22:57qu'elle a tout fait
00:22:57pour le repousser
00:22:58ce procès aussi
00:22:59Oui elle a tout fait
00:23:00mais justement
00:23:01parce que ce sont
00:23:02ses avocats
00:23:02qui ont toujours invoqué
00:23:04des vices de procédure
00:23:04etc.
00:23:05Résultat aujourd'hui
00:23:06elle est devant
00:23:07le fait accompli
00:23:08il va y avoir
00:23:09une élection
00:23:09en 2027
00:23:11et évidemment
00:23:12elle sera privée
00:23:13de cette élection
00:23:14parce que je suis persuadé
00:23:15que l'égif
00:23:15ne trembleront pas
00:23:16parce que lorsqu'on a
00:23:17détourné les fonds
00:23:18au niveau national
00:23:19et au niveau européen
00:23:20on ne peut pas
00:23:21se présenter
00:23:22à l'élection présidentielle
00:23:23sachant que derrière
00:23:24on doit quand même
00:23:25montrer patte blanche
00:23:27et non pas être derrière
00:23:29avoir supporté
00:23:30je dirais
00:23:31un mauvais passé
00:23:33Et donc ce que vous dites
00:23:34Pierre
00:23:34en un mot
00:23:34c'est que les juges
00:23:35ne doivent pas trembler
00:23:36sous prétexte
00:23:37qu'on arrive à une date
00:23:38politique importante
00:23:39Exactement
00:23:40ils doivent rester indépendants
00:23:41comme ça vient d'être dit
00:23:42et je pense que
00:23:44c'est quelque chose
00:23:46d'excellent pour la démocratie
00:23:47justement
00:23:48que ça se passe
00:23:48à un moment précis
00:23:49pour bien montrer
00:23:50que la justice
00:23:51est indépendante
00:23:52et non pas justement
00:23:53qu'elle tremble
00:23:53face à une personne
00:23:55qui soit disant
00:23:55c'est 25%
00:23:57de suffrage
00:23:58éventuel
00:23:59estimé
00:23:59Merci beaucoup Pierre
00:24:00d'avoir été avec nous
00:24:01au 0826 300 300
00:24:03il y avait
00:24:03mais alors
00:24:04d'un mot
00:24:05Benoît Perrin
00:24:05d'un mot
00:24:06Je pense que c'est pas
00:24:07une question de droite
00:24:08ou de gauche
00:24:08et quand j'entends parler
00:24:09de l'argument
00:24:09c'est l'extrême droite
00:24:10c'est l'extrême gauche
00:24:12Jean-Luc Mélenchon
00:24:13dans cette situation
00:24:13je tiendrai exactement
00:24:14le même discours
00:24:15s'il a commis des actes
00:24:16répréhensibles
00:24:17il doit être condamné
00:24:17ça doit pas pour autant
00:24:18l'empêcher de se présenter
00:24:19à une élection
00:24:20C'était le mot de la fin
00:24:21de ce premier débat
00:24:21et je remercie Pierre
00:24:22qui nous a passé
00:24:23un coup de fil
00:24:23au 0826 300 300
00:24:25on reprend la discussion
00:24:26dans un instant
00:24:27avec cette fois-ci
00:24:28on va s'intéresser
00:24:28à la jeune génération
00:24:30figurez-vous
00:24:30qu'il y a 730 000 élèves
00:24:32qui passent le bac
00:24:32qui attendent leur résultat
00:24:34sachez qu'on est déjà
00:24:35de tout coeur avec vous
00:24:35parce qu'on est passé par là
00:24:37je sais pas si tout le monde
00:24:37s'en rappelle
00:24:38mais on est passé par là
00:24:39et il y a un ministre
00:24:40de l'éducation
00:24:40qui avait dit
00:24:41qu'il y aurait une sévérité
00:24:43accrue
00:24:43par rapport aux fautes
00:24:44d'orthographe
00:24:45dans les copies
00:24:45je vous ferai écouter
00:24:47notamment quelques correcteurs
00:24:48qui disent
00:24:48oui mais bon
00:24:49on n'a pas eu de consigne
00:24:49donc il est hors de question
00:24:50qu'on soit plus sévère
00:24:51que d'habitude
00:24:52résultat
00:24:52on risque à nouveau
00:24:53d'avoir des résultats
00:24:54à 96%
00:24:5596%
00:24:56avec des hurrah
00:24:57ici et là
00:24:58alors qu'en réalité
00:24:59peut-être qu'avec le bac
00:25:00on est en train de faire
00:25:00une génération d'illettrés
00:25:01une génération d'illettrés
00:25:03est-ce que c'est ça
00:25:03qu'on va avoir cette année
00:25:04notamment avec le bac
00:25:05et bien je vous pose la question
00:25:07certes ici en studio
00:25:08mais aussi
00:25:08à l'autre bout des ondes
00:25:09à vous amis auditeurs
00:25:10au 0826 300 300
00:25:12et le débat s'ouvre
00:25:13dans une poignée de secondes
00:25:14à tout de suite
00:25:18suite de la conversation
00:25:19sur Sud Radio
00:25:20on est toujours ensemble
00:25:21avec les débatteurs suivants
00:25:22qui discutent
00:25:23qui discutent
00:25:23alors Mathias Leboeuf
00:25:24qui fait un peu de télé
00:25:24un peu de radio
00:25:25normalement devrait savoir
00:25:26que quand il y a une lumière rouge
00:25:28on est à l'antenne
00:25:29mais ça ne l'empêche pas de parler
00:25:30c'est pas grave
00:25:30c'est comme ça
00:25:32vous venez de reconnaître aussi
00:25:33la voix de Benjamin Cauchy
00:25:35de Benoît Perrin
00:25:36qui est avec nous
00:25:36directeur de Contribuables Associés
00:25:37et de Julia Achat
00:25:38conseillère municipale
00:25:39à Kingersheim
00:25:40je ne sais pas si maintenant
00:25:41j'ai bien dit les deux
00:25:42mais écoutez
00:25:43c'est ça qu'après une heure
00:25:44d'échauffement
00:25:44on arrive à dire
00:25:45deux trois trucs correctement
00:25:46suite de la conversation
00:25:47et suite des débats
00:25:48dans une demi-heure
00:25:49nous aborderons
00:25:50la fameuse loi
00:25:51que certaines associations
00:25:52qualifient de permis de tuer
00:25:53une loi qui concerne
00:25:54la légitime défense
00:25:55des policiers
00:25:56alors là c'est le terme
00:25:57un peu facile
00:25:58alors qu'en réalité
00:25:59ce serait une présomption
00:26:00de l'usage légitime
00:26:01de l'arme
00:26:01à 10h
00:26:02nous étions avec
00:26:03maître Laurent Franck-Liénard
00:26:05qui est un avocat spécialiste
00:26:06de ces questions-là
00:26:07et vous allez voir
00:26:08il n'a peut-être pas eu
00:26:09si vous voulez
00:26:09le discours auquel
00:26:10on pourrait s'attendre
00:26:11de venant de quelqu'un
00:26:12qui défend les flics
00:26:13depuis 35 ans
00:26:13même lui
00:26:14est plus ou moins
00:26:15inquiet de cette loi
00:26:15donc notre discussion
00:26:16sera intéressante
00:26:17d'ici une demi-heure
00:26:18mais d'abord
00:26:19on se concentre
00:26:20sur ces 730 000 élèves
00:26:21qui sont en train
00:26:22peut-être de patienter
00:26:23devant leur ordinateur
00:26:24pour avoir le résultat
00:26:25du bac
00:26:25et on va s'intéresser
00:26:26à la consigne
00:26:27du ministre de l'éducation
00:26:28nationale
00:26:29qui avait dit
00:26:29oh là là
00:26:30les fautes c'est insupportable
00:26:31c'est tellement insupportable
00:26:32qu'il n'y a pas eu
00:26:33tellement de consignes
00:26:33et donc
00:26:34on se pose cette question
00:26:35est-ce qu'avec ce bac
00:26:36on va avoir affaire
00:26:37à une génération
00:26:38dilettrée
00:26:42bah oui
00:26:43une génération
00:26:44dilettrée
00:26:44parce que je ne sais pas
00:26:44si vous avez lu
00:26:46aperçu
00:26:47ou corrigé
00:26:48peut-être même
00:26:48si vous êtes professeur
00:26:49tiens passez-nous
00:26:50un coup de fil
00:26:50des copies
00:26:51les derniers temps
00:26:52mais alors on voit
00:26:53il y a des
00:26:54si vous voulez
00:26:54même un taux d'humour
00:26:56absolument extraordinaire
00:26:57dans une seule
00:26:57même personne
00:26:58ne pourrait pas
00:26:58nous laisser envisager
00:26:59de telles choses
00:27:00et de telles folies
00:27:01orthographiques
00:27:02et j'aimerais surtout
00:27:03vous faire écouter
00:27:04si vous voulez
00:27:04un reportage
00:27:05c'était en allumant
00:27:06à la télé ce matin
00:27:07je l'ai entendu
00:27:07notamment d'un correcteur
00:27:09qui réagit
00:27:10face aux consignes
00:27:12je le mets entre guillemets
00:27:13qui avaient été données
00:27:14en théorie
00:27:15par le ministre
00:27:15de l'éducation nationale
00:27:16dans la mesure
00:27:17où une maîtrise imparfaite
00:27:19de l'orthographe
00:27:19et de la syntaxe
00:27:20ne gêne pas
00:27:21la compréhension
00:27:22du propos
00:27:22du candidat
00:27:24ou de la candidate
00:27:25on sera attentif
00:27:27à ne pas pénaliser
00:27:28ces copies
00:27:29une résistance idéologique
00:27:31mais pas seulement
00:27:32nous on a beaucoup
00:27:33entendu dans les réunions
00:27:34des inspecteurs
00:27:35nous dire
00:27:36on n'apprend pas
00:27:37le français
00:27:37en 15 jours
00:27:38on n'apprend pas
00:27:39le français
00:27:39en un mois
00:27:40on l'apprend
00:27:40en 5-6 ans
00:27:41il y a aussi
00:27:42le fait
00:27:42qu'on ne veut pas
00:27:43que son académie
00:27:43soit en queue de peloton
00:27:44sur les résultats
00:27:45du bac
00:27:46donc on se dit
00:27:46si nous
00:27:47on est strict
00:27:48l'académie d'à côté
00:27:49ne le sera pas
00:27:49et on sera mal vu
00:27:52c'est extraordinaire
00:27:53je trouve ce reportage
00:27:54entre le premier correcteur
00:27:55et ensuite
00:27:55les deux représentants
00:27:56des syndicats
00:27:57qui témoignent
00:27:58en se disant
00:27:58alors entre eux
00:27:59ceux qui ne voudront pas
00:28:01ou ceux qui nous expliquent
00:28:01qu'il faut des années
00:28:02pour apprendre le français
00:28:03oui d'accord
00:28:04ils sont quand même
00:28:05en terminale
00:28:05moi j'ai dit
00:28:06que ça fait déjà des années
00:28:06normalement
00:28:07qu'on devrait avoir
00:28:072-3 bases de français
00:28:08et l'autre syndicat
00:28:09qui nous explique
00:28:10qu'en réalité
00:28:11c'est pour faire
00:28:11un concours
00:28:12entre académies
00:28:12de celui qui sera
00:28:13le moins nul
00:28:14qu'on ne veut pas
00:28:15tellement bien corriger
00:28:16les copies
00:28:16je ne sais pas
00:28:17comment vous regardez ça
00:28:18je me tourne
00:28:18avant tout vers vous
00:28:19Mathias Lebeuve
00:28:20journaliste, philosophe
00:28:21auteur aussi
00:28:22vous écrivez
00:28:23comment vous réagissez
00:28:24à tout ça
00:28:24à ce que vous entendez
00:28:25ce qu'on va avoir à faire
00:28:26à une génération d'illettrés
00:28:27il se trouve que je suis
00:28:28en plus enseignant
00:28:29j'enseigne la culture générale
00:28:30et la philosophie du droit
00:28:32je suis désolé
00:28:32et c'est une catastrophe
00:28:36c'est une catastrophe
00:28:37on a effectivement
00:28:39des étudiants
00:28:41qui parlent
00:28:43un espèce de sabir
00:28:45pitoyable quoi
00:28:46donc moi je me souviens
00:28:48que Jean-Michel Blanquer
00:28:49à un moment donné
00:28:50voulait revenir
00:28:51aux fondamentaux
00:28:52et notamment
00:28:52à travers les mathématiques
00:28:55et le français
00:28:56et l'orthographe
00:28:57et c'était une bonne chose
00:28:59mais on en est loin
00:29:01on en est loin
00:29:02alors il y a l'examen
00:29:04du bac
00:29:05l'examen du bac
00:29:05effectivement
00:29:06c'est pas au bac
00:29:08qu'on va corriger
00:29:10justement
00:29:11le niveau de français
00:29:15le problème
00:29:16est bien en amont
00:29:18c'est à dire que
00:29:18c'est dès les petites classes
00:29:20moi j'ai un fils
00:29:22de 13 ans aussi
00:29:23et je suis pourtant
00:29:24très vigilant
00:29:25il écrit
00:29:27allez-y
00:29:28allez au bout de cette phrase
00:29:28on peut avoir une bonne forme
00:29:30non mais phonétiquement
00:29:31quoi
00:29:31donc
00:29:34on se demande
00:29:35un exemple de mot
00:29:35que vous avez aperçu
00:29:37mais c'est les fautes d'accord
00:29:38c'est
00:29:39il n'y a pas d'accord
00:29:40il n'y a pas de
00:29:41il n'y a pas de
00:29:41c'est vraiment phonétique
00:29:43on se demande
00:29:44est-ce que
00:29:45quand il écrit
00:29:46de manière phonétique
00:29:46sur ses copies
00:29:47il a des points en moins
00:29:48non
00:29:49non non
00:29:50bien évidemment que non
00:29:51mais surtout
00:29:53les profs
00:29:53c'est même pas
00:29:54les points en moins
00:29:55les profs ne corrigent pas
00:29:56c'est-à-dire que
00:29:57c'est passé
00:29:59dans l'usage
00:29:59on a l'impression
00:30:00que l'usage
00:30:04phonétique
00:30:04de la langue
00:30:05a été validé
00:30:06de fait
00:30:07par les enseignants
00:30:08alors c'est pas
00:30:09partout comme ça
00:30:10mais
00:30:10on se demande
00:30:11ce que font les profs
00:30:12et pourquoi
00:30:13ils n'enseignent pas mieux
00:30:14le français
00:30:14résultat du bac
00:30:15est-ce qu'on va avoir à faire
00:30:16à une génération
00:30:17d'illettrés
00:30:18tiens vous êtes peut-être
00:30:18parents
00:30:19peut-être même grands-parents
00:30:20vous avez déjà
00:30:20jeté un oeil
00:30:21sur la copie
00:30:22de vos enfants
00:30:22de vos petits-enfants
00:30:23vous avez une crise cardiaque
00:30:24venez témoigner
00:30:25au 0826 300 300
00:30:26Julia Hachat
00:30:27est-ce qu'on va donner
00:30:28le bac à une génération
00:30:28d'illettrés
00:30:29moi je pense qu'on a déjà
00:30:30donné le bac
00:30:30à des générations
00:30:31d'illettrés
00:30:32ne regardez pas comme ça
00:30:34je vais vous dire
00:30:35je ne suis pas exemplaire
00:30:35sur l'orthographe
00:30:36parce qu'il faut aller vite
00:30:37et pourtant je lis
00:30:38énormément de livres
00:30:39et pourtant j'écris beaucoup
00:30:40mais il m'arrive encore
00:30:41de faire des fautes d'orthographe
00:30:42des fautes de synthèse
00:30:43il y a une différence
00:30:43entre faire des fautes
00:30:44et en effet
00:30:44entre plusieurs
00:30:45je pense qu'on exagère aussi
00:30:48parce que là pardon
00:30:48moi de ce que j'ai vu
00:30:49notamment
00:30:53qui m'ont fait voir
00:30:53il y a des oeuvres d'art contemporaine
00:30:55qui sont moins violentes
00:30:56que ce que j'ai vu
00:30:56mais est-ce que c'est une exception
00:30:57dans la masse
00:30:58ou est-ce que c'est vraiment partagé
00:31:00je ne sais pas
00:31:01une chose est sûre
00:31:01et sur ça
00:31:02je l'ai d'ailleurs déjà dit
00:31:03au micro de Sud Radio
00:31:04il y a quelque temps
00:31:05je pense qu'il y a une baisse
00:31:06du niveau d'excellence
00:31:08qu'on attend de nos élèves
00:31:09moi je me souviens déjà
00:31:10à mon époque
00:31:11alors je pense que je suis
00:31:12celle autour de la table
00:31:13qui a passé le bac
00:31:14le plus récemment
00:31:15le plus récemment
00:31:15avec Maxime
00:31:17je pense que ça se tape
00:31:18on fera un concours en rentaine
00:31:19ça se tape
00:31:21mais je peux vous dire
00:31:22que oui effectivement
00:31:22quand il corrige la copie
00:31:23je pense que ce n'est pas tant
00:31:24les fautes d'orthographe
00:31:25parce que pour le coup
00:31:25je pense que j'en ai fait plein
00:31:28mais c'est
00:31:28est-ce que la copie
00:31:29est moins pire
00:31:30ou meilleure que l'autre
00:31:31et donc en fait on arrive
00:31:33génération d'illettrés
00:31:34autour de la table
00:31:34Benjamin Cochy
00:31:35je vois un huit
00:31:35presque de soulagement
00:31:36de l'avoir prononcé
00:31:37allez-y
00:31:37oui oui
00:31:37je crois qu'on arrive
00:31:42à la deuxième génération
00:31:43d'illettrés
00:31:43et je ne suis pas convaincu
00:31:44que l'ensemble des professeurs
00:31:46qui corrigent les copies
00:31:46est un bon niveau d'orthographe également
00:31:48voilà c'est possible
00:31:49le ministre a été testé
00:31:51et il a fait lui-même
00:31:51des erreurs
00:31:52absolument
00:31:52alors je peux nous retirer
00:31:55donc je peux l'imiquer un petit peu
00:31:56parce que sinon on va s'ennuyer
00:31:57mais
00:32:00on a mis des cours
00:32:01d'éducation sexuelle
00:32:01à l'école
00:32:02on applique la théorie du genre
00:32:04on les emmène au cinéma
00:32:06on leur fait faire des sorties
00:32:07c'est très bien
00:32:08c'est pas incompatible
00:32:09avec l'orthographe
00:32:09c'est pas incompatible
00:32:10mais je crois que
00:32:11depuis de nombreuses années
00:32:13l'éducation nationale
00:32:14a oublié justement
00:32:15d'enseigner les fondamentaux
00:32:16mais les professeurs
00:32:18qui sont sortis des UFM
00:32:19en tout cas des écoles
00:32:20qui en ont pris la suite
00:32:22ont également
00:32:24des lacunes
00:32:25en orthographe
00:32:26donc on ne peut pas demander
00:32:27à des gens
00:32:27qui font des fautes
00:32:28de corriger
00:32:29de façon correcte
00:32:31comme dirait l'autre
00:32:32on ne demande pas son chemin
00:32:33à quelqu'un qui est déjà perdu
00:32:34exactement
00:32:35et c'est un petit peu
00:32:37malheureusement
00:32:37le chemin que nous prenons
00:32:39Benoît Perrin
00:32:39alors c'est sûr que
00:32:40ce niveau
00:32:41cet effondrement du niveau
00:32:43on en parle tous
00:32:44depuis des années
00:32:45je pense que
00:32:45pour le coup
00:32:46il n'y a plus grand monde
00:32:47qui pense que le niveau monte
00:32:48donc déjà c'est bien
00:32:48parce qu'il y a
00:32:4910-15 ans
00:32:51quand on disait
00:32:51que le niveau
00:32:52s'effondrait
00:32:52on nous disait
00:32:53tu dis n'importe quoi
00:32:55t'es un dangereux
00:32:56passéiste
00:32:57donc déjà
00:32:58on partage plus ou moins
00:32:59le même constat
00:33:00ce qui est quand même
00:33:00une bonne nouvelle
00:33:01deuxième point
00:33:02puisqu'on partage le constat
00:33:03j'aimerais tellement
00:33:04qu'un ministre de l'éducation
00:33:06simplement se concentre
00:33:08je pense en réalité
00:33:09pardon
00:33:09je ne suis même pas sûr
00:33:10qu'aujourd'hui
00:33:10si on doit se dire les choses
00:33:11le constat soit totalement partagé
00:33:13parce que beaucoup peuvent dire
00:33:14la langue évolue
00:33:15le savoir est là quand même
00:33:16c'est pas grave
00:33:17si on sait moins écrire
00:33:17parce qu'aujourd'hui
00:33:18après tout
00:33:18on a les ordinateurs
00:33:19et le téléphone
00:33:20vous avez raison
00:33:21mais je pense que c'est vraiment
00:33:22ce discours là
00:33:22est quand même archi minoritaire
00:33:23alors qu'il était effectivement
00:33:24je ne peux pas dire majoritaire
00:33:25mais en tout cas
00:33:26il était très présent
00:33:27dans le débat public
00:33:27jusqu'à il y a quelques années
00:33:28donc moi j'aimerais
00:33:29très simplement
00:33:30qu'un ministre de l'éducation
00:33:31se dise voilà
00:33:31écoutez on arrête les bêtises
00:33:38mettre le paquet
00:33:38sur ces matières
00:33:39parce qu'effectivement
00:33:40on est en train de décrocher
00:33:41il suffit de regarder simplement
00:33:43ils l'ont tous dit
00:33:44je me rappelle de Jean-Michel Blanquer l'a dit
00:33:45Gabriel Attal l'a dit
00:33:46ils ont un système en face
00:33:48je ne sais pas
00:33:49c'est une question de système
00:33:50il faut déjà en tout cas
00:33:51responsabiliser les profs
00:33:52il faut quand même
00:33:52modifier peut-être profondément
00:33:53les emplois du temps des enfants
00:33:54pour effectivement
00:33:55mettre le paquet
00:33:56sur le français et les maths
00:33:58qui sont des matières
00:33:59à partir desquelles
00:33:59on peut tout faire dans la vie
00:34:00on peut tout faire dans la vie
00:34:01donc c'est vraiment important
00:34:03troisièmement
00:34:03ce qui m'embête
00:34:05c'est l'arrivée
00:34:06bien sûr
00:34:07sur ce nivellement
00:34:09par le bas
00:34:09c'est l'arrivée
00:34:10bien sûr de l'IA
00:34:11aujourd'hui
00:34:12on ne peut plus
00:34:13prendre des stagiaires
00:34:14simplement
00:34:15en se basant
00:34:16sur la lettre de motivation
00:34:16parce que par définition
00:34:17un, elle a été entièrement rédigée
00:34:19et deux, du coup
00:34:20elle a été bien rédigée
00:34:22en termes de phrasés
00:34:23en termes de coquilles
00:34:24en termes de fautes d'orthographe
00:34:26ça n'existe plus
00:34:27donc quand les élèves
00:34:28se retrouvent seuls
00:34:29devant une copie
00:34:30dans le cadre d'un examen
00:34:30je ne suis pas surpris
00:34:31effectivement
00:34:32que le niveau soit très bas
00:34:33parce qu'en fait
00:34:34ils ne sont plus habitués
00:34:35à
00:34:36via les écrans
00:34:37envoyer des messages
00:34:38sans être corrigés
00:34:38par l'intelligence artificielle
00:34:40donc le dernier point
00:34:41et je pense que c'est aussi
00:34:42la responsabilité des parents
00:34:43j'ai la chance d'être parent
00:34:45en tout cas
00:34:46j'insiste beaucoup à la maison
00:34:47pour qu'ils lisent
00:34:47je ne dis pas que la lecture
00:34:48est la solution à tout
00:34:49en revanche
00:34:50la lecture quand même
00:34:51permet beaucoup
00:34:52de structurer
00:34:53ses idées
00:34:54d'apprendre
00:34:55des nouveaux mots
00:34:57et d'apprendre
00:34:58inconsciemment
00:34:58une façon de tourner
00:35:00ses phrases
00:35:00c'est ce qu'on appelle
00:35:01un style de temps en temps
00:35:02une plume
00:35:03je ne peux qu'inviter les parents
00:35:04alors oui on peut
00:35:05repousser la faute
00:35:06sur une partie des profs
00:35:07qui peut-être par idéologie
00:35:09effectivement
00:35:09ont participé
00:35:10au nivellement
00:35:10par le bas
00:35:11en revanche
00:35:12on peut aussi
00:35:12se tourner vers les parents
00:35:13en disant
00:35:14c'est aussi de votre responsabilité
00:35:15pardon
00:35:15que vos enfants
00:35:16soient en mesure
00:35:17de lire et écrire correctement
00:35:18actuellement
00:35:19730 000 élèves
00:35:19en train d'attendre
00:35:20les résultats
00:35:21peut-être même
00:35:21leur mention du bac
00:35:22pour les plus chansons
00:35:23avec tout ce qui suit après
00:35:24bienvenue dans la vraie vie
00:35:25c'est la majorité
00:35:26c'est le permis
00:35:27c'est les études
00:35:27c'est la liberté
00:35:28c'est l'appartement
00:35:29si on quitte les parents
00:35:29c'est Michel Sardot
00:35:30voilà mes chers parents
00:35:31je pars
00:35:31c'est merveilleux
00:35:32mais entre temps
00:35:33peut-être que vous n'avez pas
00:35:34l'essentiel
00:35:34c'est-à-dire peut-être
00:35:34que vous ne savez pas écrire
00:35:35et on se rappelle
00:35:36du ministre de l'éducation nationale
00:35:37qui avait dit
00:35:38plus d'erreur
00:35:38je vais être sévère
00:35:39il avait montré les muscles
00:35:40les muscles
00:35:42et sauf que ça n'a pas
00:35:43tellement été appliqué
00:35:44est-ce qu'on va donner le bac
00:35:45à une génération d'illettrés
00:35:47on vous pose la question
00:35:48amis auditeurs
00:35:48et aussi autour de la table
00:35:49suite de la conversation
00:35:510826 300 300
00:35:52vous parliez de point de vue
00:35:53tout à l'heure minoritaire
00:35:54mon cher Benoît Perrin
00:35:55ça tombe bien
00:35:55on a Hakim qui est avec nous
00:35:56qui va nous dire
00:35:57que d'une certaine manière
00:35:58niveau d'orthographe
00:35:59ce n'est pas si choquant
00:35:59parce qu'il y a tout un contexte
00:36:01aujourd'hui
00:36:01que ce soit de Joule
00:36:02aux jeux vidéo
00:36:03en réalité l'orthographe
00:36:04est quand même
00:36:05un peu moins sacralisé
00:36:06ceci peut expliquer cela
00:36:07il viendra nous développer
00:36:08sa théorie
00:36:09mon cher Hakim
00:36:09vous êtes bien sur Sud Radio
00:36:10et on revient dans une poignée de secondes
00:36:12à tout de suite
00:36:14Sud Radio
00:36:15les débats de l'été
00:36:1610h-13h
00:36:18Maxime Liedot
00:36:19suite du débat
00:36:20et de la conversation
00:36:21sur Sud Radio
00:36:22on attend toujours
00:36:22vos commentaires
00:36:23vos réactions
00:36:240826 300 300
00:36:25parce qu'on est en train
00:36:26de s'occuper d'un sujet majeur
00:36:27s'il vous plaît
00:36:28puisqu'on parle de notre jeunesse
00:36:29rien que ça
00:36:30est-ce qu'on est en train
00:36:31de donner le bac
00:36:31à une génération d'illettrés
00:36:33pour rappel
00:36:33un 730 000 élèves
00:36:34attendent leurs résultats
00:36:35et on se rappelle
00:36:36surtout du ministre de l'éducation
00:36:38qui a dit
00:36:38mais les fautes d'orthographe
00:36:39ça suffit dans les copies
00:36:40bon résultat
00:36:42que nini
00:36:42il n'y a eu aucune consigne
00:36:43donnée
00:36:44et visiblement
00:36:44on va pouvoir faire
00:36:45un peu de calligraphie
00:36:46parce que l'orthographe
00:36:47ne sera pas énormément regardée
00:36:48et génération d'illettrés
00:36:50vous êtes peut-être parents
00:36:50grands-parents
00:36:51vous avez déjà pu observer
00:36:52un peu d'art contemporain
00:36:53dans la matière
00:36:54vous voulez venir témoigner
00:36:55avec nous
00:36:56et bien venez en parler
00:36:57à l'antenne de Sud Radio
00:36:58au 0826 300 300
00:37:00autour de la table
00:37:01Mathias Leboeuf
00:37:02Benjamin Cauchy
00:37:03Benoît Perrin
00:37:03Julia Achat
00:37:04et je vous propose justement
00:37:05d'aller au standard aussi
00:37:06pour entendre un peu
00:37:07la France qui nous écoute
00:37:09s'il vous plaît
00:37:090826 300 300
00:37:11bonjour Hakim
00:37:12bonjour Maxime
00:37:13bonjour à vos invités
00:37:14bonjour à tous
00:37:15merci beaucoup
00:37:16d'être avec nous Hakim
00:37:16est-ce que vous êtes choqué
00:37:17vous par le niveau
00:37:18d'orthographe en général
00:37:19est-ce que le fait
00:37:20qu'on donne le bac
00:37:21à une génération
00:37:22qui a quand même
00:37:23un peu de mal
00:37:23avec l'écriture
00:37:24et l'orthographe
00:37:25ça vous interpelle vous Hakim
00:37:27ben c'est
00:37:28comment dire
00:37:28ça c'est un bac
00:37:30au rabais
00:37:31et ça c'est pas
00:37:32c'est pas nouveau
00:37:33on ne couvre pas la lune
00:37:34c'est-à-dire qu'en gros
00:37:36en général
00:37:37ça voisine les 85%
00:37:38et tout
00:37:39et par rapport à ça
00:37:41là on parle de
00:37:4495-94%
00:37:45comme ça
00:37:46c'est pour ça que moi
00:37:47j'ai quelques exemples
00:37:48j'avais échangé avec une personne
00:37:51par rapport
00:37:54par rapport aux villes
00:37:55vous voyez les villes
00:37:56comme charottes maritimes
00:37:57charottes maritimes
00:37:59comme New York
00:38:00il y a une nette muette
00:38:02le thé
00:38:03et il me dit
00:38:04voilà il me disait
00:38:05un exemple
00:38:06il me disait
00:38:07New York
00:38:08New York
00:38:09New York
00:38:10oh
00:38:11Guingamp
00:38:11il me disait
00:38:12Guingamp
00:38:13comme ça
00:38:14et ça
00:38:14c'est bien parce que
00:38:15non seulement
00:38:15il s'a fait plus écrire
00:38:16mais il s'a fait plus parler
00:38:17non plus
00:38:17c'est ça que vous nous apprenez
00:38:18Hakim
00:38:18c'est ça qui est bien
00:38:19et après
00:38:21comment dire
00:38:23il y a aussi
00:38:24et ça n'aide pas
00:38:25vous voyez les textos
00:38:26comme demain
00:38:27on va l'écrire
00:38:28DM
00:38:29avec le chiffre 1
00:38:31et aussi
00:38:32T'inquiète
00:38:33TKT
00:38:34des choses comme ça
00:38:34et ça justement
00:38:35ça a dupé
00:38:36toute la génération
00:38:39voilà
00:38:40les deux décennies précédentes
00:38:43mais donc ça veut dire
00:38:44pardon Hakim
00:38:45si j'essaye de comprendre
00:38:46votre raisonnement
00:38:47certes ça vous exaspère
00:38:48mais d'un côté
00:38:48vous dites
00:38:49ça ne me choque pas tellement
00:38:50parce qu'il y a tout un
00:38:51environnement aujourd'hui
00:38:52qui fait que les jeunes
00:38:53sont plongés quasiment
00:38:54dans de la contre-orthographe
00:38:56bah oui
00:38:57parce que maintenant
00:38:57les jeunes
00:38:58dans la nuit
00:38:59ils sont dans leurs jeux vidéo
00:39:00jusqu'à 4h du matin
00:39:01je parle des 15-16 ans
00:39:03comme ça
00:39:05on le voit comme un éléphant
00:39:07au milieu
00:39:07après là
00:39:08il y a des problèmes de parents
00:39:09parce que moi
00:39:09je joue aux jeux vidéo
00:39:10jusqu'à 4h du matin
00:39:11j'avais le temps
00:39:11de me prendre un aller-retour
00:39:12mon pote
00:39:12j'allais vite me coucher
00:39:13il y en a qui conjure
00:39:14mais ce n'est pas le cas
00:39:15comme vous
00:39:16et après
00:39:17personnellement
00:39:17moi qui ai une fille
00:39:19elle m'avait remis
00:39:21une copie d'évaluation
00:39:22quand elle était en 5 sur 1
00:39:25par rapport à ça
00:39:27je n'ai pas pour autant
00:39:28parlé à sa mère
00:39:29parce que voilà
00:39:30je suis en séparation
00:39:31de sa mère
00:39:31et tout ça
00:39:31et qu'en parallèle
00:39:33je l'avais mis en contact
00:39:35avec une femme
00:39:36qui donne
00:39:36des cours particuliers
00:39:37elle écoute de votre radio
00:39:40d'ailleurs
00:39:41à Lydia
00:39:42que des gens bien
00:39:43voilà exactement
00:39:44donc elle aide beaucoup
00:39:46ces enfants-là
00:39:47etc
00:39:48en CM2
00:39:49elle arrive avec 17 de moyenne
00:39:50on a travaillé
00:39:51sur ses points faibles
00:39:52en mathématiques
00:39:53en géographie
00:39:54etc
00:39:55elle a vraiment remonté la pente
00:39:57elle s'est très satisfait
00:39:58lors de sa réunion
00:39:59mais parce que
00:39:59Hakim vous décrivez
00:40:00en fait un parent investi
00:40:01et aussi attentif
00:40:02c'est là où l'importance
00:40:03de l'éducation derrière
00:40:04est toujours quelque chose
00:40:06quelque chose de primordial
00:40:07surtout quand on voit
00:40:08que le temps que ça demande
00:40:09merci beaucoup
00:40:10d'avoir été avec nous
00:40:10Hakim au 0826 300 300
00:40:12moi je me permettrais aussi
00:40:13quand même ici
00:40:14de passer un coup de gueule
00:40:14parce que quand j'entends Hakim
00:40:15quand j'entends les conversations
00:40:17ici et là
00:40:17quand je vois aussi
00:40:19d'une certaine manière
00:40:20qui on autorise
00:40:21à devenir professeur
00:40:22quand je vois parfois
00:40:23et moi c'est le cas
00:40:24d'un ami à moi
00:40:24qui avait un niveau excellent
00:40:25pour la troisième fois
00:40:26il a passé le CAPES
00:40:27sur des sujets extrêmement pointus
00:40:28extrêmement difficiles
00:40:29qui a absolument tout
00:40:30pour enseigner
00:40:31à qui on ne donne pas de diplôme
00:40:32à un point près
00:40:33sous prétexte qu'on tombe
00:40:34en fait sur des spécialistes
00:40:35de sujets très complexes
00:40:36ou qu'on s'amuse
00:40:37à être tellement dans la théorie
00:40:38qu'en réalité
00:40:39la valeur du candidat
00:40:40que vous avez en vue
00:40:40passe totalement à côté
00:40:41parce qu'en fait
00:40:42il faut être sûr
00:40:42de parfaitement causer
00:40:43les petites cases
00:40:45qui se trouvent
00:40:45sur votre grille de correction
00:40:46c'est insupportable
00:40:47parce qu'en fait
00:40:48derrière vous privez
00:40:49les élèves
00:40:49d'excellents professeurs
00:40:50je ne sais pas
00:40:51si vous avez aussi
00:40:52autour de vous
00:40:52des gens qui passent le CAPES
00:40:53mais on a quand même
00:40:54l'impression
00:40:54non pas qu'il y a une prime
00:40:55à la médiocrité
00:40:56mais qu'il y a une prime
00:40:57à celui qui rentrera
00:40:58parfaitement dans la petite
00:40:59colonne de grille
00:41:00et que derrière
00:41:01l'excellence
00:41:02le mérite
00:41:02n'a que très très peu
00:41:04de valeur
00:41:04Benjamin Cauchy
00:41:05alors moi je n'ai pas d'amis
00:41:06qui passent le CAPES
00:41:06je voulais juste
00:41:07vous la herter
00:41:08sur quelque chose
00:41:08c'est qu'il y a une génération
00:41:10qui écrit de moins en moins bien
00:41:11est une génération
00:41:12qui a un champ lexical
00:41:14qui s'appauvrit
00:41:14de plus en plus
00:41:16et moins on a de mots
00:41:17pour s'exprimer
00:41:18moins on a de nuances
00:41:19et plus nous arrivons
00:41:21dans une société
00:41:21qui va se radicaliser
00:41:23qui va se caricaturer
00:41:24dans les idées
00:41:25et ça c'est pour moi
00:41:26ce qu'il y a de plus dangereux
00:41:27dans les générations à venir
00:41:29voilà ce que je veux dire
00:41:29je vous propose
00:41:30qu'on aille au standard
00:41:31parce que les appels
00:41:32sont très nombreux
00:41:32sur ce sujet
00:41:33on va essayer
00:41:33d'aller vite
00:41:34au 0826
00:41:350826 300 300
00:41:36Kevin bonjour
00:41:37oui bonjour
00:41:38merci beaucoup
00:41:39d'être avec nous
00:41:40mon cher Kevin
00:41:40vous vous avez quoi
00:41:42un enfant au CP
00:41:43c'est ça
00:41:44et vous voyez déjà
00:41:45un enfant au CP
00:41:45et un enfant au CN2
00:41:47et alors comment
00:41:48vous voyez déjà
00:41:49l'évolution de l'orthographe
00:41:50on voit que c'est
00:41:51totalement mis de côté
00:41:52en classe
00:41:53alors c'est pas totalement
00:41:54mis de côté
00:41:54mais bon
00:41:55quand vous regardez
00:41:55qu'au CP
00:41:56je pense que
00:41:56le principal objectif
00:41:58en CP
00:41:58c'est de savoir lire
00:41:59et écrire
00:41:59et qu'on leur apprend
00:42:01à trier
00:42:03les déchets
00:42:04et qu'on leur fait
00:42:04à peu près
00:42:05une dizaine d'heures
00:42:06dans l'année
00:42:06pour savoir
00:42:07comment trier
00:42:07ses déchets
00:42:08bah voilà
00:42:08déjà ça c'est
00:42:10c'est pas utile
00:42:11je suis désolé
00:42:11là quand je regarde
00:42:13dessus par exemple
00:42:13le cahier de ma fille
00:42:15qui est en CN2
00:42:16je vois les fautes
00:42:17qu'elle fait
00:42:18des fois ça
00:42:19comment on dit
00:42:19avec ma femme
00:42:20ça me fait pleurer
00:42:20les yeux
00:42:21mais par contre
00:42:22elle arrive à avoir
00:42:23en éducation civique
00:42:24et morale
00:42:256 pages recto verso
00:42:26sur l'égalité
00:42:27homme-femme
00:42:28et 3 pages
00:42:29juste recto
00:42:30sur les symboles
00:42:31de la république
00:42:32elle a pas eu
00:42:34un bouquin
00:42:35à lire
00:42:36durant tout son programme
00:42:38durant tout son programme
00:42:38elle est en CN2
00:42:39elle doit savoir
00:42:41lire et écrire
00:42:42correctement
00:42:42à la fin du CN2
00:42:44et en fait
00:42:45aujourd'hui
00:42:46on leur donne pas
00:42:47de livres
00:42:48à lire
00:42:49et par exemple
00:42:50elle fait la proportionnalité
00:42:51je vous explique même pas
00:42:52alors ça c'est même
00:42:53un problème
00:42:54de ce qu'on appelle
00:42:54le programme
00:42:55parce que j'en ai parlé
00:42:56avec la professeure
00:42:58même moi
00:42:59je ne comprenais pas
00:42:59la leçon
00:43:01sur la proportionnalité
00:43:02ça c'est pas la première fois
00:43:04Kevin
00:43:04je me souviens parfois
00:43:05même de mes parents
00:43:06quand ils me faisaient
00:43:07faire les devoirs
00:43:07de mes parents
00:43:08qui passaient parfois
00:43:08une demi-heure
00:43:09juste sur l'intitulé
00:43:10du problème
00:43:10parce que personne
00:43:11ne comprenait
00:43:11quand il n'y avait pas
00:43:12parfois un problème
00:43:13lui-même dans l'énoncé
00:43:14merci beaucoup Kevin
00:43:15d'avoir été avec nous
00:43:15par exemple
00:43:16sur la proportionnalité
00:43:17vous avez le produit en croix
00:43:18c'est tout simple
00:43:18aujourd'hui
00:43:19l'éducation nationale
00:43:20n'apprend plus
00:43:20le produit en croix
00:43:21c'est dingue ça
00:43:22c'est l'éducation nationale
00:43:23c'est même un problème
00:43:25de ce que vous dénoncez
00:43:26dans les programmes
00:43:27directement
00:43:28c'est au-delà du professeur
00:43:29ou de l'élève
00:43:29c'est un problème
00:43:29dans les programmes
00:43:31parce que moi
00:43:31c'est que les vieux professeurs
00:43:32donc c'est les professeurs
00:43:33qui savent lire
00:43:33qui savent faire
00:43:34mais elles me disent
00:43:35les deux m'ont dit
00:43:36on est pieds et poignés
00:43:37parce qu'on n'a pas le droit
00:43:38par exemple
00:43:39de faire le poignet en croix
00:43:39alors c'est beaucoup plus simple
00:43:41et que les enfants
00:43:41seraient beaucoup plus à l'aise
00:43:43merci beaucoup Kevin
00:43:43d'avoir été avec nous
00:43:44au 0826 300 300
00:43:46et bon courage
00:43:47donc à vos deux princes
00:43:47ou à vos deux princesses
00:43:48ou au prince et à la princesse
00:43:49là en CP
00:43:50et là en classe de CM2
00:43:51bon courage
00:43:52donc pour le monde
00:43:52qui arrive
00:43:53comme dirait l'autre
00:43:540826 300 300
00:43:55vous appellent son nombreux
00:43:56bonjour Guy
00:43:58bonjour
00:43:58est-ce qu'on donne le bac
00:43:59à une génération d'illettrés
00:44:00vous votre fils
00:44:02votre petit-fils pardon
00:44:03a eu l'occasion
00:44:04d'avoir une petite partie
00:44:05de son éducation
00:44:06à l'étranger
00:44:07et vous avez vu quoi
00:44:07un net changement
00:44:10c'est-à-dire que lui
00:44:11il est né à Shanghai
00:44:13il a fait toute sa scolarité
00:44:15primaire à Shanghai
00:44:16pour mettre
00:44:17de bien apprendre au chinois
00:44:18et ensuite
00:44:20il est revenu en France
00:44:21et je lui ai demandé
00:44:22au bout d'un certain temps
00:44:23je lui ai dit
00:44:23qu'est-ce que tu préfères
00:44:24à l'éducation en France
00:44:25ou en Chine
00:44:27et il m'a dit
00:44:28en Chine
00:44:29il y a beaucoup de travail
00:44:31et je partage aussi
00:44:34un peu l'avis
00:44:34de l'auditeur précédent
00:44:36qui dit qu'il y a
00:44:37une question de choix
00:44:40dans le programme
00:44:43et j'avais signalé
00:44:44déjà que
00:44:47quand j'étais
00:44:48moi
00:44:49il y a plus de
00:44:50j'ai 70 ans maintenant
00:44:51donc vous voyez
00:44:52quand j'étais
00:44:53vous êtes un jeune homme
00:44:54dit
00:44:54voilà
00:44:54tout à fait
00:44:56quand j'étais
00:44:57imprimé
00:44:57à moi
00:44:57on avait un espèceur
00:44:59qui nous faisait
00:45:00faire du français
00:45:01donc grammaire
00:45:03et orthographe
00:45:04et des maths
00:45:05c'est tout
00:45:06et réviser
00:45:08l'histoire
00:45:08et tout ce que là
00:45:09que pour ceux
00:45:10alors Guy
00:45:11on a un petit
00:45:12problème de son
00:45:13je vous remercie
00:45:13de votre témoignage
00:45:14qui était important
00:45:14au 0826 300 300
00:45:16mais on a compris
00:45:17l'essentiel je crois
00:45:18dans la conversation
00:45:18à savoir que
00:45:19quand vous avez eu
00:45:19un petit fils
00:45:20qui a commencé
00:45:21en tout cas
00:45:21avec une partie de sa vie
00:45:22avec une éducation
00:45:23à la chinoise
00:45:24bizarrement
00:45:24quand il est revenu
00:45:25en France
00:45:25le niveau n'était pas le même
00:45:27et je ne sais pas pourquoi
00:45:27on n'a pas du mal à le croire
00:45:29avant qu'on revienne en plateau
00:45:30je vous propose
00:45:31également d'écouler
00:45:32Hélène
00:45:32qui était avec nous
00:45:33au 0826 300 300
00:45:34Hélène bonjour
00:45:36écoutez je me permets
00:45:37d'intervenir
00:45:38permettez-vous Hélène
00:45:39j'étais comme à 13 ans
00:45:40mais j'ai enseigné le français
00:45:41à des étrangers
00:45:43particulièrement
00:45:44à des chinois
00:45:45je suis tombée raide
00:45:47devant la statité
00:45:48de ces personnes
00:45:49à travailler
00:45:50c'est-à-dire
00:45:52on a formé
00:45:53une génération
00:45:55excusez-moi
00:45:56des stars
00:45:56et on avait toujours
00:45:59les maths en avant
00:46:00un bon élève
00:46:01en français
00:46:01et presque obligatoirement
00:46:03un élève
00:46:04en maths
00:46:05parce qu'il est une question
00:46:05logique
00:46:06alors moi je suis
00:46:07un peu désespérée
00:46:09quand je vois
00:46:10tous ces jeunes
00:46:10ça n'est pas de leur cause
00:46:12et quand monsieur
00:46:14je ne sais plus
00:46:14quelle minute
00:46:15je disais
00:46:15ce mammouth
00:46:16le mammouth
00:46:17c'est l'éducation nationale
00:46:18ça n'a rien changé
00:46:21voilà
00:46:22alors moi
00:46:22j'essaie de faire
00:46:24ne plus plus
00:46:25de donner
00:46:26surtout
00:46:27une belle idée
00:46:28de la langue française
00:46:29aux étrangers
00:46:30je m'aperçois
00:46:31qu'on a une langue
00:46:33exceptionnellement belle
00:46:34et c'est un bonheur
00:46:36pour moi
00:46:36malgré mon âge
00:46:38de danser
00:46:39cela
00:46:40et de toute façon
00:46:41c'est grâce à des personnes
00:46:42comme vous
00:46:43Hélène
00:46:43où vous donnez de votre temps
00:46:44vous prenez le temps
00:46:45d'expliquer
00:46:45de partager
00:46:46ces appels
00:46:46langues aussi
00:46:47qu'elle va réussir
00:46:48peut-être à retrouver
00:46:48de sa beauté
00:46:49et de sa puissance
00:46:50dans les années à venir
00:46:51donc je vous remercie
00:46:51et de votre témoignage
00:46:52et de votre coup de fil
00:46:53ma chère Hélène
00:46:53au 0826 300 300
00:46:55vos appels étaient nombreux
00:46:56on n'a pas pu avoir
00:46:57tous les témoignages
00:46:58mais globalement
00:46:59c'était dans le sens
00:46:59de ce qu'on pouvait dire
00:47:00autour de la table
00:47:01que ce soit le niveau
00:47:01dans les programmes
00:47:02on l'a entendu avec Kevin
00:47:03qui nous a passé un coup de fil
00:47:04que ce soit le niveau
00:47:05parfois même des professeurs
00:47:06qui posaient toujours des questions
00:47:07en effet on risque
00:47:08de donner le bac
00:47:09pour répondre à la question
00:47:10qu'on vous posait ce matin
00:47:11à une génération d'illettrés
00:47:12suite de la conversation
00:47:13au 0826 300 300
00:47:15et ici en studio
00:47:17sur l'antenne de Sud Radio
00:47:18avec cette fois-ci
00:47:19la conversation
00:47:19sur une loi
00:47:20qui débarque à l'Assemblée
00:47:21dans l'après-midi
00:47:21qu'on présente
00:47:22comme la loi
00:47:23de légitime défense
00:47:24des policiers
00:47:24mais les associations
00:47:25disent hors de question
00:47:26qu'elle passe
00:47:27c'est tout simplement
00:47:28un permis de tuer
00:47:29qu'on donne à nos forces de l'ordre
00:47:31alors est-ce qu'on donne
00:47:32vraiment un permis de tuer
00:47:33à nos forces de l'ordre
00:47:34est-ce qu'on s'apprête
00:47:34à les transformer en cow-boys
00:47:36on en discute
00:47:36dans le studio
00:47:37au 0826 300 300
00:47:39avec autour de la table
00:47:40Julia Achat
00:47:40Benoît Perrin
00:47:41Benjamin Cauchy
00:47:42Mathias Leboeuf
00:47:42à tout de suite
00:47:44Sud Radio
00:47:46Parlons vrai
00:47:48Sud Radio
00:47:49Suite de la conversation
00:47:50amis auditeurs
00:47:51en débat
00:47:51toujours une très bonne ambiance
00:47:52toujours une équipe de choc
00:47:53pour balayer l'actualité
00:47:55enfin on va essayer
00:47:56de faire ce qu'on peut
00:47:56surtout avec une actualité
00:47:58qui n'est pas passée
00:47:59sous les radars
00:47:59c'est vrai qu'elle est chargée
00:48:00mais disons qu'elle n'a pas fait
00:48:02la une non plus
00:48:02de tous les journaux
00:48:03alors que d'habitude
00:48:04elle aurait réussi
00:48:05à déclencher quand même
00:48:06quelques folies
00:48:07notamment parmi les politiques
00:48:08c'est cette fameuse loi
00:48:09qui prévoit une présomption
00:48:11alors non pas de légitime défense
00:48:12ça a été une correction nécessaire
00:48:14selon le ministre de l'intérieur
00:48:15Laurent Nunes
00:48:15mais une présomption
00:48:16de l'usage légitime de l'arme
00:48:19tout simplement
00:48:20ça va d'une certaine manière
00:48:22permettre un renversement
00:48:23de la recharge
00:48:23de la preuve
00:48:24pour le policier
00:48:25qui fait usage de son arme
00:48:26ça part du principe
00:48:27qu'aujourd'hui
00:48:27la réalité est de plus en plus violente
00:48:29que les policiers
00:48:29et les gendarmes
00:48:30sont face à des personnes
00:48:31qui les attaquent
00:48:32de plus en plus
00:48:32qu'ils ont malheureusement
00:48:34de plus en plus
00:48:35ils ont l'obligation
00:48:36de faire usage de leur arme
00:48:37bilan
00:48:38on a besoin de faire cette loi
00:48:39je vous propose simplement
00:48:40d'écouter
00:48:41à 10h on a voulu revenir
00:48:42sur le sujet
00:48:43prendre le temps
00:48:43d'essayer de peser
00:48:44le pour et le contre
00:48:45avec maître Laurent Franklinard
00:48:47c'est l'un des meilleurs connaisseurs
00:48:48de ces questions là
00:48:49il est notamment spécialiste
00:48:50des questions de légitime défense
00:48:51ça fait 35 ans
00:48:52qu'il défend les policiers
00:48:53et les gendarmes
00:48:54et quand je lui posais la question
00:48:55non mais attendez
00:48:56est-ce que vous êtes pour
00:48:57ou vous êtes contre cette loi
00:48:58concrètement
00:48:59dites nous tout
00:48:59écoutez ce qu'il disait
00:49:00moi je suis pour les policiers
00:49:03et je dis surtout pas
00:49:04une nouvelle loi
00:49:05surtout pas
00:49:06qu'est-ce qu'on a fait en 2017
00:49:08on a créé un régime
00:49:12global
00:49:12général
00:49:13entre les policiers
00:49:14et les gendarmes
00:49:14on a harmonisé
00:49:16le droit de l'usage des armes
00:49:17qu'est-ce qui s'est passé
00:49:19moi je l'ai dit au Sénat
00:49:20j'ai dit vous aurez des policiers
00:49:21en prison
00:49:21qu'est-ce qui s'est passé
00:49:22on a jeté les policiers en prison
00:49:24on a jeté les policiers en prison
00:49:25toute la démonstration
00:49:26de maître Laurent Franklin
00:49:27il dit le problème
00:49:28c'est pas les policiers
00:49:30et les gendarmes
00:49:30le problème derrière
00:49:31c'est la justice
00:49:32c'est ceux qui sont persuadés
00:49:34d'avoir dans le box
00:49:35dès qu'un policier
00:49:36ou un gendarme
00:49:37est dans le box
00:49:37d'avoir un violeur
00:49:38et donc il faut absolument
00:49:39le taper
00:49:39si on commence à créer
00:49:41une nouvelle loi
00:49:41même si je ne suis pas
00:49:43pour dire comme les associations
00:49:44que c'est un pas mi-tué
00:49:45on va avoir une sorte
00:49:46de cible judiciaire
00:49:47dans le dos des policiers
00:49:48la question est simple
00:49:49autour de la table
00:49:49est-ce qu'il faut
00:49:50cette loi
00:49:51pour mieux les protéger
00:49:52et renverser la charge
00:49:53de la preuve
00:49:54en faveur des policiers
00:49:54je me tourne vers vous
00:49:55le Julien Achard en première
00:49:56moi je trouve que la comparaison
00:49:58avec les violeurs
00:49:58elle est pas très maligne
00:50:01parce que les violeurs
00:50:01sont assez peu condamnés
00:50:03in fine
00:50:03donc je trouve que
00:50:04la comparaison
00:50:05elle est...
00:50:06c'était la sienne
00:50:07voilà
00:50:07c'est la sienne
00:50:08que je ne partage pas du tout
00:50:10en revanche
00:50:10une chose est sûre
00:50:11c'est que les policiers
00:50:12ont aujourd'hui l'impression
00:50:13et on avait le même débat
00:50:14avec réarmer la police municipale
00:50:17je pense que les policiers
00:50:18se retrouvent assez seuls
00:50:19et si demain
00:50:20effectivement
00:50:21ils se sentent en danger
00:50:22et ont la volonté
00:50:23d'exercer leur droit de retrait
00:50:25et qu'in fine
00:50:25on se retrouve sans policiers
00:50:26parce qu'on ne les a pas
00:50:27suffisamment écoutés
00:50:28et protégés
00:50:29et défendus
00:50:30je pense qu'on aura aussi
00:50:31un problème
00:50:32un problème global
00:50:34et collectif
00:50:34donc je pense qu'il faut
00:50:35les entendre
00:50:35en revanche
00:50:36j'ai peur
00:50:37et j'allère sur un point
00:50:38sur cette loi là
00:50:39c'est
00:50:40il ne faut pas que ça se transforme
00:50:42en une impression
00:50:43de toute puissance
00:50:45d'avoir aujourd'hui
00:50:46la capacité
00:50:46de pouvoir
00:50:48utiliser son arme
00:50:49y compris dans des contextes
00:50:50qui ne seraient pas favorables
00:50:52donc si on arrive
00:50:53à blinder suffisamment
00:50:54le système
00:50:55et l'organisation
00:50:55pour faire en sorte
00:50:56qu'il y ait peu de dérapage
00:50:57parce qu'il y en aura
00:50:58quoi qu'il arrive
00:50:59ça peut être
00:51:00une chose intéressante
00:51:01en tout cas
00:51:01pour dire aux policiers
00:51:02qu'on les entend
00:51:03qu'on les écoute
00:51:03et qu'on est aussi
00:51:04vous avez fait
00:51:05redoliner Benjamin Cochy
00:51:08désolé
00:51:08pas de soucis
00:51:09quand j'entends
00:51:10quand j'entends
00:51:11cet avocat
00:51:12qui a peur
00:51:12de la subjectivité
00:51:13des juges
00:51:14ça me rappelle
00:51:14juste le premier sujet
00:51:15de l'émission
00:51:16trois petits points
00:51:17le deuxième élément
00:51:18à rappeler
00:51:19c'est notre contrat social
00:51:21on a
00:51:23il y a un deal
00:51:24dans notre pays
00:51:25dans notre république
00:51:26c'est de donner
00:51:27la force légitime
00:51:28de l'usage des armes
00:51:30aux forces de l'ordre
00:51:31en échange de quoi
00:51:32les citoyens
00:51:33sont censés être
00:51:34protégés
00:51:34d'une part
00:51:35et de ne pas
00:51:36se faire justice
00:51:36soi-même
00:51:37d'autre part
00:51:38on voit bien
00:51:38dans les derniers événements
00:51:39qu'il y a pu y avoir
00:51:41qu'il y a de plus en plus
00:51:42de tentations
00:51:43à se faire justice
00:51:44soi-même
00:51:45pour deux raisons
00:51:47la première
00:51:48c'est que
00:51:49les policiers
00:51:50effectivement
00:51:51font valoir
00:51:53leur droit de retrait
00:51:54en tout cas
00:51:55il n'y a plus d'excès
00:51:55de zèle
00:51:56parce qu'ils ont peur
00:51:57de se retrouver
00:51:57en prison
00:51:58en lieu et place
00:51:59des criminels
00:52:01ça c'est le premier point
00:52:02et le deuxième point
00:52:04on a bien vu
00:52:05dans d'autres affaires
00:52:05judiciaires
00:52:06effectivement
00:52:06que les français
00:52:08avaient cette grande
00:52:09tentation
00:52:10de se faire justice
00:52:10soi-même
00:52:11et que c'était
00:52:11extrêmement dangereux
00:52:12si ce dispositif
00:52:14législatif
00:52:15permet
00:52:16de renforcer
00:52:17notre contrat social
00:52:18et de redonner
00:52:19dans les mains
00:52:20de nos forces de l'ordre
00:52:21cette capacité
00:52:23et ce sentiment
00:52:24de sécurité
00:52:24pour leur propre métier
00:52:26de pouvoir travailler
00:52:27sans se dire
00:52:28mon dieu
00:52:28je vais me faire taper
00:52:29sur les doigts
00:52:30par un juge
00:52:31dans ces cas-là
00:52:32je trouve que ça va
00:52:32dans le bon sens
00:52:32Benoît Perrin
00:52:33écoutez sur le sujet
00:52:34je suis très partagé
00:52:35j'ai pas vraiment
00:52:36d'aller y arrêter
00:52:36j'ai senti une mine
00:52:37qui transpirait la réflexion
00:52:38je me suis dit
00:52:39tiens
00:52:41c'est vrai qu'on est
00:52:42évidemment dans une situation
00:52:44il suffit de parler
00:52:44à n'importe quel policier
00:52:45pour comprendre
00:52:46qu'effectivement
00:52:47ils ont le sentiment
00:52:48que le droit
00:52:48n'est pas de leur côté
00:52:49donc je comprends
00:52:50qu'il faille y aller
00:52:51dans leur sens
00:52:52après de l'autre côté
00:52:53Maître Laurent Franck-Lénard
00:52:54pour vous rejoindre
00:52:54expliquez que c'était
00:52:55presque désormais inversé
00:52:57c'est-à-dire que
00:52:57quand un policier faisait
00:52:59usage de leur arme
00:53:00désormais
00:53:00il y avait presque
00:53:01immédiatement
00:53:01une présomption de culpabilité
00:53:02vers le policier
00:53:03donc ils n'ont pas
00:53:04le droit de leur côté
00:53:05je crois qu'il y a
00:53:055 cas dans lesquels
00:53:06ils sont autorisés
00:53:09pour utiliser
00:53:10leur arme
00:53:11dont le délit de fuite
00:53:12effectivement
00:53:13si la personne
00:53:14qui part en fuite
00:53:15en fait
00:53:16est susceptible
00:53:16de mettre en danger
00:53:18autrui
00:53:18donc voilà
00:53:19est-ce qu'il faut aller
00:53:20jusqu'à inverser
00:53:22la charge de la preuve
00:53:24franchement
00:53:25je ne sais pas
00:53:25je ne sais pas
00:53:26je comprends
00:53:27encore une fois
00:53:27cette volonté
00:53:28de renforcer
00:53:28ou d'asseoir
00:53:29l'autorité des policiers
00:53:30est-ce qu'il faut aller
00:53:31jusque-là
00:53:31vraiment
00:53:32je m'en remets
00:53:33au spécialiste
00:53:34je cite Amnesty International
00:53:36qui explique
00:53:37d'une certaine manière
00:53:37le cadre de cette loi
00:53:39elle dit
00:53:40cette proposition de loi
00:53:41instaurait en réalité
00:53:41désormais une présomption
00:53:42de l'égalité
00:53:43de l'usage des armes
00:53:44par les forces de l'ordre
00:53:45qui seraient présumées
00:53:46avoir agi
00:53:47dans les conditions
00:53:48d'absolue nécessité
00:53:49et de strict proportionnaliser
00:53:51exigées par la loi
00:53:52actuelle
00:53:53sauf preuve du contraire
00:53:54c'est en tout cas
00:53:55ce que dessinerait cette loi
00:53:56concrètement ça veut dire quoi
00:53:57ça veut dire que
00:53:57la personne qui est victime
00:53:59d'un tir de policier
00:53:59devra apporter la preuve
00:54:01que le policier
00:54:02en question
00:54:02ce qu'on appelle le renversement
00:54:03de la charge de la preuve
00:54:04Mathias Leboeuf
00:54:05j'ai gardé la gauche
00:54:06en dernier
00:54:06ça me faisait plaisir
00:54:07vous avez raison
00:54:11non moi je crois
00:54:12que ce projet de loi
00:54:13effectivement
00:54:14c'est
00:54:16on peut dire
00:54:17que c'est
00:54:18un permis
00:54:19de tuer
00:54:21pour
00:54:22les policiers
00:54:23moi je trouve
00:54:24qu'il n'y a pas besoin
00:54:24de
00:54:26cette nouvelle loi
00:54:27le cadre
00:54:28est déjà défini
00:54:29le cadre de la légitime défense
00:54:31il est à la fois strict
00:54:33et en même temps
00:54:33il permet
00:54:34aux policiers
00:54:35d'agir
00:54:36prenons un cas très concret
00:54:39si cette loi
00:54:40et cette présomption
00:54:41de l'usage légitime
00:54:43de l'arme
00:54:44passe
00:54:44dans l'affaire Naël
00:54:46par exemple
00:54:47il y a un gamin
00:54:48qui se fait tuer
00:54:48et il n'y a pas de procès
00:54:49il n'y a rien
00:54:50parce que le policier
00:54:51pourra dire
00:54:51il y a plein de spécialistes aussi
00:54:53pardon Mathias
00:54:53qui estiment que ce procès
00:54:54est une honte
00:54:55parce que de fait
00:54:56il agit parfaitement
00:54:57quand vous avez un gamin
00:54:58qui est mort
00:54:58il y a un enfant
00:54:59qui est mort
00:55:00mais d'accord
00:55:01mais oui
00:55:01personne ne souhaite ici
00:55:02personne ne souhaite ici
00:55:03tout ça qui a fait
00:55:04être renversé par Naël
00:55:05nous voulons arrêter
00:55:06le trouble à l'ordre public
00:55:07mis en danger de la vie
00:55:08moi je ne présume pas
00:55:11de la culpabilité
00:55:14de ce policier
00:55:15mais encore une fois
00:55:16qu'il y ait un procès
00:55:18et que la justice
00:55:19se penche sur ce cas
00:55:20ça me paraît normal
00:55:21c'est à dire que
00:55:22que le policier
00:55:23ne puisse pas dire
00:55:24ah ben je me suis senti
00:55:25en danger
00:55:26donc j'ai tiré
00:55:28heureusement
00:55:28qu'on n'en est pas là
00:55:29je me suis senti en danger
00:55:31donc j'ai tiré
00:55:32bah non
00:55:34heureusement
00:55:34qu'il y a un cas
00:55:35est-ce que ce discours-là
00:55:36pardon Mathias Leboeuf
00:55:37n'est pas aussi
00:55:37ce qui provoque
00:55:38chez certains policiers
00:55:39parce que ce discours-là
00:55:40c'est aussi peut-être
00:55:40ce qui est tenu
00:55:41dans des lieux
00:55:42un peu plus importants
00:55:43qui ont une véritable autorité
00:55:44sur les policiers
00:55:45et que parfois
00:55:45quand ils sont réellement
00:55:47en danger
00:55:47peut-être que parfois
00:55:48quand ils ont réellement
00:55:49besoin de l'usage
00:55:50de leur arme
00:55:50ils ne tirent pas
00:55:51parce qu'ils savent derrière
00:55:52que derrière
00:55:53ce sont des conséquences
00:55:54à cause de ce type
00:55:55de discours
00:55:56qui vient les miner
00:55:58pour le reste de leur carrière
00:55:59Encore une fois
00:56:01que les policiers
00:56:02en situation
00:56:04de légitime défense
00:56:05soient amenés
00:56:07à utiliser leur arme
00:56:08je trouve ça
00:56:08tout à fait normal
00:56:10et bien évidemment
00:56:11que
00:56:13c'est pas en donnant
00:56:15le droit de tuer
00:56:16qu'on va rétablir
00:56:16l'autorité de la police
00:56:17Déjà c'est le droit de tuer
00:56:19Non mais non
00:56:20Ce qu'il faut préciser
00:56:22parce que c'est toujours
00:56:22un débat très passionnel
00:56:23soyons factuel
00:56:24il y a aussi
00:56:25l'usage de la force légitime
00:56:27qui est totalement encadré
00:56:28et c'est un droit
00:56:29des policiers
00:56:30et des gendarmes
00:56:30donc c'est pas seulement
00:56:31un droit de tuer
00:56:32celui-ci peut-être
00:56:33s'assouplirait
00:56:34avec cette loi
00:56:34mais il y a peut-être
00:56:35un risque de far west
00:56:36c'est ce que vous dénoncez
00:56:37Oui c'est ça
00:56:38j'ai peur que
00:56:39les policiers
00:56:40se transforment en cow-boys
00:56:41et que ça dégaine
00:56:42de partout
00:56:43Le far west il est où ?
00:56:44Il est du côté des policiers
00:56:45ou du côté des délinquants ?
00:56:47Je ne fais pas l'apologie
00:56:48des délinquants
00:56:50Les délinquants
00:56:51non mais bien évidemment
00:56:53les délinquants
00:56:53sont des délinquants
00:56:54On peut aussi s'inquiéter
00:56:54du fait que ce soit
00:56:55le far west
00:56:56dans certains endroits de France
00:56:58J'aimerais aussi l'entendre
00:56:59parce que
00:57:00dès lors qu'on donne
00:57:01plus de droits aux policiers
00:57:02il y a toujours des gens
00:57:02qui s'élèvent en disant
00:57:03on va avoir des shérifs
00:57:04et le permis de tuer
00:57:05J'aimerais aussi
00:57:06que les mêmes
00:57:06se disent aussi
00:57:08que la jungle
00:57:10se désordre
00:57:13malheureusement
00:57:13existe au sein de la société
00:57:14et il faut tout faire
00:57:16pour lutter contre
00:57:17ces actes
00:57:19déactuels
00:57:19ou criminels
00:57:20Il y a des problèmes
00:57:21qui ne sont pas toujours
00:57:23législatifs
00:57:23il y a notamment
00:57:24le problème de la formation
00:57:25il y a le problème
00:57:25des heures d'entraînement
00:57:26des policiers
00:57:27et des gendarmes
00:57:27qui ne sont pas suffisants
00:57:28avec un nombre de cartouches
00:57:30qui sont tirées à l'année
00:57:31qui sont vraiment grotesques
00:57:31par rapport à la situation
00:57:32qu'ils connaissent
00:57:33et donc on sait
00:57:34que ça fait aussi partie
00:57:35des problématiques
00:57:36qui vont devoir être résolues
00:57:37si on veut
00:57:37un maximum des rapports
00:57:39on va dire pacifiés
00:57:40entre la population
00:57:41et la police
00:57:42Fin des débats
00:57:42messieurs
00:57:43je vous remercie d'avoir été avec nous
00:57:44vous restez encore quelques minutes
00:57:45parce qu'il y a ce qu'on appelle
00:57:46les coups de coeur
00:57:47et les coups de gueule
00:57:47on va parler notamment
00:57:48des rencontres économiques
00:57:50d'Aix-en-Provence
00:57:50c'était ce week-end
00:57:52et il y a aussi
00:57:53un film qui fait énormément
00:57:55polémique
00:57:55pas de chance
00:57:55c'est un des films
00:57:56les plus attendus de l'année
00:57:57il s'appelle l'Odyssée
00:57:58c'est par un petit gars
00:57:59je ne sais pas si vous connaissez
00:58:00il s'appelle Christopher Nolan
00:58:01bon trois fois rien
00:58:02on en parlera aussi
00:58:03parce qu'une fois n'est pas coutume
00:58:04quand un film sort
00:58:05il y a des polémiques
00:58:06et voilà
00:58:07c'est comme ça la vie
00:58:07on se retrouve sur Sud Radio
00:58:09dans quelques minutes
00:58:10à tout de suite
00:58:14sur le bac
00:58:15qui serait donné
00:58:16à une génération d'illettrés
00:58:17ça tombe bien
00:58:18on vous causera
00:58:19et on causera avec vous
00:58:20entre midi 30 et 13h
00:58:21à nouveau sur ce sujet
00:58:22si vous n'avez pas eu le temps
00:58:23de nous appeler
00:58:23c'est toujours l'occasion
00:58:24de reprendre son petit téléphone
00:58:26et je rappelle le numéro
00:58:27hop hop hop
00:58:27bip bip bip
00:58:280826 300 300
00:58:30pour le moment
00:58:30à 11h46
00:58:31ce sont les coups de coeur
00:58:32et les coups de gueule
00:58:34les débats de l'été
00:58:35Sud Radio
00:58:37et on va commencer par vous
00:58:38Julia
00:58:39parce que c'était
00:58:39je crois
00:58:40un petit coup de gueule
00:58:41d'une certaine manière
00:58:42ou un truc partagé
00:58:43parce que j'adore
00:58:43ici on a des coups de coeur
00:58:44et des coups de gueule
00:58:45mais la plupart du temps
00:58:45c'est non
00:58:46alors en fait
00:58:46c'est un peu plus nuancé
00:58:48je vous connais déjà
00:58:51beaucoup trop
00:58:51en tout cas
00:58:53je ne me trahis pas
00:58:54sur ce que je défends
00:58:55la nuance
00:58:56donc les rencontres
00:58:57économiques d'Aix
00:58:58oui absolument
00:58:59donc ce week-end
00:58:59a eu lieu comme chaque année
00:59:00les rencontres économiques d'Aix
00:59:02Aix en Provence
00:59:03comme j'ai pu le dire
00:59:04dans le titre
00:59:06et il est vrai
00:59:06que cette année
00:59:07il y avait quand même
00:59:07une coloration
00:59:08un petit peu particulière
00:59:09puisque en vue des élections
00:59:11présidentielles de 2027
00:59:12on a vu défiler
00:59:14tous les candidats
00:59:15à la présidentielle
00:59:15ou presque
00:59:16puisque
00:59:16et là je vais être
00:59:18plutôt favorable
00:59:19à cette prise de décision
00:59:20le cercle des économistes
00:59:22et donc par extension
00:59:22les rencontres
00:59:23ont refusé
00:59:24la présence du RN
00:59:25et LFI
00:59:26ce qui moi
00:59:27me va très bien
00:59:28et d'autant plus
00:59:29quand c'est une décision
00:59:30qui est assumée
00:59:31par les organisateurs
00:59:32mais en tout cas
00:59:33je déplore tout de même
00:59:34l'effet un petit peu
00:59:35de fame
00:59:37qu'on a pu retrouver
00:59:38lors des rencontres
00:59:39ce qui n'est pas
00:59:39l'identité des rencontres
00:59:40puisqu'on avait Dieu
00:59:42que pour les candidats
00:59:43ils venaient avec leur meute
00:59:44on était dans un ring
00:59:46à ciel ouvert
00:59:47où ils venaient tous
00:59:47avec tous leurs fanatiques
00:59:50pour démontrer
00:59:51un rapport de force
00:59:52ça ne se disait pas bonjour
00:59:53ça donnait une image
00:59:54un spectacle très triste
00:59:56de la politique
00:59:56et donc on a perdu
00:59:58un petit peu l'essence même
00:59:59des rencontres
00:59:59alors que les tables rondes
01:00:00étaient d'un grand intérêt
01:00:01sur des sujets
01:00:02à la fois social
01:00:03économique
01:00:04écologique
01:00:05et allant plus loin
01:00:06sur l'IA
01:00:07sur toutes ces questions
01:00:07finalement sur lesquelles
01:00:08on doit réfléchir
01:00:09peut-être parenthèse de contexte
01:00:10pour tous ceux
01:00:10qui ne sont pas familiers
01:00:11les rencontres d'Aix
01:00:12c'est vraiment le lieu
01:00:14une fois dans l'année
01:00:14où tous les grands acteurs
01:00:15politiques de l'entreprise
01:00:17se rencontrent
01:00:17pour débattre
01:00:18des grands sujets
01:00:19que ce soit
01:00:20des grandes thématiques
01:00:21exactement
01:00:21et on lit l'économie
01:00:23et la politique
01:00:23de manière la plus intelligente
01:00:24possible
01:00:24et donc vous avez dit
01:00:25d'une certaine manière
01:00:26ma chère Julia
01:00:27que ça avait été gâché
01:00:29par la politique
01:00:29et la présidentielle
01:00:30qui arrivent
01:00:31est-ce que vous avez
01:00:31l'impression aussi
01:00:32autour de la table
01:00:32alors pas que
01:00:34dans les rencontres
01:00:34économiques d'Aix
01:00:35mais qu'en général
01:00:35tous les sujets importants
01:00:36sont gâchés
01:00:37par l'échéance présidentielle
01:00:39alors je ne sais pas
01:00:40s'ils sont gâchés
01:00:41mais c'est vrai que
01:00:41dès lors qu'il y a un événement
01:00:44plus de
01:00:45comment dire
01:00:45dans l'année
01:00:47qui précède
01:00:47l'élection présidentielle
01:00:48par définition
01:00:49ce sera pollué
01:00:49par des discours politiques
01:00:50je veux dire
01:00:51depuis qu'il y a des élections
01:00:52c'est toujours la même histoire
01:00:54ce qui me semble chouette
01:00:55dans l'événement
01:00:56que vous venez de décrire
01:00:57donc les rencontres d'Aix
01:00:58c'est qu'on parle
01:00:59enfin d'économie
01:01:00on parle enfin de croissance
01:01:01et malheureusement
01:01:01on n'en parle pas assez
01:01:02en France
01:01:03et pour reboucler
01:01:04avec le sujet
01:01:04de l'école tout à l'heure
01:01:06ce qui m'a frappé
01:01:07dans ce qui a été dit
01:01:08dans le cadre
01:01:08de ces réunions
01:01:10c'est qu'on a replacé
01:01:11en fait la croissance
01:01:12au centre du débat économique
01:01:13avec deux mamelles
01:01:14en quelque sorte
01:01:15que sont la formation
01:01:17on ne peut pas avoir
01:01:18une économie riche
01:01:18si on n'a pas des gens
01:01:19qui sont bien formés
01:01:20et deux
01:01:21avec l'innovation
01:01:22et pour qu'on ait de l'innovation
01:01:23il faut que les entreprises
01:01:24aient justement
01:01:25suffisamment de marge
01:01:26pour investir
01:01:27dans l'innovation
01:01:28il faut que l'Etat
01:01:29choisisse aussi
01:01:30dans quoi il veut
01:01:30dépenser son argent
01:01:31est-ce qu'on dépense son argent
01:01:33pour le train de vie d'aujourd'hui
01:01:34ou alors est-ce qu'on prépare l'avenir
01:01:35ce sont des choix
01:01:36qui me semblent
01:01:37extrêmement importants
01:01:38dans une période
01:01:39où de toute façon
01:01:39on ne pourra pas tout faire
01:01:41donc il faut absolument
01:01:42stimuler la croissance
01:01:43malheureusement
01:01:43la croissance française
01:01:45repose depuis trop longtemps
01:01:47sur des décisions
01:01:49qui ont été prises
01:01:49il y a 50 ans
01:01:50je pense à deux décisions majeures
01:01:51le nucléaire
01:01:52et les infrastructures
01:01:54j'aimerais vraiment
01:01:55qu'enfin
01:01:55on retrouve
01:01:56des nouveaux relais de croissance
01:01:57Benjamin Cauchy
01:01:58je co-signe le plaidoyer
01:02:00pro-entreprise
01:02:01de Benoît Perrin
01:02:02j'espère
01:02:03juste j'espère
01:02:04qu'on va faire l'inverse
01:02:05c'est-à-dire que les entrepreneurs
01:02:06vont agir
01:02:08et vont aller
01:02:09vont être au centre
01:02:11de l'élection présidentielle
01:02:12non pas que les candidats
01:02:13viennent
01:02:14se montrer
01:02:15dans les instances
01:02:17de rencontres
01:02:17mais surtout que
01:02:18l'entreprise
01:02:20soit au coeur
01:02:21de cette campagne présidentielle
01:02:22Benjamin justement
01:02:23vous avez la parole
01:02:23je vous propose de la garder
01:02:24parce que vous
01:02:25c'est un coup de coeur
01:02:25pour une fondation
01:02:26qui est la fondation
01:02:27Atos
01:02:28et c'est presque
01:02:28lié au deuxième sujet
01:02:29qu'on a traité ici
01:02:30cette fondation
01:02:31apporte son soutien
01:02:32visiblement massif
01:02:33à des projets pédagogiques
01:02:34absolument
01:02:35donc en tant que chef
01:02:36d'entreprise
01:02:37on est là pour faire du cash
01:02:38on est là pour gagner de l'argent
01:02:39on est là pour éviter
01:02:40énormément d'oseilles
01:02:41bien sûr
01:02:41on peut le dire comme ça
01:02:41énormément d'oseilles
01:02:42je me le souhaite
01:02:43d'ici quelques années
01:02:44si seulement la fiscalité
01:02:46n'était pas aussi écrasante
01:02:47dans le pays
01:02:47je ferme cette parenthèse
01:02:48tout ça pour vous dire
01:02:49que moi j'ai eu la chance
01:02:50d'aller à l'école
01:02:51j'ai eu la chance
01:02:51de faire des études supérieures
01:02:52mais c'est pas le cas
01:02:53de centaines de milliers
01:02:54de gamins
01:02:55dans notre pays
01:02:56et donc depuis que
01:02:58j'ai monté mon entreprise
01:02:59avec mes associés
01:03:01on a décidé d'accompagner
01:03:02le fonds de dotation
01:03:03Atos
01:03:03A-T-H-O-S
01:03:06qui agit au quotidien
01:03:09pour soutenir
01:03:10des enfants
01:03:11quel que soit leur âge
01:03:12qui vivent dans des situations
01:03:14financières difficiles
01:03:15pour les aider
01:03:16à accomplir leurs rêves
01:03:17et leur rêve déjà
01:03:18c'est de pouvoir accéder
01:03:19à des écoles de qualité
01:03:20à des formations de qualité
01:03:22ça peut être des enfants
01:03:23qui veulent faire
01:03:24des études supérieures
01:03:25mais ça peut être aussi
01:03:26un gamin
01:03:27qui est arrivé
01:03:28par exemple de Syrie
01:03:29des chrétiens d'Orient
01:03:30qui arrivent en France
01:03:31qui sont complètement paumés
01:03:32et qui aimeraient bien
01:03:33trouver un métier
01:03:33qui ont ce problème
01:03:34de ce choc culturel
01:03:35et qu'on va accompagner
01:03:36également dans des lycées
01:03:37hôteliers
01:03:38dans des centres de formation
01:03:39donc je lance un grand
01:03:41je lance un grand appel
01:03:42c'est l'appel de Benjamin
01:03:43ce matin
01:03:43je lance un grand appel
01:03:45à la générosité
01:03:46des entrepreneurs
01:03:47et des particuliers
01:03:49qui souhaiteraient défiscaliser
01:03:51un petit peu
01:03:52et qui souhaiteraient
01:03:53donc faire un don
01:03:53au fonds de dotation
01:03:55Atos
01:03:55F-D-D-A-T-H-O-S
01:03:57sur internet
01:03:59tout est dit
01:03:59merci beaucoup
01:04:00de votre générosité
01:04:01l'appel est lancé
01:04:02j'ai même vu
01:04:03Julia acquiescer
01:04:04alors c'est pas d'autres lignes
01:04:05c'est acquiescer
01:04:06et pour une fois
01:04:07je vais aller dans votre sens
01:04:08ce qui ne sera pas
01:04:09très régulier
01:04:11je pense qu'effectivement
01:04:12le financement des études supérieures
01:04:13doit être une priorité
01:04:15aujourd'hui
01:04:15il y a le hasard
01:04:16de la naissance
01:04:17qui est quelque chose
01:04:18qu'on ne peut pas contrôler
01:04:19même collectivement
01:04:20même l'Etat
01:04:20ne peut pas le contrôler
01:04:21mais c'est aujourd'hui
01:04:22comment on dote
01:04:23ces étudiants
01:04:24ces talents
01:04:24à pouvoir
01:04:26accomplir leurs rêves
01:04:27et surtout
01:04:27les accompagner
01:04:28à peut-être
01:04:28parfois briser
01:04:29des plafonds de verre
01:04:32et exercer
01:04:32le métier
01:04:33de leurs rêves
01:04:33alors que leur origine sociale
01:04:35ne leur permettait pas
01:04:35initialement
01:04:36donc bravo
01:04:36sujet suivant
01:04:37porté par Benoît Perrin
01:04:39qui est un coup de coeur
01:04:40ou un coup de gueule
01:04:41je ne sais pas
01:04:41mais en tout cas
01:04:42ça porte sur un comité
01:04:44ça faisait longtemps
01:04:44d'un côté qu'en France
01:04:45on n'avait pas eu
01:04:46des comités
01:04:47ça faisait quelque temps
01:04:47le fameux comité d'alerte
01:04:49sur les finances publiques
01:04:50on rappelle
01:04:51qu'il a pour objectif
01:04:52je cite
01:04:52de dresser un état des lieux
01:04:53précis sur la situation
01:04:54des comptes publics
01:04:55et d'alerter sur les risques
01:04:56de dérapage
01:04:57et j'ai réussi à prononcer
01:04:58cette phrase sans rire
01:04:58ce qui est déjà énorme
01:04:59Benoît Perrin
01:05:00alors effectivement
01:05:00ce matin à Bercy
01:05:01cinq ministres se réunissent
01:05:03autour de la table
01:05:03et le nom de la réunion
01:05:04vous l'avez dit
01:05:05c'est le comité d'alerte
01:05:06des finances publiques
01:05:08alerte
01:05:08évidemment le mot est joli
01:05:09alors chez les pompiers
01:05:09l'alerte
01:05:10ça veut dire qu'on sort un camion
01:05:11chez l'état
01:05:12ça veut dire qu'on se réunit
01:05:13pour constater qu'il y a le feu
01:05:14et qu'on se verra bientôt
01:05:15pour constater à nouveau
01:05:17que le feu brûle toujours
01:05:18alors c'est le troisième comité
01:05:20d'alerte en un an
01:05:21on en a eu en avril 25
01:05:22en avril 2026
01:05:24et ce matin
01:05:24on alerte
01:05:25on réalerte
01:05:26la maison brûle
01:05:26mais la réunion
01:05:28se passe très bien
01:05:29je crois qu'on y sert même le café
01:05:30alors les chiffres
01:05:31eux ne rigolent pas
01:05:32exactement
01:05:33les chiffres ne rigolent pas
01:05:34la dette française
01:05:35vous le savez
01:05:35a atteint 117,5% du PIB
01:05:37fin mars
01:05:38et la cour des comptes
01:05:39le dit noir sur blanc
01:05:40la France est le seul pays
01:05:41de la zone euro
01:05:42à avoir dépassé
01:05:43son pic du Covid
01:05:44vous m'entendez bien
01:05:45on a fait pire
01:05:46que pendant la pandémie
01:05:47sans la pandémie
01:05:48sans confinement
01:05:49sans chômage partiel
01:05:50sans le quoi qu'il en compte
01:05:51juste avec nos dépenses
01:05:52de tous les jours
01:05:53et je pense que ce sujet
01:05:54du rétablissement des comptes
01:05:56va être un sujet majeur
01:05:58dans le cadre de l'élection présidentielle
01:05:59pour une raison très simple
01:06:00c'est que la cherche de la dette
01:06:01est devenue aujourd'hui
01:06:02le premier poste
01:06:03de dépense de l'Etat
01:06:04il faut le rappeler
01:06:04ça veut dire que
01:06:05quand on dit à longueur de temps
01:06:06mais la dette
01:06:07c'est nos enfants
01:06:08nos petits-enfants
01:06:09qui la paieront
01:06:09c'est pas vrai
01:06:09en fait on la paie
01:06:10les travailleurs français
01:06:11la paient aujourd'hui
01:06:12d'ici 2030
01:06:14100 milliards
01:06:14100 milliards c'est quoi ?
01:06:15c'est le budget par an
01:06:16c'est donc le budget
01:06:17de l'éducation
01:06:18plus le budget de la défense
01:06:19je suis pas certain
01:06:20que les français
01:06:21soient emballés
01:06:22à l'idée de travailler
01:06:23de se retrousser les manches
01:06:24simplement
01:06:24pour
01:06:25ou en grande partie
01:06:26en tout cas
01:06:26pour rembourser
01:06:27nos créanciers
01:06:28Benjamin Cauchy
01:06:29oui oui
01:06:29la charge de la dette
01:06:31quasiment 100 milliards
01:06:32d'ici quelques années
01:06:33on se rend bien compte
01:06:34que le montant de l'impôt
01:06:35sur le revenu
01:06:36qui est collecté tous les ans
01:06:37est maintenant inférieur
01:06:38à la charge de la dette
01:06:39nous sommes dans une spirale négative
01:06:41et que l'on veuille ou non
01:06:43subi ou choisi
01:06:44le virage devra être libéral
01:06:46l'année prochaine
01:06:47on n'a plus de solution
01:06:49on a des comptes publics
01:06:50qui sont exsangues
01:06:51on a une dépense sociale
01:06:53qui est non maîtrisable
01:06:54et si on ne fait rien
01:06:56c'est le FMI
01:06:57qui va venir nous expliquer
01:06:59comment on doit avancer
01:07:00Julia Achard
01:07:01on partage tous
01:07:02les mêmes constats
01:07:03mis à part une partie
01:07:04et c'est là où
01:07:05pour une fois
01:07:05je vais être contre la gauche
01:07:07ce constat
01:07:08qu'il va falloir trouver
01:07:09des moyens
01:07:09pour financer cette dette
01:07:10et en tout cas
01:07:11la réduire au maximum
01:07:12à la fois pour notre avenir à nous
01:07:13parce qu'on est tous travailleurs
01:07:15et que ça a un impact immédiat
01:07:16sur notre fiche de paye
01:07:17qu'on veuille ou non
01:07:17et aussi sur nos enfants
01:07:20je pense que ça va être aussi
01:07:21l'un des sujets
01:07:22sur lesquels
01:07:23les futurs présidentiables
01:07:24devront se positionner
01:07:25de façon audacieuse
01:07:26sans langue de bois
01:07:28sans pessimisme
01:07:29non plus
01:07:29pour pouvoir trouver
01:07:30des solutions
01:07:31on voit bien qu'aujourd'hui
01:07:32la question est le budget
01:07:332027
01:07:33et cette élection présidentielle
01:07:35vient finalement quand même
01:07:36entraver toute réflexion
01:07:38audacieuse
01:07:38puisque avec une assemblée
01:07:40nationale aussi
01:07:40qui est épars
01:07:41et qui ne vote jamais
01:07:42dans l'intérêt des français
01:07:43il va falloir attendre
01:07:44un changement de gouvernance
01:07:45pour espérer trouver
01:07:46des solutions
01:07:46à cette crise économique
01:07:48dans laquelle on est aujourd'hui
01:07:49et Mathias Leboeuf
01:07:51sur ce sujet
01:07:51des finances publiques
01:07:52l'homme de gauche
01:07:53comprend qu'on n'a plus d'argent
01:07:54j'entends bien
01:07:56non mais la dette
01:07:56effectivement
01:07:57est un vrai problème
01:07:58et bien évidemment
01:07:59qu'il faut réduire la dette
01:08:00qui grève
01:08:01l'économie
01:08:04après
01:08:05cette petite musique
01:08:07néolibérale
01:08:07qui
01:08:09comment dire
01:08:10se met en place
01:08:12on voit d'ailleurs
01:08:13c'est quoi la petite musique
01:08:14question pour une fois
01:08:15de ma part
01:08:15sans cynisme
01:08:16mais sans ironie
01:08:16ça veut dire quoi
01:08:17c'est Bruno Le Maire
01:08:19qui explique
01:08:20avec quand même
01:08:21beaucoup d'aplomb
01:08:23que ça en est fini
01:08:24de l'état-providence
01:08:25alors que c'est quand même
01:08:26lui qui a plombé
01:08:28les comptes publics
01:08:29largement
01:08:30et qu'il faut arrêter
01:08:31avec l'état-providence
01:08:32sous-entendu
01:08:33bien évidemment
01:08:34l'aide sociale
01:08:35l'éducation
01:08:37toutes ces choses-là
01:08:39on n'a plus
01:08:40les moyens d'eux
01:08:41bon
01:08:41c'est ça
01:08:43l'idée
01:08:44moi je trouve ça
01:08:45très
01:08:46très dangereux
01:08:47et très fallacieux
01:08:48et on verra
01:08:49à quel point
01:08:49ce discours
01:08:50infuse ou pas
01:08:51dans les différents
01:08:52très différents
01:08:53candidats à l'élection présidentielle
01:08:54puisque comme il y en a
01:08:55plus que d'électeurs
01:08:55de toute façon
01:08:56on va bien voir
01:08:57à quel point
01:08:57ça arrive à convaincre
01:08:58vous garder la parole
01:09:00en France
01:09:00les riches
01:09:01s'enrichissent
01:09:03les pauvres
01:09:03s'appauvrissent
01:09:04et l'eau ça brûle
01:09:05et le feu brûle
01:09:05et l'état
01:09:08sans kilos
01:09:08et l'état
01:09:09sans kilos
01:09:09et l'état
01:09:10taxe de plus en plus
01:09:11Mathias
01:09:12vous gardez la parole
01:09:13petit coup de gueule
01:09:14visiblement
01:09:14sur des polémiques
01:09:15qui sont assez inouïs
01:09:17autour d'un film
01:09:18très attendu
01:09:18puisque c'est le dernier film
01:09:19de Christopher Nolan
01:09:20qui sort la semaine prochaine
01:09:21et qui a juste pour ambition
01:09:23de retracer l'Odyssée
01:09:24alors
01:09:24c'est à la fois
01:09:25un coup de gueule
01:09:26et un coup de coeur
01:09:29je le disais
01:09:29en même temps
01:09:30le coup de gueule
01:09:32c'est effectivement
01:09:32sur les polémiques
01:09:33et notamment
01:09:34des polémiques
01:09:34autour du personnage
01:09:36d'Hélène
01:09:36qui dans le film
01:09:37de Nolan
01:09:38est
01:09:39comment dire
01:09:40noir
01:09:41comment peut-on
01:09:43faire
01:09:43d'Hélène
01:09:45incarnée
01:09:45avec une personne
01:09:47racisée
01:09:48je trouve que c'est vraiment
01:09:49une polémique
01:09:50très madscène
01:09:51et le coup de coeur
01:09:53en revanche
01:09:53c'est qu'à l'occasion
01:09:54de la sortie
01:09:55de ce film
01:09:56qui est une production
01:09:57une surproduction
01:09:58dont moi je me réjouis
01:10:00fortement
01:10:00il y a un regain
01:10:03éditorial
01:10:04autour de l'Odyssée
01:10:05il y a des livres
01:10:07qui sortent
01:10:07sur l'Odyssée
01:10:09je pense
01:10:10trois livres
01:10:11par exemple
01:10:12l'Odyssée de l'Odyssée
01:10:13de Christophe Onodibio
01:10:14qui est un livre
01:10:15formidable
01:10:16on va le recevoir
01:10:17la semaine prochaine
01:10:17c'est vraiment
01:10:18un livre génial
01:10:19publié chez Grasset
01:10:20il y a un autre livre
01:10:22qui est moins connu
01:10:23qui s'appelle
01:10:23Ulysse et nous
01:10:24de Jean-Louis Siani
01:10:25qui est un bouquin
01:10:26de philo
01:10:26et qui dépeint Ulysse
01:10:28comme le parangon
01:10:30de l'homme occidental
01:10:30c'est un livre génial
01:10:32je vous invite à lire
01:10:33et puis il y a des rééditions
01:10:34de l'Odyssée
01:10:35qui est un livre absolument prodigieux
01:10:37qui est immense
01:10:38il y a plein de traductions
01:10:39différentes
01:10:40la dernière
01:10:40sur laquelle je suis tombé
01:10:42c'est une version illustrée
01:10:45très belle version illustrée
01:10:46qui est celle de
01:10:47Barry Powell
01:10:48qui est une adaptation
01:10:49c'est un classiciste
01:10:51Barry Powell
01:10:51et franchement
01:10:52je vous invite à lire
01:10:53ces textes
01:10:54parce que c'est vraiment
01:10:54un texte génial
01:10:56je vous propose
01:10:56de vous arrêter
01:10:57sur cet élan
01:10:58et cet appel à la lecture
01:10:59surtout qu'on peut lire
01:11:00le livre
01:11:00si on est un bon lecteur
01:11:02avant la sortie
01:11:02en salle de ce film
01:11:04l'Odyssée ciné
01:11:04accessoirement
01:11:05un petit gars
01:11:05qui s'appelle
01:11:06Christopher Nolan
01:11:06et qui a réalisé
01:11:08déjà quelques chefs-d'oeuvre
01:11:09merci beaucoup
01:11:09à tous de m'avoir accompagné
01:11:11pour cette heure et demie
01:11:12de débat
01:11:12vif toujours passionné
01:11:14et passionnant
01:11:14donc je remercie
01:11:15Julia Achat
01:11:16conseillère municipale
01:11:17à Kingersheim
01:11:17c'est dans le haut
01:11:18Benoît Perrin
01:11:19directeur de Contribuables
01:11:20associés
01:11:20Benjamin Cochy
01:11:21chef d'entreprise
01:11:22on notera aussi
01:11:23l'appel pour la fondation
01:11:24Atos
01:11:25je refais un petit clin d'oeil
01:11:26et Mathias Leboeuf
01:11:27à l'instant
01:11:27passionné de l'Odyssée
01:11:28journaliste, philosophe
01:11:30et auteur
01:11:30de petits traités
01:11:31de la lenteur
01:11:32à l'usage des gens pressés
01:11:33tiens tiens tiens
01:11:34et c'est aux éditions
01:11:35Guy de Très Daniel
01:11:36dans un instant
01:11:36est-ce qu'on assiste
01:11:37à la justice spectacle
01:11:39quand on voit
01:11:39ce qui s'est passé
01:11:40avec l'affaire Liana
01:11:41on a eu l'impression
01:11:42d'ouvrir les entrailles
01:11:43de la justice
01:11:44quand on voit
01:11:44ce qui s'est passé hier
01:11:45avec cette conférence de presse
01:11:47quand même inattendue
01:11:48assez spectaculaire aussi
01:11:49il faut le rappeler
01:11:50dans l'affaire Jubilard
01:11:50et quand on voit
01:11:51ce qui va se dérouler
01:11:52dans deux heures maintenant
01:11:53dans une grosse heure et demie
01:11:54pour être très précis
01:11:55avec Marine Le Pen
01:11:56décision très attendue
01:11:57dans le cadre
01:11:57des fameuses affaires
01:11:58des parlementaires européens
01:12:01et bien est-ce qu'on assiste
01:12:02à une justice spectacle
01:12:03ça sera notre débat
01:12:05dans une poignée de minutes
01:12:05et entre midi 30 et 13h
01:12:07la France au bout du fil
01:12:08discussion avec vous
01:12:09amis auditeurs
01:12:090826 300 300
01:12:11vous étiez très nombreux
01:12:12à nous appeler sur ce sujet
01:12:13ça tombe bien
01:12:13vous pouvez poursuivre
01:12:15votre harcèlement au standard
01:12:16parce qu'on va tout simplement
01:12:18se poser la question
01:12:19de savoir si on donne le bac
01:12:20à une génération d'illettrés
01:12:21à tout de suite
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