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  • il y a 2 jours
Dans le cadre d’un partenariat, TVLibertés a le plaisir de vous proposer cet été quelques programmes d’OPEN Box TV, la chaîne d’Alain Juillet, ancien patron du renseignement à la DGSE.

Le mois de mai a été marqué par la visite de Donald Trump à Pékin, pour des échanges compliqués avec le président Xi Jinping sur un certain nombre de dossiers géopolitiques majeurs. A-t-on assisté à une passation de pouvoir entre les États-Unis et la Chine ? Alain Juillet et Claude Medori reçoivent Alex Wang, sinologue, afin d’analyser cette visite historique, suivie de la visite non moins importante du président Poutine à Pékin. S’agit-il cette fois d’un nouveau Yalta ?

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Transcription
00:06Est-ce qu'on n'est pas en train d'assister à un nouveau Yalta ?
00:09Une répartition du monde, nouvelle, pour prendre en compte tous les phénomènes actuels.
00:14C'est une partie du major A4, la Chine, qui invite.
00:18Trump est venu, Poudin est venu, et quatrième, c'est ce qui brille par l'absence, c'est l'Europe.
00:29Bonjour, bienvenue sur Openbox TV, l'émission de Géopolitique d'Alain Juillet.
00:33Et merci de nous soutenir sur Tipeee pour maintenir cette ligne éditoriale indépendante.
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00:46Alain Juillet, bonjour.
00:48Bonjour.
00:48Nous avons eu M. Wong, il y a un mois, ici même, sur ce plateau, pour parler des relations entre
00:55la Chine et Taïwan, et du devenir de Taïwan.
00:58Et nous avions dit que nous allions réinviter M. Wong, un mois plus tard, parce que nous savions qu'il
01:05y allait y avoir le voyage du président Trump à Pékin.
01:10Absolument.
01:11Et puis, bien évidemment, dans la foulée, la visite de M. Poutine, là aussi à Pékin, pour discuter avec M.
01:18Xi Jinping.
01:18Donc, il est important qu'on se revoie très vite pour faire une analyse précise de ce qui s'est
01:23passé entre ces deux émissions,
01:26et analyser ce voyage du président Trump et du président Poutine à Pékin.
01:32Comme vous le dites, on vient de vivre un moment très important, fondamental, parce que d'abord, les rencontres entre
01:39les présidents chinois et américains,
01:41ce n'est pas tous les jours. La dernière, c'était avec le président Biden en 2022, donc ça fait
01:46quand même un certain temps.
01:47Alors, bien sûr, il y a des contacts qui peuvent se croiser, mais une vraie réunion, il n'y en
01:52a pas souvent.
01:54Et là, visiblement, c'était pour bien se mettre d'accord sur la politique du monde.
02:00C'est les deux empires, disons les choses comme elles sont, c'est les deux empires se rendent compte pour
02:05se mettre d'accord.
02:06De votre point de vue, pour commencer comme ça d'ailleurs, comment s'était perçu en Chine la venue de
02:13Trump ?
02:14C'est quelque chose de très important et historique. On était témoin d'une partie de Mahjong.
02:19Moi, j'en ai d'accord.
02:20Puisque ça se passe à Pékin, on a vu un Trump humble et discipliné.
02:27Oui, il ne voit jamais. C'est la première fois qu'on l'a vu presque modeste. Enfin, il ne
02:32faut pas exagérer, mais presque modeste.
02:34Presque modeste. Et puis, j'ai vu une photo de sa répétition de son discours devant son fils.
02:40Oui.
02:41C'est jamais...
02:41Oui, il a répété le discours, c'est ça ce que vous disiez tout à l'heure ?
02:45Avant le dîner, c'est ça ? Avant le dîner officiel ?
02:47Avant le dîner officiel, il a un discours donné. Il a fait la répétition devant son fils et sa femme.
02:54Et ça, c'est exceptionnel parce que Trump, il parle tout le temps, il ne répète jamais, il dit ce
02:59qu'il pense.
03:01Il a beaucoup de discipline pour rester sur le discours.
03:07Voilà, mais ça montre l'importance qu'il avait, qu'il considérait avoir dans ce voyage.
03:15Je pense qu'il a une sorte de prise de conscience parce que je suis en train de parler d
03:19'égal à égal à quelqu'un.
03:22Ce n'est plus les autres qui méprisent.
03:25Oui, ça c'est clair.
03:25Comme a dit les Européens ou avec les Japonais.
03:30Mais alors du côté chinois, comment on ressent la visite officielle d'un président américain en Chine actuellement ?
03:40Comment c'était vécu ?
03:41C'était quelque chose, c'était important, très important pour les Chinois ?
03:45C'était une reconnaissance après tout ce qui s'est passé ?
03:48C'est très important, bien entendu il y a les avions, les soja etc, ce sont les secondaires.
03:55Ce qui est important, ce qui a été presque fait, c'est mettre en place une sorte de nouveau module
04:04suivant dit.
04:05C'est comment on peut fonctionner entre nous deux pays et puis aussi pour le reste du monde.
04:10Xi Jinping a proposé une expression de stabilité stratégique, constructive.
04:19constructive pour dire cette affaire, ce n'est pas encore fait.
04:22Trump a pris tel quel.
04:24Donc il y a une sorte de consensus, comment on dit, consensus de Pékin ?
04:29Oui, consensus de Pékin.
04:31Et voilà.
04:31Mais vous avez raison parce que le président Xi Jinping a même utilisé l'expression le piège de Thucydide.
04:38En disant à Trump, ne tombons pas dans le piège de Thucydide.
04:42Alors vous pouvez peut-être réexpliquer, parce qu'on l'a souvent utilisé pour expliquer ces relations entre la Chine
04:47et les Etats-Unis.
04:48Vous pouvez peut-être réexpliquer ce qu'est le piège de Thucydide.
04:51Le piège de Thucydide, je le rappelle, pour ceux qui l'ignoraient, ça peut arriver.
04:56Un auteur grec qui a écrit une livre sur la guerre du Péloponnèse.
05:02Et dans cette guerre du Péloponnèse, il explique effectivement ce qu'on appelle maintenant le piège de Thucydide.
05:09Et c'est quoi ?
05:10Eh bien c'est que quand un pays est très puissant et le leader absolu contrôle tout,
05:16et qu'il voit un pays qui monte, qui émerge, qui monte, qui se développe,
05:20et qui risque de le passer ou d'arriver à son niveau,
05:23la tentation est très grande de le détruire par la guerre,
05:28de lui faire la guerre avant qu'il devienne trop puissant,
05:32et qu'il puisse à ce moment-là lui-même faire la guerre au pays très puissant,
05:38ou simplement pouvoir se battre si le pays trop puissant veut imposer quelque chose.
05:44C'est un piège dans lequel on tombe.
05:46Alors il faut se souvenir que le président Biden était en plein dedans,
05:51en 1922, quand je rappelle la réunion de 1922 à Genève,
05:55parce que quand le président Xi Jinping lui avait dit
05:58« Mais pourquoi, n'acceptez-vous pas qu'il puisse y avoir deux grandes puissances dans le monde ? »
06:05Il n'y a pas de raison, ça peut très bien marcher.
06:07Et Biden avait dit « Non, il ne peut y en avoir qu'une et c'est nous ».
06:11On était dans le piège de Thucydide, ça voulait dire
06:14« Si vous devenez trop puissant, je n'hésiterai pas à vous écraser ».
06:18Or là, on sort complètement de cette limite sans une chose,
06:22c'est qu'on sait très bien que Trump n'aime pas la guerre,
06:25la guerre militaire, il n'aime pas la guerre militaire.
06:28Bon, ça c'est une chose qui est certaine.
06:31Mais également, Trump a parfaitement conscience maintenant de la puissance de la Chine,
06:36c'est évident, et il se dit, plutôt que de se taper dessus,
06:41c'est plus intelligent de nous mettre d'accord,
06:44parce qu'il ne faut pas oublier, on l'a rappelé à nos auditeurs plusieurs fois,
06:47c'est que Trump est un adepte de la doctrine de Monroe,
06:50c'est-à-dire qu'il dit, moi, ce n'est pas le monde que je veux dominer,
06:55moi je veux être le maître absolu dans ma zone, c'est-à-dire l'Amérique.
06:59Ça, je veux être le maître absolu, personne ne discute, je fais ce que je veux.
07:02Mais ailleurs, je ne veux y aller que si vraiment mes intérêts sont menacés,
07:07mais sinon je n'ai aucune raison de...
07:09C'est pour ça qu'il veut se désengager de partout,
07:11même si quand on voit ce qui se passe au Moyen-Orient,
07:14ce n'est pas encore réussi,
07:15mais il a une volonté de sortir de l'Europe, de partout.
07:20Et ça va très bien avec la vision,
07:23là, notre ami M. Wang pourra en parler beaucoup mieux que moi,
07:27ça va très bien avec la vision chinoise,
07:30qui eux disent, mais nous on veut la paix,
07:32nous on veut développer des relations commerciales avec tout le monde,
07:34et c'est vrai qu'eux aussi ont une zone dans laquelle ils sont très forts,
07:40c'est la zone asiatique, il n'y a pas de doute,
07:42il y a un accord douanier très important entre les pays asiatiques,
07:47qui fait que c'est une puissance économique énorme,
07:50c'est la première puissance mondiale.
07:52C'est la première puissance mondiale, je crois qu'on peut dire ça.
07:54On a quand même eu le sentiment qu'il y avait un passage de témoins
07:57contre effectivement la première puissance mondiale, les États-Unis,
08:01avec la Chine, où là, en plus, la prestance du président Xi Jinping
08:06imposait par rapport au président Trump,
08:09et on peut considérer que la Chine aujourd'hui se considère
08:12non seulement l'égal des États-Unis,
08:14mais voire même la première puissance.
08:18Les deux sont d'accord pour y aller,
08:20pour mettre en place un modus virandi,
08:23Trump, on sait comment il réagit de temps en temps,
08:27on va voir.
08:29Xi Jinping est invité par Trump pour visiter la Maison-Blanche
08:34le 24 septembre.
08:37C'est important, ça sera le retour.
08:38Oui, c'est très très important.
08:39C'est un examen en cours,
08:43on s'est mis d'accord sur beaucoup de choses.
08:47Xi Jinping va voir comment Trump va mettre tout ça en place,
08:51en musique.
08:52Si c'est bien fait, il va.
08:54Si ce n'est pas fait, il ne va pas.
08:56Il y a déjà une chose très intéressante,
08:57moi j'ai trouvé, c'était sur Taïwan.
09:00Puis nous, on a souvent parlé avec vous de Taïwan,
09:03on a souvent parlé en disant Taïwan,
09:07il n'y a pas de problème,
09:09Trump, il laissera tomber Taïwan.
09:11Et on en a eu la preuve,
09:13puisque d'un côté, quand il a été interrogé,
09:16le président Trump a dit,
09:18non mais Taïwan, c'est un problème.
09:20Je ne veux pas, du moins,
09:21je ne veux pas que quelqu'un puisse déclarer
09:23l'indépendance de Taïwan,
09:25c'est quand même énorme.
09:26Et le deuxième temps,
09:28alors qu'il doit livrer du matériel militaire,
09:29ils viennent de nous annoncer
09:30qu'ils ne livreront pas le matériel
09:33avec une excuse magnifique.
09:35Le matériel militaire qu'on devait livrer à Taïwan,
09:38malheureusement, est occupé au Proche-Orient
09:40dans la guerre contre l'Iran.
09:41Évidemment, ça, c'est imparable.
09:43Donc, du coup, il n'y a plus de discussion possible.
09:45Mais ça veut bien dire ce que ça veut dire.
09:46Ça veut dire qu'il y a eu des échanges,
09:48comme vous venez de le dire,
09:49des échanges entre les deux parties.
09:52Bon, Taïwan, d'un côté, je reconnais,
09:54ça ne veut pas dire qu'ils vont être absorbés.
09:58Taïwan est indépendant,
10:00mais dans l'indépendance,
10:02dans l'interdépendance, je dirais,
10:04Taïwan est sous contrôle de la Chine,
10:05mais parce que de l'autre côté,
10:08les Américains ne veulent pas que sur Cuba
10:11ou sur le Grand-Henland,
10:12les Chinois se mêlent de ce qui se passe.
10:15Il ne faut pas se faire d'illusions.
10:16C'est du donnant-donnant.
10:17L'intention de la Chine,
10:19des États-Unis, c'est d'essayer,
10:21par tous les moyens,
10:22de trouver une solution pacifique.
10:24Oui, ça, c'est clair.
10:26Elle n'a pas envie de faire une guerre
10:29entre les Chinois d'un côté
10:30et les Chinois de l'autre.
10:32Mais ça s'annonce bien,
10:33avec la chef du Kuomintang
10:36qui a été reçue officiellement,
10:38qui a été reçue à Pékin
10:39et qui dit clairement
10:41« Nous sommes une autre Chine,
10:44mais dans la Chine. »
10:45Donc elle va aller à Washington
10:47début juin
10:49pour parler de la même chose,
10:51j'espère.
10:52Oui, voilà.
10:53Donc ça, c'est en train de se faire.
10:54Mais donc,
10:55et on dirait ce problème-là.
10:56De l'autre côté,
10:57on a vu que les Américains
10:58s'intéressent de nouveau à Cuba.
11:01Ils s'intéressent,
11:02vous avez vu,
11:03ils viennent de mettre en examen
11:05le président cubain.
11:06Raoul Castro.
11:07Oui, Raoul Castro.
11:10Ils relancent le Groenland.
11:11Vous avez vu qu'ils viennent
11:12d'installer un énorme consulat
11:13et en disant
11:15« Mais le Groenland, c'est nous. »
11:17Donc on est en train
11:19de se répartir le monde.
11:21Vous qui travaillez
11:22sur ces problèmes
11:22d'économie géopolitique,
11:25sur la Chine en particulier,
11:27est-ce que vous n'avez pas l'impression
11:29qu'on est en train de vivre
11:30entre Trump et Xi Jinping,
11:33et puis vous ajoutez Poutine
11:36qui a été voir les Chinois
11:38et qui avait vu en Alaska
11:41le président Trump,
11:43est-ce qu'on n'est pas en train
11:44d'assister à un nouveau Yalta ?
11:46C'est-à-dire une répartition du monde
11:50nouvelle
11:51pour prendre en compte
11:53tous les phénomènes actuels.
11:54Parce que c'est vrai
11:55que le monde actuel
11:56n'a plus rien à voir
11:57avec le monde des années 50.
11:58Je dirais que c'est quelque chose
12:01en construction.
12:02Oui ?
12:03Oui.
12:03On revient ?
12:04Ce n'est pas Yalta,
12:05c'est la construction.
12:07Donc c'est une partie
12:08du major à quatre.
12:10Oui.
12:11Parce que la Chine
12:12l'invite,
12:15Trump est venu,
12:17Pouding est venu,
12:18et quatrième,
12:19c'est ce qui brille
12:21par l'absence,
12:22c'est l'Europe.
12:23Il ne faut pas oublier l'Europe.
12:25Oui.
12:25C'est une partie
12:27du major à quatre.
12:28Mais alors justement,
12:29cette Europe-là,
12:30pour le moment,
12:31il faut bien reconnaître,
12:33depuis nous,
12:34on a suivi il y a un mois,
12:35mais même déjà avant,
12:36on l'avait constaté,
12:37cette Europe brille
12:38par une absence totale.
12:40Elle n'existe pas actuellement.
12:42Nulle part.
12:43Ça existe en tant que marché,
12:46dirons que je...
12:47Voilà.
12:47Mais sans stratégie
12:49de long terme.
12:50Mais ça veut dire quoi ?
12:51Ça veut dire que l'Europe
12:52est destinée à être
12:54un endroit
12:55où les Américains
12:56et les Chinois
12:57pourront venir
12:57pour les touristes
12:58ou vendre leurs produits.
13:00Le marché
13:01est des musées.
13:03Donc il faut que l'Europe
13:04se réveille
13:05et essayer d'établir
13:07une stratégie
13:08de long terme
13:09pour essayer
13:11de jouer un rôle
13:12pour être un jour
13:15auprès de la table
13:16au lieu d'attendre
13:18dans la chambre d'attente.
13:19Ça me rappelle,
13:20alors il y a longtemps maintenant,
13:21il y a plus de 20 ans,
13:24un conseiller
13:25du président américain
13:26qui s'appelait
13:26Richard Perle,
13:27qui était un bon conseiller,
13:29mais dur,
13:30un néoconservateur dur.
13:32Il avait fait une conférence
13:33au Waldorf Astoria
13:34où j'étais.
13:35Il nous avait expliqué,
13:35il avait parlé de tous les pays.
13:36Il avait fait un tour du monde
13:38brillantissime de trois heures.
13:39Il avait parlé du monde entier
13:41et de l'évolution du monde.
13:43Et il n'avait pas dit un mot
13:45sur l'Europe,
13:46sur l'Europe du Sud.
13:47Il n'avait pas dit un mot.
13:48Et quelqu'un dans la salle...
13:50Et l'Europe ?
13:51Il l'a dit,
13:52je peux même vous dire
13:53qui c'était,
13:54c'était un Français
13:55qui s'appelle Jean-Louis Jargorin,
13:58qui était à l'époque
13:58le patron de la stratégie
14:00du groupe Airbus.
14:01C'était quelque chose.
14:03Il s'est élevé,
14:03qui a dit,
14:04mais monsieur le conseiller,
14:05comment vous voyez l'Europe
14:07dans 20 ans ?
14:08Il a eu une phrase terrible,
14:09il a dit,
14:10l'Europe,
14:11un gigantesque Disneyland
14:13pour touristes américains
14:15et chinois.
14:17Et ça nous a tous refroidis.
14:19Parce que quand vous avez
14:20le conseiller du président
14:21des Etats-Unis
14:22qui vous donne sa vision
14:23de l'Europe comme ça,
14:24on se dit,
14:25on n'est pas bien.
14:25Mais à l'époque,
14:26on a dit,
14:27bon,
14:28il exagère et tout.
14:29Mais quand on regarde,
14:30effectivement,
14:31aujourd'hui,
14:31l'absence de l'Europe...
14:32Ça vient tout doucement.
14:33Mais ça est en train de venir.
14:34Oui, ça vient tout doucement.
14:36Si l'Europe ne se réveille pas.
14:38C'est très inquiétant.
14:39Elle ne se réveille pas.
14:40Donc, on peut dire
14:41que l'Europe ne bouge pas.
14:42Donc, les autres ont le champ libre
14:44pour faire ce qu'ils veulent.
14:46Dans les discussions,
14:47alors bien sûr,
14:48les journalistes en général
14:49ont dit,
14:49il n'y a eu presque pas d'accord
14:51parce qu'il y a eu
14:51deux, trois petits textes signés.
14:53Mais en réalité,
14:54on est bien d'accord.
14:55C'est derrière.
14:56C'est toutes les discussions
14:57secrètes derrière
14:58qui sont importantes.
14:58C'est ce qui est vraiment
14:59très important.
15:00C'est ce qui n'était pas signé.
15:02Donc, cette stabilité
15:04stratégique constructive.
15:05Alors, est-ce qu'on en a parlé un peu ?
15:05Est-ce qu'en Chine,
15:06les journaux chinois et autres...
15:08Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
15:08Alors, qu'est-ce qu'ils ont dit, eux ?
15:10Parce que nous,
15:10on a lu les journaux français
15:12qui n'y comprennent pas grand-chose.
15:13Je ne veux pas être méchants,
15:14mais enfin,
15:15ils sont à l'image de l'Europe.
15:18Qu'est-ce qui a été dit là-bas ?
15:19C'est une nouvelle époque
15:21qui commence.
15:22Une nouvelle époque qui commence.
15:24Le bascule
15:25à presque un lieu.
15:26On voit comment
15:29les États-Unis
15:29vont se comporter
15:31en ce qui concerne la Chine.
15:34Donc, ce qui est dit,
15:35c'est que
15:36la rémergence de la Chine
15:39et Maga
15:40vont être
15:41paix en même temps.
15:43Parce qu'il n'y a pas de raison
15:45qu'on rentre dans le conflit.
15:46Bien sûr.
15:47Voilà, c'est la collaboration.
15:50Chacun peut poursuivre
15:53le magnifique plan
15:55de redressement.
15:56On sait que
15:57Xi Jinping,
15:58bon, il est au pouvoir
15:59et fermement,
16:00solidement,
16:01mais il avait quand même
16:02d'une part,
16:03il y avait des gens
16:03qui n'étaient pas d'accord
16:04avec lui
16:05dans la haute hiérarchie chinoise.
16:08D'ailleurs,
16:08il a fait des purges.
16:09Tout à fait.
16:10Il a fait des purges sérieuses
16:12dans l'armée et ailleurs.
16:15Et puis,
16:16il y a ça.
16:17Et puis,
16:17il y avait la population
16:18qui trouvait quand même
16:19qu'il y a plein de problèmes
16:20en Chine actuellement
16:21avec quand même
16:22il y a eu du chômage,
16:23il y a des difficultés,
16:24un certain nombre de choses.
16:26Alors,
16:26la population,
16:28compte tenu de cet accord,
16:30est-ce que ça a renforcé
16:31Xi Jinping
16:32par rapport à la population chinoise
16:34ou ils ont trouvé ça normal ?
16:35Ils trouvent ça normal
16:37parce que c'est la tendance
16:38que ça fait 40 ans
16:40qu'on y va
16:41tout doucement,
16:42tout doucement,
16:42tout doucement,
16:43selon une stratégie
16:44de très, très, très long terme.
16:46Le problème,
16:47c'est,
16:48vous connaissez
16:49M. Stiglitz,
16:51le prix Nobel d'économie.
16:53Absolument.
16:53Il a dit
16:53le problème de ce monde,
16:56c'est qu'il y a une seule raison,
17:00c'est que l'Amérique
17:02ne veut pas être numéro 2.
17:04Oui, ça c'est clair.
17:05Et la Chine,
17:06elle ne veut pas être numéro 1.
17:08Oui.
17:08Voilà.
17:09Il faut que les deux
17:10ne se mettaient d'accord.
17:11Pour nos auditeurs,
17:11il ne faut jamais oublier
17:12que la politique américaine,
17:14c'était toujours dire
17:15nous sommes le leader,
17:16nous sommes le premier,
17:17nous sommes le chef.
17:18Alors que la politique
17:19de Xi Jinping,
17:21mais également de ses prédécesseurs,
17:22c'est de dire
17:23nous,
17:23on est pour un monde
17:25multipolaire,
17:25il n'y a pas un grand chef.
17:27Il y a des gens
17:28qui vivent entre eux
17:29et qui vivent entre eux
17:29bien en bonne intelligence.
17:31à la télé chinoise,
17:32ils ont passé en boucle
17:34toute une série
17:35qui parle de l'émergence
17:37et le collapse
17:39des grands pays,
17:41des nations.
17:42Oui.
17:42Voilà.
17:43Pour dire que...
17:43Pour montrer que...
17:44éduquer le peuple chinois
17:46qu'il faut faire attention.
17:48Et ils ont montré
17:48le déclin de la France
17:49et de l'Europe ?
17:50Oui, oui, oui.
17:51Tous.
17:51Il y a cette prise de conscience
17:55historique,
17:55parce que ça fait 5000 ans
17:56qu'on regarde
17:57ce qui se passe,
17:59que ce n'est pas
18:01nécessairement une bonne chose
18:02pour être numéro un.
18:05Parce que quand on est numéro un,
18:07quand on est unipolaire,
18:08tout le monde regarde.
18:09Vous avez parlé
18:09des problèmes internes,
18:11etc.
18:12Ça ressort,
18:13ça va sortir
18:13de façon plus dure aussi.
18:16La Chine veut s'émerger
18:18de nouveau,
18:19mais de façon pacifique,
18:21tout doucement,
18:21sans vraiment envie
18:23d'être le numéro un.
18:24Quelques jours plus tard,
18:25un peu de temps après,
18:27donc arrive le président Poutine.
18:30Alors là,
18:31comment on peut interpréter
18:33tout ça ?
18:33Il va débriefer Poutine.
18:36Il va débriefer Poutine
18:37sur ce qu'il a dit.
18:38Il y a un mouvement
18:38quand même stratégique
18:40qui touche tout le monde.
18:42Et puis,
18:43tout premièrement.
18:44Deuxièmement,
18:45les deux pays
18:46vont renforcer
18:47de façon considérable
18:48les partenariats.
18:49Ils ont signé
18:5042 accords.
18:52Et que si on regarde
18:53ce qui se passe
18:54entre les deux pays,
18:56on ne dirait pas
18:57une entité
18:58presque organique.
19:00Donc,
19:00la Chine achète
19:01beaucoup plus
19:02de l'énergie.
19:03Donc,
19:03ça fait 30%
19:04un peu plus.
19:05Et puis aussi,
19:07la Russie achète
19:08les produits
19:09et la capacité industrielle.
19:11La Russie achète
19:12du produit chinois
19:15et les Russes
19:17envoient les énergies.
19:17Voilà,
19:18c'est une complémentarité
19:19très,
19:20très renforcée.
19:22Et puis,
19:22concernant
19:22les devises,
19:25étant donné que
19:26la Russie
19:26ne peut pas utiliser
19:28les Russes,
19:29donc elle ne peut pas
19:30utiliser les dollars.
19:31ce qui se passe
19:33entre les deux pays,
19:34sont en Libye,
19:35par 90%.
19:36Dans la monnaie chinoise.
19:38Bien sûr, bien sûr.
19:39Ça,
19:39ça veut dire que
19:41ce que Trump
19:41a essayé de faire
19:42au début de son mandat,
19:45de ramener
19:46Poutine
19:47de son côté,
19:48finalement,
19:50ça ne peut pas
19:51s'affaire.
19:52Ça ne va pas
19:52fonctionner peut-être.
19:53C'est une illusion.
19:54Il ne faut pas s'affaire.
19:54Oui,
19:55parce que vous avez,
19:56dans les accords
19:57que vous évoquiez
19:57qui ont été passés,
19:59il y en a un
19:59qui avait déjà été lancé
20:00mais qui continue.
20:02Il faut qu'on en parle
20:03un mot,
20:03parce que c'est important
20:04compte tenu des implications,
20:05c'est le pétrole.
20:07Oui,
20:07parce que
20:08donc la Chine
20:09s'approvisionnait...
20:10c'est faute de Sibérie.
20:12Voilà,
20:12exactement.
20:13Ils ont passé un accord
20:14pour que le gisement,
20:15alors je précise
20:16pour nos auditeurs,
20:17le gisement
20:18qui va fournir,
20:19il y avait un énorme
20:20pipeline qui s'appelle
20:21Power Siberia.
20:23Numéro 2.
20:24Numéro 2,
20:24oui,
20:24qui va descendre
20:25du gisement
20:26de Yamal
20:27qui est sur la côte
20:28de la Sibérie.
20:29Le fameux passage
20:30du Nord-Est,
20:31nous en avons parlé
20:32dans une émission.
20:33Et ça va descendre
20:34à travers toute la Sibérie
20:36vers la Chine.
20:37Donc ils vont avoir
20:38un approvisionnement
20:39en pétrole
20:40très important.
20:41Je rappelle
20:42que Yamal,
20:42c'était un projet
20:44qui a été conçu
20:45par les Français
20:46de Total
20:48et les Russes.
20:50Et l'histoire de l'Ukraine
20:51nous a obligés
20:52les États européens
20:54et la France
20:54sont obligés
20:55Total
20:55à quitter Yamal
20:56au moment où Yamal
20:57va devenir essentiel
20:59dans le dispositif
21:00pétrolier mondial.
21:01Ce que je trouve
21:01intéressant,
21:02c'est qu'il y a donc
21:03les Chinois
21:04ont d'un côté
21:05vont avoir
21:06un approvisionnement
21:07par le Nord.
21:08Ils ont
21:09en train
21:09de développer
21:10à travers
21:11l'Afghanistan
21:12chez les Talibans.
21:14Ils sont en train
21:15de développer
21:15aussi un autre
21:16pipeline
21:17qui va aller d'Iran
21:18et l'Asie centrale
21:20par tous les temps-là.
21:21Donc en définitive,
21:22ils sont en train
21:23mine de rien
21:24de contourner
21:25le problème d'Hormuz.
21:27Complètement.
21:28Ça fait longtemps
21:29que ça avait été pensé.
21:31Mais là,
21:32ça avait été pensé
21:33mais là,
21:33on le voit vraiment
21:34apparaître clairement.
21:35Tout à fait.
21:36Et ça,
21:37c'est important aussi
21:38parce que même
21:39pour l'Iran,
21:39l'Iran ne va plus
21:40dépendre d'Hormuz
21:41pour pouvoir...
21:42Quand les Américains
21:43bloquent Hormuz
21:44et l'Iran-Iran aussi
21:45d'ailleurs,
21:46quand c'est bloqué,
21:47l'Iran aura des solutions
21:48de déboucher ailleurs.
21:49Maintenant,
21:50il faut régler
21:50l'histoire
21:51de la guerre
21:52de l'Iran.
21:53Oui, ça c'est clair.
21:54Je pense que
21:54la Chine
21:55et la Russie
21:57ont discuté
21:59pendant cette visite.
22:01Voilà.
22:01Je pense qu'ils vont
22:02se mettre d'accord
22:03sur un scénario
22:06et le proposer
22:07à Trump.
22:08Parce que
22:09le problème
22:10pourrait être
22:11réglé à trois.
22:13la Chine
22:13et la Russie
22:14vont aider
22:15l'Iran.
22:17Mais jusqu'où ?
22:18On va voir.
22:19Et puis aussi,
22:20la Russie
22:21est encore
22:23dans la guerre
22:24d'Ukraine.
22:25Il a besoin
22:27de l'aide
22:27des États-Unis
22:29pour sortir
22:31cette guerre.
22:31C'est sûr.
22:33La Chine,
22:34aujourd'hui,
22:35c'est le plus gros
22:38par rapport
22:39à l'Iran.
22:40C'est le pays
22:40avec lequel
22:41l'Iran échange
22:42le plus
22:42parce que la Chine
22:43a signé
22:43un énorme accord
22:44de troc
22:45parce qu'on ne pouvait pas
22:46à cause du blocage
22:47avec le dollar,
22:48un accord de troc
22:49entre l'Iran
22:50et les Chinois.
22:51C'est énorme.
22:52Avec des ports
22:53en eau profonde,
22:54l'autorisation
22:55pour leur marine
22:56de venir,
22:56avec plein de choses,
22:58les data centers.
22:58Il y a quantité
22:59de choses qui sont faites.
23:01La Chine est très
23:02influente en Iran.
23:03Elle a une puissance
23:05colossale en Iran
23:06sur les Iraniens
23:07parce que c'est
23:07l'envient en partenaire.
23:08Elle a réussi aussi.
23:09Elle a réussi aussi.
23:10Donc ils sont forcément
23:11dans le coup
23:12de la négociation.
23:13C'est de force
23:14pour que l'Iran
23:15puisse regarder
23:17la réalité également.
23:18Pour que l'Iran
23:19soit réaliste.
23:21C'est eux qui peuvent le faire.
23:22que les trois
23:24vont essayer
23:24de régler
23:26l'histoire
23:26de la guerre
23:27de l'Iran
23:27et de la guerre
23:28d'Ukraine
23:30s'attendait
23:30si possible.
23:31Tout ça montre
23:32que donc il y a...
23:33Oui, on est en train
23:35de remettre
23:35le monde à plat.
23:36Au-delà
23:37des relations
23:39stratégiques,
23:41de collaboration
23:42sans limite
23:43entre la Russie
23:44et la Chine.
23:45Et regardez
23:45ce qui se passe
23:46en Eurasie.
23:48C'est l'intégration
23:49de l'Eurasie
23:51qui l'intéresse
23:52les deux.
23:53Surtout la Chine.
23:54Comment cette fameuse
23:55Eurasie,
23:56cette Asie centrale
23:57dont on avait parlé,
23:58on avait fait des émissions
23:59là-dessus.
24:00Comment c'est en train
24:01de se passer ?
24:02Parce qu'il y a
24:02l'OICS,
24:04il y a les organisations,
24:05l'OCS,
24:06il y a des choses
24:06qui sont faites
24:07pour se retrouver.
24:08Mais comment,
24:09vous qui êtes au cœur
24:10de tout ça,
24:10comment ça se passe ?
24:12Comment ces deux pays,
24:13la Russie d'un côté
24:14et la Chine de l'autre,
24:16sont en train
24:16de se mettre d'accord
24:17avec ces pays,
24:19tous ces pays d'Eurasie
24:20en définitive ?
24:21Comment ça va se passer ?
24:23C'est un traité
24:25ou un accord
24:26avec les cinq pays
24:29de l'Asie centrale
24:32pour le bon voisinage,
24:34un métier.
24:35C'est un accord
24:37perpétuel.
24:39D'accord.
24:40Ce n'est pas pour
24:42quelques années.
24:43Donc,
24:44ça,
24:45c'est un énorme morceau.
24:47Et puis aussi,
24:48ce qu'on regarde
24:50à la carte,
24:51l'intégration
24:52est en train
24:52de couvrir
24:53l'ensemble
24:54de l'Eurasie.
24:55Pas seulement
24:57l'Asie centrale,
24:58c'est l'ensemble
24:59de l'Eurasie.
25:00Alors,
25:00l'Asie centrale,
25:01c'était quand même
25:01un peu le précaré
25:03de la Russie.
25:04Donc là,
25:06la Poutine
25:07avale une coulèvre
25:08quand même.
25:09L'œuvre,
25:10il est obligé
25:11de l'avaler
25:13parce que
25:13la guerre
25:14de l'Eurasie
25:15est là.
25:16Il est dans
25:17une situation
25:19très réaliste.
25:21Donc,
25:21il regarde
25:21ce qui se passe.
25:22Le rapport
25:23de force
25:23entre les deux pays.
25:25Et puis,
25:26aussi,
25:26pour parler
25:27de l'intégration
25:28de l'Eurasie,
25:29la Chine
25:30est en train
25:30de construire
25:31une deuxième ligne
25:33entre l'Europe
25:34et la Chine
25:36vers le sud.
25:39et aussi
25:40une ligne
25:41entre
25:43Pékin
25:44et Téhéran.
25:46Peut-être
25:46au-delà
25:47de Téhéran,
25:48on peut aller
25:50atteindre
25:53la Turquie
25:54et l'Europe.
25:55Bien sûr,
25:55par la Turquie.
25:56Par la Turquie.
25:58Voilà.
25:58C'est en train
25:59de bouger.
25:59Comme on a dit
26:00de façon
26:01prémonitoire,
26:02Makhinder,
26:03c'est ça ?
26:04Les Anglais ?
26:05Oui.
26:06J'ai eu
26:07le politologue
26:07qui dit que
26:08c'est le corps
26:09de l'Eurasie
26:10qui est en train
26:10de déconstruire.
26:12On est parti
26:12de l'accord
26:13Trump,
26:14enfin,
26:14oui,
26:14des discussions
26:15entre le président
26:16Trump et le président
26:17Xi Jinping.
26:18On voit
26:19qu'ils se répartissent
26:20le monde
26:21et puis derrière,
26:22on ajoute
26:22que en ce qui concerne
26:24l'Iran,
26:25bien sûr,
26:26la Chine
26:26et la Russie
26:27vont avoir
26:28un rôle essentiel.
26:29En ce qui concerne
26:30l'Eurasie,
26:30la Chine est en train
26:31de prendre
26:32des positions
26:32très importantes
26:34et la Russie
26:35n'a pas tellement
26:36de facilité
26:36pour pouvoir
26:37s'y opposer
26:38compte tenu
26:38de ces problèmes.
26:41Les Américains
26:41sont en train
26:42de conforter
26:43leur position
26:44sur l'Amérique.
26:45On a vu au Venezuela,
26:46on le voit sur Cuba
26:48et bientôt,
26:49je vous l'ai dit,
26:50on en a parlé,
26:50on le verra sur le Guyana
26:51parce qu'ils veulent
26:52mettre la main
26:52sur le pétrole.
26:55Et le Groenland
26:56qui est en train
26:56de bouger.
26:57Donc,
26:57on voit bien
26:57que tout est en train
26:58de se redéployer.
27:00Alors,
27:01quand ils vont
27:01se retrouver
27:02aux États-Unis,
27:03ils vont faire
27:04un point
27:04de tout
27:06ce qu'ils ont discuté
27:08pour dire
27:08bon en avance.
27:09On a eu des accueils
27:10mais on va regarder
27:11si c'est fait,
27:13sur quel niveau
27:14etc.
27:15Donc,
27:17la Chine
27:18ne se contente plus
27:19des accueils
27:20sur le papier.
27:21Bien sûr.
27:22Et des paroles données
27:23surtout avec l'autre.
27:25Surtout avec l'autre.
27:27Il faut vérifier.
27:28Il faut les engagements
27:29réels.
27:30Il pratique.
27:31Ce n'est pas le papier,
27:32c'est les faits.
27:33Les faits.
27:34Les États-Unis
27:37ont toujours considéré
27:38aussi qu'ils étaient
27:39une grande puissance
27:40technologique
27:41sur les technologies
27:42du futur.
27:43Est-ce que vous pensez
27:44qu'ils en ont parlé
27:45un petit peu
27:45lors de cette dernière...
27:47Est-ce qu'ils ont parlé
27:48effectivement
27:48de l'intelligence
27:50artificielle ?
27:51Ils vont organiser
27:52et créer
27:53une sorte de comité
27:55pour l'IA
27:56et pour le commerce.
27:59Parce que pendant
27:59la discussion
28:00entre les deux pays,
28:02on voit qu'il y a
28:03à part la guerre
28:05de l'Iran,
28:06on a trois T
28:07qui étaient concernés.
28:08C'est le commerce,
28:11Taïwan,
28:12c'est fait,
28:13c'est fait,
28:13et puis technologie.
28:15Très bien.
28:15Trois T.
28:17Une guerre et trois T.
28:19Donc c'était...
28:20Beaucoup de choses
28:21avaient été dites.
28:22Après,
28:22on va vérifier
28:23si c'est fait ou pas.
28:25Et puis côté...
28:27Côté des États-Unis,
28:28c'était la canélien,
28:30bien entendu,
28:30et trois B.
28:32Bing,
28:33donc soja,
28:34beef,
28:36donc...
28:36Le bœuf.
28:37La bœuf.
28:38La viande de bœuf.
28:39Voilà.
28:39Et puis Boeing.
28:41Trois B.
28:42Trois T et trois B.
28:43C'était pour résumer.
28:45Ah, c'est comme ça
28:46que ça a été résumé en Chine ?
28:47Oui.
28:48Ah, d'accord.
28:48C'est très clair.
28:49Ah, mais c'est très clair,
28:50effectivement.
28:51Oui, chacun essaie
28:53d'exploiter ses avantages,
28:54bien entendu.
28:55Les États-Unis,
28:56qui se considèrent aussi
28:57comme une nation du Pacifique,
29:00est-ce qu'ils ont parlé aussi
29:01de cette puissance,
29:03de ces deux puissances
29:03qui se retrouvent
29:04dans le Pacifique,
29:05en Asie-Pacifique ?
29:07Comment ça peut se passer, là ?
29:08On observe
29:11un changement
29:13de rapport de force
29:13dans le Pacifique,
29:15qui n'est pas tellement
29:15Pacifique jusqu'ici.
29:17Oui.
29:18Donc, avant,
29:20l'Amérique
29:21a concordé
29:24une stratégie
29:25de chaîne d'île.
29:27Oui, ça, c'était.
29:29C'est Doulouse
29:31qui a construit,
29:33qui est sujet.
29:35Donc,
29:36l'Amérique
29:37était à la porte
29:39de la Chine.
29:40La Chine n'avait pas
29:42de profondeur stratégique
29:43parce que
29:46son industrie
29:47est avancée
29:48et la moitié,
29:50plus que la moitié
29:51de sa population
29:52est sur la côte,
29:53sur la côte Est.
29:54Donc,
29:55l'Amérique
29:56est devant la porte.
29:57Maintenant,
29:58je pense que
29:59on peut dire
30:00au-delà
30:01de la deuxième
30:02chaîne d'île,
30:03donc Guam,
30:05etc.,
30:06les choses
30:07s'équilibrent.
30:08Et l'OCS,
30:09l'OCS est un merveilleux
30:10outil pour la Chine
30:11pour développer
30:12tout le commerce
30:13avec tous les pays
30:14asiatiques.
30:16D'abord,
30:16pour la sécurité.
30:18D'abord,
30:18pour la sécurité.
30:19Organisation du commerce
30:20et de la sécurité,
30:21c'est ça ?
30:21La paix régionale.
30:23Et après,
30:24c'est le commerce.
30:26Après, c'est le commerce.
30:27La Chine est en train
30:28actuellement,
30:29peu à peu,
30:29on la voit,
30:30sur tout le Pacifique,
30:32elle est en train
30:32de prendre des positions.
30:33Elle arrive,
30:34elle passe des accords
30:35avec certaines îles,
30:37avec certaines républiques
30:38là-bas ou certains pays.
30:40Et du coup,
30:41peu à peu,
30:42on la voit,
30:42il y a une mosaïque,
30:43on voit qu'elle a des ports,
30:44elle a des ports d'escale,
30:45elle a beaucoup de choses,
30:46la Chine.
30:47Donc,
30:48elle s'installe en définitive,
30:49elle s'installe
30:49dans tout le Pacifique,
30:51elle affirme sa position.
30:52Oui,
30:52il regarde
30:54comment s'est défendu,
30:55son intérêt clé,
30:58son intérêt vitaux.
31:00Ça me rappelle une phrase
31:01de Xi Jinping
31:02qui dit à Biden,
31:04je pense,
31:04c'est que le Pacifique
31:06est assez grand
31:07pour nous deux.
31:08Oui,
31:08ça,
31:08oui.
31:08C'est assez grand
31:09pour nous deux.
31:10Voilà,
31:10c'est presque fait.
31:11C'est presque fait,
31:13maintenant.
31:13C'est presque fait,
31:14parce qu'ils sont partout,
31:15les Américains aussi.
31:16Ils ne peuvent plus attaquer,
31:18provoquer une guerre
31:21navale en Pacifique.
31:23C'est ça.
31:24On avait fait une émission
31:25sur le jeu de go.
31:28Ah,
31:28oui,
31:29je l'ai vu,
31:29je l'ai vu,
31:30c'était très intéressant.
31:31Mais,
31:32on se rend compte
31:33très rapidement,
31:34en quelques mois,
31:35que finalement,
31:37la stratégie chinoise
31:40inspirée par le jeu de go
31:42fonctionne à merveille,
31:44puisque,
31:44on avait dit
31:45que le président Trump
31:46jouait au poker,
31:46le président Poutine
31:47aux échecs,
31:48mais finalement,
31:49ils sont tous venus
31:50jouer au jeu de go.
31:51Jeu de go, oui.
31:52avec Xi Jinping.
31:54Finalement,
31:54c'est une stratégie
31:56ultra-puissante
31:57dans le temps.
31:58Oui,
31:59mais vous,
31:59vous dites qu'il y a le Mahjong.
32:00C'est intéressant.
32:01Il faut qu'on fasse une émission
32:02sur le Mahjong.
32:03Il y en a quatre.
32:04Je n'oublie jamais,
32:05je n'oublie pas l'Europe.
32:07On a trois qui sont là.
32:09Trois membres permanents
32:10du conseil de sécurité.
32:14Oui,
32:14le conseil de sécurité, oui.
32:15Et le quatrième,
32:16le cinquième
32:17sont dans la chambre d'attente.
32:18pour l'instant.
32:20Donc,
32:20ce n'est pas la bonne situation.
32:26Il faut que l'Europe se réveille.
32:27Je me souviens bien,
32:28dans le discours
32:29qu'il avait prononcé
32:30il y a deux ans,
32:31dans lequel il avait dit
32:32qu'effectivement,
32:34l'ONU
32:36était nécessaire
32:37pour qu'il y ait eu
32:39une harmonie mondiale,
32:41mais qu'il fallait
32:42le faire évoluer
32:42parce qu'il ne correspondait plus
32:44à la réalité d'aujourd'hui.
32:46Oui, c'est ça.
32:47C'est toujours ça.
32:47C'est bien sa stratégie.
32:48Donc, ils veulent changer.
32:50Et c'est vrai
32:51que le conseil de sécurité
32:52de l'ONU ne le représente pas.
32:53On va vivre ensemble.
32:55On va vivre ensemble,
32:56trouver un moyen
32:56de vivre ensemble,
32:57comme en France.
32:58Bien sûr.
32:59Ça, c'est entre les pays
33:01et les jours importants.
33:03On doit vivre ensemble.
33:05Et l'ONU,
33:06c'est une structure
33:07qui a combien ?
33:1080 ans ?
33:11Oui, elle a été créée
33:12en 45 ans.
33:12Il faut changer un peu.
33:13Il faut penser à élargir
33:16le conseil de sécurité,
33:18par exemple.
33:19Oui.
33:20Ça ne correspond plus.
33:21Le système actuel
33:22ne correspond plus.
33:23Voilà.
33:23Et en plus,
33:24ce n'est pas efficace
33:24puisqu'il est bloqué
33:25par les vétos
33:26et qu'on ne peut rien faire.
33:27Voilà.
33:27Donc, il faut repenser tout ça.
33:29Il faut repenser tout ça.
33:31Ce jour, il verra.
33:32Vous pensez que le...
33:35Parce que le président Trump,
33:36lui, le moins qu'on puisse dire,
33:37c'est que l'ONU,
33:38ça ne l'intéresse pas.
33:39Il ne s'en occupe pas.
33:40Sauf les vétos.
33:41Ah oui, sauf les vétos.
33:42Oui, pour bloquer,
33:43pour protéger ses amis.
33:44Voilà.
33:45Mais par contre,
33:46vous pensez que les Chinois
33:47sont à la manœuvre
33:48pour faire évoluer l'ONU ?
33:51Oui, je pense.
33:52Il y a déjà beaucoup de Chinois
33:53à la tête
33:53de nombreuses institutions
33:55qui dépendent de l'ONU.
33:57Il faut regarder
34:00la représentativité
34:01des cinq ou quatre continents.
34:05Où est l'Inde ?
34:07Oui.
34:07Par exemple.
34:08Bien sûr.
34:09Où est le Brésil ?
34:10Il faut regarder le monde.
34:12Il faut regarder le monde
34:13tel qu'il est.
34:14Et puis, le monde du futur.
34:16Pas seulement le monde d'aujourd'hui,
34:18le monde du futur.
34:19Pour trouver une façon
34:21de s'entendre
34:23et de vivre ensemble.
34:25On a parlé de Xi Jinping,
34:27Poutine, Trump et l'Europe.
34:29Vous avez dit l'Europe.
34:30Oui, je n'ai pas oublié l'Europe.
34:31Merci, c'est gentil.
34:33Mais vous venez de dire aussi
34:35le nom d'un pays,
34:36l'Inde.
34:37Oui.
34:37Alors, comment elle se situe, l'Inde ?
34:39Comment l'Inde a pu réagir
34:41par rapport à ses visites officielles ?
34:43C'est une sorte de jalousie, je pense.
34:45Je pense.
34:45Vous dites les choses
34:46de lesquelles.
34:48L'Inde, il faut un peu plus de temps
34:50pour que l'Inde arrive.
34:51Elle n'est pas encore arrivée au stade...
34:54Non, non, non.
34:55Elle ne pèse pas encore assez.
34:56Elle ne pèse pas.
34:56C'est les trois plus un
35:00qu'on pèse posé.
35:01Oui.
35:02Parce que l'Inde,
35:03donc, voit la Chine...
35:04C'est un côté, ils ont peur.
35:07Ils ont peur.
35:08C'est très compliqué, très complexe.
35:10Plus le Pakistan,
35:12qui joue un rôle...
35:13Et qui est propre chinois.
35:14Qui est propre chinois.
35:16Et qui va...
35:17Le Premier ministre pakistanais
35:20va visiter Pékin.
35:21Dans les jours à venir.
35:23Pour parler de la guerre.
35:24Oui, j'allais vous dire.
35:26Voilà, voilà.
35:26Le Pacte, tout le monde...
35:27Enfin, nous savons que le Pakistan
35:29est très proche de la Chine.
35:30Oui.
35:32Et comme par hasard,
35:33c'est lui qui sert d'intermédiaire
35:35pour la négociation sur l'Iran.
35:37Tout à fait.
35:37Comme par hasard.
35:39Tout se tient.
35:40Oui.
35:40Et c'est là qu'on voit
35:40que la Chine est derrière.
35:42La plupart des armes
35:43des pakistains sont chinoises.
35:46Ils sont chinoises, exactement.
35:47Et là, vous disiez,
35:48le président du Pakistan
35:49va aller en Chine.
35:50Non, le Premier ministre.
35:51Le Premier ministre
35:52qui est l'ancien patron
35:53des services secrets pakistanais.
35:54Donc, il connaît un peu les dossiers.
35:57Et puis, le Pakistan
35:58s'entend très bien aussi
36:00avec les US.
36:02Oui, très bien.
36:03Le fameux Premier ministre
36:04en sien des services
36:05s'entend très, très bien
36:06avec Donald Trump.
36:07Tout à fait.
36:08Il a une très bonne relation personnelle
36:10avec Donald Trump.
36:11Oui, donc là,
36:13pour nos auditeurs,
36:14vous voyez,
36:14on reconstitue en définitive
36:16cette négociation
36:17où il dit
36:17« Mais pourquoi le Pakistan ? »
36:18Non.
36:19C'est évident que ça peut être
36:20le Pakistan
36:21parce qu'il est avec
36:23avec les Chinois,
36:23il est avec les Américains,
36:25il est avec les Iraniens
36:26et c'était logique.
36:27C'était le pays
36:28qui pouvait...
36:29Il est capable
36:29de protéger
36:30l'Arabie saoudite
36:31par l'armée de l'air.
36:34Oui.
36:34C'est très important.
36:35Et puis aussi,
36:36l'armée de l'air
36:36pakistanais
36:37est partiellement déployée
36:39déjà
36:39en Américains
36:41saoudite.
36:42Et ça,
36:42il ne faut pas l'oublier aussi
36:43parce que vous avez
36:44tout à fait raison
36:45de le rappeler.
36:46Pour nos auditeurs,
36:47il faut savoir
36:48qu'un des problèmes,
36:50comme vous le savez,
36:51c'est qu'Israël
36:52a la bombe.
36:52Elle a la bombe.
36:54Si on interdit
36:55à l'Iran
36:56d'avoir la bombe,
36:58Israël
36:58a une puissance
36:59tout seul
37:00dans la région.
37:02Oui,
37:02mais si vous avez
37:03un pays,
37:03et c'est le Pakistan
37:05qui a lui aussi
37:05la bombe
37:06et qui dit
37:06ce qu'ils ont fait.
37:08Ils ont signé
37:08un accord.
37:09Ils ont signé
37:09un accord
37:10en disant
37:10nous,
37:12on utilisera
37:13notre bombe
37:13pour vous défendre
37:14avec les gens
37:15d'Arabie saoudite.
37:16Ça change
37:17complètement
37:18les équilibres.
37:19C'est un des éléments
37:21du problème actuel.
37:22C'est un des éléments
37:23très importants
37:24du problème actuel.
37:25Et ce n'est pas
37:25une bonne nouvelle
37:26pour Israël.
37:27C'est même
37:28une très bonne idée.
37:29Il faut Israël
37:31réfléchir.
37:32Vraiment.
37:34Ce qui se passera
37:35après la guerre
37:37de l'Iran.
37:38Quelle image,
37:40quel paysage
37:40on va voir,
37:42on va mettre en place ?
37:43Un pays dévasté.
37:45On va s'apercevoir
37:47après coup
37:47des ravages
37:48de cette guerre
37:49au pauvre Israël.
37:51Après coup,
37:52on le verra.
37:53On va attendre un peu.
37:54Merci une fois de plus
37:55parce que
37:56c'est bien
37:57comme vous connaissez,
37:58vous connaissez tout ça
37:59avec la finesse chinoise
38:01vous êtes capables
38:01de nous décoder,
38:02de nous montrer
38:03des choses
38:03qu'on n'a pas regardées.
38:05Et c'est très important
38:06parce que c'est en définitive
38:08derrière ce qui se passe,
38:10c'est le sort du monde
38:11du futur.
38:12C'est le monde
38:12dans lequel on va vivre
38:13qui est en train
38:14de se construire
38:15devant nos yeux
38:17entre ces grandes puissances.
38:18On a vécu deux semaines
38:20historiques.
38:21Historiques,
38:21exactement ce que vous disiez
38:22au départ.
38:23C'est historique
38:24parce que
38:24c'est un changement complet.
38:27on bascule
38:28d'un monde
38:28dans un autre
38:30avec tous les équilibres,
38:31tout ce qui va se passer
38:32derrière.
38:33C'est là la fois
38:34passionnant
38:34mais en même temps...
38:35Il faut que,
38:36je le redis encore une fois,
38:37il faut que l'Europe
38:38s'éveille.
38:40Exactement.
38:40Je crois que c'est
38:41la meilleure des conclusions.
38:43C'est que pour le moment
38:44on est inexistant
38:45et qu'il est temps
38:45de se réveiller.
38:48Eh bien merci.
38:49Effectivement une émission
38:50passionnante
38:50où on vit
38:52une époque
38:53où il y a une transition,
38:55il y a une rupture
38:57et ça fait un peu peur
38:58d'ailleurs,
38:59surtout pour nous
39:00Européens
39:00où comme vous l'avez dit
39:01on n'est pas tellement présent
39:04mais ça nous permet
39:06à nous
39:06de prévoir
39:07et de vous proposer
39:08des émissions
39:09toujours de plus en plus
39:10passionnantes
39:11car la géopolitique
39:12ne se couche jamais.
39:14Ah ça c'est sûr.
39:15Il n'y a jamais de pause
39:17avec tous ces dirigeants
39:18et donc je vous dis
39:19à bientôt
39:20tous les vendredis
39:22à 17h sur YouTube
39:23pour une prochaine émission.
39:24Merci.
39:25Au revoir.
39:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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