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  • il y a 6 semaines
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##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-07-14##

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Transcription
00:00On poursuit la discussion avec vous, amis auditeurs au standard, c'est la France au bout du fil, vous participez
00:05à la conversation.
00:06On va s'interroger tout simplement sur ce qui a été fait, sur ce qui a été fait dans la
00:11nuit,
00:11une bataille juridique entre le tribunal administratif et le conseil d'état, sans rentrer dans tous les détails de ce
00:18dossier.
00:18En réalité, des associations sont montées au front quand ils ont compris qu'il allait être obligatoire d'avoir un
00:24QR code.
00:25Vous savez, c'est un petit élément informatique sur votre téléphone, c'est comme un badge en réalité sur votre
00:29téléphone qui vous permet donc d'accéder au 14 juillet.
00:33Beaucoup le décrivent comme quelque chose de liberticide, comme quelque chose qui ressemble même à de l'autoritarisme, une atteinte
00:39inouïe aux libertés publiques.
00:40Est-ce que c'est le cas le jour de la fête nationale, quand même présenter un QR code qui
00:43plus est dans ces conditions, qui plus est sous des impératifs de sécurité ?
00:47Bon, on connaît, pas comme si les 14 juillet, tous les 14 juillet c'était la même chose.
00:50Donc concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que oui, on doit qualifier ça d'atteinte
00:54aux libertés publiques ?
00:55Est-ce que c'est une forme d'autoritarisme ? Ou alors ?
00:57Ou alors, au bout d'un moment, il faut quand même un peu respirer.
00:59C'est le 14 juillet, on a eu des chefs d'État, la fameuse réunion des volontaires hier rassemblée.
01:06Encore aujourd'hui, il y a Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qui est là.
01:09Est-ce que finalement, ce n'est pas une étape indispensable ? Est-ce que ce n'est pas nécessaire
01:13?
01:13Eh bien, vous venez prendre la parole au 0826 300 300.
01:16Et on commence avec vous, Jean-Jacques, bonjour.
01:18Oui, bonjour Maxime.
01:19Comment ça va, Jean-Jacques ?
01:21Eh bien, écoutez, chaud demain. Je ne sais pas si vous, vous avez chaud aussi.
01:24Ah si, là, on peut commencer à se plaindre de la chaleur.
01:28Vous êtes dans quel coin, vous, Jean-Jacques ?
01:29Nous, on est dans le sud-ouest, Tardes-et-Garonne.
01:33Ah, mais merveilleux. Vous avez combien, là ? C'est chaud, quoi ? On est au-dessus de 35 ?
01:38Ah oui, là, on est à 36-37.
01:41Là, ça commence. C'est quoi un peu le programme pour essayer ?
01:44Est-ce que déjà, vous avez un peu d'air dans la maison ?
01:46Est-ce que ça ouvre un peu les volets le soir, etc. ?
01:48Est-ce que vous avez une piscine ? Dites-vous, c'est quoi le kit de survie, Jean-Jacques, là
01:51?
01:51Ah, eh bien, du coup, la nuit, on laisse l'ouvert pour faire rentrer.
01:56Bon, moi, je suis en campagne, donc du coup, automatiquement, ça se rafraîchit quand même un petit peu plus
02:00que tous les gars qui habitent en ville, hein, qui ont des gros problèmes de béton.
02:03Oui, ceux qui n'ont rien compris à la vie. Vous pouvez m'accuser, Jean-Jacques, il n'y a
02:06pas de problème.
02:07Voilà. Non, voilà, mais bon, on essaie de se rafraîchir quand on peut, quoi.
02:12Oui. Et pour revenir un tout petit peu à l'actualité, bon, essayez de faire attention à vous, quand même,
02:17hein, Jean-Jacques.
02:17Mais pour revenir à l'actualité, vous, là, ce QR code pour le 14 juillet, comment vous l'observez ?
02:21C'est nécessaire. Sécurité ou vraiment, c'est une forme de dérive que vous ne pouvez pas entendre ?
02:28Oh, bien, c'est carrément une attente complète à notre liberté, quoi.
02:33Ce qui a marqué sur les frontons, liberté, égalité, fraternité, on ne croit que de qui, quoi.
02:40De toute façon, pour nous, pour payer pour l'armée et pour tout ce qu'on a envoyé en Ukraine,
02:47ben là, on n'avait pas besoin de QR code.
02:48Parce que, du coup, ils ont qu'à donner un QR code pour ou contre envoyer de l'argent à
02:55l'Ukraine.
02:56Et on verra si les Français sont tous d'accord par rapport à ça.
03:00Le QR code, ça ne doit pas servir que pour limiter l'accès aux citoyens français, quoi,
03:05qui, derrière, ont eu des anciens qui ont donné leur pot pour qu'on ait un État avec un pays
03:12libre.
03:14Vous, c'est ça qui vous choque, en fait, Jean-Jacques. C'est ce qui vous interpelle, c'est ça.
03:17Ah ben, attendez, si les gens, si les hommes et les femmes qui sont censés nous protéger
03:25ont besoin d'un QR code pour diffiner sur les Champs-Élysées,
03:29non mais attendez, ils se moquent de qui, quoi, dans ce pays ?
03:32Ils ont peut-être des filets à papillons, là, avec eux.
03:36On n'est pas capable de circuler normalement.
03:41Non mais attendez.
03:43Jean-Jacques, il y a aussi ceux qui disent, bon, le QR code nécessitait de sécurité publique
03:47au vu du contexte militaire, au vu du contexte international, au vu du contexte politique aussi, forcément.
03:53Non, le plus grand danger qu'on a, c'est le monde fini de M. Macron.
03:59On a touché le fond.
04:01On est à poil sur l'industrie, on est à poil sur l'agriculture,
04:06on est à poil dans nos EHPAD, dans nos maternités où des bébés naissent avec des chambres à 40 degrés.
04:13Non mais attendez, on envoie du pognon massivement à l'Ukraine,
04:16qui est un pays corrompu, avec des aperachis qui mettent l'argent dans les paradis fiscaux du monde entier.
04:23Et on va vous expliquer que c'est vous le danger et que derrière, il faut un QR code pour
04:28circuler.
04:29Non mais attendez, le citoyen français, s'il ne se réveille pas, c'est un bouffon.
04:34Alors, vous êtes un bouffon, on touche le fond.
04:35Ça c'est dit, Jean-Jacques, mais il y a aussi, vous entendez peut-être aussi ce qu'on entend,
04:40la colère est légitime quand vous nous appelez là, Jean-Jacques,
04:43mais est-ce que vous entendez aussi le fait que ça puisse un peu plus choquer qu'un autre événement,
04:49précisément parce que c'est le 14 juillet et c'est la fête nationale.
04:51C'est peut-être ça aussi qui choque, non ?
04:52Mais bien sûr, parce que quand on dit 14 juillet, on dit quoi ? Fête !
04:57Mais quand vous êtes avec un QR code pour pénétrer dans un endroit où il y a soi-disant une
05:03fête,
05:04alors qu'est-ce qu'on doit faire nous dans nos petits pâtelins, dans nos villes,
05:08lorsqu'il y a un défilé pour le 14 juillet ?
05:11On doit là aussi avoir des QR codes et compagnie,
05:14parce que je ne vois pas pourquoi le risque sur les Champs-Élysées serait plus supérieur ou moindre qu'ailleurs.
05:24Mais après, outre le fait que ce soit la capitale, Jean-Jacques,
05:26on vous dit, regardez, les Champs-Élysées, c'est toujours quand même le lieu de réunion,
05:29on le voit après les matchs de foot, on le voit au moment des manifestations,
05:32c'est toujours un endroit inflammable en termes de sécurité, quoi.
05:36Pour les matchs de foot, il y a moins de QR codes, là.
05:39Les commerçants, ils sont contents d'avoir les vitrines explosées et compagnie, là.
05:43Ce n'est pas du tout le même monde.
05:46On se moque de qui, là ?
05:47Là, on sent bien que vous dénoncez une forme de foutage de gueule, quand même, Jean-Jacques.
05:52Merci beaucoup d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
05:55Et bon courage, donc, pour la chaleur du côté du Sud-Ouest.
05:57Et surtout, Jean-Jacques, avec un tel parler vrai, vous nous appelez quand vous voulez.
06:01C'est les auditeurs comme ça qu'on aime ici sur Sud Radio.
06:030826 300 300, on poursuit la conversation, QR code obligatoire sur l'échange d'Elysée,
06:09le jour de la fête nationale, bataille juridique dans la nuit,
06:12avant qu'il soit finalement imposé, après différents recours d'association,
06:15et même du tribunal administratif de Paris.
06:19Est-ce une forme de dérive ou est-ce un nécessaire instrument pour la sécurité ?
06:24Vous nous passez un coup de fil, 0826 300 300.
06:27Johan, bonjour.
06:29Bonjour Maxime.
06:30Comment ça va, Johan ?
06:31Ça va très bien, merci et vous ?
06:33Mais oui, toujours très bien, surtout quand je dialogue avec vous.
06:35Comment vous regardez cette actualité ?
06:37Vous le QR code, bon, c'est quoi ?
06:39C'est nécessaire au vu du contexte de sécurité ?
06:41Ou alors, il y a une forme de dérive ?
06:44Non, pour moi, c'est aussi une forme de dérive.
06:46Je suis un peu d'accord avec votre auditeur précédent.
06:49Et on le voit, ça avait...
06:51Alors, l'argument sécuritaire ressort tout le temps.
06:54Peut-être qu'il est faux aussi ?
06:57Je ne dis pas qu'il est faux.
06:58Ce qui me gêne un petit peu plus, c'est que maintenant, vous voyez, la première fois
07:02qu'on a commencé à faire avec le QR code, c'était pour le pass vaccinal.
07:07Après, pour Paris, ça a été dans le cadre des Jeux Olympiques.
07:10Oui.
07:11Et maintenant, vous voyez, on est dans le cadre de la fête nationale.
07:15Donc, vous...
07:15Alors, ce que je comprends, Johan, c'est que vous dites quoi ?
07:17En réalité, ça devait être exceptionnel et ça commence à être utilisé quasiment pour le quotidien, c'est ça ?
07:22Exactement.
07:23Et ce qui me gêne un peu plus, c'est que là, on commence à l'utiliser sur des choses
07:27qui...
07:28Alors, OK, j'entends l'argument sécuritaire.
07:31Soyons clairs, la fête du 14 juillet, jusqu'à présent, il n'y a pas de QR code, il n
07:36'y a jamais eu de gros accidents.
07:39Il me semble qu'il y avait eu, à un moment donné...
07:40Oui, ça a été rappelé avec Jacques Chirac, un militant d'extrême droite qui avait tendance à tirer.
07:45Voilà, exactement.
07:47Voilà, donc Jacques Chirac, ça fait 20 ans, quoi.
07:49Ça fait 20 ans.
07:50Alors aujourd'hui, oui, est-ce qu'il y a des tensions ?
07:52Oui, bien sûr, il y a des tensions internationales et bien sûr que la situation, on est sur une poudrière,
07:58c'est ce qu'on veut dire, selon les pays.
08:01Pour autant, on est quand même sur un défilé avec, je pense, un service de sécurité maximum.
08:06Vous devez avoir certainement des snipers en haut des certains buildings.
08:10Je n'ai pas d'informations précises, mais je pense que oui, c'est bien encadré.
08:13Je ne suis pas dans les secrets d'État, mais on sait très bien que quand il y a déjà
08:17le déplacement seul de notre seul président de la République,
08:20on voit tout le dispositif qui est mis en place.
08:23Là, on reçoit des chefs d'État étrangers.
08:26Je pense que Laurent Nunez a dû mettre les petits plats d'allégrand pour que tout se passe au mieux.
08:33Donc, je pense qu'il y a une dérive.
08:35Il y a une dérive, pour moi, qui est en train gentiment de se mettre en place sur un fonds
08:41sécuritaire,
08:42mais sur lequel, au final, je parie, je mets très mal à couper que dans les quelques mois ou les
08:47années à venir,
08:48ça puisse se dériver vers des choses peut-être un peu plus légères.
08:52Là où vous avez raison, Johan, c'est que je crois qu'il y a encore quelques années,
08:56le 14 juillet était véritablement une fête très populaire.
08:59Où venaient des quatre coins de la France, on pouvait les voir sur toutes les chaînes de radio et de
09:03télévision.
09:04Peut-être qu'en plus, avec ce type de réflexe, on est en train d'empêcher certains Français d'assister
09:08à ce type d'événement.
09:09Peut-être même d'écouter certains, juste de monter à la capitale pour assister à ce grand défilé de nos
09:13armées.
09:14Et ça, c'est quand même aussi quelque chose qu'on peut regretter.
09:16Merci beaucoup, Johan, d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
09:19La discussion se poursuit, mesdames, messieurs.
09:21On continue de parler de ce QR code obligatoire.
09:24Bataille juridique dans la nuit, tribunal administratif, conseil d'État, les associations, le ministère de l'Intérieur.
09:29Au final, ça a été acté QR code obligatoire.
09:32Est-ce une forme d'autoritarisme ? Est-ce que cela signifie un fin de règne ?
09:35Oui, une forme d'autoritarisme, de dérive pour la dernière année du quinquennat d'Emmanuel Macron.
09:40Est-ce que, comme on vient de le dire à l'instant avec Johan, comme il vient très bien de
09:43le dire,
09:44est-ce qu'on est en train de s'habituer à ce type de méthode ?
09:46D'abord, le pass sanitaire, ensuite, les Jeux olympiques, maintenant, la fête nationale.
09:50Et c'est quoi l'état d'après, craignent certains ?
09:52Si vous la craignez aussi, si vous n'avez une idée de l'état d'après, ça se passe au
09:560826 300 300.
09:58Vous venez en discuter.
09:58A vous tout de suite.
10:00Sud Radio.
10:03Les débats de l'été, 10h-13h.
10:06Maxime Liedot.
10:07On termine cette heure, ces trois heures ensemble, jusqu'à 13h, en discutant avec vous, amis auditeurs.
10:130826 300 300.
10:14On se pose cette question, vous savez, d'un QR code qui fait beaucoup parler,
10:17celui qui serait obligatoire pour assister aux festivités du 14 juillet,
10:21une décision juridique qui s'est passée cette nuit.
10:22Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
10:24Est-ce que c'est une certaine forme de dérive de la part du pouvoir en place,
10:27ou c'est tout simplement un impératif de sécurité ?
10:30Quand on sait que des chefs d'État sont sur place,
10:31qu'Emmanuel Macron sait son dernier 14 juillet,
10:34qu'hier, il y avait la coalition des volontaires,
10:36vous savez, cette réunion de pays européens pour peser sur les affaires du monde,
10:39qu'il y a actuellement le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur place.
10:43Comment vous regardez les choses, vous ?
10:450826 300 300.
10:47Bonjour Serge.
10:48Oui, bonjour.
10:49Merci beaucoup d'être avec nous Serge.
10:50Comment vous regardez, vous, cette histoire de QR code ?
10:52C'est absolument nécessaire pour des effets de sécurité ?
10:55Ou alors, comme les auditeurs précédents, je pense à Johan et Jean-Jacques,
10:58vous y observez, vous, une forme de dérive ?
11:00Pour moi, c'est nécessaire, c'est l'avenir.
11:04On est obligé d'utiliser ce mode de contrôle.
11:07Alors, évidemment, c'est à utiliser avec modération,
11:09mais ça simplifie les démarches pour l'administration,
11:13pour les fonctionnaires qui doivent contrôler,
11:16qui font les passages des entrées.
11:19Donc, malheureusement, c'est ça.
11:21S'ils ne veulent pas de QR code, les gens,
11:23il faut qu'ils laissent leur portable.
11:24Ils sont plus contrôlés avec leur portable qu'avec un QR code.
11:28Mais est-ce que vous comprenez aussi que ça puisse interpeller,
11:32quand même, Serge, le jour de la fête nationale,
11:34que ce soit un outil ?
11:35Oui, ça m'interpelle.
11:36C'est l'usage qui en est fait qui est inquiétant un petit peu.
11:39Ça peut en être fait.
11:40Mais on va là-dessus.
11:41On va être totalement contrôlé.
11:43Et bientôt, notre pièce d'identité,
11:44et c'est déjà pour la banque, c'est votre portable.
11:47Donc, tous les éléments que vous mettez sur votre portable,
11:51ils sont accessibles.
11:53Il faut que les gens se rendent compte.
11:54Il y a plein d'exemples.
11:57Bon, il y a un autre sujet qui a été abordé.
12:00C'est lorsqu'on donne une information,
12:01et les gens prennent une information globale,
12:03et n'essayent pas de la disséquer.
12:05Tout à l'heure, on a parlé de l'Ukraine, de l'argent de l'Ukraine.
12:07Bon, je ne vais pas ouvrir le débat,
12:09mais il faut savoir que ce n'est pas de l'argent donné,
12:11que c'est des conditions, c'est qu'il y a un projet.
12:14Et puis, c'est des prêts.
12:15C'est des prêts.
12:17C'est des prêts, et ça va servir à acheter des armes.
12:20Et qui vend les armes, c'est la France.
12:21La France, c'est le deuxième vendeur d'armes.
12:23Mais c'est un autre débat.
12:24Donc, en revenant au QR code,
12:26c'est vrai que c'est très inquiétant.
12:29Moi, je suis d'une génération où, après 68,
12:32où la liberté de l'individu était très importante,
12:35on se rend compte que, depuis des années,
12:38tout, on est grignoté, qu'on est de plus en plus contrôlé,
12:42que la liberté s'aménuise,
12:44on devient des numéros, on devient des chiffres.
12:47On s'est battu comme ça,
12:48on s'est battu pour l'identité de chacun.
12:50Et maintenant, l'identité, ça va être réduit un QR code.
12:52Donc, c'est vrai que c'est hyper inquiétant.
12:54Et vous faites référence à mai 68, Serge,
12:57à ce fameux slogan,
12:58« Il est interdit d'interdire la liberté avant tout »,
13:00bref, avec toutes les dérives aussi que cela comporte.
13:03Mais est-ce que vous, depuis 68,
13:04vous observez aussi, peut-être,
13:07dans la population, auprès des citoyens,
13:09un désamour de la liberté ?
13:10Beaucoup se pensent sur le sujet.
13:12Peut-être qu'à un moment, on voulait en jouir.
13:13Maintenant, on accepte un peu plus facilement
13:15des restrictions, des interdictions, des limitations.
13:20Le problème est là,
13:21c'est qu'on ne les accepte pas pour nous,
13:22mais on les veut pour les autres.
13:25C'est le discours plus sécuritaire.
13:27Oui, c'est nécessaire.
13:28Et ce n'est pas nécessaire parce qu'on en a besoin.
13:32Il y a des lois, il y a tout ce qu'il faut.
13:34Le problème, c'est que ce n'est pas appliqué,
13:35c'est qu'il y a un laissé-aller,
13:36c'est qu'on se permet certaines choses
13:39en disant que ce n'est pas très grave
13:41et on ne respecte pas la loi.
13:43Mais des lois sur la sécurité,
13:44il y en a beaucoup.
13:47Après, on veut bien que les autres soient contrôlés,
13:49mais on ne veut pas que nous-mêmes nous le soyons.
13:52Moi-même, j'ai plein de raisons
13:54d'être en colère contre la police.
13:56Pourtant, c'est nécessaire.
13:57Pourtant, il y a des fonctionnaires de police
13:59qui sont formidables.
14:00Je le dis vraiment, la police,
14:01ça peut être formidable.
14:03Bien sûr.
14:04Et voilà, donc...
14:06Donc, d'une certaine manière,
14:07ce que vous nous dites, Serge,
14:08c'est que ça fait partie du prix à payer
14:11en ce moment pour avoir la liberté suffisante,
14:13notamment sur ce type de rassemblement
14:14et d'événements.
14:15Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Serge.
14:170826 300 300, on clôture la conversation.
14:19Avec vous, Christophe, bonjour.
14:21Oui, bonjour.
14:22Merci beaucoup d'être avec nous, Christophe.
14:23Ça va bien ?
14:24Très bien, oui, chaudement.
14:26Oui, oui, chaudement.
14:26Vous êtes dans quel coin pour subir la température ?
14:29Dans le département des Vosges,
14:30juste à côté de l'Alsace.
14:32Ah ben, attendez, alors...
14:33Alors, là, on peut engager un petit débat.
14:35Certes, il fait chaud parce que vous n'avez pas de vent,
14:37mais vous avez normalement la fraîcheur de cette zone-là
14:40au moins un peu la nuit, non ?
14:41Vous avez combien, là, si ce n'est pas indiscret ?
14:43Ben là, à l'heure où je vous parle, on est à 32 degrés.
14:45Donc, effectivement, les nuits,
14:46c'est des nuits qui plafonnent à 19-20 degrés.
14:48Mais quand il fait chaud, il fait chaud très rapidement.
14:51C'est ça, et pas de vent du tout.
14:52Bon, vous êtes équipé, que ce soit au travail ou chez vous,
14:54vous avez toutes les bonnes méthodes,
14:55pas de risque à ce niveau-là ?
14:57C'est bon, on a tout ce qu'il faut.
14:58Les ventilos, l'eau pas loin, on a tout ce qu'il faut.
15:00Ah, ça, c'est ce qu'on appelle de l'équipement, Christophe.
15:02C'est ça qu'on veut sur Sud Radio, des auditeurs,
15:04équipés, conscients des risques.
15:05C'est ça, les Warriors.
15:06Plus sérieusement, si on revient au 14 juillet,
15:09cette affaire de QR code, Christophe,
15:11comment vous la regardez ?
15:13Ben franchement, moi, au début que j'avais vu la formation,
15:15j'étais vraiment surpris.
15:17Et moi, ça m'a fait rappeler un petit peu,
15:18vous savez, le QR code en lien avec le pass sanitaire
15:21quand les Français se faisaient vacciner trois fois.
15:23Et c'est totalement le rappel que ça fait à tout le monde, Christophe.
15:25Vous avez raison.
15:26Tout à fait.
15:27Et moi, d'une part, j'étais surpris de cette manœuvre.
15:30Et ensuite, pour le défilé du 14 juillet,
15:32je trouvais ça très franchement gonflé.
15:34Mais j'ai l'impression que,
15:35peut-être que je vais loin dans mon raisonnement,
15:37mais j'ai l'impression, comme si c'était un test,
15:39de voir à quel point les Français se soumettent
15:41et qu'ils n'y réfléchissent pas deux minutes.
15:43Pourquoi ?
15:44Parce que là où je veux en venir,
15:45c'est qu'à Paris, il y a énormément de caméras de surveillance
15:48avec reconnaissance faciale.
15:50Pourquoi est-ce que les caméras de surveillance
15:52n'étaient pas suffisamment déployées en ce 14 juillet ?
15:55Vous vous dites d'une certaine manière,
15:57bon, attendez, il y a déjà suffisamment de caméras
15:58qui, plus est à Paris,
15:59on ne va pas en plus avoir le QR code, c'est ça ?
16:03Exactement, tout à fait.
16:04Et puis c'est vrai que le 14 juillet,
16:05on va dire comme symbole français,
16:07on ne peut pas plus fort qu'être le 14 juillet.
16:09Et quelque part, oui, pour moi,
16:10c'était un petit peu une atteinte
16:12de pouvoir, en tant que citoyen français,
16:14d'aller à un défilé du 14 juillet.
16:16Parce qu'à l'heure où je vous parle,
16:17c'est le grand week-end du 14 juillet,
16:20touristes anglo-saxons ou asiatiques
16:22qui visitent la tour Eiffel, le musée du Louvre.
16:24Et est-ce que ces touristes, on demande un QR code ?
16:27Ben non, ils payent le ticket d'entrée du lieu touristique,
16:30ils vont où bon leur semble,
16:31mais vous comme moi, on est français,
16:34on est chinou,
16:35et à un défilé du 14 juillet,
16:37on vous demande un QR code.
16:38Enfin, je trouvais ça vraiment gonflé.
16:40Ça, c'est sûr, gonflé.
16:41Tout à l'heure, on avait cette discussion aussi.
16:44Christophe, j'aimerais avoir votre avis dessus.
16:46On évoquait parfois ce désamour de la liberté
16:48chez certains Français.
16:50Est-ce que vous, vous pouvez le ressentir un peu autour de vous
16:52quand vous parliez tout à l'heure de tests politiques ?
16:54Est-ce que c'est ça que vous voulez décrire aussi ?
16:56C'est-à-dire des Français qui peut-être se sont acclimatés
16:59à un manque de liberté,
17:02à des interdictions, des limitations,
17:04des sanctions beaucoup plus régulières ?
17:06J'ai l'impression qu'au niveau de la mentalité française,
17:09mais là, je dirais que c'est tout département,
17:12toute région.
17:13J'ai l'impression que les Français sont un petit peu lassés
17:15de la France d'aujourd'hui.
17:17Malheureusement, c'est un pays qui plonge dans beaucoup de domaines,
17:19malheureusement.
17:20Et je sens, on va dire, le peuple français résigner.
17:23Et quand ils ont appris, comme moi,
17:24le QR code qui a été mis en place,
17:25on nous a annoncé ça ce week-end,
17:27je pense que plus d'un Français a été surpris.
17:29Mais après, je pense que tout de suite,
17:30les Français passent à autre chose.
17:32Ils s'acclinèrent en fait, Christophe.
17:34Mais qu'est-ce qu'ils font ?
17:35Mais voilà quoi, oui.
17:36C'est ça.
17:37Et est-ce que vous pensez,
17:38ça a été évoqué aussi tout à l'heure,
17:40ça a commencé, vous l'avez très bien dit, Christophe,
17:42avec le pass sanitaire,
17:43on est ensuite allé aux Jeux Olympiques.
17:45Là, maintenant, c'est la fête nationale.
17:47Est-ce que vous pensez, vous,
17:48qu'on pourrait presque quoi ?
17:51Avoir besoin du QR code maintenant
17:52pour n'importe quelle manifestation un peu importante ?
17:55Ça, ça vous inquiète ?
17:56Là, ce serait super dangereux.
17:58Parce que, comme l'a dit un précédent auditeur,
18:00le QR code, on l'a à travers quel outil technique ?
18:03C'est le smartphone.
18:04Donc, ce qui veut dire qu'en tant que citoyen français,
18:06on vous impose d'avoir un smartphone.
18:08Et par exemple, des personnes de 70-80 ans
18:11qui ont un vieux téléphone à touche,
18:14ils ne peuvent pas mettre de QR code.
18:16Si vous voulez, on se subordonne.
18:19C'est-à-dire, étant donné que vous avez
18:20tout ce qu'il faut à la maison comme smartphone,
18:22on vous impose un outil de contrôle.
18:24Et ça, je trouve ça vachement dangereux.
18:26Oui, ça, c'est sûr.
18:26À la différence que, bon, certains, peut-être,
18:29préfèrent donner leur...
18:30Certaines de leur donner, en tout cas,
18:32à leur marque de téléphone plutôt qu'à l'État.
18:33C'est ça aussi qui pose problème.
18:35Merci beaucoup, en tout cas, Christophe,
18:36d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
18:38Je vous souhaite une belle journée.
18:39On le rappelle, par ses temps de canicule,
18:42avec l'hydratation, le frais dès que possible.
18:44On prend toutes les précautions nécessaires.
18:46Et je crois que c'est pas le cas, Christophe.
18:47Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce midi sur Sud Radio
18:51pour ce rendez-vous.
18:51La France au bout du fil.
18:53Et vous étiez nombreux à réagir au 0826 300 300.
18:56Il est midi 54, ce qui veut dire qu'après le tourbillon
18:59de l'actualité, on ouvre une parenthèse de culture,
19:02on ouvre une parenthèse festival,
19:05et on ouvre une parenthèse du sud, du côté d'Abignon.
19:07Avec vous, Christophe Meillan, bonjour.
19:09Bonjour, Maxime.
19:10Beaucoup de parenthèses.
19:10Mais toujours beaucoup de parenthèses.
19:12C'est très important dans la vie.
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