- il y a 19 heures
A la une de cette édition, Emmanuel Macron vient jouer les boucliers humains à Kiev, durement frappée ces dernières semaines.
La gauche divisée mais Mélenchon tire son épingle du jeu. Alors que Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature dimanche soir, la dynamique demeure résolument Insoumise.
Et enfin, la France de Macron toujours plus pauvre. Le PIB du pays, longtemps supérieur à la moyenne continentale, est passé en dessous au crépuscule du premier mandat du Mozart de la finance.
La gauche divisée mais Mélenchon tire son épingle du jeu. Alors que Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature dimanche soir, la dynamique demeure résolument Insoumise.
Et enfin, la France de Macron toujours plus pauvre. Le PIB du pays, longtemps supérieur à la moyenne continentale, est passé en dessous au crépuscule du premier mandat du Mozart de la finance.
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00:34Et pour démarrer ce soir, Emmanuel Macron vient jouer les boucliers humains à Kiev, durement frappé ces dernières semaines.
00:42La gauche divisée, mais Mélenchon tire son épingle du jeu.
00:45Alors que Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature dimanche soir, la dynamique demeure résolument insoumise.
00:52Et enfin, la France de Macron, toujours plus pauvre.
00:55Le PIB du pays, longtemps supérieur à la moyenne continentale, est passé en dessous au crépuscule du premier mandat du
01:01Mozart de la finance.
01:07Emmanuel Macron et ses compères volent au secours de Volodymyr Zelensky.
01:11En effet, leur visite à Kiev permet d'obtenir une trêve des frappes sur la capitale ukrainienne, durement touchée ces
01:16dernières semaines.
01:17Nicolas de Lamberterie.
01:19Deux jours de fête nationale en Ukraine pour laisser la capitale respirer après un été bien difficile.
01:26La journée du drapeau national du 23 août, suivie par le jour de l'indépendance du 24 août,
01:33ont permis à Volodymyr Zelensky d'inviter toute une série de chefs d'État et de gouvernements étrangers.
01:39Et comme depuis le début de la guerre à grande échelle, les belligérants s'abstiennent de se frapper mutuellement
01:45lorsque des délégations étrangères sont à Kiev ou à Moscou, ce qui offre dans le cas présent 48 heures de
01:52répit pour la capitale ukrainienne.
01:54Contesté par une partie des siens en politique intérieure, affaibli par des scandales touchant ses proches collaborateurs
02:01et mis en difficulté par les progrès tactiques de la défense russe,
02:05Volodymyr Zelensky a donc vécu un été 2026 bien difficile, après un printemps 2026 qui avait laissé naître quelques espoirs
02:13du côté ukrainien.
02:14En effet, au printemps, bien aidés par leurs alliés occidentaux qui fournissent entre autres le guidage,
02:19les Ukrainiens avaient réussi à frapper des secteurs stratégiques de l'économie russe, en particulier les raffineries,
02:26mettant la Russie en difficulté dans son approvisionnement en carburant raffiné.
02:30Mais entre-temps, il semblerait que les Russes soient parvenus, en copiant certaines méthodes ukrainiennes, à trouver la parade.
02:37Selon Romain Bessonnet, la difficulté de la défense anti-aérienne russe
02:40et qu'elle a été initialement conçue pour arrêter des missiles balistiques
02:44et qu'elle rencontrait plus de difficultés face à de simples drones avec des moteurs à hélice.
02:50La Russie a pris des mesures qui ressemblent beaucoup à celles qu'avait prise l'Ukraine contre les Shahed,
02:56c'est-à-dire la constitution de groupes mobiles territoriaux de lutte anti-drone,
03:01qui sont recrutés sur la base du volontariat dans le cadre de la défense territoriale russe sous l'égide de
03:08la garde nationale.
03:09Ça ressemble beaucoup à ce qu'ont fait les Ukrainiens chez eux.
03:12Aussi, on a une tactique de concentration de drones anti-drone au niveau de la frontière avec l'Ukraine
03:21pour abattre le plus tôt possible les drones ukrainiens.
03:24Et enfin, on a une troisième chose, c'est que ce qui distingue la Russie de l'Ukraine,
03:29c'est que les attaques de missiles balistiques sont complètement inefficaces.
03:33Les fameux missiles flamingos qui devaient être donc des game changers,
03:38c'est-à-dire qui devaient changer la donne dans les frappes en profondeur sur le territoire russe,
03:42se sont révélés être un fiasco total, étant donné que 100% des missiles lancés par les Ukrainiens,
03:48de l'aveu même des experts militaires ukrainiens, dont Konstantin Machaviec,
03:52un expert militaire très connu en Ukraine, ont avoué que 100% des missiles flamingos
03:57envoyés par l'Ukraine sont abattus par les Russes.
04:00En fait, la défense anti-érienne russe n'était pas très adaptée aux drones,
04:03parce que le coût du déploiement de la défense anti-érienne russe
04:08contre des drones qui valent quelques millilitres d'euros était très très défavorable,
04:12alors que la défense anti-érienne russe allait tailler pour stopper des missiles balistiques.
04:18Elle a été même conçue pour ça.
04:19C'est donc dans une ambiance délicate que l'Ukraine célèbre sa journée de l'indépendance ce 24 août.
04:25La présence massive de chefs d'État et de gouvernements étrangers alliés,
04:29dans le cadre de la coalition des volontaires portée par Emmanuel Macron,
04:33devrait toutefois donner un peu de répit à Zelensky.
04:36Outre les transferts de technologies promis par les Anglais
04:39et d'outils de défense anti-aérien promis par la France,
04:42l'Ukraine a surtout besoin de toujours plus de financements.
04:45Pour le moment, les Européens semblent en capacité de continuer à financer Kiev.
04:51Vladimir Zelensky a aussi annoncé que le budget des forces armées ukrainiennes
04:57accusait un déficit de 27 milliards de dollars.
05:00Il a déclaré qu'il était en train de travailler avec les Français et les Allemands
05:05pour résoudre cette équation financière.
05:08Donc on peut être sûr que le contribuable français va être appelé à mettre la main à la poche.
05:14Et la Commission européenne a annoncé aujourd'hui une première bonne nouvelle sur ce front-là,
05:20étant donné que, dans le cadre de la préfète de l'indépendance,
05:24Ursula von der Leyen a annoncé le déblocage d'un peu plus de 6 milliards d'euros
05:29de financements européens au profit de la défense ukrainienne.
05:34De son côté, Vladimir Poutine a annoncé sa volonté de frapper davantage encore les secteurs économiques sensibles de l'Ukraine,
05:41en représailles aux frappes qui ont durement touché l'économie russe.
05:44En clair, la progression militaire sur le terrain étant encore et toujours extrêmement lente et difficile
05:51du fait de la généralisation des drones FPV kamikaze,
05:54c'est bien sur le terrain économique que Russie et Ukraine comptent se faire tomber mutuellement.
06:00Et à moins d'une escalade majeure, il reste bien difficile de savoir qui, quand et dans quel état
06:08ressortira vraiment un vainqueur de cet interminable conflit.
06:16La guerre des gauches s'intensifie avec des sondages flatteurs pour Mélenchon
06:20et l'annonce de la candidature Glucksmann-Tour d'horizon.
06:23Je suis candidat à l'élection présidentielle.
06:26Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère,
06:28surtout pas dans le moment qu'on est en train de traverser.
06:30Je ne sors pas, moi, du moule politique classique.
06:33Je n'étais pas attaché parlementaire à 20 ans au cadre d'un parti politique.
06:36J'étais aux côtés des rescapés du génocide au Rwanda
06:39ou des résistants à l'impérialisme russe en Georgie puis en Ukraine.
06:42Si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France.
06:45Parce que, vous savez, on a tous une boule dans le ventre
06:47quand on regarde ce qui est en train de devenir notre nation.
06:50Il n'y a d'autre solution que la victoire électorale
06:54et le changement radical de politique.
07:01Mais je ne suis pas un homme providentiel et je n'y ai jamais prétendu.
07:06C'est la part de responsabilité de chacun.
07:09Deux salles, deux ambiances.
07:10Dimanche, à Paris, sur le plateau de 20h de TF1,
07:13Raphaël Glucksmann annonçait péniblement sa candidature
07:17quand, quelques heures plus tôt, à Châteauneuf-sur-Isère,
07:20près de Valence, dans la Drôme,
07:21Jean-Luc Mélenchon était en démonstration de force
07:24devant plus de 8000 personnes venues l'écouter
07:26à ses Amphi, équivalents des universités d'été de la France insoumise.
07:31La guerre des gauches est donc là.
07:32D'un côté, un tribun, à la gauche de la gauche,
07:35obsédé du métissage et des régularisations,
07:37et favorable à un programme économique de rupture,
07:40allant de l'annulation de la dette
07:41à l'explosion des impôts pour ceux qui sont longs
07:43ses critères gagnent trop.
07:45De l'autre, un fils d'œuf, synthèse de l'homme de main
07:48de la gauche américaine qui séduit volontiers
07:50une partie du camp socialiste.
07:52Le duel n'est cependant pas arrêté.
07:55En effet, Glucksmann s'inscrit dans une démarche de primaire à gauche
07:58prévue en octobre avec Philippe Brun, Jérôme Gage,
08:01Ségolène Royal et éventuellement Olivier Faure.
08:04Pas de grosses pointures donc, mais le député européen
08:06part avec plusieurs désavantages.
08:08Mauvais orateur, il est également très médiocre en débat.
08:11Il ne dispose par ailleurs pas d'appareil de parti.
08:14Et, tapis dans l'ombre, l'ancien président François Hollande
08:17mise sur sa chute pour tenter un improbable retour.
08:21Le candidat à la candidature a pu compter néanmoins
08:24sur le ralliement d'un ancien ténor écologiste, Yannick Jadot.
08:28Donc moi, je souhaite que Monique Barbu laisse l'écologie
08:31aux écologistes ou à Raphaël Glucksmann
08:34qui veut en faire un point central.
08:37Le mieux placé, mais à 10% quand Jean-Luc Mélenchon
08:40se hisse pour la première fois ou presque au second tour
08:43d'une enquête d'opinion Harris Interactive.
08:45Toluna pour MCCRTL, publié ce lundi avec 16% des voix,
08:506 points de plus.
08:50Côté soutien, Glucksmann peut aussi compter
08:53sur la présidente de la région Occitanie, Carole Delgale,
08:56l'ancien ministre Laurence Rossignol
08:58ou le maire de Montpellier, Mickaël Delafosse.
09:01Mélenchon, lui, n'a pas encore attiré à lui
09:03de soutien notable à gauche, où l'on préfère
09:06la position attentiste et où l'on craint son aspect sulfureux.
09:10Finalement, seul le député communiste Stéphane Peu
09:13et le député écologiste Sandrine Rousseau
09:15assument d'être favorables à ce mal blanc
09:17de plus de 50 ans.
09:19Moi, je fais un travail au sein de mon parti
09:21pour faire en sorte qu'il y ait un vote
09:22et que ce vote, ensuite, aboutisse à une alliance
09:26et à des discussions avec la France insoumise.
09:29Le choix des écologistes de suivre Mélenchon
09:32ou un autre pèsera un peu.
09:34Marine Tondelier et sa pré-campagne catastrophique
09:36devraient bientôt jeter l'éponge
09:38et il devrait y avoir un vote interne
09:41pour définir la suite à donner
09:42à cette petite affaire électorale.
09:44Côté communiste, Roussel peinera à exister seul
09:47et il sera également intéressant de voir
09:49comment le PCF se positionnera,
09:51lui qui est accusé par LFI d'avoir empêché
09:53Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour en 2022,
09:57ce qui se tient mathématiquement.
09:59Glucksmann, s'il est élu, promet de rompre définitivement
10:02avec la France insoumise, dont une large partie de la gauche
10:05doit sa survie ces dernières années,
10:07une première fois à travers la NUP
10:08et une seconde à travers le nouveau Front populaire.
10:12La stratégie LFI est, elle, très claire.
10:15Le parti est entièrement au service de la candidature de Mélenchon
10:18qui ne participera pas à une primaire à gauche.
10:20Entre vieille lune de la gauche de la gauche
10:22et invocation d'icônes avec notamment des drones
10:25dessinant Robespierre, Louise Michel et Sankara dans le ciel,
10:28Mélenchon entend élargir son assise électorale.
10:31La très grande majorité de son équipe
10:33et de ses soutiens visibles sont blancs,
10:36mais c'est bien du côté du vote créolisé,
10:38comme il dit, qu'il entend chercher les voies suffisantes
10:41pour accéder au second tour et même à l'Elysée.
10:44Et la paratchique, qui a passé plus d'un tiers de siècle
10:46comme parlementaire, a des raisons de s'enthousiasmer.
10:49LFI dispose de militants actifs, de parlementaires
10:52et d'une organisation rodée
10:53qui a le mérite de soutenir les siens sans faille,
10:57là où les autres partis baissent généralement la garde
10:59face aux injonctions venues de la presse
11:01et de la gauche et de l'extrême gauche.
11:03LFI se nourrit des polémiques avec ses propositions économiques
11:06chocs, ses récentes attaques contre les préfets,
11:08mais aussi la question palestinienne.
11:10Une attitude agressive qui a porté ses fruits,
11:13mais qui risque aussi de dresser face à Mélenchon
11:16des adversaires puissants qui pourraient être tentés
11:19d'utiliser la diabolisation par tous les moyens.
11:21LFI pourrait ainsi connaître dans les mois à venir
11:24son affaire carpentra, l'arroseur arrosé.
11:27Face à LFI, la voix qu'emprunte Glucksmann est étroite.
11:30Il entend séduire un électorat modéré,
11:32mais semble ainsi condamné à courtiser un électorat
11:35qui pourrait être plutôt tenté de se diriger vers Gabriel Attal.
11:38Autant dire que la réserve de voix n'est pas massive
11:41et même réduite à peau de chagrin,
11:43si l'on est contraint de la partager.
11:45D'un côté, une force structurée, bruyante et en progression.
11:48De l'autre, une candidature sociale démocrate
11:50qui cherche encore ses marques.
11:52Pour l'heure, le rapport de force penche très nettement
11:54du côté de LFI,
11:55mais il reste tout de même huit mois
11:57pour faire bouger les lignes.
12:03Et à propos de l'élection présidentielle,
12:05un sujet devrait retenir l'attention des candidats.
12:08Le déclassement de la France
12:10entre fermeture d'entreprises,
12:11infrastructures en perte de vitesse
12:13et explosion de la dette.
12:14Le déclin du pays est de plus en plus visible.
12:17État des lieux avec Renaud de Bourleuf.
12:19Des soignants qui installent des couvertures de survie
12:21aux fenêtres des hôpitaux,
12:23des incendies qui dévastent le territoire
12:24alors que les Canadiens restent au sol,
12:26ce n'est pas un pays du tiers-monde,
12:27c'est bien la France dont on parle.
12:29Le déclassement du pays, en particulier par rapport
12:31à ses voisins, est un conçois de plus en plus partagé.
12:33Ainsi, dans les années 2000, le PIB par habitant
12:35de la France se situe à environ 15%
12:37en-dessus de la moyenne de l'Union européenne.
12:39Depuis 2022, la France est sous la moyenne européenne
12:41en termes de PIB par habitant.
12:43L'économiste Laurent Isard commande ce déclin
12:45d'un pays rattrapé par ses voisins.
12:46Ce n'est pas tout à fait exact de dire que nous avons dégringolé.
12:50C'est plutôt les autres qui ont avancé plus vite.
12:52Les raisons, elles sont multiples
12:53et elles sont différentes d'un pays à l'autre.
12:55En Allemagne, c'est le positionnement économique de l'Allemagne
13:00qui a été véritablement le moteur de son développement
13:02depuis la Seconde Guerre mondiale.
13:04Et notamment, les choix industriels qui ont été faits.
13:07Se positionner sur une industrie plus haut de gamme
13:10alors que nous, nous avons fait le choix
13:12du milieu de gamme et du bas de gamme,
13:14ce qui nous rend plus facilement concurrençables
13:16par les pays asiatiques.
13:18La Grande-Bretagne, c'est différent.
13:20C'est un positionnement plus financier
13:22qui a très bien fonctionné.
13:25On a pu avec les États-Unis.
13:26On voit aussi qu'aujourd'hui,
13:28il y a un phénomène qui est très intéressant,
13:30c'est le développement de certains pays de l'Est.
13:33Et notamment, je pense à la Pologne
13:35qui, là encore, ont su développer
13:37des industries créatrices d'emplois et de richesses.
13:41Alors que nous, nous stagnons pour différentes raisons.
13:44Nous, on a fait un choix délibéré
13:47de sacrifier notre industrie.
13:49Et résultat, on voit aujourd'hui qu'on a fait fausse route
13:51et que l'industrie, c'est aussi un moteur
13:55extrêmement important de création de richesses.
13:58Nous, nous avons, je dirais,
14:00cumulé un certain nombre de mauvais choix.
14:03Nous avons trop longtemps compté
14:05sur la productivité française
14:07parce qu'on avait, jusqu'à une période récente,
14:09une très, très bonne productivité du travail.
14:12Malheureusement, on se rend compte aujourd'hui
14:14qu'avec les 35 heures,
14:16avec la réglementation du travail
14:19qui contraint énormément les entreprises,
14:21c'est de plus en plus difficile
14:22de se hisser au niveau des pays étrangers
14:24qui travaillent davantage et qui travaillent mieux.
14:27Alors que la campagne présidentielle approche,
14:28le thème du déclassement va revenir en boucle.
14:30Les candidats vont tous assurer
14:31avoir les meilleures idées pour sortir du déclin
14:33et être prêts à prendre toutes les meilleures initiatives,
14:35y compris les anciens premiers ministres
14:37comme Gabriel Thal qui parle de la force d'agir
14:39et se présente comme le candidat
14:40qui va, je cite, lutter contre le déclinisme.
14:43Ou encore Édouard Philippe qui déclare
14:44croire au rebond de la France.
14:46En d'autres termes, il s'agit de promettre
14:47de faire tout ce qu'ils n'ont pas fait
14:49pendant les deux quinquennats d'Emmanuel Macron.
14:51Bon, Rézard revient sur les pistes
14:52qui devraient être sérieusement étudiées
14:54par les candidats à l'élection présidentielle.
14:56La première chose essentielle,
14:58c'est la création de richesses.
15:00Il faut de la croissance.
15:01Je pense que cette recherche de la croissance
15:03passe par une véritable relance industrielle.
15:07Alors, pas une relance industrielle à la Macron
15:09en distribuant quelques milliards à droite à gauche
15:11et en faisant quelques sommets
15:13tous France médiatiques,
15:15mais en créant les véritables conditions
15:17d'un renouveau industriel.
15:19Pour moi, ça passe par différents points,
15:22notamment un allégement des normes,
15:24un allégement des contraintes réglementaires.
15:26Ça passe par un meilleur financement
15:28globalement de notre industrie.
15:29On a la chance en France
15:30d'avoir une épargne des ménages
15:32extrêmement importante,
15:34mais elle n'est pas fléchée,
15:35elle n'est pas orientée vers l'industrie, malheureusement.
15:37On a une fiscalité qui pose problème,
15:39ce qui ne nous permet pas d'être au niveau
15:41de nos concurrents internationaux.
15:43Et puis, je pense que c'est une question aussi
15:45de territoire, d'aménagement du territoire,
15:47parce que pour qu'il y ait l'industrie,
15:49il faut qu'il y ait un accord,
15:51une évaluation des élus locaux
15:53et des populations locales.
15:54Or, en France, c'est quelque chose
15:55qui est extrêmement difficile.
15:56Je pense que nous avons pris un tel retard
15:59au niveau industriel
16:00que si on veut à nouveau être compétitif
16:03à moyen terme,
16:05parce qu'à court terme, c'est impossible,
16:06il faudra prendre des mesures protectionnistes.
16:08Je ne vois pas comment on pourrait faire autrement.
16:10Une autre piste concerne les budgets de l'État,
16:12des collectivités locales,
16:13de la sécurité sociale,
16:14alors que la dette publique tourne autour
16:15de 110 à 116% du PIB,
16:17avec à la clé des déficits persistants
16:19et une perte successive
16:20des meilleures notes de crédit.
16:22Sans résoudre ce problème,
16:23la France pourrait bien accélérer le déclassement.
16:25Aujourd'hui, il y a un vrai débat là-dessus
16:27pour les présidentielles.
16:28Vous avez entre ceux qui disent
16:30que finalement, la dette,
16:31ce n'est pas un problème
16:31et ceux qui disent que c'est un problème.
16:33Moi, je fais partie de ceux
16:34qui pensent que c'est un problème.
16:36On ne peut pas faire comme si
16:38on n'accumulait pas les déficits.
16:40Je pense qu'il va falloir,
16:41d'une certaine façon,
16:43faire des économies.
16:44Alors, on ne réduit pas les déficits
16:45en augmentant les impôts.
16:46On a déjà le pays au monde
16:48qui est quasiment le monde occidental
16:49qui est le plus imposé.
16:50Mais il faudra faire des économies drastiques
16:52au niveau du budget de l'État,
16:55du budget des collectivités locales
16:56et du budget social de la nation.
16:58Pour moi, c'est une nécessité
16:59et je pense qu'on a besoin
17:01d'un bon cost killer
17:02pour essayer d'avancer dans ce sens-là.
17:05Sinon, le risque,
17:06c'est une dépendance accrue
17:08de notre pays aux créanciers étrangers.
17:10Le risque, c'est des taux d'intérêt
17:12qui augmentent
17:12et qui paralysent notre économie.
17:14Le risque, c'est un déclassement
17:16de la France par rapport
17:18justement aux autres pays
17:19à cause de ça.
17:20Moi, je pense que s'attaquer
17:22aux problèmes des déficits
17:23publics et de la dette,
17:24c'est vraiment aussi une priorité
17:26pour les présidentielles.
17:31Passons à présent à l'actualité.
17:32En bref, en France.
17:35Pour une autre France,
17:37par un ancien ministre de Macron.
17:38Dimanche, Bruno Le Maire
17:39a publié ce document de 60 pages
17:41intitulé « Manifeste pour une autre France ».
17:43Il fixe trois priorités.
17:45Le rétablissement de l'autorité de l'État,
17:46la prospérité pour tous,
17:48sujet qu'il connaît particulièrement bien,
17:50après avoir occupé
17:51le ministère de l'Économie et des Finances
17:52pendant sept ans,
17:53période d'explosion de la dette pour tous.
17:55Et enfin, l'intégration européenne.
17:57Bruno Le Maire assume pleinement
17:59de publier ce texte
17:59à l'approche de l'élection présidentielle,
18:01sans pour autant annoncer
18:02explicitement sa candidature.
18:04Dix ans après s'être présenté
18:05à la primaire de son camp de l'époque,
18:07les Républicains,
18:08c'était avant de trahir François Fillon
18:09à la parole donnée
18:10et de rejoindre Emmanuel Macron,
18:12et d'avoir obtenu la cinquième place
18:13à 2% des voix,
18:15il y a de quoi hésiter.
18:17La Macronie appelle les entreprises
18:18à investir dans la jeunesse.
18:20Problème, certaines n'ont plus
18:21les moyens d'investir dans quoi que ce soit.
18:22Dimanche, le ministre délégué
18:23chargé de la formation professionnelle,
18:25Sabrina Roubache,
18:26a appelé les chefs d'entreprise
18:27à embaucher des jeunes en apprentissage.
18:29Elle déplore que des milliers de jeunes
18:30aient trouvé leur formation,
18:31mais pas leur entreprise.
18:32Elle reconnaît tout de même
18:33une baisse des aides publiques
18:34aux entreprises qui embauchent
18:35les apprentis,
18:35en précisant que cela
18:37n'ont concerné que les grandes entreprises.
18:39Retour en prison pour Jacques Moretti,
18:41pas pour l'incendie de Grand Montana,
18:42mais pour violences conjugales.
18:44La presse suisse a révélé dimanche
18:45que le propriétaire français
18:46du bar Le Constellation
18:47est en détention provisoire
18:48depuis deux semaines
18:49pour des violences infligées
18:50à son épouse.
18:51Cette dernière a été hospitalisée.
18:52Une nouvelle procédure
18:53en parallèle de l'enquête
18:54sur l'incendie du Constellation
18:55le 31 décembre dernier
18:56qui a provoqué 41 morts
18:58et 115 blessés.
18:59Rappelons que dans cette affaire,
19:00il y a 16 prévenus
19:01visés pour
19:02homicide par négligence,
19:04lésions corporelles par négligence
19:05et incendie par négligence.
19:06Il y a parmi eux
19:07les époux Moretti
19:08ainsi que plusieurs élus locaux.
19:10L'audition d'un ancien
19:11conseiller communal
19:12chargé de la sécurité
19:13mis en cause depuis le 18 août
19:14doit avoir lieu en septembre.
19:17Clap de fin
19:17après plus de 60 ans à l'antenne.
19:19Ce lundi,
19:20Philippe Bouvard,
19:20journaliste et animateur
19:21de radio et de télévision
19:22est mort à l'âge de 96 ans.
19:25Connu pour les émissions
19:25Le théâtre de Bouvard
19:26et surtout Les Grosses Têtes
19:27qu'il a animé de 1977 à 2014,
19:30il était réputé
19:31pour son franc-parler,
19:32sa simplicité
19:32et sa jovialité.
19:33Une popularité
19:34qu'il avait conduit
19:35à jouer son propre rôle
19:36au cinéma
19:36dans l'aile ou la cuisse
19:37où il donnait la réplique
19:38à Louis de Funès
19:39et à Coluche.
19:43L'actualité internationale
19:45en bref.
19:48L'immigration
19:49tue les gardes-côtes
19:51tunisiens
19:51ont repêché dimanche
19:52les corps de 12 migrants
19:53dont l'embarcation
19:54a chaviré au large
19:55de Zarzi
19:56dans le sud-est du pays.
19:57Le bateau
19:58qui transportait 15 Tunisiens
20:00originaires principalement
20:01de Ben Gardane
20:02a coulé
20:03dans la nuit
20:03de vendredi à samedi.
20:04Une personne a été secourue
20:06tandis que deux autres
20:07restent portés disparus.
20:08Les recherches se poursuivent.
20:09Une enquête judiciaire
20:11a été ouverte
20:11pour émigration clandestine
20:13ayant entraîné la mort
20:14des habitants
20:15de Ben Gardane
20:16ont manifesté
20:17en bloquant des routes.
20:18La Méditerranée centrale
20:19demeure la route migratoire
20:21la plus meurtrière au monde
20:22avec au moins
20:22914 morts
20:24ou disparu cette année
20:25selon l'OIM.
20:27La Tunisie,
20:28point de départ majeur
20:29vers l'Italie,
20:30a signé en 2023
20:31un accord
20:31de 255 millions d'euros
20:33avec l'Union européenne
20:34pour lutter
20:34contre l'immigration
20:36irrégulière.
20:37Le rôle
20:37des organisations mafieuses
20:39de passeurs
20:39et la complicité
20:40des ONG de gauche
20:41rend les contrôles
20:42particulièrement compliqués
20:43pour les Etats
20:44des deux côtés
20:45de la Méditerranée.
20:46Incendie autour
20:47des Etats-Unis.
20:48Le méga-feu Hawk
20:49sévit depuis samedi
20:51près de Reno
20:51dans le Nevada
20:52et a déjà brûlé
20:53plus de 6000 hectares.
20:54Près de 90 000 personnes
20:55ont été contraintes
20:56d'évacuer
20:57tandis que les flammes
20:58se rapprochent
20:59des zones habitées
21:00et détruisent
21:01des maisons si blessées.
21:02Dont trois secouristes
21:03sont à déplorer
21:04des vents forts
21:05avec des rafales
21:06atteignant une vingtaine
21:07de miles par heure
21:08soit un peu plus
21:09de 32 km heure
21:10compliquent les opérations
21:11et propagent des braises.
21:13Environ 1000 pompiers
21:14et membres
21:15des services d'urgence
21:16sont mobilisés.
21:17Le gouverneur
21:18Joe Lombardo
21:18a décrété
21:19l'état d'urgence
21:20dans le comté
21:21de Ouachau
21:22et déployé
21:23des renforts aériens.
21:24L'incendie
21:25progresse rapidement
21:26et menace directement
21:27l'agglomération
21:27de rénaux
21:28air urbaine
21:28de plus de 250 000 habitants.
21:30Le géant chinois
21:31de la fast fashion
21:32Shine
21:33a annoncé lundi
21:34son introduction
21:35en bourse à Hong Kong
21:36à partir du 1er septembre.
21:37L'entreprise
21:38vise une cotation
21:39pouvant atteindre
21:4123 milliards d'euros
21:42bien inférieure
21:43à sa valorisation
21:43estimée à près de
21:44100 milliards
21:45en 2022.
21:46En 2025,
21:47elle a réalisé
21:47un chiffre d'affaires
21:48d'environ 36 milliards
21:49d'euros
21:49et un bénéfice net
21:50de 1,8 milliard.
21:53Mais elle a aussi
21:53enregistré
21:53une perte
21:54de 85,5 millions
21:56au premier trimestre
21:572026.
21:58Après deux échecs
21:59à New York
22:00et Londres,
22:01Shine a obtenu
22:01en juillet
22:02l'aval du régulateur
22:03chinois.
22:04Les fonds levés
22:04serviront à développer
22:05ses capacités
22:06technologiques
22:07et à renforcer
22:07sa présence internationale
22:09face à la concurrence
22:10de Temu
22:10et à de nouvelles
22:11contraintes réglementaires.
22:12L'Iran a annoncé dimanche
22:14la découverte
22:15de plus de 200 milliards
22:16de mètres cubes
22:17de gaz naturel
22:18dans le sud
22:19de la province
22:20de Fars.
22:20Selon le ministre
22:21du Pétrole
22:22Mohen Pakhnejad,
22:23plus de 160 milliards
22:25de mètres cubes
22:25pourraient être extraits
22:26de ce champ.
22:27Le gaz est doux,
22:29exempt d'hydrogène
22:30sulfuré,
22:31ce qui réduit
22:31les coûts d'exploitation.
22:32Toute nouvelle production
22:33ne devrait cependant
22:34pas démarrer
22:35avant plusieurs années.
22:36Cette annonce
22:37intervient
22:37très opportunément
22:39alors que le secteur
22:40énergétique iranien
22:41a été durablement touché
22:42par la guerre
22:43au Proche-Orient,
22:44déclenchée fin février
22:45par des frappes
22:45américano-israéliennes
22:46visant notamment
22:47des installations
22:48gazières et pétrolières.
22:53Retrouvez dès à présent
22:54Politique Éco
22:55pour cette première
22:56émission de rentrée,
22:57Pierre Bergeroux lance
22:58une nouvelle formule
22:59avec un journal de l'Éco
23:00puis un entretien
23:02d'actualité
23:02avec cette semaine
23:03l'économiste
23:04Philippe Erlin
23:05pour évoquer
23:05le projet de budget
23:072027
23:07et les perspectives
23:08financières de l'État
23:09alors qu'une crise
23:10de la dette menace
23:11l'élection présidentielle.
23:13C'est la fin de cette édition.
23:14Merci de votre fidélité.
23:16À demain.
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