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NewsTranscription
00:00Cette dernière demi-heure, c'est votre rendez-vous les auditeurs de Sud Radio et bien sûr cette actualité qui
00:06est brûlante aujourd'hui.
00:10François-Louis Bourneau, évidemment la décision de Marine Le Pen au cœur des débats. C'est à vous François-Louis.
00:18L'appel, la cour d'appel a confirmé la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires
00:23européens
00:24tout en réduisant un petit peu sa peine, il faut le préciser. Cette décision pourrait lui permettre de se présenter
00:30à l'élection présidentielle 2027 sous certaines conditions.
00:33On en saura un peu plus à partir de 20h. Là où elle va être justement, c'est sur TF1
00:38pour s'exprimer, pour prendre la parole, en donner un peu plus au niveau justement de ce qu'elle va
00:44faire,
00:44si elle va se présenter ou non, on ne sait pas vraiment mais c'est là que tout va se
00:48jouer.
00:48Et puis nous on va en parler jusqu'à 20h. Vous avez une demi-heure qui vous est dédiée. C
00:53'est la libre antenne Sud Radio.
00:55Les vraies voix font me parler à la France. Profitez-en, profitez-en.
00:58Absolument. Cette décision de justice vous paraît-elle juste ou non ? Le 0826 300 300 vous est ouvert pour
01:04en parler.
01:04Est-ce que vous faites confiance à la justice dans cette affaire ? Est-ce que Marine Le Pen doit
01:09être candidate ou non en 2027 ?
01:11Toutes ces questions que je vous pose, elles vous sont bien sûr ouvertes. Vous pouvez prendre la parole sur ce
01:17sujet.
01:18On a des auditeurs qui nous appellent. Alors qui ? Michel qui nous appelle au standard. Bonsoir Michel.
01:24Oui, bonsoir.
01:25Bonsoir. Vous êtes à Saint-Jean-Pied-de-Port, Michel, c'est ça ?
01:28Oui, exactement.
01:29On rappelle le département ? J'ai un doute sur le département.
01:3364, c'est au Pays Basque.
01:34Eh oui, c'est au Pays Basque. C'est donc dans les Pyrénées-Atlantiques, 64.
01:40Exactement.
01:41Voilà. Alors, réaction ?
01:43Alors, moi, ce que j'ai dit à la personne au standard, c'est que la question, pour moi, elle
01:50ne se pose pas.
01:51Je me fiche comme dans la première chaussette que Marine Le Pen se présente ou pas.
01:57La question, c'est est-ce qu'une personne qui a été condamnée est digne d'être à la tête
02:05de l'État ou même d'avoir une responsabilité politique ?
02:08Après, les jeunes qui font des... Là, je suis d'accord avec Françoise de Gois, pour une fois, qui disait,
02:16justement, à juste titre,
02:18qu'il est quand même difficile d'affirmer son autorité, si soi-même, envers les jeunes ou les moins jeunes,
02:26pour les refus d'obtempérer ou autre chose,
02:29ou pour les agressions, etc., il est quand même très difficile de faire preuve d'autorité, si soi-même, on
02:36a été condamné, quoi.
02:38Il faut quand même pas... Il faut être sérieux, quoi, à un moment donné.
02:42Voilà. Alors, vous restez... Il reste bien avec nous, hein, Michel, pardon, vous restez avec nous.
02:48On va aller du côté de Perpignan avec Simon, qui nous appelle au zéro...
02:51Ça fait Michel Simon, ça, voilà, c'est...
02:53On aurait voulu le faire exprès, on ne l'aurait pas fait.
02:55Non, mais c'est très juste ce que vous dites, mon cher Frédéric.
02:58Bonsoir, Simon de Perpignan. Vous avez composé le 0826 300 300 pour prendre la parole, dans cette libre antenne,
03:05notamment sur le procès en appel de Marine Le Pen. Bonsoir, Simon.
03:09Oui, bonsoir.
03:11Bonsoir, bienvenue. Allez-y. Alors, pour ou contre ce que vient de dire Michel ? Votre point de vue ?
03:16Absolument contre. Pour la bonne et simple raison qu'au-delà des opinions politiques et des choses comme ça,
03:23c'est qu'on constate une fois de plus que les juges sont à la même... ont le même courage
03:29que les politiques,
03:30c'est-à-dire qu'ils ont réussi à trouver un subterfuge très malin, hein, pour dire, bon, maintenant,
03:36la patate chose vous est remise entre les mains, à vous de décider si vous voulez continuer ou pas.
03:42Parce que, de toute façon, dans cette affaire, déjà, il y a un élément qui est quand même un élément
03:46clé,
03:46c'est qu'aucune réglementation, aucun texte précis ne stipulait le rôle des assistants parlementaires
03:56limités dans leurs fonctions et dans leur domaine de compétences.
03:59Oui, dans la période concernée entre 2004 et 2016, à ce moment-là.
04:04Ben, aujourd'hui, de toute façon, ça reste encore quelque chose très flou.
04:07Comment peut-on demander à quelqu'un qui accompagne un homme ou une femme politique,
04:11de dire, bon, ça, vous pouvez y aller, ça, vous pouvez pas y aller,
04:14parce que ça ne concerne plus le domaine pour la chose pour laquelle vous êtes rémunéré.
04:20En même temps, il y avait des évidences, Simon, quand même, ça le sait, ça le sait.
04:24Enfin, bon, on peut aussi jouer avec le système, j'entends bien, mais quand même.
04:28Ben, tout le monde l'a fait, de toute façon.
04:30Donc, c'est exactement, on y sert exactement, sur l'affaire Fillon, mais là, c'était un emploi fictif,
04:37mais sur le fait que des tas de politiques, députés, sénateurs et autres,
04:42employaient des proches, des très proches, je ne peux pas dire de la famille,
04:45et leur faisaient bénéficier de toute façon des subsides qui leur sont fournis pour pouvoir employer quelqu'un.
04:52Donc, après, l'emploi, l'emploi, est-ce qu'on va vérifier tous les jours
04:55si les tâches qu'ils ont accomplies dans la journée correspondent effectivement à ça ?
05:01C'est une absurdité innommable.
05:03Donc, déjà, et s'il y avait effectivement un litige,
05:06bon, rien ne les empêchait de faire une procédure au civil,
05:11de telle manière à demander la rétribution de ce qui avait été dépensé indûment.
05:16Voilà, mais de là...
05:18Cela étant, il y a une amende de 100 000 euros, rappelons-le.
05:23D'accord, l'amende, c'est une chose.
05:25Mais après, de là à aller au pénal, je trouve que de toute façon, c'est déjà excessif,
05:30parce qu'il y a bien plus de choses, bien plus importantes à condamner et à passer au pénal que
05:34ce genre d'affaires.
05:36M. Sarkozy en a fait également livrer.
05:38Et quand on voit que les juges arrivent à tordre les textes,
05:41à faire des interprétations qui leur sont tout à fait personnelles,
05:45et des fois dictées par d'autres volontés, des volontés d'accomplir quelque chose de juste.
05:54Voilà, donc...
05:54Alors, c'est comme tout, hein ?
05:57Voilà, voilà, mais on a bien compris votre message,
05:59mais bon, on peut aussi se dire, tiens, il y a la règle et l'esprit,
06:02et est-ce qu'il y a un petit peu d'esprit par rapport à la règle, bref.
06:04Allez, François-Louis.
06:05On va continuer avec nos auditeurs.
06:07Michel, j'ai une petite question à vous poser quand même.
06:09On le sait, si Marine Le Pen renonce à une candidature pour 2027,
06:13ça serait automatiquement, ou normalement, en tout cas,
06:15Jordan Bardella, qui apparaîtrait comme le candidat naturel du Rassemblement National.
06:19Pour vous, Marine Le Pen, elle doit passer le relais à Jordan Bardella,
06:22ou elle doit rester sur ses positions et conserver une potentielle candidature ?
06:28Michel ?
06:29La vie privée ?
06:31Ah, mais Michel, ça a coupé un petit peu.
06:33Donc, reprenez le début de votre réponse.
06:36Allez-y, Michel.
06:38Oui, je dirais à l'extrême que c'est sa vie privée.
06:42Mais simplement, je voulais réagir par rapport aux propos qui ont été tenus juste avant.
06:47Par Simon, oui, par Simon.
06:49Oui, par Simon.
06:51En général, c'est un peu l'ambiance qui prédomine.
06:56C'est-à-dire qu'on est en train de commenter des décisions de justice.
06:59Je crois que déjà, je ne faudrais pas, dans une émission comme la vôtre,
07:06il ne faudrait pas le faire, tout simplement.
07:10Alors, justement, dans une émission, je précise, c'est très important ce que vous dites, Michel.
07:16Je précise, il y a effectivement qui prend la parole et dans quel contexte.
07:21Nous, dans cet esprit parlons vrai de Sud Radio, nous avons pris le parti à chacun de vous, les auditeurs,
07:29de vous permettre de vous exprimer.
07:32D'où, forcément, de temps en temps, des réactions sur des décisions de justice.
07:39Évidemment, nous, il n'est pas question d'un point de vue journalistique, éditorial, de donner un point de vue.
07:45C'est juste un échange.
07:47Voilà, c'est ça.
07:49Allez-y, continuez, Michel.
07:51Oui, simplement, moi, l'essentiel de ce que je voulais dire, c'est qu'on ne devrait pas pouvoir élire
08:00des gens qui ont été condamnés,
08:03que ce soit une décision juste ou pas.
08:08Parce que là, on est en train de financer sur le côté politique.
08:14Parce que Marine Le Pen représente une audience très importante.
08:18Mais si les gens qui votent pour les idées de Marine Le Pen trouvaient quelqu'un qui n'est pas
08:26condamné,
08:27à ce moment-là, il n'y a aucun problème.
08:29Voilà, oui.
08:31Par rapport à ce qui disait François Degoy, c'est que comment voulez-vous faire appliquer la loi
08:40si les hommes politiques, à fortiori, le président de la République, ou la présidente, n'est pas un exemple ?
08:47Il faut qu'ils donnent l'image, selon vous, c'est ça, en fait ?
08:49Bien sûr, je veux dire...
08:52À droite comme à gauche, d'ailleurs.
08:54Bien sûr, il y a les parents, mais au-delà des parents, il y a des adultes qui considèrent que
09:02l'État doit être,
09:06normalement, devrait être irréprochable.
09:08Pour soi-même, être irréprochable, pour être honnête dans la société, pour un citoyen lambda.
09:14C'est-à-dire, si les hommes politiques ne sont pas irréprochables, on est dans une...
09:19Enfin, je ne sais pas, un public bananère.
09:21Un message bien reçu.
09:24Alors, juste avant de conclure et de vous laisser avec François Louis pour la deuxième partie,
09:31vous restez bien tous au 0800 26 300 300.
09:34Simon, vous, vous lui dites quoi, Marine Le Pen ? Il faut y aller ou il ne faut pas y
09:37aller ?
09:38Moi, je n'ai absolument rien à dire à Marine Le Pen, c'est son choix.
09:42Son âme est consciente, ça, c'est autre chose.
09:45Par contre, je voudrais répondre à votre intervenant précédent.
09:49Allez-y, rapidement, allez-y.
09:51Quand il dit une décision juste ou injuste, on ne commente pas une décision de justice,
09:56d'autant plus quand elle est injuste.
09:58Donc, je ne comprends pas cette position qui fait que la justice est de toute façon irréprochable.
10:04Ce qui est loin d'être le cas.
10:05Quand on voit les décisions qui sont prises, justement, toujours au niveau pénal,
10:09vis-à-vis de délinquants, petits délinquants ou gros délinquants,
10:13on leur permettait moins d'avoir des doutes sur la capacité des juges d'être juste.
10:19C'est une réflexion philosophique sur la portée de la justice.
10:22Une décision de justice est-elle juste ?
10:26Vous comprenez, évidemment, le jeu sémantique et tout cela.
10:29Mais on rentre dans la philosophie.
10:31Merci, Michel.
10:32Et merci, Simon.
10:33Michel Simon.
10:35On garde dans cet ordre, absolument, pour les remerciements.
10:38On va se retrouver tout de suite pour continuer de parler de ce procès en appel de Marine Le Pen.
10:42Cette décision de justice, est-ce qu'elle vous paraît, justement, juste ?
10:45Encore une fois, c'est la question qu'on vous pose au 08126 300 300.
10:49On aura Jean-Paul de Toulouse dans un instant.
10:51On se retrouve juste après la pub.
10:57Parlons vrai.
10:58Dans un gros quart d'heure, Marine Le Pen dira vraisemblablement sur TF1
11:02si elle se présente aux élections présidentielles ou non.
11:06Aujourd'hui, l'arrêt de la cour d'appel a été rendu sur sa condamnation.
11:10Avec l'accumulation des périodes d'inégibilité,
11:16elle est potentiellement candidate.
11:18Rien ne s'y oppose en termes de temps de la sanction sur l'inégibilité.
11:25En revanche, il y a une condamnation de trois ans de prison, dont deux avec sursis.
11:30Cette année de prison, elle doit être effectuée à l'extérieur avec un bracelet électronique.
11:37Il est possible d'avoir une remise de peine qui, sur cette année, donc en théorie,
11:42pourrait s'arrêter en octobre ou novembre.
11:45Et donc, à ce moment-là, Marine Le Pen pourrait se lancer dans la campagne.
11:49Mais qu'en pensera-t-elle ? Je vous laisse avec François-Louis Bourneau.
11:52Une seule question que je vous pose, 0826-300-300,
11:55et je vais la poser à Jean-Paul de Toulouse qui est avec nous.
11:58Marine Le Pen, doit-elle être candidate pour 2027 ?
12:01C'est la question que je vous pose, mon cher Jean-Paul. Bonsoir.
12:05Merci de me poser cette question.
12:06Bonsoir, avec grand plaisir.
12:08Moi, je dis non, on ne devrait pas être candidate.
12:10Parce que dans cette affaire, tout est hautement pervers.
12:14Le premier jugement, donc, les magistrats ont agi rapidement,
12:20contrairement aux milliers d'affaires qu'ils ne traitent pas.
12:22Ils ont agi extrêmement rapidement pour condamner Marine Le Pen,
12:25pour essayer de la dégommer et l'empêcher de se présenter,
12:28sur ordre du gouvernement.
12:31Non, non, non, puisque la justice est indépendante.
12:33Vous le savez, ça, on ne peut pas le dire.
12:34Alors, ça, c'est votre point de vue, mais moi, je ne peux pas vous laisser dire.
12:36Mais allez-y, continuez, Jean-Paul, il n'y a pas de souci.
12:38La justice, c'est pas indépendante.
12:40À partir du moment où les magistrats sont nommés ne sont pas élus.
12:44Le jour où les magistrats seront élus,
12:46on pourrait effectivement avoir un autre raisonnement.
12:48C'est votre point de vue, mais je rappelle que le principe de la démocratie,
12:51c'est séparation des différents...
12:53Voilà. Allez-y, continuez, Jean-Paul.
12:55Donc, ensuite, pour le deuxième jugement qui a été rendu,
12:59donc, il est tout aussi, même, davantage pervers,
13:03puisque la justice s'est rendue compte,
13:06avec l'affaire Lujana,
13:09donc, qu'il y a des milliers, des dizaines de milliers de dossiers
13:12qui ont été poubellisés, qui n'ont pas été traités,
13:16donc, la justice s'est discréditée.
13:18Au lieu des Français, la justice s'est discréditée.
13:20Donc, ils se sont dit, bah tiens, on va se faire redorer un petit peu le blason,
13:24donc, en atténuant le jugement sur Marine Le Pen,
13:28mais en ne l'atténuant pas trop,
13:30c'est-à-dire qu'en la condamnant quand même,
13:32de façon à ce que, même si elle se présente,
13:34elle aura un boulet aux pieds, elle va traîner un boulet derrière elle.
13:37Mais quand même qu'elle puisse se présenter.
13:39Alors, est-ce que finalement,
13:40et ce n'est pas une décision qui peut être pertinente,
13:43parce qu'il y a la condamnation,
13:45mais il y a la possibilité,
13:47et c'est elle qui a les cartes en main.
13:48Ça peut être pertinent aussi.
13:50Voilà, non, c'est se défausser,
13:52c'est un jugement à la ponce pilote.
13:54C'est-à-dire qu'on s'en lave les mains,
13:56on essaye de redorer,
13:59pour dire, regardez, on est indépendant,
14:00on est impartial,
14:02on est grand, on est beau,
14:04donc on a fait trop fort au premier coup,
14:09maintenant, donc on a tenu,
14:10mais par contre, Marine Le Pen continue à se balader avec ce handicap.
14:14Et d'ailleurs, j'ajouterais que ce handicap,
14:16j'ai cru entendre,
14:18on parlait de 2 millions d'argent détourné,
14:22et d'argent détourné au niveau,
14:24mais par contre,
14:25les autres partis politiques ont détourné aussi,
14:28de la même façon.
14:28Oui, il y a eu condamnation,
14:30notamment le modem de François Bayrou,
14:32qui a été condamné.
14:34Il a été condamné, ah bon ?
14:36Il a été nommé Premier ministre après sa condamnation,
14:39c'est quand même un peu gros, non ?
14:41Mélenchon, il n'a pas été condamné,
14:42lui, il n'a pas été jugé non plus,
14:43donc il y a deux poids de mesure,
14:47deux poids de mesure,
14:48et je rappellerai que là,
14:49on parle de 2 millions d'euros,
14:52et je dirais que la personne
14:54qui est à la tête de la France
14:57a gousillé plus de 1 000 milliards d'euros
15:01depuis qu'il est au pouvoir.
15:03Bon, alors ça, c'est autre chose.
15:05Oui, oui, mais ça, c'est dans une gestion.
15:07Alors la gestion, elle peut être réussie ou ratée,
15:10évidemment, je vous laisse le juge,
15:11mais ce n'est pas la même chose
15:13que le détournement de fonds, Jean-Paul.
15:15Moi, je remets juste quand même
15:19les bases de la réflexion,
15:20mais on a bien entendu votre point de vue
15:22très tranché, c'est clair,
15:24et vous l'avez donné, François Louis.
15:26J'ai envie de donner la parole à Baptiste
15:28qui nous appelle de Bologne.
15:29Bonsoir, Baptiste.
15:31Bonsoir.
15:32Bonsoir, bienvenue sur ce site de radio.
15:33Vous avez entendu...
15:34Ça me fait plaisir, cette voix un peu détendue,
15:36parce que là, effectivement,
15:38c'était musclé.
15:39On est dans le vif avec notre ami Jean-Paul.
15:41Baptiste, on vous écoute.
15:43C'était Frédéric à l'instant, c'est ça ?
15:45Non, Frédéric, c'est moi qui vous parle,
15:48mais c'était Jean-Paul qui parlait, en fait.
15:50C'est bien, Frédéric,
15:51c'est que je trouve que vous êtes super délicat
15:53en disant que l'avis de Jean-Paul,
15:55il est assez tranché, etc.
15:58L'avis de Jean-Paul, il est lunaire.
16:00Il n'est pas un peu tranché.
16:02Il est complètement lunaire.
16:04Oui, vous avez raison,
16:05Béroud, pour les mêmes faits, a été condamné.
16:08Mélenchon n'a pas été condamné,
16:09parce que la justice a estimé
16:11qu'il n'y avait pas lieu d'entrer en condamnation.
16:13Il y a des lois dans le pays,
16:14et moi, je dis à Jean-Paul,
16:16si Jean-Paul, il pense que c'est pas normal comme jugement,
16:19qu'il est détourné 2 millions d'euros d'argent,
16:21et qu'il voit si ça va se passer normalement.
16:25Je ne comprends pas.
16:25Je ne comprends même pas les sujets
16:27de la polémique, en fait.
16:31Les politiques ne sont pas
16:32des citoyens d'exception,
16:35qui devraient être traités.
16:37Est-ce que vous pensez vraiment
16:38que si demain, je vais voler la thune,
16:42on va dire, bon, on ne va pas le condamner,
16:44le pauvre est pas en vacances dans deux semaines ?
16:48Effectivement, c'est ce qu'on appelle contrebalancé.
16:51Alors, bon, Jean-Paul, propos lunaire,
16:54c'est pareil, même chose, c'est votre point de vue.
16:56Bon, c'est vrai que vous avez des positions très tranchées.
16:59Mais je profite juste de ce que vous venez de dire
17:01pour vous rappeler que demain matin,
17:03l'invité politique sur Sud Radio
17:04sera justement François Bayrou face à Jacques Cardoz.
17:08François Louis.
17:09Absolument, vous faites bien de le rappeler.
17:11Un très beau rendez-vous qui vous attend.
17:12François Louis Chambat avec plaisir.
17:14Écoutez, c'est un très beau rendez-vous
17:15qui vous attend maintenant,
17:16la matinale Sud Radio.
17:18On continue dans cette dernière de libre antenne
17:21à donner la parole.
17:22On va aller du côté de Surenne
17:23avec Emmanuel qui nous appelle au 0826 300 300.
17:26Bonsoir Emmanuel.
17:27Bonsoir messieurs.
17:28Bonsoir.
17:29Nous sommes dans les Hauts-de-Seine.
17:31Oui, on y reste.
17:33Alors, on vous écoute.
17:34Est-ce que vous êtes tranché ou plus délicat
17:36après ce que nous ont dit nos auditeurs ?
17:38Écoutez, je vais vous dire
17:42deux choses.
17:42La première, c'est que je pense
17:45que Marine, elle devrait se présenter
17:47parce que même avec un bracelet,
17:49à la limite, ce sera presque comme un trophée
17:53parce que ça démontrera,
17:55et les Français le savent parfaitement maintenant,
17:57je ne peux plus la faire, Liana,
17:59à quel point la justice française
18:01ne ressemble plus à rien.
18:03Donc, elle peut se promener avec son bracelet,
18:06ça ne lui fera pas de mal, premièrement.
18:07Et deuxièmement, je vais vous dire une chose quand même.
18:10Il se trouve que ma femme est japonaise.
18:12Elle est à Yokohama actuellement.
18:14Elle m'a appelée il y a une demi-heure
18:16en me disant, mais Emmanuel,
18:18ce n'est pas possible.
18:20Dans une démocratie,
18:23la candidate du parti
18:25qui a toutes les chances de l'emporter,
18:28il y a des juges qui la condamnent,
18:30ils refont le même coup
18:31qu'avec Fillon en 2017.
18:34C'est très fort, c'est pas une démocratie.
18:36Mais en même temps,
18:37ce que disait notre auditeur précédent,
18:41s'ils ont commis des actes...
18:44Arrêtez, arrêtez.
18:45Ne soyons pas gubbes de ces bêtises.
18:49Mais vous voyez, Emmanuel...
18:52Emmanuel...
18:52Il laisse tout passer.
18:53Il laisse tout passer,
18:54et tout à coup,
18:55ah, Marine, on va aller vite là.
18:57Ah, bah tiens, on va l'empêcher.
18:58Et c'est quoi, en plus ?
19:00Elle ne sait pas,
19:00il n'y a pas d'enrichissement personnel.
19:02Ils utilisent des lois
19:05qui sont nouvelles
19:06par rapport aux infractions supposées.
19:10En fait, il y a enrichissement du parti.
19:14Mais là où Emmanuel...
19:15J'ai bien entendu tout ce que vous avez dit.
19:18Vous critiquez la justice.
19:19Mais finalement,
19:20en disant que cette décision de justice
19:22peut permettre à Marine Le Pen
19:24de continuer son parcours malgré,
19:26c'est finalement ce que je disais tout à l'heure.
19:28Il y a la règle et l'esprit.
19:29C'est une décision qui conforte
19:32cette sentence
19:33sur une irrégularité,
19:37mais qui lui permet
19:38de se présenter.
19:41Si on mettait un bracelet au pied
19:43pour aller travailler à Sud Radio,
19:46vous vous sentez qu'il y allège ?
19:48Je vous confirme que...
19:50Non, non, non.
19:51Donc on sait parfaitement
19:52qu'il y a une volonté d'handicaper,
19:54il y a une volonté de gêner.
19:55le candidat qui a le plus de chances
19:57de gagner la présidentielle,
19:59on lui met un bracelet au pied
20:01et on lui dit
20:01mais va te présenter quand même.
20:03Mais effectivement...
20:04Il a commis une irrégularité.
20:08C'est le problème.
20:08D'accord, ok.
20:10Si on allait parler
20:12de ce qui s'est passé avec...
20:14Bon, bref, avant l'élection...
20:17Mais cela étant,
20:18cela étant,
20:19ce qui est important, Emmanuel,
20:20c'est que la décision de justice
20:23est telle qu'avec une remise de peine,
20:25elle peut y aller sans bracelet
20:27à partir de novembre.
20:28Et je crois quand même
20:29que quelque part,
20:30il y a quelque chose
20:31qui permet de ménager
20:32la chèvre et le chou.
20:33Mais évidemment,
20:34personne ne sera jamais d'accord.
20:37Vous croyez qu'ils vont s'arrêter là ?
20:38Je ne sais pas.
20:39Vous croyez vraiment
20:40que les gens qui ont mis en route
20:43ce truc qui a abouti
20:44à la condamnation de Marine
20:45vont s'arrêter là ?
20:47Ils vont tout inventer
20:49vis-à-vis de Jordan Bardella,
20:50vis-à-vis du parti.
20:51Il y a eu une forme de naïveté
20:53de la part du Rassemblement National
20:54qui joue le jeu.
20:57Honnêtement,
20:57ils n'ont pas compris encore
20:58à qui ils avaient affaire.
21:00Vous avez parlé
21:02avec réflexion,
21:03mais aussi un petit peu
21:04avec votre cœur
21:04et c'est pour ça
21:05qu'on est content
21:06de vous avoir eu.
21:07Merci Emmanuel.
21:08Merci beaucoup.
21:09Et puis Marine Le Pen,
21:11va-t-elle annoncer sa décision
21:13au 20h de TF1 ?
21:14On est dans le suspense,
21:15mon cher Frédéric.
21:16Nous, on reprendra la parole
21:17sûrement sur ce sujet
21:18demain.
21:19Je pense que demain,
21:20on y retourne.
21:20Bien évidemment,
21:21sur tous les créneaux
21:22vers Sud Radio
21:23et puis nous dans les vraies voix.
21:24Merci.
21:25De 17h à 19h
21:25et puis de 19h à 20h.
21:27Merci François-Louis Bonneau.
21:28Merci à vous Frédéric.
21:29Allez,
21:29les coups de cœur de l'été.
21:31La Sierra de Guara
21:32et ses trésors,
21:33le plus grand parc naturel
21:34d'Aragon en Espagne.
21:35En partenariat
21:36avec Sud Radio.
21:37Présente.
21:38Les coups de cœur de l'été,
21:41Christophe Gittel.
21:42Il est avec nous.
21:43Bonsoir Christophe.
21:44Bonsoir Frédéric.
21:45Bon alors,
21:46tout l'été,
21:46vous nous faites découvrir
21:49nous sommes en pleine semaine espagnole.
21:51Alors,
21:52où sommes-nous en Espagne ?
21:53Nous sommes au nord de l'Espagne
21:54dans la province de Huesca,
21:56dans la commune.
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