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00:00L'actualité majeure aujourd'hui, c'est cet incendie qui ravage la forêt de Fontainebleau.
00:04Plus de 800 pompiers mobilisés à 7 heures.
00:07On va y revenir dans un instant pour les auditeurs d'Europe 1.
00:10On voit ces images marquantes de l'après-midi, des habitants qui luttent contre le feu.
00:17On y reviendra.
00:18Et restez avec nous puisqu'on sera en liaison, si tout se passe bien, avec un pilote de Canadair.
00:23Mais avant, l'actualité également marquée par ce discours d'Emmanuel Macron
00:28à la veille du défilé du 14 juillet.
00:30Il s'est exprimé devant les militaires.
00:32En ce moment même, il est réuni avec les dirigeants de la coalition des volontaires
00:36dans un discours qui mettait en avant le retour de la guerre aux portes de l'Europe.
00:40Il l'a assuré, nous sommes prêts à défendre la paix au prix du sens, s'il le faut.
00:46Au regard de la guerre, la France n'est pas seule.
00:52Bien au contraire.
00:55Ancrée dans son socle européen, mais apte aussi au plus grand large,
00:59elle s'est proposée des initiatives et fédérée des coalitions.
01:03Le message que nous envoyons au monde est le suivant.
01:07Oui, la paix est notre but.
01:09Oui, nous chérissons la liberté et le droit.
01:12Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre.
01:17Toujours.
01:18Et au prix du sang, s'il le faut.
01:21Alors, Louis Draugnel, la première réaction que j'ai eue, et je pense ne pas être le seul,
01:25c'est au prix du sang, première certitude, ce ne sera pas le sien.
01:28C'est-à-dire qu'il n'ira pas sur le terrain pour combattre si nécessaire.
01:32Et donc, ce qui fait dire à beaucoup que c'est un discours va-t'en-guerre qu'on a
01:35entendu aujourd'hui,
01:37bien que lui, à titre personnel, ne prendrait pas de risque.
01:39Le chef de l'État.
01:41Écoutez, c'est un discours qui est dans la même veine que les derniers discours d'Emmanuel Macron
01:46sur tous les sujets stratégiques.
01:49Et cette année, Emmanuel Macron a voulu associer la coalition des volontaires au défilé du 14 juillet.
01:54Demain, il y aura 500 soldats, 500 militaires de pays, membres de cette dite coalition des volontaires,
02:00qui défileront.
02:01Il y aura des soldats ukrainiens qui seront présents.
02:05Et on voit bien qu'Emmanuel Macron veut absolument durcir le discours face à la Russie.
02:11Il veut absolument embarquer le plus possible d'Européens dans cette direction-là.
02:16Ce n'est pas une fête nationale, c'est une démonstration de force face à la Russie.
02:19C'est ce que vous nous dites.
02:20Ce qui est vrai, c'est qu'il y a beaucoup de personnes qui considèrent aujourd'hui
02:22que c'est une forme de détournement de l'esprit du 14 juillet,
02:25de la fête de la Fédération, de la nation en armes qui est célébrée,
02:29et avec une volonté de politiser un peu ce défilé militaire,
02:34en essayant d'associer l'Ukraine, alors que normalement devrait défiler
02:37éventuellement quelques bataillons européens, l'armée française,
02:40comme c'est le cas depuis un certain nombre d'années.
02:44Et donc dans cette perspective-là, Emmanuel Macron a fait ce qu'il sait faire aussi de mieux,
02:49c'est-à-dire célébrer son propre bilan.
02:51Alors il y a des choses qui sont positives.
02:53Le budget de la loi de programmation militaire a été quasiment doublé
02:57entre son arrivée en 2017 et aujourd'hui, mais il reste tant à faire.
03:02C'est-à-dire que vous parlez à des militaires de n'importe quelle armée,
03:07armée de terre, marine nationale, armée de terre.
03:08Sur la question du drone, le retard sur la question du drone notamment,
03:11très concrètement sur le terrain.
03:12Il y a encore énormément de défis capacitaires,
03:18et beaucoup de militaires vous expliquent qu'on est prêt pour une guerre rapide,
03:23courte, mais on n'est absolument pas prêt pour la guerre de haute intensité,
03:28la bataille avec l'envoi d'une armée de masse.
03:31Aujourd'hui, on n'est pas une armée de masse et on voit bien que les défis pour demain,
03:35c'est de constituer une armée de masse.
03:38Et puis, si on fait un peu le condensé quand même rapide du bilan d'Emmanuel Macron
03:43sur les questions de défense, il y a un sujet dont Emmanuel Macron parle assez peu,
03:47c'est la question du continent africain.
03:49Quand il est arrivé, la France était présente dans, je crois,
03:53plus de 4 à 5 pays africains qui étaient des bases très importantes.
03:57La France était présente au Mali.
03:58Et ce qui est vrai, ce qui est vécu un peu comme vraiment une défaite
04:02par un certain nombre de militaires, c'est le fait qu'on se soit fait chasser
04:05par des djihadistes en mobilette.
04:07Alors certes, il y avait les forces de Wagner qui étaient aux côtés du gouvernement malien,
04:11mais que ce soit au Mali, au Burkina Faso et dans d'autres pays.
04:16Voilà, pour l'armée française, ça a été quand même une période très difficile à vivre
04:20et avec ce redéploiement vers la menace européenne,
04:24qui est la bascule aussi politique qu'a voulu Emmanuel Macron,
04:28parce que c'est lui qui est à la manœuvre pour essayer de montrer toujours plus
04:32que le danger se situe en Russie, à l'est de la France.
04:36Il monte l'ennemi effectivement vers l'est et on le voit bien ces dernières heures,
04:39tout est fait finalement, pour dire aux Français, l'ennemi c'est la Russie,
04:45le retour de la guerre est aux portes de l'Europe.
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