- il y a 23 heures
Dans le cadre d’un partenariat, TVLibertés a le plaisir de vous proposer cet été quelques programmes d’OPEN Box TV, la chaîne d’Alain Juillet, ancien patron du renseignement à la DGSE.
Dans cette nouvelle émission, Claude Medori et Alain Juillet reçoivent Maï-Linh Camus, ancienne officier des forces spéciales de la DGSE, fondatrice de la société de conseil en intelligence économique Prisme Intelligence et autrice du livre d'intelligence économique "Dans l'ombre de la décision". Ensemble, ils décryptent la place cruciale du renseignement économique et le besoin urgent pour les entreprises françaises de s'approprier les bonnes pratiques afin de réussir leurs développements à l'international. La France est-elle armée pour la guerre économique ? Comment nos PME peuvent-elles maîtriser l'information stratégique ?
Abonnez-vous à la chaîne d’Alain Juillet, OPEN BOX TV : www.youtube.com/@OPENBOXTVfr
Dans cette nouvelle émission, Claude Medori et Alain Juillet reçoivent Maï-Linh Camus, ancienne officier des forces spéciales de la DGSE, fondatrice de la société de conseil en intelligence économique Prisme Intelligence et autrice du livre d'intelligence économique "Dans l'ombre de la décision". Ensemble, ils décryptent la place cruciale du renseignement économique et le besoin urgent pour les entreprises françaises de s'approprier les bonnes pratiques afin de réussir leurs développements à l'international. La France est-elle armée pour la guerre économique ? Comment nos PME peuvent-elles maîtriser l'information stratégique ?
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NewsTranscription
00:06Votre expérience passée, est-ce que vous avez pu capitaliser là-dessus ?
00:11Quand on a été, que ce soit officier de renseignement, mais on est avant tout un soldat,
00:15dans les métiers que j'ai exercés, décider dans l'incertitude, agir vite dans l'action,
00:22tout ça, avoir l'habitude d'être formé à ça, permet finalement de pouvoir naviguer correctement dans cette guerre économique.
00:33Bonjour, bienvenue sur Openbox TV, l'émission de Géopolitique d'Alain Juillet.
00:37Et merci de nous soutenir sur Tipeee pour maintenir cette ligne éditoriale indépendante.
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00:45sans avoir à supporter les coupures publicitaires de YouTube.
00:49Alain Juillet, bonjour.
00:50Bonjour Claude.
00:51Alors aujourd'hui, une émission toute particulière.
00:55D'abord, c'est un sujet de prédilection pour nous.
01:00qui est la guerre économique, l'intelligence économique,
01:04qui est le deuxième pendant de nos émissions Au-delà de la géopolitique.
01:09On accueille aujourd'hui Mme Maïline Camus,
01:12qui a écrit un livre sur l'intelligence économique, le renseignement économique,
01:17qui s'appelle Dans l'ombre de la décision.
01:19Et on va avoir certainement une émission très importante et des échanges très intéressants avec Mme Camus.
01:24Je vous laisse développer.
01:25On a pensé que vous pouviez apporter une dimension sur un thème que nous évoquons souvent.
01:32En définitive, vous êtes, indirectement, mais directement aussi,
01:38dans ce processus de réindustrialisation que nous devons faire en France,
01:44parce que, comme nos auditeurs le savent bien,
01:48le troisième pays exportateur du monde, c'est l'Italie,
01:55qui a essentiellement des toutes petites entreprises.
01:59C'est vraiment des PME.
02:01Ils sont à plus de 20% d'industrialisation en Italie.
02:05Après, on a les Allemands,
02:08qui sont à 18% d'industrialisation,
02:11et eux, ils travaillent avec des entreprises moyennes.
02:15Et puis nous, en France, on a fait un choix.
02:17On a dit, nous, on va développer des entreprises,
02:20des grandes entreprises, le fameux 4,40.
02:22Résultat, on est à 10%
02:24et on est catastrophique au niveau de la balance du commerce extérieur.
02:27Donc, ça pose un vrai problème.
02:30Alors, comment faire pour développer le tissu de PME
02:35et comment faire surtout pour faire que nos PME soient compétitives
02:38et soient capables de se battre ?
02:40Il faut qu'elles apprennent.
02:42Et alors, dans le cadre de tout ce qu'elles doivent savoir,
02:46il faut qu'elles soient informées.
02:48Il faut qu'elles apprennent à utiliser toutes les informations disponibles
02:51pour pouvoir travailler efficacement.
02:53Et c'est là où on est tombé, je suis tombé sur ce livre.
02:58On en a parlé ensemble, qui nous a paru très intéressant.
03:01Et c'est pour ça que je nous ai permis d'inviter Maïdine Camus,
03:04qui a une carrière très particulière,
03:06puisqu'elle sort du monde du renseignement.
03:08Elle était officier à la DGSE, ce n'est pas un secret de le dire.
03:13Mais on ne parlera pas de ça.
03:15Avant, c'est sacré.
03:16Moi, je suis bien placé pour le savoir, on n'en parle pas.
03:18Mais par contre, on peut parler après de tout ce que vous faites, bien entendu.
03:22Et je pense que ce mélange d'expérience sur un certain nombre de choses
03:28dont on parle et puis la réalité du terrain
03:32fait que ça donne un livre que je conseille à tout le monde de lire,
03:36sur lequel on va pouvoir dialoguer tous les deux.
03:38Alors, Maïdine, merci d'abord d'être parmi nous.
03:43Et la première question, c'est pourquoi,
03:46quand on se lance, on crée un cabinet
03:49et on écrit un livre sur un domaine quand même pointu
03:52et avec plein d'exemples.
03:54Alors, comment on fait ? Comment ça se passe ?
03:56En tout cas, déjà, merci Alain, merci Claude de me recevoir.
04:00Je suis vraiment ravie d'être là sur cette chaîne.
04:03La genèse de cet ouvrage, c'est vraiment le sentiment d'un besoin de la part des dirigeants.
04:10Quand j'ai débuté dans l'intelligence économique,
04:12je me suis rendu compte que c'était assez flou, assez vague
04:16et que quand je parlais avec les dirigeants,
04:18le mot intelligence économique, la matière de l'intelligence économique,
04:21ça résonnait très peu en eux.
04:23C'était assez flou, c'était assez obscur
04:26et parfois même, on faisait l'amalgame avec la barbouzerie,
04:29l'espionnage industriel.
04:30Donc, la frontière était quand même assez mal définie
04:33dans la tête des dirigeants.
04:35Et à travers cet ouvrage, ce que j'ai voulu faire,
04:38c'est partager avec eux
04:40ce qui est réellement, concrètement, sur le terrain,
04:43ce que j'appelle moi le renseignement économique.
04:45Et comment ça peut être un outil, une arme,
04:48pour faire face à cette guerre économique qu'ils traversent malgré eux.
04:52Et le dirigeant d'entreprise, lui,
04:55il a besoin que ce soit concret
04:57pour pouvoir se plonger,
04:59pour pouvoir s'identifier.
05:01Et c'est ce que je raconte dans cet ouvrage,
05:0323 cas réels de dirigeants
05:05qui ont traversé des situations économiques
05:09et stratégiques dans leurs organisations
05:11pour qu'ils se retrouvent dans ces histoires,
05:14que ça fasse écho en eux
05:15et qu'ils puissent se dire
05:17« Ah, j'ai déjà été dans cette situation »
05:19ou « Ah, je crois que je suis dans cette situation. »
05:22Comment le renseignement peut venir m'aider
05:25à prendre de la hauteur de vue
05:26et à décider ?
05:27Oui, une chose que vous disiez tout à l'heure
05:29avant qu'on a commencé cette émission,
05:31c'est qu'en lisant le livre,
05:33à un certain moment, j'ai mis « C'est mon cas ».
05:35Oui, je n'ai pas dû avoir beaucoup de chance
05:38dans mes affaires parce que sur les 20 cas
05:39que vous traitez, je les ai tous connus.
05:42C'est que vous êtes un dirigeant aguerri.
05:44Non, non, mais c'est vrai.
05:46Et ce livre, en fait, c'est une grille de lecture.
05:51Et effectivement, ça met des mots sur des situations
05:54qu'on a vécues.
05:56On était un peu dans le brouillard.
05:58Et là, on se rend compte de la réalité.
06:00Vous en parlez dans votre livre,
06:02la notion de différence de culture,
06:04si on va à l'international.
06:05En plus, Alain Juillet et moi-même,
06:07on a eu une grande carrière à l'international,
06:10plus modeste, mais c'est très important
06:13d'avoir du renseignement économique
06:16dans le bon sens du terme
06:18pour pénétrer un marché et signer des affaires.
06:20Sinon, ce n'est pas possible.
06:22Et votre livre l'explique très précisément.
06:26Alors justement, quand vous avez commencé,
06:29quand vous avez créé votre cabinet en définitive,
06:32comment ça s'est passé ?
06:33Parce que vous arriviez d'un monde
06:34quand même très différent.
06:36C'est le moins qu'on puisse dire.
06:37Comment vous avez réussi à accrocher ?
06:38Qui étaient vos premiers clients
06:40? Comment ça s'est passé ?
06:41J'ai décidé de faire ce qu'on n'attendait pas de moi.
06:45C'est-à-dire que j'ai décidé de communiquer.
06:48J'ai décidé de prendre la parole sur ces sujets-là.
06:51Parce qu'avant de lancer mon entreprise,
06:54j'ai fait du renseignement d'affaires.
06:55Finalement, je me suis renseignée
06:56sur ce qu'était la matière,
06:58quel était l'état du marché.
07:01Est-ce qu'il y avait des clients potentiels
07:02sur ce type de business ?
07:05Et je me suis rendu compte que
07:07c'était flou, c'était taiseux, etc.
07:10Je me suis dit, mais moi,
07:12j'ai eu besoin qu'on communique avec moi
07:14pour que je comprenne.
07:15Donc, je vais communiquer sur ce que je sais faire.
07:18Je vais communiquer sur ce qui existe,
07:20parce que c'est un outil au service des dirigeants,
07:23d'aide à la décision.
07:24Donc, c'est bien pour eux.
07:26Et donc, le garder dans le secret des dieux,
07:28le renseignement économique,
07:30c'est extrêmement dommage.
07:31Et donc, j'ai voulu lui donner,
07:33en fait, mettre en lumière ce métier de l'ombre.
07:36Et finalement, quand on parle
07:38et qu'on prend la parole
07:39et qu'on s'exprime sur ce qui nous passionne,
07:42parce que moi, ça me passionne,
07:43ça me fait vibrer.
07:44Passant.
07:45Eh bien, les gens se sentent concernés.
07:48Et ce qui s'est passé,
07:49et je remercie ces premiers clients
07:50qui m'ont fait confiance,
07:51parce qu'on a tous un premier client,
07:53c'est cette confiance qu'ils ont eue en se disant
07:56« Mais, Madame Camus, je partage votre vision.
07:59Quand vous parlez du renseignement économique,
08:01ça résonne en moi.
08:03Donc, je pense que vous pouvez peut-être m'aider. »
08:06Et donc, l'un dans l'autre,
08:08on tisse une relation
08:09et je viens éclairer leurs doutes
08:12et puis leur proposer si c'est nécessaire,
08:15parce que parfois, j'ai aussi dit
08:16que ce n'était pas nécessaire
08:17d'avoir un accompagnement
08:18parce qu'ils pouvaient le faire
08:19dans leur propre entreprise
08:20et reviennent vers moi si nécessaire.
08:22Mais, en fait, avec cette stratégie
08:25où j'ai envie de dire
08:25cette honnêteté intellectuelle,
08:28eh bien, c'est comme ça que j'ai réussi
08:30et je les remercie
08:31d'avoir mes premiers dossiers.
08:33Ce livre fait écho un peu
08:34à aussi le travail que l'on fait
08:36dans nos émissions.
08:38C'est quelque part,
08:39dans le bon sens du terme,
08:40de la vulgarisation.
08:41Oui.
08:42Et c'est très important,
08:43c'est-à-dire que,
08:44nous, c'est la géopolitique
08:46et aussi l'intelligence économique,
08:47mais c'est permettre à des gens
08:49de comprendre simplement
08:52des dossiers ou des sujets
08:53où ils se disent
08:54« Ah là là, c'est pas pour moi,
08:55je vais pas comprendre ».
08:56Eh bien, votre livre, c'est pareil,
08:58c'est de la vulgarisation,
08:59dans le bon sens du terme,
09:00où un chef d'entreprise
09:01veut dire « Mais j'ai compris
09:03et j'ai un problème,
09:05c'est accessible pour moi ».
09:06Oui, et ça a été un exercice
09:08qui n'est pas facile,
09:09parce que quand on parle
09:10de vulgarisation,
09:11moi, je voulais simplifier,
09:13rendre accessible,
09:14sans dégrader la matière,
09:15qui est une matière quand même
09:17noble,
09:18qui nécessite du travail
09:19et des savoir-faire particuliers,
09:20vous le savez mieux que moi.
09:22Et je voulais quand même
09:23mettre ça en lumière,
09:24sans dégrader,
09:25mais il fallait que ça fasse écho
09:26à un dirigeant
09:27qui est toujours dans l'action.
09:28Et surtout,
09:29j'avais une idée en tête.
09:32À l'armée,
09:32on dit toujours
09:33que le chef peut avoir
09:35de la solitude,
09:35sortir le chef de sa solitude.
09:37Cet ouvrage,
09:38l'objectif,
09:38c'est d'aller chercher
09:39ce dirigeant
09:39qui prend des décisions stratégiques
09:41et avec ses cas pratiques,
09:43il se rende compte
09:43que ses pairs,
09:46finalement,
09:47traversent la même chose,
09:48vous l'avez dit,
09:49Claude,
09:49dans son existence
09:50et dans la gestion
09:51de son organisation
09:52et de se dire
09:53« Finalement,
09:54je ne suis pas seule
09:54et je ne suis pas le seul
09:55et donc je n'ai pas à avoir honte
09:57de traverser ce genre de situation.
09:58Ce n'est pas que je suis
09:59un mauvais dirigeant,
10:00ce n'est pas que j'ai pris
10:01des mauvaises décisions,
10:02c'est que finalement,
10:03ça arrive dans la vie
10:04d'une organisation
10:04et d'un dirigeant
10:05de se retrouver
10:06dans des situations difficiles
10:07comme ces 23 cas
10:08et quand il les lit,
10:11il peut se dire
10:12« Je ne suis pas seul
10:14et finalement,
10:15il existe des solutions. »
10:17C'est écrit dans cet ouvrage.
10:19Est-ce que dans le cadre
10:21de ces relations
10:22que vous créez
10:23avec ces patrons d'entreprises,
10:24ces petites entreprises,
10:27est-ce que dans le fond,
10:28au-delà de l'intelligence économique,
10:30vous n'avez pas une espèce
10:31de rôle de coach aussi
10:32sur un certain point ?
10:33Ah, la frontière,
10:34elle peut être...
10:35Oui, parce que quand vous écoutez
10:36en plus,
10:37en lisant le livre
10:37et puis en y réfléchissant,
10:39on dit quand même,
10:41on influence.
10:42Parce qu'il ne connaît pas très bien,
10:44il est un peu perdu.
10:45Il nous fait confiance.
10:45Il pose plein de questions
10:46et on arrive,
10:46on va lui donner confiance,
10:47on va faire des choses.
10:49Mais finalement,
10:49je ne sais pas
10:50si le mot coach est adapté,
10:51mais un dirigeant de PME,
10:53de petite entreprise,
10:54d'ETI,
10:55lui,
10:56il a les mains dans le cambouis.
10:58Il doit gérer énormément de choses
11:01et on lui dit
11:02de prendre de la hauteur de vue
11:03pour faire face
11:05à cette guerre économique
11:05et prendre des décisions stratégiques.
11:07Il est au four et au moulin.
11:09Et qui plus est,
11:10il ne peut pas, lui,
11:11et financièrement
11:12et même en termes de bande passante,
11:14avoir 15 000 conseils.
11:15Donc,
11:16il va faire appel
11:17à un conseil
11:18qui est assez hybride,
11:20adaptable
11:20et déjà,
11:21qui résonne en lui.
11:22Et finalement,
11:23c'est vrai.
11:23Ce que vous dites,
11:24quand il vient au cabinet,
11:26il vient avec une problématique
11:27et il va en découler
11:28soit une stratégie juridique,
11:29donc on va mettre à disposition
11:30des conseils juridiques pour cela
11:32ou des experts financiers
11:34pour analyser.
11:35Donc,
11:35effectivement,
11:35quand il pousse la porte du cabinet,
11:37il vient avec une problématique
11:38mais les problématiques,
11:39rien ne rentre dans des cases
11:40et vous le savez mieux que moi,
11:41je déteste rentrer dans une case.
11:43Et donc,
11:43mes clients
11:43et les dirigeants
11:44ne rentrent pas dans des cases.
11:46Leur problématique,
11:46elle est singulière,
11:48elle est hybride
11:49et donc,
11:50on se doit maintenant,
11:51je pense que les conseils
11:52aujourd'hui,
11:52en règle générale,
11:54se doivent de devoir
11:54naviguer entre les eaux
11:56pour pouvoir,
11:56oui,
11:57on a notre expertise à nous,
11:59la mienne étant
11:59le renseignement économique,
12:01mais on doit avoir
12:01cette intelligence de situation,
12:03soit de rediriger,
12:04d'accompagner,
12:05puis tout simplement
12:05d'écouter vraiment
12:07le dirigeant
12:08pour comprendre
12:08ce qu'il traverse
12:09et l'aiguiller
12:11comme il se doit.
12:12Vous vous racontez 23 cas
12:14sans vous demander
12:15les vrais,
12:15mais ce sont des cas
12:17réels ou romancés
12:19ou une invention
12:20parce que
12:20dans votre brillante
12:21intelligence
12:23pour justement
12:24donner des explications
12:25ou des trucs.
12:26Comment vous avez fait ça ?
12:27Il s'agit
12:29réellement
12:30de 23 cas
12:32que j'ai vécu
12:33auprès des dirigeants.
12:35Évidemment,
12:36c'est anonymisé.
12:37Bien sûr.
12:38Voilà,
12:38parce qu'on fait preuve
12:39de discrétion
12:41et puis aucun dirigeant
12:42n'a envie de voir
12:42son histoire dévoilée.
12:45Mais elle est
12:46la plus proche
12:48possible
12:48de cette réalité
12:49qu'on a traversée
12:50main dans la main,
12:51parfois en deux semaines,
12:52parfois en six mois
12:53et parfois en un an
12:55parce que c'est cette réalité,
12:57c'est ce pouls du terrain
13:00qui va permettre
13:01aux dirigeants
13:02de se retrouver.
13:02Si c'est trop romancé,
13:04ça ressemble
13:04à un livre d'espionnage.
13:06Donc,
13:06on va transporter
13:08le dirigeant
13:08et si c'est réel,
13:11on le laisse
13:12les pieds sur terre.
13:12C'est un manuel
13:13de combat,
13:14finalement.
13:14Donc,
13:14il doit être opérationnel.
13:16Dans votre livre,
13:17vous utilisez souvent
13:18le terme veille.
13:20Alors,
13:21il se trouve que moi,
13:22quand j'ai commencé
13:24comme jeune salarié,
13:26on m'a confié tout de suite
13:27des missions
13:28de veille économique.
13:30Alors,
13:30à l'époque,
13:31il n'y avait pas Internet,
13:32il n'y avait pas l'OSINT,
13:33il n'y avait pas tout ça.
13:35Et en fait,
13:37le renseignement économique,
13:38ça existe depuis très longtemps.
13:41Ça s'appelait différemment.
13:43On a maintenant
13:43des outils
13:44extrêmement sophistiqués.
13:46Mais il était important
13:49de connaître ses concurrents,
13:51de connaître les produits concurrents.
13:53Quand on allait
13:53à l'international,
13:54de comprendre
13:56ce qui se passait
13:57avant d'y aller.
13:58Moi,
13:58je peux même vous donner
13:59une anecdote.
14:00C'est que
14:00je me suis occupé
14:02de la communication
14:03en Afrique,
14:04en Russie
14:05et en Chine
14:06d'un constructeur
14:08de voitures automobiles
14:09françaises.
14:11Et à l'époque,
14:13quand on allait en Afrique,
14:14on prenait
14:15des taxis africains
14:16dans les pays
14:17et on leur demandait
14:18l'état du marché
14:21du pays
14:22où on était.
14:23Et
14:24qu'est-ce qu'ils considéraient,
14:25comment ils considéraient
14:26la marque de voiture
14:27pour laquelle on travaillait.
14:29Et à force
14:30de prendre des taxis,
14:32utiliser ce genre de voiture,
14:33on savait
14:35l'état d'esprit
14:36du marché,
14:37les tendances.
14:38le concurrent Toyota
14:40qui arrivait
14:41du Japon
14:41à l'époque,
14:42qui était beaucoup
14:43moins cher,
14:44il mettait la clim,
14:44il mettait les voitures,
14:45les roues.
14:46Donc,
14:47la veille,
14:48c'est toujours très important,
14:49même pour faire de la communication
14:51et toucher la cible.
14:52C'est vraiment important
14:53et je vous rejoins totalement,
14:54Claude.
14:55Le renseignement économique
14:56ne date pas d'hier
14:57et il ne date certainement pas
14:58de la parution de mon ouvrage,
15:00qu'on se le dise.
15:02Néanmoins,
15:03ce qu'on peut constater,
15:04c'est que les dirigeants,
15:05alors,
15:06ils se sentent de plus en plus concernés,
15:07mais pendant longtemps,
15:09ils pensaient
15:10que le renseignement économique
15:11était une matière
15:12réservée aux plus grands
15:13ou à ceux qui vont en Chine,
15:15etc.
15:15Alors que non,
15:17la réalité,
15:17c'est que ça concerne
15:18tout le monde,
15:19tout dirigeant
15:20qui a une volonté de croissance
15:22et qui a des responsabilités économiques
15:23et qui est décideur.
15:24Et la veille,
15:26c'est le socle,
15:27c'est la base.
15:27C'est peut-être pour ça
15:28qu'on vous a donné cette mission
15:29dès le début,
15:30parce que c'est la base
15:31de se renseigner
15:32où on va.
15:34Comment faire ?
15:35Avoir cette culture
15:36de veiller,
15:37c'est instaurer
15:37une culture du renseignement,
15:39une culture du risque,
15:40une culture des enjeux
15:42dans son entreprise.
15:43Et instaurer
15:44une culture d'entreprise,
15:45c'est de la responsabilité
15:47du dirigeant.
15:48Et c'est une responsabilité
15:50qui pèse sur ses épaules.
15:51C'est pour ça
15:51que cet ouvrage
15:51s'adresse à lui,
15:53parce que le dirigeant,
15:54s'il n'instaure pas lui-même
15:55cette culture du renseignement,
15:57de s'intéresser,
15:58du risque,
15:59d'anticiper,
16:00on ne peut pas demander
16:01à ses collaborateurs
16:02de le faire.
16:03Bien sûr.
16:04La guerre économique
16:05est peut-être plus violente
16:06aujourd'hui,
16:07par rapport à ce qu'on a connu.
16:08Je ne sais pas.
16:09Je ne sais pas.
16:10Les moyens sont différents,
16:12voilà,
16:13les moyens sont différents,
16:14mais elle était violente
16:15aussi avant,
16:15elle ne se faisait pas
16:16de cadeaux quand même.
16:17C'est le moins
16:19qu'on peut se dire.
16:20En définitive,
16:22selon,
16:23alors avec votre expérience
16:24acquise,
16:25quel est le domaine
16:27dans lequel ils ont
16:28le plus besoin
16:29en définitive
16:30de ce renseignement,
16:32de cette veille ?
16:32Est-ce que c'est pour se défendre ?
16:34Est-ce que c'est pour comprendre ?
16:36Est-ce que c'est pour attaquer ?
16:38Quel est le...
16:39Ou est-ce que c'est un équilibre ?
16:40Je n'en sais rien.
16:41Justement,
16:42comment vous les voyez ?
16:43Comment ils sont ?
16:44Qu'est-ce qui les préoccupe
16:45en priorité ?
16:46Eh bien,
16:47je vais vous répondre
16:47et vous allez voir
16:48que ça reflète
16:49vraiment bien
16:50la réalité du terrain.
16:51Les dirigeants de PME
16:53aujourd'hui ont besoin
16:53de renseignements économiques
16:54pour se défendre,
16:55c'est-à-dire quand ils sont
16:56dos au mur
16:57et qu'ils sont dans un pré-contentieux
16:59ou déjà dans un contentieux.
17:00En règle générale,
17:01la majorité des dirigeants
17:02qui vont venir me voir,
17:05c'est parce qu'ils sont
17:05déjà dos au mur,
17:06ça veut dire qu'ils n'ont
17:07pas fait de renseignements
17:08en avance de phase,
17:09qu'ils se sont retrouvés
17:10à contractualiser
17:11avec un partenaire
17:13finalement malveillant
17:14ou qu'ils n'ont pas anticipé
17:15certains enjeux
17:16et c'est à ce moment-là
17:17où ils vont faire du renseignement.
17:18Donc j'ai envie de dire
17:18qu'on est plutôt dans
17:19une ambiance de réaction
17:21plutôt que d'anticipation.
17:22Et nous, notre volonté,
17:24c'est de basculer
17:25et d'avoir une France
17:26qui anticipe
17:26plutôt qu'ils réagissent.
17:28Mais finalement,
17:29ce que je vous dis là
17:30sur l'état des gens
17:32avec qui je travaille,
17:34ça signifie que c'est finalement
17:35peut-être bien l'état
17:37de ce qu'il y a en France,
17:39des dirigeants français,
17:40c'est-à-dire qu'ils sont
17:41en réaction
17:42et non pas en anticipation
17:43parce que ce n'est pas
17:45dans notre culture d'anticiper.
17:46Et on est justement là
17:47pour essayer de faire basculer
17:49les choses.
17:50Pour l'anticipation
17:51parce que moi,
17:53je travaille beaucoup
17:54sur la communication de crise
17:55pour un certain nombre
17:56d'entreprises.
17:57Et ils m'appellent toujours
17:58quand c'est la crise.
17:59Alors que ça se prépare
18:03de communiquer
18:04sur une crise possible.
18:05En temps de paix,
18:06on prépare la guerre, non ?
18:07Voilà.
18:07Et faire appel
18:08à des gens comme vous,
18:09c'est primordial.
18:11mais il faut l'anticiper,
18:14il faut le penser,
18:15il faut se dire,
18:16tiens, je suis désolé,
18:17on peut en parler aussi,
18:18mais il faut que je vote
18:19une ligne de budget.
18:20C'est très vrai.
18:22Mais est-ce que ça va
18:23m'être utile ou pas ?
18:24Bon, voilà.
18:24En fait, finalement,
18:26c'est facile de dire
18:27que, c'est un peu
18:28faire un raccourci
18:29de dire que le dirigeant
18:31n'anticipe pas
18:32parce qu'en fait,
18:33cette culture du renseignement,
18:34oui, elle doit être insufflée
18:36par le bas, par le dirigeant,
18:37mais si on garde ma théorie,
18:40elle doit être insufflée
18:40de l'État vers le dirigeant,
18:42du coup.
18:43Et si on regarde
18:43nos concurrents
18:44et les puissances étrangères,
18:45comme par exemple
18:46les États-Unis,
18:47ils ont une force de frappe
18:48en termes de renseignement économique
18:50qui est très importante
18:51parce qu'ils ont eu
18:52des moyens étatiques
18:53à leur service.
18:54Que ce soit des moyens financiers,
18:55des moyens de lobbying,
18:56dans les écoles,
18:57ils forment leurs dirigeants
18:59de deux mains
18:59déjà, ils sont
19:00une culture du renseignement.
19:01Ce qui n'est pas le cas,
19:02en fait,
19:03de nos futurs dirigeants français,
19:05cette culture du renseignement,
19:06elle est encore très timide.
19:07Donc finalement,
19:08aussi,
19:09il faut que cette impulsion
19:11ne vienne pas que de nous,
19:12les privés,
19:13puisque nous sommes
19:13des acteurs privés,
19:14et il faut qu'elle vienne aussi
19:15de l'acteur étatique,
19:17de l'action publique,
19:18de venir soutenir,
19:20éclairer un peu
19:21le dirigeant
19:22pour pouvoir avoir
19:23un effet de masse
19:24sur cette France
19:24qui doit anticiper.
19:26Parce que,
19:27pour un petit peu répondre
19:29à votre question sur
19:29est-ce que la guerre économique,
19:30elle est plus difficile
19:31aujourd'hui ou hier ?
19:33Moi, je ne la connais pas,
19:33celle d'hier,
19:34mais ce que je peux vous dire,
19:35c'est que celle d'aujourd'hui,
19:36elle est terrible
19:37parce qu'elle est hybride
19:39et elle est insaisissable
19:40avec nos nouvelles technologies.
19:42Donc,
19:42le fait qu'elle soit complexe,
19:44hybride,
19:45insaisissable,
19:45et hier encore,
19:46j'en parlais,
19:46ce n'est pas le gros monstre vert
19:48qui va rentrer dans la maison,
19:49qui l'est bien vu,
19:50vu l'ennemi,
19:51on tire dessus,
19:51c'est que ça rentre
19:53par la cyber,
19:55ça peut rentrer
19:55par le physique,
19:57ça peut être insidieux,
19:58ça peut durer des années
19:59pour un objectif
20:00à long terme.
20:01Donc, finalement,
20:02c'est impalpable,
20:03c'est insaisissable,
20:03c'est complexe
20:04et le dirigeant
20:05doit faire face
20:05à quelque chose
20:06qui ne matérialise pas,
20:08sauf quand il se retrouve
20:09dos au mur
20:10avec un contentieux
20:11où là, à la fin,
20:11il y a la réputation,
20:13le chiffre,
20:14l'énergie
20:15et il se rend compte
20:15que là,
20:16il y a un coût réel.
20:18Et ça, en fait,
20:19nous, on prend la parole,
20:20on écrit des ouvrages,
20:21on discute,
20:22on a un média,
20:22mais il faut quelque chose
20:24de plus fort que nous,
20:25ce qui s'appelle l'État,
20:26pour aider ses dirigeants
20:28à comprendre
20:29mieux que ce qu'ils peuvent faire
20:31avec leurs propres moyens.
20:32Alors, vous avez raison,
20:33en parlant de guerre hybride,
20:35on a fait une émission
20:36sur le nucléaire français.
20:38Oui.
20:39Et les dirigeants
20:41de EDF à l'époque
20:42ou de Areva à l'époque
20:44se savaient attaquer,
20:46mais ils ne savaient pas
20:47comment ni pourquoi.
20:49Et toute l'idée
20:50était de détruire
20:51le nucléaire français,
20:52de fermer
20:53des centrales nucléaires
20:54et finalement,
20:55c'est des élèves
20:56de l'EGE,
20:57de l'École de guerre
20:58qui ont sorti
20:59l'histoire,
21:00qui ont sorti un dossier
21:01où l'Allemagne,
21:02le gouvernement allemand,
21:03finançait depuis des années
21:05des ONG
21:06anti-nucléaires françaises
21:08pour, par capillarité,
21:10monter au plus haut niveau
21:11de l'État
21:12et faire en sorte
21:13qu'on ferme
21:14des centrales nucléaires,
21:15ce qui allait tuer
21:15l'industrie française.
21:16Donc vous avez raison,
21:18aujourd'hui,
21:19la guerre économique
21:20est hybride
21:21et on ne sait pas
21:22d'où ça vient,
21:22on ne savait pas
21:23d'où ça venait.
21:23Vous êtes,
21:24à ma connaissance,
21:25vous êtes un des très rares,
21:26si ce n'est pas le cabinet
21:27qui travaille
21:28avec les petites PME
21:30et vous êtes au MEDEF,
21:32si je ne me trompe pas.
21:34Donc,
21:35comment le MEDEF
21:36réagit dans ces cas ?
21:37Parce que eux,
21:38au départ,
21:39les toutes petites entreprises,
21:40ce n'est pas vraiment
21:41leur truc,
21:41ils sont plutôt
21:42des entreprises moyennes,
21:43non ?
21:43Je ne sais pas.
21:44Peut-être qu'ils ont évolué
21:46ou que c'est moi
21:47qui ne suis pas au courant.
21:49Je suis membre
21:49du Comex 40
21:50du MEDEF
21:51qui réunit
21:5440 dirigeants français
21:55de moins de 45 ans.
21:57Oui, c'est ça.
21:57Donc, forcément...
21:59L'avenir,
21:59vous êtes l'avenir.
22:00Bien sûr.
22:02Et on grandit
22:04avec les expériences
22:05de nos pères
22:07et finalement,
22:09ça montre
22:09que si on s'intéresse
22:11à ces jeunes dirigeants,
22:13on s'intéresse aussi
22:15aux petites entreprises.
22:16Et c'est aussi
22:17ce qu'on représente
22:18finalement en étant
22:19membre du MEDEF.
22:21Donc,
22:21non,
22:22je veux dire,
22:23le MEDEF s'intéresse
22:25à toutes les entreprises
22:26françaises.
22:27Et d'ailleurs,
22:28le renseignement économique
22:29est un sujet
22:30qui intéresse
22:31et qui commence
22:34finalement,
22:34effectivement,
22:35à se dire
22:36il faut aussi...
22:37Le MEDEF
22:38est un bon moyen
22:39aussi de faire écho
22:39chez les dirigeants.
22:40C'est un bon moyen
22:41de communiquer
22:42sur ces sujets
22:43pour les sensibiliser,
22:45les transporter
22:46et puis leur donner
22:47envie de s'y intéresser.
22:48Parce qu'on est bien d'accord
22:49que cette matière,
22:50la sécurité économique,
22:51nous,
22:51ça nous passionne,
22:52mais c'est quand même
22:53une matière qui est aride,
22:54qui ne donne pas envie
22:55à tout le monde
22:56et encore moins
22:56aux collaborateurs.
22:57Donc,
22:58il y a le fond,
22:59il y a la forme,
23:00il faut donner envie
23:02aux dirigeants
23:03de s'y intéresser
23:03et aux collaborateurs
23:05d'être embarqués
23:05dans l'aventure.
23:06Et le MEDEF
23:06est très actif
23:10pour éduquer,
23:11former les dirigeants,
23:13les chefs d'entreprise.
23:14Parce qu'avant,
23:15il y avait quand même
23:16l'ancien président du MEDEF,
23:17Geoffroy Rôde-Brézieux,
23:19qui était sensibilisé
23:20à cet univers.
23:21Il a fait un rapport.
23:22Il a fait un rapport.
23:24Alors,
23:25est-ce qu'à votre connaissance,
23:26à son époque,
23:26déjà,
23:27il y avait des choses
23:28mises en place
23:29ou pas particulièrement ?
23:30Sur le renseignement économique,
23:31pas à ma connaissance.
23:33Et d'ailleurs,
23:33c'est le message
23:34que j'ai envoyé
23:35à M. Patrick Martin
23:37en lui envoyant l'ouvrage,
23:38de lui dire
23:39que regardez
23:42l'état des lieux
23:43que j'ai pu mener
23:44grâce à cet écrit.
23:47Voyons voir
23:47si on peut faire quelque chose.
23:49Moi,
23:50je sais qu'ils organisent
23:50des conférences,
23:53pour les adhérents.
23:54Et ça pourrait être intéressant
23:55lors d'une conférence
23:57d'aborder cette thématique
23:58du renseignement économique
23:59justement pour débuter
24:01sans parler de formation.
24:04Mais déjà,
24:05prenons la sensibilisation.
24:07En fait,
24:07en France,
24:08on est encore sur
24:08un système d'éducation
24:10du dirigeant
24:10sur cette matière
24:11alors que d'autres
24:12sont déjà en train
24:13de perfectionner
24:15leurs armes.
24:16Donc,
24:16on a vraiment
24:17un déséquilibre
24:17qui est majeur.
24:18Donc,
24:19il faut commencer
24:19par le début.
24:20Je me rappelle
24:20le MEDEF,
24:21quand il y a ton temps
24:22qu'on m'occupait
24:23d'intelligence économique
24:24plus directement
24:24et où le MEDEF,
24:26on avait énormément de mal.
24:27Je me souviens
24:28d'un président du MEDEF
24:29que je ne le citerai pas,
24:30vous allez comprendre pourquoi,
24:32et qui m'a reçu
24:33très aimable,
24:34très aimable et charmant.
24:35Et en plus,
24:35il était très urbain
24:36et très bien élevé.
24:39et je lui ai expliqué
24:40un certain nombre de choses.
24:41Il m'a dit
24:41« Ah, c'est intéressant
24:42ce que vous faites.
24:43Bon, ça n'a aucun intérêt
24:44pour nous,
24:44mais c'est très intéressant. »
24:46Et là,
24:46je m'étais rendu compte
24:47qu'on avait un petit problème
24:48de communication.
24:50Mais c'est vrai
24:51que les choses ont évolué
24:52peu à peu.
24:54Mais il faudrait
24:55une mobilisation.
24:56Parce qu'on revient
24:56à ce que je disais
24:57au départ.
24:59En France,
25:00aujourd'hui,
25:00quand on regarde
25:01le problème
25:02de la désindustrialisation,
25:03qui est un problème
25:04essentiel dans notre pays,
25:05parce que ça plombe
25:07la balance des paiements,
25:08ça plombe tout.
25:09Et l'emploi,
25:10enfin tout.
25:11Quand on regarde,
25:12on s'aperçoit
25:12que malheureusement,
25:13c'est vrai,
25:14l'État,
25:14et là vous avez tout à fait
25:15raison de le dire,
25:16l'État ne se mobilise
25:17pas suffisamment
25:18pour aider les entreprises
25:20à leur fournir
25:20les informations utiles
25:22pour qu'elles puissent
25:23non seulement se défendre
25:23mais attaquer.
25:24Parce que c'est clair.
25:27Alors que les autres pays,
25:29ils vont de bon cœur.
25:30Les Italiens,
25:31c'est impressionnant.
25:32Les Allemands,
25:32avec dans les Landers,
25:34les Landers aident
25:34leurs entreprises
25:35de manière importante,
25:36très importante même.
25:38Et les Américains,
25:39vous l'avez dit,
25:39ils ont tous à disposition
25:40des informations.
25:42Bien sûr.
25:43On ne parle pas des Chinois.
25:44Là, c'est encore autre chose.
25:44C'est encore autre chose.
25:45Parce que là,
25:45c'est un rouleau compresseur.
25:46Mais c'est ce qui nous attend,
25:48c'est la réalité du terrain.
25:49Et aujourd'hui,
25:51le dirigeant,
25:52il doit faire face.
25:53Quoi qu'il advienne.
25:55Et il ne faut pas oublier
25:56une chose,
25:57c'est que les PME françaises,
25:59les entreprises françaises,
26:00et le dirigeant,
26:01il est créateur de valeur.
26:02Oui.
26:03Il est créateur de valeur.
26:04Il crée de l'emploi,
26:05il crée de la valeur financière,
26:07il crée de la valeur
26:08de produits,
26:09mais il crée aussi
26:10le rayonnement de la France.
26:12Il ne faut pas l'oublier.
26:13Claude,
26:13vous avez été à l'international,
26:14mais vous avez représenté
26:16le bleu, blanc, rouge
26:17à l'international.
26:17Et nos dirigeants français,
26:19ce qu'ils font quand ils vont pénétrer
26:20des marchés à l'international,
26:21ils portent fièrement nos couleurs.
26:23Ils nous représentent.
26:24Donc c'est le rayonnement
26:25de notre nation.
26:26Et on y tient quand même.
26:28Et c'est pour ça
26:29que c'est extrêmement important
26:31de prendre le sujet
26:32très sérieusement,
26:33parce que cette valeur,
26:35c'est comme tout dans la vie.
26:36Elle est précieuse.
26:37Donc il faut en prendre soin.
26:38Et si on ne considère pas
26:40que ce qui est créé
26:41par le dirigeant,
26:43c'est une vraie valeur
26:44importante pour la nation
26:45et qu'on ne s'en donne pas
26:46les moyens de le protéger,
26:48de l'aider à faire face,
26:49finalement, un jour,
26:51et c'est ce qui peut se passer
26:52en ce moment,
26:53on va perdre cette valeur.
26:54D'autant que l'image
26:55de la France à l'international
26:56est excellente.
26:58Bien sûr.
26:59Mais, alors,
26:59je connais plus l'Asie,
27:01mais les Japonais
27:03sont amoureux
27:04de la France
27:05et des produits français,
27:06les Chinois aussi.
27:08Et, pour vous dire,
27:10j'ai créé une chaîne
27:13sur l'art de vivre
27:13à la française
27:14en langue chinoise
27:16développée sur tous
27:17les réseaux sociaux chinois.
27:18Il me fallait une autorisation
27:19pour faire ça.
27:20C'est interdit.
27:21J'ai présenté ça
27:22à un ministère
27:24avec un certain nombre
27:25de fonctionnaires
27:26qui ont regardé
27:26ce que je filmais,
27:27Champs-Elysées,
27:28Château de Versailles.
27:30Et j'ai dit,
27:30est-ce que vous allez me censurer ?
27:32Et les gens m'ont dit,
27:33mais non,
27:33on va vous donner
27:34une licence de diffusion.
27:35Donc, la France,
27:36nous aide,
27:37l'image de la France
27:38nous aide aussi
27:39à exporter.
27:40Donc, il faut aussi
27:41lui rendre l'appareil.
27:42Nous aussi,
27:42on est amoureux de la France
27:43et de nos produits.
27:46Donc, on les comprend.
27:47On les comprend.
27:48On les comprend.
27:49Et c'est vrai
27:50qu'il faut accompagner
27:50les chefs d'entreprise
27:51à l'international
27:53et leur expliquer
27:54que ce n'est pas
27:55si compliqué que ça,
27:56mais il faut
27:57une veille
27:58ou une compréhension
28:00du pays,
28:00du marché,
28:01de la culture,
28:02du pays dans lequel
28:03ils pourraient être amenés à aller.
28:04Il y a des belles organisations privées
28:05qui le font,
28:06mais elles restent privées.
28:08Et le dirigeant
28:09doit être à l'initiative
28:10d'une adhésion,
28:11doit être à l'initiative
28:12de déclencher quelque chose.
28:14Ce qui serait sympa,
28:15c'est qu'il y ait quelque chose
28:16qui vienne aussi de l'État
28:17pour englober,
28:18encapsuler,
28:20soutenir cette démarche
28:21et pousser le dirigeant
28:22à aller de l'avant
28:23sur ces thématiques.
28:24Mais c'est vrai aussi
28:25qu'on est au pays d'Acerix.
28:27Nous, on est dans un pays
28:28dans lequel chacun
28:29va dans son coin
28:30et va dans son sens.
28:32Parce que,
28:33quand vous voyez,
28:34on me souvient,
28:34c'est Christine Lagarde
28:35quand elle était ministre
28:36du Commerce extérieur
28:37qui disait
28:38la grande différence
28:39avec les Allemands,
28:39par exemple,
28:40c'est que les Allemands
28:40chassent en meute.
28:41Alors, pendant la guerre,
28:42ils étaient les meutes
28:42de sous-marins,
28:43mais bon.
28:44Mais dans les entreprises,
28:46il y a la grosse entreprise
28:47où les petits
28:47qui sont derrière
28:48qui suivent.
28:49Ou un groupe
28:50de petites entreprises.
28:51Donc,
28:51ils amènent un service
28:52presque complet
28:53à plusieurs.
28:54Évidemment,
28:54ça marche.
28:56Et nous,
28:56on est chacun pour soi,
28:58on est trop isolés.
28:59Ça, c'est un des problèmes
29:01que je crois,
29:01pour le futur,
29:02pour les PME,
29:03c'est comment arriver quand même.
29:05Alors, vous le disiez,
29:06il faut l'État...
29:07Mais il faudrait que l'État,
29:08oui.
29:09Avant,
29:09il y avait les chambres
29:10de commerce
29:10qui ont essayé.
29:11À un moment,
29:11les chambres de commerce
29:12avaient,
29:13à l'époque du président Bernardin
29:14qui vient de mourir,
29:17Bernardin avait essayé
29:18de fédérer
29:19les petites entreprises
29:20dans des projets communs
29:22pour justement...
29:23C'était très astucieux
29:25parce que c'est comme ça
29:26qu'on peut être fort.
29:27Mais c'est ce que fait
29:28le MEDEF,
29:28c'est ce qu'il développe
29:30sur les territoires
29:31et notamment
29:31avec le COMEX 40
29:32où nous,
29:33on est aussi garants
29:34par territoire,
29:35par département,
29:37d'attirer
29:38ces dirigeants,
29:39cette aussi jeunesse
29:40de dirigeants
29:41et de leur dire
29:41venez,
29:42on va réfléchir ensemble
29:43à des sujets,
29:44à des thématiques
29:45pour les faire remonter.
29:47Et donc,
29:48je pense que le MEDEF,
29:49pour le coup,
29:49s'inscrit dans ce que
29:50vous êtes en train de dire,
29:51de vouloir chasser
29:52en meute
29:53ou du moins
29:53réunir les troupes.
29:54Et alors justement,
29:56vous,
29:56quand vous êtes avec
29:57vos clients,
29:59vous arrivez à leur faire
30:00comprendre
30:01qu'ils ont tout intérêt
30:01même à utiliser
30:03des informations communes
30:04et autres
30:04parce que moi,
30:05je me souviens,
30:06c'était le début
30:06de l'intelligence économique
30:07il y a très longtemps,
30:09quand on disait
30:10aux patrons d'entreprise,
30:12bon alors écoutez,
30:13on va faire
30:13une veille
30:16qu'on fera
30:16pour tout le groupe,
30:18ils disaient,
30:18mais jamais,
30:19je ne veux pas
30:19que mes concurrents
30:20puissent avoir
30:21la moindre information
30:21que j'avais.
30:22Mais attendez,
30:23si vous êtes 10
30:24à la partager
30:25et que personne d'autre
30:26ne l'a,
30:26vous les dise,
30:27vous êtes gagnant,
30:27donc vous serez gagnant.
30:28Mais ils ne voulaient pas.
30:30Il y a une mentalité française aussi.
30:32Alors je pense
30:32que vous devez le voir
30:34vous avec vos entreprises
30:37parce que c'est la France,
30:38c'est partie de notre problème.
30:40Ça fait partie
30:41de ce qu'on est.
30:43On doit bien avancer
30:45avec nos forces
30:47et nos faiblesses.
30:48On peut en avoir
30:48et il faut juste
30:50en avoir conscience.
30:50Je crois que c'est ça
30:51qui est important.
30:53On a parlé de beaucoup de choses
30:54déjà durant cette interview.
30:56Il y a une chose,
30:57c'est est-ce que
30:58votre expérience passée,
31:00je ne veux pas rentrer
31:01dans les jeux,
31:02on est bien d'accord,
31:02on ne parle pas du passé,
31:05mais est-ce que
31:06votre expérience passée,
31:08est-ce que vous avez pu
31:09capitaliser là-dessus
31:10par exemple
31:12sur le comportement,
31:14les idées,
31:15les méthodes,
31:17les valeurs ?
31:18Les valeurs déjà.
31:20La première chose,
31:20les valeurs.
31:21Quand on a été,
31:22que ce soit officier
31:23de renseignement,
31:24mais on est avant tout
31:24un soldat,
31:25donc les valeurs
31:26de la France,
31:27patriotique,
31:28la loyauté,
31:29la droiture,
31:30la rigueur.
31:31Et puis dans les métiers
31:32que j'ai exercés,
31:35décider dans l'incertitude,
31:37agir vite dans l'action,
31:40maîtriser,
31:41être capable de prendre
31:42des risques
31:42alors que les enjeux
31:43sont forts,
31:44nationaux,
31:46être capable de travailler
31:47en terrain hostile,
31:49qu'il soit humain,
31:50qu'il soit technique,
31:51voilà.
31:52Et bien,
31:53tout ça,
31:53avoir l'habitude
31:54d'être formé à ça,
31:55permet finalement
31:56de pouvoir naviguer
31:58correctement
31:58dans cette guerre économique
31:59qui est un autre théâtre
32:00d'opération,
32:01évidemment,
32:02différent,
32:03mais ça reste
32:04un théâtre d'opération.
32:05Et donc,
32:05ça permet...
32:06Et les valeurs sont les mêmes,
32:07les valeurs partagées.
32:07Et les valeurs sont les mêmes
32:08parce que je ne travaille pas seule,
32:10j'ai aujourd'hui plus de 80 experts
32:12dans le monde entier
32:12qui ont la capacité
32:14d'apporter une expertise,
32:15de capter du renseignement,
32:17etc.
32:18Les valeurs,
32:19elles sont importantes
32:19avec les clients,
32:20mais elles sont aussi importantes
32:21au sein de la structure,
32:23avec les collaborateurs
32:24avec lesquels on travaille,
32:26pour fédérer,
32:27pour donner envie aussi
32:27aux gens
32:28d'aller au combat avec vous
32:29parce qu'on ne sert pas
32:30des intérêts nationaux,
32:31on sert des intérêts privés.
32:33Bien sûr.
32:33Et donc,
32:34les valeurs et les motivations
32:35sont bien différentes
32:36que quand on servait
32:37sous le drapeau.
32:38Si on a un tronc solide
32:39de valeur,
32:41ça permet,
32:41j'ai envie de dire,
32:42de remettre l'église
32:43au milieu du village.
32:44Et c'est très important
32:45quand on fait des missions
32:45comme celle-ci.
32:46Vos collaborateurs
32:48ou collaboratrices,
32:49vous les trouvez facilement
32:50comment ça se passe
32:51actuellement sur le marché ?
32:52C'est facile de trouver
32:53des gens qui travaillent
32:54là-dedans
32:56ou alors on les forme
32:57soi-même ?
32:57Il y a beaucoup de personnes
32:58qui travaillent,
32:59mais si on cherche
33:01un peu le mouton
33:02à cinq pattes
33:02qui est en phase
33:04et avec les valeurs
33:05et la méthode O,
33:06l'expérience,
33:07la façon de travailler,
33:08l'éthique.
33:09Parce que moi,
33:10j'ai une liste de courses
33:11comme ça,
33:12de critères
33:13pour pouvoir travailler
33:13avec moi.
33:14Donc finalement,
33:15le tamis est tellement fin
33:16que voilà,
33:18c'est difficile.
33:18C'est pas facile.
33:18Non, mais c'est un vrai travail
33:20par contre de dirigeant
33:22d'aller chercher le talent
33:24et beaucoup de dirigeants
33:25se reconnaîtront
33:26dans ces propos,
33:27aller chercher le talent
33:27qui correspond aux besoins
33:29de l'entreprise.
33:30Moi aussi,
33:31je traverse ce genre
33:32de difficultés
33:32d'aller chercher ce talent
33:34dont j'ai besoin
33:35pour mettre au service
33:36du client et du dirigeant
33:38qui me fait confiance,
33:39j'ai besoin de certains talents
33:41qui correspondent en tout point
33:42et je ne fais pas de concession.
33:45Donc forcément,
33:46c'est difficile
33:47de trouver des expertises
33:48mais heureusement,
33:50il y en a
33:50et je passe un petit message
33:52pour eux qui m'écoutent.
33:53Je les remercie
33:54de faire partie
33:55de l'aventure
33:56qui est incroyable.
33:57On arrive un peu
33:58à la fin de cette émission
33:59et je voulais vous dire
34:00une chose,
34:00c'est qu'en lisant
34:01votre livre en définitive,
34:02moi je trouvais
34:03que c'était un livre
34:03d'espérance
34:05parce que si j'étais patron
34:06de Petite PME,
34:08comme on l'évoquait au début,
34:10on lit ça,
34:10on dit mais dans le fond,
34:12tout ce qui m'arrive,
34:13il y en a d'autres
34:14qui l'ont connu
34:14et on peut le résoudre.
34:17Et surtout ça,
34:18ça arrive
34:18et on peut le résoudre.
34:19Et ça,
34:20je trouve ça formidable
34:21parce que ça donne l'espoir.
34:23Quand on sait
34:24qu'on peut s'en sortir,
34:25on trouve toujours
34:26des solutions.
34:28Alors que quand on est
34:29dans le noir total,
34:30c'est plus difficile.
34:31On y arrive
34:32mais c'est plus difficile.
34:33Merci pour ces mots.
34:34C'est vrai,
34:35c'est vrai,
34:36je trouvais très bien.
34:37Alors vous avez
34:38effectivement cette expérience
34:39dans le renseignement
34:40à l'armée
34:41mais vous avez eu avant
34:43une formation
34:44de juriste
34:46et je crois
34:47que cette dimension-là
34:49est très importante
34:50aussi.
34:51On m'a toujours dit
34:52que le juridique,
34:55c'est la base
34:56de tout
34:56et je crois
34:58que ça fait partie,
34:59vous avez une double
35:01casquette de formation
35:02et je crois
35:02que ces deux univers
35:04se retrouvent bien
35:05dans ce que vous faites
35:06actuellement ?
35:06Effectivement,
35:07je suis formée
35:08en droit des affaires,
35:09j'ai un master
35:10en droit des affaires
35:11et j'ai exercé
35:12et en cabinet d'avocat
35:13en tant que juriste
35:14et en entreprise
35:16comme juriste d'entreprise.
35:18Donc j'ai eu
35:18cette vision
35:18entreprise,
35:19entrepreneuriale
35:20et j'ai eu cette vision
35:21du dirigeant
35:22qui fait appel
35:24au cabinet
35:24pour venir
35:25défendre ses intérêts
35:26et sortir d'une situation.
35:28Et le droit
35:28est extrêmement important
35:29dans nos métiers
35:30parce qu'il y a
35:31la première chose,
35:32c'est le cadre légal
35:33de l'exercice
35:34de nos fonctions.
35:35Quand on sert
35:36un État,
35:37on sert une puissance
35:38et donc le cadre légal
35:39est différent.
35:40Et quand on sort
35:41d'un cadre légal
35:42qui est celui
35:43de l'État,
35:43il est important
35:44de se resituer
35:45correctement
35:46parce qu'on ne sert
35:46pas des intérêts
35:47de la nation
35:47avec des moyens étatiques,
35:49on sert des intérêts privés
35:50avec des moyens légaux.
35:52Et donc maîtriser
35:53le cadre légal,
35:54c'est déjà se protéger
35:54soi, sa structure,
35:56agir correctement
35:56et donc protéger
35:58ceux qui font appel
35:59à vous.
36:00puisqu'on va venir
36:01utiliser le droit
36:02au service du dirigeant
36:03et le protéger
36:04en ne faisant pas
36:05n'importe quoi.
36:06Et le deuxième point
36:07qui est important
36:07d'avoir fait du droit,
36:08je pense,
36:09c'est que le renseignement
36:10économique,
36:10on l'a dans un chapitre
36:11de l'ouvrage,
36:12est utile en cas
36:13de contentieux d'affaires,
36:14donc dans un cadre juridique
36:16à la charge de la preuve.
36:18Le renseignement permet
36:19de venir contrebalancer
36:20un dossier
36:20ou trouver des leviers
36:21de négociation
36:22pour éviter ce contentieux
36:23quand on va en médiation.
36:24Donc maîtriser le droit
36:26est un plus
36:26et je dirais même
36:27une nécessité
36:28pour ceux qui exercent
36:30dans le métier
36:32dont on parle.
36:33Et l'éthique
36:34dont vous parliez
36:34tout à l'heure,
36:35c'est le droit
36:36qui vous a inspiré
36:36l'éthique
36:37ou c'est votre culture,
36:38votre formation personnelle,
36:40c'est quoi ?
36:41C'est l'armée.
36:42Parce que vous disiez
36:43que c'est très important
36:43et je partage
36:44votre point de vue.
36:46Et ce n'est pas
36:47si fréquent que ça,
36:48il faut être honnête.
36:50Non, c'est des valeurs
36:51mais l'armée
36:52et puis mon éducation.
36:54Mon éducation familiale,
36:55je viens d'une famille
36:57vietnamienne,
36:58franco-vietnamienne
36:59et donc les mamans
37:01vietnamiennes,
37:01qui est ma maman
37:01est vietnamienne,
37:02on a cette rigueur
37:04et cette droiture
37:05et je pense que je l'ai
37:06dès mon éducation
37:08et puis avec le parcours
37:09que j'ai eu
37:10dans le droit,
37:10on choisit son corps
37:11mais il y a une éthique,
37:12le droit,
37:13on est à rigueur du droit
37:15et puis à l'armée
37:17et encore plus
37:17dans les services spéciaux,
37:20il y a cette rigueur
37:21puisqu'ils nous font confiance
37:23pour faire des choses.
37:23On se doit
37:24d'avoir cette droiture
37:26donc je l'applique
37:26aujourd'hui,
37:28elle fait partie de moi
37:29donc je ne me rends pas compte
37:30mais c'est moi.
37:32Je pense que pour nos auditeurs,
37:36ça complète beaucoup
37:37les émissions
37:38qu'on a faites
37:38sur l'intelligence économique
37:39et là,
37:39on a fait un coup de projecteur
37:41totalement différent des autres
37:43mais ça complète
37:45tout ce qu'on a pu dire avant
37:46et je crois que,
37:48j'espère que,
37:49d'une part pour vous,
37:50j'espère que ce livre
37:51aura beaucoup de succès
37:51et que votre entreprise
37:54aura beaucoup de succès
37:55mais je pense que,
37:56de toute manière,
37:58dans le cadre du développement
37:59en France
38:00et qu'il faut souhaiter
38:01de la pratique
38:03du renseignement d'affaires,
38:04de l'intelligence économique,
38:05de toutes ces techniques
38:06qui nous permettent
38:07d'être plus performants,
38:08il faut souhaiter
38:09que ça va se développer
38:10parce qu'on a vraiment besoin
38:12car nous sommes dans un pays
38:13en difficulté
38:14et il faut en sortir.
38:17Merci,
38:17vous y contribuez.
38:19Merci de m'avoir reçu.
38:20Merci pour ces mots.
38:22Voilà,
38:22nous avons mis en lumière
38:23un métier
38:26de l'ombre
38:27et donc,
38:28si ça vous intéresse,
38:29si vous êtes passionné,
38:29n'hésitez pas,
38:30vous pouvez appeler
38:31Madame Camus
38:31ou même nous appeler,
38:33on vous orientera.
38:35Je vous dis rendez-vous
38:35pour une prochaine émission
38:36tous les vendredis
38:38à 17h sur YouTube.
38:40Merci,
38:40au revoir.
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