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Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Erwane Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h écho, Erwan Morris
00:12Pendant 30 minutes, à la une de ce lundi 13 juillet, les engagements budgétaires pour les armées ont été tenus.
00:19Emmanuel Macron, dans son discours aux armées, s'est félicité de l'adoption de la loi de programmation militaire,
00:24mais regrette que la France ne produise pas assez vite, vous l'entendrez dès le début de ce journal.
00:29La tension ne redescend pas.
00:30Au Moyen-Orient, l'Iran et les Etats-Unis ont encore échangé des frappes ces dernières heures.
00:35Au cœur des frictions, toujours le détroit d'Hormuz et Donald Trump qui veut à son tour y imposer un
00:40droit de péage, vous l'entendrez.
00:41Et puis en France, sécheresse, vents et températures records continuent de nourrir les incendies.
00:45Tout proche de Paris, la forêt de Fontainebleau, mais aussi jusqu'au Cap Fréel, dans les Côtes d'Armor.
00:50Face à ces conditions climatiques appelées à se multiplier,
00:53les entreprises doivent s'adapter et peut-être imiter ce que fait déjà l'Espagne,
00:57vous le découvrirez dans le grand format de la rédaction.
01:03C'était donc aujourd'hui le dernier discours aux armées d'Emmanuel Macron.
01:08Le président de la République est revenu ce midi, à la veille du défilé du 14 juillet,
01:12sur son bilan de chef des armées.
01:15Bonsoir Hugo Babé.
01:16Bonsoir.
01:17Ce discours, vous l'avez suivi, il a débuté par les promesses qui ont été tenues.
01:20Oui, sa promesse, c'est le doublement du budget de la défense.
01:24Le président s'était engagé à atteindre, dès 2025, 2% du PIB pour les armées.
01:29C'est le cas.
01:30Et l'an dernier, dans ce même discours aux armées,
01:33Emmanuel Macron avait annoncé l'accélération de la loi de programmation militaire.
01:37Il s'en est félicité.
01:3964 milliards d'euros en 2027, c'est en 10 ans.
01:44Un doublement du budget des armées.
01:48Nous l'avons chaque année tenu à l'europrès.
01:52Et ce sera fait.
01:54Oui, l'engagement a été tenu.
01:57Les faits sont là.
01:58Et l'histoire jugera.
02:00Et vous le verrez demain sur les Champs-Elysées.
02:0315% de troupes en plus, 30% de chars en plus.
02:06Et une soixantaine de drones, la priorité de l'actualisation de la programmation militaire.
02:12Et pourtant, Hugo, cette accélération n'est pas suffisante, selon le président de la République.
02:15Oui, si le budget a certes été fortement augmenté, la production ne suit pas.
02:20C'est ce qu'a dénoncé à nouveau ce matin le président de la République.
02:24Message adressé aux industriels de la défense.
02:27Nos entreprises du secteur doivent s'habituer à prendre davantage de risques.
02:32À s'habituer à prendre de risques sans forcément sécuriser toutes les commandes,
02:35comme on en le fait dans beaucoup de secteurs.
02:37À produire aussi plus vite.
02:39À mobiliser les programmes et les financements européens
02:42que nous avons très souvent inspirés nous-mêmes.
02:45Pour encourager cette accélération, Emmanuel Macron a tenu à faire défiler demain
02:49300 réservistes d'entreprises, comme Airbus, KNDS,
02:53entreprises qui doivent participer à ce réveil stratégique.
02:56Un autre message a également été adressé, Hugo, mais cette fois-ci aux autres pays européens.
03:01Oui, alors qu'une trentaine de pays sont invités en ce moment même à une réunion
03:04de la coalition des volontaires à Paris, alliée dans la guerre en Ukraine.
03:08Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de projets européens de défense.
03:12Il est notamment revenu sur l'échec du SCAF.
03:15Écoutez-le.
03:17Malgré l'échec du SCAF, que je regrette profondément,
03:21nous aurions tort de nous arrêter là.
03:23Partout, on crée de la dysynergie.
03:25On se fait plaisir sur le moment, mais on crée les retards de demain.
03:28Le patriotisme, oui.
03:30Le nationalisme, jamais.
03:31Et au moment où l'Europe se réarme,
03:33penser qu'accumuler chacun séparément des capacités
03:36et le sens de l'histoire, c'est une absurdité.
03:39Demain, 500 militaires européens et deux mirages copilotés
03:44par un Français et un Ukrainien défileront sur les Champs-Elysées.
03:47Merci beaucoup, Hugo Bebé, avec nous ce soir.
03:49Ce discours désarmé où le président de la République
03:52a au passage dit regretter profondément l'échec du SCAF,
03:56l'avion de combat franco-allemand,
03:58tout en appelant à ne pas céder au nationalisme industriel
04:01en matière de défense.
04:02De quoi relancer donc la question sur l'avenir
04:05de l'aviation de combat française.
04:07Jean-Baptiste Thuet.
04:09Première étape, déjà très concrète,
04:10Dassault et la start-up française Armatan AI
04:12viennent tout juste d'annoncer avoir fait voler un Rafale F4
04:15avec un drone équipé pour la guerre électronique.
04:17Ce sont les débuts du combat collaboratif.
04:19La suite, elle est déjà en partie programmée.
04:21Au début des années 2030, le Rafale F5 doit être plus connecté,
04:24emporter le futur missile nucléaire français
04:26et travailler avec un drone de combat furtif.
04:28Ce couple permettrait de prolonger la crédibilité
04:30de l'avion de combat français.
04:32Safran a d'ailleurs débuté les études sur un moteur M88
04:35plus puissant, le T-Rex.
04:36Mais au-delà, aucun choix n'est encore arrêté.
04:39Éric Trappier, le patron de Dassault Aviation, évoque plusieurs pistes.
04:41Pousser beaucoup plus loin la Rafale avec un éventuel super Rafale,
04:44lancer un avion entièrement nouveau
04:46ou bien rechercher d'autres partenaires, y compris en Europe.
04:49Le premier scénario serait probablement moins risqué et moins coûteux.
04:52Le second offrirait davantage de marge pour la furtivité et la puissance,
04:55mais réclamerait des dizaines de milliards d'euros
04:57et au moins 15 ans de développement.
04:59Éric Trappier affirme que la France possède tout le savoir-faire nécessaire,
05:02mais il reconnaît toutefois qu'elle n'a pas les moyens de tout payer seule.
05:06Et dans le même temps, à Paris, 9 pays européens,
05:08dont la France, s'associent à l'Ukraine pour développer des capacités anti-balistiques.
05:13Une coalition purement défensive, souligne le dirigeant dans une déclaration commune,
05:17qui vise à bâtir une capacité partagée contre les missiles balistiques pour l'Europe.
05:22Les hostilités se poursuivent entre l'Iran et les États-Unis.
05:27Ces dernières heures, Washington a de nouveau bombardé des dizaines de cibles,
05:30tandis que Téhéran visait des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
05:34L'Iran ne laissera pas les États-Unis s'ingérer dans la gestion du détroit d'Hormuz,
05:38disent les forces armées.
05:39Donald Trump qui leur répond que les États-Unis vont prendre le contrôle du détroit
05:44et ce sont les nations qui vont payer, dit le président américain,
05:47qui veut à son tour donc imposer des droits de péage,
05:5120% sur les cargaisons transportées, a-t-il dit écouter Donald Trump.
05:56Ce que personne ne sait, c'est qu'on avait conclu un accord, c'était dans le sac,
06:00et puis ils ne l'ont rend plus, ils le rendent toujours.
06:02On a conclu 10 accords avec ces gens-là.
06:04Du coup, on va leur donner un sacré coup et on va garder le détroit,
06:07et on va probablement en assurer la gestion.
06:09Nous deviendrons les gardiens du détroit,
06:11peut-être que nous les appellerons les anges gardiens du détroit,
06:13et nous devrions être dédommagés pour cela.
06:15Lorsque nous le ferons, nous serons dédommagés car les autres nations sont très riches.
06:19Elles sont de notre côté et on ne peut pas s'attendre à ce que nous le fassions pour rien,
06:23contrairement à ce que nous avons fait pendant de nombreuses années.
06:26Voilà le président des États-Unis dans une interview à Fox News
06:29et invité d'AMC BFM TV ce matin.
06:31Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud
06:34appelait lui toutes les parties à revenir au protocole d'accord trouvé au mois de juin
06:38avec des négociations qui doivent porter sur le programme nucléaire iranien,
06:43conditions préalables à la levée des sanctions.
06:46Écoutez.
06:47Il va de soi qu'il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien
06:52tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire,
06:55renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région,
06:58renoncé à son programme de missiles balistiques
07:01dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe
07:05et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir.
07:09Et Donald Trump dit aussi ce soir rétablir le blocus naval des ports iraniens,
07:13des rebondissements qui dopent le prix du Bren qui s'envole de 4,5% ce lundi.
07:19A noter qu'au Royaume-Uni, le gouvernement va présenter lui une loi
07:21désignant les gardiens de la révolution comme organisation
07:24représentant une menace à la sécurité nationale.
07:28Et concernant la guerre à Gaza,
07:30les pays donateurs d'aide aux Palestiniens sont prêts à mettre 900 millions d'euros
07:33sur la table pour aider à la reconstruction de Gaza.
07:37Déclaration de la Commission européenne qui précise que les conditions sur le terrain
07:41doivent maintenant permettre à cette aide d'atteindre la population.
07:45Ce coup de tonnerre à Washington,
07:47le sénateur Lindsey Graham est décédé ce week-end à l'âge de 71 ans
07:52d'une rupture de la horte, quelques jours après un déplacement en Ukraine.
07:56Proche allié de Donald Trump et figure incontestable des Républicains,
07:59il a longtemps influencé la position américaine dans les conflits internationaux.
08:03Bonsoir Aline Lefaou.
08:05Bonsoir.
08:05Cet événement pourrait rebattre les cartes de la diplomatie étrangère des États-Unis.
08:09Oui, on témoigne notamment à la réaction de l'Iran.
08:12Si certains présentateurs d'État se réjouissent de ce décès,
08:15eh bien lui, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères,
08:18parle d'un homme dont la philosophie de vie était l'agression et l'intimidation.
08:23Notre peuple ne portera pas son deuil, a-t-il ajouté.
08:26Il faut dire que l'Instagram était connu pour une ligne assez interventionniste,
08:31mais surtout anti-Iran.
08:32Il a notamment plaidé pour une action américaine militaire plus agressive contre Téhéran
08:37et a notamment encouragé Donald Trump à lancer une attaque contre les installations nucléaires iraniennes l'année dernière
08:44et a également défendu l'offensive d'Israël et des États-Unis récemment.
08:49À l'inverse, il y a d'autres pays qui vont pleurer la perte d'un allié de taille.
08:53C'est notamment le cas de l'Ukraine, car l'Instagram était l'un des seuls fervents défenseurs des Républicains
08:59qui se battaient coûte que coûte pour le pays.
09:01Il a notamment joué un rôle déterminant pour maintenir l'intérêt de Donald Trump dans le conflit ukrainien
09:06et a constamment voté pour renforcer les sanctions à l'encontre de Moscou.
09:12Et l'Infaut sur le plan national aussi, le décès de l'Instagram sème le trouble,
09:16surtout à l'approche des élections demi-mandats, c'est dans quatre mois maintenant.
09:19– Oui, Donald Trump vient de l'annoncer, ce sera finalement la sœur de l'Instagram
09:23qui va le remplacer jusqu'à la fin de ce mandat, donc jusqu'à janvier.
09:27Mais ce n'est pas ce mandat par intérim qui intéresse les potentiels candidats.
09:31Ce qui intéresse réellement et qui attise la convoitise,
09:34c'est la primaire à l'approche des mid-terms,
09:37d'autant que l'État de la Caroline du Sud sera très semblablement républicain après novembre.
09:42Mais ces divisions internes pourraient cependant affaiblir le camp,
09:47notamment après la perte d'une personne influente.
09:50Et surtout que le parti républicain est déjà privé d'un autre sénateur très influent,
09:54qui est Mitch McConnell, lui âgé de 84 ans et hospitalisé suite à des problèmes de santé.
10:00Donc en fait, les Républicains se retrouvent dans une position délicate
10:03au moment même où le Sénat doit examiner la candidature de Todd Blanche,
10:08qui est le candidat de Donald Trump au poste de procureur général,
10:11et au même moment où le président américain a sommé les Républicains
10:15de voter un budget de défense beaucoup plus important.
10:18Merci Eline Lefaou.
10:19Pourra-t-on un jour aboutir à l'indépendance stratégique vis-à-vis de la Chine ?
10:24Question au cœur des préoccupations des Occidentaux.
10:27Cet objectif a un coût de 24 000 milliards de dollars d'investissement d'ici à 2050.
10:33C'est le chiffre que donne un rapport dévoilé aujourd'hui par le cabinet EY Parthenon.
10:38Astre-Olivier.
10:39Plus de 9 000 milliards de dollars d'ici à 2050 sont nécessaires pour une Europe indépendante de la Chine.
10:46C'est près de 400 milliards de dollars par an outre-Atlantique.
10:49Les Etats-Unis devraient débourser 13 000 milliards de dollars sur 25 ans,
10:54un coût annuel équivalent aux investissements des géants de la tech dans les data centers.
10:58Ces investissements colossaux sont en théorie possibles,
11:01mais il faudrait les additionner aux efforts déjà engagés
11:04pour reconstruire toute la chaîne de valeur dans les secteurs stratégiques.
11:08Le problème, c'est que ça risque de se faire au détriment des consommateurs.
11:11L'indépendance de l'Europe vis-à-vis de la Chine entraînerait une hausse généralisée des prix de 1 à
11:162,5%.
11:17Sans compter que la Chine pourrait empêcher ce découplage,
11:21avec comme moyen de pression les secteurs essentiels comme la tech et l'énergie.
11:25Face à l'ampleur des défis, un découplage partiel avec la Chine
11:28est le scénario le plus probable selon le rapport,
11:31avec des investissements occidentaux plus ciblés.
11:34Et dans ce contexte, Intel annonce 5 milliards d'euros d'investissement
11:37dans son unique usine européenne en Irlande.
11:40Un investissement qui confirme que le groupe américain continue de miser sur l'Europe
11:45malgré le gel de plusieurs projets sur le continent.
11:47Valentin Adby.
11:49Intel n'a pas abandonné l'Europe.
11:51En 2022, le géant américain des semi-conducteurs
11:54promettait plus de 80 milliards d'euros d'investissement sur le vieux continent sur 10 ans.
11:58Au programme, une méga-usine en Allemagne,
12:00un site d'assemblage en Pologne,
12:02une implantation en Italie
12:03et même un grand centre de recherche et développement en France sur le plateau de Saclay.
12:07Mais face aux difficultés financières du groupe,
12:09ces projets ont dû être suspendus.
12:12Intel reprend aujourd'hui des couleurs grâce au boom de l'intelligence artificielle.
12:15Le groupe va investir 5 milliards d'euros dans son usine de Lexlip près de Dublin,
12:20son seul grand site de production européen.
12:23Objectif, moderniser les installations et accélérer la fabrication des processeurs Xeon,
12:27ces puces qui équipent les serveurs des centres de données.
12:30Une bonne nouvelle pour l'Europe,
12:32mais qui reste encore très loin des objectifs d'autonomie en matière de puces.
12:35Dans l'actualité des entreprises, toujours le groupe de Beers
12:38ferme sa plus grande mine de diamants pour deux ans en Afrique du Sud.
12:42La mine de Vénécia, qui emploie 4 400 personnes
12:45et représente 40% de la production annuelle de diamants du pays.
12:49Objectif de cette fermeture, réduire les coûts,
12:51alors que les conditions commerciales restent difficiles
12:53pour l'industrie qui est durement touchée par le succès des pierres synthétiques.
12:5818h13, les marchés.
13:03Avec vous ce soir, Guillaume Sommerer, bonsoir.
13:05Et c'est du vert en ce début de semaine sur le marché parisien.
13:10Effectivement, du vert ce soir.
13:11Le CAC 40 termine à plus 0,3%, à 8 364 points.
13:15Alors demain, il y aura séance.
13:16Un 14 juillet, le marché parisien sera malgré tout ouvert.
13:19Une petite séance, un peu plombée, c'est vrai, par le rebond des cours du pétrole.
13:22Alors, est-ce qu'Hormuz est refermé ou pas ?
13:24Il y a beaucoup d'incertitudes là-dessus.
13:26Donald Trump qui parle même, lui aussi, d'un péage à venir sur Hormuz.
13:29Mais alors, un péage au bénéfice des Américains.
13:31Bon, ça a mis un petit peu de doute dans les marchés,
13:33sans pour autant créer une véritable panique très très loin de là.
13:35Les marchés plutôt calmes ce soir.
13:37Les valeurs qui se distinguent avant l'ouverture des publications.
13:40Demain, aux Etats-Unis, il y aura aussi ASML à suivre cette semaine en Europe.
13:43C'est Capgemini, justement, dans la tech, qui termine plus forte hausse du CAC.
13:46Ce n'est pas tous les jours, plus 3% en juillet Capgemini.
13:48On a aussi Total Energy.
13:50Avec donc ce rebond des cours du pétrole, Total Energy aura repris 3%.
13:53Alors qu'à l'inverse, Air France-KLM, du fait des inquiétudes géopolitiques toujours présentes,
13:57Air France-KLM recule ce soir d'un peu plus de 2,3%.
14:01Ça, ce sont les principaux arbitrages du jour.
14:03A noter cette semaine, pas mal de rendez-vous.
14:05C'est vrai qu'on entre dans le cœur de l'été, mais des rendez-vous importants à suivre quand
14:09même.
14:09Les publications américaines, on le disait, les banques notamment,
14:11et l'inflation américaine.
14:13Dès demain, on aura les prix à la consommation aux Etats-Unis.
14:15Kevin Warch aussi, qui doit cette semaine s'exprimer, Erwan, devant le Congrès américain.
14:19En attendant, le CAC gagne 0,3% ce soir.
14:21Les taux obligataires remontent avec le pétrole.
14:23Le 10 en français termine à 3,87%.
14:25On se rapproche des 4%.
14:26Et c'est du rouge aussi en ce moment sur le marché américain.
14:29Séance en cours à Wall Street.
14:31Le Dow Jones recule de 0,3%.
14:33S&P 500 moins 0,5%.
14:35Le Nasdaq, lui, est en repli d'un pour cent.
14:37Merci beaucoup, Guillaume Sommerer.
14:38L'actualité en France.
14:39Et cette semaine, sonne le coup d'envoi du marathon budgétaire.
14:43Matignon doit rendre ses premiers arbitrages avant mercredi,
14:45avec l'envoi des lettres de cadrage.
14:48Un premier signal avant d'attaquer la suite des discussions.
14:51Caroline Morisop.
14:53Ces arbitrages ont valeur de test.
14:55On va s'assurer que tout ce que nous avons négocié dans le dernier budget
14:58soit bien respecté, nous dit un ténor socialiste.
15:01Prime d'activité, ma prime rénovre, pas un euro pour les étudiants.
15:05Le gouvernement a déjà fait une première en torse en gelant une partie du fond vert
15:09pour compenser le coût de la guerre en Iran.
15:10Il ne faudrait pas qu'il remette en cause d'autres concessions accordées aux socialistes,
15:15prévient l'un d'eux.
15:16Ce sera un premier signal avant le budget, ajoute cette même source.
15:19Jusqu'ici, l'exécutif s'est dit prêt à faire comme l'an dernier,
15:22discuter avec le PS pour trouver un compromis.
15:25Mais à ce stade, les responsables socialistes n'ont échangé qu'avec David Amiel,
15:29le ministre du budget.
15:30Pas avec Sébastien Lecornu, nous disent-ils.
15:32Or, le premier ministre est de plus en plus tiraillé.
15:35Difficile de négocier avec le PS sans se mettre à dos les députés du socle commun,
15:41particulièrement en pleine campagne présidentielle.
15:43Les socialistes risquent de faire monter les enchères.
15:46Et à droite, certains préfèrent encore un budget passé par ordonnance
15:50qu'un nouveau deal coûteux avec la gauche.
15:52Caroline Morisseau, ce début de semaine est aussi marqué par les incendies.
15:57Dans la forêt de Fontainebleau, le feu n'est toujours pas fixé.
15:59Plus de 1000 hectares ont été ravagés.
16:01Incendies aussi sans précédent dans les côtes d'Armor, au Cap Fréel,
16:04où plus de 35 hectares de végétation ont brûlé.
16:07De nouvelles évacuations préventives ont eu lieu cet après-midi.
16:10Et c'est dans ce contexte que la loi d'urgence agricole est à nouveau entre les mains des parlementaires.
16:15Le texte qui a été renforcé par des amendements de sénateurs en faveur des agriculteurs
16:19sera examiné cette semaine en commission mixte paritaire.
16:22Mais avant le début des débats, le MEDEF tape du poing sur la table.
16:26Il dénonce un accaparement des ressources en eau par les agriculteurs
16:29au détriment des industriels.
16:31L'eau est un bien commun à partager, martèle le patronat.
16:35Le MEDEF est inquiet par la loi d'urgence agricole
16:38qui prévoit de doubler les volumes d'eau stockés d'ici à 2035,
16:42notamment pour les usages agricoles.
16:44Au détriment donc de la chimie, papeterie, agroalimentaire et métallurgie
16:48qui ont besoin d'eau pour produire.
16:50600 litres d'eau pour 1 kg d'acier par exemple,
16:53ou 400 litres pour 1 kg de carton.
16:55Ces industries pèsent 7,5% de la consommation d'eau annuelle.
16:59En France, c'est à peine moins que pour l'irrigation des cultures
17:02qui en capte 10%.
17:04Ce texte est d'autant plus injuste pour le patronat
17:07que les industriels se plient à des normes strictes
17:10pour diminuer leur consommation en eau depuis les années 90.
17:13Avec la généralisation des circuits fermés,
17:16de refroidissement par exemple,
17:17le recyclage de l'eau dans les usines
17:19et des investissements dans des process industriels
17:22moins gourmands en eau.
17:23Le MEDEF pousse pour une agriculture moins hydrovore
17:26qui sera davantage compatible avec les sécheresses annoncées
17:30à cause du réchauffement climatique.
17:31Et le sénateur horizon Vincent Louot
17:33fait partie de la commission mixte paritaire
17:36qui votera jeudi cette loi d'urgence agricole.
17:38Il a réagi aux craintes du MEDEF
17:40sur le partage de l'eau entre agriculteurs et industriels.
17:44Dans une loi d'urgence, nous on parle d'agriculture
17:47parce qu'on n'est pas là, c'est pas une loi d'urgence
17:49pour la réindustrialisation du pays.
17:51Mais il faut imaginer que nous ce qu'on fait pour l'agriculture
17:54va automatiquement bénéficier à tous les usages de l'eau.
17:58Les industriels ont besoin d'un volume d'eau
18:00et comme il y a une désindustrialisation de la France,
18:03ils ont besoin globalement de moins d'eau.
18:05Et l'agriculture est impactée tout le temps
18:08dans tous les schémas de cohérence de l'eau
18:11par des baisses de 20, 30, 40% de la consommation d'eau
18:16par pur principe dogmatique.
18:18Et donc là, ça m'a fait bondir.
18:19Donc j'ai envie de dire à M. Martin,
18:21écoutez, vous défendez les entreprises,
18:23vous défendez notamment les entreprises agroalimentaires.
18:26Si vous n'avez plus de production en France,
18:28je ne vois pas comment vous allez garder vos industries en France.
18:31Voilà, Vincent Louot, sénateur horizon,
18:34au micro de BFM Business.
18:35Le plus, c'est le grand format de la rédaction
18:38qui nous emmène ce soir en Espagne.
18:40Le pays qui vit au rythme de températures extrêmes,
18:43bracelets thermiques, horaires tenues adaptées,
18:45les autorités et les entreprises espagnoles
18:47ont mis en place des mesures particulières
18:49quand le Mercure grimpe,
18:50une organisation dont la France pourrait s'inspirer.
18:53Reportage de l'autre côté des Pyrénées
18:56avec Alexandra Pagé.
18:58En 2022, un agent de la voirie est décédé
19:01des suites d'un coup de chaleur.
19:02Un vrai choc pour la population.
19:04La société et le gouvernement espagnol.
19:07Pour prévenir ce genre de drame,
19:09la ville de Barcelone, elle, a équipé ses employés
19:12qui ne peuvent bénéficier de la climatisation,
19:14travaillent à l'extérieur ou pratiquent une activité physique.
19:17De 1400 bracelets thermiques équipés de capteurs.
19:21Antonio Reina Arroyo, jardinier, emporta.
19:25C'est un élément de sécurité supplémentaire.
19:28Comme il est censé émettre un signal sonore
19:30avant même que l'on présente des symptômes,
19:32cela permet de quitter la zone de travail où l'on se trouve,
19:34de boire de l'eau, de se mettre à l'ombre.
19:36Il nous avertit, c'est un signal d'alerte.
19:39En plus de ce gadget innovant,
19:41les horaires des employés municipaux ont été décalés.
19:44Une directive nationale prévoit d'ailleurs
19:46d'imposer aux entreprises
19:48d'adapter les horaires et le rythme de travail
19:51de leurs salariés.
19:52Ahmed Magassa est ouvrier dans le bâtiment à Madrid.
19:56Avant, je commençais à 8 heures,
19:57mais maintenant, il fait très chaud.
19:59Alors, je commence à 7 heures et à 5 heures, c'est fini.
20:03Juan Carlos Rodriguez, lui, est technicien en télécommunications.
20:07Quand on sent qu'on a besoin de s'hydrater,
20:10on s'arrête, un point c'est tout.
20:11Mais bon, l'entreprise nous impose aussi un certain rythme.
20:14À intervalles réguliers, on doit s'hydrater,
20:16se rafraîchir et se mouiller la tête selon nos besoins.
20:20Une autre disposition réglementaire prévoit même
20:23des congés climatiques qui permettent
20:25de ne pas venir travailler
20:26quand les conditions météorologiques
20:28sont jugées dangereuses.
20:30En attendant, certains patrons adoptent aussi
20:32des tenues adaptées.
20:33Andrea D'Emilio, gérant des restaurants à Madrid,
20:36est partisan du short.
20:38Ce que nous essayons d'offrir,
20:40c'est un service de qualité, chaleureux,
20:42où les gens se sentent bien.
20:43Que les serveurs s'habillent d'une manière ou d'une autre,
20:45ça n'a pas d'importance.
20:46L'important, c'est que tous les employés
20:48se sentent à l'aise au travail,
20:50qu'ils se sentent bien
20:50et donc qu'ils puissent faire du bon travail.
20:54Depuis avril, les terrasses des bars et restaurants
20:57sont également fermées.
20:58En cas d'alerte orange ou rouge
20:59de l'agence de météorologie espagnole,
21:02les sanctions infligées par le ministère du Travail
21:05aux entreprises pour des infractions liées à la chaleur
21:08ont atteint plus d'un million et demi d'euros
21:10l'année dernière.
21:11Et en France, justement, le Haut-Commissariat
21:14a appelé à l'ouverture de négociations obligatoires
21:16avec les branches professionnelles,
21:18et ce, avant l'été 2027,
21:21pour adapter le travail aux canicules à répétition.
21:23Le clic du jour, c'est cet article de Rémi Bayeul
21:26qui s'intéresse à la climatéflation,
21:31climatflation en anglais,
21:32Césaco, c'est quand le réchauffement climatique
21:35provoque une augmentation des prix.
21:37Plusieurs observateurs nous disent que le phénomène
21:39El Niño risque de provoquer un choc inflationniste planétaire
21:42avec un bon des prises alimentaires,
21:43notamment l'article est à retrouver sur le site de BFM Business.
21:48La chaleur qui pousse aussi les villes à réagir et à investir
21:51avec un ennemi bien identifié, le béton.
21:54Omniprésent en ville, il fait s'envoler les températures.
21:57Les municipalités veulent donc remettre du verre jusque sur les parkings
22:01avec des dalles nouvelle génération pour les aider à mieux respirer.
22:04Valentin Hadby avec les équipes de BFM Lille.
22:08À l'étrême, dans le Pas-de-Calais,
22:10ce parking de 81 places a banni le bitume.
22:13Olivier Bataille, fondateur de O2D Environnement,
22:16mesure l'efficacité de ces dalles perméables
22:18avec un simple thermomètre.
22:20Voilà, donc là, sur les dalles, les parkings végétalisés,
22:23on a une température d'environ 35 degrés,
22:26donc qui a un peu la température ambiante.
22:30En passant sur l'enrobé,
22:33là, on approche rapidement des 60 degrés.
22:36Une barrière anti-chaleur et anti-inondation.
22:39Face aux intempéries, cette surface de 1000 m²
22:41cache une mécanique de précision.
22:43Jessica Lepinas, directrice du développement.
22:46La goutte de pluie va tomber sur le stationnement
22:47et s'infiltrer vraiment verticalement, directement dans le sol.
22:51On va aussi avoir une connexion avec les espaces verts adjacents.
22:54Un système plébiscité à l'étrême,
22:56même si selon la municipalité, les modules sont plus chers à l'achat,
23:00le retretien est, lui, plus allégé.
23:02Une stratégie globale assumée par l'ajout en bâtiments municipaux,
23:05Nicolas Loizet.
23:07On essaye à chaque fois, que ce soit sur les parkings
23:09ou sur les bâtiments, de pouvoir soit produire de l'énergie solaire,
23:13soit de récupérer l'eau.
23:14Donc, dès que nous pouvons, nous mettons notre pierre à l'édifice
23:18pour améliorer la situation climatique.
23:20Un besoin d'adaptation devenu national,
23:23pour O2D Environnement, le marché s'accélère.
23:25Sur une croissance de plus entre 10 et 20% par an, à peu près.
23:29Depuis une bonne dizaine d'années.
23:32Des parkings plus vivants, conçus pour durer un demi-siècle.
23:35Une solution de long terme pour redessiner le visage de nos communes.
23:38Valentin Adbi, 18h24, on marque une courte pause.
23:41On se retrouve pour la suite de vos informations dans un tout petit instant.
23:47Le 18h éco sur BFM Business.
23:52BFM Business présente.
23:57Le 18h éco, Erwan Maurice.
24:0118h26 sur BFM Business au cœur de l'été.
24:04Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans votre édition du soir.
24:06Le 18h éco, 30 minutes de condensé d'actualité économique.
24:10Et on poursuit avec l'Europe qui va légiférer sur l'accès des réseaux sociaux aux mineurs.
24:15Après la remise d'un rapport d'experts très attendu à Bruxelles aujourd'hui,
24:19Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne,
24:22s'est engagée à présenter une proposition de loi après l'été.
24:25Et quelques grands principes ont été posés.
24:28Caroline Morisseau.
24:30Alors qu'une vingtaine de pays en Europe a déjà commencé à s'attaquer au sujet,
24:34la présidente de la Commission européenne veut harmoniser les règles d'accès à Internet
24:38pour les mineurs partout en Europe.
24:40Tout cela se fera de manière graduée en fonction de l'âge.
24:43En dessous d'un certain âge, l'accès sera totalement interdit.
24:47À quelques exceptions près, expliquait Ursula von der Leyen,
24:50même si elle a bien conscience qu'en pratique, cela risque d'être compliqué.
24:55Évidemment, cette solution ne sera pas infaillible.
25:00Il faudra du temps pour enraciner ce changement culturel
25:03qui a déjà pris forme dans nos sociétés,
25:05comme il a fallu du temps pour interdire la conduite en état d'ébriété
25:08ou imposer la ceinture de sécurité.
25:15Cela nous prendra du temps, mais quand il s'agit de sécurité,
25:18le jeu en vaut la chandelle.
25:22La présidente de la Commission n'a pas donné plus de détails,
25:25mais les experts eux préconisent de fixer cet âge à 13 ans.
25:28Libre au pays de l'Union, d'aller au-delà s'ils le souhaitent.
25:31Quant au contenu concerné,
25:33Ursula von der Leyen vise non seulement les réseaux sociaux,
25:36mais aussi d'autres fonctionnalités qui peuvent être addictives.
25:39Les experts pointent notamment les assistants d'intelligence artificielle.
25:44La compagnie saoudienne Riadir pourrait acquérir 30 Boeing 787 supplémentaires,
25:49selon Reuters.
25:49La conversion de ces options en achats fermes pourrait être annoncée
25:52durant le salon aéronautique de Farnborough au Royaume-Uni la semaine prochaine.
25:56Boeing et la compagnie ont refusé de commenter cette information.
25:59Et puis Stellantis redresse ses ventes grâce à l'Amérique du Nord.
26:02Le constructeur annonce une hausse de 10% de ses livraisons mondiales
26:05au deuxième trimestre, avec plus d'un million et demi de véhicules écoulés.
26:08Si le marché européen est à la peine,
26:10l'Amérique du Nord porte la dynamique.
26:12Claire Rabideau.
26:14Au deuxième trimestre, les livraisons ont bondi de 38% outre-Atlantique,
26:18avec 445 000 véhicules écoulés.
26:20Et sur l'ensemble du premier semestre,
26:22les volumes progressent de 27%, bien plus qu'en Europe.
26:26Une reprise notamment portée par les nouveaux modèles lancés ces derniers mois.
26:29L'Europe reste malgré tout le premier marché du groupe,
26:32avec près de 1,4 million de véhicules livrés au deuxième trimestre.
26:36Les nouveaux modèles comme les Citroën C3, C3 Aircross ou Fiat Grande des Pandas
26:40voient leurs ventes grimper de 51% sur un an.
26:43Une croissance globale portée par les livraisons de véhicules électriques
26:47également réparties entre Stellantis et son partenaire chinois Lipmotor.
26:51En revanche, les ventes du groupe reculent de 3% au Moyen-Orient,
26:54en Afrique et en Amérique du Sud,
26:56des zones pénalisées par les conflits régionaux et la faiblesse du marché argentin.
27:00Des résultats qui confortent la stratégie du directeur général Antonio Filosa,
27:04faire de l'Amérique du Nord la priorité du groupe,
27:07avec plus de 60 milliards d'euros d'investissement sur 5 ans.
27:10Voilà pour vos actualités de ce lundi soir.
27:12Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Marie-Cœur de Roi,
27:15les experts de l'IMO.
27:16Très bonne soirée.
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