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  • il y a 4 heures
Avec Patrick DACQUAY, Chaman

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##NOEPISODE##
Transcription
00:00On retrouve Denis maintenant. Alors Denis, c'est le contraire de Laetitia qu'on a eu tout à l'heure.
00:05Vous, vous habitiez dans une belle région de France.
00:11Bonjour Brigitte, bonjour Patrick, merci de me revoir.
00:14Bonjour.
00:15Je vous en prie.
00:16Alors du coup, exactement, je viens d'à Savoie et de ces belles montagnes.
00:21Et depuis dix ans, j'habite dans une très grande ville où la montagne n'existe pas,
00:28la nature sauvage n'existe pas.
00:31Et pour moi, ma question, c'est comment retrouver, on va dire,
00:40les souvenirs de cette nature, mais dans une grande métropole ?
00:46À l'étranger, en Allemagne, en plus.
00:48Exactement.
00:49Je voudrais vous poser une question.
00:51Il n'y a pas de parc, ni de, comme à Paris, le bois de Boulogne, le bois de Vincennes,
00:56il n'y a pas de ces choses-là à Berlin.
00:59Si, si, mais il y a malheureusement trop de monde.
01:03Ah, c'est ça.
01:05Et c'est, enfin, moi je suis habitué à une nature qui est dépeuplée, on va dire.
01:11Hum.
01:12Et c'est vrai que quand on veut se recharger, par exemple dans un parc, moi ce qui m'embête,
01:19c'est vraiment le bruit, le mouvement des gens.
01:22Je comprends, oui.
01:24Et, après, c'est mon enfance qui est faite que, pour moi, la nature, c'est sans personne,
01:28donc du coup, c'est vrai que c'est toujours...
01:30Oui, mais on entend dans, enfin, moi je l'entends dans votre voix, cette nostalgie de cette enfance perdue,
01:36qui a certainement été très structurante pour vous.
01:41Hum-hum, oui.
01:43Vous avez, excusez-moi, vous avez une voiture, vous pouvez vous déplacer ou pas, non ?
01:48J'ai un vélo.
01:49Et en vélo, vous ne pouvez pas faire une dizaine de kilomètres ?
01:52Il n'y a pas autour de Berlin ?
01:54Je ne connais pas, alors.
01:56Si, si, si, mais après, c'est vrai que...
01:59Alors, moi je vais vous proposer d'autres choses qui seraient déjà intéressantes,
02:03parce que, là, j'entends bien que vous faites une comparaison,
02:07et elle ne peut être qu'au désavantage de Berlin.
02:10Parce que vous êtes très marqués par vos souvenirs d'enfance,
02:14ça a été quelque chose qui a certainement été très fort dans votre construction,
02:19personnel.
02:20Moi, ce que je vous conseillerais, c'est d'aller en Savoie,
02:25à un moment donné, ou de demander à quelqu'un qui vit dans votre région,
02:29et de faire quelques très belles photos,
02:32que vous allez pouvoir mettre quelque part,
02:36et les regarder quand vous avez besoin de vous projeter dans cette nature.
02:43C'est intéressant, parce que, là, j'étais justement pour Pâques,
02:49et c'est vrai que ce que vous venez de dire,
02:53ne vous inquiétez pas, c'est déjà tout affiché, même au boulot,
02:56dans mon petit tiroir, où il y a une carte postale,
03:00où il y a le visage à montagne.
03:05Oui, mais c'est déjà appliqué.
03:08D'accord, et ça vous fait du bien ?
03:10Oui.
03:11Bon, et bien maintenant, quand vous serez face à ces photos,
03:16vous allez les regarder, respirer, les ressentir,
03:20et ensuite fermer les yeux,
03:21et vous visualiser en train de marcher dans cet endroit.
03:29Et là, vous allez vous ressourcer,
03:31et vous reconnecter à votre nature profonde.
03:35Parce que ce pouvoir de visualisation,
03:37quand on le fait vraiment,
03:39et je pense que vous êtes tout à fait capable de le faire avec force,
03:42c'est comme si le cerveau,
03:44ça a été démontré par les neurosciences,
03:46ce que je suis en train de dire,
03:47je ne vous raconte pas des bobards,
03:49les neurosciences ont prouvé que lorsqu'on visualise quelque chose,
03:53les yeux, enfin, tout notre esprit visualise quelque chose,
03:57c'est comme si on le faisait.
03:59D'accord.
04:01Et ça, ça peut déjà vous apporter quelque chose.
04:03Et parallèlement à ça,
04:05il va falloir aussi que,
04:07je suppose que si vous êtes à Berlin,
04:09c'est pour des raisons personnelles,
04:11et vous n'avez pas le choix.
04:13Exact.
04:13Et bien donc, il va aussi falloir travailler sur l'acceptation
04:17de ce deuil que vous devez faire pour l'instant.
04:21Et sinon, vous allez continuer à être en tension permanente,
04:25de regretter,
04:27de ne pas être heureux à l'endroit où vous êtes, etc.
04:30Et vous êtes en train de vous faire du mal.
04:32Moi, ce que je vous propose,
04:34c'est de faire vraiment le petit effort d'aller à 5-10 kilomètres,
04:39et aller rechercher un endroit qui va devenir une sorte d'emblématique.
04:44Chercher un arbre-mètre, par exemple.
04:46Vous allez dire, je décide de chercher un arbre,
04:48qui va être mon compagnon.
04:50Vous savez, j'ai eu la chanson de Brassens.
04:54Oui, c'est une très bonne idée.
04:55Sous mon arbre-mètre.
04:56Allez chercher votre arbre, qui sera votre confident,
04:59et à qui vous pourrez justement parler,
05:04émettre vos sentiments, vos émotions.
05:07Allez trouver dans la nature un endroit tout à fait neuf,
05:10qui ne ressemble pas du tout à ce que vous avez connu,
05:13mais qui va devenir le référent, le nouveau référent.
05:17Votre arbre de résilience.
05:19L'arbre de résilience.
05:20Est-ce que vous avez, vous voyez au bord d'un ruisseau, d'une rivière,
05:24est-ce que ça existe, ça, autour de Berlin, pas trop loin ?
05:26Oui.
05:27Alors, cherchez le lieu qui va devenir ce lieu de résilience.
05:34Une sorte de clairière de barde.
05:36Nous avions un barde au téléphone tout à l'heure.
05:38La clairière du barde.
05:39C'est-à-dire l'espace sacré, entouré.
05:42Et ça va énormément vous aider à vous reconstruire.
05:45Parce que là, ce que dit Brigitte, je le sens aussi,
05:49il y a une énorme et une énorme deuil qui n'est pas fait.
05:53Et au-delà de la nature, il y a la jeunesse, il y a les souvenirs,
05:56il y a beaucoup de choses.
05:57Et je pense qu'il faut que vous ayez les riviers
05:59à reconstruire un nouveau mythe.
06:03Un nouveau symbole.
06:04Un nouvel objet fétiche, en fait.
06:07Un nouveau symbole, oui.
06:08Ça vous parle ?
06:10Oui, oui, ça me parle très bien.
06:11Vous allez pouvoir le faire ?
06:14Oui.
06:14Bon, avec ces trois exercices, si vous ne sortez pas, Denis,
06:17moi, je ne sais plus quoi faire.
06:19Alors, donnez-nous de vos nouvelles.
06:22Oui, je voulais simplement vous donner un petit avis.
06:25C'est-à-dire que moi, vu que j'ai toujours habité
06:27avec des animaux dans la nature,
06:30depuis que j'habite en ville
06:31et que j'aperçois que ce soit un pigeon ou un chien,
06:35j'ai un regard différent sur la chose,
06:37enfin sur la bête.
06:38C'est-à-dire ?
06:39Vous regardez ces animaux comment ?
06:42Avec plus d'intérêt.
06:46Oui, mais parce que ça capte votre attention, oui,
06:49parce que c'est plus rare.
06:53Moi, je vais vous dire, je sens que vous avez une énorme sensibilité
06:59et je vais rajouter quelque chose sur votre ordonnance de guérison.
07:04Essayez de trouver un petit tambour
07:06et jouez du tambour quand vous aurez trouvé votre arbre à mettre,
07:09votre arbre de résilience.
07:12et chantez avec le tambour.
07:14Après, vous arrêtez, vous écoutez ce qui se passe dans la nature
07:16et vous allez retrouver votre nouveau lieu,
07:19votre nouveau lieu de référence.
07:23Ok ?
07:24Très bien.
07:25Super.
07:26Je me réjouis d'avoir de vos nouvelles.
07:29Oui, avec plaisir.
07:31Au revoir à vous deux.
07:31Merci Denis, en tout cas.
07:33Merci de votre témoignage qui est important
07:35parce qu'on entendait bien chez Denis,
07:38on entend bien chez Denis cette difficulté
07:41à tourner une page de sa vie pour l'instant.
07:45Après, il pourra peut-être retourner en Savoie à un moment donné.
07:48Vous l'avez bien dit, Brigitte,
07:49c'est vraiment une histoire de deuil.
07:51Oui, on a parfois dans la vie des choix,
07:54enfin, on n'a pas le choix.
07:55Et si on lutte contre, on se fait du mal,
07:59alors qu'il faut lâcher et aller vers un nouvel arbre.
08:04En fait, il a parlé de lui, mais il a parlé de nous aussi.
08:08Quelque part.
08:09Peut-être.
08:09Il parle un peu de toute notre humanité.
08:11Évidemment.
08:12Être capable du deuil.
08:14Livia est avec nous dans un instant.
08:16C'est son compagnon qui n'apprécie pas trop sa spiritualité
08:19parce qu'il est assez cartésien.
08:21On va lui donner la parole dans un instant.
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