- il y a 6 semaines
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NewsTranscription
00:00Et le fait du jour en ce 14 juillet 2026, c'est l'occasion d'évoquer une mémoire encore vive,
00:05celle, une mémoire qui s'est brisée pour beaucoup le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice.
00:11Un attentat qui a fait 86 morts et plus que 400 blessés, avec encore aujourd'hui des questions,
00:16des zones d'ombre, un traumatisme et des questions qui continuent à planer aujourd'hui sur la côte.
00:22Bonjour Thierry Vimal.
00:23Bonjour.
00:24Vous êtes écrivain et père d'une des victimes de l'attentat,
00:27puisque vous avez perdu votre fille qui s'appelait Amie, qui avait 12 ans au moment des faits.
00:31Ma première question peut paraître totalement idiote et vous la qualifierez ainsi si c'est le cas,
00:37mais comment on se sent dix ans après, dans le sens où quel est le sentiment chez vous qui domine
00:42le plus ?
00:44Dix ans après, c'est la sensation qu'il y a eu un point d'inflexion dans ma vie et
00:50que c'est parti sur autre chose.
00:51Il y a eu une destruction qui commence le 14 juillet 2016 et qui continue parce que derrière,
00:57les tuiles continuent à arriver, donc l'effondrement de tout se poursuit pendant peut-être deux, trois ans.
01:05Et puis après, petit à petit, il y a la question du sens qu'on veut donner à sa vie.
01:12Et puis, c'est comme ça que ça repart et qu'on construit autre chose différemment,
01:18qu'on devient une autre personne, blessé, souvent en colère,
01:25mais aussi quelque part quelqu'un de différent et peut-être quelqu'un de mieux qu'on était avant.
01:31Vous parliez des tuiles qui se sont enchaînées.
01:34Dans votre cas, ça a été quoi ces nombreuses années où on doit avoir l'impression,
01:39comme vous le décrivez, d'être dans un combat permanent face à absolument tout ?
01:43Parce que dès le lendemain du 14 juillet, on s'est heurté à des polémiques,
01:49à des mythomanes qui nous racontaient des choses sur nos défunts
01:53qui ne se sont pas avérés ensuite.
01:57Ensuite, il y avait les parcours indemnitaires, le parcours de recommencer à travailler.
02:03À Nice, on a eu cette histoire des prélèvements d'organes.
02:06Je précise que ce n'est pas des prélèvements par la médecine de greffe pour les transplantations,
02:10c'est des prélèvements dont on n'a rien su, qui étaient faits par la médecine légale
02:14au cas où l'enquête en est besoin plus tard.
02:15J'ai appris des années plus tard que 14 organes de ma fille étaient dans des sceaux
02:19à l'Institut Médico-Légal et je n'ai plus les inhumés qu'en 2024.
02:24Il y a toute la partie sur tout le combat qu'on mène pour essayer de comprendre
02:27un petit peu comment c'était organisé au niveau de la sécurité,
02:31quelles étaient les responsabilités, quelles étaient les failles
02:33et que la justice n'avance pas.
02:36Il y a toutes les tensions qui se font avec les proches,
02:40les éloignements, les rapprochements,
02:44des vieux parents qui vont de plus en plus mal.
02:48Il y a beaucoup de choses qui continuent en cascade.
02:52Quand vous décrivez ces choses qui arrivent en cascade aussi, Thierry Vimal,
02:56vous parliez parfois d'un sentiment de colère qui forcément rejaillit.
03:00Dans le journal Le Monde, on a un entretien avec l'homme qui a présidé le procès
03:05justement des attentats du 14 juillet à Nice.
03:07Il s'appelle le président Ravio.
03:09Exactement.
03:10Et il évoque le traitement de cette affaire.
03:12Il évoque la sensation parfois de se noircir avec le temps.
03:16Vous, vous avez réussi peut-être à dominer cette sensation de noirceur
03:20après les longs combats que vous évoquez, les polémiques,
03:23les questions qui restent parfois sans réponse.
03:25On arrive à dépasser parfois ce qui peut nous dévorer de l'intérieur ?
03:29Je ne crois pas que ça marche comme ça.
03:32Je crois que la noirceur, on n'y peut rien et elle s'installe, elle se fait.
03:35Les ténèbres, on les a tutoyées, les ténèbres, et elles sont là et on vit avec.
03:40Mais je crois que si on reste ouvert et libre,
03:44en même temps tout ce qui est du contraire, de l'ordre du lumineux et du bien,
03:50et tout ça, on s'y ouvre autant qu'on a été ouvert aux ténèbres.
03:53Et donc, en fait, on a un spectre beaucoup plus élargi.
03:55On n'a pas peur des émotions terribles,
03:59mais pas non plus des magnifiques émotions.
04:02Et donc, voilà, je dirais qu'il y a quelque chose qui s'élargit
04:05dans le spectre du supportable.
04:07Thierry Vimalvou, qui est le père aussi victime de cette attache,
04:11parce que vous avez perdu votre fille, Amie, qui avait 12 ans au moment des faits.
04:15Il y aura ce soir un grand hommage justement sur la promenade des Anglais
04:19en présence d'Emmanuel Macron cette fois-ci.
04:21Déjà, est-ce que vous vous y rendrez ?
04:24Oui, oui, je m'y rendrai.
04:25Je m'y rendrai, bah, des vikings doivent être représentées aussi, c'est normal.
04:31Elles ne peuvent pas toutes venir, donc nous, on se doit,
04:33nous qui sommes sur place, on se doit d'y être.
04:37En outre, c'est aussi un moment où on croise justement des personnes
04:42qui ne sont pas niçoises, parce qu'il faut rappeler que
04:45que l'attentat de Nice a tué bien au-delà de Nice.
04:48Il y a des victimes d'une quinzaine de nationalités,
04:51des gens qui ne viennent pas toujours, mais qui vont être là ce soir.
04:54Et c'est un bonheur de se retrouver, de les rencontrer, de parler.
04:58Vous parliez du retentissement qu'a eu l'attentat de Nice,
05:01vous le rappeliez, plein de morts, 86 pour être précis,
05:04plus de 450 blessés, plusieurs nationalités, plusieurs religions.
05:08Avec le recul, est-ce qu'il y a une forme, non pas d'amertume,
05:12mais d'incompréhension vis-à-vis du traitement de cet attentat ?
05:15Quand on s'intéresse aujourd'hui aux nombreux témoignages,
05:17à ceux qui écrivent, à ceux qui filment, à ceux qui parlent encore,
05:20beaucoup regrettent en fait presque une forme d'oubli facile,
05:23parce que c'était à Nice, parce que c'était le 14 juillet,
05:26parce que c'était au cœur de l'été, ça n'était pas à Paris.
05:28Vous avez pu le ressentir, vous, Thierry Vimal, en tant que victime ?
05:30Ah bah oui, énormément, énormément.
05:32Puis je vais vous dire, ça fait partie des souffrances principales
05:34exprimées par toutes les victimes de Nice.
05:37D'avoir quoi ? L'impression, les mots sont volontairement brûlés demain,
05:40par quoi, d'être des sous-victimes presque, parce que c'était pas un attentat comme les autres ?
05:42Oui, oui, c'est ça, mais tout à fait, complètement, voilà.
05:45Je pense que ça arrive trop près du 13 novembre.
05:49Les Parisiens sont encore dans la sidération,
05:51qui plus est en été, peut-être qu'ils essaient justement de sortir de la sidération,
05:54de prendre un peu des vacances.
05:56Et il arrive cet attentat terrible avec 15 mineurs décédés.
06:02Ce côté anxiogène, parce que, eh ben, il n'y a pas besoin de Kalachnikov et de Commando,
06:09il suffit d'un permis poids lourd pour faire un carnage.
06:12Certainement aussi, il y a une espèce de mépris social de la classe parisienne,
06:18qui fait que, bon, l'attentat de Nice est très vite oublié.
06:21Je me souviens, moi, qu'au mois de décembre 2016, j'ai écouté sur Radio France une émission
06:25où on parlait des derniers grands attentats, et il citait les attentats du 13 novembre,
06:29Charlie Hebdo, Mohamed Merah, mais Nice n'était déjà plus cité.
06:33Donc, ça a provoqué comme une forme d'oubli facile.
06:37Vous, justement, vous êtes à l'initiative de plusieurs éléments dont j'aimerais qu'on parle ensemble,
06:42Thierry Vimal, notamment, vous écrivez, vous êtes lancé dans l'écriture,
06:46mais vous avez aussi fondé une association qui s'appelle une association de victimes,
06:49Promenade des anges, notamment.
06:51Qu'est-ce que vous essayez de faire comme travail avec cette association ?
06:54Parce que c'est toujours important d'expliquer le rôle qu'on cherche à poursuivre.
06:59Bon, déjà, je ne me suis pas lancé dans l'écriture.
07:01Après, j'aime bien le préciser parce que, je ne sais pas qu'on dise que j'ai profité de
07:07ce qui m'est arrivé.
07:08Donc, j'avais publié plusieurs livres avant l'attentat.
07:11Après, vous me parlez de l'association, je n'étais pas tout seul à la fonder.
07:14On va même dire qu'elle a plutôt été fondée par une fédération d'association qui s'appelle la FENVAC,
07:18qui a réuni un petit peu diverses personnes, dont moi.
07:22Et donc, je faisais partie de la première équipe.
07:26Et puis, cette association, son travail a changé au fil des années.
07:31Au début, il y avait beaucoup de soutien aux victimes, de rencontres, d'ateliers pour les enfants.
07:38Dix ans plus tard, ces choses-là ne sont plus indispensables immédiatement.
07:46Donc, après, l'association est plutôt partie sur des combats judiciaires,
07:50et notamment celui du dispositif de sécurité.
07:53L'idée, c'est quoi ? D'essayer d'obtenir les fameuses réponses aux questions
07:57qui, pour l'instant, restent pénibles ?
08:01C'est-à-dire qu'il y a toujours de gros points d'interrogation,
08:03notamment sur ces éléments de sécurité dont vous nous parlez depuis quelques minutes ?
08:06Dès le 15 juillet 2016, les gens se scandalisaient
08:10en disant que la manifestation n'était pas du tout sécurisée.
08:14On est dix ans plus tard, et on n'a toujours pas de réponse,
08:16et c'est toujours entraîné la main de la justice.
08:18Voilà, dix ans, ça fait long.
08:19Et au bout d'un moment, j'imagine que vous avez essayé de relancer,
08:22que vous avez essayé d'interpeller je ne sais combien de personnes,
08:25y compris les plus...
08:26Tout en permanence.
08:26Mais qu'est-ce qu'on vous répond ?
08:28On vous laisse sans réponse, en réalité ?
08:29Ou on vous dit juste, c'est en traitement, on prend le temps ?
08:32C'est quoi qui se passe dans ce cas-là ?
08:34Non, non, tant que c'était à Nice,
08:35donc le seul travail qui a été fourni par le tribunal de Nice,
08:38c'est de refuser des demandes d'actes,
08:40qui pourtant n'étaient pas des actes farfelus,
08:43mais simplement des auditions des policiers.
08:46Et puis, on a réussi à faire, il y a quelques années,
08:50je ne sais plus si c'était il y a deux ans,
08:51à faire dépayser l'affaire à Marseille,
08:55près d'un tribunal spécialisé dans les homicides involontaires,
08:59et donc là, on espère que ça va avancer.
09:01Et ça, on l'espère avec vous.
09:03Merci beaucoup, Thierry Vimal, d'avoir été avec nous ce matin
09:06à l'occasion des dix ans de cet attentat de Nice,
09:08qui, on le rappelle, avait fait 86 morts, plus de 400 blessés.
09:11C'était le 14 juillet 2016,
09:13et ce soir, Nice rendra hommage à ses victimes,
09:16en présence du président de la République.
09:17Ça se passera à Nice, bien sûr,
09:19avec notamment un spectacle de drones qui est prévu en fin de soirée.
09:22Et tout cela se mêle à un agenda déjà extrêmement pénible
09:26entre le défilé ce matin et un match des Bleus.
09:29Beaucoup de victimes espèrent quand même qu'on prendra le temps
09:31de les célébrer comme il se doit.
09:33Merci beaucoup, Thierry Vimal, d'avoir été avec nous.
09:34Dans un instant, une autre actualité qui concerne le 14 juillet,
09:38une profession qui vit énormément sur ces trois mois de l'année,
09:41le juin, juillet, août.
09:42Pourquoi ? Parce qu'ils sont à l'origine des spectacles pyrotechniques,
09:46on parle des feux d'artifice,
09:47et beaucoup entre les canicules, les risques d'incendie,
09:50une profession qui se meurt, et par endroits quand même,
09:53il faut le dire, une certaine réduction budgétaire
09:55pour ces périodes-là et pour ces activités-là.
09:59Eh bien forcément, un appel à l'aide dans quelques instants
10:01sur Sud Radio. A tout de suite.
10:03Sud Radio.
10:04Sud Radio. Les débats de l'été, 10h-13h.
10:08Maxime Liedot.
10:10Il est 10h18 sur Sud Radio.
10:12Suite des faits du jour, après avoir parlé des 10 ans,
10:15qui sont importants puisqu'il s'agit de commémorer les attentats d'Aonis.
10:18On va s'intéresser à autre chose qui se déroule aujourd'hui,
10:21ce 14 juillet, avec, vous le savez, normalement,
10:24partout dans les villes, dans les campagnes,
10:25des grands feux d'artifice qui sont lancés,
10:27qui sont organisés à l'occasion de la fête nationale du pays.
10:30Eh bien, figurez-vous que de plus en plus,
10:32c'est une profession, les artificiers qui se meurent,
10:34avec des réductions budgétaires,
10:35avec une période de canicules et des restrictions
10:37qui s'imposent un peu partout sur le territoire.
10:39On va s'intéresser à cette problématique avec vous, Bernard Deum.
10:43Bonjour.
10:44Bonjour.
10:45Vous êtes président du syndicat de la pyrotechnie,
10:47de spectacles et divertissements.
10:49C'est vrai que cette année marque, on va dire,
10:52d'un point un peu singulier.
10:54Cette année particulière veut dire votre activité ?
10:58Bah oui.
10:59Pour nous, il y a une dérive autoritaire de l'administration.
11:04Parce que c'est la première fois qu'on voit que tous les feux d'artifice étaient interdits
11:13sous prétexte de canicules, de sécheresses.
11:17Alors je rappelle quand même qu'on est au mois de juillet,
11:22qu'au mois de juillet, s'il ne fait pas chaud, ça serait très curieux quand même.
11:27S'il fait sec au mois de juillet, c'est aussi courant.
11:31En 1976, par exemple, on a eu une période de canicule
11:36qu'on avait appelée à cette époque-là la sécheresse, justement.
11:42Donc tous les ans, il fait chaud et il fait sec au mois de juillet.
11:46Donc je ne vois pas pourquoi on en a fait...
11:48Mais alors Bernard Deum, je reviens sur la première partie de votre propos.
11:51Pourquoi vous parlez tout d'un coup de dérive autoritaire de l'administration ?
11:54C'est parce que vous nous expliquez que tout le contexte évoqué,
11:57c'est-à-dire la canicule, les fortes chaleurs, la sécheresse,
12:00c'est en gros quoi ?
12:01On connaît ça tous les étés,
12:03donc qu'il n'y avait pas de raison particulière de s'inquiéter précisément aujourd'hui en 2026 ?
12:09Pour nous, on considère que l'administration met son nez partout,
12:14veut tout décider elle-même,
12:16et que les gens qui décident,
12:19c'est forcément des gens qui ne connaissent pas notre métier.
12:24Et puis qu'ils ne nous ont pas posé de questions,
12:26ils ont décidé ça tout seuls.
12:28Quand on a voulu les contacter,
12:30ils ne voulaient pas nous répondre.
12:32Donc ils font leur petite salade dans leur coin,
12:35et puis ils imposent leur point de vue
12:39sans consulter les professionnels.
12:41Ça devient inadmissible.
12:42Bernard, vous qui êtes président du syndicat de la pyrotechnique de spectacle et du divertissement,
12:46pour qu'on saisisse quand même l'ampleur de la problématique,
12:49aujourd'hui, pour votre milieu, pour votre profession,
12:51on est à un taux d'annulation qui avoisine les combien de pourcents à peu près ?
12:55Vous le savez ?
12:58Nous, dans notre société,
13:01on avait 216 feux d'artifice
13:04pour le 13 et 14 juillet.
13:08Et il nous en est resté à peine 30.
13:10Ah oui, de 216 à 30.
13:12Pour qu'on puisse réaliser,
13:14aujourd'hui, c'est une perte de chiffre d'affaires.
13:15Concrètement, c'est combien d'argent en moins
13:17pour une société comme la vôtre ?
13:19Là encore, il faut relativiser.
13:26Les feux ne sont pas annulés.
13:28Ça, c'est ce qu'on raconte dans les médias.
13:31Mais les clients ne sont quand même pas aussi ingrats que ça.
13:35Et ils nous disent,
13:36nous, on ne peut pas faire le feu d'artifice
13:38parce qu'on nous interdit de le faire.
13:40Mais nous, on comprend bien que vous,
13:43c'est votre gain de pain.
13:44Donc, on va reporter le feu.
13:47Il ne l'annule pas.
13:48Oui, c'est simplement un report, c'est ça ?
13:50C'est ça.
13:50Donc, nous, on n'a eu que deux clients
13:54qui voulaient l'annuler.
13:56On leur a expliqué de quoi il s'agissait,
13:58que c'était notre survie.
13:59Et ils ont convenu qu'effectivement,
14:01ça ferait mieux qu'ils le reportent
14:03plutôt que de l'annuler clairement.
14:05Et j'imagine aussi qu'il y a une différence
14:08entre les spectacles pyrotechniques
14:10que vous, professionnels, réalisez
14:12et ce qu'on peut voir peut-être aussi le reste du temps,
14:15c'est-à-dire des spectacles
14:16avec des feux d'artifice plutôt clandestins.
14:19Non, j'imagine que là aussi, il y a une grande différence,
14:21notamment quand on parle de sécurité.
14:23Alors là, vous entrez dans un sujet
14:25qui, justement, est la raison de la création
14:27de notre syndicat en 2012.
14:30Parce que 2012, ça correspond à peu près
14:32à l'arrivée des auto-entrepreneurs.
14:36Et il y a eu une explosion,
14:37c'est le cas de le dire,
14:41depuis où il y a une multitude de gens
14:44qui ont déjà un métier
14:46et qui, pour passer leur temps libre,
14:49se sont mis à vendre des feux d'artifice.
14:51Et ces gens-là
14:54ne sont en général pas compétents.
14:56Et surtout,
14:58ils n'ont pas le droit légalement
15:01de le faire
15:03parce que pour
15:05stocker, acheter,
15:08manipuler
15:08des feux d'artifice,
15:12les feux d'artifice,
15:13c'est de l'explosif.
15:15Et l'explosif,
15:16c'est réglementé,
15:17le code de la défense,
15:19le code de l'environnement,
15:20le code du travail,
15:21enfin bref,
15:22c'est très, très encadré.
15:25Donc tous ceux qui se sont lancés
15:27forcément avec leur auto-entreprise
15:28n'étaient pas du tout,
15:29j'imagine,
15:30soumis aux mêmes règles
15:31et aux mêmes conditions que vous,
15:32les professionnels, les vrais.
15:34Ah si ?
15:34Si, justement.
15:35Si, justement.
15:36Et là, on rejoint
15:37l'histoire de l'administration
15:38qui veut tout décider,
15:40tout autoriser
15:42ou interdire.
15:43Là, c'est clairement
15:44dans les codes,
15:45c'est interdit
15:46d'acheter plus de 2 kilos
15:50de matière active.
15:53Donc,
15:56l'élément
15:57qui fait fonctionner
15:59le feu d'artifice,
16:002 kilos,
16:01il faut avoir
16:02ce qu'on appelle
16:03un agrément technique.
16:04C'est dans le code de la défense,
16:06un agrément technique.
16:07c'est un arrêté préfectoral
16:10qui constate
16:12que vous avez respecté
16:14toutes les règles
16:15de sécurité
16:15et de sûreté.
16:17Alors, la sûreté,
16:17actuellement,
16:19c'est quand même
16:20un point important.
16:22Donc,
16:22les gens devraient avoir
16:24tous un agrément technique,
16:25ce qui implique
16:27de gros investissements
16:29pour avoir
16:30un établissement classé
16:31pour la protection
16:32de l'environnement.
16:33Et ça,
16:34personne ne l'a.
16:35et ça,
16:35l'administration
16:36ne s'en occupe pas.
16:38Ça, bizarrement,
16:39elle ne met pas les mains
16:40dans le cambouis
16:40pour s'occuper
16:41des vrais problèmes.
16:41Bernard,
16:42vous qui êtes président
16:43du syndicat
16:43de la pyrotechnique,
16:44de spectacle et du divertissement,
16:45une question également.
16:46On voit aujourd'hui
16:48à quel point,
16:49appelez ça comme vous voulez,
16:50mais les feux d'artifice,
16:51les pétards
16:52sont une inquiétude
16:53à chaque fois
16:54qu'il y a un événement
16:55à fêter.
16:55Est-ce que vous,
16:57depuis votre syndicat,
16:58vous ne regrettez pas aussi
16:59que, non pas ces annulations,
17:00mais ces reports
17:01se transforment
17:02en grand terrain
17:04d'expérience
17:04pour beaucoup d'amateurs
17:06qui vont acheter
17:07des feux d'artifice en ligne,
17:08qui vont se faire livrer
17:08en achetant de la mauvaise qualité
17:10et qui représentent donc,
17:11dans le contexte,
17:12un véritable danger ?
17:15Absolument.
17:15C'est exactement
17:16ce qui se passe actuellement.
17:18Et nous,
17:18on ne va pas appeler ça
17:19de danger,
17:21ça c'est l'affaire
17:21de l'administration,
17:22d'assurer la sécurité
17:24du public
17:26et des citoyens.
17:28Mais nous,
17:28ça nous crée
17:29une concurrence déloyale.
17:31Mais c'est ça.
17:32Et ça,
17:33on ne peut pas le supporter.
17:35D'ailleurs,
17:35je pense qu'on va encore
17:36déposer une plainte
17:37avec constitution
17:38de parti civil
17:40dans les jours qui viennent
17:42pour essayer
17:43de faire avancer
17:44le dossier.
17:45Une plainte pour quel motif,
17:46pardon, Bernard Deum ?
17:48Eh bien,
17:48pour concurrence déloyale.
17:49C'est tout bête.
17:51Puisque nous,
17:52on va nous dire
17:54on nous les a déjà dit,
17:55les fonctionnaires
17:56de l'ADREAL,
17:57quand on dénonce
17:58des gens,
17:59des concurrents
17:59qui ne respectent rien,
18:01qui stockent
18:02au septième étage
18:03de l'HLM,
18:04par exemple,
18:06ou dans plein lotissement,
18:08ou enfin n'importe quoi,
18:09eh bien,
18:10on nous dit
18:10ah oui,
18:11mais ils sont en dessous
18:12des seuils.
18:14Alors,
18:14il y a des seuils
18:15de déclenchement
18:15comme pour tout,
18:16mais le seuil
18:17de déclenchement,
18:18c'est 2 kg.
18:19Et 2 kg
18:20de matières actives
18:21pour nous.
18:23On a fait un sondage
18:24parmi nos syndiqués
18:26et on a trouvé
18:27à peu près
18:27tout le monde
18:28le même résultat.
18:312 kg
18:31de matières actives,
18:33c'est à peu près
18:34100 euros
18:35de budget.
18:39un feu d'artifice
18:41à 1 000 euros,
18:42eh bien,
18:42vous avez déjà
18:4310 kg
18:46de matières actives.
18:47Et on comprend
18:48forcément derrière
18:49le danger
18:50que cela représente
18:52et encore plus,
18:53bien entendu,
18:54les risques
18:54que ceux qui,
18:56on va dire,
18:56essayent de faire
18:57derrière des spectacles
18:58en destin
18:58vont provoquer.
18:59Merci beaucoup,
19:00Bernard Deshommes,
19:00d'avoir été avec nous,
19:01président du syndicat
19:02de la pyrotechnie
19:02de spectacles
19:03et du divertissement
19:04pour justement
19:05une profession
19:06extrêmement inquiète
19:07avec les nombreuses
19:08annulations
19:09dues au contexte
19:10économique parfois
19:10mais surtout
19:11dues au contexte
19:12climatique
19:12avec la sécheresse,
19:14la canicule
19:14et les risques
19:15d'incendie
19:15qui se multiplient
19:16et bien sûr,
19:16on continuera
19:17à suivre cette profession
19:18qui,
19:18vous l'avez entendu,
19:19ne lâche pas
19:20avec la concurrence déloyale,
19:21tout ce qu'on peut acheter
19:22en ligne,
19:22tout ce qui se prête
19:23et qui se pensent
19:25artificiés
19:25après quelques achats
19:27sur certains sites
19:27en ligne,
19:28prudence donc
19:29dans les prochains jours
19:30et dans les prochaines heures
19:30avec ce type d'initiative.
19:33Il est 10h27
19:33sur Sud Radio,
19:34dans un instant,
19:34les débatteurs rentrent en studio.
19:36On vous attend
19:36au 0826 300 300.
19:38Les sujets le 14 juillet,
19:40Emmanuel Macron
19:40en veut un XXL
19:42pour vanter le réarmement
19:43qu'il a entamé,
19:43dit-il,
19:44depuis 10 ans sur la France.
19:45Mais sommes-nous encore
19:46capables de défendre
19:47notre pays au prix du sang ?
19:48C'est une petite phrase
19:48qu'il a lâchée hier
19:50à l'hôtel de Brienne
19:51qui est l'hôtel des armées
19:51face justement
19:52aux forces armées
19:53et on s'interrogera
19:55sur une fin de règne
19:56peut-être avec des airs
19:57d'autoritarisme
19:58puisque pour évoquer,
19:59pour uniquement être
20:01spectateur
20:01de ce grand défilé,
20:03il va falloir un QR code.
20:05Ça a été une bataille juridique
20:06dans la nuit.
20:07Ne sommes-nous pas entrés
20:08dans la dernière armée
20:10qui aura comme ça
20:11des airs d'autoritarisme ?
20:12On en parle avec vous
20:13au 0826 300 300.
20:14A tout de suite sur Sud Radio.
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