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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:01Bonsoir à tous, ravie de vous retrouver pour l'heure des pros de week-end et pour m'accompagner pendant
00:05cette heure.
00:05Judith Vintraume, bonsoir.
00:07Bonsoir Elodie.
00:07Grand reporter, Sabrina Medjeber, bonsoir.
00:10Essayiste et sociologue et Henri Gueno, bonsoir.
00:12Bonsoir.
00:13Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.
00:15On va parler tout de suite de ce qui s'est passé à Sarcelles, mais d'abord cette dernière information
00:19du côté de la Seine-et-Marne.
00:21C'est un incendie virulent qui s'est déclenché près de l'autoroute A6, aux alentours notamment de Fontainebleau.
00:27On apprend que deux avions bombardiers d'eau ont été envoyés en renfort, en plus des troupes de pompiers au
00:34sol.
00:35Et sachez, si jamais vous devez prendre le train, que cela complique considérablement la circulation des trains qui font la
00:41liaison entre Paris et la région sud-est de la France.
00:44Entre 4h20 et 6h de retard pour les trains.
00:48La SNCF qui disait un peu plus tôt que la situation pouvait revenir à la normale dans la soirée.
00:53Mais évidemment, cela dépendra de l'incendie qui est en cours du côté de la Seine-et-Marne.
00:59Voilà pour cette information.
01:00Maintenant, on va revenir à ce qui s'est passé du côté de Sarcelles, puisque des armes ont été découvertes
01:07dans une voiture.
01:08La DGSI, justement, surveillait ce véhicule.
01:11Et il est fort possible que cette arme était prévue pour commettre un attentat contre la communauté juive.
01:17On fait le point d'abord sur les derniers éléments avec Sharon Camara.
01:21C'est ici, rue Henri Dunant à Sarcelles, que le véhicule suspect a été retrouvé par la brigade anticriminalité ce
01:28samedi soir, après un signalement de la DGSI.
01:31La direction générale de la sécurité intérieure estime que le véhicule aurait pu être positionné à cet emplacement pour commettre
01:38un attentat contre la communauté juive.
01:40Si aucun explosif n'a été retrouvé à l'intérieur, la voiture contenait plusieurs armes, un fusil d'assaut et
01:46sept cartouches, ainsi qu'une arme de poing avec dix munitions.
01:50Donc on se retrouve encore une fois avec des éléments probants sur certainement une attaque de nos compatriotes juifs, puisque
02:01Sarcelles, il y a beaucoup de compatriotes juifs qui résident.
02:05Hier, c'était un Shabbat aussi, peut-être qu'il visait justement la fin du Shabbat.
02:11Dans la soirée, l'opération des démineurs a nécessité l'évacuation de 300 personnes, d'un cinéma et de plusieurs
02:17restaurants dans ce quartier animé de Sarcelles.
02:20Si les forces de l'ordre n'ont pas encore confirmé qu'il s'agit d'un attentat déjoué contre
02:24la communauté juive, le ministre de l'Intérieur affirme que la menace reste élevée.
02:29La situation n'a pas évolué défavorablement, mais ni favorablement. Elle reste toujours très élevée et les services de renseignement
02:36sont en mobilisation totale face à cette menace.
02:39Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire. Une enquête a été ouverte, notamment pour les chefs d
02:45'associations de malfaiteurs terroristes, en vue de la préparation de crimes d'atteinte aux personnes.
02:50Henri Henault, cette affaire nous rappelle évidemment toutes les menaces qui pèsent sur la communauté juive.
02:55Le parquet national antiterroriste précise qu'il y avait notamment parmi les armes un fusil mitrailleur de type Kalachnikov.
03:01On peut aussi remercier nos services d'avoir sans doute évité le pire.
03:05Oui, je crois que ça montre que la DGSI fait son travail.
03:10Je pense qu'il y a beaucoup d'attentats déjoués et que vraiment on a une police qui, de ce
03:18point de vue-là, est très performante, mais il n'y a jamais de risque zéro.
03:22Et la menace, elle est là, elle est présente, elle est constante.
03:27C'est le monde dans lequel nous vivons.
03:30Je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire que de laisser la police et la justice
03:34faire son travail et de tout faire les uns et les autres pour éviter d'attiser les tensions entre les
03:41ethnies, les religions.
03:42Je pense que là, on atteint un degré de méfiance, de peur, même de haine réciproque, qui devient extrêmement périlleux.
03:51C'est quelque chose qui me frappe beaucoup.
03:56Il y a des gens qui vous disent, d'un côté comme de l'autre, qu'il faut les tuer
04:00avant qu'ils nous tuent.
04:02On en est là, des gens normaux, des gens instruits, des gens qui, d'habitude, sont modérés, pondérés.
04:13Et cette tension, elle monte, elle est aussi instrumentalisée, entretenue, nourrie.
04:17Et je pense que chacun a une part de responsabilité dans ce qui se passe et doit tout faire pour
04:24que les choses s'apaissent.
04:25parce que sinon, il arrivera un moment où nous ne pourrons plus les maîtriser.
04:29Il ne suffira pas que la DGSI fasse son travail.
04:33C'est vrai que Sabrina, à la fois, et Axel Ronde d'ailleurs le rappelaient aussi dans ce sujet, bien
04:38sûr, la situation internationale,
04:40c'est-à-dire avec l'Iran, les proxys et la crainte depuis le début du conflit qu'ils puissent
04:44frapper sur notre sol.
04:45Et comme le disait Henri Guénaud à l'instant, aussi des discours qui instrumentalisent ce conflit,
04:49qui, dans certains esprits, forcément, le discours, en fait, il prend, et comme le disait Henri à l'instant,
04:54on disait au début, il prend dans les esprits faibles, en réalité, pas uniquement.
04:57Alors, il y a deux écueils, à mon sens, puisqu'il y a un précédent à Sarcelles.
05:01Souvenez-vous qu'en 2014, il y a eu des émeutes avec un tract qui appelait à la descente
05:07pour attaquer, en effet, des personnes de confession juive.
05:10Georges Bensoussan a écrit les territoires perdus de la République,
05:13précisément en raison de la communautarisation du tissu social.
05:18La plupart des Français de confession juive qui habitaient Sarcelles
05:21ont choisi l'Alia ou alors d'habiter et de prendre terre, si j'ose dire, dans l'Ouest parisien.
05:29Donc, c'est malheureusement, je trouve, un bis répétitable,
05:33puisque, à l'époque déjà en 2014, c'était en raison de l'animosité liée au conflit israélo-palestinien.
05:39Donc, ça, c'est la première des choses.
05:40En effet, la DGSI a très bien fait son travail, puisqu'il y a quand même 300 personnes qui ont
05:44été évacuées.
05:44Donc, la DGSI a évité un carnage, littéralement un carnage.
05:47Oui, avec des salles de cinéma et beaucoup de restaurants.
05:49C'est-à-dire qu'on a vu dans le reportage, c'est vraiment une zone où il y a
05:51beaucoup, beaucoup de passages.
05:53Absolument. Donc, ce qui prouve que ça a été méthodiquement organisé, pensé, minutieusement activé.
05:59Dieu merci, ça ne s'est pas réalisé.
06:02Et le second écueil, en effet, c'est le discours politique d'une grande, grande partie de la gauche,
06:07à l'extrême gauche notamment, pour ne pas les nommer LFI, qui infusent, qui labourent les consciences
06:13en masquant leur antisémitisme sous couvert d'antisionisme.
06:17Il y a des discours qui se ramifient, qui en effet s'imprègnent ou imprègnent les esprits des plus jeunes
06:24ou d'ailleurs même aux plus âgés, qui amènent ce passage à la combien d'agressions de personnes
06:29de confession juive. Le nombre d'actes antisémites a explosé.
06:33De menaces, d'insultes.
06:34De menaces, d'insultes, de viols également. Souvenez-vous, la petite fille violée à Courbevoie de 12 ans
06:39en raison du fait qu'elle est juive. Donc, il y a en effet une menace qui pèse de façon
06:43la plus exacerbée
06:45en raison du conflit. Mais la chape de plomb qui pèse sur les Français de confession juive
06:49à Sarcelles, ça n'est malheureusement pas une nouveauté.
06:51Et justement, ces Français qui vivent à Sarcelles et ceux notamment de la communauté juive,
06:56nos équipes les ont rencontrés cet après-midi. Ils sont allés leur poser la question.
07:01Sont-ils étonnés ? Est-ce qu'ils s'attendaient par exemple à ce genre de fait ?
07:04Eh bien, écoutez leur réponse.
07:07Bon, il n'y a plus rien qui étonne aujourd'hui. Mais bon, je pense que la vie continue.
07:13Il faut être sur ses gardes. On entend partout à Marseille, à Lyon, un truc.
07:18Donc, voilà. On est une cible. C'est évident.
07:23On est terrorisés. On a peur pour nos enfants, nos petits-enfants.
07:26Et on se dit qu'on n'a plus vraiment notre place à Sarcelles. Ni en France peut-être.
07:32Honnêtement, on ressent de la peur. Et on se demande si ça va prendre de l'ampleur
07:39et si Sarcelles va être touchées comme certains endroits dans la France.
07:45Beaucoup de personnes font leur alia vers Israël actuellement.
07:49On se demande si on peut être encore en sécurité.
07:52Ça fait flipper quand même.
07:54Je relève ce que vous disiez avec évidemment justesse.
07:58C'est que cette personne, la dernière qu'on a entendue,
08:01Sabrin a préféré effectivement être interrogée de manière anonyme.
08:04Ça arrive de plus en plus souvent quand on est sur le terrain
08:06que les personnes ne veuillent pas finalement se mettre en danger
08:10parce qu'ils ont l'impression que témoigner, c'est de se mettre en danger.
08:12Les mots qu'on entend, Judith, ils sont dramatiques.
08:15Entre ceux qui disent finalement, ce n'est pas vraiment étonnant,
08:18ça peut arriver n'importe où, pourquoi pas à Sarcelles ?
08:20Ceux qui disent on a peur, mais pour l'instant, on reste là.
08:23On voit le climat aussi qu'on fait peser sur cette communauté juive
08:27à force de menaces, à force d'agressions.
08:30Ils ont peur et en fait, ils se cachent.
08:32Et on le voit, cet homme qui témoigne à visage couvert,
08:34ce n'est pas pour rien.
08:36Oui, surtout les juifs.
08:37Le terme de communauté ne me plaît pas beaucoup.
08:41De même que ne me plaît pas beaucoup la présentation
08:43que vous venez de faire, Henri Guénaud, de ces haines réciproques
08:46en disant que des deux côtés, il y a des gens qui disent
08:48je vais tuer l'autre, ce n'est ni la même ampleur,
08:51ni la même forme, ni la même nature.
08:54Je n'ai jamais vu, par exemple, des étudiants juifs
08:57se rassembler pour sortir un étudiant musulman d'un amphi.
09:01Tout à fait.
09:02Jamais.
09:02En termes d'actes, évidemment, c'est incomparable.
09:06Et en termes de nature, l'antisémitisme est un fondement
09:10de l'islamisme.
09:13Par ailleurs, il imprègne une partie importante
09:18de la jeunesse musulmane qui revendique
09:21de partager des clichés antisémites.
09:24Je n'ai pas du tout, je ne vois pas de symétrie
09:26chez les juifs.
09:27Pardon.
09:27Ce n'est pas un problème, ce n'est pas le terrain
09:32sur lequel je me place.
09:33La violence, c'est réciproque.
09:35Voilà, c'est réciproque.
09:36On s'amende d'un côté.
09:37Ni de nature, ni de quantité, ni d'en peur.
09:39Ok, très bien, on peut dire ça si on veut,
09:41mais la violence, c'est réciproque.
09:42Il y a des juifs qui haïssent les musulmans.
09:46La violence, c'est réciproque.
09:48Ce qui est en train de monter dans ce pays,
09:49ce qui nous menace tous, ce qui menace toutes les communautés,
09:52y compris les gens qui sont là depuis des dizaines de générations,
09:56ce qui nous menace tous, c'est la violence mimétique,
10:01c'est-à-dire la violence réciproque.
10:02La violence est toujours réciproque.
10:04Vous êtes violents avec moi, je serai violents avec vous.
10:06Voilà.
10:07Et moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est ça.
10:09Parce qu'il y a un moment...
10:10C'est qui le réflexe de vengeance ?
10:11Il y a des terroristes, il y a des extrémistes.
10:19Mais ça n'est pas le seul danger,
10:21c'est que tous ces gens ont allumé une mèche
10:23qui risque de nous exploser à la figure,
10:25qui va nous exploser à la figure si ça continue.
10:27Voilà.
10:28Et moi, mon souci majeur,
10:30c'est cette violence réciproque qui monte,
10:33cette haine qui monte.
10:34Elle a des raisons,
10:37ou plutôt chacun se trouve des raisons.
10:39Et le pire, c'est qu'elle est en train de déborder
10:41très largement les extrémistes.
10:44Voilà.
10:45Alors, ça n'enlève rien à la question spécifique
10:48de l'antisémitisme,
10:51mais à regarder l'état du monde.
10:53C'est-à-dire, aux Etats-Unis,
10:55il y a des étudiants juifs
10:58qui critiquent violemment, pas gentiment,
11:01la politique d'Israël.
11:03Vous avez dans le monde entier...
11:04Et alors ?
11:05Il y a une montée...
11:06Non, mais...
11:07Non, il n'y a pas...
11:08Si, il y a un rapport, c'est que...
11:09Il y a un rapport, c'est que...
11:11C'est que cette histoire devient...
11:14C'est une violence qui nous échappe.
11:16Voilà.
11:17Et que moi, je veux bien qu'on dise...
11:18Très bien, il y a les coupables,
11:20les innocents.
11:21Oui, il y a les coupables, les innocents.
11:22Mais une fois qu'on a dit ça,
11:24on n'a pas pris la mesure du phénomène.
11:26Voilà.
11:26Et la mesure du phénomène, encore une fois,
11:28c'est la violence réciproque
11:29qui monte de partout.
11:31Voilà.
11:31Et qui va...
11:34dont on va perdre le contrôle.
11:35Ce n'est pas seulement les terroristes.
11:37Ce n'est pas seulement les extrémistes.
11:39Voilà.
11:40Et vous allez avoir même un autre phénomène,
11:41je vais vous dire.
11:42Vous me semblez avoir concerné le préciser
11:43en disant qu'au-delà des islamistes,
11:45une partie,
11:47notamment dans la jeunesse,
11:48partageaient ces clichés.
11:49Voilà.
11:49Ce n'est même pas le problème de l'amalgame.
11:51C'est le problème de la violence épidémique.
11:54Voilà.
11:54C'est ça qui est aujourd'hui totalement...
11:57Enfin, pour moi, tout à fait angoissant.
12:00Voilà.
12:00Et c'est ça qu'il faut essayer,
12:02qu'il faut à tout prix essayer d'arrêter.
12:04Ça s'arrête en mettant hors d'état
12:06de nuire les terroristes,
12:07en mettant hors d'état de nuire les extrémistes,
12:09en se débarrassant de ceux dont on ne veut plus
12:14quand on peut s'en débarrasser.
12:15C'est le plus difficile.
12:16Voilà.
12:16Oui, mais c'est une réalité.
12:20C'est la réalité d'un monde dans lequel
12:21on a perdu la maîtrise de nos frontières,
12:24on a perdu la maîtrise même de notre société.
12:26Mais en menant le combat idéologique,
12:28aussi sur le terrain,
12:29pourquoi est-ce que l'antisémitisme,
12:32le palestinisme se propage comme ça ?
12:35L'une des raisons,
12:35c'est qu'il n'y a personne en face.
12:37François-Xavier Bellamy est un des seuls
12:39à avoir mis les pieds,
12:41par exemple, à Sciences Po.
12:42On compte sur les doigts d'une main
12:44les gens qui vont combattre
12:46l'antisémitisme et l'islamisme
12:48dans les facs.
12:49On les compte sur les doigts d'une main.
12:51En face, ils sont pléthores,
12:52c'est organisé, c'est revendiqué.
12:54C'est bien fait d'ailleurs.
12:55Le boulot est très très bien fait
12:56par la France insoumise et consorts.
12:58Et en face, c'est le désert.
13:00Oui, mais parce que personne...
13:01Donc il ne faut pas être gentil,
13:02vous disiez, je suis pour la paix.
13:04Personne ne prend de manger de personne.
13:06Sur le terrain des idées,
13:07sur le terrain tout court.
13:08Enviguer nous répond et on passe à autre chose.
13:11Personne ne combat la violence.
13:13D'où qu'elle vienne.
13:15Et ça, c'est un vrai sujet.
13:16Certains l'entretiennent.
13:17Après, on peut se dire,
13:18il n'y en a plus d'un côté,
13:18il n'y en a plus d'autre,
13:19il n'y en a plus d'élinquants
13:20dans telle catégorie,
13:20plus de terroristes ici.
13:21Mais la question, vous me dites,
13:23il y a de la violence dans les universités.
13:25C'est vrai.
13:26Mais qui la combat ?
13:28Personne.
13:28On a même vu un très haut responsable
13:30de la sécurité en France.
13:31Expliquez qu'il n'y avait pas
13:32besoin de non-droit en France.
13:34Et ce qu'on vient de voir,
13:35c'est quoi ?
13:36Le monsieur qui se cache le visage.
13:39C'est une zone de non-droit.
13:40C'est le résultat
13:41de tous nos renoncements.
13:44De toutes nos lâchetés.
13:45Voilà.
13:46Oui.
13:47Ça peut être généraliste.
13:49Mais oui, parce que...
13:51Un dernier mot, vraiment.
13:52Il faut qu'on avance.
13:53Ça ne sert à rien
13:57de ne pas regarder ce problème
13:59dans son ensemble.
14:00de ne pas essayer...
14:01Nous n'allons pas résoudre
14:02le problème israélo-palestinien.
14:04Voilà.
14:04Et je me réserve le droit...
14:06Et quand bien même,
14:07ça ne ferait pas disparaître
14:08l'antisémitisme.
14:09Non, mais ça ferait disparaître
14:10cet alibi de l'antisémitisme.
14:13On va avancer
14:13en parlant un petit peu
14:14de politique française à présent
14:16puisque vous le savez,
14:17Marine Le Pen est donc
14:18la candidate
14:19à Rassemblement National
14:20pour l'élection présidentielle
14:22de 2027.
14:23Jordan Bardella revient donc
14:25à son poste
14:26de prétendant à Matignon.
14:28Il s'exprime dans les colonnes
14:30du Figaro.
14:31On va regarder ensemble
14:32deux citations
14:33de Jordan Bardella.
14:34D'abord,
14:35quand nos confrères
14:35lui font remarquer
14:37qu'il a l'air peut-être
14:38moins enjoué
14:38que précédemment.
14:40Lorsque je lis les journaux
14:41et j'écoute
14:42les commentateurs
14:43depuis mardi,
14:44j'ai l'impression
14:44d'assister
14:45à mon propre
14:45enterrement politique
14:46qu'il garde les pelles.
14:48Je n'ai pas l'intention
14:49d'y participer.
14:50Alors forcément,
14:51Sabrina,
14:51Jordan Bardella
14:52ne peut pas dire
14:52autre chose.
14:53Mais ça a forcément
14:54été une période particulière
14:55pour lui.
14:56ce moment où vous vous dites
14:57je suis peut-être
14:58prétendant à l'Elysée
14:59ou je vais peut-être
15:00être prétendant à Matignon.
15:02Il a dû s'y préparer.
15:03C'est normal
15:04que quand on retourne
15:05à sa place,
15:06quand on retourne
15:06à son duo
15:06avec Marine Le Pen,
15:08il y a peut-être
15:09un petit questionnement
15:10ou une petite déception.
15:12En effet,
15:13qu'il fut dans l'expectative
15:14de voir un nouveau rôle
15:16se présenter à lui
15:17dans cette période judiciaire
15:19concernant Marine Le Pen,
15:21c'est une évidence
15:21qu'aujourd'hui
15:23il revienne
15:24de manière symbolique
15:27ou même réelle
15:27finalement
15:28à son rôle
15:30et son statut
15:31et sa stature
15:32au sein du RN,
15:33c'est évidemment
15:34une réalité également.
15:35Donc Marine Le Pen
15:36ne cesse de clamer
15:37que c'est un couple
15:38uni par les convictions,
15:39le même combat,
15:40etc.
15:40Il n'empêche que
15:41Jordan Bardella
15:42sait très précisément
15:43où il se situe
15:45aujourd'hui,
15:45en tout cas
15:45en attendant
15:46le pourvoi
15:47en cassation.
15:48Donc pour l'instant,
15:49il se maintient
15:49là où il doit être,
15:50il reste là où il doit être,
15:51et il se contente
15:52évidemment
15:53de commenter précisément
15:55ceux qui ont cru
15:56pouvoir l'enterrer
15:57parce qu'ils espéraient
15:57que Marine Le Pen
15:58soit condamnée
15:59et que Jordan Bardella
16:00puisse accéder
16:00de fait
16:01en tant que présidentiable
16:03et évidemment là
16:04ils se sont tous plantés
16:05puisque pour l'instant
16:06Marine Le Pen
16:06se déclare candidate
16:07et donc les commentaires
16:08suivront
16:09et Jordan Bardella
16:10sait répondre
16:10à ses commentaires.
16:11Oui, Jordan Bardella
16:12sait répondre Judith
16:13et puis surtout
16:14Jordan Bardella
16:14savait que c'était
16:15une option possible
16:16et on savait très bien
16:17qu'à partir du moment
16:18où Marine Le Pen
16:18se déclarait candidate,
16:20tout le parti
16:20rentrait dans le vent
16:21et c'est évidemment
16:22pas question
16:22que Jordan Bardella
16:23fasse de l'ombre,
16:24il est évident
16:25que le parti
16:25était déjà
16:26en ordre de bataille,
16:27on attendait juste
16:27en fait la tête
16:28à mettre sur l'affiche,
16:29d'ailleurs les deux affiches
16:30étaient prévues.
16:31Oui, d'ailleurs
16:31ils ont très très bien su
16:33garder la confidentialité
16:34de leur préparation
16:35parce qu'en fait
16:36on a su après
16:37par des papiers
16:38y compris dans le Figaro
16:39que tout ça
16:40était sur les rails
16:41depuis de longues semaines.
16:42à part ça,
16:44Jordan Bardella
16:45c'est un être humain,
16:46bien sûr qu'il y a cru,
16:47bien sûr qu'il a espéré.
16:49Quand on est aussi jeune
16:51et qu'on vous fait miroiter
16:54quelque chose de si...
16:56Pendant plusieurs mois
16:56on le prépare.
16:58on ne peut pas
16:59ne pas y croire un peu
17:00et donc être déçu.
17:02Et justement
17:03sur ce fameux duo
17:04il s'exprime là-dessus
17:05aussi Jordan Bardella
17:05parce qu'on avait
17:06beaucoup entendu
17:07depuis mardi
17:07Marine Le Pen
17:08mais le patron
17:09du Rassemblement National
17:10dit ceci
17:11la spécificité du RN
17:12est désormais
17:13d'avoir à sa tête
17:14deux expressions
17:14deux chefs qui s'accordent
17:16travaillent ensemble
17:17dans l'amitié
17:18la confiance
17:18et le respect mutuel.
17:20Marine Le Pen
17:20aspire à présider la France
17:21je souhaite la gouverner
17:23Henri Guénaud
17:24il y a des partis
17:24où on ne sait pas encore
17:25très bien
17:25qui sera candidat
17:27et il y a le Rassemblement National
17:28qui propose
17:29pour la première fois
17:30c'est assez original
17:31en France
17:32un ticket
17:32un peu comme aux Etats-Unis
17:33on sait pour qui on vote
17:34c'est un duo
17:35il y a la présidente
17:36potentielle
17:37et le Premier Ministre
17:37on va voter pour un président
17:39bien sûr
17:40on va voter pour une personne
17:42et ça se passera
17:43comme ça
17:45voilà
17:45et à la fin
17:46il y aura un président
17:47si c'est Madame Le Pen
17:48ce sera Madame Le Pen
17:50il n'y aura pas un coprésident
17:51aux Etats-Unis
17:52on vote effectivement
17:53pour un ticket
17:54vice-président
17:55n'ayant aucun rôle
17:56sauf le jour où
17:57le président est obligé
17:58de partir
18:00comme par exemple
18:01Nixon
18:01quand il a dû partir
18:02ou le président meurt
18:03et c'est le vice-président
18:05qui termine le mandat
18:06ça n'est pas le cas
18:09et d'autre part
18:10les relations
18:11depuis le début
18:12de la Ve République
18:13et ça s'est aggravé
18:14avec le quinquennat
18:15entre le Premier Ministre
18:16et le Président de la République
18:17sont pour le moins
18:19compliquées
18:19houleuses
18:20non compliquées
18:21pas toujours houleuses
18:22mais compliquées
18:23voilà
18:23compliquées
18:24mais il n'y a
18:24qu'un président
18:25au bout du compte
18:26alors quand on est
18:27en cohabitation
18:28la majorité
18:29du Parlement
18:30et celle du Premier Ministre
18:33ce qui n'empêche
18:34pas le Président
18:34d'avoir un rôle
18:35voilà
18:36il reste quand même
18:37qu'un Président
18:37rappelez-vous
18:38les sorties
18:39de Mitterrand
18:40et de Chirac
18:41à l'étranger
18:42il y a un Président
18:43et à l'étranger
18:44le Président est le Président
18:45et le Premier Ministre
18:45à l'intérieur
18:46en cohabitation
18:47le Premier Ministre
18:48sera un rôle
18:49qui est défini
18:49par les institutions
18:50on doit à Mitterrand
18:51d'ailleurs d'avoir
18:52très bien géré
18:53la première cohabitation
18:54et bien défini
18:55ce qu'était
18:55le rôle du Président
18:56c'est rentré
18:57dans la pratique
18:58voilà
18:58mais je ne crois pas
19:00que cette campagne
19:02quelle que soit
19:07la sincérité
19:07de Mme Le Pen
19:09quand elle dit
19:09on va faire un duo
19:10oui
19:12ils vont faire un duo
19:13jusqu'à la fin
19:14de la campagne
19:15mais il n'empêche
19:16que ce sera la campagne
19:17de Marie-Hersandre
19:18de Marine Le Pen
19:18voilà
19:19c'est ainsi
19:20ce sont les institutions
19:21qui le veulent
19:21et après
19:22et après
19:23nous verrons
19:24nous verrons
19:25parce que
19:25le choix d'un Premier Ministre
19:27il dépend de la façon
19:28dont on est élu
19:29et d'autre part
19:30au bout de quelques semaines
19:31il y aura
19:32une législative
19:34voilà
19:34et donc
19:35le Premier Ministre
19:37nommé
19:38le jour
19:39où le Président
19:40va arriver
19:41où le nouveau Président
19:42va arriver à l'Élysée
19:43ne sera pas forcément
19:45celui qui va rester
19:46selon le résultat
19:47des élections législatives
19:48donc voilà
19:49donc c'est très bien
19:50ils jouent tous les deux
19:52la partition
19:53qu'ils ont décidé
19:53d'écrire
19:54ensemble
19:55mais il ne faut pas se tromper
19:56enfin quand même
19:57une remarque
19:58je comprends la déception
19:59voilà
20:01c'est difficile
20:02quand on s'est mis
20:03cette idée dans la tête
20:04et que les sondages
20:05vous couronnent
20:06tous les jours
20:07néanmoins
20:07je pense que les juges
20:09ont rendu service
20:10aussi à Jordan Bardella
20:11parce que
20:12c'est une charge
20:13absolument écrasante
20:14voilà
20:15et que
20:16qu'on le veuille ou non
20:17l'âge et l'expérience
20:19jouent
20:19et que
20:20ce n'était pas forcément
20:21un cadeau à lui faire
20:22moi
20:22tous les gens
20:24que j'ai vus
20:24nommés à des postes
20:26de responsabilité
20:27avant
20:27qu'ils soient prêts
20:29à les occuper
20:31ils ont vécu
20:33un calvaire
20:33voilà
20:34et ils n'ont
20:35pas forcément réussi
20:36ils ont même souvent
20:36souvent échoué
20:37et encore une fois
20:39si le Premier Ministre échoue
20:40le Président
20:41se débarrasse
20:42du Premier Ministre
20:43même s'il l'aime bien
20:44même si
20:44voilà
20:44puis après
20:45je ne vous rappelle pas
20:46les couples
20:47qui ne devaient pas
20:48se défaire
20:48des amis de 30 ans
20:49tout cela
20:51à l'épreuve du pouvoir
20:52finalement finit par
20:53révoluer un peu
20:54je pense que Marine Le Pen
20:56n'a pas dû apprécier
20:57du tout
20:57le coup des deux chefs
21:00alors
21:00est-ce que
21:01c'était à mettre
21:01sur le compte
21:02de la déception
21:03et des passagers
21:05dans ce cas-là
21:05très bien
21:06ou est-ce que c'est ça
21:07parce que moi
21:08ça me rappelle
21:09si ma mémoire est bonne
21:11Lionel Jospin
21:12qui est en cohabitation
21:13précisément
21:14avait commencé
21:14à parler
21:15des deux têtes
21:16de l'exécutif
21:17vous vous souvenez ça
21:18les deux têtes
21:19de l'exécutif
21:19et Chirac
21:20lui avait dit
21:21mon petit bonhomme
21:22enfin il n'y a pas dit
21:22mon petit bonhomme
21:23mais c'était le sens
21:24du message
21:24métaphore
21:25il n'y a
21:26y compris en cohabitation
21:27qu'une tête
21:28de l'exécutif
21:29alors si ce n'est pas
21:30juste
21:32la déception passagère
21:34qui fait dire ça
21:35à Jordan Bardella
21:37si ça préfigure
21:40le rôle
21:40qu'il entend tenir
21:41au cas où Marine Le Pen
21:43serait élue
21:43et le désignerait
21:44à Matignon
21:45c'est problématique
21:46Oui parce que Sabrina
21:47il y a aussi
21:48effectivement l'idée
21:48en campagne
21:49alors le premier déplacement
21:50ils l'ont fait ensemble
21:52Marine Le Pen
21:52venait de prendre
21:53sa décision
21:54mais c'est ce qu'on dit
21:55à chaque fois
21:56c'est un président
21:57ou une présidente
21:58on ne peut pas toujours
21:59être forcément
22:00flanqué du futur
22:01Premier ministre
22:02parce que dans la rencontre
22:03aussi avec les Français
22:04dans les échanges qu'on a
22:05c'est la personne
22:06qui se présente
22:06qui doit les avoir
22:07c'est bien d'avoir des capteurs
22:08évidemment
22:09c'est bien la rigueur
22:09de prévoir son futur gouvernement
22:12mais à un moment donné
22:12c'est une personne
22:13devant son destin
22:14devant les Français
22:15et potentiellement
22:16après dans l'histoire
22:17Oui et sachant
22:19qu'au sein même
22:19du Rassemblement National
22:21il y a deux lignes
22:23idéologiques
22:24et politico-économiques
22:27Jordan Bardella
22:27étant un peu plus libérale
22:28que Marine Le Pen
22:29qui est un peu plus étatiste
22:30donc déjà au sein même
22:32de l'appareil
22:32il y a vis-à-vis des électeurs
22:34deux identifications
22:36deux projections
22:36vis-à-vis de l'un
22:38et vis-à-vis de l'autre
22:39et ça
22:39et ce sera évidemment
22:40un marqueur très fort
22:41pendant la campagne présidentielle
22:43un marqueur devant lequel
22:47seront confrontés
22:48les deux
22:48Jordan Bardella
22:49ainsi que Marine Le Pen
22:51mais en définitive
22:52c'est Marine Le Pen
22:53qui mènera la danse
22:54c'est Marine Le Pen
22:55qui conduira la campagne
22:56c'est Marine Le Pen
22:57qui sera en meeting
22:57c'est Marine Le Pen
22:58qui rencontrera
22:59les adhérents
23:00au nom justement
23:01de sa présidentiabilité
23:03et Jordan Bardella
23:04lui
23:05évidemment
23:05il devra entre guillemets
23:07se mettre en retrait
23:08malgré également
23:09son fort plébiscite
23:10sa forte popularité
23:11notamment chez les jeunes
23:13je crois qu'il était crédité
23:1334% selon le dernier
23:15sondage Elab
23:16donc chacun a deux
23:18personnalités
23:18très différentes
23:19avec deux finalement
23:20socles de projections
23:22différents
23:23mais dans un même temps
23:25Marine Le Pen
23:26a réussi quand même
23:26ce que n'ont fait
23:27ou en tout cas
23:28fait rarement
23:28les politiques
23:29c'est-à-dire
23:29le sens de l'unité
23:31le sens de l'adhésion
23:32un couple
23:33vraiment un binôme
23:34ou un couple
23:34comme elle l'appelle
23:35politique
23:36ils avancent à deux jambes
23:38sans béquille
23:38et contrairement à ce qu'on voit
23:40d'ordinaire
23:41notamment chez les républicains
23:42mais pas que
23:43c'est plutôt
23:44ce n'est pas
23:45la traîtrise
23:46entre les deux
23:47qui fait loi
23:48et qui fait foi
23:49mais plutôt
23:49l'unité
23:50après chacun sa singularité
23:52les électeurs
23:53quoi qu'il arrive
23:53sont attachés
23:55au programme
23:56du Rassemblement National
23:56et en raison
23:58du fort plébiscite
23:59lié à l'immigration
24:00l'insécurité
24:01ainsi que le pouvoir d'achat
24:02on va commencer
24:02le prochain sujet
24:04avant de passer
24:04à la pause
24:05mais je voudrais quand même
24:06qu'on revienne
24:07sur cette affaire
24:07on vous l'explique
24:08depuis le début
24:09du week-end
24:10les meurtriers
24:10présumés du jeune
24:11Shem Sedin
24:12qui avait été tué
24:13roué de coup
24:14à 15 ans
24:14en 2024
24:15sont libres
24:17notamment
24:17on nous disait
24:18en raison
24:19d'un vide juridique
24:20regardez ce que dit
24:21le porte-parole
24:22du ministère
24:22de la justice
24:24Sacha Stropian
24:25qui explique quelque chose
24:26qui change un peu la donne
24:27l'analyse de la direction
24:28des affaires criminelles
24:29et des grâces
24:30du ministère de la justice
24:31dispose que le vide juridique
24:33ne s'applique
24:33qu'aux décisions
24:34postérieures
24:35au 1er juillet 2026
24:36et ne s'applique donc pas
24:37aux mineurs
24:38en détention provisoire
24:39avant cette date
24:40une dépêche
24:41l'expliquant
24:41a été envoyée
24:42aux juridictions
24:42avant le 1er juillet
24:43d'ailleurs
24:44à plusieurs reprises
24:45depuis
24:45des chambres d'instruction
24:46ont confirmé
24:47cette analyse
24:48en refusant
24:49les sorties
24:49de détention provisoire
24:50sollicitées
24:51notamment à Paris
24:52ainsi les parquets généraux
24:54font systématiquement
24:55des recours
24:55pour les quelques décisions
24:56de remise en liberté
24:57décidées malgré cela
24:59par ailleurs
25:00le parlement a voté
25:01la semaine dernière
25:01le rétablissement
25:02de cette mesure
25:03le conseil constitutionnel
25:04saisi en parallèle
25:05rendra sa décision
25:06d'ici une dizaine de jours
25:07après quoi la mesure
25:08sera de nouveau
25:09pleinement applicable
25:10y compris pour les nouvelles
25:12décisions de mise
25:13en détention
25:14voilà pour la précision
25:15du ministère
25:16de la justice
25:16on va en parler
25:17juste après la pause
25:18puisqu'on se rend compte
25:19que finalement
25:20ces meurtriers
25:21n'auraient jamais dû être
25:22laissés en liberté
25:23que ce sont donc
25:23des magistrats
25:24je vois Judith
25:25qui hésite
25:26on va regarder
25:26c'est l'étage en dessous
25:28oui alors c'est quand même
25:29les meurtriers de Shamsin
25:30c'est quand même
25:31avant le 1er juillet
25:32ça pour le coup
25:32on est sûr
25:33on en parle
25:33juste après la pause
25:34restez avec nous
25:38on se retrouve
25:39pour la deuxième partie
25:40de l'heure des pros 2
25:41week-end
25:42si vous étiez avec nous
25:44avant la pub
25:44vous avez vu
25:45qu'on parlait donc
25:46de ce fameux vide juridique
25:48qui a permis
25:48de libérer
25:49notamment les meurtriers
25:51présumés
25:51de Shamsin
25:52alors c'est vrai que
25:53Judith on se dit
25:54notamment dans l'agenda
25:55parlementaire
25:55on a l'impression
25:56que tout est toujours
25:56prioritaire
25:57le conseil constitutionnel
25:59avait alerté
26:00non pas la veille
26:01évidemment
26:01mais des mois avant
26:03et on se dit
26:04on légifère tout le temps
26:05tellement on a laissé passer
26:07en fait la date charnière
26:08qui était celle du 1er juillet
26:09d'abord il faut en revenir
26:10au début de l'histoire
26:11oui enfin moi je sais pas
26:12le problème de la surlégislation
26:15qui est effectif
26:15les lois sont trop nombreuses
26:17mal faites
26:18vous avez raison
26:19du problème de priorité
26:22au sein même
26:23du ministère de l'Intérieur
26:25le côté
26:26c'est pas nous
26:27c'est l'étage en dessous
26:28c'est la justice
26:29le ministère de la justice
26:29en l'occurrence
26:31oui ou même le parquet
26:32puisque le parquet
26:34faisait appel
26:35en cas de décision
26:37du JAP
26:38j'imagine
26:38du juge
26:39d'application
26:39des peines
26:40de libération
26:41ou du juge
26:42des libertés
26:44sur la détention
26:46provisoire
26:46enfin en gros
26:47c'est pas nous
26:49regardez ailleurs
26:50ça prouve qu'il est
26:51très très ennuyé
26:51je parle de Gérald Darmanin
26:53bien sûr
26:53par cette histoire
26:54je suis pas forcément
26:55convaincant
26:56parce que comme vous le dites
26:57on a tous répété
27:00et le conseil constitutionnel
27:02en premier
27:02qu'il avait
27:03dûment
27:04averti
27:05ce qui ne rend pas moins
27:06sa décision
27:09pertinente
27:10d'ailleurs
27:10à mon avis
27:11après il y a la question
27:12effectivement Sabrina
27:13de l'interprétation
27:14qu'en font les magistrats
27:15parce que si on se base
27:16sur ce que dit
27:17le porte-parole
27:18ça ne concerne que
27:19les dossiers
27:20qui sont
27:21après le 1er juillet
27:22les meurtriers
27:23de Chamsédine
27:24les meurtriers présumés
27:25pardon
27:25de Chamsédine
27:25ça date de bien avant
27:27donc on se dit
27:27qu'il y a quelque part
27:28visiblement
27:29une interprétation
27:30qui a pu être mal faite aussi
27:31oui absolument
27:33et en effet
27:34il appartenait
27:34au ministre
27:35de la justice
27:36pardon
27:36de pouvoir revoir
27:38cette loi
27:39sur la justice
27:39des mineurs
27:40des mineurs
27:40pardon
27:41péniblement
27:42rédigé par Gabriel Attal
27:44et censuré par
27:45le conseil constitutionnel
27:46Judith
27:47soulève
27:48le sujet
27:49de l'interprétation
27:50et des règles parlementaires
27:51mais moi j'aimerais
27:52également souligner
27:53l'aspect culturel
27:54de la mort de Chamsédine
27:55parce que c'est
27:56un impensé politique
27:57mais nous accueillons
27:58sur notre sol
27:59des personnes
27:59qui ont des souches
28:01culturelles particulières
28:02et qui considèrent
28:03que leur soeur
28:04c'est la propriété
28:05d'un frère
28:06c'est la propriété
28:06d'une famille
28:07c'est la propriété
28:07d'un clan
28:08et qu'à partir du moment
28:09où un jeune homme
28:10ne peut pas généraliser
28:10évidemment
28:11non bien évidemment
28:12je dis qu'il y a
28:13quelques personnes
28:14des personnes
28:15issues
28:16de certaines cultures
28:17qui ont une conception
28:19une représentation
28:20de la femme
28:20en estimant qu'elle fait partie
28:22en estimant qu'elle sait
28:23leur propriété
28:24et qu'à ce titre là
28:24on a le droit
28:25de massacrer un jeune homme
28:27dans son lycée
28:28parce qu'il fréquente
28:29la soeur de l'un d'entre eux
28:30donc ça c'est déjà
28:31quelque chose
28:32qui devrait interroger
28:33les politiques
28:33les féministes
28:34singulièrement
28:35mais on ne les entend pas trop
28:36et autre chose
28:38c'est la violence
28:40de la sortie
28:41de ces jeunes hommes
28:42la façon dont ils ont été
28:44acclamés
28:45comme des stars
28:45c'est des stars
28:46à la sortie de la prison
28:47absolument
28:48on les a
28:48vraiment
28:48d'autres jeunes enfants
28:51de jeunes adolescents
28:52pardon
28:52sont venus les accueillir
28:53les ont vraiment
28:54encore une fois
28:54érigés en héros
28:56sans la moindre empathie
28:57sans le moindre filtre
28:59humain
29:00ou en tout cas
29:00humanisant
29:01vis-à-vis de la victime
29:02et ça
29:02ça c'est un réel sujet
29:04Maurice Berger
29:04j'en parle énormément
29:05ce déficit d'empathie
29:07ce déficit
29:08l'absence totale
29:09même d'empathie
29:09je pense à ce moment-là
29:10exactement
29:11et ça je pense
29:12que ce n'est pas
29:13à la justice
29:13de pouvoir malheureusement
29:14résoudre ce problème
29:15c'est vraiment
29:16une lame de fond
29:17de la société française
29:17de la dislocation
29:18de la société française
29:19de la déshumanisation
29:20même ou de la décivilisation
29:21et ça prendra énormément
29:22de temps
29:22à je pense
29:23remettre un peu à plat
29:24Henri Hainaut
29:25de toute façon
29:26il y a eu un loupé
29:26dans cette histoire
29:27c'est-à-dire qu'on peut
29:28se demander
29:28à quel étage précisément
29:30est le loupé
29:32en attendant
29:32qu'on puisse libérer
29:33des meurtriers présumés
29:34notamment de Chamsédine
29:36parce qu'il y a
29:36ce fameux vide juridique
29:38c'est le terme
29:38qu'on a utilisé
29:39les français ne peuvent
29:40pas le comprendre
29:41oui mais il va falloir
29:42qu'ils comprennent
29:43parce que
29:44alors vous avez
29:45parfaitement raison
29:46sur la destruction
29:48de la société française
29:49le manque d'empathie
29:51qui grandit
29:52dans toute une partie
29:53de la jeunesse
29:53mais qu'avons-nous fait
29:55enfin qu'ont fait
29:56les pouvoirs publics
29:56qu'ont fait les autorités
29:58dans toutes les politiques
29:59publiques
30:00pour faire comprendre
30:01à ces adolescents
30:03à ces jeunes
30:04que non
30:05ils n'avaient pas le droit
30:06non ils n'avaient pas le droit
30:07bien sûr
30:07et là
30:08la justice a son rôle
30:09comme la police
30:10comme l'école
30:11etc
30:11et la justice en a un
30:12alors cette histoire
30:13elle est quand même
30:14pas banale
30:16surtout elle vient
30:16après l'histoire de Liana
30:18c'est
30:19de Louis
30:20c'est
30:21il y a quelque chose
30:21qui est absolument
30:23insupportable
30:23dans cette histoire
30:24il y a un an
30:25le conseil constitutionnel
30:27a censuré
30:27une disposition
30:30de la loi
30:31sur la justice
30:32des mineurs
30:32alors on peut s'interroger
30:35d'ailleurs
30:36le conseil constitutionnel
30:37considère que
30:38la loi sur la justice
30:39des mineurs
30:40que le code
30:42pénal pour les mineurs
30:43c'est une loi fondamentale
30:44de la république
30:45et donc en gros
30:45on ne peut pas y toucher
30:46ça ça ne peut pas durer
30:47c'est à dire qu'il y a un moment
30:48où il va falloir
30:49il va falloir
30:50en l'occurrence
30:51il disait que
30:52cette disposition
30:54induisait des peines
30:55automatiques
30:56non non
30:57là-dedans
30:57il n'y avait pas que ça
30:57il y avait le fait
30:58qu'il n'y avait pas
30:59il n'était pas prévu
31:00un juge spécialisé
31:01pour prendre la décision
31:03sur d'autres aspects
31:04il y avait
31:06le principal argument
31:07c'est
31:08ça ne correspond pas
31:09à ce que doit être
31:10la justice des mineurs
31:11parce que
31:11et il le dit
31:12le conseil constitutionnel
31:13c'est devenu
31:14une loi fondamentale
31:15de la république
31:15alors ça
31:16c'est pas possible
31:16il va bien falloir
31:17régler ce problème
31:18celui-là
31:19comme d'autres
31:20qui concerne
31:21la façon dont
31:22le conseil constitutionnel
31:24interprète
31:24et applique
31:25le préambule
31:26de la constitution
31:27voilà
31:27on ne pourra pas
31:28s'exonérer
31:29de ce débat
31:30dont je constate
31:31qu'il n'a pas lieu
31:32dans l'esquisse
31:33de campagne présidentielle
31:34à laquelle on assiste
31:35ça c'est la première chose
31:36mais c'est un vrai sujet
31:37voilà
31:37c'est un vrai sujet
31:38en fait c'est le débat
31:39l'état de droit
31:39l'état du droit
31:40et à chaque fois
31:41non mais l'état de droit
31:42par ça
31:43évidemment
31:44Bruno Rotaillot
31:46savait critiquer
31:47un aspect de la législation actuelle
31:49il s'en prend
31:50en disant à l'état
31:51l'état de droit
31:52ça existe
31:52mais ça n'inclut pas
31:53tout ce qu'on a mis dedans
31:55voilà
31:55mais c'est un autre débat
31:56mais c'est un débat
31:57qu'il va falloir
31:57il va falloir l'avoir
31:59voilà
31:59il va falloir l'avoir
32:00ça c'est la première des choses
32:01le deuxième sujet
32:02c'est
32:03quand même
32:03le conseil
32:04le conseil constitutionnel
32:05comme d'habitude
32:06a laissé un temps
32:07aux pouvoirs publics
32:09pour
32:10pour faire revoter
32:12une disposition
32:13et pour éviter
32:13le vide juridique
32:14et donc il a donné
32:15un an
32:16un an
32:17ce qui semble raisonnable
32:18à première vue
32:19non mais c'est raisonnable
32:20voilà
32:20et personne n'a rien fait
32:22donc on s'est retrouvé
32:23le 1er juillet
32:24qui était la date limite
32:25fixée par le conseil constitutionnel
32:26avec effectivement
32:27un vide juridique
32:28alors on peut
32:29discuter sur l'interprétation
32:31mais c'est
32:31c'est vrai que c'est une situation
32:34absurde
32:34c'est une situation absurde
32:37interprétation ou pas
32:38on se trouvait
32:38dans une situation absurde
32:39avec un vide juridique
32:40que chacun pouvait
32:42remplir
32:43finalement à sa façon
32:44et pardon
32:45c'est pas le
32:47le
32:47le
32:48le ministère de la justice
32:50n'est pas
32:50l'interprète
32:52des décisions
32:52du conseil constitutionnel
32:54ou même
32:54ou même du code pénal
32:56donc il y a
32:57là il y a un vrai problème
32:58et ce problème
32:58il vient de l'incurie
32:59il n'y a pas d'autre mot
33:00de l'incurie
33:03du ministère de la justice
33:05donc du gouvernement
33:06qui n'a pas présenté à temps
33:07un projet de loi
33:08qui était très simple
33:09puisqu'il concernait
33:10une disposition
33:10voilà
33:11du texte
33:12donc
33:12ça a été intégré
33:13dans une loi
33:13beaucoup plus globale
33:14qui est la justice
33:15il y avait une urgence
33:17pour un an quand même
33:19un an
33:20un an
33:20et tout le monde
33:21pouvait se douter
33:23que ça allait créer
33:23des situations
33:24comme celle-ci
33:26situation absolument dramatique
33:27voilà
33:28et donc là
33:29l'état ne fonctionne plus
33:30l'état est dans un désordre inouï
33:32et on voit bien
33:33que la justice ne fonctionne plus
33:34non plus
33:34et qu'encore une fois
33:35il ne s'agit pas toujours
33:36de reporter la responsabilité
33:40sur ce qui applique la loi
33:42ceux qui la font respecter
33:44etc
33:46là c'est le problème
33:47de l'état
33:47du gouvernement
33:48du ministère de la justice
33:50voilà
33:50qui n'a pas fait son travail
33:51voilà
33:52s'il avait présenté
33:53ce texte
33:54à temps au parlement
33:55il aurait été voté
33:55probablement tout de suite
33:57et il n'y aurait pas eu
33:58de vide juridique
33:58alors après on peut se dire
34:00il faut quand même
34:01changer la loi
34:02et donc
34:03on va reposer la question
34:04du conseil constitutionnel
34:05mais cet exemple
34:07qui est terrible
34:08terrible
34:09parce qu'on relâche
34:11des criminels
34:12et qu'on s'est mis
34:13dans cette situation
34:15de ne pas pouvoir
34:16faire autrement
34:17car enfin
34:18on peut toujours dire
34:19qu'il y a un problème
34:20d'interprétation
34:21mais le droit
34:22c'est le droit
34:22heureusement ça existe
34:23quand même
34:24ça existe
34:24c'est-à-dire
34:24vous ne pouvez pas dire
34:25oui
34:26tant pis
34:27moi je remplis
34:27je fais ce que je veux
34:29c'est pas possible
34:30voilà
34:31c'est pas possible
34:31dans l'état actuel
34:32du code pénal
34:34le juge
34:35puisque cette disposition
34:37était annulée
34:37en réalité
34:38avait une marge manœuvre
34:39très très limitée
34:40voilà
34:41donc
34:42ça mérite
34:43voilà
34:43c'est un vrai sujet
34:44c'est pas une anecdote
34:45ah non
34:46effectivement
34:46malheureusement
34:47c'est pas une anecdote
34:48et surtout
34:48les conséquences sont terribles
34:50si tout est en désastre
34:51si personne ne fait son travail
34:52dans l'état
34:52dans les institutions
34:53notre société
34:54elle court au désastre
34:56et on en arrive
34:57à ces situations-là
34:58pour les minutes
34:58qui nous restent
34:59je voudrais qu'on parle
35:00de la première journée
35:01d'hommage à Alfred Dreyfus
35:03on rappelle que c'est une journée
35:04qui avait été instaurée
35:05par le président de la république
35:06l'an dernier
35:07il s'est exprimé
35:08à ce sujet
35:08Emmanuel Macron
35:09on l'écoute
35:11le Dreyfusisme
35:12nous rappelle
35:13que l'antisémitisme
35:14quel qu'en doit la racine
35:16ou les explications prétendues
35:18est l'ennemi
35:19de la république
35:21or nous savons
35:22que les vieux démons
35:23de l'antisémitisme
35:24n'ont jamais totalement
35:25disparu de notre pays
35:26nous le savons
35:28parce que les actes
35:29antisémites
35:30loin de s'éteindre
35:31continuent de frapper
35:32des personnes
35:32en raison de ce qu'ils sont
35:33et face à ce retour
35:35de l'odieux antisémitisme
35:38la vigilance
35:39est un devoir
35:40de tous les instants
35:42alors
35:42je dis effectivement
35:43les discours
35:45les journées de commémoration
35:46ça peut toujours être important
35:47mais la question
35:48c'est toujours
35:48quand on entend ce constat
35:50et ce diagnostic
35:51du président de la république
35:52et après
35:53et derrière
35:54qu'est-ce qu'on fait
35:54parce que les mots
35:55c'est une chose
35:56les actes
35:57c'en est aussi une autre
35:58et ce qu'on entend parfois
35:59c'est qu'Emmanuel Macron
36:00dans les discours
36:01contre l'antisémitisme
36:03effectivement
36:03il a les mots qu'il faut
36:04mais que parfois
36:05ça ne m'a même pas
36:06les mots qu'il faut
36:07ah non
36:07en l'occurrence
36:08il est complètement
36:09à côté de la plaque
36:10alors certes
36:11il s'agit
36:12d'instaurer
36:13une journée
36:14de mémoire
36:16à la décision
36:18de la cour de cassation
36:19qui a cassé
36:20complètement
36:21la condamnation
36:22d'Alfred Dreyfus
36:23donc on parle
36:24de cette époque-là
36:25mais
36:25quand il se met
36:28en sautant
36:29dans l'époque contemporaine
36:30à ne parler que
36:32du retour
36:33des vieux démons
36:33du vieil antisémitisme
36:35on n'est pas aujourd'hui
36:36on n'est pas dans la France
36:37de 2026
36:38c'est pas le vieil
36:40antisémitisme
36:40catho
36:42d'extrême droite
36:43bien évidemment
36:44qui fait des ravages
36:45dans la France
36:46d'aujourd'hui
36:46et ça
36:47il l'occulte
36:48complètement
36:48je peux aller
36:50plus loin
36:52c'est que
36:53d'abord
36:54on parle
36:54de l'affaire Dreyfus
36:55c'est avant
36:56la solution finale
36:57en plus
36:57donc c'est pas
36:58c'est pas du tout
36:59la même chose
37:00c'est épouvantable
37:03l'antisémitisme
37:04mais c'est un antisémitisme
37:05qui ne concerne d'ailleurs
37:06pas que l'extrême droite
37:06à l'époque
37:07qui est aussi religieux
37:08qui est aussi
37:09qui est aussi de gauche
37:10qui est aussi de gauche
37:11il l'esquisse
37:13dans son discours
37:14mais il est d'une autre nature
37:15que celui
37:17qui va sortir
37:18de la seconde guerre mondiale
37:19et de la solution finale
37:20qui lui
37:21est profondément racialiste
37:24et c'est pas du tout
37:25c'est pas du tout le même
37:26donc on peut pas faire
37:26comme c'était
37:27d'autre part
37:27je rappelle d'ailleurs
37:28que ça me fera plaisir
37:30à Edith
37:31c'est que
37:33c'est que
37:35il y a
37:39une contribution
37:41du nazisme
37:42à l'antisémitisme
37:44moyenne orientale
37:45voilà
37:46c'est à dire que
37:46le grand mufti de Jérusalem
37:49qui détestait
37:50les juifs
37:51pour des raisons
37:52qui n'étaient pas les mêmes
37:52que celles des nazis
37:53mais qui détestait les juifs
37:54était l'allié d'Hitler
37:55que l'Hitler a offert
37:57à offert une radio
37:58à Berlin
37:58pour inonder
37:59l'Afrique du Nord
38:00d'antisémitisme
38:02voilà
38:02donc il y a quelque chose
38:03vous pouvez pas
38:04faire commencer
38:05l'histoire
38:06à Dreyfus
38:06il faut la faire commencer
38:08après
38:08pour le problème
38:10qui nous concerne
38:10aujourd'hui
38:11la seule chose
38:12qu'on peut se dire
38:13quand même
38:13c'est que
38:14faisons attention
38:17c'est pour ça
38:17qu'il faut combattre
38:18cet antisémitisme
38:19il pourrait réveiller
38:20un antisémitisme
38:22bimillénaire
38:23voilà
38:23qui a fait
38:24dans tout l'Occident
38:25du juif
38:26le bouc émissaire
38:26de tous les malheurs
38:27voilà
38:27et donc
38:28c'est pour ça
38:29que c'est encore plus grave
38:30et qu'il faut être
38:31encore plus vigilant
38:33voilà
38:34toujours pareil
38:35cette épidémie
38:35qu'il faut voir
38:36c'est ce qu'on voit
38:36notamment en Espagne
38:37oui
38:38ça réveille
38:39un vieil antisémitisme
38:42virulent
38:43parce que c'est au fond
38:44c'est culturel
38:45c'est au fond
38:45donc il faut
38:46faire très attention
38:47voilà
38:48c'est ça qui me
38:48toujours pareil
38:49c'est histoire
38:50de contamination
38:50alors là
38:51pour le coup
38:51il faut parler
38:52de l'ensemble
38:52oui
38:53mais pas de la même façon
38:54pas comme il le fait
38:55non
38:56c'est à dire
38:56c'est pas celui
38:57auquel nous avons
38:58à faire face aujourd'hui
38:59n'est pas le même
39:00mais celui auquel
39:01nous avons à faire face
39:02aujourd'hui
39:02peut réveiller
39:04aussi l'autre
39:05voilà
39:05c'est ça qui est
39:06voilà c'est ça qui est
39:07terrible
39:07parce que vous savez
39:08moi j'ai rencontré
39:09beaucoup de gens
39:11qui n'étaient pas de gauche
39:12qui étaient tout à fait évolués
39:14et qui au bout d'un moment
39:16dans certaines discussions
39:19faisaient ressortir
39:20quelque chose
39:20bien sûr
39:21qui est très vieux
39:22et très ancien
39:22voilà
39:23faisons attention
39:23prenons garde
39:25à ce que celui d'aujourd'hui
39:26la méthode
39:27la nature
39:27sont importantes
39:28les gens que vous avez rencontrés
39:30je ne doute pas
39:30de leur existence
39:33ne vont pas
39:34aller mettre le feu
39:35à une synagogue
39:36non
39:37pas
39:38ça ne va pas encore
39:39non ce que je veux dire
39:40voilà faisons attention
39:41ça existe
39:42voilà
39:43ça existe
39:43c'est latent
39:44et c'est la raison pour laquelle
39:46il faut être encore plus vigilant
39:47encore plus sévère
39:49aujourd'hui
39:50contre cet antisémitisme
39:52qui tue
39:52Sabrina Medgeber
39:54pour que
39:54conclure le débat
39:55donc concernant Emmanuel Macron
39:57c'est très bien
39:58les commémorations
39:58la symbolique est importante
40:00je pense que
40:01en réalité
40:02si
40:02le fond de sa pensée
40:04était la lutte
40:05contre l'antisémitisme
40:07dont il parle
40:09symboliquement
40:09il aurait déjà
40:10dû commencer
40:11par marcher
40:12le jour
40:13où la marche
40:14contre l'antisémitisme
40:15a été organisée
40:16ce qui aurait envoyé
40:17un signal fort
40:17puisque la politique
40:18c'est aussi
40:19du symbole
40:20et il a loupé
40:21malheureusement pour lui
40:23ce moment là
40:24qui aurait dû être
40:25un moment précisément
40:26de communion
40:26et de transcender
40:28toutes les identités politiques
40:30et tout le partisanisme
40:31politique
40:32donc ça c'est la première des choses
40:33ensuite la seconde des choses
40:34c'est que je n'ai jamais entendu
40:35Emmanuel Macron
40:36condamner les propos
40:38largement
40:39largement
40:39outranciers
40:40de certains membres
40:41de la France insoumise
40:42je pense à ceux
40:43qui considèrent par exemple
40:44que le Hamas
40:44est un groupe de résistants
40:46je ne l'entends rarement
40:48que très rarement
40:49parler de l'islamisme
40:51l'islamisme
40:51qui fait partie
40:52des menaces existentielles
40:54à en entendre
40:56les propos de
40:56monsieur Bertrand Chamouleau
40:58avec le
40:58avec le narcotrafic
40:59je trouve qu'Emmanuel Macron
41:01est très très léger
41:02dans ses interventions
41:04pour souligner
41:05que l'islamisme
41:06c'est en effet
41:08la souche
41:09ou une des souches
41:10de l'antisémitisme
41:12qui conduit précisément
41:13au passage
41:13à l'acte criminel
41:14merci beaucoup
41:15Sabrina Medjeber
41:17merci
41:17Judith Vintraud
41:18merci Henri Hainaut
41:19d'avoir été les invités
41:20de l'heure des pros
41:212
41:22évidemment l'information
41:23continue
41:24tout de suite
41:25vous avez rendez-vous
41:26avec enquête d'esprit
41:27et puis ensuite
41:28vous retrouverez
41:28Olivier Decaire-enfleck
41:30et ses invités
41:31pour 100% politique
41:32ils reviendront
41:33sur les thèmes
41:33qu'on a évoqués
41:34puis sans doute aussi
41:35sur l'incendie
41:36je vous rappelle rapidement
41:37l'information
41:37en Seine-et-Marne
41:38autour de l'autoroute
41:39Assis
41:40jusqu'à 6 heures
41:41de retard
41:42pour certains trains
41:44et évidemment
41:44des circulations
41:45très compliquées
41:46aux abords
41:47de cet incendie
41:48avec deux avions
41:49qui ont été envoyés
41:50en renfort
41:51des pompiers
41:52bonne soirée à tous
41:53sur CNews
41:53bonjour
41:55bonjour
41:56Merci.

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