- il y a 2 jours
Dans le cadre d’un partenariat, TVLibertés a le plaisir de vous proposer quelques programmes d’OPEN BOX TV, la chaîne d’Alain Juillet, ancien patron du renseignement à la DGSE.
Dans cette nouvelle émission, Alain juillet et Claude Medori reçoivent Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique. Nous analysons avec lui la face cachée de la guerre économique : la violence des attaques contre la France et la nécessité d’un sursaut national pour ne pas perdre cette guerre moderne qui met en jeu la survie de notre nation.
Dans cette nouvelle émission, Alain juillet et Claude Medori reçoivent Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique. Nous analysons avec lui la face cachée de la guerre économique : la violence des attaques contre la France et la nécessité d’un sursaut national pour ne pas perdre cette guerre moderne qui met en jeu la survie de notre nation.
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00:00TVL n'appartient à personne, ni à un milliardaire quel qu'il soit, ni à une puissance étrangère, ni à un parti politique.
00:07TVL, c'est l'indépendance au service de votre information.
00:11Cette liberté, c'est aussi ce qui met une cible sur notre dos.
00:14Parce que nous ne sommes pas corruptibles.
00:16Pas de chantage à la subvention, pas de copinage, pas de pantouflage.
00:20Le système n'a pas de prise pour nous faire rentrer dans le rang.
00:23Alors il veut nous ostraciser et puis nous ruiner pour que seuls survivent les médias labellisés.
00:28Ils nous ont déjà frappés partout, sur les réseaux sociaux, sur nos comptes bancaires, sur notre chaîne YouTube.
00:33Et ils continuent. Et ils continueront. Ils ont un agenda.
00:37Ils veulent nous mettre à terre avant les prochaines grandes échéances.
00:41Mais avec votre soutien, je le sais, nous tiendrons grâce à votre don.
00:45Nous continuerons de les gêner et nous grandirons encore ensemble.
00:49Le compte à rebours a commencé. Alors je compte sur vous dès maintenant.
00:58L'État français doit vaincre et c'est une guerre.
01:13C'est le camp du mal. C'est le camp de l'économie criminelle.
01:17Bonjour, bienvenue sur Openbox TV, l'émission de Géopolitique d'Alain Juillet.
01:26Et merci de nous soutenir sur Tipeee pour maintenir cette ligne éditoriale indépendante.
01:32Vous pouvez aussi devenir membre de notre chaîne et avoir accès à du contenu exclusif.
01:37Alain Juillet, bonjour.
01:38Bonjour Claude.
01:39Alors une émission aujourd'hui où nous allons parler de guerre, mais pas la guerre conventionnelle avec des soldats en arme,
01:46mais de la guerre économique, où on se rend compte aujourd'hui avec le président Trump à la Maison Blanche
01:51que cette guerre est vraiment violente, agressive, entre États, entre nations, entre blocs,
01:59et que le mot guerre n'est pas galvaudé.
02:01Alors pour aller plus loin dans cette réflexion, vous avez invité votre ami Christian Arbulot.
02:07Qui a créé l'école de guerre économique il y a plus de 25 ans.
02:12On va développer avec Christian un certain nombre de choses.
02:16Mais on va pouvoir certainement, avec Christian Arbulot, développer et analyser la situation actuelle
02:22et peut-être se poser la question, la France est-elle en mesure de répondre à ce conflit majeur aujourd'hui
02:28sur plan économique, industriel, politique et financier ?
02:33Tout à fait. En effet, on voit là plein de problèmes sur lesquels on pourra parler.
02:38Oui, effectivement, j'ai demandé aujourd'hui, j'ai demandé à mon ami Christian Arbulot de venir
02:43parce que je pense qu'il est thème actuel que vous venez d'évoquer.
02:48S'il y a une personne qui peut en France en parler parce que ça fait des années qu'il laboure
02:52et pas toujours avec l'écoute de tout le monde dans ce domaine, c'est bien Christian Arbulot.
02:58Alors, juste avant de commencer ça, je voulais aussi dire pour nos auditeurs
03:03qu'on vient de perdre, à suite d'une longue maladie, un personnage, un homme
03:08qui avait beaucoup écrit sur la guerre en général,
03:11mais là il y avait beaucoup de considérations de guerre, de guerre de libération, de guerre indépendante,
03:16mais qui avait beaucoup travaillé là-dessus, qui s'appelle Gérard Chalian.
03:18Et Chalian est quelqu'un qui a, pour moi en tout cas, quelqu'un qui a été un des rares
03:24à essayer de comprendre le dessous des quarts dans toutes les guerres qui se sont passées,
03:29c'est-à-dire pas seulement les guerres, je dirais, frontales comme celles de l'Ukraine,
03:33mais également toutes les guerres subversives et autres,
03:37où il a écrit des livres tout à fait remarquables et il connaissait parfaitement son sujet.
03:41Il n'a pas de remplaçant pour l'instant.
03:42Il n'a pas de remplaçant, voilà, c'est ça que c'est un problème.
03:45Alors, je reviens quand même, bien entendu, au sujet de ce jour.
03:49Et alors, quand Gérard Chalian a créé l'école de guerre économique,
03:55avec le général Pichot-Duclos, c'est les pères de cette école
03:59qui est maintenant une réussite reconnue au niveau mondial,
04:02puisque tout le monde fait référence à cette école,
04:07ils étaient partis, en particulier,
04:10tu étais parti sur les rapports de puissance entre les États.
04:12Et à l'époque, les gens disaient, mais ce n'est pas sérieux.
04:16Qu'est-ce que c'est que ces élucubrations et autres ?
04:19Bon, et puis, on s'aperçoit que c'est pourtant bien ce qui se passe.
04:25Et le président Trump en est une merveilleuse démonstration
04:28du rapport de puissance.
04:31On sort des théories fumeuses,
04:33je vous aime ou je t'aime, moi non plus,
04:35pour être là carrément dans le cash.
04:37Et en disant, bon, ben...
04:39Alors, on va parler de ça, bien entendu.
04:42Mais avant, je voudrais quand même, Christian,
04:43parce qu'après avoir lancé l'EGE,
04:45développé l'EGE avec la réussite qu'on connaît,
04:49depuis quelque temps,
04:50tu t'es lancé sur une autre,
04:53enfin, complémentairement,
04:54puisque ça dépend de l'EGE,
04:55sur un centre de recherche,
04:57et qui est en train, justement,
04:58d'explorer plein de choses,
05:00et on pourra l'évoquer certainement
05:02dans la discussion d'aujourd'hui,
05:03dans tous ces domaines qui nous intéressent.
05:06Oui, alors, la création du centre de recherche,
05:08qui remonte à peu près à deux ans et demi,
05:10qui s'appelle CR451,
05:12qui est un site, cr451.fr,
05:15c'est une étape importante pour nous,
05:18parce qu'il était temps qu'on complète
05:22le domaine de la formation
05:23par de la recherche appliquée,
05:25et la recherche appliquée,
05:27qui n'est pas tout à fait classique,
05:28c'est-à-dire que, je prends un seul exemple,
05:30depuis deux mois,
05:32on a rendu public un travail sur un indice
05:37pour identifier les risques de désindustrialisation,
05:42et avec de l'analyse thématique sur les entreprises,
05:47et l'objectif, c'est peut-être
05:48de faire aboutir un observatoire sur ce sujet-là,
05:51parce qu'il faut maintenant
05:52qu'on ait des instruments de suivi
05:55dans le temps réel de ce qui se passe
05:57pour aller à la fois vers le monde de l'entreprise,
06:00mais aussi vers le politique,
06:02puisqu'on va examiner des situations d'entreprise
06:05sur des territoires.
06:06Et j'ai bon espoir
06:08qu'à travers les travaux du CR451,
06:12puisqu'on publie aussi des rapports,
06:14et les rapports sont dans le même esprit,
06:16c'est-à-dire comment essayer
06:19d'expliquer des situations
06:21sur lesquelles on ne travaille pas forcément,
06:24donc la guerre économique dans le plastique,
06:27la guerre de l'information dans le plastique,
06:28on a sorti un rapport sur l'épiphase,
06:31sur toutes les confrontations informationnelles
06:34autour de ça,
06:35et petit à petit,
06:37en fait, ça nous fait discuter
06:39avec réellement les interlocuteurs
06:42qui sont sur le terrain,
06:44qui vivent tout ça,
06:45et je prends,
06:48je termine sur ce point,
06:49mais on a beaucoup travaillé
06:50sur les questions du monde agricole,
06:52donc ça m'a amené
06:54à croiser des personnes de ce monde-là,
06:58et qui ont des responsabilités,
06:59et quand même,
07:02on voit au moins sur le plan
07:03de l'activité économique privée,
07:06dans les secteurs où il y a vraiment
07:08des menaces existentielles,
07:10on pourrait dire,
07:11un début de prise de conscience
07:14qui est encourageant.
07:17Voilà, c'est ce que je voulais dire.
07:19C'est pour ça, je crois que c'est très utile
07:22ce que vous êtes en train de faire,
07:23parce que, quand tu regardes,
07:25on vient de vivre une domination définitive
07:28qui explique une bonne partie
07:30de notre situation actuelle,
07:32on a été dominé depuis les années 80-90,
07:35on a été dominé par deux théories
07:37qui se sont révélées mortifères
07:39pour notre pays,
07:40la première, c'est le keynesisme,
07:43l'économiste Keynes,
07:45qui a sorti ce qui est maintenant,
07:47on se révèle une absurdité,
07:48parce que c'en est une,
07:50c'est de dire qu'on peut se développer
07:52économiquement par le déficit.
07:54On voit le résultat
07:55où ça nous a amené en France.
07:56Nous avons un ministère des Finances
07:57qui a été keynesien depuis 40 ans,
08:01le résultat,
08:01regardez le déficit actuel de la France
08:03et la situation dans laquelle on se trouve.
08:06Et on a eu un deuxième
08:07qui a été la satanique, je dirais,
08:10et qui est venu là des États-Unis,
08:11parce qu'il faut bien...
08:13Ça a été la création de valeur
08:15pour l'actionnaire,
08:16c'est-à-dire qu'au lieu d'investir
08:18dans l'entreprise,
08:19je rebondis par rapport à ce que tu disais,
08:21au lieu d'investir dans l'entreprise,
08:22on dit non, non,
08:23il faut du profit pour l'actionnaire
08:25parce que c'est lui qui a mis de l'argent,
08:27il faut que ça lui rapporte.
08:28Eh oui, mais on condamne l'entreprise
08:30parce que si on ne fait pas
08:30les investissements nécessaires
08:32dans l'entreprise
08:33pour enrichir les actionnaires
08:36et les directeurs généraux
08:38et présidents,
08:39parce que l'inflation des salaires
08:41a été fascinante
08:42pour les présidents
08:43et les directeurs généraux
08:44depuis 20 ans,
08:45un directeur général
08:47ou un président de société
08:48en France,
08:49une grosse société,
08:50gagnait en gros
08:51200 000 euros par mois,
08:53par an, pardon,
08:54il y a 20 ans,
08:56aujourd'hui,
08:57il en gagne plus de 2 millions.
08:58Ce n'est pas logique
08:59parce qu'en réalité,
09:00cet argent,
09:01il est pris sur le fonctionnement.
09:02Ça a tué les capacités
09:04de développement
09:05dans toutes les entreprises
09:07de tous les styles.
09:10Cette base de départ
09:11qui fait que si on est faux au départ,
09:13on a tout faux après.
09:14Si tu prends une mauvaise route,
09:15tu ne trouveras jamais
09:16le but que tu t'étais fixé.
09:18Et ce que tu dis
09:19est fondamental
09:21parce qu'aujourd'hui,
09:22quand on prend la température
09:23des décideurs,
09:25le constat,
09:27c'est que c'est très,
09:28très compliqué pour eux
09:29de faire abstraction
09:30de tout ce que tu viens de dire
09:31et de passer à autre chose.
09:33Il y a un problème
09:34de changement
09:36de logiciel
09:38pour un terme à la mode.
09:40C'est une lutte
09:43très difficile
09:44parce qu'en fait,
09:45on se heurte
09:46aux deux mots
09:47contrôle et pouvoir
09:49et verticalité
09:52et transversalité.
09:54Et ils veulent garder
09:55le contrôle à l'ancienne
09:57et donc le pouvoir
09:58à l'ancienne.
09:59Ce qui veut dire
10:00qu'ils ne peuvent pas
10:01muter vers de nouveaux
10:02systèmes d'organisation
10:03liés au changement
10:06du monde
10:06et à ce qu'on va évoquer
10:07dans quelques secondes.
10:09Et d'autre part,
10:11ils restent
10:11dans la verticalité.
10:13Passer à des logiques
10:13de transversalité,
10:15pour eux,
10:15c'est une catastrophe.
10:16Et je vais prendre
10:17un exemple.
10:19Quand arrive,
10:20par exemple,
10:20l'intelligence artificielle
10:21qui commence
10:23à secouer
10:24leur système,
10:25bien entendu,
10:27ils vont voir ça
10:28dans un souci
10:30de faire des économies,
10:32dans un souci
10:33d'aller vers des automatismes.
10:35Or,
10:36dans les travaux
10:36de recherche
10:37qu'on mène
10:37au CR451,
10:39par exemple,
10:40mon adjoint
10:40Arnaud de Morny
10:41a fait un travail
10:42très très précis
10:43pour tester
10:44des systèmes payants
10:46d'intelligence artificielle.
10:49Et il a découvert quoi ?
10:51En fait,
10:52il a interrogé
10:53pour dire
10:54voilà,
10:54je travaille
10:55sur quel sujet,
10:56j'ai publié ça,
10:56etc.,
10:57et j'aimerais savoir
10:59qui fait la même chose
11:00au niveau mondial.
11:02Et Chuck GPT payant
11:03sort une réponse,
11:05un personnage,
11:06un docteur,
11:07quelque chose.
11:09Donc,
11:09Arnaud,
11:09il est surpris
11:10parce qu'il ne le connaît pas.
11:12Donc,
11:12nul n'est prophète
11:13en son pays.
11:14Donc,
11:14il fait une recherche
11:15sur le docteur,
11:16approfondit
11:17et il ne trouve rien.
11:18Et là,
11:18on découvre quoi ?
11:20Je vais à l'essentiel.
11:21Chuck GPT
11:22a inventé
11:23un personnage.
11:24Inventé
11:26un personnage.
11:28Donc,
11:28ça,
11:28c'est l'échec
11:29qui est mat
11:30sur la pertinence
11:32de l'intelligence artificielle.
11:34Et quand on interroge
11:35le système
11:36pour dire
11:36mais pourquoi,
11:38etc.,
11:39c'est l'intelligence artificielle
11:41qui,
11:41entre guillemets,
11:42répond.
11:44Mais ce n'est pas grave,
11:45en fait.
11:45C'est-à-dire,
11:46c'est dans une espèce
11:47de dynamique créative.
11:50Oui,
11:50attends,
11:50il faut faire attention.
11:51Si je peux t'interrompre une seconde,
11:52il faut faire attention
11:53parce que le même
11:54CHAP GPT,
11:55ça,
11:55je te le garantis,
11:56ça a été vérifié
11:57par des amis aux Etats-Unis,
11:58donc ce n'est pas...
11:59Oui,
11:59c'est des études américaines
12:01de Stanford,
12:04qui ont montré
12:05que CHAP GPT
12:06avait intégré
12:08dans ses logiciels,
12:09dans son système,
12:11toute la théorie woke,
12:13c'est-à-dire qu'il y a des choses
12:14qu'on ne peut pas dire
12:15et qu'on ne dira pas
12:16et sur lesquelles on n'ira pas
12:17parce que ça ne correspond pas
12:19à la pensée
12:20à la pensée woke.
12:23C'est dramatique
12:23parce que tu as
12:24tous les gens
12:25qui vont faire confiance
12:26à CHAP GPT
12:27en disant,
12:28c'est clair,
12:28je parle CHAP GPT
12:30mais les autres aussi,
12:31ils sont biaisés.
12:31Oui, c'est un exemple
12:32parmi les autres.
12:33Je ne suis pas en train
12:33de tirer sur CHAP GPT,
12:34mais pas du tout.
12:35Bien sûr, bien sûr.
12:35S'ils sont tous pareils.
12:37Ils sont tous,
12:38en réalité,
12:38influencés
12:39et donc,
12:40lorsqu'on se met
12:41entre leurs mains,
12:42ce qu'on ne se rend pas compte,
12:43c'est qu'on va être,
12:44on va faire du raisonnement biaisé.
12:47Et ça...
12:47On va dériver.
12:48Et ça, c'est très grave.
12:49Et c'est un très grave problème.
12:51Parce que c'est un moyen
12:51d'influence,
12:52de détourner
12:53les gens,
12:54le système de pensée,
12:56ça peut faire basculer
12:57même un pays.
12:58Et si les décideurs
12:59ne sont pas conscients de ça
13:00et qu'ils prennent ça
13:01comme une nouveauté,
13:04comme on a inventé
13:04l'ordinateur
13:05par rapport à la machine
13:06à écrire,
13:06ça va donner des résultats
13:09pas très positifs.
13:10Non, mais c'est pour ça
13:11qu'il faut...
13:11C'est tout le problème.
13:12Mais il faut alerter
13:13les gens là-dessus.
13:14Parce que l'IA
13:15est un formidable moyen,
13:16effectivement,
13:17tu gagnes un temps fou,
13:18tu fais beaucoup de choses.
13:19Bien sûr.
13:20Mais comme tu disais,
13:21d'un côté,
13:22les décideurs
13:22n'en comprennent pas
13:23l'utilisation justement
13:25pour se développer,
13:27pour croître.
13:28Ils voient ça
13:29comme des moyens
13:30de réduction de coût,
13:31ce qui est évidemment,
13:32voire par le petit bout
13:33de la lorniette,
13:34la réalité de l'intelligence
13:35et anti-artificielle.
13:37Mais d'un autre côté,
13:38il faut faire attention aussi
13:39parce que ces outils,
13:41il faut s'en méfier.
13:42Il ne faut pas raccorder
13:43une confiance totale.
13:44Donc les deux réunis,
13:46ça veut dire
13:46qu'il faut être sensibilisés,
13:48il faut se former,
13:48il faut se préparer.
13:49Et l'expertise humaine
13:50a encore beaucoup d'avenir
13:53devant elle.
13:54Absolument.
13:54qui détaillent au passage.
13:55Il faut arrêter de croire
13:57que tout est maintenant
13:58qu'on va faire un monde
13:59robotisé et tout.
14:00Ce n'est pas vrai.
14:02Le robot,
14:02il faut le concevoir
14:03et celui qui le conçoit,
14:04c'est l'homme.
14:05Absolument.
14:05On va continuer
14:06dans nos discussions.
14:09Ce qui me frappe,
14:10moi,
14:10c'est que quand tu parlais,
14:12alors je me souviens
14:12à l'époque,
14:13moi je me souviens
14:14des débuts,
14:14je suis un vieux de la vieille
14:15maintenant,
14:16des débuts de cette affaire.
14:18Et ce qui était fascinant
14:20dans les premières publications
14:21qui avaient été faites
14:22par le GE
14:22et surtout par Christian,
14:25c'était cette notion
14:26qu'il avait développée
14:27de dire
14:27sur les rapports de puissance
14:29en disant
14:29mais il faut bien comprendre
14:31que les États
14:31fonctionnent
14:32dans tous les domaines
14:34à partir de rapports
14:35de puissance.
14:36Alors,
14:36personne n'y croyait.
14:38Alors maintenant,
14:39avec Trump,
14:40je crois qu'on en a
14:41une véritable démonstration.
14:42Oui,
14:43et pour aller
14:43un peu plus loin
14:44sur ce que tu viens de dire,
14:47j'ai eu,
14:47j'ai la chance
14:48d'avoir des étudiants
14:49qui sont brillants
14:51et un d'entre eux,
14:53Jules Basset,
14:55est en train de rédiger
14:56un livre
14:56sur un thème
14:59qui me tient à cœur
14:59et sur lequel je travaille
15:00moi-même depuis longtemps
15:01qui est la problématique
15:02d'accroissement de puissance
15:03par l'économie.
15:04Qu'est-ce que c'est
15:05que cette expression ?
15:06Et je regardais hier
15:08une partie de son travail
15:10sur les Etats-Unis.
15:11Et en fait,
15:12là,
15:12je me rends compte
15:12que ce type de travail,
15:15c'est une grille de lecture
15:16qui permet de remonter
15:18à la naissance
15:19des Etats-Unis,
15:20de voir comment
15:21la jeune république américaine
15:23a dû se confronter
15:24à la Grande-Bretagne,
15:26mais pas simplement
15:27sur la fin de la guerre
15:29qui amène à l'indépendance,
15:32dès le départ
15:32sur des problèmes économiques.
15:33Et là,
15:34on va avoir
15:35deux tendances.
15:36Ça aussi,
15:37c'est passionnant,
15:38c'est de voir
15:38qu'il y a un débat
15:39entre un certain Hamilton
15:41et un autre
15:41qui s'appelle Jefferson.
15:43Et Hamilton,
15:44ça va être
15:44le partisan
15:45pour se réduire
15:48le plus possible
15:50la dépendance
15:51à l'égard
15:52de la Grande-Bretagne.
15:53Mot clé
15:54pour une économie industrielle,
15:57pour une démarche protectionniste,
15:59pour une utilisation
16:00des taxes douanières
16:01sur un plan tactique subtil.
16:03Une stabilité monétaire,
16:05bref,
16:06une utilisation
16:07de la fiscalité,
16:08etc.
16:09Et Jefferson,
16:10lui,
16:10c'est plutôt
16:11les Etats-Unis,
16:14le monde rural,
16:15les colons
16:16qui essaient d'exister.
16:18Et donc,
16:19il ne va pas
16:20dans cette direction.
16:21Il va dans
16:22la survie
16:23liée à l'exploitation
16:24de la terre.
16:25Et je ne vais pas
16:27rentrer
16:27dans toute l'explication,
16:29mais ça,
16:29ça nous amène
16:30tôt ou tard
16:30à la guerre de sécession
16:31avec les deux camps,
16:33le nord et le sud.
16:34Et en fait,
16:35le nord,
16:36c'est la continuité
16:37de la démarche d'Hamilton
16:38et le sud,
16:39c'est...
16:40C'est Jefferson.
16:41On accepte
16:42de dépendre
16:42pour exporter
16:43nos matières premières
16:45et c'est autre chose.
16:48Quand je lis ça,
16:49en creusant,
16:50c'est ce qu'a fait Basset,
16:52moi,
16:52ce qui m'a énormément
16:53intéressé,
16:54c'est de voir
16:54qu'au tout début
16:55de la création
16:55des Etats-Unis,
16:57il y a des démarches
16:58qu'on a qualifiées
16:59plus tard
16:59d'intelligence économique.
17:00C'est-à-dire,
17:01comment aller chercher
17:02de la connaissance ailleurs ?
17:04Comment créer
17:05des outils
17:06pour booster
17:07un début
17:08de système ?
17:09Comment focaliser
17:11des entreprises stratégiques ?
17:12Par exemple,
17:13les transports ferroviaires,
17:14puis l'acier,
17:16puis le pétrole.
17:17L'acier,
17:18c'est l'US Steel,
17:19le pétrole,
17:20c'est la Standard Oil,
17:21etc.
17:22Et là,
17:22je vois apparaître
17:23subitement
17:24l'échafaudage
17:26de la construction
17:26d'une puissance
17:27qui,
17:29vraiment,
17:31est en filigrane
17:33dans la construction
17:34des Etats-Unis d'Amérique
17:35jusqu'à aujourd'hui.
17:37Alors,
17:37quand je reviens
17:38vers la géographie
17:39économique,
17:40quand je reviens
17:41vers ce qu'on fait
17:43apprendre
17:43à nos étudiants
17:45qui veulent passer
17:46un concours administratif,
17:48par exemple,
17:49et que je vois
17:49alors poli,
17:52j'ai pas ça.
17:54J'ai
17:55une histoire
17:56lisse,
17:59très,
17:59très,
18:00très à côté
18:00de tous ces phénomènes.
18:02Et si je reviens
18:03à la notion
18:04d'accroissement
18:04de puissance
18:05par l'économie,
18:06tu parlais de Trump,
18:07mais effectivement,
18:08c'est une leçon de choses.
18:10C'est quand même
18:10son deuxième mandat,
18:11on l'a vu évoluer,
18:12et on voit
18:13comment il s'y prend.
18:14Et nous,
18:15on a l'impression
18:16de,
18:17parce que c'est quand même
18:18une traduction
18:20que je vois
18:20dans les médias français,
18:21certains d'entre eux,
18:23que c'est une sorte
18:23d'Urlu-Berlu,
18:26qui...
18:27On n'a rien compris,
18:28nous.
18:29Voilà.
18:29On ne veut pas
18:30voir les fondamentaux,
18:32et on ne veut pas
18:33voir les fondamentaux
18:33parce qu'on ne les apprend pas.
18:36Et c'est pour ça
18:36qu'il est urgent
18:38de changer
18:40notre logiciel
18:41dès l'amont,
18:43c'est-à-dire
18:43de commencer
18:44enfin
18:45à apprendre
18:46cette forme
18:49très particulière
18:50du développement
18:51de l'économie
18:52qui ne repose pas
18:52que sur la technologie,
18:54sur l'innovation,
18:55sur la concurrence,
18:56mais qui est la matrice
18:57de la puissance.
18:58Alors justement,
18:59moi je voulais,
18:59pour compléter,
19:00enfin très prétentieux,
19:02pas compléter,
19:03mais pour aller
19:03dans ton sens,
19:05il y a une chose
19:06qui m'a beaucoup frappé,
19:07moi,
19:07alors du moins,
19:08je suis issu
19:09du monde du renseignement,
19:10c'est qu'aux Etats-Unis,
19:12ils ont développé,
19:14et ça s'explique
19:15avec ce que tu viens de dire,
19:16puisque dans chaque domaine,
19:18ils ont créé
19:19des monstres
19:20et qui pour ça
19:20ils avaient besoin
19:21d'informations surtout,
19:23ils ont créé
19:23des services de renseignement
19:25très spécialisés
19:26puisqu'il y en a un
19:27pour le commerce,
19:28il y en a un
19:29qui existe,
19:29il y en a sur les militaires
19:30bien sûr,
19:31il y en a pour l'intérieur,
19:32il y en a pour les affaires,
19:33en réalité,
19:34ils ont une douzaine,
19:3414 même,
19:35je crois,
19:35si vous vous souvenez bien
19:36maintenant,
19:37services de renseignement
19:38différents,
19:39plus ceux qu'on ne connaît pas
19:40dans les entreprises
19:41parce que les grands groupes
19:42ont tous
19:42des services propres
19:44de renseignement,
19:45on s'aperçoit
19:46qu'en définitive,
19:46dans cette affaire-là,
19:49le renseignement
19:49est une des clés,
19:50c'est parce qu'ils ont,
19:52ils collectent
19:52un maximum d'informations,
19:54ensuite ils en font
19:55les synthèses
19:55et ils arrivent à décider
19:56ensuite d'avancer
19:58dans un certain nombre
19:59de cas.
20:00Il y a une chose
20:00qui m'a frappé récemment,
20:02c'est tous les articles,
20:04maintenant on dit
20:04c'est un urlubérlus,
20:05c'est un excité,
20:07alors maintenant on dit
20:08en plus il ne faut rien,
20:08il est toujours au golf,
20:11il joue au golf,
20:12alors là vous vous rendez compte,
20:13il joue au golf,
20:14alors qu'en France,
20:16par exemple,
20:17si vous voulez être
20:18un haut fonctionnaire
20:19digne de ce nom,
20:20vous n'arrivez pas le matin
20:21à 8h ou 9h,
20:22ça c'est réservé
20:23aux ingénieurs,
20:24aux ouvriers,
20:25on arrive à 10h du matin
20:26au bureau,
20:26on repart à 8h du soir
20:28pour montrer qu'on travaille.
20:30Aux Etats-Unis,
20:31quand on voit
20:31les deux présidents
20:32qui auront le plus marqué,
20:34je dirais,
20:35Reagan,
20:36qui à l'époque
20:37a changé les choses
20:38et qui est maintenant reconnu
20:39comme le meilleur président
20:40des Etats-Unis
20:41qu'on a eu depuis la guerre,
20:43et Trump,
20:44tous les deux,
20:44ils ont une spécialité,
20:46ils jouent au golf
20:47tous les jours.
20:49La question c'est,
20:50est-ce que quand on est un chef,
20:53il faut tout faire
20:54ou faire croire
20:54qu'on fait tout,
20:56ou est-ce que
20:56quand on est un chef,
20:57il ne faut pas prendre
20:58du recul tous les jours
20:59pour réfléchir ?
21:00La réponse est dans la question.
21:02Ben oui,
21:02exactement.
21:03C'est exactement ça.
21:04C'est à l'opposé
21:05de l'ourlu-berlu
21:06qui est un abruti,
21:07c'est absolument le contraire.
21:09Ça me rappelle
21:10une remarque
21:11du général de Marolle
21:13que tu as connue.
21:14Que j'appréciais beaucoup.
21:15Voilà.
21:15Le meilleur officier
21:16de renseignement français
21:17qu'on ait eu
21:18depuis la guerre,
21:18tu le sais bien.
21:19Exactement.
21:20Et qui me disait un jour,
21:22mais un vrai chef,
21:24un vrai stratège,
21:25il doit prendre
21:27le temps
21:28de la réflexion.
21:29Et il doit prendre
21:30le temps de la réflexion
21:31dans sa manière
21:31de vivre
21:32et de travailler
21:33et ne pas être
21:35le touche-à-tout
21:36qui veut apparaître
21:38comme celui
21:38qui est derrière
21:39toute décision.
21:41Un peu à l'image
21:42de quelqu'un
21:43qui dirige la France
21:44actuellement.
21:44Non, c'est tout le contraire
21:46justement.
21:46Exactement.
21:47C'est réfléchir
21:48et ensuite
21:50faire appliquer
21:51sa réflexion.
21:53Ça veut dire
21:54que les gens
21:54adhèrent à la réflexion
21:56parce qu'il y a aussi
21:57cet aspect-là.
21:58Donc moi,
21:59je te rejoins
21:59complètement là-dessus.
22:00Mais pour faire
22:02adhérer les gens
22:02à la réflexion,
22:04il faut leur donner
22:04des objectifs crédibles
22:06et s'y tenir.
22:08Exactement.
22:08Parce que tu crées
22:09l'espérance
22:09et la volonté
22:10d'y arriver
22:11à partir du moment
22:12où quand tu progresses
22:13vers un objectif,
22:14à chaque étape,
22:15le temps dit
22:15mais c'est vrai,
22:16on a avancé.
22:17Donc on peut y arriver,
22:18donc on va y aller.
22:19Et ça crée
22:20une motivation.
22:21Et il faut savoir
22:21s'entourer.
22:23Si on prend par exemple
22:23le général de Gaulle,
22:24il savait s'entourer.
22:26Aujourd'hui,
22:27on a un entourage
22:28qui mérite...
22:29Vous savez qu'on disait
22:30hier...
22:31J'ai dit hier
22:32avec des amis,
22:32on en parlait de ça,
22:33ça s'amuse,
22:34on en parlait hier
22:34et on disait que...
22:37Quand on regarde
22:38le général de Gaulle,
22:38la création des gouvernements
22:40du général de Gaulle
22:40en 58.
22:4158, c'était une époque...
22:43la France était encore plus mal
22:44qu'aujourd'hui.
22:45Ce qui est fascinant,
22:47on est toujours dans notre sujet,
22:49ce qui est fascinant,
22:50c'est qu'un an et demi après,
22:52la France,
22:52qui avait un déficit
22:54épouvantable,
22:55qui allait mal,
22:56la France était redressée,
22:58elle commençait à lancer
22:59ces grands projets
23:00qui l'ont fait vivre
23:01pendant 30 ans.
23:03Mais qu'est-ce qu'il y avait
23:04de Gaulle ?
23:04Certes,
23:05mais il avait
23:06tous les ministres clés,
23:08alors qu'on appelle maintenant
23:09un peu les ministères régaliens,
23:10tous les ministres clés,
23:11ce n'étaient pas des fonctionnaires,
23:13des politiques
23:14qui changeaient de ministère
23:15tous les trois mois,
23:16ce n'étaient que des experts,
23:19mais de très haut niveau.
23:21C'étaient vraiment
23:21des gens respectés
23:22dans le domaine.
23:23C'était un vrai diplomate,
23:26un vrai financier,
23:27REF était un sacré financier,
23:29un économie,
23:30ils étaient tous des gens
23:32qui étaient au-dessus du long.
23:33Il y avait une histoire longue,
23:34en plus.
23:34Et oui,
23:35en plus,
23:35qui avaient fait leur preuve,
23:36y compris pendant la guerre,
23:37donc en plus,
23:38qui avaient montré
23:39qu'une chose essentielle
23:41dans le monde d'aujourd'hui,
23:41ils avaient eu du courage.
23:43Exactement.
23:44Parce que ça,
23:45c'était l'époque du plan calcul,
23:47le nucléaire.
23:47Mais oui,
23:47mais de tout.
23:48Ah,
23:48mais ils ont créé
23:49le nucléaire,
23:50le TGV,
23:51le plan calcul,
23:52le spatial,
23:53toute l'aéronautique,
23:54tout a été lancé
23:55à ce moment-là.
23:56Il avait en tête
23:57la notion de puissance
23:58par rapport à l'économie.
24:00De Gaulle,
24:01c'est la manifestation
24:02de la notion de puissance.
24:03Voilà,
24:04ce n'était pas simplement
24:05la modernité
24:06pour suivre une sorte
24:07de courant
24:07venant des Etats-Unis,
24:09notamment.
24:09il l'avait.
24:10Et ce qui nous manque
24:12aujourd'hui,
24:13on parlait tout à l'heure
24:14de changer le logiciel
24:16en termes de formation
24:17des élites.
24:18Il y a une autre dimension
24:19parce que tu l'as abordé
24:20en parlant de courage,
24:22c'est le combat.
24:23Oui.
24:23Et on a un problème
24:25vraiment très très important
24:26dans notre pays,
24:28c'est que le mot combat,
24:29combat,
24:30ça ne veut pas dire
24:30la horde sauvage
24:31qui fait de mal
24:32à tout le monde.
24:33Non,
24:33c'est comment je combats
24:34pour atteindre un objectif.
24:36Exactement.
24:36Et cet apprentissage
24:38du combat,
24:41en tout cas,
24:41nous,
24:42très modeste structure,
24:44l'objectif de l'EGE
24:45à l'horizon 3-4 ans,
24:47c'est de devenir
24:48l'école
24:49où on va apprendre
24:51le combat
24:52économique
24:53et surtout
24:54informationnel.
24:55Parce que le drame
24:56de notre pays
24:58actuel,
24:59c'est quand,
24:59et tu es
25:00mille fois mieux placé
25:01que moi
25:01pour le constater,
25:03chez les militaires,
25:05parler de la guerre
25:06économique,
25:08ce n'est pas
25:08quelque chose
25:09de fondamental.
25:10Non.
25:11Et ce n'est pas normal.
25:12Et ce n'est pas normal.
25:12Si on mettait
25:13dans une assemblée
25:14tous les chefs de corps
25:16des régiments
25:16d'élite de l'armée française
25:18et qu'on leur dise
25:19quelle importance
25:21attribuez-vous
25:22à la notion
25:23de guerre économique
25:24dans la conduite
25:26globale
25:27d'une guerre
25:28et aussi
25:29à tous les éléments
25:31hybrides
25:32donc là
25:33on va vers le combat
25:34la guerre
25:34de l'information
25:35etc.
25:36Et bien la réponse
25:37je pense
25:37elle déconcerterait
25:39beaucoup de monde
25:40parce qu'ils
25:41ne s'intéressent pas
25:43à ça.
25:45Ce combat-là
25:46pour eux
25:46ce n'est pas
25:47le combat
25:48noble
25:49létal
25:50des armes
25:51ce dont
25:52vous parlez.
25:53Tout à fait.
25:54Quand tu parles
25:55de guerre hybride
25:56parce que
25:57on parle de guerre
25:58économique
25:58et on parle aussi
25:59de guerre hybride
26:00mais en réalité
26:01c'est
26:02bien sûr
26:03le militaire
26:03est important
26:04c'est la continuation
26:05la guerre
26:06et la continuation
26:06de la politique
26:07par d'autres moyens
26:08comme disait
26:09Clausewitz
26:10mais il n'y a pas
26:11que ça
26:12il y a l'économie
26:13il y a le politique
26:14il y a tout le reste
26:14il y a les valeurs
26:16il y a tout un ensemble
26:17c'est ça la guerre hybride
26:18il faut être capable
26:20de répondre
26:21à quantité de problématiques
26:22et en même temps
26:23aujourd'hui.
26:24donc il y a une véritable
26:25révolution
26:26à faire
26:27parce que
26:28je ne dis pas ça
26:29pour tourner le dos
26:33aux militaires
26:33bien au contraire
26:34parce que
26:35la première population
26:36qui est la plus
26:38réceptive
26:38au bon combat
26:39sont eux
26:40donc il y a
26:41vraiment
26:42urgence
26:43et je n'ai pas
26:44une baguette magique
26:45pour trouver la solution
26:46comme ça
26:46mais je sais
26:48que du côté de l'armée
26:49il y a des personnes
26:50qui ont compris ça
26:51qui commencent à
26:52établir des passerelles
26:53etc.
26:55et tant mieux
26:55mais il faut aller plus vite
26:56il faut aller plus vite
26:58et surtout
26:58tu parlais de guerre hybride
27:00il faut expliquer
27:01qu'aujourd'hui
27:03un militaire
27:05il va combattre
27:05avec des armes
27:06mais il va aussi
27:08prendre en compte
27:09d'autres formes de combat
27:11et il va falloir
27:12croiser tout ça
27:13et là on revient
27:14notamment
27:14sur le renseignement
27:15que tu as bien
27:16connu
27:17il est temps aussi
27:19je pense
27:21ça c'est un avis personnel
27:22mais de rentrer
27:24la dimension combat
27:25dans le monde
27:25du renseignement
27:26c'est-à-dire
27:26on ne va pas
27:27simplement
27:28chercher de l'information
27:29pour alerter
27:31l'autorité politique
27:32on combat
27:33des adversaires
27:35et combattre
27:36des adversaires
27:37par le biais
27:38du renseignement
27:39économique
27:39mais pas seulement
27:40qu'est-ce que ça veut dire
27:42donc
27:42tout à fait
27:43je te laisse parler
27:45parce que c'est ton domaine
27:46je pense à ton point de vue
27:47parce que
27:48dans le renseignement
27:49comme ailleurs
27:50actuellement
27:52quelles que soient
27:53les modifications
27:54les évolutions
27:54que nous avons
27:55et comme dans l'armée
27:56on a une guerre de retard
27:58si on parlait purement militaire
28:01je te dirais
28:01que la guerre en Ukraine
28:02la première révélation
28:03de la guerre en Ukraine
28:04c'est qu'on ne fait plus
28:05la guerre comme avant
28:06moi je me souviens
28:08quand j'ai commencé
28:08on nous disait
28:09les chars russes
28:10vont dévaler
28:12dans la trouée
28:12de Fulda
28:13pour aller en Allemagne
28:15pour aller vers la France
28:16on se croyait encore
28:17en 40 avec Guderian
28:18on avait déjà
28:19une guerre de retard
28:19mais aujourd'hui
28:21quand on voit
28:22ce qui se passe
28:22en Ukraine
28:23on te dit
28:23avec les défenses
28:25qui ont été faites
28:26anti-chars
28:26les types
28:27ils passent
28:27avec des motos
28:28avec des motos
28:30à deux par moto
28:31ils passent
28:32et ils attaquent en face
28:33et puis ça part
28:34et ils sont poursuivis
28:35par des drones
28:36qui les abattent
28:37avec des grenades
28:37qu'on leur tire
28:38depuis des drones
28:39et c'est plus
28:40la guerre de fantassins
28:42qu'on a connue
28:42c'est plus la guerre
28:43des blindés
28:44qu'on a connue
28:44donc tout est changé
28:46et dans tous les domaines
28:47c'est pareil
28:48tu as tout à fait raison
28:49dans le renseignement
28:50on est encore en train
28:51de jouer sur
28:52la réflexion
28:53avec
28:54sur des zones
28:55on optimise
28:56les zones géographiques
28:57mais c'est pas le problème
28:59non
29:00il faut aller plus loin
29:02bien sûr
29:03on est passé à autre chose
29:04et ce qui est terrible
29:06c'est que dans tous les domaines
29:07c'est pareil
29:07alors nous chefs
29:08dans nos grands chefs
29:09d'entreprise
29:09on le voit bien
29:10la plupart d'entre eux
29:11ils sont dépassés
29:12parce qu'ils sont convaincus
29:13d'avoir raison
29:15en appliquant des méthodes
29:16qui ont fait leur preuve
29:17mais qui ne marchent plus
29:18parce qu'aujourd'hui
29:20les choses ont changé
29:21tu sais
29:22en allant
29:23alors on remonte
29:23beaucoup plus loin
29:24comme tu faisais un peu
29:25tout à l'heure
29:26sur l'histoire de l'Amérique
29:27mais
29:27le changement majeur
29:30que nous vivons aujourd'hui
29:31qui est formidable
29:32on en parle souvent
29:33dans notre émission
29:34le fait que
29:35les occidentaux
29:36sont en train
29:37de perdre pied
29:38par rapport aux autres
29:39on a dominé le monde
29:40pendant 500 ans
29:41on a imposé nos valeurs
29:42on a imposé nos idées
29:44on a imposé nos méthodes
29:45et puis maintenant
29:47il y a d'autres pays
29:48qui émergent
29:49ils sont de plus en plus
29:49importants
29:50de plus en plus
29:51ensemble
29:52avec une forme
29:53totalement différente
29:54de relation
29:55que la nôtre
29:55et ils sont en train
29:56de gagner
29:57au lieu de dire
29:59de rester sur des positions
30:01défensives
30:02il serait peut-être
30:03temps de se dire
30:04et si on regardait
30:05ce qu'ils font
30:06pour essayer de comprendre
30:06alors ça
30:08c'est un point essentiel
30:09moi je partage
30:11c'est pas pour rien
30:12que j'ai
30:12j'ai porté
30:13d'un certain adjudant
30:15de la guerre
30:15de la Chine
30:16qui récupérait
30:18le savoir vietnam
30:18pour l'appliquer
30:19et le combat
30:20de Vandenberg
30:21c'est le personnage
30:23mythique
30:24qui
30:25il y a déjà
30:26longtemps
30:26était dans cet esprit
30:28mais combien
30:29l'ont-ils imité
30:30c'est tout le problème
30:32et là
30:33je crois que
30:34la révolution
30:35du renseignement
30:36dont tu parles
30:37c'est qu'il va falloir
30:38un jour
30:38que des chefs
30:39dans ce monde là
30:40appliquent
30:42la notion de combat
30:44dans l'enseignement
30:45et ça
30:45ça veut dire quoi
30:46ça veut dire que
30:47parce qu'il y a aussi
30:49la formation
30:50il y a le concours
30:51de recrutement
30:52quand il existe
30:53mais
30:54c'est pas pour dire
30:55à des gens
30:55vous allez derrière
30:56forcément
30:57être un écran
30:57d'ordinateur
30:58pour faire
31:00des belles fiches
31:00de synthèse
31:01pour alerter
31:02l'autorité politique
31:03mesdames
31:04messieurs
31:04vous allez devoir
31:05prendre des risques
31:07le but n'est pas
31:08d'avoir une super prime
31:09quand en fin de parcours
31:10de carrière
31:11vous serez au sommet
31:11des hiérarchies
31:12et de tout faire
31:13pour ne pas risquer
31:14de la perdre
31:15vous allez devoir
31:17servir de votre pays
31:18et vous allez peut-être
31:19perdre la vie
31:20en tant qu'agent
31:21de renseignement
31:22pour servir
31:23votre pays
31:24et l'élite
31:25du renseignement
31:26français
31:26elle est là
31:28c'est ceux
31:28qui sont prêts
31:29à perdre
31:30leur vie
31:31pour servir
31:32la France
31:33dans un combat
31:34pour le renseignement
31:35c'est pas ceux
31:36qui sont prêts
31:37à faire carrière
31:38pour avoir
31:39une très bonne prime
31:40en fin
31:40de carrière
31:41en évitant
31:42tous les obstacles
31:43possibles
31:44qui les empêcheront
31:45d'atteindre ce niveau
31:46pour moi
31:47elle est là
31:48la révolution
31:48tu as fait dans ton sens
31:50parce que
31:51ce que tu viens de dire
31:53dans le domaine
31:54du renseignement
31:55c'est valable
31:55dans la quantité
31:56de domaines
31:56les chefs d'entreprise
31:58c'est pareil
31:59les entreprises
31:59c'est la même chose
32:00tous les domaines
32:01d'activité
32:01c'est la même chose
32:02il faut rebattre les cartes
32:04il faut repenser
32:05on est dans un autre monde
32:06il faut repenser
32:07et il faut oublier
32:09le principe de précaution
32:10qui fait qu'on ne bouge pas
32:11parce qu'il y a un risque
32:12il faut bien comprendre
32:14que le monde du futur
32:15le risque
32:16est une composante essentielle
32:18les jeunes le savent
32:19parce que
32:20les jeunes eux le savent
32:21dans leur aspect tactile
32:22oui les jeunes le savent
32:23mais même
32:23s'ils le savent
32:24on ne leur dit pas
32:26officiellement
32:26on ne leur donne pas
32:27les clés
32:27on ne leur dit pas
32:28et on reste avec
32:28notre principe de précaution
32:30qui est la caractère
32:31on est les seuls au monde
32:32à avoir voté un truc pareil
32:33ça c'est un vrai semblable
32:35puisque c'est la mort
32:37du développement
32:38c'est la mort de la croissance
32:39parce que s'il n'y a pas
32:40de risque
32:41il n'y a pas de développement
32:42il n'y a pas de croissance
32:43alors c'est l'état d'esprit
32:44un peu français
32:45parce que dans l'univers
32:46anglo-saxon
32:47eux ils ont cet état d'esprit
32:49les américains
32:50on est en plein dedans
32:51mais bien sûr
32:52Churchill
32:52quand la seconde guerre mondiale
32:55il y avait tout
32:55il y avait fortitude
32:56il y avait la dimension économique
32:58le pétrole
32:59tout à fait
32:59il avait une vision globale
33:02du problème
33:02absolument
33:03mondial
33:04entre autres
33:05et nous
33:05on n'a pas cette
33:07cette aspérité
33:08non parce que
33:09je crois qu'on s'est
33:11beaucoup coupé les ailes
33:12dans la période
33:1450, 60, 70
33:15et arriver aux années 80
33:18il n'y avait plus beaucoup
33:19de plumes pour voler
33:21et il faut qu'on retrouve ça
33:23alors là c'est une question
33:25qui est difficile
33:26c'est à dire
33:27ok les jeunes ont conscience
33:29qu'ils vont vers un monde
33:30très compliqué
33:31mais les amener
33:33à rentrer dans une posture
33:34de combat
33:35au moins sur le plan psychologique
33:37comment faire ?
33:38là le défi
33:40il est énorme
33:41parce qu'il faut
33:42trouver les individus
33:44qui
33:44fassent passer ce message
33:47sans qu'ils passent
33:49pour des fous
33:51ou pour des gens
33:52qu'on ne veut surtout pas entendre
33:54parce qu'on n'a pas envie
33:55d'entendre ce discours
33:56et il y a là un défi
33:58à la fois politique
34:00économique
34:01au niveau des leaders
34:02chefs d'entreprise
34:03et aussi sociétal
34:06où là on est à la croisée des chemins
34:08l'avenir de la France
34:09va se jouer
34:10je pense
34:11sur comment nous
34:13réapproprier
34:15une vision claire du combat
34:17qui ne soit pas fanatique
34:19qui soit
34:20résolument sage
34:23mais qui n'écarte pas
34:25les risques
34:26le courage
34:27et ce qu'on doit faire
34:30c'est à dire
34:30il n'y a pas que la promotion
34:32dans la carrière
34:34il y a aussi
34:35servir un pays
34:36et comme vous venez de le dire
34:38aux Etats-Unis
34:39c'est clair
34:40en Chine
34:41c'est clair
34:42en Russie
34:42c'est clair
34:43et on pourrait faire la liste
34:45ah oui mais tous les pays
34:46les grands pays en développement
34:47ou qui ils développent
34:48sont des pays dans lesquels
34:50le pays compte
34:52ce que disent toujours
34:53les patrons américains
34:54les grands patrons américains
34:56y compris les GAFA
34:57et autres
34:57ils le disent tous
34:58ils disent
34:59right or wrong
35:01it's my country
35:02qu'il ait raison
35:03ou qu'il ait tort
35:04c'est mon pays
35:05c'est très clair
35:07ils sont profondément patriotes
35:09alors que nous
35:10oh là là
35:11quelle horreur
35:12parler d'un autre pays
35:13c'est là
35:14il ne faut surtout pas
35:15ah bah non
35:16mais non justement
35:17il y a des
35:17parce que ça véhicule
35:19des valeurs
35:20c'est un état d'esprit
35:21des objectifs
35:22on vient toujours
35:23à la même chose
35:24alors il y a des sujets
35:26qui nous mettent ça
35:27sous les yeux aujourd'hui
35:28il y en a un
35:29ça va être le sujet test
35:31parce que peut-être
35:32qu'il faut un bouchon
35:33à l'humeur
35:33comme on dit
35:34dans ton monde
35:35la guerre
35:36contre le narcotrafic
35:37oui
35:38ça peut être
35:39un formidable moyen
35:40de se réagir
35:41l'état français
35:42ne peut pas
35:44perdre cette guerre
35:45exactement
35:46et ça va pas être
35:48simplement
35:48un jeu
35:50pacifique
35:51quand des grands
35:52avocats
35:53perdent leur âme
35:56en se faisant
35:59payer par des
35:59narcotrafiquants
36:00très chers
36:02très chers
36:03et qu'ils leur
36:04conseillent
36:05éventuellement
36:06de protester
36:08par rapport
36:08à leurs conditions
36:09de détention
36:10c'est aberrant
36:11là on a franchi
36:12ces grands avocats
36:14français
36:15ont franchi
36:16une ligne rouge
36:18ils ont décidé
36:19dans quel camp
36:20ils étaient
36:20mais c'est pas
36:22le camp de la France
36:23c'est pas le camp
36:24de la protection
36:24de la population française
36:26c'est le camp
36:27du mal
36:27c'est le camp
36:29de l'économie criminelle
36:30c'est le camp
36:31de l'affaiblissement
36:32et de la fragilisation
36:33des territoires
36:34et là
36:35ni le conseil
36:37constitutionnel
36:38ni la commission
36:40des droits de l'homme
36:41ou la cour européenne
36:42des droits de l'homme
36:43n'auront
36:45à un moment donné
36:46la force
36:47de parole
36:48pour expliquer
36:49au peuple français
36:50qu'on ne peut pas
36:51lutter
36:52contre ça
36:53là
36:54je le répète
36:56l'état français
36:57doit vaincre
36:58le narcotrafic
37:00sur territoire français
37:01et c'est une guerre
37:04et ça pour moi
37:05c'est l'expérience
37:06test
37:07si l'état français
37:08se couche
37:09devant les grands avocats
37:11qui défendent
37:13ces narcotrafiquants
37:14la conséquence
37:15va être
37:16réellement
37:17catastrophique
37:18alors je vais
37:20tout à fait dans ton sens
37:21en ajoutant
37:22si tu me permets
37:23que
37:23les grands avocats
37:25effectivement
37:26il y a cette dérive
37:27qui est scandaleuse
37:28il faut bien le dire
37:29mais il y a une autre cible
37:32qui est malheureusement
37:33jusqu'à maintenant
37:33de quoi on ne l'a pas vu
37:34beaucoup
37:35visée par l'état
37:37ce sont les grands financiers
37:39du narcotrafic
37:40parce qu'ils sont
37:41très haut placés
37:42dans la société française
37:43et que j'attends
37:44personnellement
37:45avec impatience
37:45qu'on ait quelques-uns
37:46qui tombent
37:47tu te souviens
37:48de ce que disait
37:49l'amiral Lacoste
37:50feu l'amiral Lacoste
37:51feu l'amiral Lacoste
37:52fin des années 90
37:53exactement
37:53vous présentez déjà ça
37:55c'est pas d'aujourd'hui
37:57on en parlait déjà
37:58il y a 30 ans
37:58mais oui
37:59et ça s'est dégradé
38:01depuis
38:01dans tous les sens
38:02c'est l'autre version
38:03il y a une permissivité
38:04aujourd'hui
38:05qui fait que
38:06ah ben non
38:06on ne peut pas condamner
38:07ça ou ça
38:08et non
38:08comme tu l'as dit
38:10on est en guerre
38:11en guerre
38:11c'est pas une question
38:12de dire le bien
38:13ou le mal
38:14c'est il y a nous
38:16et l'ennemi
38:16c'est pas du tout
38:17la même chose
38:18mais on peut prendre
38:19comme exemple
38:20encore une fois
38:21le président Trump
38:22qui a mis
38:23la Navy
38:24au large
38:26du Venezuela
38:26et qui a déjà
38:27tapé
38:28les bateaux
38:29des narcotrafiquants
38:30ah oui exactement
38:30oui pas simplement
38:31pour arrêter le moteur
38:33oui mais oui
38:34parce qu'on est en guerre
38:36mais quand on est en guerre
38:38quand on est en guerre
38:39on emploie des moyens de guerre
38:41bien sûr
38:41bien sûr
38:42effectivement quand je vois
38:44quand on dit
38:45alors comment
38:46il y a onze narcotrafiquants
38:48qui ont été tués
38:49parce qu'ils ont tiré
38:50sur un bateau
38:50les américains ont tiré
38:51sur un bateau
38:52en temps de guerre
38:53si vous tirez sur un char ennemi
38:54vous ne vous préoccupez pas
38:56de savoir si à l'intérieur
38:57il y a deux ou trois malheureux
38:58qui vont lui laisser la peau
38:58le problème il ne peut pas là
39:00on est en guerre
39:00et bien là c'est la même chose
39:02je suis tout à fait d'accord avec toi
39:04mais seulement il faut pour ça
39:06il faut du courage
39:07il faut de la volonté
39:08et puis il faut
39:09il faut dire les choses en face
39:11il faut expliquer
39:12que c'est très grave
39:12oui ce qu'on ne fait pas encore
39:14et il faut cesser de
39:15et il faut arrêter
39:17de faire cette manie
39:19que nous avons dans nos pays
39:20c'est à dire
39:21de s'intéresser
39:22qu'aux petits petits problèmes minuscules
39:24le petit dealer du quartier
39:26qui va vendre trois petites doses
39:28bon c'est pas bien
39:30mais c'est pas lui la clé
39:31même s'il faut le punir aussi
39:33il faut l'arrêter
39:34il faut arrêter la consommation
39:35il y a la consommation de drogue
39:37il faut l'arrêter
39:38les gens qui la vendent
39:40il faut les poursuivre
39:42mais il faut poursuivre aussi
39:44ceux qui la fournissent
39:44il faut poursuivre ceux qui la financent
39:46il faut poursuivre tout
39:47et là il faut y aller de bon cœur
39:48parce que
39:49on a des moyens
39:50des pressions en face de nous
39:52considérables
39:52il n'y a pas que les avocats
39:54qui dérivent
39:54oui oui bien sûr
39:55on sait très bien
39:57que dans tous les domaines
39:58il y a
39:58la corruption est aussi
40:00un des moyens majeurs
40:01des criminels
40:02et la corruption elle existe
40:04il faut arrêter de croire
40:06que la corruption
40:06il n'y a qu'en Ukraine
40:08ou ailleurs
40:08non non
40:09elle est là
40:10la France elle n'est pas blanche
40:11loin de là
40:12écoute c'est passionnant tout ça
40:13on pourrait d'ailleurs en parler
40:14pendant des heures
40:15avec toi
40:16ce qui est bien
40:17c'est parce que
40:17toi tu fais partie de ceux
40:19qui ont une histoire
40:20de tout ça
40:21parce que tu travailles là dessus
40:22depuis longtemps
40:22et moi je pense que cette émission
40:25j'espère
40:26cette émission
40:26fera réfléchir
40:28parce que c'est bien le but
40:29fera réfléchir
40:30nos auditeurs
40:31sur des problèmes majeurs
40:34de la société moderne
40:35et qu'il faut commencer
40:36à prendre en compte
40:37on est toujours en train
40:39de se plaindre
40:39on est défaitiste
40:40on dit ah tout va mal
40:42on va couler
40:42non c'est pas vrai
40:43ce qu'on disait tout à l'heure
40:45quand De Gaulle a pris le pouvoir
40:47en 58
40:47la France était en catastrophe
40:49à tout point de vue
40:50c'était pire encore
40:51qu'aujourd'hui
40:52et bien
40:53en un an et demi
40:54il l'avait redressé
40:55donc c'est pas uniquement
40:56une question d'économie
40:56il faut arrêter de croire
40:57qu'il n'y a que l'économie
40:58il n'y a pas que l'économie
41:00il y a des valeurs
41:00il y a de volonté
41:02de courage et autres
41:03mais il y a aussi
41:04des objectifs fermes
41:05qu'il faut fixer
41:06dans tous les domaines
41:07et sur lesquels il faut aller
41:08l'économie est un élément essentiel
41:10ce que tu le disais
41:11mais en réalité
41:12il faut jouer
41:13sur tous les éléments
41:14qui constituent la puissance
41:16on revient à ce que tu disais
41:18et c'est là-dessus
41:20et je te remercie
41:20parce que tu mènes un combat
41:21formidable
41:23depuis fort longtemps
41:24et je me réjouis pour dire
41:27par la fin
41:27que ton centre de recherche
41:29il faut espérer
41:31qu'avec tes encouragements
41:34et toute ta direction
41:35il va pouvoir justement
41:37commencer à mettre en place
41:39ou commencer à recommander
41:40par exemple
41:40un certain nombre d'indicateurs
41:42qui permettront de voir
41:44l'évolution nécessaire
41:45parce que pour que
41:46les français croient en quelque chose
41:48c'est-à-dire comme tout être humain
41:50il faut qu'on leur montre
41:52l'évolution
41:53et une évolution positive
41:54pour que ça leur donne confiance
41:56et leur dire
41:56bah oui
41:56on avance
41:57et il faut y aller
41:58Pour revenir à l'EGE
42:01je voulais vous remercier
42:02parce que nous avons
42:03grâce à vous
42:03grâce à vos élèves
42:05grâce à votre encadrement
42:07on a fait sur Openbox TV
42:09un certain nombre
42:10d'émissions très intéressantes
42:11une sur le nucléaire
42:15et l'influence
42:17la guerre
42:18que nous ont mené
42:19les allemands
42:20et continuent
42:20pour détruire
42:22le nucléaire français
42:23et j'invite nos auditeurs
42:25à retourner
42:27sur cette émission
42:28elle est passionnante
42:29on a fait une émission
42:31aussi grâce à votre école
42:32sur les industries françaises
42:35les fleurons françaises
42:36les PME françaises
42:38qui finalement
42:38étaient rachetées
42:40par des groupes
42:41a priori
42:42européens
42:43mais finalement
42:43derrière
42:44il y a des multinationales
42:46financières
42:47américaines
42:49ou chinoises
42:50ou autres
42:50nos industries
42:51nos PME
42:52se font piller
42:52que des sujets
42:53vraiment passionnants
42:55où on découvrait
42:55l'envers du décor
42:56et merci pour tout
42:59c'est moi qui vous remercie
43:00j'avais une petite dernière question
43:01le GE c'est donc depuis plus de 25 ans
43:03oui ça fait 29e année
43:06on va fêter bientôt les 30 ans
43:08et c'est combien d'élèves par an ?
43:12à peu près 400
43:13400
43:13et qui ensuite
43:15trouve du boulot
43:17oui alors ça c'est
43:19l'angoisse
43:19le but c'est qu'ils aient du travail
43:22non non
43:23c'est Charles Palavant
43:24qui gère tout l'aspect formation
43:27de cette école
43:28veille au grain
43:30pour que ça soit le cas
43:32c'est un combat permanent
43:33aussi bien du stage
43:35jusqu'au travail
43:35en sortie d'école
43:36le GE a un réseau
43:39d'anciens élèves
43:40qui est un des plus performants
43:42de France
43:42ils s'entraident entre eux
43:43pour se placer partout
43:44alors ça c'est
43:46et ça aussi ça fait partie
43:47de l'apprendre
43:48la notion de collectif
43:49on est dans un pays
43:51qui est individualisme
43:52forcené
43:53et il faut qu'on comprenne
43:55que dans le monde moderne
43:56avec l'environnement
43:57que nous avons
43:58on ne peut gagner
43:59que par le collectif
44:00tous ensemble
44:01on est plus fort
44:02que tout seul
44:03c'est une très belle conclusion
44:05et bien écoutez
44:07voilà
44:07nous avons fait
44:08un tour d'horizon
44:09sur la situation
44:12de la France
44:13et dans le cadre
44:14d'une guerre économique
44:16de plus en plus dure
44:17en ce moment
44:18avec d'un côté
44:19le président Trump
44:20mais les russes
44:21les chinois
44:21ne sont pas en reste
44:22je crois
44:22et je vous dis
44:24à bientôt
44:24pour une prochaine émission
44:25sur Openbox TV
44:27tous les vendredis
44:28à 17h
44:29sur Youtube
44:30merci et à bientôt
44:31au revoir
44:35Sous-titrage Société Radio-Canada
44:39Sous-titrage Société Radio-Canada
44:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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