00:00Il y a deux leçons qui sont assez différentes. La première, c'est qu'en effet souhaiter que tous les
00:07pays européens s'organisent pour se défendre solidairement et ne comptent plus sur le voisin d'outre-Atlantique, les États
00:19-Unis, pour prendre en charge leur protection.
00:23Ça, c'est une certitude. Et de ce point de vue, je la partage, même si je constate que nous
00:31n'avons pas pour autant réglé les différences qui nous distinguent de nos grands voisins, les Allemands, les Pays-Baltes,
00:43la Pologne, par exemple, et nous-mêmes.
00:46Et puis, alors, la deuxième observation, bon, Emmanuel Macron parle bien, chacun le sait. Il aime, je crois qu'il
00:54a un certain plaisir à s'écouter.
00:56Dire que nous allons nous défendre au prix du sang, c'est le lot de notre armée de métiers qui
01:04combat chaque jour et qui a enregistré, hélas, un terrain d'opération, des blessures.
01:19Je l'ai vu moi-même en afghaniétan en particulier. Donc, nous rappeler. Veut-il nous dire autre chose ?
01:28Veut-il nous dire que le sang, c'est pas simplement pour l'armée de métiers, c'est pour tous
01:34les Français ?
01:35Il ne le clarifie pas. Et moi, personnellement, lorsque je l'entends parler de défense, je souhaiterais qu'on ait
01:43les moyens financiers, budgétaires de cette défense et qu'on ait aussi une présence de l'armée dans la nation
01:52qui facilite son recrutement et la mobilisation d'une armée qui est une armée de volontaires, il faut le préciser.
02:01Et au fond, ce que le président Macron ne nous dit pas, c'est qu'il demande, il évoque le
02:07sacrifice du sang sans préciser qui est concerné, article 1.
02:12Et article 2, si on se contentait simplement, nous, Français, de travailler autant que les Européens tout au long de
02:22notre vie, on reste en vue de financer cet effort de défense qui n'est pas encore le cas.
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