00:00constitutionnelle qui est
00:02comme un chien fou et qui
00:03sabote systématiquement, dès qu'il
00:06le peut, qui désarme l'État,
00:07qui sabote la procédure pénale française, et en l'occurrence
00:10c'est ce qu'il a fait.
00:11Merci Pierre-Maricef pour votre
00:13réaction. Je propose qu'on écoute
00:16l'avocate de la mère de Shem Sedin
00:18qui parle de cette notion
00:20d'abandon, c'est-à-dire qu'elle dit
00:22« Ma cliente, la famille de Shem Sedin
00:24considère qu'elle est abandonnée par la justice. »
00:27Aujourd'hui c'est une mère effondrée
00:28qui ne dort pas. Depuis la remise
00:30en liberté de ces deux individus
00:32qui ont tué son fils dans des conditions
00:35particulièrement abominables
00:36c'est une mère qui a peur, qui est
00:38en colère, puisque cette libération
00:40n'aurait jamais dû avoir lieu. Nous n'avons
00:42absolument aucun recours
00:44pour tenter de faire
00:46ordonner une remise en détention
00:48de ces individus. On nous a même privé
00:50de la possibilité de faire valoir nos
00:52observations sur les mesures de sûreté
00:54qui allaient pouvoir être ordonnées
00:56contre ces deux individus qu'on venait
00:58de libérer. Résultat des courses,
01:00ces deux personnes ont été placées
01:02simplement sous un contrôle judiciaire
01:04très très allégé. On n'a même pas
01:06envisagé un bracelet électronique,
01:08on n'a même pas envisagé
01:09d'obligation de pointage,
01:11on n'a même pas envisagé
01:12d'interdiction de contact
01:13avec les membres
01:14de la famille de Shem Sedin,
01:16dont on sait pourtant qu'il y a pu y avoir
01:17quelques formes de pression.
01:18C'est incroyable.
01:20Incroyable, Jules Torres.
01:21Sur le contrôle judiciaire.
01:24C'est-à-dire que déjà, il y a une injustice,
01:27ces devoirs, ces deux individus.
01:28Dehors, en train de respirer, manger.
01:31Ensuite, s'ajoute à cela
01:33le contrôle judiciaire
01:35qui est un contrôle judiciaire
01:36à minima.
01:37C'est gentil.
01:38Ça me fait penser à Elias.
01:39Jules, c'est encore un fiasco
01:41judiciaire de la part de notre justice française.
01:43À tous les points d'abord, parce que pour la famille
01:44de Shem Sedin, c'est évidemment
01:46encore une fois une double peine,
01:48comme de nombreuses familles
01:49qui doivent subir
01:50cette double peine en permanence,
01:52avec des bourreaux qui sont libérés,
01:54avec des bourreaux qui font les malins en prison,
01:56avec des bourreaux qui font les malins tout le temps.
01:59Scandale judiciaire, pourquoi ?
02:00D'abord, parce qu'on a une décision
02:02complètement, j'allais dire,
02:04je ne sais pas moi, inconséquente
02:06de la part de ces magistrats,
02:07dont il faut le dire qu'ils sont pieds et poings liés,
02:09parce que les magistrats, malheureusement,
02:11dans ce cas extrêmement précis,
02:12ne font que respecter la loi,
02:14ne font que respecter
02:14ce que le Conseil constitutionnel
02:16et le législateur leur demandent,
02:18à savoir qu'au bout d'un an,
02:20il faut demander la libération
02:21de ces personnes-là.
02:22Un ministère de la Justice
02:24qui, pardonnez-moi,
02:25est extrêmement laxiste là-dedans,
02:26et c'est encore une fois
02:28la conséquence de cette dissolution
02:30complètement inique
02:31décidée par le président de la République,
02:32puisque si Gérald Darmanin
02:34n'a pas pu, depuis un an,
02:35déposer ce texte,
02:36c'est parce qu'il n'y a pas de place
02:38dans la navette parlementaire,
02:39que pour faire passer les textes,
02:41notamment sur la fin de vie,
02:42on a un président de la République
02:43qui là met le coup d'accélérateur
02:45pour qu'on puisse voter ces textes-là,
02:46mais sur des textes aussi importants,
02:48qui, eh bien,
02:49touchent à la vie des Français,
02:51et même, j'allais dire,
02:52à la mémoire de nos jeunes Français,
02:54puisque Shem Sedin,
02:5515 ans,
02:55a été tué de la manière la plus,
02:57l'une des manières les plus barbares
02:58pour une affaire de mœurs,
03:00il faut qu'il sortait
03:01avec la mauvaise fille,
03:02et la famille de cette fille-là
03:04a voulu se venger.
03:05Bon, voilà la réalité
03:06de cette mort-là.
03:07Donc le Parlement a évidemment
03:08une responsabilité là-dedans,
03:10l'exécutif a une responsabilité,
03:11et enfin, Pierre-Maricev l'a très bien dit,
03:14ce Conseil constitutionnel
03:15qui, dès qu'on veut mettre
03:16un petit peu de fermeté,
03:18eh bien,
03:18soit censure le législateur,
03:20soit court-circuit l'exécutif.
03:21Pierre-Maricev parlait
03:22de ce projet de loi
03:24de Gabriel Attal
03:24extrêmement timide,
03:25mais qui allait plutôt dans le bon sens
03:26sur la justice des mineurs.
03:28Il faut voir la jurisprudence
03:29qu'avait décidé le Conseil Constit.
03:30Le Conseil Constit
03:31avait censuré un certain nombre de lois,
03:33notamment la comparaison immédiate
03:34pour les 16 à 18 ans,
03:36la garde à vue prolongée
03:37pour les mineurs,
03:38l'excuse de minorité,
03:40sur la base de trois jurisprudences,
03:42la loi de 1906
03:43sur l'autorité parentale,
03:44la loi de 1912
03:45sur la création des tribunaux pour enfants,
03:47et l'ordonnance de 1945.
03:48Je peux vous dire,
03:49pour avoir vu les vidéos
03:50et pour avoir lu
03:51les procès verbaux
03:52de la mort de Chemseddin,
03:53que c'est pas
03:54la guerre des boutons,
03:56c'était les deux meurtriers présumés,
03:58parce qu'ils sont plusieurs,
04:00ont massacré Chemseddin
04:01de la manière la plus barbare,
04:03et pas comme des enfants,
04:04pas comme des mineurs
04:04de 1906, de 1912, de 1945.
04:07Puisque lorsque l'un des deux bourreaux
04:10présumés quitte
04:12la détention provisoire,
04:14il est accueilli par ses amis,
04:16c'est filmé,
04:17relayé sur les réseaux sociaux,
04:20il est tout sourire
04:21avec quelqu'un qui dit
04:22ça c'est mon gars,
04:23et ils ont libéré la brute.
04:25Donc il devient un héros ?
04:26Et d'ailleurs,
04:27en tous les cas,
04:28c'est formulaire ainsi.
04:29Ça va être très intéressant,
04:30puisque en effet,
04:31l'avocate de la famille
04:33de Chemseddin
04:34a dénoncé l'absence de pointage,
04:36l'absence de bracelet électronique.
04:37Je constate d'ailleurs,
04:38si on veut faire des petits parallélismes,
04:40que le bracelet électronique
04:41pour des personnes
04:42qui ne sont pas forcément dangereuses
04:43pour la société,
04:44on le met en cours d'appel,
04:45je parle évidemment de Marine Le Pen,
04:46là pour des meurtriers présumés,
04:48pas de bracelet électronique.
04:50Interdiction de rentrer en contact
04:52avec les autres mises en examen,
04:54j'aimerais bien voir
04:55si les personnes
04:56qui ont accueilli
04:58les deux meurtriers présumés,
05:00je crois qu'ils sortaient
05:01de la prison de Fleury-Mérogis,
05:02j'aimerais bien voir
05:03s'ils ne sont pas inculpés
05:04dans cette affaire-là.
05:05Si c'est le cas,
05:07ça voudrait dire
05:08qu'il y a non-respect
05:09du contrôle judiciaire,
05:10ça veut dire
05:11qu'on peut repasser
05:12devant un juge
05:12et retourner en prison.
05:13Mais quoi qu'il arrive,
05:14ça restera
05:15un fiasco judiciaire de plus
05:17dans un système
05:18dont les Français
05:19étouffent en réalité,
05:20puisque là,
05:21c'est Chemseddin,
05:22la semaine dernière,
05:23c'était Louis,
05:24avant, c'était Liana et Rosa,
05:25avant, c'était Philippine,
05:27avant, c'était Lola,
05:28avant, c'était Thomas,
05:29c'était Paul,
05:29la limite
Commentaires