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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00De Gilles William Golnadel, bonsoir.
00:01Bonsoir.
00:02Et de Julien Drey, bonsoir.
00:04Bonsoir.
00:04Julien, beaucoup de sujets évidemment à vous soumettre et à discuter avec vous deux, messieurs.
00:09On va commencer par l'actualité politique de la semaine.
00:12Marine Le Pen qui donc est candidate à l'élection présidentielle depuis ce mardi.
00:17On écoute Jean-Philippe Tanguy, il était l'invité du grand rendez-vous à la mi-journée.
00:22Déjà, nous ne pensons pas que Marine Le Pen sera condamnée.
00:24Voilà, ça a été peu compris par un certain nombre d'observateurs et surtout d'adversaires politiques.
00:28Mais c'est un coup de poker que vous faites.
00:29Vous dites, on ne pense pas, mais vous ne savez pas.
00:31Non, mais c'est-à-dire que Marine Le Pen, par définition, ça aussi ça a été moqué alors que
00:35c'est une évidence,
00:36c'est qu'elle est innocente.
00:37Donc elle pense qu'elle va pouvoir prouver son innocence.
00:39Et de toute façon, Marine Le Pen, elle ira au bout.
00:41Et comme elle l'a dit, les Français jugeront.
00:43Ça fait 12 ans, je crois, que ça dure.
00:45On allait aux élections avec l'enquête, le soupçon, la première instance, maintenant l'appel.
00:51Les Françaises et les Français sont au courant, ont bien compris les enjeux.
00:54Et ils jugeront, si je puis dire, Marine Le Pen sur le fond, en votant pour elle.
00:59De manière très large.
01:01Gilles William, la campagne présidentielle est lancée.
01:03Mais on voit bien que tous les opposants à Marine Le Pen, pour l'instant,
01:07l'attaquent uniquement sur l'angle judiciaire.
01:09On n'est pas encore prêts de parler de fond quand on voit les déclarations de la semaine.
01:12Très sincèrement, je pense qu'ils finiront par se fatiguer.
01:15C'est un sujet qui est assez épuisant.
01:19La réalité, c'est que l'arrêt, donc à Sassion, indique très expressément qu'il n'y a pas d
01:29'enrichissement personnel.
01:31Et donc, dans l'esprit du peuple français, c'est très important.
01:34Si ça avait été une condamnation un peu à la Cahuzac, on aurait découvert un compte au Bahamas, ou je
01:40ne sais pas où,
01:41ça aurait complètement changé l'opinion du peuple français.
01:44Le peuple français est habitué maintenant, malheureusement, aux épreuves judiciaires
01:49par rapport à certains hommes ou femmes politiques, plutôt à droite, je le constate statistiquement.
01:55Mais par ailleurs, il eût été sévère si ça avait été un enrichissement personnel.
01:59Donc, à partir de là, il va se passer ce qui va se passer devant la Cour de Cassation.
02:03Mais je pense que ça ne changera rien.
02:05Ça ne changera rien, sans doute.
02:06Et puis, Julien, on voit les premiers sondages qui sortent.
02:10Certes, on est loin de l'élection présidentielle et ce ne sont que des sondages,
02:13mais il y a presque un effet rebond pour Marine Le Pen dans les popularités et dans les intentions de
02:18vote.
02:18On voit qu'elle grimpe pour l'instant.
02:20Oui, avec une précision.
02:22Elle n'est pas innocente.
02:23À titre personnel, elle est innocente.
02:25Mais elle a validé un dispositif qui existait auparavant, et elle-même l'a dit d'ailleurs.
02:30Elle a regretté de ne pas l'avoir corrigé plus rapidement, d'avoir laissé faire
02:34ce qui était un arrangement pour le moins indiscutable avec le Parlement européen.
02:39Donc, ça, quand même, ça existe, je veux dire.
02:42Alors, après, on peut dire les uns les autres, mais ça, c'est une réalité qui est incontestée.
02:46Y compris par elle-même, puisqu'elle a évolué dans sa défense.
02:49Ça, c'est la même chose.
02:50Deuxièmement, moi, je pense que l'arrêt était un arrêt tordu, je l'ai dit comme ça,
02:56parce qu'effectivement, il la mettait devant une situation qui était très difficile.
02:59J'avais pensé, et je me suis trompé, donc je le reconnais,
03:02qu'elle en profiterait pour se mettre en retrait, qu'elle laisserait faire.
03:05Bon, elle y va, elle fonce.
03:07Elle sait que c'est un pari, un pari risqué, y compris par rapport à la Cour de cassation,
03:11qui peut aussi se crisper, que malgré tout, même si ses adversaires, évidemment,
03:16je suis d'accord, ne vont pas passer leur temps à lui dire que vous êtes coupable, etc.
03:19C'est quand même quelque chose qui pèse dans une campagne électorale,
03:22et ça ne va pas être si simple que ça.
03:24Alors après, si vous me permettez, j'ai eu le sentiment qu'elle y allait aussi,
03:29parce que ça l'a libéré de quelque chose qu'elle avait dans la tête,
03:32c'est qu'elle n'avait pas le sentiment que M. Bardella serait à la hauteur de cette campagne.
03:35Je vous voyais réagir quand il parlait notamment de la défense de Marie-Hélène.
03:39L'avocat que je suis est obligé de sermonner M. Drey, aussi bien juridiquement que moralement.
03:46Je vous indique que le pourvoir en cassation, elle est présumée innocente,
03:53suspend la décision et que par conséquent, vous ne pouvez pas dire ce que vous venez de dire,
03:59sauf à vous exposer gravement.
04:02Ceci dit, et plus sérieusement, je porte à votre attention
04:06que l'un des moyens de cassation, c'est de savoir, et personne ne sait au moment où nous parlons,
04:11et c'est, est-ce que, oui ou non, les députés européens sont passibles ou non
04:18des juridictions françaises dans ce cadre particulier-là ?
04:22Personne ne sait, on le saura, alors je ne sais pas si on le saura avant ou après les élections,
04:26mais on le saura pour l'instant, elle est présumée innocente.
04:29Alors, non, parce qu'elle-même, je m'excuse de vous le dire, et de vous le rappeler,
04:32parce que vous avez suivi l'avocat expérimenté que vous avez été suivi,
04:37vous avez vu, qu'elle a changé elle-même son système de défense.
04:40Au début, le premier procès, elle dit, je n'ai rien à me reprocher,
04:45et après elle dit, il y avait un système, quand je suis arrivé,
04:49j'ai mis du temps à le corriger, je regrette, on aurait dû le faire plus tôt.
04:52Donc elle reconnaît elle-même qu'il y avait quelque chose qui n'était pas normal.
04:56Y compris devant la cour d'appel, même s'il est vrai que pour des raisons tactiques et stratégiques,
05:03elle a adopté une position plus humble,
05:07elle a reconnu factuellement des choses qui avaient été faites,
05:11mais pas juridiquement.
05:12Juridiquement, elle a toujours pris la précaution de dire qu'il n'y avait pas...
05:16Non mais vous riez...
05:17Non mais vous riez, parce que la notion de factuel et pas juridique,
05:21ça c'est l'avocat qui l'a...
05:23Non mais l'avocat connaît bien que le monde judiciaire est cruel.
05:29Donc, très sincèrement, y compris pour l'application de tel ou tel article.
05:34Donc, attendez, laissez faire le temps,
05:37il arrivera un moment où vous pourrez définitivement prendre parti.
05:42Pour l'instant, c'est impossible.
05:43Mais moi je ne fais que...
05:43Un dernier opion, écoutez Boilem Sansal.
05:45Je ne fais que répéter ce qui a été dit devant les juridictions.
05:50Vous ne pouvez pas contester qu'il y a eu l'évolution du système de défense, vous vous reconnaissez ?
05:52Je ne vais pas répéter ce que je viens de dire.
05:54Non, plutôt que de répéter, je vous propose qu'on écoute maintenant Boilem Sansal,
05:57quand on lui pose la question, c'est Frédéric Aziza sur Radio-J.
06:01Il lui demande ce qu'il ferait en cas de second tour.
06:04Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, on écoute la réponse de Boilem Sansal.
06:08Second tour, Mélenchon-Le Pen, qu'est-ce que vous faites ?
06:12Tout sauf Mélenchon.
06:13C'est-à-dire que vous pouvez voter Le Pen ?
06:15Oui.
06:15Oui ?
06:17Peut-être, je ne voterai pas, mais j'agirai pour concrétiser cette affaire-là.
06:24Vous pouvez voter Le Pen, oui, si c'est face à Mélenchon.
06:28Oui, absolument.
06:29S'il y a un danger Mélenchon, votez Le Pen.
06:33Si Mélenchon, vous voyez que Mélenchon peut être élu, vous dites tout sauf Mélenchon,
06:36votez Le Pen et votez Le Pen.
06:38Oui, quand on dit ça, il faut assumer la suite.
06:41Justement, le tout sauf Mélenchon, je deviendrai, on a l'impression qu'il n'y a pas que Boilem Sansal
06:45qui est sur cette stratégie.
06:46Si on reprend toujours les sondages, quand on est sur un second tour, hypothèse Marine Le Pen
06:52face à Jean-Luc Mélenchon, on est quand même sur presque un 70-30 dans tous les sondages
06:55pour Marine Le Pen.
06:56On voit qu'il y a quand même un très fort rejet de Jean-Luc Mélenchon.
06:59Non, mais je crois que Jean-Luc Mélenchon a réussi ce pari de faire que toute une partie
07:03de l'électorat modéré, qui jusqu'à maintenant se détournait d'une possibilité de victoire
07:08du Front National, considère que désormais, face à lui, il peut franchir cette digue et cette ligne.
07:15Mais je vais vous dire une chose.
07:17Moi, cette question, je la connais, puisqu'on me l'a déjà souvent posée ici.
07:21Et j'ai toujours répondu, d'ailleurs, comme M. Darmanin, que c'était le pire cas de figure
07:25pour la société française que d'avoir à faire cela.
07:27Et donc mon travail, à moi, ce n'est pas de répondre à la question, c'est de faire que
07:30la question
07:30ne soit pas posée.
07:31Donc il me reste, à moi et à d'autres, un an pour éviter que cette question ne soit pas
07:35posée.
07:36Donc, qu'une candidature puisse se créer, qu'il soit une altérature politique à ce drame,
07:41parce que ce sera un drame.
07:42On a l'impression, au début, que Boalem Sansal hésite un petit peu, puis après, il le dit très clairement.
07:46Absolument, au début, il tente un peu de justifier, mais sa réponse, elle est très claire.
07:50Moi, je pense que c'est très important ce qui vient de se passer, là.
07:53Car Radio-G, Boalem Sansal disent « tout sauf Mélenchon ».
07:58Au moment où M. Macron...
08:01Pardon, c'est un juif du présent qui vous parle.
08:04Et c'est réellement.
08:06Et donc, au moment où M. Macron nous parle de l'affaire Dreyfus...
08:11On va en parler dans un instant, juste.
08:12Bon, mais ce que je veux dire, moi, pour moi, ça, Boalem Sansal, c'est réellement, pour moi, le zolade,
08:23j'accuse.
08:25Il accuse M. Mélenchon d'être le patron du parti antisémite.
08:31Et à mes yeux, je vous prie de le croire, c'est très important.
08:35Justement, comme vous venez de faire la transition, je vous propose qu'on écoute Emmanuel Macron,
08:40puisque aujourd'hui a eu lieu la première journée nationale d'hommage à Alfred Dreyfus.
08:44On rappelle que l'an dernier, Emmanuel Macron avait instauré cette journée.
08:48Il s'est donc exprimé à cette occasion.
08:50On écoute le chef de l'État.
08:53Le Dreyfusisme nous rappelle que l'antisémitisme,
08:56quel qu'en doit la racine,
08:58ou les explications prétendues,
09:00est l'ennemi de la République.
09:03Or, nous savons que les vieux démons de l'antisémitisme
09:06n'ont jamais totalement disparu de notre pays.
09:08Nous le savons.
09:10Parce que les actes antisémites, loin de s'éteindre,
09:13continuent de frapper des personnes en raison de ce qu'ils sont.
09:16Et face à ce retour de l'odieux antisémitisme,
09:19la vigilance est un devoir de tous les instants.
09:23Je lui viendrai sur le constat que fait Emmanuel Macron.
09:26Tout le monde, évidemment, tout le monde en espère,
09:28peut-être pas finalement souscrit et d'accord.
09:30Mais la question, c'est au-delà des beaux discours
09:32et des journées de commémoration du symbole,
09:34quelque part, les actes ont souvent manqué du côté du gouvernement.
09:38D'abord, juste une remarque,
09:40l'affaire Dreyfus, c'est pas rien dans l'histoire de France.
09:43Bien sûr.
09:43Et surtout dans l'histoire de la gauche.
09:46Parce que c'est le moment où la gauche comprend,
09:49l'enjeu de la bataille contre l'antisémitisme va basculer
09:52aux côtés de Dreyfus, alors qu'une partie de la gauche
09:55considérait que le capitalisme, c'était les banquiers juifs, etc.
09:59Donc ça, en le tournant, et c'est d'ailleurs le problème
10:01qui est posé aujourd'hui, c'est que cette gauche-là
10:03n'est pas au rendez-vous de l'histoire.
10:05Et notamment au rendez-vous de l'histoire du capitaine Dreyfus
10:07et du rôle qu'elle a pu jouer.
10:09Après, oui, c'est clair qu'il y a beaucoup de paroles,
10:14de paroles qui sont toujours apaisantes, mais il y a une réalité.
10:17La réalité, c'est qu'on n'a jamais vu autant d'antisémitisme
10:20dans ce pays et que les menaces sont réelles.
10:22Elles sont physiques, elles sont permanentes.
10:24Elles sont même culturelles maintenant.
10:25Parce que ce qui m'étonne, c'est l'évolution des...
10:28Je ne dis pas des dîners en ville parce que je n'en fais pas trop,
10:30mais des discussions où maintenant, j'entends régulièrement
10:34des gens me disent, oui, mais quand même, le génocide.
10:36Oui, mais quand même, Israël.
10:37Oui, mais quand même, vous.
10:38Et c'est ce vous, d'ailleurs, qui me frappe.
10:41Voilà.
10:41Parce qu'on nous assigne de plus en plus.
10:43C'est-à-dire, le simple fait d'être juif vous assimile immédiatement
10:46au gouvernement en place, au gouvernement fasciste, évidemment,
10:50puisque c'est ça les termes, etc.
10:51Alors après, j'insiste, la France est mal positionnée.
10:55Il y a des pays qui battent tous les records.
10:57Je pense que l'Espagne est en train de franchir une étape considérable.
11:01Je veux dire, Dieu sait si j'ai souvent soutenu le peuple basse
11:04dans ses revendications, mais que dans les manifestations de Pamploune,
11:07il y a eu un gigantesque calico qui demande la destruction de l'État d'Israël.
11:11C'est pour le moins interpellant, mais il y en a d'autres.
11:14Je veux dire, même aux États-Unis, maintenant, les choses ne se passent pas bien.
11:18Il y a un élu républicain qui a refusé de recevoir, pas plus tard qu'il y a deux jours,
11:24des otages au nom du fait que, bon, on connaissait le discours.
11:27Donc, oui, la France devrait donner l'exemple.
11:30Elle ne le donne pas.
11:31Et ça, c'est dramatique.
11:32Jésus-William.
11:33Moi, je n'ai jamais connu cette situation-là, depuis que je suis né.
11:38Jamais.
11:40Non, je suis très sincèrement, après l'histoire de Marc Bloch,
11:45on a vu la petite fille de Marc Bloch serrer tendrement dans ses bras,
11:50les membres du parti antisémite Mélenchon en tête.
11:54Bon, encore une fois, je suis un juif du réel et du présent.
11:57Non, là, ça ne coûte pas cher.
12:00L'éboniment, pardon.
12:01Mais bien sûr, le symbole, le discours ne fait jamais de mal.
12:04Franchement, l'éboniment ne coûte pas cher.
12:06Par contre, quand il s'agit de marcher contre l'antisémitisme,
12:09on nous explique que, oui, mais ça va déplaire au banlieue.
12:13Moi, pardon, mais ça ne me va pas.
12:15Moi, je souhaiterais, on en reparlera peut-être tout à l'heure,
12:19qu'on dise son fait ou leur fait aux 200 signataires.
12:24On va en parler, bien sûr.
12:25Qu'on leur dise ça, qu'on dise leur fait aux membres du parti antisémite.
12:31C'est l'antisémitisme de maintenant,
12:33comme on voit ce qui s'est passé encore à Sarcelles,
12:37rien qu'aujourd'hui, où on a trouvé une voiture avec des arbres devant la synagogue.
12:43Ça, c'est l'antisémitisme actif.
12:46L'antisémitisme d'extrême-gauche et islamiste.
12:49Alors, nous faire le coup, pardon.
12:52Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui ont organisé le choix de faire.
12:59J'ai beaucoup de respect pour ceux qui ont organisé, encore une fois, l'événement.
13:04Mais pardon, ça ne me touche pas.
13:07Et ce qui me touche, c'est Boilem Sansal.
13:10Voilà ce qui me touche.
13:11Vous avez mentionné Sarcelles...
13:13Mais l'un ne va pas, si vous me permettez, l'un ne va pas sans l'autre.
13:16Je pense que c'est quand même mieux qu'en ce moment,
13:19justement, les plus hautes autorités de l'État rappellent ce qu'a été l'affaire de réfugiés.
13:23Bon, non.
13:23D'accord, donc on ne fait rien.
13:25J'y vois une aimable diversion.
13:29J'y vois une manière de dire...
13:31Je lutte contre l'antisémitisme sans que ça coûte un rond politique.
13:35Ça ne m'intéresse pas.
13:36Je vous le dis très clairement.
13:38Je ne suis pas dupe.
13:39Je ne suis pas dupe de ça.
13:40Non, mais c'est difficile que vous soyez dupe, en général.
13:44Mais je pense, moi, en tous les cas, que c'est mieux que l'affaire de réfugiés soit traitée
13:48comme elle l'est maintenant aujourd'hui par l'État qu'auparavant,
13:52alors qu'avant, même, il y avait encore des ignorances totales.
13:55Ça ne veut pas dire que ça résout tous les problèmes.
13:57Ça ne veut pas dire que ce n'est pas un alibi pour certains.
13:59Cela, je l'admets.
14:00Mais je préfère quand même que ça se passe.
14:02C'est la méthode Macron.
14:03Pour continuer à en parler, justement, vous avez mentionné ce qui s'est passé à Sarcelles.
14:07Et je voudrais qu'on écoute les habitants de Sarcelles.
14:09Plusieurs armes, vous le disiez, Gilles William, ont été découvertes dans une voiture.
14:13C'est la DGSI, justement, qui suspectait une menace d'attentat.
14:16Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
14:20Ils disent notamment que lors de la fouille du véhicule,
14:22ils ont trouvé un fusil mitrailleur de type Kalachnikov,
14:26avec plusieurs chargeurs, un pistolet également équipé d'un chargeur.
14:29Nos équipes sont allées sur place à Sarcelles.
14:32Elles ont interrogé les habitants.
14:34Écoutez ce qu'ils disent.
14:36Bon, il n'y a plus rien qui étonne aujourd'hui.
14:39Mais bon, je pense que la vie continue.
14:43Il faut être sur ses gardes.
14:44On entend partout, à Marseille, à Lyon, un truc.
14:48Bon, voilà.
14:50On est une cible.
14:52C'est évident.
14:52On est terrorisés.
14:53On a peur pour nos enfants, nos petits-enfants.
14:56Et on se dit qu'on n'a plus vraiment notre place à Sarcelles.
15:01Ni en France, peut-être.
15:02Honnêtement, on ressent de la peur.
15:05Et on se demande si ça va prendre de l'ampleur.
15:09Et si Sarcelles va être touchées, comme certains endroits, dans la France.
15:15Beaucoup de personnes font leur alia vers Israël.
15:18Actuellement, on se demande si on peut être encore en sécurité.
15:22Ça fait flipper, quand même.
15:24C'est là le concret, Gilles-William.
15:26Quand on va, justement, nos équipes vont à Sarcelles.
15:28Et qu'en tendant le micro, sur quelques minutes,
15:30elles trouvent des personnes qui disent
15:31« Finalement, ça ne nous surprend pas. »
15:33« Oui, on a peur, mais on s'est habitués. »
15:35C'est ça le concret.
15:36Et là, on est loin des discours un peu de principe et symbolique.
15:38Bien sûr.
15:39Il y a une manière de résignation.
15:41Il faut que vous compreniez d'abord que ce sont les survivants, si j'ose dire.
15:47Ceux qui restent encore.
15:49Sarcelles reste une ville où il y a une communauté juive assez nombreuse,
15:55mais qui n'a plus rien à voir avec avant.
15:58Ceux qui restent là, c'est peut-être ceux qui n'ont pas les moyens encore de partir.
16:04Et j'ai connu la municipalité de Sarcelles, du Tour de Rémont-la-Montagne et d'autres qui se battaient.
16:10Mais aujourd'hui, ils ont déjà mis de l'eau dans leur vin, si j'ose dire.
16:16Donc, c'est très difficile pour ceux qui restent.
16:18Et vous voyez que leur discours est un mélange de résignation ou de désir de retouration.
16:24On voit aussi les tentatives du gouvernement d'agir avec le projet de loi,
16:28notamment racisme, antisémitisme d'Aurore Berger qui va arriver.
16:31Mais à chaque fois, on se dit, des projets de loi, c'est bien.
16:33Est-ce que ça change vraiment les choses ?
16:34Bon, d'abord, il faut quand même, si vous me permettez, saluer le travail que font nos services.
16:39Bien sûr.
16:39Ah oui, la DGSE a été remarquable.
16:41La DGSE travaille sérieusement, discrètement, mais elle travaille.
16:45Et elle a joué déjà de nombreux attentats sans faire de tapage.
16:49Et donc, je crois qu'il y a une vigilance à ce niveau-là qu'il faut...
16:52Parce que ce n'est pas facile pour eux.
16:56Et qu'ils seront par ailleurs sous la menace en permanence de dérapage, etc.
16:59C'est la première chose.
17:00C'est pour ça qu'il faut faire attention sur ce qui se passe à Sarcelles.
17:03Parce que, jusqu'à maintenant, Sarcelles avait été plutôt protégée de cela.
17:07De par la malignacité précédente, on se posait la question de savoir
17:10si le nouveau maire allait basculer comme les maires d'autres villes,
17:14comme Saint-Denis et la Courneuve.
17:16Pour l'instant, non.
17:17Au contraire, il a réaffirmé à de multiples reprises.
17:19Il a même participé de manière symbolique à toute une série de fêtes.
17:23Jusqu'à maintenant, Sarcelles était plutôt...
17:25Il y avait une cohabitation qui existait.
17:27Donc, peut-être que ceux qui veulent faire cet attentat-là
17:30ont dans l'intention de, évidemment, casser et de créer cette psychose totale,
17:35de dire qu'on n'a plus d'autre place nulle part.
17:37Sur le projet de loi, effectivement, présenté par Aurore Berger,
17:40pour lutter contre le racisme, l'antisémitisme,
17:42on voit aussi le débat qu'il y a parce que certains se disent
17:45que ce n'est pas avec un projet de loi, en fait, qu'on lutte contre l'antisémitisme.
17:48Et le risque, en plus, que dans la définition de racisme,
17:50on puisse mettre beaucoup de choses.
17:51C'est la différence entre légiférer sous le coup, finalement, de l'émotion
17:54et de légiférer pour être utile.
17:56Mais déjà, j'avais prévenu, et je l'avais même écrit,
17:59que la loi Yadant, qu'on promettait de remettre sur le métier,
18:05ne reviendrait jamais.
18:06Elle n'est pas revenue parce qu'elle avait l'audace
18:09de vouloir prévoir à l'intérieur
18:12un dispositif qu'on trouve dans les dispositions européennes,
18:17comme quoi la détestation pathologique de l'État d'Israël
18:21est consubstantielle à l'antisémitisme.
18:24C'est fini, c'est terminé.
18:26Et là, maintenant, on va faire une loi qui ne ressemblera à rien, vraiment.
18:31Quand bien même, je serai pessimiste juridiquement,
18:36celui qui vous parle n'est pas le plus mal placé
18:38pour vous dire que quand même, on a l'arsenal
18:44qui convient que les juges sont très lourds,
18:48très, très lourds à la détente.
18:50Je ne vous donne qu'un seul exemple
18:52qui est à la portée même des non-juristes.
18:56Vous avez une proche des Insoumis
19:01qui a indiqué que les tout-Israéliens
19:06étaient consubstantiellement coupables.
19:09Eh bien, le parquet a le toupet de m'expliquer
19:13que ça n'est pas condamnable.
19:15Or, il y a une disposition dans la loi sur le racisme
19:18qui prévoit expressément
19:20à raison de la nationalité.
19:24Donc, pardon de ne pas vouloir comprendre ce qu'on me dit.
19:27Je vous dis que judiciairement,
19:30je vous assure que je n'ai pas beaucoup de plaisir à le reconnaître,
19:34judiciairement, les tribunaux ne font pas montre
19:37d'un grand zèle pour pouvoir protéger
19:41contre l'antisémitisme.
19:42Pour les quelques minutes qui nous rassent.
19:44La loi avait un intérêt au départ.
19:46Parce que, dans ce qui s'est mis en place depuis trois ans,
19:50il y avait une manipulation sémantique
19:53qui faisait qu'on n'était pas antisémite,
19:55on était antisioniste.
19:56Et le mot antisioniste était devenu
19:59la façon d'être antisémite.
20:01Donc, la loi voulait essayer de résoudre cette question-là,
20:03pouvoir engager des poursuites
20:05par rapport à ceux qui disaient
20:06que malheureusement, cette loi n'a pas été jusqu'au bout.
20:10Et je pense effectivement que ce qui va ressortir derrière,
20:13ce ne sera que quelques bons sentiments
20:14sans aucune conséquence
20:15par rapport au problème qui est posé.
20:17Et on verra aussi à quel point le texte peut être détricoté.
20:19On va, pour les quelques minutes
20:21qu'il nous reste, dire un mot d'international
20:22avec le chef de l'État, Emmanuel Macron,
20:25et ses lunettes qui étaient en visite,
20:27notamment en Syrie cette semaine
20:29et également au sommet de l'OTAN.
20:31C'était mercredi.
20:31On écoute ce que disait Emmanuel Macron
20:33de la situation en Iran.
20:36Je pense qu'il y a eu une violation de cet accord
20:38par les frappes iraniennes
20:40qui ont conduit à une réponse américaine.
20:45Je pense que les Iraniens ont tout tort
20:47de faire ces frappes
20:48qui contreviennent à ce qu'ils ont eux-mêmes signé,
20:50qui a été préparé à Islamabad
20:52et signé à Lucerne.
20:54Pour autant, aujourd'hui,
20:55nous sommes toujours dans le cadre des 60 jours.
20:58Ma compréhension, c'est que les réunions
21:00qui sont prévues dans ce cadre
21:01vont continuer de se tenir
21:02et il faut continuer d'avancer
21:04avec beaucoup de calme, de sang-froid et de patience.
21:06Et nous, nous défendons toujours le même agenda.
21:09La paix et la stabilité,
21:11la réouverture du détroit d'Ormousse
21:13sans condition ni péage,
21:15la paix et la stabilité au Liban,
21:18c'est-à-dire le retrait des armes du Hezbollah,
21:21le retrait de toutes forces étrangères
21:22du sol libanais
21:23et les capacités offertes au Liban
21:24pour se protéger lui-même
21:26et un cadre de sécurité pour tout le monde
21:28avec des négociations qui aboutissent
21:29sur le nucléaire et le balistique iranien.
21:31Et donc, les discussions vont se poursuivre.
21:33Une semaine à l'international
21:34pour Emmanuel Macron,
21:35mais une semaine utile ou pas forcément ?
21:38Non, c'est une semaine d'agitation
21:39pour essayer de montrer qu'il existe encore.
21:41J'ai ma réponse, du coup.
21:43Oui, vous avez ma réponse.
21:44C'est-à-dire que,
21:44comme il a échoué sur le Liban,
21:46parce que c'est ça le fond de l'affaire,
21:48la France n'est plus du tout acteur
21:49dans ce qui est en train de se passer au Liban,
21:51il essaye de se racheter une vertu
21:53en se précipitant dans les bras
21:54d'un régime syrien
21:56dont, pour le moins,
21:57on devrait être prudent
21:58parce que ce régime,
22:00même s'il est très présentable aujourd'hui
22:02et qu'il est adoubé par le président Trump,
22:05est assis quand même sur des forces
22:06qui, jusqu'à maintenant,
22:07se revendiquaient d'Al-Qaïda
22:08et sur le terrain,
22:10les choses ne se passent pas très bien
22:11ni en l'égard de la communauté chrétienne
22:14ni en l'égard de la communauté alouite
22:15et encore moins en l'égard des Kurdes.
22:16Donc la France s'avance
22:18en pensant qu'elle va même peut-être
22:19faire des belles opérations financières
22:22avec la CGM,
22:22comme par hasard,
22:24qui était dans la délégation,
22:26très présente.
22:27Je ne suis pas sûr
22:28que ce soit la bonne manière d'y arriver.
22:30Alors après, pour le reste,
22:33j'aime le ton qu'emploie Emmanuel Macron
22:35à l'égard de l'Iran.
22:37Ils ont fait une faute.
22:38Oui, ils ont fait une petite bêtise.
22:39Bêtise, voilà.
22:40Vous savez, dans les grondres,
22:41on va leur tirer l'oreille,
22:41on leur dit non.
22:43Non, ils ont un agenda aussi.
22:44Ils savent très bien.
22:45Ils sont en train d'essayer
22:47d'user la diplomatie américaine
22:50en lui faisant croire
22:51qu'un accord est possible
22:51et en faisant tout
22:52pour que cet accord
22:54ne soit pas possible
22:55en vue d'isoler
22:57M. Trump
22:57aux Etats-Unis.
22:58Sur ce conflit,
22:59Gilles William,
23:00comme sur les autres,
23:00la France est absente.
23:02C'est-à-dire qu'on ne gère
23:02plus rien
23:03et de temps en temps,
23:04on commente,
23:04comme le disait Julien,
23:05quand même pour rappeler
23:06que la France existe
23:07et qu'elle doit dire quelque chose.
23:08Mais Julien a raison
23:10de dire quelles sont
23:11les motivations personnelles
23:13du président de la République.
23:16Cela étant,
23:17je planèderai,
23:18si j'ose dire,
23:19les circonstances atténuantes.
23:20C'est-à-dire que c'est vrai
23:21qu'il était,
23:22qu'il paradait à côté
23:23d'un djihadiste
23:24et qu'il est effectivement
23:26sobre de ses condamnations
23:28à l'égard de l'Iran.
23:30Mais malheureusement,
23:31c'est aussi la réalité médiatique.
23:34Personne ne lui a cherché
23:35mauvaise querelle
23:36parce qu'il était à côté
23:37d'un ex-djihadiste.
23:39Et regardez comment on traite l'Iran
23:43sur le plan médiatique.
23:45Il n'y a pas ces condamnations morales
23:48qui concernent un autre pays
23:50du Proche-Orient
23:51que je ne nommerai pas.
23:53Donc, il y a une sorte de consensus
23:56sur ce côté-là
23:57qui, je l'avoue, m'effraie.
24:01Mais quitte à être sévère,
24:03je vous avoue que quand même,
24:05dans mes pires cauchemars,
24:06je ne penserais pas
24:06que les Américains,
24:09moi, je n'y connais rien
24:10en matière stratégique,
24:12mais je ne savais pas
24:13que les Américains
24:15ne prévoiraient pas
24:16le piège d'Hormuz.
24:18Il y a quelque chose
24:19qui m'échappe.
24:20Je pense que quand vous faites
24:21une guerre,
24:22vous êtes censés,
24:24merci,
24:25anticiper.
24:25qu'on n'ait pas anticipé
24:28ce problème,
24:29je veux dire,
24:31ça montre
24:32qu'il arrive aux Iraniens
24:33d'être plus intelligents
24:34qu'aux Américains
24:35et aux Israéliens.
24:36Vous avez raison,
24:37mais ce n'est pas
24:37qu'ils ont été plus intelligents.
24:38C'est que ça révèle
24:39que le point de départ,
24:41il y avait un désaccord.
24:42Il y avait un désaccord
24:43entre les Israéliens
24:44qui voulaient la chute du régime
24:46et M. Trump
24:47qui a fait croire
24:48qu'il voulait la chute du régime
24:49mais ne voulait pas
24:50la chute du régime
24:51parce qu'il a peur
24:52de la mise en place.
24:53L'exemple est simple,
24:54ils ont tout fait
24:55pour que le fameux fils du chat
24:59ne puisse à aucun moment
25:01revenir dans le dispositif politique.
25:03Or, c'était lui
25:04qui était la solution.
25:05On va marquer une pause
25:06dans ce face-à-face
25:07et puis on reviendra
25:08avec d'autres sujets
25:09et notamment
25:10cette tribune
25:11de 200 personnalités
25:12pour soutenir Rima Hassan.
25:14On verra dans le détail
25:15justement
25:15comment il justifie
25:16ce soutien.
25:17Restez avec nous
25:18à tout de suite.
25:22De retour dans le face-à-face
25:23avec un nouveau sujet
25:25cette tribune
25:26non au délit
25:27de Palestine.
25:29Ce sont,
25:29on va le regarder,
25:29200 personnalités
25:30qui apportent
25:31leur soutien
25:32à Rima Hassan
25:33qui on le rappelle
25:34a été jugé
25:35pour apologie
25:36du terrorisme
25:37mardi
25:37même si cela a été
25:38renvoyé.
25:39Je voudrais qu'on regarde
25:40un certain nombre
25:40de citations
25:41justement
25:42de cette tribune.
25:44De la première d'abord
25:45c'est celle qui précède
25:46celle-là.
25:46Au moment même
25:47où Gaza est dévastée
25:48sous les yeux du monde
25:49où des familles entières
25:51sont ensevelies
25:51sous les décombres
25:52où la famine
25:52est utilisée
25:53comme arme de guerre
25:54où les organisations
25:56internationales
25:56alertent sans relâche
25:57sur l'ampleur
25:58des crimes commis
25:59contre la population civile
26:00un renversement
26:01des responsabilités
26:02s'est installé
26:03dans le débat public.
26:05Alors il y a
26:06toute une litanie
26:06comme ça
26:07Gilles William
26:08il y a 200 personnes
26:09du monde du spectacle
26:10des acteurs
26:10qui signent cette tribune
26:12et c'est vous justement
26:13qui nous avez aussi
26:13alerté sur cette tribune.
26:15Il y a deux niveaux.
26:17Le premier niveau
26:18c'est le niveau
26:19surréaliste
26:19de cette tribune
26:21où encore une fois
26:22il est reproché
26:25judiciairement
26:26à Rima Hassan
26:27d'avoir honoré
26:29un terroriste
26:31japonais
26:32monsieur Okamoto
26:34qui a massacré
26:36en 1972
26:3826 personnes
26:39principalement
26:41des pèlerins
26:43chrétiens
26:44porteuricains
26:44et accessoirement
26:46quelques juifs
26:47en Israël
26:47elle l'honore
26:49et donc
26:49elle est poursuivie
26:51assez valablement
26:52juridiquement
26:53ce me semble
26:54devant le tribunal
26:55et ils en font
26:56une martyr
26:57ils en font
26:59comme ils en ont
27:00l'habitude
27:00une martyr
27:02de la liberté
27:02d'expression
27:03c'est tout
27:04voilà
27:04il n'y a pas de terrorisme
27:05il n'y a peu importe
27:06et vous avez
27:08des signataires
27:09exceptionnels
27:09vous avez
27:10monsieur Roger Waters
27:11le fondateur
27:14des Pink Floyd
27:14qui nie
27:17complètement
27:18les viols
27:21le 8 octobre
27:25et qui considèrent
27:27le Hamas
27:28et le Hezbollah
27:29comme des organisations
27:31merveilleuses
27:32oui
27:32c'est un mouvement
27:33de résistance
27:34comme dirait Daniel Obonon
27:35oui
27:35exactement
27:36comme des mouvements
27:37de résistance
27:38mais la plupart
27:39d'ailleurs
27:39vous avez
27:41aussi
27:41une
27:43j'ai oublié
27:44le nom
27:45de cette américaine
27:46fameuse
27:46cette walk
27:47cette walk
27:48exceptionnelle
27:49dont vous allez
27:51me trouver le nom
27:51qui considère
27:52à walk
27:53etats-unis
27:54j'ai pas encore
27:54assez d'indices
27:55mais je peux trouver
27:55elle considère
27:57le Hamas
27:59comme un mouvement
27:59de résistance
28:00mais bon
28:02la plus emblématique
28:04quand même
28:05et la plus symptomatique
28:06pour moi
28:07c'est madame Taubira
28:09parce que
28:10réellement
28:11madame Taubira
28:12signe ça
28:12et du coup
28:13je comprends mieux
28:14je comprends mieux
28:17pourquoi cette dame là
28:18elle n'a pas voulu
28:20inclure
28:21l'esclavagisme
28:24arabo-islamique
28:25parmi
28:26les esclavagismes
28:28et Dieu sait
28:28si celui-là
28:29était cruel
28:30et ancien
28:31parmi les esclavagismes
28:33à réprouver
28:33elle a expliqué
28:34d'ailleurs à l'Express
28:35que non
28:35parce que ça serait
28:36jeté un petit peu
28:37le discrédit
28:39sur les banlieues
28:40c'est-à-dire
28:40on est en vérité
28:42au-delà
28:42de l'antisémitisme
28:43dans ce que
28:45je ne cesse de dire
28:46dans le cœur
28:47de la détestation
28:48pathologique
28:49anti-occidentale
28:50mais ça c'est le premier niveau
28:52mais il y a un niveau
28:52qui est bien pire à mes yeux
28:54il y a un niveau
28:55qui est bien pire
28:56parce que bon
28:58le monde artistique
28:59le monde
29:00je le connais
29:01c'est l'absence
29:03de réaction médiatique
29:04je n'ai pas vu
29:05un article
29:05dans le monde
29:06je n'ai pas entendu
29:07une chronique
29:08sur France Inter
29:09s'émouvoir
29:10s'émouvoir
29:11un tout petit peu
29:11de ce soutien
29:12au terrorisme
29:13il n'y a rien
29:14et là on voit
29:15on voit concrètement
29:16la rupture
29:18qui est en train
29:18de se faire
29:19entre ce petit monde
29:21artistique
29:22médiatique
29:23etc
29:23et le peuple français
29:24on voit
29:26on voit
29:27je le vois
29:27la presse progressiste
29:29elle n'imprime plus
29:31et elle n'impressionne plus
29:33le peuple français
29:34donc je vais me calmer
29:36mon nire
29:37et je vais penser davantage
29:39au peuple français
29:39et justement
29:40parce que dans les autres
29:41citations
29:42vous disiez
29:42qu'ils veulent en faire
29:43une martyr
29:44et bien effectivement
29:45regardez ce qu'ils disent
29:46un peu plus loin
29:46depuis le début du génocide
29:48toujours en cours à Gaza
29:49les expressions de solidarité
29:51avec le peuple palestinien
29:52font l'objet
29:53d'une répression croissante
29:55les procédures judiciaires
29:56se sont multipliées
29:57les campagnes de dénigrement
29:58ont gagné en intensité
30:00des conférences
30:01ont été interdites
30:01par voie administrative
30:02tandis que des pressions
30:03croissantes s'exercent
30:04sur les institutions
30:05culturelles universitaires
30:07et associatives
30:08Julien effectivement
30:09il tente un peu
30:10de tout mélanger
30:12volontairement
30:12comme le disait Gilles William
30:13on n'accuse pas
30:14là Rima Hassan
30:15d'avoir comme ils le disent
30:16eu une expression
30:17de solidarité
30:18avec le peuple palestinien
30:19non ce qui est triste
30:21pour cette tribune
30:23c'est qu'un certain nombre
30:24de signataires
30:25un peu bien entre autres
30:26mais d'autres
30:27n'aient pas pensé
30:28une seule seconde
30:29d'y signer une tribune libre
30:30qui n'utilisait pas
30:31un mot
30:32de ce qui est le pire
30:33pour le peuple palestinien
30:34le Hamas
30:35en ce moment même
30:36dans les minutes
30:37dans lesquelles nous nous parlons
30:38nous avons encore aujourd'hui
30:40toute une partie
30:40du peuple palestinien
30:41qui demande
30:42à pouvoir sortir
30:43d'un certain nombre
30:44de territoires
30:45pour pouvoir se protéger
30:46de la répression
30:47qu'essaye à nouveau
30:48d'organiser le Hamas
30:49donc passer à côté
30:51de cela
30:51en se présentant
30:52comme les meilleurs défenseurs
30:53du peuple Gazaoui
30:54là il y a quelque chose
30:55qui ne va plus
30:55et qu'un certain nombre
30:57d'artistes
30:58bon il n'y en a pas
30:58beaucoup beaucoup
30:59et ce n'est pas ceux
31:00qui font les box-office
31:02en ce moment
31:02il y a Benjamin Biolet
31:04je crois qu'il signe
31:05toutes les tribunes
31:06globalement
31:06il signe facile
31:07il a la signature
31:08assez facile
31:10bon je ne comprends pas
31:12si je le croise
31:13je pense que la discussion
31:14risque d'être orageuse
31:15entre lui et moi
31:16je le confirme
31:17voilà je ne comprends pas
31:18cela
31:19je ne l'avais pas déjà
31:20trouvé très très bon
31:21dans la dernière série télévisée
31:22mais je pense qu'il est
31:23ça continue
31:24voilà je vous voyez
31:25il y a un amogaliste
31:26voilà
31:27elle c'était plus compliqué
31:28parce que j'aimais bien
31:28cette série
31:29bon allez on va
31:32j'avais oublié
31:33le baron noir
31:34on va arrêter de présenter
31:36non je pense que
31:38cette manière
31:38de présenter les choses
31:39est désastreuse
31:40mais contrairement
31:41c'est pour ça que
31:43je crois qu'il faut être clair
31:44c'est pas un service
31:45qui est rendu
31:46au peuple gazaoui
31:48ça ne va pas changer
31:48grand chose
31:49ça ne servira à rien
31:50c'est une instrumentalisation
31:52à des fins politiciennes
31:53et politicardes
31:54c'est ça la réalité
31:55et ce qui est ennuyeux
31:56c'est qu'un certain nombre
31:57de gens maintenant
31:58participent directement
31:59à cela
32:00justement
32:01juste avant de vous donner
32:02la parole
32:02parce que quand vous parlez
32:03d'instrumentalisation
32:04à des fins politiques
32:04il y a aussi un passage
32:06de la tribune
32:06qui est assez intéressant
32:07donc on se rappelle
32:08qu'on est censé partir
32:10du thème
32:11non au délit de Palestine
32:12est-ce qu'on lit au moment
32:13à un moment
32:13cette évolution
32:14est d'autant plus
32:15alarmante
32:15qu'elle intervient
32:16dans un moment
32:16de bascule historique
32:17partout en Europe
32:18les forces d'extrême droite
32:19poursuivent leur ascension
32:20en France
32:21leur accession au pouvoir
32:22n'apparaît plus
32:23comme une hypothèse lointaine
32:24mais comme une menace
32:25désormais tangible
32:26mais quel rapport
32:26je dis le lien
32:27aucun
32:27je pensais que vous alliez m'éclairer
32:30non
32:31réellement
32:31je suis incapable
32:32de vous le dire
32:33je pense que
32:34je pense qu'on est presque
32:35dans un domaine religieux
32:36si vous voulez
32:37où on vitupère
32:39où on admoneste
32:41mais
32:42pardon de pratiquer
32:43une forme de judéo-centrisme
32:46mais à aucun moment
32:47mais à aucun moment
32:50il ne leur vient
32:51à l'idée
32:52de déplorer
32:54effectivement
32:55l'acte de terrorisme
32:56en Israël
32:57ou de déplorer
32:59très accessoirement
33:00le pogrom
33:01d'octobre 2023
33:03ça ne leur vient
33:05même plus à l'idée
33:06et ça
33:07c'est une tendance
33:09lourde
33:10sur le plan politique
33:11maintenant
33:11le pogrom
33:13est effacé
33:14le pogrom
33:15réel
33:16est effacé
33:17ne reste
33:18que le génocide
33:18imaginaire
33:19on va parler un petit peu
33:21maintenant
33:21de politique
33:22et des socialistes
33:22allez-y pour terminer
33:23c'est que
33:24pendant que tout ça
33:25se passe
33:26les institutions
33:27internationales
33:27sont interpellées
33:28par des réalités
33:29par exemple
33:30la presse
33:31n'en a pas parlé
33:31mais une commission
33:32très importante
33:33de l'ONU
33:34a enquêté
33:35sur le déroulé
33:36des attentats
33:37du 7 octobre
33:38et l'a détaillé
33:39et le rapport
33:40est terrible
33:41au point même
33:42que les rapporteurs
33:43ont dit
33:44on a eu du mal
33:44à écrire
33:45ce qu'on devait écrire
33:46et l'ONU
33:47a été obligé
33:48d'accepter cela
33:48comme elle est obligée
33:50aujourd'hui
33:51de reconnaître
33:51que l'UNORA
33:53finalement
33:53a été infiltrée
33:55comme elle est obligée
33:55de reconnaître
33:56qu'un certain nombre
33:57de journalistes
33:57qu'on nous présentait
33:58comme de simples journalistes
33:59étaient avant tout
34:00des commandants
34:01du Hamas
34:02voilà la réalité
34:03telle qu'elle est en train
34:04mais malheureusement
34:05c'est vrai
34:05que tout cela
34:07passe un peu inaperçu
34:08et qu'on reste
34:09peut-être d'ailleurs
34:10que l'un va avec l'autre
34:11il faut créer
34:11cette confusion
34:12pour éviter
34:12que cette vérité-là
34:13soit installée
34:14on va parler
34:15je vous le disais
34:16de politique
34:16avec le parti socialiste
34:18et ce vote
34:18des militants
34:19Olivier Faure
34:20le premier secrétaire
34:21voulait une primaire
34:22plutôt ouverte
34:23les militants
34:24ont fini par le désavouer
34:25il s'est exprimé
34:26notamment sur les réseaux sociaux
34:28Olivier Faure
34:28pour dire ceci
34:29le parti socialiste
34:30est un parti démocratique
34:32et mon devoir
34:32est d'appliquer
34:33les décisions
34:33prises par les militants
34:34mais je continuerai
34:36à me battre
34:36jusqu'à la fin
34:37pour rassembler
34:37toute la gauche démocratique
34:39et écologiste
34:40et éviter l'arrivée
34:41de Marine Le Pen
34:42au pouvoir
34:44une gauche
34:45qui semble
34:46un peu perdue
34:46divisée en interne
34:48qui ne sait pas trop
34:48où elle va
34:50évidemment elle est divisée
34:51elle est d'ailleurs divisée
34:52depuis un certain temps
34:52mais ce qui est important
34:54c'est que ce vote-là
34:55c'est une défaite
34:56personnelle d'Olivier Faure
34:57et que cette défaite personnelle
34:59dont il ne tirera
34:59aucune conséquence
35:01en termes de direction
35:02du parti socialiste
35:03alors que n'importe quel
35:03premier secrétaire
35:04dans le passé
35:05battu comme ça
35:06aurait quand même été amené
35:07au moins à poser
35:08la question de confiance
35:09à ces militantes
35:10et à ces militants
35:10et moi en tous les cas
35:11en tant que militant
35:12j'aurais dit
35:12maintenant il est temps
35:13que tu partes
35:13voilà
35:14au regard des dégâts
35:15que tu as faits
35:16pour le parti socialiste
35:17depuis 2017
35:18mais
35:20il a été battu
35:21et
35:23cette défaite
35:24elle marque
35:24en fait
35:25une volonté militante
35:26d'en finir
35:27avec la France insoumise
35:29et d'en finir
35:30avec cet enfermement
35:31dans lequel voulait
35:32aller Olivier Faure
35:34je ne sais pas
35:35ce qui va découler
35:36de tout ça
35:36mais d'ailleurs
35:37les conséquences
35:38c'est que cette fameuse
35:39petite primaire
35:40que voulait faire
35:41la petite gauche
35:41pour mieux se vendre
35:43après à Mélenchon
35:44en a tiré les conséquences
35:45elle a compris
35:45que c'était fini
35:46maintenant
35:47il appartient justement
35:48à cette partie
35:49du parti socialiste
35:50qui a rejeté
35:51la démarche d'Olivier Faure
35:52de ne pas se faire manœuvrer
35:53dans des je ne sais
35:54quels combines
35:55etc
35:55et de construire
35:56une alternative politique
35:58sérieuse
35:58avec un candidat
35:59sérieux
36:00à la hauteur
36:01de l'enjeu
36:03parce que
36:03la question
36:04qui est posée
36:04quand même
36:04à un moment donné
36:05c'est qu'on arrête
36:06de parler de combines
36:06et qu'on réponde
36:07parce que
36:08le grand problème
36:09du parti socialiste
36:09depuis 2017
36:10c'est qu'il n'a fait
36:11que de la cuisine électorale
36:12que de la cuisine électorale
36:14et que de la combine
36:14au lieu de tirer
36:15le bilan
36:16des échecs
36:17de reconstruire
36:18un discours
36:18et je finirai comme ça
36:20il voulait rompre
36:21avec la social-démocratie
36:22puisque c'était ça
36:23son texte
36:23finalement
36:24la social-démocratie
36:25l'a battu
36:25c'est l'inverse
36:26qui s'est passé
36:26c'est vrai que
36:27Gilles William
36:27au parti socialiste
36:28on voit beaucoup
36:30comme vous le disiez
36:30de combines
36:31on ne voit pas
36:32énormément pour l'instant
36:33en réalité
36:33de projets
36:34et surtout
36:34on ne voit pas
36:35qui pour le porter
36:35c'est-à-dire qu'on a l'impression
36:36que c'est un parti
36:37qui ne croit presque plus
36:38lui-même
36:38en ses chances
36:39écoutez
36:40je ne suis pas
36:40je ne suis moins savant
36:42mais on veut votre avis
36:43quand même
36:44le baron noir
36:45est infiniment
36:46plus rompu
36:49que le chevalier
36:51blanc comme neige
36:51parce que c'est la question
36:53aussi
36:53Julien
36:54du projet
36:55certes
36:55et puis un jour
36:56de l'incarnation
36:57de savoir si à gauche
36:58au parti socialiste
36:59il y aura vraiment
36:59à un moment
37:00un candidat
37:01crédible
37:01et un candidat
37:02qui puisse aller affronter
37:03notamment les Jean-Luc Mélenchon
37:05et autres
37:05ils vont maintenant
37:06on va d'ailleurs travailler
37:07parce que j'ai dit
37:09que j'y travaillais aussi
37:10je pense que
37:12il va y avoir des choses
37:13qui vont évoluer
37:14parce que chacun
37:15va comprendre
37:16après les affirmations
37:17des uns des autres
37:18comme des candidats
37:18que la question
37:19est trop importante
37:20pour que ça soit
37:20simplement un jeu
37:22et moi je crois
37:23qu'il y aura à un moment donné
37:24dans les semaines à venir
37:24une personnalité
37:25qui s'imposera
37:27à condition
37:28qu'elle soit capable
37:28d'apporter un projet politique
37:30et qu'elle soit capable
37:31aussi de montrer
37:32qu'elle dépasse
37:33les limites de la gauche actuelle
37:35qu'elle est capable
37:35de s'ouvrir
37:36et qu'à aucun moment
37:37elle ne retombera
37:39dans une quelconque alliance
37:40avec la France insoumise
37:41et effectivement
37:42on verra
37:42qui arrive à se dégager
37:44et à porter
37:44ce projet là
37:46pour terminer
37:47on va parler
37:47d'un communiqué
37:48que vous avez notamment révélé
37:50sur les réseaux sociaux
37:51d'avocats sans frontières
37:52puisque vous annoncez
37:54avoir déposé plainte hier
37:55à l'encontre
37:55de France Inter
37:57devant l'ARCOM
37:58pour avoir depuis
37:58le 7 octobre
37:59et donc pendant plus de deux ans
38:01propagé une propagande terroriste
38:02via ce qu'on appelle
38:03la défense civile
38:04en cachant
38:05qu'elle émanait
38:05du Hamas
38:06on va reprendre
38:07un autre de votre tweet
38:08qui date d'un peu plus longtemps
38:10vous disiez
38:10dans le cadre
38:11de cette même propagande
38:12infâme à 9h
38:13sur France Inter
38:14une nouvelle fois
38:14on livre
38:15un bilan victimaire
38:16à Gaza
38:17en citant
38:17la défense civile
38:18en cachant
38:19que derrière
38:19elle ne se cache
38:22même pas
38:22le Hamas
38:23la mise en garde
38:24obtenue par Avocats
38:25sans frontières
38:25il s'en tape
38:26est-ce que vous pensez
38:27que c'est de l'ignorance
38:28ou qu'il y a une part
38:29de volonté
38:30derrière ?
38:31je pense que nous avons
38:32offert
38:32non pas des journalistes
38:34mais des militants
38:37je vais vous répondre
38:38très franchement
38:40en tant que président
38:41d'Avocats
38:41sans frontières
38:42nous avons déposé
38:44vendredi
38:45cette saisine
38:46de l'ARCOM
38:47on l'a fait
38:48en tout cas
38:50en ce qui m'en sert
38:50je l'ai fait
38:51pour deux raisons
38:51la première
38:52je vous le dis
38:53je vous dis
38:53ce que je pense
38:54j'en ai assez
38:55qu'une certaine
38:56télévision privée
38:58soit accablée
38:59de reproches
39:00alors qu'on laisse
39:01tranquille
39:02une télévision publique
39:04qui est davantage
39:05encore
39:06astreinte
39:08réglementairement
39:08à plus d'objectivité
39:10c'est de l'indignation
39:11à géométrie variable
39:12exactement
39:12ça ça m'insupporte
39:13et puis il y a
39:14une deuxième chose
39:14beaucoup plus profonde
39:15on l'a dit tout à l'heure
39:19Julien expliquait
39:20que maintenant
39:20il y a des rapports
39:21de l'ONU
39:22mais on ne parle pas
39:24on n'en parle plus
39:25c'est fini
39:26c'est trop tard
39:26en vérité
39:27le mensonge
39:27il a triomphé
39:28le mensonge
39:29c'est ce que j'ai dit
39:30tout à l'heure
39:31le pogrom
39:32qui a existé
39:33il est oublié
39:34et le génocide
39:36imaginaire
39:38on en parle
39:39tous les jours
39:40donc d'une certaine manière
39:42et ce mensonge
39:43d'ailleurs je suis en train
39:43d'écrire là-dessus
39:45ce mensonge
39:46il a notamment
39:48été établi
39:49parce que pendant
39:50deux ans
39:52depuis le pogrom
39:55d'octobre 2023
39:56chaque jour
39:57que Dieu ou Diable
39:58le faisait
40:00notamment sur
40:01France Inter
40:02et sur les chaînes publiques
40:03pratiquement à chaque heure
40:05on vous donnait
40:06des bilans
40:08émanant de la défense civile
40:10ou du ministère
40:11de la santé de Gaza
40:12comme s'il y avait
40:13un établissement
40:14et un gouvernement
40:15parfaitement reconnu
40:16alors aujourd'hui
40:1718 morts
40:19dont 14 enfants
40:20en cachant délibérément
40:22que derrière
40:23se cachait
40:24le Hamas
40:25et du coup
40:26quel était l'avantage
40:27c'est que
40:28l'auditeur moyen
40:29il prend ça
40:31comme du bon pain
40:31ça a une crédibilité
40:33si vous voulez
40:35parfaite
40:36donc pour moi
40:37ça a été insupportable
40:38j'en ai parlé
40:38j'en parlais tout le temps
40:40sur X
40:40et j'ai écrit
40:42rien
40:44rien n'y faisait
40:45et c'est d'autant plus
40:46insupportable
40:46qu'au début du conflit
40:48j'avais obtenu
40:49toujours pour
40:50avocation frontière
40:51de l'ARCOM
40:53devoir notifier
40:55évidemment sans frais
40:56ça coûte pas un rond
40:57devoir notifier
40:58à France Inter
40:59d'être beaucoup
41:00plus rigoureux
41:01lorsqu'ils annoncent
41:03les bilans
41:05et notamment
41:05de les sourcer
41:06on leur a notifié ça
41:07ils n'en ont
41:09rien eu à faire
41:09donc moi
41:10au bout de deux ans
41:11je demande
41:12à l'ARCOM
41:14de condamner
41:15France Inter
41:17pour avoir
41:18menti
41:20délibérément
41:20au moins
41:21par omission
41:22et j'ai la faiblesse
41:23d'y accorder
41:25une grande importance
41:26pour les deux raisons
41:27que je viens de vous indiquer
41:28parce que la différence
41:29je lui viendrai
41:29qu'au tout début
41:30par exemple
41:31quelqu'un voit ce terme
41:32de défense civile
41:32sans savoir ce que c'est
41:33et cite le chiffre
41:34c'est une chose
41:35quand pendant deux ans
41:36on le fait
41:36quand il y a les alertes
41:37de Gilles William
41:38et qu'on continue
41:39c'est pas juste
41:40une erreur par omission
41:41non il y a plusieurs choses
41:42d'abord
41:44il y a un phénomène sociologique
41:45que je ne me suis pas expliqué
41:46au début
41:47mais que je comprends mieux
41:48il y a une jeune génération
41:49de journalistes
41:51qui est devenue
41:51une génération militante
41:53voilà
41:53c'est la surprise
41:55des deux ans
41:55qui viennent de s'écouler
41:56c'est une génération
41:57qui n'est pas
41:58dans la tradition
41:59journalistique française
42:00mais qui est devenue
42:01directement
42:02une génération militante
42:03et qui a
42:04dans les rédactions
42:05je pense que
42:06ce qui se passe
42:06sa libération
42:07est assez révélateur
42:11mais dans d'autres rédactions
42:12on me raconte
42:13la même chose
42:13et je pense que ça doit
42:14se passer un peu partout
42:15ça c'est un vrai problème
42:17de termes d'objectivité
42:19d'équilibre
42:20je dirais
42:21des choses
42:22ça c'est la première chose
42:22la deuxième chose
42:23c'est que
42:25on a perdu
42:26la bataille sémantique
42:27il faut le reconnaître
42:27on a résisté au début
42:29puis finalement
42:30on a installé
42:30pourquoi ?
42:31parce que
42:32maintenant
42:33ils ont réussi
42:34à installer
42:34un discours
42:35un récit
42:36et c'est devenu
42:37une banalité
42:38alors que
42:39oui il y a une guerre
42:40il ne faut pas le nier
42:40il y a des morts
42:42personne ne passe
42:43à côté de cette réalité
42:44terrible
42:44et certainement
42:45beaucoup d'innocents
42:46qui sont pris
42:46en otage de cette guerre
42:48et qui en subissent
42:49les conséquences
42:49voilà
42:50mais maintenant tout ça
42:52si vous ne dites pas
42:53génocide
42:53ça veut dire
42:54que vous êtes complice
42:55oui
42:55c'est comme ça
42:56que ça marche
42:56donc c'est un raisonnement
42:58binaire
42:58et ce que je regrette
42:59un peu
42:59je le dis honnêtement
43:00c'est que pendant un temps
43:02quelqu'un que j'aimais bien
43:03Olivier Varafovic
43:04était énormément présent
43:05il menait la bataille
43:07voilà
43:07et j'ai l'impression
43:08qu'Israël elle-même
43:09et que ses porte-parole
43:10ont fini par dire
43:11de toute manière
43:12oui de toute façon
43:13le combat est perdu
43:15comme vous le disiez
43:16en tout cas
43:16dans certaines rédactions
43:17visiblement
43:18on arrive au terme
43:18de ce face-à-face
43:19merci beaucoup
43:21messieurs
43:21d'avoir été avec moi
43:23on se retrouve
43:23dans quelques instants
43:24avec d'autres invités
43:25pour l'heure des pros
43:26de rester avec nous
43:27sur CNews
43:28merci à vous
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