Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Mettez vous d'accord avec

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-09-15##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Et bonjour à toutes et à tous, nous sommes ensemble pour une nouvelle semaine, lundi 15 septembre, 10h les débats, 11h30 l'émission Média avec Gilles Ganzman.
00:00:15On va revenir, on va parler des To Be Free, puisque ce soir TF1 consacre une fiction à l'histoire de Philippe, le chanteur héros du groupe.
00:00:26Mais ce sera tout à l'heure pour l'instant, nous allons commenter l'actualité et nous sommes tous un peu, les bras nous en tombent un peu ce matin.
00:00:35Bonjour Rachida Kahout, merci d'être avec nous ce matin, vous êtes conseillère municipale Renaissance à Ivry-sur-Seine.
00:00:42Alex Darmont, journaliste politique, bonjour, vous êtes également producteur et vous animez la chaîne Les Indécis sur Youtube.
00:00:49Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, rédacteur en chef de la revue Politique et Parlementaire.
00:00:54Et je rappelle votre dernier livre aux portes du pouvoir, RN, l'inéluctable victoire, avec un point d'interrogation qui est paru chez Michel Laffont.
00:01:02Vous êtes également à la tête du comité de soutien pour la libération de Boilem-Samsal, vous nous en direz un mot évidemment.
00:01:10Et nous attendons Julien Aubert, président de l'Institut Valmy, vice-président des Républicains et ancien député.
00:01:16Beaucoup de sujets, évidemment, les premiers pas de Sébastien Lecornu, comment faire pour plaire à la gauche sans provoquer la colère des patrons ?
00:01:24Ils ont annoncé qu'ils descendraient dans la rue, qu'ils se mobiliseraient.
00:01:29Dites-nous ce que vous en pensez, 0826 300 300.
00:01:32La manifestation anti-immigration à Londres, est-ce que vous seriez prêt à descendre dans la rue pour contester les lois immigration ?
00:01:43Est-ce que ce serait possible en France ?
00:01:45On a vu des images assez impressionnantes d'une marée humaine.
00:01:50Et puis Olivier Faure qui appelle à faire flotter des drapeaux palestiniens le 22 septembre, jour de la signature à l'ONU d'une résolution visant à reconnaître l'état de Palestine.
00:02:02La Palestine, parlons-en, est-ce que la cause palestinienne aujourd'hui permet toutes les dérives ce week-end des manifestations pro-palestiniens
00:02:09ont empêché la dernière étape de la célèbre course cycliste, la Vuelta.
00:02:15Une honte internationale pour les uns, une leçon au monde entier pour les autres.
00:02:20Le gouvernement espagnol, le Premier ministre, lui, en est très fier.
00:02:25Néanmoins, ça revient un petit peu à certains de nos débats la semaine dernière sur l'intransigeance, sur le blocage.
00:02:32On a vu qu'un rappel que Raphaël Antoine avait été interdit de salon du livre pour cause de propos qui n'avaient pas plu sur Gaza.
00:02:43Un chef d'orchestre israélien a interdit de concert en Belgique.
00:02:46On est dans de la censure pure et simple.
00:02:50Je vous pose la question 0826 300 300.
00:02:54Est-ce que vous avez été choqué par ces images de manifestants qui étaient très nombreux à Madrid pour empêcher cette course cycliste ?
00:03:02On peut peut-être vous faire réagir, Alex ?
00:03:04Oui, j'ai été choqué.
00:03:06J'ai été choqué, j'ai été gêné, mais je n'ai pas été étonné.
00:03:12Parce que depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, on voit bien que la position du gouvernement espagnol,
00:03:18qui est, il faut le dire, différente de la position de la mairie de Madrid.
00:03:21Le maire de Madrid, hier, demande à ce que les fauteurs de troubles soient jugés et soient amenés en justice.
00:03:28Oui, j'ai été choqué parce que, bien évidemment, qu'on a le droit de manifester son soutien à la Palestine,
00:03:33aux Palestiniens, à Gaza, la situation qui se passe à Gaza.
00:03:36Mais on n'a pas le droit de faire n'importe quoi.
00:03:37Hier, il y a eu des sportifs de haut niveau qui ont été mis en danger.
00:03:40D'ailleurs, c'est le cas depuis trois semaines.
00:03:42Ils sont mis en danger depuis trois semaines sur toutes les étapes de la Vuelta.
00:03:46On avait demandé à l'équipe, en l'occurrence, qui n'est pas une équipe israélienne,
00:03:50qui est une équipe qui est détenue par un chef d'entreprise israélien,
00:03:54de retirer le nom du pays Israël sur le maillot, ce qu'ils ont accepté de faire, et ça a été fait.
00:04:01Et même ça, ça n'a pas suffi à calmer la méchanceté, l'arrogance de ces manifestants.
00:04:08Et je vous engage à regarder les images, elles sont extrêmement violentes.
00:04:11Mais je vous dis que je n'ai pas été étonné, parce que depuis plusieurs semaines en Espagne,
00:04:15d'ailleurs, des jeunes français, juifs, ont été la cible,
00:04:18quand on a vu dans l'avion ce qui s'est passé pendant cette événement,
00:04:20il y a quand même un sentiment très fort, je suis désolé d'employer le mot,
00:04:24mais c'est vrai, d'antisémitisme.
00:04:25Et c'est un petit peu politique tout ça, parce que quand vous regardez,
00:04:28malheureusement, le nombre de juifs en Espagne, il est vraiment petit.
00:04:32Je crois que c'est 10 ou 15 000 membres de la communauté juive.
00:04:35Donc, c'est un mélange tout ça qui est très ennuyeux, très embêtant et très inquiétant,
00:04:39pour l'Espagne, mais aussi pour l'Europe, je trouve, dans sa globalité.
00:04:43Oui. Vous, Rachida Kahout, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
00:04:46Qu'est-ce que vous pensez, finalement, au nom de la Palestine,
00:04:51et encore une fois, d'un combat qu'on peut tout à fait estimer légitime,
00:04:55sur des actions de censure pure et simple ?
00:04:58Ou d'empêchement ?
00:04:59Alors, c'est vrai que j'ai aussi été choquée,
00:05:02mais en même temps, je vais dire que je peux comprendre.
00:05:05Je peux comprendre ce qui se passe, et surtout en Espagne,
00:05:09puisque l'Espagne a longtemps soutenu la cause palestinienne.
00:05:13Et après, maintenant, je crois que c'est une des façons qu'ils ont trouvées,
00:05:19en tapant, justement, fort sur un événement qui est quand même médiatisé,
00:05:22sur une participation qui était quand même assez importante.
00:05:27Et c'est une manière, on va dire, de contester, de revendiquer,
00:05:32justement, finalement, le fait qu'il faut faire quelque chose
00:05:35pour que ça stoppe, en fait, ce qui se passe dans cette zone du monde.
00:05:39Eh bien, ça s'arrête.
00:05:41C'est pour ça qu'en fait...
00:05:42En tapant sur des cyclistes, en envoyant des barrières sur des policiers...
00:05:46Non, alors pas sur ça.
00:05:47C'est simplement sur un mouvement pacifiste.
00:05:50Moi, je suis pour...
00:05:50C'était pas pacifiste, hier.
00:05:51Il y a eu des dérives, comme toute manifestation,
00:05:55où il y a du nombre et où il y a des personnes, bien sûr,
00:05:57qui s'enflamment parce que les...
00:05:58C'est un débat qui est quand même très passionné.
00:06:00C'est un sujet qui est très difficile.
00:06:02Et donc, on n'est pas à l'abri de débordements, malheureusement.
00:06:05Mais on ne peut pas le pardonner.
00:06:07Ah non, impardonnable.
00:06:09Mais je suis contre la censure, donc, des sportifs,
00:06:13des artistes, des intellectuels israéliens,
00:06:17parce que pour moi, en fait, donc, ils n'ont pas à subir,
00:06:19si vous voulez, eh bien, ce qui se passe dans cette zone du monde.
00:06:22Là, pour le coup...
00:06:23Donc, c'est pour ça que c'est un sujet, quand même, qui est compliqué.
00:06:25Je ne sais pas réellement encore où me positionner,
00:06:28parce que je suis pour qu'on mette, effectivement,
00:06:31l'accent sur ce qui se passe là-bas
00:06:33et que tout le monde prenne une part de responsabilité,
00:06:35parce que, malheureusement, ce conflit est importé dans nos pays,
00:06:39que ce soit en France, que ce soit en Espagne ou ailleurs.
00:06:41Donc, c'est pour ça qu'en fait, c'est très compliqué.
00:06:44Est-ce que c'est normal que ce soit importé à ce point-là ?
00:06:47Et c'est vrai que beaucoup de voix disent,
00:06:50il y a les Ouïghours, il y a un dessin de Plantus ce matin sur le sujet,
00:06:53qui dit, et les Ouïghours qui sont massacrés,
00:06:56et son personnage répond, bah oui, mais il n'y a pas de Juifs là-bas.
00:06:58Il y a les femmes afghanes, dont personne ne parle,
00:07:00qui sont, je vous rappelle, il y a eu un tremblement de terre.
00:07:03Certaines sont mortes sous les décombres,
00:07:05parce que les secouristes n'ont pas voulu toucher les femmes.
00:07:07Les corps n'ont pas pu être extraits,
00:07:10puisqu'il fallait que le corps des femmes soit entièrement recouvert de tissus.
00:07:13Il y a des catastrophes partout dans le monde,
00:07:16des catastrophes humanitaires au Yémen, au Niger.
00:07:19Donc, qu'est-ce qui explique que ça cristallise à ce point-là, l'opinion ?
00:07:25C'est une très très bonne question,
00:07:26mais effectivement, il y a le combat des Ouïghours,
00:07:29avec tous les combats aussi que vous avez cités.
00:07:32Mais là-bas, je pense qu'en fait, en réalité,
00:07:33parce qu'il se passe un génocide avec un peu plus de 60 000 personnes aujourd'hui,
00:07:39et où c'est quand même une responsabilité mondiale
00:07:42que de dénoncer qu'un État, en fait, dit démocratique,
00:07:46puisse s'engager dans cette voie-là,
00:07:47alors que, dans les faits, il est quand même censé, justement,
00:07:51faire rayonner la démocratie.
00:07:53Et puis, c'est bien pour ça qu'on soutient Israël,
00:07:55et qu'on soutiendra toujours.
00:07:56Après, maintenant, je pense que Netanyahou,
00:07:59si je dois donner mon avis,
00:08:00eh bien, moi, je l'appellerais plutôt à la démission
00:08:03par rapport à ce qui se passe.
00:08:04Alors, Julien Aubert nous a rejoint.
00:08:07Bonjour.
00:08:08Arnaud, sur ce qui s'est passé hier à la Boelta.
00:08:11Moi, ce qui m'a le plus choqué, évidemment,
00:08:12au-delà de l'intimidation et de la violence
00:08:15qui a interrompu cette dernière étape du Tour d'Espagne,
00:08:18c'est la position du Premier ministre espagnol,
00:08:20qui l'a légitimée.
00:08:21C'est quand même extraordinaire qu'un chef du gouvernement,
00:08:23qui est quand même censé assurer dans une démocratie
00:08:26l'ordre public légitime des intimidations
00:08:30et des manifestations qui sont,
00:08:33on l'a vu sur les images,
00:08:35inévitablement violentes.
00:08:37Donc ça, c'est un premier motif.
00:08:39Ensuite, moi, quand même,
00:08:40je reviendrai sur ce que vous dites.
00:08:41Moi, je n'emploie pas le mot génocide
00:08:42pour ce qui se passe à Gazal.
00:08:44Le génocide, ça obéit à une définition
00:08:46qui est une définition assez explicite.
00:08:48C'est l'entreprise de destruction systématique
00:08:53ordonnée, rationalisée même,
00:08:56il faut le dire,
00:08:57en l'occurrence, d'une population.
00:09:00Ce n'est pas ce qui se passe à Gaza.
00:09:01La situation de Gaza ne correspond pas
00:09:04à une situation génocidaire.
00:09:05Alors, je sais que c'est, en effet,
00:09:07aujourd'hui la rhétorique
00:09:08qui est notamment employée
00:09:11par un certain nombre de groupes,
00:09:14notamment d'ultra-gauche,
00:09:15pour dénoncer Israël,
00:09:17et pas seulement pour dénoncer
00:09:19le gouvernement de M. Netanyahou,
00:09:22mais ça ne correspond pas, en tout cas,
00:09:24à la réalité de ce que l'on appelle
00:09:26historiquement et même juridiquement
00:09:27un génocide.
00:09:29Mais alors, si...
00:09:30Excusez-moi, je peux...
00:09:31Oui, oui, allez-y, allez-y.
00:09:32Si je peux rebondir sur ce que vous dites,
00:09:35pour le coup, je n'appellerais pas ça
00:09:36un pogrom, ce qui s'est passé le 7 octobre.
00:09:39Vous savez pourquoi ?
00:09:40Un pogrom, qu'est-ce que c'est ?
00:09:42Un pogrom, en fait, c'est justement,
00:09:43eh bien, une attaque qui est menée
00:09:45au sein d'un pays qui n'est pas reconnu
00:09:48comme étant souverain.
00:09:49Or, Israël est un pays souverain.
00:09:51Non, c'est un pogrom au sens où les pogroms...
00:09:54La réalité historique des pogroms,
00:09:56les pogroms se déroulaient en général
00:09:57en Russie ou en Ukraine.
00:09:59Voilà, donc en fait,
00:10:00pas dans des pays...
00:10:01C'était des moments...
00:10:01Pas dans un pays souverain, justement.
00:10:03Je termine.
00:10:03C'était un moment où, en effet,
00:10:06il y avait des mouvements
00:10:07qui visaient à lâcher,
00:10:11à tuer des juifs.
00:10:13Ça ne répondait pas à un objectif
00:10:15de planification, un pogrom, en l'occurrence.
00:10:17C'était des massacres et pillages des juifs.
00:10:18C'était des massacres, je veux dire,
00:10:19qui, à un moment donné, intervenaient
00:10:20dans une séquence historique.
00:10:22Donc, en effet, clairement, pour moi,
00:10:24ce qui s'est passé le 13 octobre
00:10:26constitue un pogrom,
00:10:28à la différence de ce qui se passe à Gaza,
00:10:30qui ne constitue pas un génocide.
00:10:31Et pardon, c'est génial,
00:10:32parce qu'on parle...
00:10:33Vous en parlez le mot génocide.
00:10:35Non, mais vous en parlez le mot génocide.
00:10:36On n'a pas parlé de pogrom ce matin.
00:10:38Donc, le génocide, c'est un terme, effectivement.
00:10:40Et à mon avis, il faut du temps.
00:10:41Peut-être qu'il y a un génocide à Gaza.
00:10:43Non, mais peut-être.
00:10:44J'en sais rien.
00:10:44Et vous n'êtes pas historienne,
00:10:45et moi non plus,
00:10:46et personne sur le plateau.
00:10:47Je ne crois pas.
00:10:48Et il faut du temps pour savoir.
00:10:49Par contre, c'est atroce ce qui se passe.
00:10:51On est tous d'accord là-dessus.
00:10:52Mais on ne peut pas, sous prétexte
00:10:53qu'il se passe quelque chose là-bas
00:10:55répercuté, aujourd'hui, dans notre pays,
00:10:59ou en Europe, globalement,
00:11:00cette situation là-bas.
00:11:01Sinon, ça ne sortira jamais.
00:11:02Moi, je pense qu'on reste trop
00:11:03sur la définition de mots
00:11:05qui sont complètement stériles.
00:11:06Ce qui se passe, c'est qu'il y a des gens qui meurent,
00:11:08il y a des civils qui meurent.
00:11:09Oui, là, on était...
00:11:11Alors, je vais vous donner la parole
00:11:12dans un instant, Julien Aubert.
00:11:13On a en ligne avec nous
00:11:14Samir, à propos de ce qui s'est passé
00:11:17à Madrid.
00:11:18Donc, la Vuelta,
00:11:20empêcher ce tour,
00:11:21cette course cycliste
00:11:23n'a pas pu se terminer
00:11:24pour cause de manifestations
00:11:26massives et assez violentes.
00:11:29Qu'est-ce que vous en pensez, Samir ?
00:11:31Bonjour.
00:11:33Bonjour à tous les gens du plateau.
00:11:36Franchement, je suis écouté
00:11:37par les propos que j'ai à l'entendre.
00:11:39Monsieur Aubert, c'est ça ?
00:11:40Non, monsieur Aubert,
00:11:41il n'a pas encore parlé.
00:11:43Pour une fois, il n'a rien dit.
00:11:45C'est monsieur Benedetti
00:11:46et Alex Armand.
00:11:48C'est trop grave,
00:11:49c'est trop grave
00:11:50de nier un génocide.
00:11:52C'est trop grave.
00:11:53Mais ce n'est pas le propos.
00:11:54Moi, j'appelle pour dire
00:11:55qu'ils ont raison à Madrid.
00:11:57On a essayé toutes les voies diplomatiques.
00:11:58Personne ne veut entendre.
00:12:00Personne ne veut entendre
00:12:00ce qui se passe.
00:12:01En France, c'est trop grave.
00:12:03Alors, j'en parle même pas
00:12:04du point de vue journaliste.
00:12:06Et je ne comprends pas.
00:12:07On assassine vos confrères
00:12:08et vous n'en parlez même pas.
00:12:09Vous n'en parlez même pas de ça.
00:12:11On tue des gens
00:12:12qui veulent raconter
00:12:14ce qui se passe là-bas
00:12:15et vous n'en parlez même pas.
00:12:16Mais bon,
00:12:17on sait comment ça se passe en France.
00:12:19Et moi, je soutiens
00:12:20à 100%
00:12:21ce qui s'est passé en Espagne.
00:12:23Parce que c'est trop grave
00:12:24ce qui se passe à Gaza.
00:12:25L'ONU,
00:12:28les...
00:12:28Comment on dit ?
00:12:29Ceux qui font
00:12:31l'aide humanitaire,
00:12:32MSF,
00:12:33tous disent
00:12:33que c'est un génocide planifié.
00:12:35Que c'est une famille planifiée.
00:12:37Et vous, vous êtes là
00:12:37en train de parler sur le plateau,
00:12:39en train de dire
00:12:39oui, mais non,
00:12:40mais c'est pas...
00:12:41On ne peut pas dire
00:12:41que ce soit ci, que ce soit...
00:12:42C'est trop grave.
00:12:43C'est trop grave.
00:12:44Et j'espère
00:12:44que les gens vont se réveiller en France.
00:12:47Et ça commence à se réveiller.
00:12:48Donc vous, vous êtes pour aller
00:12:50jusqu'à la censure
00:12:51des artistes israéliens.
00:12:54Même les équipes de sport,
00:12:56il faut censurer.
00:12:57Comme on a fait
00:12:57avec l'Afrique du Sud.
00:12:58D'accord.
00:12:59Alors vous parlez,
00:13:00donc vous vous dites
00:13:01que c'est un génocide.
00:13:02Alors je vous repose la question
00:13:03à laquelle personne
00:13:03ne peut me donner la réponse.
00:13:05C'est pourquoi
00:13:05cette mobilisation particulière
00:13:07sur la Palestine,
00:13:09le sort des femmes afghanes,
00:13:10le sort des Ouïghours
00:13:11qui sont massacrés là-bas.
00:13:13Non, non,
00:13:13mais je vous pose la question.
00:13:14C'est...
00:13:15Qui sont massacrés, exterminés.
00:13:17De vous ramener sur un autre machin,
00:13:20d'accord,
00:13:20ça ne marchera pas.
00:13:21Non, mais...
00:13:21À Gaza,
00:13:22ça ne se passe pas
00:13:23avec les Ouïghours.
00:13:25Ça ne se passe pas
00:13:25avec l'Afghanistan.
00:13:27Planifier une famine
00:13:28et planifier un génocide,
00:13:29ça ne s'est pas passé
00:13:30en Afghanistan.
00:13:31Même si les Ouïghours,
00:13:32ils souffrent,
00:13:33c'est grave,
00:13:33mais ce n'est pas un génocide.
00:13:34Ah bah si,
00:13:35ça a été reconnu
00:13:35comme un génocide,
00:13:36monsieur.
00:13:37Pour le coup,
00:13:37ça a été reconnu
00:13:38comme un génocide.
00:13:39Et au Soudan aussi.
00:13:40Ni plus ni moins.
00:13:41C'est un nettoyage ethnique
00:13:42organisé
00:13:43et c'est une famine organisée.
00:13:45Que vous le vouliez
00:13:45ou que vous ne vouliez pas,
00:13:47les faits donneront raison
00:13:48à ces gens-là.
00:13:49C'est tout.
00:13:50L'histoire,
00:13:50elle se rappellera
00:13:51du comportement
00:13:53de certains journalistes
00:13:54et certains pseudo-littératuralistes,
00:13:57je ne sais pas comment
00:13:57vous les appelez,
00:13:58ces gens-là,
00:13:58qui ont la bonne pensée.
00:14:01Vous êtes dans votre réalité,
00:14:02mais la réalité sur le terrain,
00:14:04ce n'est pas la même.
00:14:05Merci Samir
00:14:06de nous avoir appelé
00:14:060826 300 300
00:14:09si vous voulez réagir
00:14:10à ce que vous venez d'entendre.
00:14:11Juste,
00:14:11je vais dire à Samir
00:14:12que j'ai été sur le terrain.
00:14:12Je suis journaliste,
00:14:13j'ai été sur le terrain,
00:14:14j'ai été voir ce qui s'y passait.
00:14:15Vous n'êtes pas allé à Gaza ?
00:14:16Je peux vous dire
00:14:17que j'ai été à Gaza,
00:14:18j'ai été à la frontière de Gaza,
00:14:19j'ai été voir ce qui se passait,
00:14:20j'ai rencontré des Palestiniens,
00:14:21des Israéliens
00:14:21pour un documentaire
00:14:22que j'ai fait.
00:14:23Donc je peux dire
00:14:24que je n'ai pas tout vu
00:14:25mais que j'ai vu,
00:14:26à mon avis,
00:14:27plus de choses que Samir.
00:14:27On se retrouve dans un instant
00:14:29avec vous et Julien Aubert,
00:14:30vous pourrez parler
00:14:31dans un instant.
00:14:33Je me disais
00:14:33que cette émission
00:14:34est manquée de piquants.
00:14:35Voilà,
00:14:35on vous attend pour piquer alors.
00:14:37A tout de suite,
00:14:38quel teasing !
00:14:39Mettons-nous d'accord compliqué,
00:14:45c'est ce qu'on était
00:14:45en train de se dire
00:14:46pendant la pub,
00:14:48c'est compliqué
00:14:48de se mettre d'accord
00:14:49sur un sujet
00:14:51comme celui-là.
00:14:52On a vu Samir
00:14:53qui était passionné
00:14:54et on comprend aussi
00:14:57que ça touche chacun
00:15:01et de la même manière
00:15:02la communauté juive.
00:15:03C'est un sujet compliqué.
00:15:04Julien Aubert,
00:15:05vous vouliez peut-être réagir
00:15:06à ce qui s'est passé à Madrid ?
00:15:07Je pense qu'effectivement
00:15:08dans ce pays,
00:15:09il y a trois camps.
00:15:12Il y a ceux qui,
00:15:13on va dire,
00:15:14sont sensibles
00:15:16au sujet de Gaza
00:15:16et beaucoup d'ailleurs
00:15:18dans les musulmans de France.
00:15:20Il y a ceux qui sont sensibles
00:15:22à ce qui s'est passé cet octobre,
00:15:24plus sensibles que la moyenne
00:15:25et qui sont plutôt
00:15:26dans la communauté juive.
00:15:27Et au milieu,
00:15:28il y a des gens
00:15:29qui peuvent être plus ou moins
00:15:29distanciés par rapport au sujet
00:15:31et qui peuvent avoir
00:15:31des opinions
00:15:32plus ou moins proches,
00:15:34etc.
00:15:35Il est très difficile
00:15:36d'en discuter.
00:15:37Moi, je ne suis ni juif
00:15:37ni musulman.
00:15:39J'ai une approche
00:15:39assez éloignée
00:15:41mais qui peut sembler froide
00:15:42à toutes les personnes
00:15:44qui estiment
00:15:45que c'est un problème majeur,
00:15:47qui ont de l'inquiétude
00:15:48pour l'avenir des juifs
00:15:49de France,
00:15:50qui ont de l'inquiétude
00:15:51ou de la tristesse
00:15:54ou de la douleur
00:15:55pour ce qui arrive à Gaza.
00:15:56Donc moi,
00:15:57après,
00:15:58sur la Vuelta
00:15:59de manière plus prosaïque,
00:16:02je crois que,
00:16:02si vous voulez,
00:16:02on n'a sauvé aucun gamin
00:16:03palestinien
00:16:05en arrêtant la Vuelta.
00:16:07Et donc,
00:16:08tout ceci,
00:16:09en fait,
00:16:10c'est pour moi,
00:16:11j'ai appelé ça sur Twitter,
00:16:12de la révolution
00:16:13petit-bourgeoise.
00:16:15À la limite,
00:16:16je vais vous dire,
00:16:17quand il fallait arrêter
00:16:17le fascisme en Espagne,
00:16:19les types prenaient les armes,
00:16:20ils traversaient les Pyrénées,
00:16:21ils allaient se battre.
00:16:22Bon,
00:16:23ils allaient,
00:16:24je dirais,
00:16:24ils avaient des convictions,
00:16:25ils allaient jusqu'au bout.
00:16:26Arrêtez une course cycliste,
00:16:29vous prenez aucun risque,
00:16:31vous emmerdez
00:16:31ceux qui aiment le vélo,
00:16:33vous ne sauvez personne.
00:16:35Donc,
00:16:35je dirais,
00:16:36c'est une forme de bataille
00:16:37qui,
00:16:37à mon avis,
00:16:38est essentiellement symbolique
00:16:39mais qui ne rime à rien.
00:16:40C'est comme,
00:16:40on va parler plus tard,
00:16:41des drapeaux sur les mairies.
00:16:43Tout ça,
00:16:43je dirais,
00:16:44excite le débat,
00:16:45excite la polémique
00:16:46mais ne change strictement rien au fond.
00:16:48Et après,
00:16:48effectivement,
00:16:49je pense qu'il y a des crimes de guerre
00:16:50à Gaza,
00:16:52pas un génocide,
00:16:53mais ça,
00:16:54c'est une approche juridique.
00:16:56Simplement,
00:16:56avant de débattre du droit,
00:16:59peut-être essayons d'agir sur les faits
00:17:00et c'est là où je peux rejoindre
00:17:02ce qui a été dit.
00:17:03C'est-à-dire qu'en fait,
00:17:04l'enjeu de la France,
00:17:05ce serait effectivement
00:17:05d'arrêter le fait
00:17:07que les victimes collatérales,
00:17:08notamment les enfants,
00:17:09les familles,
00:17:10les civils,
00:17:11soient victimes de ce conflit.
00:17:12Et Israël,
00:17:14donc,
00:17:14menace de ne pas participer
00:17:15à l'Eurovision
00:17:16s'il y a un chanteur israélien.
00:17:20L'Espagne.
00:17:22L'Espagne,
00:17:23qu'est-ce que j'ai dit ?
00:17:23L'Espagne.
00:17:24Non, non,
00:17:24c'est l'Espagne,
00:17:25pardon,
00:17:25effectivement.
00:17:25L'Irlande.
00:17:26L'Espagne,
00:17:27l'Irlande.
00:17:27Ça, ce sera plutôt bien,
00:17:28parce que si on peut arrêter
00:17:29l'Eurovision,
00:17:30ça n'a rien à voir
00:17:31avec le conflit israélo-palestinien,
00:17:32mais je veux dire,
00:17:33comme c'est la ménagerie,
00:17:34je tiens à un discours
00:17:36absolument atroce,
00:17:37mais moi,
00:17:38je trouve que ça fait très longtemps
00:17:39qu'on arrête de faire de la musique,
00:17:41donc à la limite,
00:17:42si l'Eurovision s'arrête...
00:17:43Alors,
00:17:43on a Bruno
00:17:44qui nous appelle également.
00:17:45Bonjour Bruno.
00:17:47Comment est-ce que vous réagissez
00:17:49à ces images de chaos ?
00:17:52On peut le dire,
00:17:52on peut employer ce mot
00:17:53ce week-end à Madrid.
00:17:54Écoutez,
00:17:57c'est...
00:17:57Bonjour.
00:17:58Bonjour.
00:18:00Je suis...
00:18:02Je comprends
00:18:03que l'on veuille
00:18:03défendre la cause palestinienne.
00:18:07Je n'admets pas
00:18:09que l'on importe
00:18:09par la violence
00:18:10chez nous,
00:18:13en Europe,
00:18:14sous cette forme-là.
00:18:17C'est la défense palestinienne.
00:18:19Je suis issu
00:18:22d'une immigration forcée.
00:18:24C'est-à-dire ?
00:18:26Mes grands-parents ont été...
00:18:26Je suis d'origine grecque,
00:18:29mais d'Asie mineure.
00:18:30D'accord.
00:18:31Donc, mes grands-parents ont subi
00:18:32ce que l'arménien
00:18:34et les grecs quantiques
00:18:35et les grecs d'Anatolie
00:18:37ont subi.
00:18:38Il y a eu 3 millions de morts.
00:18:40Nous avons subi
00:18:41la génocide et les pogromes.
00:18:43Donc, là-dessus,
00:18:44je souhaiterais
00:18:45que vous mesuriez
00:18:46ces deux mots
00:18:47que nous ne connaissons tous
00:18:51que par les dictionnaires.
00:18:54Nous serions juifs,
00:18:55on réagirait très mal.
00:18:58Nous serions palestiniens,
00:19:00nous réagirions
00:19:01et rions très mal aussi
00:19:02à ce qui se passe actuellement.
00:19:04Donc, de faire attention.
00:19:06Le monsieur,
00:19:07je comprends,
00:19:08qu'il ait réagi très vivement,
00:19:10qu'il m'a précédé,
00:19:11ceci dit,
00:19:13on n'a pas autorisé la violence.
00:19:15Je pense que
00:19:16des journalistes
00:19:17font leur travail.
00:19:20Voilà, il y a une censure.
00:19:21Il y a des politiques
00:19:22qui devraient être
00:19:23certainement plus
00:19:24réactifs
00:19:27pour pouvoir défendre
00:19:29la cause palestinienne
00:19:29et ne pas éliminer
00:19:32ce qui s'est malheureusement passé.
00:19:35Ça n'est pas un pogrom
00:19:37qui s'est passé.
00:19:38Il faut penser
00:19:38que ce sont des gens
00:19:39qui ont passé une frontière
00:19:40et qui sont allés
00:19:41tuer,
00:19:42assassiner.
00:19:43Des juifs ?
00:19:45C'est la définition du pogrom.
00:19:47C'est un massacre.
00:19:47Oui, mais
00:19:48beaucoup de pogroms
00:19:50sont passés malheureusement,
00:19:51étaient organisés
00:19:52par des gouvernements
00:19:53comme en Turquie
00:19:54et ont lancé
00:19:56un pogrom
00:19:57envers
00:19:57une partie
00:19:59de la population
00:20:00qui n'avait pas
00:20:01la même religion.
00:20:03Donc,
00:20:04là,
00:20:04on a passé une frontière.
00:20:06On se demande
00:20:07tous comment,
00:20:07pourquoi.
00:20:08Mais avant d'utiliser
00:20:10ces termes-là,
00:20:11de faire très attention.
00:20:13On ne peut pas définir
00:20:15réellement
00:20:16il y a des gens
00:20:17qui meurent.
00:20:17Bien sûr.
00:20:18Merci Bruno.
00:20:19Merci de cette intervention.
00:20:21Peut-être pour continuer
00:20:22sur ce débat.
00:20:23Olivier Faure,
00:20:24hier,
00:20:25qui a tweeté
00:20:26le 22 septembre
00:20:27quand la France
00:20:28reconnaîtra enfin
00:20:29l'État palestinien.
00:20:29« Faisons flotter
00:20:31le drapeau palestinien ».
00:20:33Il a publié
00:20:34sur le réseau social
00:20:35X
00:20:36ce tweet
00:20:37qui a évidemment
00:20:37fait énormément réagir.
00:20:39La date du 22 octobre
00:20:41correspond en plus
00:20:42cette année
00:20:43à Rosh Hashanah,
00:20:44donc le nouvel an juif.
00:20:45Et il a également écrit
00:20:48« Tant que vous penserez
00:20:48que vous ne pouvez
00:20:50fêter le nouvel an juif
00:20:51et l'an 1
00:20:51d'un État palestinien,
00:20:53vous ne sèmerez
00:20:54que la haine,
00:20:54le désespoir
00:20:55et la mort. »
00:20:57Donc,
00:20:58Arnaud,
00:21:00il est patron
00:21:02du Parti Socialiste.
00:21:04Moi,
00:21:05j'aimerais bien
00:21:05qu'il appelle plutôt
00:21:06les maires
00:21:07à afficher
00:21:07le portrait
00:21:08de Boilem Sansal.
00:21:09Ça,
00:21:09c'est déjà pas mal.
00:21:10Ou qu'il arrive
00:21:11à convaincre
00:21:11ses partenaires,
00:21:13même si ils sont
00:21:13ses partenaires,
00:21:14d'ailleurs en l'occurrence
00:21:15de LSI,
00:21:16de voter les propositions
00:21:17de résolution
00:21:17tant au Parlement européen
00:21:19ou à l'Assemblée nationale
00:21:20demandant la libération
00:21:21immédiate et sans condition
00:21:22de Boilem Sansal.
00:21:24Je ne l'entends pas
00:21:24en tout cas
00:21:25sur ce sujet.
00:21:26Ensuite,
00:21:27je ne suis pas sûr
00:21:27pour revenir
00:21:28au dossier
00:21:29palestinien
00:21:31que l'affichage
00:21:34sur les mairies
00:21:35du drapeau
00:21:36palestinien
00:21:37change
00:21:37d'un millimètre
00:21:39ce qui se passe
00:21:40aujourd'hui
00:21:41à Gaza.
00:21:42Je n'ai pas l'impression
00:21:42si vous voulez
00:21:43que le gouvernement
00:21:43israélien soit
00:21:44très sensible
00:21:45d'ailleurs
00:21:45à la position
00:21:46de la France
00:21:48exprimée par
00:21:49le président
00:21:50de la République.
00:21:52Alors je suis
00:21:53encore moins sûr
00:21:54que la position
00:21:55de M. Force
00:21:56fasse bouger
00:21:57d'un millimètre
00:21:58la position
00:21:58du gouvernement
00:21:59Netanyahou
00:22:00ça me surprendrait
00:22:00beaucoup.
00:22:00Comme le sujet
00:22:01de la Vuelta,
00:22:02en fait,
00:22:02vous savez,
00:22:02c'est la politique
00:22:03de la pantomine.
00:22:05Cet art
00:22:06de l'acteur muet
00:22:07qui fait des gestes.
00:22:08moins la France
00:22:10est en capacité
00:22:11d'agir
00:22:12sur les affaires
00:22:12du monde,
00:22:14moins sa voix
00:22:15est capable
00:22:16d'avoir
00:22:16de l'influence,
00:22:18plus la classe
00:22:19politique
00:22:19désespérément
00:22:20cherche
00:22:21des éléments
00:22:22symboliques
00:22:23qui donnent
00:22:24l'impression
00:22:24qu'on continue
00:22:25à agir
00:22:26mais qui en réalité,
00:22:27comme Arnaud
00:22:27vient de le dire,
00:22:28n'ont aucun résultat.
00:22:30Et ce qui est embêtant
00:22:31dans cette affaire,
00:22:31c'est qu'on affiche
00:22:32un drapeau
00:22:33à la mairie
00:22:33parce que c'est le drapeau
00:22:34qui nous unit tous
00:22:35et donc c'est le drapeau
00:22:36tricolore.
00:22:37On peut afficher
00:22:38un drapeau autre
00:22:39qui unirait les Français.
00:22:41Par exemple,
00:22:41l'Ukraine,
00:22:42bon.
00:22:43Mais en affichant
00:22:44le drapeau palestinien
00:22:45dans le sujet
00:22:45du clivage
00:22:46dont nous venons de sortir
00:22:47et qui montre bien
00:22:48que le pays est divisé
00:22:49en deux,
00:22:49sinon en trois
00:22:50sur cette question,
00:22:51en réalité,
00:22:52on choisit
00:22:53une opinion
00:22:54plutôt qu'une autre
00:22:54et donc on décide
00:22:56de fractionner
00:22:57encore plus les Français
00:22:58en jouant sur ces clivages.
00:22:59Donc c'est doublement
00:23:00irresponsable.
00:23:01Irresponsable au regard
00:23:01de l'unité,
00:23:02irresponsable également
00:23:02au regard d'un parti politique
00:23:04qui en réalité fait ça
00:23:06parce qu'il se dit
00:23:07qu'il y a peut-être
00:23:07des législatives
00:23:08avec la France insoumise
00:23:09et en plus
00:23:10tout ça est bas.
00:23:12C'est ça,
00:23:12on voit la manipulation.
00:23:17Oui,
00:23:17mais c'est quoi l'avenir ?
00:23:18L'avenir,
00:23:18ce sont des mairies
00:23:18qui afficheront
00:23:19le drapeau israélien
00:23:20parce qu'ils auront
00:23:21une communauté juive
00:23:22plus importante.
00:23:24Les mairies
00:23:25où il y aura
00:23:25une communauté musulmane
00:23:27plus importante
00:23:27qui mettront
00:23:28le drapeau palestinien
00:23:29et celles qui mettront
00:23:30l'un des deux
00:23:31ou les deux...
00:23:31Moi,
00:23:32ce n'est pas le pays
00:23:33où j'ai envie de vivre.
00:23:33Je vous donne la parole
00:23:34dans un instant,
00:23:35Rachida Kahout,
00:23:36sur le sujet.
00:23:37On va évidemment
00:23:37parler aussi
00:23:38de ce qui s'est passé
00:23:39à Londres,
00:23:39cette manifestation
00:23:40anti-immigration
00:23:42dans un instant
00:23:42avec vous.
00:23:430826 300 300.
00:23:45A tout de suite.
00:23:46Sud Radio.
00:23:47Parlons vrai.
00:23:48Sud Radio.
00:23:48Sud Radio.
00:23:49Parlons vrai.
00:23:50Parlons vrai.
00:23:51Sud Radio.
00:23:52Le 10h midi,
00:23:53mettez-vous d'accord,
00:23:55Valérie Expert.
00:23:56Et nous continuons
00:23:56de commenter l'actualité
00:23:58avec Julien Aubert,
00:23:59Arnaud Benedetti,
00:23:59Alex Darmon
00:24:00et Rachida Kahout.
00:24:01Peut-être,
00:24:03on ne vous a pas entendu,
00:24:04Rachida,
00:24:04sur le sujet
00:24:05d'Olivier Ford
00:24:07qui appelle
00:24:08à pavoiser
00:24:09les mairies
00:24:09du drapeau palestinien
00:24:11le 22 septembre prochain.
00:24:12Ah oui,
00:24:13moi,
00:24:13je suis en colère
00:24:14quand j'ai vu ça.
00:24:15Je me suis dit
00:24:16mais on marche
00:24:17sur la tête.
00:24:19Et puis,
00:24:19ça montre
00:24:19la bassesse
00:24:20de la classe politique.
00:24:22C'est terrible.
00:24:23à l'heure où on attend
00:24:25justement
00:24:25d'avoir des leaders politiques
00:24:27qui vont apporter
00:24:30des solutions
00:24:30aux Françaises
00:24:31et aux Français
00:24:32et puis qui vont se comporter
00:24:33dignement aussi
00:24:34en respectant
00:24:35les lois de la République,
00:24:37en respectant
00:24:37nos règles
00:24:38et puis en arrêtant
00:24:40cette division gratuite
00:24:41qui aujourd'hui
00:24:41nous mène au chaos
00:24:42tout simplement.
00:24:44Il est en train
00:24:44de jouer le jeu
00:24:45de la France insoumise.
00:24:47C'est purement
00:24:47en fait électoral.
00:24:48c'est purement
00:24:50pour aller draguer
00:24:50un électorat
00:24:51qu'on reconnaît
00:24:53parce que l'électorat musulman
00:24:55est très passionné
00:24:56sur la question palestinienne
00:24:57et aujourd'hui
00:24:58en fait pour moi
00:24:58je dis que c'est un danger
00:25:00et qu'il faut
00:25:01impérativement
00:25:01dénoncer ces pratiques
00:25:03qui de toute façon
00:25:04vont nous conduire
00:25:05vers une scission
00:25:08de la population française
00:25:09si ce n'est déjà fait.
00:25:10Bien sûr.
00:25:10Au moins si vous vous posez
00:25:11la question de savoir
00:25:12si le Parti Socialiste
00:25:14allait faire alliance
00:25:14avec la France insoumise
00:25:16s'il y a dissolution
00:25:16je crois que vous avez
00:25:17la réponse
00:25:17depuis plusieurs jours
00:25:19et depuis plusieurs tweets
00:25:19d'Olivier Faure
00:25:20non mais parce que là
00:25:21franchement
00:25:21quand vous vous projetez
00:25:22un tout petit peu en arrière
00:25:23et que vous vous rappelez
00:25:24à l'époque
00:25:25de la formation du NFP
00:25:26et de la NUP
00:25:29c'était la condition
00:25:30alors NFP et pas la NUP
00:25:31parce qu'il n'y avait pas
00:25:31encore eu le 7 octobre
00:25:32la condition c'était de dire
00:25:33que la masse
00:25:36était un mouvement terroriste
00:25:37qu'il y avait des otages
00:25:38qui étaient retenus et tout
00:25:39depuis quelques tweets
00:25:40les otages ils ont disparu
00:25:41on n'en parle plus du tout
00:25:42de la part d'Olivier Faure
00:25:43au Parti Socialiste
00:25:44et par contre effectivement
00:25:46on ne parle que du drapeau
00:25:48de la Palestine
00:25:49le fait de pouvoir
00:25:50le faire flotter
00:25:50parce que ce que vous ne dites pas
00:25:51et ce n'est pas un reproche
00:25:53vous savez très bien Maléry
00:25:53c'est qu'il retweet
00:25:55le partage de la photo
00:25:58de ce qui s'est passé
00:25:58hier à la Ouelta
00:25:59et en saluant
00:26:00les propos de Pedro Sanchez
00:26:02qui lui dit
00:26:03qu'il est fier de son peuple
00:26:04donc en fait
00:26:05il mélange tout
00:26:05Olivier Faure
00:26:06il va à la soupe
00:26:08en quelque sorte
00:26:09pour essayer d'aller chercher
00:26:10les voix de la France Insoumise
00:26:11et aussi à mon avis
00:26:12pour sécuriser
00:26:13les quelques postes
00:26:14de députés
00:26:14que le Parti Socialiste
00:26:15a dans cette alliance
00:26:16à commencer par le sien
00:26:18exactement
00:26:19à commencer par le sien
00:26:20passons à la politique
00:26:23enfin on y était déjà
00:26:25mais Sébastien Lecornu
00:26:27qui fait ses premiers pas
00:26:29alors je sais que vous vouliez
00:26:29faire un coup de coeur
00:26:30pour Sébastien Lecornu
00:26:32Rachida Kahout
00:26:33on en a parlé
00:26:34la semaine dernière
00:26:35peut-être nous dire
00:26:36quelques mots
00:26:36vous le connaissez
00:26:37qu'est-ce que vous avez pensé
00:26:39de ce week-end
00:26:40et des différentes déclarations
00:26:41on va y revenir avec
00:26:42avec vous
00:26:43Julien
00:26:44Arnaud
00:26:45non
00:26:45Julien Benedetti
00:26:47j'en suis moi
00:26:48Julien Auvert
00:26:49mais peut-être quelques mots
00:26:50sur les premiers pas
00:26:51les premiers pas
00:26:53de Sébastien Lecornu
00:26:54je dirais que
00:26:55enfin
00:26:56enfin la nomination
00:26:58de Lecornu
00:26:58donc pourquoi
00:26:59parce que
00:27:00je pense qu'on a déjà perdu
00:27:019 mois
00:27:02c'est pour moi
00:27:03alors c'est
00:27:05c'est un homme
00:27:06qui est proche
00:27:06des territoires
00:27:07moi je suis très attachée
00:27:08au terrain
00:27:08je suis très attachée
00:27:09justement en fait
00:27:10au dialogue
00:27:12avec nos élus
00:27:13qui sont
00:27:14les plus à même
00:27:15de résoudre en fait
00:27:16les problématiques
00:27:18que nous avons
00:27:18au quotidien
00:27:19là aujourd'hui
00:27:20on a une France
00:27:21qui est en train
00:27:22de bouillonner
00:27:23qui est limite
00:27:23en train de brûler
00:27:24dans certains territoires
00:27:26et je pense que
00:27:27justement
00:27:28nous avons besoin
00:27:29d'avoir
00:27:30un premier ministre
00:27:32en responsabilité
00:27:33et qui va se focus
00:27:34sur cette décentralisation
00:27:36en donnant plus
00:27:37de prérogatives
00:27:38justement
00:27:38aux préfets
00:27:39aux élus locaux
00:27:40aux ministres
00:27:41directement
00:27:41pour qu'ils puissent
00:27:42en fait être aux affaires
00:27:43courantes
00:27:44et répondre
00:27:44rapidement
00:27:45ce qu'on attend
00:27:46aujourd'hui
00:27:46ce sont des réponses
00:27:47rapides
00:27:48et plus de grandes formules
00:27:49avec nous allons faire
00:27:51à court
00:27:51moyen terme
00:27:52aujourd'hui je pense
00:27:53qu'il faut apporter
00:27:53des solutions immédiates
00:27:55mais est-ce qu'il va pouvoir
00:27:56le faire ?
00:27:57alors Julien Aubert
00:27:57c'était votre
00:27:58votre coup de coeur
00:27:59vous connaissez bien aussi
00:28:01pas le cornu
00:28:01mon coup de coeur
00:28:03je sais pas c'est maintenant
00:28:04le coup de coeur
00:28:04oui oui si vous voulez
00:28:05non mon coup de coeur
00:28:06c'est effectivement
00:28:06la suppression
00:28:07des avantages
00:28:10donnés aux anciens
00:28:11premiers ministres
00:28:11parce que je pense
00:28:12qu'il a compris
00:28:13quelque chose
00:28:13qui est effectivement
00:28:14que ce genre de survivance
00:28:15est intolérable
00:28:17pour une grande partie
00:28:19des français
00:28:19qui aujourd'hui
00:28:20voient les factures
00:28:21enflées dans tous les domaines
00:28:23d'autant que
00:28:24si on commence à produire
00:28:263 ou 4 premiers ministres
00:28:26par an
00:28:27ça va finir par
00:28:28coûter cher
00:28:29bon après je remets
00:28:31les choses sur mon place
00:28:31il va économiser
00:28:324 millions d'euros
00:28:33oui c'est symbolique
00:28:34c'est un peu
00:28:35certains vont dire
00:28:35populiste
00:28:36voilà c'est le petit ruisseau
00:28:39maintenant c'est vrai
00:28:40que le vrai problème
00:28:40il est à 150 milliards
00:28:41je rappelle
00:28:43et pas à 40
00:28:44comme le dit François Bayrou
00:28:45donc un jour
00:28:45peut-être on aura un débat
00:28:46après
00:28:47il a à mon avis
00:28:50effectivement
00:28:50comme atout
00:28:52d'être un garçon intelligent
00:28:53et d'avoir
00:28:54je dirais
00:28:55d'avoir fait
00:28:56ses preuves
00:28:57avec une vraie carrière
00:28:58politique
00:28:59au plan local
00:28:59etc
00:29:00à mon avis
00:29:01il arrive un trop tard
00:29:02parce qu'il y a une crise
00:29:04de légitimité du président
00:29:05de la république
00:29:05parce qu'il n'y a pas
00:29:06de majorité
00:29:06et parce que
00:29:07quand on dit
00:29:08il va agir
00:29:09ben non
00:29:09à mon avis
00:29:09il ne va pas agir
00:29:10parce que
00:29:10de toute façon
00:29:11il est dans la main
00:29:11des socialistes
00:29:12et que quand on voit
00:29:13la démagogie
00:29:14avec laquelle ça débute
00:29:15on se dit
00:29:16qu'il y a beaucoup
00:29:16d'acteurs
00:29:17qui ont un intérêt
00:29:19à ce qu'en réalité
00:29:19il y ait des élections
00:29:20à brève échéance
00:29:21donc je crois
00:29:22qu'il aurait fallu
00:29:24qu'il le nomma
00:29:25au milieu
00:29:27au mi-temps
00:29:27de son premier mandat
00:29:28voilà
00:29:29ça aurait peut-être
00:29:29mais sur les deux
00:29:31nos auditeurs peuvent appeler
00:29:320826 300 300
00:29:34je pense que la suppression
00:29:35des avantages
00:29:36liés aux anciens
00:29:38aux anciens ministres
00:29:39de l'intérieur
00:29:40aux anciens
00:29:41premiers ministres
00:29:42il ne l'a pas supprimé
00:29:45c'est que les anciens présidents
00:29:47le fait que si vous voulez
00:29:48quand vous ayez été
00:29:48ministre de l'intérieur
00:29:49vous bénéficiez
00:29:50d'une protection policière
00:29:51pendant un certain temps
00:29:52je pense que
00:29:53c'est important
00:29:54parce que quand vous êtes
00:29:55ministre de l'intérieur
00:29:55vous vous attaquez
00:29:56à des groupuscules
00:29:57etc
00:29:57et donc
00:29:57si une fois que vous n'êtes
00:29:58plus ministre de l'intérieur
00:29:59mais est-ce qu'on ne peut pas
00:30:01mettre une limite
00:30:02il faut mettre une limite
00:30:03temporelle
00:30:04une limite temporelle
00:30:05donc là c'est les anciens
00:30:06premiers ministres
00:30:07est-ce qu'Edith Cresson
00:30:08a besoin d'être
00:30:09encore protégé
00:30:10après
00:30:11que si vous voulez
00:30:12on vous mette une secrétaire
00:30:14pendant un an
00:30:14deux ans
00:30:15parce que vous avez encore
00:30:15du courrier
00:30:16bon je veux dire
00:30:17il ne faut pas non plus
00:30:17mais voilà
00:30:19au plan du symbole
00:30:19je peux comprendre
00:30:20c'est comme les jours fériés
00:30:20il a compris aussi
00:30:22où était son intérêt
00:30:24juste simplement
00:30:25sur les avantages
00:30:26des anciens premiers ministres
00:30:27et des différents
00:30:28ministres
00:30:28pas que ministre de l'intérieur
00:30:29il y a déjà
00:30:30même ministre de la justice
00:30:32il y a des règles
00:30:33en fait qui sont en place
00:30:34et c'est
00:30:34le ministre
00:30:35ça revient
00:30:35au ministre de l'intérieur
00:30:36de décider
00:30:36du temps
00:30:37d'avoir de la sécurité
00:30:41d'avoir une secrétaire
00:30:42ou quoi
00:30:42ça revient au ministre
00:30:43de l'intérieur
00:30:43de choisir
00:30:44et donc souvent
00:30:44vous avez des ministres
00:30:45qui sont dans des positions
00:30:46un peu délicates
00:30:47ou qui ont clivé contre eux
00:30:49et donc ils peuvent bénéficier
00:30:51d'un agent de sécurité
00:30:51plus longtemps
00:30:52ou de secrétaire
00:30:53plus longtemps
00:30:53s'ils en font la demande
00:30:55certains ministres
00:30:55ils renoncent
00:30:56il faut le dire aussi
00:30:57dès qu'ils sortent
00:30:58mais moi je suis d'accord
00:30:59sur le fait que c'est
00:31:00quand même un bon signal
00:31:01envoyé
00:31:01un bon symbole
00:31:03envoyé par Sébastien Lecornu
00:31:05pour renoncer
00:31:06et puis les deux jours fériés
00:31:07genre là il est sur deux mesures
00:31:08ça vous comprenez pas
00:31:09moi c'est mon coup de gueule
00:31:10moi je comprends pas
00:31:11parce que c'est
00:31:12on parlait de 4 millions d'économies
00:31:14de la part de Sébastien Lecornu
00:31:16sur cette mesure
00:31:17mais il faut savoir
00:31:17que les deux jours fériés supprimés
00:31:18alors je dis pas
00:31:19qu'il fallait supprimer les deux jours
00:31:20mais en tout cas je pense pas
00:31:21qu'il fallait enterrer le débat
00:31:22tout de suite
00:31:22parce que c'était
00:31:23deux jours fériés supprimés
00:31:24c'était 4 milliards d'économies
00:31:25ça pour le coup
00:31:26c'est des vraies économies
00:31:27et donc
00:31:27c'est une contribution
00:31:28collective
00:31:29oui mais c'est une contribution
00:31:30collective
00:31:31c'est intéressant
00:31:31de pouvoir poser ce débat
00:31:33c'était la contribution
00:31:35collective des mêmes
00:31:36c'est ça le problème
00:31:36franchement
00:31:38c'est pas vrai
00:31:39parce que je pense que
00:31:39c'est les deux jours fériés
00:31:41c'est ceux qui travaillent
00:31:42qui auraient travaillé plus
00:31:43très bien
00:31:44mais il y en a qui travaillent
00:31:45qui gagnent beaucoup d'argent
00:31:46qui peuvent travailler un peu plus
00:31:47et je dis pas
00:31:47qu'il fallait le faire
00:31:48tel que c'était annoncé
00:31:50mais en tout cas
00:31:50ça avait pour mérite
00:31:51d'être posé
00:31:52sur la question
00:31:54là c'était pas ceux
00:31:55qui travaillaient beaucoup
00:31:55c'est pas ceux
00:31:56qui gagnaient beaucoup
00:31:56c'était tous les salariés
00:31:58la caissière de prise unique
00:31:59qui gagne peu
00:31:59elle avait travaillé un jour de plus
00:32:00d'accord
00:32:01mais c'est pas que
00:32:01la caissière de prise unique
00:32:02était concernée
00:32:03par cette mesure
00:32:04des deux jours fériés
00:32:05il travaillait déjà
00:32:05non mais d'accord
00:32:06le problème
00:32:06c'est ceux qui ne travaillent pas
00:32:07en fait
00:32:08parce qu'il n'y a plus de prise unique
00:32:08ou d'autres
00:32:09oui oui
00:32:10je ne fais pas de publicité
00:32:11moi j'ai super eu
00:32:12donc voilà je le termine
00:32:13mais non mais
00:32:14ceux qui ne travaillent pas
00:32:16par définition
00:32:17ils n'auraient pas pu se travailler
00:32:18le problème
00:32:19il est dans l'égalité
00:32:20dans cette affaire
00:32:21dans l'égalité
00:32:22et ensuite
00:32:23dans le vrai débat
00:32:24notre problème
00:32:25c'est les retraites
00:32:26qui représentent
00:32:27quasiment la moitié
00:32:28de la manière
00:32:29dont la dette française
00:32:30ces 20 dernières années
00:32:31s'est constituée
00:32:32et c'est même pas une question
00:32:34de l'âge de la retraite
00:32:35c'est effectivement
00:32:36une question que
00:32:36les retraités français
00:32:38en moyenne ont une retraite
00:32:39de remplacement
00:32:40qui est de 75%
00:32:41c'est 10 points de plus
00:32:42que le reste du niveau
00:32:43de l'OCDE
00:32:43et donc le sujet tabou
00:32:45et je ne parle pas d'ailleurs
00:32:46pour les retraités
00:32:46qui nous écoutent
00:32:47je vous rassure
00:32:47messieurs et madame les retraités
00:32:48je parle de ma retraite
00:32:50parce que c'est la mienne
00:32:51qu'on va venir rôder
00:32:53la seule manière
00:32:54effectivement
00:32:55d'empêcher l'emballement
00:32:55de la dette
00:32:56ce sera d'éroder
00:32:57avec l'inflation
00:32:58en désindexant
00:32:59et en faisant en sorte
00:32:59que mon taux de remplacement
00:33:00à moi
00:33:01et ceux de ma génération
00:33:02sera de 60%
00:33:03et pas de 75%
00:33:04et ça se terminera
00:33:05vous verrez comme ça
00:33:05à mon avis
00:33:06Arnaud, Bénédetti
00:33:07sur ces deux mesures
00:33:09sur la mesure
00:33:09concernant
00:33:10la suppression
00:33:11des avantages
00:33:13des anciens
00:33:14premiers ministres
00:33:14en effet
00:33:15c'est symboliquement
00:33:16important
00:33:17parce que
00:33:17je pense que
00:33:18si vous voulez
00:33:19c'est vécu
00:33:20comme une forme
00:33:21de privilège
00:33:21qui est de moins en moins
00:33:22acceptable
00:33:23dans une société
00:33:23qui souffre
00:33:24donc ça
00:33:25je crois que là-dessus
00:33:26c'est une mesure
00:33:27presque de bon sens
00:33:28après moi
00:33:29si vous voulez
00:33:29ce qui m'interroge
00:33:30c'est les marges
00:33:31de manœuvres politiques
00:33:32de Sébastien Locorn
00:33:33clairement
00:33:34d'ailleurs comme
00:33:35c'était la même situation
00:33:36pour Michel Barnier
00:33:37et François Birrou
00:33:38vous l'avez parfaitement dit
00:33:39on a un président
00:33:39qui est délégitimé
00:33:40qui est impopulaire
00:33:42on a une absence
00:33:43arithmétique
00:33:44et politique
00:33:45de majorité possible
00:33:47à l'Assemblée Nationale
00:33:48ce qui est une première
00:33:48sous la Ve République
00:33:49ça n'a jamais existé
00:33:50on a toujours réussi
00:33:51à constituer
00:33:51même des majorités
00:33:52relatives
00:33:53de Bric et de Broc
00:33:54mais qui fonctionnaient
00:33:54là c'est plus le cas
00:33:55aujourd'hui
00:33:56et d'ailleurs
00:33:56le vote de lundi dernier
00:33:58l'a démontré
00:33:59de manière très significative
00:34:00puisque vous avez
00:34:01plus de 360 députés
00:34:02qui ont voté
00:34:03contre la confiance
00:34:04qui est énorme
00:34:05on est dans une Assemblée
00:34:06il faut bien comprendre
00:34:07on est dans une Assemblée
00:34:08où les oppositions
00:34:09sont majoritaires
00:34:10alors elles sont divisées
00:34:12ces oppositions
00:34:12mais c'est la première fois
00:34:13que ça existe
00:34:13sous la Ve République
00:34:14donc si vous voulez
00:34:15la porte est extrêmement
00:34:17étroite
00:34:18pour Sébastien Lecornu
00:34:20est-ce qu'il peut
00:34:22en plus
00:34:22au sein même
00:34:23de ce que l'on appelle
00:34:24le socle central
00:34:26éventuellement donner
00:34:27sur sa gauche
00:34:28au parti socialiste
00:34:29qui ne fait pas partie
00:34:30de ce socle central
00:34:31il risque de le perdre
00:34:32sur sa droite
00:34:32y compris
00:34:33au sein même
00:34:34de ce socle central
00:34:35donc moi très franchement
00:34:36je ne vois pas trop
00:34:37aujourd'hui
00:34:38comment il s'en sort
00:34:40comment il arrive
00:34:41même à composer
00:34:42un gouvernement
00:34:42alors ce qui est intéressant
00:34:43c'est qu'en fait là
00:34:44cette fois-ci
00:34:45à la différence
00:34:45de ce qui s'était passé
00:34:46avec Barnier
00:34:47et Beyrou
00:34:48c'est qu'en fait
00:34:49pour la première fois
00:34:50le président de la République
00:34:51utilise quand même
00:34:52la technique
00:34:52de la 4ème République
00:34:53c'est-à-dire
00:34:54qu'on désigne un premier ministre
00:34:55comme on désignait
00:34:56un président du conseil
00:34:57qui est à charge
00:34:58de bâtir un compromis politique
00:34:59pour ensuite
00:35:00composer un gouvernement
00:35:01d'ailleurs vous noterez
00:35:02qu'on ne parle pas du tout
00:35:02du casting gouvernemental
00:35:04depuis la nomination
00:35:05de monsieur
00:35:07de monsieur Le Cornus
00:35:09qui est une première
00:35:10on n'a jamais
00:35:11qu'importe le flacon
00:35:12c'est-à-dire
00:35:12qu'importe le flacon
00:35:13et puis je pense
00:35:14qu'en effet
00:35:14on n'aurait pas
00:35:15on n'aurait pas
00:35:15on n'aurait pas
00:35:16sous la 4ème République
00:35:17moi je me souviens
00:35:18je me demandais
00:35:19à mon père toujours
00:35:19mais comment ça se passait
00:35:20sous la 4ème République
00:35:21ce turnover permanent
00:35:23des gouvernements
00:35:25ils me disaient
00:35:25on s'y habituit
00:35:25et là on est en train
00:35:26de s'y habituer
00:35:27d'une certaine façon
00:35:28depuis un an
00:35:30mais quand même
00:35:31la difficulté est énorme
00:35:33il est dans une situation
00:35:34et le président
00:35:35de la République
00:35:36d'abord
00:35:36est dans une situation
00:35:37inextricable
00:35:38me semble-t-il
00:35:39et je ne vois pas
00:35:40comment il s'en sort
00:35:41sans aller
00:35:42je pense
00:35:43à terme
00:35:43vers des élections
00:35:45vers une dissolution
00:35:46toute la difficulté
00:35:47étant de savoir
00:35:47si c'est un problème
00:35:48conjoncturel politique
00:35:49c'est-à-dire que
00:35:50la manipulation
00:35:51des élections de 2022
00:35:52avec des alliances
00:35:53contre nature
00:35:53a produit un parlement
00:35:54ingouvernable
00:35:55ou si en réalité
00:35:56il est le reflet
00:35:57d'un pays
00:35:57qui est découpé en 3
00:35:59et qui n'arrive pas
00:36:00à s'entendre
00:36:00et donc une dissolution
00:36:02reproduirait
00:36:02à peu près
00:36:03même sans manipulation
00:36:04un truc ingouvernable
00:36:06parce que si
00:36:07effectivement c'est la deuxième chose
00:36:08il y a plus d'élection
00:36:09majoritaire présidentielle
00:36:11qui permettra
00:36:12je dirais
00:36:13de traverser ceci
00:36:14de transcender ceci
00:36:15en quel gouvernement
00:36:160,826, 300, 300
00:36:18est-ce que les socialistes
00:36:19alors ils ont dit
00:36:19qu'ils n'iraient pas
00:36:20pas tous
00:36:21pas tous
00:36:23ou paradis
00:36:23ils n'iront pas au paradis
00:36:25il y en a qui ne répondent pas
00:36:27il y en a qui a eu
00:36:28il y a un sénateur socialiste
00:36:29qui ne répond pas
00:36:29qui s'appelle
00:36:30Rachid Témal
00:36:30on ne sait pas
00:36:31s'il ira ou pas
00:36:32il y a aussi des pourris
00:36:33qui courent comme
00:36:34non mais Jérôme Gage aussi
00:36:35il dit qu'il n'ira pas
00:36:37et puis après il ne répond plus
00:36:38mais la complexité
00:36:39effectivement
00:36:39de la formation
00:36:40de ce gouvernement
00:36:41est immense
00:36:41pour le Premier Ministre
00:36:43à tout de suite
00:36:44Sud Radio
00:36:45c'est votre opinion qui compte
00:36:47j'adore Sud Radio
00:36:48et alors
00:36:49des choses positives
00:36:50à prendre
00:36:51et des informations
00:36:53que l'on n'a pas ailleurs
00:36:54Sud Radio
00:36:56parlons vrai
00:36:57Sud Radio
00:36:59le 10h midi
00:37:01mettez-vous d'accord
00:37:02Valérie Expert
00:37:03mettons-nous d'accord
00:37:04et nous parlons donc
00:37:05de la composition
00:37:06du gouvernement
00:37:07enfin la composition
00:37:07du gouvernement
00:37:08non
00:37:08ce n'est pas vraiment
00:37:10la question
00:37:10on ne va pas se lancer
00:37:11dans les supputations
00:37:13mais sur la difficulté
00:37:14Rachida Kahout
00:37:16pour le Premier Ministre
00:37:17effectivement
00:37:18alors il a lancé
00:37:19des consultations
00:37:20on voit les uns
00:37:21qui disent
00:37:22je n'irai pas
00:37:22ceux qui disent
00:37:23si lui vient
00:37:24moi je partirai
00:37:25c'est une alchimie
00:37:27complexe
00:37:29parce que le but
00:37:29c'est effectivement
00:37:30de ne pas être censuré
00:37:31à l'Assemblée
00:37:32moi ce que je retiens
00:37:33c'est les consultations
00:37:34qu'il est en train
00:37:35de mener
00:37:35avec les différentes
00:37:36mouvances politiques
00:37:38qui sont à l'Assemblée Nationale
00:37:40du reste
00:37:40parce que ça va être
00:37:41la clé en fait
00:37:42de la réussite
00:37:43du dernier petit bout
00:37:45de chemin
00:37:46qu'il nous reste à faire
00:37:47et ces consultations
00:37:48eh bien
00:37:49portent sur
00:37:50comment on peut
00:37:51arriver à s'entendre
00:37:52quel consensus
00:37:53pour finalement
00:37:55une majorité
00:37:56qui ne sera plus
00:37:56une majorité
00:37:57de blocage
00:37:58la difficulté
00:38:01maintenant
00:38:01ça va être
00:38:02effectivement
00:38:02d'avoir l'intelligence
00:38:03en face
00:38:04qui va se dire
00:38:05est-ce que
00:38:06finalement
00:38:07on va jouer le jeu
00:38:08pour le bien
00:38:09des françaises
00:38:10et des français
00:38:10si on parle
00:38:12de l'imposition
00:38:13souhaitée par la gauche
00:38:15tout ce qu'on peut dire
00:38:16c'est que
00:38:17oui bien sûr
00:38:18qu'on veut tous
00:38:18beaucoup plus de santé
00:38:19on veut beaucoup plus
00:38:20d'infrastructures
00:38:21on veut beaucoup plus
00:38:22de moyens
00:38:23pour x et x
00:38:24et x
00:38:25sujets
00:38:26en fait
00:38:27pour justement
00:38:28nous accompagner
00:38:28dans notre quotidien
00:38:29mais moi
00:38:30j'ai pas de formule magique
00:38:32l'argent en fait
00:38:33on le trouve comment ?
00:38:36on le trouve en fait
00:38:36tout simplement
00:38:37aujourd'hui
00:38:37en faisant participer
00:38:39tout le monde
00:38:40donc il y a un moment
00:38:40oui effectivement
00:38:41on va devoir
00:38:42se serrer la ceinture
00:38:43et puis participer
00:38:44on va donc
00:38:46augmenter les impôts
00:38:47il n'y a pas de formule magique
00:38:48non
00:38:48donc on va augmenter
00:38:49les économies quand même
00:38:50les économies
00:38:51mais les économies
00:38:52n'arriveront pas
00:38:53c'est exactement
00:38:53l'un des pays
00:38:54les plus fiscalisés
00:38:57de l'OCDE
00:38:57ça va être compliqué
00:38:59de faire comprendre
00:38:59aux français
00:39:00qu'il faut encore fiscaliser
00:39:01en temps de crise
00:39:02je vais vous dire
00:39:03il vaut mieux
00:39:03tous justement
00:39:04mettre la main
00:39:05à la poche
00:39:06plutôt que de végéter
00:39:07et puis au final
00:39:08on s'enfoncera
00:39:09encore plus
00:39:10très bien
00:39:12mais en fait
00:39:12ce que dirait Arnon
00:39:13il a raison
00:39:13le problème
00:39:14c'est pas les dépenses
00:39:14c'est pas les prélèvements
00:39:16le taux de prélèvement
00:39:16on est l'un des pays
00:39:17les plus prélevés
00:39:18de l'OCDE
00:39:18et par contre
00:39:19on dépense
00:39:20énormément d'argent public
00:39:22il y a peut-être
00:39:23un équilibre à trouver
00:39:24il y a un service public
00:39:25non pas du tout
00:39:27je suis en train de vous parler
00:39:28en fait il y a trois possibilités
00:39:29soit vous avez l'inflation
00:39:31soit vous avez effectivement
00:39:32les impôts
00:39:32ou soit tout simplement
00:39:33et bien on se dit
00:39:34collectivement
00:39:35qu'est-ce qu'on fait
00:39:36je suis pas en train de vous dire
00:39:37qu'on augmente les impôts
00:39:38gratuitement en fait
00:39:40et sans
00:39:40c'est jamais gratuit
00:39:41d'augmenter les impôts
00:39:42c'est jamais gratuit
00:39:43d'augmenter les impôts
00:39:44oui oui
00:39:44mais je veux dire
00:39:46qu'il y a un moment
00:39:47aujourd'hui
00:39:47il faut quand même
00:39:48qu'on participe tous
00:39:49pour que cette crise
00:39:50soit résorbée
00:39:51et c'est pour ça
00:39:52que la difficulté
00:39:53qu'a Sébastien Lecornu
00:39:54aujourd'hui
00:39:55ça va être
00:39:55de satisfaire la gauche
00:39:56qui est en fait
00:39:57cette variable
00:39:58qui aujourd'hui
00:39:59est capable
00:40:01de faire en sorte
00:40:01que ça fonctionne
00:40:02comment on va voter
00:40:03un budget de gauche
00:40:04avec une France
00:40:05qui est à droite
00:40:06c'est la grande difficulté
00:40:08c'est un peu compliqué
00:40:10je pense que
00:40:10si on veut
00:40:11le consensus des Français
00:40:12il faut d'abord
00:40:14qu'on commence
00:40:14par jouer la transparence
00:40:16pour expliquer
00:40:17le diagnostic
00:40:18c'est à dire que
00:40:20quand vous avez
00:40:21150 milliards
00:40:22de déficit
00:40:23parce que quand on parle
00:40:24de pourcentage
00:40:25en fait
00:40:25on oublie les chiffres
00:40:26sur 300 milliards
00:40:27d'euros de budget
00:40:28concrètement
00:40:29je gagne 3000 euros
00:40:30et j'en dépense
00:40:314500 par mois
00:40:33c'est ça le problème
00:40:34et ensuite
00:40:35vous allez demander
00:40:36à vos enfants
00:40:37ou à votre voisin
00:40:38de vous aider
00:40:39à combler votre déficit
00:40:40c'est ça
00:40:41et ensuite
00:40:42on mélange
00:40:43le budget de l'Etat
00:40:44qu'on est en train
00:40:46d'inspirer
00:40:46parce qu'en fait
00:40:47ce pauvre Etat
00:40:48qui essaye de maintenir
00:40:49ses services publics
00:40:50tout le monde
00:40:50constate que l'hôpital
00:40:51les commissaires
00:40:52regardez la manière
00:40:53dont les policiers
00:40:53fonctionnent
00:40:54ou les hôpitaux fonctionnent
00:40:55en réalité
00:40:56il est lesté par le fond
00:40:57par les autres dépenses
00:40:59il y a une partie
00:41:00des collectivités locales
00:41:01même si au moins
00:41:02suivant les strates
00:41:03c'est plutôt bien articulé
00:41:04et puis après
00:41:05il y a l'Etat social
00:41:06et donc
00:41:07je dirais
00:41:08on doit d'abord
00:41:08faire la vérité
00:41:09sur les chiffres
00:41:10et ensuite
00:41:10expliquer d'où viennent
00:41:11les sources du déficit
00:41:12et de la dette
00:41:13parce que sinon
00:41:14on va faire porter
00:41:14les économies
00:41:15encore
00:41:16sur ce pauvre Etat
00:41:17qui n'en peut plus
00:41:18alors qu'en réalité
00:41:19comme je le disais
00:41:20tout à l'heure
00:41:20il y a la question
00:41:21des dépenses de santé
00:41:21la question des dépenses
00:41:22de retraite
00:41:23et on n'est pas obligé
00:41:25de passer par
00:41:26des solutions fiscales
00:41:27ou des grands chocs
00:41:29c'est à dire qu'en réalité
00:41:29ça ne passera
00:41:30qu'en le lissant
00:41:31et en faisant en sorte
00:41:32que ce soit le plus
00:41:32indolore possible
00:41:33ça reste de l'impôt
00:41:36oui mais regardez
00:41:37comment les français
00:41:37payent en 10 ans
00:41:39vu je dirais
00:41:40des postes augmentés
00:41:41c'est vrai que
00:41:42c'est quand même
00:41:43plus facile
00:41:43pour s'y adapter
00:41:44que du jour au lendemain
00:41:45avoir plus 10
00:41:46ou plus 15%
00:41:47de fiscalité
00:41:48ou moins 10%
00:41:49de retraite
00:41:49et puis c'est pas que
00:41:50de l'impôt direct
00:41:50ou du prélèvement
00:41:51la sécurité sociale
00:41:52aujourd'hui
00:41:53vous en parlez
00:41:54vous avez raison
00:41:55la sécurité sociale
00:41:55elle est malade
00:41:56et on voit
00:41:57la guerre
00:41:59que la sécurité sociale
00:42:00mène contre
00:42:01les mutualités
00:42:02par exemple
00:42:02personne n'arrive
00:42:03à se mettre
00:42:03autour d'une table
00:42:04et à parler
00:42:04pour dire
00:42:05peut-être qu'il faut
00:42:05qu'on rembourse plus
00:42:07qu'on revoit
00:42:07le système de remboursement
00:42:08non
00:42:08il faut qu'on prélève
00:42:09aux français
00:42:09qu'on dise
00:42:10que ça passe par de l'impôt
00:42:11on a un monsieur
00:42:12un économiste
00:42:13qui est sur tous les plateaux
00:42:13The Kuman
00:42:14qui vient nous dire
00:42:15qu'il faut prélever
00:42:15plus aux riches
00:42:16mais sans nous expliquer
00:42:17pourquoi
00:42:17et sans aucune contradiction
00:42:18il y a un moment
00:42:20ça serait bien d'avoir
00:42:20un vrai débat
00:42:22sur l'imposition
00:42:22d'avoir des experts
00:42:24qui nous parlent
00:42:25mais des experts de partout
00:42:25et pas vouloir juste
00:42:26faire plaisir à la gauche
00:42:27parce qu'il faut avoir
00:42:28un nombre de voix
00:42:29et c'est pour ça
00:42:30d'ailleurs que je pense
00:42:30que ça ne tiendra pas
00:42:31que Sébastien Lecornu
00:42:33va faire 4-5 mois
00:42:34et qu'il y aura dissolution
00:42:35et que là pour le coup
00:42:36on sera dans une vraie crise politique
00:42:384-5 mois
00:42:39je suis mécaniste
00:42:404-5 mois
00:42:40je ne suis pas sûr
00:42:41qu'il va se plus que parler
00:42:42mais la taxe Zuckman
00:42:43c'est un bon exemple
00:42:44c'est-à-dire qu'on commence
00:42:45par l'inverse
00:42:45on commence par dire
00:42:46on va faire des taxes
00:42:47avant de se demander
00:42:48comment on le dépense
00:42:49et pourquoi on en a besoin
00:42:50et combien ça rapporte
00:42:51et en plus
00:42:52dans la construction
00:42:52de la taxe Zuckman
00:42:53c'est une espèce
00:42:54d'ISF mondialisé
00:42:55basé sur le patrimoine
00:42:56moi je suis un homme de droite
00:42:57mais le fait
00:42:58si vous voulez qu'on dise
00:42:59que des milliardaires
00:43:00devraient payer un pourcentage
00:43:02sur leur revenu
00:43:03et pas sur leur patrimoine
00:43:05qui est égal
00:43:05à celui du contribuable moyen
00:43:07moi ça me va tout à fait
00:43:08je ne verrais pas pourquoi
00:43:09je paierais 20%
00:43:10de mes revenus
00:43:11et un type
00:43:12qui gagnerait 100 fois plus
00:43:13que moi
00:43:13paierait 2%
00:43:14ça ça ne me gêne pas
00:43:15en revanche
00:43:15je dirais la construction
00:43:17sur le patrimoine
00:43:18c'est stupide
00:43:19parce qu'on a déjà taxé le revenu
00:43:21donc on taxe le revenu
00:43:21et après on vous retaxe
00:43:22derrière sur le patrimoine
00:43:23enfin voilà
00:43:24et puis tout ça
00:43:25c'est du symbole encore
00:43:26qui va faire peur aux gens
00:43:27qui va faire partir
00:43:28des gens qui créent
00:43:31et qui sont entrepreneurs
00:43:31donc commençons par nos besoins
00:43:33commençons par la transparence
00:43:35commençons par expliquer
00:43:36où sont effectivement
00:43:37les vrais besoins
00:43:37et puis après
00:43:38voyons sur les moyens
00:43:39c'est vrai que ce qui me dérange
00:43:40c'est qu'on cible en fait
00:43:42un groupe de personnes
00:43:43toujours
00:43:43non mais le vrai problème en plus
00:43:46c'est qu'il n'a pas
00:43:46les moyens de sa politique
00:43:47c'est à dire qu'à un moment donné
00:43:48si vous n'avez pas
00:43:49une légitimité politique forte
00:43:50vous ne pouvez pas mener
00:43:51j'allais dire
00:43:53et demander les efforts
00:43:54indispensables
00:43:55justement
00:43:55qui permettront
00:43:57de remaîtriser
00:43:58la trajectoire budgétaire
00:43:59vous savez De Gaulle
00:44:00quand il arrive en 58
00:44:01la situation des finances publiques
00:44:02en 58
00:44:03n'est pas exceptionnelle
00:44:03non plus
00:44:04il y a une crise des réserves
00:44:05il monte le plan
00:44:06le plan RUEF
00:44:07Pinay
00:44:08en l'occurrence
00:44:09mais parce qu'il y arrive
00:44:10parce qu'il a une légitimité politique
00:44:11qui est très forte
00:44:12aujourd'hui le vrai problème
00:44:13il est là
00:44:14c'est cette absence
00:44:15de légitimité politique
00:44:15et il a un atout
00:44:16c'est qu'il peut dévaluer
00:44:17et en plus il peut dévaluer
00:44:18vous avez raison
00:44:19c'est que l'euro
00:44:20nous a complètement déresponsabilisé
00:44:21il devait nous protéger
00:44:22et donc moralité
00:44:23en plus on n'a même pas cet outil
00:44:25et pardon
00:44:25mais de toute façon
00:44:26il va falloir faire quelque chose
00:44:27quand vous voyez vendredi soir
00:44:28la note de la France
00:44:29qui est encore dégradée
00:44:30moi j'aimerais bien
00:44:31un petit peu
00:44:31d'objectifs
00:44:33et puis réalisables
00:44:34vous voyez
00:44:34on dit 40 milliards
00:44:35vous vous dites 150
00:44:37il y a besoin c'est ça
00:44:38moi je peux l'expliquer
00:44:47de manière assez simple
00:44:49en fait
00:44:49si vous voulez
00:44:50que votre dette
00:44:51arrête de progresser
00:44:54d'accord
00:44:54si vous voulez la bloquer
00:44:55il faudrait en réalité
00:44:56faire 150 milliards
00:44:57d'euros d'économie
00:44:58c'est ça
00:44:59si vous voulez bloquer la dette
00:45:00le problème
00:45:01c'est que si vous ne le faites pas
00:45:02plus la dette augmente
00:45:03plus le montant nécessaire
00:45:06pour arrêter la dette
00:45:07c'est comme une voiture
00:45:07en fait
00:45:08vous avez besoin de freins
00:45:09de plus en plus forts
00:45:10plus la vitesse de la voiture
00:45:12est importante
00:45:13aujourd'hui
00:45:14on fait du 120 km à l'heure
00:45:15si demain on fait du 150
00:45:16du 180
00:45:16il faudra des freins en béton
00:45:18on va dans le mur
00:45:19en espérant qu'il n'y ait pas
00:45:20un mur en face
00:45:21il n'y a pas d'armagne
00:45:21allez
00:45:21on se retrouve après
00:45:23le rappel des titres
00:45:25et on va revenir
00:45:26sur cette manifestation
00:45:28à Londres
00:45:29manifestation anti-immigration
00:45:31à tout de suite
00:45:32Sud Radio
00:45:34mettez-vous d'accord
00:45:35Valérie Expert
00:45:36Sud Radio
00:45:38parlons vrai
00:45:39Sud Radio
00:45:42le 10h midi
00:45:43mettez-vous d'accord
00:45:44Valérie Expert
00:45:45et nous commentons
00:45:47l'actualité
00:45:47avec Rachida Kaout
00:45:49vous êtes conseillère
00:45:50municipale
00:45:51Renaissance
00:45:51à Ivry-sur-Seine
00:45:53Alex Darmon
00:45:54journaliste politique
00:45:55vous êtes également
00:45:56producteur
00:45:57et on vous retrouve
00:45:58sur Youtube
00:45:59les indécis
00:46:00c'est votre chaîne de débat
00:46:01Arnaud Benedetti
00:46:02professeur à la Sorbonne
00:46:03rédacteur en chef
00:46:04de la revue
00:46:04politique et parlementaire
00:46:05et votre dernier livre
00:46:07aux portes du pouvoir
00:46:08RN
00:46:08l'inéluctable victoire
00:46:10qui est paru
00:46:10chez Michel Laffont
00:46:11et Julien Aubert
00:46:12président de l'institut Valmy
00:46:13et vice-président
00:46:14des républicains
00:46:15et ancien député
00:46:17alors avec vous
00:46:19Rachida Kaout
00:46:20on va revenir
00:46:21sur cette manifestation
00:46:22monstre
00:46:23il y a eu beaucoup
00:46:24de monde dans les rues
00:46:25à Londres
00:46:26ce week-end
00:46:27nous ne tolérons pas
00:46:29alors il manifestait
00:46:32c'est une manifestation
00:46:32massive de l'extrême droite
00:46:34contre l'immigration
00:46:35et c'est le leader
00:46:37travailliste qui a dit
00:46:38nous ne tolérons pas
00:46:39que des individus
00:46:40se sentent intimidés
00:46:41dans nos rues
00:46:41à cause de leurs origines
00:46:43ou de leur couleur de peau
00:46:44et vous cette manifestation
00:46:45vous a choqué
00:46:47oui oui complètement
00:46:48mais en plus
00:46:49c'est quand même
00:46:51très inquiétant
00:46:52parce que
00:46:53ça risque aussi
00:46:54d'arriver en France
00:46:56c'est la question
00:46:56et moi je m'inquiète
00:46:58parce qu'au final
00:46:59quand on regarde
00:47:00tout le monde
00:47:02est quasiment issu
00:47:03de l'immigration
00:47:03en réalité
00:47:04et ce qui me dérange
00:47:07c'est l'instrumentalisation
00:47:09encore et toujours
00:47:10par des groupes
00:47:12de personnes
00:47:13qui ne sont là
00:47:14en fait
00:47:14que pour alimenter
00:47:15leur idéologie
00:47:17fasciste
00:47:18leur idéologie
00:47:20justement
00:47:20et bien
00:47:21celles qui
00:47:21sont là
00:47:23pour créer le chaos
00:47:24donc oui
00:47:27mais la situation
00:47:28en Grande-Bretagne
00:47:29elle est particulière aussi
00:47:30enfin je veux dire
00:47:30on parle de l'immigration
00:47:32pour eux
00:47:33il y a une situation
00:47:36qui est quand même
00:47:37particulière
00:47:38oui c'est une situation
00:47:39particulière
00:47:40on peut l'entendre
00:47:42l'immigration
00:47:43clandestine
00:47:44déclenche
00:47:45déclenche en fait
00:47:46justement cela
00:47:47mais en même temps
00:47:48l'immigration clandestine
00:47:50elle est en train
00:47:50de mélanger
00:47:51et bien tous ces immigrés
00:47:52qui sont
00:47:53sur le territoire
00:47:54britannique
00:47:56de manière
00:47:56enfin qui sont
00:47:57de manière légale
00:47:58et là il y a un véritable
00:48:00amalgame qui est fait
00:48:02et je n'ose même pas
00:48:04imaginer
00:48:04dans quel état
00:48:06justement
00:48:06étaient ces personnes
00:48:08issues de l'immigration
00:48:09vous vous rendez pas compte
00:48:10imaginez vous êtes
00:48:10basanée
00:48:11vous êtes donc
00:48:12sur le territoire
00:48:13britannique
00:48:14vous êtes complètement
00:48:15en toute légalité
00:48:16autorisée
00:48:18à rester sur le territoire
00:48:19et vous voyez en fait
00:48:20une vague de monde
00:48:23qui justement
00:48:24est là pour manifester
00:48:25pour dire
00:48:26tous les étrangers dehors
00:48:27alors c'est peut-être
00:48:28aussi en réponse
00:48:29à certaines images
00:48:30où on voit
00:48:30aussi des gens
00:48:32avec des drapeaux
00:48:33de Daesh
00:48:33qui manifestent
00:48:34régulièrement
00:48:35dans la rue
00:48:36oui oui
00:48:37non mais il y a un sentiment
00:48:38de ras-le-bol
00:48:39ça c'est sûr
00:48:39c'est quand même l'échec
00:48:41c'est l'échec
00:48:41du multiculturalisme
00:48:43assumé
00:48:44et multicommunautarisme
00:48:46surtout assumé
00:48:47du Royaume-Uni
00:48:49c'est ce que cela veut dire
00:48:51principalement
00:48:52en l'occurrence
00:48:52moi je ne suis pas sûr
00:48:53qu'il y avait des fascistes
00:48:54que les
00:48:55d'ailleurs ils étaient
00:48:56beaucoup plus de 100 000
00:48:57à mon sens
00:48:58vu les images
00:48:59je ne suis pas sûr
00:49:00que c'était
00:49:01tous des fascistes
00:49:02qui manifestaient
00:49:03vendredi
00:49:04ou samedi
00:49:05plutôt
00:49:05dans les rues
00:49:06de Londres
00:49:07ce qui est sûr
00:49:08c'est que
00:49:08c'est un mouvement
00:49:09qui est très large
00:49:10en Europe
00:49:10c'est que
00:49:11on le voit
00:49:12la plupart aujourd'hui
00:49:14des états
00:49:15de l'Union Européenne
00:49:16il y a
00:49:17une mobilisation
00:49:20qui s'effectue
00:49:21soit électoralement
00:49:22soit dans la rue
00:49:23comme à Londres
00:49:24pour que les états
00:49:26reprennent le contrôle
00:49:27de leur politique
00:49:27migratoire
00:49:28c'est une réalité
00:49:30qui est effective
00:49:31aujourd'hui
00:49:31qui pèse considérablement
00:49:33sur le débat politique
00:49:34qui pèse considérablement
00:49:36dans les urnes
00:49:36et qui pèse considérablement
00:49:38sur la cohésion
00:49:39des sociétés
00:49:40en la matière
00:49:40et c'est ça
00:49:41le vrai sujet
00:49:42le problème c'est que
00:49:42vous avez des sociétés
00:49:43aujourd'hui
00:49:44où il n'y a plus du tout
00:49:45de cohésion
00:49:46où vous avez
00:49:47un agrégat
00:49:48de communautés
00:49:49qui finissent
00:49:51par dissocier
00:49:52le sentiment
00:49:53d'appartenance commun
00:49:54et c'est ce qu'on vit
00:49:55aussi un peu
00:49:55en France
00:49:55aujourd'hui
00:49:56même beaucoup
00:49:56pas en France
00:49:57malgré le fait
00:49:58qu'on ait un modèle
00:49:58qui soit très différent
00:49:59de celui du Royaume-Uni
00:50:01la laïcité amortie
00:50:02quand même
00:50:03qu'on le veuille ou non
00:50:03le choc
00:50:05parfois
00:50:06de non-assimilation
00:50:07aussi
00:50:08auquel malheureusement
00:50:09un certain nombre
00:50:10de dirigeants
00:50:11ont donné de l'élan
00:50:12en finalement
00:50:15renonçant
00:50:15un certain nombre
00:50:16de fondamentaux
00:50:16qui étaient les nôtres
00:50:17mais on voit bien
00:50:18que la situation
00:50:18est également
00:50:19très compliquée
00:50:20en France
00:50:20et en France
00:50:21donc il y a eu
00:50:22une pétition lancée
00:50:23par Philippe Devilliers
00:50:24dont effectivement
00:50:25on ne parle pas beaucoup
00:50:26exigeant un référendum
00:50:27sur l'immigration
00:50:28je regarde
00:50:28il en est à 923 000 signatures
00:50:31c'est-à-dire qu'on en est
00:50:32presque un million
00:50:33de personnes
00:50:34qui ont signé
00:50:35c'est pour ça
00:50:36que vous disiez
00:50:36ça peut peut-être
00:50:38arriver en France
00:50:38nous sommes à l'heure
00:50:39de l'urgence vitale
00:50:40l'immigration
00:50:41n'est plus un problème
00:50:42parmi d'autres
00:50:42c'est la question centrale
00:50:44et donc si nous ne faisons rien
00:50:45c'est la fin de la France
00:50:46donc en moins d'une semaine
00:50:48près d'un million
00:50:49de signatures
00:50:49et il va les avoir
00:50:51ces signatures
00:50:52l'exarmement
00:50:53il y a une grande différence
00:50:54avec l'Angleterre
00:50:55c'est qu'on a aussi
00:50:56une politique migratoire
00:50:56qui dépend beaucoup
00:50:57de l'Europe
00:50:57de l'Union Européenne
00:50:58en tout cas nous
00:50:59les Anglais
00:51:00aujourd'hui
00:51:01ont samedi
00:51:03crié
00:51:04110 000 personnes
00:51:06je crois que c'était
00:51:06ce qui a été annoncé
00:51:06par la police
00:51:07mais effectivement
00:51:07les images sont massives
00:51:10donc la vérité
00:51:11doit se situer
00:51:11entre les deux
00:51:12comme d'habitude
00:51:13non mais ce qui est
00:51:14intéressant aussi
00:51:15de relever
00:51:15vous parliez de cette
00:51:15pétition de Philippe Devilliers
00:51:17quand on regarde aussi
00:51:19le leader
00:51:19outre-manche
00:51:20c'est pas un élu non plus
00:51:21Philippe Devilliers
00:51:22n'est pas élu
00:51:22et là-bas
00:51:24il a été
00:51:25et c'est vrai que
00:51:26Robinson
00:51:27il s'appelle
00:51:28Jimmy Robinson
00:51:28je crois
00:51:29lui n'est pas du tout élu
00:51:30et il est là
00:51:31il porte ses revendications
00:51:33moi je comprends
00:51:34que ça puisse faire peur
00:51:34objectivement
00:51:35je comprends
00:51:36que ça puisse faire peur
00:51:36quand vous entendez
00:51:37les slogans
00:51:38qui sont criés
00:51:40et après
00:51:41ça exprime aussi
00:51:42quelque chose
00:51:43ça exprime aussi
00:51:44quelque chose
00:51:44de l'opinion publique
00:51:45anglaise
00:51:46et quand vous commencez
00:51:47à parler
00:51:48aux français aujourd'hui
00:51:49certains vous disent
00:51:50qu'ils veulent faire
00:51:50la même chose
00:51:50cette pétition-là
00:51:51mais même
00:51:52d'autres personnes
00:51:53d'autres français
00:51:53à qui vous parlez
00:51:54disent
00:51:54moi j'irais peut-être
00:51:55manifester
00:51:55effectivement
00:51:56avec les drapeaux
00:51:57de la France
00:51:58c'est ce qui ressort
00:51:58beaucoup de ce qui s'est
00:51:59passé samedi
00:52:00c'est les drapeaux
00:52:00britanniques
00:52:01les drapeaux anglais
00:52:02que vous voyez
00:52:02dans ces manifestations
00:52:03que vous ne voyez pas
00:52:04dans les manifestations
00:52:05précédentes à Londres
00:52:06il y a encore
00:52:06quelques semaines
00:52:07c'est Tommy Robinson
00:52:08en fait ce qui est
00:52:09assez intéressant
00:52:10c'est qu'à l'échelle
00:52:11de l'histoire
00:52:12on a toujours
00:52:12des mouvements
00:52:14de balancier
00:52:14on a ouvert les frontières
00:52:16on a fait
00:52:16la mondialisation heureuse
00:52:18on a permis
00:52:18la libre circulation
00:52:20des gens
00:52:20on a raccourci
00:52:22la géographie
00:52:23et voilà
00:52:24qu'on va ressortir
00:52:25ce que les promoteurs
00:52:26de cette société
00:52:27voulaient évacuer
00:52:28c'est-à-dire
00:52:29l'identité
00:52:29le drapeau
00:52:30la nation
00:52:30alors il y a un premier
00:52:32problème sur le diagnostic
00:52:33puisqu'il y a quand même
00:52:34des gens qui le nient
00:52:35donc effectivement
00:52:36quand on fait la pétition
00:52:37on essaye d'imposer
00:52:38un débat
00:52:38et on sait que les français
00:52:40sont inquiets
00:52:40sur l'immigration
00:52:41on sait qu'on voudrait
00:52:42un référendum sur l'immigration
00:52:43que les républicains
00:52:44l'avaient proposé
00:52:45et certains ne le veulent pas
00:52:46et puis après
00:52:46il y a un deuxième sujet
00:52:48intéressant dans le cas britannique
00:52:49parce qu'ils ont fait le Brexit
00:52:49donc ils ont récupéré
00:52:51je dirais leur souveraineté
00:52:52et on voit pourtant
00:52:53qu'ils ont toujours
00:52:54ce problème d'identité
00:52:55donc il y a une deuxième question
00:52:56à mon avis
00:52:57qui est plus douloureuse
00:52:57c'est quand bien même
00:52:59on aurait un référendum
00:53:00on vote pour une immigration
00:53:01plus restrictive
00:53:02dans quelle mesure
00:53:03on est capable
00:53:04de répondre
00:53:05efficacement
00:53:06à cette demande démocratique
00:53:07voilà
00:53:08et ça c'est une deuxième question
00:53:10parce que
00:53:10même du temps
00:53:11de l'occupation allemande
00:53:12il y avait une zone libre
00:53:14et une zone occupée
00:53:14vous aviez des gens
00:53:15qui traversaient
00:53:16et pourtant il y avait des
00:53:16donc aucune frontière
00:53:18n'est imperméable
00:53:19et on voit bien
00:53:19que la démographie
00:53:20africaine notamment
00:53:21va être je dirais
00:53:23massive
00:53:24et donc le problème
00:53:25va s'amplifier
00:53:25donc il y a une vraie question
00:53:27au-delà je dirais
00:53:27du sujet de souveraineté
00:53:28ou d'identité
00:53:29qui est dans quelle mesure
00:53:30on peut contenir
00:53:31ces flux
00:53:32puis après il y a un troisième
00:53:33sujet de mélange
00:53:34on peut être basané
00:53:35et être français
00:53:36nous avons des français
00:53:37qui sont
00:53:38comoriens
00:53:39qui sont guyanais
00:53:41on peut être immigrés
00:53:42et blanc
00:53:43bien sûr
00:53:44voilà
00:53:44et quand on parle
00:53:45d'ailleurs d'immigration
00:53:46le vrai sujet
00:53:48à mon avis
00:53:48c'est pas l'immigration
00:53:49le vrai sujet
00:53:49c'est l'assimilation
00:53:50c'est-à-dire que
00:53:51en fait
00:53:51notre sujet aujourd'hui
00:53:52effectivement
00:53:53peut-être qu'on pourra arrêter
00:53:54imaginons
00:53:55je pense que c'est plus facile
00:53:56d'arrêter
00:53:56l'immigration
00:53:58ou en tout cas
00:53:58de la freiner
00:53:59que de permettre
00:54:00ou d'absorber
00:54:01des millions de gens
00:54:02dont certains ont bâti
00:54:03des sociétés parallèles
00:54:04ça ça me fait
00:54:05je dirais
00:54:05plus de soucis
00:54:06surtout dans un contexte
00:54:07où une partie de la classe politique
00:54:08joue la carte de la division
00:54:10de l'affrontement
00:54:11et du clivage
00:54:11parce qu'encore
00:54:12si tout le monde
00:54:13allait dans la même direction
00:54:14je me dirais
00:54:14bon ben
00:54:14on peut peut-être y arriver
00:54:15mais si on a une moitié
00:54:16qui en fait
00:54:17encourage les gens
00:54:18à aller se battre
00:54:20dans un sens ou dans l'autre
00:54:20à mon avis
00:54:21ça va être très compliqué
00:54:22le problème
00:54:24c'est que
00:54:24je rejoins ce que vous dites
00:54:25mais
00:54:25le problème fondamental
00:54:27c'est qu'on a fait
00:54:28le choix
00:54:29de donner les politiques
00:54:30d'assimilation
00:54:30au moment où on fait le choix
00:54:31quand même d'une politique
00:54:32d'immigration de masse
00:54:33c'est-à-dire à la fin
00:54:34des années 70
00:54:35notamment avec la question
00:54:36du regroupement familial
00:54:37entre autres
00:54:37qui a été quand même
00:54:38un appel d'air considérable
00:54:39en termes d'attractivité migratoire
00:54:42vous voyez bien
00:54:43qu'à partir des années 80
00:54:44qu'est-ce qui se passe
00:54:45il y a tout un discours
00:54:45qui se développe
00:54:46en disant
00:54:47d'ailleurs on ne parle plus
00:54:48d'assimilation
00:54:49on parle d'intégration
00:54:49ce qui est tout à fait différent
00:54:50comme notion
00:54:51et en fait
00:54:52on dit
00:54:52venez avec vos différences
00:54:53alors que le modèle républicain
00:54:55ce n'était pas du tout
00:54:55venez à vos différences
00:54:56il faut se ressembler
00:54:57qui se ressemblent
00:55:00s'assemblent
00:55:01d'une certaine manière
00:55:01c'est ça le modèle républicain
00:55:03c'est la nation McDonald
00:55:03venez comme vous êtes
00:55:04et c'est en effet
00:55:06je veux dire
00:55:06la marque mondialisée
00:55:08mais n'oubliez pas
00:55:08que le regroupement familial
00:55:09n'a jamais été
00:55:10une décision politique
00:55:11on dit que c'est Giscard
00:55:13c'est le conseil d'état
00:55:14qui a annulé
00:55:15des décrets de régulation
00:55:16qui étaient voulus
00:55:17par Chirac
00:55:18et ce qui fait que
00:55:19dans ce devis juridique
00:55:21et bien c'est important
00:55:22parce qu'en termes de
00:55:23quand on parle de souveraineté
00:55:24en réalité
00:55:24ça n'a jamais fait l'objet
00:55:25d'une décision
00:55:26du peuple
00:55:27et de ses décidents
00:55:28c'est à dire qu'en fait
00:55:29on a ouvert la porte
00:55:30personne n'a pensé
00:55:31je dirais à la fermer
00:55:32à un moment donné
00:55:33où les frontières sont tombées
00:55:34c'est à dire
00:55:35ils ont voulu la fermer
00:55:35ils ont voulu la refermer
00:55:37mais les juges
00:55:38ont décidé autrement
00:55:39le problème de tout ça
00:55:41quand même
00:55:42c'est aussi le contexte politique
00:55:43parce que quand on essaie
00:55:44de parler d'immigration
00:55:45dans ce pays
00:55:45qu'on le fait via le parlement
00:55:46ça ne marche pas
00:55:47parce que chacun voit
00:55:48son intérêt
00:55:49rappelez-vous
00:55:50c'est ce qui fait
00:55:50chuter le gouvernement
00:55:51d'Elizabeth Borne à l'époque
00:55:52c'est le début
00:55:54et le raté de Gérald Darmanin
00:55:56cette loi immigration
00:55:57qui est une véritable farce
00:55:59au final
00:55:59où il n'y a même pas
00:56:00de discussion
00:56:01tout le monde va en parler
00:56:02d'un côté comme de l'autre
00:56:02mais parce que finalement
00:56:03il faut qu'on puisse gagner
00:56:04le combat politique
00:56:05sur le terrain
00:56:06on ne débat même pas
00:56:08de ce sujet
00:56:09on fait une motion de rejet
00:56:10et on passe à autre chose
00:56:11ça fait quand même
00:56:12des années
00:56:13qu'on n'arrive pas
00:56:13à parler d'immigration
00:56:14dans ce pays
00:56:14parce qu'on stigmatise
00:56:16continuellement
00:56:17et n'est-ce pas
00:56:18tous les gens
00:56:18issus de l'immigration
00:56:19bien évidemment
00:56:20parce qu'on stigmatise
00:56:21mais pas que
00:56:22c'est parce que ça arrange
00:56:23bien certains
00:56:23de ne pas vouloir en parler
00:56:25et parce que
00:56:25dès qu'on parle d'immigration
00:56:26qu'on essaye d'en parler
00:56:28pour certains
00:56:28on est raciste
00:56:29on stigmatise
00:56:30des deux côtés
00:56:32et en fait
00:56:33tant qu'il n'y aura pas
00:56:33de calme sur ce sujet là
00:56:34et qu'on ne se dira pas
00:56:35moi je me rappelle
00:56:36de cette loi immigration
00:56:36qui a été proposée
00:56:37notamment de ce fameux
00:56:38article 3
00:56:39qui disait
00:56:39il faut régulariser
00:56:40certaines personnes
00:56:41qui travaillent dans des secteurs
00:56:42en tension depuis des années
00:56:43moi je trouvais ça formidable
00:56:44mais parce que
00:56:46ça dérangeait
00:56:46parce qu'il ne fallait pas
00:56:47parler d'immigration
00:56:48parce que dès qu'on parle
00:56:48et qu'on dit le mot
00:56:49immigration
00:56:50dans une conversation
00:56:51ça veut dire
00:56:51qu'on a un problème
00:56:52qu'on n'aime pas les autres
00:56:53et bien on a mis fin
00:56:55à ce débat là
00:56:55et c'est un vrai problème
00:56:57c'est à dire que
00:56:58quand on a des millions
00:56:59de chômeurs dans ce pays
00:57:00un système de formation
00:57:01qui coûte la peau des fesses
00:57:02pour parler poliment
00:57:03la première question
00:57:05que je me poserais moi
00:57:05avant de faire venir
00:57:06des gens de l'autre côté
00:57:07de la Méditerranée
00:57:07pour venir faire un travail
00:57:09de lumpen prolétariat
00:57:10et abaisser les salaires
00:57:11c'est pourquoi est-ce que
00:57:12un, les gens ici
00:57:13ne veulent pas le faire
00:57:14ça peut être des conditions
00:57:15de travail
00:57:15ça peut être des questions
00:57:16de notre activité
00:57:16de salaire
00:57:17de formation
00:57:17et une fois qu'on a déterminé
00:57:19qu'effectivement
00:57:19on n'avait pas assez de gens
00:57:20ici pour faire le travail
00:57:22alors effectivement
00:57:22aller chercher ailleurs
00:57:23c'est pas ce que j'ai envie
00:57:24en même temps
00:57:25les gens issus de l'immigration
00:57:27ce sont les gens qui travaillent
00:57:28donc plusieurs statistiques
00:57:30en fait
00:57:30plusieurs statistiques
00:57:31l'ont prouvé
00:57:32j'ai la chance d'être
00:57:33à la tête du Haut Commissariat
00:57:34des Diasporas Africaines de France
00:57:36qui n'est pas une petite organisation
00:57:37qui regroupe plus de 28 nationalités
00:57:39issues du continent africain
00:57:41tous binationaux pour la plupart
00:57:43comme moi
00:57:43franco quelque chose
00:57:44et puis je peux vous dire
00:57:46que c'est un véritable sujet
00:57:48et pour le coup
00:57:49je peux y répondre
00:57:50parce qu'ils sont français
00:57:51ils sont français
00:57:53et pour eux
00:57:54c'est même choquant
00:57:55qu'à chaque fois
00:57:56on tape sur leur origine
00:57:58et c'est là
00:57:59où on a loupé
00:57:59vous parlez de l'assimilation
00:58:01etc
00:58:01comment on peut y arriver
00:58:03quelles sont les solutions
00:58:03mais la première des solutions
00:58:05c'est tout d'abord
00:58:06d'arrêter
00:58:07de chercher à savoir
00:58:08d'où vient telle ou telle personne
00:58:10c'est de se dire
00:58:10ils sont immigrés
00:58:11ou ils sont français
00:58:12nous sommes tous issus de l'immigration
00:58:13c'est pas la même chose
00:58:14non mais justement
00:58:15attendez
00:58:16quand je vous parle des taux d'activité
00:58:17moi je vous parle des taux d'activité des immigrés
00:58:18je vous parle de ce qui se passe aussi
00:58:21on parle de Londres
00:58:23ce qui s'est passé à Londres
00:58:24avec cette déferlante
00:58:25chaque période de crise
00:58:27on tape sur l'immigré
00:58:28et bien aujourd'hui je pense
00:58:29qu'il faut arrêter
00:58:30le taux d'activité des immigrés
00:58:32est 6 points en dessous
00:58:33du taux d'activité des natifs
00:58:35il est de 63% contre 69%
00:58:38donc si vous voulez
00:58:39qu'un immigré
00:58:41qui ensuite devient français
00:58:42se soit inséré
00:58:43à un taux de natifs
00:58:44c'est normal
00:58:45mais je dirais
00:58:46c'est normal
00:58:47que quelqu'un qui arrive
00:58:48dans un pays étranger
00:58:49trouve moins facilement
00:58:50heureusement
00:58:51je veux dire
00:58:52si on avait des étrangers
00:58:53qui avaient le même taux d'activité
00:58:55que des natifs
00:58:55ça posait quand même un vrai sujet
00:58:57certains secteurs
00:58:57où ils trouvent plus facilement
00:58:58il faut déjà commencer
00:58:59par l'accueil
00:59:00on va continuer
00:59:01on va parler de Boilem-Samsal
00:59:02également dans un instant
00:59:03à tout de suite
00:59:03Sud Radio
00:59:05Sud Radio
00:59:05Parlons Vrai
00:59:06Parlons Vrai
00:59:07Sud Radio
00:59:07Parlons Vrai
00:59:08Sud Radio
00:59:10le 10h midi
00:59:12mettez-vous d'accord
00:59:13Valérie Expert
00:59:14et de retour avec vous
00:59:16à mi-11h30
00:59:16l'émission Média
00:59:17avec Gilles Gansman
00:59:18Arnaud Benedetti
00:59:19vous êtes là
00:59:20vous êtes
00:59:21vous battez
00:59:22pour la libération
00:59:23de Boilem-Samsal
00:59:24qui est emprisonné
00:59:25depuis plus de 300 jours
00:59:27maintenant
00:59:27on doit être à 300
00:59:28305 jours
00:59:30je pense
00:59:30Christophe Glez
00:59:33également
00:59:33le journaliste
00:59:35de SoFoot
00:59:35on en est où
00:59:36aujourd'hui
00:59:37je pense que c'est important
00:59:37de rappeler
00:59:39qu'aujourd'hui
00:59:41on est hélas
00:59:42dans une impasse
00:59:46dans un point mort
00:59:47
00:59:47d'abord nous avons
00:59:49très peu de nouvelles
00:59:49de Boilem-Samsal
00:59:50et le peu de nouvelles
00:59:51que nous avons
00:59:51de Boilem-Samsal
00:59:52sont des nouvelles
00:59:53que nous prenons
00:59:53avec les plus extrêmes
00:59:54réserves
00:59:54et les plus extrêmes
00:59:55précautions
00:59:55parce que les nouvelles
00:59:56qui nous parviennent
00:59:57sont des nouvelles
00:59:57sous contrôle
00:59:58compte tenu de la nature
00:59:59du régime algérien
01:00:00donc les gens
01:00:01qui nous fournissent
01:00:02des nouvelles
01:00:03savent très bien
01:00:03qu'ils ne sont pas
01:00:05libres de parole
01:00:06donc il faut évidemment
01:00:07être extrêmement prudent
01:00:09sur tout ce qui nous revient
01:00:10concernant sa santé
01:00:11son état psychologique
01:00:12ses conditions de détention
01:00:14etc.
01:00:14ensuite
01:00:16vous avez vu
01:00:19qu'il y a eu
01:00:19un petit infléchissement
01:00:21de la position française
01:00:22durant l'été
01:00:24avec la lettre écrite
01:00:26par le président
01:00:27de la république
01:00:28à l'ex-premier ministre
01:00:29François Bayrou
01:00:30lui demandant
01:00:31finalement
01:00:31de prendre
01:00:32un certain nombre
01:00:34de mesures
01:00:34qui soient des mesures
01:00:36de plus grande fermeté
01:00:37vis-à-vis
01:00:38d'un certain nombre
01:00:39de ressortissants algériens
01:00:40proches d'ailleurs
01:00:42des familles
01:00:42des dignitaires
01:00:43du régime
01:00:44qui bénéficiaient
01:00:45de conditions
01:00:46de circulation
01:00:47déroulatoires
01:00:48je crois comprendre
01:00:51que certains
01:00:52nombres de mesures
01:00:53ont été prises
01:00:53au niveau du ministère
01:00:54de l'intérieur
01:00:54mais que pour l'instant
01:00:55je veux dire
01:00:56ça reste extrêmement
01:00:58extrêmement
01:00:59extrêmement compliqué
01:01:00donc
01:01:01la relation
01:01:03franco-algérienne
01:01:04est dans un tel état
01:01:05de tension
01:01:06et dans un tel état
01:01:07de dégradation
01:01:09qu'on se pose vraiment
01:01:09la question de savoir
01:01:10si c'est par la voix française
01:01:12qu'on arrivera à sortir
01:01:13bon même sans salle
01:01:14même si nous
01:01:15au niveau du comité de soutien
01:01:16ça fait longtemps
01:01:16qu'on dit
01:01:17qu'il faut quand même
01:01:17avoir maintenant
01:01:18la capacité d'infléchir
01:01:20le rapport de force
01:01:20que nous imposent
01:01:22les hiérarches algériens
01:01:24après
01:01:25l'autre sujet
01:01:27c'est la situation
01:01:28en Algérie
01:01:28qui est compliquée
01:01:29c'est-à-dire
01:01:29qu'il faut bien
01:01:30avoir conscience
01:01:31que le régime algérien
01:01:32et que Téboune lui-même
01:01:34est en difficulté
01:01:35en Algérie
01:01:36vous avez vu
01:01:36qu'ils ont changé
01:01:37de premier ministre
01:01:38qu'il y a des guerres
01:01:39de clans
01:01:39que là aussi
01:01:40c'est une situation politique
01:01:42qui ne facilite pas
01:01:43vraisemblablement
01:01:44une libération
01:01:45malheureusement rapide
01:01:46de Boulême
01:01:47et de Christophe
01:01:49et de Christophe
01:01:50et de Christophe
01:01:50et de Christophe
01:01:50et de Christophe
01:01:50et de Christophe
01:01:50et de Christophe Gleize
01:01:51et la situation politique
01:01:52en France
01:01:52si je puis dire
01:01:53avec le niveau
01:01:54d'instabilité
01:01:55qui est le nôtre
01:01:56là aussi
01:01:56n'est pas un facteur
01:01:57très positif
01:01:58ensuite
01:02:00on commence
01:02:00à explorer
01:02:02des voies
01:02:02qui soient des voies
01:02:03tierces
01:02:03c'est-à-dire
01:02:04de pays
01:02:04qui eux
01:02:05disposent de relations
01:02:07plus apaisées
01:02:07avec l'Algérie
01:02:08pour parvenir
01:02:10à libérer
01:02:11Boulême
01:02:11c'est une situation
01:02:12inacceptable
01:02:13c'est une situation
01:02:14scandaleuse
01:02:15il faut être clair
01:02:16il est l'otage
01:02:17d'une dictature
01:02:17c'est une réalité
01:02:19on ne le dit pas assez
01:02:20mais bon
01:02:22maintenant
01:02:22je crois qu'il faut
01:02:23continuer à pousser
01:02:24et continuer à en parler
01:02:25en tout cas
01:02:26je remercie Sud Radio
01:02:27d'en parler régulièrement
01:02:27on en parle régulièrement
01:02:29et toujours pas d'avocat
01:02:31demande à nos auditeurs
01:02:33vous savez
01:02:34l'avocat
01:02:35qui était le premier avocat
01:02:37maître Zimri
01:02:38n'a jamais disposé
01:02:39de son visa
01:02:40parce que les autorités
01:02:42algériennes ne voulaient pas
01:02:43il faut le dire
01:02:44octroyer un visa
01:02:45à un avocat d'origine juive
01:02:46il y a eu un second avocat
01:02:48ensuite
01:02:49qui a été nommé
01:02:50c'est maître Cornu Gentil
01:02:52qui a pu avoir un visa
01:02:53mais qui a pu avoir un visa
01:02:54pour assister au délibéré
01:02:55du procès
01:02:56qui condamnait
01:02:57à 50 prisons fermes
01:02:58Boulême Sansal
01:02:59donc
01:03:00les droits de la défense
01:03:01ne sont pas reconnus
01:03:02la protection consulaire
01:03:04n'est pas reconnue
01:03:04c'est-à-dire
01:03:05les droits les plus fondamentaux
01:03:06de Boulême
01:03:08ressortissants franco-algériens
01:03:10ne sont pas reconnus
01:03:10par le régime algérien
01:03:13donc il n'y a
01:03:14de toute façon
01:03:15on sait très bien
01:03:15que ce dossier
01:03:16il n'est pas judiciaire
01:03:17qu'est-ce qu'on a à reprocher
01:03:18à Boulême Sansal ?
01:03:19sa liberté de parole
01:03:20sa liberté d'expression
01:03:21sa liberté de critique
01:03:22du régime algérien
01:03:24sa liberté de critique
01:03:25des islamistes
01:03:26personne ne peut lui reprocher ça
01:03:28si ce n'est
01:03:28en effet
01:03:29le régime algérien
01:03:30uniquement
01:03:31il est un détenu politique
01:03:33purement et simplement
01:03:34donc il n'y a qu'une voie politique
01:03:35qui lui permettra
01:03:36qui nous permettra
01:03:37d'en sortir
01:03:37avec toute la complexité
01:03:38de ce qu'est le pouvoir algérien
01:03:40aujourd'hui
01:03:40avec le président Tebboune
01:03:42qui n'est pas forcément
01:03:43à la manœuvre
01:03:45pour toutes les décisions
01:03:47vous savez
01:03:48le régime algérien
01:03:49depuis 1962
01:03:50est un régime
01:03:52où vous avez
01:03:52derrière
01:03:53j'allais dire
01:03:54le pouvoir civil
01:03:55la juinte militaire
01:03:57qui gouverne
01:03:58aussi
01:03:59et donc
01:04:00aujourd'hui
01:04:01le président Tebboune
01:04:01il est aussi le produit
01:04:02de la juinte militaire
01:04:03mais enfin
01:04:04c'est quand même
01:04:05le pouvoir de Tebboune
01:04:05qui a décidé
01:04:06d'en bastiller
01:04:07notre ami
01:04:08Boalem Sansal
01:04:08Alex Zermont
01:04:10vous vous rendez compte
01:04:11quand même
01:04:11on en parlait
01:04:13en début d'émission
01:04:13vous avez
01:04:14le premier secrétaire
01:04:15du parti socialiste
01:04:15qui fait des tweets
01:04:16à longueur de journée
01:04:17il peut le faire
01:04:18pour demander
01:04:19qu'on met des drapeaux
01:04:21palestiniens
01:04:21et je ne crois pas
01:04:22qu'il y ait eu
01:04:22un seul message
01:04:23ou un seul tweet
01:04:23pour demander
01:04:24la libération
01:04:25de Boalem Sansal
01:04:26et de Christophe Glez
01:04:27le pouvoir politique
01:04:29dans sa globalité
01:04:29aujourd'hui
01:04:30dans notre pays
01:04:30Jean-Noël Barraud
01:04:31je n'en parle même pas
01:04:32le ministre des Affaires étrangères
01:04:33qui apparemment
01:04:33va conserver son poste
01:04:35ne sont pas du tout
01:04:36à la hauteur
01:04:36de la situation
01:04:37et vous savez
01:04:37le pire dans tout ça
01:04:38c'est l'oubli
01:04:39c'est l'oubli
01:04:40c'est que
01:04:41Arnaud le dit
01:04:42vous en parlez beaucoup
01:04:42sur Sud Radio
01:04:43mais je ne trouve pas
01:04:43qu'on en parle beaucoup
01:04:44ailleurs
01:04:45et c'est vraiment
01:04:46ce qui fait
01:04:48je pense encore plus mal
01:04:49le fait d'en parler
01:04:50de moins en moins
01:04:51quand les filles
01:04:53de Boalem Sansal
01:04:53écrivent une lettre
01:04:54au président de la république
01:04:55qui ne prend même pas
01:04:55le temps de leur répondre
01:04:56et qui traite d'autres sujets
01:04:57Boalem Sansal
01:04:58est un ressortissant français
01:04:59Christophe Glez aussi
01:05:00de Sopresse
01:05:02et on n'en parle jamais
01:05:03on ne demande pas
01:05:04à avoir leur portrait
01:05:04devant les mairies
01:05:06ou en ouverture des JT
01:05:08il y a des mairies
01:05:08qui ont mis le portrait
01:05:09de Boalem Sansal
01:05:10il y a beaucoup de parlementaires
01:05:12qui se sont mobilisés
01:05:13on a dans le comité de soutien
01:05:14plus de 350 parlementaires
01:05:16et il faut se féliciter
01:05:17d'ailleurs
01:05:17que l'Assemblée nationale
01:05:18ait voté une proposition
01:05:19de résolution
01:05:19au mois de mai dernier
01:05:20demandant une libération
01:05:21de Boalem
01:05:23elle n'a pas été votée
01:05:23par tous les parlementaires
01:05:24malheureusement
01:05:24c'est vrai qu'on reproche
01:05:26au ministre
01:05:27des Affaires étrangères
01:05:29un peu son silence
01:05:31et son inaction
01:05:31tout d'abord
01:05:33je tiens à vous féliciter
01:05:34pour le comité de soutien
01:05:36à monsieur Sansal
01:05:38mais
01:05:38non non
01:05:39il est
01:05:39on ne peut pas dire ça
01:05:40parce que
01:05:41donc des négociations
01:05:42sont en cours
01:05:44depuis
01:05:44c'est très difficile
01:05:46comme vous l'avez dit
01:05:47parce que
01:05:48les relations avec l'Algérie
01:05:49sont un petit peu
01:05:50compliquées
01:05:51en ce moment
01:05:51je pense que
01:05:53la seule des solutions
01:05:55ça va être
01:05:55une solution diplomatique
01:05:57il n'y a pas d'autre choix
01:05:59parce qu'on a essayé
01:06:00le bras de fer
01:06:01on a essayé
01:06:01le rapport de force
01:06:02peut-être passé
01:06:04par d'autres voies
01:06:06des pays voisins
01:06:07parce que finalement
01:06:08il a deux origines
01:06:09il me semble
01:06:10Boalem Sansal
01:06:11il est
01:06:12Franck-Algérien
01:06:13oui Franck
01:06:14non non
01:06:14je crois que son père aussi
01:06:16sa nationalité
01:06:17sa nationalité française
01:06:18je parle
01:06:19un bon intermédiaire
01:06:21vis-à-vis d'Algérie
01:06:22continue les relations
01:06:23entre l'Algérie
01:06:24et le Maroc
01:06:24oui mais vous savez
01:06:25en diplomatie
01:06:26on sous-estime
01:06:28en fait
01:06:29la capacité
01:06:29justement
01:06:30des négociateurs
01:06:31à faire aboutir
01:06:32des solutions
01:06:33qui sont
01:06:34qui sont
01:06:35en l'occurrence
01:06:35pour Sansal
01:06:36de le faire libérer
01:06:36moi j'ai toute confiance
01:06:38en un chemin diplomatique
01:06:40et j'espère sincèrement
01:06:41qu'il sera libéré
01:06:42au même titre
01:06:43que les deux autres tâches
01:06:44que nous avons
01:06:45oui tout à fait
01:06:46Fini
01:06:48Non mais je crois
01:06:49que Bruno Retailleux
01:06:50avait raison
01:06:50de vouloir le bras de fer
01:06:51Emmanuel Macron
01:06:53a dit non
01:06:54on va discuter
01:06:55en réalité
01:06:56il ne faut pas
01:06:57mêler les populations
01:06:58civiles là-dedans
01:06:59mais faire
01:06:59un bras de fer
01:07:00qui frappe
01:07:01les élites algériennes
01:07:02en ayant conscience
01:07:03qu'en ayant élevé
01:07:04Boalem Sansal
01:07:05au rôle
01:07:06en rang de victime symbolique
01:07:07ça en fait
01:07:08une prise de choix
01:07:09pour le régime algérien
01:07:10et je crois
01:07:11que dans le jeu diplomatique
01:07:12la question
01:07:13de notre relation
01:07:14à la Russie
01:07:15joue aussi
01:07:16c'est-à-dire que
01:07:17si on devait passer
01:07:18par un déblocage
01:07:19sans doute
01:07:19que c'est plus
01:07:21par Vladimir Poutine
01:07:22que par le Maroc
01:07:23qu'on pourrait obtenir
01:07:23des choses
01:07:25ou par les Etats-Unis
01:07:26ce sera le mot de la fin
01:07:27on se retrouve dans un instant
01:07:28pour l'émission Média
01:07:29on va parler des 2B3
01:07:31à tout de suite
01:07:31et puis on va parler des 2B3
01:07:32et puis on va parler des 2B3
01:07:33et puis on va parler des 2B3
01:07:33et puis on va parler des 2B3
01:07:34à tout de suite
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations