- il y a 4 jours
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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-20##
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00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:06Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur Sud Radio.
00:00:09Je vous préviens, on commence la semaine, on est tous très en forme.
00:00:120826 300 300, vous voulez vous installer autour de la table, participer aux discussions, nous interpeller, réagir.
00:00:18Ça tombe bien, ça fait pour ça.
00:00:19Vous avez également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application.
00:00:23De quoi on va causer dans ces débats ?
00:00:25On va s'intéresser dans une petite heure à la finale de cette Coupe du Monde que vous avez forcément
00:00:29aperçue hier.
00:00:30Vous étiez des millions à la regarder, à la télévision, à la suivre au restaurant ou dans les bars si
00:00:34vous étiez dans les villes.
00:00:35Mais on a quand même vu des choses étonnantes.
00:00:37On a vu des chanteurs oubliés, des gens refaits, beaucoup de chansons, parfois beaucoup de vulgarité également.
00:00:43Une mi-temps qui n'était pas qu'une mi-temps, mais littéralement un vrai show, un super bowl un
00:00:46peu du pauvre.
00:00:47Est-ce que ce à quoi on a assisté hier, c'est dans cette finale de la Coupe du Monde,
00:00:51est-ce la fin du foot populaire ?
00:00:53Est-ce qu'on a vu ce que pouvait faire au maximum, de certaines manières, le foot de l'argent
00:00:58?
00:00:58Doit-on revenir à un foot plus populaire ?
00:01:00On se posera la question au 0826 300 300.
00:01:03On va parler de la situation de ceux qui nous font manger, de nos agriculteurs et comment ils nous font
00:01:07manger.
00:01:08Bien sûr, en trimant comme n'importe qui, ça c'est une évidence, en ne gagnant pas leur vie malheureusement.
00:01:12Mais surtout parfois, en utilisant certains produits, parce que c'est la seule condition pour eux de pouvoir cultiver certains
00:01:20produits,
00:01:21notamment la betterave, notamment la noisette.
00:01:23Alors que dans quelques heures va à nouveau avoir lieu le débat, l'éternel débat sur la loi d'urgence
00:01:27agricole.
00:01:28Et bien figurez-vous que cette fameuse réintroduction, mais parfaitement maîtrisée,
00:01:32parfaitement encadrée de deux petits pesticides qui sont absolument indispensables pour nos agriculteurs,
00:01:36ça fait énormément débat, même au sein du gouvernement, jusqu'à Matignon encore ce matin,
00:01:41débat entre la ministre de l'Agriculture et la ministre de l'Écologie,
00:01:45qui fait, il y a des points de crispation, et l'autre qui dit,
00:01:47non mais attendez, en fait c'est soit ça, soit on fait crever nos agriculteurs.
00:01:50Donc la question elle est simple ce matin, est-ce qu'on va laisser mourir nos agriculteurs pour faire plaisir
00:01:54aux écolos ?
00:01:560826 300 300, vous avez le programme des débats, il est 10h34,
00:01:59mais pour commencer, là aussi on va parler politique.
00:02:07Généralement, quand on fait de l'antenne en plein été, on nous explique qu'on va s'ennuyer.
00:02:11Et bien là, détrompez-vous, une fois de plus on ne s'est pas ennuyé,
00:02:14parce que les députés sont créatifs en réalité.
00:02:16Ils sont créatifs parce que vendredi dernier, il y avait une grande loi qui devait voter
00:02:20sur la fameuse loi de la protection de l'enfant, le tout bien sûr avec en fond quand même
00:02:25le décor de l'affaire, le décor lugubre de l'affaire Liana.
00:02:28Et donc l'Assemblée Nationale, à cause de la gauche et des écologistes,
00:02:32a repoussé la perpétuité pour viol en série sur mineurs de moins de 15 ans
00:02:37avec une déclaration qu'on va écouter dans quelques instants du député LFI Éric Coquerel
00:02:41qui juge que ces personnes ne sont pas forcément incurables.
00:02:44Est-ce que cette sortie, c'est la sortie de trop ? Est-ce qu'elle vous choque ?
00:02:480826 300 300. Pour en parler autour de la table, Najoua, elle a été bonjour.
00:02:51Bonjour.
00:02:52Docteur en droite publique et auteur de MET, sortez-moi de là.
00:02:55Ces deux éditions Mareil, Lou Frittel, reporter politique chargé du suivi des droits à Paris Match.
00:02:59Bonjour ma chère Lou.
00:03:00Gilles Platré, maire de Chalon-sur-Saône. Bonjour mon cher Gilles.
00:03:03Et Mehdi Reiche, analyste politique.
00:03:05Bonjour Maxime.
00:03:05Avant d'aller clairement dans ce débat, je vous propose quand même d'écouter longuement
00:03:10Éric Coquerel qui était interpellé sur le plateau de BFM TV sur la gauche et les écologistes
00:03:15qui, une fois de plus, n'ont pas souhaité voter la perpétuité pour viol en série sur mineurs de moins
00:03:21de 15 ans.
00:03:21Écoutez.
00:03:21Écoutez, quelqu'un qui viole un bébé, qui viole plusieurs bébés, on va peut-être comprendre qu'à un moment
00:03:26donné,
00:03:26la problématique est telle que s'il le fait, ce n'est pas le fait qu'il risquera la perpétuité
00:03:31qui va l'empêcher de le faire.
00:03:33D'accord ? Voilà, c'est ça la question.
00:03:34Donc, oui...
00:03:35Mais est-ce qu'ils sont incurables ?
00:03:36Non, je ne pense pas qu'ils soient forcément incurables.
00:03:39Par contre, il faudrait se donner les garanties, quand ils sortent de prison, qu'il n'y ait pas de
00:03:44récidive.
00:03:44Et ça, c'est un problème de moyens.
00:03:46C'est un problème de suivi de la justice.
00:03:48C'est un problème de suivi de psy, etc.
00:03:50Et là-dessus, il nous manque des moyens de manière cruelle.
00:03:54Il manque des moyens de manière cruelle, vous avez entendu.
00:03:56Pas forcément incurables.
00:03:57Je vous vois tous un peu indignés.
00:03:59Vous le premier, Gilles Platré.
00:04:00Est-ce que ça vous a choqué ? Est-ce que ça vous a interpellé, cette déclaration ?
00:04:03Je ne sais pas, en fait, le but.
00:04:05Évidemment, c'est choquant.
00:04:06Je ne sais pas quel est exactement le but de M. Coquerel dans cette déclaration.
00:04:09J'ai l'impression qu'il rame parce que son parti est essentiellement permissif
00:04:14et ne veut pas aujourd'hui entendre parler du durcissement de la loi pénale.
00:04:18Et c'est ça, le fond du problème.
00:04:19Parce qu'il peut bien nous dire que les pédocriminels en série ne sont pas incurables,
00:04:25qu'on manque de moyens pour éviter la récidive.
00:04:28Mais on a quand même, dans la société, des individus qui, par l'horreur absolue de leurs crimes,
00:04:34la réédition de ces crimes ne sont pas curables.
00:04:37Il faut qu'on se le dise à un moment donné.
00:04:39Alors, c'est sûr, c'est un échec de l'humanité, peut-être.
00:04:41On n'est pas parfait.
00:04:42Mais dans un monde qui est réaliste et qui regarde en face ce qui, aujourd'hui, ne va pas chez
00:04:48lui,
00:04:48alors il faut agir.
00:04:49Et je ne vois pas comment on peut protéger la société
00:04:53sans en retirer des personnes qui la menacent
00:04:56et qui menacent en particulier les plus faibles d'entre nous.
00:04:58Mais là où vous avez raison, Gilles Platré,
00:04:59c'est que quand on voit les arguments qui ont été, en réalité,
00:05:02qui ont été utilisés au sein de l'hémicycle pour faire tomber cet article
00:05:04qui proposait la perpétuité pour viol en série sur mineurs de moins de 15 ans,
00:05:08la gauche et les écologistes ont, en réalité, tout fait
00:05:11parce qu'elles voyaient dans cet article le symbole, je cite,
00:05:13d'un texte qui pencherait uniquement vers le répressif
00:05:16et passerait à côté de la prévention de la récidive.
00:05:19La joie, elle a été.
00:05:20Non, mais moi, je ne suis pas étonnée par la position de cette gauche
00:05:24qui prône la prévention avant le répressif.
00:05:28Nous sommes tous attachés à la prévention, naturellement.
00:05:32Sauf que, force est de constater que les pédocriminels récidivent.
00:05:38Et on l'a vu une fois plus dans ce cas tragique de l'affaire de la petite Liana
00:05:42où l'exemple type du profite de Jérôme Barrella
00:05:45incarne parfaitement ce que vous décrivez.
00:05:47Tout à fait.
00:05:48Alors, moi, je veux bien entendre les bons sentiments d'Éric Coquerel.
00:05:54Sauf que la réalité, c'est que la psychiatrie, et on le dit à chaque fois,
00:05:57c'est le parent pauvre de la médecine.
00:06:00Il n'y a pas de moyens.
00:06:01Alors, je veux bien qu'on donne des moyens,
00:06:03mais on regarde la situation financière de la France.
00:06:06Je pense qu'il va falloir plusieurs années pour qu'un budget soit octroyé.
00:06:12Hélas, on peut le regretter, à la psychiatrie.
00:06:16Donc, oui, il faut un durcissement de la loi pénale en la matière
00:06:21parce que les victimes, je peux vous le dire en tant qu'avocates,
00:06:24elles sont nombreuses.
00:06:25Elles sont nombreuses.
00:06:27Et face à ça, il faut que la sanction pénale,
00:06:31elle soit au rendez-vous, ferme, sévère.
00:06:35Et je vous dis, en tant qu'avocate,
00:06:39je suis particulièrement, et je me répète, attachée à la prévention.
00:06:44Il y a des cas, parfois, qui justifient ce type de décision.
00:06:46Mais bien sûr, et là, c'est au juge d'en décider par rapport au profil.
00:06:51Là, ce sera au juge de décider de la peine.
00:06:54Lou Frittel.
00:06:54Il y a deux choses dans l'argumentaire de la France insoumise.
00:06:59Un argument qui, effectivement, existe.
00:07:01C'est vrai qu'on n'a pas de moyens,
00:07:03et notamment sur la question judiciaire.
00:07:05Et demain, si vous enfermez des gens à perpétuité,
00:07:07vous avez intérêt à avoir des prisons.
00:07:08Alors, je ne pense pas qu'ils parlent de prison,
00:07:09mais en l'occurrence, c'est un sujet.
00:07:11L'autre, qui est beaucoup plus étonnant,
00:07:13c'est que dans ce parti où on met beaucoup en avant
00:07:16la parole des victimes et l'attention portée à la victime,
00:07:19en l'occurrence, leur rhétorique se fait sur la personne
00:07:22qui est jugée, qui est condamnée et qui va sortir de prison.
00:07:25Et d'une certaine façon, finalement, adopte une rhétorique
00:07:28qui, pour moi, n'est pas du tout celle qui devrait être la leur
00:07:31dans leur position.
00:07:32Donc, honnêtement, je ne vois dans leur choix
00:07:34qu'une volonté de ne pas voter la même chose
00:07:37que le Rassemblement National.
00:07:38Pour vous, en fait, si c'est pire que tout,
00:07:40ce que vous décrivez, c'est uniquement
00:07:41un espèce de positionnement politicien.
00:07:44Politique-politicien, complètement.
00:07:45Et c'est vrai que c'est là où je trouve que c'est choquant.
00:07:47Mais direz-vous ?
00:07:48Oui, c'est très cynique, politiquement.
00:07:49Il y a effectivement ce paradoxe entre
00:07:51mettre en avant la parole des victimes
00:07:52et ce qu'ils font à l'Assemblée Nationale
00:07:57juste pour ne pas se positionner
00:07:58comme pourrait faire le RN.
00:08:00Mais moi, il y a une chose qui me choque
00:08:01dans l'argumentaire,
00:08:02c'est faire de la prévention.
00:08:04C'est-à-dire qu'on doit prévenir les gens
00:08:05et qu'il ne faut pas toucher les gosses.
00:08:07Je comprends.
00:08:07Déjà, cette logique-là, je ne la comprends pas.
00:08:11Ça, déjà, pour moi, c'est horrible.
00:08:13Ensuite, il y a ce que vient de dire Najwa
00:08:15sur l'augmentation des crimes sexuels.
00:08:17Il y a une parole qui...
00:08:18C'est pour ça qu'il y avait pendant un moment
00:08:20le « Mesdames, on vous croit »
00:08:21ou aussi pour les enfants,
00:08:22c'est qu'il y a une augmentation considérable
00:08:25des crimes sexuels.
00:08:26On sait que beaucoup de personnes ne parlent pas
00:08:27parce que c'est très compliqué
00:08:28d'aller porter plainte.
00:08:29C'est vraiment revivre son agression plusieurs fois.
00:08:31Ensuite, il faut la redire.
00:08:33Donc, les crimes sexuels, de base,
00:08:35ce ne sont pas vraiment des crimes comme les autres.
00:08:38Ce sont des crimes qui détruisent les gens
00:08:39sur des années et des années.
00:08:41Donc, l'argumentaire qu'avance la France insoumise,
00:08:44politiquement, je le trouve désastreux,
00:08:46et même de manière publique,
00:08:48quand on voit ce qui s'est passé,
00:08:49il y avait aussi le cas de Cotino,
00:08:51qui était les filles,
00:08:52vraiment, la posture, elle est intenable.
00:08:54Et il y a un point, moi, qui me perturbe beaucoup,
00:08:57c'est que non seulement ils ne se mettent pas
00:08:59vraiment du côté des victimes,
00:09:00mais c'est aussi se mettre du côté de l'agresseur,
00:09:02quelque part.
00:09:03C'est-à-dire que vous vous placez du côté...
00:09:04C'est une sorte de circonstance atténuante
00:09:06dans les propos.
00:09:07Oui, en fait, c'est quoi, en fait ?
00:09:08On parle de violeurs en série.
00:09:09On ne parle pas de personnes
00:09:10qui font une agresseur.
00:09:12On parle de violeurs en série sur des enfants.
00:09:14Moi, la logique, elle est perturbante.
00:09:15Et en l'occurrence, c'est une chose,
00:09:17la perpétuité,
00:09:18ce n'est pas pour dissuader l'auteur.
00:09:20C'est pour empêcher que ça recommence.
00:09:21C'est pour protéger les vies potentielles.
00:09:23On est dans une logique de protection de la société.
00:09:24Et en fait, le problème, c'est que
00:09:26les filles refusent à la société
00:09:27le droit d'être protégées.
00:09:29Si vous poussez la logique jusqu'au bout,
00:09:30c'est ça.
00:09:31Et je trouve que c'est...
00:09:32Enfin, c'est une rupture du contrat social.
00:09:34Vous savez, toutes nos institutions,
00:09:36la création même de l'État dans l'histoire,
00:09:38a été faite pour une seule chose,
00:09:40protéger la population.
00:09:41Et notamment les plus faibles.
00:09:42La loi doit être le bouclier des faibles.
00:09:44Aujourd'hui, qui est plus faible ?
00:09:46Sinon, les deux extrémités de la vie,
00:09:48c'est-à-dire l'enfance d'un côté
00:09:49et le grand âge de l'autre.
00:09:50Et si vous ne mettez pas le paquet
00:09:52en termes de protection légale
00:09:54sur les plus faibles d'entre nous,
00:09:56vous rompez le contrat social.
00:09:58Et c'est absolument dramatique.
00:09:59C'est ce dans quoi
00:10:00les filles sont en train de s'engouffrer.
00:10:020826 300 300,
00:10:03figurez-vous que notre conversation
00:10:04a interpellé un député
00:10:06qui était en train de nous écouter,
00:10:07qui nous a passé un coup de fil.
00:10:08C'est le député PS de Meurthe-et-Moselle.
00:10:10C'est Stéphane Ablo.
00:10:10Bonjour.
00:10:12Bonjour.
00:10:12Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:10:14Visiblement, vous écoutiez Sudradeau.
00:10:15Quelque chose vous a interpellé.
00:10:17Qu'est-ce qui vous a interpellé ?
00:10:19Ce sont les propos d'Éric Coquerel, c'est ça ?
00:10:21Non, mais je souhaite participer
00:10:24et échanger avec vous au niveau du débat
00:10:26parce que c'est normal aussi
00:10:28qu'un député ait son point de vue.
00:10:30Et je voudrais dire qu'il ne faut pas
00:10:32mettre toute la gauche dans le même sac.
00:10:34Moi, personnellement,
00:10:35je tiens à rappeler la position aussi
00:10:37de Colette Capdeviel,
00:10:39qui est avocate et qui est députée socialiste.
00:10:41Et déjà, elle souhaitait passer
00:10:42de 20 ans à 30 ans.
00:10:44Et on n'est pas fermé
00:10:45pour certains d'entre nous.
00:10:47Donc, à voter pour la perpétuité
00:10:48parce qu'on est aussi
00:10:50une gauche réaliste et pragmatique.
00:10:52Il y aura un débat, évidemment,
00:10:53au sein de notre groupe.
00:10:54Mais moi, j'ai été maire d'une commune.
00:10:57Quand je suis allé rendre visite
00:10:59à une dame qui voulait la médaille de la famille
00:11:01et qui me dit qu'on ne me l'a pas donné
00:11:02parce que mon mari, je l'ai dénoncé,
00:11:03il avait violé les enfants,
00:11:05je n'avais pas envie,
00:11:06il était dans la pièce d'à côté,
00:11:07d'aller lui confier mon fils
00:11:08et de lui serrer la main.
00:11:10Et à un moment donné,
00:11:11il faut être réaliste.
00:11:13Vous entendez, pardon, monsieur le député,
00:11:15vous entendez quand même
00:11:15ce que dit Eric Coquerel.
00:11:17Je veux dire, il l'a expliqué longuement.
00:11:18On n'a pas diffusé l'entièreté du propos,
00:11:20mais il est long, il est pénible,
00:11:21il est redondant.
00:11:22Vous avez quoi ?
00:11:23Vous avez été choqué ?
00:11:23Ça vous a interpellé ?
00:11:24Comment, politiquement,
00:11:26vous lisez ces propos d'Eric Coquerel ?
00:11:28Alors, c'est vrai qu'un député
00:11:30ne peut pas être spécialiste
00:11:31à la fois de la psychiatrie,
00:11:33il ne peut pas être spécialiste de tout,
00:11:35mais il doit s'entourer
00:11:36de personnes compétentes
00:11:38dans le domaine de la justice,
00:11:39dans différents domaines,
00:11:40et surtout de la population.
00:11:41Eric Coquerel, c'est son point de vue,
00:11:44mais je pense qu'il faut aussi
00:11:45écouter les victimes, évidemment.
00:11:48Et parler de prévention,
00:11:50c'est là où je ne suis pas d'accord
00:11:50avec un de vos intervenants,
00:11:52il faut que, de toute façon,
00:11:53pour protéger la société,
00:11:54il faut aussi éduquer dès l'enfance
00:11:56pour expliquer que la sexualité,
00:11:59tout le monde peut être animé
00:11:59par des pulsions,
00:12:00mais il faut savoir aussi
00:12:02être responsable,
00:12:04encadrer et maîtriser
00:12:05ses propres actes
00:12:06et en être responsable.
00:12:07Et là-dessus,
00:12:07après, ce qui a pu interpeller,
00:12:08M. le député,
00:12:09ce qui a un peu interpellé,
00:12:10c'est que là, précisément,
00:12:12la loi visait à sanctionner
00:12:13très sévèrement
00:12:14ceux qui récidivaient.
00:12:15Ce n'était pas,
00:12:16comme le disait tout à l'heure
00:12:17Mehdi Reiche,
00:12:17qui avait du mal à saisir
00:12:18l'intérêt de la prévention
00:12:19face à quelqu'un
00:12:20qui a déjà visiblement récidivé.
00:12:22On parle de maladie
00:12:23à ce point, quand même.
00:12:24On ne peut pas mettre
00:12:25en liberté du trou,
00:12:27évidemment.
00:12:27Alors, le but,
00:12:28ce n'est pas forcément...
00:12:28Merci de le préciser.
00:12:32Non, mais je veux dire,
00:12:33c'est du délire.
00:12:34Et bon, ça, c'est un point de vue.
00:12:35Je ne me manque pas
00:12:35et je ne sous-estime pas
00:12:37la parole des autres.
00:12:38C'est très bien
00:12:38de parler de prévention
00:12:39parce qu'il y a un réel problème aussi
00:12:41où on doit libérer la parole
00:12:42dans la société,
00:12:43où on doit faire intervenir
00:12:44des médecins psychiatres.
00:12:46C'est vrai qu'il manque de moyens.
00:12:47Mais là, on n'est pas
00:12:47sur le sujet là.
00:12:49Là, le but,
00:12:50ce n'est pas d'enfermer
00:12:50quelqu'un à vie,
00:12:52d'en faire encore plus des bons,
00:12:53c'est de ne pas le libérer
00:12:55pour ne pas le mettre...
00:12:56qu'il mette en danger
00:12:57des enfants.
00:12:58Enfin, c'est récidivé.
00:12:59On est quand même
00:12:59face à des criminels
00:13:00qui ont violé en série.
00:13:02Là-dessus,
00:13:03c'est intolérable
00:13:04qu'on trouve une solution
00:13:05mais qu'on ne les laisse pas.
00:13:06Même un seul cas
00:13:07qui se reproduit,
00:13:08même si c'est
00:13:10comme en biline,
00:13:11au niveau du nombre,
00:13:12ça reste de toute façon
00:13:13trop.
00:13:14Et donc, prendre cette question
00:13:15véritablement à bras-le-corps.
00:13:16Merci beaucoup,
00:13:16M. le député,
00:13:17de nous avoir interpellé
00:13:18et d'avoir appelé
00:13:19le standard de Sud Radio
00:13:200826 300 300
00:13:21pour participer
00:13:22à la conversation
00:13:23et d'avoir passé aussi
00:13:24d'une certaine manière
00:13:25un petit coup de gueule
00:13:26de bon matin
00:13:26sur un sujet
00:13:27aussi important
00:13:27que celui-ci.
00:13:28On poursuit la conversation,
00:13:29messieurs, mesdames,
00:13:31et on poursuit aussi
00:13:31la conversation
00:13:32avec nos auditeurs.
00:13:32Vous êtes bien sur Sud Radio
00:13:340826 300 300.
00:13:35Une loi,
00:13:36en tout cas une mesure,
00:13:37c'était celle
00:13:37de la perpétuité
00:13:38pour viol en série
00:13:39sur mineurs
00:13:39de moins de 15 ans
00:13:40qui a été refusée
00:13:41par l'Assemblée nationale.
00:13:42Un député,
00:13:43LFI,
00:13:43Hérès Coquerel,
00:13:43qui dit que
00:13:44ces personnes-là,
00:13:45ces pédocriminels
00:13:46en série
00:13:46ne sont pas forcément incurables.
00:13:48On en débat tout de suite.
00:13:49De la discussion avec vous,
00:13:50amis auditeurs,
00:13:510826 300 300
00:13:52autour de la table
00:13:53ou Fritel,
00:13:54Najwa El Aïté,
00:13:55Gilles Platré,
00:13:55Mehdi Reisch.
00:13:56On poursuit la conversation
00:13:57sur des propos
00:13:57qui ont pu choquer,
00:13:58qui ont pu interpeller,
00:13:59tenus sur un plateau télé.
00:14:01Hier,
00:14:02sur BFN TV,
00:14:03c'est le député LFI,
00:14:03Hérès Coquerel,
00:14:04qui s'est justifié
00:14:05en expliquant qu'en réalité,
00:14:07alors que quelques jours avant,
00:14:08l'Assemblée nationale
00:14:08avait repoussé la perpétuité
00:14:10pour viol en série
00:14:11sur mineurs
00:14:15à cause de la gauche
00:14:16et des écologistes.
00:14:17Érico Coquerel
00:14:18nous a expliqué
00:14:18sur un plateau télé
00:14:19que ces gens-là
00:14:20n'étaient pas forcément incurables.
00:14:22Il y a eu différentes analyses.
00:14:23À l'instant,
00:14:23un député PS nous a appelé
00:14:24en disant
00:14:24que tout le monde
00:14:25n'est pas comme ça,
00:14:26mais c'est assez fascinant
00:14:27de voir aujourd'hui
00:14:28des débats politiques
00:14:28sur ce type de propos.
00:14:30Non ?
00:14:30Oui, tout à fait.
00:14:31D'ailleurs,
00:14:32c'était très intéressant
00:14:33d'écouter ce député socialiste
00:14:35parce qu'on voit
00:14:36qu'il y a une gauche
00:14:37quand même irréconciliable
00:14:38parce que moi,
00:14:39initialement,
00:14:40je ne fais plus de politique.
00:14:41Mais avant,
00:14:42j'étais adhérente
00:14:44au Parti Socialiste
00:14:45et il y avait
00:14:46une certaine gauche
00:14:52qui prenait
00:14:53très au sérieux
00:14:54la sécurité.
00:14:54Vous voyez,
00:14:55on peut parler
00:14:56de Manuel Valls,
00:14:57on peut parler
00:14:57de Bernard Cazeneuve
00:15:00et d'autres élus socialistes.
00:15:04Mais vous avez,
00:15:05les filles,
00:15:05je rebondis
00:15:06sur ce que vous venez de dire,
00:15:08qu'il y a un vrai souci
00:15:09avec la sécurité.
00:15:10mais c'est volontaire.
00:15:12Volontaire, pourquoi ?
00:15:13C'est politique.
00:15:14Et puis,
00:15:14c'est politique.
00:15:15Ils ont fait le choix,
00:15:17bon,
00:15:17je parlerai au conditionnel
00:15:19parce que je veux faire
00:15:19un procès
00:15:20pour diffamation
00:15:21contre moi,
00:15:22mais la réalité,
00:15:23c'est que quand vous voyez
00:15:24un maire
00:15:26de Saint-Denis
00:15:27qui aurait
00:15:28eu des relations
00:15:30avec certains délinquants,
00:15:34trafiquants de drogue,
00:15:35donc,
00:15:36il y a un problème
00:15:37avec la sécurité.
00:15:38Et au-delà de ça,
00:15:39au-delà de ce maire,
00:15:41au-delà de ce maire,
00:15:43dès que vous parlez sécurité
00:15:44à LFI,
00:15:45c'est la police tue,
00:15:46la police,
00:15:47ce sont des barbares.
00:15:48On était habitués,
00:15:49ce qui peut être interpellant,
00:15:51c'est qu'on est quand même
00:15:51encore dans le sillage
00:15:53de l'affaire Liana,
00:15:54qu'on a vu
00:15:54à quel point
00:15:55il y avait quand même
00:15:55une perpétuité du système
00:15:56qui était défaillant.
00:15:57On a bien vu,
00:15:59il s'agit juste
00:15:59de protéger
00:16:00les plus faibles des maires.
00:16:00Maxime,
00:16:01pour aller dans votre sens,
00:16:04pour LFI
00:16:05et pour une bonne partie
00:16:05de la gauche,
00:16:06la perpétuité,
00:16:07c'est un truc de droite.
00:16:08La construction de prison,
00:16:09c'est un truc de droite.
00:16:09C'est très bien,
00:16:09mais la sévérité,
00:16:10c'est parfaitement résumé.
00:16:11Mais je n'ose pas imaginer,
00:16:12pardonnez-moi le fritel,
00:16:13que ce soit aussi basique
00:16:14que ça,
00:16:15que les dépenses,
00:16:15c'est quelque chose
00:16:16sur les mineurs,
00:16:17la protection de certains mineurs,
00:16:19uniquement parce que
00:16:19ce sera l'argument de droite.
00:16:20Aujourd'hui,
00:16:21vous êtes dans un clivage
00:16:22permanent
00:16:22et assez hystérique,
00:16:24que ce soit de part
00:16:25et d'autre.
00:16:26Et effectivement,
00:16:27pour vous distinguer
00:16:29de Macron,
00:16:30de la droite,
00:16:31du RN,
00:16:32vous êtes prêts
00:16:33à toutes les compromissions.
00:16:34Donc on fait de la politique
00:16:35sur nos gosses.
00:16:36C'est ça, exactement.
00:16:37Pour moi,
00:16:37c'est une compromission.
00:16:38C'est des éléments
00:16:38communiqués.
00:16:40La protection,
00:16:40c'est censé être aussi
00:16:41ce qui permet
00:16:42de protéger les plus faibles.
00:16:43Et notamment,
00:16:44et là,
00:16:44je reviens sur le maire
00:16:45de Saint-Denis,
00:16:46en l'occurrence,
00:16:47le fait de retirer,
00:16:49ou en tout cas de promettre,
00:16:49je ne sais pas s'il l'a fait,
00:16:50d'avoir promis
00:16:51pendant la campagne
00:16:52de retirer la vidéosurveillance
00:16:55dans des endroits
00:16:56qui sont connus
00:16:56pour être des lieux
00:16:57de narcotrafic,
00:16:58mais en fait,
00:16:59les populations sur place,
00:17:03issues de l'immigration
00:17:03qui, en fait,
00:17:04sont complètement
00:17:05dans son électorat de base,
00:17:07c'est elles
00:17:07qui vont en pâtir.
00:17:09J'ai plâtré.
00:17:10À toute crise,
00:17:10malheur est bon.
00:17:11Vous avez une illustration
00:17:12parfaite
00:17:13de ce que les filles
00:17:14feraient au pouvoir.
00:17:15Voilà.
00:17:16Chacun prend sa responsabilité
00:17:17vis-à-vis de ça.
00:17:18Mais direz-je ?
00:17:19Oui, et puis,
00:17:19on a constitutionnalisé
00:17:20le principe de précaution.
00:17:23Donc on a le principe
00:17:24de précaution
00:17:24dans l'environnement,
00:17:25dans la santé,
00:17:26dans l'économie.
00:17:26Absolument partout, oui.
00:17:27Et donc là,
00:17:28il faudrait faire en sorte
00:17:29de gager quelque part
00:17:30la santé de nos enfants.
00:17:32Je ne comprends pas.
00:17:33Moi, la logique,
00:17:34vraiment,
00:17:35je ne le comprends pas du tout.
00:17:37On est au-delà du choquant.
00:17:390826-300-300,
00:17:40pédo-criminel en série,
00:17:41pas forcément incurable,
00:17:42nous dit Éric Coquerel.
00:17:43Est-ce que cette série
00:17:44vous a choqué,
00:17:45vous a interpellé ?
00:17:46Enfin, cette série,
00:17:46cette sortie,
00:17:47plus précisément.
00:17:48Vous nous avez appelé,
00:17:49Dominique,
00:17:49au 0826-300-300.
00:17:50Bonjour.
00:17:51Oui, bonjour.
00:17:52Bonjour, Maxime.
00:17:53Bonjour à tous les auditeurs.
00:17:55Merci beaucoup
00:17:55d'être avec nous ce matin.
00:17:56Dominique,
00:17:56comment vous vous avez reçu,
00:17:58parce que là,
00:17:58on parle presque de ça,
00:17:59elle a reçu les propos
00:18:00d'Éric Coquerel,
00:18:01vous, Dominique ?
00:18:02Écœurant, vomitif.
00:18:05Ils sont incurables.
00:18:06C'est la gauche
00:18:06qui est incurable.
00:18:07C'est une catastrophe
00:18:08aujourd'hui,
00:18:09ce genre en sortie.
00:18:10On se demande
00:18:11de qui ils ont peur,
00:18:12en fait.
00:18:13Est-ce qu'ils ont peur
00:18:13d'eux-mêmes
00:18:14devant la barre
00:18:16des accusés ?
00:18:17Peut-être parce qu'ils ont peur
00:18:19de s'y retrouver un jour.
00:18:20C'est peut-être pour ça
00:18:20qu'ils se font ce genre
00:18:21de proposition de loi
00:18:22ou d'abrogation de loi.
00:18:24Parce que c'est très étonnant
00:18:26quand même.
00:18:26Ils ont plus envie
00:18:28de défendre l'accusé
00:18:29que nos enfants.
00:18:30Faudra-t-il qu'un jour,
00:18:31ce soit un de leurs enfants
00:18:32qui soit violé,
00:18:33violé en série,
00:18:34violé répétitivement,
00:18:35pour que ces gens
00:18:36prennent conscience
00:18:36de l'infamie de leurs propos,
00:18:39l'infamie de leurs décisions ?
00:18:40Et moi,
00:18:41je vais aller un petit peu plus loin,
00:18:42je vais vous dire,
00:18:42ce sont ces gens-là
00:18:43qui font la loi.
00:18:44Ce sont ces gens-là
00:18:45qui font les lois
00:18:46qui aujourd'hui
00:18:46écoeurent les Français
00:18:47et que sont obligés
00:18:48d'appliquer certains juges.
00:18:50Et on rejette finalement
00:18:51la faute sur les juges,
00:18:52mais ce sont les...
00:18:54Ce sont les politiques
00:18:55qui font la loi, bien sûr.
00:18:57Et il ne faut pas oublier cela.
00:18:59Les juges n'utilisent
00:19:00que les outils
00:19:01que veulent bien
00:19:02leur donner le politique
00:19:03et aujourd'hui,
00:19:03le politique,
00:19:04c'est ces gens-là.
00:19:06C'est Éric Coquerel,
00:19:07c'est Mathilde Panot,
00:19:08c'est François Hollande,
00:19:09ce sont tous ces gens
00:19:10qui aujourd'hui,
00:19:11c'est Louis Boyard,
00:19:12c'est Raphaël Arnaud,
00:19:14ce sont ces gens...
00:19:15Mettons peut-être
00:19:16quand même l'ancien président
00:19:17de la République,
00:19:17François Hollande,
00:19:18un tout petit peu à faire.
00:19:20Vous plaisantez,
00:19:21je le mets dans le lot,
00:19:22mais est-ce que vous entendez
00:19:24François Hollande
00:19:25aujourd'hui monter au créneau
00:19:26et se désolidariser
00:19:27de ses propos iniques,
00:19:29odieux,
00:19:29vomitis ?
00:19:30François Hollande
00:19:31ne vaut pas mieux qu'eux,
00:19:32François Hollande
00:19:32est en train de préparer
00:19:34son espérance de retour,
00:19:36mais François Hollande
00:19:36est prêt à toutes les compromissions
00:19:38comme les autres,
00:19:39comme l'ont été
00:19:39énormément de socialistes,
00:19:40et j'aimerais aujourd'hui
00:19:41qu'il y ait une vraie,
00:19:42vraie,
00:19:43vraie,
00:19:43une vraie dissociation
00:19:45entre le grand socialisme
00:19:46de Jaurès
00:19:47et cette espèce
00:19:48de marigoputride
00:19:49qui se permet ce genre
00:19:51d'horreur.
00:19:52Mais vous ne pouvez pas
00:19:53imaginer,
00:19:53moi j'étais ce matin...
00:19:54On entend votre colère,
00:19:56Dominique,
00:19:56mais j'ai une question
00:19:56à vous poser,
00:19:57vous semblez quand même
00:19:58suivre la politique
00:19:59assez attentivement.
00:20:00Qu'est-ce que vous pensez
00:20:00de la théorie
00:20:01qui a été construite
00:20:02et développée
00:20:03autour de la table
00:20:03que en réalité
00:20:04ce sont des propos
00:20:05uniquement pour se détacher
00:20:06d'une partie de la droite
00:20:07sur la perpétuité,
00:20:08sur le discours
00:20:09de la sécurité,
00:20:09surtout,
00:20:10surtout de ne pas voter
00:20:11un texte main dans la main
00:20:12avec le Rassemblement National ?
00:20:14Écoutez,
00:20:15je suis tout à fait d'accord
00:20:16mais en même temps
00:20:18je me pose aussi
00:20:18quand même la question
00:20:19de savoir si au fond
00:20:20d'eux-mêmes
00:20:21ces gens-là
00:20:21ne pensent pas
00:20:22ce qu'ils disent.
00:20:23Parce que c'est ça
00:20:24qui m'effraie le plus.
00:20:25Parce que ça serait
00:20:25simplement une stratégie politique.
00:20:28On pourrait la décoder,
00:20:29vous êtes tout à fait vous,
00:20:30Maxime,
00:20:31à l'aune de pouvoir dire
00:20:32non,
00:20:33ça c'est une stratégie politique.
00:20:34Ça me prêtait
00:20:35beaucoup trop d'ambition.
00:20:36Mais non,
00:20:37vous êtes tous les jours
00:20:38en train d'être
00:20:38le commentateur de l'actualité
00:20:40des propos politiques.
00:20:41Donc vous êtes tout à fait
00:20:42à même de pouvoir le faire
00:20:44et indiquer aux gens
00:20:46attention warning,
00:20:47là ils sont juste
00:20:48en train d'essayer
00:20:50de se dissocier
00:20:51de la pensée de droite.
00:20:53Comme le travail
00:20:53est de droite,
00:20:54le capitalisme
00:20:55est de droite,
00:20:57la famille
00:20:58est de droite
00:20:58aujourd'hui
00:20:59mais vous vous rendez compte
00:20:59dans quel monde
00:21:00nous sommes tombés ?
00:21:01Non,
00:21:02je pense que
00:21:02le plus grave,
00:21:03le plus grave Maxime,
00:21:05je pense que ces gens
00:21:06au fond d'eux-mêmes
00:21:08pensent un peu
00:21:09ce qu'ils disent
00:21:11par moments
00:21:12et qu'il n'y a pas
00:21:12uniquement de la politique.
00:21:13Si vous vouliez réagir
00:21:14un peu tous autour de la table
00:21:15que ce soit Mehdi ou Lou
00:21:16par rapport à ce que disait Dominique.
00:21:18Alors je suis d'accord
00:21:19avec ce qui vient d'être dit,
00:21:20il ne faut pas oublier le contexte.
00:21:21Alors il y a certes
00:21:22l'affaire Liana
00:21:22mais on rentre en période
00:21:24d'élection présidentielle.
00:21:25Donc pour moi
00:21:26il y a évidemment
00:21:27une question de stratégie politique,
00:21:28il ne faut pas voter
00:21:29comme le RN
00:21:30mais il y a probablement aussi
00:21:31un argument idéologique derrière.
00:21:33C'est aussi le tout explicatif
00:21:34soit par la sociologie
00:21:35soit par la psychologie.
00:21:36Et on en revient
00:21:37à l'argumentaire
00:21:38qu'a élaboré tout à l'heure Gilles.
00:21:41Il y a des individus
00:21:42que vous ne pourrez jamais changer.
00:21:44Les éléments de violence
00:21:45et des personnes
00:21:46qui sont tirées par les enfants
00:21:47par une sexualité
00:21:47avec les enfants,
00:21:48vous ne pourrez jamais les changer.
00:21:50Et en fait,
00:21:51c'est nier cet argumentaire-là.
00:21:52Lou Frittel.
00:21:53Alors je pense que vous avez raison
00:21:55qu'il y a aussi ce fond-là
00:21:56mais c'est vrai que
00:21:57pour pratiquer quand même
00:21:58les députés assez régulièrement
00:22:00quand vous forcez
00:22:01quand vous allez vraiment
00:22:02au fond des argumentaires
00:22:04surtout quand vous sentez
00:22:05qu'ils sont assez bregmalants
00:22:07c'est généralement
00:22:08le à gauche en général
00:22:10le refus de voter avec le RN
00:22:11qui arrive sur la table
00:22:12à la fin.
00:22:14Mais ce n'est même pas
00:22:15que de la stratégie.
00:22:16Je pense qu'il faut bien comprendre
00:22:16que c'est un ADN.
00:22:18Aujourd'hui
00:22:18et notamment pour la gauche
00:22:19C'est tout ce qu'il leur reste.
00:22:20Pour la gauche
00:22:20non-mélenchoniste
00:22:21aujourd'hui
00:22:23leur objectif
00:22:23c'est de trouver un candidat
00:22:24pour faire barrage
00:22:26à Mélenchon
00:22:26et à Le Pen.
00:22:27Et quand vous les écoutez
00:22:28effectivement sur leur programme
00:22:29c'est tout ce qu'il en sort.
00:22:30Et une autre chose
00:22:31qui...
00:22:33On n'a pas parlé non plus
00:22:34d'un autre dossier
00:22:35qui est quand même explosif
00:22:37et qui est malheureusement
00:22:38à mettre au crédit
00:22:39d'une mairie de gauche
00:22:40c'est la question
00:22:42de la pédocriminalité
00:22:42dans le périscolaire
00:22:44à Paris
00:22:44qui a quand même été un sujet
00:22:45qui a été peu abordé
00:22:47finalement pendant les municipales
00:22:48qui a été sous-jacent
00:22:49quand même.
00:22:50Je me souviens
00:22:50de la droite
00:22:51qui s'en saisissait un peu
00:22:53mais finalement
00:22:54aujourd'hui
00:22:55ça commence à exploser.
00:22:57Il y a ça aussi.
00:22:57Encore trop peu
00:22:58par rapport en plus
00:22:59à la gravité des sujets.
00:23:00Et en l'occurrence
00:23:01la municipalité sortante
00:23:03parce que même si
00:23:04le nom numère a changé
00:23:05c'est la même municipalité
00:23:06a sa part de responsabilité.
00:23:09Midi Reich.
00:23:09Oui, je suis d'accord
00:23:10avec ce qu'il vient d'être dit
00:23:11il y a un point
00:23:11qu'il faut quand même ajouter
00:23:12c'est que certes
00:23:13c'est dans l'ADN politique
00:23:14de la gauche
00:23:15mais il y a aussi
00:23:15ce qu'est la gauche
00:23:16aujourd'hui.
00:23:18Est-ce que le PS existe
00:23:19aujourd'hui sans l'EFI ?
00:23:20Non.
00:23:21Concrètement
00:23:21il n'existe pas
00:23:22toute la gauche
00:23:23est assujettie
00:23:23soit à Mélenchon
00:23:24soit à l'EF.
00:23:26Ils n'ont pas de programme
00:23:27ils ne peuvent pas
00:23:28faire autrement
00:23:28en ce sens.
00:23:29Je pense que ça
00:23:30c'est un réflexe naturel
00:23:31politique de l'ADN
00:23:32de la gauche
00:23:32mais c'est aussi
00:23:33la nature structurelle
00:23:34de ce qu'est la gauche aujourd'hui.
00:23:35En fait
00:23:36on insiste
00:23:37avec cette affaire
00:23:38quelque part
00:23:39à la réalité
00:23:40du naufrage
00:23:40de la classe politique française
00:23:43et on le sait
00:23:44mais c'est bien
00:23:44de temps en temps
00:23:45d'avoir des preuves
00:23:45et là on en a une.
00:23:46Je suis entièrement
00:23:47d'accord avec vous
00:23:47Mehdi
00:23:48il n'y a pas de PS
00:23:49sans l'EFI
00:23:50et aujourd'hui
00:23:51ça nous éclate à la figure.
00:23:52Non mais c'est clair
00:23:53et ça veut dire
00:23:54que la décomposition politique
00:23:55parce que c'en est une
00:23:56la décomposition politique
00:23:57elle va jusque là
00:23:58et je vous rejoins complètement
00:24:00oui
00:24:00on est dans des stratégies
00:24:02à l'Assemblée
00:24:03seules préident
00:24:04des stratégies politiciennes
00:24:05l'intérêt général
00:24:06est largement absent
00:24:08de la plupart
00:24:08des délibérations
00:24:09et on est
00:24:10dans un jeu
00:24:11de chien de faïence
00:24:12qui aujourd'hui
00:24:13est en train
00:24:14d'enterrer la démocratie.
00:24:15Elle a été mot de la fin.
00:24:16Oui alors
00:24:16moi je partage
00:24:17les propos de Mehdi
00:24:18je pense qu'il y a
00:24:19de la stratégie politique
00:24:20ça c'est certain
00:24:21mais il y a aussi
00:24:22une idéologie
00:24:23une idéologie prégnante
00:24:25parce qu'à chaque fois
00:24:26d'ailleurs
00:24:26on constate
00:24:27qu'il s'entoure
00:24:28de sociologues
00:24:29qui alimentent
00:24:30cette idéologie
00:24:32mais je vais vous dire
00:24:32même vous parliez
00:24:33tout à l'heure
00:24:33du périscolaire
00:24:34le périscolaire
00:24:35il y avait une bien-pensance
00:24:36par rapport au périscolaire
00:24:38et c'est pour ça
00:24:38qu'on ne voulait pas voir
00:24:39donc l'idéologie
00:24:40en plus parfois
00:24:41de la minable tactique politique
00:24:42qu'on peut observer
00:24:43mais oui
00:24:43moi je pense que c'est les deux
00:24:44ça c'était le premier débat
00:24:46on poursuit
00:24:47avec là aussi
00:24:47quelque chose
00:24:48qui va se passer
00:24:48à l'Assemblée nationale
00:24:49dans quelques heures
00:24:50et qui risque là aussi
00:24:51d'agiter quelques députés
00:24:52tiens bah
00:24:53notamment de gauche
00:24:53notamment écolo
00:24:54là aussi il y aura peut-être
00:24:55aussi un peu d'idéologie
00:24:56c'est la question des pesticides
00:24:58alors que la science
00:24:59les autorise
00:24:59que la science les encadre
00:25:00ils ne sont interdits
00:25:01qu'en France en réalité
00:25:03autorisés partout ailleurs
00:25:04en Europe
00:25:04pourtant la loi d'urgence agricole
00:25:06veut les réintroduire
00:25:07et alors là
00:25:07je ne vous dis même pas
00:25:08à quoi on a le droit
00:25:09il y a des batailles grecques
00:25:10qui étaient moins épiques que ça
00:25:11est-ce qu'on va laisser mourir
00:25:12nos agriculteurs
00:25:13pour faire plaisir aux écolos
00:25:140826 300 300
00:25:15suite du débat
00:25:16sur Sud Radio
00:25:16à tout de suite
00:25:210826 300 300
00:25:22vous installez avec votre café
00:25:23autour de la table
00:25:24vous êtes peut-être
00:25:24en train de prendre la route
00:25:25des vacances
00:25:26tiens si vous êtes chanceux
00:25:27bah vous nous écoutez
00:25:28vous avez envie de passer
00:25:29un coup de coeur
00:25:29un coup de gueule
00:25:30participez aux discussions
00:25:31vous êtes les bienvenus
00:25:32vous avez également
00:25:33le site sudradio.fr
00:25:34les réseaux sociaux
00:25:34ainsi que l'application
00:25:36on va désormais
00:25:37parler d'une petite loi
00:25:38je rappelle qu'à 11h30
00:25:39on parlera du foot
00:25:40hier c'était la finale
00:25:41de la coupe du monde
00:25:42et alors si vous êtes tombé
00:25:43sur la chaîne
00:25:43vous avez peut-être vu
00:25:44des choses surprenantes
00:25:45beaucoup de festivités
00:25:47des chanteurs inconnus
00:25:48des stars défigurés
00:25:49par la chirurgie
00:25:49c'était normal
00:25:50c'était la finale
00:25:50de la coupe du monde
00:25:51médicaux aux Etats-Unis
00:25:52est-ce qu'avec toutes ces stars
00:25:54toutes ces paillettes
00:25:54on n'a pas vu le summum
00:25:55de ce qu'était le foot
00:25:56et l'argent
00:25:57est-ce que cette finale
00:25:59a donc ou même
00:26:00cette coupe du monde
00:26:00plus largement
00:26:01a signé la fin du foot populaire
00:26:02vous venez parler
00:26:03autour de la table
00:26:04au 0826 300 300
00:26:05mais pour le moment
00:26:06on va mettre les mains
00:26:07dans la terre
00:26:08si vous voulez bien
00:26:08on va s'intéresser
00:26:09à nos agriculteurs
00:26:10loi d'urgence agricole
00:26:11qui sera discutée
00:26:12à l'Assemblée nationale
00:26:13une ultime fois
00:26:15donc d'ici cet après-midi
00:26:16avec cette petite question
00:26:18quand même
00:26:18qui gêne toujours
00:26:19il y a même
00:26:20des allers-retours
00:26:20entre la ministre
00:26:22Annie Gennevar
00:26:23qui est la ministre
00:26:24de l'agriculture
00:26:24puis Monique Barbu
00:26:26qui est la ministre
00:26:26de la transition écologique
00:26:28parce qu'il y a un point
00:26:28qui bloque
00:26:29c'est la fameuse
00:26:30réintroduction
00:26:31de certains pesticides
00:26:32notamment rappelez-vous
00:26:33de l'acetamipride
00:26:34qui est un néonicotinoïde
00:26:36et c'est très utile
00:26:37notamment pour ceux
00:26:37qui cultivent la bettera
00:26:38pour ceux qui cultivent
00:26:39la noisette
00:26:39c'était
00:26:40s'il y a une sensation
00:26:41déjà vue
00:26:42quand vous nous écoutez
00:26:42c'est normal
00:26:43parce que c'était déjà
00:26:44le débat
00:26:44l'été dernier
00:26:45avec la loi Duplon
00:26:46où ça avait provoqué
00:26:47rappelez-vous
00:26:48des signatures
00:26:49des pétitions
00:26:50du débat houleux
00:26:51de la manifestation
00:26:52de l'affolement
00:26:53du conseil constitutionnel
00:26:54bref
00:26:55est-ce que
00:26:55alors que les ultimes
00:26:56discussions sur la loi agricole
00:26:58vont avoir lieu
00:26:59d'ici quelques heures
00:27:00est-ce qu'on va laisser
00:27:01mourir nos agriculteurs
00:27:02pour faire plaisir aux écolos
00:27:040826
00:27:04300 300
00:27:05Gilles Platré
00:27:06est-ce qu'on va laisser
00:27:06mourir nos agriculteurs
00:27:07pour faire plaisir aux écolos
00:27:08certains seraient prêts
00:27:10à ce sacrifice
00:27:11oui
00:27:11et là on parlait
00:27:12tout à l'heure
00:27:13d'idéologie
00:27:13je pense que là
00:27:14on est en plein dedans
00:27:15moi je suis plutôt libéral
00:27:17quand même de nature
00:27:18et j'ai pas du tout
00:27:19envie que la terre
00:27:20soit détruite
00:27:20et nous avec
00:27:21donc j'ai pas non plus
00:27:22envie de manger
00:27:23des pesticides
00:27:23tout au long de l'année
00:27:25non mais ce que je veux dire
00:27:26non mais justement
00:27:28justement
00:27:29donc moi je suis rassuré
00:27:30par rapport au texte
00:27:31qui a été trouvé
00:27:32en commission mixte paritaire
00:27:33et qui va être rediscuté
00:27:35à l'Assemblée aujourd'hui
00:27:36l'issue du vote
00:27:37est totalement incertaine
00:27:38le gouvernement lui-même
00:27:39ne sait plus trop
00:27:40là aussi
00:27:41je sais pas s'il y a un sujet
00:27:42sur lequel il sait
00:27:42où il habite
00:27:43mais en tout cas celui-ci
00:27:44il laisse encore
00:27:45plein des incertitudes
00:27:46ce qui est certain
00:27:47aujourd'hui
00:27:47c'est qu'on ne peut pas
00:27:49être plus vertueux
00:27:49que les vertueux
00:27:50c'est à dire que
00:27:50vous ne pouvez pas
00:27:51être le seul pays
00:27:52dans un système d'économie
00:27:54ouverte comme elle l'est
00:27:55aujourd'hui
00:27:56notamment en matière agricole
00:27:57et surtout en matière agricole
00:27:58à pratiquer
00:28:01des politiques
00:28:02qui soient
00:28:02pour certaines productions
00:28:04en particulier
00:28:05on pense à la betterave
00:28:06vous avez cité la noisette
00:28:07tout à l'heure
00:28:08les cerises aussi
00:28:08qui sont des politiques
00:28:10qui ne sont pas pratiquées
00:28:11à l'extérieur
00:28:11donc on est en capacité
00:28:12d'accepter
00:28:13que rentrent sur notre marché
00:28:14des produits
00:28:15qui ont été traités
00:28:17avec ces pesticides
00:28:17qui sont autorisés à l'extérieur
00:28:18et les interdire chez nous
00:28:20mais écoutez
00:28:21au bout d'un moment
00:28:21il faut juste un peu
00:28:22de bon sens en politique
00:28:23j'espère qu'il prévaudra
00:28:25à l'Assemblée Nationale
00:28:26je suis sûr de rien
00:28:27vous non plus
00:28:28d'ailleurs
00:28:28personne ne peut être sûr
00:28:29de ce qui va sortir
00:28:30mais il y a simplement
00:28:31une distorsion de concurrence
00:28:33et quand on veut
00:28:33que l'économie soit ouverte
00:28:35on règle d'abord
00:28:36ce problème de distorsion
00:28:37avant d'assassiner
00:28:38ses propres producteurs nationaux
00:28:39et d'ailleurs
00:28:40vous parlez tout à l'heure
00:28:40d'idéologie
00:28:41la ministre de l'agriculture
00:28:42Annie Gennevar
00:28:43qui a donné une longue interview
00:28:44hier dans le journal du dimanche
00:28:46le dit
00:28:46la loi d'urgence agricole
00:28:47dans laquelle se trouve
00:28:49en effet
00:28:49la réintroduction
00:28:50de ces produits
00:28:50du ne peut échouer
00:28:52par idéologie
00:28:52ou calcul politique
00:28:53l'offrit-elle ?
00:28:54Alors moi
00:28:55je vais mettre une nuance
00:28:57parce que j'en ai longuement
00:28:58parlé avec Annie Gennevar
00:28:59plusieurs fois
00:28:59on avait fait plusieurs interviews
00:29:02et je comprends
00:29:04que aujourd'hui
00:29:05les gens ne veuillent pas
00:29:06réintroduire des choses
00:29:07qui ont été interdites avant
00:29:07la question qu'on aurait dû se poser
00:29:08c'est pourquoi on les interdit
00:29:09alors que d'autres pays européens
00:29:10ne le font pas
00:29:10l'autre chose
00:29:11c'est que c'est un sujet
00:29:12qui se règle effectivement
00:29:13au niveau européen
00:29:15et enfin
00:29:15une dernière
00:29:16je suis désolée
00:29:17mais il y a un problème
00:29:17de consommation
00:29:18du français en général
00:29:19c'est-à-dire qu'on peut
00:29:20interdire
00:29:21des produits phytosanitaires
00:29:23pour avoir
00:29:24une viande
00:29:25ou des produits
00:29:26en général
00:29:26de meilleure qualité
00:29:27à partir du moment
00:29:28où vous avez
00:29:29une volonté populaire
00:29:30et surtout
00:29:30un comportement
00:29:32alimentaire
00:29:33qui le permet
00:29:33prenez les Italiens
00:29:35les Italiens
00:29:35ont sacralisé
00:29:36leur nourriture
00:29:38et leur made in Italy
00:29:39le fait est que
00:29:40là-bas
00:29:40vous pouvez
00:29:41vous accepter
00:29:42de payer plus cher
00:29:43pour avoir
00:29:43de meilleurs produits
00:29:44en France
00:29:45c'est pas le cas
00:29:45en France
00:29:46on essaie d'imaginer
00:29:47un attachement
00:29:49à la nourriture française
00:29:51à la consommation française
00:29:52à la production française
00:29:53qui n'existe pas
00:29:54aujourd'hui le McDo
00:29:55a remplacé
00:29:56le bar tabac
00:29:56donc
00:29:57j'y plâtrer
00:29:58tant des accords
00:29:58qu'on rache
00:29:58sur les accords
00:30:00en tout cas pas majoritairement
00:30:01je vous dis pas
00:30:02qu'une partie de la population
00:30:03n'est pas
00:30:04comme vous le dites
00:30:05plus portée vers le McDo
00:30:06que vers la brasserie traditionnelle
00:30:08un exemple
00:30:09prenez des oeufs
00:30:10élevés en plein air
00:30:11et prenez des oeufs bio
00:30:13la différence de prix
00:30:14elle est généralement
00:30:15de quelques centimes
00:30:16et bien les agriculteurs
00:30:17n'arrivent pas à vendre
00:30:18les bio
00:30:18parce qu'en fait
00:30:19ils sont un chouï plus cher
00:30:20donc ils préfèrent
00:30:21reprendre
00:30:22le fameux comportement
00:30:23de citoyen
00:30:24de faire attention
00:30:24à ce qu'on achète
00:30:25à ce qu'on consomme
00:30:26n'existe pas visiblement
00:30:27dans la majorité
00:30:27il n'existe pas
00:30:28ils préfèrent prendre
00:30:29un label
00:30:31consommé
00:30:32enfin élevé en plein air
00:30:34mais en l'occurrence
00:30:35je veux dire
00:30:36le label bio français
00:30:37c'est sans doute
00:30:38le plus vertueux de tous
00:30:39vous avez aussi
00:30:40une deuxième chose
00:30:41qui serait très importante
00:30:42à mettre en place
00:30:43c'est effectivement
00:30:44de l'explication de texte
00:30:46aux enfants
00:30:46aux adolescents
00:30:47parce que par exemple
00:30:48vous avez un label
00:30:49qui s'appelle
00:30:50produit de qualité
00:30:50vous savez ce que ça recouvre
00:30:52en gros c'est tout ce qui est
00:30:53produit en France
00:30:54mais aussi en Europe
00:30:55donc vous pouvez très bien
00:30:56tout d'un coup
00:30:56acheter des oeufs polonais
00:30:58sans que
00:30:59exactement
00:30:59en l'occurrence
00:31:00dites-vous bien
00:31:01que par exemple
00:31:01quand vous avez
00:31:03ce label là
00:31:03couplé à bio
00:31:05quand vous achetez
00:31:05du bio espagnol
00:31:06ça ne pourrait pas
00:31:07être du bio chez nous
00:31:08donc il y a quand même
00:31:09aussi ça
00:31:09c'est extrêmement compliqué
00:31:11de s'y retrouver
00:31:12Gilles Platré
00:31:13la fin du débat
00:31:14sur brasserie
00:31:14versus McDo
00:31:15c'est un super débat
00:31:18vous savez
00:31:19d'où je viens
00:31:19à la Bourgogne
00:31:20donc c'est pour ça
00:31:21que je réagis
00:31:21ouvertement
00:31:22parce que je pense
00:31:23qu'il y a encore
00:31:23des pans entiers
00:31:24de notre population
00:31:25qui sont prêts
00:31:26à investir
00:31:27sur la qualité
00:31:28après il peut y avoir
00:31:29aussi un problème
00:31:30de pouvoir d'achat
00:31:30alors ça ne se joue pas
00:31:31toujours qu'à quelques centimes
00:31:32je dis simplement
00:31:33ça ne se joue pas toujours
00:31:34qu'à quelques centimes
00:31:35il y a aussi
00:31:36des différences de prix
00:31:37qui sont parfois
00:31:38plus marquées que ça
00:31:39et je peux comprendre
00:31:40parce que j'accompagne
00:31:41aussi ces populations
00:31:42que lorsque vous êtes
00:31:44avec des fins de mois
00:31:45très compliquées
00:31:46vous allez plutôt
00:31:47vers ce qui est moins cher
00:31:49donc ça
00:31:49mais ce n'est pas l'argument
00:31:51par rapport à la défense
00:31:52de noisettes
00:31:53qui sont faites
00:31:54en plus
00:31:54j'entends
00:31:55mais par contre
00:31:56j'aurais juste
00:31:56parce que vous avez dit
00:31:57quelque chose
00:31:57qui va interpeller aussi
00:31:59l'éducation
00:31:59de la jeunesse
00:32:00je pense qu'on est
00:32:01un certain nombre
00:32:02de mairies
00:32:02on est même
00:32:03de très nombreuses mairies
00:32:04à le faire
00:32:05dès la cantine
00:32:06c'est-à-dire
00:32:06à profiter de ce temps
00:32:08d'abord pour avoir
00:32:09des produits
00:32:09les plus locaux possibles
00:32:10ça c'est très important
00:32:11pour nous
00:32:12les plus bio possibles
00:32:13et puis aussi
00:32:14d'arriver à travers ça
00:32:15à faire l'éducation
00:32:16des jeunes
00:32:16notamment pendant
00:32:17le temps périscolaire
00:32:18le temps du partage
00:32:19des repas
00:32:19donc on avance
00:32:20peut-être plus
00:32:21qu'il y a quelques décennies
00:32:22on avance
00:32:22pour justement
00:32:23faire cette éducation
00:32:24qui est absolument nécessaire
00:32:25si on ne veut pas
00:32:26que les comportements
00:32:26s'empirent de génération en génération
00:32:28une éducation
00:32:28prend toujours du temps
00:32:29mais bien sûr
00:32:30alors oui
00:32:30il y a la question de l'éducation
00:32:32là on revient sur le sujet
00:32:33de la consommation
00:32:33et comment consomment
00:32:34les français
00:32:35mais il y a un point
00:32:36qui est important
00:32:37et on revient sur le sujet européen
00:32:38ça ne peut qu'être traité
00:32:39au niveau européen
00:32:40puisque ça a un effet
00:32:41de distorsion
00:32:41si tout le monde
00:32:42utilise des pesticides
00:32:43et que vous
00:32:43vous n'êtes pas en capacité
00:32:44de les utiliser
00:32:44ou que vous interdisiez
00:32:45vous êtes en marché
00:32:46c'est obligatoire
00:32:47en fait vous vous faites tuer
00:32:48sur le marché
00:32:48avant même d'entrer sur le marché
00:32:50vous êtes déjà mort
00:32:51donc déjà c'est foutu
00:32:52à ce niveau là
00:32:52donc oui il n'y a peut-être
00:32:53pas une volonté
00:32:54d'asphyxier les agriculteurs
00:32:55mais une partie
00:32:56de l'agriculture française
00:32:57va être sacrifiée
00:32:57et là il y a un point important
00:32:58c'est qu'il y a des
00:32:59agricultures françaises
00:33:00c'est pas toute
00:33:01l'agriculture française
00:33:02il y a des agricultures françaises
00:33:03qui marchent très bien
00:33:05mais il y a une autre partie
00:33:06de l'agriculture française
00:33:07qui sous ce prétexte là
00:33:08va forcément être sacrifiée
00:33:09parce qu'en fait
00:33:10c'est pas soit
00:33:11à un assez gros marché
00:33:13soit l'effet de concurrence
00:33:14au niveau européen
00:33:15sera tel que
00:33:15ça ne fonctionnera pas
00:33:16et en revanche
00:33:16il y a un autre point
00:33:17qu'il faut quand même signaler
00:33:19c'est que même si vous arrêtez
00:33:20la production
00:33:20même si vous faites en sorte
00:33:22que l'acetamipride
00:33:22ou tous les néonicotinoïdes
00:33:24si je l'ai bien prononcé
00:33:25soient intérêts
00:33:26en France
00:33:26la consommation continuera toujours
00:33:29et il y aura toujours
00:33:29un moyen sur le marché
00:33:31de consommer
00:33:32donc c'est un peu
00:33:33un problème sans fin
00:33:34je pense que pour un hygiène var
00:33:35c'est plus un problème
00:33:36de gestion de crise
00:33:37mais on sait très bien
00:33:38comment ça va se terminer
00:33:39à la fin
00:33:39ce sont des pans
00:33:40de l'agriculture française
00:33:41qui vont mourir
00:33:41et on va faire en sorte
00:33:42que les très grosses
00:33:43agricultures françaises
00:33:44qui marchent bien
00:33:44on soit en capacité
00:33:45de les mettre en avant
00:33:46pour moi ça terminera
00:33:47de cette manière là
00:33:47je vois laïté
00:33:48c'est vrai que ce débat
00:33:50oppose plusieurs impératifs
00:33:54légitimes
00:33:54notre santé
00:33:55on l'a dit
00:33:57notre souveraineté alimentaire
00:33:58préserver la compétitivité
00:34:00de nos agriculteurs
00:34:01et puis naturellement
00:34:03le respect de notre environnement
00:34:05mais une fois qu'on a dit ça
00:34:06moi je vais vous raconter
00:34:08une anecdote
00:34:08il y a une fédération
00:34:10de producteur de pommes
00:34:11qui m'avait invité
00:34:12à l'époque j'étais élue
00:34:15donc j'étais adjointe au maire
00:34:16ne vous justifiez pas
00:34:17sur ce passé
00:34:17par des socialistes
00:34:18non non mais au contraire
00:34:18j'aurais été avocat
00:34:19parce qu'on vous dit
00:34:20oui avocat
00:34:20qu'est-ce que les parties
00:34:22faire dans une
00:34:23vous choisissez vos dossiers
00:34:24maître
00:34:24pas de problème
00:34:26j'aurais pu les défendre
00:34:27d'ailleurs
00:34:28et donc je me rends
00:34:29à l'invitation
00:34:30de cette fédération
00:34:31de producteurs de pommes
00:34:32et il m'explique
00:34:33que c'est de plus en plus
00:34:34compliqué
00:34:35parce qu'on interdit
00:34:37aux producteurs de pommes
00:34:38d'utiliser certains pesticides
00:34:40donc moi je ne vais pas
00:34:41me lancer dans le nom
00:34:42de ce que je risque
00:34:43de me tromper
00:34:43et il me dit
00:34:44à côté de ça
00:34:45nous avons des producteurs
00:34:46de pommes italiens
00:34:47qui sans difficulté
00:34:48utilisent ces pesticides
00:34:49et vendent à des prix
00:34:51cassés leurs pommes
00:34:52sur le marché européen
00:34:54notamment en France
00:34:55et il dit
00:34:56et nous on a énormément
00:34:57de mal
00:34:58et d'ailleurs
00:34:58nous sommes en procédure
00:35:00collective
00:35:01et donc là
00:35:02il y a un vrai souci
00:35:03quand même
00:35:03c'est-à-dire qu'il ne faut pas
00:35:04absolument que la France
00:35:06soit le meilleur
00:35:07de la classe européenne
00:35:08et en face
00:35:08toujours plus
00:35:09que plus
00:35:10exactement
00:35:11mais voilà
00:35:12il faut arrêter
00:35:13à un moment
00:35:13il s'agit de la survie
00:35:15de nos agriculteurs
00:35:17on a surtransposé
00:35:17depuis longtemps
00:35:18en fait
00:35:18vous dites pourquoi
00:35:19est-ce qu'on est obligé
00:35:20de revenir en arrière
00:35:21parce qu'on a surtransposé
00:35:23le cadre est européen
00:35:24mais pas dans le détail
00:35:26la liberté
00:35:27laissée à chaque état
00:35:28de légiférer en la matière
00:35:29et on a été toujours
00:35:30tout de suite
00:35:31tout de suite
00:35:32le plus haut possible
00:35:33sauf que les autres
00:35:34n'ont pas suivi
00:35:34il faut juste un peu réaliste
00:35:36regardons ce que faisons les autres
00:35:37soyons pas plus bêtes non plus
00:35:38et encore une fois
00:35:39il ne s'agit pas de mettre
00:35:39en danger notre population
00:35:40parce qu'elle ne le serait pas
00:35:41avec ses introductions
00:35:42il faut le dire tout simplement
00:35:43encore peut-être
00:35:44que faut-il le rappeler
00:35:45l'ANSES
00:35:48je crois que c'est comme ça
00:35:48qu'on dit
00:35:48qui est en fait
00:35:49l'agence nationale
00:35:50de santé publique
00:35:50pour aller vite
00:35:52a déjà encadré
00:35:53en fait
00:35:54les taux
00:35:55et la ministre
00:35:55ne fait que rapporter
00:35:57dans la loi
00:35:57l'encadrement
00:35:58que précommande
00:35:59en France
00:35:59que recommande
00:36:00même en France
00:36:01l'agence nationale
00:36:02de santé publique
00:36:02l'ouvrit-elle
00:36:03quand même
00:36:04il faut bien se dire
00:36:05qu'en deux ans
00:36:06parce que pendant
00:36:06les élections européennes
00:36:07on en discutait
00:36:08beaucoup
00:36:08l'agriculture
00:36:09c'était un vrai sujet
00:36:10en deux ans
00:36:11la France
00:36:12a eu
00:36:13une balance commerciale
00:36:16déficitaire
00:36:17avec son agriculture
00:36:17alors que c'était
00:36:18ce qui n'était jamais arrivé
00:36:19depuis 50 ans
00:36:19c'était sans doute
00:36:20le dernier secteur
00:36:23industriel
00:36:24qui permettait justement
00:36:25de garder la tête
00:36:25hors de l'eau
00:36:26ça fait deux ans
00:36:27qu'on a
00:36:28alors un peu
00:36:29deux ans et demi
00:36:30qu'on a des manifestations
00:36:31agricoles
00:36:32qu'on a une crise agricole
00:36:33et en l'occurrence
00:36:34ce qui est quand même
00:36:34assez navrant
00:36:35dans cette histoire
00:36:36c'est qu'on est comme d'habitude
00:36:38mais on le dira aussi
00:36:38sur d'autres sujets
00:36:39en train de courir
00:36:40après l'actualité
00:36:41pour essayer justement
00:36:42de sauver
00:36:43ce qui est encore sauvable
00:36:44en l'occurrence
00:36:45vous avez en plus
00:36:47des scandales sanitaires
00:36:48sur la production
00:36:50par exemple
00:36:50de blé
00:36:50pour les pâtes
00:36:51pour le riz
00:36:52en même temps
00:36:53que vous avez
00:36:53une canicule
00:36:55qui n'en finit plus
00:36:56en France
00:36:56je pense que
00:36:57malheureusement
00:36:58le sujet agricole
00:36:59risque de se casser
00:37:01la figure
00:37:01sur les considérations
00:37:03écologiques du moment
00:37:04retour de certains
00:37:05pesticides
00:37:05à l'Assemblée nationale
00:37:06parce que c'est
00:37:07le débat dans quelques heures
00:37:08sur la fameuse loi
00:37:09d'urgence agricole
00:37:10qui au passage
00:37:11contient tellement de choses
00:37:12parce qu'elle est excessivement
00:37:13attendue par énormément
00:37:14d'agriculteurs
00:37:16pardonnez-moi
00:37:16est-ce qu'on va laisser
00:37:17mourir nos agriculteurs
00:37:18pour faire plaisir aux écolos
00:37:19parce que c'est quand même
00:37:20visiblement ce que certains
00:37:21s'apprêtent à faire
00:37:220826-300-300
00:37:24on en cause
00:37:24juste après une très courte page
00:37:25depuis bah tout de suite
00:37:260826-300-300
00:37:27on poursuit la conversation
00:37:28avec vous amis auditeurs
00:37:30sur cette loi
00:37:31la fameuse loi
00:37:32d'urgence agricole
00:37:33qui fait son retour
00:37:34à l'Assemblée nationale
00:37:35avec la réintroduction
00:37:36de certains produits
00:37:37interdits en France
00:37:39autorisés ailleurs
00:37:39sur l'Union européenne
00:37:40et ce débat
00:37:41qui va avoir lieu
00:37:41qui va être excessivement pénible
00:37:43quoi qu'il arrive d'ailleurs
00:37:44que ce soit
00:37:45que la loi passe
00:37:45ou que la loi ne passe pas
00:37:46on va entendre tous les camps
00:37:47dire ah mais je vous l'avais bien dit
00:37:48de toute façon c'était dangereux
00:37:49de toute façon
00:37:49ça va être insupportable
00:37:51la question qu'on se pose ce matin
00:37:52c'est est-ce qu'on va laisser
00:37:52mourir nos agriculteurs
00:37:54uniquement pour faire plaisir
00:37:55aux écolos
00:37:55aux écolos
00:37:56bon alors je pose la question
00:37:57avec un peu de cynisme
00:37:58dans la voix
00:37:58parce que c'est vrai
00:37:59que quand on entend
00:37:59la ministre de la transition écologique
00:38:01en opposition à Annie Gennevard
00:38:03dans la tribune dimanche hier
00:38:04qui dit que
00:38:05oui quand même
00:38:06c'est vrai que cela pose problème
00:38:08qu'on réintroduise
00:38:09certains produits
00:38:10c'est-à-dire que même
00:38:11au sommet du gouvernement
00:38:12on voit bien
00:38:12qu'il y a une tension
00:38:13ce que certains voient
00:38:15d'utilité publique
00:38:16ça provoque véritablement
00:38:18des frictions
00:38:18je dirais
00:38:19oui bien sûr
00:38:20mais c'est pourquoi je vous disais
00:38:21que la position du gouvernement
00:38:22n'est pas encore affirmée
00:38:24sur ce sujet-là
00:38:25l'heure de vérité approche
00:38:27mais très honnêtement
00:38:28le sujet qui crispe
00:38:28disait encore hier
00:38:29Monique Barbu
00:38:30on est bien d'accord
00:38:31et je pense que ça va être
00:38:32assez intéressant
00:38:33et assez révélateur
00:38:34de l'inconsistance gouvernementale
00:38:36puisque
00:38:36on voit très clairement
00:38:37que plusieurs lignes sont à l'oeuvre
00:38:39et que pour le moment
00:38:41le Premier ministre
00:38:42ne semble pas avoir tranché
00:38:43mais là encore une fois
00:38:44le débat et le vote
00:38:46va sans doute nous éclairer
00:38:47Lou Frittel
00:38:48vous qui êtes habitué
00:38:49de ces coulisses gouvernementales
00:38:50c'est vrai qu'à ce point
00:38:51cette question-là
00:38:52au sein de l'agriculture
00:38:52ça s'affronte
00:38:53au sein du gouvernement
00:38:55mais c'est un sujet
00:38:56qui a toujours été
00:38:57hyper inflammable
00:38:57quelle que soit la période
00:38:59souvenez-vous
00:38:59de Nicolas Hulot
00:39:01souvenez-vous
00:39:02de tous les ministres
00:39:03de la transition écologique
00:39:07qui se sont succédés
00:39:08il y a toujours
00:39:09un affrontement
00:39:10avec l'agriculture
00:39:10mais c'est la même chose
00:39:12avec le ministère de l'Intérieur
00:39:13et le ministère de la Justice
00:39:14jusqu'à récemment
00:39:15parce qu'aujourd'hui
00:39:15vous avez la même coloration
00:39:16dans ces deux ministères
00:39:17la même coloration politique
00:39:18donc pour moi
00:39:20c'est pas étonnant
00:39:21en l'occurrence
00:39:22ce qui est plus étonnant
00:39:22c'est le manque
00:39:25de savoir-faire
00:39:26communicationnel
00:39:27de Monique Barbu
00:39:28je m'explique
00:39:29c'est vrai que
00:39:32c'est pas un manque
00:39:33de savoir-faire
00:39:33c'est juste inexistant
00:39:34oui mais peut-être
00:39:37moi je salue le fait
00:39:39que nous ayons
00:39:39un gouvernement
00:39:40assez techno
00:39:41donc des gens
00:39:42qui sont au travail
00:39:43mais en l'occurrence
00:39:44sur ce genre de sujet
00:39:45particulièrement inflammable
00:39:47il serait peut-être
00:39:48de bon ton
00:39:49de faire
00:39:50ou de donner
00:39:51quelques petits tips
00:39:53petits cours
00:39:54de média training
00:39:56parce qu'en l'occurrence
00:39:57ne pas s'échapper publiquement
00:40:01et surtout
00:40:02Monique Barbu
00:40:02elle s'est quand même illustrée
00:40:05sur la canicule
00:40:06où je comprends
00:40:07ce qu'elle dit
00:40:07quand elle dit
00:40:08on va pas mettre
00:40:08de la clim partout
00:40:09mais il faut pas le dire
00:40:10il faut pas le dire comme ça
00:40:13le problème est là
00:40:13en réalité
00:40:14j'ai cru que vous alliez
00:40:15être encore plus méchant
00:40:16que moi
00:40:17j'ai cru que vous alliez dire
00:40:18j'ai beaucoup de respect
00:40:19pour ceux qui gèrent
00:40:19la communication
00:40:20de Monique Barbu
00:40:21j'allais dire
00:40:22de là à saluer le travail
00:40:23je ne sais pas
00:40:24Anna Jouard
00:40:25petit coup de gueule
00:40:26vous disiez Maxime
00:40:28votre question c'était
00:40:29va-t-on sacrifier
00:40:30nos agriculteurs
00:40:32pour faire plaisir
00:40:33aux écolos
00:40:33moi je vais vous dire
00:40:34j'en ai ras le bol
00:40:35de faire plaisir aux écolos
00:40:36et je vais vous dire pourquoi
00:40:37parce qu'on a vu
00:40:39ce que ça a donné
00:40:39concernant le nucléaire
00:40:41vous avez vu le résultat
00:40:42là aujourd'hui
00:40:43on est parti pour
00:40:45sacrifier
00:40:45nos agriculteurs
00:40:47notre souveraineté alimentaire
00:40:48mais j'ai envie de leur dire
00:40:49mais alors
00:40:51mobilisez-vous
00:40:51faites du lobbying
00:40:52auprès de l'Union Européenne
00:40:53puisque ça se joue
00:40:54en Europe
00:40:55faites du lobbying
00:40:56auprès de l'Union Européenne
00:40:57pour que
00:40:58les pesticides
00:40:59que vous interdisez
00:41:01à nos agriculteurs
00:41:02et bien
00:41:03soient appliqués
00:41:04à l'ensemble
00:41:05des états membres
00:41:06et là
00:41:06vous êtes audibles
00:41:07quitte à avoir la logique
00:41:08morto-mortifère
00:41:08autant la pousser jusqu'au bout
00:41:09Gilles Le Platrette disait
00:41:11c'est une question de bon sens
00:41:12ayons du bon sens
00:41:14en politique
00:41:14et arrêtons de nous tirer
00:41:16à chaque fois
00:41:17une balle dans le pied
00:41:18mais il est un peu plus dubitatif
00:41:20je suis d'accord
00:41:21sur le fond
00:41:21mais en fait
00:41:22le lobbying au niveau européen
00:41:23il est déjà fait
00:41:23et ça fait des années
00:41:24que le lobbying agricole
00:41:26ils sont très forts
00:41:26au niveau européen
00:41:27sauf que pourquoi
00:41:28attendez
00:41:28pour moi
00:41:29l'Italie s'en sort
00:41:30ohyez ohyez jeunes gens
00:41:31l'eau fritelle
00:41:32venu en sel
00:41:32fait des mouvements
00:41:33c'est pas la réalité
00:41:36non mais surtout
00:41:37il faut bien se rendre compte
00:41:38que les écolos
00:41:39les plus virulents
00:41:40au Parlement européen
00:41:40ce sont les écolos français
00:41:41les autres sont
00:41:42beaucoup plus réalistes
00:41:44ils sont très caricaturaux
00:41:44ils sont très caricaturaux
00:41:45et beaucoup plus réalistes
00:41:47en l'occurrence
00:41:48effectivement
00:41:48pour parler de la PAC
00:41:51ça rigole
00:41:52pour parler de la PAC
00:41:53c'est vrai que
00:41:54les autres pays
00:41:54se sont bien plus mobilisés
00:41:56que nous
00:41:56nous on a été
00:41:58en dessous de tout
00:41:59à commencer aussi
00:41:59par le gouvernement français
00:42:01parce que c'est idéologique
00:42:03mais aussi
00:42:04parce que la nature française
00:42:05j'ai l'impression
00:42:05c'est de courir
00:42:06après l'actualité
00:42:07par exemple
00:42:08quand nous avons eu
00:42:09nous étions en train
00:42:09de finir
00:42:10les négociations
00:42:11sur le Mercosur
00:42:11la France bloquait
00:42:13elle ne voulait pas signer
00:42:14l'Italie la rejointe
00:42:15pourquoi ?
00:42:16pas parce qu'elle savait
00:42:17qu'on pouvait obtenir quelque chose
00:42:18en l'occurrence
00:42:18c'était plié
00:42:19mais parce qu'elle s'est dit
00:42:20qu'elle avait un moyen
00:42:21de faire pression
00:42:21pour ensuite pouvoir négocier
00:42:24une rallonge
00:42:25ou au moins
00:42:25c'était pas une rallonge
00:42:26c'était une
00:42:27des dispositions supplémentaires
00:42:28pour l'Italie
00:42:29c'était récupérer
00:42:31au niveau européen
00:42:32de l'argent promis
00:42:33plus tardivement
00:42:34mais en tout cas
00:42:34la voir tout de suite
00:42:36ils ont pu négocier ça
00:42:37nous
00:42:37on n'a rien fait
00:42:38on n'a pas pensé
00:42:39mais qu'a donc fait
00:42:40la ministre de l'agriculture
00:42:41alors ?
00:42:42la ministre de l'agriculture
00:42:42elle est aussi présidente de la république
00:42:43qui est dans ses chaussures
00:42:45et qui est un vrai problème
00:42:46en l'occurrence
00:42:48je sens quand même
00:42:49votre sensibilité
00:42:51pour Annie Gennevar
00:42:51je suis admiratif
00:42:53moi qui ne la partage pas
00:42:56il est vrai
00:42:57qu'Annie Gennevar
00:42:58quand elle est arrivée
00:42:59au ministère de l'agriculture
00:43:00a dit tout de suite
00:43:01que le Mercosur
00:43:02n'était pas forcément souhaitable
00:43:04qu'il y avait une vraie question
00:43:05de souveraineté
00:43:05à se poser
00:43:06et que le président de la république
00:43:08a rattrapé
00:43:09enfin a rattrapé
00:43:10cette logique là
00:43:11mais au début
00:43:11n'était pas du tout
00:43:12sur ce credo
00:43:13300 des auditeurs
00:43:15qui nous appellent
00:43:15qui sont aussi parfois
00:43:16des agriculteurs
00:43:17bonjour Eric
00:43:18oui bonjour
00:43:19bonjour à tous
00:43:20merci beaucoup
00:43:20d'être avec nous ce midi
00:43:21Eric
00:43:22comment vous regardez
00:43:23cette question
00:43:23vous êtes agriculteur
00:43:24c'est ça ?
00:43:25je suis agriculteur
00:43:26oui
00:43:26je suis agriculteur
00:43:28accessoirement aussi
00:43:29président
00:43:30d'un centre d'études
00:43:30techniques agricoles
00:43:31et vice-président
00:43:32de l'APREL
00:43:33où on mène
00:43:34toutes les expériences
00:43:35que ce soit phytosanitaire
00:43:37que ce soit lutte intégrée
00:43:38que ce soit
00:43:39qui appellent au maraîchage
00:43:41mais alors justement
00:43:42Eric
00:43:42les produits phytosanitaires
00:43:44les pesticides
00:43:44quand vous voyez
00:43:45ce qui va être discuté
00:43:46dans les prochaines heures
00:43:47à l'Assemblée Nationale
00:43:48comment vous les regardez
00:43:49ces questions ?
00:43:50vous utilisez des pesticides
00:43:51vous en avez besoin ?
00:43:52oui
00:43:52nous on est en lutte intégrée
00:43:54mais moi je peux vous dire
00:43:55pour vous parler de la branche
00:43:56que je connais le mieux
00:43:57qui est le maraîchage
00:43:58c'est que nous déjà
00:43:59on travaille avec
00:44:00de la lutte intégrée
00:44:01c'est à dire qu'on a
00:44:03on a supprimé
00:44:04de notre calendrier
00:44:06de production
00:44:06beaucoup de produits
00:44:08phytosanitaires
00:44:08notamment des insecticides
00:44:10mais on ne peut pas tout
00:44:12ce qu'on ne peut pas faire
00:44:13on ne peut pas supprimer
00:44:15des produits
00:44:15si on n'a pas
00:44:16des solutions de remplacement
00:44:17on met des filières
00:44:20en danger
00:44:20réellement en danger
00:44:21par rapport au fait
00:44:22que tous ces insectes
00:44:24que ce soit des pucerons
00:44:25ou que ce soit
00:44:26de la lorode
00:44:27ou que ce soit
00:44:27sont porteurs de virus
00:44:29très souvent
00:44:30peuvent être porteurs de virus
00:44:31donc on rajoute encore
00:44:33des risques
00:44:34et on multiplie les risques
00:44:35nous vous savez
00:44:36c'est ce que je dis toujours
00:44:36c'est pas une passion
00:44:37de traiter
00:44:39utiliser des produits
00:44:40phytosanitaires
00:44:40c'est juste que vous n'avez
00:44:41pas le choix
00:44:43c'est qu'à un moment donné
00:44:44qu'est-ce qu'on fait
00:44:44on a une culture
00:44:45on est envahi
00:44:46de quoi que ce soit
00:44:47d'acarien, d'acarien, d'acarien
00:44:48de bronzé
00:44:48de plus souvent ce que vous voulez
00:44:49mais qu'est-ce qu'on fait
00:44:50on dit
00:44:51oh ben tant pis
00:44:51on verra l'année prochaine
00:44:53et on laisse passer
00:44:54ou est-ce qu'on prend
00:44:54le train en marche
00:44:55et on se dit
00:44:56à ce moment-là
00:44:57dans un cadre très réglé
00:44:58parce que je tiens à préciser
00:44:59qu'en France
00:44:59on a quand même
00:45:00un cadre très réglé
00:45:01sur les produits phytosanitaires
00:45:03l'après l'on édite
00:45:04des calendriers
00:45:04avec des délais avant récolte
00:45:06avec des délais avant
00:45:07de rentrer dans les serres
00:45:08vous savez
00:45:08je suis un humain
00:45:09je ne fais pas rentrer mes gens
00:45:11où moi je ne peux pas aller
00:45:12c'est-à-dire
00:45:12on respecte tout ça
00:45:14je ne choisis pas mes tomates
00:45:15pour manger
00:45:15je prends n'importe où
00:45:16parce qu'on a toujours respecté
00:45:18ce qu'on devait faire
00:45:19on travaille
00:45:20je veux dire
00:45:21on est responsable
00:45:21on n'est pas des gens
00:45:22qui en posent au nom
00:45:23il y a certaines personnes
00:45:24qui marquent
00:45:25paysans, amis des cancers
00:45:26à un moment donné
00:45:27posez-vous la question
00:45:28de ce qui vient de l'étranger
00:45:29de ce que vous mangeriez
00:45:31quand on ne saura plus là
00:45:32là je tire vraiment
00:45:33parce que là
00:45:33étrangement
00:45:34il y aura beaucoup moins de règles
00:45:36il y aura beaucoup moins de cadres
00:45:37il y aura certainement
00:45:37beaucoup plus de produits
00:45:38en revanche
00:45:38merci beaucoup Eric
00:45:39d'avoir été avec nous
00:45:40au 0826 300 300
00:45:42c'est un festival ce matin
00:45:43parce qu'on a un deuxième Eric
00:45:44aussi qui nous a appelé
00:45:45bonjour Eric
00:45:46bonjour
00:45:47j'ai l'impression d'être dans un mauvais sketch
00:45:50mais merci beaucoup
00:45:50d'être avec nous Eric
00:45:51vous comment vous regardez
00:45:52ce débat là
00:45:53produits phytosanitaires
00:45:54pesticides
00:45:55parfois combat idéologique
00:45:57au sein même du gouvernement
00:45:58et de l'Assemblée nationale
00:45:59dites-nous tout
00:46:00déjà c'est pitoyable
00:46:01au niveau du gouvernement
00:46:02personne n'est d'accord
00:46:03mais je crois qu'il faut
00:46:04un petit peu élargir
00:46:05la focale
00:46:06moi j'ai le sentiment
00:46:07que l'objectif
00:46:08n'est pas uniquement
00:46:09de faire plaisir aux écolos
00:46:10mais surtout
00:46:11de faire plaisir
00:46:12à l'Ukraine
00:46:13et à Van der Leyen
00:46:15à la communauté européenne
00:46:16on est déjà envahi
00:46:18par les poulets ukrainiens
00:46:20qui sont de gavets
00:46:21d'antibiotiques
00:46:22qui sont nourris
00:46:22par des grains
00:46:23je ne dis pas
00:46:24le nombre de pesticides
00:46:24qu'il y a dedans
00:46:25mais en plus de ça
00:46:26si jamais on laisse
00:46:27ce marché
00:46:28à l'Ukraine
00:46:30tous nos alliés
00:46:30vont s'écrouler en France
00:46:31c'est dramatique
00:46:32c'est dramatique
00:46:33donc en réalité
00:46:34c'est quoi l'idée Eric ?
00:46:35c'est que vous regardez ça
00:46:36comme étant quoi
00:46:37c'est horrible à dire
00:46:38peut-être
00:46:38mais un clou de plus
00:46:39dans le cercueil
00:46:40des agriculteurs
00:46:41qu'on construit déjà
00:46:42depuis quelques années ?
00:46:43c'est exactement ça
00:46:45je crois qu'ils ont
00:46:46beau manifester
00:46:46ils ne peuvent rien faire
00:46:48puisque c'est décidé
00:46:49au niveau européen
00:46:49et qu'on n'a plus
00:46:50aucune souveraineté
00:46:51notre politique agricole
00:46:53est catastrophique
00:46:54la balance commerciale
00:46:55vous le disiez tout à l'heure
00:46:56est déficitaire
00:46:56depuis deux ans
00:46:57alors qu'elle nous tire vers le haut
00:46:59donc je crois que
00:47:00c'est la mort de l'agriculture française
00:47:02écoutez Eric
00:47:03j'espère qu'avant de passer à table
00:47:04on va trouver deux trois autres raisons
00:47:05de se réjouir
00:47:06parce que là c'est vrai
00:47:06que quand on parle de l'agriculture
00:47:08ou qu'on regarde
00:47:09malheureusement
00:47:09il n'y a pas beaucoup de signaux vers
00:47:10mais je vous remercie de nous avoir passé
00:47:11un coup de fil
00:47:12au 0826 300 300
00:47:14et puis de toute façon
00:47:14on aura l'occasion d'en reparler
00:47:15puisque vote dans quelques heures
00:47:16à l'Assemblée Nationale
00:47:17vote définitif aussi normalement
00:47:19demain au Sénat
00:47:20donc vous inquiétez pas
00:47:21qu'on aura le temps
00:47:21d'en reparler
00:47:22Gilles Platret
00:47:23je pensais juste une chose
00:47:24en écoutant notre premier Eric
00:47:27je pensais
00:47:29comme Bourguignon
00:47:30à le moment où
00:47:32au 19ème
00:47:33le philoxéra
00:47:34a envahi le vignoble
00:47:35et a détruit le vignoble français
00:47:36avec des raisonnements
00:47:39comme ceux des écologistes doctrinaires
00:47:41on aurait laissé crever le vignoble
00:47:42sans jamais le reconstituer
00:47:43on a trouvé des solutions
00:47:44qui étaient radicales
00:47:46il a fallu
00:47:47planter des pieds américains
00:47:48greffer des plantes français dessus
00:47:49mais imaginez une seule seconde
00:47:51que cette idéologie là
00:47:52ait eu lieu
00:47:53avec un siècle et demi d'avant
00:47:54c'était une catastrophe
00:47:55il faut à un moment donné
00:47:56s'adapter
00:47:57à la nature
00:47:58et à sa rudesse
00:47:59ça passe parfois
00:48:00par ses produits
00:48:00Gilles Platret
00:48:01vous venez de l'entendre
00:48:02autour de la table également
00:48:03ce matin
00:48:03Lou Frittel
00:48:04Najoie Laité
00:48:04Mehdi Rech
00:48:05on va poursuivre la conversation
00:48:06avec cette fois-ci
00:48:07tiens
00:48:07un peu de sport
00:48:08on a fait un peu de politique
00:48:09on s'est intéressé
00:48:09à la nourriture
00:48:10avec l'agriculteur
00:48:11il faut maintenant
00:48:11aller lâcher tout ça
00:48:12avec un peu de sport
00:48:13Coupe du Monde
00:48:14finale de la Coupe du Monde
00:48:15c'était hier soir
00:48:15des millions de téléspectateurs
00:48:16bien sûr devant la télé
00:48:17mais cette question quand même
00:48:19est-ce que tout ce qu'on a vu hier
00:48:20avec une espèce de sensation
00:48:22d'assister à un spectacle
00:48:23quand même
00:48:23des stars refaites
00:48:24des mauvaises chansons
00:48:25en playback
00:48:26des mi-temps
00:48:27qui durent une éternité
00:48:28pour avoir bu des...
00:48:28Vous avez l'air d'avoir souffert
00:48:29c'est un euphémisme
00:48:32est-ce qu'hier
00:48:33on n'a pas tout simplement
00:48:33assisté à la fin du foot populaire
00:48:35je vous pose la question
00:48:36vous venez en parler avec nous
00:48:370826 300 300
00:48:38à tout de suite sur Sud Radio
00:48:40T 10h 13h
00:48:41Maxime Liedot
00:48:440826 300 300
00:48:45la discussion se poursuit
00:48:47l'ambiance en studio
00:48:48est idéale
00:48:49c'est normal
00:48:49c'est que ce n'est que
00:48:50le début de la semaine
00:48:51ne vous habituez peut-être pas
00:48:52amis auditeurs
00:48:53ça peut dégénérer très vite
00:48:54cette histoire
00:48:550826 300 300
00:48:56vous invitez au tour de la table
00:48:58pour réagir
00:48:58pour discuter avec nous
00:48:59vous avez également
00:49:00le site sudradio.fr
00:49:01l'application
00:49:02ainsi que les réseaux sociaux
00:49:03au final de la coupe du monde
00:49:05c'était hier
00:49:06des millions de téléspectateurs
00:49:07devant la télé
00:49:07ça se déroulait à New York
00:49:08avec tout le gratin
00:49:09et quand même
00:49:102-3 petits éléments surprenants
00:49:12c'est-à-dire que si on avait
00:49:13eu une petite invitation
00:49:14avec le programme
00:49:14on ne savait pas
00:49:15ce que ça allait donner
00:49:16et c'est vrai que ça pouvait
00:49:17être surprenant
00:49:18c'est-à-dire qu'on a vu
00:49:19Madonna
00:49:19Justin Bieber
00:49:20le groupe BTS
00:49:21je crois qu'on a vu
00:49:22Tom Cruise
00:49:23également faire
00:49:24un petit discours d'introduction
00:49:25Justin Bieber
00:49:26évidemment faire un peu de gratuite
00:49:27ça ira faire un play-back
00:49:29absolument immonde
00:49:30sur la chanson
00:49:30de la coupe du monde
00:49:31bref, est-ce que tout ça
00:49:32n'a pas signé la vulgarité
00:49:33la vulgarité la plus crasse
00:49:36au sommet de la coupe du monde
00:49:37dès que l'argent
00:49:38s'empare d'un sport
00:49:39est-ce que hier
00:49:40on n'a pas assisté
00:49:41finalement à la fin
00:49:42du foot populaire
00:49:43je vous pose la question
00:49:44autour de la table
00:49:45tiens, par esprit
00:49:46allez, de contradiction
00:49:47est-ce que je ne me tourne pas
00:49:49naturellement
00:49:49vers vous d'abord
00:49:50mesdames consommatrices de foot
00:49:51ou pas ?
00:49:52ah oui
00:49:53je savais
00:49:53on avait la bonne table
00:49:55est-ce que hier
00:49:56c'était la fin du foot populaire
00:49:57Najoie pour commencer
00:49:58pour moi oui
00:49:58et je vais vous dire
00:49:59la FIFA
00:50:00c'est parce que vous n'aimez pas BTS
00:50:01c'est ça ?
00:50:02oui
00:50:03non je ne vais pas me lancer là-dessus
00:50:06surtout que ma fille est fan
00:50:07des groupes pop
00:50:08kpop coréennes
00:50:11on sort des espoirs d'une maman
00:50:13je reviens au foot
00:50:14je vais vous dire
00:50:14la FIFA présidée par
00:50:16Génie Infantino
00:50:17ça donne ça
00:50:18c'est-à-dire
00:50:19le foot business
00:50:20le foot du fric
00:50:23voilà
00:50:23c'est ça la réalité
00:50:24alors
00:50:25je n'y mets pas les formes
00:50:26mais je préfère dire les choses
00:50:28plutôt que
00:50:29que de noyer mes propos
00:50:31dans
00:50:32avec un peu de politesse
00:50:33voilà
00:50:33exactement
00:50:34je ne mets pas de la politesse
00:50:35pourquoi ?
00:50:36parce que quand
00:50:36on voit cette finale
00:50:38moi honnêtement
00:50:39j'avais l'impression
00:50:40d'être dans un mauvais concert
00:50:41vous voyez
00:50:42où se succédaient
00:50:43plein d'artistes
00:50:44d'ailleurs
00:50:45qui restaient quoi
00:50:473-4 minutes
00:50:48même pas
00:50:49le temps de faire un peu de grâle
00:50:51et puis ce qui m'exaspérait
00:50:52c'est les pauses fraîcheurs
00:50:53oui ok
00:50:54il fait chaud
00:50:54oui
00:50:55mais
00:50:55la page de pub
00:50:57plus la page de pub
00:50:58plus quoi d'autre
00:51:0030 minutes
00:51:01c'est-à-dire que
00:51:02la mi-temps
00:51:02qui ne devait pas faire 30 minutes
00:51:04a duré 30 minutes
00:51:04précisément
00:51:05pour voir chaque tir
00:51:06honnêtement
00:51:06j'ai souffert avec mon mari
00:51:07parce qu'on aime le foot
00:51:09mais honnêtement
00:51:09j'ai vraiment souffert
00:51:11je vais vous dire
00:51:12je te l'appelle Alette
00:51:13maintenant
00:51:13que le foot génère
00:51:15je vais vous dire Maxime
00:51:16que le foot génère
00:51:17de l'argent
00:51:18on le sait
00:51:19ça a toujours été le cas
00:51:21mais il ne faudrait pas
00:51:22que l'argent
00:51:23vienne prendre le pas
00:51:25sur le sport
00:51:26mais c'est un peu trop tard
00:51:27et sur la populaire
00:51:28bah oui
00:51:28on a le mauvais président
00:51:30de la FIFA
00:51:30j'aurais préféré
00:51:32le foot le foot sur le foot
00:51:34on a joué
00:51:34regardez le PSG
00:51:35qu'est-ce qu'on n'a pas entendu
00:51:36quand le Qatar est venu
00:51:37avec le PSG
00:51:38avec les joueurs stars
00:51:39qui étaient venus
00:51:39il y avait déjà
00:51:40ça me débat
00:51:40oui mais il y a du jeu
00:51:41mais il y a du jeu
00:51:42enfin moi
00:51:42non honnêtement
00:51:43vous assistez à un match
00:51:44je ne suis pas fait du PSG en plus
00:51:45non mais
00:51:47si c'est un match du PSG
00:51:49vous n'avez pas l'impression
00:51:50que
00:51:51ça ne vous saute pas
00:51:52que tout est au service du fric
00:51:53bien sûr qu'il y a
00:51:54non
00:51:54bien sûr qu'il y a beaucoup d'argent
00:51:55mais vous avez le match
00:51:57vous avez le spectacle
00:51:59le résultat est quand même aussi
00:52:00sur le terrain
00:52:00c'est populaire
00:52:01Lou Fridel
00:52:01la deuxième fan
00:52:02fan de foot autour de cette table
00:52:03en l'occurrence
00:52:04je suis d'accord
00:52:05que effectivement
00:52:05c'était très très visible
00:52:06mais en fait
00:52:07on a rendu visible
00:52:08quelque chose qui existe
00:52:09depuis des années
00:52:10Infantino
00:52:10c'est le paroxysme
00:52:12d'un truc qui existe
00:52:12et je suis désolée
00:52:13des places à 14 000 euros
00:52:14qui étaient vendues
00:52:15c'était comme ça aussi
00:52:16c'était aussi comme ça
00:52:17il y a 4 ans
00:52:17et le problème
00:52:19le foot n'est plus populaire
00:52:21depuis des années
00:52:22en réalité
00:52:22moi je suis fan de foot
00:52:24effectivement
00:52:24je n'ai pu aller que
00:52:25deux fois au stade
00:52:26à Paris
00:52:27au Parc des Princes
00:52:28on est quand même
00:52:29avant c'était un sport
00:52:30qui permettait
00:52:31à l'ouvrier
00:52:33à l'employer
00:52:33Lou vous avez dit les choses
00:52:34c'est à dire que
00:52:35depuis que
00:52:36Génie Infantino
00:52:37est président de la FIFA
00:52:38il a le mérite
00:52:42de ne pas être hypocrite
00:52:44au moins
00:52:44et puis je rappelle aussi
00:52:45que ça se passe aux Etats-Unis
00:52:46avec un certain
00:52:47Donald Trump
00:52:48qui adore ce genre de choses
00:52:49d'ailleurs
00:52:49j'avoue que ça aurait pu être
00:52:50mon coup de coeur
00:52:51j'ai adoré le moment
00:52:52où il s'est incrusté
00:52:54sur la photo
00:52:56de la victoire
00:52:57Infantino
00:52:58qui essaie de le tirer en arrière
00:52:59c'était formidable
00:53:00mais donc
00:53:01il ne faut pas oublier ça aussi
00:53:02c'est le pays
00:53:02où ça se trouve
00:53:03je remarque aussi
00:53:04que pour une fois
00:53:07cette visibilité
00:53:08du fric
00:53:09a rendu
00:53:10à tout le monde
00:53:12très en colère
00:53:13donc j'ai bon espoir
00:53:14finalement
00:53:15que ce soit peut-être
00:53:16une sorte de backlash
00:53:17pour parler à un bon américain
00:53:18qu'on ait peut-être
00:53:20en tout cas
00:53:20une forme de début
00:53:21de retour en arrière
00:53:22après ça
00:53:23avec cette finale
00:53:23de la coupe du monde
00:53:24est-ce qu'on a assisté
00:53:25à la fin du foot populaire
00:53:26je vous pose la question
00:53:270826
00:53:27300
00:53:28je n'ai pas l'expertise
00:53:31de nos intervenantes
00:53:34je le dis
00:53:34et je l'avoue
00:53:35je le confesse
00:53:36volontiers
00:53:37néanmoins
00:53:39quand je vois
00:53:40alors je vais sortir
00:53:42du show
00:53:43et du prix
00:53:44scandaleux des places
00:53:45qui montaient
00:53:46jusqu'à 189 000 euros
00:53:48je crois
00:53:49la place la plus importante
00:53:50la plus chèrement payée
00:53:51hier soir
00:53:52entre 4000 et 189 000 euros
00:53:55le show
00:53:56très à l'américaine
00:53:57d'hier soir
00:53:57je pense tout de même
00:53:59pour le voir sur le terrain
00:54:01que le foot reste
00:54:02extrêmement populaire
00:54:03parce que
00:54:04on peut le voir aussi
00:54:05avec les audiences
00:54:06des matchs de l'équipe de France
00:54:07plus de 20 millions
00:54:07pour le dernier
00:54:08voilà
00:54:08on est monté à 22 millions
00:54:10et moi j'ai vu
00:54:11sur le terrain
00:54:12mais le terrain local
00:54:14on a créé nous-mêmes
00:54:15une fanzone
00:54:15mais beaucoup de villes
00:54:16l'ont fait aussi
00:54:17immédiatement
00:54:185000 personnes arrivent
00:54:19les terrasses des cafés
00:54:20absolument blindées
00:54:22partout dans la ville
00:54:23le foot
00:54:24alors je ne vous parle pas
00:54:24du star system
00:54:25autour des grandes compétitions
00:54:27je vous parle
00:54:27de l'engouement populaire
00:54:29et il est là
00:54:30il est même plus
00:54:31plus que jamais
00:54:32c'est contradictoire
00:54:33à ce qui vient d'être dit
00:54:34non mais au contraire
00:54:35mais ce que
00:54:35sur le système du foot
00:54:37je le dis avec des guillemets
00:54:38n'instaure pas une contradiction
00:54:39entre le fait
00:54:39que ce soit un sport
00:54:40extrêmement populaire
00:54:41pratiqué
00:54:42aussi bien sur un bitume
00:54:44pardonnez-moi
00:54:44que sur une pelouse de match
00:54:46mais que derrière
00:54:47on a tout un système
00:54:48qui fait que ce soit
00:54:48très sélectif
00:54:49que dès qu'on veut aller voir
00:54:50un match un peu sympa
00:54:51avec une place un peu sympa
00:54:52tout de suite
00:54:52il faut vider son PEL
00:54:53est-ce que ce n'est pas ça
00:54:54la contradiction
00:54:55j'imagine que sous le vélo
00:54:57et qui pose aussi
00:54:57un peu de problèmes
00:54:58quand même
00:54:58oui c'est possible
00:54:59mais il n'en reste pas
00:55:00vraiment que sur le terrain
00:55:00vous avez notamment
00:55:01vis-à-vis des jeunes
00:55:03des bénévoles
00:55:03qui font un boulot extraordinaire
00:55:04et qui même
00:55:05dans leur club de foot
00:55:06vont proposer
00:55:07lorsque leur équipe
00:55:08monte un peu
00:55:09des rencontres
00:55:10pour quelques euros
00:55:11où vous pouvez aussi
00:55:11vous faire plaisir
00:55:12alors ça n'est pas contradictoire
00:55:14à ce qui vient d'être dit
00:55:14mais je redis simplement
00:55:15que les racines populaires
00:55:16ne sont pas coupées
00:55:17sur le sujet des racines populaires
00:55:19je suis d'accord
00:55:20ça ne sera jamais coupé
00:55:21d'ailleurs c'est le sport
00:55:24donc l'aspect populaire
00:55:25il existera toujours
00:55:27en revanche
00:55:27c'est ce qu'on entend
00:55:29c'est ce qu'on recherche
00:55:30dans le football
00:55:31qui change
00:55:31on prend par exemple
00:55:32le cas de Gianni Fontenot
00:55:33de ce qui s'est passé
00:55:34à la FIFA
00:55:34je vous assure
00:55:35que ça ne changera jamais
00:55:35on le rappelle
00:55:35un président de la FIFA
00:55:36non ça ne changera jamais
00:55:38parce que le foot
00:55:40est devenu un bisé
00:55:40c'est surtout qu'on a déplacé
00:55:42le focal des supporters
00:55:43vers les revenus
00:55:45et notamment
00:55:45les revenus publicitaires
00:55:46et on le voit notamment
00:55:47dans les clubs de foot
00:55:48au niveau européen
00:55:49c'est que si vous voulez payer
00:55:50des mecs très chers
00:55:51comme Mbappé
00:55:52vous devez avoir
00:55:53des revenus qui explosent
00:55:54donc beaucoup de revenus publicitaires
00:55:55donc ça ne s'arrêtera jamais
00:55:56la financiarisation du foot
00:55:58comme on peut le voir
00:55:59avec hier
00:55:59par exemple
00:56:00vous regardez le terrain
00:56:01du MetLife Stadium
00:56:02ils vont vendre
00:56:03toutes les parties du terrain
00:56:04je crois que c'est
00:56:05entre 4 et 20 000 euros
00:56:07les petites parcelles
00:56:07de terrain d'hier
00:56:08qui a été foulée
00:56:08ils vont les vendre
00:56:09aux enchères
00:56:09on a carrément inventé
00:56:11des bacs
00:56:12comme pour le Super Bowl américain
00:56:13il faut dire en effet
00:56:15que hier
00:56:15le but visiblement
00:56:16de cette finale
00:56:17c'était de ressembler
00:56:18au Super Bowl
00:56:18pour rappeler
00:56:19c'est la compétition
00:56:21de baseball je crois
00:56:22avec toujours
00:56:23au milieu
00:56:24tous les artistes
00:56:25ou un artiste
00:56:26qui se produit
00:56:26de manière spectaculaire
00:56:27il y a un aspect
00:56:27qui est éminemment politique
00:56:29c'est que
00:56:29la FIFA
00:56:30est peut-être
00:56:30la plus grande organisation mondiale
00:56:33ça réunit plus de pays
00:56:34que l'ONU
00:56:34tous les pays
00:56:35veulent être dans la FIFA
00:56:37quand vous êtes un président
00:56:38comme Gianni Fantino
00:56:39votre première préoccupation
00:56:40c'est de se faire réélire
00:56:41donc vous allez ouvrir
00:56:42la coupe du monde
00:56:42à des pays
00:56:43qui ne peuvent pas y aller
00:56:44et le sujet politique
00:56:45c'est celui-là derrière
00:56:46c'est-à-dire que
00:56:47vous avez les confédérations
00:56:49l'UEFA
00:56:49la CONCACAF
00:56:50mais quand vous regardez
00:56:51ne serait-ce que les arbitres
00:56:53la nationalité des arbitres
00:56:55à la coupe du monde
00:56:56ou le fait que l'on ouvre
00:56:57un maximum de pays
00:56:58c'est uniquement dans le but
00:56:59de se faire réélire
00:57:00donc c'est un système
00:57:01qui s'entretient
00:57:02il ne faut pas forcément
00:57:02satisfaire les téléspectateurs
00:57:03mais peut-être que les pays
00:57:04parce qu'à force d'ouvrir
00:57:05aux 48 pays
00:57:06la compétition
00:57:07elle baisse son intérêt
00:57:07mais par contre
00:57:09tous les clubs
00:57:10peu importe
00:57:10vont avoir un billet considérable
00:57:12je veux dire
00:57:13donc en réalité
00:57:14pour ceux qui vont voter
00:57:15pour lui
00:57:15vous allongez
00:57:16en fait c'est une pyramide
00:57:19si la FIFA fait beaucoup d'argent
00:57:20tout le monde gagnera de l'argent
00:57:21à la fin
00:57:21la joie à la IT
00:57:23cette manne financière
00:57:25bon on la constate
00:57:27mais il faudrait qu'elle
00:57:28elle bénéficie
00:57:29à toute la pyramide du foot
00:57:31et quand je dis
00:57:31toute la pyramide du foot
00:57:33c'est le foot amateur
00:57:34donc au niveau local
00:57:35d'ailleurs
00:57:36qui est accessible
00:57:36comme vous le disiez
00:57:38c'est la liste 2
00:57:393
00:57:40donc ça bénéficie
00:57:41au foot amateur
00:57:42que ça bénéficie aussi
00:57:44au foot féminin
00:57:45aussi
00:57:46puisque là
00:57:47vous avez aussi
00:57:47des très bonnes joueuses
00:57:49mais qui n'ont pas
00:57:49les mêmes moyens
00:57:50que ces messieurs footballeurs
00:57:52et donc voilà
00:57:53moi c'est pas le problème
00:57:55de l'argent
00:57:55pour moi
00:57:56l'argent n'est pas un tabou
00:57:58mais il faudrait
00:57:59en effet
00:58:00que
00:58:00cette manne financière
00:58:02elle puisse bénéficier
00:58:03à toute cette pyramide
00:58:05du football
00:58:05et au-delà de ça
00:58:06que les grands événements
00:58:08sportifs
00:58:08comme la coupe
00:58:09du monde
00:58:09soient accessibles
00:58:10et populaires
00:58:12et demeurent populaires
00:58:13or ce n'est plus le cas
00:58:13je joue d'un petit point
00:58:14Mehdi
00:58:15vous regardez la nature
00:58:16des supporters
00:58:16qui sont dans les stades de foot
00:58:18aujourd'hui
00:58:18on est beaucoup plus
00:58:19sur des modèles à l'anglo-saxon
00:58:20des personnes qui sont capables
00:58:21de mettre des billets énormes
00:58:22donc ce qu'on va viser
00:58:22c'est les loges
00:58:23des personnes qui ont beaucoup d'argent
00:58:24le tourisme international
00:58:25la fameuse expérience premium
00:58:26dont on entend parler
00:58:26absolument partout
00:58:27c'est de l'entertainment
00:58:28ce n'est plus vraiment du sport
00:58:29c'est de l'entertainment
00:58:30vous avez une expérience autour
00:58:31et ça se retrouve beaucoup
00:58:32dans les clubs
00:58:33dans les méga clubs européens
00:58:34les Manchester United
00:58:35les Real Madrid
00:58:36un club comme Manchester United
00:58:37même s'il n'est pas bon sportivement
00:58:38aujourd'hui
00:58:39sa capitalisation financière
00:58:40c'est entre 8 et 10 milliards d'euros
00:58:42c'est plus que la totalité
00:58:43du rugby au monde
00:58:44donc il faut s'imaginer
00:58:45que derrière la FIFA
00:58:47c'est aussi des super structures
00:58:48comme le Real
00:58:48comme les énormes clubs
00:58:50avec des clients satisfaites
00:58:51avec des clients satisfaits
00:58:52et donc vous vendez une expérience
00:58:52vous regardez
00:58:53moi je pourrais aller à Old Trafford
00:58:56en fait vous vous retrouvez
00:58:57avec plein de cars
00:58:57de touristes chinois
00:58:58qui attendent peut-être
00:58:59sur des listes d'attente
00:59:00de 5 ans 10 ans
00:59:01pour avoir une place
00:59:01ils sont prêts à mettre 500 dollars
00:59:02à la place
00:59:030826 300 300
00:59:04avec la finale de la coupe du monde
00:59:06qui a eu lieu hier soir
00:59:07est-ce qu'on a assisté
00:59:08à la fin du foot populaire
00:59:09je vous pose la question à vous
00:59:10Domé bonjour
00:59:11oui bonjour
00:59:12merci beaucoup d'être avec nous ce midi
00:59:14comment vous regardez ça
00:59:15est-ce que pour vous
00:59:15oui le foot populaire est mort
00:59:18je ne sais pas si le foot populaire est mort
00:59:21bon toujours est-il
00:59:21qu'il faut bien constater
00:59:22que la FIFA
00:59:23c'est une machine à cash
00:59:24c'est rien de plus
00:59:27si mes sources sont bonnes
00:59:28la coupe du monde
00:59:30devrait générer 10 milliards
00:59:31de chiffre d'affaires
00:59:32ils vont reverser
00:59:34800 millions d'euros
00:59:35soi-disant
00:59:36donc où vont les 9 milliards
00:59:38200 millions
00:59:38je ne sais pas
00:59:40deuxième chose
00:59:43quand j'ai vu cette parodie
00:59:46bon là c'est à l'américaine
00:59:47c'est du Super Bowl
00:59:49on a vu des Mickey
00:59:50à la mi-temps
00:59:51s'agiter
00:59:51on a vu des gens
00:59:53du people
00:59:55on se demande
00:59:56ce qu'ils viennent faire
00:59:56Tom Cruise
00:59:57qui reste dans ses avions
00:59:59sur sa toile
01:00:00sur sa toile
01:00:00qui reste à faire des cascades
01:00:02c'est ça que vous voulez dire
01:00:03attendez
01:00:04bon c'est une parodie
01:00:05on est tombé
01:00:06dans le ridicule
01:00:08et bon
01:00:09moi je suis ancien professeur de PS
01:00:10je suis à l'autre
01:00:12le sport je connais un peu
01:00:13je l'ai éduqué
01:00:14pendant 40 ans
01:00:15quand je vois ça
01:00:16je me dis
01:00:16mais les gamins
01:00:17le foot il est où
01:00:18heureusement
01:00:19heureusement
01:00:20je vais terminer là-dessus
01:00:21je ne vais pas
01:00:23me focaliser uniquement
01:00:24sur l'aspect financier
01:00:26et le business
01:00:27mais heureusement
01:00:28que l'Espagne
01:00:29nous a fourni
01:00:30un peu de football
01:00:31parce que
01:00:32entre l'Argentine
01:00:35qui n'a fait que
01:00:36pendant 3 tours
01:00:37qui a été protégée
01:00:39par la FIFA
01:00:39et qui se retrouvait en finale
01:00:40pour casser du joueur
01:00:43avoir un comportement
01:00:44anti-sportif
01:00:46vous dites
01:00:46malgré la rigarité
01:00:48ambiante
01:00:49et oui
01:00:49alors là le problème
01:00:50c'est que si on commence
01:00:50à faire le débat foot
01:00:51on rend l'entraie
01:00:52c'est pas du tout ça
01:00:53là du coup ça rejoint
01:00:54l'argument du populaire
01:00:55mais
01:00:55alors ça se voit beaucoup
01:00:56avec l'Argentine
01:00:57c'est pour cette raison
01:00:58que c'est un pays
01:00:59qui est quand même
01:00:59pas mal aimé
01:01:00c'est que
01:01:00les pays gardent
01:01:01des spécificités du foot
01:01:02et des cultures
01:01:02et des manières
01:01:03de faire le football
01:01:03les Argentins
01:01:04ils ont toujours joué s'allemand
01:01:05ils ont toujours joué s'allemand
01:01:06ils joueront s'allemand
01:01:07et c'est d'ailleurs
01:01:08pour ça que les gens
01:01:14c'est peut-être surtout pour ça
01:01:15qu'après le temps
01:01:17il est respecté
01:01:18merci beaucoup en tout cas
01:01:19de vous de nous avoir passé
01:01:20un coup de fil
01:01:20au 0826 300 300
01:01:22c'est la fin du débat
01:01:23dans un instant
01:01:24on reste bien sûr
01:01:25avec la tablée de l'élite
01:01:26qui m'entoure
01:01:26et on fait les coups de coeur
01:01:27et les coups de gueule
01:01:28de chacun
01:01:28tout de suite sur Sud Radio
01:01:31Sud Radio
01:01:32les débats de l'été
01:01:3310h-13h
01:01:35Maxime Liedot
01:01:36fin de notre émission
01:01:37débat avec les coups de coeur
01:01:38et les coups de gueule
01:01:39autour de la table
01:01:40toujours
01:01:40Najwa Laïté
01:01:41Lou Frittel
01:01:41Gilles Platret
01:01:42Mehdi Reich
01:01:42avec
01:01:43tiens peut-être
01:01:44commençons sur
01:01:45ce qui fait la transition
01:01:46avec le sujet
01:01:47qu'on vient de clore
01:01:48à savoir le foot
01:01:48et un véritable coup de gueule
01:01:49je vous préviens
01:01:50d'emblée la semaine
01:01:51il y a des gens
01:01:52qui ont besoin de la démarrer
01:01:53en posant un certain nombre
01:01:54de choses au centre de la table
01:01:55je crois que c'est le cas
01:01:56de Lou Frittel
01:01:57qui fait un coup de gueule
01:01:57sur le comportement
01:01:58des Argentins
01:01:59c'était hier
01:02:00à la fin du match
01:02:00tout à fait
01:02:01alors à la fin du match
01:02:02une fois le match fini
01:02:04ils ont commencé à
01:02:05nous n'a vu que les 25
01:02:06dernières minutes
01:02:07vous êtes méchant Maxime
01:02:10oui
01:02:10bah oui je travaille
01:02:11on n'a pas
01:02:13tous ce même dimanche
01:02:14en l'occurrence
01:02:16effectivement
01:02:16je veux dire que
01:02:17pendant le match
01:02:17ça chauffe effectivement
01:02:19ces jeux des Argentins
01:02:19mais après le match
01:02:20une fois que vous avez perdu
01:02:21c'est quand même
01:02:22une très mauvaise image
01:02:23que vous laissez
01:02:23moi ça me fait rappeler aussi
01:02:25de la victoire
01:02:26qu'ils avaient eue
01:02:26il y a 4 ans
01:02:27où pendant 2 jours
01:02:29c'était des insultes racistes
01:02:31des insultes homophobes
01:02:32envers les français
01:02:33et puis à côté de ça
01:02:36mes amis espagnols
01:02:37que j'ai eu l'heure
01:02:38de voir ce week-end
01:02:39m'ont quand même raconté
01:02:40que pendant tout le week-end
01:02:41il y avait des Argentins
01:02:43qui se baladaient
01:02:44chez eux
01:02:45à Madrid
01:02:45ou à Barcelone
01:02:46et qui allaient
01:02:48sur des monuments
01:02:52hurler leur haine de l'Espagne
01:02:53et le fait
01:02:54qu'ils allaient les exploser
01:02:55je trouve que vraiment
01:02:56mais c'est une équipe
01:02:58détestable
01:02:58je suis très heureuse
01:02:59qu'ils aient perdu
01:03:00vous faites effondrer
01:03:01de rire mes guirages
01:03:02qu'est-ce qui se passe ?
01:03:02c'est ce que je disais tout à l'heure
01:03:03ça c'est le football argentin
01:03:05mais c'est pas du football
01:03:06c'est de la nature humaine
01:03:09c'est de leur culture
01:03:12les Paraguayens
01:03:13c'était la même chose
01:03:13les Uruguayens
01:03:14vous voulez jouer au football
01:03:15c'est une horreur
01:03:15vous allez souffrir
01:03:16pendant 90 minutes
01:03:17encore on n'a pas eu
01:03:18mort sur cette année
01:03:20mais ils sont comme ça
01:03:21ce que vient de dire
01:03:21Lou vous
01:03:22la fan de foot aussi
01:03:23déception quand même
01:03:24vis-à-vis de ce foot
01:03:25qui tout d'un coup
01:03:25se transforme en box anglaise
01:03:27non mais moi
01:03:27ça me faisait rire
01:03:30oui
01:03:30parce qu'en effet
01:03:32c'est la virilité
01:03:33on connait les
01:03:37ça ne justifie pas
01:03:39et ça ne pardonne pas
01:03:40attention
01:03:40moi le coup de gueule
01:03:42c'est par rapport
01:03:42non mais moi
01:03:43mon coup de gueule
01:03:44c'est par rapport
01:03:44aux arbitres
01:03:45parce que franchement
01:03:47les arbitres
01:03:47ils étaient où ?
01:03:48c'est-à-dire que
01:03:49quand un des joueurs espagnols
01:03:52se prenait un coup
01:03:53ça méritait
01:03:54par un joueur argentin
01:03:56ça méritait
01:03:58un carton rouge
01:03:59il était où
01:04:00le carton rouge ?
01:04:01et ça
01:04:01c'était pas uniquement
01:04:02dans le cadre de ce match
01:04:03après la politique
01:04:04et après le droit
01:04:05moi je sens une carrière
01:04:06d'arbitre pour vous
01:04:08je sens quelque chose
01:04:09je le sens aussi
01:04:09bon vous gardez la parole
01:04:11parce que vous
01:04:11vous allez nous faire
01:04:12un coup de gueule
01:04:12j'avais prévenu
01:04:13un coup de gueule
01:04:13sur la justice
01:04:14et qu'est-ce qui se passe encore ?
01:04:16alors mon coup de gueule
01:04:17en effet concerne la justice
01:04:18pour moi la justice
01:04:19n'a ni de couleur politique
01:04:21ni de couleur religieuse
01:04:23et je dirais pourquoi
01:04:24je dis ça
01:04:24puisque on ne peut pas
01:04:26vous voyez
01:04:27moi je ne suis pas étonnée
01:04:28que les Français
01:04:30perdent confiance
01:04:31en la justice
01:04:32et c'est bien triste
01:04:33parce que
01:04:34je le disais aussi
01:04:35tout à l'heure
01:04:35nous avons quand même
01:04:36de très bons magistrats
01:04:37qui font leur travail
01:04:38et peu d'idéologues
01:04:40parmi les magistrats
01:04:41je ferme la parenthèse
01:04:42mais ce qui m'exaspère
01:04:43c'est lorsqu'un magistrat
01:04:45ou un syndicat de magistrats
01:04:47participe à une conférence
01:04:48de presse
01:04:49organisée par un parti politique
01:04:50et là je pense
01:04:51notamment à LFI
01:04:53pour contester
01:04:55une vouloie
01:04:55votée au Parlement
01:04:57donc il ne s'agit plus
01:04:58d'un simple débat d'idées
01:05:00là
01:05:00mais il s'agit
01:05:01de remise en cause
01:05:02de la neutralité
01:05:03de la justice
01:05:05et c'est là
01:05:05où ça m'exaspère
01:05:06je parlais également
01:05:08de neutralité
01:05:09au niveau religieux
01:05:10vous savez
01:05:10moi je fais partie
01:05:11des nombreux professionnels
01:05:13du droit
01:05:14qui nous mobilisons
01:05:15pour que la justice
01:05:16soit neutre
01:05:18pourquoi je dis ça
01:05:19parce que
01:05:19même dans notre métier
01:05:21d'avocat
01:05:22vous avez des revendications
01:05:23communautaires
01:05:24pour que
01:05:25la robe
01:05:26soit portée
01:05:27avec un signe religieux
01:05:28notamment avec le voile
01:05:30à Lyon
01:05:30notamment
01:05:31et nous sommes donc
01:05:32nombreux à estimer
01:05:34que la justice
01:05:36doit être neutre
01:05:37impartiale
01:05:37et donc
01:05:38j'en termine
01:05:39en disant
01:05:39que ce n'est pas possible
01:05:41qu'un magistrat
01:05:43puisse participer
01:05:44à une conférence
01:05:45de presse
01:05:46organisée par un parti politique
01:05:48ce n'est pas possible
01:05:49non plus
01:05:49qu'un syndicat
01:05:50de magistrats
01:05:51affiche haut et fort
01:05:53son appartenance politique
01:05:54parce que vous émettrez
01:05:55toujours un doute
01:05:57concernant
01:05:57leurs décisions
01:05:58et j'en termine
01:05:59en disant
01:06:00la justice
01:06:00elle est rendue
01:06:01pour le peuple français
01:06:03elle n'est pas rendue
01:06:04pour un parti politique
01:06:05un gouvernement
01:06:05ou je ne sais quoi
01:06:06mais donc
01:06:07c'est la fin de mes propos
01:06:08voilà ça c'était le coup de gueule
01:06:09de Najwa
01:06:11elle a été
01:06:11vous parliez
01:06:11de convictions religieuses
01:06:13je me tourne vers
01:06:14Gilles Platré
01:06:14parce que
01:06:15alors loin de moi
01:06:15l'idée de faire
01:06:16des transitions parfaites
01:06:17mais il faut croire
01:06:18que c'est un métier
01:06:20mais vous n'êtes pas
01:06:20très mon cher Maxime
01:06:21si seulement
01:06:23Gilles Platré
01:06:24parce que vous aussi
01:06:24il y a eu un mélange
01:06:25entre le religieux
01:06:26et le politique
01:06:26récemment
01:06:27et ça vous a
01:06:27énormément frappé
01:06:28ça remonte à quelques jours
01:06:29c'est pas vieux
01:06:30c'était le centenaire
01:06:31de la grande mosquée
01:06:33de Paris
01:06:34où on a vu
01:06:35venir un certain nombre
01:06:36de représentants
01:06:37des autorités
01:06:38gouvernementales
01:06:38de la région
01:06:39de la mairie de Paris
01:06:40le maire de Paris
01:06:42Valérie Pécresse
01:06:42par exemple
01:06:43Valérie Pécresse
01:06:43M. Nunez
01:06:44c'était là également
01:06:45la ministre de l'Intérieur
01:06:46moi ce qui m'a choqué
01:06:47il y a deux choses
01:06:47qui m'ont choqué en réalité
01:06:48d'abord c'est
01:06:50le choix
01:06:51alors nous avons
01:06:52un bon exégète
01:06:53sur le plateau
01:06:54donc je vais être très prudent
01:06:55dans ce que je vais dire
01:06:56parce qu'on a déjà
01:06:57croisé le ferme
01:06:58en tout cas très amicalement
01:06:59sur ces sujets là
01:07:00le choix des versets
01:07:02qui ont été choisis
01:07:03qui ont été récités
01:07:04devant ce brillant aéropage
01:07:07public
01:07:08et gouvernemental
01:07:09et qui sont tirés
01:07:11d'une sourate
01:07:12qui se finissent
01:07:13et les derniers versets
01:07:14de cette sourate
01:07:15en condamnant
01:07:16les égarés
01:07:18et ceux qui ne suivent pas
01:07:19le chemin d'Allah
01:07:20alors c'était dit en arabe
01:07:21c'était pas dit en français
01:07:22mais la traduction
01:07:22est celle-ci
01:07:23et ça a quand même
01:07:24fait dire à certains
01:07:25et comme je suis
01:07:26d'un très mauvais esprit
01:07:27je pense qu'il n'y avait
01:07:28peut-être pas
01:07:28complètement
01:07:30de coïncidence
01:07:31fortuite en la matière
01:07:32que notre cher recteur
01:07:35de la grande mosquée
01:07:35monsieur Hafiz
01:07:37contre lequel j'ai déjà
01:07:38lui pour le coup
01:07:39croisé le fer
01:07:40lorsqu'il avait condamné
01:07:41en particulier
01:07:42les banquets du canon français
01:07:43comme étant
01:07:45des rassemblements
01:07:46crypto-fascistes
01:07:47de gens qui mangeaient
01:07:47du cochon
01:07:48et qui excluaient les autres
01:07:49a sans doute
01:07:50tout de même
01:07:51supervisé le choix
01:07:52de ces versets
01:07:53et face à des gens
01:07:54qui ne sont pour la plupart
01:07:55pas musulmans
01:07:56en tout cas
01:07:56représentent du gouvernement
01:07:57ça pose quand même
01:07:58une question
01:07:58la deuxième question
01:07:59qui est posée
01:07:59c'est effectivement
01:08:00la suite de toutes
01:08:01les interventions publiques
01:08:02qui ont été faites
01:08:02je passe sur celle
01:08:04du maire de Paris
01:08:04il a le droit de penser
01:08:05qu'il manque de grandes mosquées
01:08:06en France
01:08:06c'est pas forcément mon avis
01:08:08mais ça ça passe encore
01:08:09je l'admets à titre de débat
01:08:10en revanche
01:08:11ce que j'admets moins
01:08:12c'est le ministre de l'intérieur
01:08:14qui dit
01:08:15et vous allez voir
01:08:16la lourdeur
01:08:17et ça rejoint complètement
01:08:18ce que nous venons de dire
01:08:19en matière de justice
01:08:20qui dit dans une déclaration
01:08:22que chacun
01:08:23dans une France laïque
01:08:26ne devrait pas avoir à choisir
01:08:27entre la foi
01:08:28et la citoyenneté
01:08:29au fond c'est juste
01:08:30vous avez le droit
01:08:31effectivement
01:08:32d'avoir votre foi
01:08:32dans une France laïque
01:08:33mais ne pas choisir
01:08:35ça veut dire quoi
01:08:35est-ce que quand vous avez
01:08:36un conflit
01:08:37entre la norme religieuse
01:08:39et la norme de la république
01:08:40vous n'avez pas un choix à faire
01:08:41si vous ne dites pas
01:08:42en tant que ministre de l'intérieur
01:08:43que le choix
01:08:44c'est le respect
01:08:45de la norme républicaine
01:08:47c'est-à-dire le respect
01:08:48de la loi
01:08:48dans le pays
01:08:49dans lequel vous vivez
01:08:49vous laissez la porte ouverte à tout
01:08:51et cette façon
01:08:52qu'a le ministre de l'intérieur
01:08:54pardonnez-moi
01:08:54de le dire un peu
01:08:55brutalement
01:08:56de se coucher
01:08:57devant
01:08:58le recteur
01:08:59de la grande mosquée de Paris
01:08:59parce qu'il y a une espèce
01:09:00de servilité
01:09:02assumée
01:09:03réitérée
01:09:03du ministre de l'intérieur
01:09:04lorsqu'il va
01:09:05et il y va régulièrement
01:09:06il était encore là
01:09:07pour l'IFTAR
01:09:07des ambassadeurs
01:09:08il y a 3 mois
01:09:084 mois de cela
01:09:09c'est tout de même
01:09:10assez assommant
01:09:11quand on sait de surcroît
01:09:12que monsieur Afiz
01:09:12est le véritable ambassadeur
01:09:15du régime
01:09:16de monsieur Théboun
01:09:16en France
01:09:17c'est pas la peine
01:09:17de se le cacher
01:09:18on connait ses liens
01:09:19donc moi j'ai été
01:09:20particulièrement choqué
01:09:21de ces deux faits-là
01:09:22l'espèce de provocation
01:09:23dans le prêche de l'imam
01:09:24et cette servilité
01:09:26du ministre de l'intérieur
01:09:26qui devrait au contraire
01:09:27rappeler
01:09:27que lorsqu'il y a un conflit
01:09:29entre la foi
01:09:29et la norme républicaine
01:09:31c'est dans la république française
01:09:32la norme républicaine
01:09:33qui doit s'imposer
01:09:34je vous voyais
01:09:36acquiescer
01:09:36en tout cas
01:09:37oui
01:09:37vous êtes d'accord
01:09:38sur le comportement
01:09:39on va dire
01:09:39assez incompréhensible
01:09:40du ministre de l'intérieur
01:09:41décrit à l'instant
01:09:42par Gilles Platret
01:09:42absolument
01:09:43et surtout
01:09:43ce qui est très étonnant
01:09:44c'est que c'est pourtant
01:09:45quelqu'un qui travaille
01:09:46en tout cas
01:09:47qui a pu être
01:09:48abreuvé de notes
01:09:49par Thibaut de Montbrial
01:09:51Thibaut de Montbrial
01:09:51qui est donc avocat
01:09:53qui n'est pas du tout
01:09:53sur ce genre de ligne
01:09:54donc c'est vrai
01:09:55que ça a été
01:09:56moi j'ai été assez surprise
01:09:57des prises d'opposition
01:09:58qu'il a eues
01:09:58à partir du moment
01:09:59où il a incarné
01:10:00pour le ministre de l'intérieur
01:10:01il a réussi de fait
01:10:01à rassembler un certain nombre
01:10:02de voix
01:10:03qui d'habitude
01:10:03font plus que débattre
01:10:05contre lui
01:10:05ce qui est toujours
01:10:06assez rare
01:10:07n'a joué à l'aïté
01:10:08je vais dire la même chose
01:10:10mais en disant que
01:10:12le choix des versets
01:10:13oui
01:10:13est problématique
01:10:14notamment
01:10:15en ce qui concerne
01:10:16l'un de ces versets
01:10:17qui est quand même
01:10:19assez guerrier
01:10:20il est guerrier
01:10:21euphémisme
01:10:22oui c'est un euphémisme
01:10:23mais je vais vous dire
01:10:24moi le recteur
01:10:25de la mosquée de Paris
01:10:26c'est pas nouveau
01:10:27souvenez-vous
01:10:28quand Salmane Rojdy
01:10:30a subi un attentat
01:10:32en août 2022
01:10:33qu'il a perdu
01:10:34son oeil
01:10:35le tweet
01:10:36du recteur
01:10:38de la mosquée de Paris
01:10:39m'a vraiment interpellé
01:10:40tout aussi violent
01:10:42en gros
01:10:43enfin je ne me souviens pas
01:10:45de ce tweet
01:10:46de manière presque
01:10:47mais c'était mérité
01:10:49et que ceux qui ne suivent pas
01:10:51la ligne
01:10:52voilà
01:10:54de l'islam
01:10:54etc
01:10:55verront leur coup
01:10:56vous voyez
01:10:59tranché
01:10:59enfin pas tranché
01:11:00comme ça
01:11:01mais c'était problématique
01:11:03aussi
01:11:03et ça
01:11:04est constamment
01:11:04de ceux qui ne suivent pas
01:11:06la ligne
01:11:06tout à fait
01:11:06je pense
01:11:07je ne sais pas
01:11:08quelle sourate c'était
01:11:09je pense que c'est
01:11:09Atta Oba
01:11:10ou la sourate 5
01:11:11c'était la Fatia
01:11:11c'est la Fatia
01:11:12versets 6 et 7
01:11:13je suis beaucoup moins
01:11:14la Fatia
01:11:15c'est la sourate la plus connue
01:11:16c'est une des plus
01:11:17avec la sourate de la vache
01:11:18qui est la plus longue
01:11:19non je suis d'accord
01:11:19mais pour moi
01:11:20c'est une question
01:11:20d'ingénierie politique
01:11:21derrière et communautaire
01:11:22que fait Laurent Nunez
01:11:23c'est juste de l'ingénierie politique
01:11:25et l'envie d'appartenir au système
01:11:26d'ingénierie politique
01:11:28et de combiner
01:11:30un mot sur votre coup de gueule
01:11:31mais dis un mot en quelques secondes
01:11:33sur ce qui s'est passé
01:11:34du côté de Grenoble
01:11:34alors désolé pour Barbara Butch
01:11:36qui a subi
01:11:37une agression
01:11:38de la part de certains militants
01:11:40palestiniens
01:11:40au cri de prix Palestine
01:11:41parce qu'elle était
01:11:42elle avait signé
01:11:44une tribune
01:11:45au point pour Caroline Yadant
01:11:47avec la loi Yadant
01:11:48et puis finalement
01:11:48elle a retiré
01:11:49son approbation
01:11:51à cette tribune
01:11:52mais je rigole un peu
01:11:53de cette gauche
01:11:53qui aujourd'hui a mis en avant
01:11:54sur un véhicule idéologique
01:11:55tout ce qui s'était passé
01:11:56avec Free Palestine
01:11:57et puis finalement
01:11:58ils vont se faire malonger
01:11:59par les militants
01:11:59qui sont encore plus radicaux que
01:12:01je ne dis pas que c'est bien fait
01:12:02parce que
01:12:02il ne faut absolument pas dire
01:12:04ça peut très mal finir
01:12:04ça peut très mal finir
01:12:15parce que c'est vraiment
01:12:15parmi les signaux
01:12:16qu'on envoie les plus dramatiques
01:12:17les plus désespérantes
01:12:18de notre époque
01:12:19merci à tous
01:12:20d'avoir participé
01:12:21à cette première émission
01:12:22de la semaine
01:12:22Najwa et Laïté
01:12:23docteur en droit public
01:12:23et auteur de votre dernier livre
01:12:25aux éditions Mareuil
01:12:26Maître sortez-moi de là
01:12:27c'est fait
01:12:28regardez vous êtes au micro
01:12:28tout va bien
01:12:29Lou Frittel
01:12:30journaliste politique
01:12:31chargée en l'occurrence
01:12:33des droites à Paris
01:12:33Madjil Plattré
01:12:34maire de Chalon-sur-Seux
01:12:35les médias-reiches
01:12:35analystes politiques
01:12:36je vous souhaite
01:12:37un bon après-midi
01:12:38et une belle journée
01:12:38messieurs
01:12:39merci